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02/11/2010

n°505 - Journal d'Irak - 08-10 au 01/11/10 - Suite :- Bruits de bottes à Bagdad.


n°505 - Journal d'Irak  - 08-10 au 01/11/10 - Suite  :- Bruits de bottes à Bagdad.


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions des armées occupantes et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!



Journal d'Irak

n°505                 du 08-10                  au 01/11/10

C.De Broeder & M.Lemaire



Le " Journal d’Irak  " est visible  sur ...

a) sur mes  blog :  http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                              http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dir...

c) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

d) Et Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 f) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

Paroles & actions du président...

Obama nomme des officiers corrompus à la tête des armées.

Lutte pour la libération du territoire

La résistance contre l'agresseur

Résistance :

1 Analyse

Des résistants

2 Occupation de l'Irak

3 Politique

1) collaborateurs Irakiens


Paroles & actions du président...

Obama nomme des officiers corrompus à la tête des armées.

Enquête primée par Projet censuré 2010

Les responsables de la Defense nommés par Barack Obama sont ceux là mêmes qui ont commis les pires crimes et les pires malversations sous les administrations précédentes. En fait de changement, seul le discours est nouveau, les pratiques, elles, sont anciennes. Le plus surprenant est l’indifférence qui a accompagné la clôture de l’enquête financière sur la disparition de 3,4 trilliards de dollars et la promotion des responsables du plus gigantesque détournement de fonds de l’histoire.

Le maintien par Obama du républicain Robert Gates au poste de secrétaire à la Defense est sans égal historique. C’est en effet la première fois qu’une administration entrante du parti d’opposition (en l’occurrence démocrate) maintient un ministre de l’administration précédente (républicaine). Ayant remplacé Donald Rumsfeld qui s’opposait à une nouvelle escalade du conflit en Irak, Gates a été, pendant les deux dernières années de la présidence Bush, l’architecte de la vague de renforts (« surge »).

Obama a confié les principales responsabilités de la Defense et du renseignement à des personnalités incarnant à maints égards les pires aspects de la politique de sécurité nationale états-unienne des trente dernières années.
Ses choix contredisent ses principaux arguments de campagne sur le « renseignement politisé » et le « manque de transparence ». Les « décennies d’expérience » tant louées de ces responsables sont parsemées de fautes éthiques, de mensonges au Congrès et surtout de « conflits d’intérêts » sous la forme d’allées-et-venues régulière entre le gouvernement et le complexe militaro-industriel.
Obama avait bien promis de ne pas confier de postes gouvernementaux élevés (ou importants) aux lobbyistes, mais cela ne l’a pas empêché de désigner d’anciens lobbyistes ou conseillers de sociétés faisant affaire directement avec le Pentagone.

Toute la carrière de Robert Gates a consisté à porter haut et mettre en œuvre les idées néo-conservatrices, et il s’est d’ailleurs montré critique vis-à-vis du plan d’Obama pour le retrait gradué des troupes d’Irak.
Il débuta comme officier de renseignement sous Nixon, mais, comme l’indique la chronique de Robert Parry [
1], c’est en tant que haut responsable de la CIA dans les années 80, sous l’administration Reagan, qu’il brisa l’échine au concept de renseignement objectif auparavant si cher à la division analytique de l’agence d’espionnage.

Dans son récent ouvrage Failure of Intelligence : The Decline and Fall of the CIA (Echec du renseignement : décadence et chute de la CIA), l’ex-analyste Melvin A. Goodman décrit Gates comme « l’officier du service action ayant dirigé l’adaptation de la production de renseignement aux desiderata politiques de la Maison-Blanche, sous l’administration Reagan ». Analyste en chef sous la direction de William Casey, Gates « a supervisé le premier "bidonnage de rapports" institutionnalisé à la CIA dans les années 80, en mettant l’accent sur la nécessité de retoucher le renseignement ayant trait à l’Union soviétique, à l’Amérique centrale et au Sud-Ouest asiatique », assure Goodman, et ceci dans le but de justifier les dépenses militaires croissantes et le soutien actif des États-Unis à des guerres périphériques sanglantes constituant l’axe principal de la politique extérieure de Reagan.

Son audition de confirmation pour le poste de directeur de la CIA, sous George H. W. Bush (père) en 1991, fut le théâtre d’un défilé d’officiers de l’agence dévoilant publiquement des histoires « de la maison » selon lesquelles ce personnage avait corrompu le métier du renseignement.
Gates est en outre soupçonné d’être en lien avec les mensonges servis au Congrès sur les opérations secrètes Iran-Contra, au milieu des années 80, obstacle qui l’empêcha d’accéder à la direction de
la CIA à la mort de Casey, en 1987. C’est également lui qui fut chargé de fournir à Saddam Hussein, pendant la guerre entre l’Irak et l’Iran, des armes chimiques, munitions et autres équipements.

Gates a un temps siégé au conseil de direction de la Science Applications International Corporation (SAIC), qui déclara des bénéfices de 7,5 milliards de dollars pour 2005. La SAIC est active à tous les niveaux, de la collecte de renseignement à la reconstruction de l’Irak, pour le compte du Pentagone.

Le 21 janvier 2009, Obama signait un décret fixant des règles éthiques plus rigoureuses et interdisant notamment que des postes gouvernementaux soient attribués à des lobbyistes ayant exercé auprès de la même administration dans les deux dernières années.

Corruption au Pentagone

A peine deux jours plus tard, le 23 janvier, la Maison-Blanche faisait savoir que ses nouvelles règles d’éthique dure ne s’appliquaient pas au sous-secrétaire à la Defense, William Lynn, qui avait été vice-président pour les opérations et stratégies gouvernementales du géant de la Defense Raytheon et avait fait du lobbying pour cette société privée jusqu’en juillet 2008.

Raytheon est le cinquième fabricant d’armes des Etats-Unis par ordre d’importance. Il vend des radars, missiles, munitions en tous genres, systèmes spatiaux et autres technologies pour une valeur de 18 milliards de dollars par an [2]. Le sénateur républicain pour l’Iowa, Charles Grassley, s’est opposé énergiquement à la nomination de Lynn, alléguant « des pratiques douteuses qui, de toute évidence, ne servaient pas l’intérêt public », lorsqu’il exerçait à l’inspection des finances du Pentagone sous l’administration Clinton.

Pour l’année fiscale 1999, le département de la Defense faisait état de la « disparition » de 2,3 trilliards de dollars, auxquels s’ajoutaient 1,1 trilliards pour l’année 2000. Au total donc, 3,4 trilliards de dollars versés par le contribuable sont partis en fumée sous l’œil vigilant de William Lynn, qui se trouve maintenant au cœur du tourniquet unissant le département de la Defense et le complexe militaro-industriel [3].

En sa qualité de directeur financier du département de la Defense, Lynn était responsable de toute l’administration et de l’information budgétaire. Il avait en outre sous sa responsabilité la publication soumise à audit des états financiers, ce qu’il ne fit pas alors qu’il était en poste, et ces derniers n’ont toujours pas été publiés.

Robert Hale a été maintenu à son poste de sous-secrétaire à la Defense (inspection des Finances) après avoir été secrétaire assistant à l’Air Force, chargé des contrôles financiers, entre 1994 et 2001. Aux côtés de Lynn, il était responsable de la gestion des fonds du département de la Defense.
Hale
est en outre « gestionnaire financier certifié Defense », spécialisé dans l’achat, ce qui lui fait entretenir des relations privilégiées avec le complexe militaro-industriel.

L’écrivain Andrew Hughes fait remarquer que : « À eux deux, ces postes ont dilapidé assez d’argent du contribuable pour financer quatre fois le programme de stimulation de l’économie mis en œuvre par Obama, et voilà qu’ils sont à nouveau responsables de la supervision des acquisitions au département de la Defense ». 

L’attaque survenue le 11 septembre 2001 au Pentagone n’a pas été dirigée contre le bureau du secrétaire à la Defense. La cible était située dans une aile opposée du bâtiment. L’explosion a détruit les archives financières et tué les contrôleurs financiers chargés d’identifier les bénéficiaires du détournement de fonds le plus important de l’histoire.

Mensonges au Congrès

L’amiral Dennis Blair, choisi par Obama pour diriger le Renseignement national, qui supervise les 16 agences de renseignement, fut commandant des forces militaires du Pacifique sous Clinton [4]. A ce poste il joua un rôle essentiel lors de l’occupation du Timor oriental par l’Indonésie en 1998, après la chute du dictateur Suharto soutenu par les États-Unis.

En 1999, lorsque les militaires indonésiens semèrent la terreur parmi la population pour faire échec aux réformes démocratiques, le département d’Etat des États-Unis et Clinton envoyèrent Blair exiger du général indonésien Wiranto qu’il mette fin aux massacres.

Loin de s’acquitter de cette mission, l’amiral Blair informa le général qu’il bénéficiait du soutien total des États-Unis. Les atrocités, dans lesquelles le gouvernement était impliqué, montèrent d’un cran. Blair mentit alors au Congrès, déclarant que la violence n’était le fait que de petites unités, alors que les hauts commandements militaires indonésiens se livraient à toutes sortes d’exactions : enlèvements, massacres et tortures. Dans les faits, Blair soutint le général Wiranto et le massacre de civils indonésiens, contre les ordres du Congrès qu’il désinformait.

Blair est un des membres de la Commission trilatérale. Il siégeait à la direction de Earl Dodge Osborne (EDO), une société sous-traitante pour le programme F-22 Raptor. Il a également participé à la direction de Tyco International, qui fabrique de petits composants électroniques utilisés pour le F-22 et d’autres pièces à usage militaire. On l’a vu enfin à la direction de Tridium, une société fabricante de satellites.
En 2006, Blair a dû démissionner de la présidence de l’Institute for Defense Analysis (Institut pour l’analyse de
la Defense, IDA) pour cause de « conflits d’intérêts ». Il faut dire que l’IDA était en train d’évaluer pour le Pentagone le programme F-22.

Alors qu’il était aux ordres de Blair, l’ex-général quatre étoiles James L. Jones a été désigné à la tête de l’Agence de la sécurité nationale. Jones fut non seulement commandant de l’OTAN et commandant du corps des Marines, il est en outre membre de la Commission trilatérale. Il a prêté ses services aux conseils de direction de Chevron, Boeing et Invacare Corp (qui produit du matériel médical pour le Pentagone) jusqu’en décembre 2008. [5] Jusqu’à janvier 2009 il était consultant auprès de Cross Match Technologies, une compagnie de biométrique travaillant avec le Pentagone et le FBI. Il a par ailleurs siégé au conseil de direction de MIC Industries, qui a mis au point la « Ultimate Building Machine », un dispositif mobile de construction, utilisé uniquement en Irak et en Afghanistan, servant à déployer rapidement les structures d’acier des installations militaires.

Tout récemment, Jones a été nommé président de l’Institute for 21st Century Energy (Institut de l’Energie pour le XXIè siècle), think tank dépendant de la Chambre de commerce des Etats-Unis.

Mise à jour de Robert Parry (de ConsortiumNews.com)

Au sujet du fameux « danger de conserver Robert Gates à son poste » : celui-ci se trouve être lourd de signification. Cette décision prise par Obama juste après son élection était le signe évident que sa politique de sécurité nationale ne s’écarterait pas fondamentalement de celle de son prédécesseur. Elle révélait aussi qu’Obama n’avait pas la moindre intention de remettre en question la désinformation de Washington, distillée au fil des décennies précédentes à dominante républicaine, depuis l’implication-clé de Gates dans plusieurs scandales, y compris l’Iran-Contra et la politisation du renseignement de la CIA, deux facteurs qui préparaient les désastreuses décisions prises par Bush ces dix dernières années. En conservant Gates, Obama a indiqué qu’il éviterait les débats susceptibles d’engager les États-Unis dans une voie drastiquement différente. Dans les faits, Obama cédait au statu quo.

Depuis la publication de l’article, les intentions d’Obama ne sont que plus évidentes. Si, au niveau du discours, il prend ses distances par rapport au style belliqueux de Bush, il maintient dans les faits la substance de cette politique, avec Gates et les autres opposants à un retrait rapide d’Irak, partisans du renforcement de la présence militaire étrangère en Afghanistan. Obama refuse même d’aborder les responsabilités des anciens chefs de Gates, tout comme le président Clinton avait caché sous le tapis les scandales dans lesquels avaient trempé Gates et les administrations Reagan-H. W. Bush.

Gates personnifie l’angélisme permanent régnant dans le microcosme de Washington, du moins vis-à-vis de lui-même, au point que les médias affichent avec un certain naturel leur manque d’intérêt pour faire la lumière sur les méfaits passés ou présents du personnage. Gates était l’une des coqueluches du tout-Washington du temps de Reagan-Bush, et il le reste.

Lorsque Gates fut désigné secrétaire à la Defense par George W. Bush (fils) en novembre 2006, les médias se trompèrent du tout au tout sur le sens de cette décision. On a cru alors que la désignation de Gates était le signe de l’acceptation par Bush du plan du Groupe d’études sur l’Irak et donc du désamorçage de la guerre. En réalité, Gates était bien plus belliqueux que Donald Rumsfeld.

Mais les journalistes de renom n’ont jamais rectifié le tir : ils ont continué de nous peindre un Gates couleur de rose. L’émission « 60 minutes » de CBS a brossé tout récemment un portrait de Gates dans lequel on évoquait sa « profonde préoccupation personnelle pour les troupes », même si toute sa carrière a fait le lit des guerres déclenchées par George W. Bush, fils, (essentiellement par la voie de la corruption des services analytiques de la CIA), et que son soutien aveugle à l’escalade Irakienne a envoyé à la mort plus de mille soldats états-uniens supplémentaires.

Les éléments d’information critiques sur Gates continuent de nous parvenir, essentiellement en provenance de fonctionnaires de la CIA ayant travaillé avec lui par le passé et voyant en lui un ambitieux consommé. Par exemple, l’ex-analyste de la CIA Melvin A. Goodman consacre une part importante de son livre Failure of Intelligence : The Decline and Fall of the CIA au rôle de Gates dans le crépuscule de la tradition « sérieuse » de la CIA, qui cessa de rechercher du renseignement fiable pour fournir celui qui répondait aux désirs des responsables politiques des États-Unis. Cette tradition disparut dans les années 80, lorsque Gates dirigea les services analytiques et où le renseignement fut « poli » dans le style requis par les idéologues de l’ère Reagan.

Mise à jour de Andrew Hughes (de Global Research)

Depuis la publication de l’article, en février 2009, les médias n’ont pas écrit une seule ligne au sujet de ce gigantesque hold-up de deniers publics. En fait, celui-ci a été éclipsé par une autre escroquerie non moins grave, dissimulée sous l’atour dénommé « résoudre la crise du crédit ». Les montants de cette dernière affaire représentent presque cinq fois les 3,4 milliards subtilisés par le département de la Defense.

Le 7 mai 2009, William Lynn et Robert Hale rendaient public le budget de la Defense proposé pour 2010, accroissant les dépenses d’environ 4 % pour atteindre 663,8 milliards. Ceci dans une période où la population s’appauvrit sous l’effet du chômage croissant, où les programmes sociaux fédéraux et ceux des 50 Etats sont en repli, et où la richesse passe des foyers étasuniens au cartel financier et bancaire de Wall Street.

Ce qu’il faut retenir de l’article original est moins la disparition des 3,4 trilliards de dollars du département de la Defense que le fait que ces malversations étaient monnaie courante dans une administration hors de contrôle. Et même si l’occupant de la Maison Blanche a changé, ces vols de fonds publics par le gouvernement se poursuivent.

Lorsque nous écoutions les discours de campagne d’Obama en 2008, et qu’il mettait l’accent sur l’importance de l’Afghanistan en tant que nouveau front de la « guerre contre la terreur », une guerre floue, interminable et surtout impossible à gagner, il était évident que ces discours, portés aux nues par les grands médias, étaient inspirés par le programme de Zbigniew Brzezinski et le Projet pour un nouveau siècle américain (la plate-forme idéologique de George W. Bush). Le paquet n’avait fait que changer d’emballage, avec un nouveau personnage et son slogan : « Des changements crédibles »

Depuis la publication de mon article, les événements ont montré qu’aucun engagement n’a été pris pour s’assurer de la fiabilité de la comptabilité des caisses publiques. Aucune enquête n’a été diligentée sur les milliards évaporés, aucune question n’a été posée sur ce méfait commis sous l’égide de Donald Rumsfeld, de William Lynn et de Robert Hale. Le département de la Defense a augmenté ses dépenses. La guerre s’est intensifiée en Afghanistan, et les puissances intermédiaires des États-Unis dans la région ont déstabilisé le Pakistan. Obama est responsable de l’assassinat de centaines de civils pakistanais par les drones Predator pilotés à distance par des agents de la CIA. Les promesses de mettre un terme à la guerre d’Irak ont été cyniquement ignorées, ou plutôt recyclées dans le double discours politique.

Tout ces discours tendent à prouver que le gouvernement et l’industrie militaire agissent en symbiose pour défendre leurs propres intérêts : un appât du gain et une soif de pouvoir portés à un niveau jamais vu dans l’histoire de l’humanité. Nul ne peut écarter d’un revers de main la corruption dénoncée dans l’article, qui révèle avec le recul sa véritable nature et la manière dont se tisse la toile qui unit le système.

Ce système s’est considérablement renforcé au fil des décennies et il s’est protégé contre toute enquête sérieuse ou toute retombée inquiétante : le département de la Defense a fait en sorte de coopter les sociétés en charge de l’information, via les acquisitions de ces médias par les grands groupes d’armement, et en y plaçant des employés du Pentagone et de la CIA.

Le système a donné des preuves éclatantes de sa solidité lorsque Donald Rumsfeld s’offrit le luxe de déclarer, le 10 septembre 2001, en conférence de presse publique, sans avoir à craindre de réaction, que des 2,3 trilliards de dollars s’étaient évaporés, qu’il n’y aurait pas d’enquête et que les responsables ne seraient pas jugés. On a pu constater la même arrogance à propos de scandale de la torture, du scandale de l’aide d’urgence offerte aux banquiers, du scandale de la guerre d’Irak et de l’avancée de la vague policière constituée par le département de la Sécurité de la patrie pour ranger sous l’étiquette de « terroriste » toute personne en désaccord avec la politique du gouvernement ou attachée à la Constitution des États-Unis.

Il est essentiel et urgent d’engager une enquête sur les milliards ayant disparu du département de la Defense, prélude à d’autres enquêtes ultérieures sur la corruption manifeste du gouvernement des États-Unis. C’est le seul moyen de regarder la réalité en face, de réfuter les mensonges des grands médias et de comprendre que la corruption menace de détruire ce qu’il reste de la Constitution, de la confiance publique et de la liberté réelle.

Notes

1] ConsortiumNews.com, 13 novembre 2008, “The Danger of Keeping Robert Gates”, par Robert Parry ;

[2] William Matthews, “Lynn gets waiver from Obama lobbyist rules”, Federal Times, 26janvier 2009.

[3] Global Research, 13 février 2009, “Obama’s Defense Department Appointees- The 3.4 Trillion Dollar Question”, par Andrew Hughes.

[4] Democracy Now ! 7 janvier 2009, “Obama Nominee Admiral Dennis Blair Aided perpetrators of 1999 church Killings in East Timor”, par Allan Nairn (interviewé).

[5] The Hill, 24 novembre 2008, “Ties to Chevron, Boeing Raise Concern on Possible NSA Pick”, par Roxana Tiron.

Robert Parry*, Andrew Hughes, Allan Nairn, Roxana Tiron 

Robert Parry Journaliste à l’Associated Press et Newsweek, Robert Parry a été un des principaux enquêteurs sur l’affaire dite de l’Irangate sous la présidence Reagan. Déçu par la futilité et l’incurie des journalistes de la presse anglo-saxonne, il a fondé en 1995, avec Robert Solomon, le magazine d’investigation Consortium News et réalisé des documentaires sur les tractations secrètes autour de la libération des otages en Iran (October Surprise), les narcotrafiquants politiques soutenus par l’administration US (Contra-Coca), l’influence grandissante de la secte Moon à Washington ainsi que l’ascension de la famille Bush et les manipulations électorales lors de l’élection 2000. Il est notamment l’auteur de Secrecy & Privilege : Rise of the Bush Dynasty from Watergate to Iraq et de Lost History : Contras, Cocaine, the Press & ’Project Truth’."

 Robert Parry*, Andrew Hughes, Allan Nairn, Roxana Tiron 

Sources :

Project Censored / Red Voltaire.
Traduction : Réseau Voltaire.

Nous remercions les contributions de :
Étudiant chercheur : Chris McManus.
Tuteur : Diana Grant, Ph.D., Sonoma State University.

 

[http://www.voltairenet.org:80/article167030.html



L'Irak en chiffre: du 08-10 au 01-11-2010



 

 

 

Tués

Blessés

 

 

 

 

 

Peuple irakien

12 + x

31 + x

 

 

 

 

 

Usboys/Autres boys + miliciens

x

X

 

 

 

 

 

Policiers, armée et collaborateurs & miliciens

40

36

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



3) Politique

a) des collaborateurs Irakiens

Confection d'un gouvernement fantoche

Irak: la foire d'empoigne parlementaire

   Les mois passent et les députés irakiens ne parviennent toujours pas à s’entendre sur les noms des personnalités qu’ils doivent élire : Président de l’Assemblée, Président et vice- présidents de la République, Premier ministre. Quelle que soit la triste figure de ce dernier, il devra ensuite choisir ses ministres sans vexer ceux qui l’ont élu. Mission impossible.

   Les candidats en lice : Iyad Allaoui, Nouri al-Maliki, Adel Abdel Mahdi ont beau manier la carotte et le bâton, quand ils approchent les 163 sièges nécessaires pour former un bloc parlementaire majoritaire,  pfuittt … des députés glissent entre leurs doigts, mécontents pour une raison ou une autre, achetés par un adversaire, par les Gardiens de la Révolution iranienne, par la CIA, ou faisant tout simplement monter les enchères.

A suivre…

http://www.france-irak-actualite.com/article-irak-la-foire-d-empoigne-parlementaire-58887851.html

Jeudi 14 octobre 2010

 

Moqtada al-Sadr fera-t-il capoter la candidature de Nouri al-Maliki ?

  L’échappée de Nouri al-Maliki en tête des candidats au poste de Premier ministre tourne à la course contre la montre.

Après son adoubement par Ali Khamemeï, Guide de la révolution iranienne, Al-Maliki devait bien se douter que son entretien avec Moqtada al-Sadr, le 21 octobre, à Qom, ne serait pas facile, mais il ne s’attendait certainement pas à subir une douche froide. Le Sayyed l’a reçu rapidement pour lui donner jusqu’à la fin du mois d’octobre pour former un gouvernement – ce qui est pratiquement impossible à réaliser -  comprenant des membres d’Al-Iraqiya, du Conseil Suprême Islamique (ISCI) et du Bloc kurde (1). Si ces conditions n’étaient pas remplies, a-t-il prévenu, le courant Sadr lui retirerait son soutien.

   A moins que Moqtada al-Sadr n’entende réintroduire dans la course les candidats arrivés les premiers au referendum qu’il a organisé en avril dernier (2) - Ibrahim al-Jaafari et son cousin Jaafar al-Sadr, fils de l’ayatollah Baqer al-Sadr, fondateur d’Al-Dawa - ce rebondissement remet en selle Adel Abdel-Mahdi, candidat du bloc chiite INA au poste de Premier ministre, et par voie de conséquence renforce Iyad Allaoui. Ces deux derniers dirigeants, apparemment opposés, ont des atomes crochus : ils étaient tous les deux baasistes dans les années 60.

   Le feuilleton électoral irakien doit donner le tourni aux Américains qui avaient ordonné à leurs forces spéciales, en 2004, de capturer Moqtada al-Sadr « mort ou vif » et qui l’ont inscrit, depuis, sur leur liste noire.

A peine James F. Jeffrey, ambassadeur des Etats-Unis à Bagdad, avait-il mis en garde Nouri al-Maliki contre la menace que représentait le Sayyed pour la démocratie en Irak (3), qu’il a appris qu’Iyad Allaoui, favori de la CIA et du MI6 britannique, et Moqtada s’étaient téléphoné à plusieurs reprises, ces derniers jours, pour parler de la formation du prochain gouvernement !

A suivre…

Notes :

(1) Allawi – Al-Hakim Alliance to be Announcement Soon, par Ma'ad Fayad (Asharq al-Awsat - 21/10/10) http://www.aawsat.com/english/news.asp?section=1&id=22737

(2) Moqtada al-Sadr et la « démocratie participative »
http://www.france-irak-actualite.com/article-moqtada-al-sadr-et-la-democratie-participative-48850603.html

 (3) Nouri al-Maliki : dernière ligne droite avant second mandat ?
http://www.france-irak-actualite.com/article-nouri-al-maliki-derniere-ligne-droite-avant-second-mandat-59278360.html

G. Munier/X.Jardez
Publié le 23 octobre 2010 avec l'aimable autorisation de Gilles Munier

Source : France Irak
http://www.france-irak-actualite.com/...


Les grandes manœuvres

Al-Maliki sur le chemin de Damas

Depuis qu’avec l’accord au moins tacite des Etats-Unis, l’Iran a renouvelé son soutien à Nouri al-Maliki et forcé Moqtada al-Sadr à le rejoindre, le Premier ministre sortant est en tête des postulants. Mais ce n’est pas sans remous. Le Sayyed parle de ligne rouge à ne pas dépasser si Maliki veut le garder dans son camp et des députés de l’Alliance de l'Etat de droit – son bloc électoral -  lui reprochent de s’être allié à un « criminel » ou à un « individu ingérable ». Les Kurdes veulent bien lui accorder leur soutien, mais en échange d’engagements écrits sur l’avenir de Kirkouk. Joe Biden, vice-Président des Etats-Unis, réclamant la constitution d’un gouvernement d’unité nationale, Maliki a mis de côté son amour propre pour aller à Damas demander conseil au Président Bachar al-Assad qu’il insultait il y a quelques mois.

   De l’autre côté de l’échiquier, la situation est tout aussi agitée. Iyad Allaoui, dont les Américains ont rogné les ailes, n’espère plus devenir Premier ministre, mais fait semblant. Il se serait bien consolé dans le fauteuil de Président de la République. Comme cela n’en prend pas le chemin, il se contenterait de la présidence du Parlement. Lui aussi a des difficultés à maintenir la discipline dans son camp : le Parti Tawafuq et la liste Irak unie – 10 députés à eux deux – ont constitué l’Alliance centriste irakienne pour négocier avec Maliki, leur entrée au gouvernement.

   Adel Abdel Mahdi, le petit dernier, ronge son frein. Son suivisme pro-iranien inconditionnel ne lui a été d’aucun secours et sa réputation de « candidat de la France » l’a plutôt desservi. S’estimant « en réserve de la République », il tente de se donner une image de candidat nationaliste et de rallier à lui les sadristes déstabilisés par le retournement tactique de Moqtada al-Sadr. Il espère tout de même être réélu vice-Président de la République. Tout dépendra en définitive des équilibrages concoctés à Téhéran.

A suivre…

http://www.france-irak-actualite.com/article-irak-la-foire-d-empoigne-parlementaire-58887851.html

 

Assad et Maliki scellent la réconciliation syro-irakienne.

Nb Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information..

 

Le président syrien, Bachar el-Assad, et le Premier ministre irakien sortant, Nouri al-Maliki, ont scellé hier à Damas la réconciliation de leurs pays. MM. Assad et Maliki ont convenu de la nécessité de la formation d'un gouvernement d'union nationale en Irak, tout en mettant l'accent sur le souci d'établir de meilleures et solides relations bilatérales. 

 Le président syrien, Bachar el-Assad, a appelé à la formation d'un gouvernement d'union nationale en Irak représentatif de l'ensemble des forces politiques, en recevant hier à Damas le Premier ministre irakien sortant, Nouri al-Maliki. La visite de M. Maliki marque la fin de plus d'un an de brouille entre les deux pays voisins, liée surtout à des questions de sécurité. M. Maliki, fort du soutien d'une coalition de partis chiites, multiplie les tractations en vue de sa nomination à la tête d'un nouveau gouvernement après sept mois d'impasse politique consécutive aux législatives de mars.

Après avoir reçu ces dernières semaines les principaux protagonistes de la scène politique irakienne, dont Iyad Allaoui, le grand rival de M. Maliki, le président syrien a appelé à « la formation d'un gouvernement d'union nationale, représentant toutes les composantes irakiennes », selon l'agence syrienne SANA. Il a affirmé la position de son pays « qui se trouve à égale distance de tous les Irakiens et appuie tout ce dont conviennent les fils de l'Irak ».

 De son côté, M. Maliki a, selon SANA, remercié M. Assad « dont le pays tient à aider les Irakiens à rétablir la sécurité et la stabilité chez eux et à préserver leur unité et celle de leur territoire ». Il a aussi souligné « le souci de la direction irakienne d'établir de meilleures et solides relations avec la Syrie dans tous les domaines », toujours selon SANA. Cité par un communiqué de son bureau à Bagdad, M. Maliki a dit « travailler à former un gouvernement équilibré, auquel chacun aura le sentiment d'appartenir. Les choses avancent dans le sens d'un réel partenariat entre tous les groupes ».

L'Irak et la Syrie avaient rappelé leurs ambassadeurs en août 2009, Bagdad ayant accusé Damas d'abriter deux commanditaires d'attaques qui avaient fait une centaine de morts et 600 blessés en août 2009 à Bagdad. Mais en septembre dernier, les deux voisins avaient convenu de rétablir des relations diplomatiques complètes, et l'ambassadeur d'Irak a repris dimanche ses fonctions à Damas. MM. Maliki et Assad ont aussi souhaité, selon SANA, « surmonter tous les obstacles entravant » la coopération politique, économique et commerciale bilatérale. Le dirigeant irakien devait également s'entretenir lors de sa courte visite avec son homologue syrien, Naji Otri.

Les divergences apparues entre Damas et Bagdad reflètent, semble-t-il, celles qui séparent, à propos de l'Irak, la Syrie, où M. Maliki se rend pour la première fois, et l'Iran, dont le président Mahmoud Ahmadinejad effectue sa première visite au Liban. La Syrie a adopté une approche plus conciliante avec l'Irak, avec lequel elle partage 600 km de frontière, depuis que M. Ahmadinejad a rencontré M. Assad à deux reprises au cours des dernières semaines. Selon Jihad Zein, commentateur chevronné du journal an-Nahar, l'Iran et la Syrie seraient parvenus à un modus vivendi laissant à l'Iran les mains libres en Irak en échange d'une plus grande marge de manœuvre de la Syrie au Liban, où tous deux soutiennent le Hezbollah.

http://www.lorientlejour.com/category/Moyen+Orient+et+Monde/article/674826/Assad_et_Maliki_scellent_la_reconciliation_syro-irakienne.html



Prisons, exactions & torture

Tarek Aziz en grève de la faim.

 L’ancien ministre des Affaires étrangères de Saddam Hussein a entamé une grève de la faim pour protester contre la peine de mort qui vient d’être prononcée contre lui par la justice irakienne, a-t-on appris auprès de son avocat Me Badie Aref.

Mardi, Tarek Aziz a été condamné à la mort par pendaison. Agé de 74 ans, l’ancienne vitrine de la dictature bassiste était jugée pour avoir participé à la répression contre les membres du parti al-Dawaa, dont le premier ministre actuel, Nouri al-Maliki est membre. Il a trente jours pour faire appel.

Le Vatican et la Russie ont appelé Bagdad à ne pas exécuter la peine capitale.

En France, des Irakiens bien en cour auprès du pouvoir à Bagdad cherchent à convaincre la justice d’épargner Tarek Aziz, qui est malade et déjà condamné à 22 ans de prison.

Mais « pour l’instant, on nous a répondu que ce serait difficile », précise l’un de ces Irakiens, lui-même victime de la répression sous Saddam Hussein, mais qui prône désormais la réconciliation entre communautés.

Pour que la peine capitale soit commuée, il faut que deux des trois membres du conseil présidentiel – composé du premier ministre, du président du Parlement et du président de la République – refusent de signer le décret d’exécution de la pendaison.

http://blog.lefigaro.fr/malbrunot/2010/10/tarek-aziz-en-greve-de-la-faim.html

 

Décès de l'ancien chef d'état-major de l'armée sous Saddam Hussein.

 L'ancien chef d'état-major de l'armée irakienne sous Saddam Hussein, le genéral Ibrahim Ahmad Abdel Sattar, condamné à la prison à vie, est mort jeudi d'un cancer dans un hôpital de Bagdad, a indiqué vendredi un porte-parole du ministère de la Justice.

"Il est mort hier tôt dans la matinée à l'hopital de Karkh d'un cancer", a affirmé à l'AFP Boucho Ibrahim.

Agé de 54 ans et appartenant à la même tribu des "Tikriti" que Saddam Hussein, Ibrahim Abdel Sattar avait été arrêté le 15 mai 2003 par les forces américaines, un peu plus de deux mois après l'invasion de l'Irak.

Chef d'état-major depuis 1999, Ibrahim Abdel Sattar était le valet de pique dans le jeu de cartes des chefs du parti Baas recherchés par les Américains.

Le 2 mars 2009, il avait été condamné à la prison à vie

Détenu dans un camp américain, le camp Cropper, Ibrahim Abdel Sattar avait été transféré en juillet 2010 dans la prison irakienne de Kazamiya.

Il s'agit du deuxième haut dignitaire de l'ancien régime mort en prison.

Le 2 décembre 2005, l'ancien Premier ministre irakien Mohammad Hamza al Zoubeidi était mort dans un hôpital militaire américain, sans que la raison de son décès ne soit connue.

(AFP / 29 octobre)


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