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15/12/2010

Suite n°1 - Dossier Wikileaks - 15-12 - : 1ap : À qui profite WikiLeaks ?

 

 

 

Suite n°1 - Dossier Wikileaks - 15-12 - : 1ap : À qui profite WikiLeaks ?

 

       L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources 

                                                       



 Dossier Wikileaks

 n°1                                                  06-12

                                                                            C.De Broeder & M.Lemaire   

 



Vous retrouverez ce journal 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

e) sur le site de Robert Bibeau :   http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

 



Sommaire

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Ahmed BENSAADA : Et si Wikileaks n’était qu’une vaste supercherie médiatique ?

2 Les brèves

2-1  Erdogan soupçonne Wikileaks:"Les Etats-Unis cherchent la discorde".

3 Dossier

3-1 Une cyber-guerre pour défendre WikiLeaks en cours, dit un hacker.

3-2 Pierre Bellefeuille : Wikileaks, un programme secret ?

Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage.4-1  Kirk James MURPHY : Julian Assange de Wikileaks accusé de viol par un personnage lié aux groupes anti-castristes financés par la CIA,

4-2 Le "Pot de miel " D'assange : une opération de la CIA.

4-3 Renart Léveillé : WikiLeaks d’un autre œil,

5 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion.

5-1  Frédéric Pons : À qui profite WikiLeaks ?

5-2 Pierre PICCININ : Wikileaks : à qui profite le crime ?

5-3 Jonathan Cook : Wikileaks et le nouvel ordre mondial



 

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Ahmed BENSAADA : Et si Wikileaks n’était qu’une vaste supercherie médiatique ?

Je ne suis pas nécessairement un fervent adepte de la théorie du complot, mais je dois avouer qu’il y a quelque chose qui me dérange dans ce monumental déballage d’informations supposées être secrètes par le site Wikileaks. Un vrai scénario dans la pure tradition hollywoodienne. D’ailleurs, il n’est pas impossible que cette histoire soit bientôt adaptée à l’écran.

D’abord, il y a le « héros »

Le coupable présumé de cette fuite massive d’informations est un jeune féru d’informatique qui a fait sauter tous les verrous sécuritaires de la diplomatie américaine et qui nous offre sur un plateau 251 287 documents de la plus haute importance par l’intermédiaire de CD de Lady Gaga [1,2]. Et pour donner une touche mélodramatique, on nous apprend que le jeune en question est homosexuel, incompris et rejeté pas son entourage, qu’il est frustré de la société en plus d’être issu d’une famille monoparentale. Tout un personnage.

Ensuite, il y a la forme

Inaccessible pour le commun des mortels depuis la première mise en ligne de ces nouveaux documents, Wikileaks fait affaire avec cinq journaux. On peut lire dans « Le Monde » du 29 novembre 2010 : « Ces publications s’effectuent en collaboration avec les rédactions du New York Times (États-Unis), du Guardian (Grande-Bretagne), d’El Pais (Espagne), du Spiegel (Allemagne) et du Monde pour la France, dont les journalistes ont commencé à analyser et synthétiser les informations contenues dans ces câbles, en fonction de leur importance » [3] .

Mais pourquoi seuls cinq journaux « occidentaux » sont impliqués dans ce déballage ? Le Monde nous explique que « En octobre, nous (i.e. Le Monde) avons rejoint trois journaux, le New York Times, le quotidien britannique The Guardian et l’allemand Der Spiegel, déjà partenaires de Wikileaks dans la diffusion d’une première vague de documents militaires américains sur l’Afghanistan, en juillet, pour pouvoir analyser par nous-mêmes une nouvelle masse de documents du Pentagone livrés à Wikileaks, cette fois sur l’Irak, et offrir aux lecteurs francophones notre propre expertise » [4]. Mais alors pourquoi Wikileaks ne fait pas affaire avec des médias arabes, chinois, brésiliens ou indiens ? Serait-ce pour leur absence d’intégrité ou leur manque de compétence ?

On nous apprend aussi que les cinq journaux ont travaillé sur les mêmes documents bruts et que le « New York Times (qui est en première ligne), a informé les autorités américaines des télégrammes qu’il comptait utiliser, leur proposant de lui soumettre les préoccupations qu’elles pourraient avoir en termes de sécurité ». Des documents secrets qui sont supposés discréditer l’administration américaine seraient soumis à l’approbation des mêmes autorités américaines. Comprenez-vous quelque chose ? J’avoue que j’ai quelques difficultés. Ou alors, il est vrai que Wikileaks s’embourgeoise comme le remarque le site « Kitetoa », spécialisé dans les libertés individuelles et la sécurité informatique [5].

Il est clair que pour l’administration américaine, la publication de ces documents par Wikileaks est « illégale » [6]. D’où vient alors sa légalité lorsque ces mêmes informations sont publiées par les cinq journaux ? Est-ce parce que la publication a reçu la bénédiction des autorités américaines ? Dans ce cas-là, il y a de sérieuses questions à se poser au sujet de l’indépendance de la presse et de sa liberté d’expression. Cela va même à l’encontre de l’esprit frondeur et libertaire qui est le fondement de Wikileaks. D’autre part, les cinq journaux, qui ont mobilisé pas moins de cent-vingt journalistes pour la tâche, ont soigneusement retiré tous les noms et indices pouvant identifier les personnes. Les télégrammes publiés sont classés « secrets », « confidentiels » ou « non classifiés ». Aucun d’entre eux n’est classé « Top Secret » [7]. Est-ce de la censure ou de l’autocensure ? Peut-on parler de médias « embedded » même s’ils ne sont pas physiquement sur un quelconque front ?

Finalement, il y a le fond

Les informations divulguées par les médias « embedded » ont une portée différente selon les personnes ou les situations dont elles traitent. Intéressons-nous tout d’abord aux « grands » de ce monde. Sarkozy est « susceptible et autoritaire », Berlusconi « incapable et inefficace », Merkel « évite de prendre de risques et manque souvent d’imagination », Poutine et Medvedev sont qualifiés de « Batman et Robin » [8]. Même si les adjectifs sont quelque peu irrévérencieux, il n’y a pas de quoi fouetter un chat. On est à des années-lumière de ce qui se publie régulièrement dans les journaux des propres pays de ces leaders. La preuve de la bénignité de ces qualificatifs est qu’aucun de ces dirigeants ne s’est offusqué des paroles, bien au contraire. Ils ont assuré les américains de leur soutien et ont fustigé Wikileaks [9]. D’un autre côté, Chavez est traité de « fou », Karzai d’ « extrêmement faible » et Erdogan d’« islamiste assoiffé de pouvoir, certes pragmatique mais sans vision » qui « hait tout simplement Israël » [8, 10].Un planisphère interactif parsemé de points blancs indiquant les pays cités dans les documents secrets a été publié par le Guardian [11]. La concentration de points blancs indique clairement que les lumières ont été focalisées sur le Moyen-Orient et la région du Golfe. Ainsi, de l’avis de tous les observateurs, ce sont les relations de l’Iran avec ses voisins arabes qui sont la cible principale de ces premières divulgations. Publier les propos incendiaires contre l’Iran émanant du roi d’Arabie Saoudite, du roi du Bahreïn, du ministre émirati des Affaires étrangères, du premier ministre qatari, du prince héritier d’Abou Dhabi et du président égyptien [12] ne peut être considéré comme un acte innocent, dicté par un simple devoir journalistique et dénué de toute arrière-pensée politique. Y ajouter des informations sur la relation Iran-Hezbollah [13] et de l’acquisition de l’Iran auprès de la Corée du Nord de « missiles de technologie avancée lui permettant d’atteindre l’Europe occidentale » [14] et le battage médiatique est consommé.

Par contre, il est étonnant de ne rien lire sur les dirigeants israéliens, par exemple. Sont-ils considérés comme des Américains, donc non sujets à des critiques ou, alors, l’information a été bloquée par certains filtres ? Et qu’en est-il du massacre de Gaza, du pilonnage du Liban, du raid meurtrier contre la flottille de la paix ou de l’assassinat de Rafik Hariri ? Le mutisme des diplomates américains à ce sujet est très éloquent, c’est le moins qu’on puisse dire.

Ne nous avait-on pas pourtant promis 251 287 documents ? À moins qu’ils ne parlent tous du même sujet.

Ahmed Bensaada
Docteur en physique
Montréal (Canada)

http://www.ahmedbensaada.com/

Références

1. http://www.lejdd.fr/International/A...

2. http://www.wired.com/threatlevel/20...

3. http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2...

4. http://www.lemonde.fr/international...

5. http://www.kitetoa.com/Pages/Textes...

6. http://www.abc24.com/news/national/...

7. http://www.20minutes.fr/article/630...

8. http://www.lemonde.fr/documents-wik...

9. http://www.lemonde.fr/international...

10. http://www.lemonde.fr/documents-wik...

11. http://www.guardian.co.uk/world/int...

12. http://iran.blog.lemonde.fr/2010/11...

13. http://www.lemonde.fr/international...

14. http://fr.reuters.com/article/idFRP...

URL de cet article 12159
http://www.legrandsoir.info/Et-si-Wikileaks-n-etait-qu-une-vaste-supercherie-mediatique.html 



2 Les brèves

Ndlr : La publication de l’article ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse ou point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information

2-1  Erdogan soupçonne Wikileaks:"Les Etats-Unis cherchent la discorde".

Le Premier ministre turc Recep Tayib Erdogan a attaqué avec virulence l’administration américaine à la suite de la publication par le site Wikileaks des câbles diplomatiques secrets américains, l’accusant de chercher à semer la division, et s’engageant à démissionner s’il s’avère qu’il possède un sou dans les banques suisses, comme l'accuse Wikileaks. 
« Semer la division n’a rien à voir avec la diplomatie. Washington doit punir ses diplomates, parce que le diplomate menteur ne doit pas rester à sa place », a-t-il dit, qualifiant de « fabrications » les documents publiés.
Dans un discours prononcé à Ankara, Erdogan s’est dit triste de la situation des Etats-Unis. « Regardez la situation des services de renseignements d’un pays comme les Etats-Unis. C’est leur problème et non pas le nôtre. Nous sommes à l’aise, et ceux qui nous accusent d’avoir commis des actes que nous n’avons pas faits seront écrasés par leurs propres fabrications (...) », a-t-il conclu.  
Auparavant, le responsable turc s’était abstenu de commenter les documents de Wikileaks, appelant depuis la capitale libyenne où il était en visite à « attendre ce que le site va faire sortir encore pour tester son sérieux, parce que nous doutons du sérieux de ces documents. Ensuite, nous évaluerons et nous commenterons les propos publiés ».   
De son côté, le Président turc Abdallah Gul a soupçonné depuis le Kazakhstan la présence d'un objectif derrière la publication de ces documents, qui selon lui ont été triés: "Attendons pour voir le reste. De toute façon, j’attends pour voir les documents sur Israël », a-t-il précisé.  
Selon le quotidien turc Radical, les propos de Gul laissent entendre que les documents ont été manipulés, de façon à laisser « Israël » loin de toute accusation, et placer la Turquie toute seule dans le front de défense de l’Iran dans la région, afin de la dissuader et de la pousser à adopter la même position que l’Egypte, l’Arabie Saoudite, les Emirats Arabes Unis et la Jordanie, qui sont tous favorables à une frappe contre l’Iran.

02/12/2010

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=164175&language=fr



3 Dossier

Ndlr : La publication de l’article ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse ou point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information

3-1 Une cyber-guerre pour défendre WikiLeaks en cours, dit un hacker.

Une 'cyber-guerre' est en cours pour défendre WikiLeaks et de nouvelles attaques informatiques sont à attendre contre ceux qui s'en prennent au site spécialisé dans la divulgation de documents secrets, a averti jeudi le porte-parole anonyme d'un groupe de 'hackers'.

"Anonymous prend principalement pour cible les sociétés qui ont décidé pour on ne sait quelle raison de ne plus traiter avec WikiLeaks", a-t-il déclaré à une radio de la BBC, citant Amazon, MasterCard, Visa et PayPal.

"La campagne n'est pas terminée, elle continue de battre son plein. Des gens nous rejoignent, de plus en plus de gens téléchargent l'outil 'botnet' qui permet de commander des attaques de 'déni de service'", a-t-il ajouté.

Le déni de service fait appel à des 'botnets' ou machines zombies, vastes réseaux d'ordinateurs infectés par un virus ou dotés d'une application qui submerge le site visé de requêtes simultanées.

Se faisant appeler "Coldblood" (sang-froid), le porte-parole, à l'accent anglais, a déclaré qu'il était un ingénieur informatique âgé de 22 ans.

Des pirates informatiques se sont attaqués mercredi aux sites des deux plus grands fournisseurs de cartes de crédit MasterCard et Visa en représailles à leur suspension des transferts de fonds en faveur de WikiLeaks.

"Je vois ça comme une guerre en train de naître, mais pas une guerre conventionnelle. C'est une guerre informatique. Nous essayons de préserver un internet libre et ouvert à tous, comme internet a toujours été", a déclaré le porte-parole.

Le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, est détenu à Londres en application d'une demande de la Suède, pays où il est accusé de viol après la plainte d'une jeune femme avec laquelle il a eu un rapport sexuel non protégé.

Le site internet du gouvernement suédois a été interrompu pendant une courte durée pendant la nuit, rapporte à Stockholm le journal Aftonbladet.

Reuters,

publié le 09/12/2010 à 12:18

http://www.lexpress.fr/actualites/2/une-cyber-guerre-pour-defendre-wikileaks-en-cours-dit-un-hacker_943934.html


3-2 Pierre Bellefeuille : Wikileaks, un programme secret ?

Il semble se créer depuis quelque temps tout un « buzz » autour de Wikileaks. Par nature, je me méfie de tout « buzz » amplifié par les médias de masse.

Quelle est la véritable nature de Wikileaks ? On y laisserait ressortir des documents compromettants pour les pouvoirs dominants de la planète, dont les États-Unis, et ce, par centaines de milliers de documents. Ce n’est pas peu dire ! Les médias de masse reprennent instantanément les infos Wikileaks, ils publient sans recul, alors que les bases mêmes de la rigueur journalistique voudraient qu’on valide chaque source. Qui a le temps de valider des centaines de milliers de documents, à la vitesse où l’information doit circuler de nos jours ? Les médias sont placés dans une situation d’hypercompétitivité où on a de moins en moins le temps de classer et valider les informations, la nouvelle à sensation divertie et dissout assurément l’analyse critique.

J’ai visité le site Wikileaks pour la toute première fois hier. Tiens donc on aurait eu le temps de classer par catégorie des centaines de milliers de documents ! Intéressant ! Cela nécessite certainement une très grande coordination, et une gestion centralisée pour ne pas perdre la rigueur de classification, ce qui n’est pas en soi un travail d’amateur ! Pour les sources, il me semble qu’on doit être très au fait de tout ce qui se passe sur notre belle planète au niveau diplomatique, ce qui ne pourrait provenir que de quelques centres très précis d’où il serait difficile de laisser sortir autant d’information. Pourquoi ces infos sortent-elles tout d’un coup ? Je ne crois pas au hasard, ni à la bonne volonté de quelques bien intentionnés individus à l’égard de la communauté internationale. Peut-être que je fais erreur ici et que je ne comprends rien à tout ça.

Si on va sur Wikipedia, on nous donne quelques informations sur Wikilieaks.

On nous dit que Wikileaks a des serveurs sur des territoires protégés ! Hum ! Dans ce contexte, qui peut prétendre être protégé dans ce monde ? L’histoire démontre très bien que nul n’est protégé lorsque vient le temps de renverser un gouvernement pour servir les intérêts des prédateurs néoimpériaux.

Des documents en apparence compromettants

Depuis quelques jours, on laisserait sortir des documents apparemment très compromettants, annoncés plusieurs mois d’avance, nuisant à la sécurité de milliers de personnes, dont des ambassadeurs, risquant de dégrader les relations diplomatiques internationales. Enfin, ces infos sur le plan stratégique ne sont-elles pas tout aussi dangereuses que le prétendu danger que représentait Sadam Hussain ? On a pendu Sadam sans aucune pudeur ! Avec les moyens que les superpuissances ont à leur disposition, il me semble qu’il leur serait relativement facile de neutraliser Wikileaks, je présume.

Dans les faits, les médias nous ont inondés de banals potins, rien de plus ! Pourtant, l’administration américaine crie au crime. Ça ne surprendra personne. Quel est l’effet recherché ? Entretenir la peur des réseaux sociaux ? Mieux contrôler la libre information ?

Cela dit, aurait-on des objectifs autres que ceux ouvertement affichés par les dirigeants de Wikileaks ? Un de ces objectifs serait de révéler au monde le vrai visage des politiques étrangères des États-Unis. Face à cet objectif et aux informations présentées sur Wikileaks, les gens de pouvoir martèlent le message que cela porte atteinte à la sécurité du monde, comme si eux-mêmes étaient garants de cette sécurité, alors qu’ils ont tout mis en place pour une véritable économie de guerre, telle que celle que nous connaissons depuis le 11 septembre 2001. Ils saignent véritablement plusieurs populations de la planète sans qu’aucun organisme ne puisse équilibrer ou arbitrer les rapports de force. Le libre arbitre d’une superpuissance et ses alliés prévaut sur tout le reste.

Et si Wikileaks n’était qu’un outil mis en place pour insérer l’idée que la libre information peut être dangereuse ! Pour mieux le comprendre, on doit lire « L’Utopie de la communication » écrit par Philippe Breton, dans lequel on décrit très bien par quels mécanismes une population donnée peut se retourner contre son propre gouvernement lorsque celui-ci n’arrive plus à justifier ses propres guerres.

Dans un contexte d’après crise économique où on force plusieurs gouvernements à sabrer sauvagement dans leurs programmes sociaux, les justifications de la trop coûteuse guerre préventive s’essoufflent un peu partout, certains gouvernements ont tout intérêt à s’assurer de ne pas perdre l’appui de leur population respective. Monsieur Breton nous dit à la page 136 de son livre : « …il est tout aussi certain que les réseaux de demain pourront servir à ficher les gens et à réduire les libertés. Il n’y a donc aucune contradiction à dénoncer à la fois le caractère illusoire, abstrait et transitoire des projets utopiques en matière de communication et à en dénoncer les applications qui ne manqueront pas de survenir, quand elles ne sont pas déjà parmi nous. »

L’exemple de la guerre du Vietnam est un bon exemple, la population civile qui avait une conscience aiguë des maux reliés à cette guerre a changé graduellement d’opinion forçant le gouvernement des États-Unis à abandonner cette guerre.

Je ne peux pas prouver ce que j’avance ici, mais il se pourrait très bien que les centrales d’intelligence, dont la CIA et autres se servent de Wikileaks pour supporter d’éventuels projets législatifs cherchant à mieux contrôler la libre circulation des informations sur internet. Si j’ai raison, on préparerait donc les populations à accepter une plus grande censure des canaux d’information internet en laissant croire que la libre information menacerait la sécurité du monde. Une nouvelle chasse aux sorcières serait peut-être en train de naître.

La réalité fabriquée

Tout aussi éclairant. Nous devrions tous avoir en mémoire « La manufacture du consensus » écrit par Noam Chomsky, lequel démontre sans équivoque les astuces utilisées pour amener les populations à croire les versions fabriquées dans les médias de masse, servant les intérêts des élites politiques, des multinationales, etc.

Les stratèges des multinationales et des politiciens ne manquent pas de souffle et ont souvent plusieurs stratégies simultanément. C’est Karl Rove, ancien stratège sous l’administration Bush qui disait en parlant des États-Unis : « les États-Unis sont si puissants qu’ils ne se contentent pas de la réalité, ils la fabriquent ».

Une autre hypothèse associée à Wikileaks pourrait être une tentative de déstabiliser le monde dans son ensemble justement pour justifier une plus grande économie de guerre, voire le déclenchement d’un conflit plus large à l’échelle de la planète.

On pourrait aussi se servir de Wikileaks comme un détecteur de mouchards, car avec les adresses IP il est relativement facile pour les centrales d’intelligence de faire du repérage et éloigner les individus indésirables.

Encore une hypothèse : en saturant les médias à des moments choisis, avec des infos Wikileaks, on pourrait utiliser Wikileaks comme un écran de fumée pour détourner l’attention du public d’autres situations qui mériteraient entièrement notre attention. Par exemple, lors des événements de septembre 2001, en plein battage médiatique, sous le gouvernement de l’Angleterre, des proches de Tony Blair auraient suggéré de relancer certains programmes d’énergie nucléaire, alors que ceux-ci avaient été décriés par l’ensemble de la population.

Cela dit, les gens le moindrement informés savent que le monde est très instable actuellement, et il me semble qu’il le restera encore longtemps, tant que l’économie de guerre perdurera. Les États-Unis peinent à se relever de la crise 2008-2009 en partie créée par quelques initiés de la Golman Sachs.(1)

L’économie de guerre se finance à même des systèmes de crédit, de la dette des autres pays, des pays les plus pauvres qui rapportent plus de 300 milliards de dollars en intérêts annuellement aux pays les plus riches. C’est ce que fait ressortir Jean Ziegler dans sons livre « L’empire de la honte » publié en 2005. Monsieur Ziegler démontre qu’on asservit les populations mondiales par la dette et la faim. Une véritable ignominie ! Il me semble que le FMI, les grandes banques centrales, et les maisons de notation de crédit jouent un rôle fondamental de déstabilisation dans le but de tirer des profits servant à assoir la souveraineté de leurs maîtres néoimpériaux et de leurs alliés au sein de l’OTAN. Les grands exploitants de ce monde savent très bien tirer profits des situations instables, Naomi Klein dans son livre « La stratégie du choc » fait très bien ressortir cette dimension.

En conclusion

Enfin, quoi de mieux qu’un outil tel que Wikileaks pour à la fois déstabiliser et contrôler le monde, à la source, au niveau de l’information, dans le but éventuel de restreindre davantage la liberté de la presse. L’industrie de la peur et de l’insécurité me semble être le vecteur principal par lequel tous les abus de pouvoir peuvent se justifier. La liberté d’expression, la capacité des peuples à s’organiser ou se synchroniser sur des valeurs différentes, à rêver d’autre chose qu’une économie de guerre, c’est possiblement un obstacle à contourner pour les pouvoirs en place.(2)

Et si je n’avais rien compris, qu’en fin de compte Wikileaks peut effectivement être une source fiable et laisser sortir des documents compromettants, et que face à cela on tente simplement d’inonder Wikileaks de potins pour diluer les informations sensibles. Wikileaks est peut-être infiltré par des organes de pouvoir qui se servirait de ce site pour faire passer autre chose ? Tout est relié en politique : contrôle de l’information, économie, réseautage, espionnage, etc.

Pendant cette période sombre que nous traversons, (3) je crois qu’il est très important de préserver à tout prix la liberté d’expression, pour que s’expriment la vitalité et la volonté des peuples, pour qu’un monde autre puisse naître, un monde plus respectueux, plus paisible pour les enfants et les générations à venir.

Ai-je tors ?

Notes

(1) Pour mieux comprendre les mécanismes ayant mené à la crise économique 2008-2009, je recommande de lire le Triomphe de la cupidité écrit par Joseph Stiglitz.

(2) Nous n’avons pas besoin d’aller bien loin, l’opacité du gouvernement canadien Harper en dit très long. Les coupures que le gouvernement Harper a faites dans les subventions de recherché en sciences sociales ne laissent présager rien de bon, c’est une manière très directe d’empêcher une société de créer des grilles d’analyse, « connecting the dots » comme disent les Anglais, de se prendre en main selon des valeurs tout autres que celles promulguées par le néolibéralisme sauvage et son mantra mensonger du maché s’autoéquilibrant en l’absence de régulation. Monsieur Stiglitz dénonce ouvertement cette supercherie.

(3) On pourrait faire des parallèles avec le Moyen-Âge. Sur ce sujet l’article de Michel Chossudovsky : « La sainte croisade des États-Unis contre le monde musulman » :

Bibliographie :

 Breton, Phillippe. L’utopie de la communication, Paris, La Découverte 1997

 Stiglitz, Joseph E.. Le triomphe de la cupidité, Les liens qui libèrent, Paris, 2010

 Klein, Naomi. la Stratégie du choc, Leméac/actes Sud, France, 2008

 Ziegler, Jean. L’empire de la honte, Fayard, Paris, 2005

Pierre Bellefeuille

jeudi 2 décembre 2010, par Comité Valmy

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article998



Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage.

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

4-1  Kirk James MURPHY : Julian Assange de Wikileaks accusé de viol par un personnage lié aux groupes anti-castristes financés par la CIA,

Hier, Alexander Cockburn nous a rappelé l’information révelée par Israel Shamir et Paul Bennet dans Counterpunch au mois de septembre. Le principal accusateur d’Assange en Suède a un lourd passé de collaboration avec les groupes anticastristes dont au moins un est financé par les Etats-Unis et ouvertement soutenu par un ex-agent de la CIA condamné pour son implication dans l’assassinat de 73 cubains dans un attentat en plein vol contre un avion de ligne.

Anna Ardin (la plaignante officielle) est souvent décrite par les médias comme une « gauchiste ». Elle est liée aux groupes anticastristes et anticommunistes financés par la CIA. Elle a publié ses diatribes anticastristes (voir ici et ici) dans le journal de langue suédoiseRevista de Asignaturas Cubanas publié par Misceláneas de Cuba. A Oslo, le professeur Michael Seltzer souligne que ce journal est produit par une organisation anticastriste en Suède grassement financée. Il remarque aussi que le groupe est lié à l’Union Libérale Cubaine dirigée par Carlos Alberto Montaner dont les liens avec la CIA sont exposés ici.

Quelle surprise, non ? Shamir et Bennet ont raconté le passé d’Ardin à Cuba où elle a collaboré avec une organisation qui est ouvertement soutenue par un véritable terroriste, Luis Posada Carriles.

A Cuba elle a collaboré avec une groupe de femmes anticastriste Las Damas de Blanco. Ce groupe reçoit des fonds du gouvernement US et est soutenu par le terroriste anticommuniste, condamné par la justice, Luis Posada Carriles. Wikipedia cite Hebe de Bonafini, président des Mères de la Place de Mai en Argentine qui déclare « Les soi-disant Femmes en Blanc défendent le terrorisme des Etats-Unis ».

Qui est Luis Posada Carriles ? Un assassin notoire et ancien agent de la CIA.

Luis Clemente Faustino Posada Carriles (né le 15 février 1928 – alias Bambi pour certains exilés Cubains) (1) est un Vénézuelien d’origine cubaine, et un anticommuniste extrémiste. Ancien agent de la CIA (2) il a été condamné par contumace pour différents actions et complots terroristes sur le continent Américain, dont : l’explosion d’une bombe à bord d’un avion de ligne cubain en 1976 qui a couté la vie aux 73 passagers ; (3) (4) l’aveu de son implication dans une série d’attentats en 1997 visant des hotels et des lieux touristiques à Cuba ; (5) (6) (7) implication dans l’invasion de la Baie des Cochons ; et implication dans l’affaire Iran-Contra.

Luis Posada Carilles est un personnage si maléfique que même l’administration Bush voulait le voir en prison :

En 2005, Posada Carriles a été détenu par les autorités US au Texas pour entrée illégale sur le territoire national mais le charges furent abandonnées le 8 mai 2007. Le 28 septembre 2005, un juge US a décidé que Posada ne pouvait pas être expulsé vers le Venezuela car il risquait d’y subir des tortures. (11) Sa libération sous caution le 19 avril 2007 a provoqué la colère des gouvernements Cubain et Vénézuelien. (12) Le Département de la Justice US avait demandé à la cour de le maintenir en prison car il « avait reconnu être l’auteur de complots et d’actions terroristes », et parce qu’il risquait de s’enfuir et représentait un danger pour la communauté. (7)

Qui est le principal accusateur de Julian Assange en Suède ? Elle est une militante pour l’égalité des sexes à l’université d’Uppsula – et qui a choisi de s’associer avec un groupe financé par les Etats-Unis et ouvertement soutenu par un terroriste et assassin notoire. C’est le hasard si ses écrits sont publiés par un groupe grassement financé par les US et lié à l’Union Libérale Cubaine, dont le dirigeant, Carlos Alberto Montaner, est apparu par hasard sur une chaîne de télévision colombienne d’extrême-droite quelques heures seulement après le coup d’état au Honduras. Où il est allé rejoindre le dirigeant du coup d’état manqué en Équateur dirigé contre Correa. Montaner a aussi par hasard bruyamment défendu le coup d’état violent au Honduras et chanté les louanges de la junte militaire hondurienne. Jean-Guy Allard, un journaliste à la retraite qui écrit pour le quotidien cubain Granma, nous décrit le tableau :

« Un couple étrange est apparu sur NTN 24, une chaîne de télévision colombienne d’extrême-droite alignée à la Fox Broadcasting Company aux Etats-Unis. Quelques heures seulement après la tentative de coup d’état à Quito, Equateur, l’agent de la CIA Carlos Alberto Montaner, recherché par le justice cubaine pour terrorisme, s’est joint à un des dirigeants du coup d’état manqué en Equateur, le lieutenant colonel Lucio Gutiérrez, pour attaquer le président Rafael Correa...

Parallèlement à son activité dans les médias, Montaner est connu pour son soutien fanatique aux éléments les plus extrémistes de la mafia cubano-américaine.

L’année dernière, au lendemain du coup d’état contre le président hondurien Manuel Zelaya, le 28 juin, il est devenu un fervent supporter du dictateur Roberto Micheletti, en compagnie de la députée US Ileana Ros-Lehtinen (future présidente de la Commission des Affaires Etrangères de la Chambre des Représentants US - NdR), en compagnie aussi d’un autre terroriste cubano-américain et collaborateur de la CIA, Armando Valladarés.

Montaner s’est souvent rendu à Tegucigalpa pour « défendre les droits de l’homme » et en même temps applaudir le régime fasciste hondurien lorsque celui-ci a envoyé sa police pour réprimer les manifestations du Front National de Résistance. »

Oh, et l’accusation de « viol » qui a entâché la réputation de Julian Assange dans le monde entier ? Jeudi, James D. Catlin, l’avocat de Melbourne qui représente Assange à Londres, a écrit :

« Apparemment, avoir des rapports sexuels consentants sans préservatif est punissable d’une peine d’emprisonnement de deux ans minimum pour viol. C’est sur cela que se fondent les accusations de viol contre le représentant de Wikileaks, Julian Assange, et qui feront de la Suède et son système judiciaire la risée du monde entier et endommagera sa réputation de pays modèle.

Le bureau du procureur général suédois était embarrassé au mois d’août dernier lorsque la presse a su qu’il voulait faire arrêter Assange pour viol, et a retiré la mandat d’arrêt le jour même parce que, selon ses propres mots, il n’y avait « aucune preuve ». La réputation d’Assange a été salie de manière incalculable. Plus de trois-quarts des références à Assange sur Internet font référence au viol. Trois mois plus tard et trois procureurs plus tard, les suédois semblent avoir enfin accordé leurs violons : un rapport sexuel avec consentement qui a commencé avec un préservatif s’est terminé sans préservatif, ergo, le rapport était sans consentement. »

J’ai passé une bonne partie de ma vie professionnelle comme psychiatre à aider les femmes (et hommes) victimes de violences sexuelles. Le viol est un crime horrible. Et pourtant, dans le cas d’Assange, sa présumée victime – militante féministe à l’université d’Uppsala – a choisi d’organiser une fête en l’honneur de son présumé agresseur – après qu’ils eurent eu des rapports sexuels que même les procureurs suédois qualifient de consentants. L’avocat Caitlin de nouveau :

« Le phénomène des réseaus sociaux via internet et les téléphones mobiles empêche les autorités suédoises de charger le dossier contre Assange parce qu’ils seraient encore moins crédibles devant les tweets d’Anna Ardin et les SMS de Sofia Wilen vantant leur conquêtes respectives après les « crimes ». »

Dans le cas d’Ardin, il est clair qu’elle a organisé une fête en honneur d’Assange dans son appartement après le « crime » et a envoyé un tweet à ses amis pour leur annoncer qu’elle était en compagnie « des gens les plus intelligents et cools de la planète, c’est incroyable ! » Vous pouvez consulter le tweet vous-même sur internet. Le fait qu’Ardin ait tenté de faire effacer ces messages révélateurs est grave. Le fait qu’elle a publié sur Internet un guide sur « comment se venger contre ton petit ami qui te trompe » est encore plus préoccupant. Le contenu exact des SMS du téléphone portable de Wilen n’est pas encore connu mais leur caractère orgueilleux et enthousiaste a été confirmé par les procureurs suédois. Ni Wilen ni Ardin se plaignent de viols. »

Le monde est petit, n’est-ce pas ? Julian Assange est le visage public de Wikileaks – l’organisation qui a permis à des donneurs d’alerte de révéler au monde entier d’horribles crimes de guerre et une partie de la politique étrangère des Etats-Unis.

Il rencontre par hasard une suédoise qui par hasard publie dans un groupe anticastriste grassement financé et qui par hasard a des liens avec un groupe dirigé par un homme décrit par au moins un journaliste comme un agent de la CIA, c’est-à-dire le bras violent et secret de la politique étrangère des Etats-Unis.

Et – malgré son action en Suède pour l’égalité des sexes – à Cuba elle est associée par hasard à un groupe ouvertement soutenu par un agent reconnu de la CIA, lui-même un assassin qui a participé à un attentat terroriste contre un avion de ligne cubain... un acte qui faisait partie de la politique étrangère secrète et violente des Etats-Unis contre Cuba.

Et maintenant – après avoir avoué avoir eu des rapports consentants – elle se présente aux autorités suédoises pour expliquer que les rapports se sont terminés sans préservatif... qui est par hasard le motif invoqué par Interpol pour émettre une « Alerte Rouge » contre Julian Assange.

Qui, par hasard, est l’homme que la classe politique US – ceux qui dirigent la politique étrangère des Etats-Unis – tentent de réduire au silence. Et qui, par hasard, se trouve être le même homme contre lequel certains appellent au meurtre

Avec une telle soif de vengeance, on peut comprendre qu’ils aient décidé par hasard de consulter une page du guide de la vengeance d’Anna.

Kirk James Murphy

http://my.firedoglake.com/kirkmurph...

Traduction VD pour le Grand Soir, avec probablement les fautes et coquilles habituelles

URL de cet article 12172
http://www.legrandsoir.info/Julian-Assange-de-Wikileaks-accuse-de-viol-par-un-personnage-lie-aux-groupes-anti-castristes-finances-par-la-CIA.html


4-2 Le "Pot de miel " D'assange : une opération de la CIA.

Julian Assange a été arrêté mardi matin par la police britannique, après s’être présenté de lui-même dans un commissariat londonien.

Selon ses avocats, le fondateur de WikiLeaks s’est rendu "de son plein gré", afin de faire valoir son innocence.

Dans l’univers de l’espionnage, il y a toutes sortes de techniques.

L’ami d’une cible peut être visé à des fins de chantage ou une agence peut connecter directement ses agents avec les cibles pour glaner des renseignements ou créer des situations compromettantes. Ce type d’activité est très courant dans l’univers clandestin de l’espionnage, qu’il soit de type militaire, diplomatique ou économique.

Un des cas les plus célèbres est l’opération de la CIA dénommée "Midnight Climax".

L’opération "Midnight Climax" impliquait des maisons closes de San Francisco, dans lesquelles des prostituées payées par la CIA attiraient divers quidams dans des chambres bien spéciales où elles leur faisait prendre du LSD à leur insu. Des fonctionnaires de CIA cachés derrière des glaces sans tains observaient alors les effets de la drogue sur leurs victimes.

Non seulement la CIA testait ainsi des techniques de manipulation mentale, mais elle utilisait et raffinait l’art du chantage sexuel à visée politique.

La pratique du recours au chantage sexuel est largement admise dans le monde de l’espionnage et on appelle avec un certain humour l’agent un "pot de miel" (honeypot). Ces techniques sont une source d’inspiration inépuisable pour les scénaristes de romans et films d’espionnage comme le savent bien les amateurs de films de James Bond.

Beaucoup de pays utilisent des pots de miel, y compris dans l’espionnage industriel. Par exemple, un document du MI5 récemment divulgué par le Times à propos des services de renseignements chinois disait ceci :“‘China has occasionally attempted sexual entrapment to target senior British political figures. Two years ago an aide to Gordon Brown had his BlackBerry phone stolen after being picked up by a Chinese woman who had approached him in a Shanghai hotel disco… [They] have been known to exploit vulnerabilities such as sexual relationships and illegal activities to pressurise individuals to co-operate with them’…” (un conseiller de Gordon Brown se serait fait voler son Blackberry par une femme dans une discothèque de Shanghaï et les services chinois sont connus pour exploiter les failles de certains individus au niveau de leurs relations sexuelles ou de leurs activités illégales de manière à faire pression sur eux pour les inciter à collaborer)

Mais venons-en à Anna Ardin donc, qui, selon un article d’Israel Shamir et Paul Bennett publié par le site Counterpunch, aurait des liens avec la CIA.

Elle est décrite comme une gauchiste/féministe radicalequi travaille sur les questions d’égalité des sexes à l’université d’Uppsala en Suède, et elle connaissait Julian Assange avant leur rencontre du 14 août. elle aurait contribué à l’organisation de la tournée d’Assange en Suède et à l’organisation de sa conférence à Stockholm dont elle aurait fait la promotion via son compte Twitter et son blog. Depuis, les tweets concernant la conférence ont été effacés et son blog a été fermé.

Elle s’est vantée,toujours sur Twitter, après leur relation "d’être avec le gars le plus cool du monde" puis a vainement tenté d’effacer ces messages compromettant pour sa version des faits. Elle a, par ailleurs publié sur son blog un texte qui donne les grandes lignes de ce que doit être une vengeance après une rupture : "Comment saboter une relation sexuelle en sept étapes".

Mais qu’en est-il de ses connexions présumées avec la CIA ? Selon Counterpunch, apparemment Ardin est liée à travers un groupe anti-Castriste suédois à un certain Carlos Alberto Montaner, un homme ayant des liens notoire avec la CIA, ainsi que Luis Posada Carriles via le groupe féministe anti-Castriste "Las Damas de Blanco" ( groupe financé par le gouvernement américain). Carriles, incidemment, a été impliqué dans diverses affaires troubles allant de la Baie de Cochons à l’affaire Iran-contras et au bombardement en 1976 d’un avion de ligne cubain qui a tué 73 personnes.

Comme toujours dans le monde de l’espionnage, les connexions sont difficiles à prouver, mais toujours à prendre en considération. C’est un monde où une féministe de gauche peut être manipulée pour salir l’image de Julian Assange. Comme le dit Israël Shamir : “For a smear that really sticks, you need to get it from an ex-apostle. An accusation by a Caiaphas does not impress. If you are targeting a leftist, hire leftists.” (si votre cible est un gauchiste, pour le discréditer vous devez utiliser des gauchistes)

L’espionnage est un palais des miroirs déformants où rien n’est jamais ce qu’il semble être.

Publié par Bertrand Du Gai Déclin - mardi 7 décembre 2010

Source : blog de Bertrand Du Gai Déclin

mercredi 8 décembre 2010, par Comité Valmy

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1010


4-3 Renart Léveillé : WikiLeaks d’un autre oeil,

http://les7duquebec.wordpress.com/2010/12/08/wikileaks-dun-autre-oeil/

Il y a l’histoire officielle WikiLeaks. On m’a pointé une série de textes qui la remet en question. J’ai bien voulu m’y ouvrir.

Nous sommes assurément en terrain conspirationniste, mais, contrairement à ce qu’on voit habituellement, les États-Unis ne sont pas le personnage principal. Plutôt quelque chose comme l’arroseur arrosé, ou encore mieux, un bouc émissaire :

De façon plus anecdotique, un bouc était envoyé par certains bergers d’Amérique du sud pour attirer sur lui les piranhas infestant les rivières tandis que le reste du troupeau passait sans dommage à un autre gué.

Se basant sur le fait qu’aucune information diplomatique coulée par ce site ne met en danger Israël, on argue que le but de tout cela est de déstabiliser les États-Unis et d’ainsi pointer l’éclairage sur ce pays (lire : détourner l’attention du public) tandis qu’on ouvre la voie à une attaque de l’Iran. Je reste sur ma faim quant à l’Iran et je ne me taperai pas la lecture de toute l’information sur WikiLeaks pour vérifier l’assertion comme quoi Israël est plus blanc que blanc dans cette histoire, d’autres semblent avoir déjà fait le travail, et très bien en plus!

Autre théorie, cette avalanche de documents mis en disponibilité pour le public et les médias justifierait dans le futur une guerre globale des gouvernements contre la liberté d’information que permet le web, parce que cela constituerait une menace pour la sécurité internationale.

Pour justifier ces théories, il y a quand même un argument assez intéressant du côté de Pierre Bellefeuille :

J’ai visité le site Wikileaks pour la toute première fois hier. Tiens donc on aurait eu le temps de classer par catégorie des centaines de milliers de documents! Intéressant! Cela nécessite certainement une très grande coordination, et une gestion centralisée pour ne pas perdre la rigueur de classification, ce qui n’est pas en soi un travail d’amateur! Pour les sources, il me semble qu’on doit être très au fait de tout ce qui se passe sur notre belle planète au niveau diplomatique, ce qui ne pourrait provenir que de quelques centres très précis d’où il serait difficile de laisser sortir autant d’information. Pourquoi ces infos sortent-elles tout d’un coup? Je ne crois pas au hasard, ni à la bonne volonté de quelques bien intentionnés individus à l’égard de la communauté internationale. Peut-être que je fais erreur ici et que je ne comprends rien à tout ça.

Et il y a l’arrestation du grand manitou de WikiLeaks, Julian Assange, pour une affaire de « viol, d’agression sexuelle et de coercition » perpétrée sur deux Suédoises. À la base, le fait qu’il s’est rendu lui-même aux autorités est assez surprenant. Et du côté du site infowars.com on écrit que cela ressemble à un coup monté politique, car il a été révélé qu’une des deux femmes, une militante féministe qui a publié un guide sur « comment se venger des hommes et les faire souffrir », a des liens avec la CIA.

Personnellement, j’ai peine à m’y retrouver. Si tout cela s’avère véridique, c’est risible comment les États-Unis se font manipuler. Mais si c’était plutôt nous, en fin de compte, qui étions manipulés, et à plusieurs degrés?

Je n’ai malheureusement pas la réponse, mais ça donne froid dans le dos.

Renart Léveillé



5 Analyse - Géopolitique et stratégieRéflexion.

Ndlr : La publication de l’article ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse ou point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information

5-1  Frédéric Pons : À qui profite WikiLeaks ?[...]

Ndlr : La publication de l’article ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse ou point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information

Cette répétition presque obsessionnelle de la menace iranienne dans cette troisième “livraison” de WikiLeaks intervient alors que le programme nucléaire de l’Iran s’accélère et que le temps semble de plus en plus compté pour une éventuelle réaction. Divulguées “au bon moment”, ces données pourraient donc servir d’autres intérêts que la simple défense de la liberté d’expression dans le monde. Le pauvre soldat Bradley Manning et les croisés de WikiLeaks ne seraient alors plus les seuls à s’activer, impliqués – sans même le savoir – dans une vaste opération de manipulation.Tous les documents publiés renforcent en effet la perception d’un danger iranien croissant. Quitte à gêner quelques dirigeants surpris dans l’intimité de leurs relations avec Washington, les informations révélées par WikiLeaks préparent la communauté internationale à une mobilisation plus efficace contre le programme nucléaire de Téhéran, à un nouveau durcissement des sanctions à l’égard de l’Iran.Qui le souhaite ? Un peu les Occidentaux, beaucoup les pays arabes, encore plus et surtout Israël. L'état hébreu fait de ce dossier iranien un enjeu vital pour sa survie. Il se prépare depuis des mois à toutes les options, y compris à une intervention militaire. 

Frédéric Pons jeudi, 02/12/2010
http://www.valeursactuelles.com/actualit%C3%A9s/monde/%C3%A0-qui-profite-wikileaks20101202.html


5-2 Pierre PICCININ : Wikileaks : à qui profite le crime ?

Les « révélations » du site Wikileaks, qui vient de publier plusieurs dizaines de milliers de correspondances diplomatiques états-uniennes, sont hélas des plus décevantes, à ce stade du moins, car d’un commun navrant.

Rien, par exemple, sur le rôle des Etats-Unis quant à la déstabilisation du gouvernement iranien et à son intervention dans la « révolution verte » qui avait suivi les élections de juin 2009 ; rien sur le virus informatique « stuxnet » qui serait en train de paralyser l’armée iranienne et ses centres de recherche nucléaire ; rien sur la Syrie ; rien sur les négociations israélo-palestiniennes qui ont repris depuis peu et sont pourtant au cœur de la politique états-unienne au Proche-Orient ; et absolument rien sur Israël.

En outre, aucune information sur l’origine de ces documents et leur authenticité (que les principaux intéressés ne dénient cependant pas…).

En fait, globalement, rien de vraiment nouveau, rien de sensationnel dans ce qui a été publié jusqu’à présent.

En effet, cette correspondance contient d’abord quelques mots malheureux de tel ou tel diplomate de second rang sur l'un ou l'autre chef d'Etat, mais pas de quoi fouetter un chat (rien d’inhabituel, en somme, dans ce genre d’échanges informels, comme le savent fort bien toutes les chancelleries du monde) : Mohammad Kadhafi aime les jolies filles ; Hamid Karzaï est corrompu jusqu’à la moelle ; Vladimir Poutine aime jouer des biceps ; Silvio Berlusconi est trop âgé et fatigué ; Angela Merkel est une dure à cuire ; et Nicolas Sarkozy serait quant à lui autoritaire, viscéralement pro-américain et pro-israélien… Dernière nouvelle ! Le président français est aussi qualifié de « roi nu » ; mais, là, personne ne comprend, ni ne se risque à une interprétation. Et Washington espionne l’ONU. Incroyable ! De quoi donner le change?

Pour le reste, la principale « nouvelle », c'est que la plupart des chefs d'Etat arabes (le président égyptien Hosni Moubarak, le roi de Jordanie, les dictateurs du Golfe persique, etc., tous alliés traditionnels des Etats-Unis) se sont déclarés très farouchement opposés au gouvernement de Mohammad Ahmadinejad et souhaitent une intervention états-unienne. Sans blagues ?! C’est le cas depuis 1980 et la guerre Iran-Irak, durant laquelle tous ces Etats avaient ouvertement soutenu et financé Saddam Hussein contre la République islamique des Ayatollahs…

Bref, on n’apprend rien.

Cependant, la diffusion de cette correspondance n’est peut-être pas dénuée de tout intérêt. N’est-il pas curieux, en effet, que les seules informations « pertinentes » concernent quasiment uniquement le Moyen-Orient et plus particulièrement l’Iran ? Et ne pourrait-on pas se demander, en fin de compte, si ces « fuites » n'auraient pas été organisées et utilisées, ne serait-ce que partiellement, par la Maison blanche elle-même ?

C’est que le fait de divulguer de la sorte ces déclarations permet de renforcer un peu plus la pression sur l'Iran et d’officialiser d'avantage encore son isolement au sein du monde arabo-musulman, tout en mettant les Etats arabes hostiles à Téhéran face à leurs responsabilités. Le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, n’a d’ailleurs pas hésité à renchérir en se réjouissant de ce que, désormais, Israël et les pays arabes sont officiellement d’accord sur le danger iranien et le moyen de le juguler.

De même, l’autre « grande info », la question de l’achat à la Corée du Nord, par l’Iran, de fusées capables d’atteindre l’Europe, survient à point nommé pour la politique étrangère des Etats-Unis, non seulement à l’égard de l’Iran, mais également précisément au moment où l’OTAN veut construire son fameux bouclier antimissile. Et voilà comment faire d’une pierre deux coups…

Ainsi, tout, pour l’essentiel de ces « révélations », ramène à l’Iran, désignée en tant que « menace pour le monde » (pour l’Europe en particulier, dont plusieurs gouvernements sont peu enclins à une nouvelle intervention musclée au Moyen-Orient et devraient dès lors être convaincus du danger), comme l’avait été l’Irak de Saddam Hussein, avant qu’il ne fût confirmé, par la guerre illégale de 2003, que le pays était en réalité sans défense.

A bien y réfléchir, cette affaire ressemble sensiblement à un beau coup de propagande qui pourrait viser à justifier une agression à l’encontre de l’Iran et à créer le consensus autour de cette perspective. En politique, les vieilles recettes éprouvées resservent souvent.

Sur les traces de Sherlock Holmes, cherchons donc à qui profite le crime...

La plupart des chroniqueurs parlent d’un « 11 septembre de la diplomatie ». C’est en tout cas très surfait et fort excessif. Et garantissent que la diplomatie états-unienne ne sera plus la même à l’avenir. Rien de moins sûre…
Pierre PICCININ (professeur d’histoire et de sciences politiques)

Lien website : http://pierre.piccinin-publications.over-blog.com/article... l
03/12/2010
 http://www.alterinfo.net/Wikileaks-a-qui-profite-le-crime_a52285.html


5-3 Jonathan Cook : Wikileaks et le nouvel ordre mondial

Le signal d’alarme est tiré pour les USA

La publication cette semaine par Wikileaks des télégrammes confidentiels envoyés par les ambassades étasuniennes a été discutée principalement eu égard aux dégâts que ces documents ont causés à la réputation de Washington ou aux questions qu’elle soulève en matière de sécurité nationale et de liberté de la presse.

Grands titres mis à part, la plupart des renseignements tirés jusqu’ici des 250 000 documents ne sont guère bouleversants même s’ils contrastent souvent fortement avec l’image officielle étasunienne du policier mondial bienveillant qui s’efforce de maintenir l’ordre dans une foule d’exécutants souvent indisciplinés. Est Il vraiment surprenant que les officiels étasuniens aient essayé d’espionner les hauts fonctionnaires des Nations unies et en fait à peu près tous les autres ? Ou qu’ Israël ait fait des pressions énergiques pour que des actions militaires soient entreprises contre l’Iran ? Ou même que l’Arabie Saoudite se sente menacée par une bombe nucléaire iranienne ? Tout cela, on le savait déjà ; les fuites ont simplement fourni une confirmation officielle.

Les nouvelles révélations nous donnent toutefois un bon aperçu - capté dans la banalité même de la correspondance diplomatique - sur la manière dont Washington envisage son rôle dans le monde , chose beaucoup moins apparente dans les révélations précédentes de Wikileaks sur les guerres étasuniennes en Afghanistan et en Irak.

Dans les cancans et les analyses renvoyées à Washington, on voit que pour beaucoup de représentants étasuniens en poste à l’étranger la politique étrangère étasunienne est inefficace et souvent contre-productive.

Une fois de plus, la nation la plus puissante du monde se montre plus que capable de peser brutalement de tout son poids ; toutefois, une résignation cynique transparaît dans nombre de télégrammes, laissant entendre que même le chien dominant doit reconnaître ses limites.

Ceci ressort de la façon la plus manifeste dans les messages envoyés par l’ambassade US au Pakistan montrant que les officiels étasuniens se rendent compte de l’insensibilité de ce pays à leurs machinations et du risque de le voir tomber entièrement hors de la zone d’influence de Washington.

Les télégrammes envoyés de Tel-Aviv reflètent un fatalisme similaire. La possibilité qu’ Israël fasse cavalier seul pour attaquer l’Iran est envisagée comme si c’était une éventualité que Washington n’a aucun espoir de prévenir. Les largesses étasuniennes à hauteur de milliards de dollars en assistance et en aide militaire à Israël ne semblent leur conférer aucune influence par rapport aux politiques de leur allié.

Le même sentiment d’impuissance étasunienne ressort de l’épisode Wikileaks d’une autre manière. Autrefois, à l’époque où il n’y avait pas de communications numériques, le dénonciateur pouvait aspirer au maximum à dévoiler des documents secrets limités au domaine auquel il a un accès privilégié. Même alors, l’affaire pouvait être étouffée et elle n’avait pas d’ effets durables.

Il apparaît toutefois maintenant que le système USA de communications officielles court le risque d’ être presque entièrement dévoilé. Et quiconque possède un ordinateur, dispose d’ un registre permanent de preuves faciles à diffuser.

L’impression d’un monde échappant au contrôle des USA est devenue un thème qui touche toutes nos vies depuis 10 ans.

Les USA ont inventé et exporté la déréglementation financière en promettant que ce serait la quintessence du nouveau capitalisme qui allait offrir au monde le salut économique. Il en est résulté une crise bancaire qui menace maintenant de renverser les gouvernements européens mêmes qui sont les alliés les plus proches de Washington.

À mesure que la contagion des créances douteuses se répand dans le système, nous allons probablement assister à la déstabilisation croissante de l’ordre de Washington dans le monde.

En même temps, les invasions militaires US au Moyen-Orient poussent jusqu’au point de rupture ses possibilités financières et militaires, illustrant pour un public moderne le problème des excès impériaux. Ici aussi, le soulèvement offre des possibilités considérables à ceux qui veulent contester l’ordre actuel.

Et puis, il y a la crise la plus importante que confronte Washington, à savoir une catastrophe environnementale progressive causée principalement par la même course à la domination économique mondiale ayant dérapé dans le désastre bancaire.

Ce problème se pose à une échelle qui stupéfie la plupart des scientifiques et dont le public commence à se rendre compte même s’il est à peine reconnu au-delà des platitudes émanant des officiels US.

La débâcle écologique touchera non seulement les ours polaires et les tribus vivant sur des îles. Elle changera de manière imprévisible la manière dont nous vivons - si tant est que nous sommes en vie.

Ce qui est en jeu ici est une série de forces globales que les USA, dans leur orgueil, pensaient pouvoir dompter et dominer dans leur propre intérêt cynique. Au début des années 90, cette arrogance s’est manifestée dans la proclamation de la « fin de l’histoire » : les problèmes mondiaux étaient sur le point d’ être résolus par le capitalisme d’entreprise sponsorisé par les USA.

Les nouvelles révélations de Wikileaks contribueront à entamer ces présomptions. Si un petit groupe de militants peut embarrasser la nation la plus puissante du monde, que dire des ressources mondiales limitées et des lois de la nature dont la leçon sera beaucoup plus rude

 Jonathan Cook

Jonathan Cook est écrivain et journaliste, basé à Nazareth, Israël. Il est membre du comité de parrainage du Tribunal Russell sur la Palestine,

Ses derniers livres sont : Israel and the Clash of Civilisations : Iraq, Iran and the Plan to Remake the Middle East (Pluto Press) et Disappearing Palestine : Israel’s Experiments in Human Despair (Zed Books)

Son site : http://www.jkcook.net

30 novembre 2010 -

Traduction : Anne-Marie Goossens

http://www.jkcook.net/Articles3/053...  

 

Commentaires

" Les biens et les maux qui nous arrivent ne nous touchent pas selon leur grandeur, mais selon notre sensibilité. "

Écrit par : gestion de temps | 17/12/2010

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