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14/12/2010

n°1 - Dossier Wikileaks - 14-12 - : 1ap : À qui profite WikiLeaks ?

 

L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources 

                                                       



 Dossier Wikileaks

 n°1                                                  06-12

                                                                            C.De Broeder & M.Lemaire   

 



Vous retrouverez ce journal 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

e) sur le site de Robert Bibeau :   http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

 



Sommaire

Tiré à part

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

2 Les brèves

3 Dossier
4 Courrier des lecteurs &
trouvé sur le net & témoignage

5 Analyse - Géopolitique et stratégie

6 Annexe



Tiré a part

L’équipe d’Avaaz.
Chers amis,
L'écrasante campagne d’intimidation contre WikiLeaks refroidit les ardeurs des défenseurs de la liberté de la presse partout dans le monde.

Les experts juridiques affirment que WikiLeaks n'a probablement enfreint aucune loi. Pourtant, des politiciens américains de tout premier plan l'ont qualifié de groupe terroriste et des observateurs ont incité au meurtre de son personnel. L’organisme a fait l’objet d’attaques massives de la part de gouvernements et de grandes entreprises, mais WikiLeaks ne fait que publier des informations qui lui parviennent par l’intermédiaire d’un informateur. Et il a formé des partenariats avec les journaux les plus importants au monde pour vérifier soigneusement les informations qu'ils publient.
L'écrasante campagne d’intimidation extra-judiciaire est une attaque contre la démocratie. Nous avons besoin, de toute urgence, de protestations massives en faveur de la liberté de la presse et de la liberté d’expression. Signez la pétition pour arrêter la répression et faites suivre ce courriel à tout le monde – si nous atteignons 1 million de voix, Avaaz fera publier des annonces pleine page dans les journaux américains cette semaine !
http://www.avaaz.org/fr/wikileaks_petition/?vl
WikiLeaks n’agit pas tout seul -- il a formé des partenariats avec les journaux les plus importants au monde (The New York Times, The Guardian, Der Spiegel, etc.) afin de réviser avec soin 250 000 notes diplomatiques et supprimer toute information qu’il serait irresponsable de publier. Seulement 800 notes diplomatiques ont été publiées jusqu’ici. Les publications passées de WikiLeaks ont mis en lumière des cas de torture soutenus par le gouvernement, le meurtre de civils innocents en Irak et en Afghanistan et la corruption corporative.
Le gouvernement des États-Unis utilise en ce moment tous les recours juridiques possibles afin d’empêcher WikiLeaks de publier davantage de notes, mais
les lois des démocraties protègent la liberté de la presse. Les États-Unis et d’autres gouvernements peuvent ne pas aimer les lois qui protègent notre liberté d’expression, mais c’est justement pour cela qu’il est si important de les avoir, et c’est pourquoi seul un processus démocratique peut changer ces lois.
Les honnêtes gens peuvent se demander si WikiLeaks, de même que les journaux importants avec lesquels il a conclu des partenariats, dévoile plus d’informations que le public ne devrait en voir ; si les publications ébranlent la confidentialité diplomatique et si c’est une bonne chose ou non ; si le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, a la personnalité d’un héros ou celle d’une canaille. Mais rien de tout cela ne justifie une campagne d’intimidation malveillante, visant à empêcher une sortie médiatique légale, menée par des gouvernements et de grandes entreprises. Cliquez ci-dessous pour vous joindre à l’appel afin d’arrêter la répression :
http://www.avaaz.org/fr/wikileaks_petition/?vl
Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi les médias nous relatent si rarement l’histoire complète de ce qui se passe en coulisses ? Voilà pourquoi : lorsqu’ils le font, les gouvernements peuvent réagir de façon brutale et malveillante. Et lorsque ça arrive, il appartient au public de se battre pour défendre nos droits démocratiques à tous : la liberté de la presse et la liberté d’expression. Il n’y a jamais eu de moment plus crucial pour le faire.
Avec espoir,
Ricken, Emma, Alex, Alice, Maria Paz et le reste de l’équipe d’Avaaz.
SOURCES :
Contre-attaque WikiLeaks : vers la fin de l'état de droit ? (Le Post)
http://www.lepost.fr/article/2010/12/08/2333468_contre-at...
Amazon n'héberge plus WikiLeaks après des pressions politiques (Le Monde)
http://www.lemonde.fr/international/article/2010/12/03/wi...
WikiLeaks et le contrôle d'Internet (Mediapart)
http://www.mediapart.fr/club/edition/les-invites-de-media...
Les USA sont responsables des fuites de WikiLeaks (7Sur7)
http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/1193...
Il faut défendre WikiLeaks (L'Express)
http://blogs.lexpress.fr/nouvelleformule/2010/12/07/il-fa...
WikiLeaks abandonné par son fournisseur de noms de domaine :
http://www.lemonde.fr/international/article/2010/12/03/wi...
WikiLeaks et la "première guerre informatique"
http://www.challenges.fr/actualites/monde/20101208.CHA100...
Mastercard bloque les versements adressés à WikiLeaks :
http://www.24heures.ch/mastercard-bloque-versements-adres...

http://hebdo.ahram.org.eg/arab/ahram/2010/12/8/opin3.htm


Mehdi Atmani : Cinq hackers, trois serveurs et un réseau planétaire de serveurs relais,

Explications techniques du fonctionnement de WikiLeaks
Le noyau central de WikiLeaks est principalement géré par cinq hackers (pirates), tous nomades comme Julian Assange. Ils travaillent à distance sur des ordinateurs portables. De leur position, ils alimentent trois serveurs – l’infrastructure matérielle – du site wikileaks.org. Le principal est hébergé en Suède. Le second en Belgique. Le dernier, dont le lieu est tenu secret, permet l’accès aux informations. WikiLeaks utilise ensuite un réseau planétaire de serveurs relais pour fonctionner tout gardant anonyme ses sources. Seuls les cinq pirates ont accès à l’ensemble de la structure (les trois serveurs). Toutes les communications et documents sont cryptés.

Pour se contacter, les pirates ont constitué une variante du système de communication Tor, un procédé garantissant l’anonymat en ligne. Il est composé d’un logiciel (programme qui permet le traitement de l’information par ordinateur) et d’un réseau de serveurs cachant toutes les informations qui pourraient permettre d’identifier l’utilisateur et le localiser. L’information est ainsi transmise en toute sécurité d’un émetteur A au destinataire B.

Cible d’attaques

Les 251 287 câbles diplomatiques proviennent tous du réseau Secret Internet Protocol Router Network, ou SIPRNet. Ce système de réseau internet, né après le 11 septembre 2001 permet aux employés des Départements d’Etat et de la défense américains de communiquer des informations potentiellement sensibles. Un document diplomatique marqué du sceau SIPDIS est automatiquement téléchargé sur le site confidentiel de son ambassade. De là, il peut être consulté depuis un ordinateur connecté à SIPRNet. Seuls les membres de l’armée américaine – par exemple le soldat américain Bradley Manning, suspecté d’avoir transmis à WikiLeaks les 250 000 câbles – en possession d’un mot de passe levant le niveau de classification «secret», y ont accès. A partir de 2002, 125 ambassades se sont rattachées à SIPRNet. Aujourd’hui, cela concerne la grande majorité des missions américaines dans le monde.

Plusieurs jours après la publication des documents sensibles, le site cablegate.wikileaks.org est la cible d’attaques informatiques. Elles visent à paralyser le serveur qui héberge le site. Pour les hackers, le jeu est simple: il s’agit d’inonder la plate-forme de connexions et demandes simultanées d’informations qui le met à plat. Ces attaques classiques sont appelées DDOS (Distributed Denial of Service). Elles sont possibles lorsque l’attaquant mobilise durant l’offensive, des ordinateurs du monde entier dans lesquels a été implanté un petit programme pirate baptisé «Cheval de Troie». Dans le cas de WikiLeaks, elle revenait à lui demander environ 150 fois par seconde le téléchargement des 400 000 pages complètes du dossier irakien de l’organisation de Julian Assange.

Mais wikileaks.org n’a pas flanché. S’il était impossible de s’y connecter dans la nuit du 2 au 3 décembre, c’est que le fournisseur de service américain EveryDNS.net a retiré le nom de domaine wikileaks.org par peur de problèmes sur le fonctionnement de son infrastructure informatique. Tout fournisseur de contenu sur le Net dispose d’une adresse IP (une succession de chiffres). C’est le numéro Internet des utilisateurs, comme il existe des numéros de téléphone. Plusieurs sociétés, dont EveryDNS.net font correspondre un nom de domaine à ces chiffres: 81.27.130.64 pour letemps.ch par exemple. Dans le cas de WikiLeaks, c’est le lien entre le chiffre et le nom qui a été rompu. Il a fallu près de six heures au site pour constater la panne et rebondir. WikiLeaks a donc développé des plateformes miroirs – qui hébergent l’exact contenu du site mère – au bénéfice d’un nouveau nom de domaine. C’est de cette manière que wikileaks.org a disparu pour renaître en .ch, .be. Mais la liste des extensions possibles est bien plus longue. A ce rythme, le jeu entre hackers ennemis peut durer encore longtemps

Mehdi Atmani
http://www.letemps.ch/Page/Uuid/079d75f8-024a-11e0-91f8-4...

 

Roland Marounek : Personnellement,si "je serais la CIA",

Personnellement,si "je serais la CIA", j'utiliserais plutôt WikiLeaks pour faire passer des 'infos' qui m'intéressent, au milieu de scoops éventés (Il y a des armes nucléaires à Kleine Brogel!)Les révélations concernant l'Iran me laissent en tout cas perplexe, car en filigrane, elles affirment que oui, l'Iran cherche bien à avoir la bombe atomique, au point que tous les pays voisins en auraient peur. De plus, au moins objectivement, même si il n'y a pas complot, les fuites de WL risque d'avoir pour effet de semer la discorde entre l'Iran et ses voisins.Que les monarchies du Golfe et autres clients des USA aient une frousse bleue de la chute de leur protecteur, et "éprouvent une haine viscétale"  en conséquence tout pays qui s'y opposent, ce n'est pas une vraie surprise ; qu'ils soient empressés de marcher dans la propagande US quelle qu'elle soit est du 'déjà vu'. Mais le message pourrait bien être destiné au final à nos propres populations de l'Otan, dans cette longue préparation psychologique à l'agression de l'Iran.

Roland Marounek  



1 Pays

Egypte

Mohamed Salmawy : Le document de WikiLeaks et l’allié stratégique,
Le document secret publié récemment par le site Wikileaks sur la position des Etats-Unis vis-à-vis de l’ex-candidat égyptien à l’Unesco en est un d’importance majeure sur le plan des relations égypto-américaines où chacun se plaît à se décrire comme l’allié stratégique de l’autre. Le document aborde également les véritables facteurs déterminant la politique américaine au Moyen-Orient.
Le site WikiLeaks a dévoilé cette semaine le contenu d’une lettre secrète envoyée par l’ambassadrice américaine au Caire, Margaret Scobey, à la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton sur la visite que le ministre égyptien des Affaires étrangères comptait effectuer pour la rencontrer à Washington. Dans cette lettre, l’ambassadrice prévient son secrétaire d’Etat que le ministre égyptien Ahmad Aboul-Gheit s’entretiendra avec elle à propos de la candidature du ministre égyptien de la Culture, Farouk Hosni, au poste du directeur général de l’Unesco. Etant donné que Hillary Clinton venait tout juste d’accéder à son poste sous le mandat d’Obama, l’ambassadrice a vu qu’il était de son devoir d’aviser sa chef de diplomatie sur le fait que Washington avait effectivement déterminé sa position vis-à-vis du candidat égyptien. «
Les Etats-Unis avaient informé l’Egypte, l’année précédente (c’est-à-dire sous la présidence de Bush) qu’ils ne pourraient pas soutenir cette candidature et qu’il valait mieux en proposer une autre » de l’administration de Bush vis-à-vis du candidat égyptien était l’appui croissant  qui fut le lot de Farouk Hosni énuméré par l’ambassadrice dans sa lettre. Elle avait évoqué le soutien affiché de la Ligue arabe et de l’Union africaine et avait dit également que le côté égyptien croit en un soutien européen, français spécifiquement.
L’ambassadrice informait sa secrétaire d’Etat qu’Aboul-Gheit lui
parlerait inévitablement des avantages de Farouk Hosni, fervent opposant à l’extrémisme islamiste. Mais elle lui fit savoir que l’opposition des
Etats-Unis était due à des propos concernant Israël, décrit par le ministre de la Culture égyptien comme un Etat sans culture, et qu’il
volait la culture des autres pour se l’attribuer. D’ailleurs, l’ambassadrice n’avait pas évoqué que les paroles attribuées à Farouk Hosni étaient en réponse à une allégation israélienne selon laquelle ils sont les bâtisseurs des Pyramides !
Enfin, l’ambassadrice américaine achève sa lettre en disant que face à l’appui dont jouit Farouk Hosni, « nous devons entraver sa réussite » en lui trouvant un nouvel alternatif crédible, en l’occurrence arabe ou musulman.
Ce qui attire à première vue l’attention dans cette lettre est cet attachement américain à la continuité de sa politique d’une administration à l’autre. Bien que la campagne électorale d’Obama ait reposé fondamentalement sur la révision des politiques de l’administration précédente et ait affiché ses intentions à remédier à ses gaffes atroces.
La deuxième remarque que l’on perçoit est que les raisons de l’opposition de Washington à la candidature égyptienne à l’Unesco ne se rapportent pas à des facteurs en relation avec les Etats-Unis ou leurs
intérêts dans la région, comme par exemple une éventuelle hostilité du candidat égyptien aux Etats-Unis, ou bien une entrave de sa part à
l’échange culturel. Mais les raisons qu’elle a avancées et qu’elle a appelé la secrétaire d’Etat à respecter se rapportent toutes à un
troisième Etat, celui d’Israël qui avait auparavant affiché officiellement son refus et sa lutte contre le candidat égyptien. Des raisons d’ailleurs qui ne relèvent aucunement des Etats-Unis.
Une telle position n’est pas une nouveauté pour nous dans le monde arabe. Nous l’avons vue et expérimentée sur plus d’un demi-siècle. Nous avons vu à chaque occasion comment les positions américaines étaient
Toujours en conformité avec les intérêts israéliens. Le document secret publié récemment confirme indubitablement ce que nous connaissions
effectivement. Il affirme néanmoins la fausseté des accusations qui nous provenaient de l’Occident et de ceux qui reprennent ses refrains continuellement chez nous, selon lesquels nous sommes victimes de la théorie du complot à chaque fois que nous parlons d’un accord secret ou tacite entre Israël et les Etats-Unis, que nous aimons décrire comme allié stratégique. Même s’il s’avère que les Etats-Unis luttent contre leur allié, en secret, dans les forums mondiaux pour le compte d’une tierce partie, qui est à son tour un allié avec lequel nous avons conclu un traité de paix.


Iran

Djamel Bouatta : Frappe contre l’Iran en marche : L’onction des régimes arabes selon WikiLeaks
Les notes diplomatiques américaines obtenues par WikiLeaks révèlent également que des régimes arabes ont suggéré aux Américains d'être sans scrupules vis-à-vis de l’Iran ! Dans le fatras de révélations sur les relations internationales vues par les États-Unis, qualifiées de “criminelles” par le gouvernement américain et dont la diffusion est “illégale, irresponsable et dangereuse”, a renchéri l'Otan, le bras armé des gendarmes du nouveau monde, l’information la plus importante est la préparation de frappes contre l’Iran.C’est une mise en bouche, dans le style des fameuses AMD (armes de destructions massives) brandies par Bush junior pour envahir l’Irak et mettre à feu et à sang toute la région, voire l’ensemble du monde arabo-musulman.

On ne peut pas faire confiance aux Iraniens, observe le roi d'Arabie saoudite, Abdallah bin Abdelaziz, en mars 2009, devant le conseiller de la Maison-Blanche pour l'antiterrorisme, John Brennan. “L'objectif de l'Iran est de causer des problèmes, l'Iran est “aventurier dans un sens négatif, “que Dieu nous préserve de leurs péchés, poursuit-il, selon un compte-rendu américain obtenu par WikiLeaks. Des diplomates américains ont rapporté d'autres propos du roi Abdallah, invitant à “couper la tête du serpent, auquel il compare l'Iran. Parmi les documents diffusés par WikiLeaks, ce télégramme du 11 février 2010 soulignant que “le roi saoudien a dit au général américain James Jones que si l'Iran parvenait à développer des armes nucléaires, tout le monde, dans la région, ferait de même 

Ce programme doit être stoppé, a renchéri, pour sa part, le prince de Bahreïn, Hamad Al-Khalifa, le 1er novembre 2009, en recevant le général David Petraeus, alors commandant en chef du Centcom, le commandement unifié des armées de la coalition occidentale  qui avait en charge la région, de l’Irak à l’Iran en passant par les pays du Moyen-Orient. Mohammed bin Zayed, le prince héritier d'Abou Dhabi, pilier de la Fédération des Émirats arabes unis, est plus déterminé. Lorsque le chef des états-majors américains, l'amiral Mullen, fait part au prince de son doute sur l'efficacité d'opérations seulement aériennes contre les sites iraniens, il s'exclame : “Il faudrait alors des troupes au sol,  écrit un diplomate américain le 9 février 2010. L’obsession du prince est de renforcer ses forces armées, c’est le grand client de la France. Le 14 février 2010, l'émir du Qatar, qui partage un champ gazier stratégique avec l'Iran, adresse un conseil au sénateur américain John Kerry. “En se basant sur 30 années d'expérience avec les Iraniens, l'émir conclut la réunion en disant qu'il ne faut croire qu'un mot sur cent que les Iraniens prononcent. Ils nous mentent, et nous leur mentons.” C’est ainsi que le Premier ministre du Qatar, Hamad bin Jassim Al-Thani, décrit la relation entre son pays et l'Iran, lors d'un entretien avec le vice-secrétaire américain à l'énergie, Daniel Poneman, le 10 décembre 2009. Le 13 février 2010, le Premier ministre du Qatar reçoit à son tour John Kerry. Il affirme que Mahmoud Ahmadinejad lui a dit : “Nous avons battu les Américains en Irak, la bataille finale sera livrée en Iran. Le président de l'Égypte, Hosni Moubarak, “éprouve une haine viscérale pour la République islamique, écrit un diplomate basé au Caire, en février 2009, “il les traite de menteurs, et prévient : “Ne croyez pas un seul mot qu'ils prononcent.” Le 21 avril 2009, devant l'amiral Mullen, le chef des renseignements égyptiens, Omar Souleyman, constatant que l'Iran “est très actif dans son propre pays, estime que ce pays “doit payer le prix pour ses actions. En Jordanie, souligne un télégramme américain, en avril 2009, “la métaphore la plus couramment utilisée par des officiels en parlant de l'Iran est celle d'une pieuvre étendant ses tentacules, qui doivent être “coupées. Le président de la Chambre haute du Parlement, Zeid Rifai, “prédit que le dialogue avec l'Iran ne mènera nulle part, dit un document du site, qui le cite ainsi: “bombardez l'Iran ou vivez avec un Iran nucléaire, les sanctions, les carottes, les incitations n'ont pas d'importance.” I 

Il est vrai cependant que l’inquiétude arabe n'a cessé de grandir au rythme du développement du programme nucléaire iranien. Cela vaut tout particulièrement pour les riverains du Golfe dont certains ont encore des contentieux territoriaux avec l'Iran. Qu'il s'agisse de Bahreïn, revendiqué par le passé par l'Iran, ou bien des Emirats arabes unis, qui contestent la souveraineté de l'Iran sur trois îles situées dans le détroit d'Ormuz. De manière générale, les régimes arabes redoutent l'appétit que donnerait à Téhéran le statut de puissance nucléaire. 

Djamel Bouatta

Liberté (Algérie) -

2/12/2010

http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=146763&titre=L%E2%80%99onction%20des%20r%C3%A9gimes%20arabes%20selon%20WikiLeaks

 

Révélations de Wikileaks: l'Iran est mal prise.

Les révélations de Wikileaks sur la position des pays arabes envers l'Iran pourraient avoir un impact réel sur l'opinion et les relations diplomatiques. C'est l'avis de plusieurs médias et spécialistes iraniens, bien que Téhéran, pour l'heure, a décidé de traiter les informations du site par le mépris.

Les milliers de dépêches diplomatiques américaines confidentielles publiées par WikiLeaks, qui jettent notamment une lumière crue sur l'inquiétude et l'animosité des voisins arabes de l'Iran, s'inscrivent dans un "complot" des Etats-Unis "pour semer l'Iranophobie et la discorde dans le monde islamique", a estimé mardi le ministère iranien des Affaires étrangères. Les pays de la région "ne doivent pas tomber dans ce piège", a souligné le porte-parole du ministère Ramin Mehmanparast.

Lundi, le président Mahmoud Ahmadinejad a fixé la ligne officielle face aux documents de WikiLeaks relatifs à l'Iran: participant à la "guerre de l'information" américaine contre Téhéran, "ils sont sans valeur" et "ne méritent pas d'être commentés".
Des infos qui laisseront des traces 

Cette position volontariste, qui rejoint celle adoptée par la plupart des chancelleries dans le monde, pourrait toutefois être difficile à tenir. "Les documents WikiLeaks ne révèlent rien, les Iraniens connaissent depuis longtemps les sentiments des pays arabes du Golfe à leur égard. Mais avoir la preuve écrite que vos voisins encouragent votre ennemi à vous attaquer ne peut pas ne pas laisser de trace", note un diplomate occidental à Téhéran. 

Selon les documents de WikiLeaks, la plupart des dirigeants arabes du Golfe ont poussé Washington à stopper par tous les moyens le programme nucléaire iranien, le roi Abdallah d'Arabie saoudite réclamant même à plusieurs reprises une intervention militaire pour "couper la tête du serpent". De plus, "le timing est très mauvais", relève le même diplomate, car ces révélations interviennent alors que Téhéran semblait ces dernières semaines en voie d'améliorer ses relations historiquement conflictuelles avec Ryad.
"Une guerre non déclarée" 

Cette embellie a notamment été marquée par deux entretiens téléphoniques, pour la première fois depuis longtemps, entre le roi Abdallah et le président Ahmadinejad sur des questions régionales sensibles comme le Liban et l'Irak. Les fuites de WikiLeaks "ne vont pas faciliter les choses", estime le même diplomate.La presse iranienne, tout en relayant le mot d'ordre officiel, ne se prive pas de commenter sombrement le contenu des documents qui "mettent en relief la situation inquiétante que l'Iran pourrait avoir à affronter dans un proche avenir", selon le quotidien Mellat-e Ma (conservateur modéré) évoquant "une guerre non déclarée" des voisins de Téhéran. Ils "confirment l'hostilité profonde de beaucoup de pays arabes à l'égard de l'Iran", et "l'approfondissement du fossé entre Téhéran et ses voisins du Golfe", note lui aussi le quotidien réformateur Sharg. "Les Arabes ne doivent pas être aussi stupides", titre de son côté le quotidien modéré en anglais Iran News, soulignant que les documents de WikiLeaks montrent aussi les risques que comporterait un conflit pour la région.
L'habile Ahmadinejad

La diplomatie iranienne pourrait devoir dissiper les malentendus avec ses voisins, reconnaît Gholam Reza Ghalandarian, directeur du quotidien conservateur Qods. Mais "s'il y a un problème, il sera traité directement, face à face" avec les partenaires de Téhéran, assure-t-il estimant que l'affaire "n'influencera pas la politique étrangère de l'Iran". Ce sentiment est partagé par Mohammad Saleh Sedghian, directeur du Centre arabe d'études iraniennes à Téhéran, qui souligne que l'Iran a choisi l'apaisement grâce à "la position habile du président Ahmadinejad questionnant l'authenticité des documents et insistant sur les bonnes relations entre Téhéran et ses voisins".

tsrinfo.ch 

01.12.2010

http://www.tsr.ch/info/monde/2749059-revelations-de-wikileaks-l-iran-est-mal-prise.html


Israêl

Tariq Shadid : L'acide toxique de Wikileaks fuit dans toutes les directions, sauf vers Israël,
Tariq Shadid est un chirurgien palestinien, qui travaille actuellement comme chef de service dans un hôpital au Moyen-Orient. Il est né et a grandi aux Pays-Bas, et a écrit de nombreux articles d'analyse politique pour "Palestine Chronicle" dans les premières années de l'Intifada Al Aqsa, qui sont maintenant regroupés dans le livre "Understanding Palestine", disponible sur Amazon. Pendant plusieurs années, il a fait activement partie du conseil d'administration de l'organisation néerlandaise "de Bezetting Stop" (Stop à l'occupation), dirigée par l'éminente militante pro-palestinienne Gretta Duisenberg. Pendant presque cinq ans, il a été le porte-parole officiel pour les médias du conseil d'administration de la Communauté Palestinienne aux Pays-Bas (PGN), et est devenu un défenseur bien connu de la cause palestinienne dans les médias nationaux néerlandais tels que la télévision, la radio et les journaux. Chanteur-auteur-compositeur prolifique, il produit des chansons sur la cause palestinienne, qu'on peut trouver sur son site internet DocJazz.

 Réfléchissons un instant au sens de "fuir". Quand quelque chose fuit, on comprend habituellement qu'une substance fluide supposée couler dans une certaine direction s'échappe de sa trajectoire prévue à cause d'un défaut de la structure construite pour la guider. Habituellement, si un tuyau fuit dans votre circuit d'eau, votre problème principal est que vous ne parvenez pas à contrôler son débit, et l'eau va dans des directions où vous ne voulez pas qu'elle aille.

Toutefois, la définition du "Wikileaking" semble suivre des lois naturelles entièrement différentes. Bien sûr, les informations fuient des conduites secrètes où elles s'écoulaient avant. Cependant, ce qui est étrange au sujet du "Wikileaking", c'est qu'Israël, pays bien connu pour ses tractations secrètes et son service de renseignement rusé, parvient à garder les pieds au sec, en dépit de l'inondation politique massive soi-disant provoquée par le père fondateur de Wikileaks, Julian Assange. La perte de contrôle qui est si typique des autres formes de "fuites" ne semble pas s'appliquer au Wikileaking – au lieu de cela, les fuites semblent être sous contrôle parfait, et soigneusement guidées de telle façon qu'elles ne servent les intérêts que d'un seul Etat, à savoir celui d'Israël.
Assange pisse, le monde bondit
Pratiquement aucun pays au monde activement impliqué au Moyen-Orient et autres affaires internationales, soit par choix soit par situation géographique, n'a été épargné par les dernières ouvertures de la boîte de Pandore de révélations d'Assange. Difficile de parcourir une source d'information, ces jours-ci, sans que le mot "Wikileaks" ne vous saute aux yeux au moins une fois, révélant quelque combine scandaleuse de coulisses, accord secret ou relation cachée embarrassante entre gouvernements qui, en surface, semblent être diamétralement opposés les uns des autres dans le paysage politique.
Depuis que la liste des pays confrontés à ces embarras inclut les Etats-Unis d'Obama, beaucoup d'activistes anti-impérialistes du monde entier attendent anxieusement les dernières fuites, et se lancent maintenant dans des discussions sur les implications de nombre de ces révélations prétendument fracassantes. Julian Assange est salué dans le monde entier par des gens qui critiquent leurs gouvernements comme l'activiste qui a été capable d'embarrasser des gouvernements, seulement aidé par un petit groupe de supporters indépendants. Son étoile s'élève rapidement, et bien qu'on puisse entendre ça et là quelques notes cyniques, le bruit retentissant omniprésent dans les cercles progressistes est celui d'applaudissements fournis pour ce "champion de l'homme ordinaire" tant attendu.
Ce que beaucoup semblent ne pas remarquer cependant, c'est que bien que la liste des pays qui ont été douloureusement embarrassés par la publication de leurs câbles secrets et notes de réunions, comprennent l'Autorité Palestinienne, l'Arabie Saoudite et autres Etats du Golfe, l'Egypte et les Etats-Unis – où Obama souffre de graves problèmes à cause d'une réunion du "Tea Party" où il n'a pas été invité – un des principaux acteurs du jeu politique peu ragoûtant des animosités et alliances du Moyen-Orient reste complètement indemne : Israël.
Beaucoup de bruit pour de vieilles nouvelles
Que nous dit Wikileaks ? Que l'Arabie Saoudite a versé de l'huile sur le feu contre l'Iran ? Nous le savions déjà. Que l'administration d'Abbas, comme le gouvernement égyptien, était parfaitement au courant de l'attaque militaire génocidaire d'Israël sur Gaza l'hiver 2009 ? Il n'y a rien de neuf là non plus. La liste s'allonge encore et encore, et les principales victimes de l'embarras sont les dirigeants des gouvernements arabes. Mais qu'est-ce que tout ceci a de bien neuf ? Est-ce que chaque arabe dans le monde qui lit les journaux, regarde Al-Jazeera et a un certain niveau de compréhension des politiques moyen-orientales, ne connait pas déjà l'étendue et la portée des relations secrètes dans la région ? Même les gens qui vivent en dehors du monde arabe sont largement au courant de tout ceci.
Oana Lungescu, porte-parole de l'OTAN, a dit le 29 novembre que les révélations de Wikileaks sur la présence de missiles nucléaires américains en Europe – principalement aux Pays-Bas, en Belgique et en Allemagne – étaient "dangereuses". Pourquoi exactement quelque chose serait dangereux, si c'est un fait bien connu qui n'a été confirmé encore qu'une fois ? Si des révélations antérieures n'ont eu aucun effet, pourquoi ces nouvelles en auraient ? Est-ce que le fait qu'Obama, Sarkozy et les dirigeants chinois aient tous condamné Wikileaks et son créateur fait une différence significative ? La réponse à ces questions est : oui, ces révélations provoquent bien sûr des situations internes désagréables dans le monde entier, et créent des problèmes électoraux et des embarras politiques pour les gouvernements partout – sauf dans un endroit, Israël.
Pas de soucis : Assange vous dira à qui faire confiance
Julian Assange, le "maître en révélation" des conspirations internationales, semble être hautement irrité par les gens qui remettent en question les événements du 11 septembre. Dans un entretien avec le Belfast Telegraph, le 19 juillet 2010, interrogé sur l'attaque du 11/9, il a répondu : "Je suis toujours agacé que des gens soient distraits par de fausses conspirations comme le 11/9, quand nous fournissons des preuves de conspirations réelles, sur la guerre ou sur des fraudes financières massives."
Apparemment, Julian "Robin des Bois" Assange trouve l'histoire de pilotes qui ont foncé, avec leur avion directement dans un gratte-ciel gigantesque plein de citoyens sans méfiance, juste parce qu'un pirate de l'air hystérique tenait un cutter contre leur veine jugulaire parfaitement crédible. Il croit aussi, semble-t-il, que lorsque vous éventrez en avion les étages supérieurs d'un des plus grands immeubles du monde, à l'horizontale, le bâtiment ne va pas seulement s'effondrer spontanément sur son socle, à la verticale, mais sera aussi bien sûr transformé en menue poussière, ne laissant pas même un morceau de débris plus gros qu'une pointe de stylo à bille – à part bien sûr le passeport intact d'un des soi-disant pirates de l'air, qui a été miraculeusement trouvé intact dans les ruines du World Trade Center.
A moins que vous aussi, cher lecteur, ne croyiez aux contes de fée, cela devrait certainement vous faire vous poser quelques questions. Tant pis pour votre crédibilité, M. Assange.
Cui Bono ?
En politique, il y a une règle d'or pour comprendre ce qui peut être la force motrice qui se cache derrière des événements mystérieux et inattendus. Cette règle est connue sous le nom de "Cui Bono", en latin "bon pour qui" ["A qui profite le crime ?", ndt].
Naviguez à travers toutes les sources d'information disponibles sur les dernières révélations de Wikileaks, et essayez de trouver une seule révélation qui fasse réellement du tort à Israël, alors même que tant de documents révélés sont directement ou indirectement reliés aux politiques du Moyen-Orient, et, dans une large mesure, aux affaires israéliennes. Avez-vous trouvé le moindre document qui crée des difficultés au gouvernement de l'entité sioniste, ou même l'embarrasse légèrement ? Réfléchissez, et vous vous rendrez compte que la réponse est un très simple "non".
Ne trouvez-vous pas intéressant ou remarquable que beaucoup des révélations concernant les affaires du Moyen-Orient bénéficient directement à Israël ? Si ça ne vous a pas frappé, relisez-les et pensez-y.
Cui bono ? Israël. Par conséquent, qui est le premier suspect derrière le phénomène "Julian Assange" ? Dites-le moi, ou prouvez-moi juste que je me trompe en me montrant un document Wikileaks qui feraient s'arracher les cheveux à Benjamin Netanyahu et à ses compagnons voyous , ou même les mettraient légèrement mal à l'aise. Mes soupçons se renforcent chaque jour, et l'annonce d'Interpol du 1er décembre selon laquelle Julian Assange est recherché pour une affaire de harcèlement sexuel en Suède ne les écarte pas. Il est évident qu'il est l'homme qui a provoqué la colère de beaucoup de gens au pouvoir, indépendamment du fait qu'il est ou non coupable dans cette affaire de harcèlement. Le problème cependant est qu'aucun de ces personnages au pouvoir n'est israélien, ce qui en dit long. Vous ne mordez pas la main qui vous nourrit, n'est-ce pas, Julian ?
Tariq Shadid

Source : Ramallah on line

Traduction : MR pour ISM

http://www.ism-france.org:80/news/article.php?id=14671&type=analyse

Justin Raimondo : Wikileaks révèle l’influence croissante du crime organisé israélien,
Si les "journalistes" affirment que les documents de Wikileaks n’apportent rien de nouveau, c’est parce qu’ils ne les ont pas lus !
J’adore les voir tous bâiller devant les dernières révélations de Wikileaks : Oh, il n’y a rien d’intéressant, c’est d’un ennuyeux, rien de croustillant, passons à autre chose. Ce sont tout simplement des fainéants : ils veulent des scoops livrés à domicile, bien emballés et étiquetés comme tels. Bref, ils n’ont pas envie de bosser et se contentent de faire leurs copier/coller habituels. C’est pour cela qu’une bonne partie des informations intéressantes sorties de Wikileaks leur échappe.
Par exemple, prenez cet extrait d’un câble daté du 15 mai 2009 – intitulé « Israël : terre promise pour le crime organisé ? » - envoyé par notre ambassade (US) à Tel-Aviv, qui aborde l’influence croissante du crime organisé israélien :
« Récemment, au mois de mars 2009, Zvika Ben Shabat, Yaacov Avitan, et Tzuri Roka ont demandé des visas pour assister à « une convention sur la sécurité » à Las Vegas. Selon les médias locaux, tous les trois sont impliqués dans le CO (Crime Organisé). Post leur a demandé de fournir des casiers judiciaires israéliens, mais en l’absence de telles preuves il n’y a aucun motif pour leur nier les visas pour cause de liens avec le CO.
Par chance, aucun des trois ne s’est représenté pour faire aboutir sa demande. Néanmoins, on peut raisonnablement penser que de nombreux individus connus pour leur appartenance au CO sont détenteurs de visas touristiques pour les Etats-Unis et voyagent librement. »
Que font des figures du crime organisé à une « convention sur la sécurité » à Las Vegas ? Eh bien il semblerait que M. Svika Ben Shabat soit le président de H.A.Sh Security Group, une société israélienne qui offre des services de sécurité dans le monde entier. En fait, ils viennent de signer un accord de partenariat avec le géant indien Micro-Technologies, une société décrite ainsi :
« Micro-technologies a été crée par le Dr P. Shekhar, à qui le gouvernement indien a confié la tâche de développer la technologie et les logiciels en Inde (Premier Pole Technologique en Inde) et sa société s’occupe du développement des technologies et intervient déjà dans de nombreux marchés dans le monde, dont : le Danemark, Bruxelles, Italie, New-York, Japon, Singapour, Afrique du Sud, Kenya, Nigeria, Sri Lanka et ailleurs. La société maîtrise la technologie pour intercepter et suivre les communications à partir des téléphones portables, des véhicules, des locaux, des ordinateurs, des infrastructures et des communications WIFI. »
En d’autres termes, ils sont spécialisés dans les indiscrétions connues aussi sous le nom d’espionnage. Le premier projet du partenariat Micro Technologies/H.A. Sh Security Group est un « centre de commande et de contrôle » construit à Mumbai, en Inde.

En ce qui concerne les spécialités de H.A. Sh Security Group, eh bien il suffit de regarder les vidéos sur YouTube (ici, ici et ici ) pour commencer. Et remarquez qui est le président de H.A.Sh Security : le major général à la retraite Dan Ronen en personne, dont le CV est consultable ici :
« 2001-2003 – Police israélienne : Chef de la Division des Opérations, avec le rang de major général, coordination des activités de toutes les unités opérationnelles de la police ; coordination avec le Service de Sécurité Général et les unités de (l’armée israélienne) dans la lutte contre le terrorisme ;
2004-2007 – Police israélienne : commandant de la région nord (la plus grande des régions) ; En charge des relations et de la coordination avec les autorités locales ; En charge de la direction et le commandement des forces armées et des systèmes lors de le seconde guerre du Liban, dans des missions de défense des habitants de la région nord ; Expérimenté dans les domaines de lutte contre le terrorisme et des attentats suicides et direction des organisations de secours et d’urgence ainsi que la lutte contre la criminalité et les organisations criminelles. »
Le général. Ronan figure comme Président du H.A. Sh Security Groupe, avec M. Ben Shabat, désigné tantôt comme Président, Vice-président et Directeur. Alors la question est : pourquoi est-ce qu’un ex-flic de haut rang est en affaires avec un membre connu de la Mafia Israélienne ?
Ceux qui se posent des questions veulent savoir !
Pire encore, le câble poursuit en regrettant que les figures du crime organisé israélien ne se voient plus systématiquement interdites d’entrée sur le territoire des États-Unis à cause d’un changement de la réglementation. Selon l’auteur du câble, un certain Cunningham, dans une notes en annexe intitulée « le CO (Crime Organisée) passe les mailles du filet consulaire » :
« Etant donné l’influence croissante et les méthodes meurtrières du CO Israélien, Post est très préoccupé que des figures connues du CO puissent entrer sur le territoire des États-Unis. En collaboration avec les autorités policières israéliennes et US, Post a crée une base de données complète et mis sous surveillance les figures du CO et leurs hommes de main. Cependant, les cas des visas mentionnés plus haut montrent que de nouveaux problèmes se posent depuis l’abrogation des Visas Shark en septembre 2008. Contrairement aux organisations de CO de l’ex URSS, d’Italie, de la Chine et d’Amérique Centrale, l’application de l’article INA 212 (a)(3)(A)(ii) contre le CO israélien n’est pas spécifiquement autorisée par le manuel des Affaires Etrangères 40.31N5.3.
Ainsi, les Israéliens connus comme travaillant pour (ou appartenant à) des familles du CO ne sont pas automatiquement inéligibles pour voyager aux États-Unis. »
« Visas Shark » était apparemment un programme qui effectivement excluait les figures du CO d’une entrée aux États-Unis, et son abrogation est mentionnée ici : au contraire, l’ambassade doit désormais passer par toute une procédure bureaucratique pour interdire l’entrée à une personne soupçonnée d’appartenir au CO. D’abord, le fonctionnaire du consulat doit déterminer si un « soupçon raisonnable » existe pour assimiler le demandeur de visa à un membre du crime organisé, et ensuite le dossier est passé au Département d’Etat, au service "Office of Legislation, Regulations, and Advisory Assistance", qui déterminera s’il existe « un motif pour penser » que le demandeur de visa est bien ce dont on le soupçonne. Il y a toute une liste de « motifs pour penser », dont :
« Connaissance d’appartenance de l’individu... oeuvrant activement au service des objectifs de l’organisation qui laisserait penser qu’il existe un lien étroit ; Bénéficiaire d’un soutien financier ou d’une reconnaissance de la part de l’organisation ; Appartenance reconnue par un tribunal compétant ; Déclaration des autorités policières locales ou US que l’individu en est membre ; Réunions fréquentes avec d’autres membres ; Affichage volontaire des symboles de l’organisation ; et participation aux activités de l’organisation, y compris légales ; »
C’était pourtant grâce aux articles de presse que l’auteur du document a pu déterminer les connexions entre Ben Shabat, Avitan, Roka et le Crime organisé. Est-ce suffisant comme « motif pour penser » ? Il faut poser la question au bureau du "Office of Legislation, Regulation, and Advisory Assistance" – c’est ce que notre ambassade à Tel-Aviv (et même toutes nos ambassades à travers le monde) doivent faire avant de pouvoir refuser un visa pour un tel motif.
D’ailleurs, la mafia israélienne n’a jamais eu de difficultés dans le passé pour entrer aux États-Unis – ni pour faire sentir sa présence. Selon Carl Cameron, de Fox News, le 17 décembre 2001 (source) :
« Los Angeles, 1997, une grande enquête menée par les autorités locales et fédérales tourne court. Les suspects : le crime organisé israélien opérant à New York, Miami, Las Vegas, Canada, Israël et Égypte. Les accusations : trafic de cocaïne et d’ecstasy, et des fraudes sophistiquées aux cartes de crédit.
Le problème : selon un document classifié des forces de sécurité et obtenu par Fox News, les méchants surveillaient les téléphones portables, les beepers et même les téléphones fixes des flics. Certains qui ont été arrêtés ont avoué qu’ils détenaient des centaines de numéros et s’en servaient pour éviter une arrestation.
Les communications entre les détectives du LAPD (Police de Los Angeles) et d’autres forces de police travaillant sur différents aspects de cette affaire ont ainsi été compromises. L’organisation a pris connaissance des communications entre les différents services de police, du FBI et des services de renseignement.
Une onde de choc a traversé le DEA (agence de lutte antidrogue) jusqu’au FBI à Washington, pour finir à la CIA. Une enquête sur ce problème, selon des documents officiels, a conclu que « l’organisation a apparemment accès aux bases de données pour trouver des informations personnelles et biographiques pertinentes. »
Le secteur militaire hi-tech israélien est un plein boom alors que le monde connaît une crise économique, et ils se sont engouffrés tête première dans l’industrie de « sécurité intérieure US » (Homeland Security), comme pourrait vous le dire le Gouverneur Rendell de la Pennsylvanie.
C’est Rendell qui les avait embauchés pour superviser la sécurité de la Pennsylvanie – jusqu’à ce que l’on découvre qu’ils espionnaient des groupes légaux qui protestaient contre la construction d’une centrale. Les sociétés de « sécurité » israéliennes opèrent sur tout le territoire des États-Unis, et à l’étranger aussi, dans les aéroports, et dans les administrations du gouvernement, et si le crime organisé est partie prenante dans cette industrie en pleine croissance, alors cela pose - ou devrait poser - un sérieux problème en termes de sécurité.
Le documentaire en quatre parties de Cameron pour Fox News sur l’espionnage israélien aux États-Unis laissait entendre l’existence d’un lien entre le gouvernement israélien et la mafia israélienne. Grâce à Wikileaks, le lien est désormais visible.
La connexion entre le gén. Ronen et Ben Shabat, par le biais du H.A.Sh Security Group, montre que le reportage de Cameron ne se basait pas uniquement sur de simples soupçons. Avec les nouvelles informations fournies par ce document, il est raisonnable de penser qu’un secteur corrompu de l’armée et de la police israélienne est littéralement en affaires avec le crime organisé israélien.
Si tout ça ne vous fait pas peur – et mériterait d’être diffusée – alors je ne comprends plus rien. Et pourtant nos larbins et « journalistes » aux bras cassés – qui veulent que l’information leur soit livrée sur un plateau – se plaignent qu’il n’y a rien de nouveau dans les documents de Wikileaks.
Mais ça c’est parce qu’ils ne les ont pas lus.
Justin Raimondo
(Antiwar.com)
http://original.antiwar.com/justin/...
Traduction VD pour le Grand Soir, avec probablement toutes les erreurs et coquilles habituelles
URL de cet article 12152
http://www.legrandsoir.info/Wikileaks-revele-l-influence-croissante-du-crime-organise-israelien-Antiwar-com.html

Eric Walberg : Les activités de la mafia israélienne représentent une préoccupation sérieuse tant pour la CIA que pour le Département d’Etat...
Il n’est pas exact (non plus) d’affirmer que rien de négatif ne serait révélé sur Israël (voir plus bas certains passages d’un article récent de Justin Raimondo). Ce que montrent les fuites diplomatiques US très réservées relatives à Israël, c’est la peur que les diplomates US ont de dire quoi que ce soit de négatif au sujet d’Israël. Cela montre aussi, vraisemblablement, que le contrôle israélien virtuellement sur l’ensemble des réseaux de communication des Etats-Unis (étant entendu que les Israéliens ont sans doute mis au point des réseaux encore plus sécurisés, les leurs, pour assurer des échanges aussi « sensibles ») a quelque chose à voir avec ce qui a été (ou non) fini par faire l’objet d’une fuite. Par leur nature, les fuites conduisent à davantage de questions, et non pas à davantage de réponses.
Les activités de la mafia israélienne représentent une préoccupation sérieuse tant pour la CIA que pour le Département d’Etat, comme cela a été révélé par les fuites éditées par WikiLeaks en novembre 2010. Un télégramme diplomatique en date du 15 mai 2009, intitulé « Israël : une Terre promise pour le crime organisé ? » envoyé par l’ambassade US de Tel-Aviv fait référence à de gros bonnets de la mafia tentant d’obtenir des visas afin d’aller assister à un « congrès sur des questions de sécurité » à Las Vegas. L’on y lit : « Zvika Ben Shabat, Yaacov Avitan et Tzuri Roka ont demandé des visas… beaucoup de personnages repérés comme OC (Organized Crime, dans la terminologie du FBI, ndt) connus sont détenteurs de visas de tourisme en cours de validité qui leur permettent d’entrer aux Etats-Unis et de s’y déplacer en toute liberté ». Zvika Ben Shabat est le PDG de H. A. Sh. Security Group, une
joint-venture avec le géant indien Micro-Technologies, qui est en train de construire un « centre de commandement et de contrôle » à Bombay, métropole indienne qui fut le théâtre de l’attentat contre la Maison des (juifs) Habad.
Ils exportent des technologies de sécurité aux fins d’identification et de monitoring de téléphones cellulaires, de véhicules, de structures, d’ordinateurs, d’infrastructures et de technologies WIFI tant vers l’Europe que vers l’Afrique. Le président d’H. A. Sh. Security est un général (israélien) à la retraite, Dan Ronen, qui dirigeait l’ensemble des forces et des systèmes (logistiques) (de l’armée israélienne) lors de l’invasion du Liban de l’été 2006. Beaucoup de ces membres du « crime organisé » « se faufilent par les failles des réseaux consulaires ». Le crime organisé israélien opère à New York, à Miami, à Las Vegas, au Canada, en Israël et en Egypte en particulier dans le trafic de la cocaïne, de l’ecstasy, des cartes de crédit et des ordinateurs. Une enquête fédérale et de l’Etat américain, menée à Los Angeles en 1997, a tourné court du fait que c’était des dealers de drogues
israéliens qui assuraient le monitoring des communications de la police…
Par la suite, une enquête de la CIA se concluait en ces termes : « L’organisation (= la mafia israélienne, ndt) a un accès manifeste et global aux systèmes de bases de données, ce qui lui permet d’identifier les personnels ad hoc et d’obtenir à leur sujet des informations d’ordre biographique ». Le lien intime entre les hauts politiciens israéliens et la mafia, en particulier dans le domaine des technologies des communications sécurisées aujourd’hui utilisées dans le monde entier expliquent l’immense pouvoir dont jouit aujourd’hui Israël pour poursuivre des plans échappant totalement au contrôle des Etats-Unis tout en jouissant de tout l’éventail des moyens administratifs locaux américains (US soft power) visant à déjouer toutes les tentatives que le gouvernement des Etats-Unis serait susceptible d’exercer sur Israël afin de lui imposer de se plier à un quelconque “agenda” américain…
http://ericwalberg.com <http://ericwalberg.com/> __._,_.___

Al-Ahram HEBDO -

Semaine du 8 au 14 décembre 2010, numéro 848

 

Agathe Heintz : Israël épargné par Wikileaks, Abbas dans l'embarras,

Une note américaine laisse entendre que Benjamin Netanyahu était disposé à faire des concessions dans le processus de paix israélo-palestinien.  

REUTERS/Gali Tibbon/Pool

Les révélations du site de Julian Assange apportent un éclairage parfois embarrassant pour les acteurs du conflit israélo-palestinien.

Depuis le 28 novembre, le site de Julian Assange Wikileaks met à jour des révélations, parfois croustillantes, sur les coulisses de la diplomatie mondiale.

Parmi la masse de notes américaines diffusées, un certain nombre évoquent le Proche-Orient.  

L'Egypte et Abbas étaient au courant de l'assaut sur Gaza

Les Palestiniens de Cisjordanie et les Egyptiens ont été informés de l'offensive israélienne de 2008-2009 dans la bande de Gaza, selon une note de l'ambassade des États-Unis à Tel-Aviv. En 2009, "Ehud Barak a expliqué que le gouvernement israélien avait eu des consultations avec l'Égypte et le Fatah, leur demandant s'ils étaient prêts à prendre le contrôle de la bande de Gaza après que le Hamas aura été défait", rapporte le site de Time. "Ehud Barak a reçu une réponse négative".

Le document mentionne aussi la poursuite du "dialogue" entre Israël d'un côté, l'Égypte et le Fatah de l'autre, au cours de l'opération. 

"Personne ne nous a consultés, et c'est la vérité", a rétorqué cette semaine un négociateur palestinien. "Israël ne consulte pas avant de faire la guerre." De leur côté, les autorités égyptiennes s'abstiennent de tout commentaire. Mais un porte-parole du Hamas a déclaré: "Nous n'excluons pas que le Fatah et l'Autorité palestinienne aient pu contribuer d'une façon ou d'une autre à la guerre contre Gaza pour des raisons politiques, par exemple pour faire tomber le mouvement Hamas et reprendre le contrôle (du territoire)." 

Agathe Heintz,

publié le 02/12/

 http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-orient/israel-epargne-par-wikileaks-abbas-dans-l-embarras_941802.html#xtor=AL-447


Irak 

Sarkozy avait évoqué un engagement en Irak, selon WikiLeaks

Nicolas Sarkozy avait confié à des responsables américains en 2006, avant son élection à l’Elysée, qu’il pourrait « peut-être » envoyer des soldats français en Irak dans le cadre d’une force internationale, selon un télégramme diplomatique diffusé par WikiLeaks et publié mardi soir sur le site internet du quotidien Le Monde.

Lors d’une visite à Paris du ministre américain de la Justice du président George W. Bush, Alberto Gonzalez, « Sarkozy a déclaré que la France et la communauté internationale allaient devoir aider les Etats-Unis à résoudre la situation en Irak. Peut-être en remplaçant l’armée américaine par une force internationale », écrivait alors l’ambassadeur des Etats-Unis à Paris.

Les diplomates américains présentent dans leurs télégrammes Nicolas Sarkozy comme le président français « le plus pro-américain depuis la Seconde Guerre mondiale », dont ils saluent « le libéralisme, l’atlantisme et le communautarisme ».

Ils précisent que Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur de Jacques Chirac, avait déclaré dès le 1er août 2005 aux Américains qu’il serait candidat à la présidentielle de 2007, seize mois avant qu’il ne l’annonce au peuple français.

Après l’élection de ce candidat « instinctivement pro-américain et pro-israélien » à l’Elysée, l’ambassade note que « l’héritage juif de Sarkozy et son affinité pour Israël sont célèbres » et ajoute qu’il vient de nommer au Quai d’Orsay Bernard Kouchner, « le premier ministre des Affaires étrangères juif de la Ve République ».D’autres télégrammes diplomatiques américains affirment que « personne ne peut dire non » au président français, d’autres évoquent son « mauvais caractère » et le décrivent comme « frénétique » ou « impulsif ».

Reuters

décembre 1st, 2010

Posted in Evènements

http://www.inversalis-productions.eu:80/blog/2010/12/sarkozy-avait-evoque-un-engagement-en-irak-selon-wikileaks/

 

Moubarak a suggéré un "dictateur équitable" pour diriger l'Irak,

"Oubliez la démocratie, les Irakiens sont par nature trop durs", considère le président égyptien dans un câble diplomatique publié par WikiLeaks.

Le président égyptien a suggéré à Washington de laisser s'installer un "dictateur équitable" en Irak, et dit que son pays pourrait engager un programme nucléaire militaire si l'Iran se dotait de l'arme atomique, selon un câble diplomatique publié sur WikiLeaks lundi 29 novembre.

Ces propos figurent dans un compte-rendu fait par l'ambassade des Etats-Unis au Caire après une rencontre en mai 2008 entre Hosni Moubarak et une délégation de parlementaires américains.
Hosni Moubarak donne sa recette pour que l'Irak se stabilise cinq ans après la chute du régime de Saddam Hussein: "renforcez les forces armées, relâchez votre emprise, et il y aura un coup d'Etat. Alors vous aurez un dictateur, mais quelqu'un d'équitable".
"Oubliez la démocratie, les Irakiens sont par nature trop durs", a-t-il encore conseillé à ses interlocuteurs américains, selon ce télégramme diplomatique publié par le site WikiLeaks.

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20101130.OBS3916/wikileaks-moubarak-a-suggere-un-dictateur-equitable-pour-diriger-l-irak.html


Liban

Les USA œuvrent pour priver d'armes Hamas et Hezbollah,

Washington s'emploie discrètement à empêcher la fourniture d'armes iraniennes et syriennes à des organisations islamistes au Proche-Orient, écrit mardi le Guardian, en citant des télégrammes diplomatiques américains divulgués par le site internet WikiLeaks.

Les Etats-Unis, qui dans nombre de cas bénéficient de renseignements fournis par Israël, font pression sur les gouvernements des pays arabes pour qu'ils ne coopèrent en rien à la contrebande d'armes destinées au Hamas palestinien ou au Hezbollah libanais, écrit le journal britannique.

Ces télégrammes participent d'un ensemble de 250.000 mémos diplomatiques obtenus par le site WikiLeaks et communiqués voici un peu plus d'une semaine à cinq grandes publications occidentales: outre le Guardian, Le Monde, El Pais, le New York Times et l'hebdomadaire allemand Der Spiegel.

Ainsi, selon certains mémos du département d'Etat, Washington avait demandé en janvier 2009 aux autorités soudanaises de ne pas autoriser la livraison d'armes iraniennes censées être fournies au Hamas dans la bande de Gaza, au moment de l'offensive israélienne qui fit 1.400 morts côté palestinien.

L'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, le sultanat d'Oman et le Tchad avaient, de même, été informés des projets iraniens et Washington les avait avertis que toute livraison d'armes serait une violation des résolutions de l'Onu interdisant les exportations iraniennes d'armes, continue le Guardian.

ENTRAVER DES LIVRAISONS IRANIENNES

En mars 2009, la chaîne américaine CBS avait rapporté que des appareils israéliens avaient attaqué deux mois plus tôt un convoi d'armes présumées au Soudan, faisant plus de 30 morts, dans le but d'empêcher des livraisons au Hamas.

Selon les mémos du département d'Etat, Khartoum avait alors en privé accusé Washington d'avoir mené deux raids aériens dans l'est du Soudan: l'un en janvier 2009, qui avait fait 43 morts et détruit 17 véhicules, et un autre le 20 février de la même année, qui avait fait 45 morts et détruit 14 véhicules.

En mars 2009, les Etats-Unis avaient informé la Jordanie et l'Egypte de nouveaux projets iraniens d'envois d'armes en Syrie, d'où elles devaient être expédiées au Soudan et de là au Hamas, écrit le Guardian.

Washington avait demandé à ce que les avions impliqués dans ces livraisons soient contraints d'atterrir pour être inspectés, ou bien à ce qu'on les frappe d'interdictions de survol. Les mémos ne disent pas si, au bout du compte, ces livraisons-là avaient pu avoir lieu.

En avril 2009, le ministre égyptien de l'Intérieur, le général Habib el Adli, a été selon les câbles diplomatiques américains à l'origine du démantèlement d'une cellule du Hezbollah dans le Sinaï et il a pris des "mesures pour perturber l'acheminement d'armes iraniennes du Soudan vers Gaza, via l'Egypte", lit-on dans le Guardian.

A la fin de ce mois-là, le chef des services de renseignement égyptiens, Omar Soleiman, avait déclaré aux Américains que Le Caire "réussissait" à empêcher l'Iran de fournir un soutien financier au Hamas, continue le Guardian.

7 décembre

(Reuters) -

(Adrian Croft, Eric Faye pour le service français)

((Service Informations générales. Tel 01 49 49 53 34. Reuters Messaging:

eric.faye.reuters.com reuters.net))

http://www.euroinvestor.fr/news/story.aspx?id=11467614


Nepal

Bernard Fischer : Le lobby Népalais

Wikileaks n'est ni un parti, ni un gouvernement, ni Dieu, ni le diable, c'est un média électronique alternatif. Wikileaks écrit peu. Wikileaks fait du copiage et du collage, comme nous, comme tous les médias électroniques. Son originalité, ce sont bien sûr ses sources d'information.
Du point de vue d'un certain nombre d'observateurs attentifs, il y a très peu de messages de Wikileaks relatifs à Israël et de ce petit nombre de messages, ils en tirent des conclusions paranoiaques.
Un autre internaute faisait avant moi très justement la comparaison entre Israël et le Népal. Lisez les messages des conspirationnistes et remplacez systématiquement le mot "Israël" par le mot "Népal". Wikileaks ne parle pas du Népal et les conspirationnistes connaissent les raisons de cette absence de messages. Il y a un lobby népalais très important aux Etats Unis, il interdisait la diffusion des messages relatifs au Népal et Wikileaks respectait cette interdiction.
Il y a bien sûr d'autres raisons beaucoup plus matérielles. Il y a un système de classification des archives du département d'Etat des Etats Unis en quatre catégories distinctes, de la plus normale à la plus secrète. L'informateur ou les informateurs de Wikileaks ont accès et diffusent les informations normales, les informations relatives à Israël sont dans les informations secrètes et les informateurs de Wikileaks ne diffusent pas les informations secrètes.
La question la plus importante est donc, d'abord et avant tout pour le gouvernement des Etats Unis lui même, la question de l'identité de la source de Wikileaks et cette source est bien sûr une source interne du département d'Etat des Etats Unis.
Il y a de ce point de vue beaucoup de points communs entre l'affaire Wikileaks et d'autres évènements importants de la vie et de l'histoire politique intérieure des Etats Unis, de sa diplomatie et de ses guerres impérialistes. Il y a beaucoup de points communs entre l'affaire Wikileaks et la publication des "Pentagon Papers" contre la guerre du Vietnam, le scandale du Watergate contre Nixon et bien sûr les évènements du 11 septembre 2001 à New York et à Washington ou bien l'affaire de l'anthrax en 2001. Dix ans plus tard, après des dizaines de sites et de livres et des centaines de milliers de pages, nous n'en savons pas beaucoup plus.
Wikileaks est un média alternatif. Il faut une campagne internationale des professionnels des médias et des citoyens du monde pour la défense et pour l’arrêt de toutes les poursuites contre Wikileaks et tous les médias alternatifs.
Bernard Fischer

Mercredi 8 décembre 2010

http://fischer02003.over-blog.com/



 Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

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