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04/12/2010

n° 148 - Journal du Liban - 23-10 au 03-11 - Fin - les USA ont essayé de participer à la guerre de 2006.


n° 148 - Journal du Liban - 23-10 au 03-11 - Fin  - les USA ont essayé de participer à la guerre de 2006.



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal du Liban

   n° 148                                        23-10 au 03-11

      C.De broeder & M.Lemaire


Le " Journal du Liban" est  visible  sur les blogs : 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

 

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

3 Politique internationale

5 Autres Pays

6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

6-1 Djamal Benmerad   : Les règles du journalisme

6-2 Général Alain Pelligrini : les USA ont essayé de participer à la guerre de 2006.

6-3 Bush a voulu prolonger la guerre de 2006 pour finir avec le Hezbollah. 

6-4 Le Hezbollah a découvert les méthodes israéliennes de jumelage des portables.

7 Les dossiers

7-1 Mireille Delamarre : Guerre du Liban 2006 : Tentative D’Intervention Militaire US/OTAN pour Secourir Israël Qui Espionne La FINUL avec des Complicités dans L’ONU.

 


c) Europe

1 France

Paris met du sien pour sauver le TSL.

La France n’a de souci ces derniers temps que de réhabiliter l’image du Tribunal spécial pour le Liban, terriblement ternie au Liban, au fil des déboires, des fuites, et des décisions suspectes qui ont entaché l’enquête internationale.  

Simulation de l’assassinat qui a coûté la vie à l’ancien Premier ministre Rafic Hariri, rencontre avec des dirigeants du Hezbollah, invitation du chef du parlement, tous les moyens sont bons pour sauver la face du TSL, dont la crédibilité et l’honnêteté sont en perte de vitesse.

En effet, une grande majorité de Libanais reprochent entre autre à son procureur général Daniel Bellemare de refuser de scruter la piste israélienne. De plus, elle voit d’un œil suspect son obstination injustifiée à vouloir refuser d’ouvrir le dossier des faux témoins qui ont fourvoyé l’enquête, ou à le livrer aux tribunaux libanais ou syriens.

Directement après la relaxation des quatre hauts officiers, dont l’arrestation a été considérée également comme l’une des bavures de l’enquête internationale, la crédibilité de Bellemare en personne s’était vue fragilisée par des fuites à la presse sur une éventuelle accusation du Hezbollah dans cet assassinat.

Signe également du trébuchement du TSL, il a dû à quatre reprises reporter l’émission de son acte d’accusation. Le dernier ajournement ayant été décidé en début de semaine, à la veille du feu vert français pour la reconstitution en France de l’assassinat de Hariri, après plusieurs ajournements.

Or, ce n’est pas tout. Paris tente la diplomatie : la semaine prochaine, elle va accueillir le chef du parlement libanais et chef du mouvement Amal (chiite) Nabi Berri.

Selon le quotidien libanais Al Akhbar, elle compte agir en vue de l’écarter du Hezbollah. Comme elle avait tenté de séparer Damas de Téhéran, il y a quelques années, elle veut faire de même entre le mouvement Amal et le Hezbollah, considèrent certains observateurs.

Son correspondant dans la capitale française constate un langage particulièrement élogieux à l’encontre de Berri, présenté comme étant « une force médiatrice » qui joue un rôle crucial entre les différents antagonistes libanais.

La demande française de séparation avec le Hezbollah ne serait pas exprimée ouvertement. Des experts s’attendent à ce que les responsables français tentent de persuader le chef du législatif libanais de s’approcher plus du Premier ministre Saad Hariri et de se rallier au TSL.

La semaine dernière, la France avait tenté une percée en direction du Hezbollah. Selon Al Akhbar, citant des sources françaises, son ambassadeur Denis Pietton a rencontré le vice-secrétaire général cheikh Naïm Kassem pour lui rapporter « l’attachement de son pays à la législation internationale et à la stabilité au Liban ».

Selon des sources informées, le numéro deux du Hezbollah aurait répliqué « qu’il ne s’agit pas de choisir entre la stabilité et le tribunal, mais entre la stabilité et la politisation » du tribunal.

Evoquant la présence de dizaines de services de renseignements étrangers au Liban, et stigmatisant l’entêtement international, cheikh Kassem aurait mis en garde contre une explosion de la situation.

22 octobre

Al-Manar

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=9576



Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

6-1 Djamal Benmerad   : Les règles du journalisme.
Je propose ici la lecture des règles du journalisme, règles que tout le monde doit avoir à l´esprit lorsqu´il regarde le JT le soir ou quand il lit la presse le matin. Tout deviendra plus simple.


Règle numéro 1 : Au Proche-Orient, ce sont toujours les Palestiniens qui attaquent les premiers et c´est toujours Israël qui se défend. Cela s´appelle des représailles.

Règle numéro 2 : Les Palestiniens ou Libanais, n´ont pas le droit la légitime défense. Cela s´appelle du terrorisme.

Règle numéro 3 : Israël a le droit de tuer les civils arabes. Cela s´appelle de la légitime défense.

Règle numéro 4 : Quand Israël tue trop de civils, les puissances occidentales l´appellent à la retenue. Cela s´appelle la réaction de la communauté internationale.

Règle numéro 5 : Les Palestiniens et les Libanais n´ont pas le droit de
capturer des militaires israéliens, même si leur nombre est très limité et ne dépasse pas trois soldats. Cela s’appelle une prise d’otage.

Règle numéro 6 : Les Israéliens ont le droit d´enlever autant de Palestiniens qu´ils le souhaitent (environ 10.000 prisonniers à ce jour dont près de 300 enfants). Il n´y a aucune limite et ils n´ont besoin d´apporter aucune preuve de la culpabilité des personnes enlevées. Il suffit juste de dire le mot magique "terroristes" .

Règle numéro 7 : Quand vous dites "Hezbollah", il faut toujours rajouter
l´expression « soutenu par
la Syrie et l´Iran ».

Règle numéro 8 : Quand vous dites "Israël", Il ne faut surtout pas rajouter
après : « soutenu par les Etats-Unis,
la France et l´Europe », car on pourrait croire qu´il s´agit d´un conflit déséquilibré..

Règle numéro 9 : Ne jamais parler de "Territoires occupés ", ni de résolutions de l´ONU, ni de violations du droit international, ni des conventions de Genève. Cela risque de perturber le téléspectateur et de faire baisser l'audimat.

Règle numéro 10 : Les Israéliens parlent mieux le français que les Arabes. C´est ce qui explique qu´on leur donne, ainsi qu´à leurs partisans, aussi souvent que possible la parole. Ainsi, ils peuvent nous expliquer les règles précédentes (de 1 à 9). Cela s´appelle la neutralité journalistique.

Règle numéro 11 : Si vous n´êtes pas d´accord avec ces règles ou si vous trouvez qu´elles favorisent une partie dans le conflit contre une autre, c´est que vous êtes un dangereux antisémite.

Bonne lecture
Djamal Benmerad
Journaliste, écrivain


6-2 Général Alain Pelligrini : les USA ont essayé de participer à la guerre de 2006.
Dans son livre intitulé « Un été en feu », l’ex-commandant en chef de la FINUL, le général Alain Pelligrini, révèle les coulisses de la guerre israélienne contre le Liban  en 2006 !
Pis encore, il précise dans une interview accordée au quotidien libanais as-Safir comment les Israéliens espionnent les forces des Nations-Unies pour la Paix au Liban-sud !
Dans son livre, Pelligrini raconte comment les Etats-Unis ont essayé d’intervenir militairement dans cette deuxième guerre israélo-libanaise,  notamment à travers les forces de l’OTAN, après l’échec israélien « à vaincre  le Hezbollah » !
Ainsi, pendant que la guerre battait son plein,  des pourparlers se déroulaient à New York pour étudier les possibilités d'intervention des forces de l'OTAN, précise Pelligrini: « Les pays occidentaux, sauf la France, s’étaient mis d’accord  dans leurs consultations à New York, à accuser la FINUL d’ inefficacité , et essayer par ce biais de justifier l’envoi d'autres forces, sans les casques bleus, comme  l'OTAN ou l'Union européenne, ou une force multinationale, le Président (ancien) George Bush voulait le plus rapidement possible réunir cette force  sans attendre un cessez-le-feu ».
A la question s’il était question de faire du sud de la région du Litani, une zone d’opérations militaire pour les troupes de l'OTAN, Pellegrini a répondu oui !
Et d’ajouter : «Si nous étions forcés de nous retirer pour des raisons logistiques ou à cause des blessés, nous ne reviendrions jamais au Liban-sud».  
En fait, l’ingérence américaine dans cette guerre a commencé par des appels téléphoniques de la part de l’attaché militaire américain qui se trouvait à Beyrouth, au  général Pellegrini le  27 Juillet: «Il m’avait proposé d’accueillir au sein de mon unité deux officiers américains, en plus de quatre officiers de liaison  dans le cas  d'une opération conjointe, les États-Unis avait envoyé au large des côtes du Liban leur 24ème unité d’intervention maritime, une unité capable d’intervenir dans la zone de mes opérations et prête à me fournir tous les renforts nécessaires », affirme-t-il.
L'offre des Etats-Unis «pour aider la FINUL» à mener des opérations militaires  pendant la guerre de Juillet, a coïncidé avec des réunions à Rome, où on étudiait la possibilité d'envoyer des forces internationales, sous les drapeaux des Nations Unies.
Alors pourquoi Pellegrini a refusé l’aide américaine à ce moment? lui demande le correspondant du quotidien as-Safir : « La crainte d'espionnage dans son unité » répond Pelligrini!
«C’est connu Israël ne bénéficie pas seulement des munitions américaines développées, mais aussi des  informations recueillies par les satellites ! Et donc si des officiers  américains avaient rejoint le personnel de la FINUL, non seulement ils transmettront des informations sur la situation sur le terrain  à leur leadership, mais aussi  à l'armée israélienne, ce qui mettra en danger le principe de la neutralité de la FINUL. Comme il  est également possible pour ces officiers US de faciliter le transport  des agents libanais qui travaillent pour Israël via des hélicoptères à bord des navires de l’unité d’intervention maritime», souligne l’ex-commandant en chef de la FINUL.
Par ailleurs, Pelligrini a dénoncé l’espionnage israélien sur la FINUL : « «Nous connaissons des positions du Hezbollah dans notre zone d'opérations. Notre direction dans le bâtiment en verre à New-York, est au courant de ses positions mais sans détails. Or le bâtiment en verre des Nations-Unies méritent son nom où tout est transparent, et où  les agents israéliens peuvent obtenir des rapports de Naqoura .... Nous savons qu’ils nous espionnent,  preuve à l’appui, chaque fois que j'envoie une demande de renouvellement semi-annuel de la FINUL,  accompagné d’un document codé sur les détails de la direction des forces des Nations Unies, je  reçois immédiatement après chaque rapport envoyé à New York, une lettre de l'Armée israélienne, contenant des suggestions pour modifier le rapport »!

Et de conclure : «  les Israéliens ont accès aux informations collectées par la FINUL soit en nous espionnant ou à travers l'Organisation des Nations Unies à New York».

02/11/2010  

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=160610&language=fr


6-3 Bush a voulu prolonger la guerre de 2006 pour finir avec le Hezbollah. 

L’ancien président américain George Bush a reconnu dans ses mémoires « Instants décisifs » avoir essayé de prolonger la guerre israélienne de juillet 2006 contre le Liban pour permettre à « Israël de mettre fin au Hezbollah ».    
« Israël avait le droit de se défendre contre le Hezbollah, et nous nous sommes efforcés avec le G8 pour ne pas permettre à ces extrémistes ni aux parties qui les soutiennent d’entrainer le Proche-Orient dans le chaos et dans un conflit de grande envergure », souligne-t-il dans son livre.
Selon lui, les Israéliens avaient l’occasion d’asséner un coup dur au Hezbollah et à ses parrains : l’Iran et
la Syrie. « Mais malheureusement ils ont raté cette occasion. La campagne de bombardements israélienne a visé des cibles non militaires, dont des positions au Nord du pays, qui sont éloignées des bases du Hezbollah…La situation s’est empirée encore plus avec l’annonce du Premier ministre israélien de ne pas vouloir frapper la Syrie. Je pense que c’était une erreur de sa part, parce que le fait d’avoir épargné la Syrie a conforté Damas et l’a poussée à poursuivre son soutien au Hezbollah.
Huit jours après le déclenchement de la guerre, la majorité des grandes puissances ont demandé un cessez-le-feu, ce que j’ai refusé. Un cessez-le-feu ne nous permettra pas de trouver de solution radicale au conflit…J’ai tenté de donner plus de temps à Israël pour qu’il affaiblisse les forces du Hezbollah », ajoute l’ancien Président américain. 
« J’ai voulu envoyer un message à
la Syrie et à l’Iran de ne pas continuer à soutenir les organisations terroristes, mais malheureusement, Israël a compliqué encore plus les choses en bombardant un immeuble résidentiel dans la ville libanaise de Qana. J’ai commencé alors à avoir peur pour le gouvernement démocratique de Siniora ». 
  « J’ai voulu à court terme frapper fortement le Hezbollah, et à long terme isoler l’Iran et
la Syrie pour amoindrir leur influence. Si la guerre avait duré encore plus, on aurait été isolé dans la région !
« J’ai opté donc pour le deuxième choix. La résolution 1701 fut adoptée le 14 aout 2006. Bref, la guerre d’Israël contre le Hezbollah fut l’un des instants décisifs dans notre conflit idéologique »…  
Concernant la résolution 1559, Bush a écrit que son pays voulait, tout comme
la France lors du mandat de Jacques Chirac, finir avec l’influence syrienne au Liban. C’est ce qui a donné naissance à ladite résolution de l’ONU le 2 septembre 2004.

10/11/2010

http://www.almanar.com.lb


6-4 Le Hezbollah à découvert les méthodes israéliennes de jumelage des portables.

Le Liban est sur le point de porter plainte contre Israël pour espionnage et piratage du réseau de télécommunications libanais.
C’est ce qu’a déclaré le chef de la commission parlementaire des télécommunications le député du Hezbollah Hassan Fadlallah, lors d’une conférence de presse organisée par le ministre des télécommunications Charbel Nahhas pour révéler au grand public les moyens par lesquels Israël espionne, pirate et manipule ce réseau de téléphonie mobile et fixe.
Fadlallah a également révélé que les experts techniques du Hezbollah ont découvert que les Israéliens parvenaient à planter « des téléphones dans les portables », ce qui leur permet non seulement d’espionner leur propriétaire, mais de manipuler leurs données. 
«  les experts de la résistance s’étaient penchés sur le cas de trois résistants soupçonnés de contacter par téléphonie mobile Israël, à la base de mises en garde exprimées par le département des renseignements des Forces de sécurité intérieur ( FSI) qui se sont étonnés du fait que chacun d’entre eux possédaient deux lignes téléphoniques », a précisé le député du Hezbollah .
 l a ajouté que le Hezbollah a alors mené une enquête minutieuse, en collaboration avec les services de renseignements militaires et le ministère des télécommunications, ce qui lui a permis de découvrir que leurs appareils portables avaient été jumelés d’une deuxième ligne téléphonique, via le collaborateur libanais pour la solde d’Israël, le colonel Adib Alam.
«  Ce qui permet aux israéliens non seulement de les mettre sur écoute, mais aussi de savoir tout ce qu’ils faisaient et chez qui ils se rendaient, même s’ils se rendaient à leur chambre de coucher », a-t-il affirmé. 
Pour sa part, le ministre Nahhas a affirmé qu’Israël et grâce à l’infrastructure de télécommunications qu’il déploie tout au long de la frontière avec le Liban, en plus de celle mise en place au Liban, sans oublier le rôle joué par ses collaborateurs , peut non seulement mettre tous les Libanais sur écoute, même dans la capitale et ses banlieues, mais il peut également consulter leurs messageries, leurs datas, et toutes les informations. Plus encore, il peut aussi manipuler les données, les éliminer ou en introduire de nouvelles.
Selon l’expert libanais en télécommunications, D. Imad Houbballah, tous les appareils d’espionnage et de piratage sont disponibles dans le marché mondial : « même les systèmes de protection installés facilitent à l’entité sioniste d’interférer dans le réseau de télécommunication libanais, via le «  Back Door », a-t-il affirmé. Révélant la présence des appareils de deux sociétés israéliennes expertes en la matière au Liban, dont
la Checkpoint.
A cet égard, Fadlallah a rappelé les aveux du collaborateur libanais, Tarek Rabaa qui a reconnu avoir livré tout ce qui a trait à la société Alfa, dont entre autre les nouveaux systèmes qu’elle voulait installer, suite à la destruction de l’ancien durant la guerre.  
Houbballah a assuré que les violations israéliennes de ce réseau avaient atteint  leur apogée durant la guerre 2006, lorsqu’ils tentèrent de s’immiscer dans ce réseau, via ses centrales et d’y introduire de nouveaux ordres. Des appareils avaient même été utilisés pour bombarder certaines maisons.

Mardi 23 novembre 2010
Publié le 25 novembre 2010

http://www.palestine-solidarite.org/actualite.Al-Manar.231110.htm


7 Les dossiers

7-1 Mireille Delamarre : Guerre du Liban 2006 : Tentative D’Intervention Militaire US/OTAN pour Secourir Israël Qui Espionne La FINUL avec des Complicités dans L’ONU.

Le Général français Alain Pellegrini livre d’importantes informations dans son livre «Un Eté De Feu Au Liban» révélant ce qui s’est passé en coulisse et affirme que la FINUL est espionnée par Israël et qu’au sein de l’ONU Israël bénéficie probablement de complicités lui permettant d’avoir accès aux informations collectées par la FINUL

Le Général français Alain PELLEGRINI a été Commandant de la Force Intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) de janvier 2004 à janvier 2007. Il avait auparavant été Attaché de Défense à l’ambassade française à Beyrouth au Liban. Il a écrit un livre «Un Eté De Feu Au Liban» relatant son expérience en tant que commandant de la FINUL et surtout ce qui s’est passé dans les coulisses pendant la guerre d’agression menée par Israël contre le Liban et le peuple libanais.

Dans « Un Eté De Feu Au Liban» le Gl Pellegrini raconte en détails comment les Etats Unis ont cherché à intervenir militairement pour venir en aide à l’armée israélienne qui se trouvait en difficulté face à
la Résistance libanaise du Hezbollah et des autres groupes libanais malgré un pilonnage aérien intensif non stop du Liban et de ses infrastructures mais aussi terrestre et maritime.

Selon le Gl Pellégrini les Américains ont donc essayé d’intervenir via l’OTAN.
Alors que les combats faisaient rage des pourparlers étaient entamés à New York non pas pour mettre fin à cette guerre d’agression israélienne par le biais d’un cesser le feu -qui ne viendra que bien plus tard après qu’Israël ait tué et blessés plusieurs centaines de libanais majoritairement des civils - mais pour envisager l’intervention des forces de l’OTAN soumises au dictat américain. Les pays occidentaux - hormis
la France de Chirac - s’étaient mis d’accord au cours de ces réunions à New York pour accuser la FINUL d’être inefficace et justifier ainsi la nécessité d’envoyer en plus d’autres forces armées, celles de l’OTAN ou de l’UE ou une force multinationale. G.W.Bush a poussé à la constitution et l’envoi d’une telle force faisant ainsi obstacle à tout cessez le feu.

L’objectif militaire c’était de transformer la zone Sud de la région du Litani en une zone d’opérations militaires pour les troupes de l’OTAN. Il était donc question de retirer les troupes de
la FINUL stationnées là et de les remplacer par celles de l’OTAN comme l’a confirmé le Gl Pellégrini : «Si nous étions forcés de nous retirer pour des raisons logistiques ou à cause des blessés nous ne reviendrions jamais au Liban Sud».

C’est clair qu’à terme l’objectif c’était de stationner des troupes de l’OTAN à la place de
la FINUL au Sud Liban pour protéger Israël en créant une zone tampon. Israël revendique depuis des décennies cette partie Sud du Litani pour s’accaparer les eaux de la rivière du même nom. L’annexion du Sud du Litani est intégrée au projet du « Grand Israël » du régime sioniste.

Israël fait - non officiellement - partie de l’OTAN qui intègre régulièrement des forces armées israéliennes dans ses exercices et ou opérations hors de sa sphère européenne (opérations maritimes notamment).

On peut donc en déduire que ce projet conçu pendant
la Guerre du Liban 2006 de déployer des forces de l’OTAN au Sud du Litani visait en fait à mettre cette région à terme sous tutelle israélienne via l’OTAN. Ce projet a été remis dans les cartons mais pourrait en ressortir si une nouvelle guerre Liban Israël éclatait.

L’intervention des US pour mettre en œuvre ce projet de déploiement des forces de l’OTAN au Sud Liban a commencé selon les informations que nous livre le GL Pellégrini le 27 Juillet par des appels téléphoniques de l’attaché militaire US à Beyrouth.
«Il m’avait proposé d’accueillir au sein de mon unité deux officiers américains, en plus de quatre officiers de liaison dans le cas d'une opération conjointe, les États-Unis avait envoyé au large des côtes du Liban leur 24ème unité d’intervention maritime, une unité capable d’intervenir dans la zone de mes opérations et prête à me fournir tous les renforts nécessaires » affirme le Gl Péllégrini.
C’est au moment même où des réunions se tenaient à Rome pour étudier la possibilité d’envoyer des forces internationales au Liban sous l’égide de l’ONU que les US ont fait cette offre à Péllégrini qui a refusé par « crainte d’espionnage dans son unité « selon ce qu’il a déclaré dans une interview au quotidien libanais as-Safir.
Et d’ajouter : «C’est connu Israël ne bénéficie pas seulement des munitions américaines développées mais aussi des informations recueillies par les satellites ! Et donc si des officiers américains avaient rejoint le personnel de
la FINUL, non seulement ils auraient transmis des informations sur la situation sur le terrain à leur leadership, mais aussi à l'armée israélienne, ce qui aurait mis en danger le principe de la neutralité de la FINUL. Comme il était également possible pour ces officiers US de faciliter le transport des agents libanais qui travaillent pour Israël via des hélicoptères à bord des navires de l’unité d’intervention maritime ».
Le Gl Péllégrini a également dénoncé dans cette interview l’espionnage israélien sur
la FINUL.
«Nous connaissons des positions du Hezbollah dans notre zone d'opérations. Notre direction dans le bâtiment en verre à New-York, est au courant de ses positions mais sans détails. Or le bâtiment en verre des Nations-Unies méritent son nom où tout est transparent, et où les agents israéliens peuvent obtenir des rapports de Naqoura .... Nous savons qu’ils nous espionnent, preuve à l’appui, chaque fois que j'envoie une demande de renouvellement semi-annuel de
la FINUL, accompagné d’un document codé sur les détails de la direction des forces des Nations Unies, je reçois immédiatement après chaque rapport envoyé à New York, une lettre de l'Armée israélienne, contenant des suggestions pour modifier le rapport »!

Selon le Gl Péllégrini « les Israéliens ont accès aux informations collectées par
la FINUL soit en nous espionnant ou à travers l'Organisation des Nations Unies à New York».
Il a réitéré ses accusations contre Israël à la chaîne de TV du Hezbollah al Manar : tous les rapports et informations envoyés par
la FINUL à l’ONU atterrissent entre les mains des Israéliens bien qu’il n’en connaisse pas le mécanisme précis.

Mireille Delamarre

Dimanche 7 Novembre 2010

http://www.planetenonviolence.org/Guerre-Du-Liban-2006-Tentative-D-Intervention-Militaire-US-OTAN-Pour-Secourir-Israel-Qui-Espionne-La-FINUL-Avec-Des_a2310.html 



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


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