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03/11/2010

n° 504 - Irak : Médias et Manipulation de l'opinion - 02/11/10 - : Ben Laden par ci, Al Qaïda par là ...

 n° 505 - Irak : Médias et Manipulation de l'opinion - 02/11/10 - : Ben Laden par ci, Al Qaïda par là ...



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Irak : Médias et opinion

Manipulations et trucages

n° 504                                                      02/11/10

C.De Broeder & M.Lemaire



 


Le " Dossier d’Irak  " est visible  sur ...

a) sur mes blog : 

http://www.dhblogs.be/categories/International.html  http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

 

b) Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

c) Sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dir...

d) Sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

e) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 f) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :  

Tiré à part :

Ben Laden inculpé par les Etats-Unis ... mais pas pour les attaques du 11 Septembre

Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Vidéo : Ben Laden est mort ! 

1-2 Ben Laden par ci, Ben Laden par là ... et si ça se trouve, il est déjà dans l'au-delà !!

1-3 Manipulations et trucages de la Cia.

1-4 François-Bernard Huyghe :  Un ennui médiatique non dissimulé.

1-5 François-Bernard Huyghe  : Oussama, l’Ouma et le média.

2 Dossier & Point de vue

2-1  Tarek Aziz condamné à mort

2-2 Gilles Devers : Tarek Aziz condamné à mort : Les Français muets…

2-3 Mark Seddon : Tarik Aziz : bandit ou victime ?

2-4 L'ONU condamne la décision d'exécuter Tarek Aziz.

2-5 Il faut sauver Tarek Aziz et ses compagnons.

2-5 Tarek Aziz en grève de la faim.



Avant propos

Les militaires américains usent d’un terme générique- Al Qaida- pour désigner les résistants qui osent leur résister...



Tiré à part :

Ben Laden inculpé par les Etats-Unis ... mais pas pour les attaques du 11 Septembre
http://www.reopen911.info/11-septembre/ben-laden-a-nie-a-plusieurs-reprises-toute-implication-dans-les-attaques-du-11-septembre-et-il-n-est-toujours-pas-inculpe-par-les-autorites-americaines-pour-ces-attaques/
Hijack

Vendredi 29 Octobre 2010

http://www.alterinfo.net/Ben-Laden-terroriste-bon-teint-bon-oeil-exhibe-selon-les-besoins-_a51229.html



Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

1-1 Vidéo : Ben Laden est mort ! 
: Interview-confidence de Benazir Bhutto peu de temps avant son  assassinat : elle se sentait menacée par les services secrets pakistanais.
http://www.reopen911.info/video/benazir-bhutto-affirme-que-ben-laden-est-mort.html


1-2 Ben Laden par ci, Ben Laden par là ... et si ça se trouve, il est déjà dans l'au-delà !!

Depuis bientôt 10 ans, on nous le sort comme un guignol qu’on nous exhibe pour servir et valoir ce que de droit … Logiquement un guignol c’est pour faire peur certains enfants et en faire rire d’autres. On nous le montre dans une photo datant de plus de 12 ans, pouponné … paraissant jeune et en très bonne santé, alors qu’on le savait déjà vieillissant et en santé défaillante.

Hijack

Ben Laden par ci, Ben Laden par là ... et si ça se trouve, il est déjà dans l'au-delà !

Qu’on se le dise … B.L n’a jamais revendiqué les attaques du 11/09 !!!
Toutes les cassettes vidéos soit disant authentifiées l’ont été uniquement par
la CIA … et démenties par des experts indépendants.
Alors comme ça, B.L parle de
la France … wow !!! Chouette !!! On existe alors !!! Je n’en sais rien, s’il est mort ou vivant, maisprobablement mort ou alors réduit à l’état de SDF en planque, malade, plus vieux (on se permet de nous le présenter bien jouflu et en bonnesanté … parce qu’il le vaut bien ! … veulent-ils nous faire croire.
Les services secrets américains et autres, capables de suivre une mouche par satellite n’importe où sur la planète … échouent dès qu’ils’agit du dit terroriste bon teint bon œil, tous leurs moyens technologiques, humains ne parviennent pas à mettre la main dessus, même dans un dessin animé ça ne passera pas … mais pourtant, nos médias y croient … j’espère pour eux qu’ils tentent juste de faire peur, autrement, je les plains sincèrement.
Faire tout ce tapage avec des faux est méprisable …
la France passe pour une conne et les français pour des cons !
La vraie histoire de Ben Laden ne vaut pas plus que la version des guignols !
La cassette ben Laden vue par les Guignols
Vidéo : http://www.reopen911.info/video/la-cassette-ben-laden-vue-par-les-guignols.html


1-3 Manipulations et trucages de la Cia.

Le meilleur expert américain de Ben Laden est d’accord. Le Professeur Bruce Laurent, chef du département des études religieuses de Duke University, vient de publier un ouvrage avec les traductions des discours de Ben Laden. Il dit que le récent enregistrement est un faux et qu’ilest possible que Ben Laden ne soit même plus vivant.
Les enregistrements de Ben Laden truqués « vérifiés par
la CIA » ne sont pas une nouveauté. Chaque document supposé émaner de Ben Laden depuis 2001 s’est avéré être un faux de manière flagrante. La dernière fois que nous avons entendu parler du vrai Ben Laden était dans ses affirmations à des journalistes pakistanais après le 11 septembre : "J’insiste pour dire que je n’ai pas perpétré cet acte, qui apparaît avoir été perpétré par des individus avec leur motivation propre. ... J’ai déjà dit que je n’étais pas impliqué dans les attaques de 11 septembre contre les Etats Unis... Je n’avais aucune connaissance de ces attaques."
Puis le 13 décembre 2001, alors que George Bush pleurnichait au sujet "des théories conspirationnistes indignes" qui se propageaient comme un feu de broussailles, la première et la plus médiocre des cassettes où « Ben Laden parle d’outre-tombe » est apparue. La qualité du son et de l’image vidéo était horrible. La vidéo montrait un grand type avec une barbe noire, faisant une pâle imitation de la voix de Ben Laden, revendiquant une connaissance préalable, si ce n’est une responsabilité, des attaques du 11 septembre, et se réjouissant de leur succès. Le problème était que le grand type n’était clairement pas Ben Laden. Il pesait au moins 20 ou 25 kilos de plus, et les lignes de son visage étaient manifestement différentes.
Le " gros Ben Laden " était complètement ridicule, et je cherche encore à rencontrer un observateur avisé qui le considère authentique. (Si vous n’avez pas encore réalisé ça vous même, revenez en arrière, regardez les images vidéo comparez les aux autres images de Ben Laden.) Mais les médias ont laissé passer la supercherie sans poser les vraies questions : pourquoi le gouvernement des Etats-Unis agitait-il devant nos yeux cette confession manifestement fausse ?
C’est peut-être en raison de l’hilarité générale provoquée par le " gros Ben Laden " que le message d’outre-tombe suivant n’avait pas d’images ; c’était une cassette audio remise à Al Jaezira à l’automne 2002.

La CIA l’a authentifiée et a alors reçu une grande claque quand, en Suisse, les plus grands experts au monde en matière d’identification de la voix ont annoncé que "le message avait été enregistré par un imposteur."
Depuis lors, chaque message de Ben Laden a été également faux. Ils sont publiés à des moments où le régime Bush a besoin d’un coup de pouce et les médias américains s’accommodent bien de la supercherie. Vous rappelez-vous l’enregistrement de Ben Laden qui a fait les gros titres juste avant l’élection présidentielle de 2004 ? Si vous n’aviez pas réalisé que c’était un film publicitaire produit par
la CIA pour George Bush, j’ai quelques bons indices à vous vendre. Walter Cronkite [journaliste américain très respecté], bénie soit son âme, était d’avis que Karl Rove était derrière cette bande. Mais le reste des médias a simplement continué à prétendre que l’empereur avait été abusé.
Et la supercherie continue. Un précédent soi disant enregistrement de Ben Laden a été ridiculisé par le plus grand expert de Ben Laden aux Etats-Unis ; pourtant les médias américains continuent de maintenir un voile pudique sur les propos de Cronkite !

Le Professeur Laurent croit que ce faux enregistrement a été conçu pour détourner l’opinion mondiale du massacre horrible de civils pakistanais par un drone errant de la CIA.

Mais il peut avoir d’autres objectifs, plus sinistres : préparer l’opinion publique à une autre attaque de type 11 septembre orchestrée pour déclencher une attaque nucléaire israélo-américaine sur l’Iran.
http://www.bladi.net/forum/65317-cassette-ben-laden-manipulation-trucage-cia/


11-Septembre : les cailloux dans la chaussure
http://mobile.agoravox.fr/actualites/medias/article/11-septembre-les-cailloux-dans-la-81050

La falsification des prétendues vidéos d’Al-Qaida a été prouvée
Des résumés d’une présentation de Neal Krawetz, expert en informatique américain, à l’occasion de la « BlackHat conference » pour la sécurité informatique à Las Vegas le 3 août (http://blog.wired.com/27bstroke6/fi...) circulent actuellement dans quelques rares médias imprimés et surtout sur des sites web internationaux. Krawetz a présenté des preuves que les prétendues bandes vidéo d’Al-Qaida ont, en règle générale, été manipulées.
Les bandes vidéo d’Al-Qaida ont été retravaillées par l’entreprise américaine IntelCenter. A l’aide d’un exemple, Krawetz a montré comment le prétendu logo de l’émetteur d’Al-Qaida « As Sahab » a, tout comme le logo d’IntelCenter, été ajouté à cette bande vidéo de façon identique.
IntelCenter est une entreprise privée qui rend des « services » aux services secrets. L’entreprise collabore étroitement avec le Pentagone, son personnel se recrute surtout parmi les anciens collaborateurs des services secrets de l’armée américaine. L’année dernière déjà, le groupe anti-guerre états-unien « Prison Planet » avait prouvé qu’IntelCenter avait sous-titré des images d’Al-Qaida de l’an 2001 avec de nouveaux textes de l’an 2006.
Les jugements concernant le fait indéniable de ces falsifications diffèrent. Le 4 août, la junge welt a écrit : « Tout cela renforce le vieux soupçon que le Pentagone lui-même se cache derrière les menaces de l’Al-Qaida. Celles-ci ont toujours apparu à un moment où elles étaient d’une grande importance pour l’administration Bush. »
Il est intéressant qu’un rapport du site Telepolis du 7 août dénie cela en se référant, comme preuve, à une déclaration du porte-parole d’IntelCenter – un fait qui en dit long ! Le blog politique DaRockwilda a expliqué le 6 août pourquoi il n’était vraisemblablement pas possible qu’il existe une entreprise de production de bandes vidéo propre à Al-Qaida, vu le niveau technique des moyens de reconnaissance actuels des services secrets : « S’il y avait vraiment une organisation terroriste mondiale de l’envergure prétendue qui dispose d’une voie de communication quelconque vers l’Occident, pourquoi cette voie n’a-t-elle pas été découverte, identifiée et utilisée pour arrêter les leaders d’Al-Qaida ? Peut-être parce qu’Al-Qaida n’est qu’un fantôme de propagande des militaires bellicistes de Washington et d’autres capitales ? […] N’acceptez pas qu’on vous fasse croire que les pouvoirs publics sont capables de trouver le moindre petit « téléchargeur de musique », alors qu’ils n’accepteraient jamais qu’une agence de médias des terroristes puisse produire ses petits films en toute tranquillité. »
http://www.voltairenet.org/article150971.html


1-4 François-Bernard Huyghe :  L’homme théoriquement le plus recherché de la planète, suscite un ennui médiatique non dissimulé.

Ben Laden s’exprime et l’homme théoriquement le plus recherché de la planète, censé avoir produit le plus grave événement du nouveau millénaire, suscite quelque chose qui ressemble à un ennui médiatique non dissimulé.

 En deux cassettes audio, les premières depuis le printemps dernier, l’émir apparaît souriant (en image fixe, bien sûr), parle sur fond de séquences des inondations du Pakistan. Le thème qu’il développe (après plusieurs responsables d’Al-Qaïda) est la catastrophe climatique, sa solidarité envers les victimes musulmanes, la nécessité de créer un système efficace pour leur porter secours, la responsabilité des gouvernements qui préfèrent acheter des armes plutôt que protéger leurs citoyens, le réchauffement climatique qu’il déplore, son regret que le chef de l’État pakistanais ne se soit pas rendu sur place... Bref une suite de banalités, presque politiquement correctes, que n’importe quel journal pourrait imprimer.

Quelle que soit l’ampleur de la catastrophe (sans doute 1700 morts et des centaines de milliers de réfugiés) dans - il faut bien le dire – une relative indifférence des médias occidentaux, il y a un paradoxe. Et dans les propos de Ben Laden "écolo" (encore que ce ne soit pas la première fois qu’il se préoccupe de ces questions), presque altermondialiste dans ses diatribes contre les puissants. Et dans la façon dont sont accueillies les déclarations de l’homme qui sont supposées menacer le monde. Si l’on met de côté l’hypothèse selon laquelle la vidéo serait truquée, il y a là sujet à s’interroger sur le statut d’Al-Qaïda.

Au même moment, les annonces d’une reprise des activités de l’organisation se multiplient. Des responsables américains du contre-terrorisme annonçaient récemment que Ben Laden et les siens auraient pu jouer un rôle important dans un très vague projet d’attaques coordonnées contre la France, la Grande-Bretagne et l’Allemagne, "de style Mumbai", mais qu’une menace d’Al-Qaïda pour le Maghreb Islamique était peu vraisemblable sur le territoire européen. Nous sommes tentés de souscrire à la seconde partie de la proposition (une campagne dans le style de celle du GIA posant des bombes en France en 1995 ne semble pas cohérente avec la stratégie de prises d’otages). Quant à la première information, le complot dont on ne sait trop s’il est ou non déjoué... elle est plutôt invérifiable.

Au moment où nous écrivons, il est question d’un projet menaçant les Américains en Europe et dont la source aurait été découverte au Nord-Waziristan (la zone du Pakistan où pourrait être réfugié Ben Laden). Le même jour, autre source : des membres d’Al-Qaïda tenteraient de s’emparer de passeports occidentaux. Ou encore, on apprend que la Suède relève son niveau d’alerte.

Bref, un ensemble de renseignements vagues, le plus souvent de sources anonymes mais toutes alarmistes, converge. Elles aboutissent objectivement à redonner du lustre à Al-Qaïda dont beaucoup proclamaient le déclin et dont les dernières déclarations, guère suivies d’effet, ne donnaient pas l’impression d’un péril croissant. Comment interpréter ces indices ? Comme un montage occidental destiné à agiter l’épouvantail terroriste (comme on l’a dit à propos de la France) ? Ce serait un peu simple. Il se pourrait aussi que cela traduise la transformation d’Al-Qaïda en une poussière de groupes d’importance très diverses, n’ayant plus qu’un lien formel, purement nominal, voire publicitaire, avec l’organisation désormais mythifiée. Ou que des groupes (dans le Sahel, au Pakistan, les indications ne sont pas claires) pourraient décider de passer au stade supérieur et frapper au cœur du dispositif ennemi, en Europe par exemple.

La logique des réseaux et le système de la "franchise" du nom Al-Qaïda se développeraient dans le sens de l’éparpillement et de l’autonomie. La seule vraie question est : est-ce une bonne nouvelle ? Et un ennemi dispersé n’est-il pas plus difficile à combattre ?

François-Bernard Huyghe

François-Bernard Huyghe, chercheur associé à l’IRIS

Tous les droits des auteurs des Œuvres protégées reproduites et communiquées sur ce site, sont réservés.

Lundi 11 octobre 2010

Publié le 12 octobre 2010 avec l'aimable autorisation de l'IRIS.

Source : Affaires stratégiques
http://www.affaires-strategiques.info/...


1-5 François-Bernard Huyghe  : Oussama, l’Ouma et le média.

extrait

Le diplomate américain Richard Holbrooke se demandait : « Comment se fait-il qu’un type dans une caverne puisse gagner la bataille de la communication contre la première société de l’information au monde ? » .

Le type en question s’est fait metteur en scène de l’événement le plus filmé de l’histoire, le 11 Septembre. Il est vedette d’un feuilleton où les cassettes scandent ses réapparitions sporadiques. Son visage est reproduit à un nombre d’exemplaires que seules surpassent les icônes de Che Guevara.
Bref, Oussama ben Laden apparaît à beaucoup comme un grand communicateur capable d’employer contre l’Occident l’instrument sur lequel celui-ci comptait pour séduire le reste du monde : ses écrans. Il est tentant de pousser le paradoxe plus loin : ainsi les spécialistes du renseignement auraient donné à Al Quaïda le nom de code de « Disneyland ».

Comme Disneyland l’organisation possède des succursales indépendantes dans le monde entier.

Et, comme à Disneyland le personnel porte des masques et emprunte des identités.
Peut-on discerner dans l’action d’Al Quaïda une logique médiatique qui reflète sa spécificité stratégique ou idéologique ?

Ou pour élargir la question : la mouvance jihadiste représente-t-elle quelque chose de radicalement nouveau par rapport à la vieille « propagande par le fait » ?

Première caractéristique d'el Quaïda : sa façon de gérer sinon ses droits d'auteur, du moins sa signature. Pour une large part, ceci reflète l'ambiguïté même de l'organisation et de sa nature. D'autres en ont traité avec plus de pertinence : organisation, nébuleuse, « franchise », mythe médiatique ? La désignation el Quaïda recouvre suivant le cas une structure quasi sectaire autour de chefs historiques (dont ben Laden n'est pas forcément le principal), des organisations relativement autonomes mais s'associant pour des objectifs communs et « mutualisant » une part de leur expertise et de leur intendance, et enfin des jihadistes, chacun impliqué dans sa lutte endogène mais se réclamant de cette appellation globale et symbolique, pour des raisons quasi publicitaires. Ainsi, que faut-il vraiment entendre par « un attentat commis par el Quaïda » ? …

Mises en image

Ce constat nous renvoie directement à la seconde caractéristique : le « style » de ben Laden. Il est difficile à bien apprécier, dans la mesure où les versions des interventions diffusées par les médias sont généralement allégées de tout ce qui paraît trop lyrique, redondant ou incompréhensible à un public occidental. Or c'est justement ce hiatus qui est significatif. Il est important de bien apprécier cette façon d'interrompre le cours de son explication pour réciter un poème, de raconter un rêve prémonitoire ou de se référer à une fable, la multiplication des rappels historiques et théologiques, le souci constant de se justifier en droit islamique, l'habitude de faire un commentaire sur le sens d'un mot en arabe classique.... Le propos de ben Laden est imprégné de rhétorique arabo-musulmane archaïque, et sa façon d'employer l'image n'est pas moins significative. Il a beaucoup été écrit sur son goût sans doute un peu narcissique pour la mise en scène. Visiblement, il gère ses rares apparitions avec soin. Héroïsé, esthétisé, toujours dans une attitude noble et simple, le ben Laden des icônes, en tenue de guérillero, est aussi soucieux du décor de ses apparitions. Montagnes et désert comme arrière-plan, présence d'autres chefs d'el Quaïda assis devant une grotte et évoquant les compagnons du prophète pendant l'exil, dépouillement extrême des accessoires, où la Kalachnikov est la seule concession à la modernité tout contribue à rendre évident le message adressé aux musulmans : son combat est le prolongement de celui grands prédécesseurs mené dans un temps mythique, le Prophète et ses compagnons. C'est l'éternel affrontement des mêmes contre les mêmes : el Quaïda incarne l'Islam dans sa continuité. La catastrophe de 1258, lorsque le califat de Bagdad fut renversé par les Mongols, a des conséquences aujourd'hui.

Ben Laden s'inscrit dans la transmission à travers le temps plutôt que dans la communication à travers l'espace. Il joue plus sur les repères identitaires que sur l'universalité supposée des images médiatiques. Il tire vers le haut, c'est-à-dire vers un affrontement métaphysique, l'interprétation de son action que son adversaire voudrait tirer vers le bas : la barbarie, la haine de la liberté. Il parle d'abord aux siens en réactivant des codes qui échappent à l'Occidental. Pour ce dernier, le message prendra la forme plus explosive du défi symbolique ou de l'humiliation emblématique : l'attentat.

Troisième élément, donc : l'attentat vaut proclamation. Sur un plan religieux, il implique un double sacrifice. L'auteur de l'attentat transforme son corps en arme et en message à la fois, prouvant sa foi et gagnant son salut. Il a surtout le sacrifice des victimes. Leur mort prend, à son tour, un double sens. D'une part, elles ne sont pas « innocentes » d'un point de vue théologique (elles participent à un titre ou à un autre de l'Occident honni ou en sont complices). D'autre part, le choix de chacune apporte un enseignement aux vrais croyants : les Twin Towers « incarnent » le pouvoir insolent de l'argent et de l'impérialisme, un navire les agressions armées américaines, une boîte de nuit à Bali la dépravation occidentale, une église, les croisades. Une cellule présumée d'el Quaïda installée à Detroit et détruite en Novembre 2002 aurait filmé les objectifs auxquels elle comptait s'attaquer : le Grand Hôtel MGM, un casino à Las Vegas et le symbole ultime de l'Amérique : un parc Disneyland . Mais l'Occident imaginaire que combattent les jihadistes inclut aussi les régimes « collaborateurs » comme celui d'Arabie Séoudite. Cette logique a été poussée à son extrême par certains groupes algériens qui ont décrété takfir (anathème, digne d'être tué) leur propre peuple dans son ensemble, puisqu'il ne se révoltait pas contre le régime apostat d'Alger. Bref Occident est l'autre nom du monde : c'est une entité dont la périphérie est partout et le centre nulle part. En tous lieux il s'exhibe, et à chaque endroit il offre des cibles. Leurs choix par les islamistes révèlent le caractère illimité, métaphysique, de leur hostilité envers notre monde, mais autorisent aussi une stratégie souple : frapper des objectifs accessibles, au centre ou à la périphérie, des cibles « molles » (soft targets en jargon du Pentagone) ou plus dures au gré de leur vulnérabilité. Par ailleurs, les pertes subies par le camp « des juifs et des croisés » constituent une compensation quasi numérique pour les musulmans innocents qui souffrent et meurent tous les jours. En ce sens l'acte terroriste est suffisant et justifié en lui-même : il porte sa récompense dans l'obéissance aux décrets divins et dans sa conformité à une nécessité de réparation et d'humiliation.

Comment faire passer ces notions complexes auprès du « public » d'el Quaïda ? Pour résoudre cette question pédagogique, les mouvements jihadistes (et pas seulement el Quaïda) ont inventé un véritable genre, une variante particulière de la mort-spectacle : les « cassettes testaments ». Les candidats au martyre y expliquent leur acte. Cette mission pédagogique revenait dans le terrorisme antérieur au communiqué vengeur de revendication après-coup. La mise en scène du prêche (armes, bandeaux, Corans, affiches ou slogans dans le décor), de face et en plan fixe donne à ce nouveau genre de téléréalité un côté presque ritualisé. Plus inventive que ses cons ?urs, l'organisation el Quaïda a produit un chef-d' ?uvre de kitsch macabre avec les cassettes où les auteurs de l'attentat du 11 Septembre récitent leur texte avant, tandis que le montage fait apparaître les tours brûlant pendant et que le commentaire en tire la leçon après. On sait que circulent dans les mosquées et madrasas des images sanglantes (exécution de D. Pearl ou d'otages des isalmistes tchétchènes, soldats algériens égorgés par le GIA). De telles images, selon nos critères, devraient révéler toute l'horreur du terrorisme dont nous disons rituellement qu'il « frappe des victimes innocentes ou désarmées ». Or ces décapitations ou autres horreurs représentent, vues à travers la grille adverse, et malgré l'aversion de principe du Coran envers les images, des représentations exaltantes, des exemples à imiter, des instruments légitimes pour répandre l'amour de Dieu. Ce ne sont pas seulement deux camps qui s'affrontent ; ce sont deux façons de voir le monde, ou plutôt deux regards qui excluent l'existence d'un monde partagé. Nous pensions que les médias véhiculaient un imaginaire commun, que les industries culturelles planétaires fabriquaient un type d'homme, consommateur d'images pacifié et repu. Et nous redécouvrons combien les idéologies et les cultures font obstacle à l'unification de la planète par les médias et les marchandises.

Vecteurs de la terreur et canaux de la foi

Quatrième constat : le mouvement jihadiste ne se contente pas de la stratégie du parasitage. Certes, il oblige les médias adverses à véhiculer son message, dans la mesure où ils ne peuvent taire les actes terroristes. Comme ses prédécesseurs, l'islam activiste fait donc des médias les vecteurs de la terreur et les amplificateurs des frappes symboliques du faible contre le fort. Surtout, le faible se dote de ses propres médias concurrents ou exploite des moyens de communication alternatifs. Là non plus, ce n'est pas une innovation absolue : tout groupe activiste compte peu ou prou sur des médias propres pour s'adresser à ses sympathisants. Ses messages peuvent, suivant le cas, se propager par un émetteur radio clandestin, par des tracts, par des cassettes sonores distribuées sous le manteau comme en Iran ou par des ballades irlandaises chantées dans les pubs, ou par une U.R.L ? La mouvance islamiste dont on a souvent dit qu'elle mène une guerre en réseaux comprend aussi le rôle des réseaux de communications et les pouvoirs de la technologie.

L'emploi d'Internet par el Quaïda a suscité quelques phantasmes : les sites islamistes étaient accessibles à tous, des messages secrets transitaient par le Web, les terroristes passaient leurs instructions sur la Toile ? De là à déduire que le grand réseau qui devait symboliser le village global était devenu un champ de bataille numérique, il n'y avait qu'un pas. Après examen, il faut peut-être en rabattre. Ainsi il est impossible de vérifier les bruits selon lesquels el Quaïda utilisait des logiciels de cryptologie sophistiqués ou maîtrisait l'art de la stéganographie . En l'occurrence ce procédé aurait consisté en dissimulation d'un message réduit à un pixel presque invisible de telle façon que seuls les initiés sachent où les discerner sur une image qui paraîtrait innocente à toute personne non prévenue. Beaucoup de légendes ont couru qui n'ont jamais été confirmées : ben Laden préparait une cyberattaque contre les réseaux financiers mondiaux avec une brigade de pirates d'élite -- les cavernes de Tora Bora contenaient des salles d'informatique évoquant les bases secrètes high tech que James Bond fait exploser à la fin de chacun de ses films. Quant aux sites islamiques, leur existence est indéniable. Ainsi, il n'est pas très difficile, en quelques clics d'apprendre « comment s'entraîner pour le jihad » en français, texte précédé d'une mention assez hypocrite où les responsables du site déclarent inciter à aucune action illégale. Il n'est pas non plus très compliqué de trouver des propos enflammés sur l'affrontement entre islam et croisés. Pour autant, il ne faut pas espérer entrer en contact avec el Quaïda avec un bon moteur de recherche, ni croire que ben Laden recrute par écrans interposés. Tout d'abord parce que la vie des sites islamiques, plus que tous les autres, est éphémère et aléatoire. Entre disparitions, attaques de hackers anti-islamiques ou de services plus officiels, transferts d'adresse pour échapper à la répression, ennuis judiciaires, il est rare qu'ils durent, sans même parler de l'hypothèse de sites « pots de miel » destinés à ficher les sympathisants. D'autre part, les réseaux de soutien au terrorisme, s'ils utilisent Internet, ont l'intelligence de s'entourer de quelques précautions. Il y a un gouffre entre la vitrine publicitaire accessible à tous et l'usage d'Internet par des gens parlant la même langue, fréquentant les mêmes mosquées, se connaissant souvent personnellement, etc. et qui peuvent éventuellement se passer de bouche à oreille une URL. Mais la communauté plus ou moins organisée préexiste au média. Qu'il s'agisse d'el Quaïda ou de n'importe quel autre groupe activiste, ou terroriste, Internet peut servir à des fonctions alternatives. Mais elles étaient auparavant remplies par d'autres supports. Cela n'implique en rien que la révolution numérique ait encore bouleversé le terrorisme ou que le cyberjihadisme soit un concept qui bouleverse la réflexion stratégique.

Le cathodique et l'islamique

Le vrai changement réside bien davantage dans l'apparition des télévisions d'information continue en arabe, et, bien sûr, de la plus importante, el Jazira , vite considérée comme la CNN du monde arabe. Lancée en 1996 par le petit émirat du Qatar, qui souhaitait de se doter d'un instrument d'influence face à son puissant voisin séoudien, elle s'est vite fait une réputation de « poil à gratter » des régimes du Moyen-Orient. Ils s'en plaignent souvent et en ferment sporadiquement les bureaux. La chaîne qatarie irrite par son approche incroyablement pluraliste suivant les critères locaux (pluraliste suivant les critères locaux, car il est évident que les éditorialistes proaméricains ou sionistes ne sont pas très nombreux sur cette chaîne, surtout si l'on compare à Fox News). Mais des millions de spectateurs (sans doute plus de 35 dans le monde musulman) ont été étonnés par sa façon de refléter les critiques des régimes locaux, par sa manière de donner la parole à des points de vue différents, voire par sa décision d'accueillir des Israéliens ou des Américains sur ses plateaux. Powell, Rumsfeld et Condoleeza Rice y ont trouvé des tribunes pendant la guerre d'Afghanistan, sans compter l'ambassadeur U.S. Christopher Ross, capable de riposter sur les antennes à ben Laden en bon arabe et dans les deux heures.

Si el Jazira n'est en aucune façon -- et personne ne le prétend -- « télé ben Laden », elle a été vraiment connue en Occident le jour où elle a diffusé sa première cassette préenregistrée, le 7 Octobre 2001, à l'heure même où tombaient les bombes US sur l'Afghanistan. Dans l'hystérie médiatique de l'urgence, les autres télévisions furent obligées de suivre et de reprendre les propos de l'émir. L'effet de surprise de cette riposte -- images contre bombes ou K7 contre B52 -- semblait instaurer une nouvelle règle du jeu. Désormais il n'était plus question de jouer à trois : terrorisme - Occident - médias planétaires (soumis au second même si parfois parasités par le premier), mais à quatre avec des médias arabes.

Poureal Quaïda, la télévision du Qatar se prête d'abord à une stratégie directe : diffuser des messages. Ceux-ci seront vite partiellement censurés : sous le douteux prétexte qu'ils pourraient contenir des instructions secrètes, les USA obtiennent vite qu'ils ne soient plus diffusés sans examen préalable, dans leur intégralité et sans commentaire critique. Par ailleurs, il faut relativiser l'importance des interventions de ben Laden. Le 20 décembre 2003, la station de télévision el Arabiya, rivale d'el Jazira diffuse une cassette présumée de lui. Il fustige comme retour à « l'âge de l'ignorance » (c'est-à-dire la mentalité d'avant la révélation islamique) la convocation d'assemblées législatives (allusion à la Loya Jirga en Afghanistan et à la future assemblée en Irak), alors que seul le Coran doit être la loi. Il précise même que toute « solution démocratique et pacifique avec les gouvernements apostats » constituerait une offense à Dieu. La veille, sur el Jazira, Ayman el Zaouahri considéré comme le n°2 d'el Quaïda (et qui pourrait bien en être le numéro un) annonçait que les combattants de l'Islam après l'Afghanistan poursuivraient partout les Américains et leurs alliés. Ces apparitions faisaient suite à l'envoi de cassettes sonores à el Jazira en Octobre et aux images muettes, diffusées en Septembre : ben Laden marchant dans les montagnes en tenue de combat, comme pour prouver qu'il était toujours vivant. Si l'on ajoute ces documents aux cassettes audios de ben Laden depuis le 11 Septembre 2001 (moins d'une dizaine) et à deux ou trois séquences filmées , il est difficile de croire qu'il s'exprime comme il le veut sur les chaînes arabes. Il est aussi douteux qu'il dispose de moyens d'enregistrement très sophistiqués à en juger par la faible qualité des bandes. Certes, il est désormais impossible d'empêcher un ben Laden de toucher des millions de gens en envoyant un simple enregistrement à la bonne adresse. Mais l'essentiel n'est pas là. L'intérêt stratégique d'el Jazira est surtout indirect : c'est sa capacité à montrer la réalité du monde arabe, qu'il s'agisse de la violence en Palestine ou de la guerre en Irak, et d'en proposer une autre vision. Cela produit un double glissement, de point de vue -- du bombardier au bombardé, plongée, contre-plongée par exemple -- mais aussi changement de code puisqu'il reflète une culture différente de la nôtre qui se croyait universelle parce que prédominante. El Jazira peut montrer des morts afghans et irakiens, des dommages collatéraux, des prisonniers US humiliés, de telle façon que ces images ne puissent pas être ignorées par les autres médias. Et cela en dépit de quelques tentatives maladroites d'en interdire la diffusion, par exemple en arguant qu'il serait contraire à la convention de Genève de montrer le visage de prisonniers. Le danger de cette source d'images concurrentes est très vite apparu aux Etats-Unis : si el Jazira n'est pas un arme du terrorisme, elle est devenue une cible de la « war on terror ». Durant l'offensive contre l'Irak, entre correspondants de guerre intégrés (embedded) et reporters coincés dans un hôtel de Bagdad, el Jazira était quasiment la seule source d'images alternatives. Avec la fermeture de ses bureaux de Kaboul, le bombardement de ses locaux à Bagdad, la « bavure » qui a frappé un présentateur-vedette de la station constituent autant d'avertissements de Washington pour marquer jusqu'où la chaîne qatarie pouvait aller trop loin.

Conclusion

La relation entre el Quaïda et les médias reflète surtout un aspect idéologique et historique.
 Idéologique : par l'ampleur et l'universalité de ses buts (convertir la Terre, réparer les torts faits aux musulmans depuis 1258, gagner une guerre mondiale contre l'hyperpuissance des juifs et des croisés ?), par sa logique messianique, par sa volonté de réactiver un passé idéalisé, celui du vrai Islam, el Quaïda opte visiblement pour l'identité mythique contre l'identité réelle ou organisationnelle, pour employer les catégories exposées plus haut. Elle vise au-delà de la politique, une fin mystique, qui exclut toute victoire au sens classique (renverser ou faire céder un État adverse). Son discours de combat et de prédication, clos et répétitif, exhorte à la lutte et proclame l'anathème. En cela, il ne se compare pas au discours stratégique des autres groupes terroristes, qui se module en fonction des phases de la lutte et qui, d'une certaine façon, provoque à un dialogue avec l'adversaire, ne serait-ce que pour le contraindre. La parole d'el Quaïda (souvent énoncée sous forme de fatwas, des avis interprétant la loi) est faite pour être reprise, commentée, véhiculée par des réseaux de croyants. Le reste est quasiment un bénéfice collatéral. Bien sûr, ses chefs ne sont pas stupides : ils réalisent parfaitement l'effet perturbateur du mythe d'el Quaïda véhiculé par les médias occidentaux, des vraies et fausses alertes, de la confusion, de l'attente de la prochaine frappe ? Peut-être même sont-ils secrètement enchantés de l'exploitation qu'en font les néo-conservateurs pour justifier la guerre préemptive ou pour menacer tel pays musulman. Ce faisant l'adversaire illustre leurs thèses : il y a l'Occident et eux qui sont la conscience de l'Ouma.

Mais le phénomène a une dimension historique : après le 11 Septembre, el Quaïda a atteint au statut d'ennemi principal. Ses adversaires eux-mêmes proclament qu'après ce crime inaugural, plus rien ne sera comme avant : l'unique but de leur action sera d'éviter la répétition d'un acte d'une ampleur comparable. Dans l'attente de deux images. Ou bien le « n°2 », l'attentat qui surpassera celui du 11 Septembre. Ou bien l'image de ben Laden mort, capturé, saddamisé. À ce stade, les jihadiste peuvent se contenter de rappeler leur existence, d'où leur stratégie d'apparition furtive. Cela suffit pour servir de catalyseur à tous les ressentiments et à toutes les craintes. L'idée jihadiste se propage par sa propre dynamique au-delà de l'organisation et de son discours. Vouloir, comme le font les Américains, gagner « les c ?urs et les esprits » par les médias, c'est peut-être avoir une bataille de retard. Entre obstacles culturels et scepticisme de masse, les médias révèlent leurs limites. Il y a deux mondes hermétiques, deux autismes qui s'affrontent.

François-Bernard Huyghe

http://www.vigirak.com/article.php3?id_article=164



2 Dossier & Point de vue

Ndlr :  la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

2-1  Tarek Aziz condamné à mort

La Haute cour pénale irakienne a condamné à mort mardi l'ancien vice premier ministre de Saddam Hussein Tarek Aziz, 74 ans, pour son rôle dans l'élimination des partis religieux, a rapporté la télévision d'Etat irakienne.

Tarek Aziz, l'homme fréquentable du régime de Saddam Hussein

Condamné à mort mardi pour la première fois par la justice irakienne, Tarek Aziz était la personnalité "fréquentable" du régime de Saddam Hussein, son visage humain.

Ce chrétien chaldéen, né le 6 janvier 1936 dans une famille modeste de la région de Mossoul, dans le nord de l'Irak, s'était rendu à l'armée américaine en avril 2003, quelques jours seulement après l'intervention militaire anglo-américaine.

Il avait déjà été condamné en 2009 à 15 ans de prison pour avoir ordonné en 1992 l'exécution de dizaines de commerçants qui enfreignaient le contrôle des prix, puis à sept ans de prison pour la déportation de Kurdes dans le Nord.

Il écope cette fois de la peine capitale, en compagnie d'un ancien ministre de l'Intérieur et d'un ex-secrétaire particulier de Saddam Hussein, pour "crimes visant à éliminer des partis religieux" d'Irak avant 2003.

De santé précaire et victime d'une attaque en janvier dernier, Tarek Aziz avait été ministre de l'Information de Saddam Hussein dans les années 1970, puis promu membre du Conseil de commandement de la révolution en 1977 et vice-Premier ministre en 1979.

Fidèle parmi les fidèles de Saddam Hussein, cet intellectuel à grosses lunettes maîtrisant parfaitement l'anglais a été sur le devant de la scène durant les trois conflits ayant impliqué l'Irak depuis trente ans.

STATURE INTERNATIONALE

Lors de la guerre Iran-Irak de 1980-88, il a grandement contribué à obtenir le soutien des Occidentaux des Etats-Unis notamment face à la République islamique naissante de l'ayatollah Ruhollah Khomeinei.

Lors de la crise qui a suivi l'invasion du Koweït par l'Irak en août 1990, il a peaufiné sa stature internationale en tant que chef de la diplomatie irakienne, faisant preuve de talents éprouvés de négociateur et d'une grande maîtrise de ses nerfs.

Quelques jours avant l'invasion américano-britannique de mars 2003, Aziz, alors vice-Premier ministre irakien, mettait en garde les forces de la coalition, le pistolet à la hanche.

"Moi, comme la courageuse direction irakienne, sommes nés en Irak et mourrons en Irak, que ce soit en martyr, ce qui est un grand honneur, ou de cause naturelle", assurait-il alors.

A la veille de l'invasion, le 19 mars 2003, il était encore apparu publiquement pour démentir qu'il ait été tué ou qu'il ait fait défection. Ce diplomate de métier devait toutefois se rendre quelques jours plus tard.

Il a été l'un des premiers compagnons de route de Saddam Hussein, dès les années 1950, lorsque le Parti socialiste panarabe Baas s'efforçait de renverser la monarchie soutenue par la Grande-Bretagne. Mais il n'était toutefois classé par Washington qu'en 43e position sur la liste des personnalités irakiennes les plus recherchées.

Sa longévité auprès de Saddam Hussein, qui en avait fait son bras droit, s'explique par sa confession chrétienne, qui, dans un pays très majoritairement musulman, excluait qu'il puisse un jour faire de l'ombre à Saddam Hussein.

David Cutler, Marc Delteil pour le service français, édité par Gilles Trequesser

AFP

26/10

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20101026.REU2678/tarek-aziz-l-homme-frequentable-du-regime-de-saddam-hussein.htm


2-2 Gilles Devers : Tarek Aziz condamné à mort : Les Français muets…

Tarek Aziz, hier condamné à mort, était le grand ami de la France. Les dirigeants politiques français de tout bord l’ont  lâché, et s’apprêtent dans la plus grande indifférence à le voir mourir.

Je dois donc un peu leur rafraichir la mémoire.

Le truc s’appelle « Haute cour pénale », mais c’est une association de guignols. Hier, elle a condamné à mort Tarek Aziz, l'ancien ministre des affaires étrangères de Saddam Hussein. Motif : son rôle dans « l'élimination des partis religieux » d’après la très indépendante télévision d'Etat irakienne. Une question que Tarek Aziz n’a jamais eu à traiter. Pour dire simple : il n’existe ni acte d’accusation digne de ce nom, ni preuve, ni droits de la défense, ni jugement répondant au minimum des standards.

La cartel des indignés franchouillards - Libé, Elle et BHL - va bientôt réagir, et très vivement, pas de doute. 

Tarek Aziz, c’était le numéro 2 du régime, et ce chrétien laïc était reçu comme le plus précieux des amis par les dirigeants politiques français. Lors de la guerre Iran/Irak, en 1984, ce grand diplomate avait réussi à rétablir les liens entre l’Irak et les Etats-Unis, alors dirigés par l’acteur de cinéma Ronald Reagan. On connait la suite, et le combat contre l’empire du mal… 

En avril 2003, il s’était rendu aux troupes US. Le voici à ce jour massacré par des sanguinaires.

En France, tout le monde sait tout, mais personne ne dit rien.

Chirac avait refusé la guerre contre l’Irak, et nous lui en sommes tous reconnaissants, même  s'il faut se replacer dans le contexte de l’époque, avec les liens politiques et économiques entre la France et l’Irak. Aujourd’hui, ils sont tous muets. Tiens, à l’époque ils étaient tout sourire pour les amis irakiens

Vidéos

http://www.dailymotion.com/video/xqxpt_amis-de-30-ans_news

http://www.ina.fr/video/I04085491/nouveau-voyage-du-premi...

http://www.dailymotion.com/video/xohpn_saddam-hussein-un-...

http://www.ina.fr/politique/presidents-de-la-republique/v...

La violence des US a tout brisé, et l’Irak démocratique de Bush et d’Obama est directement placé dans la main des dirigeants iraniens…

Ce qui n'empêche pas les mêmes de nous seriner avec leurs ritournelles anti-iraniennes. Des nullards, qui font semblant de diriger le monde, mais qui ne sont que les sous-fifres gracieux des intérêts économiques qui les financent.

Rappelons-nous du nom de Tarek Aziz. Il mérite sans doute quelques années de prison, mais il est devenu le symbole de la prétention inconstante de nos dirigeants.

S’il y avait en France un seul homme politique qui ait un peu de cran, il demanderait demain un permis de visite pour aller voir ce grand ami de la France, placé dans le couloir de la mort par l’alliance des criminels et des lâches.

Gilles Devers

Source : Le blog de Gilles Devers
27 octobre

http://lesactualitesdudroit.20minutes-blogs.fr/...


2-3 Mark Seddon : Tarik Aziz : bandit ou victime ?

La décision de prononcer la peine de mort contre Tariq Aziz a causé un émoi dans la communauté internationale.

De tous ceux qui le félicitaient au début des années 80, lors de la guerre contre l’Iran, pas un ne lèvera le petit doigt pour aujourd’hui lui épargner la peine de mort.

Qu’est-ce qui se cache derrière la décision par le Haut tribunal irakien de prononcer une sentence de mort contre Tariq Aziz, longtemps ministre irakien des affaires étrangères et numéro deux après Saddam Hussein ?

La décision a provoqué une onde de choc dans le monde, en grande partie parce que cette condamnation a tout l’air d’une vengeance.

Le Haut tribunal irakien a pris ce qui est une décision inhabituelle en annulant un jugement antérieur. Pour Tariq Aziz, sa peine de 27 années de prison a été ramenée à quelques de mois par sa condamnation à mort. Aziz a maintenant été jugé coupable de « persécution des partis islamiques », dont les dirigeants ont été assassinés, emprisonnés ou contraints à l’exil.

L’une des principales cibles de Saddam Hussein a été - selon le tribunal irakien - le parti islamique Dawa de l’actuel Premier ministre Nouri al-Maliki, un chiite. On peut supposer qu’il y avait suffisamment de preuves pour d"montrer que Tariq Aziz était impliqué dans cette persécution, et si oui, nous pouvons être à peu près certains que la volonté de le châtier a en effet joué un rôle dans sa condamnation à mort.

Quelle ironie que de nombreux gouvernements occidentaux semblaient si contents du régime de Saddam qui à l’époque, réprimait les partis islamiques. Mais n’attendez rien, il semble assez peu probable qu’il y ait des appels à la clémence venant de Washington et de Londres.

Tariq Aziz est bien entendu un chrétien chaldéen. Ceux-ci, avec les chrétiens assyriens ont terriblement souffert depuis la guerre, plus de la moitié d’entre eux étant aujourd’hui en exil. Être le seul chrétien dans une dictature laïque d’un parti Baas a été un facteur apparemment exploité par Saddam, avec des menaces à peine voilées de temps en temps pour la famille d’Aziz. Je me souviens, alors que j’étais en Irak, avoir entendu dire que Aziz craignait Saddam et qu’il n’était que trop conscient de la fragilité de la sécurité de sa famille. Ce qui n’est pas pour excuser Aziz d’avoir « suivi les ordres », mais cela peut d’une certaine façon expliquer pourquoi Aziz est resté à Bagdad, même quand il eétait devenu évident pour lui, si ce ne l’était pas pour Saddam, que l’Amérique et la Grande-Bretagne était très sérieux au sujet d’une invasion.

Il se disait même à l’époque que  Aziz jouait un double jeu vers la fin - ce qui a été très certainement mon avis quand il a été incarcéré pour la première fois, la guerre terminée. J’attendais vraiment qu’il soit libéré dans cinq ans et qu’il se retire dans une petite maison à Beyrouth.

J’ai séjourné à deux reprises en Irak juste avant le début de la guerre. Je me souviens d’Aziz dans le hall de l’hôtel Al Rasheed à Bagdad, en présence de l’ultra-nationaliste russe Vladimir Jirinovski et du leader autrichien d’extrême droite, Jorg Haider. Pour finir, ma demande d’interview a payé. J’ai été emmené au ministère des Affaires étrangères dans une limousine opaque dans un parking souterrain, puis j’ai emprunté un ascenseur pour arriver dans une large corridor. Aziz était assis seul dans un grand fauteuil, des drapeaux irakiens à sa gauche et à sa droite, fumant un très grand

cigare. Il m’a dit : « j’ai rencontré votre M. Heath et Mme Thatcher, mais pas votre M. Blair ».

« S’il vous plaît, dites à M. Blair que nous n’avons pas d’armes de destruction massive en Irak », m’a dit Aziz. « S’il vous plaît dites-lui qu’il est le bienvenu pour venir ici, ou envoyer quelqu’un qui souhaite voir par lui-même. » Je ne savais pas à quel point l’offre d’Aziz était importante, d’autant plus que chaque tentative au cours de la semaine précédente pour être autorisé à visiter les sites identifiés par les services secrets occidentaux comme contenant des armes de destruction massive, avait été rejetée avec des excuses de plus en plus discutables.

Mais après avoir interrogé assez longuement Scott Ritter, l’ancien chef de l’équipe de l’UNSCOM pour les inspections, j’étais presque sûr que Aziz a dit la vérité sur les armes de destruction massive quand il affirmé que l’Irak n’en disposait pas. À l’époque, j’étais aussi un membre élu du Comité exécutif du Parti travailliste britannique, et j’ai donc pu passer le message à Tony Blair, qui m’a regardé d’un air interrogateur. Il a ensuite fait une plaisanterie avec le ministre des Affaires étrangères, Chris Mullin, disant que « les Irakiens doivent être aux abois, s’ils se mettent à parler avec Mark Seddon ».

Quelques mois après la fin de la guerre, j’ai commencé à me demander ce qui était arrivé à Tariq Aziz. Après tout, il s’était rendu aux Américains quand ils sont arrivés à Bagdad. J’ai finalement réussi à retrouver sa femme et ses deux fils dans un hôtel à Amman, en Jordanie, où ils ont été pris en charge par les chrétiens chaldéens. Mme Aziz a été bouleversée quand elle a appris que son mari avait eu une crise cardiaque lors de sa garde à vue. Elle avait finalement réussi à retrouver la trace de Tariq Aziz dans un camp de prisonniers près de l’aéroport de Bagdad, et elle avait juste une note très brève griffonnée par son mari et qui disait : « Ne vous inquiétez pas, je suis ok », qui lui avait été transmise par la Croix-Rouge. Un des fils de Aziz était déjà en train d’envisager un séjour aux Etats-Unis afin de se qualifier comme dentiste, et je me souviens lui avoir conseillé de changer son nom pour qu’il puisse obtenir un visa, car « Saddam Aziz était peu probable d’être conforme aux règles d’accès aux Etats-Unis ».

Tariq Aziz est âgé de 74 ans, et il est en mauvaise santé. Il a déjà été emprisonné pendant une longue période. Compte tenu de la peine à laquelle il est maintenant condamné, il semble peu probable qu’il ne quitte jamais sa prison, sauf dans une boîte en bois. Mais la vengeance est clairement un puissant facteur de motivation. On ne devrait pas s’attendre à beaucoup d’aide de la part de ces hommes politiques occidentaux qui lui rendaient hommage dans les années 1980, alors que l’Irak était un allié précieux contre l’Iran des Ayatollahs. Je me souviens même avoir vu des photos de Donald Rumsfeld regardant tirer des roquettes irakiennes sur la péninsule Fawr - roquettes qu’il avait été très désireux de vendre. Peut-être Aziz, qui pourrait raconter toute l’histoire de l’intervention occidentale en Irak, avant, pendant et après la guerre, est tout simplement trop embarrassant et une figure potentiellement trop compromettante pour qu’il soit autorisé à finir ses jours en prison.

Mark Seddon - Al Jazeera

* Mark Seddon est écrivain et journaliste. Il est un ancien correspondant aux Nations Unies pour Al Jazeera en version anglaise. Il écrit actuellement pour, entre autres, The Guardian, The Independent, Daily Mail, Spectator, New Statesman, et Private Eye.

Il est un ancien rédacteur en chef de Tribune.

Article lié :

Procès de Tarek Aziz : il est noble, tandis qu’ils sont ignobles... - 11 mai 2008

28 octobre


2-4 L'ONU condamne la décision d'exécuter Tarek Aziz.
Mardi, la Haute cour pénale irakienne a condamné à mort par pendaison trois collaborateurs les plus proches de Saddam Hussein: Tarek Aziz, l'ancien ministre de l'Intérieur et le secrétaire personnel du dictateur. La cour les a reconnus coupables des massacres de chiites en 1982 en réponse à l'attaque manqué contre le dictateur irakien. La peine doit être confirmée par le Conseil présidentiel avant d'être appliquée.
L'Organisation des Nations unies dénonce la décision de la justice irakienne de condamner à mort Tarek Aziz, ancien bras droit du dictateur irakien Saddam Hussein, a annoncé mercredi Martin Nesirky, porte-parole du secrétaire général de l'ONU.
"La position des Nations unies sur la peine de mort est bien connue: nous sommes hostiles à ce type de peine. Dans ce cas concret, comme dans tous les autres, nous souhaitons que la peine de mort ne soit pas appliquée", a-t-il déclaré.
La Russie, l'Union européenne, le Vatican et certains autres Etats et organisations avaient antérieurement demandé aux autorités irakiennes à ne pas exécuter le jugement prononcé contre Tarek Aziz.

http://fr.rian.ru/world/20101027/187730678.html


2-5 Il faut sauver Tarek Aziz et ses compagnons.

Déclaration de Gilles Munier, Secrétaire général des Amitiés franco-irakiennes

Mardi 26 octobre 2010

Fallait-il que Nouri al-Maliki soit électoralement aux abois pour qu’il ordonne au Haut tribunal irakien de condamner à mort par pendaison pour  avoir « cherché à éliminer les partis religieux en Irak avant 2003 » ? 

 Depuis lundi dernier, les documents diffusés par WikiLeaks mettant en cause Nouri al-Maliki dans des meurtres et des tortures commis par des escadrons de la mort - notamment par la Brigade des loups, formée en 2004 par l’armée d’occupation - sont utilisés par son principal concurrent parlementaire, le pro-américain Iyad Allaoui, pour le discréditer.

Déstabilisé par ces « révélations », rejeté par ceux qui pensent qu’un Premier ministre chiite, plombé par des accusations de crime de guerre, met en danger la survie du régime, Nouri al-Maliki tente – en faisant condamner à mort Tarek Aziz, Saadoun Chaker et Abed Hamoud -  de ressouder autour de lui le noyau dur pro-iranien pour se faire réélire Premier ministre. Y parviendra-t-il ?

En France, c’est en leur âme et conscience que les anciens dirigeants de la Majorité qui ont bien connu Tarek Aziz - parmi lesquels Jacques Chirac, Alain Juppé, Charles Pasqua - ou la ministre de la Santé Roselyne Bachelot qui s’est entretenue à plusieurs reprises avec lui pendant la période d’embargo, ou encore le Président Sarkozy qui dit militer pour les droits de l’homme, décideront s’ils doivent intervenir pour tenter de lui sauver la vie, ainsi que celle de ses compagnons.

Les partisans de la politique arabe du général de Gaulle – toutes tendances confondues – les y enjoignent instamment.

G. Munier/X.Jardez
Publié le 27 octobre 2010
avec l'aimable autorisation de Gilles Munier

http://www.france-irak-actualite.com/...


2-5 Tarek Aziz en grève de la faim.

L’ancien ministre des Affaires étrangères de Saddam Hussein a entamé une grève de la faim pour protester contre la peine de mort qui vient d’être prononcée contre lui par la justice irakienne, a-t-on appris auprès de son avocat Me Badie Aref.

Mardi, Tarek Aziz a été condamné à la mort par pendaison. Agé de 74 ans, l’ancienne vitrine de la dictature bassiste était jugée pour avoir participé à la répression contre les membres du parti al-Dawaa, dont le premier ministre actuel, Nouri al-Maliki est membre. Il a trente jours pour faire appel.

Le Vatican et la Russie ont appelé Bagdad à ne pas exécuter la peine capitale. En France, des Irakiens bien en cour auprès du pouvoir à Bagdad cherchent à convaincre la justice d’épargner Tarek Aziz, qui est malade et déjà condamné à 22 ans de prison.

Mais « pour l’instant, on nous a répondu que ce serait difficile », précise l’un de ces Irakiens, lui-même victime de la répression sous Saddam Hussein, mais qui prône désormais la réconciliation entre communautés.

Pour que la peine capitale soit commuée, il faut que deux des trois membres du conseil présidentiel – composé du premier ministre, du président du Parlement et du président de la République – refusent de signer le décret d’exécution de la pendaison.

http://blog.lefigaro.fr/malbrunot/2010/10/tarek-aziz-en-greve-de-la-faim.html

 



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

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