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30/11/2010

n° 60 - dossiers de PAKISTAN. 28-11- Début - : Karachigate : L'Affaire Karachi au cœur des débats.


n° 60 - dossiers de PAKISTAN. 28-11- Début  - : Karachigate : L'Affaire Karachi au cœur des débats.


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers de PAKISTAN.  

                                                                                      n° 60- 28-11    

C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "DOSSIER de PAKISTAN" est visible sur les blogs :

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

 

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

http://www.palestine-solidarite.org/journaux.CathyetMarc.htm 

cette page est accessible depuis la page d'accueil ( http://www.palestine-solidarite.org/ ) colonne de gauche.

 

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :  

Tiré à part : L'Affaire Karachi au cœur des débats.

Les attentats de Karachi et  "la raison d’État".

Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1 Affaire Karachi

1 Vidéo : Affaire Karachi

2 Vidéo : "Sarkozy poursuivi par l'affaire de Karachi".

3 Vidéo : Les Attentats de Karachi n'ont rien à voir avec Al-Qaida selon l'enquête de Médiapart

1-2 Thierry Lévêque : Les médias font la « Une » de l’affaire des sous-marins de Karachi et pointent Sarkozy.

1-3  GeantVert : Les attentats de Karachi, pouvoirs politiques et médiatiques.

2 Dommages Collatéraux...

2-1 Les Attentats de Karachi n’ont rien à voir avec Al Qaida.

Fin

3 Dossiers

3-1 Après Balladur, Chirac et Villepin éclaboussés par l’affaire Karachi.

3-2 L'audition de Sarkozy et Chirac réclamée.

3-3 Olivier Bonnet : Karachigate: l’étau se resserre autour de Sarkozy.

3-4 Imhotep : Karachi-Sarkozygate : le scandale dans le scandale.

3-5 Villepin chez le juge pour préciser les soupçons de corruption.

3-6 Giscard soutient l'existence d'une liste de rétrocommissions.

3-7 Après Balladur, Chirac et Villepin éclaboussés.

4 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

4-1 Secret-défense et déclassification, mode d'emploi.

4-2 Nicolas Sarkozy plonge au large de Karachi : mais qui organise le naufrage ?



Tiré à part :  L'Affaire Karachi au cœur des débats.

Les attentats de Karachi et  "la raison d’État".

 Alors que les deux journalistes de Médiapart, Fabrice Arfi et Fabrice Lhomme, viennent de publier leur ouvrage sur les attentats de Karachi [voir section Livres plus bas], on peut constater sans trop d’effort et très logiquement, qu’à chaque fois qu’une affaire touche "la raison d’État", les enquêtes et autres investigations sont rendues extrêmement difficiles.

À tous ceux qui crient au délire lorsque l’on explique que le gouvernement Bush a empêché toute enquête indépendante sur les attentats du 11 septembre, il est désormais facile de les renvoyer à cette affaire d’actualité franco-pakistanaise.

Une des conclusions de l’enquête des journalistes de Médiapart est que la thèse attribuant les attentats de Karachi à al-Qaïda n’est qu’ "une pure construction policière". Plus grave encore, ils prouvent que le juge Jean-Louis Bruguière a délibérément mis de côté la piste de la corruption dans un contrat d’armement, alors que son rapport d’instruction comportait de nombreux éléments clés désignant manifestement la piste des commissions occultes mettant directement en cause Édouard Balladur et Nicolas Sarkozy.
Ici encore, on retrouve des méthodes classiques d’obstruction à la justice des éléments d’enquête dissimulés ou gardés hors de connaissance des parlementaires.

Dès lors, on a du mal à comprendre pourquoi la plupart des journalistes français font coalition et s’opposent à toute réflexion critique de la thèse officielle des attentats du 11 septembre 2001 donnée par le gouvernement Bush. Nous avons pourtant sous les yeux, une affaire de moindre envergure, mettant directement en cause des dirigeants de notre pays; et l’on constate une réponse similaire du pouvoir politique, qui vise à étouffer l’affaire pour se protéger de fâcheuses retombées. Autre similitude, le bouc-émissaire tout trouvé est al-Qaïda. Et malgré le fait que l’ex-directeur du contre-terrorisme de la DGSE ait déclaré qu’al-Qaïda était morte en 2002, le juge Bruguière, lancé dans l’aventure politique au sein du groupe UMP, n’a cessé de désigner ce coupable facile en évitant méticuleusement tous les éléments pointant la responsabilité vers des responsables politiques.

N’y voyez pas un raccourci hâtif, les nombreux parallèles entre ces deux affaires sont réunis ici pour prouver aux sceptiques qu’il est primordial de pouvoir enquêter sur ce qui s’est passé le jour du 11 septembre 2001. Tout comme les familles des victimes de l’attentat de Karachi, de nombreuses familles des victimes américaines réclament encore, neuf ans après, une enquête indépendante pour comprendre les raisons du décès de près de 3000 personnes.

L’affaire de Karachi donne bien la mesure de l’indépendance du pouvoir judiciaire de notre pays. Comme dans tous les aspects de notre société, il s’agit d’un rapport de forces, familles des victimes contre dirigeants politiques, journalistes et parlementaires contre responsables de corruption, citoyens face aux raisons d’État et à l’industrie de l’armement. L’avancée de l’enquête sur l’attentat de Karachi est le reflet de l’état de santé de notre société. Tout comme le traitement des attentats du 11 septembre 2001 met en lumière les valeurs et éthiques souvent bafouées.

Posté par AtMOH

29 juin 2010

Mediapart

www.reopen911.info/.../les-attentats-de-karachi-pouvoirs-politiques-et- mediatiques



1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Affaire Karachi

1 Vidéo : Affaire Karachi

http://www.dailymotion.com:80/video/x9mqjs_sarkozy-affaire-karachi_news


2 Vidéo : "Sarkozy poursuivi par l'affaire de Karachi".

http://www.dailymotion.com/video/xfot27_sarkozy-poursuivi-par-l-affaire-de-karachi_news#from=embed&start=114 

SOURCE http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-sarkozy-poursuivi-par-l-affaire-de-karachi-mediapart-video-61293917.

html http://www.mediapart.fr/journal/international/181110/sarkozy-poursuivi-par-laffaire-de-karachi


3 Vidéo : Les Attentats de Karachi n'ont rien à voir avec Al-Qaida selon l'enquête de Médiapart

http://www.youtube.com/watch?v=cS4vSwrGtE8&feature=player_embedded


1-2 Thierry Lévêque : Les médias font la « Une » de l’affaire des sous-marins de Karachi et pointent Sarkozy.

Pourquoi ?

La piste d'une affaire de corruption pendant la campagne présidentielle de 1995, susceptible d'impliquer Nicolas Sarkozy, a été confirmée par des auditions de justice, notamment celle d'un ancien ministre.

L'affaire est liée à un attentat-suicide à Karachi le 8 mai 2002 dans lequel périrent 15 personnes, dont 11 ingénieurs et techniciens français de la Direction des constructions navales (DCN), travaillant à la construction de sous-marins.

L'ancien ministre la Defense Charles Millon (1995-1997) a déclaré sur procès- verbal que Jacques Chirac avait ordonné après son élection en 1995 l'arrêt du paiement de commissions pseudo-commerciales au Pakistan en marge de la vente de ces sous-marins, dit-on de source proche du dossier. "Charles Millon a déclaré au juge que cette décision avait été prise en raison de l'existence de rétro-commissions (retour frauduleux d'une partie de l'argent en France-NDLR)", dit cette source qui a eu accès au procès-verbal de l'audition par le juge d'instruction Renaud Van Ruymbeke.

La piste islamiste évoquée initialement pour cet attentat a été abandonnée et divers renseignements, mais aucune preuve, laissent penser que l'armée pakistanaise a commandité l'attentat en représailles du non-versement d'un reliquat de commissions. Charles Millon a expliqué au juge Van Ruymbeke que la DGSE - les services secrets français - avaient été chargés d'une enquête sur les rétro-commissions et rendaient compte directement et oralement à Jacques Chirac et son secrétaire général Dominique de Villepin.

L'opposition socialiste a réagi en demandant l'audition de ces deux hommes.

"L'ancien président Chirac et Dominique de Villepin, qui ont mis fin à un dispositif qu'ils avaient eux-mêmes considéré comme illégal, doivent communiquer à la justice les éléments dont ils disposent", dit dans un communiqué Jean-Marc Ayrault, président du groupe PS à l'Assemblée nationale.

Le président du Modem François Bayrou a demandé de son côté sur France 2 la levée du secret-Defense, déjà en partie obtenue par le juge enquêtant sur l'attentat

Marc Trévidic. ;  "Ça ne peut plus durer comme ça, il faut débarrasser la vie politique française de ce soupçon, il faut lever le secret-Defense", a-t-il dit.

TRANSIT PAR LE LUXEMBOURG ?

Charles Millon avait déjà évoqué ces faits dans la presse lorsqu'il a dit à Paris Match cette année qu'il avait été découvert que les "rétro-commissions" avaient financé la campagne présidentielle d'Edouard Balladur, rival de Jacques Chirac à droite dans la course à la présidentielle en 1995.

Par ailleurs, un autre témoin auditionné par le juge Renaud Van Ruymbeke, Gérard Menayas, ancien dirigeant de la DCN, a confirmé que les commissions passaient par le Luxembourg, où deux sociétés, Heine et Eurolux, avaient été créées à cet effet.

Ce témoin, selon la même source proche du dossier, confirme d'autres éléments du dossier judiciaire, notamment un rapport de la police luxembourgeoise, selon lesquels Nicolas Sarkozy, alors ministre du Budget (1993-1995) et porte-parole de la   campagne Balladur, avait organisé ce transit au Luxembourg.

Gérard Menayas a également déclaré au juge Van Ruymbeke que d'anciens dirigeants des sociétés luxembourgeoises en question ont tenté en 2006, pour obtenir de l'argent, de faire 'chanter' Nicolas Sarkozy sur le fondement de ce dossier.

Une mission d'information parlementaire a montré que le versement de 84 millions d'euros, soit 10,25% du contrat des sous-marins, avait été convenu lors de la signature de l'accord de vente des sous-marins par le gouvernement Balladur en 1994. Nicolas Sarkozy conteste toute implication dans une affaire de corruption et a parlé publiquement de "fable" concernant le lien supposé entre l'argent et l'attentat.

L'avocat de familles de victimes, Olivier Morice, a parlé mercredi sur i>Télé de "scandale" et de "mensonges d'Etat" répétant qu'à ses yeux Nicolas Sarkozy était "au coeur d'un système de corruption".

Deux filles de victimes de l'attentat, Magali Drouet et Sandrine Leclerc, qui publient un livre sur l'affaire cette semaine, ont prévu de donner une conférence de presse à Paris,

jeudi 18 novembre 2010

(Thierry Lévêque, édité par Yves Clarisse)

 

Commentaire de "Canempechepasnicolas" :

Peu de jours après le "remaniement", faisant, contre toute attente, de  François Fillon le "nouveau" Premier ministre, Nicolas Sarkozy se retrouve au cœur d'un scandale d'Etat, à la suite de déclarations  de l'ancien ministre de la Defense de Jacques Chirac, Charles Millon.

Pourquoi maintenant, de telles accusations contre le président de la République?

"On" voudrait conduire à l'éviction de celui-ci, qu'on ne s'y prendrait pas autrement 

Rien de neuf dans l'affaire, si ce n'est "l'opportunité" de la déclaration de Charles Millon, justement chargé à l'époque de mettre fin aux "rétro- commissions" qui auraient financé la campagne présidentielle de Balladur (contre justement Chirac) et dont Sarkozy fut le grand argentier.  

Tout semble indiquer que la nouvelle nomination de François Fillon à Matignon ne s'est pas faite du plein gré du président. Depuis six mois, celui-ci annonçait un véritable chambardement du gouvernement pour l'automne. Et aujourd'hui, Sarkozy fait l'éloge de la continuité, et déclare que son choix était fait, dès avant l'été. Fillon, hier simple "doublure", serait-il mis là pour le doubler ?

En fait, le clan du CAC 40 observe, comme vous et moi, sa plongée prolongée dans les sondages, le rejet populaire massif de sa politique, son échec probable en 2012. L'idée de changer de monture, quand il est  encore temps, doit trotter dans beaucoup de têtes, du côté des salles de "marché", voire à Bruxelles.

L'affaire de Karachi, en remontant brusquement à la surface, peut être le moyen, pour le Capital,d'arriver à ses fins en appliquant la morale du Guépard : "changer pour que rien ne change"

Canempechepasnicolas


1-3  GeantVert : Les attentats de Karachi, pouvoirs politiques et médiatiques.

La nouvelle fait la Une de toutes les rédactions : Charles Millon, l’ancien ministre de la Defense de Jacques Chirac a confirmé devant la justice l’existence de rétrocommissions, dans le cadre des ventes d’armes au Pakistan. Et les médias de faire le lien avec les attentats de Karachi, qui seraient une mesure de rétorsion due au non-paiement de certaines commissions. Ces attentats longtemps attribués à al-Qaida, ont donc pour coupable des membres des gouvernements pakistanais et français. Nos lecteurs n’en seront que peu étonnés, mais pour le grand public, cette affaire compromettant le président français en personne est une véritable bombe que le gouvernement tente de désamorcer depuis plusieurs mois.

Mais dans cette affaire qui s’annonce comme l’Affaire d’Etat du quinquennat de notre actuel Président, ce qu’il sera intéressant d’étudier, c’est l’ensemble des raisons pour lesquelles le "secret" n’a pas pu rester caché. Est-ce parce que trop peu de parties ont bénéficié de cette opération ? Est-ce que les gens au pouvoir actuellement en France ont perdu de ce pouvoir et de cette influence, qu’ils font moins peur à leurs adversaires ? En tout cas, plusieurs choses sont frappantes : c’est d’abord le combat des familles de victimes qui a permis d’en arriver là. Comme celles des attentats de 2001 aux USA, ces familles ont dû faire face à un mur de silence et de mépris et à toutes formes de censures (achat du silence, menaces…). Visitez leur site et signez leur pétition, ce sont des femmes courageuses qui se battent contre leur propre pays et l’industrie de l’armement : http://www.verite-attentat-karachi.org/

Ensuite, l’obstruction à la justice, qui est tout simplement honteuse et flagrante. Le juge et le la commission parlementaire sont perpétuellement l’objet de blocages de la part du gouvernement. 

Enfin, c’est un exemple de plus de ce qu’al-Qaida, initialement accusée de ces attentats, n’est absolument pas impliquée (voir vidéo ci-dessous), malgré l’unanimité des médias sur la question à l’époque, et les dénégations répétées des autorités depuis. Il faut bien constater que les intérêts de quelques-uns sont intentionnellement cachés et protégés par un certain secret d’État qui devrait au contraire assurer l’intérêt et la sécurité de la Nation et de ses citoyens. Tout ceci ne nous rappelle que trop d’autres actes terroristes, où des innocents sont victimes de jeux d’intérêts entre États ou autres puissances, le tout drapé du mot qui fait peur au peuple depuis le 11 septembre 2001 : al-Qaida. Tremblez, bon peuple, et n’y regardez pas de trop près !

Malgré le déchaînement médiatique depuis quelques jours sur cette affaire, nous choisissons de publier à nouveau un texte que nous avions diffusé sur Mediapart en juin dernier, et qui s’avère plus que jamais d’actualité, tout en l’illustrant par les derniers articles sortis sur le "karachigate".

GeantVert

18 novembre,

http://www.reopen911.info/News/2010/11/18/les-attentats-d...



2 Dommages Collatéraux...

2-1 Les Attentats de Karachi n’ont rien à voir avec Al Qaida.

 Comme pour le 11 septembre, le coupable tout désigné est al-Qaïda.

Comme pour le 11 septembre, l’enquête est entravée par le pouvoir politique.

Comme pour le 11 septembre, les pseudo-experts omettent sciemment les pistes dérangeantes.

Comme pour le 11 septembre, les médias relatent l’avancement de cette enquête difficile. (Aux USA, de nombreux membres de la commission d’enquête ont dénoncé l’obstruction faite par le gouvernement Bush.)

Et comme pour le 11 septembre 2001, on peut prédire que l’enquête va lentement s’enliser, que les responsables ne seront pas inquiétés. De cette affaire restera une idée trouble et diffuse, sans véritable coupable déterminé. Le spectre d’al-Qaïda, coupable potentiel et non disculpé, persistant encore dans l’imaginaire comme un épouvantail efficace.  Mais à trop utiliser cette marque déposée de la terreur, la population risque ne plus être crédule…

A moins que le courageux magistrat anti-terroriste Marc Trévidic, les familles des victimes, les citoyens, et les véritables journalistes ne se montrent plus exigeants envers leurs dirigeants!

Visitez le site des familles des victimes: http://www.verite-attentat-karachi.org/
Note : Les familles des victimes des attentats de Karachi invitent tous les lecteurs a signer leur pétition ici
Pensez à les soutenir, c’est un geste citoyen que d’élever la voix pour réclamer la vérité sur des évènements!

http://www.reopen911.info/News/2010/11/18/les-attentats-de-karachi-pouvoirs-politiques-et-mediatiques/

 

 

n° 60 - dossiers de PAKISTAN. 28-11- Début - : Karachigate : L'Affaire Karachi au cœur des débats.


n° 60 - dossiers de PAKISTAN. 28-11- Début  - : Karachigate : L'Affaire Karachi au cœur des débats.


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers de PAKISTAN.  

                                                                                      n° 60- 28-11    

C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "DOSSIER de PAKISTAN" est visible sur les blogs :

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

 

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

http://www.palestine-solidarite.org/journaux.CathyetMarc.htm 

cette page est accessible depuis la page d'accueil ( http://www.palestine-solidarite.org/ ) colonne de gauche.

 

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

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Sommaire :  

Tiré à part : L'Affaire Karachi au cœur des débats.

Les attentats de Karachi et  "la raison d’État".

Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1 Affaire Karachi

1 Vidéo : Affaire Karachi

2 Vidéo : "Sarkozy poursuivi par l'affaire de Karachi".

3 Vidéo : Les Attentats de Karachi n'ont rien à voir avec Al-Qaida selon l'enquête de Médiapart

1-2 Thierry Lévêque : Les médias font la « Une » de l’affaire des sous-marins de Karachi et pointent Sarkozy.

1-3  GeantVert : Les attentats de Karachi, pouvoirs politiques et médiatiques.

2 Dommages Collatéraux...

2-1 Les Attentats de Karachi n’ont rien à voir avec Al Qaida.

Fin

3 Dossiers

3-1 Après Balladur, Chirac et Villepin éclaboussés par l’affaire Karachi.

3-2 L'audition de Sarkozy et Chirac réclamée.

3-3 Olivier Bonnet : Karachigate: l’étau se resserre autour de Sarkozy.

3-4 Imhotep : Karachi-Sarkozygate : le scandale dans le scandale.

3-5 Villepin chez le juge pour préciser les soupçons de corruption.

3-6 Giscard soutient l'existence d'une liste de rétrocommissions.

3-7 Après Balladur, Chirac et Villepin éclaboussés.

4 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

4-1 Secret-défense et déclassification, mode d'emploi.

4-2 Nicolas Sarkozy plonge au large de Karachi : mais qui organise le naufrage ?



Tiré à part :  L'Affaire Karachi au cœur des débats.

Les attentats de Karachi et  "la raison d’État".

 Alors que les deux journalistes de Médiapart, Fabrice Arfi et Fabrice Lhomme, viennent de publier leur ouvrage sur les attentats de Karachi [voir section Livres plus bas], on peut constater sans trop d’effort et très logiquement, qu’à chaque fois qu’une affaire touche "la raison d’État", les enquêtes et autres investigations sont rendues extrêmement difficiles.

À tous ceux qui crient au délire lorsque l’on explique que le gouvernement Bush a empêché toute enquête indépendante sur les attentats du 11 septembre, il est désormais facile de les renvoyer à cette affaire d’actualité franco-pakistanaise.

Une des conclusions de l’enquête des journalistes de Médiapart est que la thèse attribuant les attentats de Karachi à al-Qaïda n’est qu’ "une pure construction policière". Plus grave encore, ils prouvent que le juge Jean-Louis Bruguière a délibérément mis de côté la piste de la corruption dans un contrat d’armement, alors que son rapport d’instruction comportait de nombreux éléments clés désignant manifestement la piste des commissions occultes mettant directement en cause Édouard Balladur et Nicolas Sarkozy.
Ici encore, on retrouve des méthodes classiques d’obstruction à la justice des éléments d’enquête dissimulés ou gardés hors de connaissance des parlementaires.

Dès lors, on a du mal à comprendre pourquoi la plupart des journalistes français font coalition et s’opposent à toute réflexion critique de la thèse officielle des attentats du 11 septembre 2001 donnée par le gouvernement Bush. Nous avons pourtant sous les yeux, une affaire de moindre envergure, mettant directement en cause des dirigeants de notre pays; et l’on constate une réponse similaire du pouvoir politique, qui vise à étouffer l’affaire pour se protéger de fâcheuses retombées. Autre similitude, le bouc-émissaire tout trouvé est al-Qaïda. Et malgré le fait que l’ex-directeur du contre-terrorisme de la DGSE ait déclaré qu’al-Qaïda était morte en 2002, le juge Bruguière, lancé dans l’aventure politique au sein du groupe UMP, n’a cessé de désigner ce coupable facile en évitant méticuleusement tous les éléments pointant la responsabilité vers des responsables politiques.

N’y voyez pas un raccourci hâtif, les nombreux parallèles entre ces deux affaires sont réunis ici pour prouver aux sceptiques qu’il est primordial de pouvoir enquêter sur ce qui s’est passé le jour du 11 septembre 2001. Tout comme les familles des victimes de l’attentat de Karachi, de nombreuses familles des victimes américaines réclament encore, neuf ans après, une enquête indépendante pour comprendre les raisons du décès de près de 3000 personnes.

L’affaire de Karachi donne bien la mesure de l’indépendance du pouvoir judiciaire de notre pays. Comme dans tous les aspects de notre société, il s’agit d’un rapport de forces, familles des victimes contre dirigeants politiques, journalistes et parlementaires contre responsables de corruption, citoyens face aux raisons d’État et à l’industrie de l’armement. L’avancée de l’enquête sur l’attentat de Karachi est le reflet de l’état de santé de notre société. Tout comme le traitement des attentats du 11 septembre 2001 met en lumière les valeurs et éthiques souvent bafouées.

Posté par AtMOH

29 juin 2010

Mediapart

www.reopen911.info/.../les-attentats-de-karachi-pouvoirs-politiques-et- mediatiques



1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Affaire Karachi

1 Vidéo : Affaire Karachi

http://www.dailymotion.com:80/video/x9mqjs_sarkozy-affaire-karachi_news


2 Vidéo : "Sarkozy poursuivi par l'affaire de Karachi".

http://www.dailymotion.com/video/xfot27_sarkozy-poursuivi-par-l-affaire-de-karachi_news#from=embed&start=114 

SOURCE http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-sarkozy-poursuivi-par-l-affaire-de-karachi-mediapart-video-61293917.

html http://www.mediapart.fr/journal/international/181110/sarkozy-poursuivi-par-laffaire-de-karachi


3 Vidéo : Les Attentats de Karachi n'ont rien à voir avec Al-Qaida selon l'enquête de Médiapart

http://www.youtube.com/watch?v=cS4vSwrGtE8&feature=player_embedded


1-2 Thierry Lévêque : Les médias font la « Une » de l’affaire des sous-marins de Karachi et pointent Sarkozy.

Pourquoi ?

La piste d'une affaire de corruption pendant la campagne présidentielle de 1995, susceptible d'impliquer Nicolas Sarkozy, a été confirmée par des auditions de justice, notamment celle d'un ancien ministre.

L'affaire est liée à un attentat-suicide à Karachi le 8 mai 2002 dans lequel périrent 15 personnes, dont 11 ingénieurs et techniciens français de la Direction des constructions navales (DCN), travaillant à la construction de sous-marins.

L'ancien ministre la Defense Charles Millon (1995-1997) a déclaré sur procès- verbal que Jacques Chirac avait ordonné après son élection en 1995 l'arrêt du paiement de commissions pseudo-commerciales au Pakistan en marge de la vente de ces sous-marins, dit-on de source proche du dossier. "Charles Millon a déclaré au juge que cette décision avait été prise en raison de l'existence de rétro-commissions (retour frauduleux d'une partie de l'argent en France-NDLR)", dit cette source qui a eu accès au procès-verbal de l'audition par le juge d'instruction Renaud Van Ruymbeke.

La piste islamiste évoquée initialement pour cet attentat a été abandonnée et divers renseignements, mais aucune preuve, laissent penser que l'armée pakistanaise a commandité l'attentat en représailles du non-versement d'un reliquat de commissions. Charles Millon a expliqué au juge Van Ruymbeke que la DGSE - les services secrets français - avaient été chargés d'une enquête sur les rétro-commissions et rendaient compte directement et oralement à Jacques Chirac et son secrétaire général Dominique de Villepin.

L'opposition socialiste a réagi en demandant l'audition de ces deux hommes.

"L'ancien président Chirac et Dominique de Villepin, qui ont mis fin à un dispositif qu'ils avaient eux-mêmes considéré comme illégal, doivent communiquer à la justice les éléments dont ils disposent", dit dans un communiqué Jean-Marc Ayrault, président du groupe PS à l'Assemblée nationale.

Le président du Modem François Bayrou a demandé de son côté sur France 2 la levée du secret-Defense, déjà en partie obtenue par le juge enquêtant sur l'attentat

Marc Trévidic. ;  "Ça ne peut plus durer comme ça, il faut débarrasser la vie politique française de ce soupçon, il faut lever le secret-Defense", a-t-il dit.

TRANSIT PAR LE LUXEMBOURG ?

Charles Millon avait déjà évoqué ces faits dans la presse lorsqu'il a dit à Paris Match cette année qu'il avait été découvert que les "rétro-commissions" avaient financé la campagne présidentielle d'Edouard Balladur, rival de Jacques Chirac à droite dans la course à la présidentielle en 1995.

Par ailleurs, un autre témoin auditionné par le juge Renaud Van Ruymbeke, Gérard Menayas, ancien dirigeant de la DCN, a confirmé que les commissions passaient par le Luxembourg, où deux sociétés, Heine et Eurolux, avaient été créées à cet effet.

Ce témoin, selon la même source proche du dossier, confirme d'autres éléments du dossier judiciaire, notamment un rapport de la police luxembourgeoise, selon lesquels Nicolas Sarkozy, alors ministre du Budget (1993-1995) et porte-parole de la   campagne Balladur, avait organisé ce transit au Luxembourg.

Gérard Menayas a également déclaré au juge Van Ruymbeke que d'anciens dirigeants des sociétés luxembourgeoises en question ont tenté en 2006, pour obtenir de l'argent, de faire 'chanter' Nicolas Sarkozy sur le fondement de ce dossier.

Une mission d'information parlementaire a montré que le versement de 84 millions d'euros, soit 10,25% du contrat des sous-marins, avait été convenu lors de la signature de l'accord de vente des sous-marins par le gouvernement Balladur en 1994. Nicolas Sarkozy conteste toute implication dans une affaire de corruption et a parlé publiquement de "fable" concernant le lien supposé entre l'argent et l'attentat.

L'avocat de familles de victimes, Olivier Morice, a parlé mercredi sur i>Télé de "scandale" et de "mensonges d'Etat" répétant qu'à ses yeux Nicolas Sarkozy était "au coeur d'un système de corruption".

Deux filles de victimes de l'attentat, Magali Drouet et Sandrine Leclerc, qui publient un livre sur l'affaire cette semaine, ont prévu de donner une conférence de presse à Paris,

jeudi 18 novembre 2010

(Thierry Lévêque, édité par Yves Clarisse)

 

Commentaire de "Canempechepasnicolas" :

Peu de jours après le "remaniement", faisant, contre toute attente, de  François Fillon le "nouveau" Premier ministre, Nicolas Sarkozy se retrouve au cœur d'un scandale d'Etat, à la suite de déclarations  de l'ancien ministre de la Defense de Jacques Chirac, Charles Millon.

Pourquoi maintenant, de telles accusations contre le président de la République?

"On" voudrait conduire à l'éviction de celui-ci, qu'on ne s'y prendrait pas autrement 

Rien de neuf dans l'affaire, si ce n'est "l'opportunité" de la déclaration de Charles Millon, justement chargé à l'époque de mettre fin aux "rétro- commissions" qui auraient financé la campagne présidentielle de Balladur (contre justement Chirac) et dont Sarkozy fut le grand argentier.  

Tout semble indiquer que la nouvelle nomination de François Fillon à Matignon ne s'est pas faite du plein gré du président. Depuis six mois, celui-ci annonçait un véritable chambardement du gouvernement pour l'automne. Et aujourd'hui, Sarkozy fait l'éloge de la continuité, et déclare que son choix était fait, dès avant l'été. Fillon, hier simple "doublure", serait-il mis là pour le doubler ?

En fait, le clan du CAC 40 observe, comme vous et moi, sa plongée prolongée dans les sondages, le rejet populaire massif de sa politique, son échec probable en 2012. L'idée de changer de monture, quand il est  encore temps, doit trotter dans beaucoup de têtes, du côté des salles de "marché", voire à Bruxelles.

L'affaire de Karachi, en remontant brusquement à la surface, peut être le moyen, pour le Capital,d'arriver à ses fins en appliquant la morale du Guépard : "changer pour que rien ne change"

Canempechepasnicolas


1-3  GeantVert : Les attentats de Karachi, pouvoirs politiques et médiatiques.

La nouvelle fait la Une de toutes les rédactions : Charles Millon, l’ancien ministre de la Defense de Jacques Chirac a confirmé devant la justice l’existence de rétrocommissions, dans le cadre des ventes d’armes au Pakistan. Et les médias de faire le lien avec les attentats de Karachi, qui seraient une mesure de rétorsion due au non-paiement de certaines commissions. Ces attentats longtemps attribués à al-Qaida, ont donc pour coupable des membres des gouvernements pakistanais et français. Nos lecteurs n’en seront que peu étonnés, mais pour le grand public, cette affaire compromettant le président français en personne est une véritable bombe que le gouvernement tente de désamorcer depuis plusieurs mois.

Mais dans cette affaire qui s’annonce comme l’Affaire d’Etat du quinquennat de notre actuel Président, ce qu’il sera intéressant d’étudier, c’est l’ensemble des raisons pour lesquelles le "secret" n’a pas pu rester caché. Est-ce parce que trop peu de parties ont bénéficié de cette opération ? Est-ce que les gens au pouvoir actuellement en France ont perdu de ce pouvoir et de cette influence, qu’ils font moins peur à leurs adversaires ? En tout cas, plusieurs choses sont frappantes : c’est d’abord le combat des familles de victimes qui a permis d’en arriver là. Comme celles des attentats de 2001 aux USA, ces familles ont dû faire face à un mur de silence et de mépris et à toutes formes de censures (achat du silence, menaces…). Visitez leur site et signez leur pétition, ce sont des femmes courageuses qui se battent contre leur propre pays et l’industrie de l’armement : http://www.verite-attentat-karachi.org/

Ensuite, l’obstruction à la justice, qui est tout simplement honteuse et flagrante. Le juge et le la commission parlementaire sont perpétuellement l’objet de blocages de la part du gouvernement. 

Enfin, c’est un exemple de plus de ce qu’al-Qaida, initialement accusée de ces attentats, n’est absolument pas impliquée (voir vidéo ci-dessous), malgré l’unanimité des médias sur la question à l’époque, et les dénégations répétées des autorités depuis. Il faut bien constater que les intérêts de quelques-uns sont intentionnellement cachés et protégés par un certain secret d’État qui devrait au contraire assurer l’intérêt et la sécurité de la Nation et de ses citoyens. Tout ceci ne nous rappelle que trop d’autres actes terroristes, où des innocents sont victimes de jeux d’intérêts entre États ou autres puissances, le tout drapé du mot qui fait peur au peuple depuis le 11 septembre 2001 : al-Qaida. Tremblez, bon peuple, et n’y regardez pas de trop près !

Malgré le déchaînement médiatique depuis quelques jours sur cette affaire, nous choisissons de publier à nouveau un texte que nous avions diffusé sur Mediapart en juin dernier, et qui s’avère plus que jamais d’actualité, tout en l’illustrant par les derniers articles sortis sur le "karachigate".

GeantVert

18 novembre,

http://www.reopen911.info/News/2010/11/18/les-attentats-d...



2 Dommages Collatéraux...

2-1 Les Attentats de Karachi n’ont rien à voir avec Al Qaida.

 Comme pour le 11 septembre, le coupable tout désigné est al-Qaïda.

Comme pour le 11 septembre, l’enquête est entravée par le pouvoir politique.

Comme pour le 11 septembre, les pseudo-experts omettent sciemment les pistes dérangeantes.

Comme pour le 11 septembre, les médias relatent l’avancement de cette enquête difficile. (Aux USA, de nombreux membres de la commission d’enquête ont dénoncé l’obstruction faite par le gouvernement Bush.)

Et comme pour le 11 septembre 2001, on peut prédire que l’enquête va lentement s’enliser, que les responsables ne seront pas inquiétés. De cette affaire restera une idée trouble et diffuse, sans véritable coupable déterminé. Le spectre d’al-Qaïda, coupable potentiel et non disculpé, persistant encore dans l’imaginaire comme un épouvantail efficace.  Mais à trop utiliser cette marque déposée de la terreur, la population risque ne plus être crédule…

A moins que le courageux magistrat anti-terroriste Marc Trévidic, les familles des victimes, les citoyens, et les véritables journalistes ne se montrent plus exigeants envers leurs dirigeants!

Visitez le site des familles des victimes: http://www.verite-attentat-karachi.org/
Note : Les familles des victimes des attentats de Karachi invitent tous les lecteurs a signer leur pétition ici
Pensez à les soutenir, c’est un geste citoyen que d’élever la voix pour réclamer la vérité sur des évènements!

http://www.reopen911.info/News/2010/11/18/les-attentats-de-karachi-pouvoirs-politiques-et-mediatiques/

 

 

n° 60 - dossiers de PAKISTAN. 28-11- Fin - : Karachigate : L'Affaire Karachi au cœur des débats.


n° 60 - dossiers de PAKISTAN. 28-11- Fin  - : Karachigate : L'Affaire Karachi au cœur des débats.


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers de PAKISTAN.  

                                                                                      n° 60- 28-11    

C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "DOSSIER de PAKISTAN" est visible sur les blogs :

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

 

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

http://www.palestine-solidarite.org/journaux.CathyetMarc.htm 

cette page est accessible depuis la page d'accueil ( http://www.palestine-solidarite.org/ ) colonne de gauche.

 

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :  

3 Dossiers

3-1 Après Balladur, Chirac et Villepin éclaboussés par l’affaire Karachi.

3-2 L'audition de Sarkozy et Chirac réclamée.

3-3 Olivier Bonnet : Karachigate: l’étau se resserre autour de Sarkozy.

3-4 Imhotep : Karachi-Sarkozygate : le scandale dans le scandale.

3-5 Villepin chez le juge pour préciser les soupçons de corruption.

3-6 Giscard soutient l'existence d'une liste de rétrocommissions.

3-7 Après Balladur, Chirac et Villepin éclaboussés.

4 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

4-1 Secret-défense et déclassification, mode d'emploi.

4-2 Nicolas Sarkozy plonge au large de Karachi : mais qui organise le naufrage ?




3 Dossiers

3-1 Après Balladur, Chirac et Villepin éclaboussés par l’affaire Karachi.

L’affaire Karachi, qui embarrasse les balladuriens, éclabousse désormais Jacques Chirac et Dominique de Villepin contre lesquels des familles de victimes de l’attentat de mai 2002 au Pakistan s’apprêtent à déposer plainte pour « mise en danger de la vie d’autrui ».

Ces familles ont pris cette décision après que l’ancien PDG d’une société de commercialisation d’armements eut révélé jeudi devant le juge Renaud Van Ruymbeke qu’un dirigeant de la Direction des constructions navales (DCN) l’avait mis en garde contre les « risques » encourus par « ses personnels » en cas d’arrêt du versement de commissions sur un contrat franco-pakistanais.

Ces déclarations intéressent au plus haut point les familles de victimes de l’attentat de Karachi puisque la justice suit la piste de représailles pakistanaises à cause de l’arrêt –décidé par M. Chirac après son élection en 1995– du versement de commissions sur la vente de sous-marins Agosta promises par le gouvernement d’Edouard Balladur (1993-1995).

Au cours de son audition, révélée vendredi par Mediapart, l’ancien PDG de la Sofresa, Michel Mazens, a expliqué au juge Van Ruymbeke qu’il avait été chargé en 1995 d’interrompre le versement de commissions sur le contrat Sawari II de vente de frégates à l’Arabie saoudite.

C’est quand M. Mazens a averti Dominique Castellan, ex-président de DCNI –la branche internationale et export de la DCN– que les commissions promises en marge d’un contrat de vente de sous-marins au Pakistan en 1994 ne seraient pas versées, que ce dernier lui aurait fait part des risques encourus par le personnel de DCN.

« J’informais M. de Villepin (secrétaire général de l’Elysée, Ndlr) en temps réel de l’évolution de ce dossier », a dit M. Mazens à propos du contrat Sawari II. « Entre-temps il m’a demandé d’aller voir M. Castellan et de lui dire d’appliquer la même procédure pour le Pakistan », a-t-il déclaré au juge.

« Un soir je suis ainsi allé voir M. Castellan dans son bureau pour lui faire part de la directive de M. de Villepin. Il a réagi en disant que pour lui c’était compliqué car c’était faire courir des risques au personnel », a ajouté le responsable.

Le 8 mai 2002, 11 salariés de la DCN figuraient parmi les 15 victimes de l’attentat.

« Nous sommes scandalisés de voir que la DCN et l’Etat, notamment MM. Chirac et de Villepin, savaient qu’il y avait des risques pour le personnel en arrêtant le versement des commissions », a dénoncé auprès de l’AFP Magali Drouet, porte-parole de familles de victimes.

« Notre plainte va viser le cheminement menant à la décision d’arrêter les commissions, elle vise Jacques Chirac, Dominique de Villepin, Michel Mazens et Dominique Castellan », a précisé leur avocat, Me Olivier Morice.

Jeudi, ces familles avaient déjà réclamé l’audition par un juge de MM. Chirac, Villepin et de Nicolas Sarkozy, ex-ministre du Budget et porte-parole de la campagne de M. Balladur.

Leur plainte devrait être déposée la semaine prochaine auprès du juge antiterroriste chargé de l’enquête sur l’attentat. Selon l’avocat, « il reviendra au parquet de Paris de prendre un réquisitoire supplétif » pour élargir le champ des investigations sur les faits imputés à MM. Chirac et Villepin.

« On ne pouvait à la fois arrêter les versements de commissions et en même temps poursuivre des transferts de technologies, avec l’envoi de personnel français au Pakistan », a estimé Mme Drouet.

Elle s’est en revanche dite « soulagée » de voir que « les langues commencent à se délier depuis le début de semaine », en référence à l’audition de l’ex-ministre de la Defense Charles Millon qui a confirmé des faits de corruption avec des rétrocommissions versées en marge du contrat pakistanais.

AFP

Crise financière

http://www.inversalis-productions.eu:80/blog/2010/11/apres-balladur-chirac-et-villepin-eclabousses-par-laffaire-karachi/


3-2 L'audition de Sarkozy et Chirac réclamée.

Des familles de victimes d'un attentat à Karachi en 2002 réclament l'audition du président français Nicolas Sarkozy et de l'ancien président Chirac après la confirmation par un ex-ministre de la Defense de soupçons de corruption en marge de la vente de sous-marins au Pakistan.  
"Nous avons sollicité hier auprès du juge (Renaud) Van Ruymbeke que Jacques Chirac soit entendu en qualité de témoin, de même que Dominique de Villepin", a indiqué jeudi leur avocat, Olivier Morice, lors d'une conférence de presse. 
"Les parties civiles insistent également sur le fait qu'une audition de Nicolas Sarkozy est possible même s'il est couvert par une immunité présidentielle. Il faut que Nicolas Sarkozy lève toute ambiguïté".
   L'attentat de Karachi perpétré le 8 mai 2002 avait coûté la vie à 14 personnes dont onze Français de la direction des constructions navales (DCN).

L'enquête, longtemps focalisée sur une responsabilité d'Al-Qaïda, s'est récemment réorientée vers l'hypothèse de représailles pakistanaises après l'arrêt de versements de commissions françaises (légales jusqu'en 2000) dans le cadre du contrat Agosta de vente de sous-marins au Pakistan signé en 1994.  
Ces commissions versées aux Pakistanais auraient donné lieu à des rétrocommissions dont auraient bénéficié des responsables français.
   Lundi, l'ex-ministre de
la Defense Charles Millon (de mai 1995 à juin 1997) a fait part au juge de son "intime conviction" quant à l'existence de rétrocommissions dans le cadre de ce contrat.
   Selon des témoignages et des rapports versés au dossier, ces rétrocommissions auraient pu servir au financement de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1994, ce que l'ancien Premier ministre dément formellement.
En
1995, M. Millon, avait été chargé par le président Jacques Chirac tout juste élu de mettre fin aux versements de commissions sur certains contrats d'armement. A cette époque, M. de Villepin était secrétaire général de l'Elysée et Nicolas Sarkozy était un proche de M. Balladur, dont il avait été le porte-parole pendant sa campagne présidentielle.

18/11/2010   

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=162540&language=fr


3-3 Olivier Bonnet : Karachigate: l’étau se resserre autour de Sarkozy.

Deux témoignages capitaux sont récemment venus enrichir le dossier du karachigate. La thèse que nous évoquions dans nos trois longs articles de juin 2009 se confirme de jour en jour. Et Nicolas Sarkozy est impliqué très directement.  

« Dans l’enquête sur l’attentat de Karachi, Gérard-Philippe Menayas, ancien haut dirigeant de la DCN [Direction des constructions navales, NdA], vient de révéler qu’une partie des commissions suspectes, qui auraient permis en 1995 le financement de la campagne de Balladur, a transité par la chambre de compensation luxembourgeoise Clearstream. Le nom de Nicolas Sarkozy est cité à de nombreuses reprises », écrit Fabrice Lhomme sur Mediapart. « Selon plusieurs documents et témoignages dont Mediapart a déjà fait état, l’actuel hôtel de l’Elysée est concerné à divers titres par

cette affaire qui n’a manifestement pas fini d’empoisonner sa présidence. D’abord en tant que ministre du Budget et directeur de campagne d’Edouard Balladur, entre 1993 et 1995, puis comme candidat lui-même à l’élection présidentielle, en 2007. » Résumons les grandes lignes du scénario, auquel nous avions consacré trois articles très détaillés en juin 2009 : en vendant trois sous-marins au Pakistan, transaction conclue alors que François Léotard est le ministre de la Defense du Premier ministre Édouard Balladur et Nicolas Sarkozy son homologue du Budget, la France s’engage à verser des commissions occultes à des militaires pakistanais, ainsi notamment qu’au veuf de Benazir Bhutto, connu comme « Monsieur 10% », déjà convaincu de corruption dans d’autres affaires et actuel… président du Pakistan ! En échange de ces pots-de-vin, des rétro-commissions font le chemin inverse, de Karachi vers Paris, via comme il se doit sociétés écrans et paradis fiscaux.

Qui alimentent une caisse noire pour financer la campagne présidentielle du candidat Balladur, dont le directeur de campagne est Nicolas Sarkozy. Mais c’est Jacques Chirac qui gagne la présidentielle et il ordonne alors de cesser les versements aux intermédiaires pakistanais qui, pour se venger, organisent l’attentat qui fera 14 victimes, dont 11 salariés de la DCN. « C’était le 8 mai 2002, à 7 h 45, raconte Hervé Gattegno, rédacteur en chef du Point. La voiture du kamikaze, en explosant, fit voler en éclats le bus des employés de la Direction des constructions navales (DCN) : des ouvriers et techniciens venus de Cherbourg pour participer à la construction d’un sous-marin. Le crime n’a pas été revendiqué. »
Nous vous annoncions deux témoignages : le second émane carrément de l’ancien ministre de la Defense ayant succédé à François Léotard quand Chirac a été élu en 1995 : Charles Millon. Il « vient de lâcher une petite bombe, en confirmant, pour la première fois devant la justice, qu’il y avait bien eu des rétrocommissions dans les dossiers gérés par le gouvernement Balladur en 1994 et 1995. », rapporte L’Obs.com : « le président de la République m’a dit, comme il l’a déclaré lors d’une conférence de presse aux alentours du 14 juillet (1995, NDLR), qu’il souhaitait une moralisation de la vie publique et politique et qu’il y avait trop de bruit autour des contrats d’armement dû à l’existence de rétro-commissions. Il m’a donc demandé de faire procéder à une vérification sur tous les contrats. » Et à la suite desdites vérifications, l’ « intime conviction » de l’existence de rétro-commissions conduit à l’annulation du contrat pakistanais. L’Obs conclut : « Ce témoignage capital confirme ce que craignaient les familles de victimes, depuis la divulgation, en 2008, du rapport Nautilus effectué par un ancien agent de la DST, qui affirmait dans son enquête que l’attentat de Karachi était la conséquence du non-paiement des commissions des intermédiaires dans les contrats pakistanais et saoudiens. Ce rapport, resté secret pendant six ans, est désormais pris très au sérieux par les enquêteurs. Pourquoi les plus hauts responsables de l’Etat ont-ils oublié de communiquer cette information capitale aux juges ? Renaud Van Ruymbeke pourrait bien dans les prochains jours mettre en examen des dirigeants de la DCN, mais aussi d’anciens ministres pour « délit d’entrave à la justice. »
Et Sarkozy là-dedans ? C’est simple : selon l’avocat des familles de victimes de l’attentat de Karachi, Maître Olivier Morice, il est tout bonnement
« au coeur de la corruption ». @rrêt sur images raconte : « en 1994, Nicolas Sarkozy était ministre du Budget, et l’un des principaux organisateurs de la campagne de Balladur, dont il était le porte-parole. Ce que n’a pas manqué de souligner l’avocat, qui reproche au président d’avoir validé à l’époque le système de sociétés-écrans permettant de verser les commissions au Pakistan. Outre ce dispositif légal, il soupçonne Sarkozy d’avoir su que des rétro-commissions étaient versées : « La difficulté qu’il y a dans ce dossier, c’est que M. Sarkozy est au cœur de la corruption (…) parce qu’il a parfaitement conscience, au moment où est validé le système des sociétés-écran mises en place, que le montant des commissions exorbitantes est payé très rapidement et n’a d’autre objectif que de financer la campagne présidentielle de M. Balladur. » Mediapart confirme cette implication : « selon un rapport de synthèse de la police luxembourgeoise daté de janvier 2010, la création de la première de ces sociétés écran, baptisée Heine, a été supervisée et validée fin 1994 «directement» par Nicolas Sarkozy, depuis son poste de ministre du Budget du gouvernement Balladur. Les enquêteurs du Grand Duché notaient également dans leur rapport, révélé par Mediapart, qu’en 1995 «une partie des fonds qui sont passés par le Luxembourg reviennent en France pour le financement de campagnes politiques françaises». Ils ajoutaient : «Nous soulignons qu’Edouard Balladur était candidat à l’élection présidentielle en 1995 face à Jacques Chirac et était soutenu par une partie du RPR dont M. Nicolas Sarkozy et Charles Pasqua».
Après les lourds soupçons de financement illégal de sa propre campagne présidentielle (
bettencourtgate), cette énorme affaire d’Etat : cela ne fait-il pas un peu beaucoup pour le chantre de la « République irréprochable » ?
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Olivier Bonnet

22 novembre 2010

par SOULEIMAN

www.plumedepresse.net

http://news.stcom.net/modules.php?name=News&file=article&sid=5675


3-4 Imhotep :  Karachi-Sarkozygate : le scandale dans le scandale.

Il y a un scandale, pourtant colossal, qui passe totalement inaperçu dans toute cette histoire tragique qu’est Karachi. Il ne s’agit pas ici d’entrer dans le débat s’il fallait arrêter les commissions de corruption afin d’assécher les rétro-commissions au risque de la mort d’employés de la DNC. Il s’agit d’autre chose qui est condamnable sans aucun état d’âme et qui est, ma foi, un scandale stratosphérique, quoiqu’en ce domaine ce pouvoir a pris la première place de la classe.
Ce qui est fort étonnant dans cette histoire c’est que la presse en a parlé et que, malgré tout, c’est comme si ce n’est qu’une petite pichenette donnée par un moucheron à un rhinocéros, en d’autres mots sans intérêt. On a en reparlé récemment, mais cela ne prend pas plus. Il s’agit pour tant d’un chantage à l’Etat français, chantage qui aurait réussi, chantage impliquant des ministres de
la République qui auraient donc permis à ce que le maître chanteur touchât 8 millions d’euros pour la boucler, maître chanteur qui aurait les documents mouillant des politiques (Libération) : Selon des documents inédits obtenus par Libération, cette société offshore a pu servir à violer la législation anticorruption, au moins jusqu’en 2005. Tandis qu’elle a entretenu, au moins jusqu’en 2009, des relations directes avec les plus hautes autorités politiques françaises – dont l’actuel président de la République.

Un
rôle étonnant pour une société implantée dans un paradis fiscal et qualifiée de « shadow company » (entreprise de l’ombre) par l’un de ses principaux administrateurs, Jean-Marie Boivin, homme-orchestre des commissions sur les marchés de l’armement.Ainsi, dans une lettre du 29 novembre 2006, le comptable luxembourgeois de Heine, Yves Schmit, s’adresse-t-il à Nicolas Sarkozy, pourtant ministre de l’Intérieur, pour régler un problème capitalistique touchant la société. Et en des termes révélateurs d’un lien de subordination : « Votre lettre du 28 septembre nous est bien parvenue. Mais à ce jour, elle n’a pas été suivie d’effet. Nous n’avons toujours pas reçu d’instruction de la part de l’Etat français » (voir fac-similé ci-dessus).
Deux mois plus tard, le 16 janvier 2007, dans un courrier à en-tête de Heine, Boivin demande à Michèle Alliot-Marie, alors ministre de
la Defense, devenue depuis ministre de la Justice, de lui « accorder prochainement un rendez-vous ». Une démarche, semble-t-il, fructueuse. Car selon une décision méconnue jusqu’à ce jour émanant de la Haute cour de justice de l’Ile de Man, un accord a été passé sur cette île le 24 janvier 2009, entre Heine et un « représentant du gouvernement français », avec la participation de deux fleurons de l’armement national, Thales et la DCNS (successeur de la Direction des constructions navales). Il prévoit le versement de 8 millions d’euros d’honoraires à Jean-Marie Boivin. Pour prix de son silence ?

Tutelle. Si MAM n’est que l’un des nombreux interlocuteurs de Heine, et pas forcément le plus assidu, son cas soulève un conflit d’intérêt. En 2007, elle intervient comme ministre de
la Defense, alors que la DCNS appartient à 74% à l’Etat. Deux ans plus tard, elle est mutée à la Justice, tutelle d’un parquet qui freine des quatre fers une enquête pénale visant les relations entre Heine et la DCNS…

Cette information est confirmée par Médiapart, du moins par une déclaration de monsieur Menayas récemment entendu par le juge Van Ruymbeke : Question du magistrat : « M. Boivin a-t-il eu peur ? »
Réponse de Menayas : « M. Boivin est une personne très craintive et je l’ai senti impressionné. »
D’après l’ancien directeur financier de
la DCN, Jean-Marie Boivin a finalement obtenu gain de cause en janvier 2009 à la faveur d’un protocole signé sur l’île de Man entre Heine, la DCN et l’Etat français. « Je pense que les menaces de M. Boivin ont été prises au sérieux », a sobrement affirmé M. Menayas au juge.
Question du juge : « Si M. Boivin a eu gain de cause, cela ne devait-il pas être la contrepartie de son silence sur ce qu’il savait sur l’identité des agents, sur leurs comptes, et sur les bénéficiaires finaux des commissions ? » En d’autres termes, son silence, précieux pour l’actuel hôte de l’Elysée, a-t-il été acheté ?
La réponse fut sans équivoque : « Effectivement, la transaction, si elle a abouti, devrait avoir permis la confidentialité de ces informations. »
Il a également déclaré ceci : Face au juge, Gérard-Philippe Menayas a d’abord expliqué que « le volume total des commissions était validé, contrat par contrat, par les deux ministres du budget et de
la Defense ». A l’époque du contrat Agosta, le premier était Nicolas Sarkozy et le second, François Léotard. Deux soutiens de poids d’Edouard Balladur dans la bataille présidentielle de 1995.

Philippe Menayas avait l’habitude de noter les petits événements de la vie. Vous trouverez ci-dessous le facsimilé d’une page édifiante.
[IMG]http://i56.tinypic.com/qxl269.png[/IMG]
•Les deux visiteurs du 26/10 bien mandatés par NS [Nicolas Sarkozy] (source Lux[embourg]). Ils ont été informés que tout devait être réglé avant fin 11
•le courrier du 18/9 à NS émanant de Michel WOLTER.
•le coût du clearing [grand nettoyage] (8M€) correspond à JMB [Jean-Marie Boivin] + karcherisation [ah ! ah !] des plateformes n° 2 [commissions occultes] (étant entendu que ceci correspond à la demande des visiteurs du 26/10)
•le versement est sollicité avant le 23/1 à 14 h 30, faute de quoi la [?] sera [?] le 24/11 et YS se réserve le droit de faire une déclaration aux médias ( ! ! )
La France aurait donc payé le grand nettoyage pour 8 millions d’€ afin de soustraire à la justice ceux qui aurait bénéficié des rétro-pots-de-vin.
Il faut noter aussi que la justice française, du moins par son bras armé la police a eu ce pouvoir extrême de bloquer l’action de la police luxembourgeoise : « Il est important de souligner encore une fois qu’un grand nombre de documents tombant sous l’ordonnance à l’adresse 1, rue du Théâtre (siège de Heine, NDLR) avaient été retrouvés mais qu’une bonne partie n’avait pas été saisie sur demande des enquêteurs français sur place », notent les policiers du Grand Duché. Qui ajoutent : « Ce choix a été fait par rapport à l’enquête initiée qui est ouverte en France. Il faut se souvenir qu’une partie du “présent dossier” est classée “secret Defense” en France et que l’enquête se limite donc à certains faits. »
Il s’agit bien d’un scandale dans le scandale. Scandale car cela n’intéresse que peu la presse et pourtant à comparer aux 10 millions de francs supposés avoir été versés pour a campagne de Balladur, dans la plus parfaite illégalité, qui ajoute à l’immoralité une attente grave à la démocratie avec qui plus est un contrat vendu à perte alors que Richard, ministre précédant Léotard avait déconseillé cette vente pour cause d’instabilité politique du Pakistan, que deux rapports internes de
la DNCI de l’été 1994 déconseillaient cette vente à cause des pertes financières majeures qu’elle occasionnerait, il s’agit en l’occurrence d’un chantage d’une valeur 5 fois de celle des billets de campagne balladurienne, scandale d’un chantage contre un état, qui n’est plus de droit, au bénéfice même pas de la nation - ce qui n’aurait pas été une excuse, mais au moins cela aurait été au service des Français - avec l’argent de la France, le pouvoir de la France au service unique d’une caste qui se protège ainsi de la justice qui devrait passer. On fait donc payer aux Français une chape de plomb sur la vérité enrichissant un maître chanteur déjà enrichi par la corruption d’état et par la vente d’engins de mort(s), attentant ici aussi à la démocratie car la révélation des bénéficiaires de ces rétro-pots-de-vin, si d’aventure, comme le montrerait l’enquête de Médiapart, mais également celle de la police luxembourgeoise, cette affaire était avérée, aurait alors peut-être empêché l’accession de Nicolas Sarkozy au pouvoir suprême et notre malheur à tous.
Il faut évidemment que la justice s’intéresse de près à Jean-Marie Boivin, à cet accord connu, du moins révélé par Libération, qui parle d’un accord de
la Haute cour de justice de l’île de Man (ce qui doit être facile à trouver par la justice et à montrer aux Français) en date du 24 janvier 2009 avec un représentant de l’Etat français que l’on aimerait connaître tout comme les commanditaire au sein du pouvoir. Si les règles sont respectées, deux ministres sont forcément intéressés dans cet accord : le ministre de la Defense, un certain Morin ( ! ), et le ministre du budget de l’époque (janvier 2009), un certain Woerth ( ! ! ).
Il faut que vous non plus, vous n’oubliiez pas ce scandale de ce chantage réussi au coût de 8 millions d’euros au détriment de la vérité avec usage par le pouvoir de la machine de l’état et de ses finances pour protéger ses turpitudes.

22/11

http://issuu.com/imhotepav

http://www.toutsaufsarkozy.com/cc/article02/EkApuFukkpXyKTACQp.shtml


3-5 Villepin chez le juge pour préciser les soupçons de corruption.

La justice soupçonne qu'une partie des commissions versées dans le cadre de ces contrats soit revenue en France - via des rétrocommissions - pour financer la campagne présidentielle d'Edouard Balladur, dont Nicolas Sarkozy était le porte-parole en 1995.

Que savait Nicolas Sarkozy du contrat pakistanais lorsqu'il était ministre du Budget de M. Balladur?

 Dominique de Villepin doit apporter ce jeudi son éclairage au juge Renaud van Ruymbeke, qui enquête sur un volet financier de l'affaire Karachi, sur les dessous de deux contrats d'armement signés en 1994 et soupçonnés d'avoir donné lieu à des faits de corruption.

L'ancien Premier ministre a fait état vendredi de "très forts soupçons" de corruption - les "rétrocommissions" - en 1995 vers des décideurs français en marge de deux contrats d'armement, qu'il a confirmés dimanche tout en précisant qu'il n'y avait "pas de preuve formelle".

Il avait alors demandé à être entendu comme témoin par le juge van Ruymbeke qui enquête depuis la rentrée sur un volet financier du dossier de l'attentat.

M. de Villepin était secrétaire général de l'Elysée en 1995 quand Jacques Chirac a ordonné à son arrivée à la présidence la révision des contrats d'armement ayant pu donner lieu à de telles rétrocommissions.

M. Chirac a "souhaité moraliser la vie publique internationale, c'est-à-dire interrompre tous les contrats qui avaient ou pouvaient donner lieu à rétrocommissions", avait expliqué l'ancien Premier ministre vendredi soir.

Ces rétrocommissions "illégales" revenaient "vers la France, vers des personnes, des personnalités, politiques ou non politiques", avait-il ajouté sans donner de noms.

Deux contrats suscitent des interrogations: Sawari II portant sur la vente de trois frégates à l'Arabie saoudite signé en novembre 1994 et le contrat Agosta de vente de sous-marins au Pakistan en septembre 1994.

M. de Villepin a souligné dimanche qu'"à (sa) connaissance", il n'y avait "aucun lien" entre l'arrêt à partir de 1995 du versement de commissions et l'attentat de Karachi (sud du Pakistan) qui avait fait 15 morts, dont 11 salariés de la Direction des constructions navales (DCN) travaillant à la construction de ces sous-marins en mai 2002.

Ministre de la Défense dans le gouvernement d'Alain Juppé en 1995, Charles Millon est le premier responsable politique à avoir fait état devant le juge van Ruymbeke le 15 novembre de son "intime conviction" d'une telle corruption, s'appuyant sur des rapports oraux de la DGSE.

Les mêmes intermédiaires sont intervenus sur les deux contrats, imposés par le cabinet du ministre de la Défense de l'époque François Léotard, selon plusieurs témoignages versés au dossier du juge Marc Trévidic qui enquête sur l'attentat.

La justice soupçonne qu'une partie des commissions versées dans le cadre de ces contrats soit revenue en France - via des rétrocommissions - pour financer la campagne présidentielle d'Edouard Balladur, dont Nicolas Sarkozy était le porte-parole en 1995. Que savait Nicolas Sarkozy du contrat pakistanais lorsqu'il était ministre du Budget de M. Balladur?

Selon un ancien dirigeant de la Direction des constructions navales (DCN), il a dû approuver le volet de financement du contrat et donc la rémunération d'intermédiaires, légale jusqu'en 2000.

Un rapport de la police luxembourgeoise de janvier 2010 mentionne également un document citant un accord de MM. Balladur et Sarkozy à la création de sociétés offshores pour payer les intermédiaires, mais sans apporter de justificatif.

M. Sarkozy a démenti ce week-end avoir jamais donné son aval à la création de telles plateformes luxembourgeoises. Et une fonctionnaire qui était en 1994 à la direction du Budget, entendue par la mission parlementaire, a déclaré que le ministère était alors opposé à la signature du contrat pakistanais.

25/11


3-6 Giscard soutient l'existence d'une liste de rétrocommissions.

L'ancien président français estime que les rétrocommissions sont un véritable scandale.

L'affaire Karachi prend une ampleur telle que tous les acteurs de la politique française y vont de leur commentaire et de leur interrogation.
Valérie Giscard d'Estaing, l'ancien Président de
la République française, s'est à son tour montré dubitatif dans une interview diffusée sur Public Sénat.fr. Interviewé par Jean-Pierre Elkabbach, VGE a affirmé qu'il existait une liste de rétro-commissions protégée par le secret-défense.  
Une rétrocommission "est une action effectuée après transaction où l'argent revient en partie, sans être déclarée ou soumise au fisc". C'est un véritable "scandale" poursuit-il. Avant d'avancer "cette liste existe. Je ne sais où elle se trouve, mais elle est protégée par le secret défense. Si elle n'existait pas, il ne faudrait pas la protéger".
L'affaire Karachi éclabousse la politique française depuis que
la Justice cherche à découvrir l'existence de rétrocommissions dans le cadre de la vente de sous-marins au Pakistan en 1994. Des enveloppes qui auraient permis de financer en sous-main la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995, lors de laquelle Nicolas Sarkozy était son porte-parole. 
En outre, les familles des victimes de l'attentat tentent d'établir un lien entre l'attentat de Karachi le 08 mai 2002 où onze français ont trouvé la mort et la décision de Jacques Chirac, une fois élu, de stopper le versement de commissions aux intermédiaires de la transaction. Les familles des victimes aimeraient voir l'ancien Président français, Dominique de Villepin, secrétaire générale de l'Elysée à l'époque, et Nicolas Sarkozy venir témoigner. (LS)

25/11

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/1186805/2010/11/24/Giscard-soutient-l-existence-d-une-liste-de-retrocommissions.dhtml


3-7 Après Balladur, Chirac et Villepin éclaboussés.

L’affaire Karachi, qui embarrasse les balladuriens, éclabousse désormais Jacques Chirac et Dominique de Villepin contre lesquels des familles de victimes de l’attentat de mai 2002 au Pakistan s’apprêtent à déposer plainte pour « mise en danger de la vie d’autrui ».

Ces familles ont pris cette décision après que l’ancien PDG d’une société de commercialisation d’armements eut révélé jeudi devant le juge Renaud Van Ruymbeke qu’un dirigeant de la Direction des constructions navales (DCN) l’avait mis en garde contre les « risques » encourus par « ses personnels » en cas d’arrêt du versement de commissions sur un contrat franco-pakistanais.

Ces déclarations intéressent au plus haut point les familles de victimes de l’attentat de Karachi puisque la justice suit la piste de représailles pakistanaises à cause de l’arrêt –décidé par M. Chirac après son élection en 1995– du versement de commissions sur la vente de sous-marins Agosta promises par le gouvernement d’Edouard Balladur (1993-1995).

Au cours de son audition, révélée vendredi par Mediapart, l’ancien PDG de la Sofresa, Michel Mazens, a expliqué au juge Van Ruymbeke qu’il avait été chargé en 1995 d’interrompre le versement de commissions sur le contrat Sawari II de vente de frégates à l’Arabie saoudite.

C’est quand M. Mazens a averti Dominique Castellan, ex-président de DCNI –la branche internationale et export de la DCN– que les commissions promises en marge d’un contrat de vente de sous-marins au Pakistan en 1994 ne seraient pas versées, que ce dernier lui aurait fait part des risques encourus par le personnel de DCN.

« J’informais M. de Villepin (secrétaire général de l’Elysée, Ndlr) en temps réel de l’évolution de ce dossier », a dit M. Mazens à propos du contrat Sawari II. « Entre-temps il m’a demandé d’aller voir M. Castellan et de lui dire d’appliquer la même procédure pour le Pakistan », a-t-il déclaré au juge.

« Un soir je suis ainsi allé voir M. Castellan dans son bureau pour lui faire part de la directive de M. de Villepin. Il a réagi en disant que pour lui c’était compliqué car c’était faire courir des risques au personnel », a ajouté le responsable.

Le 8 mai 2002, 11 salariés de la DCN figuraient parmi les 15 victimes de l’attentat.

« Nous sommes scandalisés de voir que la DCN et l’Etat, notamment MM. Chirac et de Villepin, savaient qu’il y avait des risques pour le personnel en arrêtant le versement des commissions », a dénoncé auprès de l’AFP Magali Drouet, porte-parole de familles de victimes.

« Notre plainte va viser le cheminement menant à la décision d’arrêter les commissions, elle vise Jacques Chirac, Dominique de Villepin, Michel Mazens et Dominique Castellan », a précisé leur avocat, Me Olivier Morice.

Jeudi, ces familles avaient déjà réclamé l’audition par un juge de MM. Chirac, Villepin et de Nicolas Sarkozy, ex-ministre du Budget et porte-parole de la campagne de M. Balladur.

Leur plainte devrait être déposée la semaine prochaine auprès du juge antiterroriste chargé de l’enquête sur l’attentat. Selon l’avocat, « il reviendra au parquet de Paris de prendre un réquisitoire supplétif » pour élargir le champ des investigations sur les faits imputés à MM. Chirac et Villepin.

« On ne pouvait à la fois arrêter les versements de commissions et en même temps poursuivre des transferts de technologies, avec l’envoi de personnel français au Pakistan », a estimé Mme Drouet.

Elle s’est en revanche dite « soulagée » de voir que « les langues commencent à se délier depuis le début de semaine », en référence à l’audition de l’ex-ministre de la Défense Charles Millon qui a confirmé des faits de corruption avec des rétrocommissions versées en marge du contrat pakistanais.

November 19th,

 Posted in Evènements

AFP

http://www.inversalis-productions.eu:80/blog/2010/11/apres-balladur-chirac-et-villepin-eclabousses-par-laffaire-karachi/



4 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

4-1 Secret-défense et déclassification, mode d'emploi.

Chargé de l'enquête sur l'attentat de Karachi en 2002, le juge Marc Trévidic a écrit lundi à Alain Juppé pour demander une nouvelle déclassification de documents - relatifs notamment à l'arrêt du paiement des commissions sur la vente des sous-marins Agosta au Pakistan - qu'il n'avait pas obtenus lors d'une précédente demande, en mai. Ce à quoi le nouveau ministre de la Défense a répondu qu'il les communiquerait "après avis de la commission sur le secret-défense". Retour sur ce que dit la loi française au sujet du secret de la défense nationale et de la procédure concernant la "déclassification" de documents.

Qu'est-ce que le secret de la défense ?

Selon l'article 413-9 du Code pénal, présentent un caractère de secret de la défense nationale les "renseignements, procédés, objets, documents, données informatiques ou fichiers intéressant la Défense nationale qui ont fait l'objet de mesures de protection destinées à restreindre leur diffusion". Le terme de "défense nationale" concerne les aspects militaires, mais aussi civils (institutions, diplomatie, sauvegarde de la population, environnement, potentiel scientifique et économique, patrimoine culturel...). La loi du 29 juillet 2009 a instauré de nouvelles dispositions avec la classification non seulement des documents, mais aussi d'une vingtaine de lieux les abritant (services de renseignement et de contre-espionnage, installations de la dissuasion nucléaire...).

Qui classifie un document "secret-défense" et comment ?

La présidence, les services du Premier ministre et tous les ministères sont amenés à classifier. Dans la pratique, l'Élysée, Matignon et les ministères régaliens (Affaires étrangères, Défense, Intérieur, Justice, Économie) sont les principaux détenteurs de documents classifiés. Il existe trois niveaux de classification ("très secret-défense", "secret-défense" et "confidentiel-défense") matérialisés par l'apposition de tampons ou de marquages. Le Premier ministre est l'autorité compétente pour définir les critères et les modalités du "très secret-défense", soit les priorités gouvernementales majeures de défense. Les deux autres niveaux sont de la responsabilité des ministres. Les éléments classifiés peuvent être émis par d'autres autorités que des autorités françaises. Il existe des accords de sécurité liant la France à des États étrangers et des réglementations internationales qui permettent de classifier des éléments émis par des organisations internationales : accord de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (Otan) pour la sécurité de l'information du 6 mars 1997 ou l'instruction 2100 d'application du règlement de sécurité du 19 mars 2001 du Conseil de l'Union européenne. L'accès à ces éléments est limité aux personnes habilitées qui peuvent justifier de leur "besoin de les connaître". Ce besoin, lié aux fonctions exercées, est apprécié par l'autorité compétente.

Quelle est la procédure de déclassification ?

Une éventuelle levée du secret de la défense est du ressort de l'autorité administrative susceptible de détenir les documents et qui a ordonné de les classer. Par exemple, un fonctionnaire de l'Intérieur, même habilité, doit demander l'autorisation pour consulter un document classé à la Défense. Dans le cadre d'une information judiciaire, un juge peut demander la levée du secret-défense à un ministère, l'Élysée ou Matignon. Le ministère concerné saisit alors pour avis la Commission consultative du secret de la défense nationale (CCSDN), créée en 1998 et qui compte cinq membres. Celle-ci peut proposer une déclassification totale ou partielle, ou un maintien de la classification, dans un délai de deux mois après sa saisine. Il revient au ministre concerné de suivre ou non cet avis. Depuis sa création, la CCSDN a émis 158 avis, dont les trois quarts favorables à la déclassification. Neuf fois sur dix, les autorités administratives les ont suivis.

25/11

Source AFP

http://www.lepoint.fr/societe/affaire-karachi-secret-defense-et-declassification-mode-d-emploi-23-11-2010-1266029_23.php


4-2 Nicolas Sarkozy plonge au large de Karachi : mais qui organise le naufrage ?

LES MEDIAS FONT LA "UNE" DE L'AFFAIRE DES SOUS-MARINS DE KARACHI ET POINTENT DU DOIGT SARKOZY

Pourquoi ?

PARIS (agences - INFOS DONNEES PAR LES AGENCES )

- La piste d'une affaire de corruption pendant la campagne présidentielle de 1995, susceptible d'impliquer Nicolas Sarkozy, a été confirmée par des auditions de justice, notamment celle d'un ancien ministre.

L'affaire est liée à un attentat-suicide à Karachi le 8 mai 2002 dans lequel périrent 15 personnes, dont 11 ingénieurs et techniciens français de la Direction des constructions navales (DCN), travaillant à la construction de sous-marins.

L'ancien ministre la Défense Charles Millon (1995-1997) a déclaré sur procès- verbal que Jacques Chirac avait ordonné après son élection en 1995 l'arrêt du paiement de commissions pseudo-commerciales au Pakistan en marge de la vente de ces sous-marins, dit-on de source proche du dossier.

"Charles Millon a déclaré au juge que cette décision avait été prise en raison de l'existence de rétro-commissions (retour frauduleux d'une partie de l'argent en France-NDLR)", dit cette source qui a eu accès au procès-verbal de l'audition par le juge d'instruction Renaud Van Ruymbeke.

La piste islamiste évoquée initialement pour cet attentat a été abandonnée et divers renseignements, mais aucune preuve, laissent penser que l'armée pakistanaise a commandité l'attentat en représailles du non-versement d'un reliquat de commissions.

Charles Millon a expliqué au juge Van Ruymbeke que la DGSE - les services secrets français - avaient été chargés d'une enquête sur les rétro-commissions et rendaient compte directement et oralement à Jacques Chirac et son secrétaire général Dominique de Villepin.

L'opposition socialiste a réagi en demandant l'audition de ces deux hommes. "L'ancien président Chirac et Dominique de Villepin, qui ont mis fin à un dispositif qu'ils avaient eux-mêmes considéré comme illégal, doivent communiquer à la justice les éléments dont ils disposent", dit dans un communiqué Jean-Marc Ayrault, président du groupe PS à l'Assemblée nationale.

Le président du Modem François Bayrou a demandé de son côté sur France 2 la levée du secret-défense, déjà en partie obtenue par le juge enquêtant sur l'attentat.

Marc Trévidic.

 "Ça ne peut plus durer comme ça, il faut débarrasser la vie politique française de ce soupçon, il faut lever le secret-défense", a-t-il dit.

TRANSIT PAR LE LUXEMBOURG ?

Charles Millon avait déjà évoqué ces faits dans la presse lorsqu'il a dit à Paris Match cette année qu'il avait été découvert que les "rétro-commissions" avaient financé la campagne présidentielle d'Edouard Balladur, rival de Jacques Chirac à droite dans la course à la présidentielle en 1995.

Par ailleurs, un autre témoin auditionné par le juge Renaud Van Ruymbeke, Gérard Menayas, ancien dirigeant de la DCN, a confirmé que les commissions passaient par le Luxembourg, où deux sociétés, Heine et Eurolux, avaient été créées à cet effet.

Ce témoin, selon la même source proche du dossier, confirme d'autres éléments du dossier judiciaire, notamment un rapport de la police luxembourgeoise, selon lesquels Nicolas Sarkozy, alors ministre du Budget (1993-1995) et porte-parole de la campagne Balladur, avait organisé ce transit au Luxembourg.

Gérard Menayas a également déclaré au juge Van Ruymbeke que d'anciens dirigeants des sociétés luxembourgeoises en question ont tenté en 2006, pour obtenir de l'argent, de faire 'chanter' Nicolas Sarkozy sur le fondement de ce dossier.

Une mission d'information parlementaire a montré que le versement de 84 millions d'euros, soit 10,25% du contrat des sous-marins, avait été convenu lors de la signature de l'accord de vente des sous-marins par le gouvernement Balladur en 1994.

Nicolas Sarkozy conteste toute implication dans une affaire de corruption et a parlé publiquement de "fable" concernant le lien supposé entre l'argent et l'attentat.

L'avocat de familles de victimes, Olivier Morice, a parlé mercredi sur i>Télé de "scandale" et de "mensonges d'Etat" répétant qu'à ses yeux Nicolas Sarkozy était "au coeur d'un système de corruption".

 Deux filles de victimes de l'attentat, Magali Drouet et Sandrine Leclerc, qui publient un livre sur l'affaire cette semaine, ont prévu de donner une conférence de presse à Paris,  
 Source : canempechepasnicolas 
 jeudi 18 novembre 2010  
 Thierry Lévêque, édité par Yves Clarisse  
 http://www.comite-valmy.org/spip.php?article978 
   

Voici les Commentaires de "Canempechepasnicolas" :

Peu de jours après le "remaniement", faisant, contre toute attente, de  François Fillon le "nouveau" Premier ministre, Nicolas Sarkozy se retrouve au cœur d'un scandale d'Etat, à la suite de déclarations  de l'ancien ministre de la Défense de Jacques Chirac, Charles Millon.

Pourquoi maintenant, de telles accusations contre le président de la République?

"On" voudrait conduire à l'éviction de celui-ci, qu'on ne s'y prendrait pas autrement 

Rien de neuf dans l'affaire, si ce n'est "l'opportunité" de la déclaration de Charles Millon, justement chargé à l'époque de mettre fin aux "rétro- commissions" qui auraient financé la campagne présidentielle de Balladur (contre justement Chirac) et dont Sarkozy fut le grand argentier.

Tout semble indiquer que la nouvelle nomination de François Fillon à Matignon ne s'est pas faite du plein gré du président. Depuis six mois, celui-ci annonçait un véritable chambardement du gouvernement pour l'automne. Et aujourd'hui, Sarkozy fait l'éloge de la continuité, et déclare que son choix était fait, dès avant l'été.

Fillon, hier simple "doublure", serait-il mis là pour le doubler ?

En fait, le clan du CAC 40 observe, comme vous et moi, sa plongée prolongée dans les sondages, le rejet populaire massif de sa politique, son échec probable en 2012. L'idée de changer de monture, quand il est  encore temps, doit trotter dans beaucoup de têtes, du côté des salles de "marché", voire à Bruxelles. L'affaire de Karachi, en remontant brusquement à la surface, peut être le moyen, pour le Capital, d'arriver à ses fins en appliquant la morale du Guépard : "changer pour que rien ne change"

Nicolas.

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article978



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

 

29/11/2010

n° 61 - Journal de PAKISTAN. -18-11 au 28-11 - Début - L'histoire (afghane) se reproduit .... Ben Laden résiderait confortablement au Pakistan .... Va t'on déclaré la guerre et envahir le Pakistan... ?


n° 61 - Journal de PAKISTAN.  -18-11 au 28-11 - Début - L'histoire (afghane) se reproduit ....  Ben Laden résiderait confortablement au Pakistan  .... Va t'on déclaré la guerre et envahir le Pakistan... ?


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Journal de PAKISTAN.  

n° 61- 18-11 au 28-11

C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "Journal de PAKISTAN" est visible sur les blogs : 

 http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

 

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

http://www.palestine-solidarite.org/journaux.CathyetMarc.htm 

cette page est accessible depuis la page d'accueil ( http://www.palestine-solidarite.org/ ) colonne de gauche.

 

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Avant propos

·                     ·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes



Sommaire.

Tiré à part :

L'histoire (afghane) se reproduit ....  Ben Laden résiderait confortablement au Pakistan  ....

Va t'on déclaré la guerre et envahir le Pakistan... ?

Ben Laden n'est pas au Pakistan…   

1 Au jour le jour

a Positions

b Politique

a) locale

b) Usa

c Institutions internationales

Suite

2 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

2-1 Vidéo : "La Face Cachée du Pétrole" (1/2) : Le partage du monde.

3 Brèves

3-1 Le Pakistan fustige les frappes de drones américains.

3-2 Londres, principal partenaire militaire de Washington.

4  Dossiers

4-1 Escalade de la guerre étatsunienne au Pakistan.

4-2 Olivier Montulet : Washington veut frapper plus loin au Pakistan et envoyer des chars en Afghanistan…

5 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

5-1 Le Figaro : Les États-Unis et le Pakistan condamnés à s'entendre.

Fin

6 Annexe

6-1 Robert Parry*, Andrew Hughes, Allan Nairn, Roxana Tiron : Obama nomme des officiers corrompus à la tête des armées.

 



Tiré à part :

L'histoire (afghane) se reproduit ....  Ben Laden résiderait confortablement au Pakistan  ....

Va t'on déclaré la guerre et envahir le Pakistan... ?

Ossama Ben Laden se trouve au nord-ouest du Pakistan, affirme lundi la chaîne américaine CNN, sur base de déclarations d'un "haut fonctionnaire de l'OTAN".

Alors que les Etats-Unis intensifient leurs actions de guerre avec des attaques de drones et des avions sans pilote, Ben Laden, ainsi que son bras droit Eiman al-Zawahiri, habiteraient dans deux maisons proches l'une de l'autre et dans un "confort relatif".
 "Aucun membre d'Al-Qaida n'habite dans une grotte", selon ce fonctionnaire anonyme de l'OTAN.
 Il n'y a plus de trace d'Ossama Ben Laden depuis novembre 2001, lorsque le siège de sa cache dans les montagnes de Tora Bora avait échoué. L'homme vit dissimulé depuis neuf ans déjà, même si certaines sources affirment que le terroriste est mort depuis quelques années à la suite d'une maladie aux reins.
 Le gouvernement d'Islamabad dément régulièrement que l'homme derrière les attaques du 11 septembre se trouve au Pakistan.

(afp)

 http://fr.rian.ru/

18/10/10 12h05

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/1171220/2010/10/18/Ben-Laden-residerait-confortablement-au-Pakistan.dhtml

 

Ben Laden n'est pas au Pakistan…   

Ossama Ben Laden ainsi que son bras droit Ayman al-Zawahiri ne se cachent pas au Pakistan, a déclaré mardi le ministre pakistanais de l'Intérieur Rehman Malik, cité par la chaîne Dawn News.
"Je démens catégoriquement toutes les informations concernant la présence d'Ossama Ben Laden, d'Ayman al-Zawahiri où du mollah Omar au Pakistan", a annoncé M.Malik aux journalistes.
Lundi dernier, la chaîne américaine CNN a affirmé que les trois leaders terroristes se cacheraient au Pakistan sous protection de certains membres des services secrets pakistanais.
"Ben Laden et tous ces terroristes sont des agents qui combattent l'islam et le Pakistan, des mercenaires assassins. Si nous avions des informations fiables sur leur localisation, nous aurions pris des mesures nécessaires", a indiqué le ministre pakistanais.
M.Malik a également rappelé que différents rapports affirmant que Ben Laden se trouverait sur le territoire pakistanais s'étaient révélés faux par le passé.

19/10/2010



Le Pakistan en chiffre 


    «Qu'il s'agisse d'une attaque ou d'une attaque par drone,
Pour moi c'est la même chose, un Pakistanais a été tué "
 

Attacks in Pakistan 

Drone Attacks Victims

Dead = 1690, Injured = 510, Total = 2200 and Counting…

Success Rate of Drone Attacks against Al-Qaeeda ~ 2.5%  

Les données sont recueillies à partir des rapports des médias, les hôpitaux, et internet.

Toutes les données sont accessibles au public et il n'y a pas de données classées ici. Il s'agit d'un effort pour montrer au monde l'intensité de suicide et les attaques Drone au Pakistan ".

Pakistan Body Count: http://www.pakistanbodycount.org/

 



1 Au jour le jour

a) Action de la Résistance

20/10

Plus de 2.000 soldats ont perdu la vie dans les zones tribales frontalières avec l'Afghanistan depuis fin 2001, quand le Pakistan est devenu l'allié clé des Etats-Unis dans leur "guerre contre le terrorisme" et que les Talibans ont été chassés du pouvoir en Afghanistan.

lefigaro.fr

23-10

Selon les autorités pakistanaises, 2.421 militaires et paramilitaires ont été tués et 7.195 blessés dans des combats avec les résistants entre 2002 et avril 2010.

AP

01-11

Les camions d'approvisionnement de l'OTAN sont souvent la cible de l'attaque. La force multinationale avait perdu quelque 200 camions citernes et des conteneurs dans diverses attaques cette année.

L'OTAN et le Pakistan ont signé un accord la semaine dernière, en soulignant l'aspect de sécurité pour approvisionner les camions de l'OTAN.

Plus de 70% des approvisionnements des forces de l'OTAN et 40% de ses besoins de combustible sont transportés depuis la ville de Karachi, au sud du Pakistan, vers l'Afghanistan via Chaman à Balochistan, au sud-ouest et à Torkham dans la province de Khyber Pakhtunkhwa (nord-ouest).

http://french.cri.cn/781/2010/11/01/304s231443.htm

18/10

Trois camions-citernes ravitaillant les forces de l'Otan en Afghanistan ont été attaqués aujourd'hui au Baloutchistan, dans le sud-ouest du Pakistan, a déclaré à l'AFP Muhammad Ismail, un responsable de la police. Un des camions a été endommagé et l'autre complètement détruit, a-t-il ajouté. Un troisième camion-citerne de l'Otan a été incendié par des assaillants armés dans la région d'Akhtarabad, a dit Shah Nawaz, un responsable de la police.
Le Baloutchistan, province pakistanaise frontalière de l'Iran et de l'Afghanistan.

AFP

23-10

Dans la matinée, six soldats ont été tués par l'explosion d'une bombe au passage de leur patrouille dans l'Orakzai, l'un des sept districts tribaux du nord-ouest, selon des responsables de la sécurité pakistanais.

Les attaques ont tué d'autres soldats dans les zones tribales.

AP

28-10

Au moins trois policiers ont été tuées et sept autres blessées  dans un attentat à l'explosif survenu dans la ville de Quetta, dans l'ouest du Pakistan.
Selon la police, l'attentat s'est produit près de l'Université du Balochistan, des hommes non identifiés ayant jeté des grenades sur une fourgonnette de la police.

xinhua

29-10

Des hommes armés non-identifiés ont ouvert le feu jeudi sur un véhicule du consulat du Japon dans la ville portuaire de Karachi, sud du Pakistan, blessant deux employés pakistanais de la mission diplomatique, selon le chef de la police de la ville.
Un officier de police de la région, Javed Akbar, a indiqué que les assaillants voulaient voler l'argent des employés du consulat qui revenaient d'une banque.
Source: xinhua

01-11

Au moins quatre personnes, dont deux policiers et deux activistes non-identifiés, ont été tuées et neuf autres blessées lors d'une attaque à la bombe survenu lundi matin contre un quartier général (QG) de la police à Swabi, une ville située dans le nord-ouest du Pakistan, ont rapporté des médias locaux citant des responsables locaux.

Selon des informations antérieures, les agresseurs ont jeté une grenade sur le complexe judiciaire adjacent à Shah Mansur et ouvert le feu sur le QG de la police.

Les blessés ont été évacués vers un hôpital environnant alors que de nombreux policiers ont bouclé la zone.

http://french.cri.cn/781/2010/11/01/304s231460.htm

01-11

Au moins trois personnes ont été blessées lundi matin dans un incident de tir à Peshawar, une grande ville dans le nord-ouest du Pakistan, a rapporté la presse locale citant des sources officielles.

Les hommes non identifiés ont tiré sur un camion-citerne de l'OTAN dans la zone de Pabbi près du chef-lieu agité de la province de Khyber-Pakhtunkhwa (nord-ouest).

http://french.cri.cn/781/2010/11/01/304s231443.htm

 13-11

Au moins 18 personnes ont été tuées et 130 blessés ont été blessés dans une attaque kamikaze contre un immeuble abritant des bureaux de la police antiterroriste de Karachi, la grande ville du sud du Pakistan (capitale financière et mégalopole de quelque 17 millions d'habitants.), selon les autorités locales.

Karachi, grand port sur la mer d'Oman d'où partent chaque jour les dizaines de camions citernes chargés de ravitailler en carburant les forces de l'Otan en Afghanistan,

L'attaque a été revendiquée par les résistants pakistanais.

"Nous revendiquons cette attaque. Ils y arrêtaient et torturaient nos camarades. Tous ceux qui feront de même subiront le même sort", a déclaré à l'AFP Azam Tariq, porte-parole du Mouvement des résistants du pakistan (TTP).

L'attaque a visé des bureaux de la police criminelle et anti-terroriste (Crime Investigation Department, CID), dans l'un des quartiers les plus sécurisés de la ville, proche des bureaux gouvernementaux, du consulat américain et des grands hôtels fréquentés par les Occidentaux.

Les assaillants, en nombre indéterminé, ont d'abord ouvert le feu sur les policiers de faction avant de précipiter leur véhicule bourré d'explosifs contre le bâtiment de deux étages, qui s'est effondré, selon la police.

L'immeuble abritait une prison où la CID détenait régulièrement des criminels et terroristes de haut rang, ainsi que des commissariats pour hommes et pour femmes. Des résidences de policiers se trouvant à proximité ont été très endommagées par l'explosion.

AP

21-11

Des hommes armés ont attaqué et incendié samedi dans le nord-ouest du Pakistan des camions-citernes destinés à transférer des approvisionnements affectés à la Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF), ont déclaré la police locale et des témoins.

Environ dix camions-citernes ont pris feu après que des activistes armés eurent ouvert le feu sur un atelier des véhicules de l'ISAF sous commandement de l'OTAN dans la banlieue de Peshawar, le chef-lieu de la province de Khyber Pakhtoonkhwa.

http://www.aufaitmaroc.com/actualites/monde/2010/11/21/pakistan--des-camions-citernes-de-lisaf-incendies

25-11

Au moins un soldat a été tué et six autres ont été blessés jeudi dans l'explosion d'une bombe en bordure de route, dans le nord-ouest du Pakistan, selon un responsable de la police.

Amir Khan a déclaré que l'attaque avait été exécuté alors qu'un convoi des forces de sécurité circulait dans le district d'Hangu, situé dans la province de Khyber-Pakhtunkhwa.

AP



b) Action des Usa

08-11

Le nombre de raids menés par des drones américains a considérablement augmenté ces derniers mois.

Plus de 200 personnes ont été tuées au cours de plus de 40 attaques depuis le 3 septembre.

AP

19-10

Des missiles américains ont tué sept personnes dans un bastion des résistants du Pakistan situé près de la frontière afghane, selon des responsables du renseignement.
L'attaque est survenue lundi dans la région de Datta Khel, dans le Waziristan du Nord.
Washington ne reconnaît pas les attaques et ne dit pas qui elles visent, ni si elles ont fait des victimes.
Des critiques affirment que des innocents sont souvent tués dans les raids, nuisant aux efforts du gouvernement pakistanais pour rallier le soutien des chefs de tribus.

http://www.journalmetro.com/monde/article/665992--un-raid-americain-fait-sept-morts-au-pakistan

25-10

Les frappes de drones américains se sont intensifiées au Waziristan, une zone tribale du nord-ouest du Pakistan, à la suite d'un attentat mené en décembre dernier par un jordanien contre un centre de la CIA dans la province afghane de Khost (est).
L'homme a été vu dans une vidéo aux côtés du chef des résistants pakistanais, Hakimullah Mehsood, ce qui a donné prétexte à une intensification des attaques de drones dans le Nord-Waziristan, un district montagneux considéré par Washington comme l'un des principaux refuges des militants arabes, tchétchènes et d'Asie centrale qui ont fui l'intervention américaine en Afghanistan fin 2001.

Source: xinhua

28/10

Cinq résistants ont été tués par des tirs de drone américain dans les zones tribales du nord-ouest du Pakistan. Au total, 11 résistants aurait été tués dans ces attaques qui ont toutes visé le Waziristan du Nord, une des principales bases arrière des résistants qui mènent la rébellion contre les forces afghanes et de l'Otan de l'autre côté de la frontière.
La quasi totalité des tirs de drones américains au Pakistan ces derniers mois ont été menées dans ce district tribal, bastion du réseau Haqqani.

AFP

8/11

Neuf résistants sont été tués dimanche dans deux attaques de drones américains dans une zone tribale du nord-ouest du Pakistan proche de la frontière avec l'Afghanistan, ont annoncé des responsables de la sécurité pakistanais.

A cours de la première attaque, deux missiles ont visé un véhicule dans lequel se trouvaient des résistants, à la sortie de leur campement près de Miranshah, principale ville du Waziristan du Nord, selon un responsable de la sécurité.

Un drone a ensuite tiré deux missiles sur une voiture dans le bourg de Moizer, à 40 kilomètres à l'ouest de Miranshah. a déclaré un responsable.

AP

11/11

Six résistants ont été tués jeudi par des tirs de drone américain dans une zone tribale du nord-ouest du Pakistan, bastion des résistants et de leurs alliés d'Al Qaïda, ont annoncé à l'AFP des responsables de la sécurité pakistanais.

Les avions sans pilote américains ont tiré au moins six missiles sur un groupe de résistants qui revenaient d'Afghanistan à Gulli Khel, un village situé à 12 km au nord de Miranshah, la principale ville du Waziristan du Nord.

AFP

14-11

Six résistants ont été tués dans la nuit de dimanche à samedi dans le village de Shakara (nord-ouest), près de la ville de Matta, dans la vallée de Swat, a indiqué un fonctionnaire des forces de sécurité à Peshawar.

Les opérations de l'armée pakistanaise lancées en avril 2009 dans les districts du nord-ouest de Buner et Lower Dir ont provoqué d'intenses combats et fait deux millions de personnes déplacées.

AFP

19-11

Les avions sans pilote américains ont une nouvelle fois frappé le district tribal du Waziristan du Nord

Au moins trois résistants ont été tués aujourd'hui par des tirs de drone américain dans une zone tribale du nord-ouest du Pakistan.
Ces avions sans pilote ont tiré deux missiles sur un véhicule dans lequel se trouvaient les trois résistants dans un village proche de Mir Ali, l'une des principales villes du Waziristan du Nord.
Le nombre de raids menés par des drones américains a considérablement augmenté ces derniers mois, atteignant une quarantaine depuis début septembre. Ils ont tué plus de 220 personnes, en très grande majorité des résistants selon les autorités pakistanaises.

AFP

21/11

Une frappe de drone américain sur une base de résistants dans les zones tribales du nord-ouest du Pakistan a fait six morts, ont annoncé des responsables de la sécurité.

AFP



Dommages Collatéraux...

23/10

Deux enfants, ont été tuées dans des attaques à la bombe dans le nord-ouest du Pakistan.

Vingt-deux personnes ont été blessées, la plupart légèrement, a de son côté indiqué le chef de la police de la ville, Liaqat Ali.

"C'était une bombe artisanale", a précisé un autre responsable de la police locale, Mohammad Naeem.

AP

02-11

Au moins six personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées dans une attaque de drone menée lundi matin dans la région tribale du Waziristan du Nord, située dans le nord-ouest du Pakistan, a-t-on appris auprès des sources locales.
Selon des témoins, un drone américain a lancé quatre missiles contre une maison située dans la zone d'Haider Khel, dans la région frontalière avec l'Afghanistan.
Cinq drones ont participé à l'opération, provoquant la panique parmi les habitants locaux, ont indiqué les témoins.

Source: xinhua

18/11

Au Pakistan, des missiles probablement  américains(…) ont détruit une maison et un véhicule près de la frontière avec l'Afghanistan, tuant au moins 15 résistants présumés.
L'attaque s'est produite dans le village de Bangi Dar, dans le Waziristan du Nord, une région tribale où se terrent des résistants qui attaquent les forces américaines et de l'OTAN en Afghanistan.
Au moins quatre missiles ont été tirés, deux contre la maison de boue et deux contre le véhicule. Quatre personnes se trouvaient dans la voiture et onze dans la maison.

http://www.journalmetro.com/monde/article/693353--pakistan-une-frappe-tue-au-moins-15-personnes


c) Action de l’armée Pakistanaise

26/10

Six résistants et un ( ?)  soldat pakistanais ont perdu la vie dans un échange de tirs près de la frontière afghane.

Selon l'administrateur local Aurangzeb Khan, l'affrontement est survenu mardi dans la région d'Orakzai lors d’une attaque des troupes militaires.

Depuis mars dernier, les forces de sécurité sont la cible des résistants dans la région d'Orakzai.

AP



2 Politique

a) Pakistan

Dans les coulisses et au sénat

Raids américains contre le Pakistan, Islamabad compte briser le silence 

Le Pakistan dit vouloir briser son silence face aux raids des drones américains contre son territoire.  «  Ce genre d’attaque ne saurait endiguer le terrorisme, au contraire, il l’attisera, a affirmé vendredi le premier ministre pakistanais, Youssef Reza Guilani, en appelant les Etats-Unis de réviser leur politiques à ce sujet. « Si les Américains détiennent des informations sur la présence des miliciens dans telle ou telle région du Pakistan, ils devront en informer les autorités pakistanaises et c’est aux autorités nationales d’agir en conséquence, a-t-il souligné. Depuis le 24 septembre, les drones américains prennent régulièrement pour cible de leurs roquettes les zones tribales pakistanaises.

23/10/2010

 http://french.irib.ir


Election

Des violences pré-électorales font 29 morts au Pakistan.

Au moins 29 personnes ont été tuées ce week-end à Karachi, capitale économique du Pakistan, dans des attaques lancées samedi soir à la veille d'une élection provinciale partielle, a déclaré dimanche le ministre régional de la Santé.

Le scrutin qui s'est tenu dimanche visait à désigner le successeur d'un membre de l'assemblée de la province de Sindh, dans le sud du pays, tué en août.

Le meurtre de cet élu du Mouvement Muttahida Qaumi (MQM), le parti le plus influent à Karachi, avait déclenché des violences qui ont fait une centaine de victimes en une semaine.

Les violences ont éclaté tard samedi soir. Des hommes armés ont mené une série d'attaques ciblant certains groupes ethniques ou politiques afin de "gâcher la paix de cette ville", a dit à Reuters Mohammad Saghir, ministre de la Santé de la province de Sindh, dans le Sud.

La police a dénombré 29 morts. Elle fait également état d'une quarantaine de blessés et la sécurité a été renforcée aux abords des bureaux de vote. Les autorités régionales ont annoncé que 60 personnes avaient été arrêtées.

Le scrutin de dimanche est boycotté par le principal rival du MQM, le Parti national Awami (ANP), une formation nationaliste pachtoune. L'Awami accuse le MQM de vouloir truquer le scrutin et dénonce l'absence de sécurité.

Le MQM a pour sa part imputé les meurtres de samedi à son adversaire politique. "Peu après l'annoncé du boycott de cette élection partielle, les terroristes de l'ANP ont commencé à tuer des citoyens innocents pour tenter de saboter le processus électoral", dénonce le MQM dans un communiqué.

Principal port et capitale commerciale du Pakistan, Karachi est régulièrement confrontée à des violences ethniques ou religieuses. La ville a en outre été une cible privilégiée des résistants taliban lorsque le Pakistan a commencé à soutenir militairement les Occidentaux après les attentats du 11-Septembre.

Le Mouvement Muttahida Qaumi représente les Mohajirs, descendants des musulmans de langue ourdou qui ont fui l'Inde après la partition, en 1947.

15 novembre

http://www.paris-normandie.fr/article/france-monde/des-violences-pre-electorales-font-29-morts-au-pakistan


1-13 Prisons & tortures

Un diplomate afghan enlevé retrouve la liberté après deux ans de captivité

Le diplomate afghan Abdul Khaliq Farahi, désigné ambassadeur d'Afghanistan au Pakistan, qui avait été enlevé en septembre 2008 au Pakistan, a retrouvé la liberté et été remis aux autorités afghanes dimanche dans la province de Khost, dans l'est de l'Afghanistan, a confirmé un responsable de sécurité de la province.
"M. Abdul Khaliq Farahi nous a été remis ce matin et il est en bonne santé", a affirmé à Xinhua le directeur de la Direction de la sécurité nationale de la province de Khost, Akhtar Mohammad Ibrahimi.
Il a également indiqué que M. Farahi a été envoyé à Kaboul.
Le responsable de sécurité n'a pas donné d'autres détails sur les modalités de la libération du diplomate afghan ni sur les auteurs de son enlèvement il y a plus de deux ans.
En septembre 2008, des hommes armés non identifiés avaient abattu le chauffeur de M. Farahi à Hayatabad, une ville de la banlieue de Peshawar, au Pakistan, avant d'emmener M. Farahi dans un endroit tenu secret. Des responsables afghans estiment qu'il a été enlevé par des militants antigouvernementaux et qu'il a été détenu dans les zones tribales du Pakistan, près de la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan.

15.11

http://french.peopledaily.com.cn/International/7199587.html



b) Usa

Occupation du Pakistan.

23-10

La secrétaire d'Etat Hillary Clinton a annoncé vendredi une aide militaire américaine supplémentaire de deux milliards de dollars au Pakistan.

Washington reproche toutefois régulièrement au Pakistan de ne pas en faire assez pour neutraliser les résistants dans les zones tribales, notamment les résistants qui vont depuis le territoire pakistanais mener des attaques contre les forces américaines et de l'Otan dans l'Afghanistan voisin.

AP

« Les États-Unis sont toujours les premiers en termes de dépenses militaires avec 43% du total mondial."

Les dépenses militaires mondiales ont continué d’augmenter en 2009 pour atteindre un nouveau record, selon un rapport annuel publié mercredi 2 juin par l’Institut international de recherche pour la paix de Stockholm (Sipri).
Au cours de l’année écoulée, le monde a consacré 1.531 milliards de dollars (1.244 milliards d’euros) au secteur militaire, soit à prix constant une augmentation de 5,9% par rapport à 2008 et de 49% par rapport à 2000, écrit le Sipri.

La France dépense 64 milliards de dollars à sa Defense

Les États-Unis sont toujours les premiers en termes de dépenses militaires avec 661 milliards de dollars en 2009, soit 43% du total mondial. Une augmentation de 47 milliards sur un an qui représente plus de la moitié (54%) de la progression planétaire, souligne le Sipri.
Pour la Chine, l’Institut ne dispose pas de chiffres officiels, mais selon ses estimations, l’Empire du milieu a affecté 100 milliards de dollars à ses dépenses militaires en 2009.
La France, elle, leur a consacré 63,9 milliards de dollars.
L’Institut a constaté une hausse des dépenses militaires dans 65% des pays pour lesquels il a pu se procurer des chiffres.
Par zone géographique, c’est l’Asie-Océanie qui a le plus augmenté ses dépenses avec une hausse de 8,9%. »

Article publié  le 02/06/10.


Tiré a part...

4/11

Même si les Etats-Unis ne le reconnaissent jamais officiellement, seule la CIA et l'armée américaine basée dans l'Afghanistan voisin possèdent ce type de drones Predator ou Reaper tirant des missiles guidés essentiellement Hellfire.

Entamée en 2004 et fruit d'un accord secret entre Islamabad et Washington selon les médias américains et pakistanais --ce que dément le Pakistan--, la campagne des drones américains dans les zones tribales frontalières avec l'Afghanistan s'est considérablement intensifiée ces derniers mois.

Elle atteint certaines semaines une cadence quotidienne.

En deux mois, les drones américains ont tiré au minimum 37 salves de missiles sur le nord-ouest du Pakistan, quasiment exclusivement sur le Waziristan du Nord, tuant près de 200 personnes, dont des résistants, mais surtout des civils selon les militaires pakistanais.

www.lexpress.fr

04-11

Washington et les capitales européennes assurent qu'Al-Qaïda prépare dans ces zones tribales ses attentats sur le sol américain et européen, grâce à l'aide logistique des résistants pakistanais qui y disposent de nombreux camps d'entraînements, de kamikazes notamment.

www.lexpress.fr


 

n° 61 - Journal de PAKISTAN. -18-11 au 28-11 - Suite - L'histoire (afghane) se reproduit .... Ben Laden résiderait confortablement au Pakistan .... Va t'on déclaré la guerre et envahir le Pakistan... ?


n° 61 - Journal de PAKISTAN.  -18-11 au 28-11 - Suite - L'histoire (afghane) se reproduit ....  Ben Laden résiderait confortablement au Pakistan  .... Va t'on déclaré la guerre et envahir le Pakistan... ?


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Journal de PAKISTAN.  

n° 61- 18-11 au 28-11

C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "Journal de PAKISTAN" est visible sur les blogs : 

 http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

 

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

http://www.palestine-solidarite.org/journaux.CathyetMarc.htm 

cette page est accessible depuis la page d'accueil ( http://www.palestine-solidarite.org/ ) colonne de gauche.

 

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Avant propos

·                     ·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes



Sommaire.

2 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

2-1 Vidéo : "La Face Cachée du Pétrole" (1/2) : Le partage du monde.

3 Brèves

3-1 Le Pakistan fustige les frappes de drones américains.

3-2 Londres, principal partenaire militaire de Washington.

4  Dossiers

4-1 Escalade de la guerre étatsunienne au Pakistan.

4-2 Olivier Montulet : Washington veut frapper plus loin au Pakistan et envoyer des chars en Afghanistan…

5 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

5-1 Le Figaro : Les États-Unis et le Pakistan condamnés à s'entendre. 



2 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

2-1 Vidéo : "La Face Cachée du Pétrole" (1/2) : Le partage du monde.

La face cachée du pétrole”, documentaire de Patrick Barbéris adapté du livre du même nom d’Éric Laurent, montre en deux fois une heure que “l’or noir” aura été le moteur de l’histoire du XXè siècle et de ce début de XXIè siècle.

Des premiers forages de Rockefeller en 1860 jusqu’à l’actuelle guerre en Irak, en passant par la Seconde Guerre mondiale, la Guerre froide et le choc pétrolier de 1973, toute l’histoire géopolitique est intrinsèquement liée à l’or noir.

 

Vidéo 1 cliquez sur ce lien : http://www.dailymotion.com/video/xewkez_la-face-cachee-du-petrole-12-le-par_news

Vidéo 2 cliquez sur ce lien: http://www.dailymotion.com/video/xewm92_la-face-cachee-du-petrole-2-2-les-g_news



Brèves

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

3-1 Le Pakistan fustige les frappes de drones américains.

Le Premier ministre pakistanais Yousuf Raza Gilani a durci le ton au sujet des frappes de drones américains dans les régions tribales du pays, soulignant que ces attaques sont contre-productives et jouent au détriment de la coopération antiterroriste.
"La patience du Pakistan a atteint ses limites concernant les attaques de drones américains.

J'espère que nous pourrons convaincre les Etats-Unis de revoir leur politique sur les attaques de drones au Pakistan", a martelé M. Gilani en s'adressant vendredi aux membres de l'Association des correspondants diplomatiques à Islamabad.
Les Etats-Unis ont ignoré les différentes protestations des dirigeants pakistanais suite aux attaques de drones qui, aux yeux de Washington, constituent un moyen efficace pour éliminer les dirigeants d'Al-Qaïda et les résistants, accusés par la CIA de vouloir lancer des attaques contre les forces étrangères et afghanes en Afghanistan depuis le sol pakistanais.

Selon les médias locaux, les Etats-Unis ont mené quelque 184 attaques de drones depuis 2004, en prenant notamment pour cibles les zones tribales bordant l'Afghanistan. Sur ce total, une vingtaine ont été menées depuis septembre dernier. Plusieurs résistants, dont l'ancien chef des résistants du Pakistan, Baitullah Mehsud, ont été tués dans ces attaques.
Le Premier ministre a démenti la rumeur selon laquelle un accord secret sur les attaques de drones aurait été passé entre Islamabad et Washington, reconnaissant toutefois que l'ancien président Pervez Musharraf avait autorisé les drones américains à effectuer des missions d'espionnage dans les zones tribales, sans toutefois pouvoir effectuer de raids.
La déclaration de M. Gilani intervient à un moment délicat alors que Washington vient d'annoncer un programme d'assistance de l'ordre de deux milliards de dollars pour la sécurité au Pakistan pour les cinq ans à venir, et que le président américain Barack Obama a prévu de se rendre au Pakistan l'an prochain.
D'après des analystes(…) , M. Gilani a fait cette déclaration pour répondre au mécontentement populaire qui règne dans le pays concernant les frappes de drones, un élément que Washington devrait désormais prendre en compte sous peine de porter préjudice à la coopération ‘antiterroriste’

entre les deux pays.

Source: xinhua

25-11


3-2 Londres, principal partenaire militaire de Washington.

La Grande-Bretagne restera le principal partenaire militaire des Etats-Unis, lit-on dans une déclaration de la secrétaire d'Etat Hillary Clinton consacrée au Rapport de sécurité et de Defense stratégique (Strategic Defense and Security Review) présenté mardi à la chambre des Communes par le premier ministre David Cameron.

"Nous apprécions hautement la contribution de la Grande-Bretagne à la sécurité internationale et le désir de ce pays de maintenir son potentiel militaire, qui a permis à nos forces armées d'agir efficacement main dans la main dans de nombreuses régions du monde", a souligné la chef de la diplomatie américaine.
Le rapport prévoit une coupe de 8% dans le budget militaire du pays. Davis Cameron a également réaffirmé son intention de réduire de 7.000 personnes les effectifs de l'armée, de 5.000 ceux des Forces aériennes et de 5.000 le personnel de la Marine de guerre.
Dans le même temps, le premier ministre a fait savoir qu'il ne réduirait pas les dépenses pour l'opération en Afghanistan et que les militaires britanniques engagés dans ce pays recevraient des équipements supplémentaires.
Après avoir constaté que Londres avait préparé un rapport très circonstancié, Mme Clinton a souligné que le nouveau budget équilibré permettrait à la Grande-Bretagne "d'honorer tous ses engagements contractés au sein de l'OTAN et de rester le plus fort partenaire des troupes américaines dans leur désir d'affaiblir le niveau de menaces au XXIe siècle".

20/10/2010

http://fr.rian.ru/



4  Dossiers

4-1 Escalade de la guerre étatsunienne au Pakistan.

C'est un grand classique depuis la guerre du Vietnam : les pays qui servent de base arrière aux résistants deviennent rapidement des cibles et font les frais du conflit qui se déroule chez le voisin.  

Tel est le cas du Pakistan aujourd'hui. Depuis début septembre les autorités pakistanaises ont recensé 24 frappes de drones sur leur territoire qui ont causé plus de 140 morts (90 % de civils selon les médias pakistanais).

Selon le journaliste Eric Margolis, les récentes alertes sur un risque d'attentat en Europe auraient précisément pour but de justifier la stratégie du Pentagone de plus en plus axée sur l'attaque du Pakistan.

La semaine dernière, le Pakistan a temporairement fermé l'itinéraire d'approvisionnement principal des Etats-Unis et de l'OTAN qui va de Karachi à la frontière afghane à Torkham après le massacre de trois soldats pakistanais depuis des hélicoptères militaires étatsuniens.

Trois convois de fourniture en combustible étatsuniens ont été brûlés par des activistes pakistanais. Les Etats-Unis dépensent beaucoup d'argent le long de cette route pour acheter les fonctionnaires, les chefs de guerre pachtounes, et certains résistants afin que l'approvisionnement des troupes en Afghanistan ne soit pas coupé, et ce, en plus de l'aide annuelle officielle de 2 milliards de dollars au gouvernement de Karachi. Les forces spéciales sont infiltrées sur place. Mais le sentiment anti-étatsunien dans la région est à son comble - ce qui d'ailleurs a favorisé un rapprochement entre le Pakistan et l'Iran.

L'ancien chef d'Etat major pakistanais, le général Mirza Aslam Beg, a récemment suggéré à son gouvernement de tirer sur les drones américains qui survolent illégalement le territoire.

Toujours selon Margolis, Washington ne ferait plus confiance au gouvernement civil d'Asif Ali Zardari et compterait surtout sur le pouvoir militaire du général Ashfaq Kayani, un général d'infanterie qui a été autrefois propulsé dans la hiérarchie par Benazir Bhutto (qu'un livre écrit par sa nièce qui vient de paraître chez Penguin Books India démystifie sérieusement).

Cette politique pourrait encore se durcir en cas de victoire des Républicains aux élections du Congrès. Les néo-conservateurs étatsuniens continuent de suggérer l'élimination de l'arsenal nucléaire pakistanais par les forces spéciales et la division non seulement de l'Afghanistan mais aussi du Pakistan en entités ethniques qu'ils pourraient contrôler plus facilement, comme ils ont aussi voulu le faire en Irak.

6 octobre

http://atlasalternatif.over-blog.com/


4-2 Olivier Montulet : Washington veut frapper plus loin au Pakistan et envoyer des chars en Afghanistan…

Washington demande au Pakistan une plus grande latitude dans l'utilisation de ses drones.

Les Etats-Unis veulent élargir le champ d'action des drones de la CIA contre les résistants dans ce pays, rapporte vendredi le Washington Post. Citant des responsables américains et pakistanais non identifiés, le journal indique que Washington vise notamment des zones autour de la ville de Quetta, au sud-ouest du pays, capitale de la province du Balouchistan, où se cacherait la direction du mouvement taliban. Le Pakistan a rejeté la demande américaine, mais consenti à des mesures plus discrètes, dont une présence accrue de la CIA à Quetta, selon le journal.

La demande américaine concerne également l'extension de la zone de frappes des avions sans pilote de la CIA à l'intérieur des zones tribales, frontalières de l'Afghanistan, selon le journal.

La quasi-totalité de des frappes de drones ont eu lieu jusqu'à présent sur le Waziristan du Nord, où se concentrent militants d'Al-Qaida, résistants pakistanais et ceux d'Afghanistan, ces derniers l'utilisant comme base de repli contre les forces afghanes et de l'Otan de l'autre côté de la frontière.

Le nombre et l'intensité de ces frappes a nettement augmenté ces derniers mois, et plus de 40 d'entre elles ont tué au moins 220 résistants depuis le 3 septembre, selon des sources de sécurité pakistanaises. Les Etats-Unis ne confirment pas en général les tirs de drone, mais ses forces militaires et la CIA sont les seuls à déployer des avions sans pilote dans la région. Le Pakistan condamne officiellement ces tirs, qui nourrissent un fort sentiment anti-américain sur son territoire, dénonçant une atteinte à sa souveraineté.

Les médias pakistanais et américains se font régulièrement l'écho d'un accord secret entre Islamabad et Washington les autorisant.

Olivier Montulet

Ce message vous est adressé à titre et usage privés exclusivement.

Seuls les textes signés de la plume d’Olivier Montulet sont publics et libres de droits pour autant que l'usage n'en déforme pas les propos (« Le droit de chercher la vérité implique aussi un devoir. On ne doit cacher aucune partie de ce qui a été reconnu comme étant vrai » Albert Einstein) et que mon nom soit cité.

LEMONDE.FR avec AFP et Reuters

20.11.10



5 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

5-1 Le Figaro : Les États-Unis et le Pakistan condamnés à s'entendre.

Nb- Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

Malgré des tensions accrues, les deux pays cherchent à élaborer une stratégie commune en Afghanistan.

Alliés de circonstance dans la « guerre contre le terrorisme », les États-Unis et le Pakistan n'avaient jamais été aussi près de la rupture qu'au cours des dernières semaines.

Jamais, pourtant, les deux pays n'ont eu aussi cruellement besoin l'un de l'autre qu'en cette dernière phase du conflit afghan. Une équation à inconnues multiples que Washington et Islamabad vont s'efforcer de résoudre dans le cadre du troisième round du dialogue stratégique américano-pakistanais qui a débuté mercredi à Washington et s'achèvera vendredi.

Comme lors de la première session, en mars dernier, la délégation américaine est emmenée par la secrétaire d'État Hillary Clinton. L'équipe pakistanaise est toujours officiellement dirigée par le ministre des Affaires étrangères d'Islamabad, Shah Mehmood Qureshi. Comme au printemps, il est accompagné du tout-puissant chef des armées, le général Ashfaq Kayani. Mais la tonalité, elle, a changé.

Les Pakistanais sont plus offensifs. «Nous nous battrons avec vous pour réaliser nos objectifs communs, et en particulier pour détruire le cancer du terrorisme qui menace toutes les civilisations. Mais comme toute nation qui se respecte, nous avons en priorité l'obligation de préserver notre intérêt national», a déclaré Qureshi lors d'un discours à l'université Harvard, mardi.

Or, il devient de plus en plus clair que «l'intérêt national» du Pakistan dans la région diverge de celui des États-Unis.

Depuis que Barack Obama a laissé entendre que les troupes américaines pourraient entamer leur retrait en juillet 2011, Islamabad n'a de cesse de se positionner pour ne laisser aucun vide politique à Kaboul. Sa hantise est de voir l'Inde se profiler en Afghanistan, un pays qu'elle a toujours considéré comme son arrière-cour. Pour parer à toute éventualité, le général Kayani en personne est monté au créneau dès le début de l'année, offrant les bons offices du Pakistan. L'idée est de devenir l'indispensable médiateur dans d'inévitables négociations avec les résistants.

Après avoir applaudi à cette offre, Washington a apparemment réalisé qu'il pouvait être dangereux de confier les clés de l'Afghanistan au Pakistan. Les révélations des derniers jours sur l'existence de pourparlers directs entre les résistants et le gouvernement afghan, avec le soutien de l'Otan, le montrent à l'envi. La semaine dernière, le général David Petraeus, qui dirige les forces de la coalition en Afghanistan, a lui-même admis que sans l'aide de l'Otan, «les chefs résistants ne pourraient pas entrer en Afghanistan et encore moins aller jusqu'à Kaboul». Cela revenait à reconnaître que le leadership taliban se trouvait bien au Pakistan. Des responsables de l'Otan ont enfoncé le clou en affirmant, il y a quelques jours, qu'Oussama Ben Laden et ses acolytes jouissent d'une vie plutôt agréable dans le nord-ouest du Pakistan. Ils y seraient protégés par les autochtones et par l'ISI, les services secrets pakistanais. Les États-Unis ont cependant bien conscience que des négociations entre Kaboul et les résistants n'ont quelque chance de réussir que si les résistants sont affaiblis. Et pour cela, ils ont besoin de l'aide du Pakistan. Depuis des années, Washington presse Islamabad de déloger les résistants et al-Qaida de leurs «sanctuaires» en territoire pakistanais. En vain.

Gros chèque

Le ton s'est durci entre Américains et Pakistanais lorsque les États-Unis ont entrepris de faire le travail eux-mêmes. D'abord en intensifiant les tirs de drones sur les Zones tribales. L'incursion d'un hélicoptère de l'Otan dans la zone tribale de Kurram, fin septembre, tuant deux soldats pakistanais, a mis le feu aux poudres. Islamabad a bloqué pendant une dizaine de jours les camions de ravitaillement de l'Otan qui transitent par le Pakistan.

Les responsables pakistanais ont indiqué qu'ils mettraient tous ces contentieux sur la table.

Les Américains répondront probablement en signant un gros chèque, tant au titre de l'effort militaire que pour les inondations du moins d'août…
21/10/

 http://www.lefigaro.fr/international/2010/10/20/01003-20101020ARTFIG00723-les-etats-unis-et-le-pakistan-condamnes-a-s-entendre.php


 

n° 61 - Journal de PAKISTAN. -18-11 au 28-11 - Fin - L'histoire (afghane) se reproduit .... Ben Laden résiderait confortablement au Pakistan .... Va t'on déclaré la guerre et envahir le Pakistan... ?


n° 61 - Journal de PAKISTAN.  -18-11 au 28-11 - Fin - L'histoire (afghane) se reproduit ....  Ben Laden résiderait confortablement au Pakistan  .... Va t'on déclaré la guerre et envahir le Pakistan... ?


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Journal de PAKISTAN.  

n° 61- 18-11 au 28-11

C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "Journal de PAKISTAN" est visible sur les blogs : 

 http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

 

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

http://www.palestine-solidarite.org/journaux.CathyetMarc.htm 

cette page est accessible depuis la page d'accueil ( http://www.palestine-solidarite.org/ ) colonne de gauche.

 

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Avant propos

·                     ·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes



Sommaire.

2 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

2-1 Vidéo : "La Face Cachée du Pétrole" (1/2) : Le partage du monde.

3 Brèves

3-1 Le Pakistan fustige les frappes de drones américains.

3-2 Londres, principal partenaire militaire de Washington.

4  Dossiers

4-1 Escalade de la guerre étatsunienne au Pakistan.

4-2 Olivier Montulet : Washington veut frapper plus loin au Pakistan et envoyer des chars en Afghanistan…

5 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

5-1 Le Figaro : Les États-Unis et le Pakistan condamnés à s'entendre.

6 Annexe

6-1 Robert Parry*, Andrew Hughes, Allan Nairn, Roxana Tiron : Obama nomme des officiers corrompus à la tête des armées.

 




6 Annexe

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

6-1 Robert Parry*, Andrew Hughes, Allan Nairn, Roxana Tiron : Obama nomme des officiers corrompus à la tête des armées.

Enquête primée par "Projet censuré 2010"

Les responsables de la Defense nommés par Barack Obama sont ceux là mêmes qui ont commis les pires crimes et les pires malversations sous les administrations précédentes. En fait de changement, seul le discours est nouveau, les pratiques, elles, sont anciennes. Le plus surprenant est l’indifférence qui a accompagné la clôture de l’enquête financière sur la disparition de 3400 milliards de dollars et la promotion des responsables du plus gigantesque détournement de fonds de l’histoire.

19 octobre 2010

Le maintien par Obama du républicain Robert Gates au poste de secrétaire à la Defense est sans égal historique. C’est en effet la première fois qu’une administration entrante du parti d’opposition (en l’occurrence démocrate) maintient un ministre de l’administration précédente (républicaine). Ayant remplacé Donald Rumsfeld qui s’opposait à une nouvelle escalade du conflit en Irak, Gates a été, pendant les deux dernières années de la présidence Bush, l’architecte de la vague de renforts (« surge »).

Obama a confié les principales responsabilités de la Defense et du renseignement à des personnalités incarnant à maints égards les pires aspects de la politique de sécurité nationale états-unienne des trente dernières années.
Ses choix contredisent ses principaux arguments de campagne sur le « renseignement politisé » et le « manque de transparence ». Les « décennies d’expérience » tant louées de ces responsables sont parsemées de fautes éthiques, de mensonges au Congrès et surtout de « conflits d’intérêts » sous la forme d’allées-et-venues régulière entre le gouvernement et le complexe militaro-industriel.
Obama avait bien promis de ne pas confier de postes gouvernementaux élevés (ou importants) aux lobbyistes, mais cela ne l’a pas empêché de désigner d’anciens lobbyistes ou conseillers de sociétés faisant affaire directement avec le Pentagone.

Toute la carrière de Robert Gates a consisté à porter haut et mettre en œuvre les idées néo-conservatrices, et il s’est d’ailleurs montré critique vis-à-vis du plan d’Obama pour le retrait gradué des troupes d’Irak.
Il débuta comme officier de renseignement sous Nixon, mais, comme l’indique la chronique de Robert Parry [
1], c’est en tant que haut responsable de la CIA dans les années 80, sous l’administration Reagan, qu’il brisa l’échine au concept de renseignement objectif auparavant si cher à la division analytique de l’agence d’espionnage.

Dans son récent ouvrage Failure of Intelligence : The Decline and Fall of the CIA (Echec du renseignement : décadence et chute de la CIA), l’ex-analyste Melvin A. Goodman décrit Gates comme « l’officier du service action ayant dirigé l’adaptation de la production de renseignement aux desiderata politiques de la Maison-Blanche, sous l’administration Reagan ». Analyste en chef sous la direction de William Casey, Gates « a supervisé le premier "bidonnage de rapports" institutionnalisé à la CIA dans les années 80, en mettant l’accent sur la nécessité de retoucher le renseignement ayant trait à l’Union soviétique, à l’Amérique centrale et au Sud-Ouest asiatique », assure Goodman, et ceci dans le but de justifier les dépenses militaires croissantes et le soutien actif des États-Unis à des guerres périphériques sanglantes constituant l’axe principal de la politique extérieure de Reagan.

Son audition de confirmation pour le poste de directeur de la CIA, sous George H. W. Bush (père) en 1991, fut le théâtre d’un défilé d’officiers de l’agence dévoilant publiquement des histoires « de la maison » selon lesquelles ce personnage avait corrompu le métier du renseignement.
Gates est en outre soupçonné d’être en lien avec les mensonges servis au Congrès sur les opérations secrètes Iran-Contra, au milieu des années 80, obstacle qui l’empêcha d’accéder à la direction de la CIA à la mort de Casey, en 1987. C’est également lui qui fut chargé de fournir à Saddam Hussein, pendant la guerre entre l’Irak et l’Iran, des armes chimiques, munitions et autres équipements.

Gates a un temps siégé au conseil de direction de la Science Applications International Corporation (SAIC), qui déclara des bénéfices de 7,5 milliards de dollars pour 2005. La SAIC est active à tous les niveaux, de la collecte de renseignement à la reconstruction de l’Irak, pour le compte du Pentagone.

Le 21 janvier 2009, Obama signait un décret fixant des règles éthiques plus rigoureuses et interdisant notamment que des postes gouvernementaux soient attribués à des lobbyistes ayant exercé auprès de la même administration dans les deux dernières années.

Corruption au Pentagone

A peine deux jours plus tard, le 23 janvier, la Maison-Blanche faisait savoir que ses nouvelles règles d’éthique dure ne s’appliquaient pas au sous-secrétaire à la Defense, William Lynn, qui avait été vice-président pour les opérations et stratégies gouvernementales du géant de la Defense Raytheon et avait fait du lobbying pour cette société privée jusqu’en juillet 2008.

Raytheon est le cinquième fabricant d’armes des Etats-Unis par ordre d’importance. Il vend des radars, missiles, munitions en tous genres, systèmes spatiaux et autres technologies pour une valeur de 18 milliards de dollars par an [2]. Le sénateur républicain pour l’Iowa, Charles Grassley, s’est opposé énergiquement à la nomination de Lynn, alléguant « des pratiques douteuses qui, de toute évidence, ne servaient pas l’intérêt public », lorsqu’il exerçait à l’inspection des finances du Pentagone sous l’administration Clinton.

Pour l’année fiscale 1999, le département de la Defense faisait état de la « disparition » de 2300 milliards de dollars, auxquels s’ajoutaient 1100 milliards pour l’année 2000. Au total donc, 3400 milliards de dollars versés par le contribuable sont partis en fumée sous l’œil vigilant de William Lynn, qui se trouve maintenant au cœur du tourniquet unissant le département de la Defense et le complexe militaro-industriel [3].

En sa qualité de directeur financier du département de la Defense, Lynn était responsable de toute l’administration et de l’information budgétaire. Il avait en outre sous sa responsabilité la publication soumise à audit des états financiers, ce qu’il ne fit pas alors qu’il était en poste, et ces derniers n’ont toujours pas été publiés.

Robert Hale a été maintenu à son poste de sous-secrétaire à la Defense (inspection des Finances) après avoir été secrétaire assistant à l’Air Force, chargé des contrôles financiers, entre 1994 et 2001. Aux côtés de Lynn, il était responsable de la gestion des fonds du département de la Defense.
Hale est en outre « gestionnaire financier certifié Defense », spécialisé dans l’achat, ce qui lui fait entretenir des relations privilégiées avec le complexe militaro-industriel.

L’écrivain Andrew Hughes fait remarquer que : « À eux deux, ces postes ont dilapidé assez d’argent du contribuable pour financer quatre fois le programme de stimulation de l’économie mis en œuvre par Obama, et voilà qu’ils sont à nouveau responsables de la supervision des acquisitions au département de la Defense ».

L’attentat survenu le 11 septembre 2001 au Pentagone n’a pas été dirigé contre le bureau du secrétaire à la Defense. La cible était située dans une aile opposée du bâtiment. L’explosion a détruit les archives financières et tué les controlleurs financiers chargés d’identifier les bénéficiaires du détournement de fonds le plus important de l’histoire.

Mensonges au Congrès

L’amiral Dennis Blair, choisi par Obama pour diriger le Renseignement national, qui supervise les 16 agences de renseignement, fut commandant des forces militaires du Pacifique sous Clinton [4]. A ce poste il joua un rôle essentiel lors de l’occupation du Timor oriental par l’Indonésie en 1998, après la chute du dictateur Suharto soutenu par les États-Unis.

En 1999, lorsque les militaires indonésiens semèrent la terreur parmi la population pour faire échec aux réformes démocratiques, le département d’Etat des États-Unis et Clinton envoyèrent Blair exiger du général indonésien Wiranto qu’il mette fin aux massacres.

Loin de s’acquitter de cette mission, l’amiral Blair informa le général qu’il bénéficiait du soutien total des États-Unis. Les atrocités, dans lesquelles le gouvernement était impliqué, montèrent d’un cran. Blair mentit alors au Congrès, déclarant que la violence n’était le fait que de petites unités, alors que les hauts commandements militaires indonésiens se livraient à toutes sortes d’exactions : enlèvements, massacres et tortures. Dans les faits, Blair soutint le général Wiranto et le massacre de civils indonésiens, contre les ordres du Congrès qu’il désinformait.

Blair est un des membres de la Commission trilatérale. Il siégeait à la direction de Earl Dodge Osborne (EDO), une société sous-traitante pour le programme F-22 Raptor. Il a également participé à la direction de Tyco International, qui fabrique de petits composants électroniques utilisés pour le F-22 et d’autres pièces à usage militaire. On l’a vu enfin à la direction de Tridium, une société fabricante de satellites.
En 2006, Blair a dû démissionner de la présidence de l’Institute for Defense Analysis (Institut pour l’analyse de la Defense, IDA) pour cause de « conflits d’intérêts ». Il faut dire que l’IDA était en train d’évaluer pour le Pentagone le programme F-22.

Alors qu’il était aux ordres de Blair, l’ex-général quatre étoiles James L. Jones a été désigné à la tête de l’Agence de la sécurité nationale. Jones fut non seulement commandant de l’OTAN et commandant du corps des Marines, il est en outre membre de la Commission trilatérale. Il a prêté ses services aux conseils de direction de Chevron, Boeing et Invacare Corp (qui produit du matériel médical pour le Pentagone) jusqu’en décembre 2008. [5] Jusqu’à janvier 2009 il était consultant auprès de Cross Match Technologies, une compagnie de biométrique travaillant avec le Pentagone et le FBI. Il a par ailleurs siégé au conseil de direction de MIC Industries, qui a mis au point la « Ultimate Building Machine », un dispositif mobile de construction, utilisé uniquement en Irak et en Afghanistan, servant à déployer rapidement les structures d’acier des installations militaires.

Tout récemment, Jones a été nommé président de l’Institute for 21st Century Energy (Institut de l’Energie pour le XXIè siècle), think tank dépendant de la Chambre de commerce des Etats-Unis.

Mise à jour de Robert Parry (de ConsortiumNews.com)

Au sujet du fameux « danger de conserver Robert Gates à son poste » : celui-ci se trouve être lourd de signification. Cette décision prise par Obama juste après son élection était le signe évident que sa politique de sécurité nationale ne s’écarterait pas fondamentalement de celle de son prédécesseur. Elle révélait aussi qu’Obama n’avait pas la moindre intention de remettre en question la désinformation de Washington, distillée au fil des décennies précédentes à dominante républicaine, depuis l’implication-clé de Gates dans plusieurs scandales, y compris l’Iran-Contra et la politisation du renseignement de la CIA, deux facteurs qui préparaient les désastreuses décisions prises par Bush ces dix dernières années. En conservant Gates, Obama a indiqué qu’il éviterait les débats susceptibles d’engager les États-Unis dans une voie drastiquement différente. Dans les faits, Obama cédait au statu quo.

Depuis la publication de l’article, les intentions d’Obama ne sont que plus évidentes. Si, au niveau du discours, il prend ses distances par rapport au style belliqueux de Bush, il maintient dans les faits la substance de cette politique, avec Gates et les autres opposants à un retrait rapide d’Irak, partisans du renforcement de la présence militaire étrangère en Afghanistan. Obama refuse même d’aborder les responsabilités des anciens chefs de Gates, tout comme le président Clinton avait caché sous le tapis les scandales dans lesquels avaient trempé Gates et les administrations Reagan-H. W. Bush.

Gates personnifie l’angélisme permanent régnant dans le microcosme de Washington, du moins vis-à-vis de lui-même, au point que les médias affichent avec un certain naturel leur manque d’intérêt pour faire la lumière sur les méfaits passés ou présents du personnage. Gates était l’une des coqueluches du tout-Washington du temps de Reagan-Bush, et il le reste.

Lorsque Gates fut désigné secrétaire à la Defense par George W. Bush (fils) en novembre 2006, les médias se trompèrent du tout au tout sur le sens de cette décision. On a cru alors que la désignation de Gates était le signe de l’acceptation par Bush du plan du Groupe d’études sur l’Irak et donc du désamorçage de la guerre. En réalité, Gates était bien plus belliqueux que Donald Rumsfeld.

Mais les journalistes de renom n’ont jamais rectifié le tir : ils ont continué de nous peindre un Gates couleur de rose. L’émission « 60 minutes » de CBS a brossé tout récemment un portrait de Gates dans lequel on évoquait sa « profonde préoccupation personnelle pour les troupes », même si toute sa carrière a fait le lit des guerres déclenchées par George W. Bush, fils, (essentiellement par la voie de la corruption des services analytiques de la CIA), et que son soutien aveugle à l’escalade Irakienne a envoyé à la mort plus de mille soldats états-uniens supplémentaires.

Les éléments d’information critiques sur Gates continuent de nous parvenir, essentiellement en provenance de fonctionnaires de la CIA ayant travaillé avec lui par le passé et voyant en lui un ambitieux consommé. Par exemple, l’ex-analyste de la CIA Melvin A. Goodman consacre une part importante de son livre Failure of Intelligence : The Decline and Fall of the CIA au rôle de Gates dans le crépuscule de la tradition « sérieuse » de la CIA, qui cessa de rechercher du renseignement fiable pour fournir celui qui répondait aux désirs des responsables politiques des États-Unis. Cette tradition disparut dans les années 80, lorsque Gates dirigea les services analytiques et où le renseignement fut « poli » dans le style requis par les idéologues de l’ère Reagan.

Mise à jour de Andrew Hughes (de Global Research)

Depuis la publication de l’article, en février 2009, les médias n’ont pas écrit une seule ligne au sujet de ce gigantesque hold-up de deniers publics. En fait, celui-ci a été éclipsé par une autre escroquerie non moins grave, dissimulée sous l’atour dénommé « résoudre la crise du crédit ». Les montants de cette dernière affaire représentent presque cinq fois les 3400 milliards subtilisés par le département de la Defense.

Le 7 mai 2009, William Lynn et Robert Hale rendaient public le budget de la Defense proposé pour 2010, accroissant les dépenses d’environ 4 % pour atteindre 663,8 milliards. Ceci dans une période où la population s’appauvrit sous l’effet du chômage croissant, où les programmes sociaux fédéraux et ceux des 50 Etats sont en repli, et où la richesse passe des foyers étasuniens au cartel financier et bancaire de Wall Street.

Ce qu’il faut retenir de l’article original est moins la disparition des 3400 milliards de dollars du département de la Defense que le fait que ces malversations étaient monnaie courante dans une administration hors de contrôle. Et même si l’occupant de la Maison Blanche a changé, ces vols de fonds publics par le gouvernement se poursuivent.

Lorsque nous écoutions les discours de campagne d’Obama en 2008, et qu’il mettait l’accent sur l’importance de l’Afghanistan en tant que nouveau front de la « guerre contre la terreur », une guerre floue, interminable et surtout impossible à gagner, il était évident que ces discours, portés aux nues par les grands médias, étaient inspirés par le programme de Zbigniew Brzezinski et le Projet pour un nouveau siècle américain (la plate-forme idéologique de George W. Bush). Le paquet n’avait fait que changer d’emballage, avec un nouveau personnage et son slogan : « Des changements crédibles »

Depuis la publication de mon article, les événements ont montré qu’aucun engagement n’a été pris pour s’assurer de la fiabilité de la comptabilité des caisses publiques. Aucune enquête n’a été diligentée sur les milliards évaporés, aucune question n’a été posée sur ce méfait commis sous l’égide de Donald Rumsfeld, de William Lynn et de Robert Hale. Le département de la Defense a augmenté ses dépenses. La guerre s’est intensifiée en Afghanistan, et les puissances intermédiaires des États-Unis dans la région ont déstabilisé le Pakistan. Obama est responsable de l’assassinat de centaines de civils pakistanais par les drones Predator pilotés à distance par des agents de la CIA. Les promesses de mettre un terme à la guerre d’Irak ont été cyniquement ignorées, ou plutôt recyclées dans le double discours politique.

Tout ces discours tendent à prouver que le gouvernement et l’industrie militaire agissent en symbiose pour défendre leurs propres intérêts : un appât du gain et une soif de pouvoir portés à un niveau jamais vu dans l’histoire de l’humanité. Nul ne peut écarter d’un revers de main la corruption dénoncée dans l’article, qui révèle avec le recul sa véritable nature et la manière dont se tisse la toile qui unit le système.

Ce système s’est considérablement renforcé au fil des décennies et il s’est protégé contre toute enquête sérieuse ou toute retombée inquiétante : le département de la Defense a fait en sorte de coopter les sociétés en charge de l’information, via les acquisitions de ces médias par les grands groupes d’armement, et en y plaçant des employés du Pentagone et de la CIA.

Le système a donné des preuves éclatantes de sa solidité lorsque Donald Rumsfeld s’offrit le luxe de déclarer, le 10 septembre 2001, en conférence de presse publique, sans avoir à craindre de réaction, que des 2300 milliards de dollars s’étaient évaporés, qu’il n’y aurait pas d’enquête et que les responsables ne seraient pas jugés. On a pu constater la même arrogance à propos de scandale de la torture, du scandale de l’aide d’urgence offerte aux banquiers, du scandale de la guerre d’Irak et de l’avancée de la vague policière constituée par le département de la Sécurité de la patrie pour ranger sous l’étiquette de « terroriste » toute personne en désaccord avec la politique du gouvernement ou attachée à la Constitution des États-Unis.

Il est essentiel et urgent d’engager une enquête sur les milliards ayant disparu du département de la Defense, prélude à d’autres enquêtes ultérieures sur la corruption manifeste du gouvernement des États-Unis. C’est le seul moyen de regarder la réalité en face, de réfuter les mensonges des grands médias et de comprendre que la corruption menace de détruire ce qu’il reste de la Constitution, de la confiance publique et de la liberté réelle.

Robert Parry

Journaliste à l’Associated Press et Newsweek, Robert Parry a été un des principaux enquêteurs sur l’affaire dite de l’Irangate sous la présidence Reagan. Déçu par la futilité et l’incurie des journalistes de la presse anglo-saxonne, il a fondé en 1995, avec Robert Solomon, le magazine d’investigation Consortium News et réalisé des documentaires sur les tractations secrètes autour de la libération des otages en Iran (October Surprise), les narcotrafiquants politiques soutenus par l’administration US (Contra-Coca), l’influence grandissante de la secte Moon à Washington ainsi que l’ascension de la famille Bush et les manipulations électorales lors de l’élection 2000. Il est notamment l’auteur de Secrecy & Privilege : Rise of the Bush Dynasty from Watergate to Iraq et de Lost History : Contras, Cocaine, the Press & ’Project Truth’."

Sources :

Project Censored / Red Voltaire.
Traduction : Réseau Voltaire.

Nous remercions les contributions de : Étudiant chercheur : Chris McManus.
Tuteur : Diana Grant, Ph.D., Sonoma State University.

1] ConsortiumNews.com, 13 novembre 2008, “The Danger of Keeping Robert Gates”, par Robert Parry ;

[2] William Matthews, “Lynn gets waiver from Obama lobbyist rules”, Federal Times, 26janvier 2009.

[3] Global Research, 13 février 2009, “Obama’s Defense Department Appointees- The 3.4 Trillion Dollar Question”, par Andrew Hughes.

[4] Democracy Now ! 7 janvier 2009, “Obama Nominee Admiral Dennis Blair Aided perpetrators of 1999 church Killings in East Timor”, par Allan Nairn (interviewé).

[5] The Hill, 24 novembre 2008, “Ties to Chevron, Boeing Raise Concern on Possible NSA Pick”, par Roxana Tiron.

http://www.voltairenet.org/article167030.html



Pakistan.

Généralités.

Nom officiel du pays : République islamique du Pakistan.

Création : fondé le 14 août 1947, le Pakistan entretient des relations très tendues avec l'Inde depuis sa création en raison, notamment, du partage entre ces deux pays du territoire du Cachemire.

Pays limitrophes : Chine, Inde, Iran, Afghanistan.

Superficie : 803 000 km2.

Nombre d'habitants : 163 902 000 (estimation pour 2007).

Démographie

Population (estimation INED, en millions)

157,9

 

Composition de la population (en %)

Pendjabis (50 %), Sindis (15 %), Pathans (Pachtounes, 15 %), Mohajirs (immigrés d''''Inde au moment de la partition et leurs descendants, 8 %), Baloutches (5 %), autres (7 %).

 

Population urbaine

34 %. Principales villes : Karachi (9,2 millions d''''habitants), Lahore (5 millions), Faisalabad (1,9 million), aggl. Islamabad-Rawalpindi (1,4 million).

 

Densité (hab./km²)

198,4

 

Espérance de vie (années)

62,9

 

Fécondité (nombre moyen d'enfants/femme)

4,27

 

Taux d'alphabétisation (%)

44

 

Croissance démographique annuelle (%)

2,0

Nom des habitants : Pakistanais.

Religions : musulmans 97 % (dont sunnites 74 %, chiites [dont 2 millions d'ismaéliens] 26 %), autres (chrétiens, hindous, ahmadis, parsis [zoroastriens], 3 %).

Capitale : Islamabad.

Langues : ourdou et anglais.

Monnaie : roupie pakistanaise.

Religions : musulmans 97 % (dont sunnites 74 %, chiites [dont 2 millions d'ismaéliens] 26 %), autres (chrétiens, hindous, ahmadis, parsis [zoroastriens], 3 %).

Capitale : Islamabad.

Arme de destruction massive : le Pakistan dispose de l'arme nucléaire, à l’instar de l’Inde (puissances nucléaires de fait [les cinq autres puissances nucléaires officielles étant la Chine, les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne et la Russie]). 

 

Nature de l'État : république à régime parlementaire.

Chef d’État : Asif Ali Zardari (né le 21 juillet 1956 à Nawabshah, Pakistan), élu président du Pakistan le 6 septembre 2008. Veuf de l'ancienne Premier ministre Benazir Bhutto (1953-2007).

Chef du gouvernement : Yousaf Raza Gilani (né en 1952 à Karachi, Pakistan).

Constitution : adoptée en 1973. Révisée en avril 1997 et en décembre 2003. La Constitution, suspendue le 15 octobre 1999 suite au coup d''''Etat du général Pervez Musharraf, le 12 octobre 1999. Chef de l''''état-major, Musharraf s''''est proclamé chef de l''''exécutif. Il a créé un Conseil de sécurité nationale (8 personnes), organe exécutif suprême.

En 1998, la charia et la sunna deviennent lois suprêmes ; il existe une Cour fédérale islamique chargée de veiller au respect de la charia. En mai 2000, la Cour suprême a validé le coup d''''Etat du 12 octobre 1999 en permettant au général Musharraf de rester au pouvoir pendant 3 ans.

Le Parlement islamique (Assemblée nationale, 237 membres élus pour 5 ans au suffrage universel, 20 sièges réservés à des femmes et 10 à des non-musulmans ; et Sénat, 87 membres élus pour 6 ans par les assemblées provinciales) a été dissolu par Musharraf le 15 octobre 1999. Cependant, les partis politiques ont été maintenus

Partis au pouvoir : Ligue musulmane du Pakistan (Pakistan Muslim League, PML-Q), Parti du peuple pakistanais (PPP, social-démocrate).Autres partis : Jamaat-i-Islami (JI, Alliance démocratique islamique, fondamentaliste sunnite).
Muttahida Majlis-e-Amal (MMA, alliance de six partis religieux islamiques, dont le principal parti est le Jamaat-i-Islami).
Muttahida Qaumi Movement (MQM, ex-Mohajir Qaumi Movement, parti des musulmans venus d'Inde lors de la partition, en 1947 ; formation dirigée depuis Londres).

Adhésions supranationales : OMC (Organisation mondiale du commerce), OCI (Organistion de la conférence islamique), IDB (Banque interaméricaine de développement), ADB (Banque pour le développement de l’Asie). . Le pays est composé de 4 Provinces : Pendjab, Sind, Province-de-la-Frontière-du-Nord-Ouest (NWFP) et Baloutchistan, chacune dotée d''''une Assemblée. Il existe également 2 Territoires : les Zones tribales (FATA, autonomes, situées dans la NWFP, mais en relation directe avec Islamabad) et le Territoire de la capitale. Le Pakistan administre également une partie du Cachemire, l''''Azad Kashmir, le "Cachemire libre", et les Territoires du Nord. Le Pakistan revendique la région du Cachemire de l''''Etat indien du Jammu-et-Cachemire. En 1998, la charia et la sunna deviennent lois suprêmes ; il existe une Cour fédérale islamique chargée de veiller au respect de la charia. En mai 2000, la Cour suprême a validé le coup d''''Etat du 12 octobre 1999 en permettant au général Musharraf de rester au pouvoir pendant 3 ans.

Le Pakistan a été réintégré dans le Commonwealth en mai 2004 après cinq ans d'exclusion..

http://www.courrierinternational.com/fiche-pays/pakistan

http://www.larousse.fr/encyclopedie/article/Le%20Pakistan...



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

 

27/11/2010

n° 63 - Iran : Analyse & Réflexion - 21-11 : - : Début - Fidel Castro: Les dangers d'une guerre nucléaire.


n° 63 -  Iran : Analyse & Réflexion - 21-11 : - : Début - Fidel Castro: Les dangers d'une guerre nucléaire.



Iran : Analyse & Réflexion

La guerre aura-t-elle lieu ?

           n°63du 21-11                              C.De Broeder & M.Lemaire



Le dossier « Iran : Analyse & Réflexion » est visible sur les blogs :

 http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

 

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

http://www.palestine-solidarite.org/journaux.CathyetMarc.htm 

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d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

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Sommaire :  

Tiré à Part

1 Analyse & Réflexion

1-1 Alain Grech : La gauche et l’Iran.

1-2 Lahouari Addi : Le « harki du système » et la croisade contre l'Iran.

1-3 Viktor Nadeine-Raïevsky:Le problème de la sécurité dans le Caucase demeure une question cruciale pour la Russie. 

1-4 Jeffrey Blankfort : Israël est la menace la plus immédiate au futur de notre planète.

Fin

1-5 Entretiens avec Fidel Castro: Les dangers d'une guerre nucléaire.



1 Analyse & Réflexion

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information..

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

1-1 Alain Grech : La gauche et l’Iran.

Depuis la révolution iranienne de 1978-1979, sans doute le plus grand mouvement populaire du dernier quart du XXe siècle, la gauche occidentale s’est divisée sur l’appréciation qu’elle pouvait porter sur ces événements et sur le régime mis en place.

Ce débat s’est évidemment intensifié avec l’arrivée de Mahmoud Ahmadinejad au pouvoir et encore davantage avec l’élection présidentielle contestée de juin 2009

(Lire Immanuel Wallerstein, « The World Left and the Iranian Elections », Zcommunications, 5 août 2009).

Parmi les points de désaccord à l’intérieur de la gauche, la place de la religion dans le mouvement politique. Souvent, au nom de l’anticléricalisme, elle rejette tout mouvement qui se réclame de la religion.

Mais n’est-ce pas aussi, au nom de la religion, qu’ont été menés bien des combats anticolonialistes (mais pas tous, que l’on pense à l’Indochine, par exemple) au cours des XIXe et XXe siècles ?

Et il est vrai aujourd’hui que, avec le recul des idées marxistes, nombre de combats intègrent une dimension religieuse. Que l’on songe à l’Amérique latine, au Brésil ou au Venezuela, avec des aspects parfois franchement réactionnaires, comme le refus du droit des femmes à l’avortement.

D’autre part, la dimension « anti-impérialiste » du combat mené par ces pays, de l’Iran au Venezuela – et qui est assumé par eux dans une alliance dont a témoigné la récente visite de Hugo Chavez en Iran – complique aussi le positionnement de la gauche radicale.

On peut noter que des mouvements comme le Hamas et le Hezbollah allient une vision assez libérale de l’économie avec une résistance déterminée à ce qu’une grande partie des populations du monde arabe dénonce comme les tentatives israélo-américaines de contrôler la région.

Un dilemme plus ou moins similaire s’est posé avec le régime de Saddam Hussein en Irak (la dimension religieuse en moins), bien qu’il ait abandonné, dès la fin des années 1970, la moindre prétention à la lutte anti-impérialiste. Une partie de la gauche radicale américaine (et des progressistes irakiens en exil) s’est ralliée à l’intervention américaine de 2003, au nom du renversement des dictatures.

Je verse à ce dossier la traduction d’un article de Fayazmanesh Sasan, professeur émérite d’économie à l’université California State, Fresno, paru sur le site Counterpunch, 22-24 octobre (« The Left and Iranian Exiles »). Il est l’auteur de The United States and Iran : Sanctions, Wars and the Policy of Dual Containment (Routledge, 2008).

« Il ya quelques jours j’ai reçu un courriel intitulé “CounterPunch publie de l’agitprop ouvertement CIA-israélienne contre l’Iran.”

L’e-mail faisait référence à un article paru récemment dans CounterPunch par une irano-américaine qui avait assisté à un dîner à New York organisé par le président Ahmadinejad pour des militants anti-guerre, pour la justice sociale et la paix, alors que M. Ahmadinejad était en visite aux Etats-Unis pour assister à l’Assemblée générale. L’auteur de l’article, qui soutient sans doute le “mouvement vert” en Iran, a été bouleversée par le fait que les activistes américains assistant au dîner n’ont pas contesté les violations des droits humains en Iran, et, au contraire pour la plupart, ont exprimé leur indignation devant la politique étrangère des Etats-Unis.

L’auteur de l’e-mail a trouvé l’article similaire à ceux que l’Iran publie pour dénoncer les propagandistes israélo-américains. Qu’un tel article ait été publié sur un site progressiste semblait l’inquiéter.

J’avais également reçu des commentaires similaires sur d’autres articles écrits par certains des partisans du mouvement vert iranien et publiés sur le site CounterPunch. Ces billets étaient apparemment destinés à m’avertir que comme un contributeur de longue date de CounterPunch et un critique de “l’USrael” – un terme que certains croient à tort que j’ai inventé – je suis resté silencieux devant ces articles de certains partisans du mouvement vert en Iran.

(...) A la suite à de l’élection présidentielle controversée de 2009, j’ai exprimé mon avis sans détour sur la nature complexe du gouvernement iranien et les problèmes auxquels font face les progressistes américains lorsqu’ils traitent de cette complexité. Ces points de vue m’ont rendu persona non grata dans les médias en Iran. (...)

Dans un autre article dans CounterPunch, j’ai également mis en garde certains partisans du mouvement vert au sujet de leur liaison dangereuse avec les opposants pro-américains et israéliens au gouvernement iranien. Cet avertissement m’a valu de nombreux témoignages de reconnaissance de lecteurs de CounterPunch, notamment de nombreux Iraniens progressistes. Mais il a aussi suscité des grognements de certains exilés iraniens qui, souvent, essaient de dépeindre toute critique de leurs opinions politiques comme un “soutien au régime iranien.”

Entre autres choses, j’ai été accusé d’être indifférent aux violations des droits humains en Iran. On m’a aussi dit que je n’étais pas suffisamment informé, ignorant le fait que tel ou tel individu était mort ou avait perdu la vue sous la torture dans la célèbre prison d’Evine. Je n’ai pas répondu à toutes ces idioties. Si je l’avais fait, j’aurais certainement rappelé à ces critiques la déclaration de Martin Luther King que les Etats-Unis sont “le plus grand pourvoyeur de violence dans le monde d’aujourd’hui”. La déclaration était vraie à l’époque de King et elle continue à l’être de nos jours. Alors pourquoi ignorer le grand pourvoyeur de violence et violateur des droits humains et se concentrer sur l’adversaire chétif ? Pire, pourquoi faire appel au premier contre le second ? (...)

La réaction des exilés iraniens verts était emblématique de leur politique et de leur tactique. Ces exilés sont aussi satisfaits d’eux-mêmes que les "principalists" qu’ils abhorrent (“principalist” est un terme utilisé pour désigner les différentes factions iraniennes qui sont opposés aux réformistes et au mouvement vert). Ces exilés sont aussi intolérants à d’autres vues que leurs homologues tyranniques en Iran sont dédaigneux de la voix de la dissidence. »

Chaque progressiste américain qui choisit de se concentrer sur la critique de la ligne politique israélo-américaine envers l’Iran, par opposition à la question des droits humains, est dénoncé par ces exilés, comme un fou gauchiste ou un ignorant des subtilités internes de l’Iran. Et ceci en dépit du fait que ces Américains montrent souvent, à travers leurs analyses approfondies, une meilleure connaissance de l’Iran que ces exilés qui écrivent de longs essais rhétoriques. Ainsi, tandis que le mouvement vert exilés est obsédé par “l’élection volée” de 2009, il faut surtout compter sur des observateurs non-iraniens pour analyser les derniers rapports de l’AIEA, les dernières sanctions américaines et résolutions de l’ONU, le rôle des groupes de lobbying israéliens dans la formulation de ces résolutions, l’effet de ces sanctions sur l’économie iranienne, etc. (...)

Visitez n’importe quel site web Internet iranien vert et tout ce que vous y trouvez est la critique du régime actuel. C’est comme si tous les troubles en Iran étaient causés par le pouvoir et que tous les problèmes disparaîtraient s’il y avait un changement de régime en faveur des Verts.

Les accusations absurdes se sont tellement intensifiées que le site web vert le plus populaire, et le principal porte-parole du mouvement vert en Iran, a déclaré le 2 octobre 2010, que la crise financière récente en Iran et les fluctuations monétaires étaient le fait du gouvernement lui-même ! Sous le titre “La continuation de la crise des devises et de l’or : le bénéfice du gouvernement dans l’accroissement des échanges”, le site fait valoir que le gouvernement iranien a créé la crise et bénéficié de la dévaluation du rial parce que le gouvernement calcule ses dépenses en rial et ses revenus en dollars. Si ce site ne faisait pas une telle fixation sur la question du changement de régime, et s’il avait une seule personne à son comité de rédaction avec une certaine connaissance élémentaire de l’économie, de telles absurdités n’auraient pas été publiées.

Inutile de dire que la crise financière récente en Iran, comme la plupart des crises de ce type ailleurs, a été le résultat de l’incertitude, d’une peur intense, et de la spéculation sur le marché des devises. Et la peur et l’incertitude ont été largement causée par l’effet cumulatif de sanctions qui étouffent l’économie iranienne et provoquent de la douleur et la souffrance de masse.

L’obsession du mouvement vert iranien avec “l’élection volée”, comme je le craignais, a poussé ces exilés à se rapprocher de la politique “USraelienne”. Certains groupes de pression nationalistes iraniens qui durant l’administration Bush s’étaient opposés à l’adoption de sanctions supplémentaires contre l’Iran ont récemment activement poussé l’administration Obama à sanctionner le gouvernement iranien et le corps des pasdarans, comme si de telles sanctions n’existaient pas déjà et comme si une telle intensification n’était pas orchestrées par les groupes de lobbying israéliens et leurs représentants dans le gouvernement des Etats-Unis. Les exilés, bien sûr, ont vu leur souhait satisfait et plus de sanctions ont été adoptées.

Le 29 Septembre 2010, le président Obama a signé un ordre exécutif qui a imposé des sanctions sur les huit fonctionnaires iraniens “considérés comme responsables ou complices de violations graves des droits humains”.

Bien sûr, une fois de plus, le cerveau derrière cette décision de l’exécutif n’était autre que le suspect habituel, le néo-conservateur Stuart Levey, sous-secrétaire pour le terrorisme et le renseignement financier du département du Trésor. Lors d’une cérémonie annonçant les sanctions, M. Levey a été félicité par les secrétaires Geithner et Clinton pour “la conception de ces actions financières significatives”.

Quelques jours plus tard, les médias “principalist” en Iran ont utilisé le fait que certains exilés verts avaient remercié l’administration Obama pour avoir imposé une nouvelle série de sanctions.

Une de ces médias, a exploité le titre d’une émission Radio Free Europe / Radio Liberty : “Merci M. le président Obama, pour vos sanctions concernant les droits humains.” L’article visait l’activiste et lauréate du prix Nobel Shirin Ebadi se félicitant des sanctions. Dans un entretien avec le service persan de Deutsche Welle elle a affirmé que les sanctions marquent un “tournant” non seulement pour l’Iran, mais pour “l’histoire des droits humains”.

La même Radio Free Europe/Radio Liberty a publié plus récemment un autre article à l’occasion du voyage de M. Ahmadinejad au Liban intitulé : “Les intellectuels iraniens au peuple libanais : ‘Ahmadinejad ne mérite pas votre confiance’.” L’article indiquait qu’un groupe d’environ trente journalistes iraniens, intellectuels et universitaires en poste aux Etats-Unis, au Canada et en Europe avaient dit dans une lettre ouverte adressée au peuple du Liban qu’il ne devrait pas se laisser berner par le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, qu’ils accusent d’être bon à rien. La lettre, clairement inspirée par le mouvement vert comme le montrent sa référence élogieuse à la visite du président Mohammad Khatami au Liban en 2003 et la condamnation de “l’élection volée” en Iran, qualifie la politique d’Ahmadinejad de “dangereuse” et responsable des sanctions généralisées contre l’Iran et des risques d’un guerre potentielle. Elle mentionne également l’appui Ahmadinejad pour un “certain groupe” au Liban, qui est à l’origine de tensions dans ce pays (clairement il visait le Hezbollah libanais).

La lettre ci-dessus n’est pas vraiment sincère lorsqu’elle affirme que la politique d’Ahmadinejad est responsable des sanctions. Les intellectuels et les universitaires iraniens savent sûrement que l’Iran a fait l’objet de nombreuses sanctions depuis plus de trente ans. Ils savent aussi que l’une des sanctions les plus oppressives, à savoir, la Iran-Libya Sanctions Act, a été imposé à l’Iran en 1996, sous la présidence de Mohammad Khatami, l’un des principaux leaders du mouvement vert. La lettre n’est pas non plus sincère lorsqu’elle assure que la tension au Liban est provoquée par Ahmadinejad et le Hezbollah, et non par Israël et ses alliés traditionnels au Liban. Etant donné la popularité que le Hezbollah doit à sa résistance héroïque et à ses batailles contre Israël, il est difficile d’imaginer qu’une lettre d’opposition au Hezbollah rendrait le mouvement vert iranien beaucoup plus populaire au Liban.

« Ce compte-rendu partiel de la politique et des tactiques employées par certains partisans du mouvement vert en exil explique pourquoi de nombreux progressistes américains se méfient de ce mouvement et de son avenir. Ils se souviennent du fait que des exilés irakiens progressistes, face à un gouvernement despotique, sont devenus de plus en plus réactionnaires. Ils se souviennent du fait que la question des droits humains est devenue un des prétextes pour provoquer un changement de régime en Irak. Ils se souviennent du fait que dans le processus qui a pavé la voie à l’invasion de l’Irak, les exilés irakiens, dont certains progressistes, sont devenus d’utiles outils (aux mains des néoconservateurs). Ils se souviennent aussi que la dévastation de l’Irak, des millions de morts et de déplacés et une économie en ruine, ont été le prix de l’établissement d’un gouvernement ami des Etats-Unis qui ne soutient plus le mouvement de résistance contre Israël.

C’est pourquoi un certain nombre de lecteurs de CounterPunch semblent préoccupés par certains articles publiés sur ce site progressiste par les exilés iraniens. Mais ces lecteurs ne doivent pas oublier que CounterPunch a également publié de nombreux articles qui critiquent les Iraniens qui appuient les “USraeliens”. Ils doivent aussi se rappeler que la situation en Iran est complexe et qu’il est légitime de se préoccuper de l’actuelle intolérance du gouvernement iranien à l’égard de toute voix dissidente, même sincère et indépendante.

Dans cette situation complexe, séparer le bon grain de l’ivraie, établir la différence entre les préoccupations légitimes et les prétentions exagérées, distinguer les analystes sincères des opportunistes politiques, et reconnaître la différence entre les nationalistes étroits et les internationalistes qui ne se rallieront pas à la politique américaine et israélienne, pourrait devenir extrêmement difficile. C’est pourquoi je n’envie pas le travail de ceux qui siègent au comité de rédaction des médias progressistes comme CounterPunch. Ils sont confrontés à des choix difficiles. »

Alain Grech :

4 novembre 2010

source : http://blog.mondediplo.net/2010-10-...

http://www.michelcollon.info:80/La-gauche-et-l-Iran,2771.html


1-2 Lahouari Addi : Le « harki du système » et la croisade contre l'Iran.

Dans une interview publiée le 18 octobre 2010 par Le Quotidien d’Oran, Sid Ahmed Ghozali a assumé son geste de condamnation de la présence du président iranien au siège de l’Onu.

Il avait personnellement écrit au maire de New York pour lui demander de refouler Ahmadinejad à son arrivée à New York. Qu’un ancien Premier ministre algérien s’associe à la croisade de l’Occident contre l’Iran sous prétexte que le régime iranien n’est pas démocratique est pour le moins surprenant.

Compte tenu du déficit démocratique de nombreux pays arabes, Ghozali risque d’écrire à tous les maires des capitales occidentales de ne pas recevoir des chefs d’Etat arabes en visite officielle.

L’incohérence du « harki du système »

Les journalistes K. Sélim et K. Daoud du Quotidien d’Oran ont relevé l’incohérence et l’absurdité d’une telle démarche en faisant remarquer qu’il n’y a pas qu’en Iran où les droits de l’Homme sont violés. L’Égypte, l’Arabie saoudite et même l’Algérie sont souvent citées dans des rapports d’ONG de droits de l’Homme sans que Ghozali ne s’en indigne outre mesure. Le dernier rapport de Reporters sans frontières place les pays arabes parmi les derniers dans le monde en matière de liberté d’expression. L’Algérie occupe la position peu enviable de 133e sur 178 pays. A cette objection, l’intéressé répond que le pouvoir iranien a tué 30 000 opposants.

C’est exact et cela s’est passé durant une période de violence au début des années 1980. Sid Ahmed Ghozali oublie que le conflit en Algérie des années 1990 a fait 200 000 morts pour une population deux fois moindre. Il peut encore arguer que les terroristes islamistes ont tué une partie de ces 200 000 personnes, mais peut-il chiffrer le nombre de celles tuées par les services de sécurité ?

Le plus grave, c’est qu’il porte une responsabilité personnelle devant l’histoire puisqu’il a, en tant que chef formel de l’exécutif, annulé les élections de décembre 1991, annulation qui a provoqué la tragédie nationale qui a ruiné le pays. Qu’il le veuille ou non, Ghozali a été le chef du gouvernement qui a fait avorter la transition démocratique commencée après Octobre 1988 au prix de dizaine de milliers de morts.

Quand on porte une telle responsabilité, la moindre des choses, c’est de se faire oublier et ne pas verser des larmes de crocodile sur les victimes d’Iran ou d’ailleurs. En janvier 1992, il n’a même pas eu la dignité de démissionner comme Chadli Bendjedid qui, pourtant, n’a pas étudié comme lui à l’Ecole polytechnique de Lausanne. Aujourd’hui, pour se déculpabiliser, il affirme qu’il a été « le harki du système » et qu’il n’a fait qu’obéir à « l’armée politique ». Il ne se rend pas compte que sa responsabilité est pleine et entière. Car cette « armée politique » avait besoin de perspectives, de projet, d’orientations qu’il a été incapable de lui fournir. Le coup d’Etat de janvier 1992 n’est pas une fatalité et il aurait pu être évité en amont et en aval des élections.

Machiavel disait qu’un homme politique doit avoir la fortuna (l’opportunité) et la virtu (les capacités). Ghozali a rencontré la première et il ne l’a pas exploitée parce qu’il n’a pas la deuxième. Il a été de tous les gouvernements depuis l’indépendance, ayant occupé les postes les plus prestigieux de l’Etat sans avoir eu la capacité de s’affirmer autour de ses collaborateurs ou d’avoir un crédit ou une base sociale dans le pays. Aujourd’hui, il rue dans les brancards et donne des coups à l’ancien employeur dès lors qu’il a été écarté.

A quoi pouvait s’attendre l’employeur qui a toujours prisé les civils apolitiques, incompétents et sans convictions ? La leçon sera-t-elle retenue pour opérer une véritable rupture ? L’expression « harki du système » est lourde de sens et confirme ce que le discours politique officiel a toujours nié : l’existence d’une bipolarité au sommet de l’Etat où cohabitent un pouvoir formel (président et gouvernement) qui n’a pas l’autorité politique pour diriger le pays et un pouvoir réel (ce que S.A.G. appelle « l’armée politique »), source de légitimité, en contradiction avec la constitution et en décalage avec les institutions. C’est là qu’il faut chercher la cause profonde de la crise politique qui empêche l’Etat et les institutions d’être représentatifs et de véhiculer les demandes sociales de la population.

Mais Sid-Ahmed Ghozali n’apporte pas sa contribution pour sortir de la crise, ni pour dépasser cette contradiction héritée du mouvement national. Il exprime un dépit, une insatisfaction de quelqu’un qui estime avoir été écarté injustement et qui se venge en divulguant « un secret ». On n’est pas dans la politique, on est plutôt dans l’incohérence et les contradictions d’un serviteur zélé apolitique d’un ordre politique anachronique qui n’a pas compris les ressorts de la conflictualité mondiale, alors qu’il a été ministre des Affaires étrangères et ambassadeur.

Les enjeux de la croisade occidentale contre l’Iran

Sid-Ahmed Ghozali n’est pas un homme politique et il l’a encore montré en envoyant cette lettre au maire de New York qui l’a aussitôt mise à la corbeille. Cette lettre n’est pas une erreur, c’est une faute lourde de la part d’un ancien responsable algérien, compte tenu de la nature du conflit qui oppose l’Iran à l’Occident.

La croisade contre l’Iran n’a pas pour enjeu les droits de l’Homme mais le rapport de force entre Israël et les Palestiniens. Il faut consulter les médias occidentaux pour s’apercevoir comment l’opinion publique est conditionnée en présentant l’Iran comme un régime du Moyen-Âge, comme si les alliés saoudien et égyptien étaient des modèles de démocratie.

Le nucléaire iranien est devenu l’obsession de l’Occident qui s’identifie à la droite israélienne. Au lieu de faire pression sur l’Etat hébreu pour conclure la paix avec les Palestiniens, l’Occident désigne l’Iran comme l’ennemi irréductible qui menace la sécurité de la région. Mais l’enjeu véritable n’est pas la sécurité d’Israël puisque l’Iran n’osera jamais attaquer Israël avec une arme nucléaire sachant que les représailles seront telles que des millions d’Iraniens périraient et que le régime disparaîtrait. Et les Iraniens savent aussi qu’une telle attaque nucléaire de leur part frapperait aussi durement les Palestiniens et porterait des dommages irrémédiables à la Jordanie, la Syrie et l’Égypte. L’exiguïté de la région et l’absence de profondeur stratégique interdisent l’emploi du nucléaire en cas de conflit.

Ce qui n’exclut pas que la possession de l’arme atomique modifie les rapports de force et donne à la diplomatie des tons plus agressifs.

Comment alors expliquer l’hostilité, pour ne pas dire plus, de l’Occident à l’endroit de l’Iran ?

Ce que l’Occident ne pardonne pas à ce pays, c’est d’avoir remplacé l’Égypte de Nasser, dans son opposition à Israël. Au moment où l’Occident a mis à genoux le nationalisme arabe, certes seulement verbalement révolutionnaire, au moment où Sadate signait le traité de la honte avec Israël en contrepartie de quelques millions de dollars, Khomeini prend le pouvoir à Téhéran, rompt les relations diplomatiques avec Israël, invite Yasser Arafat et proclame son désir de libérer Jérusalem.

L’Iran des ayatollahs venait de ruiner le rêve d’une installation irréversible d’Israël dans la région.

Dans les années 1950, Nasser était assimilé à Hitler et était accusé de vouloir perpétrer un génocide contre les survivants des camps d’extermination nazis. Le même discours est aujourd’hui mobilisé contre Ahmadinejad présenté comme antisémite alors que le Parlement iranien est le seul dans le monde musulman où siègent deux députés iraniens de confession juive. L’Occident soutient et défend Israël pour deux raisons. La première est liée à la mauvaise conscience de son passé anti-sémite qui a mené droit aux crimes contre l’humanité perpétrés par l’Allemagne nazie contre des millions de juifs européens. L’innommable injustice contre ces derniers a été réparée en 1948 par l’injustice contre les Palestiniens qui payent pour des crimes qu’ils n’ont pas commis.

La deuxième raison est que la création d’Israël est la contrepartie de la décolonisation du monde arabe. Il ne faut pas oublier que les droites occidentales n’ont accepté la décolonisation que du bout des lèvres. Le discours irréel sur les aspects positifs de la colonisation, traduit en lois votées en 2005 au Parlement français, en est une illustration. Israël est la continuité du fantasme colonial que les droites occidentales n’ont pas abandonné, et il est faux de croire que le conflit du Moyen-Orient est dû au supposé antisémitisme des musulmans. Ce conflit est plutôt l’expression d’un différend et d’un lourd contentieux entre les droites occidentales et les peuples des anciennes colonies.

L’armée israélienne utilise contre les Palestiniens des avions et des chars payés par les contribuables américains et européens, ce qui indique le degré d’implication de l’Occident dans ce conflit. En dehors des Palestiniens, les musulmans vivent l’occupation de la Palestine comme une colonisation symbolique. Comme l’a fait remarquer Pierre Vidal-Naquet, Israël est un Etat colonial créé quand a commencé la décolonisation. Par conséquent, le conflit israélo-palestinien oppose l’Occident aux peuples du Tiers- Monde, et c’est ce qu’ont compris de nombreux dirigeants d’Amérique latine qui apportent leur soutien aux Palestiniens et aux Iraniens.

Le nucléaire iranien bouleverse la géopolitique de la région

La campagne contre l’Iran, à laquelle s’est associé l’homme au papillon, a pour objectif de maintenir la supériorité géopolitique d’Israël dans la région, supériorité remise en cause par la volonté de l’Iran d’acquérir l’arme nucléaire. Cette dernière gêne Israël sur le plan démographique et militaire, deux éléments vitaux pour son existence. A l’exception de Hiroshima et Nagasaki, l’arme nucléaire n’a jamais été utilisée et il est probable qu’elle ne le sera pas, et c’est tant mieux. Les pertes humaines sont toujours à déplorer, y compris celles de civils israéliens. Il n’empêche que la bombe atomique installe un climat de terreur parmi les populations, ce qui dissuaderait de nombreux juifs d’Europe et d’Amérique à venir s’installer sur les terres des Palestiniens et poussera peut-être ceux déjà installés à repartir vers leurs pays d’origine.

Compte tenu de la croissance démographique desdits Arabes israéliens et des Palestiniens des Territoires, l’avenir d’Israël comme Etat exclusivement juif serait compromis. Il risque de s’éteindre démographiquement. L’autre raison pour laquelle Israël n’accepte pas le nucléaire iranien est que son armée ne servira plus à rien dans une situation de « guerre improbable, paix impossible » pour reprendre la formule de Raymond Aron utilisée dans le cadre de la guerre froide entre les États-Unis et l’URSS. L’arme nucléaire a empêché la troisième guerre mondiale, ce qui a amoindri le facteur militaire dans la géopolitique mondiale.

Or, Israël assure sa survie en faisant une guerre aux Palestiniens et à ses voisins tous les dix ans.

Lui enlever l’usage de la guerre classique, c’est donner un avantage politique à ses adversaires qui profiteront de la couverture diplomatique du nucléaire iranien pour lui imposer des compromis qui atténueront le caractère juif de l’Etat israélien et qui l’amèneront à accepter le scénario sud-africain, ce qui est un cauchemar pour les sionistes extrémistes et racistes soutenus par les droites occidentales qui tiennent encore à leur fantasme colonial anachronique.

Par conséquent, la croisade contre l’Iran menée par Washington, Paris, Londres et Berlin n’a pas pour enjeu les droits de l’Homme en Iran, ni la sécurité d’Israël. Elle a pour finalité la supériorité de ce pays dont les gouvernants continuent de nier aux Palestiniens le droit à un Etat. Quand un ancien Premier ministre algérien s’associe à cette croisade, cela signifie que le personnel politique algérien a renoncé aux valeurs de Novembre 54, qu’il s’allie aux nostalgiques de l’Algérie française et ne croit plus à la solidarité avec les peuples opprimés. Autrement, comment expliquer qu’il n’y a pas eu de réaction officielle ni du pouvoir ni de ses partis.

Article publié avec l’accord de l’auteur

Le Soir d’Algérie

Note de la rédaction : L’expression « harkis du système »a été utilisée par Sid Ahmed Ghozali lui-même dans dans un entretien accordé au Quotidien d’Oran le 18 octobre 2010 dans lequel il affirmait : « Je n’ai jamais fait partie du système, (…) Il faut parler de système dans le système et identifier celui et ceux qui prennent la décision. Moi et d’autres, nous n’avons jamais pris la décision. Quelque part, je le dis aujourd’hui, nous avons été les « harkis du système ».

Lahouari Addi

Samedi 6 novembre 2010

Source : Oumma.com
Publié le 8 novembre 2010 avec l'aimable autorisation d'Oumma.com

http://www.oumma.com/..


1-3 Viktor Nadeine-Raïevsky:Le problème de la sécurité dans le Caucase demeure une question cruciale pour la Russie. 

Interview accordée par Viktor Nadeine-Raïevsky à RIA Novosti

- Quels intérêts géopolitiques la Russie poursuit-elle dans le Caucase du Sud?
- Le problème de la sécurité dans le Caucase demeure une question cruciale pour
la Russie. Pour cette raison, nous sommes prudents en ce qui concerne le Haut-Karabakh et tentons de laisser cette question aux parties, sans rien dicter à qui que ce soit.
Bien sûr, nous sommes intéressés par une coopération internationale équitable et équilibrée, et par la préservation de l'équilibre actuel des acteurs extérieurs car tout déséquilibre pourrait conduire à des conséquences imprévisibles. Personne ne souhaite une nouvelle guerre, du moins c'est le cas de
la Russie.
- Qui
pourrait être intéressé par la déstabilisation de cette région?
- Il ne peut s'agir que de forces avides de renforcer leurs propres positions et d'affaiblir celles des principales puissances régionales, en premier lieu de
la Russie. Je ne peux pas accuser directement un gouvernement occidental quelconque, mais il semblerait que, à en juger par le comportement de certains acteurs étrangers, leur politique soit destinée à créer un déséquilibre, du moins dans le cas de la Géorgie.
Les
mêmes tentatives pourraient se rapporter à l'Azerbaïdjan. Apparemment, les bombes informationnelles dangereuses et insidieuses selon lesquelles Bakou s'apprêterait à fournir des bases aux américains, y compris pour mener des actions contre l'Iran, n'ont pas été lancées par hasard. L'Azerbaïdjan réfute catégoriquement toute action ou même tentative d'action armée contre l'Iran. C'est une position correcte car la situation pourrait devenir réellement incontrôlable.

-Comment évaluez-vous les actions de deux autres acteurs cruciaux de la région, l'Iran et
la Turquie?
-Dernièrement, on note une activité accrue de ces deux pays qui se déroule de manière distincte. Si auparavant il était possible d'envisager la politique turque comme un prolongement de la lame de l'OTAN en Méditerranée orientale, aujourd'hui la donne a changé. La politique de
la Turquie vise depuis longtemps les intérêts nationaux du pays. L'Occident n'y est pas encore habitué et pour cette raison, il condamne certaines démarches de la Turquie.
Parfois
, cela va même jusqu'à insinuer l'existence d'une alliance russo-turque mais ce ne sont, bien sûr, que des bavardages. Evidemment, il n'est aucunement question d'une union stratégique militaire quelconque. Ces pays ont des intérêts et des objectifs différents. Néanmoins, des axes communs de coopération existent et l'un d'eux concerne la stabilisation du Caucase.
Quant aux relations entre l'Azerbaïdjan et
la Turquie, ces deux pays avaient signé un accord avant la visite de Medvedev à Erevan, ce qui a constitué un événement stratégique de premier ordre. Bien sûr, on dit que la Turquie adopte une position strictement pro-azerbaïdjanaise dans plusieurs domaines, ce qui concerne avant tout le Karabakh, mais toutefois, il faut noter à l'honneur du gouvernement turc que ce dernier exclut les extrêmes et agit dans les limites du réel.
La Turquie est un acteur influent dans la région déterminé à tirer des dividendes considérables de sa politique active. La Turquie tente de devenir une sorte de plaque énergétique tournante, en d'autres termes un carrefour de transit des ressources énergétiques à destination de l'ouest, du centre, de sud et même du nord de l'Europe. Certains projets sont déjà mis en œuvre, par exemple, l'oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan.
Dans ce contexte, l'Iran joue un rôle important car il fournit du gaz à
la Turquie. Mais cela ne réussit pas toujours car les sabotages sont fréquents. De plus, la Turquie est particulièrement intéressée par une participation au développement de l'Iran. Beaucoup d'argent turc y est investi malgré les reproches, voire même des menaces de la part des États-Unis qui ont introduit des sanctions importantes sur les investissements en Iran.
Auparavant on ne pouvait pas investir plus de 20 millions de dollars dans les projets énergétiques en Iran, et désormais les restrictions sont plus importantes. L'Europe occidentale s'est jointe à ses sanctions. On nous affirme que ces sanctions ne sont pas dirigées contre le bien-être du peuple iranien. Mais en évaluant la situation objectivement, il est clair que ce sont des paroles en l'air. Les sanctions, bien entendu, ont un effet destructeur car il est évident qu'en instaurant des restrictions sur l'importation de carburant en Iran, l'Occident prend des mesures qui ont des répercussions considérables sur la vie quotidienne des Iraniens.
L'Iran ne dispose pas de suffisamment de raffineries de pétrole et importe la majeure partie de carburant étranger. Les compagnies turques, ainsi que russes, ont ignoré l'interdiction et continuent leur commerce avec les Iraniens. Malgré son adhésion à l'OTAN,
la Turquie ne s'est pas jointe aux sanctions. Au contraire, elle améliore ses relations avec Téhéran et maintien un contact permanent. Cependant, les extrapolations de l'Occident concernant une soi-disant alliance entre l'Iran et la Turquie, une sorte de solidarité islamique, sont infondées. Les courants islamiques de ces pays sont différents, ce sont des chiites et des sunnites.
Le chiisme est impopulaire en Turquie dont 8% de la population est pourtant chiite. Par conséquent, parler d'une union sur une base islamique n'est pas sérieux. Mais en ce qui concerne les intérêts économiques, c'est en effet un facteur important. Et
la Turquie est prête à devenir une plateforme pour le transfert du gaz et du pétrole iranien, bien qu'il y ait encore beaucoup de choses à accomplir dans ce sens.

Concernant les intérêts de l'Iran dans le Caucase, les Iraniens ont à maintes reprises proposé leurs services pour la régularisation du conflit du Karabakh. Ils étaient prêts à jouer un rôle de médiateur dans cette région. L'Iran mène une politique prudente et amicale envers l'Arménie, ce qui n'est pas une surprise en raison des bonnes relations entre l'Iran et l'Azerbaïdjan. De plus, l'Iran fait du commerce avec l'Arménie, livre du gaz, et participe conjointement avec la compagnie des chemins de fer russes à la construction des voies ferrées dans ce pays.
Viktor Nadeine-Raïevsky, expert de l'Institut de l'économie mondiale et des relations internationales.

Propos recueillis par Samir Chakhbaz


1-4 Jeffrey Blankfort : Israël est la menace la plus immédiate au futur de notre planète.

Jeffrey Blankfort est américain. Il est photographe, producteur d’émission de radio et analyste du Moyen Orient. C’est un militant pro-palestinien connu et ses articles ont été publiés dans beaucoup d’organes d’information progressistes.

Il offre des émissions sur KZYX à Mendocino et KPOO à San francisco. Auparavant Blackford a été le directeur de publication du Middle East Labor Bulletin et co-fondateur du Labor Committee of the Middel East. En février 2002, il a gagné un procès contre l’organisation sioniste Anti-Defamation League (ADL) qui avait espionné des citoyens américains qui critiquaient Israël et sa politique d’expansion.

Jeffrey a accepté de me donner une interview exclusive portant sur l’influence du lobby israélien sur les décideurs du gouvernement américain, le programme nucléaire illégal et secret d’Israël, le conflit Israélo-palestinien et la menace d’une attaque imminente d’Israël contre les installations nucléaires de l’Iran.

Blankfort ne craint pas de critiquer clairement le régime d’apartheid israélien et il croit qu’Israël est la menace la plus immédiate à l’avenir de la planète.

Kourosh Ziabari

Kourosh Ziabari : Dans votre article : "Le lobby israélien et la gauche : des questions difficiles" vous explorez de manière approfondie la domination du lobby israélien sur l’administration américaine et vous citez des exemples convaincants de l’influence de riches sionistes sur les multinationales et sur les médias de la pensée dominante en Amérique. Ma question est la suivante : Quelle est la source de l’immense pouvoir et de l’immense richesse que les sionistes détiennent ? Comment les Juifs ont-ils pu développer un pouvoir d’influence et des capacités financières telles qu’ils sont désormais capables de cadrer, changer et modifier les composantes de la politique des USA ?

Jeffrey Blankford : Cette question nécessiterait une réponse élaborée. Mais on peut dire qu’un segment important et bien organisé de la communauté juive s’est consacré, après la seconde guerre mondiale, à l’établissement et à la prospérité d’un état juif dans la Palestine historique dans lequel la vie et la subsistance des Palestiniens arabes autochtones n’avait aucune valeur.

Le fait que ce groupe ne représentait pas - et n’a jamais représenté - la majorité des Juifs américains a été largement compensé par l’ardeur de son militantisme au profit d’Israël dans tous les secteurs importants de la société américaine et à tous les niveaux de la vie politique de la nation. Son succès n’aurait pas été possible, cependant s’il n’y avait pas eu dans ses rangs un nombre important de riches hommes d’affaire juifs désireux de contribuer financièrement à acheter le soutien du Congrès américain ainsi que celui de pratiquement tout le corps législatif ou à intimider et faire taire les éventuels critiques d’Israël.

Bien avant la naissance des premiers sionistes, des banquiers et des capitalistes juifs s’étaient établi en Europe et aux USA, de sorte qu’il n’est pas surprenant que certains d’entre eux, à commencer par Lord Rothchild au début du siècle dernier, aient soutenu le projet sioniste. Aujourd’hui ils forment de loin le plus important groupe de donateurs privés des deux partis politiques.

Les médias, comme on peut s’y attendre, ont été une de leurs premières cibles, et on peut hélas constater chaque jour que des supporters avoués d’Israël qui ne sont pas nécessairement juifs, comme Rupert Murdoch, les contrôlent maintenant complètement.

Il n’y a aucun doute que le réseau de soutien d’Israël, qu’on appelle par euphémisme "lobby" a influencé de manière significative l’ensemble de la politique des USA au Moyen-Orient et a été un facteur déterminant de la gestion du conflit israélo-palestinien, cependant sa puissance a des limites. Certes, grâce à ses contacts à la Maison Blanche et au Pentagone, il a réussi à entraîner les USA dans la guerre d’Iraq, mais il n’est pas encore arrivé à convaincre Washington de bombarder l’Iran ni à obtenir le feu vert des USA pour bombarder les installations nucléaires iraniennes. Il est clair qu’il y a des éléments importants du Pentagone et des services secrets qui sont conscients qu’une attaque de l’Iran par les USA ou Israël provoquerait presque certainement une catastrophe globale.

KZ : Dans votre article vous faites allusion aux conflits et luttes entre Israël et l’Administration américaine des dernières dizaines d’années au cours desquelles les Présidents des USA, Richard Nixon en tête, ont essayé de contenir la politique d’expansion d’Israël et d’améliorer les conditions de vie des Palestiniens opprimés. En admettant que l’Administration ait vraiment tenté d’oeuvrer dans ce sens tout en réitérant sans cesse son engagement à garantir la sécurité d’Israël, pourquoi alors ses efforts ont-ils échoué ?

JB : Aucun Président américain, j’en ai peur, ne s’est soucié des conditions de vie du peuple palestinien. Arrêter l’expansion d’Israël et obtenir que Tel Aviv se retire de tous les territoires qu’il avait conquis en 1967 était pour les Américains une mesure d’intérêt national.

Tous les efforts précédents ont échoué parce qu’aucun président n’a voulu payer le prix politique intérieur nécessaire pour forcer Israël à se retirer des territoires occupés d’autant plus qu’ils savaient que leurs efforts seraient contrecarrés par l’écrasante majorité des deux chambres du Congrès quelle que soit leur affiliation politique de même que par les médias qui sont aux mains des sionistes.

Le seul qui ait fait un effort sérieux dans ce sens et qui ait osé affronter le réseau sioniste et le Congrès a été Georges Bush Senior quand il a refusé de satisfaire la demande d’Israël de 10 milliards de prêts garantis en 1991 et de nouveau en 1992 mais même lui dut finalement céder.

KZ : Les Israéliens ont l’habitude de qualifier d’antisémites pour les diffamer et les vilipender ceux qui osent critiquer leur politique et leurs actes belliqueux et agressifs. Ils accusent tous ceux qui les critiquent d’être antisémites. Cela inquiète les faiseurs d’opinion et les politiciens et les décourage de parler d’Israël en termes négatifs. Y a-t-il un moyen de faire prendre conscience au public que l’étiquette antisémite n’est pas rédhibitoire* et que critiquer Israël n’est pas de l’antisémitisme ?

JB : Les allégations "d’antisémitisme" brandies contre ceux qui critiquent Israël n’ont plus le poids qu’elle ont eues mais elles sont encore très efficaces particulièrement quand l’accusé est l’employé des médias dominants, comme nous l’avons vu dernièrement avec le cas d’Helen Thomas, d’Octavia Nasr et de Rick Sanchez et dans l’industrie du cinéma qui a été longtemps un bastion sioniste ayant été développée par des Juifs au 19ième siècle, bien qu’à l’époque aucun d’eux n’était sioniste.

Le pouvoir qu’a l’accusation d’antisémitisme de mettre les personnes publiques à genoux finira le jour où un assez grand nombre de personnalités américaines ne l’accepteront plus. Quand à dire quand cela arrivera, je n’en sais rien.

KZ : La Fédération des Scientifiques Américains a confirmé qu’Israël possédait jusqu’à 200 têtes nucléaires même si elles ne sont pas déclarées. Comme il n’a pas signé le Traité de Non Prolifération, Israël n’a jamais permis à l’IAEA de contrôler son arsenal nucléaire. Nous savons déjà ce qui est arrivé à Mordecai Vanunu qui a perdu sa liberté pour avoir dit la vérité. Que pensez-vous qui va arriver au programme nucléaire israélien ? Tel Aviv va-t-il continuer à bénéficier du privilège de ne pas avoir à rendre compte de ses actes ?

JB :Tant que le réseau de soutien du sionisme contrôle le Congrès, tant qu’aucun Président américain n’a pas le courage de simplement mentionner l’existence des armes nucléaires israéliennes et tant que les USA continuent de tenir les cordons de la bourse de l’ONU, Israël bénéficiera de l’impunité et de l’immunité. Si la direction des mouvements antinucléaires américains maintenant disparus comme "le mouvement pour la paix" n’avait pas été dominée par les sionistes, il y aurait peut-être eu un débat sur le sujet, mais comme elle l’était le sujet a été considéré tabou.

KZ : Parlons maintenant de l’Iran. L’Iran est décrite dans les médias étasuniennes d’une manière déformée et hypocrite. Beaucoup d’Américains qui n’avaient jamais entendu parler de l’Iran sont aujourd’hui confrontés à l’image horrible et terrifiante qu’en donnent les médias dominées par les sionistes. Ils n’ont aucune idée de ce qu’est la civilisation iranienne, ni de ce qu’ont de spécifique sa société et sa culture. Comment pourrait-on porter la vraie nature de l’Iran à la connaissance des Américains qui n’ont pas les moyens de la découvrir par eux-mêmes ?

JB : La plupart des Américains ne sont pas capables de trouver l’Iran ni quelque autre pays du Moyen Orient ni même n’importe quel pays du monde, sur une carte. Pour la plupart ils sont confrontés à ce qu’on pourrait appeler un "problème géographique" autant qu’historique. Il n’y a pas d’antidote à cela au monde et c’est la raison pour laquelle Washington peut se permettre de faire la guerre à des pays qui ne lui ont jamais fait aucun mal. Si les soldats étaient des appelés comme pendant la guerre du Vietnam, ni la guerre d’Iraq ni celle de l’Afghanistan n’auraient duré aussi longtemps et il y aurait une grande opposition à une attaque contre l’Iran.

Quand Nixon a eu l’intelligence de supprimer la conscription des hommes de 18 ans au début des années 1970, cela a détruit l’épine dorsale du mouvement anti-guerre et c’est la raison pour laquelle Washington ne veut pas revenir à la conscription malgré la pression énorme résultant de la nécessité de maintenir une armée assez nombreuse pour mener plusieurs guerres de front. Sans la crainte que leur jeunes de 18 ans ne soient appelés au combat, il n’y a pas de mouvements contre la guerre et c’est pourquoi il n’y a pas d’opposition à la guerre digne de ce nom aux USA à l’heure actuelle.

KZ : Beaucoup de gens dans le monde croient que la presse américaine est complètement libre et peut dire tout ce qu’elle veut sans que la moindre restriction ou censure ne lui soit imposée par l’Administration. On peut presque dire que le gouvernement américain ne se mêle pas directement de ce qui concerne les médias ; cependant on a l’impression qu’il y a une pression implicite sur les médias pour ne pas dépasser la ligne rouge et violer des lois non écrites comme l’interdiction de critiquer Israël. Pouvez-vous nous en dire plus ?

JB : Ce n’est pas le gouvernement qui empêche les critiques d’Israël de s’exprimer, c’est la peur des réactions qu’engendre toute critique sincère d’Israël que ce soit dans un article ou un dessin humoristique des médias même si le journaliste est juif. Il y a plusieurs organisations, dont les plus importantes sont la Anti-defamation League, CAMERA et HonestReporting, qui sont capables d’envoyer immédiatement un torrent d’emails et de lettres à l’éditeur d’un journal qu’ils jugent offensant et parfois même de se rendre dans les bureaux du journal en question pour s’assurer que les médias comprennent bien ce qu’ils peuvent écrire ou pas. Comme il n’y a pas de pression équivalente en faveur de la critique d’Israël, les médias préfèrent éviter l’affrontement.

Il fut un temps où un certain nombre de journalistes des médias dominants écrivaient des articles critiques sur Israël sans avoir de problèmes. Mais c’était il y a 20 ans et ils ne sont plus là.

KZ : Voici ma dernière question : Comment voyez-vous l’avenir d’Israël ? Va-t-il continuer à déterminer la politique étrangère américaine et contrôler les politiciens américains ? Est-il capable de maintenir le blocus de Gaza ? Et finalement Israël parviendra-t-il à survivre politiquement ?

JB : Tant que les supporters d’Israël ou ses agents aux USA parviennent à contrôler le Congrès américain et à intimider tous les présidents en exercice, et tant que ces mêmes forces dominent les médias, il n’y aura pas de changement aux USA ni à Gaza. Bien que le mouvement Boycott, Désinvestissement et Sanctions se développe petit à petit aux USA, il n’y a pas l’intensité qu’il a ailleurs et ses cibles sont limitées à ce que les firmes américaines et Israéliennes produisent en Cisjordanie, aussi, si l’on veut être réaliste, il y a peu de chance que les USA exercent une pression déterminante sur Israël.

Ce que fait Israël, cependant, peut engendrer des changements qu’il est impossible de prévoir aujourd’hui. Après avoir été vaincu deux fois par le Hezbollah, les officiels israéliens ne cessent de menacer de déclarer une nouvelle guerre au Liban et comme les USA, l’Europe et l’ONU n’ont pas sanctionné leurs précédentes guerres au Liban, ils vont sûrement encore essayer.

A la différence des Palestiniens, les Libanais n’ont pas l’intention de se laisser faire et sont capables de rendre coup pour coup, comme les Israéliens en ont fait l’expérience quand les Libanais ont résisté à leur occupation et stoppé la Wehrmacht israélienne tant vantée en 2006. Si Israël attaquait l’Iran les répercussions seraient peut-être suffisantes pour entraîner Israël dans un processus qu’on pourra sans doute qualifié d’autodestructeur. Pour le moment, vu le soutien inconditionnel à tous ses crimes dont il bénéficie de la part des Américains et son arsenal de d’armes nucléaires, je considère Israël comme la menace la plus immédiate à l’avenir de la planète.

28 octobre 2010

 

Pour consulter l’original : http://dissidentvoice.org/2010/10/i...

Note du traducteur :

* A la différence de la France qui s’est dotée de la loi Gayssot, ce qui permet les poursuites juridiques et augmente donc d’autant la capacité d’intimidation du lobby sioniste.

Jeffrey Blankfort

Kourosh Ziabari est un reporter freelance et un correspondant de presse iranien.

Ses articles ont été publiés dans de nombreux médias et journaux comme le Tehran Times, Salem News, Palestine Think Tank, Press TV, Foreign Policy, Journal, Islam Online et Middle East Online. Il est membre de Llaxcala translaters Network for Linguistic Diversity.

Traduction : D. Muselet

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n° 63 - Iran : Analyse & Réflexion - 21-11 : - : Fin - Fidel Castro: Les dangers d'une guerre nucléaire.


n° 63 -  Iran : Analyse & Réflexion - 21-11 : - : Fin - Fidel Castro: Les dangers d'une guerre nucléaire.



Iran : Analyse & Réflexion

La guerre aura-t-elle lieu ?

           n°63du 21-11                              C.De Broeder & M.Lemaire



Le dossier « Iran : Analyse & Réflexion » est visible sur les blogs :

 http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

 

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

http://www.palestine-solidarite.org/journaux.CathyetMarc.htm 

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d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

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Sommaire :  

1-5 Entretiens avec Fidel Castro: Les dangers d'une guerre nucléaire.


1-5 Entretiens avec Fidel Castro: Les dangers d'une guerre nucléaire

par Fidel Castro Ruz et Michel Chossudovsky.

Mondialisation.ca,

14 novembre 2010

AVANT-PROPOS

Du 12 au 15 octobre 2010, j’ai soutenu à La Havane des entretiens prolongés et détaillés avec Fidel Castro au sujet des périls d’une guerre nucléaire, de la crise économique mondiale, du caractère du Nouvel Ordre mondial et d’autres points.

La première partie de ces Entretiens publiée par mondialisation.ca et CubaDebate est axée sur les périls d’une guerre nucléaire. Le monde se trouve à un tournant dangereux. Nous avons atteint un point critique décisif dans notre histoire.

Les entretiens avec Fidel Castro offrent une interprétation de la nature de la guerre moderne : si les États-Unis et leurs alliés décidaient de lancer une opération militaire contre la République islamique d’Iran, ils ne pourraient pas remporter une guerre conventionnelle et il se pourrait dès lors que celle-ci se convertisse en une guerre nucléaire.

On a occulté à l’opinion publique les détails des préparatifs militaires contre l’Iran.

 Comment faire face au présupposé diabolique et absurde de l’administration étasunienne : le recours aux armes nucléaires tactiques contre l’Iran rendra le monde plus sûr ?

Le leader de la Révolution cubaine formule un concept de base : la « bataille d’idées ». Seule une grande bataille de ce genre pourrait modifier le cours de l’histoire mondial, afin d’empêcher l’impensable : une guerre nucléaire qui menace de détruire la vie sur la planète.

Les médias transnationaux participent à ce camouflage en minimisant ou en passant sous silence les conséquences dévastatrices d’une guerre nucléaire. En de telles circonstances, il faudra donc écouter le message de Fidel au monde ; tous les peuples de la planète devront comprendre la gravité de la situation et agir énergiquement à tous les niveaux de la société pour inverser le cours des événements.

La « Bataille d’idées » fait partie d’un processus révolutionnaire. Face à ce torrent de désinformation, Fidel Castro est décidé à répandre la parole d’un bout à l’autre du monde, à informer l’opinion publique mondiale, à « rendre l’impossible possible », à empêcher une équipée militaire qui menace, au vrai sens du mot, l’avenir de l’humanité.

Quand une guerre parrainée par les USA se convertit en un « instrument de paix », et que les institutions mondiales et les plus hautes autorités mondiales, dont l’ONU, l’approuvent et l’acceptent

on atteint un point de non-retour : la société humaine court irréversiblement à sa perte.

La « Bataille d’idées » prônée par Fidel doit se traduire en un mouvement mondial. Les peuples doivent se mobiliser contre ces visées bellicistes diaboliques.

Les peuples pourront éviter cette guerre s’ils mettent la pression sur leurs gouvernements et sur leurs représentants élus, s’ils s’organisent localement dans les villes, les villages et les communes, s’ils répandent la parole, s’ils informent leurs concitoyens des conséquences d’une guerre thermonucléaire et s’ils engagent des débats et des délibérations avec les forces armées.

Il faut un mouvement massif des peuples qui conteste énergiquement la légitimé de la guerre, un mouvement mondial des peuples qui la pénalise.

Dans son message du 15 octobre, Fidel Castro a averti le monde des périls d’une guerre nucléaire : « Les dirigeants politiques et militaires des USA nous disent que la guerre provoque des dommages collatéraux, ce qui leur permet de justifier la mort d’innocents. Dans une guerre nucléaire, le dommage collatéral serait tout simplement  l’existence même de l’humanité. Ayons le courage de dire tout haut que toutes les armes, qu’elles soient nucléaires ou classiques, que tout ce qui sert à faire la guerre doit disparaître ! »

La « Bataille d’idées » consiste à faire front aux criminels de guerre qui occupent de hautes responsabilités afin de briser le consensus – piloté par les USA – en faveur d’une guerre mondiale, de modifier la mentalité de centaines de millions de personnes, d’abolir les armes nucléaires. Bref, la « Bataille d’idées » consiste dans son essence à restaurer la vérité et à jeter les fondations d’un monde de paix.

Michel Chossudovsky,
Centre de recherche sur la mondialisation (CRG)
www.mondialisation.ca,
Montréal le 11 novembre 2010, Jour du souvenir

« Si les USA font le choix de la guerre classique en Iran, ils la perdront. Et l’alternative de la guerre nucléaire n’en est une pour personne. Par ailleurs, la guerre nucléaire se convertirait inévitablement en une guerre nucléaire mondiale. » « Je crois que personne au monde ne désire l’extinction de l’espèce humaine. Voilà pourquoi je suis d’avis qu’il faut faire disparaître non seulement les armes nucléaires, mais aussi les armes classiques. Il faut offrir des garanties de paix à tous les peuples sans distinction. »« Dans une guerre nucléaire, le dommage collatéral serait tout simplement  l’existence même de l’humanité. Ayons le courage de dire tout haut que toutes les armes, qu’elles soient nucléaires ou classiques, que tout ce qui sert à faire la guerre doit disparaître ! »
« Exigeons que le monde ne soit pas conduit à un désastre nucléaire, exigeons la préservation de la vie. »

Fidel Castro Ruz, octobre 2010 
ENTRETIENS
Michel Chossudovsky.  Je me sens très honoré d’avoir l’occasion d’échanger avec vous sur des questions si fondamentales, qui concernent la société humaine dans son ensemble, et sur la notion que vous avez présentée dans vos dernières Réflexions, la menace qui pèse sur l’Homo sapiens, et qui me semble essentielle.

Alors, quelle est donc cette menace, ce danger de guerre nucléaire et la menace qui pèse sur les êtres humains, sur l’Homo sapiens ?

Fidel Castro Ruz. Depuis bien longtemps, des années, dirai-je, mais surtout depuis plusieurs mois, je m’inquiète de l’imminence d’une guerre dangereuse qui se convertirait vite en guerre nucléaire.

Avant, j’avais axé mes efforts sur l’analyse du système capitaliste en général, sur les méthodes que la tyrannie impériale a imposées à l’humanité. Les USA violent dans le monde les droits humains les plus élémentaires.

Pendant la Guerre froide, on ne parlait pas de guerre, ni des armes nucléaires ; on parlait d’une paix apparente, censément garantie entre l’URSS et les USA, selon la fameuse théorie de la « destruction mutuelle garantie », et il semblait que le monde allait jouir des délices d’une paix prolongée pour une durée illimitée.

Michel Chossudovsky. La fin de la Guerre froide a mis fin à cette notion de  « destruction mutuelle » et la doctrine nucléaire a été reformulée. En fait, personne ne pensait à une guerre nucléaire pendant la Guerre froide. Il existait un danger, bien entendu, comme l’a même dit Robert McNamara à un moment donné… Mais la doctrine nucléaire a été reformulée à partir de la fin de la Guerre froide et surtout à compter du 11 septembre. 

Fidel Castro Ruz. Vous m’avez demandé quand j’ai commencé à me rendre compte du danger imminent de guerre nucléaire. Je vous l’ai dit : voilà à peine six mois. L’un des faits qui a le plus attiré mon attention à cet égard est le torpillage du Cheonan durant des manœuvres militaires, le meilleur navire de la marine sud-coréenne, dernier cri. C’est ces jours-là que j’ai trouvé sur le site Global Research l’article de ce journaliste qui offrait une information claire et vraiment cohérente du torpillage du Cheonan, qui ne pouvait pas être l’œuvre d’une torpille lancée par un sous-marin nord-coréen vieux de plus de soixante ans, de fabrication soviétique, alors que le Cheonan n’avait pas besoin d’être doté d’appareils de pointe pour le repérer au cours de manœuvres conjointes avec les bâtiments les plus modernes des USA !

Cette provocation contre la République populaire et démocratique de Corée s’ajoutait à mes inquiétudes déjà plus anciennes au sujet d’une agression contre l’Iran dont je suivais de près l’évolution politique. Je savais parfaitement ce qu’il s’était passé dans les années 50 quand l’Iran avait nationalisé les biens de British Petroleum, qui s’appelait alors Anglo Persian Oil Company.

 

C’est le 9 juin dernier que les menaces contre l’Iran deviennent à mes yeux totalement réelles, quand le Conseil de sécurité adopte la Résolution 1929 qui condamne ce pays pour ses recherches dans le domaine nucléaire et pour avoir produit une petite quantité d’uranium enrichi à 20 p. 100, et l’accuse de constituer une menace pour le monde. On connaît les positions de chaque membre du Conseil de sécurité : 12 voix pour, dont les 5 à droit de veto, 1 abstention et 2 contre, le Brésil et la Turquie. Une fois cette résolution adoptée, la plus agressive de toutes, un porte-avions étasunien dans le cadre d’un groupe de combat et un sous-marin nucléaire franchissent presque aussitôt le canal de Suez avec la coopération du gouvernement égyptien, et sont ensuite rejoints par des bâtiments israéliens dans le golfe Persique et dans les eaux avoisinantes.

 

Les sanctions imposées à l’Iran par les USA et leurs alliés de l’OTAN sont absolument abusives et injustes. Et je ne comprends pas pourquoi la Russie et la Chine n’ont pas mis leur veto à cette dangereuse Résolution 1929 du Conseil de sécurité des Nations Unies. De mon point de vue, ça a compliqué terriblement la situation politique et mis le monde au bord de la guerre.

 

Je me suis souvenu des attaques israéliennes contre des centres de recherche nucléaire de pays arabes : d’abord, en Iraq en juin 1981, sans demander la permission à personne, sans en parler à personne, et l’Iraq a accusé le coup ; ensuite, en 2007, contre un centre de recherche en chantier en Syrie. Dans ce dernier épisode, il y a quelque chose que je ne comprends pas : la tactique, autrement dit les raisons pour lesquelles la Syrie n’a pas dénoncé cette attaque israélienne contre un centre de recherche où elle travaillait incontestablement à quelque chose avec la coopération de la Corée du Nord, quelque chose de légal…

 

J’avoue franchement ne pas comprendre. Il aurait été important de dénoncer cette attaque. Ce sont là deux précédents très importants.

Il y a bien d’autres raisons, à mon avis, pour penser qu’on tentera de faire pareil contre l’Iran, autrement dit de détruire ses centres de recherche ou ses centres de production d’énergie. Le résidu de l’uranium utilisé dans la production d’électricité, c’est, on le sait, le plutonium.

Michel Chossudovsky. Il est vrai que cette Résolution du Conseil de sécurité annule en quelque sorte le programme de coopération militaire que
la Russie et la Chine ont avec l’Iran, en particulier celui de la Russie au système de defense antiaérienne, avec le système S-300.

Juste après cette décision du Conseil de sécurité entérinée par la Chine et la Russie, le ministre russe des affaires étrangères a dit : « Nous avons approuvé cette Résolution, mais ça ne va pas interrompre notre coopération militaire avec l’Iran. » C’était en juin. Mais quelques mois après, Moscou a confirmé que cette coopération militaire serait interrompue, si bien que l’Iran se retrouve dans une situation très grave parce qu’il a besoin de la technologie russe pour maintenir sa sécurité, sa defense antiaérienne.

 

Mais toutes les menaces à la Russie et à la Chine visent à ce que ces deux pays ne se mêlent pas

de l’Iran, autrement dit qu’en cas de guerre, ils n’interviennent absolument pas, après avoir suspendu leur coopération militaire. C’est là une manière d’étendre la guerre au Moyen-Orient sans confrontation avec la Russie et la Chine. Je crois que c’est un peu le scénario actuel.

 

Les menaces envers la Russie et la Chine sont multiples aux différentes frontières. Le fait que les frontières de Chine soient militarisées, la mer au sud de la Chine, la Mer jaune, la frontière avec l’Afghanistan, le détroit de Taïwan, tout ceci est en quelque sorte une menace pour dissuader la Chine et la Russie de jouer un rôle de puissances dans l’arène géopolitique mondiale et pour préparer le terrain et le consensus en vue d’une guerre contre l’Iran, qui devrait se battre alors que son système de defense antiaérienne est affaibli… En anglais, il existe une expression : a sitting duck, qui veut dire littéralement « un canard assis » et au figuré : une cible facile. Disons donc que l’Iran est une cible facile compte tenu de ses possibilités de defense antiaérienne

 

Fidel Castro Ruz. À mon avis modeste et serein, il aurait fallu bloquer cette Résolution..

Ça a tout compliqué à plusieurs égards. Sur le plan militaire, comme vous l’avez expliqué, les Russes s’étaient engagés à livrer des S-300 à l’Iran et avaient signé des contrats. Ce sont des armes antiaériennes très efficaces. Ensuite, il y a les livraisons de carburant qui sont très importantes pour la Chine, parce que c’est le pays dont la croissance est la plus forte, et que son économie exige le plus de pétrole et de gaz. Bien qu’il existe des accords avec la Russie de livraisons de pétrole et de gaz, que la Chine développe aussi l’énergie éolienne et d’autres formes d’énergie renouvelables, qu’elle possède d’énormes réserves de charbon, son énergie nucléaire ne croîtra pas beaucoup et ne produira que 5 p. 100 de l’électricité requise, et ce pour bien des années encore, et elle aura donc besoin de beaucoup de gaz et de pétrole, et je ne conçois vraiment pas comment elle pourra obtenir cette énergie et à quel prix si le pays où elle a fait de gros investissements est détruit par les USA !

Mais le risque pire est une guerre de ce genre contre l’Iran. Qui est un pays musulman, qui possède des millions de combattants entraînés et absolument motivés.

L’Iran compte des dizaines de millions de personnes qui ont suivi un entraînement militaire, formés du point de vue politique et entraînés, des millions d’hommes et de femmes entraînés et n’ayant pas peur de mourir. Ce sont des gens qui ne vont pas se laisser intimider et que la force ne va pas faire changer. Par ailleurs, vous avez les Afghans – assassinés par les drones – les Pakistanais, les Iraquiens, qui ont vu mourir de un à deux millions de leurs compatriotes par suite de la guerre antiterroriste engagée par Bush. Vous ne pouvez pas gagner une guerre contre le monde musulman. C’est insolite ! C’est de la folie !

Michel Chossudovsky. Et c’est tout à fait vrai : ses forces classiques sont énormes. L’Iran peut mobiliser du jour au lendemain plusieurs millions de soldats à la frontière iraquienne, à la frontière afghane, et même s’ils mènent une guerre type blitzkrieg, les USA ne pourront pas éviter une guerre classique tout près de leurs bases militaires dans la région.

Fidel Castro Ruz. Cette guerre classique, ils la perdraient. Personne ne peut gagner une guerre classique contre des millions de soldats et de personnes. La population de tout un pays ne va pas se concentrer à un endroit pour que les Étasuniens la tuent !

J’ai été guérillero, et je me rappelle avoir dû beaucoup penser à la manière dont il fallait utiliser nos forces, et je n’aurais jamais commis l’erreur de les concentrer, parce que plus vos forces sont concentrées et plus les armes de destruction massive vous causeront de pertes.

 

Michel Chossudovsky. Vous avez dit que l’appui de la Chine et de la Russie à la Résolution 1929 au Conseil de sécurité était très important, car elles se font du tort à elles-mêmes. D’abord, la Russie ne peut plus exporter d’armes, qui sont sa principale source de devises, d’autant que l’Iran était l’un des principaux acheteurs. Ça revient donc à tarir une entrée de devises importante qui soutient l’économie de consommation et les besoins de la population russe.

Vous avez aussi signalé à quel point la Chine a besoin de l’énergie pour sa croissance économique. En fait, que la Chine et la Russie aient rejoint le consensus au Conseil de sécurité veut dire en quelque sorte : « Nous acceptons que vous tuiez notre économie, que vous interrompiez nos accords commerciaux avec un pays tiers. » C’est très grave. Le tort n’est pas seulement contre l’Iran, mais aussi pour ces deux pays. Je ne suis pas un homme politique, mais je suppose qu’il a dû y avoir de terribles divisions au sein des dirigeants russes et chinois pour que ces deux pays acceptent de ne pas opposer leur veto au Conseil de sécurité.

Des journalistes russes m’ont dit que ce n’est pas là un consensus du gouvernement en tant que tel, mais une ligne de conduite. Mais des gens au gouvernement ont d’autres points de vue sur les intérêts de la Russie et sur son attitude au Conseil de sécurité. Comment voyez-vous ça ?

Fidel Castro Ruz. Comment je vois la situation générale ? Si les USA font le choix de la guerre classique en Iran, ils la perdront. Et l’alternative de la guerre nucléaire n’en est une pour personne.

Par ailleurs, la guerre nucléaire se convertirait inévitablement en une guerre nucléaire mondiale. D’où, à mon avis, la dangerosité de la situation actuelle vis-à-vis de l’Iran, compte tenu des raisons que vous avancez et de bien d’autres données qui me font conclure que la guerre prendrait un caractère nucléaire.

Michel Chossudovsky. Autrement dit, comme les USA et leurs alliés sont incapables de gagner une guerre classique, ils vont recourir à l’arme nucléaire, mais comme ils ne peuvent pas non plus gagner cette guerre, nous allons tout perdre.

Fidel Castro Ruz. Tout le monde la perdrait. C’est une guerre que nous perdrions tous ! Que gagnerait la Russie à une guerre nucléaire ? Et la Chine ? Quel caractère aurait cette guerre, comment le monde réagirait-il, quels effets aurait-elle sur l’économie mondiale ?  Vous l’avez expliqué à l’Université de La Havane, quand vous avez parlé du système de defense centralisé mis au point par le Pentagone. Ça ressemble à de la science-fiction, ça n’a plus rien à voir avec la Deuxième Guerre mondiale. L’autre point, aussi, est très important : la tentative de convertir les armes nucléaires en armements tactiques classiques.

Aujourd’hui même, 13 octobre, j’ai lu dans une dépêche de presse que les habitants d’Hiroshima et Nagasaki protestaient énergiquement devant les essais nucléaires dits subcritiques réalisés par les USA. On les appelle comme ça parce que l’arme nucléaire est utilisée sans qu’on déploie toute l’énergie que permettrait la masse critique.

La voici. Son titre : « Indignation à Hiroshima et  à Nagasaki pour un essai nucléaire des USA. »

 

Hiroshima et Nagasaki, les deux villes japonaises victime d’une attaque nucléaire à la fin de la Deuxième Guerre mondiale ont déploré aujourd’hui que les USA aient réalisé en septembre dernier un essai nucléaire dit subcritique, parce qu’il ne déclenche pas de réactions nucléaires en chaîne.

L’essai, le premier de ce genre dans ce pays depuis 2006, a eu lieu le 15 septembre dans un centre du Nevada, aux États-Unis. Selon le journal Japan Times, il a été confirmé officiellement  par le département de l’Énergie.

Que dit ce journal ?

« "Je le déplore profondément parce que j’espérais que le président Barack Obama prendrait la tête en vue de l’élimination des armes nucléaires", a déclaré aujourd’hui le gouverneur de Nagasaki, Hodo Nakamura, en conférence de presse. »

Vient toute une série de nouvelles à ce sujet.

« L’essai  a aussi provoqué des protestations parmi les habitants d’Hiroshima et de Nagasaki, dont celles de plusieurs survivants des bombes nucléaires qui ravagèrent ces deux villes en août 1945.

« "Nous ne pouvons pas tolérer cette action des USA qui trahit la promesse du président Barack Obama de progresser vers un monde dénucléarisé", a affirmé Yukio Yoshioka, sous-directeur du Conseil des victimes de la bombe nucléaire d’Hiroshima. 

« Le gouvernement a déclaré qu’il n’avait pas l’intention de protester. »

Il laisse ça au domaine social. On lit ensuite :    

« Ceci porte à vingt-six la quantité d’essais nucléaires subcritiques réalisés par les USA depuis juillet 1997, date de la première. »

La dépêche ajoute :

« Washington estime que ces essais ne violent pas le Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (CTBT), car ils ne déclenchent pas de réactions en chaîne et ne dégagent donc pas d’énergie nucléaire, de sorte qu’on peut le considérer des essais de laboratoire. »

Les États-Unis disent que ces essais sont indispensables à la sécurité de leur arsenal nucléaire. Comme ils ont de grands arsenaux nucléaires, ils doivent les protéger. 

Michel Chossudovsky. Revenons à la menace contre l’Iran.  Vous dites que les USA et leurs alliés ne peuvent pas gagner une guerre conventionnelle. C’est vrai. Mais l’arme nucléaire pourrait être utilisée en remplacement d’une guerre classique, et ça, c’est de toute évidence une menace à l’humanité, comme vous l’avez souligné dans vos écrits.

Ce qui m’inquiète, c’est de voir se développer, après la Guerre froide, la notion d’arme nucléaire à visage humanitaire, sous prétexte qu’il ne s’agirait pas d’une arme dangereuse pour les civils. Il s’agirait en quelque sorte de changer l’étiquette de l’arme nucléaire. Selon ces concepts, l’armée nucléaire ne se différencie pas de l’arme conventionnelle. Et maintenant, les manuels militaires disent que l’arme nucléaire tactique ne fait pas de mal aux civils. Au point que, dans une situation donnée, ceux qui décideraient d’attaquer l’Iran à l’arme nucléaire ne se rendraient même pas compte des conséquences que cela pourrait voir pour le Moyen-Orient, l’Asie centrale, mais aussi pour l’ensemble de l’humanité, car ils pourraient dire : « De notre point de vue, cette arme nucléaire est différente de celle de la Guerre froide, et nous pouvons l’employer contre l’Iran pour garantir la paix mondiale. »

Comment voyez-vous ça ? C’est là quelque chose de terriblement dangereux, parce qu’ils croient à leur propre propagande. Une propagande interne au sein des forces armées, au sein de l’appareil politique.

Selon les documents rendus publics en 2002, en 2003, au sujet de l’arme nucléaire tactique, le sénateur Edward Kennedy a même dit à cette époque que c’était une manière d’effacer la frontière entre armes conventionnelles et armes nucléaires. Or, nous y sommes. Nous sommes à une époque où l’arme nucléaire n’est pas différente de la Kalachnikov… J’exagère, bien entendu, mais ça fait partie en quelque sorte de la boîte à outils – c’est l’expression qu’ils utilisent – d’où ils tirent l’armement à employer, si bien que l’arme nucléaire tactique pourrait être employée sur un théâtre de guerre classique. Ça nous conduirait à des scénarios impensables : une guerre nucléaire régionale qui aurait des répercussions à l’échelle planétaire.


Fidel Castro Ruz. J’ai écouté ce que vous avez dit au cours de la Table ronde télévisée : que ces armes, censément inoffensives pour les habitants proches du lieu d’impact, ont une puissance explosive allant d’un tiers à six fois celle de la bombe qui fut lancée sur Hiroshima.Or, on connaît parfaitement les terribles dommages qu’elle a causés. Une seule bombe a tué instantanément cent mille personnes. Imaginez une bombe six fois plus puissante, ou deux fois, ou aussi puissante, ou seulement le tiers… C’est absurde !

Vous avez aussi parlé à l’Université de la tentative de la présenter comme une arme humanitaire dont pourraient disposer les troupes en opérations. De sorte qu’à un moment donné, un commandant d’une zone d’opération pourrait décider de l’employer parce que plus efficace que les autres, ce qui serait son devoir dans le cadre des doctrines militaires et des enseignements donnés dans les écoles militaires.

Michel Chossudovsky. Dans ce sens, je ne crois pas que cette arme nucléaire soit utilisée sans l’aval, mettons, du Pentagone ou du commandement centralisé, mais je crois qu’elle pourrait l’être sans celui du président des USA et du commandant en chef des forces armées, autrement dit le président en personne. Bref, nous ne sommes plus du tout dans la logique de la Guerre froide, avec son téléphone rouge…

 

Fidel Castro Ruz Je comprends que ce que vous dites, professeur, au sujet de cette arme qui serait utilisée comme faculté des instances supérieures du Pentagone, et il me semble correct que vous le précisiez pour qu’on ne vous accuse pas d’exagérer le danger de cette arme.

Mais, quand on sait les antagonismes et les discussions entre le Pentagone et le président des USA, on ne doute guère de ce que serait la décision du Pentagone au cas où le chef d’un théâtre d’opérations demanderait l’autorisation d’employer cette arme s’il le juge nécessaire ou indispensable.

Michel Chossudovsky. Il y a un autre facteur : le déploiement actuel des armes nucléaires dans plusieurs pays européens membres de l’OTAN, qui implique tout un déploiement d’armes nucléaires tactiques, en Turquie, en Italie, en Allemagne, si bien que des tas de petites bombes nucléaires se trouvent tout près du théâtre d’opération. Et, par ailleurs, il y a Israël.

De toute façon, je ne crois pas qu’Israël lance une guerre à son compte. C’est impossible des points de vue stratégique et décisionnel. Dans la guerre moderne, où les systèmes de communications, de logistique et tout le reste sont centralisés, c’est là une décision centralisée. Mais il se pourrait que les USA lui donnent le feu vert et qu’Israël lance alors la première attaque. Ce n’est pas du domaine de l’impossible, bien que certains commentateurs disent maintenant que la guerre va commencer par le Liban et la Syrie sous forme de guerre frontalière classique, ce qui servira de prétexte ensuite à une escalade des opérations militaires.

On connaît aussi les inquiétudes d’Israël à ce sujet, car les Libanais sont des combattants, qui possèdent trois fois plus de missiles à réaction que lors du précédent conflit avec ce pays, et les techniciens israéliens disent qu’il leur faut l’aviation pour combattre ces projectiles et qu’Israël ne pourrait attaquer l’Iran que pendant quelques heures, et non pendant trois jours, car il faudrait fairea attention au danger des projectiles libanais. Les Israéliens, de ce point de vue, sont de plus en plus inquiets, parce que ces armes font partie de l’arsenal classique des Iraniens. Ceux-ci possèdent par exemple des centaines de lance-missiles contre des bâtiments de surface du côté de la Mer caspienne. Or, on sait, depuis la guerre des Malouines, qu’un bâtiment de guerre peut se défendre contre un, deux ou trois missiles, mais qu’il est incapable de résister à une pluie de projectiles. Les Iraniens possèdent des bâtiments rapides conduits par des gens bien entraînés, car cela fait trente ans que ce pays prépare ses gens et qu’il a mis au point des armes classiques efficaces.

Durant la dernière guerre mondiale, avant l’apparition des armes nucléaires, plus de cinquante millions de personnes ont été tuées par des armes classiques.

Une guerre aujourd’hui n’a plus rien à voir avec celles du XIXe siècle, avant l’apparition de l’arme nucléaire. Et elles étaient déjà extrêmement destructives. Les armes nucléaires sont apparues à la dernière minute, parce que Truman a voulu les employer, faire un essai avec la bombe d’Hiroshima, dont la masse critique provenait de l’uranium, tandis que celle de la bombe de Nagasaki est née du plutonium. Toutes deux ont tué environ cent mille personnes d’un coup, sans parler de la quantité de gens qui sont décédés ensuite par blessures et irradiation, et qui en souffrent les effets depuis de longues années.

De plus, une guerre nucléaire provoquerait un hiver nucléaire. Je vous parle des dangers que représenterait une guerre par ses dommages immédiats. Mais il suffirait d’une quantité d’armes limitée, par exemple celles que possèdent les deux puissances qui en ont le moins, l’Inde et le Pakistan, pour provoquer un hiver nucléaire qui durerait de huit à dix ans et auquel aucun être humain ne survivrait. En quelques semaines, on ne verrait plus la lumière du soleil.

L’homme est sur la Terre depuis moins de deux cent mille ans. Jusqu’ici, tout se déroulait d’une manière normale, les lois de la Nature jouaient, les lois de la vie se développaient sur notre planète Terre depuis plus de trois milliards d’années. Selon toutes les études, l’existence de l’homme sur la Terre, de l’Homo sapiens, de l’être intelligent ne représente dans le temps que les huit dixièmes d’un million. Voilà deux cents ans, on ignorait virtuellement tout. Aujourd’hui, on connaît les lois qui régissent l’évolution des espèces. Les scientifiques, les théologiens, voire les religieux les plus sincères, qui se faisaient au départ l’écho de la campagne des grandes institutions religieuses contre la théorie de Darwin, acceptent aujourd’hui les lois de l’évolution comme réelles, sans que cela leur ait interdit de professer leurs croyances dans lesquelles les gens trouvent bien souvent une compensation à leurs souffrances les plus vives.

Je crois que personne au monde ne désire l’extinction de l’espèce humaine. Voilà pourquoi je suis d’avis qu’il faut faire disparaître non seulement les armes nucléaires, mais aussi les armes classiques. Il faut offrir des garanties de paix à tous les peuples, sans distinction, aussi bien aux Iraniens qu’aux Israéliens, et il faut distribuer les ressources de la Nature. Il le faut ! Je ne dis pas que ça va se faire, ni que ce soit facile à faire, mais il n’y a pas d’autres solutions pour l’humanité, dans un monde limité en étendue et en ressources déterminées, même si toutes les forces scientifiques sont capables de se développer pour créer des sources d’énergie renouvelables. Le monde compte presque sept milliards d’habitants : il faut mettre en place une politique démographique. Il faut en fait bien des choses. Quand vous les placez toutes ensemble les unes à côté des autres, vous vous posez la question : L’être humain sera-t-il capable de le comprendre et de surmonter toutes ces difficultés ? Vraiment, seul l’enthousiasme peut pousser quelqu’un à dire qu’on va faire face à un tel problème et le régler facilement.

Michel Chossudovsky. Ce que vous avez dit au sujet de Truman est extrêmement important. Truman avait dit qu’Hiroshima était une base militaire et que les civils ne souffriraient pas.

…La notion des dommages collatéraux, qui semble la continuation de la doctrine nucléaire depuis 1945.  Je veux dire : pas au niveau de la réalité, mais au niveau de la doctrine et de la propagande. L’argument en 1945 a été en effet le suivant : nous allons sauver l’humanité en tuant cent mille personnes et en niant qu’Hiroshima est une ville civile, non une base militaire. Mais, de nos jours, la falsification est bien sophistiquée, plus généralisée, et l’arme nucléaire est bien plus avancée. Ainsi donc, quand nous parlons de l’avenir de l’humanité et de la menace d’une guerre nucléaire à l’échelle planétaire, il faut comprendre que le mensonge, que la fiction au cœur même du discours politique et militaire nous conduira à une catastrophe sans même que les politiciens comprennent leurs propres mensonges.

Vous avez dit que les êtres humains intelligents existent depuis deux cent mille ans. Mais cette intelligence traduite au niveau des institutions, de la presse, des services de renseignement, des Nations Unies devient le facteur qui va nous détruire, parce que vous finissez pas croire vos propres mensonges, et la guerre nucléaire surviendra sans même que nous nous rendions compte que ce sera la dernière, comme l’avait dit Einstein clairement : Une guerre nucléaire menace la survie de l’humanité, et c’est là la menace mondiale. »

Fidel Castro Ruz. Ce sont de très bonnes paroles, professeur : le dommage collatéral, en l’occurrence, ce serait tout bonnement l’humanité. La guerre est un crime, il n’y a pas besoin d’une nouvelle loi, car, depuis Nuremberg on la considère comme le plus grand crime contre l’humanité et la paix, le plus horrible de tous les crimes

Michel Chossudovsky. Les textes de Nuremberg le disent clairement : « La guerre est un acte criminel, c’est l’acte de guerre suprême contre la paix. » Ce texte de Nuremberg est très souvent cité. Après la guerre, les Alliés voulaient l’utiliser contre les vaincus. Je ne dis pas que ça ne soit pas valable, mais le fait est que les crimes qu’ils ont commis, eux, contre l’Allemagne, contre le Japon, personne n’en parle.

Fidel Castro Ruz. Et avec l’arme nucléaire, dans le second cas.

Michel Chossudovsky. Bref, c’est pour moi une question extrêmement importante. Si nous voulons former une contre-alliance pour la paix, la criminalisation de la guerre me paraît fondamentale. Il faut abolir la guerre, éliminer cet acte criminel.

Fidel Castro Ruz. Qui juge les principaux criminels ?

Michel Chossudovsky. Le hic, c’est qu’ils contrôlent aussi les cours de justice, et les juges sont aussi des criminels. Que pouvons-nous faire ?

Fidel Castro Ruz. Je dis que ça fait partie de la bataille d’idées.

Et maintenant, il faut exiger que le monde ne soit pas conduit à une catastrophe nucléaire ; maintenant, il s’agit de préserver la vie. Je ne sais, mais je suppose que si les gens prennent conscience que leur propre existence, celle de leur peuple, celle de leurs être les plus chers, jusqu’aux chefs militaires des USA changeraient d’avis, même s’ils ont été formés dans leurs écoles à obéir à des ordres, bien souvent génocidaires, comme cet emploi d’armes nucléaires tactiques ou stratégiques…

Comme tout ceci est insensé, aucun politique n’est exonéré du devoir de faire connaître ces vérités à la population. Il faut y croire ; sans ça, il n’y aurait rien pour quoi se battre.

Michel Chossudovsky. Je crois que ce que vous dites, c’est que, au moment actuel, le grand débat historique de l’humanité est le danger d’une guerre nucléaire qui menace son avenir et que tout débat sur les besoins essentiels ou sur l’économie exige qu’on évite la guerre et qu’on instaure la paix mondiale afin qu’il soit possible de planifier le niveau de vie à l’échelle mondiale à partir des besoins de base. Et que si nous ne solutionnons pas la question de la guerre, le capitalisme ne pourra pas non plus survivre. Est-ce bien ça ?

Fidel Castro Ruz.  Non, compte tenu des analyses que nous avons faites, il ne pourra pas survivre. Le système capitaliste et l’économie de marché qui lui donne vie ne vont pas disparaître du jour au lendemain, mais l’impérialisme fondé sur la force, sur les armes nucléaires et classiques à technologie de pointe doit disparaître si nous voulons que l’humanité survive.

Tenez, voyez ce qu’il passe aujourd’hui et qui prouve l’énorme désinformation dont le monde est victime : la nouvelle que les trente-trois mineurs chiliens attrapés à sept cents mètres de profondeur ont été sauvés a plongé le monde dans une jubilation énorme. Je me demande : que fera le monde s’il prend conscience qu’il y a 6 877 596 300 personnes à sauver ? Si trente-trois ont provoqué une telle allégresse universelle et si les médias du monde entier ne parlent que de ça ces jours-ci, pourquoi ne sauve-t-on pas les presque sept milliards de personnes attrapés par le terrible péril de disparaître et de souffrir une mort aussi horrible qu’à Hiroshima et à Nagasaki ?

Michel Chossudovsky. Vous entrez là dans la couverture médiatique que l’on fait de différents événements et de la propagande qui en émane.

Je pense que les Chiliens ont mené une opération humanitaire fantastique. Mais si une menace comme celle que vous dites pèse sur l’humanité, alors, elle devrait faire la une de tous les journaux du monde, parce que la victime est l’ensemble de l’humanité qui pourrait souffrir les conséquences d’une décision prise par un simple général à trois étoiles. Oui, c’est un fait que les medias, surtout occidentaux, cachent la question la plus grave qui concerne potentiellement le monde entier, à savoir le danger d’une guerre nucléaire que nous devons, hélas, prendre au sérieux parce qu’Obama aussi bien qu’Hillary Clinton ont dit qu’ils avaient l’idée d’employer l’arme nucléaire dans une guerre dite préventive contre l’Iran.

Alors, que répondons-nous ? Que dites-vous à Hillary Clinton et à Barack Obama au sujet du recours unilatéral éventuel à l’arme nucléaire contre l’Iran, un pays qui ne représente aucun danger pour personne ?

Fidel Castro Ruz. Je sais deux choses. Ce qui a été discuté, ce qui a été révélé ces jours-ci, les fortes discussions au sein du Conseil de sécurité nationale des USA. C’est toute la valeur du livre de Woodward qui révèle comment se sont déroulées ces discussions. On connaît la position de Biden, d’Hillary, d’Obama… En tout cas, celui qui s’est montré le plus résolu contre l’extension de la guerre, qui a discuté avec les militaires, c’est Obama. C’est un fait, et j’en ai parlé dans mes dernières Réflexions. Le seul à lui avoir donné un conseil, quelqu’un qui avait été son adversaire en tant que républicain, c’est Colin Powell, qui lui a rappelé que le président des États-Unis, c’était lui. Un conseil encourageant.

Je crois qu’il faut leur faire parvenir à tous ce message dont nous avons parlé : je crois que beaucoup lisent sur Global Research les articles que vous publiez. Je crois qu’il faut les divulguer. Et, compte tenu de nos conversations, je me réjouis à l’idée de les faire connaître, et de faire connaître vos arguments, vos raisonnements, car il existe à mon avis un énorme déficit d’information pour les motifs que vous avez expliqués.

Nous, il faut que nous inventions. Quelles seraient les meilleures manières de faire connaître tout ça. À leur époque, les apôtres n’étaient que douze et ils ont entrepris de divulguer les enseignements qu’un prédicateur leur avait transmis. Bien entendu, ils avaient des centaines d’années devant eux ; nous, en revanche, nous ne les avons pas. J’ai consulté la liste des plus de vingt personnalités qui collaborent à Global Research, des gens prestigieux, assurément, qui soulèvent les mêmes points, mais elles ne disposent pas de centaines d’années. Non, le temps est vraiment très court.


Michel Chossudovsky. Le mouvement contre la guerre aux USA, au Canada et en Europe est très divisé. Certains pensent que la menace vient d’Iran, que ce sont des terroristes ; il y a beaucoup de désinformation au sein du mouvement antibelliciste.

Même au Forum social mondial, ce problème de la guerre nucléaire ne fait pas partie des débats chez les gens de gauche, les progressistes. Durant la Guerre froide, on en parlait et les gens en étaient conscients.

À la dernière réunion des Nations Unies sur la non-prolifération, l’accent a été mis sur la menace nucléaire provenant non des États, mais des terroristes. Le président Obama disait que la menace vient d’Al Qaeda qui possède l’arme nucléaire. Si vous lisez les discours d’Obama, vous verrez qu’il insinue que les terroristes sont capables de fabriquer de petites bombes nucléaires, ce qu’ils appellent une bombe sale… Bref, l’accent est absolument modifié.

Fidel Castro Ruz. C’est ce qu’on lui dit, c’est ce que veulent lui faire croire les gens qui l’entourent.

Tenez, qu’est-ce que je fais de mes Réflexions ? Je les distribue aux Nations Unies, je les envoie à tous les gouvernements, celles qui sont courtes, bien entendu, et je sais que beaucoup de gens les lisent. La question est de savoir si vous dites la vérité ou non. Bien entendu, quand vous réunissez toute cette information sur un problème plus concret, ça a plus d’impact. Parce que les Réflexions abordent plusieurs problèmes, et ça se dilue. Je crois que, de mon côté, je dois me concentrer davantage sur les choses essentielles, parce que vous ne pouvez pas tout aborder.

Michel Chossudovsky. J’aimerais vous poser une question, parce qu’il y a une question fondamentale relative à l’histoire de la Révolution cubaine. J’estime que ce débat sur l’avenir de l’humanité fait aussi partie du discours révolutionnaire. Si la société dans son ensemble est menacée par une guerre nucléaire, alors il faut provoquer une révolution de la pensée et des actions pour pouvoir contrer cette menace.

Fidel Castro Ruz. Il faut dire, je le répète, que l’humanité est à huit cents mètres de profondeur et qu’il faut la tirer de là. Qu’il faut faire une sorte d’opération de sauvetage. Voilà le message que nous devons transmettre à beaucoup de gens. Si beaucoup de gens le pensent, alors ils vont faire ce que vous faites et vont appuyer les mêmes causes que vous, et ça ne dépendra plus seulement de ceux qui le disent.

Il faut inventer la manière de toucher les masses les plus conscientes. La solution, ce ne sont pas les journaux. Internet existe, il est plus économique, il est plus accessible. Tenez, je vous ai découvert sur Internet en cherchant des nouvelles, pas à travers les agences de presse, les organes de presse ou CNN, mais à travers un bulletin que je reçois tous les jours contenant des articles publiés sur Internet. Plus de cent pages tous les jours.

Hier, vous disiez qu’aux USA, il y a quelque temps, les deux tiers de l’opinion publique étaient contre la guerre en Iran, et que maintenant la moitié et quelque était en faveur d’actions militaires contre ce pays

Michel Chossudovsky. Ce qu’il s’est passé ces derniers mois, c’est qu’on a dit : « Oui, c’est vrai, la guerre nucléaire est très dangereuse, c’est un danger, mais la menace vient d’Iran. » On a vu des affiches à New York qui disaient : « Dis non à un Iran nucléaire ! » Autrement dit, ces affiches présentaient l’Iran comme une menace à la sécurité du monde, alors que ce pays ne possède même pas l’arme nucléaire ! Voilà où nous en sommes. The New York Times a même publié en début de semaine un article où il est dit que les assassinats politiques sont légaux.

Alors, quand vous avez une presse qui vous présente des choses de ce genre, avec le tirage qu’elle a, vous avez fort à faire pour lutter contre. Nous n’avons pas la possibilité d’inverser ce processus à travers les médias alternatifs. D’autant qu’une bonne partie de ces médias alternatifs sont financés maintenant par le pouvoir économique.

Fidel Castro Ruz. N’empêche qu’il faut se battre !

Michel Chossudovsky. Absolument. Le message que vous avez fait hier, c’est qu’en cas de guerre nucléaire le dommage collatéral serait tout bonnement l’humanité.

Fidel Castro Ruz. Oui, l’humanité, la vie de l’humanité.

Michel Chossudovsky. C’est vrai qu’Internet doit continuer de fonctionner comme un instrument de divulgation pour que cette guerre n’éclate pas.

Fidel Castro Ruz. C’est la seule manière de l’empêcher, si nous croyons en l’opinion mondiale.

C’est comme l’exemple que je vous ai donné : il y a presque sept milliards de personnes coincées à huit cent mètres de profondeur. Nous devons utiliser la comparaison avec le Chili pour divulguer ces vérités.

Michel Chossudovsky.  J’aime la comparaison que vous faites entre le sauvetage des trente-trois mineurs chiliens, qui ont eu droit à une couverture médiatique colossale, et le sauvetage de presque sept milliards de personnes coincées à huit cents mètres sous terre, dont aucun média ne parle et qui ne comprennent pas ce qu’il se passe, mais qu’il faut sauver, parce que l’ensemble de l’humanité est menacée par les armes nucléaires des USA et de leurs alliés qui vont jusqu’à dire qu’ils sont prêts à y recourir…

Fidel Castro Ruz. Et ils vont y recourir s’il n’y a pas d’opposition, de résistance. Ils se trompent, ils sont drogués par leur supériorité militaire et la technologie moderne, et ils ne savent pas ce qu’ils font. Ils n’en comprennent pas les conséquences, ils croient que tout ça peut se maintenir. C’est impossible.

Michel Chossudovsky. Ou alors ils pensent que c’est une arme classique quelconque.

Fidel Castro Ruz. Oui, ils se trompent eux-mêmes et ils pensent qu’on peut continuer d’employer cette arme. Ils se trompent d’époque, ils ne se rappellent pas ce que disait Einstein, qu’il ne savait pas avec quelles armes on lutterait dans la troisième guerre mondiale, mais que dans la quatrième, ce serait avec des bâtons et des pierres. Et moi, j’ai juste ajouté : « sauf qu’il n’y aura plus personne pour manier les bâtons et les pierres ». C’est la réalité. Je l’ai écrit dans le bref discours que vous m’avez suggéré d’écrire.

Michel Chossudovsky. Le problème que je vois, c’est que le recours à l’arme nucléaire ne va pas forcément conduire à la fin de l’humanité du jour au lendemain, parce que les retombées radioactives sont un phénomène graduel.

Fidel Castro Ruz. Redites ça, je vous prie.

Michel Chossudovsky. L’arme nucléaire a plusieurs conséquences : 1) l’explosion et la destruction sur le théâtre d’opération, ce qui s’est passé à Hiroshima ; 2) la radioactivité qui s’étend graduellement. .

Fidel Castro Ruz. Oui, l’hiver nucléaire, pour ainsi dire. Le prestigieux chercheur étasunien, Alan Robock, professeur émérite à l’Université Rutgers, de New Jersey, a démontré d’une manière irréfutable qu’une guerre entre deux des huit puissances nucléaires possédant le moins d’armes nucléaires provoquerait un « hiver nucléaire ».

Il a fait cette découverte à la tête d’un groupe de chercheurs qui ont utilisé des modèles informatique ultra-scientifiques.

Il suffirait de l’éclatement de cent armes nucléaires stratégiques – sur les 25 000 que possèdent les huit puissances mentionnées –pour provoquer des températures inférieures à zéro sur toute la planète et une longue nuit qui durerait environ huit ans. C’est quelque chose de si terrible, estime Robock, que les gens tombent dans un « état de déni,  qu’ils ne veulent pas penser à ça, qu’ils préfèrent simuler que ça n’existe pas ». Il me l’a dit personnellement, au cours d’une conférence internationale qu’il a prononcée et où j’ai eu l’honneur de converser avec lui.

Mais je pars de la thèse suivante : si une guerre éclate en Iran, elle deviendra forcément une guerre nucléaire mondiale. C’est pour ça que je disais hier qu’il n’avait pas été correct de permettre cette résolution au Conseil de sécurité, parce que ça a tout facilité, vous vous rendez compte ?

Une guerre de ce genre aujourd’hui en Iran ne peut être locale, parce que les Iraniens ne vont pas plier devant la force. Si la guerre se maintient comme guerre classique, les États-Unis et l’Europe ne peuvent pas la gagner, et je soutiens qu’elle deviendra vite nucléaire. Si les USA commettent l’erreur de recourir aux armes nucléaires tactiques, une grande commotion se produirait dans le monde et le contrôle des événements leur échapperait.

Si Obama a dû discuter si dur avec le Pentagone de ce qu’il fallait faire en Afghanistan, imaginez alors sa situation avec les soldats étasuniens et israéliens se battant contre des millions de combattants iraniens… Les Saoudiens ne vont pas se battre en Iran, ni les Pakistanais ni d’autres soldats arabes ou musulmans. Et il se peut que les Yankees aient de sérieux conflits avec les tribus pakistanaises qu’ils attaquent et tuent avec leurs drones, et ils le savent. Quand ils lancent des drones contre elles, ils attaquent d’abord et ils avertissent ensuite le gouvernement, pas avant, et c’est une des choses qui irritent le plus les Pakistanais. Il y a là-bas de forts sentiments anti-étasuniens.

Ils se trompent s’ils croient que les Iraniens se rendront s’ils emploient contre eux les armes nucléaires tactiques, et le monde serait vraiment bouleversé quand il sera peut-être trop tard.

Michel Chossudovsky. Ils ne peuvent pas gagner une guerre classique.

Fidel Castro Ruz. Non, ils ne peuvent pas.

Michel Chossudovsky. On l’a déjà vu en Iraq, et en Afghanistan, ils peuvent détruire le pays, mais ils ne peuvent pas le gagner d’un point de vue militaire.

Fidel Castro Ruz. Mais le détruire à quel prix ! À quel prix pour le monde ! À quel coût économique ! Ce serait la marche à la catastrophe. Les problèmes que vous avez signalés s’aggravent, et même le peuple étasunien réagirait. Parce que le peuple étasunien, même s’il réagit bien souvent en retard, finit par le faire, et il le ferait devant les pertes, les morts…

Bien des gens appuyaient l’administration Nixon lors de la guerre du Vietnam. Nixon avait même suggéré à Kissinger d’employer l’arme nucléaire contre ce pays, et Kissinger l’a convaincu de ne pas faire ce pas criminel. Les USA ont été contraints de mettre fin à la guerre par le peuple étasunien, ils ont été contraints de négocier et d’abandonner le Sud. L’Iran devrait renoncer au pétrole de la zone. Qu’est-ce que les USA ont abandonné en partant du Vietnam. Des dépenses. Et vous les voyez maintenant de nouveau au Vietnam, achetant du pétrole, faisant des affaires… De nombreuses vies se perdraient en Iran, et les installations pétrolières seraient peut-être détruites dans une grande partie de la région.

Dans la situation actuelle, il est très probable qu’ils ne comprennent pas notre message. Si la guerre éclate, je suis convaincu que ni eux-mêmes ni le monde n’y gagneront. Si elle restait une guerre conventionnelle, ce qui est très peu probable, ils la perdraient irrémédiablement ; et si elle devenait nucléaire, c’est toute l’humanité qui la perdrait.

Michel Chossudovsky. L’Iran a des forces classiques tout à fait significatives.

Fidel Castro Ruz. Des millions d’hommes.

Michel Chossudovsky. Des forces terrestres, mais aussi des missiles et des possibilités de se défendre.

Fidel Castro Ruz. Tant qu’il restera un homme avec un fusil, c’est un ennemi qu’ils devront vaincre…

Michel Chossudovsky. Et il y a des millions de gens avec des fusils. Et plusieurs millions de fusils.

Fidel Castro Ruz. Des millions. Et Washington devrait sacrifier de nombreuses vies étasuniennes, et ce serait alors, hélas, que le peuple réagirait, quand il serait trop tard. Il faut l’écrire, il faut le divulguer dans toute la mesure de nos possibilités. Rappelez-vous que les chrétiens étaient persécutés, enfermés dans les catacombes, assassinés, lancés dans la fosse aux lions, qu’ils ont refusé pendant des siècles de renier leur foi, et que ce sont eux ensuite qui ont fait pareil aux musulmans sans jamais parvenir à les faire plier.

Il existe de nos jours une guerre réelle contre les musulmans. Comment peut-on oublier ainsi les leçons de l’Histoire ? J’ai lu beaucoup d’articles de vous sur les dangers de cette guerre.

Michel Chossudovsky. Revenons à l’Iran. Ce que je crois très important, c’est que l’opinion mondiale comprenne le scénario de la guerre. Vous dites clairement que les USA perdront la guerre classique, comme ils sont en train de la perdre en Iraq et en Afghanistan, parce que l’Iran dispose de bien plus de forces classiques que l’OTAN.

Fidel Castro Ruz. Bien plus expérimentées et motivées. Les USA sont actuellement en guerre en Afghanistan et en Iraq, mais il y a une troisième guerre qu’ils ne mentionnent pas : les Pakistanais appartenant à la même ethnie que celle qui résiste en Afghanistan, et qu’ils considèrent perdue, comme on peut le constater par les discussions à la Maison-Blanche, selon les révélations du livre de Woodward, Les guerres d’Obama. Imaginez alors un peu qu’on y ajoute la guerre qu’ils devront livrer en Iran pour liquider ce qui restera après les premières frappes !

Donc, les USA se retrouveront soit dans une situation de guerre classique qu’ils ne peuvent pas gagner, soit contraints à une guerre nucléaire mondiale, dans des conditions qui provoqueraient une terrible commotion dans le monde. Je ne sais vraiment pas qui pourrait justifier le genre de guerre qu’ils doivent faire. Ils ont comptabilisé quatre cent cinquante objectifs à détruire en Iran, dont certains par des ogives nucléaires tactiques à cause de leur emplacement dans les montagnes ou de la profondeur où ils se trouvent. Bien des personnels russes et d’autres nationalités qui collaborent avec les Iraniens périraient.

Comment réagirait l’opinion mondiale face à cette frappe que les médias ont stimulée d’une manière tout à fait irresponsable avec le soutien de nombreux Étasuniens ?

Michel Chossudovsky. Par ailleurs, l’Iran, l’Iraq, l’Afghanistan sont tous des pays voisins. L’Iran a des frontières avec l’Afghanistan et avec l’Iraq, tandis que les USA et l’OTAN ont des installations militaires dans les pays qu’ils occupent. Que va-t-il se passer ? Les troupes iraniennes franchiront les frontières aussitôt, je présume…

Fidel Castro Ruz.  Je ne sais pas quelle tactique suivra l’Iran. Mais si j’étais eux, je ne concentrerai pas mes troupes, parce qu’elles seraient alors victimes plus faciles de l’attaque aux armes nucléaires tactiques. Compte tenu de cette menace, le mieux serait que l’Iran utilise une tactique pareille à celle que nous avons employée dans le Sud de l’Angola quand nous avons soupçonné que l’Afrique du Sud disposait d’armes nucléaires : nous avons créé des groupes tactiques de mille combattants dotés d’une puissance de feu terrestre et antiaérienne. Ainsi, les armes nucléaires n’auraient jamais pu frapper des concentrations de soldats. Et les missiles à réaction et d’autres armes similaires appuyaient nos forces. Les armes et le terrain changent, et les tactiques doivent changer constamment.

Michel Chossudovsky. Des troupes dispersées, donc.

Fidel Castro Ruz. Dispersées, mais pas des hommes isolés. Un millier d’hommes dotés des armes adéquates, sur un terrain sablonneux : dès qu’ils arrivaient quelque part, ils devaient creuser et se protéger sous terre, en gardant toujours la plus grande distance entre les composants. Nous n’avons jamais offert à l’ennemi l’occasion de frapper un coup décisif sur les 60 000 soldats cubains et angolais dans le sud du pays.

Ce que nous avons fait dans ce pays frère, c’est ce qu’une armée de cent mille hommes aurait fait selon des critères traditionnels. Nous n’étions pas cent mille dans le Sud angolais, mais 60 000 entre Cubains et Angolais. Compte tenu des exigences techniques, les groupes tactiques étaient constitués principalement de Cubains, parce qu’ils conduisaient les chars, maniaient les missiles, la DCA, les communications, mais l’infanterie, elle, était formée de soldats cubains et angolais, dotés d’un grand esprit de lutte, qui n’ont pas hésité un instant à faire face à l’armée blanche de l’apartheid appuyée par les USA et Israël. Qui manipulait les nombreuses armes nucléaires existant alors ?

En Iran, des nouvelles révèlent que les gens creusent des trous, et quand on le leur demande, ils répondent qu’ils font des cimetières pour enterrer les envahisseurs. Je ne sais pas si c’est de l’ironie, mais je crois qu’ils doivent vraiment creuser beaucoup pour protéger leurs forces de l’attaque dont on les menace.

Michel Chossudovsky. Mais l’Iran peut mobiliser plusieurs millions de combattants.

Fidel Castro Ruz.  Ce ne sont pas seulement les troupes qui sont décisives, mais aussi les postes de commandement. À mon avis, la déconcentration est très importante. Les attaquants s’efforceront d’empêcher la transmission des ordres. Chaque unité de combat doit savoir d’avance ce qu’elle doit faire en toutes circonstances. L’attaquant s’efforcera de frapper et de désarticuler la chaîne de commandement par ses armes radioélectroniques. Il faut tenir compte de tous ces facteurs. L’homme n’a jamais connu une telle expérience.

En tout cas, l’Afghanistan et l’Iraq sont des bagatelles comparées à ce qu’ils vont trouver en Iran : l’armement, l’entraînement, la mentalité, le type de soldat… Si, voilà trente et un ans, les soldats iraniens nettoyaient les champs de mines en marchant dessus, ils seront sans aucun doute les adversaires les plus redoutables auxquels se heurteront les Étasuniens.

Mondialisation.ca,

Le 14 novembre 2010

traduction de l'espagnol par Cuba Debate.

 Articles de Fidel Castro Ruz publiés par Mondialisation.ca

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=21915


Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

 ·         " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19 
    

  

26/11/2010

n°62 -Dossier d'Iran - 25-11 - :Début - La Syrie et l'Iran "subissent des pressions et font l'objet de complots" de la part des occidentaux

n°62   -Dossier d'Iran -  25-11 - :Début - La Syrie et l'Iran "subissent des pressions et font l'objet de complots" de la part des occidentaux.



Dossier d'Iran   n°62 du 25-11

                                C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "dossier d'Iran" est  visible  sur les blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/  

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

 

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

http://www.palestine-solidarite.org/journaux.CathyetMarc.htm 

cette page est accessible depuis la page d'accueil ( http://www.palestine-solidarite.org/ ) colonne de gauche.

 

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :  

Tiré à Part

M. Mouallem : La Syrie et l'Iran "subissent des pressions et font l'objet de complots" de la part des occidentaux.

1  Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

"La Face Cachée du Pétrole" (1/2) : Le partage du monde.

2 Dossier & Point de vue

2-1James Blitz, Joseph Menn et Daniel Dombey: Affaire Stuxnet : la cyberguerre a commencé.

2-2 Robert Gates met les points sur les I à Netanyahou en ce qui concerne l'Iran.

2-3 Michel Chossudovsky : Un mouvement anti-guerre à l'envers : la « voie humanitaire » vers la guerre nucléaire ?

Fin

3 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

3-1 Fabdany : Décryptage de la stratégie militaire iranienne.

3-2 Dmitri Zaks : La Russie dit à l'Iran de conserver des ambitions nucléaires pacifiques.

3-3 Lahouari Addi : Le « harki du système » et la croisade contre l'Iran.

4  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

4-1 Jeffrey Blankfort : Israël est la menace la plus immédiate au futur de notre planète.

 



Tiré à Part

M. Mouallem : La Syrie et l'Iran "subissent des pressions et font l'objet de complots" de la part des occidentaux.

La Syrie et l'Iran "subissent des pressions et font l'objet de complots" de la part des occidentaux, a-t-il souligné.
Concernant le dossier nucléaire iranien controversé, Mouallem a affirmé que « les Iraniens ont assuré que leur programme était civil » signalant que la Syrie était "opposée à l'utilisation de l'énergie nucléaire à des fins militaires".
Le ministre syrien a déploré la "double politique" menée par la communauté internationale dans ce domaine: "Israël possède plus de 250 ogives nucléaires ainsi que des centrales qui produisent des armes nucléaires et le monde garde le silence", a-t-il lancé.
www.almanar.com.lb



1  Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

"La Face Cachée du Pétrole" (1/2) : Le partage du monde.

“La face cachée du pétrole”, documentaire de Patrick Barbéris adapté du livre du même nom d’Éric Laurent, montre en deux fois une heure que “l’or noir” aura été le moteur de l’histoire du XXè siècle et de ce début de XXIè siècle.

Des premiers forages de Rockefeller en 1860 jusqu’à l’actuelle guerre en Irak, en passant par la Seconde Guerre mondiale, la Guerre froide et le choc pétrolier de 1973, toute l’histoire géopolitique est intrinsèquement liée à l’or noir.

VIDEO 1 cliquez sur ce lien : http://www.dailymotion.com/video/xewkez_la-face-cachee-du-petrole-12-le-par_news

VIDEO 2 cliquez sur ce lien: http://www.dailymotion.com/video/xewm92_la-face-cachee-du-petrole-2-2-les-g_news



2 Dossier & Point de vue

2-1James Blitz, Joseph Menn et Daniel Dombey: Affaire Stuxnet : la cyberguerre a commencé.

Israël a-t-il, il y a quelques mois, lancé un « ver » informatique à l’assaut du programme nucléaire iranien? Peut-être. Quelle est l’ampleur des dégâts? Personne n’en sait rien. Est-ce l’apparition d’un nouveau type de conflit? Sans doute, hélas!

Assis dans son bureau, à Hambourg, Ralph Langner, un spécialiste allemand de la cybersécurité, se souvient du jour où il s’est retrouvé nez à nez avec le ver informatique* Stuxnet. « Les bras m’en sont tombés, raconte-t-il. Étant dans le métier depuis vingt ans, j’avais prévenu mes clients que ce genre de tuile risquait d’arriver. Mais jamais je n’aurais pensé que ça prendrait une forme aussi sophistiqué et agressive.

Le logiciel malveillant Stuxnet est apparu il y a cinq mois. Depuis, il n’inquiète pas seulement les experts en nouvelles technologies, mais aussi les militaires et les gouvernements. À commencer par le régime iranien, dont le programme nucléaire pourrait avoir été sérieusement touché.

Il y a des années que les États ont pris conscience de la cybermenace. Le Pentagone admet que des hackers attaquent périodiquement ses systèmes de sécurité et tentent de s’emparer de ses secrets militaires. Et l’on a déjà vu un acteur (la Russie, sans doute) mener deux cyberattaques de grande ampleur, l’une contre l’Estonie en 2007, l’autre contre la Géorgie en 2008, qui ont désorganisé brièvement les réseaux de communication de ces deux pays.

L’apparition de Stuxnet a fait naître de nouvelles craintes. Car, pour la première fois, un groupe à ce jour inconnu est parvenu à fabriquer un ver capable de se propager tout seul et de pénétrer des systèmes industriels (d’une usine, d’une raffinerie ou d’une centrale nucléaire) afin d’en prendre le contrôle. « Il est programmé pour tout faire exploser, comme un cybermissile », explique Langner, qui a été l’un des premiers à attirer l’attention sur ses capacités destructrices.

Stuxnet a été découvert en Biélorussie, dans une entreprise de sécurité. En août, Microsoft a révélé qu’il avait infecté plus de quarante-cinq mille de ses ordinateurs. Les spécialistes ont alors établi qu’il visait spécifiquement des systèmes informatiques conçus par la firme allemande Siemens et utilisés pour faire fonctionner des pipelines ou des centrales électriques et nucléaires dans le monde.

Référence biblique

À la fin de septembre, la cible et les motifs de l’attaque se sont précisés. L’américain Symantec, qui aide les particuliers et les entreprises à sécuriser leurs systèmes d’information, a révélé que 60 % des ordinateurs infectés par le virus se trouvaient en Iran. Les autorités de ce pays ont reconnu que le ver avait infecté les systèmes Siemens de son réacteur nucléaire civil de Bouchehr, qu’elles espèrent être bientôt opérationnel.

Après cet aveu, les rumeurs sur l’origine de Stuxnet se sont intensifiées. Sa complexité et le fait qu’il soit configuré pour attaquer uniquement un certain type d’installations industrielles ont conduit les experts à penser que seul un État pouvait en être le concepteur. Certains montrent du doigt Israël, qui a beaucoup investi dans Unit 8-200, son centre secret contre la guerre informatique, et qui, convaincu que l’Iran s’efforce de se doter de l’arme atomique, considère ce pays comme une menace mortelle. La découverte dans le code du ver du mot « Myrtus » (une référence biblique à la reine Esther, l’une des grandes figures de l’histoire juive) conforterait cette hypothèse.

Mais deux autres pays, les États-Unis et le Royaume-Uni, s’inquiètent eux aussi des intentions iraniennes et sont dotés d’organismes qui pourraient être à l’origine de Stuxnet: le Pentagone, à Washington; l’Agence de sécurité nationale (NSA), dans le Maryland; et le Government Communications Headquarters (GCHQ), à Cheltenham, dans le sud-ouest de l’Angleterre.

Les agences de renseignements ont tenté d’évaluer les ravages causés par ce ver. Fin septembre, l’Iran a affirmé qu’aucun des centres vitaux de Bouchehr n’avait été endommagé, mais l’information est invérifiable. D’autant qu’au même moment Hamid Alipour, directeur adjoint de la société d’État iranienne des technologies informatiques, affirmait que « l’attaque continuait » et que « de nouvelles versions du ver se propageaient ».

Pourquoi Israël ou un autre pays s’en seraient-ils pris à Bouchehr? « Quiconque attaque un réacteur nucléaire est un irresponsable, car il risque de causer d’irréparables dommages à l’environnement, estime Mark Fitzpatrick, de l’Institut international d’études stratégiques, à Londres. D’autant que Bouchehr ne constitue pas une menace pour les Occidentaux. » À l’en croire, il serait plus intéressant de savoir si Stuxnet a contaminé la centrale à uranium enrichi de Natanz…

Dans de sales draps

Quoi qu’il en soit, l’affaire Stuxnet soulève bien d’autres problèmes. Son apparition laisse augurer une ère de guerre informatique durant laquelle un certain nombre d’États – et même des organisations terroristes – pourraient être amenés à faire usage de cette arme de destruction massive. « On n’est plus dans un scénario de film catastrophe, mais dans une tentative bien réelle de sabotage de systèmes de contrôle industriels », souligne Éric Chien, qui a étudié les ravages du ver chez Symantec.

Voici, selon Langner, comment Stuxnet se développe. D’abord, ses concepteurs doivent accéder au réseau des installations visées. Une infrastructure sensible n’est presque jamais connectée à internet, ce qui rend les attaques en ligne impossibles. Dans le cas de Bouchehr, le ver a sans doute été inoculé par des clés USB infectées qu’une agence de renseignements étrangère aurait installées en secret lors de la construction du réacteur par des ingénieurs russes. Le ver peut alors prendre le contrôle de l’ordinateur et exploiter les ressources de celui-ci pour assurer sa reproduction. « Et là, poursuit Langner, vous êtes dans de sales draps. Stuxnet peut s’infiltrer dans les systèmes de contrôle de l’usine. » Impossible, dès lors, de l’arrêter. « Même si les ingénieurs découvrent son existence et déconnectent leurs ordinateurs portables, le ver est programmé pour poursuivre son attaque. »

Comment les gouvernements occidentaux entendent-ils se protéger contre pareille menace? À Washington, on redoute depuis longtemps que des hackers réussissent à voler des secrets industriels ou gouvernementaux. On craint aussi le développement d’une « petite » cybercriminalité, comme le vol de données bancaires. Mais Stuxnet a ravivé la crainte d’une guerre informatique de grande ampleur au cours de laquelle des infrastructures vitales seraient détruites.

Patron du nouveau centre chargé de défendre le Pentagone contre ce type d’attaques, le général Keith Alexander le reconnaît volontiers: un nouveau Stuxnet pourrait provoquer une « catastrophe majeure ». Les dirigeants américains affirment aussi vouloir protéger le secteur privé, mais beaucoup doutent qu’ils tiennent leur promesse. « Logiquement, c’est notre boulot de protéger les infrastructures privées du pays, commente Richard Clarke, un ancien responsable de la lutte antiterroriste. Hélas, le gouvernement n’a pas de politique en ce domaine… » Plusieurs officiers supérieurs mettent notamment en garde contre la très grande vulnérabilité des centrales hydroélectriques occidentales.

Les grandes puissances (États-Unis, Chine, Russie) pourraient décider conjointement de fixer des règles du jeu, comme elles le font pour lutter contre la prolifération nucléaire. « Nous savons que nous pouvons nous causer mutuellement de graves dommages, et personne n’y a intérêt », résume un ancien conseiller de Barack Obama. Il n’empêche: toutes les tentatives de la Maison Blanche pour parvenir à un accord ont échoué. Et les soupçons qui pèsent sur Israël, allié des États-Unis, à propos de Stuxnet ne vont pas arranger les choses.

Autre difficulté: « Comment riposter à ces cyberattaques alors qu’il est quasi impossible d’en déterminer la provenance? » s’interroge William Lynn, le secrétaire adjoint américain à la Défense.

Toutes ces questions vont assurément dominer les débats sur la sécurité mondiale au cours de la prochaine décennie. Mais dans l’immédiat, il s’agit avant tout d’évaluer l’ampleur des dégâts que Stuxnet a infligés aux Iraniens. S’ils sont importants et ont frappé leur programme nucléaire, Américains, Israéliens et Européens se frotteront les mains. Il n’y aurait pourtant pas de quoi se réjouir. Car cela signifierait que la guerre de l’informatique vient de commencer. 

* Logiciel malveillant qui, contrairement à un virus informatique, n’a pas besoin d’un programme hôte pour se reproduire et s’infiltrer dans les systèmes de contrôle des installations industrielles. Son objectif est d’espionner l’ordinateur dans lequel il se trouve, de détruire ses données et/ou d’envoyer de multiples requêtes vers un serveur internet dans le but de le saturer.

Olivier MONTULET

« Si un homme pervers vous apporte une nouvelle, vérifiez-en la teneur, de crainte de faire du tort à des innocents, par ignorance, et d’en éprouver ensuite des remords »

 Les Appartements, 49.6., Coran

« Quelque critiques que puissent être la situation et les circonstances où vous vous trouvez, ne désespérez de rien; c’est dans les occasions où tout est à craindre, qu’il ne faut rien craindre; c’est lorsqu’on est environné de tous les dangers, qu’il n’en faut redouter aucun; c’est lorsqu’on est sans aucune ressource, qu’il faut compter sur toutes; c’est lorsqu’on est surpris, qu’il faut surprendre l’ennemi lui-même »

Sun-Tse, L’Art de la Guerre

« La liberté commence où l’ignorance finit »

Victor Hugo 

Optimisme

L'état providence en fait c'est l'Etat qui renfloue les banques et qui s'endette auprès d'elles en payant des intérêts usuriers pour emprunter l’argent qu’il leur a donné.

Message de l'auteur

"Ce message vous est adressé à titre et usage privés exclusivement. Seuls les textes signés de ma plumes sont publics et libres de droits pour autant que l'usage n'en déforme pas les propos (« Le droit de chercher la vérité implique aussi un devoir.

On ne doit cacher aucune partie de ce qui a été reconnu comme étant vrai » Albert Einstein) et que mon nom soit cité."

James Blitz, Joseph Menn et Daniel Dombey (FT)

19/11/2010


2-2 Robert Gates met les points sur les I à Netanyahou en ce qui concerne l'Iran.

Le moins que l'on puisse dire est que Netanyahou est vraiment la bonne grosse marionnette du Klan sioniste planqué à Washington. Chaque fois que vous le voyez se rendre aux Etats-Unis, il va chercher les "ordres". Là-bas, ils vont lui tracer la "Feuille de route" à suivre pour la colonisation d'abord. Il va lui être intimé l'ordre de ne pas stopper quoique ce soit dans le processus colonial. Ils ont dû remarquer qu'il avait eu un "léger flottement" lorsqu'il a proposé "un gel de la colonisation contre la reconnaissance d'un Etat du Peuple juif." Qui peut être dupe de ce marché de maquignon ? Comme déjà expliqué Netanyahou n'a été choisi que pour les "casseroles" qu'il se trimballe. Selon la Bible Protocolaire des machiavéliques pervers dont nous avons déjà parlé ICI :

Pour arriver à de tels résultats, nous prendrons nos mesures, afin qu'on nomme des présidents ayant à leur passif un scandale..., ou quelque autre affaire louche du même genre. Un président de cet acabit sera le fidèle exécuteur de nos plans, parce qu'il craindra d'être découvert, et sera dominé par cette peur qui s'empare toujours d'un homme parvenu au pouvoir et qui désire vivement conserver les privilèges et les honneurs que lui confère sa haute charge.

 Nous donnerons ce pouvoir au président responsable, qui sera comme une marionnette entre nos mains.  Protocole VI 

Netanyahou possède tous les atouts pour être servile aux "Maîtres d'oeuvre". D'abord parce que c'est un corrompu de nature. Un individu superficiel sans intelligence que l'on peut facilement acheter. Il aime le luxe, la grande vie, parader, jouer les gros bras alors qu'il n'est qu'un ventre mou. Comme le trois-quart des sionistes qui lui ressemblent. C'est un faiblard doublé d'un menteur et d'un hypocrite. En haut lieu, ils savent très bien qu'il peut s'asseoir sur son Honneur sans problème, dire une chose et son contraire, promettre et ne pas tenir, passer pour un con aux yeux de la communauté internationale, cela ne le dérangera pas du tout.

Dans un avenir proche, nous rendrons le PRESIDENT RESPONSABLE. Nous APPLIQUERONS HARDIMENT alors, et SANS SCRUPULES, LES PLANS DONT NOTRE "DUMMY" (CELUI QUI FAIT LE "MORT" au whist) sera responsable.   

Ceux qui croient que les Protocoles sont des faux se trompent lourdement. C'est la Feuille de route de la Caste qui a posé son grappin sur les juifs dans le seul but de profiter d'eux, de leur nuire et en suivant profiter et nuire au monde entier. Netanyahou n'est qu'un pantin manipulable à souhait. A cause de ses magouilles d'abord et de sa personnalité insipide en second.   

Des présidents responsables réduits au rôle de pantins. 

Nous donnerons ce pouvoir au PRESIDENT RESPONSABLE, QUI SERA COMME UNE MARIONNETTE ENTRE NOS MAINS...  

Netanyahou peut ramener sa grosse fraise en Israël et jouer les importants, il n'est rien d'autre qu'un jouet aux mains de l'Armée et des services secrets, bras armés du sionisme... dont chaque membre est endoctriné depuis son plus jeune âge pour servir la NATION. Ils sont autour de lui pour le cantonner dans son rôle de mounaque, prendre les décisions à sa place et appliquer le programme qui vient de Washington. 

Fonctionnaires serviles

Nous choisirons parmi le public des ADMINISTRATEURS AUX TENDANCES SERVILES. Ils seront INEXPERIMENTES DANS L'ART DE GOUVERNER. Nous LES TRANSFORMERONS FACILEMENT EN PIONS SUR NOTRE ECHIQUIER où ils seront MUS PAR NOS SAVANTS ET SAGES CONSEILLERS, TOUT SPECIALEMENT FORMES DES LA PLUS TENDRE ENFANCE pour le gouvernement du monde.   

Et si jamais Netanyahou s'égare, c'est-à-dire s'il prend des décisions qui ne sont pas prévues dans le "programme" -malgré les conseils des "agents de Sion"- alors il reçoit un coup de téléphone de Washington où il lui est explicitement demandé de rappliquer là-bas, sans rechigner et dare-dare, où ils lui mettront les points sur les I.   

Tout ceux qui soutiennent la Palestine ou qui se disent pour la Paix entre les Peuples ignorent cette dimension de l'Organisation qui chapeaute l'ensemble du processus dit "sioniste". Juifs ou non-juifs. Sionistes ou non-sionistes. Ils sont toujours dans leur petit nuage, plus de soixante-ans après l'implantation de cet appareillage en Palestine. Ils font semblant d'ignorer que cette "Entreprise" ne veut pas de Palestine. Ils continuent de se noyer dans l'Illusion. La Vérité leur fait peur. Et pourtant, la Vérité est celle-là. La Palestine n'est pas prévue au programme. C'est d'ailleurs l'unique raison qui fait que la colonisation n'a jamais cessé et va toujours grandissant. Un aveugle y verrait. Mais comme tout le monde ignore le Plan du Sommet, tout le monde continue d'espérer connement comme s'il y avait quelque chose à espérer de ceux qui veulent mener le monde à sa perte.   

Car le problème de la Palestine n'est que l'arbre qui cache la forêt. Il est, en effet, le moyen qui permettra aux Planificateurs de déclencher la 3ème guerre mondiale comme ils ont programmé les deux premières. Tout ce qu'ils font est calculé. Voilà pourquoi Netanyahou fanfaronne en disant aux colons que "l'Amérique ne se mettra pas en travers de notre chemin, on en fait ce qu'on en veut." C'est ce qu'il croit stupidement. Mais ceux qui le commandent savent très bien que pour réussir, ils seront obligés de passer en force. Ce qui inévitablement se traduira par des tensions de plus en plus fortes venant de tous les pays du monde, y compris de l'Amérique. Voilà pourquoi Robert Gates s'est permis de remettre les pendules à l'heure à la marionnette du Sionisme, en ce qui concerne les pressions demandées sur l'Iran.  

Mais les tensions, les récriminations ou toute autre forme de contestation contre l'Entreprise Sionisme ne feront qu'accentuer sa rage de poursuivre ce qui a été commencé. Leur Plan l'exige. Reprendre tous les territoires liés à l'Histoire Mythique, s'emparer de Jérusalem. Il y a un troisième point très important pour eux dont nous ne parlerons pas ici mais qui concerne la Rédemption des Juifs. Voilà pourquoi ils tiennent tout particulièrement à les parquer là-bas tout comme ils tiennent à ce que l'Etat soit "juif" et non israélien. Celui qui ignore l'Histoire Mythique ignore également l'Histoire Mystique. Bref. L'avenir s'annonce lugubre car pour mener à bien leur Plan, ils vont être obligés d'utiliser tout un tas de subterfuges, false-flags, attentats, et autres moyens de convaincre les récalcitrants, tout en faisant porter le chapeau aux Musulmans, cela va de soi. Nous en avons déjà un aperçu avec les incessantes apparitions de ben Laden qui gît à six pieds sous terre depuis belle lurette ou les menaces d'attentats sur l'Europe, et notamment dans les pays qui ne se conforment pas à leurs dicktats.

Lorsque les chefs d'Etat ont le malheur de ne pas aller dans leur sens, il y a toujours rétorsion. Observons ce qui va se passer là, après la réplique de Gates à Netanyahou. Il faut s'attendre à des attentats en Irak, à des soldats américains tués en Afghanistan ou à tout autre action dans ce genre. Car c'est ainsi que fonctionne la Cohorte qui trône au sommet du monde.

Mais malheureusement tout le monde est aveugle et sourd à cette menace. Et cette ignorance sert les manipulateurs.   

Washington en désaccord avec Tel-Aviv 

L'administration Obama rejette les prétentions du premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou selon lesquelles une menace militaire « crédible » doit nécessairement être brandie pour empêcher le régime iranien de développer une bombe nucléaire. 

« Je ne serais pas d'accord pour dire que seule une menace militaire crédible peut forcer l'Iran à prendre des mesures pour mettre fin à son programme d'armes nucléaires », a déclaré le secrétaire à la Défense Robert Gates.

« Nous sommes prêts à faire ce qui est nécessaire, mais en ce moment, nous continuons de penser que l'approche économique et politique que nous avons adoptée a en fait un impact sur l'Iran », a précisé M. Gates, lundi, lors d'une conférence de presse donnée à Melbourne, en Australie.

Les États-Unis affirment qu'ils n'écartent pas l'idée de recourir à la force contre l'Iran, mais ne croient pas qu'il s'agisse de la meilleure option. Washington cherche plutôt à conclure un marché en vertu duquel les puissances occidentales enrichiraient l'uranium produit en Iran afin de lui fournir du combustible pour ses centrales nucléaires civiles.

Des discussions à ce sujet entre Téhéran et le groupe 5 + 1 (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité et l'Allemagne) pourraient reprendre bientôt. Un projet d'entente semblable a avorté l'an dernier.

Processus de paix bloqué

L'appel en faveur d'une menace militaire crédible a été lancé dimanche par le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, lors d'une rencontre avec le vice-président américain Joe Biden à La Nouvelle-Orléans, en Lousiane.

« La seule manière de s'assurer que l'Iran n'obtienne pas d'armes nucléaires est de brandir une menace crédible d'action militaire contre lui s'il n'arrête pas sa course à la bombe atomique », a dit M. Nétanyahou à Joe Biden, selon un haut responsable israélien, qui a requis l'anonymat.

Selon le porte-parole du premier ministre israélien, Mark Regev, M. Nétanyahou a aussi affirmé à Joe Biden que « les sanctions sont importantes et augmentent la pression contre l'Iran ». « Jusqu'a présent, il n'y pas eu de changement dans la conduite de l'Iran et une augmentation de la pression internationale est nécessaire », a ajouté le premier ministre.

Lors d'un discours prononcé devant l'Assemblée générale des fédérations juives d'Amérique du Nord après sa rencontre avec M. Nétanyahou, M. Biden a déclaré : « Nous continuons de rechercher une solution pacifique et espérons que les leaders iraniens reconsidéreront leur ligne de conduite destructrice ». Il a ajouté que les États-Unis étaient fermement résolus à empêcher l'Iran de fabriquer une arme nucléaire.

Le régime iranien affirme qu'il développe son programme nucléaire à des fins strictement civiles. Les puissances occidentales sont cependant sceptiques et ont adopté plusieurs séries de sanctions contre Téhéran afin de le forcer à coopérer avec la communauté internationale, et notamment avec l'Agence internationale de l'énergie atomique.

Les affirmations du premier ministre israélien surviennent au moment où les négociations avec les Palestiniens, que souhaite Washington, sont au point mort.

La relance du processus de paix, fin août, aux États-Unis, s'est arrêtée un mois plus tard lorsqu'un moratoire sur les constructions dans les colonies juives de Cisjordanie a expiré. Les Palestiniens refusent de négocier tant que des colons israéliens continuent de construire sur leurs terres.

Rencontre avec Ban Ki-moon

Le premier ministre Nétanyahou doit lui-même s'adresser à l'assemblée générale des fédérations juives. Il se rendra ensuite à New York pour s'entretenir avec le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon. Il compterait notamment s'opposer à une éventuelle déclaration unilatérale d'indépendance des Palestiniens.

Le New York Times a récemment révélé que les autorités palestiniennes préparent cette option en coulisse, étant donné le blocage dans les négociations de paix.

M. Nétanyahou rencontrera la secrétaire d'État Hillary Clinton jeudi. Il ne rencontrera cependant pas le président Barack Obama, qui effectue une tournée de 10 jours en Asie.

Sources Radio Canada

Posté par Adriana Evangelizt

Mardi 9 novembre 2010 2 09

http://palestine.over-blog.net/article-robert-gates-met-les-points-sur-les-i-a-netanyahou-en-ce-qui-concerne-l-iran-60636576.html


2-3 Michel Chossudovsky : Un mouvement anti-guerre à l'envers : la « voie humanitaire » vers la guerre nucléaire ?
 Militance anti-guerre bidon : la « voie humanitaire » vers la guerre nucléaire ?

Certaines guerres étasuniennes sont catégoriquement condamnées, alors que d’autres sont présentées comme des « interventions humanitaires ». Une part significative du mouvement antiguerre étasunien condamne la guerre mais appuie la campagne contre le terrorisme international, qui constitue le fondement de la doctrine militaire des États-Unis.

La théorie de la « guerre juste » a servi à camoufler la nature de la politique étrangère étasunienne, tout en procurant un visage humain aux envahisseurs. Autant dans sa version classique que contemporaine, la théorie de la guerre juste préserve l’idée de la guerre comme « opération humanitaire ». Elle appelle à l’intervention militaire pour des raisons éthiques et morales contre les « insurgés », les « terroristes » et les « États faillis » ou « voyous ».

Enseignée dans les académies militaires étasuniennes, une version moderne de la théorie de la guerre juste a été incorporée dans la doctrine militaire des États-Unis. La « guerre au terrorisme » et la notion de « préemption » sont fondées sur le droit à l’« autodefense ». Elles définissent « quand il est permissible de faire la guerre » : jus ad bellum.

Le jus ad bellum a servi à fabriquer un consensus au sein des structures de commandement des Forces armées. Elle a également aidé à convaincre les troupes qu’elles se battent pour une « cause juste ». De manière plus générale, dans sa version moderne, la théorie de la guerre juste fait partie intégrante de la propagande guerrière et de la désinformation médiatique, pratiquées dans le but d’obtenir l’appui du public pour un programme de guerre. Avec Obama comme lauréat du prix Nobel de la paix, la guerre juste est maintenant acceptée universellement, défendue par la soi-disant communauté internationale.

Le but ultime est d’assujettir les citoyens, de dépolitiser complètement la vie sociale aux États-Unis, d’empêcher les gens de penser et de conceptualiser, d’analyser les faits et de contester la légitimité de la guerre menée par les États-Unis et l’OTAN.

« La guerre devient la paix », « une entreprise humanitaire » qui en vaut la peine, et la dissidence pacifique devient de l’hérésie.

L’éclatement de la guerre en Yougoslavie en mars 1999 a été à maints égards un point tournant dans le développement de la « guerre juste » menée pour des « raisons humanitaires ». De nombreux secteurs de la gauche, en Amérique et en Europe de l’Ouest ont embrassé le concept de la « guerre juste ». Bien des organisations « progressistes » ont défendu ce qu’ils percevaient comme une « guerre humanitaire » visant à protéger les droits des Albanais du Kosovo. La guerre a été décrite comme une guerre civile plutôt que comme une invasion et un bombardement menés par les États-Unis et l’OTAN.

Au plus fort des bombardements de l’OTAN, plusieurs auteurs « progressistes » ont décrit l’Armé de libération du Kosovo (ALK) comme une armée de libération nationaliste de bonne foi, dévouée à la defense des droits civils des Albanais kosovars. L’ALK était une organisation terroriste soutenue par la CIA et liée au crime organisé. Sans preuves, on a présenté le gouvernement yougoslave comme responsable du déclenchement d’une crise humanitaire au Kosovo. Dans les termes du professeur Richard Falk :

La guerre du Kosovo était une guerre juste car elle a été entamée pour éviter un cas probable de

 « nettoyage ethnique » entrepris par le leadership serbe de l’ancienne Yougoslavie et elle a réussi à donner au peuple du Kosovo l’opportunité d’un avenir pacifique et démocratique. Il s’agissait d’une guerre juste, bien qu’elle ait été lancée illégalement, sans l’autorisation des Nations Unies, et même si la façon dont elle a été menée a indûment causé des pertes civiles chez les Kosovars et les Serbes, tout en minimisant le risque de décès ou de blessures du côté de l’OTAN ». (Voir http://www.wagingpeace.org/articles/2003/08/01_falk_interview.htm)

Comment une guerre peut-elle être « juste » lorsqu’elle « est entreprise illégalement » et qu’elle entraîne la mort d’hommes, de femmes et d’enfants?

Une guerre illégale, qui constitue un acte criminel, est justifiée comme étant une entreprise humanitaire.

Plusieurs médias progressistes ont pris le train en marche en condamnant sans preuves le « régime Milosevic », tout en excusant la guerre menée par l’OTAN et en exprimant un appui mitigé pour l’ALK. Stephen Shalom l’exprimait ainsi, dans un article de ZNet :

« Je sympathise avec l’argument suivant : si les gens [de l’ALK] veulent se battre pour leurs droits, s’ils ne demandent pas à d’autres de le faire pour eux, alors les armes qui les aideront à réussir devraient leur être fournies. Un tel argument me semblait convainquant relativement à la Bosnie. » (Cité dans Michael Karadjis, Bosnia, Kosova & the West, Resistance Books, 2000, p. 170).

Human Rights Watch (HRW), connu pour son appui à la politique étrangère étasunienne, a « fortement conseillé un changement de régime en Yougoslavie, soit par la mise en accusation du président Slobodan Milosevic ou par une guerre étasunienne qui aurait le même résultat ». (Edward S. Herman, David Peterson et George Szamuely, Yugoslavia: Human Rights Watch in Service to the War Party, Global Research, 9 mars, 2007). Selon un article de Fred Abrahams de HRW publié par le New York Herald Tribune :

[L]’incapacité de la communauté internationale à punir Milosevic pour des crimes commis en Croatie et en Bosnie a envoyé le message qu’il pourrait récidiver et s’en sortir à nouveau impunément. Il est maintenant évident que l’on ne peut pas se fier à l’homme qui a déclenché ces conflits pour les faire cesser. (Fred Abrahams, "The West Winks at Serbian Atrocities in Kosovo," International Herald Tribune, 5 août, 1998. Cité dans Edward S. Herman et al, op. cit.)

Punir un chef d’État en faisant la guerre à son pays?

En 1999, Milosevic était qualifié de « boucher de Belgrade » par l’hebdomadaire britannique « progressiste » The Observer (Voir Peter Beaumont et Ed Vulliamy, Ten years on, the end of the line, The Observer, 24 juin 2001) 

Le même raisonnement a été mis de l’avant relativement à Saddam Hussein durant les mois qui ont mené au bombardement et à l’invasion de l’Irak en mars 2003. Saddam Hussein a été décrit par le même auteur du London Observer comme le « boucher de Bagdad » :

Le rédacteur en chef aux affaires étrangères, Peter Beaumont, décrit l’enfance de Saddam dans la solitude, son bain de sang vers le pouvoir et son mauvais calcul fatal concernant ses ennemis étrangers. (Voir Peter Beaumont. The death of Saddam Hussein, The Observer, dimanche 31 décembre, 2006)

Entre-temps, on mentionne rarement les noms des « bouchers de Washington, de Londres et de Bruxelles » qui ont mené une « guerre juste » contre les peuples de la Yougoslavie, de l’Afghanistan, de la Palestine et de l’Irak.

Faux activisme antiguerre : présenter l’Iran comme une menace nucléaire

Nombreux sont ceux dans le mouvement antiguerre qui, tout en blâmant l’administration étasunienne, condamnent aussi le gouvernement du président Ahmadinejad pour sa position belliqueuse envers Israël. Le raisonnement jus ad bellum ayant servi de prétexte au bombardement de la Yougoslavie pour des raisons humanitaires est désormais appliqué à l’Iran.

Le président Ahmadinejad voudrait qu’Israël soit « rayé de la carte », comme le rapportait le New York Times pour la première fois en octobre 2005 :

Le nouveau président conservateur iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a dit mercredi qu’Israël doit être « rayé de la carte » et qu’il serait détruit par les attaques des Palestiniens, selon l’agence de presse ISNA.

Ahmadinejad parlait à un public d’environ 4000 étudiants à une émission nommée « Le monde sans sionisme » […] Son ton évoquait les débuts de la révolution islamique iranienne en 1979. Depuis ce temps, l’Iran et Israël sont des ennemis jurés et les slogans anti-Israël sont fréquents lors de rassemblements. (Voir Nazila Fathi, Wipe Israel 'off the map' Iranian says - The New York Times, 27 octobre 2005)

Le commentaire « rayé de la carte » attribué au président iranien n’a jamais été fait. La rumeur a été fabriquée par les médias étasuniens dans le but de discréditer le chef d’État et de fournir une justification pour mener une guerre totale contre l’Iran :

Le 25 octobre 2005 [...] le président iranien nouvellement élu Mahmoud Ahmadinejad a fait un discours à une émission intitulée « Le monde sans sionisme » […]

Avant de se pencher sur la remarque tristement célèbre, il est important de noter que la « citation » en question en était déjà une : ce sont les mots de feu l’ayatollah Khomeini, le père de la révolution islamique. Bien qu’il ait cité Khomeini pour affirmer sa propre position face au sionisme, les mots exacts sont de Khomeini, pas d’Ahmadinejad. Par conséquent, on a attribué à Ahmadinejad (ou blâmé celui-ci pour) une citation qui non seulement n’est pas originale, mais qui représente également un point de vue qui existait déjà bien avant qu’il n’arrive au pouvoir.

LA CITATION EXACTE :

Alors qu’est-ce qu’Ahmadinejad a dit exactement ? Pour citer ses termes exacts en farsi :

« Imam ghoft een rezhim-e ishghalgar-e qods bayad az safheh-ye ruzgar mahv shavad. »

Pour la plupart des gens, ce passage ne voudra rien dire, mais un des mots évoquera peut-être quelque chose : rezhim-e. Il s’agit du mot « régime », qui se prononce comme en français avec le son « eh » ajouté à la fin. Ahmadinejad n’a pas fait référence à Israël en tant que pays, ou en tant que masse terrestre, il a fait référence au régime israélien. Cette distinction est considérablement significative, puisqu’on ne peut pas rayer un régime de la carte. Ahmadinejad ne mentionne même pas Israël, il utilise plutôt spécifiquement la phrase « rezhim-e ishghalgar-e qods » (le régime occupant Jérusalem).

Cela soulève donc la question suivante : que voulait-il donc « rayer de la carte »? La réponse est : rien. Et ce, parce que le terme « carte » n’a jamais été utilisé. Le terme « carte », « nagsheh » en persan, n’apparaît nulle part dans sa citation originale en persan, ni d’ailleurs dans tout son discours. Le terme occidental « rayer » n’a pas non plus été dit. Pourtant, on est porté à croire que le président de l’Iran a menacé de « rayer Israël de la carte », même s’il n’a jamais prononcé les mots « carte », « rayer » ou même « Israël ».

LA PREUVE :

La citation complète traduite littéralement en français est : « L’Imam a dit que ce régime occupant Jérusalem doit disparaître de la page du temps. »

Voici la traduction mot-à-mot : 

Imam (Khomeini) ghoft (a dit) een (ce) rezhim-e (régime) ishghalgar-e (occupant) qods (Jérusalem) bayad (doit) az safheh-ye ruzgar (la page du temps) mahv shavad (disparaître de).

La transcription complète du discours en farsi, archivée sur le site web d’Ahmadinejad, est disponible à l’adresse ci-dessous :

www.president.ir/farsi/ahmadinejad/speeches/1384/aban-84/840804sahyonizm.htm  

(Voir l’article détaillé d’Arash Norouzi, Israel: "Wiped off The Map". The Rumor of the Century, Fabricated by the US Media to Justify An All out War on Iran , Global Research, 20 février 2007)

Ce soi-disant commentaire, « rayer Israël de la carte », a non seulement servi à justifier une attaque préemptive contre l’Iran, mais aussi à assujettir et contenir le mouvement antiguerre.

Alors que le danger d’une guerre totale contre l’Iran est préoccupant, il ne représente pas une priorité pour les mouvements antiguerre étasunien, canadien et européen. Aux États-Unis, il y a très peu d’événements antiguerre axés sur les menaces des États-Unis et d’Israël contre l’Iran. (Voir Main US antiwar collective: United for Peace & Justice : IndexUnited for Peace & Justice : Events).

Par ailleurs, une campagne menée par United Against Nuclear Iran (Unis contre un Iran nucléarisé) est en cours, appelant le président Obama et le Congrès étasunien à empêcher l’Iran de développer des armes nucléaires. (Voir la page d’accueil d’UANI). Le collectif UANI, fondé par des personnes nommées par Obama, Richard Holbrooke et Gary Samore, prétend inclure « des organismes humanitaires et défendant les droits humains, le mouvement syndical, des organisations locales et à la defense d’intérêts politiques ». (Coalition | UANI)   

Exception faite de la désapprobation d’Arash Norouzi, nombreux sont ceux dans le mouvement antiguerre qui, tout en condamnant les États-Unis, continuent de croire que l’Iran constitue une menace et que la solution consiste en un « changement de régime ». Le financement des ONG (lesquelles sont des membres constituants d’importants collectifs antiguerre) par des organismes de charité et des fondations privées exonérés d’impôts, a également contribué à l’affaiblissement du mouvement antiguerre par rapport à l’Iran. De nombreux activistes perçoivent ce pays comme un agresseur potentiel. Ses armes nucléaires inexistantes sont considérées comme une menace à la sécurité mondiale.

Une guerre préventive (« preemptive ») contre l’Iran à l’aide d’armes nucléaires tactiques étasuniennes est sur la planche à dessin du Pentagone depuis le milieu de l’année 2003. Le président Obama et la secrétaire d’État Hillary Clinton ont tout deux déclaré que « toutes les options sont sur la table », incluant l’utilisation d’armes nucléaires contre l’Iran, sans réaliser que l’utilisation de ces armes pourrait conduire l’humanité à une guerre nucléaire mondiale, comme l’a souligné Fidel Castro dans un récent discours :Il existe aujourd’hui un risque imminent de guerre impliquant ce genre d’arme et je n’ai pas le moindre doute qu’une attaque des États-Unis et d’Israël contre la République islamique d’Iran se transformerait inévitablement en conflit nucléaire mondial. (Fidel Castro Ruz, VIDEO: Message de Fidel contre la guerre nucléaire: "Dans une guerre nucléaire, le dommage collatéral serait la vie humaine, l'existence même de l'humanité.", Mondialisation.ca, 21 octobre 2010)

La guerre et l’économie

L’économie de guerre est présentée comme un moyen de générer de l’emploi. Au plus fort d’une crise économique, on demande aux syndicats non seulement de faire semblant de promouvoir la création d’emploi dans l’industrie de la defense, mais aussi d’assouplir leur position antiguerre. Ironie amère du sort, selon le Washington Post une guerre contre l’Iran aurait aussi l’avantage de résoudre la crise économique et de déclencher une « reprise économique de guerre ».

« Quoi d’autre pourrait avoir un impact sur l’économie? La réponse est évidente, mais ses implications sont effrayantes. La guerre et la paix influencent l’économie.

Revenons à FDR et à la Grande dépression. Qu’est ce qui a résolu la crise économique? La Seconde Guerre mondiale.

C’est là qu’Obama semble triompher. À l’aide d’un fort appui républicain au Congrès pour contester les ambitions de l’Iran de devenir une puissance nucléaire, il peut passer beaucoup de temps en 2011 et 2012 à orchestrer une confrontation avec les mollahs. Cela l’aidera sur le plan politique puisque le parti de l’opposition l’incitera à aller dans cette direction. Puis, lorsque la tension montera et que nous accélérerons les préparations de guerre, l’économie se portera mieux.

Certes, je ne suggère pas que le président provoque une guerre pour être réélu. Cependant, la nation se ralliera à Obama dans ce cas puisque l’Iran représente la plus grande menace pour le monde en ce jeune siècle. S’il arrive à confronter cette menace et à contenir les ambitions nucléaires de l’Iran, il aura rendu le monde davantage sécuritaire et pourra être vu comme l’un des présidents les plus prospères de l’histoire. »

(David Broder, The War Recovery, Washington Post, 31 octobre 2010) 

4 nov. 2010
Article original en anglais : 
Fake Anti-war Activism. The "Humanitarian Road" Towards an all out Nuclear War ?, publié le 4 novemebre 2010.
Traduction par Julie Lévesque pour Mondialisation.ca. [j'ai remplacé sa trad du titre "Un mouvement antiguerre à l’envers" que je trouve ambiguë, par une traduc plus litérale de "Fake Antiwar Activism"" - RM]

 

Michel Chossudovsky est directeur du Centre de recherche sur la mondialisation et professeur émérite de sciences économiques à l'Université d'Ottawa.

 Il est l'auteur de Guerre et mondialisation, La vérité derrière le 11 septembre et de la Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre mondial (best-seller international publié en 12 langues).  

Michel Chossudovsky est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.  

Michel Chossudovsky est directeur du Centre de recherche sur la mondialisation et professeur émérite de sciences économiques à l’Université d’Ottawa. Il est l’auteur de Guerre et mondialisation, La vérité derrière le 11 septembre et de la Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre mondial (best-seller international publié en 12 langues).

Articles de Michel Chossudovsky publiés par Mondialisation.ca

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=21855


   
    

  

n°62 -Dossier d'Iran - 25-11 - :Fint - La Syrie et l'Iran "subissent des pressions et font l'objet de complots" de la part des occidentaux.


n°62   -Dossier d'Iran -  25-11 - :Fint - La Syrie et l'Iran "subissent des pressions et font l'objet de complots" de la part des occidentaux.



Dossier d'Iran   n°62 du 25-11

                                C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "dossier d'Iran" est  visible  sur les blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/  

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

 

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

http://www.palestine-solidarite.org/journaux.CathyetMarc.htm 

cette page est accessible depuis la page d'accueil ( http://www.palestine-solidarite.org/ ) colonne de gauche.

 

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :  

3 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

3-1 Fabdany : Décryptage de la stratégie militaire iranienne.

3-2 Dmitri Zaks : La Russie dit à l'Iran de conserver des ambitions nucléaires pacifiques.

3-3 Lahouari Addi : Le « harki du système » et la croisade contre l'Iran.

4  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

4-1 Jeffrey Blankfort : Israël est la menace la plus immédiate au futur de notre planète.

 



3 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

Des articles pour mieux connaître l'Iran

3-1 Fabdany : Décryptage de la stratégie militaire iranienne.

Comme je l’avais annoncé dans le billet précédent de la série L’Iran pour les nuls, voici un billet sur la stratégie militaire iranienne, basée sur des tactiques innovantes et soutenant les objectifs impériaux de l’Iran.

Afin d’illustrer le propos sur la stratégie militaire de l’Iran, il me parait avant tout nécessaire de faire un état des lieux des capacités de ses forces armées avant de détailler la façon dont elles pourraient être mises en oeuvre. J’avais décrit succintement les composantes des forces armées iranienne dans un précédent billet. Mais il me semble nécessaire de faire un rapide rappel.

Les iraniens comptent plus sur leur defense anti-aérienne que sur la capacité de leur armée de l'air à défendre leur ciel.

Depuis la disparition de l’armée de Saddam Hussein, l’Iran est devenu le pays disposant de la plus grande armée du Moyen-Orient, avec environ un million de personnels, répartis entre l’Armée (Artesh, comptant pour 3/4 des effectifs ) et le Corps des Gardiens de la Révolution (CGRI ou pasdaran, comptant pour 1/4). L’Iran a perdu beaucoup de ses capacités militaires après la guerre Iran-Irak et oeuvre à les reconstruire depuis. Son armée de l’air et sa marine sont mal équipées et peu nombreuses (matériel conventionnel vieillissant ou obsolète). Pour pallier la faiblesse de la defense de son espace aérien, l’Iran a fait de la defense anti-aérienne une armée à part entière en 2009.

La réorganisation des forces armées est en cours depuis plusieurs années pour permettre aux forces armées iraniennes d’atteindre plus aisément leurs objectifs. Ces objectifs sont avant tout ceux de n’importe quelle autre armée du monde : la protection du territoire national. Le gouvernement iranien considère aussi la sécurité intérieure comme particulièrement importante (le CGRI a pour objectif de « défendre la révolution islamique », comme son nom l’indique. Ils sont assistés par le corps des volontaires des Bassijis, qui assurent le respect des règles sociales imposées par la république islamique).

L’Armée iranienne est sous le commandement suprême du Guide de la Révolution, l’Ayatollah Ali Khamenei. C’est un organe sous son autorité, appelé Conseil Suprême de Sécurité nationale qui est en charge de toutes les politiques de defense, de l’organisation des forces armées, de leur coordination et du renseignement. Ce conseil est présidé par le président de la république, Mahmoud Ahmadinejad (une liste des membres peut être consultée ici).

Pour pallier à son isolement international et aux faiblesses de ses capacités conventionnelles, l’Iran a développé des tactiques militaires innovantes depuis une vingtaine d’années. Puisque les iraniens ne pourraient pas faire face à une attaque conventionnelle d’Israël ou des Etats-Unis, ils ont choisi dans leur stratégie de développer des capacités de guerre asymétrique en mettant à profit l’expérience acquise par le CGRI dans les années 1980.

Parmi ces tactiques de guerre innovantes, citons la tactique « en essaim ». Comme dans la nature quand des petits animaux (guêpes, fourmis, loups…) allient vitesse de frappe et attaque simultanée pour venir à bout d’animaux plus gros qu’eux ; les iraniens ont compris que l’utilisation d’armes peu élaborées pouvait occasionner de lourds dégâts. Ainsi comptent-ils s’attaquer aux grands navires de guerre étrangers et aux supertankers, s’ils devaient répondre à une attaque par la mer. Les gardiens de la révolution disposent de petits bateaux rapides dans le Golfe Persique, dont la dangerosité a été prouvée en 2008 lors de l’incident avec un navire de guerre américain.

Les autres tactiques employées par l’Iran reposent sur des principes simples et efficaces :

  • l’art du secret ;
  • être à la pointe de la technologie ;
  • la maitrise des explosifs ;
  • la crédibilité comme force de dissuasion.

L’art du secret tel qu’il est pratiqué en Iran ne se résume uniquement pas au secret-defense des militaires. Il s’agit plutôt d’un trait culturel qu’on retrouve chez les chiites iraniens, dérivant d’une doctrine religieuse, la tariqa (dissimulation), autorisant un fidèle chiite à dissimuler ses croyances religieuses en cas de danger. Je détaillerais ce point dans mon prochain billet au sujet des spécifités du chiisme iranien. Revenons aux tactiques militaires. Les iraniens sont donc passés maîtres dans l’art d’échapper à la surveillance et aux bombardements. Ils ont pour cela enterrés de nombreuses installations (lance-missiles, lance-roquettes) ou ont fait en sorte de les installer dans des bâtiments civils au coeur de zones urbaines pour être indétectables ou inattaquables sans de lourdes pertes parmi les civils. Les communications sont fortement sécurisées, et les sujets importants seront plutot discutés en face à face, comment cela été fait dès la guerre Iran-Irak.

Etre à la pointe de la technologie permet aux forces armées iraniennes de pallier leurs insuffisances par ailleurs. L’accent n’est pas mis sur les matériels de guerre conventionnelle, mais sur les capacités de guerre asymétrique. Les iraniens ont surement aidé le Hezbollah pour leur permettre de décrypter les codes de l’armée israélienne au Liban. L’électronique de pointe peut être utilisée dans la confection de bombes difficilement désamorcables, les artificiers des Pasdarans semblent posséder le savoir-faire nécessaire. Les iraniens ont également perfectionné les charges creuses ou formées (un explosif dans une boite, avec des clous ou boulons pour faire des schrapnels), qui, ironie de l’histoire, avaient été apprises aux Moudjahidin-e Khalq dans les années 1980. Ce même type de bombes artisanales tue aujourd’hui des soldats américains en Irak ou en Afghanistan. Présents sur ces terrains depuis longtemps, les gardiens de la révolution ont perfectionné ces instruments.

Les iraniens veulent pouvoir contrôler les flux de pétrole dans le golfe persique et protéger leurs propres installations, pour éviter de connaitre les mêmes pertes que pendant la guerre Iran-Irak en cas de conflit.

L’Iran est également passée maitre dans l’art des explosifs. Avec les opérations à la voiture piégée au Liban que les gardiens de la révolution avaient organisés contre des cibles américaines ou israëliennes dans les années 1980, l’efficacité meurtrière de la voiture piégée a été démontrée.

Enfin, la dernière des tactiques pour assurer la defense de l’Iran : la crédibilité de la menace iranienne sert de force de dissuasion. Cette crédibilité se manifeste dans plusieurs domaines. La menace nucléaire iranienne par exemple. Les services de renseignements occidentaux n’arrivent toujours pas à se mettre d’accord sur la réalité et l’activité réelle du programme nucléaire iranien (selon le NIE 2007, l’Iran ne serait plus autant déterminé à acquerir l’arme nucléaire). Ce doute, qu’entretiennent les iraniens en soufflant le chaud et le froid à ce sujet, est suffisant pour rendre la menace iranienne crédible. Le développement de missiles longue portée (Shahab-3) participe aussi de cette crédibilité. La stratégie des intermédiaires qu’entretient l’Iran dans des zones clés du Moyen-Orient est un dernier élément de cette crédibilité. Le Hezbollah, à l’origine groupe terrorriste, s’est transformé en véritable force de guérilla, capable de tenir tête à Tsahal. L’influence sur les chiites irakiens permet à Téhéran d’avoir la main sur une partie de l’Irak. Cette main-mise sur les intermédiaires donne à l’Iran un fort pouvoir de nuisance sur le terrain où ses ennemis identifiés opèrent (sur Israël, sur les Etats-Unis en Irak ou en Afghanistan).

A la lumière de ce contexte, il devient peut-être plus facile de lire les actualités en rapport avec les forces armées iraniennes. Chaque déclaration ou chaque test d’armement pourrait être une des manifestations des manoeuvres militaires visant à mettre la main sur le Moyen-Orient. L’Iran défend sa côte du Golfe Persique grâce à des missiles Silkworm achetés aux chinois, ou essaie d’acheter des S-300 à la Russie, qui serviraient à infliger des dégats à tous les navires circulant dans le Golfe. La flotte américaine pourrait subir une contre-attaque de la part des flotilles de vedettes rapides des Pasdaran qui attaqueraient en essaim. La protection du voisinage immédiat, à l’est et à l’ouest, suit à peu près les mêmes schémas en Irak comme en Afghanistan : renforcement des patrouilles de gardes-frontières et de Pasdaran pour éviter l’entrée de groupes hostiles à l’Iran, que ce soit des forces de guérilla ou des équipes des forces spéciales américaines. L’influence politique et religieuse sur les populations chiites de ces pays ainsi que les les liens économiques sont aussi utilisés pour décourager les gouvernements de ces pays de prendre des décisions qui iraient à l’encontre des intérêts de la defense de l’intégrité territoriale iranienne. Les groupes terroristes ou de guérilla peuvent aussi être instrumentés pour amener l’Iran à ses fins. Plus loin vers l’ouest, l’Iran doit se protéger de la menace israëlienne. Pour ce faire, il adopte une attitude plus agressive vis à vis d’Israël, en faisant la démonstration de ses missiles de croisière sol-sol ou en entretenant le doute sur l’aspect militaire de son programme nucléaire. De plus, les iraniens contrôlent plus ou moins le Hezbollah, le Hamas et d’autres groupes libanais ou palestiniens représentent une menace sérieuse pour Israël qui se verrait attaqué sur son sol si une attaque était lancée sur les iraniens.

La stratégie militaire des iraniens se fait à long terme, contrairement aux occidentaux qui ont plus tendance à considérer le court terme. Pour arriver à ses fins, j’ai parfois l’impression que l’Iran fait ses opérations en suivant les conseils de Sun Tzu : « Un bon général tire parti de tout, et il n’est en état de tirer parti de tout que
parce qu’il fait toutes ses opérations avec le plus grand secret, qu’il sait conserver son
sang-froid, et qu’il gouverne avec droiture, de telle sorte néanmoins que son armée
a sans cesse les oreilles trompées et les yeux fascinés ».

Références :

fabdany

février 4th, 2010 à 12:38

http://www.liranpourlesnuls.net/2010/02/04/decryptage-de-la-strategie-militaire-iranienne/


3-2 Dmitri Zaks : La Russie dit à l'Iran de conserver des ambitions nucléaires pacifiques.

Le président russe Dmitri Medvedev a insisté jeudi sur l'importance du caractère «pacifique» du programme nucléaire iranien, lors de sa première rencontre avec son homologue iranien Mahmoud Ahmadinejad depuis la dégradation des relations entre les deux pays ces derniers mois.

Au cours d'une «conversation très ouverte» en marge d'un sommet régional dans la capitale azerbaïdjanaise Bakou, M. Medvedev a souligné «l'importance du caractère pacifique dans la poursuite du programme nucléaire iranien», a déclaré le conseiller diplomatique du chef de l'État russe, Sergueï Prikhodko.

«Aucune question fâcheuse n'a été évitée, ni de notre côté, ni de celui de nos collègues» iraniens, a-t-il ajouté à l'issue de la rencontre. Celle-ci intervenait après le récent refus par Moscou de livrer à Téhéran des missiles sophistiqués S-300.

L'Iran et les grandes puissances réunies au sein du groupe 5+1 (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU: États-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne, plus l'Allemagne) sont convenus de reprendre le 5 décembre leurs discussions autour du programme nucléaire iranien, interrompues depuis octobre 2009. Mais ni le lieu de cette rencontre, ni le détail de son ordre du jour n'ont pour l'heure été fixés.

La communauté internationale soupçonne l'Iran de chercher, malgré ses dénégations, à se doter de l'arme nucléaire sous couvert de son programme nucléaire civil.

Avant sa rencontre avec M. Medvedev, le président iranien a déclaré que Téhéran était «toujours prêt à négocier» sur son programme nucléaire mais a rejeté toute pression.

Les pays occidentaux «pensent qu'ils parviendront à quelque chose en faisant pression sur l'Iran, mais ce ne sera pas le cas. Ils espèrent qu'un blocus de l'Iran changera le peuple iranien. Mais le peuple iranien ne sera pas brisé par les sanctions», a affirmé M. Ahmadinejad.

Outre le nucléaire, «les questions sur l'indispensable développement des relations avec l'Iran ont été abordées», a ajouté M. Prikhodko, en évoquant notamment les échanges commerciaux.

La Russie veut poursuivre sa coopération avec la République islamique dans les domaines qui ne tombent pas sous le coup des sanctions de l'ONU, a-t-il expliqué.

En septembre, M. Medvedev a annulé la vente de missiles S-300 en invoquant les sanctions prévues par une résolution de l'ONU, qui a condamné en juin pour la sixième fois en quatre ans le programme nucléaire iranien controversé.

Ces sanctions interdisent notamment la livraison de certains matériels militaires à Téhéran, mais les dirigeants iraniens ont présenté cette décision comme une soumission de la Russie aux États-Unis.

L'Europe, les États-Unis et Israël s'étaient élevés contre la vente de S-300 car ce système perfectionné de missiles, équivalent du système américain Patriot, permettrait à Téhéran de défendre efficacement ses installations nucléaires en cas de frappes aériennes.

L'épisode concernant ces missiles n'est qu'un des signes illustrant les distances prises par la Russie vis-à-vis de l'Iran, selon des experts.

Moscou a déjà soutenu une série de résolutions de l'ONU sanctionnant Téhéran et M. Medvedev a admis l'été dernier que l'Iran était «proche d'avoir le potentiel» de construire une bombe nucléaire.

La rencontre Medvedev-Ahmadinejad est intervenue en marge du troisième sommet des pays riverains de la mer Caspienne, parmi lesquels figurent aussi l'Azerbaïdjan, le Kazakhstan et le Turkménistan.

Peu de progrès étaient attendus au cours des pourparlers entre les représentants des cinq États qui ne parviennent pas à s'entendre sur le partage des vastes ressources de cette mer fermée.

Dmitri Zaks
Agence France-Presse
18 novembre

http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/nucleaire-iranien/201011/18/01-4343905-la-russie-dit-a-liran-de-conserver-des-ambitions-nucleaires-pacifiques.php


3-3 Lahouari Addi : Le « harki du système » et la croisade contre l'Iran.

nb / Ndlr : la publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

Dans une interview publiée le 18 octobre 2010 par Le Quotidien d’Oran, Sid Ahmed Ghozali a assumé son geste de condamnation de la présence du président iranien au siège de l’Onu.

Il avait personnellement écrit au maire de New York pour lui demander de refouler Ahmadinejad à son arrivée à New York. Qu’un ancien Premier ministre algérien s’associe à la croisade de l’Occident contre l’Iran sous prétexte que le régime iranien n’est pas démocratique est pour le moins surprenant.

Compte tenu du déficit démocratique de nombreux pays arabes, Ghozali risque d’écrire à tous les maires des capitales occidentales de ne pas recevoir des chefs d’Etat arabes en visite officielle.

L’incohérence du « harki du système »

Les journalistes K. Sélim et K. Daoud du Quotidien d’Oran ont relevé l’incohérence et l’absurdité d’une telle démarche en faisant remarquer qu’il n’y a pas qu’en Iran où les droits de l’Homme sont violés. L’Égypte, l’Arabie saoudite et même l’Algérie sont souvent citées dans des rapports d’ONG de droits de l’Homme sans que Ghozali ne s’en indigne outre mesure. Le dernier rapport de Reporters sans frontières place les pays arabes parmi les derniers dans le monde en matière de liberté d’expression. L’Algérie occupe la position peu enviable de 133e sur 178 pays. A cette objection, l’intéressé répond que le pouvoir iranien a tué 30 000 opposants.

C’est exact et cela s’est passé durant une période de violence au début des années 1980. Sid Ahmed Ghozali oublie que le conflit en Algérie des années 1990 a fait 200 000 morts pour une population deux fois moindre. Il peut encore arguer que les terroristes islamistes ont tué une partie de ces 200 000 personnes, mais peut-il chiffrer le nombre de celles tuées par les services de sécurité ?

Le plus grave, c’est qu’il porte une responsabilité personnelle devant l’histoire puisqu’il a, en tant que chef formel de l’exécutif, annulé les élections de décembre 1991, annulation qui a provoqué la tragédie nationale qui a ruiné le pays. Qu’il le veuille ou non, Ghozali a été le chef du gouvernement qui a fait avorter la transition démocratique commencée après Octobre 1988 au prix de dizaine de milliers de morts.

Quand on porte une telle responsabilité, la moindre des choses, c’est de se faire oublier et ne pas verser des larmes de crocodile sur les victimes d’Iran ou d’ailleurs. En janvier 1992, il n’a même pas eu la dignité de démissionner comme Chadli Bendjedid qui, pourtant, n’a pas étudié comme lui à l’Ecole polytechnique de Lausanne. Aujourd’hui, pour se déculpabiliser, il affirme qu’il a été « le harki du système » et qu’il n’a fait qu’obéir à « l’armée politique ». Il ne se rend pas compte que sa responsabilité est pleine et entière. Car cette « armée politique » avait besoin de perspectives, de projet, d’orientations qu’il a été incapable de lui fournir. Le coup d’Etat de janvier 1992 n’est pas une fatalité et il aurait pu être évité en amont et en aval des élections.

Machiavel disait qu’un homme politique doit avoir la fortuna (l’opportunité) et la virtu (les capacités). Ghozali a rencontré la première et il ne l’a pas exploitée parce qu’il n’a pas la deuxième. Il a été de tous les gouvernements depuis l’indépendance, ayant occupé les postes les plus prestigieux de l’Etat sans avoir eu la capacité de s’affirmer autour de ses collaborateurs ou d’avoir un crédit ou une base sociale dans le pays. Aujourd’hui, il rue dans les brancards et donne des coups à l’ancien employeur dès lors qu’il a été écarté.

A quoi pouvait s’attendre l’employeur qui a toujours prisé les civils apolitiques, incompétents et sans convictions ? La leçon sera-t-elle retenue pour opérer une véritable rupture ? L’expression « harki du système » est lourde de sens et confirme ce que le discours politique officiel a toujours nié : l’existence d’une bipolarité au sommet de l’Etat où cohabitent un pouvoir formel (président et gouvernement) qui n’a pas l’autorité politique pour diriger le pays et un pouvoir réel (ce que S.A.G. appelle « l’armée politique »), source de légitimité, en contradiction avec la constitution et en décalage avec les institutions. C’est là qu’il faut chercher la cause profonde de la crise politique qui empêche l’Etat et les institutions d’être représentatifs et de véhiculer les demandes sociales de la population.

Mais Sid-Ahmed Ghozali n’apporte pas sa contribution pour sortir de la crise, ni pour dépasser cette contradiction héritée du mouvement national. Il exprime un dépit, une insatisfaction de quelqu’un qui estime avoir été écarté injustement et qui se venge en divulguant « un secret ». On n’est pas dans la politique, on est plutôt dans l’incohérence et les contradictions d’un serviteur zélé apolitique d’un ordre politique anachronique qui n’a pas compris les ressorts de la conflictualité mondiale, alors qu’il a été ministre des Affaires étrangères et ambassadeur.

Les enjeux de la croisade occidentale contre l’Iran

Sid-Ahmed Ghozali n’est pas un homme politique et il l’a encore montré en envoyant cette lettre au maire de New York qui l’a aussitôt mise à la corbeille. Cette lettre n’est pas une erreur, c’est une faute lourde de la part d’un ancien responsable algérien, compte tenu de la nature du conflit qui oppose l’Iran à l’Occident.

La croisade contre l’Iran n’a pas pour enjeu les droits de l’Homme mais le rapport de force entre Israël et les Palestiniens. Il faut consulter les médias occidentaux pour s’apercevoir comment l’opinion publique est conditionnée en présentant l’Iran comme un régime du Moyen-Âge, comme si les alliés saoudien et égyptien étaient des modèles de démocratie.

Le nucléaire iranien est devenu l’obsession de l’Occident qui s’identifie à la droite israélienne. Au lieu de faire pression sur l’Etat hébreu pour conclure la paix avec les Palestiniens, l’Occident désigne l’Iran comme l’ennemi irréductible qui menace la sécurité de la région. Mais l’enjeu véritable n’est pas la sécurité d’Israël puisque l’Iran n’osera jamais attaquer Israël avec une arme nucléaire sachant que les représailles seront telles que des millions d’Iraniens périraient et que le régime disparaîtrait. Et les Iraniens savent aussi qu’une telle attaque nucléaire de leur part frapperait aussi durement les Palestiniens et porterait des dommages irrémédiables à la Jordanie, la Syrie et l’Égypte. L’exiguïté de la région et l’absence de profondeur stratégique interdisent l’emploi du nucléaire en cas de conflit.

Ce qui n’exclut pas que la possession de l’arme atomique modifie les rapports de force et donne à la diplomatie des tons plus agressifs.

Comment alors expliquer l’hostilité, pour ne pas dire plus, de l’Occident à l’endroit de l’Iran ?

Ce que l’Occident ne pardonne pas à ce pays, c’est d’avoir remplacé l’Égypte de Nasser, dans son opposition à Israël. Au moment où l’Occident a mis à genoux le nationalisme arabe, certes seulement verbalement révolutionnaire, au moment où Sadate signait le traité de la honte avec Israël en contrepartie de quelques millions de dollars, Khomeini prend le pouvoir à Téhéran, rompt les relations diplomatiques avec Israël, invite Yasser Arafat et proclame son désir de libérer Jérusalem.

L’Iran des ayatollahs venait de ruiner le rêve d’une installation irréversible d’Israël dans la région.

Dans les années 1950, Nasser était assimilé à Hitler et était accusé de vouloir perpétrer un génocide contre les survivants des camps d’extermination nazis. Le même discours est aujourd’hui mobilisé contre Ahmadinejad présenté comme antisémite alors que le Parlement iranien est le seul dans le monde musulman où siègent deux députés iraniens de confession juive. L’Occident soutient et défend Israël pour deux raisons. La première est liée à la mauvaise conscience de son passé anti-sémite qui a mené droit aux crimes contre l’humanité perpétrés par l’Allemagne nazie contre des millions de juifs européens. L’innommable injustice contre ces derniers a été réparée en 1948 par l’injustice contre les Palestiniens qui payent pour des crimes qu’ils n’ont pas commis.

La deuxième raison est que la création d’Israël est la contrepartie de la décolonisation du monde arabe. Il ne faut pas oublier que les droites occidentales n’ont accepté la décolonisation que du bout des lèvres. Le discours irréel sur les aspects positifs de la colonisation, traduit en lois votées en 2005 au Parlement français, en est une illustration. Israël est la continuité du fantasme colonial que les droites occidentales n’ont pas abandonné, et il est faux de croire que le conflit du Moyen-Orient est dû au supposé antisémitisme des musulmans. Ce conflit est plutôt l’expression d’un différend et d’un lourd contentieux entre les droites occidentales et les peuples des anciennes colonies.

L’armée israélienne utilise contre les Palestiniens des avions et des chars payés par les contribuables américains et européens, ce qui indique le degré d’implication de l’Occident dans ce conflit. En dehors des Palestiniens, les musulmans vivent l’occupation de la Palestine comme une colonisation symbolique. Comme l’a fait remarquer Pierre Vidal-Naquet, Israël est un Etat colonial créé quand a commencé la décolonisation. Par conséquent, le conflit israélo-palestinien oppose l’Occident aux peuples du Tiers- Monde, et c’est ce qu’ont compris de nombreux dirigeants d’Amérique latine qui apportent leur soutien aux Palestiniens et aux Iraniens.

Le nucléaire iranien bouleverse la géopolitique de la région

La campagne contre l’Iran, à laquelle s’est associé l’homme au papillon, a pour objectif de maintenir la supériorité géopolitique d’Israël dans la région, supériorité remise en cause par la volonté de l’Iran d’acquérir l’arme nucléaire. Cette dernière gêne Israël sur le plan démographique et militaire, deux éléments vitaux pour son existence. A l’exception de Hiroshima et Nagasaki, l’arme nucléaire n’a jamais été utilisée et il est probable qu’elle ne le sera pas, et c’est tant mieux. Les pertes humaines sont toujours à déplorer, y compris celles de civils israéliens. Il n’empêche que la bombe atomique installe un climat de terreur parmi les populations, ce qui dissuaderait de nombreux juifs d’Europe et d’Amérique à venir s’installer sur les terres des Palestiniens et poussera peut-être ceux déjà installés à repartir vers leurs pays d’origine.

Compte tenu de la croissance démographique desdits Arabes israéliens et des Palestiniens des Territoires, l’avenir d’Israël comme Etat exclusivement juif serait compromis. Il risque de s’éteindre démographiquement. L’autre raison pour laquelle Israël n’accepte pas le nucléaire iranien est que son armée ne servira plus à rien dans une situation de « guerre improbable, paix impossible » pour reprendre la formule de Raymond Aron utilisée dans le cadre de la guerre froide entre les États-Unis et l’URSS. L’arme nucléaire a empêché la troisième guerre mondiale, ce qui a amoindri le facteur militaire dans la géopolitique mondiale.

Or, Israël assure sa survie en faisant une guerre aux Palestiniens et à ses voisins tous les dix ans.

Lui enlever l’usage de la guerre classique, c’est donner un avantage politique à ses adversaires qui profiteront de la couverture diplomatique du nucléaire iranien pour lui imposer des compromis qui atténueront le caractère juif de l’Etat israélien et qui l’amèneront à accepter le scénario sud-africain, ce qui est un cauchemar pour les sionistes extrémistes et racistes soutenus par les droites occidentales qui tiennent encore à leur fantasme colonial anachronique.

Par conséquent, la croisade contre l’Iran menée par Washington, Paris, Londres et Berlin n’a pas pour enjeu les droits de l’Homme en Iran, ni la sécurité d’Israël. Elle a pour finalité la supériorité de ce pays dont les gouvernants continuent de nier aux Palestiniens le droit à un Etat. Quand un ancien Premier ministre algérien s’associe à cette croisade, cela signifie que le personnel politique algérien a renoncé aux valeurs de Novembre 54, qu’il s’allie aux nostalgiques de l’Algérie française et ne croit plus à la solidarité avec les peuples opprimés. Autrement, comment expliquer qu’il n’y a pas eu de réaction officielle ni du pouvoir ni de ses partis.

Article publié avec l’accord de l’auteur

Le Soir d’Algérie

Note de la rédaction : L’expression « harkis du système »a été utilisée par Sid Ahmed Ghozali lui-même dans dans un entretien accordé au Quotidien d’Oran le 18 octobre 2010 dans lequel il affirmait : « Je n’ai jamais fait partie du système, (…) Il faut parler de système dans le système et identifier celui et ceux qui prennent la décision. Moi et d’autres, nous n’avons jamais pris la décision. Quelque part, je le dis aujourd’hui, nous avons été les « harkis du système ».

Lahouari Addi

Samedi 6 novembre 2010

Source : Oumma.com
Publié le 8 novembre 2010 avec l'aimable autorisation d'Oumma.com

http://www.oumma.com/...



4  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

4-1 Jeffrey Blankfort : Israël est la menace la plus immédiate au futur de notre planète.

Jeffrey Blankfort est américain. Il est photographe, producteur d’émission de radio et analyste du Moyen Orient. C’est un militant pro-palestinien connu et ses articles ont été publiés dans beaucoup d’organes d’information progressistes.

Il offre des émissions sur KZYX à Mendocino et KPOO à San francisco. Auparavant Blackford a été le directeur de publication du Middle East Labor Bulletin et co-fondateur du Labor Committee of the Middel East. En février 2002, il a gagné un procès contre l’organisation sioniste Anti-Defamation League (ADL) qui avait espionné des citoyens américains qui critiquaient Israël et sa politique d’expansion.

Jeffrey a accepté de me donner un interview exclusif portant sur l’influence du lobby israélien sur les décideurs du gouvernement américain, le programme nucléaire illégal et secret d’Israël, le conflit Israélo-palestinien et la menace d’une attaque imminente d’Israël contre les installations nucléaires de l’Iran.

Blankfort ne craint pas de critiquer clairement le régime d’apartheid israélien et il croit qu’Israël est la menace la plus immédiate à l’avenir de la planète.

Kourosh Ziabari

Kourosh Ziabari : Dans votre article : "Le lobby israélien et la gauche : des questions difficiles" vous explorez de manière approfondie la domination du lobby israélien sur l’administration américaine et vous citez des exemples convaincants de l’influence de riches sionistes sur les multinationales et sur les médias de la pensée dominante en Amérique. Ma question est la suivante : Quelle est la source de l’immense pouvoir et de l’immense richesse que les sionistes détiennent ? Comment les Juifs ont-ils pu développer un pouvoir d’influence et des capacités financières telles qu’ils sont désormais capables de cadrer, changer et modifier les composantes de la politique des USA ?

Jeffrey Blankford : Cette question nécessiterait une réponse élaborée. Mais on peut dire qu’un segment important et bien organisé de la communauté juive s’est consacré, après la seconde guerre mondiale, à l’établissement et à la prospérité d’un état juif dans la Palestine historique dans lequel la vie et la subsistance des Palestiniens arabes autochtones n’avait aucune valeur.

Le fait que ce groupe ne représentait pas - et n’a jamais représenté - la majorité des Juifs américains a été largement compensé par l’ardeur de son militantisme au profit d’Israël dans tous les secteurs importants de la société américaine et à tous les niveaux de la vie politique de la nation. Son succès n’aurait pas été possible, cependant s’il n’y avait pas eu dans ses rangs un nombre important de riches hommes d’affaire juifs désireux de contribuer financièrement à acheter le soutien du Congrès américain ainsi que celui de pratiquement tout le corps législatif ou à intimider et faire taire les éventuels critiques d’Israël.

Bien avant la naissance des premiers sionistes, des banquiers et des capitalistes juifs s’étaient établi en Europe et aux USA, de sorte qu’il n’est pas surprenant que certains d’entre eux, à commencer par Lord Rothchild au début du siècle dernier, aient soutenu le projet sioniste. Aujourd’hui ils forment de loin le plus important groupe de donateurs privés des deux partis politiques.

Les médias, comme on peut s’y attendre, ont été une de leurs premières cibles, et on peut hélas constater chaque jour que des supporters avoués d’Israël qui ne sont pas nécessairement juifs, comme Rupert Murdoch, les contrôlent maintenant complètement.

Il n’y a aucun doute que le réseau de soutien d’Israël, qu’on appelle par euphémisme "lobby" a influencé de manière significative l’ensemble de la politique des USA au Moyen-Orient et a été un facteur déterminant de la gestion du conflit israélo-palestinien, cependant sa puissance a des limites. Certes, grâce à ses contacts à la Maison Blanche et au Pentagone, il a réussi à entraîner les USA dans la guerre d’Iraq, mais il n’est pas encore arrivé à convaincre Washington de bombarder l’Iran ni à obtenir le feu vert des USA pour bombarder les installations nucléaires iraniennes. Il est clair qu’il y a des éléments importants du Pentagone et des services secrets qui sont conscients qu’une attaque de l’Iran par les USA ou Israël provoquerait presque certainement une catastrophe globale.

KZ : Dans votre article vous faites allusion aux conflits et luttes entre Israël et l’Administration américaine des dernières dizaines d’années au cours desquelles les Présidents des USA, Richard Nixon en tête, ont essayé de contenir la politique d’expansion d’Israël et d’améliorer les conditions de vie des Palestiniens opprimés. En admettant que l’Administration ait vraiment tenté d’oeuvrer dans ce sens tout en réitérant sans cesse son engagement à garantir la sécurité d’Israël, pourquoi alors ses efforts ont-ils échoué ?

JB : Aucun Président américain, j’en ai peur, ne s’est soucié des conditions de vie du peuple palestinien. Arrêter l’expansion d’Israël et obtenir que Tel Aviv se retire de tous les territoires qu’il avait conquis en 1967 était pour les Américains une mesure d’intérêt national.

Tous les efforts précédents ont échoué parce qu’aucun président n’a voulu payer le prix politique intérieur nécessaire pour forcer Israël à se retirer des territoires occupés d’autant plus qu’ils savaient que leurs efforts seraient contrecarrés par l’écrasante majorité des deux chambres du Congrès quelle que soit leur affiliation politique de même que par les médias qui sont aux mains des sionistes.

Le seul qui ait fait un effort sérieux dans ce sens et qui ait osé affronter le réseau sioniste et le Congrès a été Georges Bush Senior quand il a refusé de satisfaire la demande d’Israël de 10 milliards de prêts garantis en 1991 et de nouveau en 1992 mais même lui dut finalement céder.

KZ : Les Israéliens ont l’habitude de qualifier d’antisémites pour les diffamer et les vilipender ceux qui osent critiquer leur politique et leurs actes belliqueux et agressifs. Ils accusent tous ceux qui les critiquent d’être antisémites. Cela inquiète les faiseurs d’opinion et les politiciens et les décourage de parler d’Israël en termes négatifs. Y a-t-il un moyen de faire prendre conscience au public que l’étiquette antisémite n’est pas rédhibitoire* et que critiquer Israël n’est pas de l’antisémitisme ?

JB : Les allégations "d’antisémitisme" brandies contre ceux qui critiquent Israël n’ont plus le poids qu’elle ont eues mais elles sont encore très efficaces particulièrement quand l’accusé est l’employé des médias dominants, comme nous l’avons vu dernièrement avec le cas d’Helen Thomas, d’Octavia Nasr et de Rick Sanchez et dans l’industrie du cinéma qui a été longtemps un bastion sioniste ayant été développée par des Juifs au 19ième siècle, bien qu’à l’époque aucun d’eux n’était sioniste.

Le pouvoir qu’a l’accusation d’antisémitisme de mettre les personnes publiques à genoux finira le jour où un assez grand nombre de personnalités américaines ne l’accepteront plus. Quand à dire quand cela arrivera, je n’en sais rien.

KZ : La Fédération des Scientifiques Américains a confirmé qu’Israël possédait jusqu’à 200 têtes nucléaires même si elles ne sont pas déclarées. Comme il n’a pas signé le Traité de Non Prolifération, Israël n’a jamais permis à l’IAEA de contrôler son arsenal nucléaire. Nous savons déjà ce qui est arrivé à Mordecai Vanunu qui a perdu sa liberté pour avoir dit la vérité. Que pensez-vous qui va arriver au programme nucléaire israélien ? Tel Aviv va-t-il continuer à bénéficier du privilège de ne pas avoir à rendre compte de ses actes ?

JB :Tant que le réseau de soutien du sionisme contrôle le Congrès, tant qu’aucun Président américain n’a pas le courage de simplement mentionner l’existence des armes nucléaires israéliennes et tant que les USA continuent de tenir les cordons de la bourse de l’ONU, Israël bénéficiera de l’impunité et de l’immunité. Si la direction des mouvements antinucléaires américains maintenant disparus comme "le mouvement pour la paix" n’avait pas été dominée par les sionistes, il y aurait peut-être eu un débat sur le sujet, mais comme elle l’était le sujet a été considéré tabou.

KZ : Parlons maintenant de l’Iran. L’Iran est décrite dans les médias étasuniennes d’une manière déformée et hypocrite. Beaucoup d’Américains qui n’avaient jamais entendu parler de l’Iran sont aujourd’hui confrontés à l’image horrible et terrifiante qu’en donnent les médias dominées par les sionistes. Ils n’ont aucune idée de ce qu’est la civilisation iranienne, ni de ce qu’ont de spécifique sa société et sa culture. Comment pourrait-on porter la vraie nature de l’Iran à la connaissance des Américains qui n’ont pas les moyens de la découvrir par eux-mêmes ?

JB : La plupart des Américains ne sont pas capables de trouver l’Iran ni quelque autre pays du Moyen Orient ni même n’importe quel pays du monde, sur une carte. Pour la plupart ils sont confrontés à ce qu’on pourrait appeler un "problème géographique" autant qu’historique. Il n’y a pas d’antidote à cela au monde et c’est la raison pour laquelle Washington peut se permettre de faire la guerre à des pays qui ne lui ont jamais fait aucun mal. Si les soldats étaient des appelés comme pendant la guerre du Vietnam, ni la guerre d’Iraq ni celle de l’Afghanistan n’auraient duré aussi longtemps et il y aurait une grande opposition à une attaque contre l’Iran.

Quand Nixon a eu l’intelligence de supprimer la conscription des hommes de 18 ans au début des années 1970, cela a détruit l’épine dorsale du mouvement anti-guerre et c’est la raison pour laquelle Washington ne veut pas revenir à la conscription malgré la pression énorme résultant de la nécessité de maintenir une armée assez nombreuse pour mener plusieurs guerres de front. Sans la crainte que leur jeunes de 18 ans ne soient appelés au combat, il n’y a pas de mouvements contre la guerre et c’est pourquoi il n’y a pas d’opposition à la guerre digne de ce nom aux USA à l’heure actuelle.

KZ : Beaucoup de gens dans le monde croient que la presse américaine est complètement libre et peut dire tout ce qu’elle veut sans que la moindre restriction ou censure ne lui soit imposée par l’Administration. On peut presque dire que le gouvernement américain ne se mêle pas directement de ce qui concerne les médias ; cependant on a l’impression qu’il y a une pression implicite sur les médias pour ne pas dépasser la ligne rouge et violer des lois non écrites comme l’interdiction de critiquer Israël. Pouvez-vous nous en dire plus ?

JB : Ce n’est pas le gouvernement qui empêche les critiques d’Israël de s’exprimer, c’est la peur des réactions qu’engendre toute critique sincère d’Israël que ce soit dans un article ou un dessin humoristique des médias même si le journaliste est juif. Il y a plusieurs organisations, dont les plus importantes sont la Anti-defamation League, CAMERA et HonestReporting, qui sont capables d’envoyer immédiatement un torrent d’emails et de lettres à l’éditeur d’un journal qu’ils jugent offensant et parfois même de se rendre dans les bureaux du journal en question pour s’assurer que les médias comprennent bien ce qu’ils peuvent écrire ou pas. Comme il n’y a pas de pression équivalente en faveur de la critique d’Israël, les médias préfèrent éviter l’affrontement.

Il fut un temps où un certain nombre de journalistes des médias dominants écrivaient des articles critiques sur Israël sans avoir de problèmes. Mais c’était il y a 20 ans et ils ne sont plus là.

KZ : Voici ma dernière question : Comment voyez-vous l’avenir d’Israël ? Va-t-il continuer à déterminer la politique étrangère américaine et contrôler les politiciens américains ? Est-il capable de maintenir le blocus de Gaza ? Et finalement Israël parviendra-t-il à survivre politiquement ?

JB : Tant que les supporters d’Israël ou ses agents aux USA parviennent à contrôler le Congrès américain et à intimider tous les présidents en exercice, et tant que ces mêmes forces dominent les médias, il n’y aura pas de changement aux USA ni à Gaza. Bien que le mouvement Boycott, Désinvestissement et Sanctions se développe petit à petit aux USA, il n’y a pas l’intensité qu’il a ailleurs et ses cibles sont limitées à ce que les firmes américaines et Israéliennes produisent en Cisjordanie, aussi, si l’on veut être réaliste, il y a peu de chance que les USA exercent une pression déterminante sur Israël.

Ce que fait Israël, cependant, peut engendrer des changements qu’il est impossible de prévoir aujourd’hui. Après avoir été vaincu deux fois par le Hezbollah, les officiels israéliens ne cessent de menacer de déclarer une nouvelle guerre au Liban et comme les USA, l’Europe et l’ONU n’ont pas sanctionné leurs précédentes guerres au Liban, ils vont sûrement encore essayer.

A la différence des Palestiniens, les Libanais n’ont pas l’intention de se laisser faire et sont capables de rendre coup pour coup, comme les Israéliens en ont fait l’expérience quand les Libanais ont résisté à leur occupation et stoppé la Wehrmacht israélienne tant vantée en 2006. Si Israël attaquait l’Iran les répercussions seraient peut-être suffisantes pour entraîner Israël dans un processus qu’on pourra sans doute qualifié d’autodestructeur. Pour le moment, vu le soutien inconditionnel à tous ses crimes dont il bénéficie de la part des Américains et son arsenal de d’armes nucléaires, je considère Israël comme la menace la plus immédiate à l’avenir de la planète.

Pour consulter l’original : http://dissidentvoice.org/2010/10/i...

Note du traducteur :

* A la différence de la France qui s’est dotée de la loi Gayssot, ce qui permet les poursuites juridiques et augmente donc d’autant la capacité d’intimidation du lobby sioniste.

Jeffrey Blankfort

Kourosh Ziabari est un reporter freelance et un correspondant de presse iranien.

Ses articles ont été publiés dans de nombreux médias et journaux comme le Tehran Times, Salem News, Palestine Think Tank, Press TV, Foreign Policy, Journal, Islam Online et Middle East Online. Il est membre de Llaxcala translaters Network for Linguistic Diversity.

Traduction : D. Muselet

28 octobre 2010

URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/Israel-est-la-menace-la-plus-immediate-au-futur-de-notre-planete-Dissident-Voice.html

http://www.legrandsoir.info:80/Israel-est-la-menace-la-plus-immediate-au-futur-de-notre-planete-Dissident-Voice.html



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

 ·         " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19 

25/11/2010

n°61 - journal d'Iran - 05-11 au 24-11 - : début : Bill Van Auken : Les Etats-Unis intensifient les menaces de guerre contre l'Iran.


n°61 -  journal d'Iran - 05-11 au 24-11 - : début   : Bill Van Auken : Les Etats-Unis intensifient les menaces de guerre contre l'Iran.



journal d'Iran   n°61 du 05-11 au 24-11

                C.De Broeder & M.Lemaire



a) Le "Journal d'Iran" est  visible  sur les blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

http://www.palestine-solidarite.org/journaux.CathyetMarc.htm 

cette page est accessible depuis la page d'accueil ( http://www.palestine-solidarite.org/ ) colonne de gauche.

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

Tiré à Part

Les Etats-Unis, Israël suivis par les Européens harcèlent Téhéran

Dmitri ZAKS : Les relations Russie-Iran à l'épreuve lors d'un sommet à Bakou.

Paroles & action du président Ahmadinejad  ...

Sakineh Mohammadi Ashtiani.

Les Usa au cœur des débats.

El Watan : Les USA : Peine de mort et non-ratification des traités internationaux.

Paroles & action du président Obama

2 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos  

1 Politique

1) Iran

Suite

2 Politique Internationale

1 Usa

2 Les voisins

3 Organisations Mondiales & régionales

4 Le Monde

2 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

2-1 Diabolisation de l'Iran

2-2  "La Face Cachée du Pétrole"  : Le partage du monde.

2-3 Pascal Sacre : Ces prisonniers politiques dont les médias ne parlent pas.

Fin

3 Les brèves

3-1 Ashkenazi évacuera la population dans la prochaine guerre. 

3-2 Sanctions contre l'Iran: BP met fin à l'exploitation d'un gisement conjoint.

 3-3 Shirin Ebadi accuse Ericsson d'aider le régime de Téhéran.

4 Dossier & Point de vue

4-1 Bill Van Auken : Les Etats-Unis intensifient les menaces de guerre contre l'Iran.

4-2 Rick Rozoff : Préparations de guerre contre l'Iran ?

 



Tiré à Part

Les Etats-Unis, Israël suivis par les Européens harcèlent Téhéran.

Agacés par l’attachement de la République islamique à son in indépendance et son soutien aux mouvements de résistance anti israéliens au Liban et en Palestine, les Etats-Unis, Israël suivis par les Européens harcèlent Téhéran, en l’accusant de vouloir se doter de l’arme atomique sous couvert  de son programme nucléaire civil. Sachant que l’Agence internationale de l’énergie atomique qui supervise ce programme n’a jamais trouvé un quelconque indice étayant ces accusations.
Ces dernières années, Israël tente par tous les moyens de persuader Washington de mener une frappe militaire contre l’Iran.

Ayant réitéré récemment une nouvelle fois sa demande de brandir la menace militaire contre Téhéran, Tel Aviv s’est vu afficher une fin de non recevoir de la part de Washington, qui a déclaré par la voix de son secrétaire d’état à la guerre Robert Gates qu’elle se contentera de sanctions et des pressions.

15/11/2010

 http://french.irib.ir

 

Dmitri ZAKS : Les relations Russie-Iran à l'épreuve lors d'un sommet à Bakou.
Les présidents russe et iranien se rencontrent jeudi à Bakou, capitale de l'Azerbaïdjan, en marge d'un sommet des pays de la mer Caspienne, pour tenter de surmonter une crise sans précédent dans leurs relations, depuis que Moscou a approuvé des sanctions à l'ONU contre Téhéran.
La rencontre entre Dmitri Medvedev et Mahmoud Ahmadinejad sera la première depuis le refus de la Russie de livrer un système de missiles antiaériens S-300 acheté par l'Iran, provoquant une polémique entre les deux pays.
En septembre, M. Medvedev a annulé cette vente, invoquant les sanctions prévues par la résolution du Conseil de sécurité de l'ONU, qui a condamné le 9 juin, pour la sixième fois en quatre ans, le programme nucléaire iranien controversé.
Ces sanctions interdisent notamment la livraison de certains matériels militaires à Téhéran, mais les dirigeants iraniens ont vivement critiqué Moscou et présenté cette décision comme une soumission de la Russie aux Etats-Unis.
Dès lors, "c'est une rencontre extrêmement importante qui intervient sur fond de détérioration sans précédent des relations bilatérales", estime l'analyste Rajab Safarov, du Centre iranien d'études contemporaines à Moscou.
Les relations bilatérales n'ont "jamais été aussi basses dans l'histoire récente", ajoute-t-il.
"C'est la dernière chance de l'Iran de transiger avec la communauté internationale", renchérit l'expert Dmitri Trenine, du Centre Carnegie de Moscou.
L'Europe, les Etats-Unis et Israël s'étaient élevés contre le contrat sur les S-300, car ce système perfectionné de missiles, équivalent au système Patriot américain, permettrait à Téhéran de défendre efficacement ses installations nucléaires en cas de frappes aériennes.
Cette saga autour de la livraisons de ces missiles n'est que l'un des signes illustrant les distances prises par la Russie vis-à-vis de l'Iran, selon des experts.
Moscou a déjà soutenu une série de résolutions de l'ONU sanctionnant Téhéran et M. Medvedev a admis l'été dernier que l'Iran était "proche d'avoir le potentiel" de construire une bombe nucléaire, rompant ainsi avec la traditionnelle retenue du Kremlin sur ce dossier.
Aux yeux des analystes, la Russie a été particulièrement irritée par la décision de l'Iran l'an passé de rejeter un projet des grandes puissances d'envoyer de l'uranium faiblement enrichi en Russie puis en France, pour le transformer en combustible pour son réacteur de recherche médicale.
"L'Iran a essayé de jouer avec cette proposition et s'est vu infliger une sévère réprimande", estime le directeur adjoint de l'Institut USA-Canada, Viktor Kremeniouk.
Du coup, la Russie a "repris ses S-300 et commencé à soutenir la position américaine au Conseil de sécurité de l'ONU", ajoute-t-il.
La rencontre Medvedev-Ahmandinejad risque de jeter une ombre sur le troisième sommet des pays riverains de la Caspienne, parmi lesquels figurent aussi l'Azerbaïdjan, le Kazakhstan et le Turkménistan, deux pays d'Asie centrale.
Peu de progrès sont attendus au cours des pourparlers entre les représentants des cinq Etats qui ne parviennent pas à s'entendre sur le partage des riches ressources de cette mer fermée.
L'Iran insiste sur une division de la Caspienne en cinq parts égales, tandis que l'Azerbaïdjan propose un accès proportionnel aux dimensions des côtes maritimes de chaque pays.
De son côté, la Russie est prête à accepter une sorte de compromis, mais selon des sources russes, un accord est peu probable à Bakou.

Dmitri ZAKS
17 nov 2010

(AFP) –

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/11/17/97001-20101117FILWWW00415-les-relations-russie-iran-a-l-epreuve.php



Paroles & action du président Ahmadinejad  ...

Sakineh Mohammadi Ashtiani.

Le président Ahmadinejad a démenti que Sakineh Mohammadi Ashtiani ait été condamnée à mort par lapidation et il a accusé les médias étrangers d'avoir forgé cette histoire de toutes pièces pour discréditer la République islamique.

16 novembre



Les Usa au cœur des débats.

El Watan : Les USA : Peine de mort et non-ratification des traités internationaux.
Les USA épinglés par le Conseil des droits de l’homme
L’Examen périodique universel (EPU) est né en 2006 des cendres de la Commission des droits de l’homme décriée pour son incapacité à faire respecter les valeurs fondamentales de l’ONU.
Washington a été passé au crible par le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU, hier à Genève. Sous une pluie de critiques portant notamment sur le centre de détention de Guantanamo, la peine de mort ou la non-ratification de traités internationaux, la délégation américaine a reconnu ne pas être satisfaite de la situation. «Nous ne sommes pas satisfaits du statu quo et nous continuerons à améliorer nos lois», a assuré le secrétaire d’Etat adjoint américain pour les droits de l’Homme, Michael Posner. Aux détracteurs invoquant des violations des droits de l’Homme dans les guerres en Irak et en Afghanistan, le conseiller juridique du Département d’Etat américain, Harold Koh, a rétorqué : «Qu’il n’y ait aucun doute là-dessus, les Etats-Unis ne pratiquent pas la torture et ne la pratiqueront pas».
Le débat à l’ONU intervient alors que le Washington Post a révélé jeudi que l’ancien président américain, George W. Bushj, avouait dans ses mémoires avoir personnellement donné son aval aux agents de la CIA pour soumettre le cerveau des attentats du 11 septembre, Khaled Cheikh Mohammed, à la simulation de noyade. La secrétaire d’Etat adjointe américaine auprès des organisations internationales, Esther Brimmer, a déclaré que cet Examen périodique universel (EPU) que passe pour la première fois son pays devant ses pairs «représente une   étape dans notre long engagement pour promouvoir les droits de l’Homme».
L’EPU est une innovation majeure du Conseil, née en 2006 des cendres de la Commission des droits de l’homme décriée pour son incapacité à faire respecter les valeurs fondamentales de l’ONU. Il permet l’examen systématique et régulier de la situation des droits de l’Homme dans chacun des 192 pays membres de l’ONU, pour éviter l’accusation de sélectivité. Premier sur une liste de 87 orateurs, Cuba a demandé aux Etats-Unis de mettre fin à l’embargo américain contre l’île, décrit comme «un génocide» et de  libérer cinq militants cubains aux Etats-Unis considérés par La Havane comme des «prisonniers de guerre».
Autre ennemi juré des Etats-Unis, l’Iran a estimé que «malheureusement, les Etats-Unis ont été et continuent d’être ceux qui violent le plus systématiquement les droits de l’Homme». Plusieurs pays occidentaux dont la Grande-Bretagne et l’Australie ont pour leur part demandé un moratoire ou l’abolition de la peine de mort. La France a «salué l’engagement pris par le président Obama de fermer le centre de détention de Guantanamo». «Il importe que cette promesse soit honorée», a déclaré l’ambassadeur français, Jean-Baptiste Mattei. Près de 300 organisations non gouvernementales américaines ont livré pour l’occasion un rapport de 400 pages détaillant «les insuffisances criantes» en matière de droits de l’Homme aux Etats-Unis, dont les discriminations raciales dans le système judiciaire et le traitement des immigrés.
Les Etats-Unis, qui avaient refusé de faire partie du Conseil en 2006, ont rejoint l’organisme onusien avec l’arrivée aux affaires du président Barack Obama. Washington a rejoint officiellement le Conseil en mai 2009.

Rédaction internationale

El Watan,
 06.11.
http://www.algeria-watch.org/fr/article/pol/us/usa_epingles.htm



Paroles & action du président Obama ...

L’Iran au cœur des débats.

Obama reconduit le gel des avoirs iraniens pour au moins un an

Le président américain Barack Obama a renouvelé, ce mercredi, pour un an le gel des avoirs iraniens aux Etats-Unis, imposé par l'ancien président Jimmy Carter après la victoire de la révolution islamique en 1979, c’est ce qu’a indiqué la Maison Blanche. 
Dans la notification officielle de sa décision publiée par la Maison Blanche, Obama note que les relations entre les deux pays ne sont toujours pas revenues à la normale, et qu'il y a donc lieu de prolonger l'état "d'urgence nationale".  
Ce renouvellement des sanctions intervient alors que les Etats-Unis et leurs partenaires accusent toujours l'Iran de vouloir se doter de l'arme atomique, ce que Téhéran dément catégoriquement.

11/11/2010

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=161863&language=fr



1) Politique Iranienne

Ahmadinejad

Une liaison entre le Golfe persique et l’Asie centrale servira la paix et le progrès des nations de la région.  

 Selon un communiqué du site présidentiel, le président Ahmadinejad lors d'une rencontre réunissant l'Iran, le Turkménistan, Oman et l’Ouzbékistan a déclaré mardi que « dans le domaine de la libre circulation des marchandises, la conclusion d'un accord visant à faciliter les liaisons entre le golfe Persique et l'Asie centrale engendrera de nombreuses opportunités, ce qui ne peut que servir la paix et le progrès des nations de la région ».
Le président Mahmoud Ahmadinejad, lors d'une rencontre avec les ministres des Affaires étrangères respectifs d'Oman, du Turkménistan et de l'Ouzbékistan a déclaré que les prochaines générations ne pourront que se féliciter de la mise en place de ces coopérations régionales.
Il a affirmé que cette entrevue témoigne de l'existence d'un front commun entre ces quatre nations qui partagent de nombreux points communs et ont l'intention de construire un avenir fait de paix, de sécurité et d'amitié.
Le président iranien a noté que cette coopération permettrait également d'ouvrir de nouvelles perspectives dont toutes les nations et même les générations futures se féliciteront.
Au début de la rencontre, le ministre omanais des Affaires étrangères a déclaré que la liaison entre le golfe Persique et les pays d'Asie centrale par l'Iran constitue une nouvelle étape dans l'histoire de la région.
Le ministre des Affaires étrangères du Turkménistan, en se référant aux relations fraternelles entre l'Iran et le Turkménistan, a précisé que "nous espérons dans le cadre de cette réunion quadrilatère, la mise en place d'une coopération durable et profonde entre les pays de la région.
L'Ouzbékistan, par la vois de son ministre des Affaires étrangères, pour sa part, a déclaré que cette réunion est, en fait, la reconstruction de liens anciens tissés entre les quatre nations de la région, qui prennent un nouvel historique.

10/11/2010

httphttp://www2.irna.ir


Les grandes manœuvres  

L’Occident veut s’accaparer le nucléaire pour préserver sa supériorité.  

Le chef du parlement iranien Ali Larijani a soupçonné les États-Unis et l’Occident en général à vouloir s’accaparer les activités nucléaires dont l’enrichissement pour préserver leur supériorité politique et réaliser plusieurs privilèges.
«  L’Occident et les États-Unis ne font que fabriquer de faux prétextes et dresser des obstacles face à notre programme nucléaire pacifique », a-t-il affirmé lors d’une rencontre avec le président de la Commission des relations étrangères au parlement turc, Mourad Mourjane.
Selon Larijani, les puissances nucléaires et surtout les États-Unis ne veulent pas que les pays indépendants puissent maîtriser le cycle de la production et de l’obtention du carburant nucléaire stratégique et l’utiliser dans des activités pacifiques, scientifiques et techniques.  
Concernant la situation en Irak et en Afghanistan, Larijani a estimé que Washington les a envahis en brandissant des slogans sur la promotion de la démocratie et la lutte contre le terrorisme, alors que son intention véritable était de s’emparer des ressources économiques et sécuritaires de ces deux pays.

12/11/2010

http://www.almanar.com.lb


Politique extérieure

Négociations avec les Six : Programme nucléaire exclu.
Téhéran ne discutera pas de son programme atomique lors des négociations avec les Six médiateurs sur le dossier nucléaire iranien (Allemagne, Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne et Russie), a annoncé le porte-parole de la diplomatie iranienne Ramin Mehmanparast, cité mardi par les médias occidentaux.
"Les négociations entre l'Iran et les Six ne seront pas consacrées au programme nucléaire", a-t-il déclaré.
Plus tôt dans la journée, les médias ont annoncé que le dialogue devait reprendre le 15 novembre prochain à Istanbul.
Les négociations des Six et de l'AIEA avec l'Iran ont été lancées en 2003 afin d'obliger Téhéran à suspendre l'enrichissement d'uranium.
Téhéran s'est retiré des négociations en novembre 2009, après l'adoption par le Conseil des gouverneurs de l'Agence d'une résolution condamnant le lancement d'un deuxième site iranien d'enrichissement d'uranium.
En juin 2010, le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté la résolution 1929, imposant un nouveau train de sanctions contre l'Iran.

RIA Novosti

9 novembre

http://fr.rian.ru/world/20101109/187821812.html

 

Téhéran et Alger plaident pour l'essor des coopérations bilatérales. 

" Vu de nombreuses affinités historiques et culturelles irano-algériennes, il s'avère donc nécessaire de promouvoir la coopération des part et d'autre", a déclaré le premier vice-président iranien, lors de sa rencontre avec le premier ministre algérien. Mohammad Reza Rahimi a affirmé qu'en raison de ses luttes historiques contre le colonialisme, l'Algérie était un pays bien célèbre sur l'échiquier international. Il a affirmé que les relations Iran/Algérie n'étaient à la hauteur de leurs potentialités. Le premier vice-président iranien a remercié le gouvernement d'Alger pour ses soutiens au programme nucléaire iranien. Il a précisé que l'Iran ne voyait aucun obstacle à l'élargissement de sa coopération avec l'Algérie. De son côté, le premier ministre algérien a considéré l'Iran comme l'un des grands pays musulmans du monde. " En dépit d'une grande distance géographique entre les deux pays, ils sont en mesure de développer davantage leurs relations dans les domaines politiques et économiques.", a-t-il ajouté.

22/11

 http://french.irib.ir

 


Sur le terrain

L’Iran dément toute violence à l'encontre des employés de l’ambassade de France.  

Le porte-parole de la diplomatie iranienne a démenti les allégations des responsables français en ce qui concerne les actes de violence des forces de sécurité devant l’ambassade de France à Téhéran.  Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Ramin Mehmanparast a rappelé que la police diplomatique avait déjà mis en garde contre la présence de certaines personnes à cette cérémonie.

Le ministère français des Affaires étrangères a convoqué l’ambassadeur de la RII à Paris en guise de protestation contre ce qui s’est passé devant l’entrée de la résidence de son ambassadeur à Téhéran. Paris prétend que les forces de sécurité iranienne avaient bloqué l’entrée de l’ambassade et empêché les invités d’y entrer.

18/11/2010  

 http://french.irib.ir


Préparation à la guerre

L’Iran affine son système de défense analogue aux S-300 russes.

L’Iran a réussi à mettre au point un système de defense aérienne (DCA) analogue à celui des missiles S-300 russe, a annoncé mercredi à l’agence IRNA le porte-parole de la DCA iranienne Mohammad Hasan Mansurian.

Selon lui, le système de missiles de longue portée, mis au point par les spécialistes du complexe militaro-industriel national en est au stade final de la construction et de la préparation aux tirs d’essai.

"Dans les délais les plus brefs, nous procèderons aux tirs et j’espère pouvoir annoncer des bonnes nouvelles concernant l’équivalent iranien des S-300 russes", a indiqué le porte-parole.

RIA Novosti

10 novembre -

http://www.comite-valmy.org:80/spip.php?breve472

 

Nouvelle manœuvre militaire aérienne iranienne. 

Les forces armées iraniennes vont procéder à une manœuvre militaire lors de laquelle seront testés les systèmes de defense aériens de la République islamique, a indiqué dimanche un haut responsable cité par l'agence Fars.
La manœuvre "se tiendra dans tout le pays afin d'améliorer la capacité defensive", a dit le général Ahmad Mighani, commandant du siège du système antiaérien 
Assurant que l’objectif de ces exercices est de défendre les frontières du pays, Mighani a précisé que la portée des radars anti aériens devra atteindre les 3.000 km.
Il a rappelé que cinq manœuvres ont déjà été exécutées tout au long de l’an, dans les installations nucléaires et signalé que la particularité de la prochaine manœuvre est de mettre en action toutes les unités d’interception des forces aériennes.  Son objectif étant de riposter rapidement aux plans de l’ennemi.
«  Les unités qui participeront à ces exercices œuvreront dans les domaines des missiles, des radars et de l’artillerie ; des milliers de positions de radars seront déployées », a-t-il détaillé. 
Parmi les opérations exercées dans les trois étapes, Mighani a  cité : le lancement des unités des patrouilles, la riposte aux opérations des ennemis en brouillant  ses systèmes dirigés vers les radars iraniens, la collecte des informations via les avions iraniens, et la simulation d’attaque contre l’ennemi  via des drones…
Mercredi, un responsable iranien avait déclaré que son pays est en train de fabriquer le système anti aérien S300, dont la Russie a suspendu la livraison, prévue depuis 2007, sur pressions américaines et israéliennes, arguant se plier aux dernières sanctions onusiennes.   

 15/11/2010

 http://french.irib.ir

 

L'Iran dit avoir testé avec succès une version améliorée du missile S-200.  

L'Iran a "testé avec succès" une version améliorée de son système de missiles antiaériens S-200, développée après le refus de Moscou de livrer des S-300 à Téhéran, a déclaré le général Mohammad Hassan Mansourian, commandant adjoint de la defense antiaérienne.   
Ce nouveau système a "la même capacité que le système russe S-300", selon le site internet de la chaîne de télévision en anglais Press-TV citant le général Mansourian.
 "Nous avons développé ce système en améliorant des systèmes comme le S-200, et nous l'avons testé avec succès", a affirmé le général Mansourian cité par Press-TV.

 Le général Mansourian avait annoncé le 10 novembre que Téhéran allait "tester très bientôt des missiles de longue portée de defense aérienne, dont des S-300".
Les responsables militaires iraniens ont annoncé à plusieurs reprises leur intention de se doter de missiles antiaériens à longue portée de performance comparable au S-300, après le refus de Moscou de livrer ce système à l'Iran en raison des sanctions internationales contre le programme nucléaire iranien.

Selon les sites spécialisés, le S-300 est un système de missiles sol-air de moyenne et haute altitude à longue portée (jusqu'à 150 km) développé par la Russie à partir des années 1980 pour pouvoir intercepter simultanément plusieurs cibles, avions ou missiles, comme le Patriot américain. 
Le S-300 constitue un développement du système S-200, acheté par l'Iran à l'ex-URSS dans les années 1980 et qui date des années 1960.
"Les menaces situées à longue portée représentent 20% des menaces contre la nation, et nous avons élaboré des solutions (pour y faire face) incluant une amélioration du système S-200 qui a été testée", a précisé le général Mansourian cité par l'agence officielle Irna.

18/11/2010

 http://www.almanar.com.lb

 

Les bases utilisées par un pays agresseur seront notre cible. (Pasdarans)  

Un haut responsable de l'armée iranienne a, une nouvelle fois, mis en garde contre toute attaque américaine en relation avec le programme nucléaire de son pays.  
"Les bases utilisées par un pays agresseur sont considérées comme (étant) son pays et (constituent) une cible pour les combattants iraniens. Cela devrait être sérieusement pris en compte par les pays qui hébergent des bases américaines", a notamment averti le chef du département aérospatial des Gardiens de la Révolution (Pasdarans).  
Cité par les agences Fars et Mehr, Amir-Ali Hajizadeh, a en outre affirmé que "Téhéran est l'une des rares capitales au monde qui a été équipée avec un système de défense contre les missiles de croisière perfectionnés".
Il a ajouté que ce système de défense avait été testé lors d'exercices militaires (défenseurs du ciel du Velayat III ) cette semaine. 
Notons que les Etats-Unis et « Israël » n'ont pas exclu d'attaquer l'Iran sous prétexte d'empêcher ce pays d'obtenir la soi-disant « bombe atomique ».
Or, des responsables iraniens mettent régulièrement en garde l'Occident contre toute attaque, menaçant de terribles représailles.
Rappelons que l'Iran a annoncé jeudi avoir testé avec succès une version améliorée de son système de missiles antiaériens S-200, développée après le refus de Moscou de livrer des S-300 à Téhéran.
20/11/2010

http://www.almanar.com.lb


"Les systèmes de missiles iraniens capables de contrer toute menace"!

Le Porte-parole des manœuvres des défenseurs du ciel du Vellayat III a déclaré que les systèmes de missiles sol-air moyenne portée " Mersad" conçus sur le territoire iranien, sont capables de contrer toute menace aérienne.
" Ce système de missile dispose d'une grande capacité pour faire face à la guerre électronique" a souligné le général de Brigade, Hamid Argeangui. Ce dernier a fait des radars sophistiqués fabriqués par l'Iran, capables de couvrir l'ensemble de l'espace aérien du pays.
Interrogé par le correspondant militaire de l’agence d’information iranienne Farsnews, le responsable de ces systèmes de défense anti-missiles,  le colonel Qali Zadeh , a déclaré que ces systèmes  sont capables de capter les ondes magnétiques et électroniques émanant de l'avion ennemi.
Il a ajouté que  "dans les guerres,  l'objectif du pays qui attaque est de saboter  les  systèmes de radar du  pays attaqué en déclenchant des ondes magnétiques, afin de ne pas rencontrer de problèmes électroniques lors de son offensive."
Et de poursuivre : «le pays agressé fait alors de son mieux pour contrecarrer l'effet de cette attaque et garder ses radars qui sont déployés dans la région, opérationnels."
 «Les forces de la République islamique d'Iran s’efforcent à  récolter le plus de  renseignements qu'elles désirent et analyser la situation en fonction des données récoltées (..)  Après avoir étudié  les ondes qui émanent de l'avion ennemi, nous pouvons déterminer le type d'avion et la base militaire de laquelle il a décollé » a-t-il précisé !

20/11/2010

http://www.almanar.com.lb

 

L'Iran annonce qu'il va lancer des satellites, développer un missile S-300.

 L'Iran va lancer de nouveaux satellites "dans un proche avenir" et développer un système de missiles antiaériens de type S-300, a annoncé dimanche le ministre de la Défense Ahmad Vahidi cité par l'agence Mehr.
Item fulltext "Nous sommes en train de construire de nouveaux satellites, et dans un proche avenir nous allons lancer certains d'entre-eux", a déclaré M. Vahidi lors d'une visite à Khorramabad (ouest de l'Iran), sans donner plus de précision.Téhéran avait annoncé le 16 août le report du lancement prévu fin août d'un satellite baptisé "Rasad" (observation), qui devait être le deuxième mis sur orbite par l'Iran.L'Iran avait évoqué un "retard" dans la construction de ce satellite destiné à transmettre des photos météo de la terre, reportant son lancement à "la seconde moitié de l'année" iranienne qui s'achève en mars 2011.
M. Vahidi a par ailleurs affirmé dimanche que l'Iran avait entamé la conception d'un système de missile antiaérien de type S-300, après le refus de la Russie de lui livrer cet équipement en raison des sanctions internationales liées à la politique nucléaire de Téhéran."La production du missile S-300 demeure à l'ordre du jour de nos experts, et elle est en cours", a-t-il affirmé, précisant que le projet "est actuellement dans la phase de conception".L'Iran a affirmé depuis le début de l'année être capable de développer un système équivalent au S-300 russe.

 21/11/2010

http://french.irib.ir


Prisons

Allemands arrêtés en Iran poursuivis pour espionnage.

Les deux ressortissants allemands arrêtés le mois dernier en Iran alors qu'ils interviewaient le fils de Sakineh Mohammadi Ashtiani, condamnée à mort par lapidation, sont poursuivis pour espionnage, ont indiqué mardi des sources judiciaires.

L'Iran avait d'abord accusé les deux hommes, entrés dans le pays avec des visas de touristes, de travailler illégalement comme journalistes pour réaliser cette interview du fils de Sakineh Ashtiani, dont la condamnation a été suspendue face aux protestations de la communauté internationale.

Mais le chef de la justice de la province d'Azerbaïdjan de l'Est a déclaré que les deux hommes étaient inculpés pour espionnage, un crime passible en Iran de lourdes peines, jusqu'à la peine capitale.

Dans une interview diffusée lundi par la télévision publique iranienne, l'un des deux journalistes affirme avoir été trompé par une militante iranienne vivant en Allemagne. "Elle m'a envoyé en Iran en espérant pouvoir tirer un bénéfice de mon arrestation à des fins de propagande", a-t-il dit.

16 novembre

http://fr.news.yahoo.com/4/20101116/twl-iran-allemagne-38cfb6d_1.html


n°61 - journal d'Iran - 05-11 au 24-11 - : Suite : Bill Van Auken : Les Etats-Unis intensifient les menaces de guerre contre l'Iran.


n°61 -  journal d'Iran - 05-11 au 24-11 - : Suite  : Bill Van Auken : Les Etats-Unis intensifient les menaces de guerre contre l'Iran.



journal d'Iran   n°61 du 05-11 au 24-11

                C.De Broeder & M.Lemaire



a) Le "Journal d'Iran" est  visible  sur les blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

http://www.palestine-solidarite.org/journaux.CathyetMarc.htm 

cette page est accessible depuis la page d'accueil ( http://www.palestine-solidarite.org/ ) colonne de gauche.

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

2 Politique Internationale

1 Usa

2 Les voisins

3 Organisations Mondiales & régionales

4 Le Monde

2 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

2-1 Diabolisation de l'Iran

2-2  "La Face Cachée du Pétrole"  : Le partage du monde.

2-3 Pascal Sacre : Ces prisonniers politiques dont les médias ne parlent pas.

 


2) Politique des Usa

Préparation à la guerre

Gates avertit les pays latino-américains négociant avec l'Iran.

Le secrétaire américain à la guerre Robert Gates a mis en garde dimanche les pays d'Amérique latine qui mènent des négociations avec l'Iran sur le développement de capacités nucléaires, les appelant à la prudence face aux motivations de Téhéran.
Le responsable américain s'adressait à la presse à son arrivée à Santa Cruz (est de la Bolivie) où se tient à partir de lundi la 9e conférence des ministres de la Défense des Amériques. Le pays hôte, la Bolivie, est l'un des pays d'Amérique latine intéressés par une coopération avec l'Iran dans le domaine du nucléaire.
Compte tenu de "la volonté délibérée" des Iraniens "d'ignorer les résolutions successives du Conseil de sécurité de l'ONU, "je pense que les pays qui sont en train de négocier avec l'Iran dans ce domaine doivent être très circonspects et très prudents dans leurs rapports avec les Iraniens pour ce qui concerne les motivations de ces derniers et ce qu'ils tentent réellement de faire", a prétendu Gates.
Si les négociations portent sur l'énergie nucléaire à usage civil, "tous peut être garanti sous l'égide de l'AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique), et nous n'aurions aucune objection", a ajouté Gates, qui a mis en doute la capacité de l’Iran de réaliser de tels projets. 
Fin octobre, le président bolivien Evo Morales avait annoncé qu'un projet commun avec l'Iran de construction d'une centrale nucléaire en Bolivie pour produire de l'électricité était à l'étude.  
L'Iran a développé ces dernières années ses relations avec plusieurs pays d'Amérique latine, en particulier le Venezuela, la Bolivie, le Brésil et le Nicaragua, qui ont pris leurs distances par rapport aux pressions des Etats-Unis pour isoler

22/11/2010

l'Iran.http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=162915&language=fr


Dans les coulisses et au sénat

Les Etats-Unis refusent la présence de la Turquie et du Brésil dans les prochaines négociations avec l'Iran.  

 La secrétaire d'État américaine Hillary Clinton dans une décision égoïste a rejeté la présence de la Turquie et du Brésil dans le cadre des prochaines négociations entre les États occidentaux et l’Iran l'Iran.
Elle a affirmé que les discussions ne devaient avoir lieu que dans le cadre du Groupe 5+1.

Mme Clinton a déclaré mercredi que seuls les représentants des États composant le groupe 5 +1 doivent assister à la première série de discussions avec l'Iran.
Elle a également déclaré que la date et le lieu des négociations devraient être fixés par la Haute représentante de l'Union européenne pour les Affaires étrangères, Catherine Ashton, au nom du groupe 5+1.
Le chef du dossier nucléaire iranien, Saïd Jalili, a proposé aux six grandes puissances une rencontre à Istanbul le 23 novembre ou le 5 décembre, a indiqué mardi une source diplomatique européenne.
L'Iran et le groupe 5+1 composé des États-Unis, de la Grande-Bretagne, de la France, de la Russie, de la Chine et e l'Allemagne ont affirmé en octobre leur volonté de reprendre les discussions interrompues en octobre 2009.
Plusieurs sources diplomatiques ont estimé que la dernière initiative de la secrétaire d’Etat américaine allait à l'encontre des normes internationales qualifiant ses déclarations de mercredi comme une entrave à la reprise la tenue des pourparlers.
S'exprimant sur la question, un diplomate a déclaré au correspondant de l’IRNA à Vienne, que "les États-Unis ne cessent de parler de la communauté internationale se demandant si la Turquie et le Brésil sont ou pas membres à part entière de la communauté internationale".

Il a ajouté ironiquement qu’il s’agissait peut-être d’une communauté virtuelle internationale découverte par les États-Unis.

12/11/2010

httphttp://www2.irna.ir


Sur le terrain

Les importations américaines en provenance de l'Iran: 100% d'augmentation  

Les importations des Etats-Unis, en provenance de l'Iran, ont augmenté de plus de 100%, dans les trois premiers trimestres de cette année, malgré les sanctions unilatérales de Washington contre Téhéran, a rapporté Press TV.
Selon les chiffres publiés par les statistiques du Bureau de commerce extérieur des Etats-Unis, les Américains ont importé 92,7 millions de dollars de marchandises, en provenance de l'Iran, de Janvier à Septembre 2010, comparativement à 45,1 millions de dollars, durant la même période, en 2009.

Ces chiffres montrent, clairement, que malgré les sanctions unilatérales imposées par les Etats-Unis et leur volonté de se faire accompagner par les autres pays, Washington a échoué dans sa politique.

15/11/2010

 http://french.irib.ir



2) Politique d'Israël

Netanyahou

Netanyahu va demander aux USA de menacer l'Iran militairement pour le contraindre à renoncer à son programme nucléaire.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, va demander dimanche au vice-président américain Joe Biden que les Etats-Unis menacent l'Iran militairement pour le contraindre à renoncer à son programme nucléaire, a-t-on appris de sources politiques israéliennes. Lire la suite l'article

Benjamin Netanyahu a entamé ce dimanche une visite de cinq jours aux Etats-Unis où il doit rencontrer Joe Biden mais pas le président Barack Obama, en tournée en Asie.

D'après ces sources, le chef du gouvernement israélien envisage de dire au vice-président américain: "La seule manière de s'assurer que l'Iran ne deviendra pas une puissance nucléaire est de créer une menace crédible d'action militaire à son encontre s'il continue d'avancer vers l'arme nucléaire."

"Les sanctions économiques compliquent la tâche de l'Iran mais on ne distingue aucun signe montrant que le régime des ayatollahs envisage d'arrêter son programme nucléaire à cause d'elles."

Interrogé sur ces propos, un membre de la délégation accompagnant le Premier ministre israélien aux Etats-Unis a déclaré que Benjamin Netanyahu insisterait dans toutes ses interventions sur la nécessité pour les Etats-Unis d'intensifier leurs pressions sur l'Iran.

POURPARLERS DIRECTS

La République islamique dément que son programme d'enrichissement d'uranium soit destiné à se doter de l'arme atomique.

La rencontre entre Biden et Netanyahu doit avoir lieu dimanche avant que le vice-président ne prenne la parole devant la Conférence américano-juive, où le Premier ministre israélien prononcera à son tour un discours, lundi.

Netanyahu se rendra ensuite à New York pour des entretiens lundi avec le secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon et jeudi avec la secrétaire d'Etat Hillary Clinton.

Celle-ci a déclaré œuvrer sans relâche à une reprise des pourparlers directs entre Israéliens et Palestiniens, que ces derniers conditionnent à un nouveau gel de la colonisation juive en Cisjordanie.

Mais certains analystes estiment que les déboires de l'administration démocrate d'Obama aux élections de mi-mandat, cette semaine, ont réduit sa capacité à faire pression sur Israël, dont les républicains sont les alliés les plus proches outre-Atlantique.

"C'est notre ardent désir que l'impasse actuelle puisse être surmontée et que nous assistions à un retour rapide à des pourparlers directs avec les Palestiniens", a déclaré Mark Regev, porte-parole de Netanyahu, durant le vol Tel Aviv-La Nouvelle Orléans.

8/11

http://fr.news.yahoo.com/4/20101107/twl-usa-netanyahu-38cfb6d.html

http://www.voltairenet.org:80/article164071.html



Les Voisins

Turquie

12-11

Le parlementaire turc Mourad Mourjane, a souligné lors d’une rencontre avec le président de la Commission des relations étrangères au parlement turc, la nécessité de poursuivre la collaboration entre son pays et l’Iran, et salué la position du guide suprême Sayed Ali Khamenei qui a décrété l’interdiction de recours à l’arme atomique.

http://www.almanar.com.lb


Russie

10-11

En 2007, Téhéran et Moscou ont signé un contrat d’un montant d’environ 800 millions de dollars portant sur les livraisons à l’Iran de cinq divisions de missiles S-300 PMU-1

Le président russe Dmitri Medvedev a publié mercredi 22 septembre un décret interdisant la livraison de missiles sol-air S-300 à l’Iran, en application des sanctions prises en juin dernier par le Conseil de sécurité de l’Onu , imposant des restrictions sur la fourniture à Téhéran d’armes conventionnelles, dont les missiles, les chars, les hélicoptères de combat, les avions d’assaut et les bâtiments de guerre.

RIA Novosti

http://www.comite-valmy.org:80/spip.php?breve472



Dans le monde

Belgique

Jean-Pierre Stroobants : Deux entreprises belges ont livré de l'uranium à l'Iran.

Deux entreprises belges ont livré de l'uranium enrichi et du zirconium à l'Iran. Ce matériel, exporté illégalement, pourrait être utilisé à des fins civiles, mais aussi militaires, par Téhéran. Les entreprises font actuellement l'objet d'enquêtes judiciaires.

L'affaire a été révélée, mardi 9 octobre, par un député écologiste flamand, Kristof Calvo, qui a interpellé le ministre fédéral de l'énergie Paul Magnette (PS).

Ni le cabinet du ministre, ni le ministère de la Région flamande, en partie compétente pour l'octroi de certaines licences d'exportation, n'ont révélé le nom des deux entreprises, qui seraient situées en Flandre.

COMPLEXITÉ DES PROCÉDURES BELGES ?

Il y a quelques mois, le gouvernement fédéral avait refusé à des entreprises le droit d'exporter en Iran du matériel pour des turbines nucléaires. D'autres sociétés auraient pu profiter de la complexité des procédures belges. Les régions sont compétentes pour les octrois de licences d'exportation d'armement, l'Etat fédéral pour le nucléaire. Une région, saisie d'une demande d'exportation de matériel, doit saisir une commission d'avis avant d'obtenir une autorisation du ministère fédéral de l'énergie…

Selon le député Kristof Calvo, l'affaire tombe d'autant plus mal pour la Belgique qu'elle exerce actuellement la présidence du Conseil européen. Le gouvernement d'affaires courantes pourrait, selon l'élu écologiste, faire l'objet de critiques sévères de la part de la Commission européenne et de l'Agence internationale de l'énergie atomique.

Jean-Pierre Stroobants

Le Monde.fr |

10.11.

http://www.lemonde.fr/europe/article/2010/11/10/deux-entreprises-belges-ont-livre-de-l-uranium-a-l-iran_1437931_3214.html



2 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

Ndlr : la publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information. 

 

2-1 Diabolisation de l'Iran

 http://www.youtube.com/watch?v=z27HIF6TARg&feature=player_embedded#!

 

2-2 Diabolisation de l'Iran part2

VIDEO 1 http://www.alterinfo.net/Diabolisation-de-l-Iran_a51747.html

 

2-3 Diabolisation de l'Iran par 3 

VIDEO 2 http://www.youtube.com/watch?v=vClrjV7ws5Q&feature=player_embedded

 


2-2  "La Face Cachée du Pétrole"  : Le partage du monde.

Ndlr : la publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

“La face cachée du pétrole”, documentaire de Patrick Barbéris adapté du livre du même nom d’Éric Laurent, montre en deux fois une heure que “l’or noir” aura été le moteur de l’histoire du XXè siècle et de ce début de XXIè siècle. Des premiers forages de Rockefeller en 1860 jusqu’à l’actuelle guerre en Irak, en passant par la Seconde Guerre mondiale, la Guerre froide et le choc pétrolier de 1973, toute l’histoire géopolitique est intrinsèquement liée à l’or noir.

VIDEO 1 cliquez sur ce lien : http://www.dailymotion.com/video/xewkez_la-face-cachee-du-petrole-12-le-par_news

VIDEO 2 cliquez sur ce lien: http://www.dailymotion.com/video/xewm92_la-face-cachee-du-petrole-2-2-les-g_news


2-3 Pascal Sacre : Ces prisonniers politiques dont les médias ne parlent pas.

Vendredi 5 novembre 2010
À la prisonnière 650

Quelle différence y a-t-il entre des opposants politiques emprisonnés aux États-Unis, en Iran ou en Chine ?

Entre des prisonniers condamnés à mort, soumis à la torture, incarcérés sans procès et internés en institution psychiatrique en Norvège, aux États-Unis, en Arabie Saoudite, en Iran ou en Chine ? Entre Aafia Siddiqui, Lynne Stewart, Synnove Fjellbakk Tafto et Liu Xiaobo (Prix Nobel de la paix 2010), Farah Vazehan [1], Hossein Derakhshan [2] ?

Le traitement médiatique et politique de ces prisonniers d’opinion n’est pas du tout le même selon qu’ils servent ou desservent les intérêts de l’impérialisme des États-Unis et de leurs alliés.

Aafia Siddiqui, une femme pakistanaise de 36 ans, fut amenée le 5 août 2008 enchaînée, blessée aux épaules par deux coups d’armes à feu, squelettique, tremblante et en état de choc, dans une salle de tribunal de « la plus grande » démocratie occidentale, à New York. Cette femme est diplômée en neurologie du Massachusetts Institute of Technology et de l’Université de Brandeis [3] aux USA, mère de trois enfants, elle a vécu de nombreuses années tranquilles aux États-Unis.

Elle a été accusée de tentative d’assassinat sur des officiers de l’armée et des agents du FBI, après avoir été interpelée puis emprisonnée au Pakistan dans des circonstances obscures, accusée de complicité avec le terrorisme à l’issue d’un simulacre d’enquête dans laquelle les simples déclarations des militaires US ont eu force de preuve. Aafia Siddiqui avait été enlevée en mars 2003 avec ses trois enfants, à Karachi, par les services secrets pakistanais (ISI), et remise au personnel militaire étasunien qui l’avait transférée dans la terrible prison à l’intérieur de la base de Bagram, en Afghanistan. Aafia, c’était la « prisonnière 650 » dans ce qui est devenu le tristement célèbre « département tortures » de la prison de Bagram. Sa sœur Fawzia, qui habite à Karachi, a déclaré : « Elle a été violée et torturée pendant 5 ans, nous ne savons rien de ce qui a pu arriver à ses trois fils. »

Siddiqui et d’autres femmes ont été, et sont toujours, incarcérées à Bagram et dans d’autres prisons qui pratiquent la torture pour le compte des États-Unis. Les déclarations des témoins selon lesquels elle aurait tiré sur des militaires avec un fusil d’assaut, laissé, on ne sait pourquoi, à portée de main, sont peu crédibles, mais furent retenues comme des preuves irréfutables. Aafia fut la seule atteinte par une balle. Aucun des militaires n’a été blessé. Imaginez cette histoire en Iran ou en Chine, avec une opposante politique au régime ! Ensuite, « on » l’a retrouvée en 2008 en Afghanistan, désorientée et ayant sur elle des plans pour faire sauter des édifices à New York… Digne de la série 24 heures chrono. Lady Al-Qaeda (sic !), surnom donné par le NY Daily New, a été condamnée en janvier dernier. Pendant tout le procès, le Ministère public n’a pas cessé d’utiliser le terme de terroriste en se référant à elle. Il n’y avait aucune preuve formelle attestant qu’elle avait tiré sur des militaires ou qu’elle s’était livrée à des activités terroristes. Au cours du procès, les témoins ont décrit Siddiqui comme « une femme complètement brisée ».

Elizabeth M. Fink, l’avocate d’Aafia Siddiqui a déclaré : « C’est une femme profondément traumatisée par les tortures qu’on lui a fait subir pendant les 5 années de sa détention, et par l’angoisse de ne pas savoir ce que ses fils sont devenus. On lui a seulement bandé ses blessures, alors qu’elle aurait eu besoin de bien d’autres soins dans un hôpital. À cause de la lutte contre le terrorisme la justice des États-Unis est devenue arbitraire, aveuglément féroce, infâmante pour le nom de notre pays dans le monde entier. » [4] Aafia Siddiqui, la « prisonnière 650 » de Bagram, n’est même pas une opposante politique mais plus probablement une victime anonyme sacrifiée sur l’autel de la lutte contre le prétendu terrorisme.

Elle fait partie de ces méchants inventés par l’Occident pour accréditer ses thèses afin que ses populations croient à sa fable de la guerre contre le mal. « Lady Al-Qaeda » ! Un alibi fabriqué de plus pour justifier l’injustifiable. Aafia Siddiqui a été condamnée à une peine de prison incompressible de 86 ans. [5] L’article « Triumph Of Evil » (Le Triomphe du Mal) [6], écrit par John Kozy, ancien professeur à l’université en philosophie et logique, témoigne de la corruption et de la dégradation de toutes les strates du système juridique et policier US : Cours locales et fédérales, Cour Suprême, Bureaux de procureurs, laboratoires d’« expertise ».

Les preuves sont manipulées, des témoignages partiaux sont pris comme faits avérés, les informateurs et les policiers sont crus sur parole, des aveux sont extorqués par la force et pris au sérieux par les juges. Nous sommes très éloignés des séries télévisées (« Les Experts ») qui nous font prendre la mythologie pour la réalité. Sur le terrain, révélée grâce à des témoignages de lanceurs d’alerte courageux et intègres, c’est bien à la criminalisation de toute une société que nous assistons. Le crime devient la règle, et la loi ne protège plus les gens mais est utilisée par le gouvernement étasunien pour nuire à sa population et protéger les dirigeants. [7] Cela s’observe également dans d’autres gouvernements occidentaux comme la France [8] ou l’Italie.

Comme le dit le professeur John Kozy, « Les sociétés modernes ont justifié leur utilisation de méthodes criminelles en argumentant que de telles techniques étaient nécessaires pour combattre le mal. Mais la guerre menée par le bien contre le mal ne peut être gagnée en utilisant les armes du mal. Le mal n’apporte jamais de bien, et en usant de ces viles pratiques, la somme de mal augmente en quantité et qualité. Tenter de sauver la nation en devenant ce dont vous essayez de sauver cette nation est suicidaire. » [9] Contredisant la pensée malfaisante de Richard Dick Cheney [10], et de beaucoup de moralisateurs occidentaux, chaque fois que nous voulons combattre le mal en utilisant ses armes, torture, mensonges, sacrifices d’innocents, meurtres, massacres, jugements sans preuves, plutôt que le réduire, nous augmentons la quantité, et la qualité du mal dans nos sociétés.

C’est exactement ce cycle de violence progressive, degré par degré, avec son cortège de banalisations et de cynisme, d’arrogance et de mauvaise foi qui finalement conduit aux massacres de masse et aux comportements inhumains comme ceux de la période nazie. La complicité des médias et des « experts » y joue un rôle important. « La fin justifie les moyens » est un slogan populaire dans nos pays qui cultivent et s’arrogent la bonne conscience. Pourtant cela n’est pas vrai. N’importe quelle fin ne justifie jamais n’importe quel moyen. Les moyens utilisés déterminent la fin qui nous attend. Même pour nous défendre du mal, user de moyens vils nous rend vil à notre tour, sans retour en arrière possible.

 

Le 19 novembre 2009, Lynne Stewart, âgée de 70 ans, avocate spécialisée dans la defense des droits civils et militante de longue date, condamnée à 28 mois de prison, a été incarcérée pour conspiration et soutien matériel au terrorisme. Lynne Stewart a consacré sa vie aux pauvres, aux défavorisés, à la communauté noire et à la justice. Ceux d’entre eux qui n’avaient pas les moyens de payer les services d’un avocat pouvaient frapper à sa porte. [11]

Sa seule faute est d’avoir contrevenu aux mesures administratives spéciales (Special Administrative Measures, SAM) du bureau américain des prisons (US Bureau of Prisons). Elle avait été obligée de signer ces mesures pour pouvoir défendre le Cheik Omar-Abdel Rahman. Les SAM sont inconstitutionnels : elles violent le Premier Amendement ainsi que le Sixième Amendement de la Constitution américaine selon lequel, tout accusé a droit à un avocat et à être jugé par un jury d’État impartial dans l’État même où le crime a été commis et seulement pour ce crime. L’Administration Clinton n’a pas considéré Lynne Stewart comme une terroriste et un traître. À l’époque, son cas a simplement été considéré comme une faute administrative. Lynne Stewart a reçu une lettre à cet effet, et n’a pas pu rendre visite à son client pendant quelque temps. Puis, elle a pu reprendre ses visites au Cheik en prison et poursuivre son travail d’avocate. Ce n’est que le 9 avril 2002 qu’elle a été arrêtée à son domicile par le FBI, quelques mois après les évènements du 11 septembre 2001 et dans un climat d’hystérie collective. Le soir de son arrestation, John Ashcroft, ministre de la Justice des États-Unis, est allé à l’émission populaire de David Letterman, Late Night Show, et a déclaré à toute l’Amérique que Lynne Stewart était un traître à la nation. » [12] Lynne Stewart, de même qu’Aafia Siddiqui, n’est pas une héroïne, pas plus qu’une terroriste.

C’est une victime d’un système odieux qui dit combattre le mal mais qui pour cela, en commet bien plus, sans que les médias, prompts à fustiger l’Iran, la Chine, Cuba ou le Venezuela au moindre écart de conduite, ne trouvent rien à y redire, quand c’est l’Occident. « C’est une femme de 70 ans avec des années d’expérience de vie en tant que mère, grand-mère, activiste et avocate. Jeune femme blanche, elle s’est engagée et a lutté pour la cause de ses compatriotes noirs, parce qu’elle croyait dans la justice. Des décennies plus tard, elle a défendu le Cheik Omar-Abdel Rahman, parce qu’elle croyait toujours dans la justice. » [13] Lynne a mis en garde les autres avocats de la defense : « C’est un avertissement pour les autres avocats. (Le gouvernement leur envoie le message) Ne défendez pas vos clients avec trop de vigueur, ne faites pas de zèle ».

 

Synnove Fjellbakk Tafto, ancienne avocate du ministère des Affaires étrangères en Norvège, et dissidente politique, a été hospitalisée de force pour la cinquième fois et s’est vue administrer un traitement psychiatrique quelques jours après la publication d’un article subversif. [14] Un article subversif ? Internée et obligée de prendre un « traitement » psychiatrique pour un article subversif ? Imaginez si madame Tafto était chinoise ou iranienne. 

Depuis 1994, comme le rapporte Ron Paul, le député républicain US, madame Tafto accuse les dirigeants de son pays d’avoir trahi la nation en adoptant des accords anticonstitutionnels visant à contourner l’opposition de la population. Ce mépris des acquis constitutionnels est devenu la règle en Occident, depuis les attentats du 11 septembre 2001. Il n’est pas propre à la Norvège, mais gangrène tous nos pays qui se targuent malgré tout de représenter des valeurs qu’ils bafouent tous les jours : égalité, vérité, liberté, honneur. Comme les Irlandais en 2008 [15], les Norvégiens ont refusé à deux reprises, par référendum, de rejoindre l’Union Européenne, en 1972 [16] et en 1994. [17] La militante a dénoncé notamment l’accord qui a malgré tout fait rentrer le pays dans l’Espace économique européen.

Dans son dernier article « subversif », elle accuse le ministre des Affaires étrangères norvégien, Jonas Gahr Störe, d’être un agent au service des intérêts mondialistes. La sanction est l’internement psychiatrique.

Terroriste. Traître qui mérite la pire punition. Ennemi antipatriotique. Nos médias et nos gouvernants ont leurs formules pour salir, diaboliser toute résistance à l’autorité. Des référendums bafoués, des votes et opinions populaires ignorés, des « terroristes » fabriqués, des emprisonnements et jugements arbitraires, des médias partisans, des films et séries TV propagandistes. Des dissidents, des résistants internés, torturés, incarcérés après en avoir faits nos ennemis, des « terroristes », après avoir diabolisé, sali leur image ou plus simplement fait en sorte que personne n’en entende parler. C’est ainsi que se comportent nos démocraties occidentales, qui parviennent à tirer l’oreille à des pays comme la Chine ou l’Iran.

L’attribution de médailles et de prix, comme le Prix Nobel de la Paix, ou la Médaille de la Liberté, participe de cet endoctrinement des populations occidentales et plus généralement de celles des États-Unis et de leurs alliés de la Coalition. Certains de ces alliés (Arabie Saoudite, Egypte, Colombie) le sont parce que, pragmatiques, ils y trouvent leur intérêt (financier, armements, permissions d’opprimer leur propre population) mais la plupart, dont les peuples européens, se persuadent eux-mêmes qu’ils se trouvent dans le camp du Bien et de la Justice. Le Prix Nobel de la paix fait partie des « jouets », des artifices leur permettant de flatter leur bonne conscience.

Ainsi après Henry Kissinger, Al Gore, Barack Obama, voilà le « valeureux » dissident chinois Liu Xiaobo [18] décoré de la prestigieuse médaille. Car à condition d’être de Chine ou d’Iran, les opposants politiques ont bonne presse en Occident. Ces Prix et Médailles sont des instruments politiques utilisés par le système occidental et ses alliés, dans le but d’envahir le monde entier et de lui imposer ses doctrines, le capitalisme inégalitaire et la domination par une minorité, la légitimité d’une micro-caste de riches amoraux s’arrogeant le droit inné d’occuper le sommet de l’échelle sociale et de dominer tous les peuples du monde. Cela est fait par la force (les guerres, les coups d’état, les assassinats) et surtout par la ruse (la moralisation démocratique, les prix et médailles, les fondations « philanthropiques » et les organes « mondiaux » de régulation, FMI, Banque Mondiale, OMC, OMS, ONU).

Plusieurs auteurs et chercheurs indépendants, dont le Réseau Voltaire (« Le prix Nobel de la paix au service de l’impérialisme ») [19], Thierry Meyssan (« Le dessous du prix Nobel de la paix 2009 ») [20], le professeur Domenico Losurdo (« Le Nobel de la guerre aux Messieurs du « Nobel de la paix ») [21], le professeur Chems Eddine Chitour (L’ordre occidental impérial : Stratégie d’attribution des prix Nobel) [22], nous révèlent toute la corruption qui règne au cœur de cette institution soumise, le Nobel, asservie comme toutes les autres institutions officielles aux mondialistes occidentaux, appuyés aujourd’hui sur les États-Unis et leurs alliés de la Coalition.

Ceux-ci nous gouvernent au moyen de leurres et instrumentalisent sans cesse notre bonne conscience, avec l’aide des médias et des institutions dans lesquelles nous avons naturellement confiance. Sans risquer l’internement, l’incarcération ni la torture, vous pouvez toujours parler autour de vous de la « prisonnière 650 », en lui rendant son nom : Aafia Siddiqui et en rétablissant sa véritable histoire, voire signer la pétition réclamant sa libération, gopetition.com, parler de Lynne Stewart, de Synnove Fjellbakk Tafto et afficher leurs photos, leurs calvaires, partout où vous pouvez.

Notes

[1] gopetition.com

[2] guardian.co.uk

[3] L’Université de Brandeis (Brandeis University) est une université privée américaine située à Waltham dans le Massachusetts, à 16 km à l’ouest de Boston. wikipedia.org

[4] legrandsoir.info

[5] emceebeulogue.fr

[6] The Triumph of Evil, by Prof. John Kozy globalresearch.ca

[7] Le projet diabolique et criminel appelé États-Unis d’Amérique. Le gouvernement étasunien utilise la loi pour nuire aux gens et protéger les dirigeants, par John Kozy mondialisation.ca

[8] Affaires Bettencourt, Karachi, Wildenstein… lemonde.fr

[9] Op.cit., The Triumph of Evil, by Prof. John Kozy

[10] Réflexion menaçante du vice président Cheney juste après l’attentat contre les Tours Jumelles : « Maintenant l’Amérique va devoir entrer dans le versant obscur de son histoire »

[11] Lynne Stewart en prison : Quand la justice déraille, par Claude Herdhuin. mondialisation.ca

[12] Op.cit., Lynne Stewart en prison : Quand la justice déraille

[13] Ibid., Claude Herdhuin

[14] Revue Nexus, Juillet-Août 2010, n°69, p.4

[15] Les Irlandais rejettent à 53,4 % le traité de Lisbonne

[16] Le 25 septembre 1972, les Norvégiens sont appelés à se prononcer par référendum au sujet de l’adhésion de leur pays aux Communautés européennes. À l’issue du scrutin, le non l’emporte avec 53,5% des suffrages. lemonde.fr

[17] 1994 la Norvège s’oppose pour la deuxième fois par référendum à l’entrée dans l’Union européenne. strasbourg-europe.eu

[18] Qui est Liu Xiaobo ? Ce que le jury Nobel vous cache mondialisation.ca

[19] Les lauréats du Prix Nobel de la paix après le 11-Septembre mondialisation.ca

[20] voltairenet.org

[21] futurquantique.org

[22] mondialisation.ca

Source : Le Grand Soir via Le Brasier
http://www.legrandsoir.info/...


n°61 - journal d'Iran - 05-11 au 24-11 - :Fin : Bill Van Auken : Les Etats-Unis intensifient l