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11/11/2010

n°557 - Dossier de Palestine - 10-11 - Fin- : C'est la résistance qui empêche la guerre contre Gaza, non Abbas.


n°557 - Dossier de Palestine  - 10-11 -  Fin- :   C'est la résistance qui empêche la guerre contre Gaza, non Abbas.



       L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources 

                                                       



Dossier de Palestine

                                                                            n°557                                10-11

                                                                            C.De Broeder & M.Lemaire   

 



Vous retrouverez ce journal 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens...

c) sur le site de Robert Bibeau :   http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


 

Sommaire

2 Les Dossier

2-6 La terre brûlée, une nouvelle politique sioniste contre les Palestiniens.

2-7 Woudiwan Jean-Marie : Les « Caprices » de Benjamin Netanyahu.

BLOCUS DE GAZA

2-8 Rapporteur spécial des droits de l'homme : Le blocus de Gaza et l'occupation de Cisjordanie ont un coût humanitaire très élevé.

2-9 Flottille & Viva Palestina5

1 Israël intercepte un bateau de pacifistes en route vers Gaza

2 Flottille humanitaire : Tsahal a tiré 308 fois contre les pacifistes.

3 Viva Palestina5 est à Gaza, mission accomplie !

4 Victoire pour Viva Palestina dans Gaza !


2-6 La terre brûlée, une nouvelle politique sioniste contre les Palestiniens.

En Cisjordanie, les colons sionistes commencent à appliquer l’ancienne politique de la terre brûlée, dans le dessein de chasser le peuple palestinien de sa patrie et de ses biens. Cette politique devient une grande source de souci pour les Palestiniens.

Les derniers jours ont connu une recrudescence remarquable des agressions des colons sionistes contre les terrains agricoles palestiniens, en particulier contre leurs fermes et leurs oliviers. Les colons sionistes vont jusqu’à mettre le feu à ces terrains, à leurs arbres, à leurs produits. Ces incendies suivent ceux d’écoles et de mosquées, entre autres. Tous ces agissements ont pour objet de terroriser la population et de la pousser vers l’exil.

Souffrances quotidiennes

Tout un chacun sait comment et combien les colonies sionistes déployées partout en Cisjordanie dévastent tout ce qui se trouve autour d’elles : des points cancérigènes qui rongent toutes les cellules du corps palestinien. Les colons ne font que mettre de l’huile sur le feu. Récemment, ils ont mis le feu à l’école Al-Sawiya, au sud de Naplouse.

Le voisinage des colonies sionistes de Yatsahar, Itmar et Brakha, au sud de Naplouse, souffrent d’agressions quotidiennes : des incendies prémédités, des routes bloquées, des Palestiniens frappés, des olives volés sous la menace d’armes.

L’agriculteur Mohammed Qadous dit que chaque matin, un nouveau jour de combat commence, sans pouvoir connaître l’intention des colons de la colonie de Yatsahar. Cela dépendra de leur humeur. Le pire dans l’affaire, c’est que l’armée israélienne épaule les agresseurs israéliens, dans l’absence totale de l’autorité palestinienne et de ses services de sécurité.

Incendier les écoles

Les colonies sionistes ont mis le feu à l’école du village de Sawia et ont écrit des slogans incendiaires sur ses murs.

La collégienne Mona Mohammed dit que les colons sionistes ont mis le feu au dépôt de l’école, alors que les habitants du village ramassaient leurs olives, dans leurs terrains.

L’autorité de Ramallah pourchasse la résistance partout en Cisjordanie ; cela encourage les colons à tout faire, ayant les mains libres.

Ce sont des témoins oculaires qui ont vu les colons venant des points sionistes implantés sur les collines avoisinantes (Chifot Rahil, Chilo, Ayli) attaquer ladite école et mettre le feu au dépôt. Sur le mur, ils ont noté : « Les habitants des collines vous saluent », une salutation qui a coûté aux villageois plusieurs milliers de dollars et une peur atroce.

Coordination sécuritaire

Hamed Bitawi, député du Conseil Législatif Palestinien, remarque que ce n’est que cette coordination sécuritaire avec les occupants israéliens qui encourage les colons sionistes à faire plus d’agressions. Cette coordination ne fait que protéger les colons agresseurs et poursuivre celui qui pense à leur faire face !

Pour sa part, Mohmoud Khaled, activiste contre la colonisation et le mur, souligne que les colons sionistes créent chaque jour une nouvelle méthode pour faire mal au peuple palestinien, dont l’incendie de l’école Al-Sawia.

A remarquer enfin que ce ne sont pas seulement les colons qui agressent les Palestiniens.

Les forces israéliennes d'occupation brûlent aussi la terre palestinienne et ses produits. Elles laissent la terre en cendre, inutilisable.

04/11/2010

http://alqods-palestine.blogspot.com/search?updated-max=2010-11-05T05%3A54%3A00%2B04%3A00&max-results=300


2-7 Woudiwan Jean-Marie : Les « Caprices » de Benjamin Netanyahu.
Shlomo Sand, cet historien israélien qui a déconstruit le mythe de l’exode et de la dispersion des judéens, des cananéens et des pharisiens (les peuples de religion juive selon la Bible) et exposé le mythe du « retour des juifs en Palestine », une terre qu’ils n’ont jamais quitté (1), n'a, semble-t-il, rien compris aux « pourparlers directs » en cours entre le Président Mahmoud Abbas de l’Autorité palestinienne dont le mandat est échu depuis dix huit mois, et le Premier ministre Benjamin Netanyahu.
Nous reproduisons ici un extrait de sa dernière allocution : «  Dans les négociations qui semblent se dérouler entre Israël et les Palestiniens, Benyamin Netanyahu exige de son partenaire de négociation qu’il reconnaisse Israël comme État juif. On peut comprendre que notre Premier ministre, un homme qui se montre si peu pratiquant, n’est peut-être pas sûr de son identité juive, d’où son incertitude quant à l’identité de son État et son besoin de chercher une reconnaissance de la part de ses voisins. » (2).

Shlomo Sand n’a rien compris, pas plus que Gidéon Lévy d’ailleurs qui, dans un article du journal Haaretz, écrivait  récemment :   « Un destin qui va dépendre d’une prestation de serment à un État juif... Cela peut transformer le pays en une théocratie, comme l’est l’Arabie Saoudite.  Rappelez-vous de ce jour. C’est le jour où Israël peut changer de nature. Il peut aussi par conséquent changer son nom au profit de « République juive d’Israël », comparable à la République islamique d’Iran. » (3). La démocratie est en danger en Israël conclut Gidéon Lévy.

Que ces intellectuels se rassurent, Israël ne changera pas de nature, par contre, il changerait de statut s’il n’en tenait qu’à Netanyahu, mais ce « caprice » du Premier ministre ne risque pas de se réaliser. Il ne fait aucun doute que les intégristes judaïques au pouvoir à Tel-Aviv souhaitent officialiser dans les textes et par des proclamations publiques la création, il y a 62 ans suite à la Nakba, de la « République juive d’Israël » sur les terres arabes de Palestine. Mais ce n’est pas pour l’heure l’objectif premier de Netanyahu.

Pour comprendre quel est l’objectif véritable de Netanyahu par cette exigence d’une reconnaissance d’Israël en tant qu’État juif, d’abord par les israéliens eux-mêmes et ensuite par les Palestiniens, il faut se reporter aux négociations de Taba en janvier 2001 dont les présents « pourparlers directs » ne sont que la continuation comme celles-là avaient été le prolongement des Accords d’Oslo.  

On constate en effet une grande cohérence dans la démarche des divers gouvernements sionistes en terre palestinienne, quelque soit le parti au pouvoir à Tel-Aviv. « La rédemption de la terre » que les intégristes religieux juifs recherchent ouvertement a toujours été la politique officieuse de l’État colonial israélien. Ariel Sharon ne disait-il pas : « Prenez toute la terre que vous pourrez. Ce que nous prendrons sera à nous. Ce qu’ils conserveront sera à eux ». Moshe Dayan proclamait quant à lui : « Tous ceux qui voudront partir de cette terre, nous les aiderons à partir; ceux (les Palestiniens) qui resteront vivront comme des chiens. ». Bref, le plus de terre possible avec le moins d’arabes possible, telle est la devise de l’entité sioniste depuis sa création en tant que colonie occidentale au Proche-Orient (4).

Benjamin Netanyahu ne fait que poursuivre par ces « pourparlers directs » les objectifs que Sharon poursuivait par sa répression sanguinaire de l’Intifada, ou qu’Ehud Barak poursuivait dans les négociations de Taba. 

Aux négociations de Taba (2001), Barak avait mandaté les leaders de la « gauche » israélienne pour négocier l’aval des Palestiniens pour sa réélection comme Premier ministre contre Ariel Sharon alors en campagne sous la bannière du Likoud. Mais Barak avait fait sévèrement encadrer sa « gauche » par son chef de cabinet Gilad Sher qui présenta aux négociateurs palestiniens la revendication ultime de Barak  soit que les Palestiniens reconnaissent  « La fin des hostilités, la fin du conflit entre Juifs et Palestiniens ». Selon Ehud Barak une telle reconnaissance de la fin du conflit par l’ensemble des Palestiniens revenait à reconnaître internationalement l’entité sioniste – l’État d’Israël – dans ses limites de 2001 et, pour les Palestiniens, à renoncer à leurs revendications sur les terres déjà conquises, annexées et occupées ainsi qu’à renoncer à leur droit de retour, bref, à renoncer aux différentes résolutions adoptées à l’ONU en leur faveur (la 194, la 242 et les autres) (5).

Le présent « caprice » de Netanyahu d’obtenir des négociateurs palestiniens la reconnaissance de l’État hébreu comme « État juif » vise exactement les mêmes objectifs.  C’est que tous les premiers ministres israéliens, de Ben Gourion, en passant par Golda Meir, Shamir, Rabin, Sharon, Barak, jusqu’à Netanyahu, ont compris que les droits des Palestiniens sur la terre arabe de Palestine aussi bien que le droit de retour des Palestiniens sur leur terre usurpée et spoliée sont des droits inaliénables reconnus par toutes les conventions internationales, droits qui ne peuvent être aliénés par une tierce partie telle l’ONU, les États-Unis ou la « communauté internationale », du moins tant que les Palestiniens continuent de les revendiquer, de résister et de vivre sur la terre ou à proximité de la terre dans des camps de réfugiés en attente de rentrer chez eux. Seul le renoncement des Palestiniens eux-mêmes à leurs propres droits légitimes pourrait permettre aux Israéliens et à la soi-disant « communauté internationale » de répudier ces droits inaliénables, de les enterrer dans une mer de paperasse et de résolutions d’où ils ne ressurgiraient plus jamais.  

Netanyahu n’est pas un pauvre hère nostalgique qui rechercherait son identité juive démocratique. Il n’est pas non plus un tenant d’une théocratie judaïque pour diriger l’entité sioniste coloniale. Netanyahu n'a rien à faire de la foi juive -  si ce n'est pour utiliser ses adeptes intégristes comme chair à canon dans ses plans coloniaux en Palestine occupée – toute la Palestine occupée – dans les limites du mandat britannique telles que définies lors de la Conférence de San Remo en  avril 1920 (6).
Par cette reconnaissance de l'État juif  de la part des Palestiniens eux-mêmes, Netanyahu voudrait amener les Palestiniens à renoncer définitivement à leurs droits fondamentaux sur 90 % de leur terre de même qu'aux Résolutions de l'ONU qui les garantissent. C’est la raison pour laquelle Netanyahu n‘est pas chaud à l’idée de « louer
la Vallée du Jourdain » comme le propose les américains (7). Ce n’est pas de location dont rêve Netanyahu mais d’annexion définitive, consacrée par le droit international et acceptée par les négociateurs palestiniens en contre partie du privilège pour eux de gérer le bagne-bantoustan-État palestinien sous mandat israélien dont il détiendrait la clé.
Le Président échu Mahmoud Abbas de l'Autorité sans autorité voudrait bien signer tous les renoncements et toutes les reconnaissances que les israélites voudront bien lui faire signer mais il sait  que le Peuple palestinien rejettera ces « accords », cette auto répudiation de ses droits et de sa terre.  C'est le dilemme d’Abbas et de ses acolytes, comment faire accepter l'inacceptable à son propre peuple ?  Alors, par avance, il tente d'écraser toute voix dissidente, toute résistance, en préparation de cette grande répudiation. On assiste en ce moment à la « moubarakisation » du pouvoir de l’Autorité palestinienne en Cisjordanie comme il en fut en Égypte suite aux accords de Camp David et à l’assassinat de Sadate (8).

Nous le disions déjà dans un récent écrit « La bataille pour la Cisjordanie fait rage » sachant que la bataille de Gaza est déjà gagnée par la Résistance et que celle des camps de réfugiés au Liban, en Syrie et en Jordanie aura lieu plus tard si jamais Abbas s’avisait de parapher quoi que ce soit qui ressemble à l’acceptation de la création d’un bantoustan palestinien sous protectorat israélien (9).  Finalement, il se pourrait bien que les capricieux pourparlers de « paix » Netanyahu - Abbas aient déjà échoué (10).

__________________________

 

(1)    Shlomo Sand. Comment le peuple juif fut inventé.  http://www.dailymotion.com/video/x7okoe_peuple-juif-invent-shlomo-sand_news 

(2)    Article du Courrier international.  http://www.courrierinternational.com/article/2010/10/07/l-etat-juif-peut-nuire-a-la-democratie

(3)    La république juive d’Israël.  lundi 11 octobre 2010 - Gidéon Lévy – Haaretz.  Voir l’article en annexe 1.

(4)    Les Palestiniens dans le siècle. Élias Sanbar. Gallimard. 1994.

(5)    Détruire la Palestine ou comment terminer la guerre de 1948.  Tanya Reinhart. La Fabrique. 2002.

(6)    Les Palestiniens dans le siècle. Élias Sanbar. Gallimard. 1994.

(7)    Les États-Unis proposent à Israël de louer la vallée du Jourdain ( AFP radio).  Voir l’article en annexe 2.

(8)    http://fr.wikipedia.org/wiki/Anouar_el-Sadate

(9)    La bataille pour la Cisjordanie fait rage.  Robert Bibeau.  12.10.2010. http://www.robertbibeau.ca/palestine/edito12102010.html

(10)                     http://www.ism-france.org/news/article.php?id=14340&type=analyse&lesujet=Initiatives%20de%20Paix

 

5.11.2010

http://www.robertbibeau.ca/palestine3.html

 



BLOCUS DE GAZA

2-8 Rapporteur spécial des droits de l'homme : Le blocus de Gaza et l'occupation de Cisjordanie ont un coût humanitaire très élevé.
« Les habitants de Gaza continuent de souffrir des conséquences humanitaires du blocus israélien, en dépit du récent assouplissement partiel des restrictions d'entrée dans le territoire », a indiqué vendredi le Rapporteur spécial sur la situation des droits de l'homme dans les territoires palestiniens occupés, Richard Falk, à l'occasion d'une conférence de presse au siège de l'ONU, à New York.
« La situation à Gaza demeure très grave du point de vue humanitaire, le blocus a été assoupli à certains égards, mais maintenu à d'autres, et il continue de mettre la population dans un fort état de tension psychologique et physique », a-t-il ajouté.
« Il faut comprendre que cette population est prise au piège depuis maintenant trois ans, même avant, c'était un endroit très difficile à vivre, en grande partie pauvre, surpeuplé et connaissant un chaos interne », a-t-il encore poursuivi.
Selon le Rapporteur, « le refus persistant d'Israël de permettre l'exportation des marchandises en provenance de Gaza a détruit son économie interne, et les jeunes continuent de se voir refuser le droit de visiter leurs familles en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, ou de fréquenter les universités dans d'autres parties des territoires ».
« Au-delà de cela, cela a rendu la perspective d'une paix fondée sur deux Etats, après un retrait israélien, politiquement impossible à ce stade », a souligné Richard Falk. « Vous avez le décalage entre un processus de paix intergouvernemental qui semble être fondé sur une illusion, celle qu'à la fin de ce processus un Etat palestinien souverain et indépendant verra le jour ».
Dans son dernier rapport présenté en début de semaine à l'Assemblée générale de l'ONU, le Rapporteur spécial a rappelé la situation des résidents de Cisjordanie. « Tant d'attention a été consacrée à la bande de Gaza au cours de ces dernières années, qu'il est admis que les conditions matérielles en Cisjordanie sont acceptables », a-t-il encore expliqué, avant de citer une étude récente sur les conditions de vies de 40.000 Palestiniens de Cisjordanie, vivant dans les zones sous contrôle militaire israélien total, qui montre que ces conditions sont pires que celles dans la bande de Gaza.

22 octobre
http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=23444&Cr=Palestiniens&Cr1=Isra%EBl


2-9 Flottille & Viva Palestina5

1 Israël intercepte un bateau de pacifistes en route vers Gaza

La marine israélienne a intercepté mardi un voilier de pacifistes juifs qui tentaient de briser symboliquement le blocus maritime de la bande de Gaza, a-t-on appris de sources concordantes.

«Dix navires de guerre israéliens ont forcé le bateau à faire route vers  Ashdod (port israélien)», a déclaré à l'AFP un des organisateurs qui se trouvait à terre à Gaza, Amjad al-Shawa.

«Ils se sont rendus parce qu'ils étaient encerclés, ils n'avaient pas le choix», a-t-il ajouté.

«La marine a pris le contrôle du voilier pour l'amener au port d'Ashdod», a pour sa part confirmé l'armée israélienne dans un communiqué, ajoutant que l'interception n'avait donné lieu à aucune violence de part et d'autre.

«Avant l'abordage, la marine a lancé deux avertissements au capitaine», selon l'armée israélienne, qui a qualifié l'opération de «provocation».

«Ils ont dit que nous approchions une zone soumise à un blocus maritime et nous ont demandé de changer de cap», avait auparavant indiqué à l'AFP un passager du bateau Irene, Yonatan Shapira, par téléphone satellitaire.

À ce moment, M. Shapira, ancien officier israélien, avait précisé que le petit voilier battant pavillon britannique, avec à bord sept militants juifs pro-palestiniens et deux journalistes, se trouvait à 20 milles nautiques de la bande de Gaza.

Le bateau avait appareillé dimanche de Famagouste, dans le nord de Chypre.

Le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères Yigal Palmor avait prévenu lundi que la marine israélienne allait «établir un contact radio avec eux et vérifier où ils veulent aller. S'ils disent "Gaza", nous leur expliquerons que c'est interdit».

«S'ils insistent pour entrer dans la zone interdite des 20 milles nautiques (au large de Gaza), ils seront stoppés et conduits au port d'Ashdod», avait-il dit.

L'opération, dont le budget dépasse les 20.000 livres (23.500 euros), a été financée par des dons récoltés notamment par différentes branches de l'organisation «Juifs européens pour une paix juste».

À bord est embarquée une petite cargaison de jouets, livres, matériel de pêche ou encore médicaments, «une aide symbolique» pour la population de Gaza.

Le 31 mai, des commandos israéliens avaient donné l'assaut à un convoi humanitaire maritime, baptisé «flottille de la liberté», tuant 9 passagers turcs à bord du principal navire, le Mavi Marmara.

Depuis, deux bateaux ont tenté en vain de forcer le blocus.

Israël avait arraisonné le 5 juin et amené sur Ashdod le cargo d'aide irlandais Rachel Corrie, avant d'expulser les passagers.

Le cargo libyen Amalthéa, affrété par la Fondation Kadhafi, avait été contraint de se dérouter sur le port égyptien d'Al-Arich le 14 juillet après avoir subi une avarie pendant qu'il était encerclé par la mariné israélienne.

Après la vague de réprobations internationales soulevée par l'assaut du Mavi Marmara, Israël a allégé le blocus qu'il impose à Gaza depuis juin 2006, renforcé à la suite de la prise de contrôle de ce territoire par les islamistes du Hamas en juin 2007.

L'État hébreu maintient toutefois un strict blocus maritime pour empêcher l'importation de matériel à usage militaire dans le territoire.

Agence France-Presse

28 septembre

http://www.cyberpresse.ca/international/moyen-orient/201009/28/01-4327247-israel-intercepte-un-bateau-de-pacifistes-en-route-vers-gaza.php?utm_source=bulletinCBP&utm_medium=email&utm_campaign=retention


2 Flottille humanitaire : Tsahal a tiré 308 fois contre les pacifistes.

C’est le chef d’état-major de Tsahal qui l’affirme : 308 balles réelles ont été tirées sur les passagers du Mavi Marmara, la flottille humanitaire qui tentait de forcer le blocus de Gaza le 31 mai dernier.

L’assaut a fait neuf morts, touchés par 30 coups de feu fatals.

Vingt-quatre autres balles ont blessé les militants pro-palestiniens à bord de la flottille humanitaire qui,  a tenté de briser le blocus israélien de la bande de Gaza pour apporter vivres et médicaments à la population.

Le général Gabi Ashkenazi, chef d’état-major de Tsahal, a affirmé dimanche 24 octobre que ces neuf morts étaient « inévitables », les soldats ayant tiré « sur ceux qui les ont attaqués, pas sur les autres », rapporte l’agence Reuters.
Devant une commission d’enquête israélienne baptisée commission Turkel, il a justifié le recours de ses hommes à des tirs à balles réelles pour contrer les passagers du Mavi Marmara.

Les soldats israéliens étaient équipés de matériel anti-émeute qui ne suffisait pas selon lui. « Il y aurait eu plus de victimes », si le commando israélien n’avait pas tiré à balles réelles, a encore affirmé le général, ajoutant que les militants à bord de la flottille étaient armés.
Le général a par ailleurs soutenu que des passagers s'étaient emparés de trois pistolets Glock et d'un pistolet mitrailleur automatique Uzi lorsque les premiers soldats ont débarqué sur le pont du Mavi Marmara.
Gabi Ashkenazi a avancé le chiffre de 308 balles réelles tirées sur les bateaux, un de ses conseillers expliquant que 70 d’entre elles visaient à provoquer des blessures, les autres n’étant que des tirs de sommation. (…)
La Turquie, d’où venait la plus grande partie des militants présents à bord des six navires composant la flottille, avait mandaté des légistes qui ont avancé les mêmes chiffres. Si Ankara conteste la légitimité de la commission d’enquête nationale , plusieurs passagers du Mavi Marmara sont appelés à témoigner devant elle. Devant les affirmations répétées des militants pro-palestiniens, selon lesquelles personne n’aurait tiré sur le commando israélien, la commission a suggéré qu’elle pourrait pousser son enquête sur la marine israélienne.
Selon un récent rapport du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, certains des militants tués lors de l’assaut ne présentaient aucun comportement menaçant vis-à-vis des soldats.

25/10/2010  

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=159503&language=fr


3 Viva Palestina5 est à Gaza, mission accomplie !

Chers sympathisants et adhérents d'ISM-France,
C'est au milieu de scènes d'allégresse et de larmes de joie partagées que le convoi Viva Palestina5 est entré hier après-midi à Gaza, après un voyage épique de 4 semaines et 5.000 kms.

Le convoi, à l'initiative de George Galloway, avait quitté la Grande-Bretagne le 18 septembre et a traversé l'Europe (France, Italie,Grèce) et le Proche-Orient (Turquie, Syrie) pour arriver à Lattaquié (Syrie) le 2 octobre.

Là, 2 semaines de dures négociations ont été nécessaires pour obtenir le feu vert définitif des autorités égyptiennes qui, après avoir exigé l'exclusion de 17 membres du convoi, ont finalement accepté que le convoi fasse route pour Al-Arish-Egypte (par ferry pour les véhicules et par avion pour les activistes).
Le 21 octobre au matin, les 140 camions chargés d'aide et les 370 militants étaient regroupés à Al-Arish pour la dernière et ô combien attendue partie du voyage.
Les camions sont maintenant remis aux autorités palestiniennes de Gaza, avec tout leur chargement constitué de produits et matériels qu'elles ont  demandés  et qui vont permettre d'équiper une clinique, une classe, remettre à flot les stocks de médicaments et le matériel des hôpitaux, etc. C'est au total 5 millions de $ de matériel et aides diverses que le convoi a emmenés à Gaza.
Avec aussi l'expression non chiffrable de la mobilisation internationale
(le convoi est constitué de militants d'Algérie, Australie, Canada, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Irlande du Nord, Italie, Jordanie, Malaisie, Maroc, Nouvelle-Zélande, Qatar) pour briser l'insupportable blocus de Gaza, le témoignage vivant adressé aux Palestiniens de Gaza que le monde ne les oublie pas.
Grâce à votre soutien et votre réactivité, ISM-France a été en mesure de se joindre au convoi, à Lyon, le 21 septembre, avec 3 militants et un camion, ce qui est un exploit si l'on tient compte du délai très court d'inscription et d'organisation (3 semaines), en pleine « pause »estivale.
Nous vous en remercions encore infiniment et nous sommes fiers que la solidarité pro-palestinienne française soit présente dans cette extraordinaire expédition par l'intermédiaire de notre association.
Pour nous permettre de continuer à soutenir le peuple palestinien, nous  avons besoin de votre soutien moral et financier. Nous projetons de lancer un autre convoi terrestre au printemps 2011, forts de l'expérience retirée de cette première participation et d'une organisation préparée sur plusieurs mois.

ism-france (marseille)


4 Victoire pour Viva Palestina dans Gaza ! CINQUIEME CONVOI VIVA PALESTINA A GAZA
Les cent quarante sept véhicules et les trois cent quarante deux militants sont entrés dans Gaza hier soir après un mois de voyage !
Acclamés tant par la population que par les responsables de la bande Gaza, les volontaires du cinquième convoi Viva Palestina ont réussi à brisé le blocus de Gaza, et on apporté, outre cinq millions de dollars d’aide à la population, un grand réconfort.
George Galloway s’est félicité de cette victoire qui a "notamment permis d’attirer l’attention de tous les dirigeants des pays que nous avons traversés sur le sort du peuple palestinien et ce siège illégal". "C’est un succès lié à la prise de conscience croissante de l’opinion publique internationale du caractère insupportable de cette situation."
Seuls seize volontaires n’ont pas été autorisés à entrés dans Gaza par le gouvernement égyptien qui a prétexté un "risque pour sa sécurité". Les autres resteront environ quarante huit heures dans Gaza, le temps de remettre l’aide et de fêter l’événement.
CAPJPO Europalestine

http://www.europalestine.com/spip.php?article5528
http://www.fischer02003.over-blog.com/article-cinquieme-convoi-viva-palestina-a-gaza-59442798.html
http://www.convergencedesluttes.fr/index.php?post/2010/10/22/CINQUIEME-CONVOI-VIVA-PALESTINA-A-GAZA



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


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