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18/12/2010

n° 465 - journal de l'Afghanistan - du 20-11 au 18-12 :-: Fin : Les Etats-Unis et l'Otan perdent la confiance de la population.

 

n° 465 - journal de l'Afghanistan - du 20-11 au 18-12 :-: Fin : Les Etats-Unis et l'Otan perdent la confiance de la population.


                                                  Aujourd'hui, face aux ambitions hégémonique de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

                               Les médias occidentaux dans leur large majorité accepte les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .  

                                                                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre! 

                                                                                   Sa diffusion est un acte de résistance.



            journal de l'Afghanistan 

 n° 465 - du 20-11 au 18-12

C.De Broeder & M.Lemaire

                                                                          



Le "journal de l'Afghanistan" est  visible :

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

c) sur le site de Robert Bibeau :  : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

d) sur le site de eva R-sistons: - http://no-war.over-blog.com/

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 

Ps : Avant de vous lancer dans la lecture du journal, noter ceci: 'Al Qaïda'  & Al-Zarqaoui, Ben Laden Mollah omar  = concept réducteur inventé par les Usa, pour désigner la résistance . idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes

 


Avant propos

La guerre menée par le terrorisme contre ses adversaires déclarés est tout à fait invraisemblable.

Pour être crédible, cette histoire exigerait triplement et simultanément une excessive stupidité des terroristes, une incompétence extravagante des services policiers, et une folle irresponsabilité des médias. Cette invraisemblance est telle qu'il est impossible d'admettre que le terrorisme soit réellement ce qu'il prétend être’.

(MICHEL BOUNAN)

Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes


Avant de vous lancer dans la lecture du journal, noter ceci: 'Al Qaïda'  & Al-Zarqaoui, Ben Laden Mollah Omar  = concept réducteur inventé par les Usa, pour désigner la résistance. Idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes



 Sommaire.

Tiré à part :

 1 La résistance contre l'agresseur Résistance

Occupants:

2 Occupation de l'Afghanistan 

Les forces en présence

3 Politique

1) collaborateurs afghans

2) occupants 




1 La résistance contre l'agresseur

Résistance :

Analyse & déclaration  

Le plan de retrait de l'Otan est «signe d'échec»,

Les résistants ont estimé dimanche que le plan de retrait d'Afghanistan des troupes de l'Alliance atlantique, présenté ce week-end à Lisbonne pendant un sommet de l'Otan, était «un signe d'échec» pour les États-Unis.

L'accord signé samedi dans la capitale portugaise montre que Washington «n'a pas réussi à obtenir une assistance militaire supplémentaire de la part des autres membres de l'Otan», ou un engagement à continuer les opérations sur le long terme, écrivent les résistantsdans un communiqué envoyé par courriel

«Ce sont de bonnes nouvelles pour les Afghans et pour tous les amoureux de la liberté dans le monde, et c'est un signe d'échec pour le gouvernement américain», ont-ils ajouté dans ce communiqué intitulé «Réponse de l'émirat islamique d'Afghanistan à la rencontre de Lisbonne».

Les dirigeants de l'Otan réunis à Lisbonne se sont engagés samedi à entamer le processus de transfert des responsabilités en matière de sécurité à la police et à l'armée afghanes à partir de l'an prochain, un passage de relais qui s'achèverait fin 2014.

Les résistantsont de nouveau appelé au retrait immédiat des troupes étrangères, considérant que fixer l'échéance à 2014 était «une décision irrationnelle», qui prolonge «une guerre dénuée de sens».

Samedi, les résistantsavaient déjà réagi à l'annonce de Lisbonne, en jugeant que l'Otan était «vouée à la défaite».

Les 28 chefs d'État et de gouvernement ont donné leur aval à la stratégie de départ d'une majorité de leurs 150 000 soldats, tout en s'engageant à soutenir à long terme le gouvernement de Kaboul.

Le président américain Barack Obama a affirmé samedi que l'Otan avait réussi à «briser l'élan» des résistants. Un responsable de la Maison Blanche a néanmoins reconnu que de «durs combats» attendaient encore les pays de l'Isaf, la force internationale commandée par l'Otan, tandis que les résistantspromettaient une nouvelle fois «la défaite» des alliés.

Agence France-Presse

http://www.cyberpresse.ca/international/moyen-orient/201011/21/01-4344860-afghanistan-le-plan-de-retrait-de-lotan-est-signe-dechec-disent-les-résistants.php



Les occupants

USA & Coalition

Occupation de l'Afghanistan

12-12

2010 est déjà, de très loin, l'année la plus meurtrière en neuf ans de guerre pour les forces internationales, qui essuient des pertes de plus en plus lourdes face à une insurrection qui s'est considérablement intensifiée et étendue géographiquement ces trois dernières années. 521 soldats étrangers avaient été tués en Afghanistan en 2009, une année déjà record.

En visite la semaine dernière en Afghanistan, le secrétaire américain à la Défense Robert Gates avait félicité ses troupes pour avoir renversé la tendance et repris du terrain aux résistants dans le sud.

Dans une lettre ouverte au président Obama publiée samedi, une vingtaine d'experts internationaux de l'Afghanistan ont au contraire estimé que ces offensives militaires étaient en train d'échouer, et ont appelé le président américain à changer de stratégie en négociant avec les résistants.

L'évolution de la situation dans le sud, principal bastion de la rébellion des résistantsavec l'est, sera un point important du rapport sur le conflit afghan qui doit être publié par la Maison Blanche la semaine prochaine.

Lors d'un sommet fin novembre à Lisbonne, les pays de l'Otan se sont engagés à transférer d'ici à la fin 2014 la responsabilité de la sécurité de l'ensemble du pays aux forces afghanes. Près de 140.000 soldats étrangers, aux deux tiers américains, sont déployés en Afghanistan pour soutenir le gouvernement de Kaboul face à la rébellion menée par les résistants.

AFP)



2-2 Les forces en présence

USA

Les USA vont déployer des chars de combat

Pour la première fois depuis le début de la guerre les Etats-Unis vont déployer des chars de combat en Afghanistan, rapporte vendredi le Washington Post. Le Général David Petraeus, commandant des forces alliées en Afghanistan, a donné le feu vert à leur déploiement le mois prochain, indique le quotidien, qui cite sans les nommer des responsables américains.
«Le déploiement de chars de combat M1 Abrams va permettre aux forces terrestres de viser les résistantsde plus loin et plus efficacement que ce qui actuellement possible avec les autres véhicules militaires américain», rapporte le Washington Post.
Seize chars devraient ainsi apparaître dans un premier temps dans la province d'Helmand (sud) théâtre de violents affrontements entre Marines et résistants.

22.11

http://www.20minutes.fr/ledirect/625467/monde-afghanistan-usa-vont-deployer-chars-combat


Otan-Isaf 

Le retrait des troupes étrangères pour 2014

Lors du sommet de Lisbonne, les dirigeants de l'OTAN et des vingt pays engagés à leurs côtés en Afghanistan doivent approuver une stratégie de retrait des troupes étrangères de ce pays débutant d'ici la mi-2011 et devant se terminer en 2014, une échéance fixée par le président afghan Hamid Karzaï lui-même.

Lors du sommet, le président américain Barack Obama a réitéré son appel à l'envoi de davantage d'instructeurs militaires et de police en Afghanistan, afin d'accélérer la transition, "il faut promouvoir cet exercice de transition et donc il faut laisser le pays aux Afghans dans un phasage qui reste à déterminer", a ajouté Yves Leterme au micro de Pascal Bustamante. "A titre personnel, il me paraît impensable que la Belgique, en tant que pays hôte de l'OTAN, se désiste et ne participe pas à un effort qui sera naturellement beaucoup plus de nature civile", a conclut le Premier ministre. 

"Une présence militaire considérable est nécessaire"

Le ministre de la Défense Pieter De Crem va plus en plaidant pour "une présence militaire considérable" de la Belgique en Afghanistan après 2011 : "Nous désolidariser serait une mauvaise chose pour notre pays et pour l'Afghanistan".

http://www.rtbf.be/info/articles/la-belgique-devrait-rester-presente-en-afghanistan-apres-2011-mais-moins-militairement



Sociétés de sécurité  

Les sociétés de sécurité à nouveau autorisées, sous conditions

Une partie des sociétés privées de sécurité installées en Afghanistan pourront continuer à y opérer sous certaines conditions, a annoncé lundi le gouvernement, confirmant des amendements au plan du président Karzaï qui prévoyait leur interdiction totale.

52 sociétés qui ont reçu l'aval du gouvernement pourront continuer à assurer la sécurité des forces internationales, des agences de l'ONU, des agences d'aide gouvernementales, des ONG et des médias étrangers, a annoncé un conseiller du ministère de l'Intérieur, Abdul Manan Farahi.

Une cinquantaine d'autres, dont la liste sera annoncée en décembre, seront en revanche interdites, et celles qui font l'objet d'enquêtes criminelles pourraient l'être elles aussi, a-t-il précisé lors d'une conférence de presse à Kaboul.

Les compagnies employées pour protéger des projets de développement pourront rester jusqu'à la fin du projet mais devront être dissoutes après, a-t-il ajouté. La sécurité des autres projets de développement sera assurée par la police afghane après signature d'un contrat rémunéré entre le ministère et les agences d'aide concernées. Ces policiers seront recrutées dans les régions concernées par la police, qui les entraînera.

"Ces compagnies continueront à opérer en accord avec les lois et règlements en vigueur", a ajouté M. Farahi.

En août dernier, M. Karzaï avait ordonné à la surprise générale la dissolution de toutes les sociétés privées de sécurité - afghanes et internationales - d'ici à la fin de l'année, les accusant d'engloutir une grande partie de l'aide internationale, d'alimenter la corruption, de nuire au développement des forces de sécurité afghanes et d'alimenter l'insécurité.

Fin octobre, il avait toutefois avait laissé entrevoir des assouplissements pour rassurer les Occidentaux inquiets des conséquences de cette interdiction sur leurs projets de développement et la sécurité de leurs infrastructures.

Selon les nouvelles règles en vigueur, les sept compagnies de sécurité qui étaient autorisées à escorter les convois de ravitaillement des forces de l'Otan devront désormais être accompagnées de policiers, a précisé M. Farahi.

Les bureaux des compagnies de sécurité devront également quitter l'enclave diplomatique de Kaboul, située dans le quartier de Wazir Akbar khan, pour s'établir dans les quartiers périphériques, a ajouté M. Farahi.

Les nouvelles règles stipulent également que les employés des compagnies de sécurité devront porter un uniforme mais ne pourront plus porter des armes dans les régions où ils ne sont pas en service, procéder à des arrestations, fouiller des maisons ou bloquer des routes pour quelque raison que ce soit.

Selon le ministère de l'Intérieur, les 52 sociétés autorisées emploient 26.510 personnes, dont 3.400 étrangers.

Certaines de ces sociétés participent à l'entraînement de l'armée et de la police afghanes, censées prendre en charge le contrôle de la sécurité de la totalité du pays à la place des forces étrangères d'ici à la fin 2014.

A l'instar de l'Irak après 2003, le marché de la sécurité privé a explosé en Afghanistan depuis 2001, et encore plus ces dernières années en raison de l'insécurité grandissante dans le pays, où la faiblesse du gouvernement a favorisé l'essor des groupes rebelles et criminels.

AFP / 06 décembre

http://www.romandie.com/infos/news2/101206123348.rv5euf6b.asp


Le monde

Allemagne

L'Allemagne projette d'entamer un retrait d'Afghanistan fin 2011

'Allemagne vise à entamer le retrait de ses forces d'Afghanistan fin 2011, dix ans après le début de la guerre, dit un rapport gouvernemental publié lundi.

Soldat de la Bundeswehr à Aqtappeh, dans le nord-ouest de l'Afghanistan. L'Allemagne COMPTE entamer le retrait de ses forces dans le pays fin 2011, dix ans après le début de la guerre, selon un rapport gouvernemental.(Reuters/Fabrizio Bensch)

Les dirigeants de l'Otan sont convenus le mois dernier au sommet de Lisbonne de commencer à la mi-2011 à transférer la responsabilité de la sécurité aux Afghans et à leur remettre le contrôle de l'ensemble du pays d'ici fin 2014.

"Dans le cadre du transfert des responsabilités de sécurité, le gouvernement a l'intention de réduire d'ici fin 2011, début 2012, certains effectifs qui ne seront plus nécessaires, pour autant que la situation le lui permette", dit le rapport émanant des quatre ministères concernés.

L'Allemagne dispose d'environ 4.600 hommes basés dans le nord de l'Afghanistan, ce qui en fait le troisième pays par ordre d'importance des effectifs. La guerre en Afghanistan se heurte à une vive opposition en Allemagne.

13/12/2010 à 18:23

http://www.lexpress.fr/actualites/2/l-allemagne-projette-d-entamer-un-retrait-d-afghanistan-fin-2011_944881.html


Belgique

La Belgique devrait rester présente après 2011.

20.11.10

La Belgique devrait réduire en 2011 sa présence militaire en Afghanistan au profit d'un renforcement de l'effort civil et de reconstruction, mais elle y restera toutefois présente, comme l'ensemble de la communauté internationale, a indiqué samedi le Premier ministre Yves Leterme.

"Je pense que notre présence militaire - actuellement plafonnée à 626 hommes en vertu d'une décision gouvernementale d'avril dernier - sera réduite dans le courant de l'année" prochaine, a-t-il affirmé à la presse en marge du sommet de l'OTAN et d'une réunion spécifique consacrée à l'Afghanistan.

Mais, "il faut dire à la population belge qu'on sera encore présent, moins militairement et davantage civilement" au-delà de cette échéance, a ajouté le chef du gouvernement en affaires courantes. "La Belgique ne pourra se désengager, s'abstenir de participer (à l'effort militaire international), même au-delà de 2011", a-t-il prévenu, rappelant que la Belgique était l'un des pays fondateurs de l'OTAN, qui dirige en Afghanistan la force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF), et le pays hôte de l'Alliance atlantique.

http://www.rtbf.be/info/articles/la-belgique-devrait-rester-presente-en-afghanistan-apres-2011-mais-moins-militairement


Croatie

10-12 

Le Parlement croate a voté vendredi pour une augmentation du nombre des militaires croates en Afghanistan, le portant de 320 à 350, pour les missions en 2011 et 2012 au sein de la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) de l'Otan, a indiqué une source parlementaire. Cette décision "contribue de façon significative à l'importante crédibilité politique et militaire de la Croatie au sein de l'Otan", a déclaré cette semaine le ministre de la Défense, Branko Vukelic.

La Croatie est engagée depuis février 2003 en Afghanistan.

Par Europe1.fr



3) Politique

a) Les collaborateurs afghans

Karzai

 Karzaï : L'OTAN maintiendra sa présence limitée (...) en Afghanistan après 2014.

 L'organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN) maintiendra sa présence limitée en Afghanistan après 2014, mais cela ne sera pas dirigé contre un pays tiers, a déclaré mardi le président afghan Hamid Karzaï.
"L'OTAN, en tant que partenaire, maintiendra sa présence en Afghanistan après 2014, mais elle sera limitée et ne menacera aucun pays dans la région ni aucun pays tiers", a confié aux journalistes M. Karzaï lors d'une conférence de presse tenue au palais présidentiel, suite à sa participation à un sommet de l'OTAN.
Lors du sommet de deux jours réunissant les 28 membres militaires de l'alliance atlantique qui s'est terminé samedi dernier à Lisbonne, les participants ont convenu de transférer à partir de 2011 la responsabilité du contrôle de sécurité de la Force d'assistance à la sécurité internationales (ISAF) aux forces de sécurité afghanes et d'achever ce processus en fin d'année 2014.
La présence des troupes étrangères en Afghanistan n'est pas toujours bonne, et "nous devrons faire de notre mieux pour protéger notre pays", a indiqué le président lors de la conférence de presse, répondant à une question de journaliste pour savoir s'il était confiant que l'Armée nationale afghane pourrait prendre en charge la responsabilité de la sécurité nationale.
Exprimant sa satisfaction quant à l'accord conclu à Lisbonne entre le gouvernement afghan et l'OTAN, le président Karzaï a fait savoir que le gouvernement afghan pourrait tendre vers la légitimation de la présence des troupes étrangères en Afghanistan.
Plus de 140.000 militaires de l'ISAF sous commandement de l'OTAN sont stationnés actuellement en Afghanistan sous mandat des Nations Unies, avec pour mission de lutter contre les activistes résistants, les combattants d'al-Qaïda et d'autres irésistants.

Source: xinhua

24.11.2010

http://french.peopledaily.com.cn/International/7209046.html


Confection d'un gouvernement fantoche

Les résultats des législatives afghanes sont proclamés.

Les autorités ont proclamé ce mercredi les résultats définitifs des élections législatives du 18 septembre, plus de deux mois après un scrutin entaché de fraudes massives

«Tenir des élections est un processus difficile. Heureusement, malgré toutes les embûches, la nation a réussi à les tenir et aujourd’hui, nous pouvons voir pour qui les gens ont voté», a déclaré à la presse Fazil Ahmad Manawi, chef de la Commission électorale indépendante (CEI), en proclamant les résultats.

En l’absence de partis politiques, la nouvelle Assemblée nationale, traditionnellement dominée par des chefs de guerre, des technocrates et des notables, qui ont rarement réussi à s’unir, n’est pas de nature à peser dans un pays où le président Hamid Karzaï concentre l’essentiel des pouvoirs.

Le chef de l’Etat a été installé puis maintenu à la tête du pays grâce à la présence de plus de 150 000 soldats des forces internationales qui combattent l’insurrection des résistants. Il a été réélu en 2009, également à l’issue d’un scrutin entaché de fraudes massives.

Alors que la participation s’annonçait déjà très faible (autour de 40%), il y a un mois, la CEI avait annoncé l’invalidation de près d’un quart des quelque 5,6 millions de bulletins de vote glissés dans les urnes pour désigner les 249 députés. La CEI avait déjà disqualifié 19 candidats déclarés vainqueurs au fil des résultats préliminaires.

Fazil Ahmad Manawi a pourtant qualifié mercredi le scrutin de «grand succès» pour «le gouvernement afghan et (ses) amis de la communauté internationale». Il a toutefois précisé que les résultats annoncés mercredi ne comprenaient pas ceux d’une des 34 provinces.

Initialement prévue le 30 octobre, la publication des résultats a été retardée par les enquêtes sur les fraudes. Bourrage d’urnes, fausses cartes d’électeur, vote sous pression ou forcé, le scrutin avait été marqué par des irrégularités le jour du vote et par des attaques des résistantsqui avaient fait des dizaines de morts et de blessés.

La commission chargée d’enquêter sur ces violations a reçu près de 6000 plaintes pour irrégularités et possibles fraudes. Les alliés occidentaux – Etats-Unis au premier chef, dont les troupes composent plus des deux tiers des forces internationales sous la bannière de l’OTAN – avaient espéré que ces législatives permettraient de redorer le blason du gouvernement Karzaï.

AFP

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/3174cd10-f799-11df-b5be-3aa56689daf8/Les_résultats_des_législatives_afghanes_sont_proclamés


Sur le terrain

Des dizaines de parlementaires afghans élus disqualifiés

 Des dizaines de parlementaires afghans, élus lors des élections législatives du 18 septembre, ont été disqualifiés pour fraude, a-t-on appris dimanche de source proche de la Commission des plaintes électorales (ECC).

Cette annonce survient au lendemain du sommet de l'Otan à Lisbonne où le dossier afghan, et notamment la question du processus de transfert des responsabilités en matière de sécurité, a dominé les échanges entre les membres de l'Alliance.

"Les voix accordées à des dizaines de vainqueurs vont être annulées pour fraude", a indiqué à Reuters une source qui s'exprimait sous le sceau de l'anonymat.

Les candidats ne seront pas autorisés à faire appel de cette décision, a-t-on appris de même source.

L'ECC, mise en place par l'Onu pour surveiller le processus électoral en Afghanistan, va remettre la liste des candidats disqualifiés à la Commission électorale indépendante (CEI) qui doit proclamer les résultats définitifs.

Seuls quelques résultats préliminaires ont été annoncés plus de deux mois après un scrutin qualifié dans un premier temps de succès par les autorités afghanes.

De nombreux candidats ont dénoncé des fraudes et réclament la tenue d'un nouveau scrutin.

L'an dernier, au premier tour de l'élection présidentielle, la commission des plaintes électorales avait annulé un tiers des voix en faveur du président Hamid Karzaï, finalement réélu après le retrait de son rival du second tour, Abdullah Abdullah.

 Http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20101121.REU4904/des-dizaines-de-parlementaires-afghans-elus-disqualifies.html


Pays corrompu cherche … 

Législatives afghanes: le parquet demande l'annulation des résultats

Le parquet général d'Afghanistan a demandé à la Cour suprême d'annuler les résultats des législatives controversées de septembre, une nouvelle étape dans le bras de fer qui l'oppose aux autorités électorales, a annoncé dimanche un de ses membres.

La Commission électorale indépendante (CIE), chargée de superviser le processus électoral avec la Commission électorale des plaintes (ECC) a aussitôt réagi en estimant que la demande du parquet était "illégale".

Hafizullah Hafiz, chef de la commission d'enquête du parquet sur les élections, a indiqué à l'AFP que les résultats des élections étaient tellement frauduleux qu'ils devaient être annulés.

"Nous avons officiellement demandé au tribunal spécial anticorruption de la Cour suprême d'annuler les résultats des législatives, et ordonné un nouveau comptage des voix par une commission impartiale et des représentants des candidats", a-t-il déclaré.

Reste à la Cour suprême d'accéder ou non à cette demande du parquet, dirigé par un proche du président Hamid Karzaï, avec le risque si elle le fait d'alimenter la confusion sur la scène politique afghane, alors que la nouvelle législature doit en principe commencer cet hiver.

L'Assemblée nationale (Wolesi Jirga, 249 sièges) n'a que peu d'influence dans le pays, l'essentiel des pouvoirs étant concentrés dans les mains du président Karzaï, installé à la tête de l'Etat fin 2001 par la coalition militaire internationale qui a chassé les résistantsdu pouvoir.

M. Karzaï, lui-même réélu en août 2009 au terme d'une présidentielle entachée également de fraudes massives à son profit, s'est jusqu'ici gardé d'endosser les résultats annoncés par la CEI et l'ECC, appelant au contraire les candidats battus qui contestent les résultats à porter plainte.

Son principal opposant, Abdullah Abdullah, a accusé la justice de chercher à modifier les résultats des législatives au profit du camp présidentiel, par le biais du parquet général.

M. Karzaï ne s'est jusqu'ici pas prononcé sur la nécessité ou non d'annuler les résultats de ces élections, qui se sont traduites par un recul de ses partisans au parlement selon les analystes.

"Nous avons de nombreuses preuves que des fraudes massives ont eu lieu au plus haut niveau" du processus électoral, a affirmé M. Hafiz, en accusant les "dirigeants" de la CEI et de l'ECC d'être directement impliqués dans ces fraudes et en affirmant disposer de preuves audio et vidéo.

"Aucune institution n'a le droit de changer les résultats des élections législatives", a répondu peu après lors d'une conférence de presse le chef de l'ECC, Ahmad Zia Rafat.

De nombreux candidats défaits lors du scrutin ont manifesté ces derniers mois dans plusieurs villes du pays pour dénoncer les fraudes.

Fin novembre, le parquet général avait annoncé l'ouverture d'une enquête criminelle sur les fraudes et critiqué la CEI pour avoir proclamé les résultats de manière "prématurée" quelques jours plus tôt.

La CEI avait invalidé un quart des suffrages d'une élection déjà marquée par une très forte abstention (environ 60%), et annulé l'élection de 24 candidats déclarés vainqueurs par les résultats préliminaires.

(AFP)12/12



b) Les occupants 

1) Usa

Obama - Clinton 

Clinton fait escale au Kirghizstan, rouage crucial de la guerre afghane

 La secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, s'est rendue jeudi pour quelques heures au Kirghizstan, un pays instable d'Asie centrale où Washington loue une base aérienne essentielle pour la logistique de la guerre en Afghanistan.

Mme Clinton s'est entretenue avec la présidente Rosa Otounbaïeva et a ensuite participé à une émission de télévision. Elle devait partir en Ouzbékistan dans l'après-midi.

Sa visite à Bichkek coïncide avec l'annonce d'un accord de coalition entre trois formations politiques pour former un gouvernement, près de deux mois après les législatives.

Plusieurs des partis arrivés en tête de ce scrutin militent pour la fermeture de la base américaine de Manas, par laquelle transitent la majorité des soldats combattant en Afghanistan. La base ravitaille également en carburant les avions engagés dans le conflit.

Lors d'un point de presse, la chef de la diplomatie américaine s'est félicitée de l'accord de coalition, et a rendu hommage au caractère démocratique des élections, organisées quelques mois à peine après des troubles sanglants.

Elle a aussi argué que le Kirghizstan "serait plus sûr si nous pouvons aider les Afghans à bâtir un pays pacifique et stable", remerciant Bichkek de son "soutien" au sujet de la base de Manas.

Pour Mme Otounbaïeva, l'avenir de Manas sera "la prérogative du futur gouvernement" kirghiz.

"Mais je veux vraiment souligner le rôle particulier de la base aérienne de Manas pour combattre le terrorisme", a ajouté le présidente kirghize, faisant part de sa crainte d'une contagion des violences hors d'Afghanistan.

Mme Clinton, interrogée sur une controverse à propos du contrat de fourniture de carburant sur la base, a par ailleurs indiqué que les Etats-Unis étaient prêts à aider à la constitution d'une société kirghize qui pourrait devenir fournisseur à terme.

Les Etats-Unis paient chaque année un loyer de 60 millions de dollars pour la base, auxquels s'ajoutent 110 millions d'aide économique.

Hillary Clinton a enfin annoncé l'organisation, par les Etats-Unis d'une conférence régionale sur les droits des femmes en mai 2011 au Kirghizstan.

Le Kirghizstan, une ex-république soviétique très pauvre, a connu une vague de violences au printemps, avec le renversement du président Kourmanbek Bakiev, puis des affrontements entre Kirghizes et Ouzbeks dans le sud.

AFP / 02 décembre


Occupation de l'Afghanistan

Un Américain sur deux opposé à l'engagement du pays en Afghanistan.

19/11/2010

Un Américain sur deux est opposé à l'engagement de son pays dans le conflit en Afghanistan, un chiffre en forte
augmentation depuis septembre, selon un sondage de l'université Quinnipiac publié jeudi.
Ainsi, 50% des personnes interrogées estiment que les Etats-Unis ne devraient pas être impliqués dans ce conflit, contre 41% début septembre et 35% mi-janvier.
A l'inverse, 44% des sondés approuvent l'engagement de leur pays dans le conflit, contre 49% début septembre et 59% mi-janvier.
 L'enquête a interrogé un échantillon de 2.424 électeurs inscrits du 8 au 15 novembre et présente une marge d'erreur de plus ou moins deux points.
 Si les républicains interrogés approuvent la conduite de la guerre (64%), seul un tiers des démocrates (33%) y est favorable, contre 62% qui y sont opposés. 
 Le soutien à l'engagement américain divise également les familles dont un membre est dans l'armée: 49% approuvent l'action de leur pays, tandis que 47% y sont opposés.
 

http://www.almanar.com.lb



Les organisations alliées

1 Onu

«La corruption n'est pas un paramètre absolu»

«La corruption n'est pas un paramètre absolu. En revanche, il faut mieux contrôler l'aide internationale et la passation des contrats», affirme M. de Mistura.

Le chef de la mission de l'ONU en Afghanistan, Staffan de Mistura, estime que la corruption en Afghanistan n'est «pas un paramètre absolu», jugeant que son éradication est «un objectif à réaliser dans les dix prochaines années», dans un entretien accordé au journal La Croix de vendredi.

«Nous sommes venus en Afghanistan à cause des attentats du 11 septembre 2001, pas pour transformer l'Afghanistan en Suisse, avec une gouvernance parfaite, sans corruption et dans le respect des droits de l'Homme», affirme le représentant onusien, interrogé sur la confiance qu'il est possible d'accorder au président afghan Hamid Karzaï sur le plan de la gouvernance. 

«Cela ne veut pas dire qu'il ne faudra pas y arriver un jour, pour avoir une stabilité réelle, mais c'est un objectif à réaliser dans les dix prochaines années avec l'aide de l'ONU», poursuit-il.

«Lorsqu'ils étaient au pouvoir, les résistantsn'étaient pas corrompus et ils n'achetaient pas de Mercedes, mais ils étaient incapables de s'occuper de leur population. La corruption empêche souvent le gouvernement afghan d'être efficace, mais il y a beaucoup plus d'écoles et d'hôpitaux qu'à l'époque des résistants», dit-il.

«La corruption n'est pas un paramètre absolu. En revanche, il faut mieux contrôler l'aide internationale et la passation des contrats», affirme M. de Mistura.

Le chef de la Mission de l'ONU considère que le président Karzaï est «un allié qui peut être compliqué, difficile», mais «qui représente aussi une réalité afghane» et que «si on veut un compromis, il faut avoir quelqu'un capable de le faire avec tous».

À la veille d'un sommet de l'Otan à Lisbonne consacré à la stratégie des forces internationales en Afghanistan, il juge que la «stratégie militaire» du commandant en chef américain de ces forces, le général David Petraeus, «porte ses fruits» et que les résistantssont «fatigués» et plus enclins à négocier.

«Nous en voyons la preuve dans l'augmentation de leurs contacts avec le gouvernement», a-t-il ajouté.

Le président afghan a de nouveau appelé les résistants à entamer des pourparlers de paix avec lui, mardi à l'occasion de la célébration de la fête musulmane de l'Aïd-el-Kébir, malgré le ferme refus réitéré la veille par leur chef spirituel, le mollah Omar.

http://www.cyberpresse.ca/international/moyen-orient/201011/18/01-4344123-afghanistan-la-corruption-nest-pas-un-parametre-absolu.php



CICR

Un peuple pris en étau,

nb : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

Les principaux problèmes liés au conflit auxquels ont fait face les Afghans en 2010 persisteront en 2011, a indiqué aujourd’hui le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).D’après le CICR, la situation est critique du fait que de nombreux civils sont pris pour cibles ou déplacés, et qu'ils ne peuvent accéder à des soins de santé adéquats,« Dans un nombre croissant de régions, nous entrons dans une phase nouvelle du conflit, plutôt trouble, où la prolifération des groupes armés menace la capacité des organisations humanitaires à venir en aide aux personnes qui ont besoin d’assistance », explique Reto Stocker, chef de la délégation du CICR en Afghanistan. « Il arrive qu’un groupe armé réclame vivres et abri pour la nuit, et que le lendemain matin, un autre exige des explications sur l’assistance fournie à son ennemi ». Les nouveaux groupes qui se forment, et qui comprennent également des criminels, sont encore difficiles à identifier.
« Beaucoup de gens ne voient d’autre solution que la fuite, et ils sont nombreux à finir dans des camps de déplacés ou chez des parents vivant dans les districts voisins », ajoute M. Stocker. Depuis janvier de cette année, le CICR a fourni, en collaboration avec son partenaire le Croissant-Rouge afghan, des vivres et d’autres articles de secours à plus de 140 000 personnes dans le pays tout entier. En outre, grâce à des projets réalisés par l’institution, 412 000 habitants des villes et des campagnes ont retrouvé l’accès à l’eau potable.
Le conflit s’étant intensifié et étendu à de nouvelles régions, le nombre de morts et de blessés parmi les civils a une fois de plus augmenté en comparaison avec les années précédentes. En 2010, l’hôpital régional Mirwais de Kandahar, qui dessert une population d’environ 4 millions de personnes, a admis à ce jour plus de 2 650 personnes blessées par arme, contre à peine plus de 2 100 en 2009. Cette année toujours, près de 4 000 nouveaux patients ont reçu des prothèses dans l’un des sept centres de réadaptation physique gérés par le CICR en Afghanistan. Beaucoup avaient été amputés à la suite des combats.
« Le CICR entretient un dialogue permanent avec l’opposition armée, les forces de sécurité nationales et les forces militaires internationales sur des questions liées à la détention et à la conduite des hostilités. Il s’agit d’un dialogue confidentiel, mais franc et direct lorsqu’il le faut », précise M. Stocker. À ce jour, le CICR a en outre assuré le suivi individuel de plus de 2 630 personnes détenues dans tout le pays par les autorités internationales ou afghanes, observant leurs conditions de détention et le traitement qui leur est réservé, et veillant à ce que les garanties judiciaires soient respectées et à ce que les détenus puissent rétablir ou maintenir le contact avec leur famille. Plus de 2 000 personnes ont ainsi eu la possibilité de maintenir des liens avec des proches grâce à des vidéoconférences, des messages Croix-Rouge ou des visites organisées dans des lieux de détention.
Le CICR reçoit fréquemment des informations faisant état de membres du personnel médical local menacés dans l’exercice de leurs fonctions, et de personnes empêchées de se rendre dans une structure médicale ou retardées sur leur parcours jusqu’à un centre de soins ; et ce, malgré le fait que ces deux catégories de personnes sont protégées en vertu du droit international humanitaire. « Le nombre de mères arrivant avec des enfants mourants, victimes de maladies facilement évitables, telles que la rougeole ou la diarrhée chronique, est stupéfiant », indique le docteur Bart de Poorter, coordonnateur des programmes de santé du CICR en poste en Afghanistan. « Mais quel médecin est assez courageux pour s’aventurer dans les régions rurales pour soigner ou vacciner la population, vu le manque effroyable de sécurité et de respect à l’égard du personnel médical ? »
Au nombre des principes essentiels du droit international humanitaire figure l’obligation de traiter humainement et en toutes circonstances les personnes qui ne participent pas aux hostilités.
« Les principes humanitaires sur lesquels nous n’avons cessé d’insister au cours des dernières décennies sont plus importants que jamais, souligne encore M. Stocker. Aujourd’hui, en Afghanistan, il faut malheureusement toujours répéter qu’il est nécessaire et urgent que les civils ne soient pas pris pour cibles, que les services médicaux soient épargnés et que les détenus bénéficient de soins médicaux appropriés. »
L’Afghanistan, où le CICR travaille depuis 1979, représente la plus vaste opération de l’institution à travers le monde, avec plus de 1 750 personnes basées dans 15 bureaux et un budget pour 2011 de 89 millions de dollars US.

15-12-

http://www.cicr.org/web/fre/sitefre0.nsf/html/afghanistan-news-2010-12-15



Les Pays collaborateurs.

Grande - Bretagne

La grande imposture,
Le service des renseignements britannique, le MI6, est responsable d’avoir introduit l’imposteur qu’il a pris pour un haut responsable résistants en mesure d’entamer des pourparlers de paix avec le gouvernement afghan, a indiqué hier le quotidien britannique Times.
L’imposture avait été révélée mardi par le New York Times. Des agents du MI6 ont versé à cet homme des centaines de milliers de dollars, convaincus qu’il s’agissait du haut responsable résistants avec l’autorité suffisante pour négocier avec les responsables américains et afghans au nom des irésistants. «Le service des renseignements britannique a fait preuve de naïveté, et de notre côté, nous avons pris nos rêves pour la réalité», a affirmé au Times un haut responsable afghan.
MANIPULATION
Le principal opposant au président afghan Hamid Karzaï, Abdullah Abdullah, a accusé hier le gouvernement d’instrumentaliser la justice pour modifier les résultats des législatives du 18 septembre, marquées par un recul du camp présidentiel selon les analystes. «Le gouvernement voulait faire annuler l’élection, et il a fait tout ce qu’il a pu pour cela. Mais il a échoué, et il utilise maintenant le parquet pour faire pression sur les commissions électorales» et changer les résultats, a déclaré M. Abdullah. La veille, le procureur général d’Afghanistan, Mohammad Ishaq Alko, avait annoncé l’ouverture d’une enquête criminelle sur les fraudes lors de ce scrutin, visant notamment des responsables de la Commission électorale indépendante (CEI) et de la Commission électorale des plaintes (ECC), les deux organes chargés de valider les résultats de l’élection. «Si ces accusations (...) sont avérées, la légitimité de ces élections va être sérieusement entamée», avait précisé l’adjoint de M. Alko, le procureur Rahmatullah Nazari. «Le procureur général a le droit d’enquêter pour déterminer s’il y a eu des actes criminels lors des élections, mais il a prouvé depuis un mois qu’il n’est pas indépendant et qu’il est loyal au palais présidentiel», selon M. Abdullah.
«Les gens ne le croient plus, et le gouvernement l’utilise pour mener une  inutile guerre de propagande contre les commissions électorales», a-t-il ajouté. Quant au président Hamid Karzaï, qui a appelé jeudi les candidats battus, mécontents du résultat, à porter plainte, «il fait juste semblant de défendre les droits de ces candidats», estime M. Abdullah. «C’est juste une tactique qui vise à rallier le soutien de ces candidats» qui sont pour certains «encouragés à continuer à manifester pour faire pression sur la commission électorale», a poursuivi M. Abdullah, avant de conclure : «Le gouvernement n’est pas honnête quand il les défend». Un responsable de l’ECC a dénoncé vendredi les pressions exercées par la justice et des proches du gouvernement pour empêcher la disqualification de candidats accusés de fraudes lors des législatives. M. Abdullah, qui avait été le dauphin du président Karzaï lors de l’élection présidentielle de 2009, elle aussi entachée de fraudes massives, a assuré mercredi que ses partisans avaient emporté près d’un tiers des 249 sièges à l’Assemblée nationale (Wolesi Jirga).

27.11.10 | 03h00
http://www.elwatan.com/international/la-grande-imposture-27-11-2010-100559_112.php


 

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