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13/12/2010

n°149 - Dossiers du Liban - Hariri & le Tribunal spécial - 04-12 – Début -Un tribunal vicié : l’autre guerre d’Israël contre le Liban.

 

°149 - Dossiers du Liban - Hariri & le Tribunal spécial - 04-12 – Début -Un tribunal vicié : l’autre guerre d’Israël contre le Liban.

Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dossiers du Liban 

Hariri & le Tribunal spécial

n°149 du 04-12

C.De Broeder & M.Lemaire

 

Le " Journal du Liban" est  visible sur les blogs : 

a) Sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) Sur le site de Eva Resis          :  no-war.over-blog.com

 

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

d) Sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

Sommaire :  

1 Dossier

1-1Jeremy Salt : Un tribunal vicié : l’autre guerre d’Israël contre le Liban.

1-2 Fadwa Nassar : Parler de souveraineté mais se placer sous tutelle.

1-3 Le Hezbollah appelle au boycott du tribunal onusien.

Suite

2 Les brèves  

2-1 Le Hezbollah dénonce l'ingérence de Ban Ki-moon dans les affaires libanaises.  

2-2 Le Hezbollah a critiqué, mercredi, le rapport du secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon.

2-3 « Israël a assassiné Hariri pour faciliter l’implantation des Palestiniens », affirme le chef du CPL Michel Aoun.

2-4 Moussaoui à Kouchner : Israël a bénéficié de l’assassinat de Hariri.

2-5 Nasser Qandil: "L'acte d'accusation est la clé à une guerre israélienne".

2-6 Cheikh Qassem:"Nous irons jusqu’au bout dans le dossier des faux témoins".

2-7 Cheikh Qassem:"Nous avons pris toutes les mesures pour nous défendre".

3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

3-1 Al Akhbar : "Un rôle de la France aussi petit que son président".

Fin

4 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

4-1 Élie Fayad: Vraies querelles, faux suspense.

4-2 Nasrallah : "C’est celui qui nous accuse qui a tué Hariri".

4-3 Feltman: je vais déchirer le Hezbollah de 1000 coups, ce sera mon cadeau de Noël!

4-4 La prochaine guerre sera ouverte sur plusieurs fronts et plus sanglante.

4-5 Franklin Lamb : Comment Israël et les US Projettent de Détruire le Hezbollah.

TSL.

Le TSL est un « organe conventionnel » sans précédent historique, formé à la suite d’un accord entre l’ONU et le gouvernement libanais (et non pas le Liban en temps qu’Etat).

Kofi Annan 

 

1-1Jeremy Salt : Un tribunal vicié : l’autre guerre d’Israël contre le Liban.

Les scènes incroyables qui se sont déroulées cette semaine dans une clinique gynécologique obstétrique de la périphérie sud de Beyrouth ont placé une nouvelle fois sous les projecteurs l’action du Tribunal spécial des Nations-Unies pour le Liban (TSL), créé pour mener l’enquête sur l’assassinat de Rafiq Hariri.  

 

L’assassinat de Hariri a servi seulement les intérêts des USA et d’Israël.

Les enquêteurs du TSL se sont présentés à la clinique de la docteure Inam Charara en exigeant qu’il leur soit donné accès aux dossiers des patientes en remontant jusqu’à 2003. Plus précisément, ils voulaient les adresses et les téléphones de 17 d’entre elles.

La présence des enquêteurs du TSL dans la clinique de la doctoresse a semé le trouble parmi les femmes qui attendaient pour leur rendez-vous. D’autres femmes sont arrivées de cliniques extérieures et une altercation a éclaté. Finalement, les enquêteurs ont été mis dehors, mais après qu’ils aient pu s’emparer d’un ordinateur, d’un porte-documents, de téléphones portables et de livres de comptes. Cet épisode soulève de nouvelles interrogations sur le rôle du TSL. La périphérie sud de Beyrouth est à majorité chiite et beaucoup des patientes de la clinique de <la Dre Charara> sont des épouses, des filles ou des mères de dirigeants du Hezbollah. Ce que le TSL espérait y trouver, il reste le seul à le savoir.

La demande d’informations sur des dossiers médicaux contrevient au principe de confidentialité entre médecin et patient et ce dans tous les pays, elle ne serait jamais autorisée ni aux Etats-Unis ni dans aucun pays d’Europe, et si elle l’était, ce serait par exception dans le cadre d’une exécution obtenue d’un tribunal. Au Liban, cette demande n’était même pas faite par un organisme gouvernemental mais par une organisation extraterritoriale qui s’est présentée à la clinique avec rien d’autre que l’autorité des Nations-Unies. La demande était d’autant plus scandaleuse qu’elle se faisait dans un milieu de culture musulmane conservatrice. L’homme musulman ne permet même pas à sa femme de consulter un médecin homme. La plupart des femmes musulmanes ne veulent être examinées que par des doctoresses et cette intrusion d’hommes dans une clinique gynécologique était par elle-même indiscrète et indélicate.

Dans un discours prononcé immédiatement après les faits, Hasan Nasrallah a appelé au boycott total du TSL (*). Il a déclaré que le TSL avait demandé, et obtenu, l’accès à la base de données de tous les étudiants (libanais et étrangers) des universités privées du Liban de 2003 à 2006, mais en laissant ouverte la question de savoir si les dossiers des étudiants des universités publiques avaient également été remis au TSL. Il dit aussi qu’il avait été demandé des indications détaillées sur les empreintes digitales et les passeports de tous les ressortissants libanais, mais qu’en raison d’un différend entre responsables du gouvernement, seules les données concernant 893 personnes avaient été livrées. Le TSL a également demandé tous les dossiers de télécommunications notamment les messages SMS, ainsi que les dossiers ADN tenus par les organismes gouvernementaux, les relevés topographiques couvrant tout le pays et même la liste des abonnés à l’électricité. Selon Nasrallah, il n’y a aucun secteur du Liban qui n’ait été investi par le TSL. Il affirme, en outre, que tout le matériel récupéré par le TSL a été transmis à des services de renseignements occidentaux et à Israël. Si on se base sur la transmission, notoire, à Israël des informations rassemblées par les équipes des Nations unies chargées d’inspecter l’armement en Iraq, dans les années 1990, il n’y a aucune raison de douter que ce qu’il a dit ne puisse être vrai.

Le Liban est une fois encore devenu le point central d’une lutte de pouvoir, mondiale et régionale. Avec d’un côté, l’association inhabituelle de <la Syrie> et de l’Arabie saoudite, essayant de préserver la stabilité entre sunnites, chiites et chrétiens, et de l’autre, Israël et les Etats-Unis, faisant de leur mieux pour détruire le Hezbollah en déstabilisant le Liban. L’accusation des membres du Hezbollah est l’arme de pointe de leur arsenal.

Depuis le début, des questions se posent sur le rôle du TSL - que certains voient comme à l’opposé en réalité de son rôle officiel. Le rapport du premier procureur, Detlev Mehlis, n’a été qu’une critique virulente, une grotesque parodie de l’enquête qu’il aurait fallu conduire. Il n’a même pas essayé de prendre en compte tous les suspects possibles, ce qui, naturellement, aurait inclus les Etats-Unis et Israël. Il est allé droit sur <la Syrie. Sa> « preuve » se basait principalement sur la spéculation et des relations douteuses. Où son rapport a eu quelque apparence de solidité, c’est dans les traces des appels sur les téléphones portables de ceux qui étaient supposés impliqués dans l’assassinat de Hariri. Sur cette base, quatre responsables libanais des renseignements et de la sécurité ont été poursuivis et emprisonnés pendant quatre ans, pour n’être libérés que lorsqu’ils furent transférés de sous la garde du gouvernement libanais à celle du TSL, parce que la preuve n’avait pas résisté. C’est à ce moment que le TSL a tourné son attention vers le Hezbollah.

Il s’est avéré alors que, soit le TSL a été abusé par des faux témoins, soit il les a utilisés contre <la Syrie. Il> s’est avéré encore qu’Israël, à l’époque où Hariri a été assassiné, avait infiltré les réseaux des deux principaux fournisseurs du Liban en télécommunications et qu’il avait ses propres agents au sein de ces organisations. Cette infiltration n’a pas seulement permis à Israël de contrôler tous les appels sur portables au Liban mais d’en fabriquer, et à partir de là, toutes les preuves issues des communications, rassemblées par le TSL, doivent être considérées comme viciées. En outre, le Hezbollah a récemment rendu publiques ses interceptions de la surveillance aérienne israélienne, montrant que Hariri avait été suivi lors de ses déplacements entre ses domiciles à Beyrouth Ouest et dans les montagnes, et le siège du Parlement et ce, jusqu’au jour de son assassinat. Cette surveillance s’opérait notamment quand il circulait sur cette route côtière où il est tombé dans le piège qu’on lui avait tendu. Nasrallah affirme également qu’un avion Awacs israélien tournait au-dessus de Beyrouth Ouest au moment de l’assassinat et qu’un agent israélien, qui par la suite a fui le pays, était effectivement sur les lieux quand la bombe a explosé.

Les prétentions du TSL à la crédibilité et à l’impartialité sont clairement remises en causes - fatalement selon beaucoup - par son recours à des faux témoins et les preuves venant d’un système de communications déstabilisé. Pourtant, ces questions, il ne les aborde pas. Ni la preuve manifeste qu’Israël a gardé sous sa surveillance les déplacements de Hariri dans Beyrouth Ouest jusqu’à sa mort, et qu’effectivement, Israël avait un agent sur les lieux de l’attentat. Faisant fi de tout cela, le tribunal va directement sur le Hezbollah, en sachant parfaitement que sa mise en accusation peut amener le pays à se déchirer. Que la preuve se fonde une fois encore sur des faux témoins, pour lui ce n’est pas la question, parce que quand la vérité sera établie, les dégâts auront été causés.

De hauts responsables US, dont Hillary Clinton, ont fait de nombreuses visites au Liban ces derniers mois. Naturellement, ils ont mijoté quelque chose. Ils veulent la tête du Hezbollah, sur un plateau, et le plus vite possible. Le Libanais qui penserait qu’ils veulent le bien du Liban serait un idiot. Incapable d’anéantir le Hezbollah par la guerre, la stratégie israélo-américaine vise maintenant à le détruire de l’intérieur, même si le prix, que bien sûr ils n’auront pas à payer, en est le retour des troubles au Liban. Leur arme pour cette agression, c’est le TSL, qui, en refusant de traiter des questions qui remettent en cause sa crédibilité, ne fait que renforcer la perception que, volontairement ou non, il n’est qu’un outil de la politique des Etats-Unis. L’assassinat de Hariri, qui a été un coup de maître, n’a servi que les intérêts des Etats-Unis et d’Israël. Même si l’identité de la personne qui l’a assassiné, ou de l’Etat qui a programmé son assassinat, reste encore inconnue, c’est au moins, et c’est beaucoup, ce que l’on peut dire sans se tromper.

* - Sayed Nasrallah : la spoliation suffit, boycottez les enquêteurs du TSL

Jeremy Salt

Jeremy Salt est maître de conférences en histoire et politique du Moyen-Orient à l’université Bilkent à Ankara, Turquie. Auparavant, il a enseigné à l’université du Bosphore à Istanbul et à l’université de Melbourne, au Département des études et des sciences politiques sur le Moyen-Orient. Le professeur Salt a écrit de nombreux articles sur le Moyen-Orient, en particulier sur <la Palestine>, et il a été journaliste pour The Age alors qu’il habitait Melbourne.

Il a rédigé cet article pour PalestineChronicle.com.
Palestine Chronicle - le 30 octobre 2010 –

The Palestine Chronicle

Traduction : JPP

2 novembre

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=9623

1-2 Fadwa Nassar : Parler de souveraineté mais se placer sous tutelle.
La violation récente par l’équipe d’enquête du TSL d’un cabinet médical féminin dans la banlieue sud de Beyrouth, sous prétexte de rechercher des informations pouvant servir à l’enquête, n’a été que la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Elle n’est une affaire en soi que du point de vue de l’éthique médicale, éthique largement reconnue dans le monde, à l’exception de quelques Libanais qui, pour justifier l’attitude provocatrice de l’équipe de l’enquête, pérorent sur l’emprise des traditions dans certains milieux « religieux », stigmatisant une fois encore les sociétés attachées à leur dignité humaine.
Mais ce n’est que la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Car, au-delà de la vie privée des Libanais, c’est tout un pays qui est sous tutelle, depuis sa pseudo-indépendance, avec une insistance maladive de certaines classes politiques à l’y maintenir, ne se sentant nullement adultes ni capables de le gérer elles-mêmes. Cette tutelle a été paradoxalement voulue et souhaitée plus large et plus puissante par des couches immatures de Libanais, depuis la libération du sud du Liban et de
<la Bekaa> ouest, en mai 2000.
Car la résistance du Hezbollah et sa victoire concrétisée par la libération de la majeure partie du Liban et la sérénité et la paix civile dans les zones libérées sont plus que ne peuvent supporter ces couches libanaises généralement habituées à ce que leurs actes et mouvements soient dictés par les grandes puissances. Puisque la libération a dérangé les grandes puissances, elles se sont senties dérangées! Il a fallu une nouvelle victoire en 2006 contre l’agression meurtrière sioniste pour qu’elles commencent à pousser les hauts cris, à la recherche de protecteurs : elles craignent que le Liban ne devienne maître de son destin et qu’il n’assume son devoir national envers la première cause de tout arabe, musulman et chrétien, la cause de
<la Palestine. Elles> refusent obstinément de gagner cet honneur, d’autant plus qu’il s’agit d’affronter la principale cause de tensions, de guerres, de crimes, de destruction et d’anéantissement dans la région, l’Etat sioniste.
Ces couches infantiles libanaises ont peur d’être responsables: lorsqu’une partie du Liban a été occupée en 1978 puis en 1982, elles ont délégué la libération de leur pays aux Nations-Unies, à cette pseudo « légalité internationale » derrière laquelle elles se cachent chaque fois qu’elles veulent frapper un coup et élargir leur champ d’action, comme elle le font surtout depuis 2006. Cela pour les moins mauvaises. Quant aux autres, celles qui sont entièrement impliquées dans le bradage du pays, elles ont carrément, ou bien collaboré avec les envahisseurs sionistes ou bien signé un accord humiliant avec eux, plaçant le Liban, non sous tutelle internationale, mais directement sous occupation sioniste. Et ce sont ces forces ou couches libanaises qui parlent le plus haut et le plus fort de souveraineté !
Il est devenu clair, et depuis un certain temps déjà, que la victoire de la résistance islamique au Liban en 2006 contre l’agression criminelle sioniste, est insupportable pour une certaine classe politique au Liban et dans la région parce que cela dérange des pays européens et les Etats-Unis. La victoire de la résistance du Hezbollah a bouleversé l’équilibre régional, ce que craignent en fait tous ceux dont les intérêts s’appuient et dépendent de la supériorité militaire et dissuasive américano-sioniste. Depuis 2006, leurs complots se suivent les uns après les autres, mais échouent également les uns après les autres. Les agents locaux de la domination américano-sioniste, à des degrés divers, fomentent troubles après troubles, pour impliquer le Hezbollah et laisser le champ libre à une nouvelle agression sioniste. Le TSL, tel qu’il a été conçu, fut dès le début un outil de cette domination pour infiltrer et noyauter la société libanaise dans son ensemble, sous prétexte de vouloir rechercher les assassins de Rafiq Hariri.
Ce qui a, en réalité, suscité le plus grand mécontentement des américano-sionistes et de leurs alliés locaux et régionaux et probablement précipité les provocations et les déclarations de guerre, fut la visite historique et couronnée de succès du président iranien au Liban avec tous les symboles qu’elle comporte. Lors de cette visite, bien qu’officielle, les américains et les sionistes n’ont pas caché leur exaspération, sinon leur colère, d’autant plus qu’elle est intervenue dans un contexte régional où les forces américaines subissent défaites et déconvenues, en Irak et en Afghanistan et que
<la Turquie> est en train de quitter rapidement le navire américano-sioniste. Mais il semble bien que les effets de cette visite ne se soient pas évaporés, puisque la tempête déchaînée par la « communauté internationale » contre l’axe de la résistance ne fait que commencer, au Liban, balayant les ententes régionales qui ont garanti jusqu’à présent la paix civile au Liban, et principalement l’entente syro-saoudienne . C’est dans ce contexte qu’intervient la provocation de l’équipe d’enquête du TSL et des réactions qui l’ont suivie.
Alors que l’épuration ethnico-religieuse bat son plein dans al-Qods, au moment même où la population d’Umm al-Fahem subit un assaut sauvage et raciste, alors que les colons en Cisjordanie tuent, agressent, violent les propriétés et incendient les lieux sacrés, tous les jours, la « communauté internationale » détourne son regard complice de ce qui se passe en Palestine mais s’émeut et s’indigne lorsque quelques femmes de la banlieue sud de Beyrouth bousculent des enquêteurs mandatés par le TSL, venus violer leur intimité dans une clinique médicale.
Depuis l’instauration du TSL, c’est le pays en entier qui est pris en otage par les puissances de la « communauté internationale » et par l’Etat sioniste. Les renseignements d’ordre privé qu’il a réussi à obtenir jusque là, grâce à la généreuse collaboration des « souverainistes » et du pouvoir judiciaire qui s’est volontairement inféodé à sa volonté, sont de toute nature et touchent à tous les domaines de la vie des Libanais, sans aucun rapport cependant avec l’enquête en cours: les universités furent sommées de livrer la liste de leurs étudiants, les caisses d’assurance maladie, la liste de leurs adhérents, et il en de même pour les centres de délivrance des permis de conduire, les centres de délivrance des passeports, sans compter les centres de télécommunications qui ont remis, au TSL ou directement aux services israéliens par le biais des espions, la liste de leurs abonnés et les données de leurs communications.
Seules, et encore, ce qui fut jadis appelé « républiques bananières » pour parler de ces entités pseudo-indépendantes d’Amérique centrale mais gérées par les USA, ont été aussi dévoilées aux puissances étrangères, mais cela ne semble pas du tout inquiéter les « souverainistes » du Liban qui ont choisi de discourir, jusqu’à soulever la nausée, des droits fondamentaux de l’homme et de la souveraineté de leur pays.

Article publié sur Résistance islamique au Liban

Fadwa Nassar

Lundi 1er novembre 2010

1-3 Le Hezbollah appelle au boycott du tribunal onusien.

«Nous avons atteint un point sensible et très dangereux qui touche à notre honneur et amour propre, et cela requiert de nous une position différente», a dit Hassan Nasrallah lors d'une allocution diffusée par la chaîne Al-Manar.

Le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah a exhorté jeudi les Libanais à boycotter le tribunal de l'ONU chargé d'enquêter sur l'assassinat du dirigeant Rafic Hariri, affirmant que toute coopération avec les enquêteurs serait une «agression» contre le mouvement chiite.

Nasrallah s'exprimait au lendemain d'un incident impliquant des enquêteurs du Tribunal spécial sur le Liban (TSL) qui se sont vu empêcher mercredi l'accès à des dossiers dans une clinique gynécologique de la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, après une altercation avec des femmes.

Cet épisode, selon lui, l'a conduit à s'exprimer sur «le comportement des enquêteurs du bureau du procureur général du tribunal».

«Nous avons atteint un point sensible et très dangereux qui touche à notre honneur et amour propre, et cela requiert de nous une position différente», a dit le chef du puissant parti chiite lors d'une allocution diffusée par la chaîne Al-Manar du Hezbollah.

«J'appelle tous les Libanais, citoyens (...) et politiques, à boycotter ce tribunal et cesser toute coopération avec ses enquêteurs». «Toute coopération supplémentaire avec le tribunal équivaudrait à une attaque contre la résistance» (le Hezbollah, ndlr), a-t-il dit.

«Face à ce comportement scandaleux des enquêteurs (...) nous demandons à tout responsable et tout citoyen libanais de les boycotter et de ne pas coopérer avec eux».

«Tout ce qui leur est fourni parvient aux Israéliens. La spoliation, ça suffit!», a-t-il ajouté. «Continuer à coopérer avec eux (les enquêteurs, ndlr) contribue encore plus à la spoliation du pays et à l'agression contre la résistance».

Toutes les données collectées par les enquêteurs «parviennent à des services de sécurité étrangers et à Israël», a-t-il insisté.

Il s'est demandé pourquoi les enquêteurs s'étaient intéressés «aux dossiers médicaux de nos femmes?», affirmant que la clinique en question est «la plus fréquentée par les épouses, filles et soeurs des responsables du Hezbollah».

Mercredi, deux enquêteurs avaient demandé des renseignements sur des patientes à la responsable de la clinique et s'apprêtaient à quitter les lieux quand une trentaine de femmes s'en étaient pris à eux.

Le procureur du TSL, Daniel Bellemare, a affirmé que cet incident n'empêcherait pas son bureau de poursuivre sa mission.

Le TSL a été mis en place par l'ONU pour enquêter sur l'assassinat en février 2005 à Beyrouth de l'ancien premier ministre Rafic Hariri.

Un bras de fer oppose le camp de Saad Hariri, premier ministre et fils de Rafic, à celui du Hezbollah, qui accuse le TSL d'être «politisé» et d'avoir basé son enquête sur de faux témoignages.

Le mouvement chiite s'attend à ce que le TSL accuse des membres du parti d'implication dans le meurtre.

Selon Nasrallah, l'acte d'accusation du TSL est rédigé depuis 2006, et c'est le même qui a été publié dans Der Spiegel et Le Figaro (...) et j'en ai été informé en 2008», a-t-il affirmé.

Toujours selon lui, «les États-Unis font en sorte que l'acte d'accusation soit dressé plus tôt que la date prévue en décembre».

À New York, l'envoyé spécial de l'ONU au Liban, Terje Roed Larsen, a affirmé jeudi qu'il était urgent de désarmer les groupes comme le Hezbollah, mettant en garde contre «un ouragan qui souffle» sur le Proche-Orient.

L'ambassadrice américaine à l'ONU, Susan Rice, a de son côté accusé l'Iran et <la Syrie> de continuer à armer le Hezbollah qui exerce, selon elle, une influence «destructrice et déstabilisante» dans la région.

http://www.cyberpresse.ca/international/moyen-orient/201010/28/01-4337139-meurtre-de-rafic-hariri-le-hezbollah-appelle-au-boycott-du-tribunal-onusien.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_moyen-orient_291_section_POS1

1 Dossier

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