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02/12/2010

n°571 - Dossier de Palestine - 01-11 : : - Suite - Les prisonniers, combattant de la liberté !


n°571  - Dossier de Palestine - 01-11 : : - Suite  - Les prisonniers, combattant de la liberté !



       L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources 

                                                       



Dossier de Palestine

  n°571                                                                                                 01-11

                                                                C.De Broeder & M.Lemaire   

 


 


Vous retrouverez ce journal 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens...

e) sur le site de Robert Bibeau :   http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

 



Sommaire

1 Dossier

Suite

1-6 Myriam Abraham : Netanyahou conspué par des jeunes Juifs Américains.

1-7 Flottille

1 La Grèce retient plusieurs membres du "convoi Espoir" pour tenter d’empêcher le départ d’un nouveau navire humanitaire.

2 Viva Palestine : des militants israéliens comparent le blocus de Gaza à la Shoa.  

1-8 L’Autorité Palestinienne emprisonne et torture des militants.


1-6 Myriam Abraham : Netanyahou conspué par des jeunes Juifs Américains.

Israël N’est Pas Un Etat Juif Mais Une Forteresse Coloniale Ou Vit Une Minorité Juive Sioniste En Palestine

Lundi lors de l’Assemblée Générale des Fédérations Juives des US Netayahou a été conspué aux cris de « le serment de loyauté délégitimise Israël «. Les dérives coloniales racistes d’apartheid du régime sioniste font qu’Israël est de plus en plus rejeté à l’étranger par les Juifs eux-mêmes. 70% des Juifs américains ne se sentent pas concernés par ce qui se passe en « Israël ».
A peine avait-il démarré son discours de 35 mn qu’il a été interrompu par une jeune Juive américaine lui criant « le serment de loyauté délégitimise Israël ».
Ce serment de loyauté ferait obligation aux NON JUIFS, principalement des Palestiniens, de prêter serment d’allégeance à Israël en tant qu’ « état juif et démocratique » une exigence totalement raciste. Il doit être présenté et voté prochainement au Parlement israélien. C est une initiative de l’extrême droite israélienne du parti Israel Beitenou du ministre israélien des affaires étrangères, Avigdor Lieberman, mais acceptée par les partis de la coalition au pouvoir dont le parti d’extrême droite religieux séfarade, Shas, mais aussi le Parti Travailliste de la « gauche » israélienne moribonde.
D’autres interruptions pour protester contre l’occupation disant qu’elle aussi délégitimait Israël ont émaillé le discours de Netanyahou, fait sans précédent de par son ampleur pour ce genre d’intervention du premier ministre israélien aux USA au milieu d'une foule de fanatiques sionistes juifs américains. Ces manifestations ont été organisées par « Jewish Voices For Peace « .
Hannah King, une jeune juive américaine de 17 ans qui appartient à cette organisation juive plutôt modérée dans son opposition au régime sioniste a revendiqué ces actions et les a justifié en disant qu’elle pensait que le comportement d’Israël allait à l’encontre de son éducation juive.
« Nous croyons que les actions menées par Israël, comme les colonies, l’occupation, le serment d’allégeance, sont contraires aux valeurs juives que nous avons apprises à l’école juive ».
« Je ne pense pas que Netanyahou ait entendu notre message mais celui-ci visait les autres jeunes Juifs de
la Convention ».
Video des interventions de ces courageux jeunes Juifs américains
Pour ramener les Juifs américains dans le rang, l’ambassadeur israélien aux USA, Michael Oren, a lui demandé dans un discours lors de cette assemblée générale des Fédérations juives américaines, un serment d’allégeance des Juifs américains aux opérations militaires israéliennes et s’est férocement attaqué à tous ceux qui ne le faisaient pas.
« Je pense que c’est juste pour Israël d’attendre de la communauté juive américaine de soutenir notre droit à l’auto défense » a-t-il insisté.
Les Israéliens justifient depuis des décennies leurs guerres d’agression préventives contre les Palestiniens et les états arabes voisins par ce mantra » d’auto défense », une affirmation qui n’a aucun sens aucune base juridique quand on est une puissance coloniale et qu’on pratique le nettoyage ethnique les crimes de guerre comme Israël le fait depuis plusieurs décennies.
De plus, Oren a demandé aux Juifs américains de s’opposer au Rapport Goldstone de l’ONU qui accuse Israël d’avoir commis des crimes de guerre lors de l’Opération Plomb Durci contre la population civile palestinienne de Gaza en décembre 2008/Janvier 2009.
Actuellement, un nombre croissant de Juifs américains surtout parmi les jeunes se disent déconnectés de l’état sioniste qu’ils n’hésitent pas à critiquer et rejeter.
Hannah King et son organisation ont effectivement de fortes chances d’être de plus en plus entendus par les jeunes Juifs américains qui contrairement à leurs aînés - qui par culpabilité parce que la communauté juive américaine aurait très certainement pu faire plus notamment en matière de pression politique pour obtenir des visas d’entrée aux USA pour sauver les Juifs européens conduits vers les camps de la mort par les hordes nazies- ne sont pas prêts à soutenir un régime qu’ils perçoivent désormais comme étant d’abord et avant tout un régime colonial oppresseur raciste et d’apartheid. A l'époque de la lutte contre l'Apartheid en Afrique du Sud les Juifs américains avaient massivement soutenu la campagne de boycott.
Certains Juifs américains se désengagent désormais ouvertement d’Israël une attitude il n’y a pas si longtemps encore considérée comme inconcevable et inacceptable au sein de la communauté juive américaine.
Ce que l’on appelle communément la communauté juive américaine n’est pas homogène. 50% des Juifs américains se définissent eux -mêmes comme Juifs ethniques et non pas comme Juifs par religion. La grande majorité des Juifs américains sont totalement intégrés dans la société américaine et s’identifient avec l’état américain et non pas un pseudo « état juif » ou une « nation juive ». Même si un certain nombre reconnaissent avoir un lien émotionnel avec Israël ce n’est pas forcément avec Israël tel qu’il est aujourd’hui. La plupart de ces Juifs américains sont convaincus qu’Israël n’est pas le centre du «peuple juif«.
Selon des sondages que les médias israéliens se gardent bien de publier la plupart des Juifs américains manifestent une totale apathie pour les évènements concernant Israël.

Seulement 30% des Juifs américains se sentent profondément concernés par ce qui se passe là bas. La majorité de ces 30% de Juifs est pour une solution à deux états et un nombre croissant soutient la division de Jérusalem. Ceci vaut également pour les principales communautés juives du Canada, de Grande Bretagne, de France et même d’Australie où la communauté juive est considérée comme celle étant la plus proche d’Israël.
La plupart des Juifs dits « diasporiques » c'est-à-dire vivant hors de Palestine ne soutiennent pas la politique du gouvernement israélien ceci pas simplement dans le domaine militaire mais également dans d’autres domaines dont ce que l’on appelle l’ »identité nationale juive israélienne ».
A voir la réaction hostile à la loi sur l’obligation de prêter allégeance à un « état juif et démocratique » aux USA on peut en déduire que plus de la moitié des Juifs américains qui s’identifient comme tels ne soutiennent pas une définition religieuse de la « nation juive « et certainement pas d’un « état juif » l’état d’Israël.
Par conséquent si les Juifs eux -mêmes ne peuvent pas se mettre d’accord sur Israël « état juif » comment demander aux non juifs surtout aux Palestiniens de reconnaître Israël comme « état juif » ?!
C’est absurde.
Il est important de dire et de redire que les organisations qui prétendent représenter les Juifs, ou la « nation juive » ou le « peuple juif » et qui soutiennent majoritairement le régime sioniste ne représentent qu’elles-mêmes en gros à peine 30% des Juifs.
Ils constituent une minorité de Juifs vivant hors de la forteresse coloniale sioniste installée en Palestine occupée qui imposent par la terreur à la majorité des Juifs de par le monde leur vision étriquée raciste belliqueuse anti juive du Judaïsme religion mais aussi philosophie de vie « chemin de vie » un concept 100% juif avec ses règles d’application quotidienne non seulement pour les Juifs mais aussi vis à vis des non juifs dans le respect mutuel des uns à l’égard des autres et dont les Sionistes se sont rapidement éloignés pour finalement lui tourner complètement le dos.
Le Sionisme sur le terrain en Palestine occupée n’est pas qu’une idéologie politique c’est aussi concrètement un « chemin de mort » puisqu’il ne survit que grâce à des guerres de plus en plus cruelles armé jusqu’aux dents y compris de bombes atomiques prêt à faire sauter la terre entière y compris son bienfaiteur américain pour appliquer son « droit à l’auto défense ».
Une guerre nucléaire déclenchée par les Sionistes détruirait les Etats Unis peut être pas physiquement mais en tous cas politiquement économiquement et plus…car toute attaque israélienne a le feu vert de Washington quoi qu'en dise les Américains tout le monde le sait.
Cela vaut aussi pour les dernières déclarations faites concernant une demande de Netanyahou au vice président américain Joe Biden de menacer militairement l’Iran - une menace militaire « crédible » selon ses propres propos - voire plus d’attaquer l’Iran sachant que la victoire républicaine aux élections de mi termes a renforcé la puissance du Lobby sioniste à Washington et leur slogan : " Bomb Bomb Iran".
La dernière fois que le dirigeant du régime sioniste, à l’époque Ehud Olmert, a demandé sans succés aux US d’attaquer l’un de ses « ennemis »,
la Syrie - plus précisément ce que les Israéliens affirmaient être un réacteur nucléaire d’un programme militaire syrien ce sur quoi d’après ce qu’écrit G.W. Bush dans son livre «Décisions Points » la CIA et autres agences d’espionnage américaines n’avaient aucune preuve - quelque temps après l’aviation militaire israélienne bombardait le dit site.
Alors ATTENTION !
Ce genre de déclaration pourrait bien cacher une attaque surprise israélienne contre l’Iran avec la complicité de Washington !

Myriam Abraham

Mardi 9 Novembre 2010

http://www.planetenonviolence.org/Netanyahou-Conspue-Par-Des-Jeunes-JUIFS-Americains-Israel-N-est-Pas-Un-Etat-Juif-Mais-Une-Forteresse-Coloniale-Ou-Vit_a2312.html


1-7 Flottille

1 La Grèce retient plusieurs membres du "convoi Espoir" pour tenter d’empêcher le départ d’un nouveau navire humanitaire.

Road to Hope

Lundi 15 Novembre 2010

Des sources du convoi Européen "Road to Hope" ont déclaré que les autorités grecques détiennent actuellement plusieurs membres du convoi, dont l’activiste humanitaire, Ken O’Keefe, un Américain qui a renoncé à sa citoyenneté et est devenu un citoyen irlandais, en contestation aux massacres contre Gaza et le silence de son pays envers ces crimes affreux.
La source estime que les autorités israélienne ont mis la pression sur
la Grèce pour les détenir comme des otages, et les empêcher de voyager de nouveau vers la Bande de Gaza à travers le port d'El Arish, en Egypte, en transportant des aides humanitaires aux habitants de la Bande assiégés depuis 4 ans consécutifs.
L’activiste Anna O'Leary a rapporté qu’une militante qui a été enlevée par
la Grèce a dit dans une lettre qu’elle a réussi à envoyer au site d’un réseau social à travers le "Facebook", où elle a raconté l'histoire de leur enlèvement par le capitaine grec, en disant : « Le commandant de bord a arrêté dix d'entre eux sous la menace d'arme au poing en les incarcérant dans une petite cabine, et en les empêchant de dormir ou de prendre une douche, ni même d'utiliser leurs téléphones et l'Internet durant plus de 48 heures.
« Tout ce que nous voulons des autorités grecques est de nous permettre de continuer notre voyage vers
la Libye, où l'on peut rejoindre le reste du convoi "Espoir", et transporter une aide humanitaire aux habitants de Gaza », a-t-elle ajouté.
L’Agence "Qods Press" a rapporté selon d'autres activistes humanitaires que le commandant de bord avait agi d’une façon folle avant de les transporter du port de Tobrouk, et prendre son voyage, tout en soulignant que cela a conduit à des dégâts, et que ce capitaine n'avait chargé qu’un seul véhicule de leur convoi.
Les activistes ont indiqué que le capitaine du navire a prétendu devant les autorités navales, à Malte et en Grèce, qu’il avait peur qu’on l’oblige de naviguer vers Gaza par la force, et qu'il craignait pour son navire d’une attaque sioniste, comme ce qui s'est passé à bord du navire Mavi Marmara, pour cela il a décidé de retourner vers
la Grèce, malgré que le différend avec les activistes était la demande de plus d'argent pour les transporter vers El-Arish.
Les militants humanitaires ont diffusé un film vidéo dans leurs sites d’internet à travers le monde que leurs collègues ont réussi de filmer, et qui montre l’évènement de ce kidnapping par la force, malgré les cris et hurlement des activistes et membres du convoi enlevés ainsi que les douaniers et agents Libyens qui étaient à bord pour organiser le transport de ces aides humanitaires.
Article du Centre Palestinien d'Information, 13.11.2010
Article paru sur
Irritate the state, le 12.11.2010
Le Strofades IV a accosté en Grèce aujourd’hui vendredi 12 novembre et les militants humanitaires sont maintenant accusés par le capitaine du ferry d’être des « terroristes » qui ont détourné le bateau. Vendredi soir, les militants étaient toujours détenus à bord, sans charge.
Ci-dessous leur message le plus récent :
« Nous avons été kidnappés dans le port libyen de Derna par le capitaine et l’équipage du Strofades IV. Le capitaine et l’équipage ont maintenant quitté le bateau et les autorités grecques nous détiennent en otage à bord du ferry.
10 d’entre nous sont détenus à la pointe des fusils d’une unité de police spéciale grecque, dans une petite pièce de 2,5m x 2,5. Ils nous ont dit que si nous bougions, ils nous tiraient dessus. Nous avons demandé à dormir, à nous laver, à téléphoner, à utiliser internet, et à avoir une aide consulaire – tout nous a été refusé. Au cours des dernières 48h, nous avons eu un verre de coca et un sandwich. Pas d’autre accès à l’eau qu’à celle des toilettes. Nous devons demander la permission pour faire quoi que ce soit, y compris pour aller aux toilettes. Nous n’avons aucun statut. Nous ne connaissons pas la nature des accusations sous lesquelles nous sommes détenus et nous nous sentons extrêmement vulnérables. Nous vous demandons, s’il vous plaît, de faire pression sur le gouvernement grec et exiger la fin de ce cauchemar. Nous voulons que les autorités grecques nous relâchent et permettent que nous revenions en sécurité en Libye, où nous pourrons rejoindre les autres membres du convoi Road to Hope et acheminer l’aide humanitaire à
la Palestine. »
Un message de Tauqir “Tox” Sharif dit :
« AU SECOURS ! J’ai été arrêté avec 9 autres membres du convoi sur le bateau. Nous avons besoin de l’aide de vous tous. S’il vous plaît, prenez contact avec les médias et dites-leur que les autorités grecques essaient de nous accuser d’avoir occupé illégalement le ferry, alors que nous avons été kidnappés. Les autorités grecques nous traitent très mal. On nous tient en otage. »
Les organisateurs demandent que les gens appellent et écrivent à leur ambassade grecque locale et exigent la libération immédiate des militants humanitaires, et qu’ils soient autorisés à repartir en Libye pour y retrouver le reste du convoi et continuer leur mission.

Lundi 15 Novembre 2010

 http://www.ism-france.org/news/article.php?id=14597&type=temoignage&lesujet=Actions

19/10/2010

Un soldat israélien a été reconnu coupable de vol sur un bateau abordé en mai au large de Gaza par la marine israélienne, et condamné à cinq mois de prison par un tribunal militaire de l’occupation, c’est ce qu’a indiqué lundi l'armée d’occupation israélienne, confirmant des informations de presse.
"Le caporal G.T a été reconnu coupable de vol" et "a été condamné à cinq mois de prison ferme, cinq mois de prison avec sursis, le paiement d'une amende de 700 shekels (140 euros) et a été dégradé au rang de simple soldat", a indiqué l'armée dans un communiqué.
Il a été reconnu coupable d'avoir volé "un ordinateur portable, deux objectifs photos neufs et un compas" à bord du ferry turc Mavi Marmara, le "navire amiral" d'une flottille humanitaire internationale qui tentait de forcer le 31 mai le blocus israélien contre la bande de Gaza.
Le raid des commandos de la marine israélienne a également couté la vie à neuf turcs, parmi les quelques 600 pacifistes du Mavi Marmara.

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=158628&language=fr

 

2 Viva Palestine : des militants israéliens comparent le blocus de Gaza à la Shoa.  

Mardi, neufs militants juifs, venus des États-Unis, d’Europe et d’ « Israël », ont été arrêtés par les soldats de l’Israel Defense Forces (IDF) alors qu’ils tentaient de briser le blocus en entrant à Gaza par la mer. Selon les premiers témoignages, l’abordage se serait déroulé de façon pacifique, sans accrochage entre les soldats et les militants.  
Seulement voila, ces témoignages venaient de porte-parole de l’armée israélienne, et celle-ci avait alors un monopole de l’information, puisque les militants étaient alors détenus et n’avaient pu être entendus. Les militants, une fois arrêtés ont été conduits dans le port d’Ashdod pour y être interrogés. Une fois libérés, les témoignages des militants diffèrent de ceux de l’armée. 
Cité par le journal israélien Haaretz, Yonatan Shapira, militant pacifiste, ancien pilote de l’armée de l’air israélienne, a déclaré qu’il n’y avait « pas de mots pour décrire ce qui s’est passé. pendant l’assaut. » Shapira insiste sur le comportement non-violent des militants, qui contraste avec l’extrême brutalité des soldats. Les soldats « nous ont sauté dessus et ils nous ont frappé. J’ai moi même reçu un coup de Taser » déclare Shapira, qui ajoute qu’il y a « un gouffre entre la version officielle de l’armée et la réalité de l’attaque.«  
Eli Usharov, journaliste israélien de la chaîne de télévision Channel 10, qui avait embarqué à Chypre à bord du navire en compagnie des militants, a confirmé pour Haaretz le récit de Yonatan Shapira ainsi que l’usage d’une violence non justifiée. « Ils ont tiré au Taser sur Yonatan. Il s’est mis à crier, puis a été emporté sur le navire militaire » déclare Usharov, qui ajoute que Yonatan ainsi que son frère ont été menottés. En revanche, il semblerait que l’atmosphère se soit quelque peu détendue à bord du navire militaire et que les militants aient pu débattre franchement avec les soldats. 
Pour finir, Shapira a déclaré que lui et ses compagnons étaient fiers de leur action et que quinconque se taisait face aux crimes commis à Gaza devenait complice de ce crime. Reuven Moskowitz, survivant de l’Holocauste a même déclaré : « Ce qui m’est arrivé pendant l’Holocauste me fait faire des cauchemars toutes les nuits. Je ne veux pas que nous fassions la même chose à nos voisins. Oui, je compare ce que j’ai enduré avec ce qu’endurent les enfants palestiniens assiégés. »
Et d’ajouter : "C'est un devoir sacré pour moi en tant que survivant (de
la Shoah, ndlr) de protester contre la persécution, l'oppression et l'enfermement de tant de gens, dont plus de 800.000 enfants à Gaza",.
"L'Etat d'Israël est un rêve magnifique qui s'est réalisé, il faut faire en sorte qu'il ne devienne pas un cauchemar. Je suis sioniste, je crois que j'ai ma place sur cette terre, mais ce n'est pas une raison pour voler la terre des Palestiniens et violer les droits d'1,5 million de personnes", a-t-il conclu.

01/10/2010

 http://www.almanar.com.lb


1-8 L’Autorité Palestinienne emprisonne et torture des militants.
Le Centre Palestinien pour les Droits de l’Homme (PCHR) condamne les campagnes d’arrestations arbitraires menées - en violation de la loi - par les services de sécurité palestiniens contre les membres et partisans du Hamas et du Jihad islamique, et condamne le fait que les détenus soient soumis à des traitements cruels.
Le PCHR relève que, en dépit de la libération d’un certain nombre de détenus récemment, les services de sécurité palestiniens ont continué de mener des campagnes d’arrestations visant des dizaines de membres et sympathisants du mouvement Hamas, et ont continué à en emprisonner des centaines d’autres depuis plusieurs mois.
Des dizaines de personnes ont également été convoquées par les services de sécurité. Le PCHR est préoccupé par l’augmentation des accusations par les détenus libérés ou les proches des personnes détenues que ces détenus ont été soumis à la torture et à des traitements cruels. Le PCHR réitère son appel pour que les services de l’Autorité nationale (ANP) et de la sécurité palestinienne cessent toutes les arrestations arbitraires, et libèrent tous les prisonniers politiques, mettant fin ainsi à la question des arrestations politiques.
Selon les enquêtes menées par le PCHR, et selon les renseignements obtenus auprès des bureaux des membres du Conseil législatif palestinien (PLC) appartenant au « Bloc pour le Changement et
la Réforme » affilié au Hamas en Cisjordanie, au moins deux cent trente personnes ont été arrêtées à Hébron, dont cent trente par le Service de sécurité préventive (PSS), et les 100 personnes restantes ont été détenues par le Service des renseignements généraux (SIG). À Bethléem, vingt cinq personnes ont été détenues par le PSS et quinze ont été détenues par les SIG. A Naplouse, soixante dix sept personnes ont été détenues dans la prison Jnaid. À Ramallah et Al-Bireh, quarante cinq personnes ont été arrêtées par les services de sécurité.
On trouve parmi les personnes emprisonnées des détenus récemment libérés des prisons israéliennes et des proches de membres du conseil législatif palestinien. Des dizaines de détenus ont été arrêtés à nouveau quelques jours après leur libération. Bien qu’un certain nombre de familles aient pu visiter les détenus, certains détenus se sont vu refuser l’accès aux visites familiales et d’avoir des contacts avec leurs supports juridiques, en particulier les personnes qui sont détenues par le SIG à Hébron.
Tortures
Un certain nombre de prisonniers libérés à Hébron, par exemple, ont fait valoir qu’ils ont été confinés dans des salles et cellules pour interrogatoires, et sans sanitaires, et certains d’entre eux n’ont eu ni lumière ni couvertures.
Selon les enquêtes menées par le PCHR et les témoignages d’un certain nombre de prisonniers libérés, beaucoup de ceux qui ont été arrêtés récemment ont eu à subir de graves et inhumaines conditions de détention, notamment ceux qui souffrent de maladies chroniques ou de blessures. De nombreux détenus ont été soumis à diverses formes de traitements cruels et dégradants, et d’autres ont été soumis à la torture. Les conditions de santé d’au moins 3 détenus se sont détériorées, et ils ont été hospitalisés.
Un des prisonniers libérés à Hébron a dit devant un enquêteur du PCHR qu’un agent du SIG lui avait infligé des conditions de détention cruelles. Bien qu’il était malade et avait grandement besoin de soins médicaux, les agents de sécurité lui ont fait subir la torture, ce qui a provoqué une nouvelle détérioration de son état de santé. Il a été emmené trois fois à l’hôpital.
Lors du dernier contrôle médical le 14 Septembre 2010, les médecins ont insisté pour pouvoir le traiter à l’hôpital, de sorte qu’il a été placé sous garde. Après sa libération de l’hôpital, les médecins recommandaient qu’il ait un traitement approprié à domicile, car il souffrait de divers problèmes de santé. Toutefois, les agents de sécurité ont continué à le retenir jusqu’au 16 Septembre 2010.
Dans son témoignage au PCHR, le détenu libéré précité a déclaré que pendant sa détention « il entendait les voix des détenus pleurant de douleur d’être battus et torturés ». Il a également vu un certain nombre de détenus contraints de rester debout avec les mains attachés et la tête couverte par un sac en plastique. Il a souligné que les interrogateurs , pour le forcer à collaborer avec eux, lui ont délibérément fait entendre des voix de détenus en train d’être torturés. Il a également indiqué avoir vu un certain nombre de détenus soumis au Shabeh prolongé [1] et battus, avec parmi eux ’Alaa’ al-Ja’ba, Mo’tasse, al-Natsha, ’Abdulla Du’ais, Mohammed al-Atrash et Mohammed Abu Hadid.
Il a en outre déclaré avoir entendu un officier du SIG parler avec un interrogateur venant de l’extérieur de Hébron, et lui expliquer l’importance d’une porte de fer pour soutirer des aveux aux détenus. La porte est utilisée pour appuyer sur les mains et les pieds d’un des détenus, ce qui provoque de fortes douleurs.
Non-respect des procédures légales
Les familles d’un certain nombre de détenus dont les maisons ont été attaquées dans le but de les arrêter, ont souligné que la sécurité palestinienne a agi de façon provocante et ne respectait pas les procédures juridiques dans la fouille des maisons et l’arrestation des individus.
Dans ce contexte, une personne a affirmé que les forces de sécurité ont fouillé sa maison alors qu’il n’y avait personne. Ils ont utilisé la force pour ouvrir la porte et investir la maison. Il a en aussi indiqué que lorsque lui et sa famille sont rentrés, le SIG et PSS l’ont arrêté, ainsi que quatre de ses fils. Il a affirmé que 3 de ses fils et un certain nombre de ses neveux sont toujours détenus par les SIG et le PSS. Il a aussi déclaré que les agents du SIG et la police ont perquisitionné sa maison plus d’une fois, et des agents de police féminins ont interrogé sa femme.
Un des détenus libérés a dit avoir été arrêté avec son frère, parce que son cousin était recherché par les forces de sécurité palestiniennes. Il est resté détenu pendant 16 jours, période durant laquelle il n’a pas été questionné si ce n’est les deux dernières heures. Devant être libéré avec d’autres détenus, il a été forcé de signer un engagement « de ne pas posséder des armes sans permis, ne pas agir contre l’ANP, et de ne pas s’affilier à une organisation s’opposant à l’ANP. » Il a ajouté qu’en raison du trop grand nombre de prisonniers, des dizaines de détenus, dont lui-même, ont été déplacés vers un poste de police dans le village de Taffouh, à l’ouest d’Hébron, où ils étaient détenus dans des conditions qui n’ont rien d’humain.
Au début de ce mois-ci, le PSS d’Hébron a transféré un certain nombre de détenus des centres de détention de Jéricho et Ramallah, en raison du trop-plein. Les détenus sont : Ahmed Salhab, Eyad Mujahed, Nafez Bali, Nidal al-Qawasmi, Ma’ath Abu Juhaisha et Mahmoud Abu Juhaisha.
Arrestations dans les zones « C »
Un certain nombre de personnes ont été victimes de tentatives d’arrestation dans les zones C. Dans ce contexte, ’Abdul Raziq Rajabi, le père d’un détenu, a indiqué qu’un groupe du PSS, dont les membres étaient habillés en civil, a tenté le jeudi 23 Septembre 2010 de kidnapper son fils, Amjad, âgé de 24 ans. Les membres des services de sécurité n’ont pas donné leur identification. Des gens sont intervenus et ont fait échouer la tentative. Mais Amajd a été convoqué et arrêté plus tard par le PSS.
Des dizaines de membres du Jihad islamique convoqués
Les services palestiniens de sécurité en Cisjordanie, notamment à Jénine et de Tulkarem, ont convoqué des dizaines de membres et sympathisants du Jihad islamique et les ont obligés à remplir un formulaire avec des informations détaillées à leur sujet. Ils ont aussi été forcés de signer un engagement « de ne pas violer la loi palestinienne, de ne pas s’opposer à la politique publique de l’Autorité Palestinienne [AP] et de ne s’engager dans aucune activité du Jihad islamique. »
Un militant du Jihad islamique a déclaré que quatre membres de son organisation, originaires du village ’Arraba au sud-ouest de Jénine, ont été arrêtés. L’un d’eux, Sheikh Khader Mousa, âgé de 32 ans, a été libéré le 29 Septembre 2010. Les autres détenus sont : Ahmed Shibani, 39 ans, Mohammed Shibani, 35 ans, et Ahmed al-Bousta, 35 ans.
Le PCHR réitère sa condamnation des arrestations politiques, des crimes de torture accompagnant ces arrestations et commis contre des détenus, et rappelle la décision de
la Cour supérieure palestinienne du 20 Février 1999 qui stipule l’illégalité des arrestations politiques. Toutes les autorités exécutives doivent respecter cette décision de justice et s’abstenir de procéder à des arrestations illégales et politiques ;
Le PCHR souligne que les arrestations sont réglementées par la loi palestinienne et relèvent de la compétence des officiers de police, y compris de la police civile, qui sont supervisés directement par le procureur général ;
Il appelle à l’arrêt immédiat des pratique de torture dans les prisons et centres de détention de l’Autorité palestinienne, étant donné que les crimes de torture demeurent sous le coup de la loi, sans limite dans le temps, et que leurs auteurs ne peuvent échapper à la justice, et...
Il exige la libération immédiate des prisonniers politiques qui sont détenus par les services de sécurité en Cisjordanie.

http://www.convergencedesluttes.fr/index.php?post/2010/10/17/PCHR


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