Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Avertir le modérateur

14/11/2010

n°559 - 'Tiré à part' - 13-11 - Début - : Israël maintient volontairement les Gazaouis à un niveau proche de la famine.


n°559 - 'Tiré à part' - 13-11 -  Début - : Israël maintient volontairement les Gazaouis à un niveau proche de la famine.   



       L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources                                                        



‘Tiré à part’ 

n°559 du 13-11

C.De Broeder & M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

a) sur nos blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Robert Bibeau :   http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com  - http://no-war.over-blog.com/

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

 


Sommaire

Tiré a part

Saed Bannoura : Israël maintient volontairement les Gazaouis à un niveau proche de la famine.

1 Dossier

1-1 Des voix israéliennes contre le fascisme israélien.  

1-2 Ahmed Amri : Defamation: quand les enfants désavouent le père.

1-3 Gidéon Lévy : La république juive d’Israël.

1-4 L’anomalie étatique sioniste.

Suite

1-5 Zeev Sternhell : La droite israélienne a besoin de la guerre à perpétuité.

1-6 Zuhayr Andraos : Démocratie pour les « maîtres » et dictature contre les « esclaves ».

1-7 Khaled Amayreh : Les têtes nucléaires d'Israël. ...sont tournées vers Le Caire, Beyrouth, Damas, Téhéran ou peut-être La Mecque et Médine.

1-8 Jeffrey Blankfort : Israël est la menace la plus immédiate au futur de notre planète.

Fin

 2 Analyse - Géopolitique et stratégie

2-1 Samidoun  : Quelle belle expression, la « communauté internationale »!

3 Médias/Vidéos 

3-1 Jacob COHEN : Le printemps des sayanim.



Tiré a part

Saed Bannoura: Israël maintient volontairement les Gazaouis à un niveau proche de la famine.
Des documents du gouvernement israélien révèlent une politique délibérée pour maintenir les Gazaouis à un niveau proche de la famine.

Des documents dont l’existence était niée par le gouvernement israélien depuis plus d’un an ont été publiés après une bataille juridique conduite par le groupe israélien des droits de l’homme, Gisha. Ces documents révèlent qu’une politique délibérée a été mise en œuvre par le gouvernement israélien où les besoins alimentaires de la population de Gaza sont froidement calculés, et où les quantités de nourritures que le gouvernement israélien laisse passer sont exactement mesurées pour laisser à la population juste ce qu’il faut pour être au-dessus de la famine. Ceci nous rappelle qu’un certain nombre d’officiels israéliens avaient déclaré qu’ils mettraient « la population de Gaza au régime ».

 En 2007, quand Israël commença son siège total de la bande de Gaza, Dov Weisglass, conseiller du Premier ministre d’alors, Ehud Olmert, l’avait déclaré sans ambages, « L’idée c’est de mettre les Palestiniens au régime, mais pas de les faire mourir de faim ». Les documents récemment publiés contiennent les équations dont s’est servi le gouvernement israélien pour calculer les quantités exactes de nourriture, carburant et autres produits de première nécessité pour l’appliquer avec précision.

Les documents sont encore plus inquiétants, disent les militants des droits de l’homme, quand on prend en compte le fait que près de la moitié de la population de Gaza à moins de dix-huit ans. Cela veut dire qu’Israël a, volontairement, forcé à une sous-alimentation des centaines de milliers d’enfants, en violation caractérisée du droit international et de la Quatrième Convention de Genève.

 

Cette communication de documents contredit aussi sérieusement les affirmations ressassées par Israël comme quoi le siège serait justifié par des « raisons sécuritaires », alors que ces documents montrent une politique délibérée et méthodique de punition collective contre l’ensemble de la population de la bande de Gaza.

Le directeur de Gisha déclare, par rapport aux documents, « Israël a interdit le glucose pour les biscuits et le carburant nécessaire à une fourniture régulière d’électricité - paralysant toute vie normale dans la bande de Gaza et affectant le caractère moral de l’Etat d’Israël. Je suis désolé de dire que les principaux éléments de cette politique sont toujours en application aujourd’hui ».

Dans sa déclaration qui accompagne la publication des documents, Gisha écrit :

« Les documents révèlent que l’Etat a approuvé "une politique de réduction délibérée" des produits alimentaires de première nécessité pour la bande de Gaza (section h.4, page 5). Ainsi, par exemple, Israël a restreint la fourniture du carburant nécessaire à la centrale électrique, interrompant de fait la distribution d’électricité et d’eau. L’Etat a fixé une "ligne basse d’alerte" (section g.2, page 5) pour prévenir de pénuries probables dans des produits donnés, mais en même temps, l’Etat était d’accord pour ne tenir aucun compte de ces avertissements, si la nourriture en question était soumise à une politique de "restriction délibérée". En outre, l’Etat a défini une "ligne rouge haute" au-dessus de laquelle même les aides humanitaires basiques peuvent être bloquées, même encore si elles sont très demandées (section g.1, page 5). L’Etat prétend dans une lettre explicative adressée à Gisha que dans la pratique, il n’a pas autorisé de restrictions sur les "produits de première nécessité" en-dessous de la "ligne basse d’alerte", mais il dit aussi qu’il n’a pas précisé quels étaient ces "produits de première nécessité" ».

Le journaliste états-unien Richard Silverstein écrit :

« En examinant la liste des produits autorisés à l’importation, vous réalisez que ce sont là les seuls produits autorisés. Autrement dit, si un produit n’est pas sur cette liste, il est interdit. Tenez, par exemple, voilà la liste des épices autorisées : le poivre noir, la soupe en poudre, l’hysope, le sésame, la cannelle, l’anis, le babuna (camomille), la sauge. Désolé pour vous le cumin, le basilic, le laurier, le piment de Jamaïque, le carvi, la cardamome, le chili (mélange d’épices), les ciboulettes, la coriandre, les clous de girofle, l’ail, le sésame, le tamarin, le thym, l’origan, le poivre de Cayenne. Vous n’êtes pas sur la liste. Vous n’êtes pas des épices dont les Palestiniens ont besoin selon certaines grandes bêtasses des Forces de défense israéliennes. Et les tomates, les pommes de terre, les concombres, les laitues, les jouets, les verreries, les peintures, et les chaussures ? Vous pouvez faire une croix dessus aussi. Tous les articles de luxe, ou d’autres, sont une menace pour la sécurité ».

Malgré la nature inquiétante de ces documents récemment communiqués, qui montrent une politique calculée visant à mettre volontairement toute une population en sous-alimentation, aucun média important n’en a parlé.

Le texte intégral des documents publiés, et l’original de la requête déposée par Gisha au titre du Freedom of Information Act (FOIA) (loi US sur la liberté d’information), sont disponibles sur le site de Gisha à l’adresse suivante : http://www.gisha.org/index.php?intL...

Saed Bannoura:

11 novembre 2010

Source : Info-Palestine
http://www.michelcollon.info:80/Israel-maintient-volontairement.html



1 Dossier

Ndlr : La publication des analyses ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

1-1 Des voix israéliennes contre le fascisme israélien.  

Le fascisme prend des proportions inquiétantes en Israël.
C’est l’avis d’intellectuels et d’hommes politiques israéliens qui accusent le Premier ministre Benjamin Netanyahou d’attiser ces sentiments de haine et de populisme, et critiquent les dernières lois sur la citoyenneté.
Dans le cadre d’une conférence organisée à
la Knesset, mardi, intitulée «  Urgence pour protéger la démocratie », une trentaine de députés, d’activistes et d’intellectuels juifs et arabes ont lancé un appel pour stigmatiser ces lois qui lient l’obtention de la nationalité israélienne à l’allégeance à un «  état juif démocratique » ; ce qu’ils considèrent être un nouveau fascisme.  
En tête de ces contestataires à cette loi, le député de Kadima Shlomo Molla, lequel se préoccupe de ce qu’il considère être «  le fascisme de Liebermann », mettant en garde contre «  le débordement des lois non démocratiques ».
Alors que pour le député arabe Jamal Zahalka, président du bloc du Rassemblement national démocratique (RND), « ce fascisme est le fruit des politiques gouvernementales qui se sont succédées et non des directives d’une tel ministre ou tel ». En appelant à une «  lutte commune », il a mis en garde contre des lois qui n’ont pour but, d’après lui,  que d’usurper aux arabes leur identité et leur esprit.
«  Ce nouveau racisme est alimenté par une haine contre les Arabes, et des considérations populistes chez des politiciens israéliens qui nourrissent une stratégie de peur et d’apeurement », a-t-il précisé. Et de conclure que «  le racisme en Israël revêt une gravité accrue vu qu’il est assorti par la force ». 
Quant à la député également arabe, Hanane Zoebi, le problème actuel en Israël n’est pas dû à la nouvelle loi de citoyenneté mais à une réalité israélienne hostile aux citoyens arabes : «  jamais il n’y a eu une réelle démocratie en Israël avant la loi de la citoyenneté », a-t-elle affirmé.
Pour sa part, le député arabe, Mohammad Barka, du Front démocratique de la paix et l’égalité, a évoqué les habitants arabes du village Arakib, comme étant les victimes les plus typiques du fascisme israélien, vu que leur village a été détruit six fois.
«  Existe-t-il un état dans ce monde qui mène des campagnes militaires contre ses propres citoyens, comme le fait Israël, quoiqu’ils soient originaires de ce pays ?? », a signifié le représentant du village, cheikh Sayyah Tourri, selon lequel des centaines de familles sont jetées dans la rue, sans abris en contre partie.
Selon un député juif, originaire du Maroc, Daniel Ben Simon, les «  nouvelles lois sur la judaïcité de l’état «  obscurantistes, et oppressives, et relevant d’un certain talibanisme » chez les juifs, lui rappellent l’Europe raciste, en allusion à l’Allemagne nazie, et les ghettos juifs qu’il a fuis.
Lui aussi, estime que Netanyahou trempe aussi bien que Lieberman dans ce fascisme.  
Parmi les trois professeurs qui ont également participé à cette rencontre, le professeur universitaire Mordechaï Krimnster s’attend à ce que ces lois aboutissent à propager des accusations de traitrise, aussi bien à l’encontre des juifs que des Arabes.
Alors que pour le professeur Yarone Ezrahi, «  Israël a renversé les choses, plaçant le pouvoir au dessus du peuple » et prévoyant que ces lois racistes vont démanteler l’état de l’intérieur ».  
Alors que le professeur Yehuda Chenhaf estime que ces lois sont plus que racistes, donc fascistes, voire « antisémites contre les Arabes ».
«  Ces législations sortent les juifs de l’histoire et les ramènent à une des pires aliénations », a-t-il conclu.
(Traduit à partir de la chaîne alJazeera)

20-10

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=158868&language=fr


1-2 Ahmed Amri : Defamation: quand les enfants désavouent le père.

Né aux USA puis transmis vers l'Europe, le vent de la sédition intellectuelle qui souffle sur le sionisme n'est pas près de faiblir, loin de là.

Tout en prenant l'allure d'une révolution culturelle de masse marquant la nouvelle décennie de ce siècle, il frappe à présent Israël où il se propage à la faveur d'une conscience juive dissidente et libérée de l'identité séculaire du sémite , éternel persécuté et, en tout lieu, victime. De plus en plus d'intellectuels et d'artistes emboîtent le pas à Chomsky, Norman Gary Finkelstein, Rony Brauman, entre autres "brebis galeuses" juives, et montent au créneau pour fustiger le sionisme et désavouer la politique de leur État. Ce mal délétère qui condamne le sionisme et laisse présager de sa fin certaine dans un proche avenir est bien moins l'effet de l'antisémitisme présumé revenu en force dans le monde que le contrecoup d'un abus sioniste de l'arme "antisémitisme" . Perverti, instrumentalisé à outrance dans une propagande mensongère et surannée, l'argument de l'antisémitisme se tourne à présent contre les apprentis sorciers , ceux qui en ont fait une litanie burlesque, un croque-mitaine mal ficelé, l'ersatz d'une épée de Damoclès menaçant toute pensée contestataire ou réflexe critique.

Après Shlomo Sand démontant l'histoire du peuple juif inventé à partir d'historiographies et de mythes, c'est au tour de Yoav Shamir, cinéaste israélien de 40 ans, de s'attaquer à la machine lobbyiste qui industrialise le mensonge, la diffamation.

Une certaine « image de marque », entretenue à la fois par ses partisans et, dans une certaine mesure, ses ennemis, voudrait que le sionisme soit doté d'une puissance suprahumaine. Diabolique, cela va de soi, mais surréelle. Quels que soient les fondements de cette perception par le passé, aujourd’hui il faut bien reconnaître que la réalité est tout autre. En témoigne cette nouvelle conscience humaine qui, de l’Amérique à l’Europe, des pays traditionnellement « amis » d’Israël à Israël même, se dresse partout et conteste de plus en plus le sionisme. Ce qui semblait s’apparenter, il y a quelques ans seulement, à « un vent de sédition » cantonné dans l’espace restreint de l’élite intellectuelle, s’avère plus intense et étendu, s’amplifiant sans cesse et gagnant, outre les masses en Occident, les plumes et les caméras israéliennes (1). Le dragon sioniste ne fait plus peur, ni aux lointains, toutes tendances confondues, ni aux prochains dont certains montent au créneau, décidés à « allumer le feu à la maison ». Et son antre, même s’il fume et enfume encore, n’intimide plus autant qu’il agace et enrage. Les signes d’une révolution culturelle antisioniste se multiplient, autant en Israël qu’ailleurs, pour consolider l’idée que cette doctrine est bien loin de son âge d’or. Elle est depuis le début de ce siècle en phase de décroissance qui, jour après jour, se révèle un état de décrépitude irrémédiable.
Essoufflé par ses perpétuelles fuites en avant, vicié par son propre mal qu’il n’a cessé de propager depuis la fondation de sa doctrine, la diffamation, trahie par la cuirasse usée de la mythomanie, et à en juger par le désaveu grandissant que de plus en plus de juifs et Israéliens lui intentent sans arrêt, disons-le sans réserve: le sionisme est déjà moribond.

S'il peut quand même donner l'illusion qu'il respire encore, c'est grâce à une potion magique fumigène qui, tout en le dopant aux yeux de ses partisans fanatiques et des incurables "malades de la culpabilité historique", ne fait que le rapprocher à rythme accéléré de son terme fatidique. Cette potion qu'il fait ingurgiter à ses enfants et en répand la fumée au-delà des frontières d’Israël est tirée d’une substance opiacée qui s’appelle Antisémitisme: le mensonge réitéré à l'intérieur comme à l'extérieur d'Israël et faisant du monde, sous toutes ses latitudes, l'antisémite impénitent et, en parallèle, du juif où qu’il se trouve l’éternel persécuté, la cible de la haine universelle et des menaces de chaque instant.
La production de cette substance ainsi labellisée est confiée à une machine lobbyiste dont le quartier général est à New York : l’ADL. Par la vertu de la mythomanie, de la naissance du sionisme à nos jours, « Antisémitisme » est non seulement le remède dopant des Israéliens mais la panacée universelle que les sionistes brûlent dans leurs encensoirs et agitent en toute circonstance et tout lieu hanté par les vieux démons. Le spectre de la peste brune, les fantasmagories en rapport, les phobies et les délires font partie de cette entreprise diabolique destinée à garder en otage la conscience humaine. De sorte que celles et ceux qui sont tentés de repenser les vérités momifiées ou douter un instant du bien-fondé de la politique israélienne s’assagissent à temps et s’interdisent tout sacrilège, tout péché d’acte ou de pensée à l’encontre d’Israël.
L’extorsion de fonds et chantage auxquels le monde est soumis depuis la création d’Israël (argent, armes et capitaux de sympathie) se font à la faveur de cette panacée dont la fabrication et l’administration sont confiées à l’ADL.
ADL, Anti-Defamation League : 29 bureaux aux USA et trois en Europe, un budget de plus de 70 millions de dollars par an, est une organisation dont « les oreilles sont collées au sol ». Ces oreilles sont à l’affût du moindre mot qui puisse s’interpréter comme insultant pour les juifs, de la moindre agression, égratignure, fût-elle consécutive à une bagarre, du moindre témoignage, même dénué de tout fondement crédible, tout ce qui peut constituer « une pièce à conviction » de l’antisémitisme. L’ADL collecte ces données et publie périodiquement des rapports qui sont utilisés à la fois en Israël (pour la consommation locale) et à l’extérieur pour défendre l’entité sioniste.
En plus de ces rapports, l’ADL a aussi pour mission de « perfuser » en tout lieu l’holocauste: contacts permanents avec des chefs d’états, des ambassadeurs, des ministres d’affaires extérieures, des délégués d’états aux assemblées des Nations Unis, le pape, les médias…en vue de nourrir et raviver dans la conscience des hommes l’épine de
la Shoah.
Stratégi
e de tous les entretiens : utiliser le COMPLEXE DE LA CULPABILITÉ historique, jouer sur cette fibre, ou la greffer si elle n’existe pas, afin de légitimer les agissements d’Israël dans ce que cet État appelle « mesures de sécurité ».
Comment les agents de l’ADL réussissent-ils à voir et influencer autant de personnalités si importantes ? En entretenant le mythe de leur puissance d’influence à Washington, en répétant partout qu’ils ont les mains longs, qu’ils sont capables de faire la pluie et le beau temps. Un mythe qui s’effrite d’ores et déjà, comme l’ensemble des mythes fondateurs de l'État d’Israël, grâce à des juifs qui désavouent un « père » monstre et vers qui nous tendons la main fraternelle pour un demain plus vivable.
Le réalisateur de ce film, Yoav Shamir, a réussi à infiltrer l’ADL et côtoyer de près ses agents pour produire ce chef-d'œuvre d'intérêt humain, mis en ligne en 9 parties.

Vous ne perdrez pas votre temps à le voir.

A. Amri
04.11.10

Yoav Shamir:

Né à Tel Aviv, novembre 1970 Lycée : Vitzo France, une école des beaux-arts, l'équivalent d'un lycée avec baccalauréat. Spécialisation : photographie Université de Tel-Aviv : BA d'histoire et de philosophie. MFA d'art cinématographique, mention excellent. Films en tant que réalisateur & caméraman:

2001- « Marta and Luis » - documentaire de 50 min. - présenté dans le cadre du Festival du film d'Edinburgh, à l'IDFA, DOCAVIV et autres festivals cinématographiques internationaux.

2003- « Checkpoint » - documentaire de 80 min - remporte la première distinction à l'IDFA, Toronto, San Francisco, Munich, Madrid, Barcelone, Rome, Belgrade, Rio de Janeiro, etc. Reçoit plus de vingt distinctions et est présenté lors de plus de 120 festivals du film internationaux.

2005-« 5 days »- documentaire de 94 min - participe au festival du film Sundance, à l'IDFA, Edinburgh, Melbourne, Göteborg, Seoul et lors de quelque 40 festivals du film internationaux où ce film a reçu plusieurs distinctions.

2007-« Flipping out »- documentaire de 83 min - Berlinale, le Festival international du film de Berlin 2008. Thessalonique, Buenos Aires, Cracovie, San Francisco, et env. 40 autres festivals internationaux du film.

Source des infos biographiques: http://www.defamation-thefilm.com/html/sur_yoav_shamir.html

Defamation est disponible ici: http://soutien-palestine.blogspot.com/2010/01/defamation.html

Sur Facebook:
Part 1:
http://www.facebook.com/video/video.php?v=174545432560209
Part 2:
http://www.facebook.com/video/video.php?v=174547509226668
Part 3:
http://www.facebook.com/video/video.php?v=174563125891773
Part 4:
http://www.facebook.com/video/video.php?v=174550202559732
Part 5:
http://www.facebook.com/video/video.php?v=174552659226153
Part 6:
http://www.facebook.com/video/video.php?v=174554972559255
Part 7:
http://www.facebook.com/video/video.php?v=174556915892394
Part 8:
http://www.facebook.com/video/video.php?v=174559135892172
Part 9:
http://www.facebook.com/video/video.php?v=174560355892050

Article publié sur le blog d'Ahmed Amri

Jeudi 4 novembre 2010

http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Ahmed_Amri.041110.htm


1-3 Gidéon Lévy : La république juive d’Israël.
Un destin qui va dépendre d’une prestation de serment à un état juif... Cela peut transformer le pays en une théocratie, comme l’est l’Arabie Saoudite.

Rappelez-vous de ce jour. C’est le jour où Israël peut changer de nature. Il peut aussi par conséquent changer son nom au profit de « République juive d’Israël », comparable à la République islamique d’Iran.

Certes, le projet de loi de serment de fidélité que le Premier ministre Benjamin Netanyahu tente de faire passer ne concerne soi-disant que les nouveaux arrivants qui ne sont pas juifs, mais il affecte le sort de chacun d’entre nous.

A partir de maintenant, nous allons vivre dans un nouveau pays, uniformisé, ethnocratique, théocratique, nationaliste et raciste. Quiconque imagine que cela ne l’affecte pas se trompe. Il y a une majorité silencieuse qui accepte cela avec une apathie inquiétante, comme pour dire : « Je me fiche de ce pays où je vis ». Aussi toute personne qui pense que le monde continuera à se référer à Israël comme à une démocratie après cette loi, ne comprend pas de quoi il s’agit. C’est une nouvelle étape de franchie qui nuit gravement à l’image d’Israël.

Le premier ministre Netanyahou va prouver aujourd’hui qu’il est en fait un leader d’Yisrael Beinteinu. Les dirigeants Avigdor Lieberman, ministre de la Justice et Yaakov Neeman, vont certifier qu’il est vraiment un membre loyal du parti Israël Beitenou. Le parti travailliste va prouver qu’il n’est rien de plus qu’un paillasson. Et aujourd’hui, Israël va prouver qu’il se fiche de tout.

A présent un projet de loi sur le serment de fidélité, et demain une la loi sur un serment de loyauté. Le barrage va maintenant craquer, menaçant de noyer les restes de la démocratie, jusqu’à nous laisser peut-être avec un Etat juif d’un genre que personne ne comprend vraiment mais qui ne sera certainement pas une démocratie. Ceux qui exigent ce serment de fidélité sont ceux qui détournent le sens de la loyauté envers l’État.

Lors de sa prochaine session, la Knesset doit débattre de près de 20 autres projets de loi anti-démocratiques.

Au cours du week-end, l’Association pour les droits civils en Israël a publié une liste noire dans l’actuelle législation :

 une loi de fidélité pour les membres de la Knesset

 une loi de fidélité pour la production cinématographique -une loi de fidélité pour les organismes sans but lucratif 

 une loi plaçant la catastrophe palestinienne, la Nakba, hors-la-loi 

 une loi interdisant les appels au boycott, et un projet de loi pour la révocation de la citoyenneté.

C’est une tournure maccarthyste dangereuse de la part de législateurs ignorants qui n’ont même pas commencé à comprendre ce qu’est la démocratie. C’est dangereux, même si seulement une partie de ces projets se transforme en lois, parce que notre destin et notre nature vont changer.

Ce n’est pas difficile de comprendre le duo Netanyahu-Lieberman. Comme nationalistes forcenés, on ne s’attend pas à ce qu’ils comprennent que la démocratie ne signifie pas seulement la loi de la majorité, mais d’abord et avant tout des droits pour les minorités. C’est beaucoup plus difficile de comprendre la complaisance de la foule. Les places des villes auraient dû être aujourd’hui remplies de citoyens qui ne souhaitent pas vivre dans un pays où la minorité est opprimée par des lois draconiennes, telles que celle qui les obligent à prêter un faux serment à un État juif. Mais étonnamment, presque personne ne semble se sentent concerné.

Pendant des décennies, nous avons futilement discuté de savoir qui est juif. A présent la question de qui est juif ne va pas disparaître. Qu’est-ce que « l’Etat de la nation juive » ? Appartient-il plus aux Juifs de la Diaspora qu’à ses citoyens arabes ? Vont-ils décider de son sort, et l’appeler une démocratie ? Est-ce que les ultra-orthodoxes de la secte Neturei Karta, qui s’opposent à l’existence de l’État, ainsi que des centaines de milliers de Juifs qui ont évité de venir y faire ce qu’ils veulent ? Qu’est-ce qui est juif ? Des fêtes juives ? Un régime casher ? Le poids accru de l’establishment religieux, comme s’il n’y avait pas assez de lui pour fausser la démocratie ? Prêter serment à un Etat juif va décider du sort de chacun. Il est susceptible de transformer le pays en une théocratie, comme l’est l’Arabie Saoudite.

Certes, pour le moment, c’est un slogan ridicule et creux. Il n’y a pas trois Juifs qui pourraient se mettre d’accord sur ce à quoi ressemble un Etat juif, mais l’histoire nous a appris que des slogans vides peuvent ouvrir la voie vers l’enfer. En attendant, la nouvelle loi proposée ne fera qu’augmenter l’aliénation des Arabes israéliens et aboutira à l’aliénation de segments beaucoup plus large de la population [aliénation est à prendre ici dans son sens de « perte de liens » - N.d.T].

C’est ce qui se passe quand le feu couve encore sous le tapis, le feu de l’absence de foi en la justice de ce que nous faisons. Seul un tel manque de confiance peut produire une loi aussi grotesque que celle proposée aujourd’hui et sans aucun doute approuvée demain. Le Canada n’a pas besoin que ses citoyens prêtent serment à l’État canadien, et aucun autre pays n’exige un acte similaire. Sauf Israël. Et cela est fait soit pour provoquer encore plus la minorité arabe et la pousser à un plus grand manque de loyauté, de façon à ce que vienne un jour pour finalement se débarrasser d’elle, soit pour faire échouer la perspective d’un accord de paix avec les Palestiniens. D’une façon ou d’une autre, à Bâle lors du premier congrès sioniste en 1897, l’Etat juif a été fondé comme l’a dit Théodore Herzl, et aujourd’hui, c’est la République juive d’Israël qui sera fondée.

Gidéon Lévy

12 octobre 2010

Source : Haaretz

Traduction : Info-Palestine

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=9524

http://www.michelcollon.info:80/La-republique-juive-d-Israel.html


1-4 L’anomalie étatique sioniste.

nb Ndlr : La publication des analyses ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

Celles  et ceux qui sont suffisamment au courant de l’histoire des partisans de l’application de l’idéologie sioniste, qui occupent la Palestine, au minimum depuis fin 1945, ont pour habitude de ne même pas utiliser le terme « état hébreu » (dont les fondateurs voulaient  qu’il soit habité par l’« hébreu nouveau », non religieux) , mais le vocable « entité sioniste ».

A la réflexion, si on a le souci logique et didactique d’utiliser « le juste mot pour la juste chose », ça n’est pas encore le bon choix et on « peut mieux faire » et plus juste .  Cela tout  en n’ayant réellement aucune antipathie pour l’ensemble des Juifs ou personnes pensant l’être – ( tout  en étant évidemment incapable de prouver que ne serait-ce que la majorité de leurs ascendants habitaient  la Palestine et pratiquaient une des nombreuses versions du judaïsme déjà en l’an 0 de notre ère !  )- mais  en exécrant le sionisme, sinon les sionistes actuels dans leur ensemble,  lesquels sont peut-être finalement encore beaucoup  plus à plaindre qu’à blâmer.

C’est pourquoi on peut proposer « anomalie étatique sioniste », parce que beaucoup pensent que c’est un état « ordinaire et comme les autres »;  ils le  savent sioniste, sans connaître les écrits publics ou privés  et un minimum  de la vie des deux (2) plus beaux fleurons de cette idéologie  raciste, pour le moins aussi éthiquement inadmissible que le nazisme ou le communisme soviétique.

Pour ce qui est de Benjamin Ze’ev, alias Theodor Herzl,   il est toujours  assez amusant de voir la tête que font de jeunes juifs israéliens, qui ignorent souvent , entre autres,  cette manie des « pères fondateurs » d’hébraïser  leur appellation de naissance,  quand on leur montre honnêtement des extraits des  premiers propos écrits de l’Hongro-autrichien juif  qui sont carrément ce qu’il est convenu à tort de qualifier d’antisémites .

Eux mêmes et leurs  parents ignorent, entre autres, que le correspondant à Paris du journal viennois Die Neue Freie Presse pendant l’affaire Dreyfus avait d’abord rêver  de faire baptiser catholique tous les Juifs de Vienne lors d’une même cérémonie, pour mieux les intégrer à la société autrichienne !

Mais l’ignorance  est aussi du côté  des anti qui ne savent pas, entre autres,  que le projet Ouganda n’a toujours été, aux yeux  du (non)-fondateur du sionisme, qu’un pis aller provisoire, un « asile de nuit » (selon son  terme en allemand) , en attendant l’installation « sur la terre de nos aïeux donnée par Yahweh à son seul  peuple élu ». Donné sans acte de donation  présentable, faut-il le préciser, même si on a pu entendre ça et là, chez les fanatiques  religieux, hélas relayés par d’étranges chrétiens sionistes que…  « Notre cadastre, c’est la Bible »

Pour ce qui est de David Grün ; alias David Ben Gourion, il est extrêmement difficile, tant la matière est abondante (et peu louable aurait dit Molière) , de sélectionner les quatre ou cinq plus exécrables et révélatrices illustrations de son arrogance cynique, de son racisme sans borne et de sa gourmandise territoriale qui ont fait école.  Quoique très cultivé, ce Russo-polonais, fils d’Amants de Sion qui commença a apprendre l’hébreu  à 10 ans et l’enseigna à ses camarades à quatorze,  fut conscient que la majorité  des Arabes palestiniens qu’il s’apprêtait à faire tuer ou expulser étaient probablement descendants de Juifs convertis à l’Islam.  Difficile, mais on peut toujours essayer une sélection, en  demandant le pardon des connaisseurs, de plus en plus nombreux en France.

« Si j’étais un leader arabe, je ne signerais jamais un accord avec Israël. C’est normal; nous avons pris leur pays. Il est vrai que Dieu nous l’a promis, mais comment cela pourrait-il les concerner ? Notre dieu n’est pas le leur. Il y a eu l’antisémitisme, les Nazis, Hitler, Auschwitz, mais était-ce leur faute ? Ils ne voient qu’une seule chose : nous sommes venus et nous avons volé leurs terres. Pourquoi devraient-ils accepter cela ? » ( Ben Gourion cité par Nahum Goldmann dans « Le Paradoxe Juif », page 121 et page 99 dans la version anglaise The Jewish Paradox, trans. Steve Cox (Grosset and Dunlap, 1978)

« Nous devons tout faire pour nous assurer qu’ils (les Palestiniens) ne reviennent pas » et « Les vieux mourront et les jeunes oublieront ».  (journal du 18 juillet 1948).

« Un Etat juif partiel n’est pas une fin, mais seulement un commencement. Je suis convaincu que l’on ne peut nous empêcher de nous établir dans les autres parties du pays et de la région. » ( dans une lettre à son fils en 1936) et  : « Les frontières des aspirations sionistes, incluent le Liban Sud, le sud de la Syrie, la Jordanie d’aujourd’hui, toute la Cisjordanie, et le Sinaï. » (au Conseil de Paalei Zion, futur Parti Travailliste, à Tel-Aviv en 1938). Si ce n’est pas du fanatisme amoral, c’est quoi ?

Mais, quoiqu’il en soit du florilège, alors que d’autres sionistes ne sont pas en reste pour ce qui est de susciter le dégoût du racisme foncier, pourquoi   »anomalie », dont la définition possible est « Ce qui s’écarte de la norme, d’un modèle habituel » avec pour étymologie le latin  anomalia, traduisible comme en grec par irrégularité  (non lisse) ?

Parce qu’incontestablement cette application idéologique territoriale, appelée Israël,  par un vote hâtif le 12 mai 1948 au soir par la crème du Yichouv, le gouvernement provisoire  sioniste  (soit une dizaine de votants), de préférence à « Sion » qui eut été à la fois plus religieux, plus historique et  plus clair,  est totalement hors  norme.

Pas de constitution (malgré l’engagement solennelle lors de la déclaration encore mal dite d’indépendance), Pas de frontières définitives, vu la volonté toujours  actuelle de s’étendre « un jour » jusqu’au  mythique et totalement infondé « Eretz Israël » qui va jusqu’à l’est de la frontière  jordanienne, au Nil et au fleuve libanais  Litani ; cet objectif n’étant pas que celui des fanatiques religieux .

Pas de …, pas de .., pas de … et, le  comble,  pas de nationalité unique, ce qu’ignorent probablement, par exemple, 90 % de nos parlementaires et leurs attachés réunis ; aucun habitant de la Palestine « historique », fut-il juif de trimillénaire ascendance juive garantie, (ce qui est strictement impossible, comme pour nous tous) n’ayant effectivement et juridiquement  la nationalité israélienne aux yeux même de la loi locale.

C’est bien pourquoi  il est légitime de dire qu’on n’a pas vraiment affaire  à un état au sens habituel et normal du terme et qu’il s’agit bien, sinon d’un « machin » comme l’ONU dont  les décisions ne sont pas respectées par « l’état hébreu » ,  du moins véritablement d’une anomalie étatique.

Alors que précisément à l’ONU, censé représente la mythique et tout aussi inexistante « communauté internationale », toute fondamentale et vitale  décision très dérangeante pour l’anomalie étatique sioniste est systématiquement annihilée par les USA, dont  il est amplement prouvé et reconnu par certains parlementaires qu’il est impossible  d’être  un élu, présidence incluse, si on ne se soumet pas  aux diktats du puissant lobby sioniste AIPAC, ce  qu a permis au criminel Ariel Sharon (qui n’en finit pas de mourir, comme son état) de dire :

« Chaque fois que nous faisons quelque chose, vous me dites que l’Amérique fera ceci ou fera cela … je vais vous dire quelque chose de très clair : Ne vous préoccupez pas de la pression de l’Amérique sur Israël, nous, les Juifs, contrôlons l’Amérique, et les Américains le savent ». (3 octobre 2001, à Shimon Pérès, cité sur la radio Kol Yisrael).

Le même ayant  aussi,  entre autres, déclaré  «Les accords d’Oslo (première tentative d’accord de paix entre autorités israéliennes et Palestiniennes) sont la plus grande catastrophe qu’ait connue Israël depuis sa création » et « Tant qu’il restera un seul Arabe dans le pays, la guerre d’indépendance ne sera pas terminée »

Cette gouvernance effective sioniste  des USA, autre énorme anomalie s’il en est,  ne  laissant pas beaucoup d’espoirs aux Palestiniens patriotes. Même s’il n’est pas besoin d’espérer pour entreprendre de faire connaître, non seulement l’’inéthiquité’ que les faits quotidiens depuis plus de 62 ans rendent pourtant évidente, mais encore illégitimité, selon le droit international, de la création et de la perdurance  de l’anomalie étatique sioniste.

Evolspir

24 octobre 2010

http://www.centpapiers.com/l%e2%80%99anomalie-etatique-sioniste/42998


Les commentaires sont fermés.