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19/12/2010

n° 466- Journal de la Lutte pour la libération du territoire Afghan- du 20-11 au 18-12 - Fin- « Contre-insurrection » contre « contre terrorisme ».

 

n° 466- Journal de la Lutte pour la libération du territoire Afghan- du 20-11 au 18-12 - Fin- « Contre-insurrection » contre « contre terrorisme ».


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémonique de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

                               Les médias occidentaux dans leur large majorité accepte les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .  

                                                                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre! 

                                                                                   Sa diffusion est un acte de résistance.

 


Journal de la Lutte pour la libération du territoire Afghan 

n° 466 - du 20-11 au 18-12

                                                          C.De Broeder & M.Lemaire                                                                        


Les informations contenues dans ce journal sont obtenues par la lecture journalière des journaux en ligne  : Afp- ats - Ap - Reuters, Xinhuanet) et Bassirat-net,  Al Manar & Chine nouvelle,   ainsi que les sources d'informations de la résistance. 

Ps : Avant de vous lancer dans la lecture du journal, noter ceci: 'Al Qaïda'  & Al-Zarqaoui, Ben Laden Mollah omar  = concept réducteur inventé par les Usa, pour désigner la résistance . idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes


Avant propos

La guerre menée par le terrorisme contre ses adversaires déclarés est tout à fait invraisemblable.

Pour être crédible, cette histoire exigerait triplement et simultanément une excessive stupidité des terroristes, une incompétence extravagante des services policiers, et une folle irresponsabilité des médias. Cette invraisemblance est telle qu'il est impossible d'admettre que le terrorisme soit réellement ce qu'il prétend être’.

(MICHEL BOUNAN)

Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes

Ps : Avant de vous lancer dans la lecture du journal, noter ceci: 'Al Qaïda'  & Al-Zarqaoui, Ben Laden Mollah Omar  = concept réducteur inventé par les Usa, pour désigner la résistance. Idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes

Marc


Le "journal de l'Afghanistan" est  visible :

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

c) sur le site de Robert Bibeau :  : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

d) sur le site de eva R-sistons: - http://no-war.over-blog.com/

 

e) sur sur le site http://www.aredam.net ou il  est placé à la rubrique n° 14, en page d'index :14  Journal de Bagdad, La guerre en Irak.

f) sur le site de la Solidarité socialiste : http://socialisme-solidarite-che.skynetblogs.be/  

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 

 


Sommaire.

7 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net

7-1  Des mineurs transférés à une unité accusée de torture.

7-2 L'ambassade US a tenté de flatter la Belgique pour obtenir davantage,

8-0  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

8-1 Jacques Trappler : « Contre-insurrection » contre « contre terrorisme »

8-2 Chems Eddine Chitour ; L’OTAN VIS-À-VIS DES résistants : La stratégie de l’anaconda,

8-3 James Cogan : Le sommet de l’OTAN pour une guerre illimitée en Afghanistan,

Annexe

7 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net

Ndlr :La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

7-1  Des mineurs transférés à une unité accusée de torture.

Les Forces canadiennes ont arrêté pendant des années des enfants soupçonnés de collaborer avec les résistant set les ont remis à une unité de sécurité afghane accusée de torture, a appris le réseau anglais de Radio-Canada.

Un document obtenu par l'unité d'enquête de la CBC montre que des enfants font partie des Afghans capturés par les soldats canadiens dans la lutte contre les résistants, et que plusieurs d'entre eux ont été transférés au service de renseignements afghan.

Le document classé « secret », obtenu en vertu d'une demande d'accès à l'information, montre que ministre canadien de la Défense, Peter MacKay, a reçu de l'information au sujet des jeunes détenus en Afghanistan le 30 mars dernier.

 La note indique également qu'un nombre indéterminé de détenus mineurs étaient maintenus dans un centre de transfert canadien à Kandahar pendant « une période significative ».

Dans tous les cas, les chiffres ont été noircis dans le document obtenu par la CBC.

La note d'information met en garde le ministre MacKay du fait que les médias pourraient bientôt commencer à porter plus d'attention à la question des détenus mineurs en Afghanistan, après avoir eu vent d'un changement de politique demandant aux Forces canadiennes d'envoyer les enfants capturés au centre de réadaptation pour mineurs à Kandahar plutôt qu'à la prison de Sarpoza.

« Cela pourrait attirer l'attention sur le rôle des jeunes dans le conflit afghan », indique la note au ministre de la Défense.

Tous les prisonniers mineurs au même endroit

Le réseau anglais de Radio-Canada a également appris que la politique donnée aux Forces canadiennes est d'acheminer tous les prisonniers de moins de 18 ans au service de renseignements afghan, et ce, malgré le fait que différents rapports internationaux - dont un des Nations unies publié en avril - évoquent le traitement brutal de cette agence envers les enfants.

Hussain Nussrat, de la Commission afghane indépendante des droits de l'homme à Kaboul, a déclaré à la CBC que le Canada doit trouver une meilleure façon de traiter avec les prisonniers de moins de 18 ans, et suggère d'éliminer le service de renseignements afghan du processus.

« Nous sommes un peu inquiets et nous ne sommes pas satisfaits du comportement ou du traitement du service de renseignements afghan envers les enfants », a indiqué M. Nussrat.

Selon lui, les militaires canadiens ne sont pas obligés de transférer les enfants à cette agence afghane et dit croire que le Canada pourrait remettre ou transférer les enfants à un département pénal dédié aux enfants.

De son côté, la représentante spéciale de l'ONU pour les enfants et les conflits armés, Radikha Coomaraswamy, explique que le traitement des enfants prisonniers est un dilemme pour les forces internationales.

« Je pense que les forces internationales ne veulent pas donner l'impression qu'ils détiennent des enfants, [mais] en même temps ils pensent que ces enfants devraient être interrogés », indique-t-elle.

Mme Coomaraswamy soutient que la meilleure option serait de les « remettre à une autorité civile, l'UNICEF ou une agence de protection des enfants qui prennent les enfants et travaillent avec eux et essayent de les réintégrer dans la société ».

Le ministère de la Défense a confirmé à la CBC que les détenus mineurs sont envoyés au service de renseignements afghan.

Mias ni le ministre de la Défense, Peter MacKay, ni le ministre des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, ni les Forces canadiennes n'a souhaité réagir.

« La responsabilité de veiller à ce que les droits des détenus transférés aux autorités afghanes soient respectés incombe d'abord au gouvernement afghan », a indiqué un porte-parole du gouvernement canadien.

« Conformément à la loi afghane, l'enquête du service de renseignements afghan mène soit à la libération de l'individu, soit au transfert dans un centre de réadaptation des mineurs », ajoute-t-il.

Les allégations selon lesquelles des militants capturés par le Canada ont été transférés aux forces afghanes et torturés ont été chaudement débattues au Parlement à l'automne dernier.

Environ 2700 militaires canadiens sont déployés en Afghanistan, principalement dans la province de Kandahar. Mardi, les élus de la Chambre des communes voteront sur l'avenir de la mission afghane.

29 novembre

AP


7-2 L'ambassade US a tenté de flatter la Belgique pour obtenir davantage,

02 Décembre

L'ambassade des Etats-Unis à Bruxelles a "encouragé" la Belgique à jouer un rôle plus important sur la scène mondiale, en dépêchant plus de troupes en Afghanistan et en accueillant davantage de détenus de Guantanamo, indiquent les documents diplomatiques américains publiés par le site internet Wikileaks.

"L'ambassade de Bruxelles pense que, correctement motivée, la Belgique peut être un leader pour mobiliser l'Europe à assister les Etats-Unis pour rencontrer deux des principaux défis auxquels fait face la communauté transatlantique: l'Afghanistan et Guantanamo", indique un cable diplomatique, classé "secret" et portant visiblement la patte de l'ambassadeur Howard Gutman.

"Changer la conception que la Belgique a d'elle-même"

Ce message a été adressé le 30 novembre 2009 au département d'Etat (ministère américain des Affaires étrangères) à l'approche de la visite de la chef de la diplomatie américaine, Hillary Clinton, à Bruxelles début décembre pour une réunion de l'OTAN et une rencontre avec les principaux ministres du gouvernement fédéral. Le document ajoute que l'ambassade s'emploie depuis quelques mois à "changer la conception que la Belgique a d'elle-même", en invoquant la désignation de son premier ministre Herman Van Rompuy comme premier président du Conseil européen et la prochaine présidence belge de l'UE. Il mettait aussi en garde contre la possible longueur de la crise politique que traversait la Belgique -et qui n'a pas été résolue-, soulignant que l'approche de la présidence belge de l'Union européenne, "motivera les hommes politiques belges à trouver les compromis nécessaires" même s'il n'y a "pas de garantie qu'ils le peuvent".

http://www.rtlinfo.be/info/monde/international/757521/l-ambassade-us-a-tente-de-flatter-la-belgique-pour-obtenir-da


8 Analyse -  Géopolitique et stratégie Réflexion

8-1 Jacques Trappler : « Contre-insurrection » contre « contre terrorisme »

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

 Les partisans des deux camps s’affrontent sur la manœuvre à adopter en Afghanistan. Ce débat prend de l’ampleur depuis fin 2009, moment choisi par l’administration Obama pour repenser la stratégie militaire. Sur le terrain, ces dernières semaines, entre pertes et non-avancées, les affrontements des partisans de l’une contre l’autre des méthodes bat son plein. Si l’on considère que l’opération irakienne est un succès, les partisans de la contre-insurrection, Robert Gates en tête, fort de l’exemple, feront tout pour imposer la méthode ; ils sont majoritaires au Pentagone et leur volonté pourrait être déterminante, surtout depuis l’arrivée du général Petraeus maître d’œuvre de la méthode en Irak.

L’objectif contre insurrectionnel

...avec un quadrillage gourmand en personnels militaires et civils, préconise de ne pas détruire systématiquement l’ennemi mais d’apporter aux populations un soutien constructif à la fois militaire par une manœuvre de sécurisation générale du territoire et politico-économique afin de créer les conditions d’une souveraineté entière possible dans les meilleurs délais (la fiabilité de l’équipe Karzaï ne le permet pas encore). Cette méthode suppose une adhésion des populations pour créer une séparation durable et exploitable des uns, les civils qui subissent la guerre, des autres, les résistantsqui pourraient choisir le ralliement. Cette méthode, si elle séduit par son côté pacificateur, exigera ce qui nous manque le plus : le temps. Ce temps que les détracteurs de la méthode craignent le plus, voyant se profiler son effet pervers : l’enlisement. Cette méthode, sur le terrain, suppose aussi une extrême prudence dans l’ouverture du feu et grande résistance à la frustration pour des militaires agressés, blessés, tués sans qu’ils puissent riposter comme ils le devraient, d’où leur incompréhension. L’impression de « perdre la guerre » gagne ainsi les esprits et c’est particulièrement difficile à vivre pour des hommes qui souffrent et se sentent moins soutenus par une hiérarchie dont ils comprennent mal les ordres et objectifs.

L’objectif anti-terrorisme

...correspond mieux aux souhaits des Américains partisans d’un retrait. Il permettrait d’alléger considérablement le dispositif militaire terrestre donc de fixer un calendrier de retrait sans abandon de mission principale, l’anti-terrorisme par le maintien de systèmes de frappes à distance, tels les drones, sur les bases tant avancées qu’arrières des terroristes résistantsappuyées par des interventions ponctuelles de forces spéciales aux effectifs réduits. Cet objectif pourrait être valable si l’Afghanistan disposait d’une armée capable de prendre le relais, ce qui n’est pas le cas et – opinion personnelle – ne le sera jamais. Ce retour des missiles de croisières, drones et autres bombes téléguidées ne ferait cependant qu’attiser la haine des populations et étendre la zone de conflit à un voisinage déjà explosif.

La problématique n’est pas de choisir une méthode plutôt qu’une autre mais de marier les deux stratégies en les rendant complémentaires afin de ne pas permettre aux résistantsde regagner du terrain. Les deux méthodes ont donc leurs effets pervers : la contre-insurrection risque de conduire à un enlisement massif et le contre-terrorisme risque de redonner de l’espace aux terroristes réintroduisant une permanence de guerre dans le pays.

Jacques Trappler

http://www.armees.com/Afghanistan-contre-insurrection-contre-contre-terrorisme,33523.html 


8-2 Chems Eddine Chitour ; L’OTAN VIS-À-VIS DES résistants : La stratégie de l’anaconda,

L’Afghanistan n’a pas connu un jour de paix depuis plus de trente ans.

Lors du Sommet de l’Otan à Lisbonne, la situation en Afghanistan a occupé une place particulière. Il s’agissait de définir une nouvelle stratégie,une de plus, «pour venir à bout de l’intégrisme et de l’obscurantisme résistants qui empêchent l’émancipation de la société afghane» et ceci en proposant aux Afghans une démocratie aéroportée par drones interposés ;s’il y a des dommages collatéraux, c’est normal, c’est le prix à payer pour que les petites filles puissent enfin aller à l’école...
Petit rappel sur ce pays qui n’a pas connu un jour de paix depuis plus de trente ans. Envahi en 1979 par les Soviétiques, des milliers de morts plus tard, l’empire soviétique fut obligé par les combattants afghans de se retirer sans gloire. Il faut dire qu’à l’époque, la croisade anti-«empire du mal» selon l’expression de Ronald Reagan, avait mobilisé une vaste coalition déjà, composée des pays musulmans pour aider les résistants, un certain Ben Laden s’était illustré dans ces combats. Les Américains, par la CIA interposée, fournissaient les armes notamment les fameux missiles Stinger qui ont fait des ravages dans les chars soviétiques. Les résistants étaient avec Ben Laden les meilleurs alliés du camp occidental, et «on ne s’occupait à l’époque, au milieu des années 90, quand ils ont pris le pouvoir, s’ils avaient appliqué une Constitution obscurantiste qui ne fait pas de place à la liberté, la démocratie». 2001, le 11 septembre, renversement d’alliance, les amis d’hier devinrent les pires ennemis. George W. Bush avait mis la tête de Ben Laden à prix (25 millions de dollars), dead or alive ; mort ou vif, dans la plus pure tradition du western. Deux mois après les montagnes de Bora Bora [censées abriter, Ben Laden] étaient pilonnées. Il y eut, dit-on, plus de bombes que pendant la Seconde Guerre mondiale. En décembre, les résistants furent chassés, et des clips de l’armée américaine incitaient les Afghanes à enlever leur burqua. Les dommages collatéraux furent discrètement oubliés.
Où en sommes-nous en 2010?
L’Afghanistan est plus que jamais en perdition, un gouvernement fantoche, mal élu, qui fait de la corruption, une science exacte, «gouverne la ville de Kaboul», le reste aidé par une coalition de plus de 150.000 militaires appartenant à une vingtaine de pays sous le commandement du général quatre étoiles, David Petraeus connu pour avoir «pacifié l’Irak», en remplaçant du général Stanley Mc Christal, coupable d’avoir trop parlé à des médias de la réalité du terrain en Afghanistan. Que deviennent ces Afghans à qui on promet le bonheur? La commission indépendante des droits de l’homme de l’Afghanistan a annoncé que plus de 1300 civils afghans ont été tués pendant les 7 premiers mois de l’année. Dans son dernier rapport, ladite commission a annoncé que ces derniers avaient perdu la vie, lors des attentats terroristes, des raids aériens des forces étrangères et des opérations militaires dans diverses régions afghanes. «67% des victimes ont été tuées par la rébellion armée et 23% par les forces de l’ISAF», ajoute le rapport.
L’organisation internationale Oxfam a également annoncé dans un rapport que 2010 était l’année la plus meurtrière pour les civils afghans. L’Oxfam a appelé les deux parties en lice à épargner les civils.(1)
De ce fait, une trentaine d’ONG travaillant en Afghanistan ont appelé les pays de l’Otan à prendre des «mesures urgentes» pour mieux protéger les civils. Cet appel intervient le jour de l’ouverture à Lisbonne d’une conférence des pays de l’Otan consacrée en grande partie à l’Afghanistan et, notamment au calendrier de la transition au cours de laquelle ils doivent transférer la responsabilité de la sécurité du pays à l’armée et à la police locales. Dans leur communiqué, ces 29 organisations humanitaires, dont Oxfam, Afghanaid et la Commission afghane des droits de l’Homme, «appellent l’Otan à placer la protection des civils au coeur de sa stratégie de transition». «Des civils sont plus que jamais blessés et tués et la sécurité de l’Afghanistan est plus instable qu’au cours de ces neuf dernières années», soulignent ces ONG, craignant que «la violence ne continue à s’accroître en 2011» si «des mesures urgentes ne sont pas prises dès maintenant». Elles demandent, notamment à l’Otan d’améliorer la formation et le suivi des forces de sécurité afghanes «pendant la période de transition», qui doit en principe s’achever à la fin 2014, selon la communauté internationale. Notons que des centaines de civils afghans ont été tués lors de raids menés par les forces de l’Otan.(2)
On se souvient que le président des Etats-Unis a annoncé le 1er décembre l’envoi de 30.000 soldats supplémentaires avec pour objectif de sécuriser les grands centres urbains afghans et de vaincre les résistants et Al Qaîda. (...)
Seule une stratégie commune avec Islamabad pourrait permettre une lutte antiterroriste efficace en Afghanistan et au Pakistan. Mais l’armée pakistanaise rechigne à lancer une offensive au Baloutchistan et dans les Zones tribales pakistanaises, là où se sont réfugiés les résistants afghans. Face à ces réticences, les Etats-Unis prévoient d’intensifier, en 2010, l’utilisation de drones au Pakistan, sous la responsabilité de la CIA. (3)
Dans une conférence donnée à Sciences Po à Paris, le général David Petraeus a tracé les grandes lignes de la stratégie américaine. Il rapporte une petite histoire celle d’un lapin devant une grotte, qui rédige une thèse où il affirme que les lapins sont les plus forts au monde. Vint à passer un renard, le lapin, sûr de lui, lui fait part de cette conviction ; le renard est sceptique, le lapin l’invite à rentrer dans la grotte et au bout d’un moment, le lapin sort avec la queue du renard autour du cou. Le même scénario se reproduit avec le loup, et l’ours. Chaque fois le lapin sort avec la queue du loup ou de l’ours autour du cou. Intrigués, les animaux de la forêt font appel à la chouette et lui demandent d’aller voir, elle qui voit dans le noir ce qui se passe dans la grotte ; la chouette visite la grotte et fait part de ce qu’elle a vu ; un énorme tigre avec des griffes énormes entre lesquelles le lapin dort à «poings fermés». Conclusion du général David Petraeus : «Peu importe la thèse que vous faites, l’essentiel c’est d’avoir le bon conseiller.» (4)
Une première lecture appliquée à l’Afghanistan nous incite à voir dans le lapin, l’Afghanistan, dans le tigre les Etats-Unis, et la thèse [quelle qu’elle soit], celle de la politique américaine. Ce qui, par voie de conséquence, amène à dire que les Etats-Unis ne lâcheront pas le gâteau afghan. Le général quatre étoiles décrit la situation comme sous contrôle et montre que la «stratégie de l’anaconda» qui consiste à couper les résistants de leurs circuits de ravitaillement commence à porter ses fruits.
Parallèlement, le général décrit un plan social de plusieurs centaines de millions de dollars destinés à améliorer le quotidien des Afghans. Pourtant les résistants résistent et avancent.
Trois événements importants sont à signaler : la découverte de gisements de métaux nobles et rares d’une qualité exceptionnelle et de gisements de pétrole importants, joints à la situation privilégiée de l’Afghanistan comme carrefour stratégique. Le deuxième fait est en rapport avec la situation sur le terrain : la coalition, c’est-à-dire en fait les Etats-Unis, n’avance pas, elle perd des hommes malgré les ravages des drones pilotés à partir de centres de contrôle du fin fond du Texas, et leurs dommages collatéraux. En clair, les résistants gagnent du terrain. Le bourbier Afghan se vietnamise. Le coût de la guerre devient insupportable pour les coalisés par ces temps de crises.

Que faire?
Comment disposer des richesses de ce pays et ne pas perdre la face comme au Vietnam, ce qui va advenir d’une façon inéluctable? Il faut partir! Mais faire comme en Irak, il ne faut pas abandonner les ressources pétrolières. De ce fait, il faut négocier! Cette fois-çi, avec les résistants modérés, la technique de l’impérialisme occidental est toujours la même, elle a été utilisée par la France justement au Vietnam et en Algérie puis aussi par les Etats-Unis en 1975 par la création de troisième force sans succès comme, l’ont montré les films tels que Dien Bien Phu, Apocalypse now et La Bataille d’Alger. Les médias occidentaux habituent l’opinion à un projet de retrait occidental d’Afghanistan. D’autant, comme rapporté dans une contribution du Courrier International, «les résistants ne veulent pas négocier. Les résistants ont promis qu’ils feront fuir l’Otan d’Afghanistan avant 2014, la nouvelle échéance prévue pour transmettre les commandes aux forces de sécurité nationale, peut-on lire dans le quotidien pakistanais Daily Times, le 22 novembre. Précisant que cette nouvelle date était «irrationnelle» et que les pays occidentaux étaient incapables d’installer un gouvernement stable à Kaboul, le porte-parole des résistants, Zabihullah Mujahid, a annoncé l’imminence de nouvelles attaques de la part des irésistants. «Les résistants ne peuvent rester silencieux, ne serait-ce qu’une seule nuit, jusqu’à l’avènement de la liberté et la formation d’un gouvernement indépendant», a-t-il conclu.» (5)
A Lisbonne, outre le président Karzaï, on note aussi la présence du Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, et du président de la Banque mondiale, Robert Zoellick. Les deux organisations seront sollicitées pour accompagner l’Otan dans la mise en oeuvre du plan de retrait qui comporte une partie civile et le développement de l’Afghanistan. Les deux parties resteront liées par un partenariat sur le long terme, au-delà de la période de combat qui pourrait se prolonger après 2014. Les responsables de l’Otan ont, pour leur part, reconnu que des forces de la coalition resteraient dans ce pays bien au-delà de cette date en adoptant un rôle de soutien, rapporte The New York Times. Ce calendrier est cependant, susceptible d’être revu si les progrès en matière de sécurité d’ici à cette échéance ne sont pas suffisants. Il est déjà acquis que des dizaines de milliers de soldats étrangers resteront en Afghanistan après 2014 pour former les troupes afghanes et les assister. (6)
Pour les Etats-Unis, les Pakistanais sont de moins en moins fiables. De ce fait, les Américains pensent à sécuriser leurs retraites grâce à l’aide des Russes ; les ennemis d’hier. La Russie est désormais un allié objectif dans plusieurs dossiers comme la lutte contre le terrorisme, le trafic de drogue, les cyberattaques ou la prolifération des armes nucléaires. Dans l’immédiat, l’Otan cherche à transformer la Russie en partenaire en Afghanistan. Elle est ainsi sollicitée pour faciliter à l’Organisation, un transit étendu vers et hors de ce pays. Le Pakistan pris entre deux feux a très mal réagi à ce manque de confiance. «L’accord écrit l’éditorialiste du Daily Times, sur les routes d’approvisionnement conclu entre l’Alliance et Moscou, dessert les intérêts du Pakistan, qui n’est plus désormais un passage obligé vers l’Afghanistan. Islamabad y perd un outil de pression important, d’autant que les frappes de drones vont s’intensifier.»
Un article publié dans The Washington Post a secoué le pays. «Les Etats-Unis veulent élargir la zone d’intervention des drones au Pakistan», titrait le quotidien américain. Selon ce document, «cette demande américaine concerne la région de Quetta [capitale de la province pakistanaise du Baloutchistan] où serait installé l’exécutif du mouvement résistants. Ce document clarifie plusieurs points. Premièrement, les Pakistanais ont beau minimiser l’importance de la Quetta Shura [l’organe de décision des résistantsislamistes, dirigé par le mollah Omar] et nier sa présence, les Américains sont convaincus du contraire. Les raisons du refus pakistanais sont nombreuses. Quetta étant une très grande agglomération, les dommages collatéraux risquent d’être importants. Autre décision d’importance, l’Otan est parvenue à un accord avec Moscou afin de faire passer l’approvisionnement militaire occidental par la Russie à la frontière avec l’Afghanistan.(...) Notre défiance à l’égard de l’Inde et notre politique de «profondeur stratégique» ne nous ont menés nulle part. Notre pays est en train de s’effondrer devant nous, (...) Il est temps que notre gouvernement ouvre les yeux avant que le pays ne soit plus qu’un champ de ruines»(7)
L’ennemi d’hier est devenu l’ami d’aujourd’hui. Outre le fait que la Russie a une revanche à prendre en Afghansitan, on constate qu’elle demande sa part du gâteau, notamment en vendant du matériel de guerre aux Afghans. De plus, la position privilégiée de l’Afghanistan lui permettra d’avoir un oeil sur les stratégies pétrolières et gazières de l’Occident, elle qui doit placer des quantités importantes de gaz, elle pourra ainsi sécuriser le gazoduc South stream, revitaliser le gazoduc Droujba et peut-être enterrer définitivement le projet de gazoduc Nabucco, épouvantail européen pour contourner la Russie et l’Iran. Ce n’est donc pas l’avenir des Afghans qui intéresse l’Occident et la Russie. Il est à parier que les résistants reviendront au pouvoir, on les appellera "modérés" et personne ne s’occupera plus du sort des femmes afghanes et de la démocratie dans ce pays, l’essentiel est que l’Occident ne manque pas d’énergie et de matières premières. Nous sommes avertis.

1. Afghanistan : 1300 civils afghans victimes des violences 22/11/2010
http://french.irib.ir
2. Des ONG appellent l’Otan à mieux protéger les civils 20/11/2010
3. La stratégie militaire occidentale Courrier international 01.07.2010

4. David Petraeus : Conférence à Science Po retransmise en direct par France
24-Paris 22 novembre 2010
5. Les résistantsencore plus déterminés. Courier international 22.11.2010
6. 2014 et après? Courrier international 22.11.2010
7. Editorial : Un grand perdant : le Pakistan Daily Times 22.11.2010

Professeur Chems Eddine Chitour

27 Novembre 2010
Ecole Polytechnique enp-edu.dz

Samedi 27 Novembre 2010

http://www.alterinfo.net/L-OTAN-VIS-A-VIS-DES-résistants-La-strategie-de-l-anaconda_a52119.html


8-3 James Cogan : Le sommet de l’OTAN pour une guerre illimitée en Afghanistan,

Le sommet de l’OTAN qui a débuté à Lisbonne au Portugal a un objectif primordial concernant la guerre conduite par les Etats-Unis en Afghanistan: ranger au placard toute idée exprimée par le président Obama d'un retrait des troupes d’Afghanistan à partir de juillet 2011.

Ces dernières semaines, le gouvernement Obama a banni le mot « retrait » de ses déclarations sur l’Afghanistan. Juillet 2011 est devenu juste le début d’une « transition. »

La fin de 2014 est maintenant invoquée par les Etats-Unis et ses alliés comme la date clé de la guerre. D’ici cette date, l’armée et la police nationale du régime fantoche afghan du président Hamid Karzai seront soi-disant suffisamment importantes et entraînées pour entreprendre les principales opérations de combat contre les résistants et les autres organisations insurgées anti-occupation.

L’envoyé spécial américain Richard Holbrooke a dit cette semaine, au Pakistan, aux journalistes présents: « Le sommet de Lisbonne marquera le début d’une stratégie de transition avec une date prévue à la fin de 2014 pour que l’Afghanistan prenne la relève de la responsabilité de la direction des opérations de sécurité. » Les forces américaines resteraient cependant encore sur place après cette date. « Nous avons une stratégie de transition. Nous n’avons pas de stratégie de retrait, » a souligné Holbrooke.

Le New York Times, après avoir été informé par des responsables du gouvernement, a résumé le 14 novembre la perspective d’Obama : « D’ici la fin de 2014, les forces armées américaines et de l’OTAN pourraient se retirer si les conditions le permettent, bien que des dizaines de milliers très vraisemblablement resteront à des fins d’entraînement, de conseil et autre assistance, au même titre que les 50.000 soldats américains qui se trouvent encore en Irak. »

En d’autres termes, Washington envisage une présence illimitée des forces d’occupation américaines en Afghanistan. Même si « les conditions permettent » que des troupes étrangères ne soient plus requises pour des opérations de combat direct d’ici 2014 – une perspective rejetée par presque tous les spécialistes – le Pentagone va dire qu’une présence prolongée sera nécessaire pour assurer un service « d’entraînement, de conseil et d’assistance. »

Ceci est notamment le cas étant donné que l’Afghanistan ne dispose pas de force aérienne. L’armée américaine à l’intention d’utiliser indéfiniment la grande base aérienne qu’elle a construite à Bagram, au cœur même de l’Asie centrale.

Le rejet d’un calendrier de retrait souligne que la rhétorique d’Obama a toujours été un exercice de duperie cynique. La vérité est que les deux partis de l’impérialisme américain, les Démocrates et les Républicains, sont engagés l’un comme l’autre à imposer une empreinte militaire américaine permanente dans deux des régions clé du monde fournisseurs d’énergie, l’Asie centrale et le Moyen-Orient.

Le motif fondamental des guerres perpétrées sous la bannière mensongère de la « guerre contre le terrorisme » a été pour les entreprises américaines de gagner une part plus grande dans l’exploitation des ressources lucratives et de positionner l’armée américaine de façon à perturber ou même de fermer définitivement l’approvisionnement en énergie à des rivaux stratégiques, telle la Chine.

Durant neuf années terribles, d’importantes sections appauvries mais férocement indépendantes de la population afghane se sont opposées au programme de l’impérialisme américain et de ses alliés. Des dizaines de milliers ont perdu la vie dont des milliers de femmes, d’enfants et de personnes âgées qui ont été massacrés par des frappes aériennes ou abattus dans des raids menés contre des villages et des maisons. Dans la destruction et le bouleversement de la guerre, un nombre inconnu de personnes sont mortes de malnutrition, de maladie et d’un manque de soins médicaux.

Des milliers de personnes sont mortes aussi dans le nord-ouest du Pakistan, où le gouvernement pakistanais pro-américain a mené des campagnes brutales contre les populations tribales qui soutiennent la résistance afghane et des drones prédateurs américains larguent régulièrement des missiles contre des sites civils abritant soi-disant des irésistants.

Pour le peuple d’Afghanistan et du nord-ouest du Pakistan, les implications du sommet de Lisbonne représentent un nombre incalculable d’années de plus de morts, de destruction et de terreur.

D’ores et déjà, participant de la montée en puissance promue par Obama qui a fait passer le nombre des troupes américaines et de l’OTAN à 150.000, la violence a été massivement accrue avec de nouvelles offensives lancées dans les provinces du Helmand et de Kandahar. Pour donner une idée du caractère brutal de telles opérations, le nombre de bombes lâchées au-dessus de l’Afghanistan a fortement augmenté. Plus de 1.000 missions de bombardement ont été effectuées en octobre dernier, contre 660 en octobre 2009.

Pour la première fois, des chars lourds Abrams M1 sont déployés dans le Sud de l’Afghanistan pour assister les Marines à réprimer la résistance qu’ils rencontrent.

La population civile est assujettie à une punition collective aveugle. Un article paru mardi dans le New York Times rapporte que les troupes américaines détruisent systématiquement des centaines d’habitations civiles dans la région de Kandahar anciennement contrôlée par les résistants au motif qu’elles sont peut-être piégées. Dans une déclaration qui rappelle la brutalité de la guerre du Vietnam, le gouverneur afghan pro-occupation du district de Khosrow de Kandahar où une demi douzaine de villages au moins ont été rasés, a dit au Times : « Nous avons dû les [les villages] détruire pour les sécuriser. »

Evoquant tout autant le Vietnam, des unités des forces spéciales américaines et de l’OTAN sont en train de mener une campagne de meurtres de masse de style Opération Phoenix. Un commandant américain s’est réjoui cette semaine dans le quotidien américain Christian Science Monitor de ce que toutes les 24 heures, les forces spéciales « tuent ou font prisonnier trois à cinq dirigeants ennemis de niveau moyen et 24 combattants ennemis. »

Si un tel taux est maintenu, près de 10.000 vies afghanes de plus seront anéanties au cours des 12 prochains mois rien que par les escadrons de la mort des forces d’occupation.

L’affirmation que les victimes de la guerre sont des « terroristes » ou une menace pour les Etats-Unis ou tout autre pays est un mensonge méprisable. La CIA elle-même a admis qu’il n’y avait plus qu’entre 50 et 100 personnes dans tout l’Afghanistan à avoir des liens avec Al Qaïda. Des milliers de personnes sont tuées, emprisonnées ou ont leurs maisons détruites parce qu’elles ne veulent pas accepter une domination étrangère ou un gouvernement fantoche américain.

Ce qui se passe en Afghanistan est une tentative calculée et meurtrière de noyer dans le sang l’opposition légitime qui existe au sein de la population contre l’occupation contrôlée par les Etats-Unis. En appliquant leur programme néocolonial, les classes dirigeantes des pays occupants sont tout aussi indifférentes au nombre de soldats américains ou de l’OTAN tués, blessés ou moralement détruits. Le bilan des victimes de cette année s’élève déjà à 654 et bien plus de 3.000 blessés. Depuis l’invasion de 2001, le nombre total des victimes américaines et de l’OTAN a dépassé 2.200.

Divers alliés des Etats-Unis, qu'ils soient ou non membres de l'OTAN, ont pris les devants avant le sommet de Lisbonne pour promettre de continuer leur participation à la guerre. L’Afghanistan et la « guerre contre le terrorisme » continuent de leur procurer un écran derrière lequel ils peuvent justifier des attaques contre les droits démocratiques sur le plan national, la poursuite de l’expansion de leurs forces militaires et de compter sur le soutien des Etats-Unis afin de servir leurs propres ambitions coloniales prédatrices.

L’Allemagne a prolongé sa mission jusqu’en 2012 en augmentant les opérations de combat de ses troupes. Le Canada qui devait retirer son contingent d’ici la fin de 2011 a annoncé qu’il conserverait jusqu’à 1.000 « formateurs » jusqu’en 2014. Le ministre français de la Défense, Alain Juppé, a dit mercredi que les troupes françaises ne quitteraient l’Afghanistan que lorsque « les autorités afghanes auront la situation bien en main. »

Le premier ministre australien, Julia Gillard, a déclaré le mois dernier lors d’un débat parlementaire que les forces australiennes seraient engagées en Afghanistan jusqu’à « la fin de cette décennie au moins. »

Le nouveau chef d’état major des forces britanniques, le général Sir David Richards, a même prévu un engagement plus long. Il a déclaré cette semaine qu’alors que la plupart des troupes de combat britanniques pourraient se retirer entre 2012 et 2014, « tout le monde sait que nous devrons rester bien plus longtemps que cela. »

En réponse à la question d’un journaliste qui demandait si l’occupation US/OTAN pourrait durer « entre 30 et 40 ans, » il a répondu, « Je pense que ce sera le cas. »

La classe ouvrière n’a aucun intérêt dans cette poussée néocoloniale pour la domination du peuple afghan. Les gouvernements de tous les pays représentés au sommet de Lisbonne que ce soit en Amérique du Nord, en Europe ou au Pacifique, entreprennent la démolition sociale pour le compte de cette même oligarchie capitaliste dont cette guerre défend les intérêts. Dans le même temps, ils avancent des « menaces terroristes » dans le but de supprimer les droits démocratiques et de préparer le cadre pour des Etats policiers.

Pas un centime de plus ne devrait être gaspillé pour des guerres d’agression criminelles. En réponse au programme impérialiste qui a été présenté à Lisbonne, la classe ouvrière doit mener une lutte politique pour le retrait immédiat et inconditionnel de toutes les troupes américaines et étrangères d’Afghanistan et pour le démantèlement de l’ensemble de la machine de guerre américaine et de l’OTAN.

James Cogan

WSWS

Mondialisation.ca, Le 25 novembre 2010

Article original, WSWS, paru le 20 novembre 2010.

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