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31/10/2010

°460 - Afghanistan : Les dossiers:- - 30-10 : Début - : Les résistants ne sont pas un groupe terroriste.

n°460  - Afghanistan : Les dossiers:-    - 30-10 : Début - : Les  résistants ne sont pas un groupe terroriste.


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Afghanistan 

Les dossiers

n°460 du 30-10

C.De Broeder & M.Lemaire

 



 Le "Afghanistan le dossier" est  visible  sur mes blogs : 

a)   sur nos blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

Tiré à part :

Omar Khadr -- Enfant-soldat torturé et emprisonné illégalement à Guantanamo.

Ben Laden, terroriste bon teint bon œil exhibé selon les besoins !

1 Dossiers

1-1 Guy Van Sinoy, Charles-André Udry : Irak-Afghanistan: Les bourbiers de l'Oncle Sam.

1-2 W. Michael Reisman: Les  résistants ne sont pas un groupe terroriste.

1-3 La mission canadienne: inutile ou essentielle ?

Suite

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Un quart des votes aux législatives annulés pour irrégularités =  23% !

2-2 Karzaï optimiste sur la réconciliation et la paix.

3 Annexe

3-1  Pascal Sacre: Le traitement médiatique et politique des prisonniers d’opinion.

Fin

3-2 Robert Parry*, Andrew Hughes, Allan Nairn, Roxana Tiron : Obama nomme des officiers corrompus à la tête des armées

3-3 La promotion et la protection des droits de l’homme et des libertés fondamentales dans la lutte antiterroriste.

3-4 Lutte contre le terrorisme : un expert critique le régime créé par le Conseil de sécurité 



Avant propos

La guerre menée par le terrorisme contre ses adversaires déclarés est tout à fait invraisemblable.

Pour être crédible, cette histoire exigerait triplement et simultanément une excessive stupidité des terroristes, une incompétence extravagante des services policiers, et une folle irresponsabilité des médias. Cette invraisemblance est telle qu'il est impossible d'admettre que le terrorisme soit réellement ce qu'il prétend être’.

(MICHEL BOUNAN)

 

·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes

Ps : Avant de vous lancer dans la lecture du journal, noter ceci: 'Al Qaïda'  & Al-Zarqaoui, Ben Laden Mollah Omar  = concept réducteur inventé par les Usa, pour désigner la résistance. Idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes



Tiré à part :

Omar Khadr -- Enfant-soldat torturé et emprisonné illégalement à Guantanamo.

Omar Khadr -- enfant-soldat torturé et emprisonné illégalement à Guantanamo, avec l'entière collaboration du gouvernement canadien -- est venu à plaider coupable à des accusations absurdes qui n'auraient jamais dû être portées,

(disponibles sur le site du Collectif : www.echecalaguerre.org)
Raymond Legault, pour le Collectif Échec à la guerre

 

Ben Laden, terroriste bon teint bon œil exhibé selon les besoins !

Depuis bientôt 10 ans, on nous le sort comme un guignol qu’on nous exhibe pour servir et valoir ce que de droit … Logiquement un guignol c’est pour faire peur certains enfants et en faire rire d’autres. On nous le montre dans une photo datant de plus de 12 ans, pouponné … paraissant jeune et en très bonne santé, alors qu’on le savait déjà vieillissant et en santé défaillante.

Hijack

Ben Laden par ci, Ben Laden par là ... et si ça se trouve, il est déjà dans l'au-delà !

Qu’on se le dise … B.L n’a jamais revendiqué les attaques du 11/09 !!!
Toutes les cassettes vidéos soit disant authentifiées l’ont été uniquement par
la CIA … et démenties par des experts indépendants.
Alors comme ça, B.L parle de
la France … wow !!! Chouette !!! On existe alors !!! Je n’en sais rien, s’il est mort ou vivant, maisprobablement mort ou alors réduit à l’état de SDF en planque, malade, plus vieux (on se permet de nous le présenter bien jouflu et en bonnesanté … parce qu’il le vaut bien ! … veulent-ils nous faire croire.
Les services secrets américains et autres, capables de suivre une mouche par satellite n’importe où sur la planète … échouent dès qu’ils’agit du dit terroriste bon teint bon œil, tous leurs moyens technologiques, humains ne parviennent pas à mettre la main dessus, même dans un dessin animé ça ne passera pas … mais pourtant, nos médias y croient … j’espère pour eux qu’ils tentent juste de faire peur, autrement, je les plains sincèrement.
Faire tout ce tapage avec des faux est méprisable …
la France passe pour une conne et les français pour des cons !
La vraie histoire de Ben Laden ne vaut pas plus que la version des guignols !
La cassette ben Laden vue par les Guignols
Vidéo : http://www.reopen911.info/video/la-cassette-ben-laden-vue-par-les-guignols.html

 



1 Dossiers

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

1-1 Guy Van Sinoy, Charles-André Udry : Irak-Afghanistan: Les bourbiers de l'Oncle Sam.

Engagés en Afghanistan depuis 2001 et en Irak depuis 2003 dans des guerres devenues de plus en plus impopulaires, où la victoire est de plus en plus improbable, les Etats-Unis du prix Nobel de la « Paix » Barack Obama multiplient les opérations de pure communication afin de redorer leur blason.  Loin de se résoudre, ces deux conflits majeurs s'enlisent dans des pays ravagés, avec des centaines de milliers de victimes civiles. (LCR-Web)

Afghanistan: les Etats-Unis ont déjà perdu la guerre

Le 7 octobre 2001, peu après les attentats du 11 septembre à New York, les Etats-Unis intervenaient militairement en Afghanistan, avec le soutien militaire d'autres puissances occidentales - Royaume-Uni, France, Canada (1) – et l'appui de l'Alliance du Nord (le Front Uni Islamique et National pour le Salut de l'Afghanistan) (2). Selon les dires de George W. Bush, cette guerre s'inscrivait dans le cadre de la "lutte contre le terrorisme". Le but déclaré était de capturer Oussama Ben Laden et de détruire dans ce pays l'organisation Al-Qaïda qui bénéficie du soutien des  résistants.

Le véritable enjeu de la guerre

Mais le problème de l'état-major militaire américain n'était pas d'affronter et de vaincre militairement, dans le cadre d'une guerre conventionnelle, un adversaire clairement identifié et localisé. Le caractère montagneux du pays rend plus difficiles les opérations militaires, contrairement à l'Irak qui est plus urbanisé.

Le véritable enjeu était, au-delà de l'isolement et de la capture de Ben Laden, de mettre sur pied un pouvoir politique favorable à l'impérialisme américain et qui jouisse du soutien d'une partie significative de la population afghane. C'était et cela reste un objectif impossible à atteindre pour l'impérialisme dans un pays où le tissu social, dévasté par trente ans de guerres, est en lambeaux. L'Afghanistan figure d'ailleurs en avant-dernière position dans le classement mondial de l'indice de développement.

Trois décennies de guerre ont ravagé l'Afghanistan

Dans le passé, l'URSS a participé au maintien de l'ordre mondial dans le cadre de sa coexistence pacifique avec l'impérialisme. L'intervention militaire soviétique en Afghanistan de 1979, s'inscrivait dans ce cadre, l'Afghanistan étant considéré comme faisant partie de la zone d'influence de la bureaucratie du Kremlin. En dix ans, la guerre entre les troupes soviétiques et les moudjahidines (soutenus et financés par la CIA) a fait plus d'un million de morts dans la population afghane, dont la majorité de civils, et 14.000 morts dans l'armée soviétique.

Après le retrait des troupes soviétiques en 1989, une lutte armée a opposé les  résistants (commandés par le mollah Omar) à l'Alliance du nord ayant à sa tête le commandant Massoud. En 1996, les  résistants, soutenus par les Etats-Unis, sont parvenus à s'imposer et à prendre le pouvoir. La guerre déclenchée par les Etats-Unis en 2001 correspond donc à un renversement d'alliances: les  résistants, auparavant soutenus par les Etats-Unis, devenaient un adversaire. S'il paraissait difficile, voir impossible, de les anéantir, il fallait du moins réduire fortement leur influence.

Un bourbier semblable à celui du Vietnam

En septembre 2010, cela fera 107 mois que les troupes impérialistes sont en Afghanistan, soit plus longtemps que l'armée américaine au Vietnam où elle est restée 103 mois. Les troupes de l'Oncle Sam ont certes perdu moins de soldats qu'au Vietnam (un millier en Afghanistan, plus de 58.000 au Vietnam).

Mais Ben Laden court toujours et les  résistants sont loin d'être affaiblis. Ils se sont même renforcés dans le Sud et sont capables de mener des opérations militaires jusque dans la capitale.

Les Etats-Unis ont mis en place un régime fantoche corrompu avec à sa tête Hamid Karzaï, un aventurier politique d'origine pachtoune qui, après avoir soutenu Massoud, a collaboré avec les  résistants lors de leur prise du pouvoir en 1996, avant d'être porté à la tête du pays par les milieux néoconservateurs américains de la Maison Blanche. Le régime de Karzaï, dont l'autorité au-delà de la capitale Kaboul est extrêmement limitée, ressemble comme deux gouttes d'eau au régime fantoche sud-vietnamien porté à bouts de bras pendant des années par les Etats-Unis et qui s'est effondré comme un château de cartes peu après le retrait des troupes US.

La déroute de la stratégie de la contre-insurrection

Présenté jusqu'ici comme l'homme providentiel capable mener à bien la stratégie choisie par Obama, le général McChrystal, commandant des forces américaines et de celles de l'OTAN en Afghanistan, était parvenu, en décembre 2009, à obtenir du président américain l'envoi de 30.000 hommes supplémentaires en Afghanistan. Il vient d'être limogé en juin dernier pour s'être moqué ouvertement du vice-président Joe Biden et est remplacé par le général Petraeus, précédemment chef d'état-major en Irak. Petraeus, qui est un peu plus poli que son prédécesseur, représente un changement sur la forme et non sur le fond. Car les deux militaires sont partisans de la doctrine de la contre-insurrection (COIN) qui consiste à occuper militairement le terrain de façon massive, de tenter de gagner la confiance de la population et de ne pratiquer que des frappes militaires très ciblées contre l'ennemi tout en évitant de commettre des "dégâts collatéraux" (c'est-à-dire de tuer inutilement des civils innocents). Cela c'est la théorie.

En pratique, sur le terrain, la population civile subit de plein fouet la guerre et le ressentiment est immense. Au cours des quatre premiers mois de 2010, les forces de l'OTAN ont tué quelque 90 civils, soit une hausse de 76% par rapport à la même période en 2009. Pour éviter ce genre de bavures, McChrystal avait donné des consignes strictes de prudence: "Pour chaque innocent que vous tuez, vous vous créez dix nouveaux ennemis".

En vain.

Curieusement, cette doctrine de la contre-insurrection s'inspire des échecs militaires de la France en Algérie (1962) et des Etats-Unis au Vietnam (1975). Elle exige avant tout un gouvernement qui soit crédible et légitime aux yeux de la population. C'est-à-dire l'inverse du régime de Hamid Karzaï dont la réélection en août 2009 a été invalidée pour raison de fraudes massives, et dont la "victoire" électorale au deuxième tour du scrutin n'a été acquise que par le désistement de l'autre candidat. En fin de compte, les  résistants ne cessent de gagner du terrain. 101 soldats de l'OTAN ont été tués au cours des six premiers mois de 2010.

Négociations inévitables avec les  résistants.

Conscients de l'impasse, les responsables européens pressent les Américains d'entreprendre des négociations avec les  résistants afin de trouver un compromis politique avant d'entamer le retrait des troupes. Karzaï, qui sent le vent tourner, veut parler avec les  résistants. Après la réunion de la Loya Jirga (Grande assemblée du peuple afghan), de juin dernier, il a demandé lé libération de certains prisonniers  résistants détenus par les Américains. Le président afghan multiplie d'autre part les contacts avec les responsables pakistanais qui représenteront un intermédiaire important dans les négociations avec les  résistants. Certains chefs  résistants, de leur côté, ont fait savoir qu'ils étaient prêts à discuter avec les Américains.

Pour l'instant les conseillers d'Obama croient encore en la possibilité d'infliger une défaite militaire majeure aux  résistants. Pourtant la partie se jouera sur le terrain politique et non sur le terrain des opérations militaires. Plusieurs questions subsistent. Les  résistants afghans sont-ils prêts à négocier une paix au prix de l'abandon de leurs relations avec Al-Qaïda? Le Pakistan ne profitera-t-il pas de la situation pour dicter ses conditions à Kaboul? Mais une chose est certaine: les Etats-Unis ont dores et déjà perdu cette guerre et ils devront rapatrier leurs troupes sans avoir atteint les objectifs qu'ils s'étaient fixés il y a près de 10 ans.

Notes

(1) L'armée belge, de son côté, participe aux opérations militaires en Afghanistan à Kaboul (protection de l'aéroport), à Kunduz (déminage, neutralisation d'explosifs, protection de l'aéroport et déchargement du fret) et à Kandahar (avions de combat F-16). Elle fournit aussi des instructeurs chargés de former et d'appuyer un bataillon afghan.

(2) L'Alliance du Nord a été dirigée par le commandant Massoud jusqu'au 9 septembre 2001, date de son assassinat.

Guy Van Sinoy, Charles-André Udry 

Jeudi, 09 Septembre 2010

http://lcr-lagauche.be/cm/index.php?option=com_sectionnav&view=article&Itemid=53&id=1753


1-2 W. Michael Reisman: Les  résistants ne sont pas un groupe terroriste.

La propagation du venin suite à l'occupation étrangère, sa corruption rampante, ses insultes à l’adresse des Musulmans par les occupants, la folie des États-Unis et de l'OTAN de vouloir accroître leur pouvoir aux régions pachtounes du Pakistan, le nombre croissant de victimes civiles durant des bombardements aveugles, la radicalisation des peuples de toute la région, le passage des Afghans de mener une guerre de libération nationale fondée sur l'idéologie Islamique. Anatol Lieven du King's Collège à Londres a dit à ce propos concernant l'Afghanistan: "il s'agit d'une partie de chasse surréaliste, dans lequel les États-Unis et l'OTAN détectent les odeurs des ‘terroristes ‘» [1]. 
Je me rends compte que l'utilisation du titre et son expression «mouvement Islamique de libération nationale" n’est pas bien reçus chez monsieur ou madame tout le monde. [2].

Comment un mouvement de libération nationale Islamique s'est crée dans une période pré-moderne et dans des régions ruraux?

Le mouvement de libération nationale et son origine ne résulte-elle plutôt  pas d'une lutte anticoloniale?

L'Occident n'a eu aucune difficulté à accepter la résistance afghane à l'époque soviétique.

L’occident criait haut et fort qu’il s’agissait d’une «guerre de libération nationale.

Par exemple, l'avocat W. Michael Reisman a déclaré que sur base des Conventions de Genève de 1949, des gens armés qui s'opposent à la remise en cause de leur droit à l'autodétermination connu sous ce nom, ces gens mènent une "guerre de libération nationale." [3]

Le terme illustre le sens qui lui est dû. Il est aberrant et vexatoire que les États-Unis ont étiqueté les Afghans et les Moudjahideens venant des quatre coins du monde comme des héros de la libération nationale durant la guerre contre l'Union soviétique, et des décennies plus tard, ce même mouvement est taxé de terroristes.
Permettez-moi un instant pour expliquer quatre termes différents:

- Un Mouvement
- Islamique
- de Libération
- National


Les groupes actuels de la résistance afghane appelé l’Émirat Islamique d'Afghanistan se compose de plusieurs groupes armés:
la Shura Quetta dirigé par l'émir le Mollah Omar, le groupe Haqqani basé à l’est de l'Afghanistan, le groupe d'Hekmatyar et un certain nombre de grandes organisations basées dans les zones frontalières du Pakistan comme notamment le TTP (Tehrik-Taliban Pakistan), dirigé par Emir Hakimullah Mehsud opérant au Waziristan.

La "coalition" se compose essentiellement de Pachtounes et les objectifs principaux sont l’expulsion de toutes les troupes d'occupation étrangères et la volonté de mettre en œuvre la Sharia.

En ce sens, il s'agit d'un mouvement Islamique de libération nationaliste, le National a beaucoup d'importance car tout le monde est le bienvenu à bord, l'objectif n'est pas de créer une société socialiste [4].

Pendant ce temps, les impérialistes américains et leurs pantins qui sont dirigée par David Petraeus (Bilderberg Membre) va tenter de conquérir la région en Asie Centrale utilisant « Divide et impera » en se basant sur l'ethnicité.

Les colons britanniques ont fait de même en Afrique de l'Ouest [5].

Le mouvement de libération nationale angolaise sous l'administration portugaise était profondément divisé sur base d’appartenance ethnique et le génocide au Rwanda est aussi un exemple poignant de la tactique américaine « Divide et impera ».

Le mouvement de libération nationale (FLN) en Algérie, a été une opposition unie.

En Afghanistan, les impérialistes américains ont crée l'Alliance du Nord et la CIA avait armé cette milice afin de créer une influence dans la région.

La véritable résistance afghane n'a pas été construite par les États-Unis et l'OTAN, contrairement à l'Alliance du Nord. Plusieurs rapports internes prouve cette affirmation. 
La vraie résistance islamique en Afghanistan est très différent des autres mouvements de libération nationale telle que celle en Algérie, au Vietnam, en Angola, et le Pérou (Sendero Luminoso), parce que l'aspect politique était absente.

En Algérie et au Vietnam, la lutte armée et la formation d'un Front de libération nationale n'est né que lorsque le pays était occupé par des troupes étrangères.

En Afghanistan par contre un mouvement Islamique de libération nationale est devenu une réalité seulement après l'agression des envahisseurs étrangers.

Cela reflète également la différence que l'Afghanistan est avant tout la famille, le clan, la tribu et le groupe ethnique et sa cohésion sociale dans ces terres inhospitalières.

Censored31 stipule que «diviser pour mieux régner", une tactique utilisé par David Petraeus va échouer tout comme en Irak.

David Petraeus est le général américain qui a été le commandant des forces américaines en Irak à partir de Janvier 2007 jusqu’en Septembre 2008. Ensuite il a été commandant des forces américaines en remplaçant Stanley McChrystal le 4 Juillet 2010 en tant que commandant de l'ISAF en Afghanistan.
L'Afghanistan n'a jamais été un Etat laïc, sauf dans la petite ville de Kaboul (où Karzaï, surnommé «Le maire de Kaboul" se cache depuis 2002).  
L'aspect le plus fascinant, c'est l'unité au niveau national entre l'Emirat Islamique en tant que mouvement de libération et al-Qaïda qui partagent la même idéologie. Les deux parties n’avaient pas digérer les bombardements des impérialistes américains, sous l’administration de Bill Clinton en août 1998 qui avait ordonné de procéder à des tirs de missiles en Afghanistan ciblant le cheikh Oussama Ben Laden. Un mois plus tard, les impérialistes américains s'ingéraient dans les affaires internes du Kosovo avec la tactique connu "diviser pour mieux régner". La région des Balkans est la porte de l'Europe qu’elle approvisionne de drogues, de prostituées, de pétrole et de gaz.

Pendant ce temps les  résistants et les Moudjahideens d’Al-Qaïda mettaient l'accent sur le renforcement de l'Émirat Islamique d'Afghanistan selon l'interprétation stricte de
la Sharia et l’expulsion de toutes les troupes étrangères. Le groupe Haqqani y est pour quelque chose car cette fraction est également composé de Moudjahideen venant des quatre coins du monde et continue à soutenir les Moudjahideen.

Al-Qaïda est ainsi exprimé en termes militaires, une partie de la résistance afghane et ce depuis l’invasion soviétique. Ces Moudjahideen étrangers étaient de véritables héros en 1989 lorsque les troupes soviétiques ont du prendre la fuite suite aux lourdes pertes militaires et financières. La chute de l’empire soviétique n’était plus qu’une question de temps à l’époque.

C’est suite aux bombardements terroristes et aveugles des États-Unis que différents groupes armés se sont unis dans une lutte contre l'occupation étrangère et son idéologie démocratique (ainsi que son régime de marionnette corrompue basé à Kaboul).

C’est ce même mouvement qui s’est libéré de l'occupation soviétique. En fin de compte, l'histoire se répète.

La différence se résulte plutôt que le mouvement Islamique de libération nationale menace toute l’Asie centrale maintenant, les régions d'autres pays asiatiques tels que le Kazakhstan, les îles d'Asie du Sud et les hauts plateaux d'Iran. Cette avancée remarquable est déjà en cours avec des incidents majeurs au Tadjikistan. Les États-Unis et l'OTAN devront quitter l'Émirat Islamique d'Afghanistan et la région sera finalement libérée de toute ingérence étrangère.

Les États-Unis et l'OTAN devront battre en retraite en raison des programmes régionaux imposés par la crise économique et l'inflation. Cette guerre aura épuisé les budgets qui ont coûté énormément aux contribuables. En d'autres termes, j'utilise le mot «libération» ici de façon très limitée: la libération sociale ne sera pas une oppression socio-économique en Afghanistan mais belle et bien pour l’Occident. La démocratie va échouer et la loi Islamique ou Sharia prévaudra. Le pouvoir au peuple va échouer en Afghanistan et le pouvoir à Allah fera foi. Il n’y aura pas de démocratie bourgeoise ou d’un État socialiste pervers et injuste. Le peuple Afghan adoptera des lois selon les besoins et les souhaits du peuple afghan et les  résistants sont verticalement intégrer dans la population afghane. "[6]
Une vision optimiste de l'Afghanistan après l'occupation devrait conduire à l'Émirat Islamique du Khorasan, où solidarité et développement augmenteront d’une manière substantielle en Afghanistan tel que nous le connaissons en Somalie par exemple.
L’Emirat Islamique de libération nationale doit d’abord vaincre ses oppresseurs étrangers et se concentreront sur
la Palestine dans un avenir plus proche si Allah le veut.

Ecrit par Censored31 qui est journaliste, chercheur et analyste, spécialiste du renseignement et de la communication stratégique.

[1] Marc W. Herold, "More of the Same Packaged as Change. Barack Obama and

[4] As falsely argued by David Whitehouse, "Afghanistan Sinking Deeper," International Socialist Review No. 69 (Jan-Feb 2010: 12 at 
http://www.isreview.org/issues/69/feat-afghanistan.shtml<...

[5] Details on Nigeria in Pade Badra, Imperialism and Ethnic Politics in Nigeria, 1960-1996 (Trenton, N.J.: Africa World Press, 1998): 72 

[6] "Interview: Taliban is Part of Will of Afghan People – WikiLeaks Chief," The Voice of Russia (2010) at

Censored31

Lundi 11 Octobre 2010

http://www.alterinfo.net/W-Michael-Reisman-Les- résistants-ne-sont-pas-un-groupe-terroriste_a50686.html


1-3 La mission canadienne: inutile ou essentielle ?

Depuis 2002, 3000 soldats canadiens patrouillent en Afghanistan. Plus de 150 d'entre eux sont morts au combat. Plus de 1500 ont été blessés, parfois très gravement.

À huit mois du départ prévu des troupes canadiennes, cette mission en valait-elle la peine?

Deux politiciens afghans nous donnent leur point de vue.

Pour l'un, la mission canadienne a été tout simplement inutile. Pour l'autre, au contraire, elle est si essentielle que le départ des soldats canadiens pourrait marquer le début d'une nouvelle guerre civile dans le pays.

Youssef Pachtoune est dans le secret des dieux. Il est proche du président Karzaï et il suit de près les négociations avec les  résistants.

À l'aube de la soixantaine, il en a vu de toutes les couleurs. Il a soutenu les moudjahidine qui se sont battus contre les Russes, il a vécu l'exil au Pakistan, puis le retour au pays après la chute des  résistants.

Il a été gouverneur de Kandahar en 2003. C'est là que je l'ai rencontré pour la première fois. Je l'ai revu hier. En sept ans, il a vieilli; ses cheveux ont grisonné, son dos s'est voûté. Le poids de la guerre.

Il est toujours aussi vif. Et toujours aussi proche du président Hamid Karzaï. Leurs pères sont cousins. Ils se connaissent depuis leur plus tendre enfance, époque bénie où l'Afghanistan vivait en paix.

Youssef Pachtoune est l'un des principaux conseillers de Karzaï. Il dirige une équipe d'ingénieurs qui veille à la reconstruction. Il travaille avec six ministères différents.

L'enfer.

«Il y a tellement d'acteurs et si peu de coordination, la situation est chaotique, soupire-t-il. Et c'est la même chose avec la communauté internationale, qui est incapable de se coordonner.»

«Inutile»

Il ne se gêne pas pour égratigner le Canada. Un brave pays qui envoie ses soldats au front pour aider l'Afghanistan, mais qui ne connaît rien à l'art de la guerre.

«Dès que les Canadiens exercent de la pression sur une région, les  résistants se déplacent.

Et quand les soldats changent de place et attaquent un autre endroit, les  résistants se déplacent de nouveau. Leur stratégie militaire ne fonctionne pas.

-Tout ce que les Canadiens ont fait est inutile?

-Oui, inutile.»

Il n'aime pas voir des soldats étrangers sacrifier leur vie pour son pays. «J'ai honte. Je reste chez moi pendant que vos hommes se font tuer. Je me sens lâche.»

Il critique aussi Karzaï: «Il a de belles qualités et il fait du bon boulot, car les conditions sont très difficiles. Il est intègre, il réussit à maintenir l'équilibre entre les différentes ethnies et il est respectueux des droits de l'homme. On a parfois des discussions très viriles. Je lui dis: «Mais vas-y! Prends une décision!» Karzaï hésite beaucoup. C'est un faible et un émotif. Il pleure parfois. Il manque aussi de vision, il ne voit que le court terme.»

Pendant deux heures, Youssef Pachtoune parle sans toucher à son verre de Coca-Cola. Calé dans son fauteuil, il gesticule, argumente, s'enflamme. Il prend à peine le temps de respirer. Son anglais est impeccable, avec une trace à peine d'accent pachtoune. Il prend mon calepin de notes et dessine à grands traits une carte de son pays. Helmand, Kandahar, Herat, Kaboul, la frontière avec le Pakistan. À la fin, sa carte est illisible. Trop de lignes, trop de mots.

Négocier avec les  résistants

Selon lui, Karzaï est un président hésitant, prudent, mais sa position sur les  résistants est claire: il faut négocier et les intégrer dans le gouvernement, sinon la paix est impossible.

Youssef Pachtoune approuve l'idée, mais l'opération est délicate. Très délicate. Après tout, la communauté internationale s'est précipitée en Afghanistan pour chasser les terroristes de ben Laden et les  résistants du mollah Omar, qui travaillaient main dans la main. Et là, Karzaï et les Occidentaux leur ouvriraient les bras?

Négocier, oui, sauf que les  résistants ne forment pas un bloc homogène. Youssef Pachtoune reprend mon calepin de notes. Il dessine une pyramide. «Ici, en haut, explique-t-il, vous avez le noyau dur des  résistants, dirigé par Haqqani. On ne peut pas négocier avec eux. Ils veulent faire tomber le gouvernement Karzaï et fonder un émirat islamique où il n'y aurait pas d'élections.

«Mais il y a aussi les  résistants modérés du mollah Omar qui, eux, acceptent une certaine forme de démocratie. Par contre, ils exigent l'application intégrale de la charia (loi islamique) civile et criminelle. Ils ne croient pas aux tribunaux, ils veulent couper la main aux voleurs et faire des exécutions publiques dans les stades. Nous ne sommes pas d'accord. Alors, nous négocions.»

Ils demandent aussi une amnistie. Pas de poursuite pour crimes de guerre, pas de condamnation.

Vaste programme. Youssef Pachtoune se lève lentement. Il sort prendre l'air. Il regarde le ciel étoilé de Kaboul, les mains dans les poches. Il se demande peut-être si, un jour, il connaîtra la paix et pourra enfin se reposer.

14 octobre


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