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24/10/2010

n° 146 - Journal du Liban - 04-10 au 23-10 : Fin : - L'unité et la vigilance face aux ennemis sont une nécessité.

n° 146 - Journal du Liban - 04-10 au 23-10 : Fin  : - L'unité et la vigilance face aux ennemis sont une nécessité.



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal du Liban

        n° 146                                        04-10 au 23-10       

 C.De broeder & M.Lemaire



Le " Journal du Liban" est  visible  sur les blogs : 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis : no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html


Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

8  Dossier

TSL

8-1 L’assassinat de Rafic Hariri

1 Gilles Munier : Affaire Hariri: le général Jamil Sayyed monte au créneau.

2 Mandats d’arrêt syriens contre des personnalités de haut  rang.  

3 Le général Sayyed met en garde contre une mise en cause du Hezbollah.

4 Imbroglio juridique des mandats syriens :  Sayyed jette de l'huile sur le feu.

5 Leila Mazboudi : Acte d'accusation TSL : nouvel ajournement, le chantage continue…

6 Reconstitution de l'assassinat de Rafic Hariri a eu lieu mardi en France.

7 Ibrahim al-Amin : Un tribunal pour la vérité ou une nouvelle mise sous mandat ?

8-2 Gilles Munier : Liban, nid d’espions israéliens



8  Dossier

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

TSL

8-1 L’assassinat de Rafic Hariri

1 Gilles Munier : Affaire Hariri: le général Jamil Sayyed monte au créneau.

Le général Jamil Sayyed, ancien chef de la Sûreté générale libanaise, a été placé en détention pour «meurtre par préméditation», «tentative de meurtre par préméditation», et «perpétration d’actes terroristes», le 30 août 2005, et emprisonné arbitrairement pendant quatre ans sur ordre de l’Allemand Detlev Mehlis, procureur du Tribunal spécial pour le Liban (TSL).

Ce dernier prétendait détenir contre lui, ainsi que contre trois autres généraux libanais (1), des « témoignages et des preuves convergentes » de leur participation présumée à l’attentat dont été victime Rafic Hariri. Il ne disposait, en fait, que de faux témoignages, fabriqués pour les impliquer, ainsi que la Syrie.

Complot contre la Syrie

Le procureur canadien Daniel Bellemare les a libérés, le 29 avril 2009, « faute de preuves suffisamment crédibles », son prédécesseur le belge Serge Bramertz ayant reconnu manquer de courage pour le faire. Depuis, Jamil Sayyed ne ménage aucun effort pour que la vérité éclate concernant l’assassinat de Rafic Hariri et le complot contre la Syrie. Il a aussitôt porté plainte aux Nations unies et en France contre Detlev Mehlis et son adjoint Gerhard Lehmann qui lui ont demandé, en échange de sa libération, de « persuader la Syrie d'identifier une victime officielle qui avouerait le crime, puis serait découverte morte des suites d'un suicide ou d'un accident de voiture, après quoi un arrangement serait conclu avec la Syrie » (2). Sinon… ce serait lui « la victime ». Suite à son refus de coopérer, Jamil al-Sayed a été confronté, le 1er septembre 2006, à un faux témoin masqué qui l’a accusé d’avoir planifié l’attentat avec le frère du Président Bachar Al-Assad et le directeur des services des renseignements syriens (3). Bien que le « témoin » - Houssam Taher Houssam, coiffeur kurde prétendant appartenir aux services secrets syriens -  se soit rétracté ensuite, que les allégations quasi identiques de Zouheir Siddiq n’aient pas longtemps tenu la route (4), et que Ibrahim Jarjoura ait finalement reconnu que ses déclarations avaient été inspirées par le député Marwan Hamadé, le général est resté en prison.

Le projet « Nouveau Moyen-Orient » et la « milice noire »

   Lors d’une conférence de presse, le 30 août 2009, Jamil Sayyed, a désigné Marwan Hamadé (parlementaire, ancien ministre), Johnnie Abdo (ancien ambassadeur à Paris et ancien chef des services de renseignements libanais), Hani Hammoud et le colonel Wissam al-Hassan (conseillers de Saad Hariri), le lieutenant-colonel Samir Chéhadé, Sakr Sakr (juge), Saïd Mirza (procureur général), Fares Khachan (journaliste membre du Mouvement du Futur, de Saad Hariri) et Hassan Sabe, comme faisant partie des personnes ayant encouragé les faux témoins à falsifier l’enquête (5).

   Depuis, Saad Hariri s’est excusé platement des propos diffamatoires qu’il avait proférés à l’égard du Président Bachar al-Assad, mais pour le général Sayyed cela ne suffit pas. Le Premier ministre doit aussi présenter ses excuses aux Libanais. Le 1er  septembre 2010, à Beyrouth, devant un parterre de journalistes, il s’est montré décidé à se faire justice lui-même, si ses droits ne sont pas reconnus. Pour lui, Saad Hariri a « bradé le sang » de son père « en plaçant le pays dans une orbite destructrice… pour le compte du Nouveau Moyen-Orient de George Bush ». Après les accusations portées contre le Hezbollah, a-t-il déclaré, le marchandage proposé au cours d’un tête à tête par Hariri à Hassan Nasrallah ressemble à celui concocté en 2005 par les juges allemands : « Présentez une victime, sinon ce sera vous » (6). Jamil Sayyed a redit aux journalistes que le TSL doit surseoir à ses activités jusqu’au règlement de l’affaire des faux témoins, et conseillé au procureur Bellemare de démissionner pour sauver sa réputation.

   Point n’est besoin d’être expert pour remarquer que la situation au Liban ressemble à celle entretenue en Italie, dans les années 1970-80, par la « stratégie de la tension », avec ses assassinats inexpliqués, comme celui d’Aldo Moro, dirigeant de la Démocratie chrétienne, en 1978. Pour le député Nawwaf Moussawi, membre du Bloc de la Résistance (7), il faut mettre un terme aux activités de la « milice noire » qui a fabriqué les faux témoins et qui menace la stabilité du Liban (8).  Si une sorte de Loge P2 et de Gladio sont à l’œuvre à Beyrouth: qui les démasquera ? Il ne faut pas compter sur le Tribunal spécial pour le Liban puisqu’il s’interdit d’enquêter en Israël et aux Etats-Unis.

Notes :

(1) Les trois autres généraux incarcérés sont : Ali al-Hajj (directeur des FSI), Raymond Azar (directeur des renseignements de l'armée), et Mustafa Hamdan (chef de la garde présidentielle).

(2) Assassinat d'Hariri: La Syrie accuse les premiers enquêteurs de coup monté (Le Point.fr – 17/9/09) http://www.lepoint.fr/archives/article.php/378283

(3)Communication adressée par la Commission des droits de l’homme de l’ONU  au Gouvernement libanais (27 avril 2007).
http://www.voltairenet.org/article154760.html

(4) Affaire Hariri : un dossier monté de toutes pièces par des professionnels, par Ghada Houbalah (30/4/09)
http://www.alterinfo.net/Affaire-Hariri-un-dossier-monte-de-toutes-pieces-par-des-Professionnels_a32080.html

(5) Jamil Sayyed à Harriri: punis tes alliés qui ont faussé l'enquête (30/8/09). http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=101271&language=fr

(6) Le TSL doit cesser toute activité en attendant de régler le dossier des faux témoins (L’Orient-Le Jour - 13/9/10).

(7) Le Bloc de la Résistance et du développement regroupe le mouvement Amal, le Hezbollah, le Parti nationaliste social syrien, le Parti Baas, les Nasséristes, les Kataëb (tendance Pakradouni) et des indépendants. Il dispose de 35 députés au Parlement.

(9)Moussawi : Reconnaître son erreur envers la Syrie devrait l’être aussi avec la Résistance (L’Orient-Le Jour – 14/9/10).

G. Munier/X.Jardez
Publié le 16 septembre 2010 avec l'aimable autorisation de Gilles Munier

Source : France Irak
http://www.france-irak-actualite.com/...


2 Mandats d’arrêt syriens contre des personnalités de haut  rang.  

Le bureau de l'ancien directeur de la Sûreté, le général Jamil Sayeed, a indiqué avoir été notifié, dimanche, par ses avocats que le premier juge d'instruction de Damas a émis trente-trois mandats d'arrêt par contumace contre des personnalités ayant fourvoyé l’enquête sur l’assassinat de l’ancien premier ministre libanais, Rafic Hariri. Outre l'ancien chef de la commission d'enquête, Detlev Mehlis, son adjoint, Guehard Lehmann et les faux témoins, les trente-trois mandats d'arrêt concernent notamment, le député Marwan Hamadé, le directeur des FSI, le général Achraf Rifi, le chef de la branche des renseignements des FSI, Wissam Hassan, les anciens juges d'instruction, Sakr Sakr et Élias Eid, le procureur auprès de la Cour de cassation, le juge Saïd Mirza, l'ancien vice-président syrien, Abdel Halim Khaddam, et le journaliste libanais Farès Khachan.
Ces mandats d’arrêt interviennent après expiration du délai judiciaire des notifications envoyées à ces personnes dans le cadre du procès intenté, il y a un an, par M. Sayeed devant la justice syrienne contre les faux témoins et leurs complices ainsi que toute personne que l'enquête désignera.

04/10/2010

 http://french.irib.ir


3 Le général Sayyed met en garde contre une mise en cause du Hezbollah. 

 Le général libanais Jamil Sayyed, à l’origine d’une enquête en Syrie visant 33 personnes pour faux témoignage, a mis en garde, ce mardi, contre "une instabilité politique, sécuritaire" si des membres du Hezbollah étaient accusés dans l’assassinat de l’ex-Premier ministre Hariri.

"Cela changera le Liban, le pouvoir en ce moment est basé sur une entente nationale", a déclaré l’ancien chef de la sûreté libanaise, au quotidien français Libération.

"Le système va s’effondrer de haut en bas et cela conduira à une instabilité politique, sécuritaire, et tout peut arriver", a-t-il ajouté.

Dans cet entretien à Libération, l’ex-général libanais accuse notamment les enquêteurs internationaux sur l’assassinat de Rafic Hariri d’avoir essayé de le convaincre de proposer un "deal" au président syrien Bachar al-Assad. Il met particulièrement en cause Gerhard Lehmann, l’assistant de Detlev Mehlis, premier chef de la commission d’enquête de l’ONU.

"Alors qu’il ne possédait aucune preuve, il m’a dit que Damas était accusé et m’a demandé de proposer un deal au président syrien Bachar al-Assad", a-t-il affirmé. "L’idée était que la Syrie crée un comité de juges syriens, qu’ils enquêtent localement sur l’attentat, et trouvent quelqu’un qui avouerait avoir commis le crime en dehors du régime", a-t-il poursuivi.

"Plus tard, cette personne serait victime d’un accident de la route ou se suiciderait", a encore ajouté M.Sayyed.

Il a en outre affirmé que "dès le départ, la commission d’enquête internationale n’a travaillé que dans une seule direction, la Syrie et les services de sécurité libanais, sans prendre en compte le fait que le crime profitait à l’autre camp : les Etats-Unis, Israël".

Rappelons que Dimanche la justice syrienne a émis des mandats d’arrêt contre 33 personnalités libanaises, arabes et étrangères après une plainte de Jamil Sayyed contre de faux témoins dans l’enquête sur l’assassinat de Rafic Hariri en mars 2005.

Parmi ces personnalités figurent des proches de Saad Hariri, actuel Premier ministre libanais, accusés par Jamil Sayyed d’avoir fabriqué des preuves à partir de faux témoignages.

Al Manar 05/10/2010

mardi 5 octobre 2010

http://www.comite-valmy.org:80/spip.php?breve451


4 Imbroglio juridique des mandats syriens :  Sayyed jette de l'huile sur le feu.

NB : Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

La situation

L'actualité politique a continué hier à être dominée par l'affaire des mandats lancés la veille par la Syrie, dans l'affaire des « faux témoins », qui ont créé un véritable imbroglio juridique.

Le Hezbollah continue de son côté à alimenter la tension par des tentatives de pression sur Saad Hariri. Ce dernier, selon les services américains cités par le journal koweïtien « al-Raï », serait en danger de mort, ses adversaires n'étant plus convaincus qu'il va céder aux pressions pour désavouer le TSL.

Curieusement, la justice militaire syrienne a convoqué hier les quatre généraux libanais, Jamil Sayyed, Raymond Azar, Moustapha Hamdane et Ali Hajj, dont elle a écouté les dépositions dans l'affaire des « faux témoins », a rapporté une dépêche AFP. Le parquet syrien, par la voix du premier juge d'instruction militaire, Abdel Razzak Homsi, a affirmé que leurs dépositions ont été recueillies dans l'affaire « des deux faux témoins, Mohammad Zouheir Siddiq et le journaliste libanais Farès Khachan ». Ces dépositions ont été jointes au dossier d'instruction numéro 424.

Les témoignages des quatre généraux ont été recueillis « pour les détails et précisions utiles à l'instruction qu'ils apportent », a affirmé à Damas le premier juge d'instruction militaire, dont les propos sont également cités par l'AFP.

 Le bureau de l'ancien directeur de la Sûreté générale, Jamil Sayyed, a opposé, dans un communiqué, un démenti à cette information détaillée de l'AFP. Le communiqué précise que la déposition de l'ancien officier au premier juge d'instruction a été effectuée il y a environ un an.

Par ailleurs, ce bureau a publié une mise au point affirmant que les noms de l'ancien député Bassem el-Sabeh et du magistrat Ralph Riachi ne figurent pas sur la liste des personnalités recherchées par la Syrie.

De son côté, le ministre de la Justice, Ibrahim Najjar, a affirmé hier que « l'État libanais n'a encore accusé réception d'aucun mandat d'arrêt » et que les réactions à cette nouvelle « sont fondées sur des informations de presse et des déclarations ».

Et M. Najjar d'ajouter que de tels dossiers sont exclusivement traités « d'État à État », conformément à une certaine procédure.

 « Il ne me revient pas de faire échec aux démarches de l'État syrien, a affirmé M. Najjar. Je ne peux m'ingérer dans des relations d'État à État, pour éviter toute ambiguïté et tout commentaire. »

 « En tant que gouvernement, a-t-il ajouté, il nous importe de préserver les bons rapports établis par le président Saad Hariri avec l'État syrien, dans le respect de la souveraineté et du droit ; ces choses sont régies par les accords passés entre les deux pays. Il est du reste beaucoup d'autres aspects du dossier que nous ne rendrons pas publics. »

Et d'ajouter que le dossier des « faux témoins » sera abordé par lui « sans jugements personnels ».

Selon M. Najjar, « il est absolument clair qu'entre moi-même et le ministre de la Justice syrien un débat est nécessaire, selon les règles légales », ajoutant qu'il lui importe de « bâtir sur du positif, pour déboucher sur des solutions, et non sur une impasse ». 

Et le ministre de conclure en annonçant qu'il communiquera son rapport sur les faux témoins aujourd'hui, en Conseil des ministres, en prévision d'un débat sur ce sujet « dans les délais légaux ».

Refoulement et violence

Par ailleurs, les pressions exercées sur Saad Hariri pour qu'il renonce au tribunal international exacerbent les sentiments de sa communauté, de jour en jour un peu plus convaincue que le Hezbollah a, effectivement, quelque chose à se reprocher.

À Tripoli, ville sunnite par excellence, des calicots sont à nouveau tendus ou accrochés au long des rues, en appui au Premier ministre, ou encore au directeur général des FSI, le général Achraf Rifi, réclamé par la justice syrienne. En soirée, un incident entre Baal Mohsen (alaouite) et Bab el-Tebbané (sunnite) est venu confirmer les appréhensions nourries par certains.

 « Ce que ne comprend pas le Hezbollah, explique le directeur d'une ONG qui a requis l'anonymat, c'est que chaque insulte, chaque menace alimente le cycle infernal de la violence. »

 « Certes, au nom de la raison d'État invoquée par un Walid Joumblatt ou un Sleimane Frangié, la communauté sunnite pourrait finir par renoncer à la justice internationale, mais en fait, ce renoncement serait un refoulement qui, tôt ou tard, resurgirait sous des formes maladives, et notamment la haine sectaire et le terrorisme », estime cet expert, qui compare ce qui s'est passé avec Saad Hariri à un « Kerbala sunnite ».

 « Le Hezbollah a trahi le geste de bonne volonté effectué par le Premier ministre, quand il a reconnu l'existence de faux témoins et admis avoir fait du tort aux relations du Liban avec la Syrie », ajoute-t-il.

Cette situation met le pays « devant une impasse », selon Paul Salem, directeur du centre Carnegie pour le Moyen-Orient.  « Au Liban, on parvient généralement à des compromis. Le problème dans cette question est qu'il n'y a pas de compromis », ajoute M. Salem.

Le Hezbollah, en effet, continue de claironner sa confiance dans la victoire finale de son combat. C'est ainsi que le chef du conseil politique du Hezb, Ibrahim el-Sayyed, a annoncé hier s'attendre à des « développements inattendus » favorables à sa cause.

 Inquiétudes arabes et internationales

Les divisions au Liban au sujet du TSL ont déteint sur les relations dans le monde arabe. C'est ainsi que l'on constate la résurgence d'un axe égypto-saoudien, face à la Syrie. En effet, l'Égypte et l'Arabie saoudite soutiennent le tribunal international et estiment que les tentatives visant à le déstabiliser échoueront. Ces assurances ont été répétées lundi par le porte-parole des Affaires étrangères égyptiennes Hossam Zaki, qui s'exprimait à son retour de Djeddah, où le ministre égyptien des Affaires étrangères Ahmad Aboul Gheit avait rencontré son homologue saoudien le prince Saoud el-Fayçal. « Les deux hommes ont parlé de plusieurs sujets, en tête desquels la situation au Liban », a indiqué M. Zaki.

Cette concordance de vues devrait se répercuter sur le Liban, estiment les observateurs, qui évoquent la création d'une « cellule de crise » diplomatique par l'ambassadeur saoudien, qui reste en contact avec le président Sleiman et MM. Nabih Berry et Walid Joumblatt.

L'ombrelle syro-saoudienne s'est-elle effondrée pour autant ? Il est trop tôt pour le dire, mais les mandats d'arrêt émis inconsidérément par la Syrie sont un coup sévère au parrainage syro-saoudien de la stabilité au Liban.

Aux inquiétudes arabes s'ajoutent des inquiétudes internationales, notamment celles de la France, qui a renouvelé lundi l'expression de son attachement au TSL

Toutefois, dans un souci de discrétion, les autorités françaises ont reporté sine die la reconstitution, grandeur nature, de l'attentat du Saint-Georges qui devait se produire les 5 et 6 octobre sur une base militaire près de Bordeaux, sous la supervision de l'ONU. Des programmes télévisés consacrés à cet événement ont également été annulés.

Signalons enfin que le quotidien koweïtien al-Raï a répercuté hier dans ses pages, sous la plume de son correspondant à Washington, des « craintes arabo-occidentales » d'une tentative d'assassinat de Saad Hariri, comme alternative à des troubles analogues à ceux de mai 2008, qui ne conduiraient pas très loin.

Toutes ces considérations influeront sur le climat du Conseil des ministres qui se tient aujourd'hui, mais le président Sleiman et le chef du gouvernement Saad Hariri continuent à tenir les débats à l'écart des deux thèmes explosifs du moment : les faux témoins et le financement du TSL.

http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/673901/L%27imbroglio_juridique_des_mandats_d%27arret_syriens_alimente_la_tension%2C_Sayyed_jette_de_l%27huile_sur_le_feu.html 

 

4 Les désaccords sur le TSL mettent en péril l’ombrelle syro-saoudienne.

Assassinat Hariri

Les mandats d'arrêt syriens ont compliqué un peu plus la crise interne, en exacerbant le sentiment d'indignation de la communauté sunnite, encore que rien d'officiel ne soit encore parvenu aux autorités concernées. Il est clair que le TSL provoque une nouvelle polarisation arabe et internationale, au point qu'il met en péril l'ombrelle syro-saoudienne. On constate, en effet, dans le prolongement de la crise, l'amorce d'un nouvel axe saoudo-égyptien, conforté par une concordance de vues franco-américaine au sujet du tribunal.

L’imbroglio juridique des mandats d’arrêt syriens alimente la tension, Sayyed jette de l’huile sur le feu

Fady NOUN 

06 octobre 2010

http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/673924/Les_desaccords_sur_le_TSL_mettent_en_peril_l%27ombrelle_syro-saoudienne.html 

 

5 Leila Mazboudi : Acte d'accusation TSL : nouvel ajournement, le chantage continue…

Un énième ajournement de l’acte d’accusation du Tribunal spécial est sur le point d’être décidé.
Selon le quotidien libanais AsSafir, le procureur général du Tribunal spécial pour le Liban Daniel Bellemare compte le reporter pour le premier trimestre de l’an prochain.
C’est le quatrième ajournement de l’acte, depuis le changement de cap opéré, après la libération des quatre hauts officiers libanais.
La première date de promulgation était fixée au mois de mai. Elle fut reporté au mois de septembre dernier, puis au mois de décembre prochain. Pourtant c’était le juge du Tribunal Antonio Cassese qui avait déclaré son annonce durant la saison de l’automne.
 
Et comme toujours, les responsables du TSL ne donnent aucune explication, laissant le champ libre aux analyses de presse. Sans jamais rien démentir, ni rien confirmer.
L’une d’entre elles fait allusion à une crainte des parties concernées au TSL d’une détérioration de la situation sécuritaire au Liban, au cas où des membres du Hezbollah sont accusés. Elle opère un lien avec le mouvement sans répit des délégations diplomatiques occidentales qui se sont alternés au chevet du Hezbollah : avec une seule question : s’enquérir de sa réaction s’il est accusé !!
Confirmant indirectement une thèse non officielle, véhiculée la première fois par l’allemand Deir Spiegel, relayé par un journal koweitien s’entretenant avec le faux témoin le plus incrédible Mohammad Zouheir Siddiq, puis reprise par le chef d’état major israélien en personne, Gabi Ashkénazi : celle de l’implication d’éléments du Hezbollah…   
 
Sachant que le Liban a vécu un phénomène similaire de harcèlements médiatiques frénétiques lorsque
la Syrie et les quatre hauts officiers sécuritaires libanais étaient sur le banc des accusés, au rythme de la publication des rapports de l’enquête sur l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri et de spéculations sur la date de l’acte d’accusation entre 2007 et 2009,
A titre d’exemple, en décembre 2008, un chroniqueur du quotidien libanais AnNahar, avait même évoqué l’éventualité de reporter sa parution pour après les élections législatives (tenues en juin 2009) par crainte « d’un séisme politique » en cas d’inculpation de candidats aux législatives !! (Etrangement, le même terme revient souvent ces derniers temps, amis sur le Hezbollah).
Or en mai de cette même année, la seule décision émise par le TSL fut celle de désinculper les quatre officiers libanais, (et
la Syrie par extrapolation). Faute de preuves !!
Dès lors, vu les similitudes démontrées ci-dessus, il faut croire que le TSL n’a rien qui puisse accuser le Hezbollah.
Raison pour laquelle, à l’instar des rapports de l’enquête international, il s'agirait semble-t-il de la faire chanter, via la date l’acte d’accusation !!

Leila Mazboudi :

Al Manar

Mardi 19 octobre 2010
http://www.palestine-solidarite.org:80/analyses.Leila_Mazboudi.191010.htm


6 Reconstitution de l'assassinat de Rafic Hariri a eu lieu mardi en France.

Une reconstitution de l'assassinat de l'ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri, tué à Beyrouth en février 2005, a été organisée mardi au camp militaire de Captieux (sud-ouest de la France), a-t-on appris auprès du Tribunal spécial pour le Liban (TSL).  
"Il a consisté à reproduire une explosion afin de procéder à des vérifications en matière de police technique et scientifique. Il ne s'apparente ni dans ses modalités ni dans son objet à une reconstitution de crime", a ajouté le TSL dans un communiqué depuis
La Haye.
"Un
collège international composé d'experts missionnés par le Bureau du Procureur était présent lors de l'essai et procèdera à l'analyse des résultats obtenus. Ces résultats font partie de l'enquête et, à ce titre, demeureront confidentiel", selon  le TSL.

L'annonce de la reconstitution avait été faite peu auparavant par le maire de la commune de Captieux, près d'un camp militaire utilisé comme champ d'exercice de tir par l'armée française.

20/10/2010

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=158757&language=fr


Ibrahim al-Amin : Un tribunal pour la vérité ou une nouvelle mise sous mandat ?

Lorsque le premier ministre assassiné Rafiq Hariri gouvernait économiquement le Liban, avec la collaboration des princes de la guerre, de l’argent et des confessions, les autorités internationales exerçaient une tutelle particulière. Aucun ministère ou institution publique ou mixte entre secteur privé et secteur public n’a échappé au contrôle des caisses, des banques, des compagnies d’études et de conseil, internationales, dominées majoritairement par les Etats-Unis. Cela se passait sur la base que les Libanais n’étaient pas capables de gérer seuls les programmes de développement et de construction. A cette époque, Hariri et ses compagnons, les princes de l’argent, de la guerre et des confessions, ne pouvaient maîtriser la sécurité et les militaires. La Syrie fut donc la première responsable de ce dossier, mais les responsables dans l’Etat s’arrachaient des morceaux de tel ou tel appareil, en vue de s’assurer des services, directs ou pour leurs groupes. Quant au pouvoir judiciaire, il était partagé : ce qui avait un rapport aux dossiers économiques du gouvernement était laissé pour Hariri, ses collaborateurs ou associés, et ce qui avait un rapport avec les dossiers sécuritaires et politiques était laissé à la Syrie et ses collaborateurs. Jusqu’à ce que l’assassinat de Hariri ait lieu, permettant à ses héritiers personnels et politiques de s’emparer des pouvoirs politique, judiciaire et sécuritaire, sous l’égide non ambiguë des diverses instances internationales, sous la tutelle américaine qui se passe d’associé et de camouflage.
Ainsi fut commis le premier crime lorsque le gouvernement de Fouad Sanioura a approuvé le mécanisme de travail avec les commissions d’enquête internationale qui furent autorisées à s’emparer indiscutablement de tout ce qui se trouvait chez le pouvoir judiciaire libanais et chez les appareils sécuritaires libanais. C’est ce qui s’est passé jusqu’à l’instauration du tribunal international qui bénéficia de la collaboration du Liban, grâce à l’activité du même Sanioura, qui lui a permis de parvenir à ce qu’elle souhaite sur le plan des renseignements et des personnes. Ainsi, les documents publics, les juges d’instruction, les appareils sécuritaires, les institutions de recensements et plusieurs ministères furent mis au service du tribunal international et de l’équipe du procureur général.
La situation a évolué passant du niveau de la demande d’informations, de la commande d’enquêtes, l’exécution d’arrestations et de détention, la protection et le soutien à des personnes jugées menacées ou témoins, à celui de l’utilisation de plusieurs institutions de l’Etat pour « parvenir à la vérité ». Des préjudices ont eu lieu contre le Liban et
la Syrie, contre des citoyens et des responsables des deux pays à cause de cette tutelle. Des relations et des intérêts ont été annulés, des innocents ont été tués, la réputation d’autres a été souillée, toutes sortes de menaces ont été exercées contre ceux qui s’opposaient à l’activité des commissions internationales ou des parties libanaises, arabes et occidentales collaborant avec elles.
Plus tard, le tribunal international réclama des renseignements détaillés et complets sur toutes les communications téléphoniques, fixes ou cellulaires, dans tout le Liban, celles qui proviennent de l’extérieur ou en direction de l’extérieur, puis il demanda les listes des noms de tous les étudiants au Liban, les listes de tous ceux qui ont demandé à étudier dans les universités libanaises, leurs répartitions confessionnelles et religieuses, leurs localités d’habitation, leurs âges et les spécialisations. Puis le tribunal réclama les listes et les données complètes de l’identité de tous les Libanais, et tout ce qui a trait aux documents incluant des informations personnelles, des empreintes digitales et des photos de tous les citoyens libanais. Puis elle réclama les listes des noms de tous ceux qui arrivent au Liban ou ceux qui en partent, que ce soit par terre, par mer ou par air. Puis elle demanda des cartes concernant les malades hospitalisés au Liban, mais également des renseignements sur l’état financier et les comptes bancaires d’individus, de groupes ou d’institutions.
Tout ceci se déroule au moment où des parties sécuritaires et judiciaires libanaises agissent au service de ce groupe, au moment où des parties internationales prennent en charge le contrôle des frontières du Liban, ses côtes et ses voies maritimes, et essaient grâce à des moyens divers de parvenir à des renseignements détaillés sur la réalité géographique et démographique, des renseignements sur les disparus et l’ADN de personnes, ici et là.
Ces outils agissant sous la tutelle américaine ne se sont pas contentés d’agir en plein jour, et en cas de difficultés, des appareils sécuritaires arabes au service de cette tutelle leur ont prêté main forte, par le biais de programmes d’action spécifiques. L’ennemi israélien n’a pas cessé, pendant tout ce temps, d’agir dans les domaines des communications, de l’énergie et d’autres comme la prospection aérienne de tout bâtiment et toute route au Liban.
Au même moment, le pays s’ouvrait à des projets de développement et un soutien à des programmes menés par les Etats-Unis d’Amérique et l’Union européenne, au sein desquels travaillent tous les appareils de renseignements dans le monde. Est-ce que les Libanais savent au moins qu’une banque de données des émigrés, qui  fut utilisée lors des élections législatives et rassemblée d’abord au Liban, et par le biais des ONG soutenues par les Etats-Unis et l’Union européenne, sous prétexte d’assurer une liaison entre eux et leurs familles et les inciter à participer à la construction de leur pays, que cette banque de donnée a été vérifiée en collaboration avec les ambassades du Liban dans quelques pays, grâce à des banques de données supplémentaires, qui se trouvaient par hasard au ministère libanais de l’intérieur ?
Est-ce qu’il est demandé à tout Libanais d’envoyer un télégramme à Daniel Bellmare, par l’intermédiaire de toute ambassade étrangère au Liban, relatif à sa dernière consultation médicale, ou un tableau faisant état de ses entrées et sorties de son domicile, ou ses factures d’électricité, de sa consommation d’essence, de ses médecins et écoles, et qu’il lui envoie un télégramme lui expliquant qu’il a commencé à acheter des couches pour son nouveau-né ?
Pour finir, ils vous parlent de liberté, de souveraineté et d’indépendance!

Source : Fadwa Nassar

Vendredi 1er octobre 2010

 Article publié sur Résistance islamique au Liban

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http://www.palestine-solidarite.org:80/analyses.Ibrahim_al-Amin.011010.htm


8-2 Gilles Munier : Liban, nid d’espions israéliens .

L’infiltration de la société libanaise par le Mossad est aussi vieille que la création de l’Etat d’Israël. Mais, la volonté conjuguée des FSI (Forces de sécurité intérieure), des Renseignements militaires libanais et du Hezbollah, est entrain de changer la donne.

La réputation de Beyrouth d’être l’un des grands centres mondiaux de l’espionnage n’est pas usurpée. Depuis 2009, l’arrestation de près de 150 agents recrutés par les trois services secrets israéliens a pulvérisé tous les records. Et ce n’est pas fini, malgré les tentatives d’étouffement visant dernièrement la branche renseignements des Forces de sécurité libanaises (FSI) qui a démantelé plusieurs réseaux israéliens.

Lors de la création d’Israël et jusqu’à aujourd’hui dans les cercles sionistes extrémistes, il est toujours question d’un Israël du Nil à l’Euphrate. Mais, sait-on qu’au nord, l’Etat juif devrait comprendre le Liban et une partie de la Syrie jusqu’à Alep ? Pour David Ben Gourion, président-fondateur d’Israël, politicien pragmatique, une des priorités était de semer la discorde dans les pays arabes en excitant leurs minorités religieuses et ethniques et, au Liban, de s’emparer des sources du fleuve Litani. Son ami Reuven « Shiloah » Zoslanski, premier directeur du Mossad, avec qui il avait conçu le concept d’ « alliés périphériques », devait infiltrer les communautés maronite et druze et leur faire miroiter la constitution d’un Etat indépendant. Pendant quatorze ans, une espionne nommée Shulamit Cohen-Kishik, parvint, grâce à ses talents de péripatéticienne, à gangrener une partie de l’intelligentsia libanaise.

Le Mossad n’est pas invulnérable

Dans les années 70, le maître espion David Kimche fut l’artisan de l’alliance israélienne avec des clans maronites qui facilita l’invasion du Liban en 1982. Eliezer Tsafrir, chef de station du Mossad à Beyrouth en 1983, après avoir sévi au Kurdistan irakien lors de la présidence des frères Aref, sait ce qu’infiltrer veut dire. Aujourd’hui en retraite, il estime qu’une opération comme l’assassinat à Damas, le 12 février 2008, de Imad Mughniyeh, chef de la sécurité du Hezbollah, a demandé des années de travail minutieux impliquant des dizaines de personnes ayant chacune un rôle précis et ignorant tout des autres intervenants. On peut en dire autant de l’assassinat du Premier ministre Rafic Hariri.

On s’interroge encore pour savoir qui a livré les matériels d’écoute sophistiqués permettant aux FSI de traquer les réseaux israéliens. Selon Georges Malbrunot, du Figaro, leurs succès seraient dus aux systèmes d’interception et de localisation français et aux logiciels américains d’exploitation de données, fournis au général Ashraf Rifi, patron des FSI, pour démasquer les assassins de Hariri ! Pour Israël, tout le mal viendrait du FSB russe – ex-KGB - qui aurait mis à la disposition du Hezbollah des experts en télécommunication et le matériel sensible allant avec. Le sentiment d’invulnérabilité et la gloriole du Mossad ont fait le reste : après l’arrestation, en avril 2009, du général retraité Adib al-Alam, recruté en 1974, il suffisait aux FSI d’attendre que les Israéliens, un temps silencieux, reprennent contact avec leurs agents pour que des nids d’espions tombent un à un.

La gangrène

Parmi les agents arrêtés, Adib al-Alam avait créé une agence fournissant des domestiques asiatiques qu’il débriefait après chaque intervention ; le colonel Shahid Toumiyeh livrait des documents militaires « top secret » ; le colonel Mansour Diab, directeur de l’Ecole des commandos de marine, exfiltrait les agents et réceptionnait les matériels envoyés par Israël ; Philopos Hanna Sader surveillait la maison du Président Michel Sleiman; enfin, le général Fayez Karam, ancien responsable de la lutte anti-terroriste et du contre-espionnage, se servait du général Michel Aoun pour approcher la direction du Hezbollah… Leurs interrogatoires donnent une idée des objectifs visés par Israël : les lieux de résidence des personnalités politiques libanaises, en particulier celui de Hassan Nasrallah, chef du Hezbollah, dans la clandestinité depuis la guerre de 2006 ; le repérage des sites de lancement de missiles ; les caches d’armes de la résistance ; l’aéroport de Beyrouth ; les service des passeports, des douanes ; les sociétés de télécommunication Alpha et Ogero ; et, bien sûr, les camps et les bureaux palestiniens … etc…  Lors de sa vidéo-conférence du 9 août 2010, Hassan Nasrallah a désigné un certain Ghassan al-Jid, recruté par le Mossad en 1990, comme un des protagonistes de l’assassinat de Rafic Hariri. L’agent israélien serait réfugié en France où on s’interroge sur le jeu de Nicolas Sarkozy, dont les services, quand il était ministre de l’Intérieur, ont aidé Zouheir Siddiq, faux témoin accusant le Président Bachar al-Assad d’avoir ordonné le meurtre de Rafic Hariri, à s’enfuir en lui remettant un faux passeport tchèque, alors que le Liban réclamait son extradition.

Gilles Munier (Afrique Asie – octobre 2010)



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


 

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