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10/11/2010

n°556 - Journal de Palestine - 20-10 au 09-11 - Fin - : Mechaal: L'administration américaine est incapable de faire quelque chose pour nous

n°556 - Journal de Palestine - 20-10 au 09-11 - Fin - : Mechaal: L'administration américaine est incapable de faire quelque chose pour nous



          Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

     Sa diffusion est un acte de résistance.

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal de Palestine 

n°556                       20-10 au 09-11

C.De Broeder    &   M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

a) sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

 

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire

4 Politique internationale des territoires occupés 

5 Médias/Vidéos 

5-1 Les règles du journalisme Selon Djamal Benmerad.

5-2 Pierre Piccinin : La liberté d’expression menacée de mort.

5-3 Rencontre Stéphane Hessel - Régis Debray à Gaza.

5-4 Blagues à part », road movie

6 Les brèves

6-1 Mechaal: L'administration américaine est incapable de faire quelque chose pour nous.

6-2 « Israël »: les enfants jeteurs de pierres seront assignés à domicile.

6-3 L'Egypte poursuit la construction du mur d'acier.

6-4 Des centaines de colons envahissent Bethléem et Naplouse pour accomplir leurs rites.  



4 Politique Internationale

Organisations Mondiales & régionales

Onu

L’ONU alarmée par les nouvelles constructions israéliennes.
Le Coordonnateur spécial des Nations Unies pour le processus de paix au Moyen Orient, Robert Serry, a qualifié jeudi « d'alarmantes » les informations faisant état de la construction de nouvelles habitations pour les colons israéliens dans le Territoire palestinien occupé.
« La reprise de la construction de colonies est illégale en vertu du droit international », a-t-il fait savoir, estimant qu'elle allait « à l'encontre des appels répétés de la communauté internationale de créer les conditions propices à des négociations ». Selon Robert Serry, cette reprise des constructions « ne fera que saper la confiance ».
« Nous continuons d'appuyer fermement les efforts visant à créer les conditions pour la reprise de négociations fructueuses », a-t-il conclu.
Selon la presse, qui cite le mouvement israélien La Paix Maintenant, plus de 600 logements ont été mis en chantier dans les colonies israéliennes de Cisjordanie en moins d'un mois, un rythme quatre fois supérieur à celui d'avant la fin du moratoire le 26 septembre.
La question de la colonisation bloque la poursuite des négociations de paix entre Israéliens et Palestiniens, ces derniers refusant de les reprendre tant que la construction dans les colonies se poursuit.

21 octobre 2010 –
http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=23429&Cr=Isra%EBl&Cr1=Palestiniens


Human Rights Watch

HRW dénonce des tortures dans les prisons de l’Autorité palestinienne.

L'association de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch (HRW) a dénoncé la pratique de la torture dans les prisons de l'Autorité palestinienne, notamment à l'encontre des détenus du Hamas, et ce, dans un communiqué publié jeudi.
L'ONG a demandé à l'Autorité palestinienne une "prompte enquête sur des tortures qu'auraient subies deux hommes détenus et transférés dans la prison de Jéricho", en Cisjordanie, lors d'une vague d'arrestations par les services de sécurité palestiniens en septembre, après une opération contre des colons israéliens près de Hébron AlKhalil, revendiqué par le Hamas.
 Elle a réclamé que des "poursuites soient engagées contre les responsables de ces abus" après avoir recueilli des témoignages incriminants de ces deux hommes qui ont affirmé avoir été ligotés pendant des heures dans des positions très douloureuses.
L'un des deux, Ahmad Salhab, 42 ans, de la région d’AlKhalil (sud de la Cisjordanie) a dû être hospitalisé à la suite des sévices qu'il a subis.  
Le second, qui a requis l'anonymat, s'est également plaint de privations répétées de sommeil. 
HRW fait état de plus de cent accusations de torture portées par des détenus arrêtés par les services de sécurité palestiniens.
"Les rapports sur l'emploi de la torture par les services de sécurité s'accumulent. Le président (palestinien) Mahmoud Abbas et le Premier ministre  Salam Fayyad sont au fait de la situation. Ils doivent mettre fin à l'impunité (des auteurs de sévices) et s'assurer que les coupables seront poursuivis", a déclaré un responsable de l'ONG pour le Moyen-Orient, Joe Stork.

22/10/2010

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=159084&language=fr


Vatican

Le synode des évêques pour le Moyen-Orient réuni au Vatican demande à l’ONU de mettre fin à l’occupation israélienne.

Le synode des évêques pour le Moyen-Orient réuni au Vatican en présence du pape a demandé samedi à la communauté internationale, en particulier à l’ONU, de mettre fin à l’occupation israélienne « de différents territoires arabes » en faisant appliquer les résolutions de l’ONU.

Dans son message final publié samedi le synode, ouvert le 10 octobre, lance un « appel à la communauté internationale ».

« Les citoyens des pays du Moyen-Orient interpellent la communauté internationale, en particulier l’ONU pour qu’elle travaille sincèrement à une solution de paix juste et définitive dans la région, et cela par l’application des résolutions du Conseil de sécurité et la prise des mesures juridiques nécessaires pour mettre fin à l’occupation des différents territoires arabes » par Israël », déclarent les évêques, provenant en majorité du Moyen-Orient.

De cette façon, « le peuple palestinien pourra avoir une patrie indépendante et souveraine et y vivre dans la dignité et la stabilité », affirment les prélats. De son côté, Israël « pourra jouir de la paix et de la sécurité au-dedans des frontières internationalement reconnues », ajoutent-ils.

« La ville sainte de Jérusalem pourra obtenir le statut juste qui respectera son caractère particulier, sa sainteté et son patrimoine religieux, pour chacune des trois religions, juive, chrétienne et musulmane », disent-ils encore « espérant » que « la solution des deux Etats devienne une réalité et ne reste pas un simple rêve ».

Le synode fait référence sans la citer à la résolution 242 du Conseil de sécurité des Nations unies qui avait condamné, en novembre 1967, l »acquisition de territoire par la guerre » et avait demandé le « retrait des forces armées israéliennes des territoires occupés » à l’issue de la Guerre des Six jours. Cette résolution a été suivie de plusieurs autres dans le même esprit.

AFP

November 1st, 2010

Posted in Evènements

http://www.inversalis-productions.eu:80/blog/2010/11/vatican-le-synode-moyen-orient-demande-a-l'onu-de-mettre-fin-a-l'occupation-israelienne/

 

Le Vatican accuse Israël d’avoir détourné des écrits de la Bible

Le Pape Benoit XVI reproche à l’Etat d’Israël de détourner des écrits bibliques pour justifier les injustices faites aux Palestiniens.

Le pape Benoît XVI (3ème g) s’adresse aux évêques, lors du dernier jour du synode pour le Moyen-Orient, au Vatican, le 23 octobre 2010. Reuters/Osservatore Romano

Israël ne peut pas s’appuyer sur le terme de « Terre promise » figurant dans la Bible pour « justifier le retour des juifs en Israël et l’expatriation des Palestiniens ». C’est ce qu’a déclaré samedi le Vatican qui explique qu’il « n’est pas permis de recourir à des positions bibliques et théologiques pour en faire un instrument pour justifier les injustices ».

Le synode pour le Moyen-Orient, réuni par le pape, demande qu’il soit mis fin à l’occupation israélienne des « différents territoires arabes ». Il dénonce les lourdes conséquences du conflit israélo-palestinien sur toute la région, et surtout – écrivent les responsables catholiques – sur le peuple palestinien.

Les évêques du Moyen-Orient appellent la communauté internationale à faire appliquer les résolutions des Nations unies de façon à mettre fin à l’occupation israélienne des territoires arabes. Plus encore, ils reprochent à Israel de recourir à des positions bibliques, pour justifier les injustices faites aux Palestiniens.

Devant la presse, un évêque a déclaré : « On ne peut se baser sur le concept de Terre promise, pour justifier aujourd’hui le retour des juifs en Israël, ou l’occupation de la Palestine ».

Les réactions courroucées du gouvernement israélien ne se sont pas fait attendre. Mais elles ne pourront empêcher les langues de se délier. On ne peut réduire la planète entière au silence.

Reuters

novembre 1st, 2010

Posted in Evènements

http://www.inversalis-productions.eu:80/blog/2010/11/le-vatican-accuse-israel-d'avoir-detourne-des-ecrits-de-la-bible/



2 Europe

4 Grande Bretagne

Manifestations anti-sionistes à Londres  

26/10

Des centaines de Britanniques ont manifesté devant l’ambassade du régime sioniste à Londres.

Des activistes pro-palestiniens, des Juifs et des rabbins ont exprimé leur solidarité avec le peuple et les idéaux de la Palestine. Les protestataires scandaient des slogans anti-sionistes, exigeant la fin de l’occupation des territoires palestiniens. C’était en effet une réaction aux manifestations pro-israéliennes de dimanche, devant l’ambassade israélienne à Londres, au cours desquelles, les manifestants brandissaient des pancartes libellés des slogans islamophobes.

 http://french.irib.ir

 

Par crainte d’être arrêté, le ministre israélien Dan Meridor annule une visite à Londres

Il s’agit du « S » de « Boycott Désinvestissement Sanctions ».

Pendant qu’ici, en France, on traduit en justice des militants qui appellent à sanctionner Israël, en Grande-Bretagne, les sanctions sont effectives. La justice qui y jouit d’une plus grande indépendance peut sanctionner des criminels de guerre, et le gouvernement britannique qui respecte ses obligations en matière de droit international, ne garantit jusqu’à présent aucune immunité aux criminels de guerre israéliens contre lesquelles des plaintes sont déposées.

Le ministre israélien des services secrets et de l’énergie atomique Dan Meridor a donc préféré annuler un déplacement à Londres après avoir été informé qu’il encourt des poursuites judiciaires et qu’il pouvait être arrêté à sa descente d’avion en Angleterre, pour sa participation à l’envoi d’un commando pour attaquer la flotille humanitaire pour Gaza le 31 mai dernier.

Meridor a fait partie d’un groupe de 7 ministres qui ont conseillé Benjamin Netanyahu le 26 mai 2010, au sujet de la Flotille de la Liberté, dont l’assaut meurtrier a entrainé la mort de 9 passagers turcs sur le Mavi Marmara.

D’autres mandats d’arrêts ont été déposés en Grande-Bretagne contre divers politiciens israéliens ayant trempé dans plusieurs crimes de guerre, dont Tzipi Livni, Ehoud Barak, Avi Dichter, Doron Almog, Moshe Ya’alon.

On leur déroule le tapis rouge en France, mais ils n’osent pas poser le pied outre-Manche.

Barak Ravid
Haaretz

novembre 7th, 2010 Posted in Evènements

http://www.inversalis-productions.eu:80/blog/2010/11/par-crainte-d'etre-arrete-le-ministre-israelien-dan-meridor-annule-une-visite-a-londres/



5 Médias/Vidéos 

5-1 Les règles du journalisme Selon Djamal Benmerad.
Je propose ici la lecture des règles du journalisme, règles que tout le monde doit avoir à l´esprit lorsqu´il regarde le JT le soir ou quand il lit la presse le matin.

Tout deviendra plus simple.
Règle numéro 1 : Au Proche-Orient, ce sont toujours les Palestiniens qui attaquent les premiers et c´est toujours Israël qui se défend. Cela s´appelle des représailles.
Règle numéro 2 : Les Palestiniens ou Libanais, n´ont pas le droit la légitime défense. Cela s´appelle du terrorisme.
Règle numéro 3 : Israël a le droit de tuer les civils arabes. Cela s´appelle de la légitime défense.
Règle numéro 4 : Quand Israël tue trop de civils, les puissances occidentales l´appellent à la retenue. Cela s´appelle la réaction de la communauté internationale.
Règle numéro 5 : Les Palestiniens et les Libanais n´ont pas le droit de
capturer des militaires israéliens, même si leur nombre est très limité et ne dépasse pas trois soldats. Cela s’appelle une prise d’otage.
Règle numéro 6 : Les Israéliens ont le droit d´enlever autant de Palestiniens qu´ils le souhaitent (environ 10.000 prisonniers à ce jour dont près de 300 enfants). Il n´y a aucune limite et ils n´ont besoin d´apporter aucune preuve de la culpabilité des personnes enlevées. Il suffit juste de dire le mot magique "terroristes».
Règle numéro 7 : Quand vous dites "Hezbollah", il faut toujours rajouter
l´expression « soutenu par la Syrie et l´Iran ».
Règle numéro 8 : Quand vous dites "Israël", Il ne faut surtout pas rajouter après : « soutenu par les Etats-Unis, la France et l´Europe », car on pourrait croire qu´il s´agit d´un conflit déséquilibré..
Règle numéro 9 : Ne jamais parler de "Territoires occupés ", ni de résolutions de l´ONU, ni de violations du droit international, ni des conventions de Genève. Cela risque de perturber le téléspectateur et de faire baisser l'audimat.
Règle numéro 10 : Les Israéliens parlent mieux le français que les Arabes. C´est ce qui explique qu´on leur donne, ainsi qu´à leurs partisans, aussi souvent que possible la parole. Ainsi, ils peuvent nous expliquer les règles précédentes (de 1 à 9). Cela s´appelle la neutralité journalistique.
Règle numéro 11 : Si vous n´êtes pas d´accord avec ces règles ou si vous trouvez qu´elles favorisent une partie dans le conflit contre une autre, c´est que vous êtes un dangereux antisémite.
Bonne lecture
Djamal Benmerad
Journaliste, écrivain
http://barricades.over-blog.com/


5-2 Pierre Piccinin : La liberté d’expression menacée de mort.

Après avoir critiqué la politique israélienne en Palestine, le chercheur Souhail Chichah est menacé.

Le 20 septembre dernier, à l’ULB, s’est tenue une conférence sur le thème de "La liberté d’expression", précédée du film du journaliste Olivier Mukuna, "Est-il permis de débattre avec Dieudonné ?", à propos de l’humoriste dont les sketches s’attaquent régulièrement aux milieux sionistes et à la politique israélienne en Palestine

Parmi les intervenants, Souhail Chichah, chercheur en économie de la discrimination, a critiqué sans détour cette politique, concluant qu’Israël se comporte en "Etat raciste, ségrégationniste et colonial". Il a en outre dénoncé l’impossibilité d’ouvrir ce débat sans être systématiquement vilipendé par les organisations juives et qualifié d’antisémite. Souhail Chichah a ainsi regretté l’instrumentalisation de la Shoah, utilisée pour bâillonner les opposants à la politique d’expansion de l’Etat hébreu.

A aucun moment, cependant, il n’a tenu de propos haineux ou irrespectueux envers les Juifs.

Dans le public, néanmoins, les représentants de plusieurs associations juives, venus en nombre, ont d’emblée tenté de l’empêcher de s’exprimer par des huées, des menaces physiques et des insultes, à tel point que la conférence fut interrompue et l’auditoire évacué.

 

Depuis ce jour, Souhail Chichah est victime d’un harcèlement intense, qui a commencé par une campagne de diffamation, initiée par le Comité de coordination des organisations juives de Belgique, qui accuse Souhail Chichah d’avoir voulu attiser la haine envers les Juifs et d’avoir remis la Shoah en question. Suivront le Centre communautaire laïc juif, l’Union des étudiants juifs de Belgique et l’European Union of Jewish Students, qui l’accuseront d’antisémitisme et de négationnisme, assertions particulièrement graves, a fortiori à l’égard d’un enseignant. Mis en œuvre dans la presse et sur le net, ce harcèlement médiatique a débordé les frontières du royaume. Et certains demandent à l’ULB le licenciement de Souhail Chichah.

En outre, Souhail Chichah a reçu de nombreux courriers anonymes le menaçant d’être passé à tabac et tué : "tu vas saigner, espèce de porc" ; "morpion islamiste, ton heure est venue !" ; "un musulman, une balle ; toi, dix !" Certains de ces courriers font état avec précision de ses horaires et mouvements à l’ULB  

Le lundi 4 octobre au matin, en sortant de son domicile, Souhail Chichah échappait de justesse à une tentative d’agression au couteau, grâce à l’intervention de voisins.

Vendredi 8 octobre, il a été convoqué pour répondre d’une plainte déposée contre lui pour incitation à la haine raciale, non pas suite à son discours lors de la conférence, mais pour la rédaction d’un article vieux de plusieurs mois, "De la hiérarchie des races en Belgique", lequel, pourtant, a précisément pour objet de dénoncer les dérives racistes.

Sans aucun soutien, ni des autorités de l’ULB, ni du monde académique, craignant pour sa sécurité physique, Souhail Chichah n’est plus en mesure d’assurer ses activités professionnelles.

La stratégie est évidente : salir, terroriser et harceler pour faire taire, puisqu’un procès est impossible, aucun acte délictueux n’ayant été commis.

Or tout cela ne se passe pas dans l’Allemagne nazie des années 1930, ni en Chine ou en Afghanistan, mais aujourd’hui et en Belgique, Etat démocratique qui garanti la liberté d’expression. 

Quelque chose se serait-il donc effondré dans le système de valeurs de cet Etat ?

La "liberté d’expression" est-elle désormais une notion abstraite ?

Ou bien le "cas Chichah", cette ignoble mise à mort, constitue-t-il l’exception qui confirme la règle ?

Pourrait-on, en fait, parler de tout et caricaturer Mahomet sous la forme d’une bombe et assimiler tous les musulmans à des terroristes, de tout, sauf d’Israël et de sa politique en Palestine ? 

Si les collègues de Souhail Chichah, si les enseignants et chercheurs, si tous les intellectuels de ce pays continuent de se taire et refusent de le soutenir maintenant, cette stratégie réussira à détruire une part de notre liberté.

Si nous laissons faire, "l’exemple Chichah" demeurera, tel une épée de Damoclès, et pour notre plus grande honte.

Mis en ligne le 14/10/2010

http://www.lalibre.be:80/debats/opinions/article/616740/la-liberte-d-expression-menacee-de-mort.html


5-3 Rencontre Stéphane Hessel - Régis Debray à Gaza.

Le département de français a participé, de façon très active, à la rencontre avec deux personnalités françaises en visite dans la bande de Gaza , le diplomate Stéphane Hessel et l’écrivain Régis Debray, rencontre organisée au Centre Culturel Français de Gaza, le mercredi 27 octobre 2010. 

Plus de cinquante personnes : professeurs, journalistes, étudiants, et personnalités civiles, notamment des Palestiniens francophone, ont assisté à cette soirée-témoignage, animée par les deux visiteurs français.

Lors de cette rencontre, le département de français était représenté par Monsieur Ziad Medoukh, son responsable, ainsi que cinq de ses étudiants. Ils ont écouté avec attention et intérêt les deux personnalités françaises, en visite dans la bande de Gaza pour trois jours, donner un compte-rendu de leur séjour et en faire le bilan.

Tout d’abord, Stéphane Hessel, a parlé de l’objectif de sa visite : en premier lieu, exiger la levée de ce blocus inhumain imposé par les forces de l’occupation israélienne depuis plus de quatre ans, et ensuite, rencontrer les représentants de la société civile, sans oublier aussi de manifester sa solidarité envers la population qui souffre de ce blocus et des mesures atroces de l’occupation. Il a évoqué dans son intervention la nécessité d’appliquer le droit international en Palestine, droit violé par Israël.

Il a parlé du travail de l’association "Voix de l’enfant"  dont il est membre, et de ses différentes activités et projets à Gaza, notamment dans les camps de réfugiés, afin de rendre leur sourire aux enfants Gazouis.

Puis, l’écrivain Régis Debray, a parlé de son livre : "l’occident face à la questionne palestinienne", il a signalé l’évolution de l’opinion publique en Europe en faveur de la cause palestinienne, et le soutien, à cette noble cause,  de la société civile et les organisations des droits de l’Homme en France.

Ensuite,  un débat s’est ouvert entre les invités et le public. Celui-ci a posé beaucoup de questions et échangé avec eux. Ziad Medoukh, a interrogé Stéphane Hessel sur  la compagne BDS en France, et son implication dans cette compagne, sur l’annulation de son procès et sur les attaques dont il fut l’objet de la part des  associations juives françaises ; il a expliqué que les Palestiniens ne demandent pas aux solidaires d’être pro-palestiniens, mais d’être pro-justice, car la cause palestinienne est une cause de justice avant tout.

Ziad Medoukh fut invité d’honneur du dîner qui suivit ce débat, en présence du personnel du Consulat de France à Jérusalem, des membres du Centre Culturel Français de Gaza, des deux personnalités françaises invitées et de, Madame Martine Brousse, présidente de l’association "voix de l’enfant". On a pu constater combien les  institutions et personnalités françaises apprécient et respectent le responsable de ce seul département  de langue française, ainsi que la qualité de son travail au sein l’université Al-Aqsa et dans la bande de Gaza.

Dimanche 31 octobre 2010

Source : Ziad Medoukh


5-4 Blagues à part », road movie

Documentaire diffusé sur Planète, montre qu'on rit aussi en Palestine… drames à part.

La jeune élève, en hijab blanc, n'arrive pas à terminer sa blague tellement ça la fait poiler.

La classe entière de cette école d'Hébron, enseignante comprise, en semble déjà contaminée.

« Alors, reprend la fille entre deux hoquets, le mari rentre à la maison et dit à sa femme, avec gourmandise : “Vite, déshabille-toi ! Vite, couchons-nous ! Vite, éteins la lumière ! ”

Puis, sous les draps, très fier : “Chérie… Regarde ma nouvelle montre, elle brille dans le noir ! ” »

Cette blague racontée à Paris ou Bordeaux nous aurait-elle autant amusés ? Toujours est-il que, face à cette scène, le spectateur de « Blagues à part », insolite documentaire de Vanessa Rousselot, se marre aussi.

Parce que le rire est contagieux. Mais aussi parce que, dans ce road movie tourné par cette réalisatrice de 29 ans, l'humour palestinien sert de surprenant fil conducteur.

Et ça marche… (Voir la vidéo)

« Blagues à part » repose sur un principe si simple qu'il suscite d'abord du scepticisme.

Caméra face à des Palestiniens, sans distinction d'âge, de sexe, de ville (à l'exception de Gaza d'où un jeune lui parle via le logiciel Skype), Vanessa Rousselot demande de sa voix fluette :

« Bonjour, est-ce que vous connaissez une blague palestinienne ? »

Et nous, de découvrir que cette population, inlassablement représentée comme un groupe uniforme, ne se ressemble pas…

  • Il y a là un berger drapé dans son keffieh rouge qui, interrogé à l'aube sur un marché, la fixe d'un air dédaigneux… et reste mutique !
  • Ce groupe de papys qui tape le carton, dans un café, et lui conseille d'aller en Egypte : « Là, ils ont les meilleures blagues ! »
  • Un restaurateur hilare d'une blague à propos d'un poivrot… Si ni la réalisatrice, ni le spectateur n'en captent toute la subtilité, tous cèdent à sa gaieté.

Blaguer avec les Israéliens pour mieux passer les check points

Surtout, il y a dans ce film, de magnifiques personnages de cinéma.

  • Oum Mike, professeure d'arabe de la réalisatrice, vieille dame digne qui furette sur Internet les dernières blagues en cours, plaisante, attendrit pour soudainement sombrer dans une infinie tristesse à la pensée que, restée seule en Palestine après l'émigration de tous ses enfants, elle n'a plus personne à qui les raconter.
  • Chérif Kanaané, anthropologue de 75 ans, dans son bureau encombré de boîtes poussiéreuses qui stockent plus de 2 000 blagues, scrupuleusement étiquetées. L'une d'elles est titrée « Intifada » : « A l'époque, on ne savait pas qu'il y en aurait deux… »
  • Enfin, il y a ce bouleversant prêtre palestinien, chrétien donc, et si joyeux. Prétendant avec malice entourlouper les soldats israéliens par ses blagues pour mieux passer le contrôle du check point et que la caméra surprend douloureux, désespéré aux côtés de la centaine de ses compatriotes, parqués derrière un grillage. (Voir la vidéo)

 

« Sur les colons, non, on ne fait pas de blagues »

Vanessa Rousselot n'est ni juive, ni arabe, ni politisée, encore moins militante.

Mais dévorée de curiosité, ça oui. Comment communiquer avec l'autre quand ce n'est plus possible ?

De cette obsession, elle ne sait pas encore qu'elle fera un film quand, étudiante en langues, elle part à Bethléem en 2005 perfectionner son arabe.

D'abord, le choc de la Cisjordanie : occupation, couvre-feu, impossibles déplacements… Puis, au fil du temps, elle mesure l'ampleur de l'humour local ; chaque famille a son lot de prisonniers, de morts mais aussi de blagueurs. Avec ses limites, toutefois.

« Un jour, à Hébron, huit filles racontent blague sur blague. Je lâche : “Et sur les colons ? ”. Là, silence.

Puis, l'une d'elles me répond : “Sur les colons, non, on n'en fait pas.” »

Comme elle apprend aussi l'hébreu, elle se rend chaque semaine à Jérusalem. Ses camarades de cours ont l'interdiction de se rendre en territoires occupés et ne se représentent « l'Autre » qu’en dangereux adversaire.

Un hommage rendu aux Palestiniens

La cinéaste fait le pari que le rire servira de nouvel éclairage. « Blague à part » gagne ce pari.

Oui, les Palestiniens ont aussi, parfois, des visages réjouis, des sourires en forme de banane et une bonne humeur qu'ils partagent volontiers avec cette drôle de Française.

Cette dernière ne tente pas de minorer leur drame. Comment cela serait-il « filmiquement » possible ? Chaque arrière- plan révèle des façades de béton, d'austères portes de fer, des ruines, des files d'attente aux check points, des pans du mur de séparation

La caméra n'éclipse donc rien du quotidien de cette population terrée, parquée, mais lui rend hommage en la filmant dans sa singularité. Et révèle, au-delà de la figure des Palestiniens victimes ou kamikazes, un peuple débordant de tendresse. (Voir la vidéo)

http://www.rue89.com/tele89/2010/11/05/bonjour-connaissez-vous-une-blague-palestinienne-174514

http://www.planete.tm.fr/Programmes/Blagues-a-part/%28diffusion%29/40366186



6 Les brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

6-1 Mechaal: L'administration américaine est incapable de faire quelque chose pour nous.

Khaled Mechaal, président du bureau politique du Hamas, a catégoriquement condamné la politique de l’administration américaine. C’est la politique des faibles, incapables, en faillite.

Il a souligné que « l’administration d’Obama n’a pu honorer ses promesses quand elle était au maximum de sa force. Après sa perte dans les élections de mi-mandat, elle ne peut rien faire pour nous ».

Mechaal donnait son discours à Damas, à l’occasion de la fête du mouvement du Djihad Islamique, vendredi 5 novembre. « Nous disons à l’administration américaine que nous ne vous attendons pas. Nous, les factions palestiniennes et les forces de la résistance, nous avons une vision claire. La terre est la nôtre, la ville d'Al-Quds est la nôtre. La Palestine est la nôtre. Notre choix est la résistance. Nous prendrons ce qui est à nous par nous-mêmes et par notre fusil, en demandant le soutien d’Allah (le Tout Puissant) , non des Etats-Unis ».

Les négociations restent un choix sans avenir. Peut-on espérer quelque chose de l’Entité sioniste qui tue, viole, vole la terre et déporte le peuple palestinien ?

Le chef palestinien a insisté sur la nécessité de l’union nationale, du projet de résistance, de l’attachement aux droits de notre peuple palestinien.

Et pour ce qui est de la réconciliation, c’est une nécessité nationale « et nous travaillons afin qu’elle réussisse ».

Il est important de traiter tous les points de divergence (avec le Fatah). Il faut reconstruire l’union et reconstruire la position palestinienne en se basant sur l’accord de l’entente nationale de 2006.

Enfin, au nom de toutes les factions palestiniennes et au nom du mouvement de la résistance islamique Hamas, Mechaal a félicité le mouvement du Djihad Islamique et son secrétaire général pour la célébration de son anniversaire.

CPI

 6 novembre 2010
http://www.palestine-info.cc/...

http://www.palestine-solidarite.org:80/actualite.cpi.061110.htm


6-2 « Israël »: les enfants jeteurs de pierres seront assignés à domicile.

La police d'occupation israélienne a déclaré, mardi, qu'elle allait commencer à assigner à résidence les enfants qui jettent des pierres à l’Est de Jérusalem occupée et tenir leurs parents légalement responsables de leurs actes. 
Ces mesures visent le quartier arabe de Silwan, où des enfants et adolescents palestiniens se sont régulièrement affrontés avec la police et des colons juifs ces dernières semaines. Leur quartier risque d’être rasé, pour être remplacé par un jardin consacré aux colons. 
Selon le porte-parole de la police israélienne, Shmulik Ben Ruby,les enfants assignés à résidence devraient être accompagnés par un gardien légal pour aller et revenir de l'école. 
"De notre côté, nous examinerons la maison, et s'il y a une violation de l'assignation à résidence, les parents seront tenus pour légalement responsables et devront comparaître devant un tribunal à la place de leur enfant", a-t-il dit.

03/11/2010

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=160744&language=fr


6-3 L'Egypte poursuit la construction du mur d'acier.
Une énorme grue égyptienne poursuit d’implanter des plaques géantes d'acier dans le sol, près de la porte de Salaheddin, sur la frontière entre la Bande de Gaza et l'Égypte, bien que les Palestiniens ont réussi à percer ces panneaux qui visent à fermer les tunnels souterrains.
La construction du mur d’acier financé par les Etats Unis se rapproche de sa fin, après l’introduction des plaques d'acier d'une épaisseur de cinq centimètres, et d’une profondeur de 20 mètres dans le sol, sur une distance de 11 kilomètres, en séparant totalement entre la ville de Rafah égyptienne et l’autre palestinienne.
Le maire de Rafah, Aïssa al-Nashar, a affirmé que les autorités égyptiennes travaillent jour et nuit dans les environs de Salaheddin (dans une surface de 2 kilomètres) pour implanter des plaques d'acier dans le sol, en soulignant que les travaux ont repris au début de ce mois, et que cette distance était la seule partie qui restait avant la peprise des travaux d’implantation du mur d’acier».
Al-Nashar a ajouté dans sa déclaration à Qods Presse : "Au début des travaux, l'Egypte a déterminé la construction du mur d'acier sur cette frontière en trois étapes, et qu’elle est arrivée maintenant à la dernière phase, en croyant que les travaux vont s’achever durant cette année, au plus tard".
Le maire a exprimé sa crainte de l'étape après-mur, en disant : "s’ils exécuteront le projet de pompage des eaux de la ,".
Le souci des Palestiniens durant l’étape finale de ce projet, est l’injection des eaux de la mer dans le sous-sol par les autorités égyptiennes à travers des tuyaux énormes en plastique, où ces eaux arrivent aux profondeurs et causent des effondrements dans le sous-sol et la destruction à des centaines de tunnels, selon les estimations des experts.
Ces tuyaux ont été implantés en parallèle du mur d'acier de façon qu’ils vont empêcher l'infiltration des eaux salée vers le côté égyptien, et vont inonder le côté palestinien, selon un responsable de la sécurité palestinienne et un nombre de propriétaires des tunnels.
"Le danger n'est pas dans la construction du mur, mais dans les autres étapes qui vont suivre", a dit à Qods Presse ce responsable palestinien qui a préféré garder l'anonymat, en ajoutant :"L’injection des eaux de la Méditerranée est la plus dangereuse, car elle entraînera à la destruction de la plupart des tunnels", en s’attendant que les autorités égyptiennes vont commencer l’exécution de ces travaux dangereux durant les premiers mois de l'année prochaine
Source : CPI

Jeudi 21 octobre 2010
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6-4 Des centaines de colons envahissent Bethléem et Naplouse pour accomplir leurs rites.  

Des centaines de colons ont envahi, aujourd'hui à l'aube, le mardi 19/10, la ville de Naplouse et de Bethléem en Cisjordanie occupée pour y accomplir leurs rites talmudiques, sous la protection de l’armée.

Des témoins oculaires dans la ville de Naplouse au nord de la Cisjordanie occupée ont déclaré que plus de 600 colons sionistes sont arrivés dans de nombreux cars et ont envahi la ville du côté Est, sous une protection renforcée des forces sionistes, où ils ont accompli leurs rites talmudiques dans le lieu de la tombe de Youssef (Prophète).

Les témoins ont ajouté que les colons et les forces occupantes furent exposés au jet de pierres par des jeunes palestiniens, sans qu’aucun blessé ou arrestation dans les rangs palestiniens ne soient comptés.

Les autorités sionistes essayent d’inclure le lieu à la liste de la prétendue « histoire juive », bien qu'il est situé dans la ville de Naplouse, contrôlée par l'autorité palestinienne selon les accords d'Oslo.

Le gouvernement d'occupation avait déjà annoncé l'annexion de la mosquée de Belal Ben Rabah à la liste du soi-disant patrimoine juif, dans une mesure qui a été qualifiée par les Palestiniens comme « un vol de l'histoire et de la géographie pour consacrer l'occupation en Palestine ».

19/10/2010

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