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01/12/2010

n°560 -Journal de Palestine - 09-10 au 30-11 : -Début - : Dahlan présente un nouveau plan pour attaquer la bande de Gaza.


n°560 -Journal de Palestine - 09-10  au  30-11 : -Début  - : Dahlan présente un nouveau plan pour attaquer la bande de Gaza.



          Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

     Sa diffusion est un acte de résistance.

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal de Palestine 

n°560                    09-10  au  30-11

C.De Broeder      &  M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

a) sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

 

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire

Tiré à part

Dahlan présente un nouveau plan pour attaquer la bande de Gaza.

Avi Issacharoff : Netanyahu fomente la révolution en Cisjordanie.

Où va la résistance palestinienne ?

Suite

1 Résistance

Détails par région:

2 Décompte des pertes humaines

3 Politique

Politique Palestinienne

Politique Israélienne

Fin

4 Politique internationale des territoires occupés 

5 Médias/Vidéos 

5-1 Vidéo : Attention lingettes pour bébés.

5-2 Vidéo : Biographie de Yasser Arafat.

5-3 Silvia Cattori : Ils fêtent leurs actions criminelles à Gaza !

5-4 La "tentation victimaire"

5-5 Video: Tsahal abat deux militants islamistes.

6 Les brèves

6-1 Nureddin Sabir : Liste de 200 officiers de l’armée israélienne soupçonnés de crimes de guerre.

6-2 Révélation des noms de 200 militaires auteurs de crimes de guerre à Gaza.  

6-3 Viva Palestine : Des militants israéliens comparent le blocus de Gaza à la Shoa.  

6-4 Deux soldats israéliens condamnés pour s'être servis d'un enfant gazaoui comme bouclier humain.

6-5 Des slogans contre "Israël" lors du discours de Netanyahu en Amérique du Nord. 

 



09-11 au 30-11 : Peuple Palestinien : 0 tué   - 8 blessés

                         Occupants              : 0 tué  - 0 blessé



Tiré a part

Dahlan présente un nouveau plan pour attaquer la bande de Gaza.

Des sources palestiniennes bien informées ont confirmé jeudi 11 novembre au CPI que Mohamed Dahlan, chef des mutins du Fatah, a présenté un plan pour attaquer la bande de Gaza, dans le but de renverser le Hamas et de se réhabiliter auprès du public palestinien.

The Palestinian Information Center المركز الفلسطيني للإعلام

Lundi 15 Novembre 2010

 Le CPI a obtenu une copie du plan de Dahlan  qui comprend 70 pages, et est classé « confidentiel ». Il y décrit sa vision du scénario d’invasion qui commence en lui donnant un poste dans l’appareil de sécurité de Cisjordanie.  

Un proche collaborateur de Dahlan  pendant vingt ans a révélé au CPI qu’en se basant sur sa relation avec Dahlan , le leader controversé du Fatah a besoin d’un poste sécuritaire pour plusieurs raisons comprenant sa conviction que personne à part lui ne peut contrôler la sécurité en Cisjordanie, et empêcher le Hamas et le Jihad Islamique de contrôler la région. 

Selon les sources, Dahlan  aurait réussi à convaincre un certain nombre de pays européens et arabes de former ses hommes afin qu’ils puissent mener cette mission avec succès.

D'après le plan, Dahlan  a prétendu qu’il pourrait renverser le Hamas dans la bande de Gaza s’il reçoit le soutien logistique, politique et financier « adéquat »., ajoutant qu’il collabore avec des experts en sécurité d’Egypte, Jordanie, de l’entité sioniste, des Etats-Unis et du Royaume-Uni, pour préparer les détails du plan.
Le plan suppose une attaque par les hommes de Dahlan  depuis la frontière égyptienne au  sud, et par les points de passage israéliens de l’est et du nord de la bande de Gaza, en plus d’un commando formé en Jordanie qui attaquerait depuis la mer.

Dahlan  a demandé trois milliards de dollars aux USA pour réaliser son plan, pour lequel il prétend avoir obtenu la bénédiction d’Omar Soulayman, le chef des services de renseignement égyptiens, et de Yuval Diskin, le chef de la sécurité intérieure sioniste (Shabak ou Shin Bet). Il a ajouté qu’il a soumis des copies de son plan à plusieurs services de renseignement de pays arabes « amis ».

En 2007, Dahlan  a mené un coup d’Etat contre le gouvernement légitime palestinien afin de renverser le Hamas, mais ce fut un échec. Les généraux de Dahlan  ont fui vers l’Egypte où il les attendait, et la mutinerie a provoqué une rupture politique dans l’arène palestinienne qui a seulement profité à l’occupation sioniste, comme le pensent la plupart des Palestiniens.
Merci à CPI
Date de parution de l'article original: 12/11/2010
URL de cet article: http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=2406

 

Avi Issacharoff : Netanyahu fomente la révolution en Cisjordanie.

[“Le moment est peut-être venu de renoncer au rêve de métamorphoser les dirigeants de l’Autorité palestinienne en de fervents sionistes qui, non contents de lutter contre les mouvements islamistes dans le seul désir de sauver des Israéliens, reconnaîtraient Israël en tant qu’État juif“, observait Avi Issacharoff dans Ha’aretz, le 16 novembre dernier.

Plusieurs années correspondant du quotidien aux Affaires arabes et palestiniennes et coauteur avec Amos Harel de deux ouvrages, dont un sur la deuxième intifida sous-titré “comment nous avons gagné et pourquoi nous avons perdu la guerre avec les Palestiniens“ [1], il enseigne aujourd’hui l’histoire moderne des Palestiniens à l’université Ben-Gourion du Néguev. Plus encore qu’une occasion ratée, c’est le paradoxe d’une politique allant à l’encontre de ses objectifs autoproclamés qu’il souligne ici, rappelant la déclaration par Yasser Arafat, il y a 22 ans, de l’État palestinien : “Pour peu que Netanyahu persévère dans sa stratégie du ‘que nenni’, conclut-il, il fera de cette déclaration un fait.“ T.A.]

Le rapport de Ha’aretz affirmant, la semaine dernière, qu’il ne reste plus de Palestiniens recherchés en Samarie [2] a suscité de nombreuses réactions émanant de groupes palestiniens et des media arabes. Une fois de plus, l’Autorité palestinienne s’est vue accusée de collaborer avec Israël et de vouloir empêcher toute réconciliation avec le ‘Hamas.

Côté israélien, d’autre part, il n’y eut quasiment pas de réactions. Cela peut provenir de la mémoire relativement courte du public israélien, qui cherche à oublier les vieilles réalités sécuritaires et s’agrippe peut-être obstinément au slogan de “l’absence de partenaire“ palestinien. Dans une large mesure, les décisionnaires en Israël et la majeure partie de l’opinion se refusent à reconnaître le révolution qui a eu lieu en Cisjordanie ces trois dernières années. Il est tellement plus facile de s’accrocher aux vieux slogans – comme “On ne peut pas se fier aux Arabes“ ; ou “Il n’y a pas de quoi parler, ni avec qui“ – que d’admettre que l’Autorité palestinienne a fait l’impossible et créé en Cisjordanie des conditions de sécurité que les habitants de Lod, Netanya et d’autres villes israéliennes ne peuvent qu’envier.

L’Autorité palestinienne est engagée dans une guerre totale avec le ‘Hamas et le Djihad islamique. La loi et l’ordre sont revenus dans les rues des villes. Partout la croissance s’affiche, même dans les zones de grande pauvreté. Les Palestiniens, à en croire un sondage récent, s’intéressent à l’économie bien plus qu’à l’occupation ou aux colonies. Il suffit de parcourir les sites internet du ‘Hamas pour prendre la mesure de l’activité des organes de sécurité palestiniens, non seulement à l’encontre de la branche armée du ‘Hamas, mais aussi contre son infrastructure civile.

La révolution en Cisjordanie est si radicale que les Israéliens ont du mal à la prévoir. À l’été 2003, sous le gouvernement Sharon, l’avocat Dov Weisglass [3] négocia avec l’Autorité palestinienne des mesures de sécurité incluant le désarmement de quelque 400 militants recherchés en Cisjordanie. En Judée, on peut aujourd’hui les compter sur les doigts de la main. Weisglass rapporte que les collaborateurs de Yasser Arafat disaient à leurs homologues israéliens ne pouvoir mettre cet accord en œuvre parce qu’ils craignaient pour leurs vies.

La droite continue cependant à se plaindre de l’Autorité palestinienne, soutenant qu’elle n’agit en Cisjordanie que pour contrer la menace du ‘Hamas, et non dans la volonté sincère d’aider Israël. C’est exact, mais le moment est peut-être venu de renoncer au rêve de métamorphoser les dirigeants de l’Autorité palestinienne en de fervents sionistes qui, non contents de lutter contre les groupes islamistes dans le seul désir de sauver des Israéliens, reconnaîtraient Israël en tant qu’État juif. Même ceux des critiques de l’Autorité palestinienne qui décrivent la situation ici comme fragile et explosive ont raison. Si ce constat est juste, c’est surtout du fait que les négociations sont bloquées et que le gouvernement israélien donne l’impression de ne pas vouloir parvenir à un accord de paix.

Le ‘Hamas n’a pas disparu en Samarie. Il continue d’y jouir d’un soutien de l’opinion, et cela ne fera que croître aussi longtemps que les négociations seront retardées. Ainsi, le refus gouvernemental de toute avancée drastique ne sert-il que la cause du ‘Hamas. Bizarrement (ou peut-être pas), de nombreuses voix au sein de l’Autorité palestinienne se félicitent du Premier ministre israélien et de sa politique. Un journaliste palestinien résidant en Cisjordanie expliquait il y a peu, qu’au vu de l’énorme mouvement de soutien aux Palestiniens provoqué par la politique israélienne il projette d’accrocher dans son bureau une photo de son nouveau héros, Benjamin Netanyahu, à côté de l’ancien, Yasser Arafat.

À Alger, il y a 22 ans et un jour, Arafat proclamait la fondation de l’État palestinien. À en croire certains des “partisans“ de Netanyahu au sein de l’Autorité palestinienne, pour peu qu’il persévère dans sa stratégie du “que nenni“, il fera de cette déclaration un fait.

NOTES

[1] Amos Harel et Avi Issacharoff, La Septième Guerre : Comment nous avons gagné et pourquoi nous avons perdu la guerre avec les Palestiniens, traduction Jean-Luc Allouche, éd. Hachette, 2005.

[2] Amos Harel et Avi Issacharoff, “West Bank most wanted terrorist list has dwindled to almost nil“, Ha’aretz le 8/11/2010 :
http://www.haaretz.com/print-edition/news/west-bank-most-wanted-terrorist-list-has-dwindled-to-almost-nil-1.323465

dont nous donnons la traduction sur le site de La Paix Maintenant, sous le titre “En Cisjordanie, la liste des terroristes les plus recherchés se réduit presque à zéro“ : http://www.lapaixmaintenant.org/article2082

[3] Dov Weisglass, avocat et homme d’affaires, fut le chef de cabinet d’Ariel Sharon et son négociateur à l’époque du retrait unilatéral de la bande de Gaza.
Traduction Tal pour La Paix Maintenant

Avi Issacharoff

 

Où va la résistance palestinienne.?

Le peuple palestinien apprécie que le Hamas ait grandi en son sein et qu’il dirige aujourd’hui la résistance nationale. Les sionistes israéliens sont très heureux eux aussi d’affronter cette organisation « islamique ». Cela leur permet d’exciter la fibre raciste d’une partie de leur population et de l’effrayer avec le spectre du « rejet à la mer » et des pogroms d’« extermination par les roquettes artisanales » de ces Arabes vindicatifs.

Une aubaine pour les chancelleries occidentales qui soutiennent les visées hégémoniques de l’État hébreu. Elles se croient justifiées de crier : « Sus aux islamistes sanguinaires !». Il n’y a que les peuples de la Terre qui ne gobent pas ce bobard lamentable et qui s’entêtent, comme le révèlent les sondages, à considérer l’« État juif » responsable des guerres dans cette zone de l’hémisphère. (1)

Mais les choses pourraient changer. À partir d’un examen minutieux des déclarations des porte-parole du Hamas il nous a été facile de percevoir la lutte interne qui déchire l’organisation entre l’option de résister à l’occupation sioniste, conforme aux désirs du Peuple Palestinien et le désir de participer aux « pourparlers directs » visant à l’associer au Fatah, histoire de partager les utopiques fruits malodorants de l’État-bantoustan (2).

Voilà qu’un journaliste palestinien, Abdel Bari Atwan, nous rejoint et pose crûment la question : « Le Hamas serait-il en train de dévier ? ».

Nous reprenons ci-après l’essentiel de l’interrogation du journaliste :« Notre reproche va au mouvement « Hamas » plus qu’à tout autre. Nous le lui disons avec amertume, car, en tant que chef de file des mouvements constitutifs du camp de la résistance en Palestine, il aurait « facilité » ces concessions en fermant les yeux sur la pratique de certains de ses responsables (ou considérés comme tels), pratique exactement comparable à celle de M. Abed Rabbo : de leur propre initiative, et sans que cela leur ait été demandé, ils ont proposé des projets de règlement aussi proches de ceux de l’Autorité palestinienne que tout autre, comme l’acceptation d’un État en Cisjordanie et à Gaza en échange d’une trêve ou par la reprise de nouveaux pourparlers de réconciliation avec l’Autorité dont ils mettent, par ailleurs en cause la légitimité, la représentativité et la capacité de traiter au nom du peuple palestinien. Il en fut ainsi de la rencontre à Damas (…), tout cela en concomitance avec la poursuite des négociations directes, auxquelles le Hamas s’est pourtant déclaré farouchement opposé. » (3).

S’il ne s’agissait que de convenir d’une trêve en échange de la paix et de la possibilité pour la Résistance de refaire ses forces dans deux enclaves (Gaza et Cisjordanie) sans cession de territoires et sans renonciation aux droits légitimes du peuple palestinien, le « deal » serait acceptable pour la partie palestinienne, même si, comme chacun le conçoit, l’entité sioniste n’entérinera pas de sitôt une telle « offre généreuse ». Nous en voulons pour preuve que Mahmoud Abbas vient de se voir offrir par Netanyahu trois mois de moratoire partiel sur la construction de nouveaux logements en Cisjordanie (Jérusalem non compris), en contrepartie de sa renonciation au droit de retour et de l’abandon de 90 % des terres palestiniennes. Qui dit mieux ?

Il n’est plus possible, pour le mouvement mondial de soutien à la résistance palestinienne, de mettre en doute la représentativité de ces porte-parole du Hamas, quand le chef du bureau politique de cette organisation affirme, dans une déclaration récente, ce qui suit : « Parce que le Hamas est réaliste, nous sommes parvenus à un accord entre les factions palestiniennes et les pays arabes pour accepter un État en Palestine, établi sur la base des frontières de 1967, avec Jérusalem comme capitale, et l’application du droit au retour des réfugiés ». Le dirigeant du Hamas poursuit : « Le plus grand compromis a déjà été fait par les factions palestiniennes et les États arabes. Il a été d’accepter les frontières de 1967, nous laissant 20% de l’ensemble du territoire en litige. Il n’est plus admissible que certaines puissance continuent à faire pression sur le côté palestinien pour lui demander d’autres compromis, parce qu’elles le considèrent comme le côté le plus faible ».

En effet, une organisation patriotique qui, avant même de se joindre aux négociations, annonce qu’elle abandonne plus de 80% de sa terre n’a plus grand-chose à compromettre. Que ce soient les États arabes qui accordent 80% de la terre palestinienne n’est pas plus acceptable pour le Peuple Palestinien que si c’était l’ONU qui le donnait.

Le chef du Hamas endosse même la mystification qui a cours en Occident à l’effet que ce seraient les sionistes israéliens qui décideraient du sort de ce monde et ce seraient eux qui donneraient des ordres à leurs maîtres américains. Mashal déclare ainsi : « Il est immoral de maintenir la pression sur les Palestiniens tout simplement parce que les Américains et la communauté internationale ne font pas le poids face à M. Netanyahu » (4). L’homme qui se rend au bureau Ovale pour commander ses F-35 tout neufs n’est pas le maître de celui qui lui accorde ou lui refuse et de plus finance l’achat.

La mascarade des réticences de Netanyahu pour prolonger de trois mois le pseudo-moratoire sur la construction de nouvelles habitations illégales sur une partie de la Palestine occupée est une farce orchestrée par la Secrétaire d’État en personne. Demain, quand Netanyahu mentira et fera mine de se rendre aux suppliques de Madame Hillary Clinton pour étendre et prolonger le moratoire d’une année…, que fera le chef du Hamas, qui sera peint dans le coin de la pièce avec sa mauvaise foi, alors que Mahmoud Abbas se déclarera satisfait de cette fourberie et se précipitera vers la table des pourparlers directs pour entériner la capitulation finale ?

Il est par ailleurs fallacieux de tenter de justifier cette remise en cause de la question palestinienne sous le couvert du « réalisme » et de la « complexité » de l’analyse concrète d’une situation concrète, comme le fait le Collectif Cheikh Yassine dans cet extrait : « Notre situation de militants de la cause palestinienne n’est en rien comparable à celle de tous les Palestiniens résistants vivant et agissant en Palestine occupée. (…) avoir plus d’empathie envers ceux qui sont en train de vivre la réalité de la résistance et qui en paient le prix fort face au collaborationnisme, au soutien et au silence complice de l’humanité entière! La situation est sans aucun doute bien plus complexe que celle que nous arrivons à observer vue de l’extérieur! » (…) « Dans ce contexte précis, (…) si le Hamas avait refusé la « trêve » et la possibilité d’établir une sorte de refuge (la Cisjordanie et Gaza) permettant à la Résistance de se renforcer et de se structurer pour pouvoir mener son combat de manière organisée et efficace, espérant par ailleurs, que les masses arabes et musulmanes allaient s’identifier à cette Résistance pour l’accompagner par un combat mené à l’extérieur, cela risquait bel et bien de signifier tout simplement l’éradication définitive de la Résistance et de la Cause palestinienne! » (5).

On doit regretter amèrement la collusion des autorités arabes et la collaboration du gouvernement égyptien dans l’étranglement de la bande de Gaza ; on ne saurait pour autant rejeter le blâme de la désorientation du mouvement mondial de solidarité avec le peuple palestinien sur le dos des masses arabes, ces masses qui voient chaque jour Mahmoud Abbas, le président échu de l’Autorité sans autorité, se prosterner devant les États-Unis, qui ont fourni l’armement et les munitions pour détruire Gaza et qui ont empêché toute dénonciation onusienne contre la piraterie en haute-mer envers la Flottille de la Liberté. Ce sont ces mêmes masses arabes qui aujourd’hui entendent les responsables du Hamas exiger de pouvoir se concerter avec les harkis de l’Autorité palestinienne et accepter de céder 80 % de la terre palestinienne avant même de s’être assis à la table de négociation.

Le Viêt-Cong et le FLN algérien ont négocié avec les envahisseurs, mais seulement pour discuter des modalités du retrait de l’ennemi, et non pas pour convenir du pourcentage de leur terre qu’ils abandonneraient aux colonisateurs.

Nous convenons avec le Collectif Cheikh Yassine que la collaboration concrète avec l’occupant concret est plus facile à réaliser que la Résistance. Le fils de Mahmoud Abbas vous expliquera clairement qu’il ne pourrait diriger son entreprise de télécommunications en Cisjordanie occupée, ni obtenir de voiture de fonction, ni de sauf-conduits pour passer prestement les check-points, s’il s’aventurait à frayer avec la Résistance. Le discours « réaliste, complexe et concret » a déjà été servi au peuple palestinien au moment de la capitulation d’Oslo : il sait où cela la mené.

La lutte de libération nationale palestinienne ne peut être dirigée, ni par conséquent gagnée, de l’extérieur de la Palestine et la liberté ne sera jamais offerte aux Palestiniens par le geôlier américano-israélien. Le Jihad Islamique a bien raison de refuser toute concertation avec le pouvoir harki qui siège à Ramallah. Le Hamas devrait suivre cet exemple. Un proverbe afghan dit « Vous avez la montre, nous avons le temps », un proverbe canadien dit « Le bœuf est lent, mais la terre est patiente, elle se donne à qui la travaille. ».

Ces maximes devraient guider l’action de la Résistance palestinienne.

Papiro

P.S.

(1) La baronne Tonge déclare qu’Israël est la principale cause du terrorisme planétaire. 18.11.2010.   http://www.ism-france.org/news/article.php?id=14617&type=analyse

(2)  Le Hamas à la croisée des chemins de la résistance. Robert Bibeau. 1.03.2010. http://www.robertbibeau.ca/palestine/hamas.doc 

(3)  Hamas est-il en train de dévier ?! Collectif Cheikh Yassine.

http://soutien-palestine.blogspot.com/2010/11/hamas-est-il-en-train-de-devier.html

(4) Notre premier objectif c’est d’être libres. Khaled Mashal. 22.11.2010. 

 http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=9703

(5) Hamas est-il en train de dévier ?! Collectif Cheikh Yassine.

http://soutien-palestine.blogspot.com/2010/11/hamas-est-il-en-train-de-devier.html

26.11.2010

SAMIDOUN

http://www.robertbibeau.ca/palestine/edito26112010.html

novembre 28th, 2010

http://www.inversalis-productions.eu:80/blog/2010/11/ou-va-la-resistance-palestinienne/


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