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18/12/2010

n° 465 - journal de l'Afghanistan - du 20-11 au 18-12 :-: Début : Les Etats-Unis et l'Otan perdent la confiance de la population.

 

n° 465 - journal de l'Afghanistan - du 20-11 au 18-12 :-: Début : Les Etats-Unis et l'Otan perdent la confiance de la population.


                                                  Aujourd'hui, face aux ambitions hégémonique de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

                               Les médias occidentaux dans leur large majorité accepte les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .  

                                                                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre! 

                                                                                   Sa diffusion est un acte de résistance.



            journal de l'Afghanistan 

 n° 465 - du 20-11 au 18-12

C.De Broeder & M.Lemaire

                                                                          



Le "journal de l'Afghanistan" est  visible :

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

c) sur le site de Robert Bibeau :  : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

d) sur le site de eva R-sistons: - http://no-war.over-blog.com/

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 

Ps : Avant de vous lancer dans la lecture du journal, noter ceci: 'Al Qaïda'  & Al-Zarqaoui, Ben Laden Mollah omar  = concept réducteur inventé par les Usa, pour désigner la résistance . idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes

 


Avant propos

La guerre menée par le terrorisme contre ses adversaires déclarés est tout à fait invraisemblable.

Pour être crédible, cette histoire exigerait triplement et simultanément une excessive stupidité des terroristes, une incompétence extravagante des services policiers, et une folle irresponsabilité des médias. Cette invraisemblance est telle qu'il est impossible d'admettre que le terrorisme soit réellement ce qu'il prétend être’.

(MICHEL BOUNAN)

Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes


Avant de vous lancer dans la lecture du journal, noter ceci: 'Al Qaïda'  & Al-Zarqaoui, Ben Laden Mollah Omar  = concept réducteur inventé par les Usa, pour désigner la résistance. Idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes



 Sommaire.

Tiré à part :

Les attaques contre l'OTAN atteignent un sommet.

A quoi risque t'on de mener le dialogue avec les résistants ? 

Keith Jone: Les pourparlers de paix en Afghanistan et la «guerre à la terreur»,

Adam Curtis « Le Pouvoir des Cauchemars ».

Afghanistan/Pakistan : Résultats mitigés pour la stratégie américaine en 2010

Les Afghans souhaitent un départ rapide des Américains.

Les Etats-Unis et l'Otan perdent la confiance de la population

Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

L’Otan reconnaît une bavure,

L'aviation de l'Otan continue à tuer des civils par ... "mégarde"

Heurts après une bavure présumée de l'Otan en Afhanistan

Des ONG appellent l'Otan à mieux protéger les civils,

Paroles & action du président...

Otan: "un nouveau concept"

L’Afghanistan au cœur des débats

Un soldat britannique peut-être tué par ... un tir ami.

 Fin

1 La résistance contre l'agresseur Résistance

Occupants:

2 Occupation de l'Afghanistan 

Les forces en présence

3 Politique

1) collaborateurs afghans

2) occupants 



Tiré à part :

De peur de la réaction de l’opinion publique américaine, Washington ne publie souvent l’actualité sur les pertes américaines en Afghanistan qu’avec plusieurs jours de retard.

11/12/

Zeynel CEKICI


Les attaques contre l'OTAN atteignent un sommet.

Les attaques ont atteint un niveau sans précédent depuis le début de la guerre il y a neuf ans, et les progrès accomplis par les forces dirigées par l'OTAN sont limités, a indiqué mardi le département d'Etat américain dans un rapport.
Cette année, du 1er avril au 30 septembre, les incidents violents en Afghanistan ont été quatre fois plus nombreux qu'au cours de la même période de 2007, selon le rapport du Pentagone remis au Congrès. Il a également noté une augmentation de 55%, par rapport au trimestre précédent, des "événements cinétiques", y compris les tirs directs et indirects, les tirs terre-air et les bombes artisanales qui ont explosé ou été découvertes et neutralisées.

Source: xinhua

24.11.

http://french.peopledaily.com.cn/International/7209398.html

 

A quoi risque t'on de mener le dialogue avec les résistants ? 

Et au diable le «noble» combat contre le «fanatisme», «l’obscurantisme», le «terrorisme» ! Qu’on se le dise : les Etats-Unis d’Amérique et leurs alliés de l’OTAN jugent, désormais, le moment, plus propice que jamais, pour reprendre langue avec les Talibans.  Tant pis, si tout un pays, en l’occurrence, l’Afghanistan, fait, depuis 10 ans, les frais de ce pseudo zèle anti-terroriste, qui accusait jadis les «étudiants en théologie» de pires ennemis de l’humanité, qui criait vengeance sur tous les toits! Mais Amrallah Saleh, ancien responsable de la sécurité afghane, poussé, au terme de six ans de bons et loyaux services, à la démission, pour cause de divergence avec le Président Karzaï, évoque une vérité élémentaire, à savoir, que tout éventuel compromis avec les résistantsrisque de compliquer davantage la donne, et ce, pour plusieurs raisons : primo, rien ne dit que cette tentative d’intégration des «terroristes»au sein du pouvoir afghan soit à même de faire d'«assassins», d’honorables hommes politiques, vu que c’est, au Pakistan voisin, qu'est tracée leur «ligne de conduite présente et future», et qu’Islamabad n’est pas, pour le moment, convié à participer à cet effort. Secundo, la tentative pourrait s’interpréter comme un signe évident de faiblesse, dans un contexte où les forces étrangères s’enlisent, que la part de Kaboul, dans le contrôle du territoire national, rétrécit comme une peau du chagrin, et que l’OTAN s’apprête, pour ainsi dire, à déguerpir. C’est, sans doute, pour ces mêmes raisons, que, face aux offres de dialogue qui se multiplient, ces derniers temps, les résistantsne cessent de faire la fine bouche et d’aller de préalable en préalable.

Un jour, ils réclament le retrait des occupants de l’Afghanistan, le lendemain, il veulent l’éviction de Karzaï du pouvoir. Et dans ce bazar de toutes les mauvaises volontés, les Afghans s’interrogent, inquiets sur leur avenir. Quelle est au juste la mission du Conseil suprême de paix afghan ?

Est-il en passe de baliser la voie, sous l’impulsion de l’Occident, au retour des bourreaux du peuple au pouvoir ?

 A-t-il oublié les heures les plus noires de l’histoire du pays où les forces des ténèbres avaient pris en otage ce même peuple ? Les Afghans continuent à s’interroger, alors que l’Occident s’apprête, semble-t-il, à se livrer à l’un des plus scandaleux trocs du siècle : Respect de l’intégrité de l’être humain contre l'intérêt politique !

11/12/

 http://french.irib.ir

 

Keith Jone: Les pourparlers de paix en Afghanistan et la «guerre à la terreur»,

De hauts représentants des États-Unis et de l'OTAN ont révélé plus tôt ce mois-ci qu'ils facilitaient les discussions entre les hauts dirigeants résistantset le gouvernement d'Hamid Karzaï, un régime soutenu depuis 9 ans par Washington et ses alliés alors qu’ils mènent une guerre contre insurrectionnelle en Afghanistan.

Sur la base d'informations fournies par l'administration Obama et l'appareil de sécurité nationale des Etats-Unis, le New York Times rapporta que les forces des États-Unis et de l'OTAN ont donné un sauf-conduit à des dirigeants résistantsjusqu'à Kaboul, incluant le transport aérien d'un des dirigeants de l'insurrection.

Peu après, le général David Patraeus, le commandant américain de forces alliées en Afghanistan, et le secrétaire général de l'OTAN, Andres Fogh Rasmussen, ont publiquement expliqué le rôle qu’il avait joué pour permettre aux dirigeants résistantsde joindre les pourparlers de paix.

À la demande de la Maison-Blanche, le Times retient les noms des représentants résistantsimpliqués dans les discussions, mais il est mentionné qu'au moins trois dirigeants du Quetta Shura et un dirigeant du Peshawar Shura seraient incluent.

Depuis 2008, le régime assiégé de Karzaï tente d'établir des discussions avec au moins certaines sections des résistantset une alliance de groupes contre l'occupation, utilisant l'Arabie saoudite comme intermédiaire. Le fait que Washington ait admis avoir participé à de telles négociations représente un tournant significatif et est une autre indication de la crise que confronte l'intervention des États-Unis et de l’OTAN en Afghanistan.

L'administration Obama a dramatiquement étendu la guerre en Afghanistan. Il a plus que triplé le nombre de soldats américains en Afghanistan à plus de 100.000, faisant passer le nombre total de soldats étrangers déployés à plus de 150.000, il a poussé le Pakistan à mener des opérations militaires majeures dans sa zone frontalière pachtoune.

Mais les forces des États-Unis de l’OTAN n'ont pas réussi battre ou même à ralentir l'insurrection. Le gouvernement corrompu et répressif de Karzaï est vilipendé par le peuple afghan en tant que régime colonial fantoche dépendant de la puissance de feu massive des États-Unis et de l'OTAN pour assurer le contrôle des principaux centres urbains d'Afghanistan. L'opinion populaire aux États-Unis, en Angleterre dans les autres principaux pays de l'OTAN a brusquement viré contre la guerre, et un nombre de pays, incluant les Pays-Bas et le Canada se sont retiré ou ont annoncé un prochain retrait de leurs troupes.

L'élite dirigeante américaine et les militaires sont déterminés à maintenir leur domination en Afghanistan peu importe l'étendu de la dévastation subit par la société afghane. Mais Washington appréhende de plus en plus que l'engagement massif de sa puissance géopolitique et militaire pour mener la guerre en Afghanistan affaiblisse les États-Unis face à d'autres problèmes, incluant la Chine et l'Iran. D'où l'intérêt de voir une entente se concrétiser avec des éléments résistants, dans lequel un rôle leur serait offert dans un régime afghan reconfiguré, mais toujours sous la coupe des États-Unis, en échange d'une renonciation à l'insurrection.

Bien entendu, ce nouveau stratagème mine complètement l'argument officiel ayant justifié la guerre au départ. L'invasion et l'occupation de l'Afghanistan a été vendu et justifié par l'ensemble de l'establishment américain pour la question vitale de la «guerre contre la terreur». Ce n'est qu'en écrasant les résistants, comme ils nous l'ont raconté, que la sécurité du peuple américain pouvait être assurée.

Mais maintenant, afin de mieux service les intérêts des États-Unis en Asie centrale, des sections des résistantssont apparemment fréquentables. La secrétaire d'État américain, Hillary Clinton, a récemment déclaré à l'émission «Good Morning America» sur les ondes d'ABC, qu'elle n'écartait pas la possibilité que Washington et ses clients afghans n'en viennent à une entente avec ceux que la presse américaine et les politiciens ont dénoncés ad infinitum comme des fanatiques islamistes et des terroristes.

«Vous ne faites pas la paix avec vos amis», a dit Clinton. Elle ajouta que bien qu'elle croyait «peu probable que la direction des résistantsqui avait refusé de livrer Ben Laden en 2001  se réconcilie» avec Washington, «on a vu des choses plus étranges dans l'histoire de la guerre».

La vérité c'est que la «guerre contre la terreur» comme les allégations «d'armes de destruction massive» en Irak, était un prétexte, une ruse de propagande invoquée pour justifier la poursuite de l'agenda prédateur de l'impérialiste américain. La classe dirigeante des États-Unis a saisi les événements encore inexpliqués du 11 septembre 2001 pour opérer à Washington un changement de stratégie géopolitique et militaire planifiée depuis longtemps. Lancer la guerre en Afghanistan et en Irak avec dans le but de prendre dans un étau de fer et de sang le contrôle de la plus importante région exportatrice de pétrole et ainsi arrêter le glissement historique de la position mondiale du capitalisme américain.

En occupant l'Afghanistan, Washington cherchait à s'assurer une tête de pont en Asie centrale, qui contient la deuxième plus importante réserve exportable de pétrole au monde, juste derrière le Moyen-Orient. De plus, l'Afghanistan a des frontières communes avec la Chine et l'Iran et se trouve près de la Russie, trois pays dont les ambitions sont depuis longtemps considérées avec suspicion et hostilité par les États-Unis.

En favorisant les discussions avec les résistantset des groupes les soutenant, comme les miliciens dirigés par les Hekmatyars, Washington renoue avec de vieilles connaissances. Les dirigeants des résistants, tout aussi bien que ceux d'al-Qaïda, incluant Ben Laden, étaient les alliés des États-Unis, des «atouts» de la CIA dans la guerre que les moudjahidines, des fondamentalistes islamistes, livrèrent contre l'Union soviétique durant les années 1980.

Cette guerre, comme s'en enorgueillit Zbigniew Brzezinski, le conseiller à la sécurité nationale de Jimmy Carter, a été fomenté par les États-Unis à la fin des années 1970. Avec pour objectif d'amener les Soviétiques à envahir l'Afghanistan, les États-Unis instiguèrent l'opposition tribale et islamiste au gouvernement pro-soviétique de Kaboul, piégeant l’URSS en la forçant dans une guerre de guérilla comme les Américains l’avaient subie au Vietnam, et transformant ce pays d'Asie centrale en charnier de la Guerre froide.

Une décennie après le retrait des Soviétiques d'Afghanistan, Washington en vint à reconsidérer ses anciens alliés moudjahidines comme des obstacles à ses visées de domination sur l'Asie centrale et lança son projet colonialiste en Afghanistan.

Le second prétexte invoqué par les États-Unis et ses alliés pour justifier la guerre en Afghanistan — la démocratie — est lui aussi exposé pour être un mensonge. Le gouvernement Karzaï est un régime de seigneurs de guerre corrompus, plusieurs étant de fervents islamistes fondamentalistes. Comme les élections présidentielles de l'an dernier, les élections parlementaires de septembre dernier ont été minées par la fraude électorale et autres pratiques antidémocratiques, incluant l'exclusion arbitraire de candidats perçus pour être hostiles à Karzaï et ses alliés.

La révélation selon laquelle Kaboul serait impliqué dans des pourparlers des paix avec des dirigeants résistantslaisse supposer un possible virage tactique de la part des États-Unis. Cependant, personne ne devrait se faire d'illusion quant aux objectifs brutaux des États-Unis. Les pourparlers sont vus en complémentarité à la «montée», une augmentation massive de la violence exercée par les forces d'occupation dirigées par les États-Unis.

Depuis que le général Petraus a pris le commandement des opérations afghanes en juillet dernier, le nombre d'attaques aériennes a triplé, atteignant 700 en septembre. Et il est rapporté que des unités spéciales d'escadrons de la mort mènent 10 missions par jour.

Comme pour en Irak, où Petraus développa une stratégie similaire, les militaires américains cherchent à détruire et à tuer le plus possible les groupes insurrectionnels tout en cherchant à diviser la résistance armée en offrant des avantages financiers à ceux prêts à accepter la domination américaine.

Dès le départ, il y a neuf ans ce mois-ci, la guerre afghane a été une entreprise criminelle.

Que l'administration Obama ait massivement étendu cette guerre témoigne de son rôle fondamental, qui a été de pousser la politique réactionnaire de l'élite dirigeante américaine sur toute la ligne : militarisme, attaque contre les droits démocratiques en sol américain, le pillage de l'État afin de préserver la richesse de l'aristocratie financière, et l'offensive contre le niveau de vie et des droits de la classe ouvrière.

Keith Jone

Mondialisation.ca,

Le 26 novembre 2010WSWS
Article original,
WSWS.

Articles de Keith Jones publiés par Mondialisation.ca


Adam Curtis « Le Pouvoir des Cauchemars ».

Adam Curtis « Le Pouvoir des Cauchemars » ("The Power of Nightmares") est un documentaire produit par la BBC qui s’applique à démontrer qu’Al-Qaida n’existe pas et que l’idée d’une menace terroriste globale est un pur fantasme. Un documentaire édifiant qui explique comment et pourquoi ce fantasme fut créé, qui en bénéficie, et pourquoi il résiste si bien à l’épreuve du temps.
Réalisé par Adam Curtis, qui est reconnu comme étant le meilleur documentariste en Grande Bretagne, « Le Pouvoir des Cauchemars » a reçu plusieurs prix et fut présenté « hors compétition » au festival de Cannes 2005.
Dans sa version intégrale, « Le Pouvoir des Cauchemars » dure près de 3 heures et remonte aux origines de l'islamisme et du néo-conservatisme. Il fut initialement diffusé sur BBC2 en octobre 2004, découpé en une série de 3 épisodes. Nous vous proposons ici un montage de ce documentaire, d’une durée de 32 minutes.
Sur le même thème, nous vous recommandons de visionner le discours d'Alain Chouet - ex-directeur du Service de renseignement de sécurité à la DGSE - lors d'une table ronde qui s'est tenue au Sénat le 29 janvier 2010. Alain Chouet y démystifie le concept "Al-Qaida", de manière certes moins radicale que ne le fait le documentaire de la BBC, mais tout aussi accablante : www.dailymotion.com/video/xcdlv5
A propos du réalisateur : Adam Curtis a reçu le prix de la persistance du regard du Golden Gate au San Francisco International Film Festival (2005), et le Alan Clarke Award (2006). Il enseigna les sciences politiques à l'université d'Oxford avant de se lancer dans une carrière à la télévision.

PLUS D'INFO sur www.REOPEN911.info
Le site français sur les attentats du 11 Septembre

Articles de Adam Curtis publiés par Mondialisation.ca


Afghanistan/Pakistan : Résultats mitigés pour la stratégie américaine en 2010
nb :PS : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toute l'analyse des auteurs mais doit être vu comme information

La stratégie américaine, marquée par d'importants renforts en 2010 puis l'annonce d'un retrait progressif à partir de 2011 en Afghanistan, et par un déluge de missiles visant Al-Qaïda au Pakistan, n'a pas produit d'effets décisifs sur le front de la "guerre contre le terrorisme".

Car, avec près de 700 morts, 2010 est de très loin l'année la plus meurtrière en neuf ans de guerre en Afghanistan pour les quelque 140.000 soldats de la force de l'Otan, aux deux tiers américains, face à des résistantsqui, avec leur tactique de guérilla, ont gagné du terrain jusque dans le nord. 

L'objectif de Washington, repris cette année par l'Otan, de retirer leurs troupes de combats à partir de 2011 et de confier aux forces afghanes la responsabilité de la totalité de la sécurité du pays d'ici la fin 2014 est, pour les experts, au mieux optimiste, au pire utopique. 

Une image restera à l'esprit en cette fin d'année 2010: la visite-éclair début décembre du président américain Barack Obama, en pleine nuit et tenue secrète pour "raisons de sécurité". 

Il est venu dire à ses soldats qu'ils étaient en train de "briser l'élan des talibans" mais n'a pas quitté la base américaine pour se rendre à Kaboul et rencontrer son homologue afghan Hamid Karzaï, en raison d'une mauvaise météo selon la Maison Blanche. 

Cette visite furtive, raillée par les résistants qui ont moqué une "fuite d'Afghanistan en pleine nuit", illustre le contraste entre des déclarations parfois enflammées à Washington et la retenue des chefs militaires sur le terrain.

Jamais de 'présumé' lorsqu'il s'agit d'accuser les Talibans bien sûr...

AngolaPress,

11/12/10 11:36

 

Les Afghans souhaitent un départ rapide des Américains.

Les Afghans sont plus pessimistes que l'an dernier sur l'avenir de leur pays, croient moins dans la capacité des Etats-Unis et de leurs alliés à leur apporter la sécurité(...) et sont davantage prêts à discuter avec la résistance, indique un sondage réalisé dans les 34 provinces du pays.
Sur le plan national, plus de la moitié des personnes interrogées estiment que les forces américaines et les autres militaires de l'Otan devraient commencer à quitter le pays dans six mois, voire plus tôt, ajoute le journal. 

De plus, plus de 25% des Afghans approuvent les attaques contre les forces américaines et étrangères, selon ce sondage fondé sur des entretiens avec 1.691 adultes afghans choisis au hasard dans l'ensemble du pays entre le 29 octobre et le 13 novembre par le Centre afghan pour la recherche socio-économique et d'opinion de Kaboul.

 06.12.10

20Minutes.fr,

 

Les Etats-Unis et l'Otan perdent la confiance de la population  

Les Afghans sont de moins en moins confiants en la capacité des Etats-Unis et de l'Otan à garantir la paix et la stabilité en Afghanistan, selon un sondage réalisé par ABC News, BBC, ARD et le quotidien Washington Post.
Seulement 36% de personnes interrogées se sont déclarées confiantes en la capacité des Etats-Unis et de l'Otan à assurer la paix et la stabilité dans le pays, ce qui représente une baisse de 12% par rapport aux résultats du sondage de 2009 et de 31% par rapport à ceux de 2006.
Le document souligne que 73% de personnes interrogées sont pour le début de négociations avec les résistants, soit  13% de plus que l'année 2008.
Le sondage a été réalisé du 29 octobre au 13 novembre auprès de 1.700 habitants des 34 provinces afghanes. La marge d'erreur du sondage est de 3,5%.

 http://fr.rian.ru/

07/12/2010

http://www.alterinfo.net/notes/Afghanistan-les-Etats-Unis-et-l-Otan-perdent-la-confiance-de-la-population_b2531340.html



Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

L’Otan reconnaît une bavure,

La force internationale de l'Otan en Afghanistan a reconnu  que ses troupes avaient tué par erreur trois civils et en avaient blessé quatre au cours de combats contre des résistantsdans l'est du pays.
La Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf), dirigée par l'Otan, a indiqué que trois civils avaient été "tués accidentellement" vendredi lorsque des troupes de l'Otan ont essuyé des tirs dans le village de Tantil, dans le district de Darah-ye Pech, situé dans la province de Kunar. "Les forces de la coalition ont identifié la position des rebelles et ont répliqué avec des tirs de mortier", précise le communiqué de l'Otan.
"Trois ou quatre obus se sont abattus à à côté de leur cible, près d'un village, ce qui a eu pour conséquence que trois civils afghans ont été tués accidentellement et que autre autres ont été blessés", déclare le communiqué. Un colonel de l'armée américaine, Rafael Torres, a ajouté: "Nous prenons au sérieux le fait qu'il y ait des victimes civiles au cours de nos opérations, et nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour éviter (de tels accidents). Dans ce cas, nous avons échoué". "Nos pensées vont aux familles des victimes de ce tragique accident", a ajouté le colonel Torres, qui dirige le centre des opérations conjointes de l'Isaf.
L'Isaf a indiqué jeudi dans un courrier électronique que le nombre de civils tués et blessés par ses troupes avait baissé de 8,33% en près de deux ans, avec 306 tués et blessés en 2009 contre 255 tués et blessés depuis le début de 2010. Mais si le nombre des blessés a diminué (255 contre 306) pendant cette période, le nombre de tués a augmenté (174 contre 162).
En revanche, souligne l'Isaf, les rebelles, qui étaient responsables de 2.153 morts et blessés en 2009, en ont à leur actif 2.198 en 2010, soit une augmentation de 3,86%.
Selon l'ONU, l'année 2010 sera, parmi les neuf années de la guerre, celle qui aura fait le plus de morts parmi les Afghans ordinaires, avec 1.271 tués pour les seuls six premiers mois, soit une augmentation d'un tiers par rapport à l'année précédente.

 

L'aviation de l'Otan continue à tuer des civils par ... "mégarde"

A l'issue d'une frappe aérienne de l'Otan dans la province afghane de Paktia (est), des civils ont été tués, rapporte samedi la chaîne de télévision privée Tolo.
Selon la TV, l'incident s'est produit vendredi quand des hélicoptères de l'Alliance ont frappé le bâtiment d'une compagnie de BTP. Cette erreur a coûté la vie à cinq gardiens et deux civils afghans.
Indignés, des habitants locaux ont protesté contre cet arbitraire et réclamé le retrait immédiat des troupes étrangères du pays. Des civils périssent, tant dans des attentats perpétrés par les résistantsque sous des bombes de l'Alliance. D'après les dernières données des défenseurs afghans des droits de l'homme, les pertes parmi la population civile en Afghanistan s'élèvent à environ 2.000 personnes depuis le début de l'année en cours.

11/12/201

 http://fr.rian.ru/


Heurts après une bavure présumée de l'Otan en Afghanistan

De violents heurts ont opposé samedi la police à des centaines d'habitants de Gardez, dans l'est de l'Afghanistan, après la mort de sept personnes imputée par les autorités locales à un raid aérien de l'Otan.

 Les sept victimes étaient des ouvriers qui dormaient sous des tentes sur le bord d'une route en construction lorsqu'elles ont été touchées pendant la nuit par une frappe aérienne, a déclaré le vice-gouverneur de la province de Paktia, dont Gardez est le chef-lieu.

La force internationale d'assistance à la sécurité de l'Otan (Isaf) a livré une version différente de l'incident, déclarant que les forces afghanes et alliées avaient essuyé des tirs d'un groupe d'hommes armés alors qu'ils traquaient un insurgé et qu'elles avaient répliqué, tuant sept d'entre eux. 

Dans un communiqué, l'Isaf a dit "vérifier qui étaient ces individus, pourquoi ils étaient armés et pourquoi ils se trouvaient dans ce secteur à cette heure de la matinée". 

Plusieurs centaines d'habitants sont descendues dans les rues de Gardez où ils ont affronté les policiers. Les heurts ont été émaillés d'échanges de tirs. Six civils et deux policiers ont été blessés, selon un médecin de l'hôpital de Gardez. 

Les autorités ont également annoncé la mort, vendredi dans la province de Helmand (sud), de 15 civils tués par l'explosion de leur véhicule sur une bombe. 

L'accident a eu lieu dans le district de Khan Neshin, a dit un porte-parole de la province. "C'était une mine placée récemment", a-t-il dit. 

Selon l'Onu, 1.271 civils ont perdu la vie au premier semestre 2010 en Afghanistan, en hausse de 21% par rapport à 2009. 

Barack Obama doit présenter la semaine prochaine les conclusions d'un réexamen de la stratégie de Washington en Afghanistan, mais aucun changement majeur n'est attendu par rapport aux grandes directions annoncées par le président américain en décembre 2009.

Le chef de la Maison blanche s'est engagé à entamer le retrait des troupes américaines d'Afghanistan à partir de juillet 2011, mais rien n'a été décidé quant à l'ampleur ou au rythme de ce rapatriement.

Reuters-


Des ONG appellent l'Otan à mieux protéger les civils,

 Une trentaine d'ONG travaillant en Afghanistan ont appelé vendredi les pays de l'Otan à prendre des "mesures urgentes" pour mieux protéger les civils.
Cet appel intervient le jour de l'ouverture à Lisbonne d'une conférence des pays de l'Otan consacrée en grande partie à l'Afghanistan, et notamment au calendrier de la transition au cours de laquelle ils doivent transférer la responsabilité de la sécurité du pays à l'armée et à la police locales.
Dans leur communiqué, ces 29 organisations humanitaires, dont Oxfam, Afghanaid et la Commission afghane des droits de l'Homme, "appellent l'OTAN à placer la protection des civils au coeur de sa stratégie de transition". 
"Des civils sont plus que jamais blessés et tués et la sécurité de l'Afghanistan est plus instable qu'au cours de ces neufs dernières années", soulignent ces ONG, craignant que "la violence ne continue às'accroître en 2011" si "des mesures urgentes ne sont pas prises dès maintenant".
Elles demandent notamment à l'Otan d'améliorer la formation et le suivi des forces de sécurité afghanes "pendant la période de transition", qui doit en principe s'achever à la fin 2014 selon la communauté internationale.
Notons que des centaines de civils afghans ont été tués lors de raids menés par les forces de l'Otan

20/11/2010

http://www.almanar.com.lb V



Paroles & action du président...

Otan: "un nouveau concept"

Le président Barack Obama a souhaité l'adoption d'un "nouveau concept stratégique" au sommet de l'Otan à Lisbonne et assuré que les Etats-Unis "consultaient" l'Europe sur tous les grands sujets, dans une interview au journal espagnol El Pais publiée vendredi.
Le président américain confirme qu'il s'attend que les alliés et membres de l'Otan réaffirmeront leur "engagement durable pour faciliter un processus de transition" en Afghanistan, avec notamment "l'annonce de plus d'effectifs pour l'entraînement des forces afghanes".
"Nous espérons adopter à Lisbonne un nouveau concept stratégique de l'Otan qui réaffirme nos valeurs communes et notre engagement à la défense de chacun des membres", explique-t-il dans cette interview par écrit, dont les propos sont traduits en espagnol.
"Ce nouveau concept stratégique identifie de nouvelles menaces contre lesquelles nous devons nous défendre ensemble, des menaces comme le terrorisme, les activités criminelles dans le cyber-espace, la prolifération d'armes de destruction massive, leurs moyens de distribution et autres défis", ajoute M. Obama.
Concernant l'Afghanistan, le président américain réaffirme que les "Etats-Unis et (ses) alliés de l'Otan appuient pleinement un processus de réconciliation et de réintégration qui cherche la réintégration des membres des résistantsqui sont d'accord avec certains points principaux", dont l'abandon de la violence et la rupture des liens avec Al-Qaïda

AFP

19/11



L’Afghanistan au cœur des débats

Un soldat britannique peut-être tué par ... un tir ami.

Un soldat britannique a peut-être été tué par un "tir ami" des avions de l'Otan dimanche dans le sud de l'Afghanistan, a annoncé lundi la force de l'Otan (Isaf), qui a ouvert une enquête sur l'incident.

"Un soldat de l'Isaf a peut-être été tué par un bombardement aérien de l'Otan lors d'une opération dans le district de Nad Ali" dimanche dans la province du Helmand, indique un communiqué de la force.

Un porte-parole de l'Otan a ensuite indiqué à l'AFP que la victime était un soldat britannique.

"Lors d'une patrouille, les forces afghanes et de la coalition ont été attaquées par des ennemis, et ont réclamé un soutien aérien. Un soldat de l'Isaf a été tué dans l'opération qui a suivi", est-il ajouté.

L'Otan a ouvert une enquête qui "doit déterminer si la mort de ce soldat de l'Isaf a été causée par un tir ennemi ou ami de la part de la force".

Helmand est l'un des bastions des résistants et l'une des provinces où les forces américaines et de l'Otan mènent depuis plusieurs mois des offensives...

7/12 AP

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5jlYr2-VpCS6k3iej_NoB61akoDMw?docId=CNG.8f68fca8f7085974ae171d27fe7a595c.c31

 

 24.11.
Selon le Pentagone, le renforcement des forces de sécurité afghanes est le progrès le plus "prometteur". Le rapport mentionne également l'amélioration de la situation de la sécurité et du développement socio-économique dans le pays.

Source: xinhua

http://french.peopledaily.com.cn/International/7209398.html

 

 

 

 

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