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30/12/2010

n°3 - Wikileaks & la Palestine - 30-12 - mm1n - Et si WikiLeaks n'était qu'une vaste supercherie médiatique ?

n°3  - Wikileaks & la Palestine - 30-12 - mm1n - Et si WikiLeaks n'était qu'une vaste supercherie médiatique ?


Wikileaks & la Palestine

n°3 du 30-12

C.De Broeder & M.Lemaire



a) Le "Journal est  visible  sur les blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :
Tiré à Part

Les révélations du site de Julian Assange apportent un éclairage parfois embarrassant.

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1Ahmed Bensaada : Et si WikiLeaks n'était qu'une vaste supercherie médiatique ?

1-2 Jonathan Azaziah* : Wikileaks ? Une intox.

Djerrad Amar : Israël, l'un des rares pays épargnés

2 Politique d'Israël

2-1 Djerrad Amar : Israël, l'un des rares pays épargnés

2-2 Jeff Gates : WikiLeaks - La Tel Aviv Connection.

3) Politique des Usa

3-1 WikiLeaks : USA œuvrent pour priver d'armes le Hamas et le Hezbollah.



Tiré à Part

Les révélations du site de Julian Assange apportent un éclairage parfois embarrassant pour les acteurs du conflit israélo-palestinien.

 Depuis le 28 novembre, le site de Julian Assange Wikileaks met à jour des révélations, parfois croustillantes, sur les coulisses de la diplomatie mondiale.

Parmi la masse de notes américaines diffusées, un certain nombre évoquent le Proche-Orient.  

L'Egypte et Abbas étaient au courant de l'assaut sur Gaza

Les Palestiniens de Cisjordanie et les Egyptiens ont été informés de l'offensive israélienne de 2008-2009 dans la bande de Gaza, selon une note de l'ambassade des États-Unis à Tel-Aviv. En 2009, "Ehud Barak a expliqué que le gouvernement israélien avait eu des consultations avec l'Égypte et le Fatah, leur demandant s'ils étaient prêts à prendre le contrôle de la bande de Gaza après que le Hamas aura été défait", rapporte le site de Time. "Ehud Barak a reçu une réponse négative". Le document mentionne aussi la poursuite du "dialogue" entre Israël d'un côté, l'Égypte et le Fatah de l'autre, au cours de l'opération. 

"Personne ne nous a consultés, et c'est la vérité", a rétorqué cette semaine un négociateur palestinien. "Israël ne consulte pas avant de faire la guerre." De leur côté, les autorités égyptiennes s'abstiennent de tout commentaire. Mais un porte-parole du Hamas a déclaré: "Nous n'excluons pas que le Fatah et l'Autorité palestinienne aient pu contribuer d'une façon ou d'une autre à la guerre contre Gaza pour des raisons politiques, par exemple pour faire tomber le mouvement Hamas et reprendre le contrôle (du territoire)."  



1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Ahmed Bensaada : Et si WikiLeaks n'était qu'une vaste supercherie médiatique ?
Je ne suis pas nécessairement un fervent adepte de la théorie du complot, mais je dois avouer qu’il y a quelque chose qui me dérange dans ce monumental déballage  d’informations supposées être secrètes par le site Wikileaks. Un vrai scénario dans la pure tradition hollywoodienne. D'ailleurs, il n’est pas impossible que cette histoire soit bientôt adaptée à l’écran.

D’abord, il y a le « héros »

Le coupable présumé de cette fuite massive d’informations est un jeune féru d’informatique qui a fait sauter tous les verrous sécuritaires de la diplomatie américaine et qui nous offre sur un plateau 251 287 documents de la plus haute importance par l’intermédiaire de CD de Lady Gaga [1,2]. Et pour donner une touche mélodramatique, on nous apprend que le jeune en question est homosexuel, incompris et rejeté pas son entourage, qu’il est frustré de la société en plus d’être issu d’une famille monoparentale. Tout un personnage.

Ensuite, il y a la forme

Inaccessible pour le commun des mortels depuis la première mise en ligne de ces nouveaux documents, Wikileaks fait affaire avec cinq journaux. On peut lire dans « Le Monde » du 29 novembre 2010 : « Ces publications s’effectuent en collaboration avec les rédactions du New York Times (États-Unis), du Guardian (Grande-Bretagne), d’El Pais (Espagne), du Spiegel (Allemagne) et du Monde pour la France, dont les journalistes ont commencé à analyser et synthétiser les informations contenues dans ces câbles, en fonction de leur importance » [3] .

Mais pourquoi seuls cinq journaux « occidentaux » sont impliqués dans ce déballage? Le Monde nous explique que « En octobre, nous (i.e. Le Monde) avons rejoint trois journaux, le New York Times, le quotidien britannique The Guardian et l'allemand Der Spiegel, déjà partenaires de Wikileaks dans la diffusion d'une première vague de documents militaires américains sur l'Afghanistan, en juillet, pour pouvoir analyser par nous-mêmes une nouvelle masse de documents du Pentagone livrés à Wikileaks, cette fois sur l'Irak, et offrir aux lecteurs francophones notre propre expertise » [4]. Mais alors pourquoi Wikileaks ne fait pas affaire avec des médias arabes, chinois, brésiliens ou indiens? Serait-ce pour leur absence d’intégrité ou leur manque de compétence?

On nous apprend aussi que les cinq journaux ont travaillé sur les mêmes documents bruts et que le « New York Times (qui est en première ligne), a informé les autorités américaines des télégrammes qu'il comptait utiliser, leur proposant de lui soumettre les préoccupations qu'elles pourraient avoir en termes de sécurité ». Des documents secrets qui sont supposés discréditer l’administration américaine seraient soumis à l’approbation des mêmes autorités américaines. Comprenez-vous quelque chose? J’avoue que j'ai quelques difficultés.  Ou alors, il est vrai que Wikileaks s’embourgeoise comme le remarque le site « Kitetoa », spécialisé dans les libertés individuelles et la sécurité informatique [5].

Il est clair que pour l'administration américaine, la publication de ces documents par Wikileaks est « illégale » [6]. D’où vient alors sa légalité lorsque ces mêmes informations sont publiées par les cinq journaux? Est-ce parce que la publication a reçu la bénédiction des autorités américaines? Dans ce cas-là, il y a de sérieuses questions à se poser au sujet de l’indépendance de la presse et de sa liberté d’expression. Cela va même à l’encontre de l’esprit frondeur et libertaire qui est le fondement de Wikileaks.

D'autre part, les cinq journaux, qui ont mobilisé pas moins de cent-vingt journalistes pour la tâche, ont soigneusement retiré tous les noms et indices pouvant identifier les personnes. Les télégrammes publiés sont classés « secrets », « confidentiels » ou « non classifiés ». Aucun d’entre eux n’est classé « Top Secret » [7]. Est-ce de la censure ou de l'autocensure? Peut-on parler de médias « embedded » même s’ils ne sont pas physiquement sur un quelconque front?

Finalement, il y a le fond

Les informations divulguées par les médias « embedded » ont une portée différente selon les personnes ou les situations dont elles traitent. Intéressons-nous tout d'abord aux « grands » de ce monde. Sarkozy est « susceptible et autoritaire », Berlusconi « incapable et inefficace », Merkel « évite de prendre de risques et manque souvent d'imagination », Poutine et Medvedev sont qualifiés de « Batman et Robin » [8]. Même si les adjectifs sont quelque peu irrévérencieux, il n’y a pas de quoi fouetter un chat. On est à des années-lumière de ce qui se publie régulièrement dans les journaux des propres pays de ces leaders. La preuve de la bénignité de ces qualificatifs est qu’aucun de ces dirigeants ne s’est offusqué des paroles, bien au contraire. Ils ont assuré les américains de leur soutien et ont fustigé Wikileaks [9]. D’un autre côté, Chavez est traité de « fou »,  Karzai d’ « extrêmement faible » et Erdogan d’« islamiste assoiffé de pouvoir, certes pragmatique mais sans vision » qui « hait tout simplement Israël » [8, 10].

Un planisphère interactif parsemé de points blancs indiquant les pays cités dans les documents secrets a été publié par le Guardian [11]. La concentration de points blancs indique clairement que les lumières ont été focalisées sur le Moyen-Orient et la région du Golfe.

 

Ainsi, de l’avis de tous les observateurs, ce sont les relations de l’Iran avec ses voisins arabes qui sont la cible principale de ces premières divulgations. Publier les propos incendiaires contre l’Iran émanant du roi d’Arabie Saoudite, du roi du Bahreïn, du ministre émirati des Affaires étrangères, du premier ministre qatari, du prince héritier d’Abou Dhabi et du président égyptien [12] ne peut être considéré comme un acte innocent, dicté par un simple devoir journalistique et dénué de toute arrière-pensée politique. Y ajouter des informations sur la relation Iran-Hezbollah [13] et de l'acquisition de l'Iran auprès de la Corée du Nord  de « missiles de technologie avancée lui permettant d'atteindre l'Europe occidentale » [14] et le battage médiatique est consommé.

Par contre, il est étonnant de ne rien lire sur les dirigeants israéliens, par exemple. Sont-ils considérés comme des Américains, donc non sujets à des critiques ou, alors, l’information a été bloquée par certains filtres? Et qu'en est-il du massacre de Gaza, du pilonnage du Liban, du raid meurtrier contre la flottille de la paix ou de l'assassinat de Rafik Hariri? Le mutisme des diplomates américains à ce sujet est très éloquent, c’est le moins qu’on puisse dire.

Ne nous avait-on pas pourtant promis 251 287 documents? À moins qu’ils ne parlent tous du même sujet.

Références

http://www.lejdd.fr/International/Actualite/Bradley-Manning-portrait-de-celui-qui-pourrait-etre-l-informateur-de-WikiLeaks-237379/

http://www.wired.com/threatlevel/2010/06/wikileaks-chat/

http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2010/11/29/boussole-wikileaks-sy-retrouver/#xtor=RSS-3208

http://www.lemonde.fr/international/article/2010/11/28/pourquoi-le-monde-publie-les-documents-wikileaks_1446074_3210.html

http://www.kitetoa.com/Pages/Textes/Textes/Textes12/20101129-wikileaks-cablegate-wikileaks-s-embourgeoise.shtml

http://www.abc24.com/news/national/story/U-S-WikiLeaks-release-illegal-endangers-countless/ZZGu_pWVB0-tcK_JtT9rKA.cspx

http://www.20minutes.fr/article/630231/monde-wikileaks-diplomatie-americaine-tres-embarrassee-

http://www.lemonde.fr/documents-wikileaks/article/2010/11/29/les-revelations-de-wikileaks-en-quelques-phrases-cles_1446279_1446239.html

http://www.lemonde.fr/international/article/2010/11/30/wikileaks-sarkozy-parle-du-dernier-degre-d-irresponsabilite_1446990_3210.html#ens_id=1446739&xtor=RSS-3208

http://www.lemonde.fr/documents-wikileaks/article/2010/11/30/wikileaks-erdogan-juge-autoritaire-et-sans-vision_1446797_1446239.html#ens_id=1446075&xtor=RSS-3208

http://www.guardian.co.uk/world/interactive/2010/nov/28/us-embassy-cables-wikileaks

http://iran.blog.lemonde.fr/2010/11/29/wikileaks-la-peur-arabe-de-liran/#xtor=RSS-3208

http://www.lemonde.fr/international/article/2010/11/29/teheran-a-utilise-des-ambulances-pour-passer-des-armes-au-hezbollah_1446273_3210.html#xtor=RSS-3208

http://fr.reuters.com/article/idFRPAE6AR0J120101128

Cet article a été publié le 2 décembre 2010 dans les colonnes du journal "Le Quotidien d'Oran"



1-2 Jonathan Azaziah* : Wikileaks ? Une intox.

Désinformation signifie « fausse information propagée délibérément dans le but d'influencer ou de confondre des rivaux. » Les gouvernements en usent pour induire en erreur et manipuler leur population, déclencher des guerres, faire chanter d’autres régimes. C’est l'arme suprême de la presse. La plus efficace désinformation est faite de mensonges aussi bien que de faits [réels]. Wikileaks, fondé par Julian Assange, colle idéalement, jusque dans la lettre, à cette description. Il est devenu du jour au lendemain l'une des plus grandes affaires de « divulgation » de l'histoire moderne.
Pourtant, en réalité, c’est le plus grands projets de désinformation de l'histoire, et sans doute le plus pernicieux car déguisé en entreprise de divulgation de vérités. Les informations fournies par Wikileaks ne sont pas neuves, pas révolutionnaires ; elles ne font pas autant de tort à la Zunie que les gens le pensent ; il s’agit de réalités parcellaires ; et elles sont surchargées d’autant de propagande que ce que pondent au jour le jour les médias sionistes. Quelqu’un bénéficie de cette propagande. Et ce quelqu'un est l’illégitime entité usurpatrice d'Israël. Le gouvernement israélien lui-même le pense (1)
Sur l’Afghanistan ? Des balivernes
Publiée plus tôt cette année par Assange sous la forme de plus de 92.000 documents, la première grande « fuite » concernait l'Afghanistan occupé. Ces documents comportaient des « dossiers secrets » sur des meurtres de civils par la Zunie et l'OTAN, avec des histoires sur Oussama Ben Laden, un croque-mitaine mort depuis longtemps, des bêtises sur les Talibans achetant des missiles air-sol, et beaucoup de mensonges sur l’ISI, l’agence de renseignement pakistanaise (2). Il n’y avait pas un seul document sur :
- la formation israélienne des Talibans (3),
- les énormes profits sur la drogue du Mossad (4), de la CIA (5) et des marionnettes zuniennes, Hamid Karzaï et son frère (6),
- les liens de Karzaï avec Unocal et le Sioniste criminel de guerre Henry Kissinger (7),
- les opérations affairistes clandestines israéliennes, mises en place pour prendre le contrôle des champs pétrolifères des pays voisins, au Turkménistan, en Ouzbékistan et au Kazakhstan (8),
- la mafia judéo-russe, entièrement protégée par l'entité sioniste, qui vend des armes aux seigneurs de guerre afghans soutenus par la Zunie (9).
Pourquoi ne mentionner aucun de ces faits et opérations extrêmement importants, dangereusement préjudiciables ? Parce que, ce faisant, ça compromettrait un régime israélien déjà condamné à l'échelle internationale.
Des journalistes, des blogueurs et des militants de l'Afghanistan occupé et de l'étranger ont fait des reportages sur le grand nombre de victimes civiles là-bas depuis le début de l'intervention zunienne, il y a plus de 30 ans. Wikileaks ne révèle rien qui n’est déjà connu ; il renforce seulement la propagande sioniste sur le « bien-fondé d’une guerre contre le terrorisme. »
Sur l’Irak ? Des ânerie
Sous la forme de près de 400.000 documents, la grande « fuite » suivante de l'organisation d’Assange, qui a obtenu plus de notoriété que la précédente, concernait l’Iraq occupé. Tout comme la désinformation sur l'Afghanistan occupé, elle incluait :
- des « dossiers secrets » sur des massacres de civils par des militaires zuniens, la torture à laquelle se livrent le criminel de guerre Nouri al-Maliki et ses forces (que, selon Wikileaks, des responsables militaires zuniens auraient tenté de faire cesser) (10),
- les manquements du régime zunien à semoncer les Blackwater (XE) pour les massacres qu’ils commettent (11),
- des exécutions brutales par l’occupant zunien et britannique mélangées à d’autres inepties sur un Al-Qaïda fictif,
- des idioties sur l'Iran qui formerait des hommes de milices irakiennes et sur des drones iraniens survolant l'Irak (12), sur l’Iran se livrant à de la contrebande d’armes, de munitions et d'explosifs vers l’Irak (13),
- des accusations ridicules contre le Hezbollah, le mouvement de Résistance libanaise, qui formerait des Irakiens à l'art du kidnapping d'enfant (14),
- des attaques calomnieuses contre la Garde révolutionnaire iranienne, et d'autres affirmations absurdes sur la République islamique qui se livrerait au meurtre d’Irakiens innocents.
Les registres de Wikileaks sur la guerre d’Irak « révèlent » aussi le nombre de victimes civiles : 66.081 (15). Ils « dévoilent » par-dessus le marché que les armes irakiennes de destruction massive ont vraiment existé, que les troupiers ont trouvé des laboratoires d’armes chimiques, des toxines adaptées au terrorisme, et des caches d'armes chimiques (16).
Il n'y avait rien de « secret » dans le fait que les forces zuniennes et britanniques massacraient, torturaient et violaient des innocents en Irak occupé. Comme en Afghanistan, avec beaucoup plus d'efficacité que Wikileaks, des journalistes Irakiens et internationaux, des blogueurs et des militants ont signalé les assassinats de civils en Irak depuis le début de l'occupation illégitime. Les militaires zuniens n'ont pas tenté de faire cesser la torture pratiquée par la marionnette al-Maliki sur des Irakiens emprisonnés abusivement, ils y ont participé. Ils lui ont ouvert la voie après l’avoir approuvée. Ils en étaient les principaux fauteurs (17). Des prisons secrètes où les barbares zuniens torturent des Irakiens innocents sont en ce moment même toujours en activité (18). La Zunie a embauché des mercenaires de Blackwater pour instiller la peur et exécuter des actes de terrorisme contre le peuple irakien, bien évidemment elle ne les a pas grondés. L’armée terroriste privée du prince Erik ne faisait que ce que lui demandait le régime zunien.
Penser que le Hezbollah forme des miliciens étrangers pour se mêler aux affaires de l'État est démence pure ; Sayyed Hassan Nasrallah a lui-même déclaré à maintes reprises que, si le Hezbollah voulait renverser le gouvernement libanais, il l’aurait déjà fait (19). Ses objectifs (comme en témoignent ses actions), sont de protéger le peuple libanais, d’assurer sa sécurité et de défendre sa dignité. Le Hezbollah ne porte pas atteinte à son propre gouvernement, il est stupide de penser qu'il pourrait saper celui d'une autre nation. La propagande visant l'Iran est pathétique, il y a assez d'armes en Irak pour des éternités grâce au soutien zunien à Saddam Hussein (20), il n'est nul besoin que l'Iran fournisse en « contrebande » des armes aux milices irakiennes. Les drones volant dans le ciel irakien appartenaient à la répugnante entité sioniste, et non pas à l'Iran (21). Les autres accusations ressemblent à des machinations exhumées de quelque donjon de clubs de réflexion sionistes et de groupes de pression salivant à la destruction de la République islamique, et non pas à un travail de dénonciateur tentant de révéler la corruption pour propager la vérité. Ces accusations servent le dossier sioniste en faveur d’une frappe militaire contre l'Iran. Ces accusations poussent encore à la guerre, pas à la paix.
Wikileaks ne doit pas avoir récupéré la bonne note de service sur les victimes civiles en Irak occupé. 66.081 est loin du compte. Leur nombre a éclipsé la borne des 1,5 millions. Rien de moins que cela. Un nombre aussi faible, surtout avancé par Wikileaks, est une fausse déclaration classique, visant à protéger le régime zunien et ses sbires. C'est une insulte aux 5 millions d'orphelins irakiens et aux 5 millions de réfugiés irakiens. C'est une gifle aux morts irakiens dont les noms ne seront jamais connus parce qu'ils ont été réduits en cendres par la Zunie et l'armement israélien. Et l’idée que des troupiers zuniens auraient trouvé des armes de destruction massive en Irak, après que le mythe des armes de destruction massive irakiennes ait été déboulonné maintes et maintes fois en tant que propagande sioniste, est franchement exaspérante. Les seules armes de destruction massive en Irak sont les bombes mark-77, le phosphore blanc, et les milliers de tonnes d'uranium appauvri répandus à Bassorah, Bagdad et Falloujah par l'armée terroriste de Zunie et les agents du Mossad israéliens positionnés stratégiquement (22).
Sous le feu au nom d’Israël
Où sont les révélations sur :
- les 55 sociétés sionistes qui profitent du sang versé irakien ? (23)
- les objets volés en Irak par des agents sionistes ? (24)
- les centaines d'agents du Mossad opérant à Mossoul ? (25)
- les installations de fabrication de bombes du Mossad à Kirkouk ? (26)
- les assassins du Mossad en poste dans plusieurs villages autour de la région dévastée de Fallujah ? (27)
- les engins explosifs improvisés à embout d’uranium appauvri de l’entreprise sioniste Zapata Engineering, qui ont massacré des milliers de gens à Najaf, Karbala et Tal Afar, pour n’en nommer que quelques-uns ? (28)
- les marchands d'armes israéliens fournissant des armes aux escadrons de la mort formés par la CIA ? (29)
- le Sioniste criminel de guerre Paul Wolfowitz, introduisant des experts es torture du Shin Bet pour former l'armée zunienne ? (30)
- la conduite des interrogatoires du Mossad et la torture dans les geôles d’Irak, notamment à Abou Ghraib ? (31)
- les faits qui reliront la guerre illégale, conçue exclusivement par des Sionistes, à Israël ?
Il n’y en a pas parce que Wikileaks ne s’intéresse pas à démasquer les véritables criminels ; son but est d’éloigner le public de la vérité pour le manipuler. C’est un tout nouveau COINTELPRO* qui recommence.
[* Ndt : programme de contre-intelligence, de brouillage de la compréhension pour embobiner les gens dans un but précis].
La première divulgation de Wikileaks visait la République islamique du Pakistan. Cette opération avait pour objectifs de donner une crédibilité à la guerre criminelle illégale d’Obama, qui avec ses attaques de drones a tué plus de 1.000 civils (32), de soulever la possibilité d'une future occupation ostensible, et de dissimuler l'ingérence d'Israël dans les territoires afghans occupés. Il est capital de remarquer que la déstabilisation du Pakistan était un objectif sioniste, puisque David Ben Gourion, l’architecte de la Nakba, en avait fait la déclaration (33).
La deuxième diffusion de Wikileaks visait la République islamique d'Iran. L'objectif de cette opération était de calomnier deux des très rares entités sur Terre résistant à Israël, le Hezbollah et l'Iran, ainsi que de dissimuler les empreintes digitales sioniste partout dans le démembrement de l'Irak. En confirmant que le programme nucléaire iranien est de nature pacifique et ne concernait en rien des fins militaires, l'AIEA avait déjà contrecarré par inadvertance le projet sioniste d’attaquer l'Iran sur la base de prémisses nucléaires (34). Les experts sionistes es controverse (hasbara) ont besoin de tenter un nouveau truc ; grâce à Wikileaks, les accusations contre l'Iran du régime Bush sioniste ont refait surface sous couvert de « révélations. » C’est truqué.
Conclusion
Une note finale est nécessaire au sujet de Julian Assange, l'homme salué comme un combattant pour la liberté, un révolutionnaire et un ami du peuple opprimé.
Lors d’une récente interview, il a déclaré, « Quand nous arrivent de tous côtés des preuves d’intrigues réelles, pour la guerre ou d’immenses fraudes financières, ça m’ennuie constamment que des gens s’occupent de prétendues conspirations comme le 11/9. » (35)
Il est ahurissant qu’Assange soit agacé par ceux qui cherchent la vérité derrière les 1,5 millions d'innocents morts en Irak occupé, les 1,2 millions de victimes dans les territoires occupés Afghanistan, et les nombreux autres innocents, hommes, femmes et enfants, morts en Palestine occupée, au Liban, Pakistan, Yémen et en Somalie. Le 11/9 est tout sauf un faux complot. Des preuves accablantes montrent que des responsables zuniens et israéliens n’avaient pas que la connaissance anticipée de l'événement, et qu’ils l’ont planifié et mis à exécution. C'était une opération sous fausse bannière de la CIA et du Mossad, montée pour protéger l'entité sioniste de toute future menace militaire et étendre dans le monde entier la domination parasitaire de la Zunie et du régime illégitime de Tel Aviv par le biais d’une « guerre contre le terrorisme » d'inspiration sioniste (36).
Celui qui, oubliant délibérément les crimes israéliens dans les territoires occupés d’Afghanistan et d'Irak, insulte les chercheurs de la vérité derrière le 11/9, diffame le mouvement vertueux du Hezbollah, propage sur l'Iran une propagande qui parachève la campagne de diabolisation infligée à la République islamique par le lobby et les médias sionistes, n'est pas un combattant pour la liberté ; ce genre d’individu est un menteur et un propagandiste.
Comme une sorte de cadeau pour jour de fête, la toute dernière « fuite » de Wikileaks sur l'Irak occupé a été remise en bloc à plusieurs grands médias publics, notamment à Al-Jazirah, au New York Times sioniste, au Der Spiegel allemand qui a diffamé le Hezbollah dans le passé en accusant odieusement la Résistance de vendre des stupéfiants (37 ), au journal français sous contrôle sioniste Le Monde, qui a aussi diffamé le Hezbollah récemment (38) et à The Guardian britannique. Ce n'est pas une fuite. Ce n'est pas une révélation. C’est un communiqué de presse. Un spectacle médiatique. Un cirque servant à dissimuler les véritables crimes.
Ceux qui s’intéressent aux fuites réelles, et de surcroît au vrai courage, devraient lire l'histoire de Mordechai Vanunu. Il a dénoncé le programme nucléaire israélien et a passé les 26 dernières années en Israël, 18 années consécutives dans des prisons inhumaines et 11 ans en isolement (39).
Comme l'Afghanistan, l'Irak a été anéanti par le régime sioniste. En traitant de la destruction de ces nations, et du massacre de millions de leurs habitants, il est indispensable de comprendre les crimes commis pour démêler le rôle d'Israël. Toute personne ou institution omettant cela est un ignorant, un lâche ou un collaborateur. Ces gens n’ont pas de place dans la cause pour la restitution des territoires occupés aux peuples autochtones et la traduction en justice de leurs bourreaux.
En soutenant Wikileaks, vous ne luttez contre l'occupant. Vous n’honorez pas les martyrs. Vous ne luttez pas contre l'impérialisme. Et vous ne rendez pas ses coups à l'oppresseur. Vous aidez Israël et la dissimulation des activités de son réseau criminel.
Wikileaks est une intox sioniste. Réveillez-vous.
Sources
(1) Wikileaks Reports Could Halt Iran's Nuclear Drive de Yaakov Katz, Jerusalem Post
(2) Wikileaks, Afghanistan and Pakistan de Muhammad Abdullah Gul
(3) Framing Pakistan: How The Pro-Israel Media Enables India's Surrogate Warfare de Maidhc Ó Cathail
(4) Intel Expert Says 9/11 Looks Like A Hollywood Show de Christopher Bollyn
(5) The Spoils Of War: Afghanistan's Multibillion Dollar Heroin Trade de Michel Chossudovsky
(6) Wikileaks Is Israel, Like We All Didn't Know de Gordon Duff, Veterans Today
(7) Profil d’Unocal sur History Commons
(8) The Great Game: The War For Caspian Oil And Gas de Christopher Bollyn
(9) Drugs For Guns: How The Afghan Heroin Trade Is Fueling The Taliban Insurgency de Jerome Starkey, The Independent ; Red Mafiya: How The Russian Mob Has Invaded America de Robert Friedman
(10) Iraq War Documents Shed Light On Civilian Deaths, Prisoner Abuse de David Wood
(11) Iraq War Logs: Private Militarization Run Amok de Pratap Chatterjee, The Guardian
(12) US Shot Down Iranian Drone In Iraq, Wikileaks Confirms de Adam Weinstein
(13) Leaked Reports Detail Iran’s Aid for Iraqi Militias de Michael R. Gordon et Andrew W. Lehren, The New York Times
(14) Wikileaks Tip Iran's Hand In Iraq de Samuel Segev, Winnipeg Free Press
(15) Iraq War Leaks: No US Investigation Of Many Abuses de Al-Masry Al-Youm
(16) Wikileaks Show WMD Hunt Continued In Iraq – With Surprising Results de Noah Shachtman
(17) Iraq Today: Afflicted By Violence, Devastation, Corruption And Desperation de Stephen Lendman
(18) Lawless Arrests, Detentions And Torture In Iraq de Stephen Lendman
(19) Sayyed Nasrallah: Bellemare, UN Protecting False Witnesses d’Al-Manar
(20) Ho Hum, More Wikileaks Chickenfeed de Gordon Duff, Veterans Today
(21) Israeli Drones Said Operating Over Iraq And Afghanistan de Yossi Melman, Haaretz
(22) The Zionist Murderers Of Iraq de Jonathan Azaziah
(23) Fifty-five Israeli companies said to be operating in Iraq under assumed names, de l’agence de presse Yaqen, traduction de Muhammad Abu Nasr
(24) Israel Hopes To Colonize Parts of Iraq as 'Greater Israel' de Wayne Madsen.
En français : Le « Grand Israël » coloniserait une partie de l’Irak
(25) Facts Vs.
Beliefs –Today’s Ancient Warfare de Jeff Gates
(26) Resistance Kills Mossad Agents In Iraq de The Egyptian Gazette
(27) Israel's Battle In Fallujah de Rashid Khashana, Al-Hayat
(28) Iraq IEDs: Mossad/Zapata Engineering Conspiracy? de Cloak et Dagger ; Israeli Made IEDs and US Zapata Engineering made IED Triggers Are Killing US, Canadian And NATO Soldiers de NB Gazette
(29) Israeli Officer Sells Weapons To Terrorists In Iraq de Press TV ; CIA Death Squads Operating In Iraq d’Henry Michaels
(30) Seymour Hersh And The Missing Zionist-Israeli Connection de James Petras
(31) Mossad Does Interrogations in Iraqi Jails: Human Rights Group de China Radio International English ; What Were Mossad Agents With Fraudulent New Zealand Passports Doing In Iraq? de Jerry Mazza
(32) US Drone Strikes Kill 18 In Pakistan de Press TV
(33) Mossad And India Spy Agency Team Up, Target Pakistan de Tariq Saeedi
(34) IAEA report: zero evidence of Iran nukes. US Orwellian corporate war media: Iran building nukes? De Carl Herman, Los Angeles Examiner
(35) Wanted By The CIA: The Man Who Keeps No Secrets de Matthew Bell, The Independent
(36) 9/11: Israel's Grand Deception de Jonathan Azaziah
(37) Hezbollah Denies Der Spiegel's 'Cheap Fabrications' d’Al-Manar
(38) Le Monde: A Group Affiliated With Hezbollah Takes Photos Of The Hague de NOW Lebanon
(39) The Woman From Mossad: The Story Of Mordechai Vanunu And The Israeli Nuclear Program de Peter Hounam

 

Jonathan Azaziah*

*Original : www.maskofzion.com/2010/10/wikileaks-is-zionist-poison.html
Traduction copyleft de Pétrus Lombard

01/12/10



2) Politique d'Israël

2-1 Djerrad Amar : Israël, l'un des rares pays épargnés

WikiLeaks, le monde tu tromperas ?
En faisant le lien avec les déclarations d’Assange complimentant Netanyahu d’homme pas “naïf” mais un “politicien sophistiqué” ou encore “(...)

Netanyahu a fait une déclaration intéressante disant que les dirigeants devraient dire en public ce qu’ils disent en privé, [ce qui] conduira à une sorte d’intensification du processus de paix au Moyen-Orient et en particulier en relation avec l’Iran”, il est certain qu’il y a connivence.
Selon de nouvelles révélations faites par “Al-Haqiqa”, un site de journalisme d’investigation, reprises par plusieurs sites, Assange aurait rencontré des responsables israéliens à Genève avec qui il aurait conclu un pacte secret consistant à ne pas divulguer ce qui peut nuire à Israël, surtout ceux provenant des ambassades américaines de Tel-Aviv et de Beyrouth sur les périodes correspondant aux attaques israéliennes au Liban et à Gaza.
L’assurance est que ces documents seraient “enlevés” avant les publications. “Veterans Today” aussi, qui titre dans son site : “Démoli, Wikileaks sert Israël”, accuse Assange, selon un rapport publié, “de recevoir de l'argent du Mossad lors d'une réunion de Genève… [d’avoir] accepté de laisser à Israël de choisir et de censurer toutes les fuites de WikiLeaks”. Si l’on ajoute qu’il a traité de menteurs, dans une vidéo, les partisans de la “vérité sur l’attentat du 11/9” que l’on qualifie d’adeptes des “thèses complotistes” alors même Fox News admet des vérités sur cet attentat, nous sommes en droit de questionner sur ses buts ! Ses attitudes ont provoqué le mécontentement de ces collaborateurs  entraînant une scission. Les dissidents lui reprochent de passer des accords avec des médias choisis — sans les consulter et contre leur volonté — dont ils ignorent les contenus.
Devant ce manque de transparence, plusieurs d’entre eux, dont Daniel Domscheit-Berg, ont dû quitter WikiLeaks pour lancer leur propre site “OpenLeaks”, “pour réaliser l’objectif initial de Wikileaks”, selon une interview qu’il a accordée au journal allemand Die Tageszeitung. Il a été constaté, étrangement, que l’évènement aussi important que la guerre au Liban soit passé sous silence ; créant un “vide” documentaire bizarre.
On comprend dès lors la déclaration de B. Netanyahu annonçant avoir “pris les devants” et son empressement à réagir le 1er favorablement aux “fuites” en disant que “pour la 1re fois (…) il y ait consensus (…) que l'Iran est la menace (…) Quand les dirigeants ont la volonté de dire à leur peuple la vérité, cela sert la paix (…)”. En faisant le lien avec les déclarations d’Assange complimentant Netanyahu d’homme pas “naïf” mais un “politicien sophistiqué” ou encore “(...) Netanyahu a fait une déclaration intéressante disant que les dirigeants devraient dire en public ce qu’ils disent en privé… [ce qui] conduira à une sorte d’intensification du processus de paix au Moyen-Orient et en particulier en relation avec l’Iran”, il est certain qu’il y a connivence. Ses révélations sont d’une grande utilité dans la guerre de désinformation que mènent de concert dans la même stratégie l’Amérique et les sionistes.
Certains  voient en WikiLeaks une “psy op made in Israël” (opérations psychologiques) destinées à donner l'illusion d'une “information libre et renégate”, afin d’influencer les raisonnements objectifs et les comportements pour mieux faire accepter leurs projets bellicistes. Il se trouve, hélas, dans le “monde arabe”, des “caisses de résonance” qui reproduisent ou acceptent sans recule et sans réflexions ce genre d’informations subversives et qui trouvent, de bonne foi peut-être, matière à s’en servir contre leur propre pays ou contre des pays amis tombant ainsi en plein dans le piège, alors que beaucoup de signes dévoilent un complot.
D’abord, il y a les cibles géopolitiques sélectionnées, ensuite les médias choisis connus pour être pro-sionistes et enfin la déclaration de H. Clinton affirmant que “ceux qui liront ces notes diplomatiques concluront que les craintes concernant l'Iran sont fondées (…) partagées et continueront d'être le leitmotiv de la politique que nous poursuivons, avec nos partenaires, afin d'empêcher l'Iran de se doter de l'arme nucléaire”.
Ces documents américains, d’apparence les desservant, s’avèrent converger vers les pays déjà ciblés dans cette stratégie américano-sioniste. Ils donnent des Arabes une image dégradante faite de lâcheté et de traîtrise afin de créer un climat de haine, d’adversité entre  Arabes, musulmans et chrétiens. Ils visent à compromettre l’avenir de certaines personnalités en ternissant leur image car refusant de se rallier à leur projet d’agression contre l’Iran entre autres, mais aussi à déchoir certains de leurs serviteurs devenant inutiles.
Dans cette avalanche de “fuites”, aucun haut placé au sein de l’establishment US et israélien n’a été inquiété. Celles diffusées sur eux semblant les mettre dans “l’embarras” — notamment celles qui dévoilent “l’appréciation” que font les représentants américains des dirigeants “amis” — s’analysent comme “basiques” et souvent connues, sans impact comparées à l’information stratégique glissée relatives à l’Iran, les Arabes et les musulmans.
D’autres informations font état d’une tractation entre un journal libanais et Assange dans l’espoir de se procurer, contre de l’argent, en particulier un important PV d’une réunion tenue à l'ambassade américaine à Beyrouth, le 24 juillet 2006. Réunion déterminante dans la guerre contre le Hezbollah et ses alliés. Mais les documents reçus par Al-Akhbar s’avèrent sans importance. On comprend donc  qu’Assange est un homme négociable, prêts à se censurer et à trahir. Dans ces conditions, il ne s’agit plus de probable manipulation, mais de collusion pour de l’argent.
Alors, Assange objet d’une manipulation, rusé négociant ou faisant partie du système sioniste qui domine la plupart des médias ? Comme rien ne peut plus désormais être caché, l’avenir proche nous dira si WikiLeaks est bien ce site qu’il prétend être; un Hoax, ce canular informatique, ou bien un autre instrument de domination et de propagande obéissant à la devise du Mossad : “Par la tromperie, la guerre tu mèneras.”

Djerrad Amar
Jeudi 16 décembre 2010Tous droits réservés LIBERTE.
Publié le 16 décembre 2010 avec l'aimable autorisation de Liberté.


 

SourceLiberté
http://www.liberte-algerie.com/...

 


2-2 Jeff Gates : WikiLeaks - La Tel Aviv Connection.

Que va faire Tel-Aviv, maintenant que tout le monde sait que ce sont les Israéliens et les pro-israéliens qui ont « mis au point » les rapports de renseignement qui ont incité les Etats-Unis à faire la guerre à l’Irak ?

Tu me trompes une fois : honte à toi ! Tu me trompes deux fois : honte à moi !

Embrouille-moi constamment durant soixante ans, et tu peux oublier notre relation, la crédibilité d’Israël en tant qu’Etat nation légitime est cuite.

Tel-Aviv le sait fort bien. Mais que peut faire l’Etat sioniste. Réponse : Wikileaks.

Pourquoi maintenant ?

Erreur de trajectoire. Dirige le projo sur Washington, ça permettra de l’éloigner de Tel-Aviv. C’est du psy-op de grand papa de bon aloi. Et défie la crédibilité des Etats-Unis. Voilà, c’est ça, Wikileaks !

Tout investigateur crédible commencerait par poser la question : à qui cela profite-t-il ? Ensuite, il examinerait les moyens, les mobiles et l’opportunité, à quoi s’ajouterait la présence d’un service de renseignement digne d’un Etat nation stable à l’intérieur même des Etats-Unis.

A part Israël, qui d’autre pourrait être un candidat crédible ? Avez-vous remarqué la rapidité avec laquelle le rôle d’Israël dans le processus de paix a disparu des infos ? Maintenant, il n’est question que de l’Iran, encore de l’Iran et toujours de l’Iran. Au profit de qui ?

Tel-Aviv sait que les renseignements bidon sur l’Irak conduisent à ceux qui sont experts dans l’art de lancer des guerres « par la tromperie » (pour reprendre le leitmotiv du Mossad). Wikileaks s’illustre par défaut, par l’absence de toute info susceptible de porter atteinte aux objectifs israéliens.

Mais Tel-Aviv n’en encourt pas moins un danger sans précédent : la transparence. Les Américains savent (désormais) qu’ils se sont fait avoir. Et Israël redoute, à bon escient, que les Américains ne prennent bientôt conscience de qui les a eus.

Un soutien tiède ne suffira pas

Obama s’est comporté de la manière qu’avaient anticipée ceux qui ont manigancé sa présidence. Seul quelqu’un d’incapable de comprendre la puissance du lobby israélien pourrait être surpris par l’absence de changement dans la politique américaine au Moyen-Orient.

Obama a-t-il hésité un seul instant à soutenir la stratégie récente d’Israel consistant à saboter les négociations de paix ? En absence de paix, les Etats-Unis continueront à être la cible de ceux qui sont outragés par le soutien indéfectible que l’Amérique apporte au comportement de brute d’Israël dans la poursuite de ses objectifs expansionnistes.

Confirmant l’influence du lobby (sioniste), Netanyahu a annoncé qu’il s’opposerait à tout gel des constructions de colonies en territoire palestinien tant qu’il n’aurait pas contraint Obama à lui signer un chèque de 3 milliards de dollars de dessous-de-table. En échange d’un gel de quatre-vingt-dix jours, qu’Obama propose, quelle forme de pot-de-vin l’Amérique fournira-t-elle ? Vingt avions supersoniques F-35 à 150 millions de dollars pièce (sans compter les pièces de rechange, l’entretien, la formation et l’armement). 

Cela représente 231 millions de dollars par semaine, ou 1 373 626 dollars par heure. Qu’est-ce que les Etats-Unis percevront, en échange ? Un gel partiel et temporaire sur des colonies. Combien de fois cette ruse va-t-elle encore marcher ? 

Israël a toujours éludé un accord de paix depuis le moment où il a chassé les Palestiniens de leurs terres en 1948 et il s’est emparé de terres supplémentaires en 1967 pour mettre en œuvre la géopolitique qui est la sienne aujourd’hui.

Si Israël devait un jour parvenir à un accord avec les Palestiniens, on ne sait jamais, la Secrétaire d’Etat Hillary Clinton propose que ce soit un « accord global de sécurité ». A quel prix, nul ne le sait. Le Congrès US a d’ores et déjà budgété quelque 30 milliards de dollars consacrés à Israël durant la décennie écoulée. Ces derniers 3 milliards de dollars viennent s’y ajouter, par-dessus le marché.

Mais cela n’inclut pas le coût pour la crédibilité américaine que représenterait une proposition d’opposer un véto américain à toute reconnaissance de la Palestine en tant qu’Etat par l’Onu. Et un engagement à Ne Plus Jamais (Never Again) exercer la moindre pression sur Israël à propos de la colonisation. S’ajoute à cela le fait que le fameux gel omet Jérusalem-Est où Tel-Aviv persiste à ouvrir de nouveaux chantiers de construction d’appartements. 

Tout est dans le timing

En programmant sa dernière incursion en date à Gaza entre la Noël 2008 et l’intronisation d’Obama en janvier 2009, Tel-Aviv s’est assuré d’une opposition seulement silencieuse au cours de la période des fêtes aux Etats-Unis. Par conséquent, personne n’a été surpris de voir un agent provocateur monter une opération le jour du Tanksgiving 2010, tandis qu’Israël démolissait une mosquée et un village palestinien en Cisjordanie.

Après sept heures de pourparlers non-stop, Hillary Clinton louangea Netanyahu, le qualifiant d’ « homme de paix ». En retour, il se contenta de consentir à « poursuivre le processus ». Pendant ce temps-là, les élections américaines indiquaient une victoire majeure pour Israël lorsque le chef de la nouvelle majorité républicaine Eric Cantor, un juif sioniste, annonça que la nouvelle majorité jouerait le rôle de « contrôleur de l’administration Obama ».

Le lobby israélien a de bonnes raisons de se gausser. Confirmant la duplicité de longue date, le ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Lieberman a affirmé qu’un « accord définitif est impossible ».

La publication par Wikileaks de télégrammes diplomatiques confidentiels fournit à Israël l’opportunité de saper les relations des Etats-Unis avec le monde entier tout en infligeant de surcroît un dommage durable aux intérêts américains au Moyen-Orient. Après ce coup-là, quel pays pourrait-il faire confiance aux Etats-Unis en matière de préservation de la confidentialité ? En octobre, la Turquie a demandé aux Etats-Unis de ne plus partager de données de renseignement avec Israël. Et aujourd’hui, qui osera encore partager du renseignement avec les Etats-Unis ?

Cela pourrait signaler le début de la fin de la présidence Obama, les échecs de sa politique intérieure étant éclipsés par ses flops en politique étrangère.

Cela pourrait aussi marquer le début de la mise en scène des primaires en vue de la présidentielle de 2012, avec un Obama affaibli contraint de nommer Clinton en tant que coéquipière ou de s’écarter afin de la laisser conduire la campagne.

La campagne présidentielle d’Hillary Clinton, en 2008, promettait la reconnaissance de « Jérusalem réunifiée en tant que capital [d’Israël] ». Tel-Aviv était aux anges. Une deuxième présidence Clinton ne ferait que garantir une nouvelle victoire à Israël – et toujours pas de paix.

Les opérations psychologiques israéliennes visent toujours plus buts à la fois.
Wikileaks ne fait pas exception.

Jeff Gates

on Criminalstate.com, 30 novembre 2010

http://criminalstate.com/2010/11/wikileaks-the-tel-aviv-connection/

Source et traduction : Marcel Charbonnier

http://www.palestine-solidarite.org:80/analyses.Jeff_Gates.301110.htm



3) Politique des Usa

3-1 WikiLeaks : USA œuvrent pour priver d'armes le Hamas et le Hezbollah.

Washington s'emploie discrètement à empêcher la fourniture d'armes iraniennes et syriennes à des organisations islamistes au Proche-Orient, écrit mardi le Guardian, en citant des télégrammes diplomatiques américains divulgués par le site internet WikiLeaks.

Les Etats-Unis, qui dans nombre de cas bénéficient de renseignements fournis par Israël, font pression sur les gouvernements des pays arabes pour qu'ils ne coopèrent en rien à la contrebande d'armes destinées au Hamas palestinien ou au Hezbollah libanais, écrit le journal britannique.

Ainsi, selon certains mémos du département d'Etat, Washington avait demandé en janvier 2009 aux autorités soudanaises de ne pas autoriser la livraison d'armes iraniennes censées être fournies au Hamas dans la bande de Gaza, au moment de l'offensive israélienne qui fit 1.400 morts côté palestinien.

L'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, le sultanat d'Oman et le Tchad avaient, de même, été informés des projets iraniens et Washington les avait avertis que toute livraison d'armes serait une violation des résolutions de l'Onu interdisant les exportations iraniennes d'armes, continue le Guardian.

ENTRAVER DES LIVRAISONS IRANIENNES

En mars 2009, la chaîne américaine CBS avait rapporté que des appareils israéliens avaient attaqué deux mois plus tôt un convoi d'armes présumées au Soudan, faisant plus de 30 morts, dans le but d'empêcher des livraisons au Hamas.

Selon les mémos du département d'Etat, Khartoum avait alors en privé accusé Washington d'avoir mené deux raids aériens dans l'est du Soudan: l'un en janvier 2009, qui avait fait 43 morts et détruit 17 véhicules, et un autre le 20 février de la même année, qui avait fait 45 morts et détruit 14 véhicules.

En mars 2009, les Etats-Unis avaient informé la Jordanie et l'Egypte de nouveaux projets iraniens d'envois d'armes en Syrie, d'où elles devaient être expédiées au Soudan et de là au Hamas, écrit le Guardian.

Washington avait demandé à ce que les avions impliqués dans ces livraisons soient contraints d'atterrir pour être inspectés, ou bien à ce qu'on les frappe d'interdictions de survol. Les mémos ne disent pas si, au bout du compte, ces livraisons-là avaient pu avoir lieu.

En avril 2009, le ministre égyptien de l'Intérieur, le général Habib el Adli, a été selon les câbles diplomatiques américains à l'origine du démantèlement d'une cellule du Hezbollah dans le Sinaï et il a pris des "mesures pour perturber l'acheminement d'armes iraniennes du Soudan vers Gaza, via l'Egypte", lit-on dans le Guardian.

A la fin de ce mois-là, le chef des services de renseignement égyptiens, Omar Soleiman, avait déclaré aux Américains que Le Caire "réussissait" à empêcher l'Iran de fournir un soutien financier au Hamas, continue le Guardian.

(Adrian Croft, Eric Faye pour le service français)

7 décembre

(Reuters)

http://www.euroinvestor.fr/news/story.aspx?id=11467614

 


Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19



29/12/2010

n°564 - Journal de Palestine - 01-12 au 28-12- Début - Le poignard d’Obama dans le dos de la paix et de l’État palestinien.

n°564 - Journal de Palestine -  01-12  au  28-12- Début - Le poignard d’Obama dans le dos de la paix et de l’État palestinien. 


          Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

     Sa diffusion est un acte de résistance.

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal de Palestine

n°564                           01-12  au  28-12

C.De Broeder          &   M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

a) sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire

Tiré à part

Le poignard d’Obama dans le dos de la paix et de l’État palestinien.

Raids aériens sur Gaza: comble du cynisme l’occupation bombarde, assassine, assiège et porte plainte à l'ONU.

Cynisme: Israël porte plainte à l'ONU contre Gaza, et y bombarde …  

Moyen-Orient - Après l’échec programmé du sommet de Washington.

1 Résistance

Détails par région:

2 Décompte des pertes humaines

Suite

3 Politique

Politique Palestinienne

Politique Israélienne

4 Politique internationale des territoires occupés 

1 La lutte pour la libération dans les  territoires occupés

Fin

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Video : Le-convoi-Viva-Palestina5-est-a-Gaza-

5-2 Video : Wikileaks : Les étranges fuites de Wikileaks servent aux Israéliens.

5-3 Video : La Réalité Juive: Ce Qu'on Ne Sait Pas Sur Les Juifs

5-4 Video : Les autorités israéliennes démolissent 7 maisons palestiniennes à Lydda.

5-5 Chanson pour la Paix.

5-6 Une interview de David Cronin : Comment l’Europe concourt à l’occupation de la Palestine.

6 Les brèves

6-1 Le Proche-Orient est lui aussi dans une phase de transition politique.

6-2 Le Hamas exige l’arrêt des coopérations entre l’Autorité autonome et Israël . 

6-3 La construction d’une nouvelle ville palestinienne est interdite.

 



01-12 au 28-12: Peuple Palestinien : 6 tués   -  2 blessés

                         Occupants              :  0 tué      -    0 blessé



Tiré a part

Le poignard d’Obama dans le dos de la paix et de l’État palestinien.

De pseudo-discussions en tergiversations, le gouvernement nord-américain vient, en n’exigeant plus l’arrêt de la colonisation par Israël en Palestine, de porter un mauvais coup contre la paix.
C’est la négation totale du droit international. Personne ne peut comprendre cette impunité totale dont jouit la direction israélienne
de la part de toutes les instances internationales.  
Accepter la poursuite de la colonisation et la destruction des maisons à Jérusalem-Est revient exactement à renier les résolutions des Nations unies sur les frontières
des deux États. C’est accepter ce qu’on ne peut qu’appeler «une occupation» d’un État – Israël – sur un autre État, la Palestine. On veut nous faire croire, une fois de plus, qu’il s’agit d’une démarche tactique. C’est faux! L’histoire prouve désormais que les États-Unis et d’autres sont des soutiens actifs à la politique des gouvernements israéliens successifs contre la création d’un État palestinien. La direction israélienne est la seule au monde à bénéficier de tels soutiens contre tous les principes de droit universellement reconnus.
Aussi, incompréhensible et inadmissible est la position de M. Obama, refusant la reconnaissance par le Brésil
et l’Argentine, ces derniers jours, de l’État palestinien.
Tout cela tourne le dos à l’objectif proclamé de M. Obama de faire de «
la résolution du conflit israélo-palestinien», l’un des grands objectifs de son mandat.
Cette volte-face de la direction américaine ne servira qu’à légitimer la poursuite de l’inadmissible colonisation et à encourager le rouleau compresseur de la direction israélienne à spolier avec violence le peuple palestinien.
Revenant d’une tournée à Gaza et en Cisjordanie,
avec d’autres parlementaires européens, je dois témoigner de la demande pressante des parlementaires palestiniens, des forces politiques, des associations, de la société palestinienne que l’Union européenne s’implique activement dans un processus de paix.
Que le mouvement associatif, politique, pacifiste,
ici en France et en Europe, qui réclame la justice et la paix entre les deux États, se remobilise, intervienne de multiples façons auprès de l’administration américaine, des autorités européennes et du gouvernement français pour qu’enfin s’ouvre un véritable processus de paix. Que l’Union européenne et sa nouvelle ministre aux Relations extérieures montrent qu’elles servent à quelque chose. Il faut reprendre le processus de paix, arrêter la spoliation du peuple palestinien et la colonisation. Par
Patrick Le Hyaric, directeur de l’Humanité
et député au Parlement européen, membre de la commission des relations avec le Conseil législatif palestinien.

Lundi 13 Décembre 2010

http://french.irib.ir


Raids aériens sur Gaza: comble du cynisme l’occupation bombarde, assassine, assiège et porte plainte à l'ONU.

Le ministère des Affaires étrangères de l’occupation israélienne a déclaré aujourd’hui que son entité sioniste a porté aujourd’hui plainte auprès de l’ONU, en dépit de ses crimes très flagrants commis récemment contre les habitants de Gaza.

En ignorant les nouveaux assassinats commis par l’aviation de guerre de l’occupation israélienne contre les innocents Gazaouis, l'ambassadeur israélien auprès de l'ONU Meron Reuven a adressé une  lettre au conseil de sécurité et au secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon dénonçant les tirs de roquettes de provenance de la bande de Gaza.

Le communiqué sioniste, pour justifier les crimes barbares de l’armée israélienne, a plaidé que l’occupation (Israël) a exercé et continuera d'exercer son droit à l'autodéfense ( l’agression sauvage), accusant le Hamas responsable à ces incidents, au moment où l’aviation de guerre de l’occupation n’a jamais cessé depuis sa guerre néonazie de « Plomb durci » de survoler les cieux de la bande de Gaza, soit de bombarder des citoyens innocents sur les tunnels, de massacrer d’autres dans leurs localités de travail, ou de prétendre de contre attaques indispensables contre des soupçonnés résistants alliés ou non au Hamas.

Alors que des médias hébreux ont rapporté, hier, du chef d'état-major israélien, le général Gaby Ashkenazi, que des groupes armés de la bande Gaza avaient pour la première fois utilisé récemment un missile antichar russe de type "Kornet", ce qui a suscité, selon ces médias, son inquiétude envers l’intensification des tirs palestiniens anti-chars.
Notons que  les avions de guerre de l’armée israélienne ont lancé récemment à plusieurs reprises des raids contre de diverses régions dans la bande de Gaza, assassinant un certain nombre de citoyens innocents et endommageant une usine de fromage.

23/12/2010

 http://www.palestine-info.cc/fr/


Cynisme: Israël porte plainte à l'ONU contre Gaza, et y bombarde …  

« Israël », qui ne cesse de bombarder la bande de Gaza, a porté plainte auprès de l'ONU à la suite des tirs de riposte palestinienne contre le sud des territoires occupés.
Selon la version israélienne, depuis le 19 décembre, 3 roquettes et 18 obus de mortier ont été tirés vers le sud d' « Israël », sans faire de tués parmi les rangs de colons israéliens. Alors que des dizaines de Palestiniens sont tombés en martyre, ou blessés par les bombardements israéliens, en novembre.
« Les incidents de ces derniers jours s'intègrent dans une escalade des attaques terroristes en provenance de la bande de Gaza », a prétendu l'ambassadeur israélien auprès de l'ONU Meron Reuven dans une lettre adressée au conseil de sécurité et au secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon.
« En réponse à ces attaques, Israël a exercé et continuera d'exercer son droit à l'auto-défense », a également indiqué le communiqué israélien. 
Notons que l'aviation israélienne a fortement bombardé la bande de Gaza, sous prétexte de viser une base d'entraînement des Brigades Ezzedine al-Qassam, la branche armée du Hamas.
Or les images publiées par notre chaine, ont montré la destruction d'une usine de laiterie. 

Deux Palestiniens ont été blessés, selon une source médicale.

22/12/2010

http://www.almanar.com.lb


Moyen-Orient - Après l’échec programmé du sommet de Washington.

L’échec des négociations israélo-palestiniennes, ouvertes le 2 septembre à Washington sous le patronage des dirigeants américains, était prévisible et quasiment annoncé.

En Palestine occupée comme en Palestine annexée, une nouvelle Intifada semble sur le point de naître...

Cette énième rencontre avait été voulue par l’administration Obama pour montrer l’engagement du président américain à relancer un prétendu "processus de paix". George Mitchell, l’émissaire nommé par Obama pour s’occuper du Proche-Orient, a beaucoup voyagé. Il a maintes fois rencontré le Premier ministre israélien Nétanyahou, le pré­sident de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas. Une phase de "négociations indirectes" avait commencé au début de l’année 2010 qui a vu se multiplier les navettes diplomatiques ; tout cela pour aboutir à une reprise de négociations qui ne pouvait pas aboutir.

S’il y a une démonstration qui n’est plus à faire, c’est bien celle de la totale continuité de la politique d’Obama par rapport à celle de ses prédécesseurs, sur cette question comme sur bien d’autres.

Pas plus que Bush, Obama n’a cherché à contraindre les dirigeants israéliens à négocier réellement. Il en aurait les moyens : Israël a un besoin vital de l’aide financière américaine, sans laquelle il lui serait impossible d’entretenir une des armées les plus modernes du monde ou même de financer l’implantation de colonies de peuplement en Cisjordanie. Mais, pour les dirigeants du gendarme de l’ordre impérialiste que sont les États-Unis, Israël est un allié précieux dans cette partie du monde stratégique à leurs yeux. Depuis sa création, Israël a joué le rôle d’une sorte de supplétif en permanence utilisable contre les peuples et les autres États du Proche et du Moyen-Orient. Mais comme tous les hommes de main, les dirigeants israéliens ont leurs propres exigences, qu’ils savent pouvoir obtenir en contrepartie des services rendus, d’où le soutien indéfectible des États-Unis.

Toutefois, Israël n’est pas le seul allié de l’impérialisme dans cette région du monde. Nombre d’États arabes le sont également, en particulier l’Arabie saoudite et l’Égypte. Vis-à-vis de ces États et de leurs opinions publiques, les dirigeants américains doivent donner l’impression qu’ils ne se désintéressent pas du sort des peuples arabes, et en particulier de celui du peuple palestinien. C’est la raison d’être de cette succession régulière d’opérations à grand spectacle baptisées abusivement "relances du processus de paix".

Cette fois-ci, la mise en scène du sommet de Washington a nécessité d’obtenir un geste du côté israélien pour que le dirigeant palestinien Mahmoud Abbas puisse accepter de participer à cette rencontre sans perdre complètement la face.

Sous la pression américaine, le gouvernement Nétanyahou avait fini par décréter un moratoire partiel de dix mois de la colonisation en Cisjordanie. C’était une concession bien limitée car ce gel des constructions excluait celles qui avaient déjà été décidées avant le mois de novembre 2009 ainsi que l’intégralité de la zone de Jérusalem-Est. Nétanyahou avait dit et redit à l’avance qu’il ne prolongerait pas ce moratoire. Et quand celui-ci est arrivé à échéance le 26 septembre, les colons israéliens ont organisé des rassemblements dans plusieurs colonies de Cisjordanie, au cours desquels étaient posées les premières pierres de nouvelles constructions.

En réaction, Mahmoud Abbas annonçait qu’il mettait fin aux rencontres avec le Premier ministre israélien. Il ne pouvait pas continuer de participer à ce simulacre de négociations sans risquer de perdre le peu de crédit qu’il lui restait. Pour autant qu’il lui en reste...

La colonisation à Jérusalem-est...

En réalité, le moratoire, dénoncé d’une façon virulente par l’extrême droite israélienne, n’a pas du tout empêché la colonisation de se poursuivre.

Le moratoire excluait la zone de Jérusalem-Est qui est l’une des principales zones de colonisation, avec déjà plus de 200000 colons établis. La partie orientale de Jérusalem est un des enjeux importants, à la fois politique et symbolique, qui oppose les dirigeants israéliens aux Palestiniens. Les Palestiniens n’ont jamais reconnu son annexion au lendemain de la guerre des Six jours de 1967 et, encore aujourd’hui, majoritairement habitée par une population arabe, elle est revendiquée par l’Autorité palestinienne comme capitale d’un futur État palestinien.

De leur côté, les autorités israéliennes cherchent à chasser de Jérusalem les 260000 résidents arabes, par tous les moyens : destruction des habitations construites sans permis de construire, ce qui est le cas de la plupart des constructions récentes car la mairie, dirigée par les Israéliens, refuse systématiquement d’en accorder à des citoyens arabes de Jérusalem-Est ; rachat de maisons par des organisations d’extrême droite soutenues par cette même mairie ; expulsion pure et simple de Palestiniens dont les maisons ont été déclarées comme ayant "appartenu à des Juifs"...

Par ailleurs, l’implantation d’une ceinture de colonies à l’est de Jérusalem s’inscrit dans un plan de constitution d’un Grand Jérusalem majoritairement juif, visant à rendre irréversible l’annexion israélienne de la ville.

... Et dans le reste de la Cisjordanie

Moratoire ou pas, la colonisation s’est en fait poursuivie dans toute la Cisjordanie, et cela tout à fait officiellement. Après l’annonce, en mars 2010, de la construction de 112 nouveaux logements dans la colonie de Betar Illit, les autorités israéliennes ont déclaré, en réponse aux protestations que leur décision avait suscitées, que le moratoire prévoyait des exceptions "en cas de problèmes de sécurité".

Les colonies dites sauvages ont bénéficié de la complaisance, voire de la complicité du gouvernement : les colons installés illégalement sur des terres appartenant à un paysan arabe sont rarement délogés par les soldats israéliens. Et quand, parfois, c’est le cas, ils savent qu’il leur suffira de revenir une fois, deux fois, autant de fois qu’il faudra, mais qu’ils finiront par rester. C’est ainsi que, depuis des années, la colonisation s’est développée avec l’aide des gouvernements israéliens, puisque les colonies finissent par être raccordées au réseau électrique et à toutes les infrastructures nécessaires à une implantation durable.

Le nombre de colons a presque doublé depuis 1993, s’accélérant même ces dernières années. D’après la dernière enquête de l’organisation israélienne des droits de l’homme B’Tselem, s’appuyant sur des sources gouvernementales, il y aurait aujourd’hui plus de 300000 colons en Cisjordanie (sans compter ceux installés à Jérusalem-Est), résidant dans 121 colonies et une centaine d’"avant-postes", terme désignant de petites implantations non encore officiellement légalisées par le gouvernement. De son côté, l’État israélien a étendu son contrôle territorial par le biais de bases militaires, de champs de tir, de réserves naturelles, de routes, auxquels il faut ajouter les terres dont les Palestiniens ont été expropriés pour construire la "barrière" dite "de sécurité", censée suivre la frontière de 1967, mais dont 85% du tracé court en fait en Cisjordanie.

Le rapport dresse la liste de toutes les aides sans lesquelles la colonisation n’aurait pu se développer : aides au logement et à l’éducation, mais le gouvernement finance également des cliniques, les salaires des travailleurs sociaux, l’achat de véhicules de sécurité, la construction de synagogues, de centres communautaires... L’industrie et l’agriculture bénéficient aussi de nombreux avantages et des allégements fiscaux leur sont accordés. Une politique d’exclusion sociale et de violence L’expansion coloniale faite d’expropriations et de vols des terres a pour pendant une politique raciste et oppressive, comme en témoigne la situation faite aux Palestiniens d’Israël, considérés comme étant des citoyens de seconde ou de troisième zone, aux droits légalement restreints. Un nombre important de lois discriminatoires a été édicté à leur encontre. Sans les citer toutes, il faut au moins mentionner les lois sur la terre, qui la réservent quasi exclusivement à la population juive, du seul fait que leur attribution doit préalablement être acceptée par des institutions sionistes, au premier rang desquelles le Fonds national juif.

Quant aux droits civils et politiques dévolus aux Palestiniens d’Israël, ils sont eux aussi restreints. Un Arabe israélien peut par exemple voir sa citoyenneté révoquée pour déloyauté à l’égard de l’État, sans même qu’il y ait eu une condamnation pénale. Sur le plan des droits politiques, économiques et sociaux, les Arabes israéliens sont tout aussi discriminés. La loi fondamentale sur la Knesset prévoit par exemple qu’une liste de candidats ne pourra pas participer aux élections si ses objectifs ou ses actions critiquent expressément ou implicitement l’existence de l’État d’Israël en tant qu’État du peuple juif, ou la nature démocratique de cet État. Cette loi qui vise les partis palestiniens pourrait tout aussi bien être appliquée à des candidats de partis juifs, dès lors que ceux-ci exprimeraient leur hostilité au sionisme. C’est d’ailleurs l’essence de cette loi que l’actuel gouvernement voudrait maintenant étendre, non plus aux seuls candidats aux élections, mais à tous les candidats à la naturalisation.

Concernant enfin le domaine économique, la loi sur les Zones prioritaires nationales (ZPN) donne au gouvernement la liberté de classer les villes et les villages en ZPN, ce qui leur donne droit à d’importantes subventions. Inutile de préciser que les zones d’habitat arabe sont oubliées dans ces classements.

Et il est des situations, comme à Gaza, où les autorités israéliennes exercent une violence permanente à l’encontre des Palestiniens. Dans cette enclave, plus d’un million et demi de Palestiniens sont dans la ligne de mire de l’armée israélienne. Au moindre soubresaut, à la moindre velléité de secouer le joug qui les enferme et les isole du monde, ils subissent la mitraille et les bombardements. C’est dans un champ de ruines que vivent les Gazaouis, à un niveau proche de la famine du seul fait des restrictions imposées par le blocus israélien.

La colonisation, fruit du sionisme

Les politiques menées par tous les gouvernements israéliens se sont toujours inscrites dans la logique du mouvement sioniste. Les organisations sionistes du début du 20 ème siècle se fixèrent comme objectif de créer des "foyers de peuplement" (terme de l’époque pour désigner les implantations de colonies), en recherchant la protection de la Grande-Bretagne, la principale puissance coloniale du Proche-Orient. Les colons d’aujourd’hui ne sont plus les mêmes que ceux d’hier : les "pionniers" qui se prétendaient majoritairement socialistes au début du 20 ème siècle ont été remplacés par des religieux fanatiques à kippa et mitraillette, partisans d’un Grand Israël [Ces religieux considèrent l’ensemble de la Palestine comme un territoire « donné » par Dieu en exclusivité au peuple juif (et pour certains ce Grand Israël comprend la Jordanie actuelle et la Syrie)].

Avec le développement d’une extrême droite nationaliste partisane d’une politique colonialiste à outrance, c’est l’ensemble de la société israélienne qui a connu un glissement à droite. Toute la société est aujourd’hui gangrenée par le racisme, empoisonnée par le poids des religieux.

Le gouvernement actuel, l’un des plus réactionnaires qu’Israël ait connus, comprend plusieurs ministres religieux, dont l’un est en charge du logement, poste décisif pour faciliter l’implantation de colonies. Le ministre des Affaires étrangères, Lieberman est, lui, le dirigeant d’un groupe nationaliste, Israël Beiteinou ("Israël notre maison"), qui propose de modifier les frontières d’Israël de façon à réunir tous les Juifs (en intégrant les colonies de Cisjordanie) et à exclure les Arabes israéliens.

Avec une certaine lucidité, le ministre de la Défense, le travailliste Ehoud Barak, a déclaré en février de cette année : "Israël va devenir soit un État binational, soit un État d’Apartheid". Le ministre des Affaires sociales, lui aussi travailliste, a pour sa part regretté que le dernier projet du gouvernement -instaurer un serment d’allégeance pour tout candidat à la naturalisation, obligeant à reconnaître le caractère juif et démocratique d’Israël- ait des "relents racistes". Mais aucun des ministres travaillistes n’a pour autant envisagé de quitter le gouvernement.

En fait, cela fait longtemps qu’on ne peut plus voir de différence entre les travaillistes et les partis de droite comme le Likoud de Nétanyahou. Après la conquête militaire de la Cisjordanie en 1967, ce sont des gouvernements travaillistes qui ont encouragé les premières implantations de colons d’extrême droite. Mais avant même cette période, au moment de la création de l’État d’Israël­, ce sont des travaillistes qui ont organisé une épuration ethnique à grande échelle, en expulsant des centaines de milliers d’Arabes, de façon à rendre la population juive majoritaire au sein du nouvel État.

Par la suite, ces mêmes travaillistes ont mis en place une législation visant à maintenir le caractère "juif" de l’État israélien. S’il existe une citoyenneté israélienne, plusieurs nationalités sont officiellement distinguées, mais la nationalité "juive" est la seule qui permette vraiment de bénéficier de tous les droits. N’importe quelle personne née en France ou aux États-Unis peut acquérir cette nationalité si elle est reconnue comme "juive" par les autorités rabbiniques, ce qui ne peut pas être le cas pour le million et demi d’Israéliens de nationalité "arabe", pourtant nés en Israël. Ainsi le sionisme, cette idéologie qui se proposait de créer un "État juif", a conduit à la création d’un État fondé sur le racisme et la discrimination, de façon d’autant plus logique qu’il a cherché à le faire en s’imposant dans une région ma­jo­ri­tai­rement peuplée d’Arabes.

Quel Etat palestinien ?

La revendication des Palestiniens, spoliés de leurs terres et condamnés pour une partie d’entre eux à vivre dans des camps, de pouvoir disposer d’un État est légitime. Et, en tant que militants communistes internationalistes, nous sommes complètement et inconditionnellement solidaires de cette revendication car nous sommes solidaires de la lutte des masses palestiniennes contre l’oppression qu’elles subissent.

Bien évidemment, la forme concrète d’un éventuel État palestinien n’a jamais laissé indifférents les dirigeants nationalistes de l’OLP. À partir de la fin des années quatre-vingt, la revendication d’un État palestinien s’est concrétisée dans le cadre des territoires occupés après 1967. Leur population était majoritairement arabe, et c’est d’ailleurs pour cette raison qu’Israël s’était refusé à les annexer. Ces territoires avaient donc conservé un statut provisoire qui pouvait éventuellement être l’objet de négociations. Pendant longtemps, les gouvernements israéliens s’y étaient refusés et s’ils se sont finalement résolus à considérer l’OLP comme un interlocuteur, ce fut après le déclenchement de la première Intifada en 1987 et devant leur incapacité à y mettre fin.

En signant les accords d’Oslo en 1993, les dirigeants israéliens avaient accepté l’établissement d’une Autorité palestinienne autonome sur une partie de la Cisjordanie et à Gaza. Ces accords étaient dits "intérimaires" car ils étaient censés constituer une première étape d’un processus pouvant conduire à la reconnaissance d’un État palestinien.

Les dirigeants israéliens ont-ils réellement envisagé d’aller aussi loin ? Rien n’est moins sûr, car dans le cours des événements qui ont suivi, les gouvernements successifs ont toujours fait preuve d’une intransigeance qui montrait que, pour eux, ce n’était absolument pas une perspective. Et même lorsque les dirigeants israéliens ont fait le choix contraint de se retirer de Gaza, ils l’ont accompagné d’une telle intransigeance, d’une telle violence envers la population, d’un tel mépris pour ses droits, qu’en guise d’État les Gazaouis n’ont eu droit qu’à une prison à ciel ouvert. Et cela pas seulement pour tenter de réduire l’influence du Hamas qui avait pris le contrôle de la bande de Gaza, mais avant tout pour interdire aux Palestiniens toute existence nationale qui leur soit propre.

En Cisjordanie, c’est le développement de la colonisation qui éloigne la perspective d’un État palestinien. En effet, un État doit pouvoir disposer d’un minimum de continuité territoriale pour exister. Or, la croissance des colonies qui s’accompagne de celle d’un réseau de routes et de "zones de sécurité" empêche la circulation des hommes et des biens, bridant par là même toute vie économique et sociale. On estime qu’un peu plus de 40% du territoire échappent actuellement au contrôle de l’Autorité palestinienne.

La situation apparaît aujourd’hui tellement bouchée, sans issue, que des militants soutenant la cause palestinienne en viennent à expliquer qu’une annexion pure et simple de la Cisjordanie par Israël serait préférable car le combat se porterait alors sur l’obtention de droits démocratiques communs au sein d’une entité territoriale réellement existante. Mais l’installation aussi bien d’un État palestinien séparé, que d’un État "binational" unique sur le territoire de l’ancienne Palestine historique, supposerait de toute façon un profond changement de la politique ac­tuel­lement menée par le gouvernement israélien.

Dans le passé, et avant même la création de l’État d’Israël, les révolutionnaires dénonçaient les soi-disant sionistes-socialistes, montrant que leur projet ne pouvait aboutir qu’à une impasse sanglante. Après la Deuxième Guerre mondiale, les révolutionnaires continuèrent à s’opposer au sionisme, tout comme à la réaction arabe. Ils expliquaient que le partage de la Palestine ne pouvait conduire qu’à aviver les sentiments nationalistes et à provoquer de nouveaux massacres. À cette perspective, ils opposaient celle d’une Palestine unie et socialiste, qui reconnaîtrait aux peuples qui la composaient des droits nationaux égaux et qui s’intégrerait au sein d’une fédération socialiste du Moyen-Orient.

Aujourd’hui les positions des révolutionnaires demeurent fondamentalement les mêmes : intégrer les populations dans une fédération socialiste des peuples de la région, qui réaliserait enfin l’unité des Arabes et des autres peuples, non arabes ou non musulmans, comme les Juifs, les Kurdes, les Druzes, etc.

Mais la création d’une telle fédération ne peut devenir réalité sans la destruction des structures sionistes de l’État d’Israël. Tant qu’Israël sera un État nationaliste, colonialiste, religieux, raciste, c’est-à-dire un État qui ferme ses portes aux peuples arabes qu’il a chassés, alors qu’il offre aux Juifs du monde entier la qualité de citoyen, une telle entente entre les peuples sera du domaine de l’utopie.

Dans un manifeste publié en 1969, l’organisation socialiste israélienne Matzpen, qui regroupait des militants juifs et arabes dans la lutte contre le sionisme et pour un Moyen-Orient socialiste, écrivait : "Nous considérons que la solution des principaux problèmes du Moyen-Orient - y compris la question israélo-arabe, qui nécessite un changement profond des régimes dans tous ces pays - c’est la révolution socialiste. Pour Israël, la révolution socialiste changera entièrement le caractère de l’État et le transformera d’un État sioniste, qui est un instrument pour la continuation de la colonisation et un allié naturel de l’impérialisme, en un État exprimant les véritables intérêts des masses juives et arabes ; en un État orienté vers une intégration dans une union socialiste du Moyen-Orient."

C’est avec une telle politique qu’il faut renouer. La perspective peut paraître bien lointaine mais l’arrogance, le mépris, le terrorisme de l’État israélien préparent le terrain à de nouvelles révoltes, à de nouvelles Intifadas, car aucun peuple ne peut durablement accepter ce que subissent aujourd’hui les Palestiniens. Mais il est à espérer que ces révoltes permettront de mettre fin aux politiques qui ont divisé et opposé les peuples de la région pour le plus grand profit de quelques minorités de privilégiés et des dirigeants impérialistes.

UCI

dimanche 5 décembre 2010

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=9767



1 La lutte pour la libération dans les  territoires occupés

Au jour le jour

Un tribunal militaire israélien a condamné mardi 16 décembre à 36 mois de prison pour son appartenance au Hamas le président du Conseil législatif (Parlement) palestinien. Abdel Aziz Duaik fait partie de la quarantaine de députés arrêtés après l’enlèvement du caporal Gilad Shalit en juin 2006 dans la Bande de Gaza.Abdel Aziz Duaik, 60 ans, a été interpellé en août 2006. Le tribunal a précisé qu’il avait déjà purgé 28 mois et demi de sa peine en détention provisoire et qu’il sortirait dans sept mois et demi. Le juge a dit avoir tenu compte de l’état de santé d’Abdel Aziz Duaik, qui souffre d’hypertension et de diabète.
Il y aura une réduction d’"environ 2 millions de barils par jour à la réunion" d’Oran, a annoncé à son arrivée en Algérie le ministre saoudien du pétrole Ali al-Nouaïmi, chef de file de facto de l’Opep, à la veille d’une réunion cruciale de l’Organisation.
"Depuis le mois d’août et jusqu’à novembre, nous avons réduit de 1,2 million de barils par jour, passant de 9,7 mbj à 8,5 mbj (pour l’Arabie Saoudite). Vous savez que l’offre est toujours un peu supérieure à la demande. Les stocks sont aussi plus élevés que la normale", a déclaré le ministre le plus influent du cartel.
Les deux tiers des Palestiniens (66%) souhaitent que les pays arabes reconnaissent Israël en échange du retrait de l’Etat hébreu des Territoires occupés, mais les deux tiers des Israéliens (61%) ne sont pas d’accord, selon un sondage israélo-palestinien publié mardi 16 décembre.
Dans les deux camps en revanche, une majorité se déclare favorable à la prolongation de la trêve entre Israël et le Hamas au pouvoir dans la Bande de Gaza, qui expire vendredi et a été fortement fragilisée ces dernières semaines.
La Cour suprême israélienne s’est opposée lundi 15 décembre à la construction d’une partie de la barrière de sécurité en Cisjordanie, estimant que le projet gouvernemental empiétait trop sur le territoire palestinien.
La Cour suprême a ordonné aux autorités de redéfinir "sans délai" le tracé de la section proche du village cisjordanien de Biline, afin que celle-ci soit en majeure partie ou totalement construite sur le sol israélien.
Al Faraby

16 décembre 2010,
http://www.aloufok.net/spip.php?article2901


Résistance

20/12/2010

Un groupe de résistance palestinien a tiré lundi une salve de sept obus de mortier à partir de la bande de Gaza contre le sud des territoires occupés.
Les obus sont tombés dans une zone inhabitée de la colonie d'Eshkol (sud) et n'ont pas fait de tué ou blessé, selon un porte-parole de l’occupation.
Cette attaque intervient après l’agression israélienne de samedi soir. Cinq combattants sont tombés en martyre, lors d'un raid aérien israélien contre le centre de la bande de Gaza.

Al Faraby

16 décembre 2010,
http://www.aloufok.net/spip.php?article2901


Pertes des Résistants 

Bande de Gaza - Au jour le jour

19/12/2010   
L’armée d’occupation israélienne a tué cinq combattants palestiniens ont été tués samedi soir lors d'un raid aérien israélien dans la bande de Gaza alors qu'ils s'apprêtaient à tirer des roquettes contre Israël, a-t-on appris auprès de témoins et de source militaire israélienne. 
Cette frappe israélienne est l'une des plus meurtrières depuis l'opération "Plomb Durci" déclenchée par Israël pendant l'hiver 2008-2009.

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=166522&language=fr

25/12/2010

L'aviation israélienne a bombardé quatre objectifs dans la bande de Gaza samedi matin, blessant au moins deux personnes, ont rapporté des témoins et des responsables palestiniens.
 Une des frappes a provoqué une panne d'électricité dans la ville de Gaza.
 Une autre a touché un véhicule près d'un terrain, blessant deux de ses occupants qui, selon des témoins, seraient des militants du Hamas
.

http://www.almanar.com.lb

      

Cisjordanie occupée par Israël depuis 1967 :  Au jour le jour

L’armée israélienne a tué un résistant du Djihad islamique mardi 16 décembre en Cisjordanie et a menacé ensuite de prendre des mesures à Gaza après des tirs de roquettes en provenance de l’enclave côtière.
Selon les forces de sécurité et des témoins palestiniens, des membres des forces spéciales israéliennes ont ouvert le feu sur le résistant, qui était âgé de 20 ans, devant une boutique du village de Yamoun, près de Djénine. Il est décédé durant son transfert à l’hôpital, a-t-on ajouté de mêmes sources.



2 La Palestine en chiffre (Depuis le début de l'Intifada le 25 septembre 2000)


Civils & résistants tués                                                                            :  7.098

Palestiniens blessés                                                                               :  54.836

Internationaux blessés                                                                             : 192 (chiffre tout a fait minimal)

(balles réelles ou caoutchoutées, gaz lacrymogène, autres moyens)

Arrêtés     :                                                                                            :  47.733

En prison :                                                                                             : 11.800

Pacifistes en prison ou arrêtés                                                                  : 108

Autres actes           

Journalistes tués                                                                                      : 9

Journalistes blessés                                                                                :  ? + 38

Nombre de maisons palestiniennes détruites ou partiellement démolies       :  66.275

 

2-2 Occupants:

Israéliens  tués                                                                                        : 1.210

                                                                                                                ( 359 militaires/policiers)

Israéliens blessés                                                                                     : 6630


Les chiffres indiqués sont  vérifiés par le recoupement des chiffres des pertes communiqués par la résistance & les médias occidentaux & XINHUANET (Chine)  


n°564 - Journal de Palestine - 01-12 au 28-12- Suite - Le poignard d’Obama dans le dos de la paix et de l’État palestinien.


n°564 - Journal de Palestine -  01-12  au  28-12- Suite - Le poignard d’Obama dans le dos de la paix et de l’État palestinien. 


          Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

     Sa diffusion est un acte de résistance.

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal de Palestine

n°564                           01-12  au  28-12

C.De Broeder          &   M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

a) sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire 

3 Politique

Politique Palestinienne

Politique Israélienne

4 Politique internationale des territoires occupés 

1 La lutte pour la libération dans les  territoires occupés

 



3 Politique

a) Politique Palestinienne

MM Abbas & Haniyeh.

Mahmoud Abbas rejette toute négociation sans gel de la colonisation.

Le président Abbas a réaffirmé jeudi sa position de toutes négociations avec Israël tant que le gouvernement Nétanyahou ne gèlera pas la colonisation en Cisjordanie.

Mahmoud Abbas a réitéré sa position lors d'une visite au Caire pour des consultations avec des dirigeants arabes, après que les Etats-Unis ont abandonné la pression sur l'Etat hébreu pour qu'il réitère son arrêt de nouvelles constructions en territoire palestinien.

Les derniers pourparlers de paix ont été suspendus quelques semaines après leur coup d'envoi lors d'une cérémonie à la Maison Blanche début septembre, Israël résistant aux demandes américaines et palestiniennes de proroger un gel des nouvelles constructions dans les colonies juives en Cisjordanie.

AP

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20101209.FAP2176/les-palestiniens-rejettent-toute-negociation-sans-gel-de-la-colonisation.html

 

Abbas menace de dissoudre l’Autorité palestinienne

Mahmoud Abbas a menacé de dissoudre l'Autorité palestinienne qu'il préside en cas d'échec des États-Unis à obtenir d'Israël l'arrêt de la colonisation dans les territoires occupés. Le président palestinien a toutefois affirmé hier qu'il s'attendait à recevoir « dans les prochains jours » une proposition américaine pour relancer les négociations avec Israël. M. Abbas a déjà menacé, à plusieurs reprises, de démissionner et de dissoudre l'Autorité palestinienne au cas où l'impasse politique se poursuivrait. L'Autorité palestinienne a été instaurée en 1994 au retour à Gaza du chef historique de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), Yasser Arafat, après 27 ans d'exil. Elle était prévue, selon l'accord d'Oslo sur l'autonomie palestinienne, pour une période transitoire qui devait, en principe, prendre fin en mai 1999. Présidée par M. Arafat, décédé en 2004, puis par M. Abbas, l'Autorité palestinienne exerce un pouvoir exécutif, législatif et théoriquement sécuritaire sur la Cisjordanie et la bande de Gaza, avant la chute de ce territoire en 2007 aux mains des islamistes du Hamas.
De son côté, le roi Abdallah II de Jordanie a souligné samedi à Manama la nécessité de sauver le processus de paix entre Israël et les Palestiniens pour assurer la stabilité de la région et du monde. « Si l'espoir est tué, les forces radicales prévaudront et la région sombrera dans la guerre et l'instabilité dont la menace dépassera le Moyen-Orient », a-t-il averti devant le forum « Dialogue de Manama », sur la sécurité du Golfe, organisé dans la capitale de Bahreïn.


b) Politique Israélienne

Netanyahu & Lieberman

Netanyahu

Netanyahu prêt à échanger des terres avec les Palestiniens?

Un télégramme daté de février 2009 laisse entendre que le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu était disposé à faire des concessions territoriales dans le processus de paix israélo-palestinien, relate CBS News.

Ce document explique que le chef du gouvernement a "exprimé un soutien au concept d'échanges de terre et souligné qu'il ne voulait pas gouverner la Cisjordanie et la bande de Gaza mais plutôt empêcher des attaques d'être lancées depuis" ces territoires.  

Le cabinet du Premier ministre israélien a rectifié cette information, le 30 novembre: Benyamin Netanyahu avait seulement dit qu'il était prêt à accepter des compromis territoriaux dans le cadre d'un futur accord de paix israélo-palestinien. Benyamin Netanyahu n'a fait aucun commentaire de son côté.

Les doutes de Tzipi Livni sur Mahmoud Abbas

Aux yeux de la chef de l'opposition israélienne Tzipi Livni, une paix entre les Israéliens et le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas n'est pas envisageable, en raison de la faiblesse du dirigeant palestinien. "Livni a dit aux sénateurs (John) Kerry et (Christopher) Dodd qu'elle doutait qu'un accord sur le statut final pourrait être conclu avec Abu Mazen (Mahmoud Abbas), et par conséquent l'accent devait être mis sur la réforme du Fatah pour qu'il puisse battre le Hamas dans les urnes", indique une dépêche envoyée par un ancien émissaire américain. 

Tzipi Livni a déclaré le 29 novembre que "ses doutes sont apparus en 2007, au moment où le Hamas s'est renforcé". "Les chances d'un accord étaient alors minces", dit-elle. Mais c'était avant qu'elle ne change d'avis: "En 2008 nous avons commencé le processus de paix afin de changer la situation, et en 2010, je le répète - un accord de paix est possible". 

CBS News. 


Sur le terrain.

Abbas ne survira pas politiquement après 2011 

Le pessimisme à propos du soi-disant processus de paix israélo-palestinien irrigue les télégrammes diplomatiques américains obtenus par WikiLeaks et révélés par Le Monde.
En novembre 2009, une note américaine constate qu'il n'a jamais été aussi évident que "le fossé est trop large entre le maximum que peut proposer un premier ministre israélien et le minimum que peut accepter un leader palestinien" pour survivre politiquement.
Toujours en novembre, le chef des affaires politiques de l'armée israélienne, Amos Gilad, estime que Mahmoud Abbas ne survira pas politiquement après 2011, ajoutant que le gouvernement israélien a une confiance très relative dans l'équipe de négociateurs palestiniens .
LES PALESTINIENS VIENNENT EN 4EME POSITION DANS L’ORDRE DE PRIORITE D’ISRAEL
Interrogé par un membre du Congrès américain sur les perspectives de paix entre Israéliens et Palestiniens, le chef des renseignements militaires israéliens, Amos Yadlin, a avancé en décembre 2008, les points suivants : tout d'abord, les Palestiniens ne viennent qu'en quatrième position dans l'ordre de priorité de l'armée israélienne, sous entendu, ce dossier ne présente pas de caractère d'urgence ; ensuite, toute tentative de parvenir à un règlement du conflit sera vouée à l'échec et ne pourra déboucher que sur une reprise des violences comme après le sommet raté de Camp David, en 2000 .
Amos Yadlin annonce, par ailleurs, qu' « Israël » doit se montrer "beaucoup plus dur" à Gaza.

Deux semaines plus tard, l'armée israélienne lancera la plus violente offensive dans un territoire palestinien depuis 1967 .

23/12/2010

http://www.almanar.com.lb


Pays corrompu cherche …

Sondage : Les partis, la Knesset et les institutions religieuses sont très corrompus.

Les résultats d'un sondage public effectué dans l’entité de l’occupation ont montré une forte régression de la confiance des israéliens envers les institutions de l’Etat, les partis politiques, la Knesset et les institutions religieuses juives, en soulignant qu'ils sont les plus corrompus dans l'entité sioniste.

Selon le sondage, les partis sionistes politiques ont occupé durant cette année, comme dans les années précédentes, la première des plus corrompus dans l'Etat juif, en enregistrant 88% des voix.

La "Knesset" est venue à la deuxième position des corrompus, suivie par les institutions religieuses juives, alors que l'armée est la moins corrompue des  institutions de l'Etat juif, en venant à la dernière position.

 [ 09/12/2010 - 12:43 ]

CPI

http://www.palestine-info.cc/fr/default.aspx?xyz=U6Qq7k%2bcOd87MDI46m9rUxJEpMO%2bi1s7biCO0ojgnxgWk8VUP%2ffKnEBhKWZjcTaYvldBuJ%2f5c170BG9dleabkN3H7ZB2bzGIGN4ZCOK6s0U%2fLVkLSI81JLi6RpaIcW7KPMaPNTUfUa0%3d


Situation dans les geôles israéliennes –

Une bombe jetée sur les détenus palestiniens dans la prison de Hadarim  

Des extrémistes ont lancé une grenade de type utilisé par l’armée israélienne en direction de la clôture encerclant la prison de Hadarim, dans le centre de la Palestine occupée en 1948, qui détient des dizaines de captifs palestiniens.

Le porte-parole de l’administration pénitentiaire sioniste a affirmé que ce matin des « inconnus » ont jeté une grenade utilisée par l’armée de l’occupation en direction de la clôture de la prison d’Hadarim. Il a souligné que « les circonstances de cet incident ne sont pas encore claires et la police a ouvert une enquête ».

Il a précisé que « personne n’a été blessé et la clôture a subi des dommages minimes », en soulignant que les gardiens ont remarqué que plusieurs personnes fuyaient du lieu mais qu’ils n’ont pas pu les rattraper.

Selon des sources palestiniennes juridiques, la prison contient quelques 800 détenus palestiniens, dont la plupart sont des anciens et des dirigeants, à leur tête  Marwan al-Barghouthi.

24/11/2010

 http://www.palestine-info.cc/fr/

n°564 - Journal de Palestine - 01-12 au 28-12- Suite - Le poignard d’Obama dans le dos de la paix et de l’État palestinien.

n°564 - Journal de Palestine -  01-12  au  28-12- Suite - Le poignard d’Obama dans le dos de la paix et de l’État palestinien. 


          Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

     Sa diffusion est un acte de résistance.

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal de Palestine

n°564                           01-12  au  28-12

C.De Broeder          &   M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

a) sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire 

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Video : Le-convoi-Viva-Palestina5-est-a-Gaza-

5-2 Video : Wikileaks : Les étranges fuites de Wikileaks servent aux Israéliens.

5-3 Video : La Réalité Juive: Ce Qu'on Ne Sait Pas Sur Les Juifs

5-4 Video : Les autorités israéliennes démolissent 7 maisons palestiniennes à Lydda.

5-5 Chanson pour la Paix.

5-6 Une interview de David Cronin : Comment l’Europe concourt à l’occupation de la Palestine.

6 Les brèves

6-1 Le Proche-Orient est lui aussi dans une phase de transition politique.

6-2 Le Hamas exige l’arrêt des coopérations entre l’Autorité autonome et Israël . 

6-3 La construction d’une nouvelle ville palestinienne est interdite.

 


c) Usa (le parrain)

1 Les grandes manœuvres

Washington : 200 millions de dollars pour financer le système de défense aérienne mobile, "Iron Dome".

Des sources médiatiques hébreux ont déclaré que les Etats-Unis ont alloué 200 millions de dollars pour financer le système de défense aérienne mobile, le "Iron Dome", conçu pour intercepter tous les missiles qui menaceront l'entité sioniste à l'avenir.

Le congrès américain a approuvé, la nuit dernière, d'accorder au gouvernement sioniste une somme d'argent importante pour développer les systèmes sionistes anti-missiles.

Dans un contexte similaire, alors que les Etats-Unis ont annoncé il y a deux jours leur recul dans la demande à  l'entité sioniste de prolonger le gel de la colonisation comme une condition principale pour relancer les négociations directes avec l'autorité de Ramallah, des sources sionistes ont laissé entendre que les américains discutent de la demande de l'entité sioniste pour recevoir un nombre supplémentaire d'avions de combat américains développés de type F35.

Al-Nassera – CPI

[ 09/12/2010 - 12:50 ]

http://www.palestine-info.cc/fr/default.aspx?xyz=U6Qq7k%2bcOd87MDI46m9rUxJEpMO%2bi1s7Ni6vxrkCi16RWG9vE6vbBRSqi0p6rh9GjyfFS3%2flxByZXZiybvL%2fn7naiLF4w2vsS4rFzgfICNbvFO17TLHYkun4weQQ%2flbGSn4edD%2fWADE%3d

 

Washington renonce au gel de la colonisation

L'administration américaine a expliqué le 7 décembre son changement de tactique au Proche-Orient : pour relancer les négociations entre Israéliens et Palestiniens, elle renonce au gel de la colonisation israélienne en Cisjordanie. Cette nouvelle approche devrait être discutée dans les prochains jours avec les négociateurs israéliens et palestiniens. Elle survient trois mois après la relance des négociations directes par le président Obama, dont l'objectif, à l'époque, était de parvenir dans un délai de un an à une solution à deux Etats.

08.12.2010  

Ha'Aretz

 


3 Politique colonialiste israélienne.(vue des USA)

Les Palestiniens sont sous l'emprise de Washington selon Netanyahu.

D'autres câbles montrent que Benyamin Netanyahu estimait que les Palestiniens accepteraient tout accord, dès lors qu'il serait avalisé par les Etats-Unis sur la question du gel de la colonisation.

Lors d'une rencontre en mai 2009 avec des parlementaires américains, Netanyahu jugeait "injuste" d'exiger un gel total. "C'est davantage un problème avec les Etats-Unis qu'avec les Palestiniens", avait-il souligné. Il considérait alors "que l'Autorité palestinienne suivrait, en cas d'entente entre Israël et les Etats-Unis", explique Le Point.  

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-orient/israel-epargne-par-wikileaks-abbas-dans-l-embarras_941802.html#xtor=AL-447



4 Politique Internationale

Organisations Mondiales & régionales

Otan - 3 Onu - 4 Nations Unies - Banque Mondiale- Mouvement des non-aligné (MNA)

Ban Ki-moon : "L’occupation commencée en 1967 doit se terminer, Israël et le monde arabe doivent vivre en paix".(…)
Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté mardi 16 décembre une résolution russo-américaine réaffirmant son soutien au processus de paix au Proche-Orient en cette période de transition politique aussi bien en Israël que dans les Territoires palestiniens.
Cette résolution, la première depuis cinq ans, a reçu 14 voix favorables et une abstention, celle de la Libye.Issu d’une initiative conjointe russo-américaine, le document soutient le processus de paix israélo-palestinien relancé il y a un an à Annapolis, près de Washington, avec pour objectif la coexistence pacifique de deux Etats, israélien et palestinien.
La secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice et le ministre des Affaires étrangères russe Sergueï Lavrov étaient présents mardi matin et ont pris la parole à tour de rôle. "Cette réunion est très importante pour la paix au Proche-Orient", a déclaré à l’ouverture le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon. "L’occupation commencée en 1967 doit se terminer, Israël et le monde arabe doivent vivre en paix", a-t-il ajouté.
"L’adoption de la résolution n’est pas une garantie absolue", a estimé pour sa part Sergueï Lavrov. "Beaucoup dépendra de la capacité d’Israël et des Palestiniens à appliquer leurs engagements (...) notamment dans le domaine de la sécurité", a-t-il précisé.
Pour Condoleezza Rice, la situation "aujourd’hui est bien différente de ce qu’elle était en 2001, lors de l’accession du président George W. Bush" à la Maison Blanche.
"Il n’y a pas d’autre voie que le processus d’Annapolis (..), pas d’autre solution que celle de deux Etats vivant côte à côte et en paix", a déclaré Mme Rice, dont l’intervention mardi pourrait être la dernière avant l’investiture du président élu américain Barack Obama.
Alors que se multiplient les appels à M. Obama pour qu’il fasse de la paix au Proche-Orient une priorité de son action dès sa prise de fonction le 20 janvier, l’administration sortante de George W. Bush s’efforce de maintenir le processus sur les rails, faute d’avoir pu le faire aboutir avant fin 2008 comme elle l’espérait.
En relançant les négociations à Annapolis après sept ans de paralysie, l’équipe Bush s’était fixé pour objectif un accord des deux parties avant fin décembre 2008 pour la création d’un Etat palestinien qui vivrait au côté de celui d’Israël dans la paix et la sécurité.
Al Faraby

16 décembre 2010,
http://www.aloufok.net/spip.php?article2901


Ue

L'UE refuse de reconnaître un Etat palestinien, à la grande satisfaction d'Israël.

 Les Européens, appelés par l'Autorité palestinienne à reconnaître leur Etat, ont refusé de le faire, en déclarant, lundi, être prêts à le faire "lorsque ce sera approprié".
Ce qui fut accueilli avec une grande satisfaction de la part de l'entité sioniste, dont le porte-parole des Affaires étrangères Ygal Palmor a salué que l'Union européenne ait mis l'accent sur "la nécessité absolue de parvenir à une solution uniquement par la négociation". "C'est un grand principe que l'UE a ainsi réitéré", s'est félicité le porte-parole.
Auparavant, dans une déclaration adoptée lundi, l'UE s'est contenté de "regretter" le refus d'"Israël" de prolonger le gel de sa colonisation en Cisjordanie, qui reste "illégale" au regard du droit international.
Elle réitère être prête "lorsque cela sera approprié, à reconnaître un Etat palestinien".
L'UE avait déjà fait une déclaration en ce sens, à Berlin en 1999.
Le moment venu, l'UE ne reconnaîtra aucun changement aux frontières de 1967 d'un futur Etat palestinien, autres que ceux négociés par les deux parties sous l'égide des Etats-Unis, précise le texte: "Cela pourrait inclure des échanges de territoires négociés".
Selon un diplomate européen, c'est la première fois que l'Union mentionne explicitement cette possibilité de compromis sur la délimitation définitive des deux Etats dans une déclaration sur le Proche-Orient.
Les négociations préparatoires à la déclaration européenne ont donné lieu ces derniers jours à de "vifs" échanges, selon un diplomate européen. Plusieurs délégations ont été "frustrées" car elles auraient souhaité que l'UE adopte une position plus dure, ajoute un autre.
Pour le chef de la diplomatie luxembourgeoise, Jean Asselborn, il est temps de "geler un peu les relations entre l'UE et « Israël » si on n'est pas capable de reprendre le cours des négociations".
Sans aller jusqu'à vouloir "lier à ce stade" la question des colonies à un rehaussement du niveau de relations de l’entité sioniste avec les 27 - un projet bloqué depuis la fin 2008 - son homologue finlandais Alexander Stubb a reconnu qu'il serait "très difficile de le faire si les constructions continuent".
Les Européens ont en outre appelé les Israéliens à lever le blocus contre Gaza. Ils se sont dits prêts à apporter un soutien accru aux contrôles des flux de marchandises et de personnes, via des achats de matériel. 
Lundi, le président palestinien Mahmoud Abbas a demandé à la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton de prendre "une mesure en vue de la reconnaissance de l'Etat de Palestine sur les frontières des territoires palestiniens occupés depuis 1967", alors que les ministres européens des Affaires étrangères étaient réunis à Bruxelles.
 Rappelons que les Palestiniens ont déjà obtenu la reconnaissance unilatérale du Brésil et de l'Argentine, et l'Uruguay a annoncé son intention d'imiter ses deux voisins en 2011.

14/12

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=165783&language=fr


Commission Européenne

La délégation du Parlement européen de retour de Gaza choquée par la situation dans les territoires occupés.  

 Une délégation du Parlement européen composée de députés de différents groupes parlementaires s'est rendue en Palestine, à Gaza et en Cisjordanie pour évaluer la situation en Palestine, rencontrer les parlementaires du Conseil législatif palestinien et de l’autorité palestinienne, vérifier l’utilisation des fonds européens à la Palestine, en coopération avec l’ONU.
Une rencontre avec les représentants élus de tous les partis politiques dans le Conseil législatif palestinien (PLC) afin d’évaluer les conditions de vie à Gaza, la Cisjordanie et Jérusalem-Est, et par la même, de discuter de la question de la réconciliation ont été les principaux objectifs de la délégation du parlement européen, dirigée par Proinsias de Rossa, qui a visité les territoires palestiniens (Gaza, la Cisjordanie, Jérusalem-Est), du 27 Novembre au 1 Décembre 2010.
La délégation a été choquée par les privations subies par le peuple à Gaza: 750.000 personnes continuent à avoir besoin d’aide alimentaire de l’UNRWA; 300.000 d’entre eux sont dans une pauvreté abjecte. Les écoles sont toujours privées de matériaux de construction.
La délégation a exhorté à la levée du siège de Gaza et à la reprise des activités économiques normales sans aucune restriction sur les exportations et les importations.
A Naplouse, le problème de sécurité majeur est l’activité violente des colons.
La délégation ont également dénoncé les Forces de défense du régime israélien qui ne prennent aucune des mesures contre les auteurs de crimes: meurtres ou destruction de 3.700 oliviers.
L’activité violente des colons à Jérusalem-Est avec le soutien du régime israélien se poursuit, ainsi que des colonies illégales, les expulsions de familles palestiniennes, la démolition de maisons et l’intimidation des enfants.
Trois membres du CLP Jérusalem ont été sommés de quitter Jérusalem-Est. Ils ont refusé de le faire et ont trouvé refuge dans le bureau de la Croix-Rouge internationale.

13/12/2010

 httphttp://www2.irna.ir



Monde

1 Brésil

Le Brésil reconnaît l'Etat palestinien.

Le Brésil reconnaît l'Etat palestinien, a affirmé le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva dans une lettre adressée au président palestinien Mahmoud Abbas.
C'est ainsi que M. Lula a répondu au courrier que lui avait adressé M. Abbas le 24 novembre, qui appelle le Brésil à reconnaître l'Etat palestinien.
"L'initiative est conforme à la volonté historique du Brésil de contribuer au processus de paix entre Israël et la Palestine", indique vendredi un communiqué du ministère brésilien des Affaires étrangères.
"Il est en accord avec les résolutions des Nations Unies exigeant la fin de l'occupation des territoires palestiniens et l'instauration d'un Etat palestinien indépendant basé sur les frontières du 4 juin 1967", précise encore la lettre.
Le soutien de pays en dehors de la région arabe est essentiel pour encourager les négociations de paix israélo-palestiniennes, souligne le communiqué.
Ces dernières années, le Brésil a renforcé ses relations avec la Palestine, dans le cadre de sa politique de rapprochement avec le monde arabe et musulman, tandis que les liens avec Israël ont également été approfondis au cours des deux années passées.
Le Brésil a ouvert en 2004 un bureau de représentation à Ramallah.
M. Abbas est allé au Brésil en mai 2005 et en novembre 2009, et M. Lula s'est rendu dans les territoires palestiniens en mars dernier, précise le communiqué.

Source: xinhua

06.12.2010

http://french.peopledaily.com.cn/International/7222056.html


2 Bolivie

La Bolivie reconnaît officiellement la Palestine comme Etat indépendant  

La Bolivie a reconnu officiellement la Palestine comme un Etat indépendant dans une lettre envoyée au président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, suivant en cela le Brésil et l'Argentine, a annoncé mercredi le chef de l'Etat bolivien, Evo Morales.
"Au même titre que d'autres pays comme le Brésil (...), la Bolivie se soumet à cette reconnaissance de l'Etat palestinien, de son indépendance, de sa souveraineté", a déclaré Morales lors d'une conférence de presse à la présidence à La Paz.
Evo Morales avait annoncé la semaine dernière, en marge d'un sommet du Mercosur à Foz do Iguaçu (Brésil) que la Bolivie reconnaîtrait de manière officielle dans les tout prochains jours la Palestine comme un Etat indépendant.
Le président socialiste Morales, un des fers de lance du bloc anti-impérialiste de gouvernants latino-américains, avait rompu en janvier 2009 les relations diplomatiques avec Israël pour protester contre l'offensive militaire dans la bande de Gaza.
Début décembre, le Brésil et l'Argentine avaient déjà reconnu la Palestine comme "un Etat libre et indépendant à l'intérieur des frontières de 1967", suscitant des critiques d'Israël et des Etats-Unis.
L'Uruguay a annoncé qu'il ferait de même en 2011.

23/12/2010

http://www.almanar.com.lb


5 Russie

PO: négociations Russie-Hamas.  

L'envoyé spécial russe pour le Proche-Orient et vice-ministre des Affaires étrangères Alexandre Saltanov s'est entretenu dimanche à Damas avec le président du bureau politique du Hamas Khaled Mechaal, selon un communiqué de la diplomatie russe.
"Les deux parties ont procédé à un échange de vues sur le règlement palestino-israélien à la lumière du refus d'Israël de geler la colonisation des territoires occupés. M. Saltanov a souligné que dans la situation complexe actuelle, toutes les parties devaient faire preuve de la retenue et d'éviter toute démarche susceptible d'entraîner une escalade des tensions", stipule le communiqué.
"M. Saltanov a confirmé la nécessité d'intensifier les efforts afin de restaurer l'unité palestinienne", indique le document.
Lancées le 2 septembre dernier, les négociations palestino-israéliennes directes ont été suspendues trois semaines plus tard, suite au refus d'Israël de proroger le gel de la colonisation en Cisjordanie. En novembre, les autorités israéliennes ont approuvé la construction de 1.300 nouveaux logements juifs à Jérusalem-Est.
Les Palestiniens qualifient la colonisation juive en Cisjordanie de principal obstacle aux négociations directes avec Israël.

 13/12/2010

http://fr.rian.ru/



5 Médias/Vidéos 

5-1 Vidéo : Le-convoi-Viva-Palestina5-est-a-Gaza-

http://www.alterinfo.net/Le-convoi-Viva-Palestina5-est-a-...

 

5-2 Vidéo : Wikileaks : Les étranges fuites de Wikileaks servent aux Israéliens.

http://www.youtube.com/watch?v=-j7ZhjtMTIg&feature=pl...

 

5-3 Vidéo : La Réalité Juive: Ce Qu'on Ne Sait Pas Sur Les Juifs

Visionner la vidéo ici : http://www.youtube.com/watch?v=cTrjMllq_y4&feature=pl...


5-4 Vidéo : Les autorités israéliennes démolissent 7 maisons palestiniennes à Lydda

 - Les équipes du ministère de l'intérieur israélien, escortées un grand nombre de policiers et de garde-frontières, ont rasé lundi sept maisons palestiniennes appartenant à la famille Abu Aid, à Lydda (Lod en hébreu, ndt), dans les territoires palestiniens de 1948, au prétexte qu'elles avaient été construites sans permis.

14-12-2010
 /http://www.youtube.com/watch?v=a47XeCQyaVE&feature=player_embedded


5-5 Chanson pour la Paix.

http://r-sistons.over-blog.com/ext/http://www.dailymotion...


5-6 Une interview de David Cronin : Comment l’Europe concourt à l’occupation de la Palestine.

David Cronin vient de publier un livre : "L’alliance de l’Europe avec Israël : son concours à l’occupation".

Pas un jour sans spoliation ou violence de la part des occupants israéliens, avec la complicité au mieux passive de l’Union Européenne –

Le journaliste David Cronin y retrace les dédales de la relation de l’état d’Israël avec des institutions comme l’Union Européenne et l’OTAN. Ce faisant, il révèle la mauvaise foi de l’Europe qui prétend être une force neutre et qui prétend soutenir les droits élémentaires du peuple palestinien.

Sarah Irving : Jusqu’ici vous vous êtes intéressé aux institutions et aux affaires de l’Europe. Pourquoi avec-vous décidé d’écrire un livre sur les relations de l’Europe avec Israël et la Palestine ?

David Cronin : Pour deux raisons. D’abord, comme membre de la "Mission pour la Paix" européenne je suis allé en Israël et dans les TPS (territoires occupés palestiniens) en 2001, peu après les attaques du 11 septembre 2001 aux USA. Je me souviens en particulier d’avoir assisté à une conférence de presse que (l’ancien premier ministre israélien) Ariel Sharon donnait à l’hôtel du Roi David à Jérusalem et d’avoir été profondément choqué par l’arrogance et le vitriol qui émanaient de lui. Il a commencé par accueillir les personnes présentes dans -je ne me rappelle pas ses mots exacts- quelque chose comme "la capitale éternelle du peuple juif depuis 3000 ans" sans reconnaître d’aucune façon qu’elle était aussi la capitale des deux autres grandes religions monothéistes du monde. Il dit qu’il se réjouissait chaque fois qu’un palestinien se faisait sauter dans un attentat suicide, parce que, ce faisant, il se tuait lui-même. Cela m’a scandalisé. Une autre chose m’a énormément surpris : il a accusé l’Europe de financer "le terrorisme palestinien". Je n’avais encore jamais entendu dire cela. C’était complètement nouveau pour moi.

Je suppose que j’étais un peu crédule et vous pensez qu’il n’y a pas de fumée sans feu, mais à l’époque j’avais l’impression que l’UE soutenait les Palestiniens. Chris Patten était le responsable de la Commission des Affaires Extérieures de l’Europe à l’époque et il présentait très adroitement l’Europe comme "un honnête intermédiaire" en insistant sans cesse sur le fait que l’UE faisait tout ce qu’elle pouvait pour faire avancer "le processus de paix" ; il soulignait que l’UE était le plus grand donateur de l’Autorité Palestinienne et qu’elle aidait à développer une état palestinien embryonnaire. J’ai pris beaucoup de ces affirmations pour argent comptant.

Le tournant pour moi a été tout à fait banal. J’assistais à une conférence organisée par un des Comités de l’ONU sur la Palestine au Parlement Européen de Bruxelles en 2007, et une session traitait des relations de l’UE avec Israël. Pour la première fois j’ai pris conscience de l’autre version des faits et j’ai reçu une information solide sur la profondeur de la collusion entre l’UE et Israël. Je fus frappé par le fait qu’il y a beaucoup d’écrits - les travaux de Noam Chomsky etc... - sur la relation des USA avec Israël mais rien, à part une paire de publications académiques, sur la relation entre l’Europe et Israël. J’ai dont pensé que, puisque personne d’autre n’allait écrire un livre sur ce sujet, il fallait que je le fasse.

SI : Quel est, à votre avis, le plus puissant " levier" qui peut expliquer l’attitude de l’Europe ? Vous identifiez différents éléments dans votre livre : La culpabilité engendrée par l’Holocauste, des intérêts économiques, l’influence des USA ; quelles sont les influences principales dans ce jeu de forces capitalistes et politiques ?

DC : C’est la combinaison de différents facteurs. Henry Kissinger a dit un jour que l’UE ne serait jamais au grand jamais un acteur significatif au Moyen Orient. C’est un fait que les USA demeurent l’acteur principal dans les politiques globales en dépit de la montée de la Chine, mais l’UE est loin de n’avoir aucun pouvoir. Elle est le partenaire commercial principal d’Israël et c’est elle qui consent le plus d’aide à l’AP ce qui lui donne un pouvoir économique important.

L’association entre l’UE et Israël est basée sur l’accord qui a pris effet en 2000 ; l’article 2 de l’accord stipule qu’il est conditionnel au respect des droits de l’homme. Les officiels européens prétendent que la clause des droits de l’homme n’est pas contraignante mais il y a des hommes de loi pour dire que l’UE elle-même la qualifie "élément capital". Elle est clairement contraignante légalement et l’UE a l’obligation d’invoquer cette clause et de punir Israël si nécessaire quand il dépasse les limites. Pour moi le problème est la lâcheté de nos politiciens qui n’ont pas la volonté politique d’affronter le pouvoir hégémonique des Etasuniens ou des Israéliens dans les affaires internationales.

Israël a développé des relations étroites avec l’UE et l’OTAN ; la même stratégie est à l’oeuvre dans les deux cas, et parfois ce sont les mêmes personnes qui dirigent le processus. Tzipi Livni, quand elle était Ministre des Affaires Etrangères (d’Israël) a compris qu’il pouvait être dangereux pour Israël de dépendre uniquement des USA. Elle et ses conseillers ont compris qu’il y avait d’autres pouvoirs qui émergeaient dans le monde. Ils reçurent en novembre 2008 toute latitude pour améliorer les relations d’Israël avec tout à la fois l’UE et l’OTAN. Gabi Ashkenazi, le chef de l’armée israélienne, a rendu visite à l’OTAN plusieurs fois et Israël a participé à des exercices militaires avec l’OTAN. En juillet 2010 plusieurs soldats israéliens furent tués dans un accident d’hélicoptère en Roumanie. Les médias n’y ont accordé que peu d’attention mais cela montre à quel point Israël est impliqué dans les affaires de l’UE et de l’OTAN.

SI : Votre livre parle beaucoup du profit qu’Israël tire de cette relation. Mais quel profit en tire l’UE ?

DC : C’est une bonne question parce qu’il n’est pas avéré que ce soit vraiment l’intérêt de l’UE de faire copain copain avec Israël comme il l’a fait. Il y a une école de pensée qui défend l’idée - que personnellement j’approuve- que l’UE ferait mieux d’oublier Israël et de concentrer ses efforts à améliorer ses relations avec les états arabes. Mais les facteurs décisifs sont les opportunités commerciales et économiques.

En 2000, selon l’Agenda de Lisbonne*, l’UE s’était promis de devenir la plus importante économie du monde basée sur l’information. Mais pendant que les Européens en parlaient les Israéliens s’y sont mis et l’ont fait. Intel est en train de mettre au point la prochaine génération de puces d’ordinateurs en Israël. Beaucoup de variations "sexy" y ont été développées. Les Israéliens consacrent 5% de leur PIB à la recherche technologique, environ deux fois plus que les Etasuniens. L’Agenda de Lisbonne avait fixé un objectif de 3% qui n’a pas été atteint. Aussi le principal aspect de la relation d’Israël avec l’UE est-il la coopération scientifique. Les Israéliens font partie du Programme de Recherche Scientifique de l’UE depuis les années 1990. J’ai vu quelques chiffres la semaine dernière selon lesquels les Israéliens participent à 800 projets de recherche scientifique pour une valeur de quelques 4,3 milliards d’Euros entre 2007 et 2013. Les officiels de l’UE semblent avoir le sentiment qu’il faut être en bons termes avec Israël à cause de leur supériorité scientifique.

Le problème est qu’une bonne partie des triomphes scientifiques dont Israël est si fier a un lien étroit avec l’occupation. Comme je le signale dans mon livre, Elbit (celui qui fabrique des drones utilisés contre Gaza) et l’Industrie de l’Aviation Israélienne bénéficient de bourses de la Recherche Scientifique Européenne. Un contribuable européen contribue donc à développer l’industrie de guerre israélienne.

SI : Au dernier sommet de l’OTAN un nouveau programme de missiles de défense a été annoncé en collaboration avec la Russie pour la première fois qui doit apparemment être opéré à partir de navires étasuniens basés en Méditerranée. Quelles implications cela a-t-il pour les relations entre Israël et l’OTAN ?

DC : Elles sont nombreuses. Si on parle de l’attaque de la Flottille (qui transportait de l’aide à Gaza), légalement c’était une attaque contre la Turquie. La Mavi Marmara était un navire turc et la Turquie, qui est membre de l’OTAN, a demandé que l’ONU se réunisse d’urgence après l’attaque. Imaginez-vous seulement que ce soit la Corée du Nord qui ait fait cela, les enfers se seraient déchaînées. Mais c’était Israël, alors, bien que l’OTAN ait condamné clairement l’attaque, il n’y a eu aucune répercussion sur le long terme. Je crois même que la Turquie n’a pas cessé sa collaboration militaire avec Israël et que la Turquie a utilisé des armes israéliennes contre les Kurdes dans le nord de l’Iraq.

En ce qui concerne le nouveau concept stratégique de l’OTAN et son nouveau système de défense de missiles, la participation d’Israël a fait couler beaucoup d’encre. Je sais que de nombreux officiels de l’OTAN se sont rendus en Israël et il y a eu des entretiens dans la ville de l’aéroport près de Tel Aviv sur la manière dont Israël pouvait collaborer à ce projet. Israël a développé beaucoup de technologies qui intéressent fort l’OTAN, comme le système d’interception de missiles baptisé Iron Dome, aussi les Israéliens sont considérés comme des experts, on les consulte, et il tout à fait probable qu’ils jouent un rôle actif dans le nouveau système de défense qui ’excite autant l’OTAN.

SI : Des leaders comme Nicolas Sarkozy en France parlent beaucoup du programme nucléaire iranien mais ne parlent pas de celui d’Israël. Croyez-vous à "l’option Samson", la théorie selon laquelle les nations européennes sont parfaitement conscientes de la menace que représentent les armes nucléaires israéliennes qui sont capables de détruire n’importe quelle capitale européenne presque sans sommation ?

DC : Il faut parfois souligner l’évidence, mais le point le plus important que la plupart des commentateurs malheureusement ne voient pas, c’est le niveau effarant d’hypocrisie qui entoure ce sujet. Nous savons qu’Israël possède une puissance nucléaire tout à fait considérable et ne l’a jamais reconnu. A la différence de l’Iran, ce pays n’a jamais signé le Traite de Non Prolifération Nucléaire et n’autorise aucune inspection de ses installations, et alors que nous savons parfaitement qu’Israël en ont, nous disons aux Iraniens qu’il leur est interdit de développer des capacités nucléaires. Le deux poids deux mesures est flagrant. Pour ce qui concerne "l’option Samson" je pense que les leaders européens sont conscients du danger. Ce n’est pas un sujet que j’ai moi-même approfondi, mais je ne rejette pas cette possibilité.

SI : Des chercheurs comme Daoud Hamoudi de Stop the Wall, ont soulevé des objections sérieuses concernant des zones industrielles qui sont financées sous forme "d’aide" par les pays européens. Cela fait des années que les colonies israéliennes utilisent une main d’oeuvre palestinienne sous-payée pour leurs produits d’exportation. Les Zones Franches situées en Afrique Australe ou en Amérique Centrale ont souvent été des endroits où les conditions de travail des travailleurs étaient épouvantables et elles se sont en plus révélées des sources de profit de courte durée car un pays concurrent réussissait toujours à baisser encore plus ses coûts. Est-ce cela que vous souhaitez à la Palestine ?

DC : Il faut se demander pourquoi l’UE soutient si ardemment Mahmoud Abbas et Salam Fayyad. Leur légitimité démocratique est quasiment nulle. Le mandat d’Abbas comme président élu a expiré. L’UE se présente comme une instance qui soutient les principes démocratiques et -à juste titre- demande aux candidats à l’entrée à l’UE de respecter certains standards, mais dès qu’il s’agit des Territoires Palestiniens Occupés tout cela est oublié. L’UE a décidé d’ignorer les résultats de l’élection démocratique de 2006 parce que les Palestiniens, selon l’UE, avaient "mal voté".

Le cas de Salam Fayyad est particulièrement troublant. Voilà un gars qui n’est pas populaire du tout dans son pays mais que l’occident adore. Il faut se demander pourquoi et la réponse c’est qu’il est complètement imprégné de la vision néolibérale de Washington et Bruxelles. Il a travaillé à la Banque Mondiale et au FMI, et comme je le souligne dans mon livre, le papier qu’il a écrit : "Vers un état palestinien" ressemble beaucoup aux programmes d’ajustement structurel que le FMI a imposés à la plus grande partie de l’Afrique dans les années 1980 et se prépare à imposer à mon propre pays, l’Irlande. On parle ici de réduire les salaires des fonctionnaires et les dépenses en général sauf -et c’est significatif- les dépenses de sécurité et de faire du secteur privé le moteur de la croissance. Et donc votre analyse est tout à fait exacte, l’idée est de faire de la Palestine l’atelier clandestin d’Israël.

SI : Vous avez écrit pour Electronic Intifada sur la participation de l’UE à l’entraînement des forces de sécurité de l’Autorité Palestinienne, soit-disant dans la perspective de construire un état palestinien. Quelle, à votre avis, la vision européenne d’un état palestinien ? Parlons-nous d’un tout petit état doté d’un système de sécurité très dur et une économie néolibérale ?

DC : Je ne crois pas que j’emploierai ici le mot "vision", je ne pense pas que l’UE soit visionnaire. La "solution de deux états" est une sorte de mantra pour l’UE but je ne suis pas sure qu’ils se soient demandé sérieusement ce que ça signifie. Les accords d’Oslo avec tous leurs défauts avaient au moins le mérite de parler de Gaza et de la Cisjordanie comme une seule entité, mais à l’heure actuelle il est devenu presque impossible à un Palestinien de voyager d’un territoire à l’autre et Israël contrôle une trop grande partie de la Cisjordanie pour qu’il soit possible de mettre en oeuvre la solution de deux états d’une façon viable. Je pense que les représentants de l’UE se cachent derrière la rhétorique en ce moment. La seule stratégie d’avenir qu’ils aient sur le long terme, c’est de renforcer leur relation avec Israël aux dépens des Palestiniens.

Il faut se rappeler que l’UE présente la mission de la police COPPS (la mission d’entraînement de l’UE en Cisjordanie) comme la préparation d’une force de police en vue d’un état palestinien indépendant mais ces gens-là n’ont aucune autorité sur les colons et n’ont pas le droit d’aller dans le secteur C (la partie de Cisjordanie où selon les accords d’Oslo, Israël garde le pouvoir de faire respecter la loi, et le contrôle des constructions et des projets). Plus de 60% de la Cisjordanie n’est pas sous la juridiction de cette force de police. Il y a aussi de prime abord beaucoup de preuves de l’aveuglement volontaire de l’UE en ce qui concerne les abus commis par cette force de police. Les organisations des droits de l’homme palestiniennes sont en train de rassembler des preuves de torture, et il est donc dégoûtant que l’UE présente cela comme une aide bienveillante aux Palestiniens.

SI : Un des problèmes avec les livres, c’est qu’ils peuvent être dépassés aussitôt sortis de presse. Y a-t-il de nouveaux développements majeurs que vous voudriez mentionner dans les relations entre l’UE et Israël ? .

DC : La chose principale est qu’à l’automne 2010, Kathy Ashton, la responsable de la politique étrangère de l’UE a recommandé qu’Israël soit élevé au rang de "partenaire stratégique". Ce que ça signifie exactement n’est pas encore clair, but il semble qu’Israël serait considéré à l’égal de la Chine ou des USA dans l’échelle des priorités officielles de l’UE.

Ashton a été un désastre dans sa relation avec Israël. Pour être honnête, elle a fait quelques déclarations de poids sur Jérusalem et l’expansion des colonies israéliennes là-bas, et aussi sur la peine de prison infligée au (militant de base) Abdullah Abu Rahmeh qui a surpris certaines personnes. Mais pour le reste dans ses rapports avec les Israéliens elle s’est montrée pusillanime. Elle est allée à Gaza mais a refusé de rencontrer le Hamas - elle a essayé de présenter les missions comme uniquement humanitaires et a minimisé leur portée politique. Quoique vous pensiez du Hamas, ils ont gagné une élection qui a été reconnue comme libre et honnête pas les observateurs de l’UE eux-mêmes en 2006.

Il est inconcevable que Kathy Ashton se rende n’importe où dans le monde et refuse de rencontrer les leaders politiques locaux. Quand elle était à Jérusalem cet été, elle a donné une conférence de presse conjointe avec (le ministre israélien des affaires étrangères Avigdor) Lieberman et le seul prisonnier pour lequel elle a exprimé son intérêt, du moins en public, a été Gilad Shalit. Elle a totalement ignoré le fait que, chaque année, Israël enferme 700 enfants palestiniens le plus souvent pour avoir seulement jeté des pierres, enfants qui subissent souvent des abus en prison. Mais Kathy Ashton dans sa sagesse ne semble pas s’intéresser aux abus infligés aux enfants palestiniens, elle trouve plus intéressant le sort d’un soldat qui doit certainement être traité avec humanité et libéré mais dont le rôle était d’imposer une occupation militaire brutale.

SI : Vous finissez votre livre en disant que l’UE offre des opportunités à ceux qui militent pour la souveraineté palestinienne. Quelles sont à votre avis les tactiques les plus efficaces ? Cela vaudrait-il la peine de prendre les membres du Parlement Européen (MPE) pour cibles ?

DC : Je vais répondre d’abord à la seconde question. J’étais opposée au Traité de Lisbonne mais un de ses bons côtés est qu’il a donné plus de pouvoir au parlement Européen qui, malgré toutes ses imperfections, est une instance directement élue. Je ne vais pas citer trop de détails du livre mais des trois principales institutions de l’UE -le Conseil des Ministres, La Commission Européenne et le Parlement- C’est le Parlement qui a été le moins malléable. Malgré l’important lobbying, la majorité des MPE a soutenu le rapport Goldstone sur l’attaque de Gaza de 2008-2009. Plus récemment c’est encore le Parlement qui a bloqué un accord technique qui avait pour objet d’harmoniser les normes entre Israël et l’UE pour aider les Israéliens à mettre leurs produits industriels aux normes européennes. C’est assommant et pas du tout sexy, mais le Parlement Européen ou en tous cas un de ses comités a posé des questions inhabituelles et a retardé le passage en force de cet accord.

Le Parlement n’est sans doute pas capable de geler toutes relations avec Israël, mais il peut certainement lui rendre la vie plus difficile. Il revient définitivement aux citoyens européens de faire pression sur les MPE pour les forcer à résister au lobby israélien. Israël se livre à un lobbying intense et il existe un réseau "d’amis d’Israël" qui transcende les partis. Il est donc très important que le mouvement de solidarité pour la Palestine contre-attaque ce lobby riche et secret qui essaie d’influencer des institutions clé.

Pour répondre à l’autre question, il faut le dire tout net et sans ambages, les gens ordinaires ont hâte que leur politiciens et leurs fonctionnaires prennent des mesures contre Israël. C’est pourquoi, à mon sens, il faut soutenir la campagne de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS). Mais nous ne devons pas oublier que c’est un moyen tactique, non une stratégie complète et qu’il faut utiliser des moyens tactiques complémentaires. Israël investit beaucoup de temps, d’énergie et d’argent pour faire croire qu’elle est "la seule démocratie du Moyen Orient", et le Mouvement de Solidarité avec la Palestine se doit de mobiliser toutes ses ressources pour contrer cette propagande biaisée.

Note : L’Agenda de Lisbonne ou stratégie de Lisbonne : Axe majeur de politique économique et de développement de l’UE de 2000 à 2010 (Wikipedia)

* Sarah Irving est un écrivain freelance. Elle a travaillé ave le Mouvement de Solidarité Internationale en Cisjordanie occupée en 20001-02 et avec Olive Co-op, pour promouvoir le commerce équitable des produits palestiniens et y a fait des visites de solidarité en 2004-06. Elle écrit maintenant à temps complet sur plusieurs sujets dont la Palestine. Son premier livre : "Gaza sous les bombes" co-écrit avec Sharyn Lock a été publié en janvier 2010. Elle travaille en ce moment à une nouvelle édition du guide de la Palestine Bradt et à une biographie de Leila Khaled.

 

* David Cronin, né à Dublin en 1971, est le correspondant à Bruxelles de l’agence de presse Inter Press Service. Il a d’abord occupé cette fonction pour le quotidien irlandais The Sunday Tribune après avoir travaillé comme chargé de recherches et attaché de presse auprès du Parlement européen. Entre 2001 et 2006, il collabore à European Voice, hebdomadaire du groupe The Economist.

Le livre de David Cronin Europe’s Alliance with Israel : Aiding the Occupation sera publié dans le courant de l’année par Pluto Press.

vendredi 24 décembre

Sarah Irving –

The Electronic Intifada

Traduction de l’anglais : Dominique Muselet

20 décembre 2010 - Uruknet - Vous pouvez consulter cet article à :
www.uruknet.info?p=73110


6 Les brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

6-1 Le Proche-Orient est lui aussi dans une phase de transition politique.

Outre le changement imminent d’administration américaine, le Proche-Orient est lui aussi dans une phase de transition politique.
Le président palestinien Mahmoud Abbas, qui se rend cette semaine à Washington où il sera reçu par le président Bush vendredi, puis à Moscou, a annoncé mardi qu’il convoquerait "très prochainement" de nouvelles élections dans les territoires palestiniens, faute d’une réconciliation avec ses rivaux du Hamas qui administrent la bande de Gaza.
En Israël, des élections législatives anticipées doivent se tenir le 10 février prochain.
"Il y a aujourd’hui la possibilité de choisir entre deux voies, l’une est celle du Likoud qui a dit de façon explicite qu’il est contre les négociations avec les Palestiniens. Et il y a celle de Kadima", a déclaré le Premier ministre israélien sortant Ehud Olmert à la première chaîne israélienne, dans un entretien accordé lors de sa visite à Washington en début de semaine.
"Nous sommes allés à Annapolis pour parvenir à un accord de paix avec les Palestiniens (...) Celui qui choisit cette voie propose une alternative et gagnera aux élections", a estimé M. Olmert.
Pour le moment, tous les sondages créditent le Likoud d’une victoire écrasante face au parti Kadima lors des élections législatives anticipées du 10 février.
Mahmoud Abbas sera vendredi 19 décembre à la Maison Blanche, une visite d’adieu à George W. Bush avant que ce dernier ne cède la place à Barack Obama, a annoncé mardi la porte-parole de la Maison Blanche Dana Perino.
Les deux hommes feront le point sur les progrès obtenus, notamment "dans l’édification d’institutions palestiniennes efficaces, dans l’incitation au développement économique, et la formation et le déploiement des forces de sécurité palestiniennes en Cisjordanie", a-t-elle précisé.
Une année de discussions de paix, sous égide américaine, depuis la conférence d’Annapolis en novembre 2007, n’a pas débouché sur des résultats tangibles, et l’avenir des pourparlers est incertain.

Al Faraby

16 décembre 2010,
http://www.aloufok.net/spip.php?article2901


6-2 Le Hamas exige l’arrêt des coopérations entre l’Autorité autonome et Israël . 

02/12

 Le Hamas a demandé l’arrêt de toute coopération sécuritaire de l’Autorité palestinienne avec le régime sioniste.
Selon l’IRNA, à la suite de l’enlèvement de Nayef Al-Rajoub, l’ancien ministre des Affaires pieuses de la Palestine, par les militaires sionistes, le Hamas a annoncé, dans un communiqué, que les militaires israéliens kidnappaient des activistes palestiniens en coopération avec l’Autorité palestinienne. Le Hamas réitère la nécessité de l’intervention des organisations des droit de l’Homme et des épris de liberté du monde entier, en vue de faire pression sur le régime de Tel-Aviv, afin d’obtenir la libération immédiate des députés palestiniens et qu’un terme soit mis à la violation des droits des personnalités palestiniennes. Des dizaines de députés palestiniens et d’autorités de haut rang des groupes palestiniens sont détenus dans les prisons du régime sioniste.

 http://french.irib.ir


6-3 La construction d’une nouvelle ville palestinienne est interdite.

Pendant ce temps, les Arabes, qui se réuniront au Caire, vont entériner — ironie de l’histoire —  la reprise des négociations directes !

Le ministre israélien de l’Environnement, Gilad Erdan, a recommandé hier l’arrêt de la construction d’une ville nouvelle palestinienne, Rawabi, en cours de chantier en Cisjordanie occupée, pour des «raisons environnementales». Interrogé à la radio pour savoir si son hostilité à la construction de Rawabi était motivée par des critères écologiques, M. Erdan a répondu par l’affirmative. Il s’est défendu de «mélanger le sujet de l’environnement et le sujet politique» tout en reconnaissant avoir été hostile à la création de cette ville. «La construction d’une ville a des conséquences dramatiques. Il faut savoir où vont se déverser les égouts, où vont aller les ordures», a souligné le ministre, un proche du chef du gouvernement, Benjamin Netanyahu, et qui appartient à l’aile dure du parti Likoud, au lendemain d’une visite sur le site de la future cité palestinienne. «Je m’adresse à l’administration civile et au ministre de la Défense.»

Licite par-ci, illicite par-là…

«Le chantier a démarré, cette ville sera construite, mais exigeons qu’elle ne   provoque pas des dégâts écologiques, non seulement pour les colonies   (israéliennes) environnantes, mais aussi pour une rivière voisine et les villages palestiniens du secteur, qui paieront un prix élevé s’il y a pollution», a plaidé M. Erdan. «Je n’aime pas l’idée de la création de cette ville. Cela a été une erreur de permettre la construction de milliers de logements», a par ailleurs expliqué le ministre de l’Environnement, un partisan déclaré de la colonisation israélienne. Le chantier de Rawabi, située près de Ramallah, a commencé en début d’année. Les promoteurs palestiniens espèrent que ce site deviendra un jour le foyer de 40 000 Palestiniens.

Le coût du projet, qui a reçu l’apport de capitaux qataris, est évalué à 570 millions d’euros. Rawabi se bâtit dans une zone dite «A» de Cisjordanie, c’est-à-dire théoriquement sous le contrôle direct de l’Autorité palestinienne. Son expansion dépend toutefois en partie d’Israël, dont le feu vert est indispensable pour l’ouverture de la principale route d’accès entre la ville nouvelle et Ramallah, ainsi que pour l’érection de nouvelles infrastructures. Cela étant dit, le cabinet de sécurité israélien, qui s’est réuni hier a évacué la discussion d’un éventuel nouveau gel de la colonisation en Cisjordanie occupée. Le contentieux de la colonisation, qui bloque les négociations directes israélo-palestiniennes relancées début septembre, doit être discuté lors de réunions de pays arabes prévues à Syrte (Libye) demain et après-demain.

Une ligue qui lâche

En dépit des spéculations des médias israéliens et des requêtes de certains ministres, la question d’un nouveau moratoire, et de garanties américaines qui pourraient l’accompagner, n’a pas été à l’ordre du jour de la réunion du cabinet de sécurité, a indiqué le ministre de l’Agriculture, Shalom Simhon. On est donc face une logique renversante suivant laquelle l’Etat hébreu se montre prompt à ordonner l’arrêt d’un chantier pour la construction d’une nouvelle ville palestinienne en Cisjordanie, pendant qu’il ferme l’œil sur les travaux d’édification de colonies sauvages au mépris de la communauté interantionale et d’une paix qui s’éloigne chaque jour un peu plus.

Pendant ce temps, les arabes qui se réuniront au Caire, vont entériner – ironie de l’histoire –  la reprise des négociations directes ! Israël n’a rien cédé sur la prolongation du moratoire de gel des colonies, mais cela a suffi pour convaincre «l’auguste» Ligue arabe de rentrer dans les rangs.   

 07.10

Hassan Moali


Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


28/12/2010

n°3bis - Dossier Wikileaks - 26-12 - Fin - Qu’est-ce que Wikileaks?

n°3 - Dossier Wikileaks - 26-12 - Fin - Qu’est-ce que Wikileaks?


       L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources 

                                                       



 Dossier Wikileaks

                                    n°3                                                  26-12

                                       C.De Broeder & M.Lemaire   



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire

3  Dossier

3-1 Ne tirez pas sur le messager qui révèle des vérités qui dérangent.

3-2 Cecilia Escudero : Qu’est-ce que Wikileaks?

3-3 Julian Assange: « Nous allons publier des informations sensibles sur la guerre de juillet 2006 ».

5  Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion.

5-1 Jonathan Azaziah : Wikileaks ?

5-2 Alain Gresh : La prochaine guerre.

 




3  Dossier

Ndlr : La publication de l’article ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse ou point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information

3-1 Ne tirez pas sur le messager qui révèle des vérités qui dérangent.

Traduit par  Courrier international

Edité par  Esteban G.

Wikileaks mérite d’être protégé, et non pas menacé et attaqué

En 1958, Rupert Murdoch, alors jeune propriétaire et directeur du News d’Adelaide, écrivait : "Dans le bras de fer entre le secret et la vérité, il semble inévitable que la vérité l’emporte toujours."

Il fallait peut-être y voir l’écho du travail de son père, Keith Murdoch, qui, en son temps, avait révélé que les soldats australiens étaient inutilement sacrifiés par les généraux britanniques sur les plages de Gallipoli. Les Britanniques tentèrent de le réduire au silence, mais Keith Murdoch refusa de se taire et grâce à ses efforts, il fut mis un terme à la désastreuse campagne des Dardanelles.

Près d’un siècle plus tard, c’est avec un égal courage que WikiLeaks diffuse des faits qui doivent être rendus publics.

J’ai grandi dans une communauté rurale du Queensland où les gens avaient coutume de dire sans détours ce qu’ils avaient sur le cœur. Ils se méfiaient d’un Etat interventionniste susceptible d’être corrompu si on le laissait à lui-même. (...)

Je ne l’ai jamais oublié. C’est en se fondant sur ces valeurs essentielles que WikiLeaks a été créé. L’idée, conçue en Australie, était d’utiliser les technologies d’Internet d’une nouvelle façon afin de faire éclater la vérité.

WikiLeaks a apposé sa marque sur un journalisme d’un genre nouveau : le journalisme scientifique. Nous travaillons avec d’autres médias pour diffuser l’information, mais aussi pour en démontrer la véracité. Le journalisme scientifique vous permet de lire un article, puis de cliquer en ligne pour consulter le document original à la base de l’article. Ainsi, il vous est possible de vous faire votre propre opinion : l’information est-elle vraie ? Le journaliste l’a-t-il traitée avec exactitude ?

Les sociétés démocratiques ont besoin de médias forts, et WikiLeaks fait partie de ces médias. Ils contribuent à garantir l’honnêteté du pouvoir. WikiLeaks a dévoilé certaines vérités pénibles à propos des guerres en Irak et en Afghanistan, et publié des révélations sur la corruption des grandes entreprises.

On me qualifie de pacifiste : eh bien non, je ne le suis pas. Parfois les Etats doivent entrer en guerre, et le fait est qu’il y a des guerres. Mais il n’y a rien de pire qu’un gouvernement qui mente à son peuple sur ces guerres, puis qui demande à ces mêmes citoyens de mettre leur vie et leurs impôts au service de ces mensonges. Si une guerre est justifiée, alors dites la vérité et le peuple décidera s’il la soutiendra ou non.

Si vous avez lu les carnets de guerre d’Afghanistan ou d’Irak, des dépêches d’ambassades américaines ou n’importe quel autre secret mis à jour par WikiLeaks, réfléchissez sur l’importance pour tous les médias d’être en mesure de rapporter librement ces informations.

WikiLeaks n’est pas le seul à publier les télégrammes diplomatiques américains. D’autres médias, notamment The Guardian au Royaume-Uni, The New York Times aux Etats-Unis, El País en Espagne et Der Spiegel en Allemagne ont publié les mêmes câbles édités.

Mais c’est WikiLeaks, agissant en qualité de coordinateur auprès de ces journaux, qui a suscité les attaques et les accusations les plus virulentes portées par le gouvernement américain et ses agents. J’ai été soupçonné de trahison, alors que je suis de nationalité australienne et non américaine. Des dizaines d’appels ont été lancés aux Etats-Unis pour demander tout à fait sérieusement que les forces spéciales américaines "m’éliminent". Sarah Palin affirme qu’il faudrait me "pourchasser comme Oussama ben Laden", les républicains ont déposé devant le Sénat un texte visant à me déclarer "menace transnationale" et à se débarrasser de moi en conséquence. Un conseiller auprès des services du Premier ministre canadien a, devant les caméras de la télévision nationale, réclamé mon assassinat.  Un blogueur américain a souhaité publiquement que mon fils de 20 ans, qui vit ici, en Australie, soit enlevé et pire encore, pour la seule raison de me punir, moi.

Et les australiens ne devraient pas être fiers en voyant Julia Gillard et son gouvernement se ranger derrière cet état d’esprit. L’exécutif du gouvernement australien semble être mis à disposition des USA, de même que mon passeport australien qui m’a été retiré, ou l’espionnage et la traque des partisans de Wikileaks. Le Procureur Général australien collabore avec force à une enquête étatsunienne qui est clairement orientée vers l’incrimination de citoyens australiens pour les extrader aux USA.

Le Premier ministre australien Gillard et la secrétaire d'Etat Hillary Clinton n'ont pas émis la moindre critique à l'encontre des autres médias. En effet, The Guardian, The New York Times et Der Spiegel sont de grands et vieux journaux, tandis que WikiLeaks est encore jeune et petit.

Nous sommes les laissés-pour-compte. Le gouvernement Gillard essaie de tuer le messager, car il ne veut pas que la vérité soit révélée, y compris l'information concernant ses propres manœuvres diplomatiques et politiques.

(...)

Chaque fois que WikiLeaks révèle la vérité à propos d’abus commis par des agences américaines, les responsables politiques australiens entonnent le même refrain – probablement mensonger – que le département d’Etat américain : "Vous mettez la vie de personnes en danger ! La sécurité nationale ! Nos soldats !". Et ensuite, ils disent que WikiLeaks ne publie aucun document d’importance. Que faut-il croire alors ? C’est soit l’un, soit l’autre.

En réalité, ils ont faux dans les deux cas. Cela fait quatre ans que Wikileaks publie des documents. Pendant cette période, des gouvernements entiers se sont succédés et pas une seule personne n’a – à notre connaissance – eu à souffrir de nos activités. Les Etats-Unis, eux, aidés par le gouvernement australien, ont tué des milliers de personnes ne serait-ce qu’au cours des derniers mois.

Robert Gates, le secrétaire américain à la Défense, a lui-même reconnu dans une lettre adressée au Congrès qu’aucune source de renseignement n’avait été compromise par la publication des carnets de guerre en Afghanistan. Le Pentagone a indiqué qu’il n’existait aucune preuve permettant d’affirmer que des documents de WikiLeaks avaient pu nuire à qui que ce soit en Afghanistan. Les représentants de l’OTAN à Kaboul ont déclaré à CNN qu’ils n’avaient pas trouvé une seule personne ayant besoin d’une protection spéciale. Le ministère australien de la Défense n’a pas dit autre chose. Aucun soldat ou source du côté australien n’a souffert de notre travail.

Mais nos publications n’en sont pas moins importantes. Les câbles diplomatiques US révèlent quelques faits surprenants :

► Les USA ont demandé à leurs diplomates de dérober des objets personnels et des informations de fonctionnaires de l’ONU et des commissions des Droits de l’Homme y compris : ADN, empreintes digitales, empreintes rétiniennes, numéros de carte de crédit, mots de passe internet et photos d’identité, et cela en violation des traités internationaux. Il est possible, même, que des diplomates australiens, à l’ONU, soient concernés.

► Le roi Abdallah d’Arabie Saoudite a demandé aux USA d’attaquer l’Iran.

► Des représentants de Jordanie et du Bahreïn veulent que le programme nucléaire de l’Iran soit arrêté par tous les moyens possibles.

► L’enquête britannique en Irak a été truquée pour protéger « les intérêts étatsuniens ».

► La Suède est secrètement membre de L’OTAN et le parlement n’est pas tenu informé des échanges avec le renseignement américain.

► Les USA mettent tout leur poids pour que d’autres pays acceptent des prisonniers libérés de Guantánamo. Barack Obama n’a voulu rencontrer le président slovène qu’à la condition que la Slovénie recueille un prisonnier. Notre voisine dans le Pacifique, la république de Kiribati, a reçu une offre de plusieurs millions de dollars en contrepartie de l’accueil de détenus.

Dans son jugement qui a fait jurisprudence dans l’affaire dite des "papiers du Pentagone", la cour suprême américaine avait déclaré que "seule une presse complètement libre peut révéler efficacement les manipulations du gouvernement". La tempête qui s’abat aujourd’hui sur WikiLeaks ne fait que renforcer cette nécessité de défendre le droit de tous les médias à révéler la vérité.
Merci à Courrier international
Source: http://www.theaustralian.com.au/in-depth/wikileaks/dont-shoot-messenger-for-revealing-uncomfortable-truths/story-fn775xjq-1225967241332
Date de parution de l'article original: 08/12/2010
URL de cette page:
http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=2890

 


3-2 Cecilia Escudero : Qu’est-ce que Wikileaks?

Comment fonctionne le site web qui s’emploie à récupérer et divulguer des informations confidentielles

Pour la quatrième fois cette année, le site Wikileaks a donné une preuve éclatante de son potentiel de contestation, impossible à parer. Dirigé par l’Australien et ancien hacker Julian Assange, il a réussi en quelques mois à focaliser l’attention de la presse mondiale et à se jouer, une fois de plus, du système d’information nord-américain, désormais à la dérive.

À la fois novateur et promoteur du développement des technologies de l’information, Wikileaks s’est donné pour tâche de se procurer et de divulguer des informations confidentielles ou occultées, en particulier celles qui concernent les gouvernements, mais aussi les entreprises, provenant de sources anonymes.

Selon l’information donnée par wikileaks.org, le travail d’information du site (où circulent plus d’un million de documents) est assuré par « un groupe de gens du monde entier » composé « de journalistes, de programmeurs informatique, d’ingénieurs de réseaux, de mathématiciens et autres ». Ce groupe, sous le couvert de la virtualité et de l’anonymat, se bat - selon le site- en faveur du libre accès à l’information, de la liberté de la presse et d’une totale transparence en matière de questions publiques.

D’après le quotidien espagnol El País, un « noyau dur» d’une vingtaine de personnes collabore avec près d’un millier de gens aux quatre coins du monde. Le site attache une importance particulière à la protection de ses dizaines de milliers de sources. Le fonctionnement de Wikileaks nous apprend qu’il est possible de récupérer l’information sans être découvert. La protection est assurée, entre autres, par l’utilisation d’encodages indéchiffrables pour les connexions, le cryptage des messages, et le recours à de faux domaines et à divers serveurs basés dans plusieurs pays.

Pour beaucoup, ce fonctionnement bien huilé est un bel exemple d’intelligence collective. Le site reçoit également des donations anonymes.

Fondé en décembre 2006, Wikileaks (Wiki, pour son format, et Leaks, en anglais: filtrer) est aujourd’hui dans le collimateur du gouvernement usaméricain. Parmi ses saisissantes révélations, notons, en avril de cette année, une vidéo filmée d’un hélicoptère par les Forces Armées US qui montre des militaires usaméricains assassinant une dizaine de civils en Irak, dont deux employés de l’Agence Reuters. En juillet et octobre derniers, les USA ont du assister, impuissants, à de nouvelles fuites. Il s’agissait de reportages sur la guerre en Afghanistan (77 000 documents) et en Irak (400 000) qui révèlent les aspects les plus cruels et les plus contestables de l’action des soldats nord-américains et de leurs alliés dans ces conflits.

Aujourd’hui, le talon d’Achille visé par le site n’est rien moins que le cœur de la diplomatie usaméricaine; la prochaine cible, assure Wikileaks, sera le système bancaire international.

Les analyses divergent au sujet du phénomène Wikileaks, et il semble trop tôt pour signaler ses effets à long terme. L’un des aspects marquants et qui fait problème - c’est le moins qu’on puisse dire- est le choix fait par Wikileaks pour médiatiser ses informations : il s’est adressé à cinq entités de renommée internationale, The New York Times, El País, Le Monde, Der Spiegel et The Guardian. Il a ensuite proposé à ces médias la totalité des 251.287 câbles confidentiels de la diplomatie nord-américaine afin qu’ils choisissent l’éclairage médiatique qui leur conviendrait et retravaillent le matériel en fonction de leur orientation et de leurs intérêts propres. Chose inouïe, les cinq groupes se sont mis d’accord pour publier l’information en même temps ou, plutôt, pour diffuser les aspects qu’ils avaient jugés importants pour le public.

Ce qui est curieux, en définitive, c’est que les journalistes qui disposaient de l’information avaient contacté le Département d’Etat US pour le prévenir avant de publier, ce dont la secrétaire d’Etat, Hillary Clinton, a profité pour présenter d’avance des excuses à ce sujet.

La structure cybernétique planétaire par laquelle transitent les communications met en relief la difficulté que les gouvernements vont avoir pour se prémunir de futures fuites.

Il est à peu près certain que les sources anonymes à l’origine de cette gigantesque fuite se trouvent au sein même de l’administration US, parmi les employé(e)s (plus de deux millions) qui ont accès au réseau secret Siprnet, par où transitent des documents concernant les relations extérieures et la défense.

Étant donné le volume de l’information transmise, il semble impossible qu’on ait affaire à une seule personne motivée par des fins altruistes, cela trahirait plutôt les dissensions qui règnent au sein même du gouvernement des USA.

Pour le moment, Bradley Manning, un analyste des services secrets, âgé de 22 ans, est le seul à être emprisonné. Les adversaires sans visage du gouvernement de Barack Obama, jouissant de postes solides dans l’administration du pays, profitent des points faibles, jusqu’ici jalousement dissimulés, de la première puissance mondiale.

Cecilia Escudero 
Merci à Tlaxcala

Source: http://www.revistadebate.com.ar/printversion.php?id=3421
Date de parution de l'article original: 03/12/2010
URL de cette page:
http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=2915

 


3-3 Julian Assange: « Nous allons publier des informations sensibles sur la guerre de juillet 2006 ».

Après avoir été accusé d’avoir contracté un accord avec le Mossad pour ne pas publié des documents concernant Israël, Julian Assange, fondateur de Wikileaks, a déclaré dans une interview exclusive avec la chaîne qatarie al-Jazira, qu’il possédait des milliers de documents relatifs à la deuxième guerre israélienne de Juillet 2006 au Liban aussi sur l'assassinat du haut-cadre palestinien du Hamas Mahmoud Mabhouh à Dubaï.
Assange a démenti les allégations selon lesquelles il aurait conclu un accord secret avec Israël pour ne publier que les documents qui lui conviennent, ajoutant que son site compte publier prochainement des centaines de documents  sur Israël,  précisant qu'il a environ 3700 documents à cet égard, dont 2700 dont proviennent d’Israël.
Et de poursuivre : «Nous n’avons aucun contact direct ou indirect avec les Israéliens, mais les services de renseignements israéliens nous surveillent  et essayer d'anticiper ce que nous ferons. Je suis sûr que le Mossad s'intéresse à nous, mais il ne nous a pas  contacté, il est possible qu’il soit entré en contact avec des  personnes qui travaillaient dans notre institution. Mais à l'heure actuelle il n'y a pas de contact entre eux et nous. "
Il a ajouté que les rapports qui ont été publiés sur Israël jusqu’à ce jour ne représente que 1% ou 2% des documents dont nous disposons, mais il a souligné que les journaux à travers le monde se sont mis d'accord avec son site sur la publication des documents qu’ils jugent intéressants et en fonction de leur intérêt, sauf que  cela peut dénoncer  la subjectivité de ces  journaux, et donc le site publiera tous les documents sur Israël.
Assange a révélé  qu'il existe  des documents sensibles, classifiées comme confidentielles, tels ceux qui concernent de la guerre d'Israël contre le Liban en été 2006, et l'autre portant sur l'assassinat du chef du Mouvement de résistance islamique (Hamas) Mahmoud Mabhouh à Dubaï, sans compter  des câbles diplomatiques sur la question des passeports utilisés par le Mossad dans cet assassinat.
Il y a précisé qu’il existe un câble diplomatique  intéressant sur le  réseau de communication du Hezbollah au Liban, et qui parle de « fibres visuels qui sont passés à côté  de l'ambassade française à Beyrouth, soulignant que cette question inquiète Washington parce que le contrôle des réseaux de communication est primordial ».
Il a expliqué que ces documents secrets font souvent référence au  Mossad, et évoquent des contacts à très haut niveau dans le cas de l'assassinat d’une responsabilité syrienne par un franc-tireur !
Enfin, Assange a noté que la publication de ces documents sur Israël et certains pays arabes peuvent se poursuivre pendant six mois.

Julian Assange
Publié le 23 décembre 2010

 

Source : Al Manar TV
http://www.almanar.com.lb/



Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion.

5-1 Jonathan Azaziah : Wikileaks ?

Désinformation signifie « fausse information propagée délibérément dans le but d'influencer ou de confondre des rivaux. » Les gouvernements en usent pour induire en erreur et manipuler leur population, déclencher des guerres, faire chanter d’autres régimes. C’est l'arme suprême de la presse. La plus efficace désinformation est faite de mensonges aussi bien que de faits [réels]. Wikileaks, fondé par Julian Assange, colle idéalement, jusque dans la lettre, à cette description. Il est devenu du jour au lendemain l'une des plus grandes affaires de « divulgation » de l'histoire moderne.
Pourtant, en réalité, c’est le plus grands projets de désinformation de l'histoire, et sans doute le plus pernicieux car déguisé en entreprise de divulgation de vérités. Les informations fournies par Wikileaks ne sont pas neuves, pas révolutionnaires ; elles ne font pas autant de tort à la Zunie que les gens le pensent ; il s’agit de réalités parcellaires ; et elles sont surchargées d’autant de propagande que ce que pondent au jour le jour les médias sionistes. Quelqu’un bénéficie de cette propagande. Et ce quelqu'un est l’illégitime entité usurpatrice d'Israël. Le gouvernement israélien lui-même le pense (1).
Sur l’Afghanistan ? Des balivernes
Publiée plus tôt cette année par Assange sous la forme de plus de 92.000 documents, la première grande « fuite » concernait l'Afghanistan occupé. Ces documents comportaient des « dossiers secrets » sur des meurtres de civils par la Zunie et l'OTAN, avec des histoires sur Oussama Ben Laden, un croque-mitaine mort depuis longtemps, des bêtises sur les résistantsachetant des missiles air-sol, et beaucoup de mensonges sur l’ISI, l’agence de renseignement pakistanaise (2). Il n’y avait pas un seul document sur :
- la formation israélienne des résistants(3),
- les énormes profits sur la drogue du Mossad (4), de la CIA (5) et des marionnettes zuniennes, Hamid Karzaï et son frère (6),
- les liens de Karzaï avec Unocal et le Sioniste criminel de guerre Henry Kissinger (7),
- les opérations affairistes clandestines israéliennes, mises en place pour prendre le contrôle des champs pétrolifères des pays voisins, au Turkménistan, en Ouzbékistan et au Kazakhstan (8),
- la mafia judéo-russe, entièrement protégée par l'entité sioniste, qui vend des armes aux seigneurs de guerre afghans soutenus par la Zunie (9).

Pourquoi ne mentionner aucun de ces faits et opérations extrêmement importants, dangereusement préjudiciables ? Parce que, ce faisant, ça compromettrait un régime israélien déjà condamné à l'échelle internationale.
Des journalistes, des blogueurs et des militants de l'Afghanistan occupé et de l'étranger ont fait des reportages sur le grand nombre de victimes civiles là-bas depuis le début de l'intervention zunienne, il y a plus de 30 ans. Wikileaks ne révèle rien qui n’est déjà connu ; il renforce seulement la propagande sioniste sur le « bien-fondé d’une guerre contre le terrorisme. »
Sur l’Irak ? Des ânerie
Sous la forme de près de 400.000 documents, la grande « fuite » suivante de l'organisation d’Assange, qui a obtenu plus de notoriété que la précédente, concernait l’Iraq occupé. Tout comme la désinformation sur l'Afghanistan occupé, elle incluait :

- des « dossiers secrets » sur des massacres de civils par des militaires zuniens, la torture à laquelle se livrent le criminel de guerre Nouri al-Maliki et ses forces (que, selon Wikileaks, des responsables militaires zuniens auraient tenté de faire cesser) (10),
- les manquements du régime zunien à semoncer les Blackwater (XE) pour les massacres qu’ils commettent (11),
- des exécutions brutales par l’occupant zunien et britannique mélangées à d’autres inepties sur un Al-Qaïda fictif,
- des idioties sur l'Iran qui formerait des hommes de milices irakiennes et sur des drones iraniens survolant l'Irak (12), sur l’Iran se livrant à de la contrebande d’armes, de munitions et d'explosifs vers l’Irak (13),
- des accusations ridicules contre le Hezbollah, le mouvement de Résistance libanaise, qui formerait des Irakiens à l'art du kidnapping d'enfant (14),
- des attaques calomnieuses contre la Garde révolutionnaire iranienne, et d'autres affirmations absurdes sur la République islamique qui se livrerait au meurtre d’Irakiens innocents.
Les registres de Wikileaks sur la guerre d’Irak « révèlent » aussi le nombre de victimes civiles : 66.081 (15). Ils « dévoilent » par-dessus le marché que les armes irakiennes de destruction massive ont vraiment existé, que les troupiers ont trouvé des laboratoires d’armes chimiques, des toxines adaptées au terrorisme, et des caches d'armes chimiques (16).

Il n'y avait rien de « secret » dans le fait que les forces zuniennes et britanniques massacraient, torturaient et violaient des innocents en Irak occupé. Comme en Afghanistan, avec beaucoup plus d'efficacité que Wikileaks, des journalistes Irakiens et internationaux, des blogueurs et des militants ont signalé les assassinats de civils en Irak depuis le début de l'occupation illégitime. Les militaires zuniens n'ont pas tenté de faire cesser la torture pratiquée par la marionnette al-Maliki sur des Irakiens emprisonnés abusivement, ils y ont participé. Ils lui ont ouvert la voie après l’avoir approuvée. Ils en étaient les principaux fauteurs (17). Des prisons secrètes où les barbares zuniens torturent des Irakiens innocents sont en ce moment même toujours en activité (18). La Zunie a embauché des mercenaires de Blackwater pour instiller la peur et exécuter des actes de terrorisme contre le peuple irakien, bien évidemment elle ne les a pas grondés. L’armée terroriste privée du prince Erik ne faisait que ce que lui demandait le régime zunien.

Penser que le Hezbollah forme des miliciens étrangers pour se mêler aux affaires de l'État est démence pure ; Sayyed Hassan Nasrallah a lui-même déclaré à maintes reprises que, si le Hezbollah voulait renverser le gouvernement libanais, il l’aurait déjà fait (19). Ses objectifs (comme en témoignent ses actions), sont de protéger le peuple libanais, d’assurer sa sécurité et de défendre sa dignité. Le Hezbollah ne porte pas atteinte à son propre gouvernement, il est stupide de penser qu'il pourrait saper celui d'une autre nation. La propagande visant l'Iran est pathétique, il y a assez d'armes en Irak pour des éternités grâce au soutien zunien à Saddam Hussein (20), il n'est nul besoin que l'Iran fournisse en « contrebande » des armes aux milices irakiennes. Les drones volant dans le ciel irakien appartenaient à la répugnante entité sioniste, et non pas à l'Iran (21). Les autres accusations ressemblent à des machinations exhumées de quelque donjon de clubs de réflexion sionistes et de groupes de pression salivant à la destruction de la République islamique, et non pas à un travail de dénonciateur tentant de révéler la corruption pour propager la vérité. Ces accusations servent le dossier sioniste en faveur d’une frappe militaire contre l'Iran. Ces accusations poussent encore à la guerre, pas à la paix.

Wikileaks ne doit pas avoir récupéré la bonne note de service sur les victimes civiles en Irak occupé. 66.081 est loin du compte. Leur nombre a éclipsé la borne des 1,5 millions. Rien de moins que cela. Un nombre aussi faible, surtout avancé par Wikileaks, est une fausse déclaration classique, visant à protéger le régime zunien et ses sbires. C'est une insulte aux 5 millions d'orphelins irakiens et aux 5 millions de réfugiés irakiens. C'est une gifle aux morts irakiens dont les noms ne seront jamais connus parce qu'ils ont été réduits en cendres par la Zunie et l'armement israélien. Et l’idée que des troupiers zuniens auraient trouvé des armes de destruction massive en Irak, après que le mythe des armes de destruction massive irakiennes ait été déboulonné maintes et maintes fois en tant que propagande sioniste, est franchement exaspérante. Les seules armes de destruction massive en Irak sont les bombes mark-77, le phosphore blanc, et les milliers de tonnes d'uranium appauvri répandus à Bassorah, Bagdad et Falloujah par l'armée terroriste de Zunie et les agents du Mossad israéliens positionnés stratégiquement (22).

Sous le feu au nom d’Israël
Où sont les révélations sur :
- les 55 sociétés sionistes qui profitent du sang versé irakien ? (23)
- les objets volés en Irak par des agents sionistes ? (24)
- les centaines d'agents du Mossad opérant à Mossoul ? (25)
- les installations de fabrication de bombes du Mossad à Kirkouk ? (26)
- les assassins du Mossad en poste dans plusieurs villages autour de la région dévastée de Fallujah

(27)
- les engins explosifs improvisés à embout d’uranium appauvri de l’entreprise sioniste Zapata Engineering, qui ont massacré des milliers de gens à Najaf, Karbala et Tal Afar, pour n’en nommer que quelques-uns ? (28)
- les marchands d'armes israéliens fournissant des armes aux escadrons de la mort formés par la CIA ? (29)
- le Sioniste criminel de guerre Paul Wolfowitz, introduisant des experts es torture du Shin Bet pour former l'armée zunienne ? (30)
- la conduite des interrogatoires du Mossad et la torture dans les geôles d’Irak, notamment à Abou Ghraib ? (31)
- les faits qui reliront la guerre illégale, conçue exclusivement par des Sionistes, à Israël ?
Il n’y en a pas parce que Wikileaks ne s’intéresse pas à démasquer les véritables criminels ; son but est d’éloigner le public de la vérité pour le manipuler. C’est un tout nouveau COINTELPRO* qui recommence.
[* Ndt : programme de contre-intelligence, de brouillage de la compréhension pour embobiner les gens dans un but précis].
La première divulgation de Wikileaks visait la République islamique du Pakistan. Cette opération avait pour objectifs de donner une crédibilité à la guerre criminelle illégale d’Obama, qui avec ses attaques de drones a tué plus de 1.000 civils (32), de soulever la possibilité d'une future occupation ostensible, et de dissimuler l'ingérence d'Israël dans les territoires afghans occupés. Il est capital de remarquer que la déstabilisation du Pakistan était un objectif sioniste, puisque David Ben Gourion, l’architecte de la Nakba, en avait fait la déclaration (33).
La deuxième diffusion de Wikileaks visait la République islamique d'Iran. L'objectif de cette opération était de calomnier deux des très rares entités sur Terre résistant à Israël, le Hezbollah et l'Iran, ainsi que de dissimuler les empreintes digitales sioniste partout dans le démembrement de l'Irak. En confirmant que le programme nucléaire iranien est de nature pacifique et ne concernait en rien des fins militaires, l'AIEA avait déjà contrecarré par inadvertance le projet sioniste d’attaquer l'Iran sur la base de prémisses nucléaires (34). Les experts sionistes es controverse (hasbara) ont besoin de tenter un nouveau truc ; grâce à Wikileaks, les accusations contre l'Iran du régime Bush sioniste ont refait surface sous couvert de « révélations. » C’est truqué.
Conclusion
Une note finale est nécessaire au sujet de Julian Assange, l'homme salué comme un combattant pour la liberté, un révolutionnaire et un ami du peuple opprimé.
Lors d’une récente interview, il a déclaré, « Quand nous arrivent de tous côtés des preuves d’intrigues réelles, pour la guerre ou d’immenses fraudes financières, ça m’ennuie constamment que des gens s’occupent de prétendues conspirations comme le 11/9. » (35)
Il est ahurissant qu’Assange soit agacé par ceux qui cherchent la vérité derrière les 1,5 millions d'innocents morts en Irak occupé, les 1,2 millions de victimes dans les territoires occupés Afghanistan, et les nombreux autres innocents, hommes, femmes et enfants, morts en Palestine occupée, au Liban, Pakistan, Yémen et en Somalie. Le 11/9 est tout sauf un faux complot. Des preuves accablantes montrent que des responsables zuniens et israéliens n’avaient pas que la connaissance anticipée de l'événement, et qu’ils l’ont planifié et mis à exécution. C'était une opération sous fausse bannière de la CIA et du Mossad, montée pour protéger l'entité sioniste de toute future menace militaire et étendre dans le monde entier la domination parasitaire de la Zunie et du régime illégitime de Tel Aviv par le biais d’une « guerre contre le terrorisme » d'inspiration sioniste (36).
Celui qui, oubliant délibérément les crimes israéliens dans les territoires occupés d’Afghanistan et d'Irak, insulte les chercheurs de la vérité derrière le 11/9, diffame le mouvement vertueux du Hezbollah, propage sur l'Iran une propagande qui parachève la campagne de diabolisation infligée à la République islamique par le lobby et les médias sionistes, n'est pas un combattant pour la liberté ; ce genre d’individu est un menteur et un propagandiste.
Comme une sorte de cadeau pour jour de fête, la toute dernière « fuite » de Wikileaks sur l'Irak occupé a été remise en bloc à plusieurs grands médias publics, notamment à Al-Jazirah, au New York Times sioniste, au Der Spiegel allemand qui a diffamé le Hezbollah dans le passé en accusant odieusement la Résistance de vendre des stupéfiants (37 ), au journal français sous contrôle sioniste Le Monde, qui a aussi diffamé le Hezbollah récemment (38) et à The Guardian britannique. Ce n'est pas une fuite. Ce n'est pas une révélation. C’est un communiqué de presse. Un spectacle médiatique. Un cirque servant à dissimuler les véritables crimes.
Ceux qui s’intéressent aux fuites réelles, et de surcroît au vrai courage, devraient lire l'histoire de Mordechai Vanunu. Il a dénoncé le programme nucléaire israélien et a passé les 26 dernières années en Israël, 18 années consécutives dans des prisons inhumaines et 11 ans en isolement (39).
Comme l'Afghanistan, l'Irak a été anéanti par le régime sioniste. En traitant de la destruction de ces nations, et du massacre de millions de leurs habitants, il est indispensable de comprendre les crimes commis pour démêler le rôle d'Israël. Toute personne ou institution omettant cela est un ignorant, un lâche ou un collaborateur. Ces gens n’ont pas de place dans la cause pour la restitution des territoires occupés aux peuples autochtones et la traduction en justice de leurs bourreaux.
En soutenant Wikileaks, vous ne luttez contre l'occupant. Vous n’honorez pas les martyrs. Vous ne luttez pas contre l'impérialisme. Et vous ne rendez pas ses coups à l'oppresseur. Vous aidez Israël et la dissimulation des activités de son réseau criminel.
Wikileaks est une intox sioniste. Réveillez-vous.
Sources
(1) Wikileaks Reports Could Halt Iran's Nuclear Drive de Yaakov Katz, Jerusalem Post
(2) Wikileaks, Afghanistan and Pakistan de Muhammad Abdullah Gul
(3) Framing Pakistan: How The Pro-Israel Media Enables India's Surrogate Warfare de Maidhc Ó Cathail
(4) Intel Expert Says 9/11 Looks Like A Hollywood Show de Christopher Bollyn
(5) The Spoils Of War: Afghanistan's Multibillion Dollar Heroin Trade de Michel Chossudovsky
(6) Wikileaks Is Israel, Like We All Didn't Know de Gordon Duff, Veterans Today
7) Profil d’Unocal sur History Commons
(8) The Great Game: The War For Caspian Oil And Gas de Christopher Bollyn
(9) Drugs For Guns: How The Afghan Heroin Trade Is Fueling The résistants Insurgency de Jerome Starkey, The Independent ; Red Mafiya: How The Russian Mob Has Invaded America de Robert Friedman
10) Iraq War Documents Shed Light On Civilian Deaths, Prisoner Abuse de David Wood
(11) Iraq War Logs: Private Militarization Run Amok de Pratap Chatterjee, The Guardian
(12) US Shot Down Iranian Drone In Iraq, Wikileaks Confirms de Adam Weinstein
13) Leaked Reports Detail Iran’s Aid for Iraqi Militias de Michael R. Gordon et Andrew W. Lehren, The New York Times
(14) Wikileaks Tip Iran's Hand In Iraq de Samuel Segev, Winnipeg Free Press
(15) Iraq War Leaks: No US Investigation Of Many Abuses de Al-Masry Al-Youm
(16) Wikileaks Show WMD Hunt Continued In Iraq – With Surprising Results de Noah Shachtman
(17) Iraq Today: Afflicted By Violence, Devastation, Corruption And Desperation de Stephen Lendman
(18) Lawless Arrests, Detentions And Torture In Iraq de Stephen Lendman
(19) Sayyed Nasrallah: Bellemare, UN Protecting False Witnesses d’Al-Manar
(20) Ho Hum, More Wikileaks Chickenfeed de Gordon Duff, Veterans Today
(21) Israeli Drones Said Operating Over Iraq And Afghanistan de Yossi Melman, Haaretz
(22) The Zionist Murderers Of Iraq de Jonathan Azaziah
(23) Fifty-five Israeli companies said to be operating in Iraq under assumed names, de l’agence de presse Yaqen, traduction de Muhammad Abu Nasr
(24) Israel Hopes To Colonize Parts of Iraq as 'Greater Israel' de Wayne Madsen.
En français : Le « Grand Israël » coloniserait une partie de l’Irak
25) Facts Vs.
Beliefs –Today’s Ancient Warfare de Jeff Gates
(26) Resistance Kills Mossad Agents In Iraq de The Egyptian Gazette
(27) Israel's Battle In Fallujah de Rashid Khashana, Al-Hayat
28) Iraq IEDs: Mossad/Zapata Engineering Conspiracy? de Cloak et Dagger ; Israeli Made IEDs and US Zapata Engineering made IED Triggers Are Killing US, Canadian And NATO Soldiers de NB Gazette
(29) Israeli Officer Sells Weapons To Terrorists In Iraq de Press TV ; CIA Death Squads Operating In Iraq d’Henry Michaels
(30) Seymour Hersh And The Missing Zionist-Israeli Connection de James Petras
(31) Mossad Does Interrogations in Iraqi Jails: Human Rights Group de China Radio International English ; What Were Mossad Agents With Fraudulent New Zealand Passports Doing In Iraq? de Jerry Mazza
(32) US Drone Strikes Kill 18 In Pakistan de Press TV
(33) Mossad And India Spy Agency Team Up, Target Pakistan de Tariq Saeedi
(34) IAEA report: zero evidence of Iran nukes. US Orwellian corporate war media: Iran building nukes? De Carl Herman, Los Angeles Examiner
(35) Wanted By The CIA: The Man Who Keeps No Secrets de Matthew Bell, The Independent
(36) 9/11: Israel's Grand Deception de Jonathan Azaziah
(37) Hezbollah Denies Der Spiegel's 'Cheap Fabrications' d’Al-Manar
(38) Le Monde: A Group Affiliated With Hezbollah Takes Photos Of The Hague de NOW Lebano
(39) The Woman From Mossad: The Story Of Mordechai Vanunu And The Israeli Nuclear Program de Peter Hounam
*Original :
www.maskofzion.com/2010/10/wikileaks-is-zionist-poison.html
Traduction copyleft de Pétrus Lombard

 


5-2 Alain Gresh : La prochaine guerre.

1er mars 1973. Le président américain Richard Nixon reçoit à Washington la première ministre israélienne Golda Meir. Il l'informe que le président égyptien Anouar Al-Sadate est prêt à négocier un traité global. Tout en prétendant que son pays veut la paix, Meir répond qu'elle préfère un accord intérimaire, qu'il ne faut pas se fier aux manouvres du Caire, qui veut d'abord un retrait israélien sur les lignes du 4 juin 1967, ensuite un retour au plan de partage voté par les Nations unies en novembre 1947, et une solution du problème palestinien dont il faudra discuter avec Yasser Arafat et « les terroristes ».

Rapportant cette conversation, à partir des documents divulgués par WikiLeaks, le journaliste israélien Aluf Benn (« Netanyahu is telling Obama what Golda told Nixon », Haaretz, 15 décembre 2010) dresse un parallèle entre la situation à l'époque où le refus israélien allait déboucher sur la guerre d'octobre 1973 et le franchissement du canal de Suez par les troupes égyptiennes, et les réponses dilatoires apportées par M. Benjamin Nétanyahou au président Barack Obama. Il rappelle que le premier ministre actuel, rentré précipitamment de Boston pour monter au front en octobre 1973, devrait « rafraîchir sa mémoire en écoutant les enregistrements des conversations entre Meir et Nixon et se demander ce qu'il peut faire pour ne pas répéter les mêmes erreurs et pousser son pays aveuglément vers un seconde désastre de Yom Kippour », une guerre qui devait coûter 2 600 soldats à l'armée israélienne.

Le refus de Tel-Aviv d'accepter la proposition du président Barack Obama de geler pour trois mois la colonisation en Cisjordanie (et non à Jérusalem-Est) en échange de promesses sans précédent, que le commentateur Thomas Friedman (« Reality Check », New York Times, 11 décembre 2010), peu suspect de sympathies pour les Arabes, compare à une tentative de corruption pure et simple, a confirmé non seulement l'incapacité du président Obama à exercer une pression sérieuse sur Israël, mais le rejet par M. Nétanyahou du moindre compromis. Bien sûr, comme ses prédécesseurs, il prétend vouloir la paix, mais c'est la paix humiliante imposée par les vainqueurs, une paix fondée sur la négation des droits élémentaires des Palestiniens.

Lors des négociations secrètes avec les Palestiniens durant l'année qui vient de s'écouler, M. Nétanyahou a répété que tout accord nécessitait l'acceptation par les Palestiniens du « concept de sécurité » israélien, ce qui signifiait, entre autres, l'acquiescement à la présence de troupes israéliennes sur le Jourdain et le long du « mur de l'apartheid » (du côté palestinien bien sûr), et la poursuite de l'occupation d'une partie non négligeable de la Cisjordanie (Dan Ephron, « 16 hours in September », Newsweek, 11 décembre 2010). Il n'a fixé aucun terme à cette présence israélienne, sans doute censée durer jusqu'à ce que les Palestiniens deviennent « civilisés ».

Ce blocage sur le front palestinien pousse l'armée israélienne à échafauder les plans de ses nouvelles guerres, fondées sur ce « concept de sécurité » qui veut que tous ceux qui refusent la domination de Tel-Aviv sur la région soient des « terroristes » qu'il faut éliminer. Aucun autre pays, pas même les Etats-Unis, n'ont une conception de la sécurité aussi extensive, une conception qui fait d'Israël un fauteur de guerres permanentes. Sur qui va fondre l'armée israélienne, contre qui portera-t-elle ses prochains coups ?

Sur Gaza ? Il y a deux ans, les blindés et l'aviation israélienne réduisaient en cendres des centaines de bâtiments et tuaient des centaines de civils, commettant ce que le rapport Goldstone qualifie de « crimes de guerres » et sans doute de « crimes contre l'humanité ». Pourtant, le Hamas est toujours solidement installé au pouvoir. Combien de temps Tel-Aviv peut-il se résigner à cette situation ?

Sur le Liban ? En juillet-août 2006, l'armée israélienne échouait dans ses tentatives de réduire le Hezbollah, mais réussissait à détruire le pays, au mépris du droit international ; trois ans et demi plus tard, l'organisation est plus puissante que jamais et l'état-major n'écarte pas une opération majeure qui risquerait de conduire à l'occupation d'une partie du Liban (lire Anshel Pfeffer, « Is the IDF prepping for a third war with Lebanon », Haaretz, 19 décembre 2010).

Sur l'Iran ? Au risque de provoquer un conflit majeur qui s'étendrait de l'Irak au Liban, de la Palestine à l'Afghanistan ?

Personne ne peut le dire, mais, au Proche-Orient, l'absence de paix débouche forcément sur la guerre. Contrairement à 1973, c'est Israël qui prendra l'initiative directe du conflit, sauf qu'il se heurtera non seulement à des ennemis bien plus efficaces, mais, comme le signale le militant de la paix israélien Uri Avnery (« Ship of fools 2 », Gush Shalom, 18 décembre 2010), à l'hostilité grandissante de l'opinion mondiale, hostilité dont a témoigné la reconnaissance de l'Etat de Palestine dans les frontières de 1967 par le Brésil, la Bolivie, l'Argentine, ou la lettre de 26 anciens dirigeants européens (Chris Patten, Giuliano Amato, Felipe González, Lionel Jospin, Hubert Védrine, Romano Prodi, Javier Solana, etc.) - tout sauf des extrémistes - appelant l'Union européenne à prendre des sanctions si, d'ici le printemps, le gouvernement israélien ne change pas de politique. L'organisation Human Rights Watch a publié le 19 décembre un rapport (« Israel/West Bank : Separate and Unequal ») qui souligne que les Palestiniens sont victimes de discriminations systématiques et appelle le gouvernement des Etats-Unis à réduire de plus de 1 milliard de dollars son aide annuelle à Israël (soit l'équivalent des investissements israéliens en faveur des colonies).

En conclusion, Avnery note que le soutien américain à Israël relève de l'assistance au suicide. « En Israël, une telle assistance est un crime. En revanche, le suicide ne l'est pas. Ceux que les dieux veulent détruire, ils les rendent d'abord fous. Espérons que nous retrouverons nos esprits avant qu'il ne soit trop tard. »

Les analyses d'Alain Gresh    

22 décembre 2010

http://blog.mondediplo.net/... 

 

 



 Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19



Ce message vous a été envoyé parce que vous faites parties de mes contacts  Pour ne plus recevoir d'e-mail de notre part, signaler le nous avec si possible un commentaire explicatif.

 


27/12/2010

n°3 - Dossier Wikileaks - 26-12 - Début - Qu’est-ce que Wikileaks?

 

n°3 - Dossier Wikileaks - 26-12 - Début - Qu’est-ce que Wikileaks?


       L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources 

                                                       



 Dossier Wikileaks

                                    n°3                                                  26-12

                                       C.De Broeder & M.Lemaire   



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire

Tiré à part

Vers le contrôle d’Internet - Rôle de Wikileaks dans la « fabrique de la contestation »

Wikileaks : héros ou escrocs ?

1 Pays

France

Le Monde « oublie » un document WikiLeaks sur… les médias français.

Israël

Djerrad Amar : Israël, l'un des rares pays épargnés. 

Irak 

WikiLeaks : Armes en Irak, les estimations erronées d'Israël.

Liban

Ibrahim al-Amine : Le « 14 mars » dans le Wikileaks « libanais »:Des informateurs du dixième rang.

Yémen

WikiLeaks : les stocks radioactifs du Yémen sont des cibles faciles pour Al-Qaïda.  

2 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

2-1 Vidéo : Wikileaks et Cantona servent-ils à quelque chose?

L’avis de Michel Collon

http://www.dailymotion.com/video/xg7v0u_wikileaks-et-cantona-servent-ils-a-quelque-chosey_news#from=embed

2-2 WikiLeaks, le faux-monnayeur de l’information.

2-3 Julien Salingue : La tempête WikiLeaks et la girouette.

3  Dossier

3-1 Ne tirez pas sur le messager qui révèle des vérités qui dérangent.

3-2 Cecilia Escudero : Qu’est-ce que Wikileaks?

3-3 Julian Assange: « Nous allons publier des informations sensibles sur la guerre de juillet 2006 ».

5  Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion.

5-1 Jonathan Azaziah : Wikileaks ?

5-2 Alain Gresh : La prochaine guerre.

 



Tiré à part

Vers le contrôle d’Internet - Rôle de Wikileaks dans la « fabrique de la contestation »

Le contrôle d’internet est l’un des objectifs de la « Guerre de l’Information » dans laquelle Wikileaks/ Julian Assange joue un rôle prépondérant mais aussi dans la « fabrique de la contestation » ce qu’analyse avec justesse et clairvoyance Michel Chossudovsky dans « Who is Behind Wikileaks ».

Actuellement l’ONU fait l’objet de pressions de la part d’un certain nombre d’états membres pour créer en son sein un organisme pour « faire la police » sur internet. Ces pays évoquent les fuites de Wikileaks comme raison principale d’un contrôle plus strict d’internet.

La demande vise la création d’un « groupe de travail » qui comprendrait seulement des responsables gouvernementaux qui discuteraient entre eux comment établir un consensus dans leur « politique publique internationale « pour internet. En d’autres termes les gouvernements seraient amenés à décider de ce qui serait effectivement publié sur internet.

Alors il y a-t-il derrière tout le buzz médiatique des « fuites « de Wikileaks un plan visant à limiter la liberté de publication sur internet ? Le Pentagone a déjà qualifié Assange de « cyber terroriste » on parle de poursuites contre lui aux US pour « espionnage ».

Alors des « fuites » orchestrées sur internet pour réclamer plus de contrôle et à long terme le monopole des médias de masse complices sur tous les contenus internet devenu payants ?

Dans un article publié le 13/12/2010 sur Global Research intitulé « Who is Behind Wikileaks » - Qui est Derrière Wikileaks- Michel Chossudovsky fournit des informations clés sur cette organisation et en conclusion donne un avis clairvoyant sur ce processus de « fuites ».

Ci-dessous traduction du paragraphe « Manufacturing Dissent ».

... « Fabrique de la Contestation »

Wikileaks présente les caractéristiques essentiels d’un processus de « contestation fabriquée ». Il cherche à exposer les mensonges du gouvernement. Il a publié d’importantes informations sur les crimes de guerre US. Mais une fois que le projet a été intégré dans le moule du journalisme de masse il est utilisé comme un instrument médiatique de désinformation.

« C’est dans l’intérêt des élites des multinationales d’accepter la contestation et les protestations comme un élément du système tant qu’elles ne menacent pas l’ordre social établi. L’objectif ce n’est pas de réprimer la contestation mais au contraire de façonner et modeler le mouvement de protestation pour établir les limites externes de la contestation. Pour maintenir leur légitimité les élites économiques favorisent une opposition limitée sous des formes contrôlées... Cependant pour être efficace le processus de la « fabrique de la contestation » doit être prudemment régulé et contrôlé par ceux qui sont visés par le mouvement de protestation »

Voir Michel Chossudovsky "Manufacturing Dissent" : the Anti-globalization Movement is Funded by the Corporate Elites, September 2010

Ce que l’examen de ce projet Wikileaks suggére aussi c’est que les mécanismes de la propagande du Nouvel Ordre Mondial sont devenus de plus en plus sophistiqués surtout en ce qui concerne son agenda militaire.

Désormais ils ne reposent plus sur une suppression directe des faits concernant les crimes de guerre des US-OTAN. Ils ne nécessitent plus non plus que les responsables gouvernementaux aux échelons les plus élevés dont la secrétaire d’état soient protégés. Ils peuvent être remplacés. Les politiciens du Nouvel Ordre Mondial sont d’une certaine façon « jetables ». On peut les remplacer. Ce qui doit être protégé et soutenu ce sont les intérêts des élites économiques qui contrôlent l’appareil politique dans les coulisses.

Dans le cas de Wikileaks, les faits se trouvent dans les données bancaires ; un grand nombre de ces faits particulièrement ceux concernant les gouvernements étrangers servent les intérêts de la politique étrangère US. D’autres faits ont tendance d’un autre côté à discréditer l’administration des US. En ce qui concerne les informations financières la publication de données concernant une banque en particulier à l’instigation de Wikileaks, par une institution financière rivale, pourrait être potentiellement utilisée pour déclencher l’effondrement ou la banqueroute d’une institution financière ciblée.

Tous les faits-wiki sont sélectivement rédigés, puis ils sont « analysés » et interprétés par des médias qui sont au service des élites économiques.

Tandis que les nombreux morceaux d’informations contenus dans la banque de données de Wikileaks sont accessibles, le public dans son ensemble ne prendra pas la peine de consulter et scanner ces informations de la banque de données de Wikileaks. Le public lit les sélections d’informations rédigées et les interprétations présentées dans les principaux organes de presse.

Ce qui est présenté c’est une vue partiale et biaisée. La version rédigée est acceptée par l’opinion publique car elle est basée sur ce qui est défini comme « une source fiable » alors qu’en fait ce qui est présenté dans les pages des principaux journaux et chaînes TV ce sont des distorsions fabriquées et compliquées de la vérité.

Des formes limitées de débat critique et de « transparence » sont tolérées tandis qu’il s’agit de faire accepter par le public dans son ensemble la politique étrangère des US, incluse leur « guerre contre le terrorisme ». Pour ce qui est d’une grande partie du mouvement anti guerre US, cette stratégie semble avoir réussi : « nous sommes contre la guerre mais nous soutenons la guerre contre le terrorisme ».

Ce que cela signifie c’est que la vérité dans les médias ne peut exister qu’en démantelant l’appareil de propagande — i.e. Casser la légitimité des médias de masse qui soutiennent les vastes intérêts des élites économiques de même que les plans militaires mondiaux de l’Amérique.

A notre tour nous devons nous assurer que la campagne contre Wikileaks aux US, se servant de la loi sur l’Espionnage de 1917 ne sera pas utilisée comme moyen de mener une campagne pour contrôler l’internet. C’est pour cela que nous devons aussi rester fermes pour empêcher les poursuites judiciaires de Julian Assange aux Etats Unis. »

dimanche 19 décembre 2010

Zone-7

(Source : Planète Non Violence)

http://www.newsoftomorrow.org/spip.php?article9427

 


Wikileaks : héros ou escrocs ?

J’ai résisté pendant plusieurs semaines aux sirènes du buzz "Wikileaks" ; mais mes fils RSS se sont inexorablement remplis à 80% d’articles directement ou indirectement liés à ce sujet. J’ai donc décidé de boire la tasse jusqu’au bout, et de m’offrir une cure intensive de Wikileaks avant de passer à autre chose. Le lecteur légitimement agacé de la récurrence de ce sujet pourra arrêter ici la lecture de ce billet.

Commençons par un focus sur la naissance mouvementée de Wikileaks, qui en dit déjà long sur les orientations du projet.

4 octobre 2006 : Wikileaks.org est enregistré par John Young, co-fondateur de Wikileaks et fondateur de Cryptome.org, autre site bien connu pour dévoiler des documents confidentiels. Le projet Wikileaks ne possède à ce stade aucun site web ni aucune visibilité extérieure : tout se passe sur une liste de diffusion privée, où les premiers membres définissent de concert les lignes directrices du projet. Le principe fondateur est de dévoiler des documents confidentiels dérobés à des gouvernements, mais pas n’importe lesquels : "les gouvernements autoritaires non-occidentaux" ["our focus is on non-western authoritarian regimes"]. L’idéologie qui soude les membres fondateurs est basée sur le principe que le secret est forcément nuisible à la démocratie. Le groupe s’efforce dans un premier temps de mettre en place des outils et des mécanismes permettant de protéger leurs sources.

décembre 2006 : Wikileaks se dévoile au grand public avec la diffusion d’un document volé à l’un des leaders d’un tribunal islamique en Somalie. Dans leurs interviews initiales, les porte-paroles de Wikileaks affirment posséder plus d’un million de documents confidentiels dérobés à des gouvernements. En privé, Julian Assange déclare vouloir obtenir $5 millions en donations sur les six premiers mois ; un objectif excessif qui fait claquer la porte du projet à John Young, qui accuse Wikileaks d’être à la solde de la CIA : selon lui, il n’y a qu’une manière pour un site naissant d’acquérir autant d’argent en si peu de temps, c’est d’être financé par un service d’Etat. Julian Assange répond à ces accusations par "Si escroquer la CIA peut être utile au projet, alors nous l’escroquerons" ["If fleecing the CIA will assist us, then fleece we will"], et ajoute "Nous avons déjà des soutiens de la part du NED (National Endowment for Democracy), du CFR (Council on Foreign Relations), de la Freedomhouse et d’autres tétines de la CIA" ["We have pullbacks from NED, CFR, Freedomhouse and other CIA teats"]. Young met à disposition ici et ici des archives complètes des e-mails échangés par les fondateurs de Wikileaks lors des premières semaines du projet.

Avant 2006, des documents mentionnent Assange tantôt en tant que président de l’Australian National Cognitive Facility, tantôt de l’Australian Institute for Collaborative Research, deux organismes très discrets domiciliés à une même boîte postale australienne, et dont on trouve fort peu de traces sur le web. Autant dire qu’on ne sait pas grand chose du passé d’Assange, en dehors de sa "carrière" de hacker, qu’il raconte dans son livre "Underground" publié en 1997.

Après la fondation de Wikileaks s’ensuivent plusieurs années plus ou moins intéressantes, où Wikileaks va dévoiler des documents confidentiels de diverses sources. Ce qui nous amène aux polémiques actuelles et aux événements de ces dernières semaines, qu’on pourra résumer de la manière suivante :

Début juin, l’arrestation de Manning (l’analyste qui avait transmis à Assange des dizaines de milliers de documents confidentiels sur les guerres d’Afghanistan et d’Irak), trahi par Adrian Lamo, est rendue publique. Kevin Poulsen dévoile dans son article que Manning avait également transmis à Wikileaks 260.000 câbles diplomatiques confidentiels ; mais la publication des câbles ne débutera que le 28 novembre. Entre temps, les ennuis ont commencé pour Assange : le mandat d’arrêt international contre lui, émis fin août par les autorités suédoises et annulé le lendemain même, refait surface le 1er septembre. On apprendra plus tard que l’une des plaignantes aurait des liens avec la CIA. Wikileaks en prend également pour son grade : un pirate patriote, "Th3j35t3r", s’en prend d’abord à Wikileaks et met le site hors ligne pendant plusieurs heures, avant de revendiquer l’attaque. Wikileaks quitte alors son hébergeur pour migrer sur la plateforme EC2 d’Amazon, pour s’en faire bannir à peine deux jours plus tard. Le domaine Wikileaks.org est suspendu, Paypal, MasterCard et Visa coupent le robinet financier et cessent d’accepter des dons pour l’organisation. Les sites miroirs se multiplient — pas loin de 1700 à l’heure où j’écris cet article. Des pirates, les "Anonymous", entament des attaques de déni de service contre les sociétés qui sont hostiles à Wikileaks — quelques milliers de volontaires sont enrôlés pour l’occasion ; puis les Anonymous changent de stratégie en incitant les volontaires à dupliquer les mémos sensibles le plus possible afin de rendre impossible leur suppression. Parallèlement, deux anciens de Wikileaks claquent la porte et fondent OpenLeaks, un projet concurrent. La dissidence interne chez Wikileaks se fait en effet sentir depuis des mois, l’attitude dictatoriale d’Assange étant dénoncée par ses proches collaborateurs. On apprend ainsi qu’Assange vivrait rubis sur l’ongle, avec pas moins de $225.000 de dépenses personnelles, de voyages en première classe, d’hôtels de luxe et de vêtements rien que pour l’année 2009 ; tandis que le supposé soutien financier au soldat Manning peine à arriver.

Et pour couronner le tout, Dimitry Medvedev a publiquement annoncé en décembre que Julian Assange devrait être candidat au Prix Nobel de la paix ! Une déclaration qui tente certainement de calmer le jeu après qu’Assange ait déclaré à un journaliste moscovite que le Kremlin devait se préparer à une nouvelle série de fuites concernant la Russie...

Toute cette agitation, rappelons-le, a pour origine la publication :

de câbles relatant les manies et les petits défauts de chefs d’Etat du monde entier. Des "informations" dont, au mieux, on rit, mais qui ont leur place dans des magasines people, pas dans des journaux sérieux ;

d’un câble en particulier, vivement critiqué, listant les infrastructures mondiales jugées comme critiques pour les Etats-Unis. Mais ne cherchez pas de scoop : on apprend de cette liste que les grands ports internationaux sont des enjeux critiques, au même titre que l’industrie pharmaceutique, les câbles sous-marins, et même les ponts. Mais point de bunkers ou de sites militaires secrets. La publication de cette liste a été vivement critiquée comme pouvant faciliter un attentat. Si c’est le cas, à ce titre, il faut également interdire la publication des annuaires et des cartes maritimes et routières : tout est dedans !

de plusieurs câbles, publiés en tout début de crise, portant sur la politique extérieure américaine : on y apprend par exemple que des pays arabes, dont l’Arabie Saoudite, ont fait pression sur les Etats-Unis pour intervenir contre l’Iran ; que la Corée du Nord aurait vendu à l’Iran une technologie de missiles pouvant transporter des charges nucléaires ; que la Chine serait prête à revoir son alliance avec la Corée du Nord ; que le piratage de Google aurait vraisemblablement été commandité par le gouvernement chinois ; etc, etc. Des informations certes confidentielles, mais en rien embarrassantes pour les Etats-Unis, bien au contraire, puisqu’elles rendraient presque sympathique leur politique extérieure au moyen-Orient et en Asie.

Résumons donc cette agitation à cette observation : les seuls vrais scoops publiés par Wikileaks ces derniers mois sont très favorables aux Etats-Unis.

Cette agitation a pour le moment réussi à occulter les questions suivantes :

Le premier principe de Wikileaks était de s’attaquer à des gouvernements autoritaires non-occidentaux. Comment Assange en est-il arrivé à mener une croisade contre un état (à peu près) démocratique et occidental, les Etats-Unis ?

Le second principe de Wikileaks était le refus radical du secret comme principe de gouvernance. Comment Wikileaks a-t-il pu lui-même devenir une organisation secrète, au financement opaque, et dont les membres sont pour la plupart restés anonymes ? Et d’où vient l’argent ?

Si les révélations de Wikileaks sont aussi fracassantes que ce qu’en disent les gouvernements du monde entier, comment se fait-il que rien n’ait été fait pour empêcher la diffusion de ces documents, qui était pourtant annoncée depuis des mois ?

15 décembre 2010

NewsOfTomorrow

(Source : ZDNet)

http://www.newsoftomorrow.org/spip.php?article9419



1 Pays

France

Le Monde « oublie » un document WikiLeaks sur… les médias français.

Depuis le 28 novembre, le journal le Monde publie chaque jour un ou plusieurs articles traitant des « révélations » du site fondé par Julian Assange.

Le quotidien du soir est l’un des partenaires de WikiLeaks, aux côtés du Guardian, du New York Times, d’El Pais et du Spiegel.

Critiqué par nombre de ses pairs, le Monde a justifié ainsi sa démarche : « A partir du moment où cette masse de documents a été transmise, même illégalement, à WikiLeaks, et qu’elle risque donc de tomber à tout instant dans le domaine public, Le Monde a considéré qu’il relevait de sa mission de prendre connaissance de ces documents, d’en faire une analyse journalistique, et de la mettre à la disposition de ses lecteurs ».

Mais la sélection réserve parfois des surprises…

La tempête politico-médiatique déclenchée par la publication des documents WikiLeaks semble donner raison, a posteriori, au Monde, notamment contre tous ceux qui ont tenté d’affirmer, malgré les évidences, que les télégrammes révélés par WikiLeaks « ne nous apprenaient rien ».

Il s’avère néanmoins que le Monde a « oublié » un câble adressé au Secrétariat d’Etat états-unien par l’ambassade des Etats-Unis à Paris. C’est le câble 07PARIS306, consultable (en anglais) sur le site de WikiLeaks.

 A l’heure actuelle, le Monde ne s’en est pas fait l’écho. C’est bien dommage. On découvre en effet dans ce document, qui traite des « communautés musulmanes en France », l’instructif point de vue de l’ambassade à Paris sur les médias français. Entre autres :

« 17. Les grand journalistes français sont souvent issus des mêmes écoles d’élite que de nombreux responsables gouvernementaux. Ces journalistes ne considèrent pas nécessairement que leur rôle premier soit de surveiller le pouvoir exécutif. Nombre d’entre eux se voient plutôt davantage comme des intellectuels, et préfèrent analyser les événements et influencer leurs lecteurs plutôt que de rapporter les événements.

18. Le secteur privé des médias en France (presse écrite, TV et radio) continue d’être dominé par un petit nombre de conglomérats, et l’ensemble des médias français sont davantage régulés et soumis aux pressions politiques et commerciales que leurs homologues américains. Le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel, créé en 1989, nomme les dirigeants de l’ensemble des chaînes TV et stations de radio publiques et surveille leur contenu politique.

19. L’accès à internet se développe de manière continue en France, notamment chez les jeunes générations, et remplace rapidement les médias traditionnels. Toutes les grandes chaînes de télévision et stations de radio ont leur propre site internet, tout comme les grands organes de presse écrite. Les blogs sont un moyen de communication de plus en plus populaire pour les minorités et les ONG, qui les utilisent pour exprimer des opinions qu’ils estiment ne pas retrouver dans les médias traditionnels ».

« Transparence et discernement ne sont pas incompatibles », écrivait Sylvie Kauffman, directrice de la rédaction du Monde, dans l’article cité plus haut. Le moins que l’on puisse dire est que le Monde semble, dans le cas du câble 07PARIS306, avoir davantage mis l’accent sur une certaine forme de discernement que sur la transparence. Le quotidien a sans doute estimé que cette information WikiLeaks était nettement moins digne d’intérêt que celles concernant l’Iran, le Vatican, le Pérou, le Kenya, la Chine ou le Maroc.

Et pourtant, ces quelques lignes rédigées par l’ambassade des Etats-Unis mériteraient d’être largement diffusées et, pourquoi pas, commentées par le Monde (et les autres usagers médiatiques de WikiLeaks). Certains silences sont au moins aussi révélateurs que certaines prises de position, aussi justes soient-elles. Cet avis d’Acrimed n’équivaut pas, chacun l’aura compris, à un soutien à la diplomatie états-unienne et à ses jugements sur les médias français qui pourraient être retournés contre les médias d’outre-atlantique.

Julien Salingue

P.S. Le 12 décembre, Paul Moreira évoque, sur son blog, le document WikiLeaks en question. Avec, entre autres, ce commentaire plein d’humour : « Ceci n’est pas une note d’Acrimed ». Merci pour le clin d’oeil...

Annexe : l’extrait (traduit ci-dessus par nos soins) en version originale :

17. Top French journalists are often products of the same elite schools as many French government leaders. These journalists do not necessarily regard their primary role as to check the power of government. Rather, many see themselves more as intellectuals, preferring to analyze events and influence readers more than to report events.

18. The private sector media in France - print and broadcast - continues to be dominated by a small number of conglomerates, and all French media are more regulated and subjected to political and commercial pressures than are their American counterparts. The Higher Audio-Visual Council, created in 1989, appoints the CEOs of all French public broadcasting channels and monitors their political content.

19. Internet access is growing steadily in France, especially among the younger generation, rapidly replacing traditional media. All important television and radio channels in France have their own websites, as do the major print media. Blogs are an increasingly popular method of communication for minorities and NGOs, who use them to express opinions they do not feel are reflected in the traditional media.
www.kubakoetxea.com (français/castellano)

"Les bombes nucléaires pourront tuer ceux qui ont faim, les malades, les ignorants.
Mais elles ne pourront pas tuer la faim, les maladies et l'ignorance. Elle ne pourront pas non plus tuer la juste rebellion des peuples".
(Fidel CASTRO-août 2010)

14 décembre

http://jacques.tourtaux.over-blog.com.over-blog.com/article-le-monde-oublie-un-document-wikileaks-sur-les-medias-francais-vous-avez-dit-bizarre-62998576.html


Israël

Djerrad Amar : Israël, l'un des rares pays épargnés. 

Par WikiLeaks, le monde tu tromperas ?

En faisant le lien avec les déclarations d’Assange complimentant Netanyahu d’homme pas “naïf” mais un “politicien sophistiqué” ou encore “(...) Netanyahu a fait une déclaration intéressante disant que les dirigeants devraient dire en public ce qu’ils disent en privé, [ce qui] conduira à une sorte d’intensification du processus de paix au Moyen-Orient et en particulier en relation avec l’Iran”, il est certain qu’il y a connivence.
Selon de nouvelles révélations faites par “Al-Haqiqa”, un site de journalisme d’investigation, reprises par plusieurs sites, Assange aurait rencontré des responsables israéliens à Genève avec qui il aurait conclu un pacte secret consistant à ne pas divulguer ce qui peut nuire à Israël, surtout ceux provenant des ambassades américaines de Tel-Aviv et de Beyrouth sur les périodes correspondant aux attaques israéliennes au Liban et à Gaza.
L’assurance est que ces documents seraient “enlevés” avant les publications. “Veterans Today” aussi, qui titre dans son site : “Démoli, Wikileaks sert Israël”, accuse Assange, selon un rapport publié, “de recevoir de l'argent du Mossad lors d'une réunion de Genève… [d’avoir] accepté de laisser à Israël de choisir et de censurer toutes les fuites de WikiLeaks”. Si l’on ajoute qu’il a traité de menteurs, dans une vidéo, les partisans de la “vérité sur l’attentat du 11/9” que l’on qualifie d’adeptes des “thèses complotistes” alors même Fox News admet des vérités sur cet attentat, nous sommes en droit de questionner sur ses buts ! Ses attitudes ont provoqué le mécontentement de ces collaborateurs  entraînant une scission. Les dissidents lui reprochent de passer des accords avec des médias choisis — sans les consulter et contre leur volonté — dont ils ignorent les contenus.
Devant ce manque de transparence, plusieurs d’entre eux, dont Daniel Domscheit-Berg, ont dû quitter WikiLeaks pour lancer leur propre site “OpenLeaks”, “pour réaliser l’objectif initial de Wikileaks”, selon une interview qu’il a accordée au journal allemand Die Tageszeitung. Il a été constaté, étrangement, que l’évènement aussi important que la guerre au Liban soit passé sous silence ; créant un “vide” documentaire bizarre.
On comprend dès lors la déclaration de B. Netanyahu annonçant avoir “pris les devants” et son empressement à réagir le 1er favorablement aux “fuites” en disant que “pour la 1re fois (…) il y ait consensus (…) que l'Iran est la menace (…) Quand les dirigeants ont la volonté de dire à leur peuple la vérité, cela sert la paix (…)”. En faisant le lien avec les déclarations d’Assange complimentant Netanyahu d’homme pas “naïf” mais un “politicien sophistiqué” ou encore “(...) Netanyahu a fait une déclaration intéressante disant que les dirigeants devraient dire en public ce qu’ils disent en privé… [ce qui] conduira à une sorte d’intensification du processus de paix au Moyen-Orient et en particulier en relation avec l’Iran”, il est certain qu’il y a connivence. Ses révélations sont d’une grande utilité dans la guerre de désinformation que mènent de concert dans la même stratégie l’Amérique et les sionistes.
Certains  voient en WikiLeaks une “psy op made in Israël” (opérations psychologiques) destinées à donner l'illusion d'une “information libre et renégate”, afin d’influencer les raisonnements objectifs et les comportements pour mieux faire accepter leurs projets bellicistes. Il se trouve, hélas, dans le “monde arabe”, des “caisses de résonance” qui reproduisent ou acceptent sans recule et sans réflexions ce genre d’informations subversives et qui trouvent, de bonne foi peut-être, matière à s’en servir contre leur propre pays ou contre des pays amis tombant ainsi en plein dans le piège, alors que beaucoup de signes dévoilent un complot.
D’abord, il y a les cibles géopolitiques sélectionnées, ensuite les médias choisis connus pour être pro-sionistes et enfin la déclaration de H. Clinton affirmant que “ceux qui liront ces notes diplomatiques concluront que les craintes concernant l'Iran sont fondées (…) partagées et continueront d'être le leitmotiv de la politique que nous poursuivons, avec nos partenaires, afin d'empêcher l'Iran de se doter de l'arme nucléaire”.
Ces documents américains, d’apparence les desservant, s’avèrent converger vers les pays déjà ciblés dans cette stratégie américano-sioniste. Ils donnent des Arabes une image dégradante faite de lâcheté et de traîtrise afin de créer un climat de haine, d’adversité entre  Arabes, musulmans et chrétiens. Ils visent à compromettre l’avenir de certaines personnalités en ternissant leur image car refusant de se rallier à leur projet d’agression contre l’Iran entre autres, mais aussi à déchoir certains de leurs serviteurs devenant inutiles.
Dans cette avalanche de “fuites”, aucun haut placé au sein de l’establishment US et israélien n’a été inquiété. Celles diffusées sur eux semblant les mettre dans “l’embarras” — notamment celles qui dévoilent “l’appréciation” que font les représentants américains des dirigeants “amis” — s’analysent comme “basiques” et souvent connues, sans impact comparées à l’information stratégique glissée relatives à l’Iran, les Arabes et les musulmans.
D’autres informations font état d’une tractation entre un journal libanais et Assange dans l’espoir de se procurer, contre de l’argent, en particulier un important PV d’une réunion tenue à l'ambassade américaine à Beyrouth, le 24 juillet 2006. Réunion déterminante dans la guerre contre le Hezbollah et ses alliés. Mais les documents reçus par Al-Akhbar s’avèrent sans importance. On comprend donc  qu’Assange est un homme négociable, prêts à se censurer et à trahir. Dans ces conditions, il ne s’agit plus de probable manipulation, mais de collusion pour de l’argent.
Alors, Assange objet d’une manipulation, rusé négociant ou faisant partie du système sioniste qui domine la plupart des médias ? Comme rien ne peut plus désormais être caché, l’avenir proche nous dira si WikiLeaks est bien ce site qu’il prétend être; un Hoax, ce canular informatique, ou bien un autre instrument de domination et de propagande obéissant à la devise du Mossad : “Par la tromperie, la guerre tu mèneras.”

Djerrad Amar
Jeudi 16 décembre 2010

Copyright © 1998-2010 Tous droits réservés LIBERTE.
Publié le 16 décembre 2010 avec l'aimable autorisation de Liberté.


 

Source : Liberté
http://www.liberte-algerie.com/...


Irak 

WikiLeaks : Armes en Irak, les estimations erronées d'Israël.

Pour Le Monde.fr | 19.12.

Lorsque le sujet est abordé, lors d'une rencontre entre le sénateur américain Carl Levin, et un responsable des renseignements militaires israéliens, en mars 2009, il y a bien longtemps que les limiers américains ne cherchent plus en Irak les armes de destruction massive dont la présence supposée avait justifié, six ans plus tôt, l'invasion du pays.

Un rapport américain vient d'être publié qui dresse un constat accablant pour le renseignement américain. "Et vous ?" demande le sénateur au colonel Itai Brun. "Nous étions très proches" des estimations américaines, confesse le militaire israélien, selon un télégramme diplomatique secret obtenu par WikiLeaks et consulté par Le Monde.

A l'époque, poursuit-il, précisant que l'estimation israélienne était tirée des informations de la communauté du renseignement toute entière, nous pensions que le régime irakien disposait de lanceurs "résiduels" et de missiles sol-sol capables de porter des bombes chimiques et biologiques. Il n'y avait pas de preuve directe, c'était une "conclusion stratégique" basée sur le comportement de Saddam Hussein dans les années 1990, selon laquelle il ne cèderait jamais ces armes. La seule conséquence de cette estimation, ajoute alors le militaire, fut la distribution de masques à gaz, mais il s'agissait d'une décision politique, non liée à la fiabilité supposée de notre conclusion.

Interrogé sur les liens supposés à l'époque entre Al-Qaida et le régime irakien, un autre militaire, le lieutenant-colonel Avi Zaroni, indique que les autorités israéliennes disposaient d'informations sur des contacts avec des deuxièmes et troisièmes couteaux d'Al-Qaida mais qu'elles "savaient" que le régime baasiste ne soutiendrait pas un "djihad". Le colonel Brun, questionné sur un éventuel approvisionnement clandestin en uranium de l'Irak à l'époque, conclut que les autorités israéliennes ne s'étaient même pas penchées sur le sujet car elles étaient convaincues de l'inexistence d'un programme nucléaire significatif.


Liban

Ibrahim al-Amine : Le « 14 mars » dans le Wikileaks « libanais »:Des informateurs du dixième rang.
On reste perplexe sur la manière d’aborder les textes de la correspondance entre l’ambassade américaine à Beyrouth et le ministère des AE à Washington, à propos des détails politiques et sécuritaires relatifs au Liban.
Les textes parvenus à « al-Akhbar » sont par centaines, et les pages encore plus, et tous sont classés secrets, même si leur contenu n’est pas étrange aux oreilles et yeux des Libanais au cours des années passées. La polémique politique interne, les relations avec la Syrie, la confrontation du Hezbollah et l’enquête internationale ainsi que le tribunal, etc.. Dans toutes ces situations, les Etats-Unis paraissent le centre polarisateur.
Les textes ne contiennent pas des commentaires très importants ou des explications des positions de Washington, à partir des titres, et le scénario est limité aux dialogues entre d’une part, l’ambassadrice américaine ou son remplaçant, qui pose les questions, et d’autre part, les personnalités libanaises qui répondent, en long et en large. Il est cependant certain que les diplomates américains savent que le contenu de ces réunions s’envolera rapidement à Washington. Ils comptaient sur la confidentialité des procès-verbaux et qu’ils ne seraient pas publiés. Mais le problème, concernant les parties libanaises qui ne savaient pas que leurs paroles allaient être transmises, Dieu seul sait si la transmission a été fidèle et précise ou déviée, ou en fonction de ce que les Américains avaient compris.
Mais ces personnalités ne pensaient pas que ce qu’elles faisaient n’était qu’une des formes de collaboration pour le bénéfice de parties étrangères, et qu’elles sont en position d’informateurs qui transmettent les renseignements et incitent contre une partie libanaise, sans aucune retenue. Et si un jour, on découvre la liste des paiements de Jeffrey Feltman à Beyrouth, nous pouvons dès lors comprendre cet enthousiasme et cet excès à présenter des informations à l’ambassade américaine, de la part de ces parties ou personnalités libanaises.
Outre l’aspect amusant de l’affaire, mais à la manière « il vaut mieux en rire plutôt que pleurer », l’importance de ces documents gît, pour les Libanais aujourd’hui, dans la nécessité de revoir la période passée, et reprendre les positions, les déclarations et les décisions prises par le 14 mars, tout au long de ces années, quels furent ses propres calculs, ses analyses et ses données, et parce qu’ils indiquent l’ampleur des intérêts américains auprès de ceux-là, et combien ce groupe libanais a compté sur l’appui américain pour toute affaire. Cela reflète aussi l’ampleur de l’indifférence américaine au travers de l’ampleur des demandes insistantes.
Il est possible, en toute simplicité, de comprendre et de saisir l’ampleur de la politisation du dossier de l’enquête dans l’assassinat du premier ministre Rafic Hariri, et il est possible de comprendre l’implication interne dans la guerre ouverte contre la résistance, comme il est possible de comprendre la guerre ouverte également contre le général Michel Aoun car il s’est entendu avec le Hezbollah, et il est possible de comprendre l’indifférence de l’occident, sous la direction des Etats-Unis d’Amérique, envers toute chose au Liban hormis ce qui se rapporte à la sécurité « d’Israël ».
Il est difficile que quelques pages contiennent tout ce qui existe, mais il y a plusieurs moyens de publication. Al-Akhbar publiera sur son site électronique les textes tels quels, dans leur langue d’origine, et la traduction en arabe de certains d’entre eux, et tous les documents relatifs au Liban et plusieurs pays arabes. Quiconque souhaite les consulter, doit être prêt à accepter, à l’avance, que la majeure partie de nos gouvernements et la majorité des forces du pouvoir dans notre monde arabe, sont des forces prêtes à vendre toute chose pour demeurer dans leur position…
Puis ils vous parlent de liberté, de souveraineté et d’indépendance…
 


Yémen

WikiLeaks : les stocks radioactifs du Yémen sont des cibles faciles pour Al-Qaïda.  

Un haut fonctionnaire du gouvernement du Yémen a mis en garde les diplomates américains sur la pauvreté de la sécurité de l’entreprise principale de produits radioactifs du pays, qui pourrait permettre aux terroristes de mettre la main sur de la matière hautement dangereuse, selon les fuites diplomatiques révélées par Wikileaks.

Le fonctionnaire yéménite a dit aux Américains qu’un seul garde surveillait les installations et il a été démis de ses fonctions, donc seule une caméra de télévision en circuit fermé était sur place, mais en panne depuis 6 mois. Le message comme quoi l’écart entre les terroristes et les matières nucléaires au Yémen est très faible a été relayé par un message diplomatique le 9 janvier par l’ambassade de la CIA à Sanaa à la sécurité intérieure américaine.
Le Yémen est le pays le plus pauvre du monde arabe, et il est apparu comme la base la plus active pour Al-Qaïda, après l'Irak et l'Afghanistan. Le groupe est derrière une série d'attaques contre des cibles occidentales dans le pays, y compris le complot de fret aérien qui a échoué en octobre et la tentative d'abattre un avion de ligne américain à destination de Detroit à Noël l'année dernière. Le kamikaze, né au Nigeria Detroit, Omar Farouk Abdulmutallab, a été radicalisé au Yémen, selon des sources de sécurité.
Les informations diplomatiques, classées secrètes par l'ambassadeur américain Stephen Seche, et envoyées peu après l’évènement de la bombe le jour de Noël, décrit « l’inquiétude » officielle des Etats-Unis pour convaincre le gouvernement du Yémen d’enlever tous les matériaux du pays jusqu'à ils soient mieux assurés afin d'améliorer les mesures de sécurité l’agence nucléaire.
Le câble diplomatique a également révélé que l'établissement détient de grandes quantités de substances radioactives utilisées par les hôpitaux, les universités locales pour la recherche agricole et dans les champs pétrolifères. La communauté internationale craint que les isotopes radioactifs peuvent être utilisés pour fabriquer une bombe sale. Les isotopes ne sont pas des explosifs, à la différence des matières nucléaires comme l'uranium. Bien qu’il existe peu de chances de tuer un grand nombre de personnes avec un tel dispositif, cela pourrait toutefois causer des dommages énormes et une zone contaminée par la radioactivité.
Des experts internationaux ont déclaré que le manque de sécurité dans les installations au Yémen est une "haute priorité" pour le gouvernement des États-Unis.

(Guardian, 20 Dec)

http://www.sharknews.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=1306:wikileaks--les-stocks-radioactifs-du-yemen-sont-des-cibles-faciles-pour-al-qaida-guardian-20-dec&catid=106:articles-du-monde&Itemid=162

 



2 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

2-1 Video : Wikileaks et Cantona servent-ils à quelque chose?

L’avis de Michel Collon

http://www.dailymotion.com/video/xg7v0u_wikileaks-et-cantona-servent-ils-a-quelque-chosey_news#from=embed


2-2 WikiLeaks, le faux-monnayeur de l’information.

A la fin des années soixante-dix, des imprimeurs et photo-graveurs de génie, à Paris, fabriquèrent, par milliers, des chèques de voyage, au nom de la « First National City Bank », et inondèrent le marché grâce à un réseau de militants révolutionnaires (1).

L’escroquerie prit une telle ampleur que la banque de New-York finit par négocier, avec les faussaires, le rachat des plaques.

Au même moment, des agents du KGB écoulaient, à prix d’or, à Potsdam, des microfilms jaunis, témoignant de durs combats, en Afghanistan…

C’est entre ces deux histoires qu’il faudrait ranger, aujourd’hui, le phénomène WikiLeaks et la bande d’internautes, dirigés par l’australien Julian ASSANGE.

Une sorte d’Andy WARHOL, capable de transformer la moindre note de frais d’une ambassade US à Kaboul, relative à la consommation de papier hygiénique, en billets de 100 dollars.

Même si certains feignent de présenter la fine équipe comme des anarchistes qui ajouteraient une plus-value au journalisme électronique, personne n’est dupe.

La machine à fabriquer des fuites ne dérange pas le sommeil de Robert GATES.

Le dandy aux cheveux blancs qui occupe notre large écran plat n’est pas un dissident ni un journaliste engagé.

Mais un pirate informatique qui a compris et mis en pratique un principe très simple : plus l’information est estampillée « Confidentiel défense », plus elle a des chances d’être cru et partagée par un nombre invraisemblable de gogos.

DU PRODUCTEUR DES MENSONGES DIRECTEMENT AU CONSOMMATEUR

Les capitalistes possèdent les îles Caïman pour blanchir leur argent sale ; les pirates de WikiLeaks, l’Islande (2), ruinée par le spéculateur Georges SOROS, dont Julian ASSANGE a élargi sérieusement les perspectives.

Là le corsaire de l’info a ouvert un comptoir on line : celui de la sous-traitance des poubelles du Pentagone et des papiers non-broyés du département d’état.

La machine à fabriquer des fuites y mélange judicieusement, dans un flot perpétuel de télégrammes, écrits dans la langue impériale, le vrai et le faux.

Le Mossad, le M16, la CIA, la DCRI, etc. des entreprises comme des particuliers, peuvent venir tranquillement, entre deux lettres de déserteurs, déposer les « bijoux de famille » ou des produits toxiques.

Comme pendant la guerre du Vietnam, au Canada, le « traitre aux intérêts américains » redore ici le blason d’un « Monde libre », blessé par les images scandaleuses provenant de Guantanamo Bay ou du camp de concentration de Bagram.

Selon les lois américaines contrairement au droit français, la société ou la personne morale qui publie des secrets d’état n’est pas répréhensible.

Au reste, Julian ASSANGE n’est pas accusé de haute trahison ou d’intelligence avec l’ennemi, en Islande, Grande-Bretagne ou aux États-Unis.

Son commerce licite est politiquement correct.

Le propos du receleur, étant de négocier, dans les places où règne le libre échange, des documents déjà éventés…

On reste dans le cadre strict de la « libéralisation, privatisation et globalisation du renseignement », en évitant de mettre en danger les différentes sécurités nationales (3).

La trahison est un exercice hautement contrôlée chez WikiLeaks (4).

Le biffin de l’info, recherché par Interpol, pour une sombre affaire d’agression, en Suède, ne s’étend pas sur les raisons de l’invasion puis de l’occupation de l’Afghanistan ou de l’Irak, ni ne donne la parole aux « combattants ennemis ».

Les télégrammes et datas du Pentagone ou département d’état sont fournis tel quel.

Le recyclage de papiers compromettants, entre ses mains, est un commerce juteux – très sérieux.

S’ il y a encore un secret, dans l’entreprise de Glasnots, c’est seulement celui de son chiffre d’affaires.

Le génie de WikiLeaks est d’avoir fait converger, par la technique, trois genres qui, autrefois, ne se mélangeaient guère : l’espionnage, dans les poubelles, le journalisme et la propagande.

120 journalistes éplucheraient, à temps plein, les documents, déclassés sauvagement, et les notes qualifiées « croustillantes » du département d’état.

ASSANGE a transformé chacun d’entre-eux, loin de leur métier initial, en expert du jargon diplomatique ou militaire et en éventuel correspondant d’une agence de sécurité.

Le site owni.org, chargé de mettre en ligne une partie des documents, signale que WikiLeaks ne demande, aujourd’hui, qu’aux journaux à grand tirage d’être leurs officiers traitants.

Le flibustier du Net a réussi à convaincre, à une vitesse prodigieuse, les plus grands quotidiens de la Planète, « Le Monde », « The Guardian », « Der Spiegel », « The New-York Times », « El Païs », de la justesse de son combat.

A terme, ASSANGE et sa bande, enrichis pour avoir mis en contact les barbouzes, les soldats en déshérence et la fine fleur du journalisme, laisseront le « club des cinq » diriger le navire.

Grâce à WikiLeaks, le reporter découvre, loin des hôtels malfamés de Rawalpindi, les joies de se baigner dans la Source même et de l’interpréter directement.

Jamais une presse, depuis la « Pravda », n’a été bue aussi facilement et enivré autant de monde.

HIMALOVE

(1) Lire « Lucio, l’irréductible », Bernard Thomas, éditions Flammarion, paru en 2000.

(2) Le 3 décembre 2010, nous apprenons que Julian ASSANGE demande pour WikiLeaks l’asile informatique en France et à la Confédération helvétique ; le site kriptome.org, ennemi juré de WikiLeaks, parle de « couardise » de la part de son dirigeant ; il semble que l’un des parrains de l’entreprise, le spéculateur Georges SOROS lui ait demandé, pour des raisons inconnues, de quitter l’Islande…

(3) Les révélations de WikiLeaks ne mettent en danger que les sécurités nationales des pays suivants : Vénézuéla, Cuba, Chine, Iran, Pakistan, Corée du nord, Birmanie, Liban du Hezbollah.

(4) Il est à noter, au moment où le Congrès américain demande la libération immédiate de l’espion, Johnatan POLLARD, ancien officier de l’US Navy, condamné à perpétuité pour avoir donné les clefs électroniques de la NSA à Israël, WikiLeaks fait tout comme le réseau Indymedia pour taire toute information à propos de l’état hébreux.

Mecanopolis

Article placé le 21 déc 2010,

http://www.mecanopolis.org/?p=20971&type=1



2-3 Julien Salingue : La tempête WikiLeaks et la girouette.

La Maison Blanche n’a pas été la seule institution secouée par l’affaire WikiLeaks.

Le quotidien Libération a éprouvé les plus grandes difficultés, dans les deux semaines qui ont suivi les révélations du site fondé par Julian Assange, à définir une ligne éditoriale, préférant se réfugier derrière les opinions d’invités divers. On aura pu lire dans les pages du quotidien absolument tout, et surtout son contraire. Retour sur une tragicomédie en trois actes.
Acte I – « Oui mais non » : Libération se cherche

Difficile de rester silencieux sur l’affaire WikiLeaks. Nous pensons pour notre part, au-delà du contenu précis des documents, que dans le domaine du journalisme, toute « source » d’informations brutes est bonne à exploiter. Il n’y a pas de source a priori « immorale » ou « non déontologique ». Tout le problème étant bien entendu d’accomplir ensuite un travail de journaliste sérieux : contrôler, vérifier, recouper, afin de ne pas publier n’importe quoi. PourLibération, les choses se sont avérées beaucoup plus compliquées.

Tout commence le 30 novembre, au surlendemain de la publication des premiers télégrammes diplomatiques. Le journal consacre six pages à « l’affaire ». Si un article de Christophe Ayad [1] porte sur le contenu des document, Libération se penche avant tout sur la « méthode » WikiLeaks. Dans son éditorial, intitulé« Paradoxe » [2], Laurent Joffrin reconnaît que « les journaux ne peuvent se plaindre de bénéficier de cette documentation instantanée et massive sur le fonctionnement d’une politique étrangère qui affecte chacune de nos vies ». Mais c’est pour mieux expliquer plus loin qu’il convient de « réfléchir sur cette demande de transparence à tout prix ». La transparence ne peut être totale, poursuit Joffrin, car les États ont besoin de garder certains de leurs secrets : « Dans un monde traversé par des conflits violents, un État ne saurait agir en permanence sous le regard instantané de l’opinion. Il a le droit de conserver ses secrets de défense, de discuter avec ses alliés ou ses adversaires dans la discrétion et même de monter certaines opérations spéciales, dès lors qu’elles sont soumises au contrôle des représentations élues. Même la démocratie la plus ouverte et la plus attachée aux droits de l’homme a besoin d’un État. » On se prend à espérer qu’il ne parle pas ici des États-Unis, cible numéro 1 de WikiLeaks.

On notera que Joffrin ne répond pas explicitement à la question inhérente au « paradoxe » qu’il souligne dans son éditorial : fallait-il rendre publics les secrets diplomatiques états-uniens ? Il laisse apparemment cette tâche à Lorraine Millot, correspondante deLibération à Washington qui, dans un article publié le même jour [3], pose ouvertement la question : « Fallait-il publier ces documents ? » On trépigne d’impatience. Mais malheureusement sa réponse est à l’image de la « non-ligne » de Libération : « Le Monde, qui avait déjà participé en août à l’analyse de la précédente vague de documents du Pentagone sur l’Irak, justifie ce partenariat dans son édition datée d’aujourd’hui […] Le Wall Street Journal affirme s’être vu proposer par WikiLeaks de publier une partie de ces documents, à condition de signer un accord de confidentialité. “Nous n’avons pas voulu donner notre accord à un ensemble de conditions préalables sans avoir été informés, au moins dans les grandes lignes, de ce que contenaient ces documents”, a expliqué un porte-parole du Wall Street Journal. CNN a aussi refusé de passer pareil accord préalable avec WikiLeaks. Pour le New York Times, “les documents servent l’intérêt général, en éclairant les buts, les succès, les compromis et les frustrations de la diplomatie américaine d’une manière avec laquelle d’autres types de comptes rendus ne peuvent rivaliser”. Le“travail des médias n’est pas de protéger le pouvoir de tout embarras”, relève de son côté le Guardian, ajoutant : “C’est aux gouvernements, pas aux journalistes, de protéger les secrets”  ».

Lorraine Millot passe alors à une autre question. Conclusion : grâce à Libération, on connaît donc les positions du Monde, du Wall Street Journal, de CNN, du New York Times et du Guardian. On ne connaît malheureusement pas la position de Libération.

Quelques indices, toujours dans l’édition du 30 novembre, montrent néanmoins une orientation résolument critique à l’égard de WikiLeaks. Une interview d’Hubert Védrine [4], tout d’abord, dont le titre parle de lui-même : « Ne confondons pas déballage généralisé et transparence ». L’ancien ministre des Affaires étrangères s’explique : « L’aspect Robin des Bois libertaire de cette mise en ligne de documents confidentiels peut plaire à certains. Mais, sur le principe, il n’y a pas de quoi se réjouir. De telles publications auraient pu faire avorter de délicats processus diplomatiques en cours. » Avant d’ajouter : « Le nécessaire contrôle démocratique n’est pas condamné à prendre la forme d’un Big Brother électronique ou de règlement de comptes ! » Une allusion à Big Brother qui ne manquera pas de faire trembler le lecteur et qui, on le verra, semble avoir convaincu la rédaction deLibération.

Outre celle d’Hubert Védrine, l’opinion de plusieurs historiens et sociologues est convoquée, dans un article [5] dont le titre (« Des scoops un peu trop bruts pour les historiens ») et le chapeau (« Les documents mis en ligne par WikiLeaks ne sont pas assez contextualisés pour permettre un véritable travail ») ne laissent à leur tour planer aucun doute. Divers universitaires sont sollicités :« L’archive offerte ainsi à chaud interfère dans les processus en cours sans qu’il soit possible de la traiter sérieusement » (Annette Wievorka) ; « Il s’agit d’une illusion de transparence même si la masse des documents offerts peut faire vibrer » (Catherine Durandin) ; « La démarche de WikiLeaks est le reflet d’une époque fondée sur l’immédiateté et le spectacle avec l’idée que chacun est capable de s’approprier l’information et de la traiter par lui-même » (Patrick Michel). Une belle unanimité [6] donc, que l’on peut évidemment comprendre du point de vue du travail des historiens. On est cependant en droit de se demander pourquoiLibération a choisi ce seul point de vue...

En résumé : Libération est favorable à la transparence, mais pas à n’importe quel prix ; la presse semble partagée sur la question ; le « spécialiste des relations internationales » Hubert Védrine s’inquiète ; les historiens jugent les documents inexploitables. Au lecteur d’en tirer les conclusions quant à la position de Libération. Si elle existe.

Fin de l’acte I.

Acte II – « En fait, non tout court » : Libération contre WikiLeaks

Les choses se précisent dans l’édition du 2 décembre. Libérationconsacre sa une à WikiLeaks.

Cette une mérite à elle seule quelques commentaires. Le titre, tout d’abord : « WikiLeaks : la fuite en avant ». Le choix des mots indique que la ligne éditoriale du journal s’affine : dénoncer la« fuite en avant » de WikiLeaks, c’est évidemment dénoncer le site lui-même, sa méthode, ses excès. Et pour celles et ceux qui penseraient qu’il s’agit là d’une surinterprétation malintentionnée, jetons un œil sur une autre une de Libération, datée du 6 décembre (quatre jours plus tard), qui évoque elle aussi une « fuite en avant » : 

Nous n’irons bien évidemment pas jusqu’à sous-entendre queLibération place Laurent Gbagbo et WikiLeaks sur le même plan. Chacun reconnaîtra cependant que la reprise du terme est pour le moins pittoresque.

Ironie de l’histoire : Libération avait déjà accolé les deux termes« WikiLeaks » et « fuite en avant ». C’était en juillet dernier, lors de la précédente vague de révélations de WikiLeaks. Libérationnous expliquait alors : « Le site WikiLeaks a publié des milliers de documents internes de l’armée américaine décrivant une guerre absurde ». On pouvait lire un article [7] signé de… Lorraine Millot, intitulé « Naufrage afghan : la fuite en avant ». Moins de six mois plus tard, les termes n’ont pas changé, mais l’accusation a été retournée. C’est désormais WikiLeaks qui est coupable de « fuite en avant ». « Paradoxe ». À moins que Daniel Schneidermann ne se trompe pas lorsqu’il évoque une opération ponctuelle de flingage en règle du concurrent Le Monde [8]…

Poursuivons avec la une du 2 décembre. Comme dans l’édition du 30 novembre, Libération semble ne pas avoir de position et se réfugie derrière les avis des autres : « Umberto Eco et Élisabeth Roudinesco s’inquiètent des excès de la transparence après la divulgation des documents secrets américains ». S’ils le disent… Mais le journal Libération s’inquiète-t-il ? Pas évident, à première vue, même si la une donne le ton. Le lecteur du 1984 de Georges Orwell, déjà apeuré par la référence d’Hubert Védrine à Big Brother, aura pour sa part toutes les raisons de s’inquiéter devant cette une. A fortiori s’il est l’heureux détenteur de l’édition Penguin Readers de l’ouvrage :

WikiLeaks is watching you ?

Les écrivains invités à s’exprimer dans ce numéro de Libérationconfirment l’orientation sans équivoque de la une. « Tout en contrebalançant le pouvoir des États, les révélations du site Internet alimentent les thèses conspirationnistes [9et donnent aux médias un pouvoir sans précédent » annonce le chapeau deLibération. Trois pages sans aucune nuance, dans lesquelles aucun des quatre textes publiés ne défend un tant soit peu WikiLeaks. Pour Élisabeth Roudinesco, c’est « la dictature de la transparence »(formule choc qui sert de titre au « dossier », mais qu’il convient de ne surtout pas confondre avec la « tyrannie de la transparence », titre de l’éditorial du Figaro du 29 novembre). « Quand le citoyen se complaît dans le complot », sous la plume de Françoise Gaillard. Une histoire de « hackers vengeurs » et d’« espions en diligence »sous celle d’Umberto Eco.

Jean-Claude Monod nous pose quant à lui une question : « Faut-il se réjouir que la culture d’opacité des souverainetés soit battue en brèche ? » Interrogation à laquelle il répond en convoquant… la secrétaire d’État états-unienne en personne : « Hillary Clinton a renvoyé la balle en liant le sort de la diplomatie et celui du journalisme sérieux : tous deux impliquent une part de confidentialité. » Et elle sait de quoi elle parle.

Pas un mot sur le contenu des révélations WikiLeaks, pas un mot sur la contradiction manifeste entre la thèse du « on n’apprend rien » et celle du « ces révélations sont dangereuses » [10] et surtout pas une voix discordante. En introduction à ces trois pages,Libération posait la question : « Cette course à la transparence au nom de la démocratie est-elle bénéfique ou nourrit-elle au contraire soupçons et théories du complot ? » La réponse est cette fois-ci tranchée. Sans équivoque ni « paradoxe »

Cette prise de position se retrouve le 4 décembre dans la chronique hebdomadaire de Denis Muzet [11], président de Médiascopie, qui se livre à un subtil exercice de mise en forme orientée de commentaires de divers citoyens. La version papier du micro-trottoir. Un exercice périlleux qui mérite d’être cité presque in extenso : « Les consommateurs d’information sont partagés. Il y a les blasés : “Ça ne m’intéresse pas, au siècle où on est, y a plus trop de suspense.” Il y a ceux qui se réjouissent : “Au siècle d’Internet, il est difficile de garder secrètes certaines affaires.” Ceux qui rêvent d’un “grand soir” où tout ce que les “puissants” ont cherché à cacher serait enfin révélé […] Mais le doute reprend le dessus :“Avec Internet, on a un trop-plein d’informations non vérifiables, ça entretient le flou”, juge une institutrice. “On est noyés sous l’information, on n’en tient pas tellement compte finalement, d’ici deux semaines ça sera oublié”, conclut le facteur. » Le facteur qui, comme chacun le sait, a nécessairement le mot de la fin.

Synthèse de Denis Muzet, nuancé comme il se doit, à l’image des« consommateurs d’information » qui sont, rappelons-le,« partagés » : « L’entreprise de WikiLeaks, loin de faire la transparence et de clarifier la compréhension des populations, participe du brouillage de sens et de la confusion générale des esprits qui caractérise nos sociétés médiatiques en proie à la “mal-info” et à un Internet suspecté. L’appétit est soulevé, mais le soufflé retombe vite. Le doute et le flou recouvrent de leur ombre la lumière qu’on avait cru, un instant, entrevoir. »

CQFD.

Les philosophes et le bon peuple sont unanimes pour dénoncer l’entreprise WikiLeaks. Libération n’exprime pas clairement de position, mais les contributeurs sollicités (et leurs avis) vont tous dans le même sens : Haro sur WikiLeaks ! Fin de l’acte II.

Acte III – « Finalement, oui » : Libération contreLibération

Un lecteur de Libération, qui avait effectué un voyage à l’étranger du 5 au 11 décembre et n’avait pas accès à son quotidien favori, en est tombé de sa chaise 

« Libération abrite WikiLeaks », peut-on lire sur la une du quotidien daté des 11 et 12 décembre. « Nous avons choisi d’empêcher l’asphyxie de WikiLeaks à l’heure où des gouvernements et des entreprises cherchent à bloquer son fonctionnement sans même une décision de justice. Comme des milliers d’autres sites, Libération.fr a décidé de participer au mouvement de soutien qui se met en place sur le Net en répliquant le contenu de WikiLeaks à la virgule près. Ces sites dits “miroirs” peuvent être hébergés par tout un chacun disposant d’espace sur des serveurs. C’est ce que nous avons fait afin d’empêcher que disparaissent de la Toile les informations de WikiLeaks sélectionnées avec les journaux partenaires. » [12]

Étonnant retournement de situation. Libération, complice de ceux qui nourrissent « soupçons et théories du complot » ? Libération, prêt à « renoncer à toute la conception des libertés organisées que nous développons depuis le XVIIIe siècle » [13] ? Libération, happé par Big Brother ? Nombre de questions se posent… Mais peut-être faut-il tout simplement aller chercher du côté des développements de l’affaire WikiLeaks. Que s’est-il passé entre le 5 et le 11 décembre ?

L’offensive contre WikiLeaks, à laquelle Libération avait participé à sa manière durant la première semaine, s’est accélérée : « lâchage » de WikiLeaks par Amazon, fermeture du compte Paypal du site, blocage des virements par Visa et Mastercard, gel du compte bancaire de Julian Assange par la banque suisse PostFinance, menaces de poursuites contre les divers hébergeurs du site et, le 7 décembre, emprisonnement du fondateur de WikiLeaks. La contre-offensive s’est elle aussi développée : pétitions sur Internet, manifestations, attaques informatiques contre Mastercard, la banque PostFinance ou le site du ministère de la Justice suédois, multiplication des sites hébergeant et protégeant les documents WikiLeaks, prises de position de personnalités en faveur de Julian Assange (de Ken Loach au ministre australien des Affaires étrangères)…

La rédaction de Libération a probablement pris conscience de ces évolutions et a donc progressivement opéré un retour sur ses positions de la semaine précédente. Le 8 décembre, le quotidien fait ainsi sa une sur l’arrestation de Julian Assange, tout en ne semblant néanmoins pas encore prendre ouvertement position en sa faveur (« Wikileaks : l’étrange Monsieur Assange »).

Le contenu du journal est nettement moins ambigu que la une. Si le long portrait consacré à Assange [14] le dépeint comme un personnage fantasque et susceptible, aucune attaque n’est portée contre la méthode WikiLeaks. Une interview de Cédric Manara [15], professeur de droit, est titrée : « Je n’ai jamais vu un tel acharnement ». Une dénonciation sans équivoque de l’offensive anti-WikiLeaks, du point de vue d’un juriste spécialiste d’Internet :« […] pour Assange et WikiLeaks, c’est invraisemblable : on a utilisé en quelques jours tous les leviers possibles. Il ne manque plus que le filtrage, et qu’on interdise l’accès de WikiLeaks aux internautes, et on pourra comparer le tout au modèle chinois. Je trouve cette accélération très inquiétante. » En donnant la parole à ce juriste, Libération se place résolument du côté de la défense, pour WikiLeaks, de la liberté d’informer. L’éditorial du jour [16] se conclut même par une citation de Julian Assange qui contraste fortement avec la ligne du journal la semaine précédente : « Comme l’écrivait Assange quelques heures avant son arrestation, “les sociétés démocratiques ont besoin de médias forts et WikiLeaks appartient au monde des médias”.  »

On est désormais bien loin de « la sottise infantile des nouveaux dictateurs de la transparence » (Élisabeth Roudinesco), de « la thèse conspirationniste, exploitée par des séries cultes comme X Files et actualisée par le 11 septembre, qui constitue le fonds de commerce de sites comme WikiLeaks » (Françoise Gaillard) ou du« Big Brother électronique » d’Hubert Védrine et de la une du 2 décembre. Le journal s’intéresse de plus en plus au contenu des documents Wikileaks et multiplie les articles consacrés à leur contenu. Dernière étape de ce brusque changement de cap (à l’heure de la rédaction de cet article) : le 10 décembre, le site Internet deLibération a ouvert une page intitulée « D’autres pépites dans WikiLeaks ? » [17]. Le journal y met à contribution ses lecteurs :« Vous êtes allé fouiller dans les télégrammes diplomatiques surhttp://wikileaks.liberation.fr/ et vous avez fait des trouvailles intéressantes ? Discutez-en ici. »

« Paradoxe », soulignait Laurent Joffrin dans son éditorial du 30 novembre. Il affirmait aussi : « […] il est assez réconfortant de voir que les échanges secrets des grandes diplomaties sont fort peu différents, sur le fond, de leur discours public. Il faut croire que la machiavélisme qu’on prête aux gouvernants, toujours soupçonnés d’organiser de noirs complots, est moins grand dans la réalité que dans l’esprit de certains militants paranoïaques ». Implacable sentence, largement démentie une semaine plus tard dans…Libération : « Il faut vraiment être mauvais joueur pour ne rien trouver d’intéressant dans les câbles du département d’État, véritable écorché du monde tel qu’il est, que ce soit la corruption du pouvoir afghan, les liens entre le Kremlin et les mafias, ou la volonté des Saoudiens de faire bombarder Téhéran par les Américains » [18]. À chacun ses paradoxes.

De l’hésitation au soutien revendiqué, quasi militant, en passant par une condamnation sans nuance, l’évolution de la ligne éditoriale de Libération sur l’affaire WikiLeaks a de quoi surprendre. Démarche opportuniste ou saine prise de conscience ? Chacun appréciera.

Notes

[1« L’obsession iranienne », sur le site de Libération.

[2] Consultable sur le site de Libération.

[3] Consultable sur le site de Libération.

[4] Consultable sur le site de Libération.

[5] Consultable sur le site de Libération.

[6] Même si elle est en partie remise en cause par Sonia Combe, chercheuse au CNRS, qui considère la publication des télégrammes comme « positive en tant que citoyenne ».

[7] Consultable sur le site de Libération.

[8« WikiLeaks, un bon vieux scoop "à l’heure d’internet" ? »consultable sur Rue89.

[9] On pourra noter ici la caractère circulaire des arguments dénonçant le conspirationnisme : en révélant des documents secrets, WikiLeaks tendrait à démontrer qu’on nous cache des choses et que les adeptes de la « théorie du complot » ont raison ; mais en ne les révélant pas, le site n’entretiendrait-il pas le secret et donc, la « théorie du complot » ?

[10] Voir l’article de Daniel Schneidermann cité ci-dessus.

[11] Consultable sur le site de Libération.

[12] Position confirmée et assumée le 13 décembre par… Laurent Joffrin himself !

[13] Propos d’Hubert Védrine, dans l’interview citée ci-dessus.

[14] Consultable sur le site de Libération.

[15] Consultable sur le site de Libération.

[16] Consultable sur le site de Libération.

[17] Consultable sur le site de Libération.

[18] Éditorial du 8 décembre, cité ci-dessus.

Julien Salingue

Publié le 15 décembre 2010 par 

http://www.acrimed.org/article3499.html

http://groups.google.fr/group/medias-mensonges-desinformation?hl=fr


26/12/2010

n° 62 - Journal de PAKISTAN. - 19-11 au 25-12 : - Début - Cinq millions de dollars cash pour les tortionnaires de la CIA.

n° 62 - Journal de PAKISTAN.  -   19-11 au 25-12 : - Début - Cinq millions de dollars cash pour les tortionnaires de la CIA.


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.


Journal de PAKISTAN.

                                                                    n° 62- 19-11 au 25-12

     C.De Broeder & M.Lemaire                                                                                    

 



a)     Le "Journal de PAKISTAN" est visible sur les blogs :

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

c) sur le site de Robert Bibeau :   http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

d) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com  - http://no-war.over-blog.com/

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Avant propos

Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes



Sommaire.

Tiré à part :

Un Pakistanais victime d'une attaque de drone va poursuivre Washington.

Cinq millions de dollars cash pour les tortionnaires de la CIA.  

Le Pakistan au cœur des débats.

Les Etats-Unis cherchent à étendre leurs activités militaires au Pakistan.

2 Politique

a) locale

b) Usa

2 Institutions internationales

3 Médias et Manipulation de l’opinion /

3-1 Vidéos : Karachi : Nicolas Sarkozy a menti.

3-2 Fausses fuites WikiLeaks

4 Brèves

4-1 BP : vend ses actifs pakistanais pour 775 millions de dollar.

Accord sur un gazoduc reliant Turkménistan, Afghanistan, Pakistan, Inde.

Suite

5  Dossiers

5-1 Fuites de WikiLeaks : La duplicité pakistanaise n'échappe pas à Washington.

5-2 L’Organisation de Coopération de Shanghai à un tournant ?

6 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

5-1 L’Organisation de Coopération de Shanghai à un tournant ?

6 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

6-1 Karachigate

6-1-1 Marion Cocquet : La majorité refuse de transmettre les documents sur Karachi.

6-2-2 Une nouvelle enquête fait des vagues.

6-1-3 GUILLAUME DASQUIÉ : Karachi: une ONG anticorruption porte plainte.

6-1-4 Dans le piège du "Karachigate".

Fin

6-1-5 Karachigate: un témoin accuse Balladur et Léotard.

6-1-6 Fabrice Arfi et Fabrice Lhomme… l’Elysée a commandé une mission secrète en 2008 et 2009.



Tiré à part :

Un Pakistanais victime d'une attaque de drone va poursuivre Washington.

Un homme qui a perdu son fils et son frère après le tir d'un missile par un drone américain dans le nord-ouest du Pakistan a annoncé qu'il entendait poursuivre Washington et la CIA, qui cible de cette manière quasi quotidiennement Al-Qaeda et les talibans pakistanais. Depuis l'été 2008, plus de 160 salves de missiles tirées par ces avions sans pilote, dont seules la CIA et l'armée américaine basées dans l'Afghanistan voisin disposent dans la région, ont fait plus de 1.200 morts dans les zones tribales du nord-ouest, frontalières. Des insurgés islamistes pour la plupart, assurent les militaires pakistanais.

De nombreux civils, clament au contraire des habitants, des membres de l'administration locale et des associations pakistanaises.

Karim Khan, un habitant du district tribal du Waziristan du Nord, sur lequel se concentre la quasi-totalité des attaques, a assuré lundi lors d'une conférence de presse à Islamabad que sa maison avait été touchée par un de ces missiles le 31 décembre 2009. "Ce drone a tué mon fils, mon frère et un autre habitant. Nous ne sommes pas des terroristes, nous sommes des citoyens ordinaires", a-t-il clamé. Ce jour-là, des responsables militaires pakistanais avaient assuré, comme toujours, que le missile n'avait tué que des insurgés, quatre hommes. "Nous allons déposer une plainte contre le gouvernement américain et la CIA et réclamer 500 millions de dollars de dommages et intérêts" devant la justice pakistanaise et, si nécessaire, devant la Cour internationale de justice (CIJ).

29/11

Le Point.fr

 

Cinq millions de dollars cash pour les tortionnaires de la CIA.  

La CIA a accepté de financer à hauteur de 5 millions de dollars la défense de Jim Mitchem et Bruce Jasen, deux fondateurs des méthodes de tortures employées au sein de cette Organisation.  Ces deux psychologues ont, entre autre, inventé la méthode de « WaterBoarding » ou simulacre de la noyade, constamment utilisées dans les prisons américaines en Irak et en Afghanistan. Après le scandale provoqué par la révélation de ces méthodes, la justice américaine a lancé des poursuites contre certains agents de la CIA dont ces deux psychologues.

18/12/2010

 http://french.irib.ir



Le Pakistan au cœur des débats.

Les Etats-Unis cherchent à étendre leurs activités militaires au Pakistan .

Les hauts responsables militaires américains en Afghanistan font actuellement pression pour que soit approuvée l'extension de leurs opérations terrestres au-delà de la frontière Afghanistan-Pakistan, afin d'avoir accès à des zones tribales pakistanaises, a rapporté lundi le journal américain New York Times.

Dans un article publié sur son site internet, le journal a affirmé que la proposition des militaires, non encore acceptée par le président américain Barack Obama, traduisait la frustration grandissante des Américains face à l'"échec" du Pakistan à empêcher les militants afghans de se réfugier dans les zones tribales pakistanaises situées sur la frontière avec l'Afghanistan.

La proposition prévoit l'escalade des activités militaires américaines au Pakistan, "où le mouvement des troupes américaines est jusqu'ici largement interdit par crainte de provoquer une réaction", selon le journal.

Les activités militaires américaines au Pakistan se limitent actuellement en général à des attaques de drones menées par la CIA. "La décision d'étendre les activités militaires américains au Pakistan...pourrait avoir pour conséquence l'ouverture d'un nouveau front dans cette guerre débutée voilà neuf ans", affirme le reportage. "Cela risque de provoquer la colère du gouvernement pakistanais ", jusqu'ici allié inconfortable des américains dans la guerre en Afghanistan, "en particulier si cela débouche sur des dégâts civils ou des confrontations publiques".

Cependant, une "nouvelle conception basée sur l'urgence" en Afghanistan pèserait plus lourd que le risque de réaction négative des Pakistanais, car la date-butoir de retrait des troupes de l'Afghanistan s'approche pour le gouvernement Obama, a affirmé le NYT.

Le président Obama a publié jeudi dernier la révision de la stratégie américaine dans la guerre en Afghanistan, prévoyant un renfort de 30.000 hommes supplémentaires pour l'armée américaine dans le pays asiatique. 

Les résultats obtenus dans la guerre contre les militants talibans en Afghanistan "demeurent fragiles et réversibles", a affirmé le gouvernement Obama, "La consolidation de ces gains aura pour corollaire une intensification de la coopération avec le Pakistan dans le cadre de l'élimination des sanctuaires des réseaux d'extrémistes violents".

 21/12

http://french.cri.cn/621/2010/12/21/402s234891.htm



Au jour le jour

Les zones tribales pakistanaises frontalières de l'Afghanistan sont considérées comme des bases arrière pour les résistants, d'où ils mènent des attaques contre les forces internationales déployées en Afghanistan ainsi que contre l'armée pakistanaise.

Résistance

19-11

Les attaques devenues quasi-quotidiens depuis les quelques jours qui ont précédé le lancement de l'offensive du Waziristan, le 17 octobre, les résistants  empêchant ainsi de dissuader l'armée d'y engager quelque 30.000 soldats au sol.

(Source AFP)

http://www.liberation.fr/monde/

30/11

Un kamikaze s'est fait exploser près d'une camionnette de la police dans le nord-ouest du Pakistan mardi, tuant six personnes et en blessant 17 autres.

(AP)

06-12

Deux kamikazes présumés ont causé la mort de 40 personnes au moins lundi en attaquant les bureaux d'un haut représentant du gouvernement dans le nord-ouest du Pakistan,

(AP)

7/12 

Un kamikaze a attaqué un convoi à bord duquel se trouvait le plus haut responsable de la province pakistanaise du Baloutchistan, blessant neuf personnes. Le dirigeant de la province en est sorti indemne

(AP)



Au jour le jour

Civils

06-12

Des missiles tirés par un drone américain ont tué sept personnes au Nord-Waziristan, une région tribale frontalière de l'Afghanistan

(AP)

13.12.

Un homme a été tué et deux enfants ont été légèrement blessés lundi dans le nord-ouest du Pakistan dans l'explosion d'une bombe artisanale au passage d'un bus scolaire.

AFP

17/12 

Deux frappes de missiles américains ont fait vendredi 15 morts dans le nord-ouest du Pakistan, à la frontière avec l'Afghanistan, ont annoncé les autorités pakistanaises.

AP)



Au jour le jour

Otan, Usa

27/11

Un missile tiré par un drone américain a tué vendredi au moins trois résistants circulant dans un véhicule dans les zones tribales du Pakistan, prés de la frontière avec l'Afghanistan,

(AFP) 

06/12

Au moins cinq résistants ont été tués par des missiles tirés par un drone américain sur un véhicule et une maison dans le nord-ouest du Pakistan,

AP

7/12

Deux attaques de drones américains ont tué lundi soir dans une zone tribale du nord-ouest pakistanais le long de la frontière avec l'Afghanistan au moins cinq personnes et blessé deux autres

(AP)

10/12

 La police pakistanaise a annoncé qu'au moins trois personnes ont été tuées vendredi dans l'explosion d'une bombe près d'un hôpital dans le nord-ouest du pays.

(AP)

10/12

 Quatre résistants ont été tués vendredi par les missiles d'un drone américain dans une zone tribale du nord-ouest du Pakistan.

L'avion sans pilote a attaqué un véhicule et une maison occupés par des combattants résistants à Khadar Khel.

AP

17/12

Au moins seize résistants ont été tués dans trois frappes de drones américains visant le district tribal de Khyber, dans le nord-ouest du Pakistan.

AFP

Deux frappes de missiles américains ont fait vendredi 15 morts dans le nord-ouest du Pakistan, à la frontière avec l'Afghanistan, ont annoncé les autorités pakistanaises. Lire la suite l'article Ces attaques ont frappé deux villages dans la région tribale de Khyber, une zone du nord-ouest du pays où les frappes de drones américains sont peu fréquentes.

Les missiles, tirés par des drones, se sont abattus sur des maisons dans les villages de Speen Drang et Shandana, situés dans la vallée de Tirah, ont précisé des responsables pakistanais s'exprimant sous le couvert de l'anonymat. La même vallée, connue pour abriter des militants islamistes, avait déjà été frappée jeudi soir par une autre attaque américaine.

Plus de 100 frappes de missiles ont été recensées cette année au Pakistan, presque toutes s'étant produites au Nord-Waziristan, zone tribale sous le contrôle effectif des talibans et de groupes liés à Al-Qaïda.

AP

 http://fr.news.yahoo.com/3/20101217/twl-pakistan-usa-frappes-224d7fb_2.html



Le Pakistan en chiffre 


    «Qu'il s'agisse d'une attaque ou d'une attaque par drone,
Pour moi c'est la même chose, un Pakistanais a été tué "

Ancien chiffres du 19-11

 

Bombing Victims

Dead = 2770, Injured = 6996, Total = 9766 and Counting…

Drone Attacks Victims

Dead = 904, Injured = 305, Total = 1209 and Counting…

 

Success Rate of Drone Attacks against Al-Qaeeda =3%  

Les données sont recueillies à partir des rapports des médias, les hôpitaux, et internet.

Toutes les données sont accessibles au public et il n'y a pas de données classées ici. Il s'agit d'un effort pour montrer au monde l'intensité de suicide et les attaques Drone au Pakistan ".

Pakistan Body Count: http://www.pakistanbodycount.org/

 

 



2 Politique

a) Locale

Sur le terrain

Le Pakistan offre récompense et protection aux "indics".

Les autorités d'Islamabad ont offert  argent et protection à qui pourra les informer sur des projets des résistants pakistanais.

"Nous offrirons 10 millions de roupies (120.000 dollars) à quiconque nous fournira des informations au sujet de ces terroristes", a déclaré à la presse le ministre de l'Intérieur, Rehman Malik.

"Nous nous arrangerons pour installer les indicateurs et leurs familles ailleurs dans le pays ou même en dehors du pays s'ils risquent des représailles des taliban", a-t-il ajouté.

Le Pakistan, allié de Washington dans la "guerre contre le terrorisme", fait face à une résistance croissante d'éléments basés dans ses régions tribales insoumises et qui s'étend aux villes à travers tout le pays.

http://www.lexpress.fr/



b) Usa

Sur le terrain

La CIA rapatrie le chef de son bureau au Pakistan

L'information émane d'un responsable américain du renseignement et elle fait état de l'exfiltration en fin de semaine du chef de la CIA au Pakistan en raison de menaces sur sa personne. L'agence coordonne et supervise sur place les frappes de drones américains dans les zones tribales de l'ouest du pays.

C’est au lendemain d’une plainte déposée contre lui par un journaliste du Nord-Waziristan, l’une des zones tribales pakistanaises, que le chef des services de renseignement américain a quitté le pays, jeudi 16 décembre 2010. Voici justement ce que disait il y a quelques jours le journaliste, Karim Khan, au commissariat de police : « Je dépose plainte contre Jonathan Banks, le représentant de la CIA, une agence américaine responsable des attaques de drones qui ont tué mon fils et mon frère ».

L’ISI, les puissants services du renseignement pakistanais, pourraient être à l’origine de la fuite concernant le nom, couvert par le secret, du représentant de la CIA à Islamabad. Au Pakistan, on fait un lien entre cette expulsion et le récent dépôt de plainte à New York de familles américaines contre de hauts représentants des services de renseignement pakistanais. Ces familles considèrent, en effet, l’ISI comme responsable de la mort de leurs proches dans les attaques de Bombay en novembre 2008.

Des manifestations contre les attaques de drones américains ont eu lieu pour la première fois à Islamabad, et une chose est sûre, c’est qu’elles sont tolérées par les autorités.

Selon Maître Akbar, l’avocat des familles de victimes des drones, ce n’est qu’un début : « Ce journaliste victime des drones a incité 14 autres victimes à déposer plainte, nous allons étudier leur dossier et tenter de mettre en évidence les pertes qu’elles ont connues à cause des attaques. Ça va prendre du temps mais je suis sûr que beaucoup d’autres personnes déposeront plainte car, après tout, on dénie le droit de vivre à ces gens ».

Le rappel de l’un de ses espions par la CIA indique que les rapports entre le Pakistan et les Etats-Unis restent très tendus. Au moment où Washington affirme avoir besoin du soutien accru d’Islamabad pour sa guerre en Afghanistan.

Par RFI

Notre correspondante à Islamabad, Nadia Blétry

18 -12

RFI



3 Médias et Manipulation de l’opinion /

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

3-1 Vidéos : Karachi : Nicolas Sarkozy a menti.

http://www.youtube.com/watch?v=Qw7I4pBwbLs&feature=player_embedded


3-2 Fausses fuites WikiLeaks

10.12.2010

Plusieurs journaux pakistanais ont reconnu le 10 décembre avoir été victimes d'un canular après avoir publié la veille des révélations fondées sur de faux télégrammes Wikileaks contenant de la propagande anti-indienne. Les faux scoops révélaient notamment que des espions indiens apportaient leur soutien logistique aux talibans dans les Zones Tribales et au Balouchistan. L'armée indienne y était également accusée par les Etats-Unis de mener un "génocide comme en Bosnie" au Cachemire et de soutenir les "groupes hindous fanatiques". "Une recherche approfondie sur la base de données de Wikileaks menée par le Guardian en fonction des dates, des noms et des mots-clés n'a pas permis de retrouver trace de ces allégations" avait précisé The Guardian le 9 décembre. Le quotidien pakistanais The Express Tribune a publié ses excuses et le journal pakistanais The News a retiré son article.

http://www.courrierinternational.com/breve/2010/12/10/fausses-fuites-wikilea

 



4 Brèves

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

4-1 BP : vend ses actifs pakistanais pour 775 millions de dollar.

- BP indique qu'il a conclu un accord en vue de céder la quasi-totalité de ses actifs d'exploration et de production du Pakistan à United Energy Group (UEG) contre 775 millions de dollars (un peu moins de 600 millions d'euros) en espèces. Une somme de 100 millions de dollars a été gagée par UEG auprès de BP, le solde devant être payé à la clôture de l'opération.
Dans le détail, British Petroleum (BP) indique qu'il s'agit de neuf blocks d'exploration situés dans la province du Sindh, au Sud du pays, et de quatre blocks offshore en mer d'Arabie.
La production de BP au Pakistan est estimée à 35.000 barils d'équivalent-pétrole/jour.
La transaction devrait être bouclée au 1er semestre 2011.
BP précise que cette cession s'inscrit dans son plan stratégique annoncé en juillet dernier. La pétrolière devrait ainsi disposer de 30 milliards de dollars d'actifs d'ici fin 2011. En incluant la cession pakistanaise, le montant des cessions atteint 21,7 milliards de dollars environ à ce jour.
Les informations et analyses diffusées par Cercle Finance ne constituent qu'une aide à la décision pour les investisseurs. La responsabilité de Cercle Finance ne peut être retenue directement ou indirectement suite à l'utilisation des informations et analyses par les lecteurs. Il est recommandé à toute personne non avertie de consulter un conseiller professionnel avant tout investissement. Ces informations indicatives ne constituent en aucune manière une incitation à vendre ou une sollicitation à acheter.  

 14/12

 (CercleFinance.com)

http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_societes.phtml?num=6ae9dbaad3d987d3a2a3cdef0325c8c0


4-2 Accord sur un gazoduc reliant Turkménistan, Afghanistan, Pakistan, Inde.

Le Turkménistan, l'Afghanistan, le Pakistan et l'Inde ont signé samedi un accord pour la construction d'un gazoduc baptisé TAPI et reliant ces quatre pays, au cours d'un sommet à Achkhabad, a constaté un journaliste de l'AFP.

Les présidents turkmène Gourbangouly Berdymoukhamedov, afghan Hamid Karzaï, pakistanais Asif Ali Zardari et le ministre indien du Pétrole et du gaz Murli Deora ont signé "un accord intergouvernemental sur la réalisation du projet TAPI".

L'idée de ce gazoduc, long d'environ 2.000 km et d'une capacité de transport de 30 milliards de m3 de gaz par an, remonte aux années 1990 mais l'instabilité chronique de l'Afghanistan a bloqué jusqu'ici ce projet pourtant soutenu par les puissances occidentales.

Les ministres de l'Energie des quatre pays ont de leur côté signé un accord cadre séparé sur le TAPI (Turkménistan-Afghanistan-Pakistan-Inde) mais aucun détail sur le contenu n'a été communiqué à la presse.

Une source au sein du gouvernement turkmène avait indiqué jeudi à l'AFP sous couvert de l'anonymat que le gazoduc pourrait être achevé en 2014 "si aucun problème sérieux n'apparaissait".

Le TAPI transportera du gaz du champ de Daouletabad, dans le sud-est du Turkménistan, vers le Pakistan et l'Inde, et enrichira l'Afghanistan en droits de transit.

Au cours d'une conférence de presse, le président afghan a promis qu'il allait "faire tout le possible pour assurer la sécurité du projet pendant la construction et après la mise en exploitation du gazoduc".

"C'est un projet d'importance majeure", a-t-il souligné.

Le gazoduc passera par plusieurs régions afghanes instables, dont les provinces du Helmand et de Kandahar qui sont devenues les épicentres des violences insurrectionnelles.

Il passera aussi par le district de Quetta au Pakistan et aboutira à Fazilka, une ville indienne près de la frontière avec le Pakistan.

"Ce gazoduc va renforcer l'économie du Pakistan et aidera à combattre l'extrémisme", a déclaré M. Zardari.

Le président de la Banque asiatique de développement Haruhiko Kuroda a estimé qu'il s'agissait d'un "projet historique".

"Il faut faire des efforts pour assurer sa sécurité et la Banque est prête à apporter son assistance", a-t-il souligné.

Le président turkmène a annoncé vendredi que le sommet permettrait de finaliser les paramètres du gazoduc et les dates de la construction, ont rapporté les médias locaux.

Le projet est conforme à la politique énergétique du pays, "qui est un facteur de stabilité et qui est basée sur l'équilibre entre les marchés européen et asiatique", a déclaré M. Berdymoukhamedov samedi au début du sommet.

Très convoité pour ses richesses énergétiques (ses réserves de gaz sont considérées comme les quatrièmes du monde), le Turkménistan cherche à diversifier ses voies d'exportation de gaz encore très dépendantes de la Russie.

Le Turkménistan a signé en 2009 un accord avec le groupe allemand RWE, partenaire du projet européen de gazoduc Nabucco, concurrent du projet russe South Stream, lui donnant des droits d'exploration et d'extraction gaziers en mer Caspienne.

Il a par ailleurs ouvert des voies d'exportation vers la Chine et a augmenté ses livraisons à l'Iran.

11/12

 AP

n° 62 - Journal de PAKISTAN. - 19-11 au 25-12 : - Suite- Cinq millions de dollars cash pour les tortionnaires de la CIA.



n° 62 - Journal de PAKISTAN.  -   19-11 au 25-12 : - Suite- Cinq millions de dollars cash pour les tortionnaires de la CIA.


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Journal de PAKISTAN.

                                                                    n° 62- 19-11 au 25-12

     C.De Broeder & M.Lemaire                                                                                    

 



a)     Le "Journal de PAKISTAN" est visible sur les blogs :

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

c) sur le site de Robert Bibeau :   http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

d) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com  - http://no-war.over-blog.com/

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Avant propos

Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes



Sommaire.

5  Dossiers

5-1 Fuites de WikiLeaks : La duplicité pakistanaise n'échappe pas à Washington.

5-2 L’Organisation de Coopération de Shanghai à un tournant ?

6 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

5-1 L’Organisation de Coopération de Shanghai à un tournant ?

6 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

6-1 Karachigate

6-1-1 Marion Cocquet : La majorité refuse de transmettre les documents sur Karachi.

6-2-2 Une nouvelle enquête fait des vagues.

6-1-3 GUILLAUME DASQUIÉ : Karachi: une ONG anticorruption porte plainte.

6-1-4 Dans le piège du "Karachigate".




5  Dossiers

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

5-1 Fuites de WikiLeaks : La duplicité pakistanaise n'échappe pas à Washington.

Une nouvelle série de notes diplomatiques publiée par WikiLeaks démontre que les États-Unis sont très méfiants des militaires pakistanais, malgré les milliards qui leur sont versés, et qu'ils craignent que des acteurs hostiles aux intérêts américains ne mettent la main sur du matériel nucléaire.

 « Notre inquiétude majeure n'est pas qu'un militant islamiste vole une arme complète, mais plutôt le risque que quelqu'un travaillant dans les installations du gouvernement du Pakistan puisse sortir suffisamment de matériel en douce pour fabriquer éventuellement une bombe », écrit l'ambassadrice américaine à Islamabad, Anne Patterson, dans une note du 4 février 2009.

Un peu plus de trois mois plus tard, Mme Patterson déplore dans une autre note que le gouvernement pakistanais n'ait pas encore mis en oeuvre une entente conclue en 2007 en vertu de laquelle les Américains devaient récupérer de l'uranium hautement enrichi entreposé près d'un réacteur de recherche nucléaire. L'uranium en question, dit-elle, suffirait à construire plusieurs bombes sales, voire une bombe nucléaire.

L'ambassadrice indique qu'Islamabad soutient que « la couverture sensationnelle de l'armement nucléaire pakistanais faite par les médias internationaux et locaux rend la procédure impossible à mettre en oeuvre ».

Un haut responsable pakistanais, précise Mme Patterson, prévient que si l'affaire devait être ébruitée, la presse pakistanaise n'hésiterait pas à « dépeindre ça comme la saisie des armes nucléaires du Pakistan par les États-Unis. »

L'uranium enrichi dont il est question a été en fait fourni par les États-Unis dans les années 60, afin de fabriquer des isotopes médicaux. Le réacteur nucléaire pakistanais a cependant été converti pour utiliser de l'uranium faiblement enrichi en 1990, de sorte que l'uranium hautement enrichi ne sert plus.

Un responsable de la question nucléaire au sein du département de l'Énergie a déclaré mardi que le combustible « est sous protection de l'Agence internationale de l'énergie atomique et ne fait pas partie du programme d'armement nucléaire du Pakistan ».

Sur la lutte contre les islamistes

Les notes divulguées par WikiLeaks ont été écrites par l'ex-ambassadrice Anne Patterson.

D'autres notes de l'ambassadrice américaine à Islamabad démontrent que les États-Unis ne sont pas dupes quant au double jeu de l'armée pakistanaise et des services de renseignements, l'ISI, dans le cadre de la lutte contre les islamistes radicaux.

Les talibans afghans, les réseaux islamistes dirigés par Jalaluddin Haqqani et Gulbuddin Hekmatyar, et le groupe Lashkar-e-Taïba, blâmé pour les attentats de Mumbai, profitent tous d'un appui militaire.

« Il n'y a aucune chance qu'une augmentation du niveau de l'aide [financière et militaire] soit perçue par le Pakistan comme une compensation suffisante pour abandonner leur soutien à ces groupes, qu'ils considèrent comme un élément important de leur appareil de sécurité nationale visant l'Inde », écrit l'ambassadrice américaine.

Mme Patterson ajoute que le resserrement des liens entre les États-Unis et l'Inde « alimente la paranoïa des autorités pakistanaises et les rapproche des groupes terroristes en Afghanistan et au Cachemire ».

Une autre note écrite en 2009 indique que le chef d'État-major pakistanais, le général Ashfaq Kayani, a été « totalement franc » lorsqu'interrogé sur la possibilité que le gouvernement afghan soit pro-Indien. « Les autorités pakistanaises augmenteront considérablement leur soutien aux groupes talibans de l'Afghanistan et du Pakistan, qu'ils considèrent comme un important contrepoids ».

La seule façon de convaincre le Pakistan d'abandonner tout soutien aux groupes extrémistes, écrit l'ambassadrice Patterson, « est de modifier la perception qu'a le gouvernement de ses propres besoins en matière de sécurité ». Régler le dossier du Cachemire, ajoute-t-elle, « améliorerait considérablement la situation ».

Quelques autres révélations tirées des documents de WikiLeaks:

•les États-Unis soupçonnent depuis longtemps que l'armée pakistanaise a exécuté des centaines de militants islamistes détenus dans le cadre de son offensive de la vallée de Swat. Selon Anne Patterson, cela s'explique par des traditions culturelles visant à « maintenir l'honneur » des unités militaires. Mme Patterson propose des mesures visant à corriger cette situation, mais recommande au département d'État de ne pas soulever la question publiquement afin de ne pas froisser l'armée pakistanaise; •des centaines de millions de dollars versés par les États-Unis à l'armée pakistanaise ont été détournés dans les coffres du gouvernement pakistanais.

L'armée pakistanaise a notamment réclamé 70 millions de dollars pour des radars aériens, même si les talibans n'ont pas d'avions, et 26 millions de dollars pour du fil barbelé. Une note de décembre 2007 souligne que l'armée pakistanaise n'a pas d'unité médicale héliportée, malgré le fait que les États-Unis leur aient versé 355 millions de dollars à cette fin; •le chef d'État-major Kayani a songé au printemps 2009 à destituer le président Asif Ali Zardari pour résoudre une crise politique l'opposant à son grand rival Nawaz Sharif. Les notes diplomatiques révèlent que Kayani admet qu'il se méfie du président Zardari, mais qu'il se méfie encore davantage de M. Sharif; •le président Zardari, qui a pris le pouvoir dans la foulée de l'assassinat de sa femme, Benazir Bhutto, a fait des arrangements en vue de son propre assassinat. Il veut que sa soeur, Faryal Talpur, assure sa succession.

Mise à jour le mercredi 1 décembre 2010 à 9 h 50

Radio-Canada.ca avec New York Times et The Guardian

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2010/12/01/004-wikileaks-

etats-unis-pakistan.shtml


5-2 L’Organisation de Coopération de Shanghai à un tournant ?

Après  10 ans d’activité l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) affronte une période de croissance difficile.

 Bien que fondée peu auparavant,  l’OCS surgit  comme une réponse prudente mais stratégique à la ‘guerre contre le terrorisme’ lancée par Washington après le 11 Septembre 2001 et à sa première opération militaire de grande envergure : l’invasion de l’Afghanistan.

L’exceptionnelle durée de ce conflit pourtant très inégal, asymétrique comme disent les experts , qui oppose la principale puissance militaire mondiale et son alliance à vocation globale  appelons là désormais, après le sommet de Lisbonne,  le GLOTAN  (GLOBAL OTAN ou GLOUTON OTAN  et en version espagnole GLOTON OTAN ) laisse à penser que son objectif premier n’est pas d’éliminer les talibans mais au contraire de laisser prospérer un  foyer infectieux  susceptible de contaminer le Pakistan voisin et de mobiliser les ressources militaires  et économiques des membres de l’OCS et au premier chef celles de la Chine populaire et de la Russie et requérant la présence militaire  illimitée du GLOTAN.

L’annonce par OBAMA d’un possible retrait des armées d’occupation de l’Afghanistan en 2014 n’est qu’un mensonge de plus à son actif qui au passage présuppose qu’il ait été entretemps réélu pour un second mandat.

Cette politique très classiquement impérialiste porte en elle une contradiction  importante : les pays du GLOTAN n’en ont plus les moyens financiers et ils vont devoir amplifier les attaques sur leur le niveau de vie et de protection sociale de leurs propres population  pour les trouver.

La destruction de l’OCS reste même s’il n’est pas affiché et précisément parce qu’il n’est pas affiché un objectif stratégique central pour l’impérialisme en tant que l’OCS donne corps, ampleur  géographique  et large spectre de domaines de coordination,  à l’alliance sino-russe.

L’année qui s’achève a été employée à tenter d’écarter la Russie de la Chine populaire. La méthode a consisté à  réorienter la politique extérieure de la Russie vers l’Ouest en lui faisant miroiter des relations privilégiées avec le GLOTAN , voire même un adhésion, en lui laissant attendre  , en vain jusqu’à présent et avec une probabilité de plus en plus faible , une ratification des nouveaux accords de réduction des armes nucléaires (START)  et d’une façon générale en faisant croire à la Russie qu’elle retrouvait la position privilégiée de cogestionnaire de l’équilibre de la terreur nucléaire qui avait été celle de l’URSS.

Cette offensive de charme a semblé rencontrer un  écho favorable du côté de la Présidence russe. Le durcissement des relations Russie/Iran en a été la manifestation la plus visible : vote des nouvelles sanctions de l’ONU, annulation du contrat de fourniture des missiles S 300. Le face à face MEDVEDEV/AHMADINEJAD  qui a eu lieu la semaine dernière à Bakou a certainement été l’occasion pour l’Iran de critiquer cette évolution diplomatique dont  le principal bénéficiaire s’avère être pour l’instant  les Etats-Unis et non la Russie.

Ce pas de clerc de la Présidence russe va probablement exclure MEDVEDEV de la candidature à un nouveau mandat en 2012 mais il a certainement beaucoup inquiété Pékin. Fidel Castro observateur attentif et profond de la scène diplomatique internationale considère que la position de MEDVEDEV peut s’expliquer par le fait qu’un accord Russie/GLOTAN sur le bouclier anti missile que les Etats-Unis par GLOTAN interposé ont décidé d’installer d’ici 2018 aux frontières occidentales de la Russie permettrait aux militaires russes d’aller s’assurer de l’intérieur du dispositif que le bouclier est une protection contre des missiles venus d’Iran ou d’encore plus loin (Chine populaire ?).

Hypothèse aimable qui suppose que les experts russes qui seraient admis dans le saint des saints du dispositif du bouclier auraient accès à tous ses secrets et qui fait l’économie de la question suivante : si l’Iran est le danger pourquoi ne pas installer le bouclier au plus prés chez des amis : Arabie Saoudite ou mieux encore en Turquie  membre de GLOTAN. A moins que le degré d’asservissement politique aux Etats-Unis des Européens membres du GLOTAN et de l’UE soit beaucoup plus élevé.  Cette hypothèse politique est la plus solide, considérant l’alliance récemment scellée entre les deux seules puissances nucléaires européennes : France et Grande-Bretagne et les allusions de plus en plus fréquentes, traité de Lisbonne aidant, à une adhésion globale de l’UE au GLOTAN ce qui ne laisserait le choix aux derniers « neutralistes » : Autriche   Irlande, Finlande, Suède, que de se soumettre ou de se démettre. L’orientation des actuels gouvernements au pouvoir dans ces 4 pays ne laisse guère de doute sur leur entière soumission à ce proche diktat.

Le deuxième angle d’attaque de l’OCS est celui des adhésions nouvelles

L’OCS a accordé  le statut d’observateur à tous  les Etats voisins de son périmètre géographique : Mongolie, Pakistan, Iran, Inde et Belarus  qui l’ont souhaité mais confrontée à une demande d’adhésion complète de l’Iran elle avait préféré procéder à un gel des adhésions arguant qu’elle ne pouvait pas admettre en son sein un pays sanctionné par l’ONU. Argument spécieux s’il en fut puisque l’Iran n’aurait pas été sanctionné à nouveau par le Conseil de Sécurité  si les deux principaux membres de l’OCS s’y étaient opposés.  Depuis  l’OCS annonce avoir élaboré des règles et procédures précises d’adhésion  lui permettant de rouvrir à nouveau ses portes.

C’est précisément le  moment choisi par  la diplomatie indienne pour annoncer que le pays envisage d’adhérer. Aucune réaction officielle pour l’instant ni de l’OCS ni de la Russie ni de la Chine à cette annonce. L’affaire est embarrassante. La candidature de l’Inde survient sitôt achevée la visite d’OBAMA en Inde qui  avait pour objectif politique, outre ses objectifs économiques d’ouverture du marché indien aux produits US, de sceller la grande alliance stratégique pour le XXI° siècle : INDE/USA avec la Chine Populaire comme adversaire évident bien que non désigné.

De deux choses l’une : ou bien l’Inde est mandatée par Washington pour être le cheval de Troie de l’OCS  ou bien la bourgeoisie indienne joue, comme elle sait le faire, sur tous les tableaux à la fois s’alliant avec tout le monde et  prête à trahir n’importe qui.

Pour essayer de comprendre ce jeu il convient de situer plus précisément ses ambitions. Si l’OCS accepte l’Inde en son sein elle prend résolument parti dans le conflit indo-pakistanais contre le Pakistan  et  s‘engage contre la véritable intifada de grande envergure  qui s’installe au Cachemire là où l’Inde endosse les habits (techniques, experts  et outils de contre insurrection) israéliens. D’autre part en acceptant l’Inde, rival  sinon adversaire de la Chine, l’OCS mettrait  à bas l’alliance de longue date entre la Chine et le Pakistan.

Dernier aspect : l’un des objectifs de l’OCS étant la lutte contre les « extrémismes » l’Inde  enrôlerait sous sa bannière bourgeoise capitaliste la Chine et la Russie dans sa politique d’écrasement des ses oppositions internes : intifada kashmiri d’un côté, naxalites/maoïstes de l’autre.

Dans ce contexte il ne fait  guère de doute que la Chine populaire  s’opposera à l’adhésion  de l’Inde (si celle-ci fait l’objet d’une candidature officielle). Si la Russie tient la même position, l’OCS est sauvée, dans le cas contraire son avenir est celui d’une structure internationale molle  faite de relations de bon voisinage sur fond de concurrence acharnée pour l’accès aux immenses ressources naturelles de l’Asie Centrale, les Etats-Unis et le GLOTAN s’invitant au festin par le truchement de l’Afghanistan sous tutelle.

Documents comaguer accessibles sur http://comaguer.over-blog.com

 


 

6 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

6-1 Karachigate

6-1-1 Marion Cocquet : La majorité refuse de transmettre les documents sur Karachi.

La majorité a refusé mercredi de transmettre à la justice les documents d'une mission d'information parlementaire sur l'attentat de Karachi, qui avait provoqué la mort de 11 Français en 2002.

Le bureau de l'Assemblée nationale s'est réuni pour se prononcer sur cette demande appuyée par l'opposition.

Le président de l'Assemblée, l'UMP Bernard Accoyer, a estimé dans un communiqué que la transmission des documents "porterait atteinte au respect de la parole donnée" aux personnes auditionnées et rappelé le principe de séparation des pouvoirs.

Le bureau, a-t-il ajouté, "a jugé qu'une telle demande risquait de mettre en péril l'avenir même de l'instruction menée" par le juge d'instruction Marc Trévidic.

"L'utilisation de ces auditions à des fins judiciaires pourrait remettre en cause la régularité de toute la procédure, ce qui serait très préjudiciable aux victimes", a-t-il dit.

Le retour en France d'une partie des commissions versées au Pakistan dans le cadre d'un contrat de vente de sous-marins Agosta, une pratique appelée "rétrocommission", est au centre de l'enquête sur la mort des 11 Français qui travaillaient à leur construction au Pakistan.

Le juge d'instruction antiterroriste Marc Trévidic estime que l'arrêt du versement des commissions a pu mener à l'attentat de Karachi, qui serait une forme de vengeance.

Selon Le Monde, le contrôleur général des armées, Jean-Louis Porchier, a confirmé devant la mission avoir appris l'existence de rétrocommissions

Jean-Louis Porchier, qui a lui-même enquêté sur le contrat Agosta de 1994, a mentionné ses contacts avec Michel Ferrier, ancien membre du Secrétariat général de la défense nationale (SGDN), selon le quotidien.

"M. Ferrier m'a dit: 'ce contrat ne sert à rien. Ce contrat permet le recyclage d'argent pas très net du côté du Pakistan et du côté français, il permet de verser des rétrocommissions", a-t-il expliqué à la mission parlementaire.

Soupçonnant que son rival Edouard Balladur avait pu bénéficier de rétrocommissions en marge de la vente de sous-marins pour financer sa campagne électorale, Jacques Chirac, élu à l'Elysée en 1995, avait chargé son ministre de la Défense, Charles Millon, d'arrêter le paiement des commissions, selon plusieurs dépositions rendues publiques.

Edouard Balladur était Premier ministre de Jacques Chirac avant l'élection de ce dernier et Nicolas Sarkozy était son ministre du Budget.

L'ancien secrétaire général de l'Elysée (1995-2002) et ex-Premier ministre (2005-2007) Dominique de Villepin a fait part fin novembre devant un juge d'instruction de ses "très forts soupçons" quant à l'existence de rétrocommissions.

Marion Cocquet

http://www.lepoint.fr/fil-info-reuters/la-majorite-refuse-de-transmettre-les-documents-sur-karachi-15-12-2010-1275493_240.php


6-1-2 Une nouvelle enquête fait des vagues.

Le parquet de Paris a donné son feu vert pour une enquête sur le contrat Sawari II. Le juge van Ruymbeke pourrait en être écarté, au grand désespoir des parties civiles qui dénoncent le «saucissonnage judiciaire» du dossier Karachi. 

Des sous-marins aux frégates, du Pakistan à l'Arabie saoudite, c'est l'attentat de Karachi, dans lequel onze salariés de la DCN avaient trouvé la mort le 8mai 2002, qui est en toile de fond. Le parquet de Paris a donné le feu vert à l'ouverture d'une information judiciaire pour enquêter sur le contrat Sawari II, qui porte sur la commande, signée sous le gouvernement Balladur en 1994, de trois frégates dérivées des Lafayette, un contrat de près de trois milliards d'euros qui aurait donné lieu à de juteuses commissions de l'ordre de 500millions d'euros. C'est le juge van Ryumbeke, qui enquête sur un volet du contrat Agosta - les sous-marins pour le Pakistan - qui avait demandé, fin novembre, au parquet d'élargir ses investigations au contrat SawariII. Dès mai2010, le rapport d'information parlementaire sur l'attentat de Karachi, présenté par le député Bernard Cazeneuve, avait souligné le lien entre le contrat Agosta et Sawari II. «Les deux contrats ont en effet mobilisé les mêmes intermédiaires en vue de la mise en place d'un dispositif de commissions totalement dérogatoire et anormalement opaque», soulignait, hier, Bernard Cazeneuve. L'attentat aurait pu avoir été commandité par des intermédiaires mécontents de ne pas avoir touché de commissions, soit sur Agosta, soit sur Sawari II.
Un nouveau juge?
Il paraissait logique que ce soit le juge van Rymbeke qui poursuive l'instruction. Le parquet en a décidé autrement en ouvrant, le 6décembre, une information judiciaire distincte qui pourrait être confiée à un autre juge au motif que «ces faits nouveaux sont de nature différente». La présidente du tribunal de grande instance de Paris, Chantal Arens, devra trancher. François Baroin a laissé entendre, hier, à l'Assemblée, qu'un nouveau juge serait désigné...
«Les parties civiles ne sont pas dupes»
De quoi faire bondir les parties civiles. Dès lundi, maître Olivier Morice, l'avocat des parties civiles, a sorti l'artillerie lourde. Il craint que le parquet ne cherche à freiner l'enquête et que le juge van Ruymbeke n'en soit écarté. L'avocat a adressé une missive à Chantal Arens, dès lundi, dans laquelle il rappelle gentiment à la présidente qu'elle peut tout à fait nommer le même magistrat instructeur, le juge van Ruymbeke. L'avocat ne mâche pas ses mots: «Les parties civiles ne sont pas dupes de la volonté de saucissonnage judiciaire du parquet, qui a pour principal objectif de rendre moins efficace l'avancée d'une justice indépendante.» Selon MeMorice, «ceux qui orientent, depuis le début de cette affaire, la démarche du parquet n'ont d'autre souci que la protection de hautes personnalités politiques françaises susceptibles d'être inquiétées» (*). «Je m'inquiète du risque de saucissonnage des enquêtes», a aussi déclaré le député Bernard Cazeneuve, qui dénonce «de nouvelles manoeuvres visant à entraver le cours de la justice».
(*) Le procureur de la République de Paris, Jean-Claude Marin, a dénoncé, hier, des «propos diffamatoires» et assuré que «le parquet de Paris n'entend pas entrer dans la polémique».

15 décembre

http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/france/affaire-karachi-une-nouvelle-enquete-fait-des-vagues-15-12-2010-1148122.php


6-1-3 GUILLAUME DASQUIÉ : Karachi: une ONG anticorruption porte plainte.

L’ONG Anticor, dédiée à l’étude des phénomènes de corruption, a déposé plainte ce mercredi dans le volet financier du dossier Karachi. Cet après-midi, l’avocat d’Anticor, Jérôme Karsenti, s’est constitué partie civile entre les mains du juge Renaud Van Ruymbeke.

Dans un courriel transmis à «Libération», l’avocat estime que «les révélations de ce dossier mettent en évidence l’importance structurelle de la corruption dans le fonctionnement de l’Etat et ce jusqu’à son plus haut niveau. La gravité des faits dénoncés ne peut échapper à personne, tant elle démontre, que les plus hautes autorités de l’Etat ont utilisé les prérogatives du pouvoir qui leur étaient démocratiquement confiées par les citoyens, pour satisfaire contre l’intérêt général, contre l’intérêt économique, des intérêts partisans et personnels».

Une audience de la chambre de l’instruction consacrée au volet financier du dossier Karachi se déroulera le 10 janvier. Cette chambre chargée d’examiner le bien-fondé des procédures judiciaires devra se prononcera sur la recevabilité de l’instruction de Renaud Van Ruymbeke sur les soupçons de corruption entourant la vente de sous-marins Agosta, en 1994, au Pakistan. L’enquête menée pour l’heure par le magistrat est la conséquence d’une plainte des familles de victime de l’attentat de Karachi, pour entrave et pour corruption.

Le délit d’entrave vise la Direction des constructions navales (DCN), soupçonnée de ne pas avoir transmis à la justice tous les éléments permettant d’élucider l’affaire de l’attentat terroriste du 8 mai 2002 à Karachi, au cours duquel onze salariés ont péri.

Plainte irrecevable?

Le délit de corruption vise les décideurs politiques Français, soupçonnés d’avoir mis en place un système de corruption lors de la signature de ce contrat par le gouvernement Balladurien.

Selon l’analyse du parquet, la plainte des familles de victimes pour ce deuxième délit ne serait pas recevable, car il n’existerait pas de lien juridique entre leur préjudice (la perte d’un proche dans l’attentat de 2002) et les faits de corruption politique entachant le contrat (signé en 1994). C’est ce désaccord d’interprétation juridique qui devra être tranché le 10 janvier prochain par la chambre de l’instruction.

En outre, et contrairement aux déclarations d’hier de l’avocat des familles de victimes de l’attentat de Karachi, les dernières réquisitions du parquet sur les contrats Agosta et Sawari II ne consisteraient pas à les disjoindre. Elles demanderaient davantage de les confier, ensemble, à un magistrat investi de ces dossiers.

GUILLAUME DASQUIÉ

15/12

http://www.liberation.fr/politiques/01012308296-karachi-une-ong-anticorruption-porte-plainte


6-1-4 Dans le piège du "Karachigate".

Un règlement de comptes électoral entre Jacques Chirac et Édouard Balladur, en 1995, est-il à l’origine de l’attentat qui, sept ans plus tard, fit quinze morts dans la mégapole pakistanaise?
  De jour en jour, l’étau judiciaire se resserre, et les protagonistes supposés de l’affaire sont à cran. Nicolas Sarkozy en tête. Il est loin le temps – juin 2009 – où le président Sarkozy qualifiait de «fable grotesque et ridicule» les développements judiciaires et médiatiques susceptibles de le mettre en cause dans l’enquête sur l’attentat de Karachi. Aujourd’hui, la récitation de cette «fable» semble mettre le chef de l’État français hors de lui. Pensant être couvert par la confidentialité, il a, lors d’un entretien avec plusieurs journalistes, le 18 novembre, qualifié, avec une ironie aussi amère que douteuse, de «pédophiles», les impertinents reporters qui l’interrogeaient sur son éventuelle implication dans le dossier. La brutalité de la réaction présidentielle, largement relayée par la presse, témoigne d’une certaine nervosité au plus haut niveau de l’exécutif, déjà, ébranlé, depuis des mois, par les affaires "Clearstream" et "Bettencourt". Le 8 mai 2002, 14 personnes, dont 11 techniciens français de la Direction de la construction navale (DCN), sont tuées à Karachi, au Pakistan, dans l’explosion de leur autocar, percuté par une voiture bélier. Elles travaillaient à la construction de trois sous-marins de type "Agosta 90B", un contrat officiellement chiffré à 850 millions d’euros, dont près de 80 millions d’euros de commissions destinées à divers intermédiaires. Rapidement attribué à la nébuleuse Al-Qaïda, cet résistants kamikazefait toujours, huit ans après, l’objet d’une enquête internationale menée, sur le plan financier, par le juge Renaud Van Ruymbeke, et, sur le plan criminel, par le juge antiterroriste Marc Trévidic, qui a hérité du dossier abandonné par son collègue Jean-Louis Bruguière, aujourd’hui, à la retraite. Un dossier «troué comme du gruyère», comme dit un magistrat, en raison du manque de coopération des ministères concernés et de l’annulation de plusieurs actes de procédure. Parmi ces derniers
: les premières conclusions, à chaud, de Randall Bennett, le responsable de la sécurité diplomatique, à l’ambassade américaine au Pakistan. Lequel se montrait, à l’époque, sceptique, concernant la piste Al-Qaïda, avant de changer d’avis. Fédérées au sein d’un collectif, les familles des victimes sont bien décidées à ne pas se laisser impressionner par la raison d’État. Surtout, depuis que les magistrats instructeurs ont affirmé que la piste qaidiste ne devait pas exclure l’éventualité d’une défaillance de l’État français dans le règlement des intermédiaires de ce contrat d’armement. En clair, l’attentat de Karachi pourrait être l’œuvre d’une faction des services secrets pakistanais, furieux de l’arrêt des versements promis. Et avoir pour origine le financement de l’élection présidentielle française de 1995. Une campagne marquée, à droite, par l’affrontement entre Édouard Balladur, dont Nicolas Sarkozy était le porte-parole (mais aussi, par ailleurs, le ministre du Budget), et Jacques Chirac. En 2009, les magistrats, au premier rang desquels Marc Trévidic, ont avisé, directement, les familles des victimes de la «cruelle logique» d’un attentat lié à un règlement de comptes politico-financier. À l’appui de cette thèse, la suspension par le Président Chirac, dans les semaines qui ont suivi son élection et au nom de la «moralisation de la vie publique», du versement des commissions au Pakistan et, du même coup, des rétro-commissions rapatriées, en France, grâce, selon le dossier d’instruction, à l’entregent de diverses personnalités. Lesdites rétro-commissions auraient pu servir – le conditionnel est de rigueur – au financement de la campagne présidentielle de Balladur. «La mèche est allumée, c’est une machine infernale, un nouvel épisode des guerres fratricides dont la droite française a le secret, explique une source judiciaire. Même Sarkozy et Chirac, pour une fois, dans le même bateau, ne savent plus comment éteindre l’incendie». Car, au-delà de la douleur des familles et des valises de billets qui, traditionnellement, accompagnent la signature des grands contrats d’armement, se profile une véritable affaire d’État. Avec cette question qui fait froid dans le dos: du sang français a-t-il été versé à cause d’un règlement de comptes électoral entre Chirac et Balladur? Officiellement, les magistrats recherchent les commanditaires et les auteurs de l’attentat, sans nul doute, des Pakistanais. Mais pour parvenir à un début de réponse judiciaire crédible, il convient de découvrir le mobile du crime en passant au scanner les conditions de ce contrat et, surtout, de ses à-côtés financiers. Une tâche de longue haleine, entre les documents verrouillés par le secret-défense et la frilosité, voire, l’hostilité du ministère de la Justice et de son bras armé, le parquet (ministère public), dont le manque d’indépendance vient d’être épinglé par la Cour européenne des droits de l’Homme. Illustration de la longévité du personnel politique français, la plupart des acteurs et témoins du «Karachigate» sont toujours aux affaires. Sarkozy, on l’a vu, était ministre du Budget de Balladur, en 1994. L’actuel chef de l’État a-t-il été avisé du montage financier du contrat Agosta? A-t-il été informé de la création de deux sociétés offshore au Luxembourg (Heine et Eurolux) destinées au transit des commissions versées aux intermédiaires? Réponse courroucée du chef de l’État à un journaliste, le 19 novembre à Lisbonne: «Mais jamais, mon pauvre, j’ai donné mon aval. [...] Enfin, je ne suis pas spécialiste du Luxembourg!» Interrogé sur la levée du secret-défense concernant plusieurs documents réclamée, avec insistance, par les juges, Nicolas Sarkozy est d’accord sur le principe, tout en modulant son propos: «On ne va pas tout déclassifier pour que les services secrets du monde entier se disent: “l’information qu’on donne, ça va sortir”. [...] J’ai le sens de l’État». Premier ministre de Jacques Chirac, en 1995, Alain Juppé confirme, quant à lui, avoir alors été sollicité par ce dernier pour «suspendre le versement de commissions», dans le dossier Agosta. « Je n’en sais rien de plus. », affirme le nouveau ministre de la Défense, qui, son récent retour au gouvernement à peine savouré, affirme être «à la disposition de la justice». Si le feu couve sous ce dossier, depuis plus d’un an, deux hommes ont, récemment, soufflé sur les braises, à la grande satisfaction de Me Olivier Morice, le conseiller des victimes. Qualifié «d’avocat excité» par Sarkozy, il souhaite que tout ce beau monde, chef de l’État inclus, s’explique devant la justice, au moins, à titre de témoin. Charles Millon, l’ancien ministre de la Défense (1995-1997), a, déjà, déclaré au juge Van Ruymbeke «avoir l’intime conviction» que des rétro-commissions avaient été, illégalement, versées en France. Une «intime conviction» et de «très forts soupçons» de financement politique illégal que partage l’ennemi intime de Sarkozy, l’ancien Premier ministre Dominique de Villepin, désormais, en piste pour la présidentielle de 2012. On s’en doute, l’opposition parlementaire ne peut que faire son miel de cette énième guerre fratricide, au sein de la droite. Quand le parti présidentiel, l’UMP, chante le grand air de la «calomnie» – une mélodie un peu galvaudée, ces derniers mois –, Bernard Cazeneuve, le député-maire socialiste de Cherbourg (ville qui accueille l’arsenal de la DCN et d’où sont originaires la plupart des victimes), parle, lui, d’«entrave délibérée» au travail d’enquête. « Que ceux qui nous promettent la vérité passent aux actes. On ne vise personne, on ne veut la tête de personne, nous voulons juste savoir pourquoi nos pères et nos maris sont morts. », explique, à "Jeune Afrique", Sandrine Leclerc, l’une des porte-parole de l’association de victimes Vérité-Attentat-Karachi, qui appelle à plus de «sérénité», pour laisser les juges d’instruction «faire leur travail». Des juges d’instruction, dont Sarkozy avait, en janvier 2009, annoncé la future suppression, provoquant une véritable levée de boucliers, pour défendre une fonction considérée comme l’un des remparts de la démocratie française. L’accumulation des affaires judiciaires qui rongent le débat politique et la détermination des magistrats enquêteurs rendent ce projet, désormais, irréalisable. Ce n’est pas la moindre des conséquences du «Karachigate».  
Source: "Jeune Afrique"

Lundi 20 Décembre 2010

 http://french.irib.ir

n° 62 - Journal de PAKISTAN. - 19-11 au 25-12 : - Fin- Cinq millions de dollars cash pour les tortionnaires de la CIA.


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n° 62 - Journal de PAKISTAN.  -   19-11 au 25-12 : - Fin- Cinq millions de dollars cash pour les tortionnaires de la CIA.


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Journal de PAKISTAN.

                                                                    n° 62- 19-11 au 25-12

     C.De Broeder & M.Lemaire                                                                                    

 



a)     Le "Journal de PAKISTAN" est visible sur les blogs :

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

c) sur le site de Robert Bibeau :   http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

d) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com  - http://no-war.over-blog.com/

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Avant propos

Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes



Sommaire.

6-1 Karachigate

6-1-5 Karachigate: un témoin accuse Balladur et Léotard.

6-1-6 Fabrice Arfi et Fabrice Lhomme… l’Elysée a commandé une mission secrète en 2008 et 2009.



 


6-1-5 Karachigate: un témoin accuse Balladur et Léotard.

La confidence, livrée il y a un an dans le huis clos d’une petite salle de l’Assemblée nationale, pourrait faire grand bruit. Un ancien haut dignitaire de l’armement français, Jean-Louis Porchier, a révélé à des députés de la commission de la défense nationale qu’une partie des commissions du contrat des sous-marins pakistanais au cœur de l’affaire de Karachi était destinée, d’une part, au financement occulte de la campagne présidentielle d’Edouard Balladur, en 1995, et, d’autre part, au Parti républicain, le mouvement politique du ministre de la défense de l’époque, François Léotard.

Ce dernier fut un soutien de poids du candidat Balladur.

Les propos rapportés par les députés confirment, presque mot pour mot, ceux que M. Porchier nous avait tenus dans le cadre du livre Le contrat: Karachi, l’affaire que Sarkozy veut oublier (éd. Stock), publié au mois de mai. Reste qu’ils sont désormais consignés dans un dossier judiciaire, les comptes rendus des auditions menées par la mission d’information ayant été transmis au juge antiterroriste Marc Trévidic, chargé de l’affaire de l’attentat de Karachi, par le député communiste Jean-Jacques Candelier, début décembre.

Ancien contrôleur général des armées, Jean-Louis Porchier a été chargé, en 1997 et 1999, de deux enquêtes sur le contrat Agosta – la vente, signée en septembre 1994, de trois sous-marins au Pakistan par le gouvernement Balladur –, qui s’est avéré une gabegie industrielle et financière pour l’Etat français, selon les conclusions du militaire.

Invité par les députés à s’exprimer sur les commissions versées en marge du contrat Agosta, appelées “frais commerciaux exceptionnels” (FCE) dans le jargon de l’armement, M. Porchier a d’abord jugé leur volume «totalement excessif et injustifié». Au total, les commissions ont représenté 84,7 millions d’euros, soit 10,25 % du montant du contrat (826 millions d’euros).

De fait, l’enquête des juges Marc Trévidic et Renaud Van Ruymbeke – en charge quant à lui de l’aspect financier – sur l’affaire de Karachi a d’ores et déjà permis d’établir qu’un réseau d’intermédiaires, dirigé par deux hommes d’affaires d’origine libanaise, Ziad Takieddine et Abdul Rahman El-Assir, avait été «imposé» in extremis par le gouvernement Balladur dans le contrat Agosta à l’été 1994, alors que les négociations étaient déjà closes.

Selon plusieurs témoignages et documents à la disposition des juges, une partie des 33 millions d’euros de commissions promises au réseau Takieddine/El-Assir aurait servi, en retour, au financement illicite de la campagne présidentielle de M. Balladur, en 1995. C’est ce que l’on appelle une rétrocommission, proscrite par le code pénal.

«Ce contrat est vraiment une ânerie, une ineptie»

Face aux députés, M. Porchier a livré sur le sujet une anecdote explosive.

La voici: «J’ai rencontré, au moment de l’enquête, le directeur du contrôle de l’export du SGDN (Secrétariat général de la défense nationale, NDLR), M. Ferrier, qui m’a dit : “Ce contrat ne sert à rien. Il n’est pas significatif pour lutter contre la réduction du plan de charge de la DCN Cherbourg (qui a construit les sous-marins, NDLR). Cela ne sert à rien aux Pakistanais car ce n’est pas avec trois sous-marins qu’ils vont rétablir l’équilibre avec l’Inde. Ce contrat permet le recyclage d’argent pas très net du côté du Pakistan et, du côté français, il permet de verser des rétrocommissions. Il y a 10% de rétrocommissions sur l’ensemble des FCE. Sur ces 10%, il y en avait une partie pour la campagne électorale de M. Balladur et une autre pour M. Léotard”.»

Jean-Louis Porchier a affirmé aux parlementaires apporter du «crédit» aux propos de son interlocuteur du SGDN, qu’il a, par ailleurs, dit être réputé dans son milieu pour son «franc-parler». Quand nous avions rencontré M. Porchier quelques semaines plus tard, il nous avait présenté Michel Ferrier comme «l’un des personnages les mieux informés en France sur les dessous des marchés d’armement».

L’ancien contrôleur général des armées avait poussé la précision, lors de notre rendez-vous, jusqu’à indiquer que sur les 8,5 millions d’euros de rétrocommissions destinées aux politiques, la moitié avait été dévolue à la destinée présidentielle de M. Balladur. «J’étais scandalisé. Et manifestement, mon interlocuteur aussi. Je me souviens qu’il était formel, il était très précis donc visiblement bien informé», nous avait confié le militaire.

Quelques extraits des propos de M. Porchier, tirés de notre livre Le Contrat:

«Voici en substance ce que (M. Ferrier) m’a dit : “Ce contrat est vraiment une ânerie, une ineptie, et ce de tous les points de vue. Il ne sert à rien aux Pakistanais, qui ne pourront pas s’opposer à l’Inde avec trois pauvres sous-marins. Pour Cherbourg pareil, c’est peanuts. Par ailleurs, cela coûte beaucoup d’argent à l’Etat français, puisque le contrat est largement déficitaire. En fait, cela a servi, côté pakistanais, à blanchir l’argent sale, l’argent de la drogue. Et, côté français, à financer les politiques.”»

«Je lui ai demandé ce qu’il voulait dire par là, et il m’a répondu : “C’est simple, 10 % des commissions versées aux intermédiaires étaient destinés aux rétrocommissions en France, soit à peu près 50 millions de francs. La moitié de cette somme a servi à financer la campagne d’Edouard Balladur, l’autre moitié à renflouer les caisses du Parti républicain”.»

Interrogé à son tour, fin 2009, par la mission d’information parlementaire, Michel Ferrier, la source de Jean-Louis Porchier, s’est montré manifestement embarrassé par le poids de la confidence qui lui a été attribuée. «Si vous mettiez ces propos au conditionnel, je pourrais les accepter. Il est possible que je les ai tenus, mais sur un ton badin…», a-t-il d’abord déclaré aux députés. Comme si l’argent noir des ventes d’armes françaises pouvait être, au SGDN, un motif entendu de «badinerie».

Devant un tel louvoiement, le président de la mission parlementaire, le député Yves Fromion (UMP), l’a relancé: «Pourquoi avez-vous alors fait une pareille affirmation ?»

Réponse de l’intéressé: «Cela était vraisemblable.» Puis: «Je le répète, M. Porchier a mis à l’indicatif des propos que j’ai sans doute tenus au conditionnel», a-t-il ajouté, tout en prétendant que, finalement, dans son souvenir, il n’y avait pas eu de financement de campagne présidentielle avec les rétrocommissions du contrat Agosta. L’ancien responsable du SGDN a slalomé, esquivé, nuancé. L’affaire est sensible, il est vrai.

Les démentis de l’ancien chef de la DGSE

A preuve, un autre témoignage, beaucoup plus récent celui-là puisque recueilli le 7 décembre par le juge Van Ruymbeke. Il émane de Jacques Dewatre, patron de la Direction générale des services extérieurs (DGSE) entre 1993 et 2000. Lors de son audition en qualité de témoin, que Mediapart révèle aujourd’hui, l’ancien responsable des services secrets a livré au magistrat une version pour le moins troublante.

A l’en croire en effet, la DGSE ne serait à aucun moment intervenue pour enquêter sur d’éventuelles rétrocommissions versées en marge du contrat Agosta, contrairement à ce qu’affirment des témoins de premier plan.

«Je ne vois pas comment la DGSE aurait pu enquêter sur des commissions liées à des marchés d’armement pour lesquels elle n’a aucune compétence», a résumé M. Dewatre au cours de son interrogatoire, dont nous publions la retranscription intégrale. «De 1993 à 2000, je n’ai jamais eu connaissance d’une enquête demandée à la DGSE sur les commissions ou rétrocommissions des marchés d’armement», a-t-il martelé.

Soit très exactement le contraire de ce que Charles Millon, ministre de la défense entre 1995 et 1997 – et à ce titre ayant tutelle sur la DGSE –, a déclaré dans notre ouvrage Le Contrat, puis plus récemment devant le juge Van Ruymbeke.

Pour mémoire, voici l’extrait de la déposition de M. Millon, recueillie le 15 novembre:

LE JUGE: Les services secrets ont-ils été chargés par le ministère de la défense de tracer les mouvements de fonds issus des rétrocommissions comme vous l’avez indiqué en citant des pays aux auteurs du livre Le Contrat (page 225) ?

CHARLES MILLON: Je leur ai dit exactement que la DGSE avait recherché s’il y avait des dépôts de sommes qui relevaient de contrats de commissions liés à l’armement et il est apparu qu’il y avait des mouvements dans les pays cités par les auteurs mais jamais la DGSE n’est parvenue à avoir une preuve tangible de ces dépôts et mouvements. C’est Dewatre qui supervisait ces opérations.

M. Dewatre s’est inscrit en faux devant le magistrat: «Je pense que M. Millon a fait une confusion sur le service concerné. Je n’ai jamais supervisé ce genre d’opérations concernant les marchés d’armement, soit pour rechercher des traces de commissions, soit pour rechercher des traces de rétrocommissions. Il s’agit d’une affaire franco-française et la DGSE ne travaille que sur l’étranger», a-t-il assuré.

Même démenti s’agissant d’éventuelles écoutes téléphoniques, pourtant évoquées (notamment) par Charles Millon, il est vrai moins formel s’agissant du service demandeur.

«Je ne me souviens pas qui a procédé aux écoutes. Je sais que cela a été fait dans le cadre de la réglementation (…) Le souvenir que j’en ai est que ce sont les collaborateurs (de François Léotard, son prédécesseur au ministère de la défense, NDLR) qui auraient reçu des menaces de mort», a déclaré l’ancien ministre au juge, le 16 novembre.

«Je les ai sollicitées auprès du premier ministre, M. Juppé, en la personne de son directeur de cabinet, M. Gourdault-Montagne, aujourd’hui ambassadeur. C’est mon directeur de cabinet Jean-Louis Chaussande qui l’a contacté. François Lépine, Patrick Molle et Pierre-Louis Dillais avaient reçu des menaces de mort et c’est la raison pour laquelle les écoutes ont été ordonnées. Il s’agissait d’une procédure officielle, les écoutes étant réalisées, je crois, au centre des Invalides», avait encore précisé M. Millon.

«Je n’ai pas le souvenir d’avoir sollicité, ni lu, le verbatim d’écoutes sur des dangers de mort concernant des membres du cabinet du ministre de la défense», a pourtant assuré M. Dewatre.

Des écoutes ! Quelles écoutes ?

L’ancien maître espion a suggéré une autre piste: «D’autres services au ministère de la défense disposent probablement de contingents d’écoute: la DPSD, la gendarmerie notamment. La DPSD, ex-sécurité militaire, est une direction qui dépend du ministre de la défense et qui est chargée de la sécurité du personnel militaire

M. Dewatre a enfin contesté que M. Millon, comme il l’a affirmé, ait pu être destinataire de rapports oraux émanant d’«agents de la DGSE». «Je suis étonné des propos de M. Millon car le directeur général de la DGSE est le correspondant habituel du ministre de la défense ou de son directeur de cabinet, lesquels n’ont, de mémoire, pas évoqué les problèmes de marchés d’armement avec moi. Je ne peux pas dire s’ils avaient des contacts avec d’autres membres de la DGSE

Les déclarations de l’ancien patron des services secrets sont d’autant plus surprenantes qu’elles ne contredisent pas seulement celles de Charles Millon. D’anciens membres de la DGSE nous ont confirmé que ce service avait bien procédé à l’époque à des écoutes téléphoniques. D’ailleurs, leur existence avait été révélée dès le mois de juillet 1996, à la Une du Monde.

Vu l’embarras que cet article retentissant avait alors suscité au sommet de l’Etat, on peut supposer que le pouvoir n’aurait pas manqué de contester cette information si elle avait été ne serait-ce que partiellement inexacte. Or, aucun démenti n’avait été opposé.

Ce n’est pas tout, Dominique de Villepin lui-même, dans Le Contrat, puis devant le juge Van Ruymbeke, a livré une version similaire. Face au magistrat, le 25 novembre, l’ancien secrétaire général de l’Elysée (1995-2002) a ainsi évoqué une mission de vérification menée, sur certains contrats d’armement sensibles, «avec le concours de la DGSE». «Le suivi des commissions, tel qu’il avait été opéré par la DGSE, faisait ressortir de forts soupçons de rétrocommissions», avait même précisé M. de Villepin.

Ce dernier avait aussi évoqué l’existence de ces fameuses écoutes téléphoniques, dont l’origine semblait bien provenir de la DGSE: «Dans les conclusions qui ont été présentées par le ministre de la défense aux différentes étapes, puisque j’ai eu également dans cette période des contacts avec le directeur de cabinet du ministre de la défense ainsi que de façon régulière avec le directeur général de la sécurité extérieure, il a été fait référence à des extraits d’écoutes. Dans ces extraits, ces intermédiaires évoquaient leurs relations avec des personnalités publiques françaises», avait ainsi affirmé M. de Villepin.

Etonnant, le témoignage de M. Dewatre apporte plus de questions que de réponses. Il pourrait surtout suggérer, en creux, une autre piste: celle d’une enquête «officieuse» qui aurait été menée, au sein de la DGSE, par une petite équipe jugée sûre par les chiraquiens, et ce à l’insu même du patron des services secrets. Dans Le Contrat, l’actuel patron du contre-espionnage, Bernard Squarcini, nous confiait ceci: «A l’époque, la DGSE était très pro-chiraquienne et agissait comme une sorte de brigade du chef.»

http://www.gaullisme.fr/?p=11209

 


6-1-6 Fabrice Arfi et Fabrice Lhomme… l’Elysée a commandé une mission secrète en 2008 et 2009.
La présidence de la République va avoir de plus en plus de mal à maintenir que l’affaire Karachi
«ne concerne en rien» Nicolas Sarkozy. L’ex-n°2 des services secrets français a affirmé la semaine dernière au juge Renaud Van Ruymbeke avoir été mandaté en juin 2008 par l’Elysée pour négocier avec l’ancien dirigeant d’une société écran de la Direction des constructions navales (DCN), qui menaçait de faire des révélations sur les dessous politico-financiers de grands contrats d’armement s’il ne lui était pas versé une indemnité de 8 millions d’euros.

Parmi les dossiers concernés se trouvait, en premier lieu, celui des sous-marins Agosta vendus en 1994 par la France au Pakistan au cœur de l’affaire Karachi, a confié Alain Juillet, ancien directeur du renseignement de la Direction générale des services extérieurs (DGSE), au juge Van Ruymbeke, le 17 décembre dernier.

Ancien agent du service « Action » de la DGSE dans les années 1960, dont la carrière a ensuite oscillé entre la vie des affaires – il a travaillé chez Ricard, Mamie Nova ou Marck & Spencer – et les services secrets, M. Juillet, 68 ans, a expliqué en détail au magistrat dans quelles circonstances il en était venu à travailler pour le compte de l’Elysée sur cette affaire, selon le compte-rendu de son audition dont Mediapart a pu prendre connaissance en intégralité.

«Début juin 2008, Bernard Delpit, adjoint de François Pérol à l’Elysée (M. Pérol était alors secrétaire général adjoint de la présidence, NDLR) me téléphone et me dit: « On a un problème. Quelqu’un nous a écrit en nous demandant des indemnités très importantes. Est-ce que vous pouvez voir ce qu’il y a derrière tout cela ? »», a expliqué Alain Juillet, qui était, à l’époque, haut responsable à l’intelligence économique (HRIE) à Matignon, auprès du premier ministre. C’est-à-dire un spécialiste des affaires réservées. 

Ce «quelqu’un» aux prétentions exorbitantes dont parle l’Elysée n’est pas n’importe qui. Il s’appelle Jean-Marie Boivin, l’homme clé des commissions occultes de la DCN. Au Luxembourg, M. Boivin a été entre 1994 et 2004 le principal dirigeant d’une «shadow company» de l’entreprise d’armement française, baptisée Heine.

8 millions d’euros pour «services rendus»

D’après une note retrouvée par hasard en 2007, à Paris, au siège de la DCN, par des policiers français, puis en 2009, au Luxembourg, par des policiers luxembourgeois, la création de Heine fin 1994 aurait été directement validée par Nicolas Sarkozy, alors ministre du budget du gouvernement d’Edouard Balladur (voir ci-dessous). 

C’est par Heine, pion central d’un vaste système offshore qui passait aussi par l’Irlande ou l’Ile de Man, qu’ont transité 33 millions d’euros de commissions suspectes dans le cadre du contrat Agosta, sommes promises à des intermédiaires «imposés» à la dernière minute par le gouvernement Balladur dans les négociations, alors que celles-ci étaient déjà closes, à l’été 1994.

Parmi les intermédiaires en question figure notamment l’homme d’affaires franco-libanais Ziad Takieddine, un proche des balladuriens d’hier et des sarkozystes d’aujourd’hui.

Or, une partie des commissions injustifiées du contrat Agosta aurait, en retour – ce que l’on appelle une rétrocommission -, servi au financement illégal de la campagne présidentielle d’Edouard Balladur, en 1995, dont Nicolas Sarkozy fut l’un des principaux animateurs.

En 2004, la DCN a décidé de couper les liens avec Jean-Marie Boivin et Heine moyennant une indemnité de 610.200 euros. Une somme jugée insuffisante par Jean-Marie Boivin.

A partir de là, M. Boivin et ses associés luxembourgeois n’ont cessé d’écrire aux plus hautes autorités de l’Etat pour réclamer le versement d’une indemnité de plus en plus conséquente au fil des ans (jusqu’à 8 millions d’euros), faute de quoi d’encombrantes affaires de corruption liées aux ventes d’armes risquaient bien de resurgir du passé.

C’est ainsi que le 16 mai 2007, jour de l’intronisation de Nicolas Sarkozy à l’Elysée, le nouveau président de la République reçoit une lettre et une copie d’une facture de 8 millions d’euros émise par Heine, avec pour seul motif: «services rendus» (voir ci-dessous).

D’autres courriers suivront, envoyés cette fois à François Pérol, l’un des plus proches collaborateurs du chef de l’Etat. «M. Pérol était furieux de recevoir des courriers de M. Boivin. Il en avait assez», a rapporté Alain Juillet au juge Van Ruymbeke.

«Il a surtout parlé de Karachi»

L’ancien n°2 de la DGSE a expliqué avoir rencontré à trois reprises Jean-Marie Boivin entre septembre 2008 et mai 2009, à chaque fois à Londres, une fois mandaté officiellement par l’Elysée pour régler le problème.

«M. Boivin parle beaucoup, a confié Alain Juillet, qui dit n’avoir jamais caché sa fonction lors de leurs rendez-vous. Il m’a livré sa version de Heine qui avait été créée pour faire transiter les commissions dans un réseau de comptes extérieurs et que c’est lui qui avait tout monté pour le compte de la DCN». 

Dans le cabinet du juge, M. Juillet a clairement fait part du caractère sensible de ce dossier: «Je me suis aperçu (…) qu’il y avait des histoires dont personne ne voulait parler mais qui existaient en dessous et qui faisait que Boivin se sentait très fort (…) En effet, dans la société Heine, il y avait des quantités de mouvements financiers».

Il poursuit: «Je pensais qu’il n’était pas de l’intérêt général que toutes ces histoires sortent dans les médias luxembourgeois ou ailleurs, même si à l’époque ces commissions étaient légales. J’étais convaincu qu’il avait des archives et qu’il valait mieux les récupérer et négocier avec lui une indemnité de départ raisonnable».

Selon son témoignage à la justice, Alain Juillet a obtenu le feu vert de la présidence de la République pour négocier en bonne intelligence avec Jean-Marie Boivin.

Lors de leurs différentes rencontres à Londres, M. Boivin «a surtout parlé de Karachi», a assuré l’émissaire secret de l’Elysée. «C’est le premier que j’ai entendu dire que l’attentat était lié à l’arrêt du versement des commissions. Pour lui, c’était une évidence». M. Juillet a dit au juge Van Ruymbeke avoir pris avec des pincettes les affirmations de son interlocuteur: «Comme il parlait beaucoup, je me demandais toujours quelle était la part de ce qu’il avait lu (dans la presse, NDLR) et de ce qu’il rajoutait».

Le juge demande alors au témoin si Jean-Marie Boivin a livré des noms d’intermédiaires. «Il a cité le nom de Takieddine», a répondu M. Juillet. «Mais c’était après que la presse en a parlé. Il disait que Takieddine avait été commissionné et qu’il n’était pas content de ne pas avoir touché les commissions. Personnellement, j’étais d’autant plus prudent que je pense que la clé de l’attentat est plus dans la vente des sous-marins à l’Inde, plus performants que ceux qu’on avait vendus au Pakistan».

«La cerise sur le gâteau»

M. Juillet a aussi affirmé que Jean-Marie Boivin ne lui a jamais fait état de rétrocommissions qui auraient profité à des officiels français en marge des ventes d’armes qu’il a eu connaître.

L’ancien espion garde manifestement un souvenir mitigé de l’homme de l’ombre de la DCN: «Il disait, sans être plus précis, qu’il savait beaucoup de choses et que si on ne reconnaissait pas son bon droit, il serait obligé de se défendre (…) Quand on l’écoutait, on a l’impression qu’il savait tout. Mais quand on lui posait des questions précises, c’était totalement flou».

Pour autant, M. Juillet a confié au juge qu’il était légitime de verser à M. Boivin une somme comprise entre 2,5 et 3 millions d’euros pour l’indemniser. Ce que les présidents successifs de la DCN, entre 2008 et 2009, ont refusé catégoriquement. C’est pourquoi, selon M. Juillet, aucun terrain d’entente n’a pu être trouvé jusqu’à ce qu’il quitte son poste à Matignon en juin 2009 pour rejoindre un cabinet d’avocats d’affaires.

Seulement voilà, un jugement d’un tribunal de l’Ile de Man évoque l’existence d’un protocole d’accord conclu en janvier 2009 entre M. Boivin, la DCN et l’Etat français sur les 8 millions d’euros réclamés.

Interrogé par le juge sur l’existence d’un tel accord, Alain Juillet a affirmé, médusé: «Je n’en suis pas revenu, pour moi ce n’était pas possible (…) Si on lui a payé 8 millions, comme le disent les journaux, c’est qu’il y a des choses qui m’ont échappé. J’ai lu dans les journaux que DCN avait envoyé deux personnes pour voir Boivin et négocier avec lui. Or, moi, jamais personne ne m’en parlé. Je me suis demandé si, en parallèle, il n’y avait pas eu une autre négociation. Et si je n’avais pas, en définitive, été une espèce de paravent».

L’affaire est devenue complètement brumeuse pour M. Juillet il y a quelques semaines, selon son témoignage à la justice. «La cerise sur le gâteau, a-t-il ainsi indiqué au juge, c’est que j’ai reçu, il y a un mois et demi, une lettre de Suisse m’informant que M. Boivin avait remis toutes les pièces à un représentant de DCN». C’est-à-dire que M. Boivin aurait honoré sa part du contrat en faisant une croix sur une partie de ses archives en échange du versement des millions d’euros demandés.

 

Fabrice Arfi Fabrice Lhomme

11. décembre 2010

http://www.gaullisme.fr/?p=11016


Pakistan.

Généralités.

Nom officiel du pays : République islamique du Pakistan.

Création : fondé le 14 août 1947, le Pakistan entretient des relations très tendues avec l'Inde depuis sa création en raison, notamment, du partage entre ces deux pays du territoire du Cachemire.

Pays limitrophes : Chine, Inde, Iran, Afghanistan.

Superficie : 803 000 km2.

Nombre d'habitants : 163 902 000 (estimation pour 2007).

Démographie

Population (estimation INED, en millions)

157,9

 

Composition de la population (en %)

Pendjabis (50 %), Sindis (15 %), Pathans (Pachtounes, 15 %), Mohajirs (immigrés d''''Inde au moment de la partition et leurs descendants, 8 %), Baloutches (5 %), autres (7 %).

 

Population urbaine

34 %. Principales villes : Karachi (9,2 millions d''''habitants), Lahore (5 millions), Faisalabad (1,9 million), aggl. Islamabad-Rawalpindi (1,4 million).

 

Densité (hab./km²)

198,4

 

Espérance de vie (années)

62,9

 

Fécondité (nombre moyen d'enfants/femme)

4,27

 

Taux d'alphabétisation (%)

44

 

Croissance démographique annuelle (%)

2,0

Nom des habitants : Pakistanais.

Religions : musulmans 97 % (dont sunnites 74 %, chiites [dont 2 millions d'ismaéliens] 26 %), autres (chrétiens, hindous, ahmadis, parsis [zoroastriens], 3 %).

Capitale : Islamabad.

Langues : ourdou et anglais.

Monnaie : roupie pakistanaise.

Religions : musulmans 97 % (dont sunnites 74 %, chiites [dont 2 millions d'ismaéliens] 26 %), autres (chrétiens, hindous, ahmadis, parsis [zoroastriens], 3 %).

Capitale : Islamabad.

Arme de destruction massive : le Pakistan dispose de l'arme nucléaire, à l’instar de l’Inde (puissances nucléaires de fait [les cinq autres puissances nucléaires officielles étant la Chine, les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne et la Russie]). 

 

Nature de l'État : république à régime parlementaire.

Chef d’État : Asif Ali Zardari (né le 21 juillet 1956 à Nawabshah, Pakistan), élu président du Pakistan le 6 septembre 2008. Veuf de l'ancienne Premier ministre Benazir Bhutto (1953-2007).

Chef du gouvernement : Yousaf Raza Gilani (né en 1952 à Karachi, Pakistan).

Constitution : adoptée en 1973. Révisée en avril 1997 et en décembre 2003. La Constitution, suspendue le 15 octobre 1999 suite au coup d''''Etat du général Pervez Musharraf, le 12 octobre 1999. Chef de l''''état-major, Musharraf s''''est proclamé chef de l''''exécutif. Il a créé un Conseil de sécurité nationale (8 personnes), organe exécutif suprême.

En 1998, la charia et la sunna deviennent lois suprêmes ; il existe une Cour fédérale islamique chargée de veiller au respect de la charia. En mai 2000, la Cour suprême a validé le coup d''''Etat du 12 octobre 1999 en permettant au général Musharraf de rester au pouvoir pendant 3 ans.

Le Parlement islamique (Assemblée nationale, 237 membres élus pour 5 ans au suffrage universel, 20 sièges réservés à des femmes et 10 à des non-musulmans ; et Sénat, 87 membres élus pour 6 ans par les assemblées provinciales) a été dissolu par Musharraf le 15 octobre 1999. Cependant, les partis politiques ont été maintenus

Partis au pouvoir : Ligue musulmane du Pakistan (Pakistan Muslim League, PML-Q), Parti du peuple pakistanais (PPP, social-démocrate).Autres partis : Jamaat-i-Islami (JI, Alliance démocratique islamique, fondamentaliste sunnite).
Muttahida Majlis-e-Amal (MMA, alliance de six partis religieux islamiques, dont le principal parti est le Jamaat-i-Islami).
Muttahida Qaumi Movement (MQM, ex-Mohajir Qaumi Movement, parti des musulmans venus d'Inde lors de la partition, en 1947 ; formation dirigée depuis Londres).

Adhésions supranationales : OMC (Organisation mondiale du commerce), OCI (Organistion de la conférence islamique), IDB (Banque interaméricaine de développement), ADB (Banque pour le développement de l’Asie). . Le pays est composé de 4 Provinces : Pendjab, Sind, Province-de-la-Frontière-du-Nord-Ouest (NWFP) et Baloutchistan, chacune dotée d''''une Assemblée. Il existe également 2 Territoires : les Zones tribales (FATA, autonomes, situées dans la NWFP, mais en relation directe avec Islamabad) et le Territoire de la capitale. Le Pakistan administre également une partie du Cachemire, l''''Azad Kashmir, le "Cachemire libre", et les Territoires du Nord. Le Pakistan revendique la région du Cachemire de l''''Etat indien du Jammu-et-Cachemire. En 1998, la charia et la sunna deviennent lois suprêmes ; il existe une Cour fédérale islamique chargée de veiller au respect de la charia. En mai 2000, la Cour suprême a validé le coup d''''Etat du 12 octobre 1999 en permettant au général Musharraf de rester au pouvoir pendant 3 ans.

Le Pakistan a été réintégré dans le Commonwealth en mai 2004 après cinq ans d'exclusion..

http://www.courrierinternational.com/fiche-pays/pakistan

http://www.larousse.fr/encyclopedie/article/Le%20Pakistan%20:%20un%20pays%20en%20guerre%20et%20en%20faillite./11010250



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

23/12/2010

n°64 - Dossier d'Iran – 22-12 - Début - Iran: le scénario irakien "très probable".


n°64 - Dossier d'Iran – 22-12 - Début -  Iran: le scénario irakien "très probable".


Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


Dossier d'Iran

                                                                                                          n°64 – 22-12

C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "dossier d'Iran" est  visible  sur les blogs : 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

 

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

http://www.palestine-solidarite.org/journaux.CathyetMarc.htm 

cette page est accessible depuis la page d'accueil ( http://www.palestine-solidarite.org/ ) colonne de gauche.

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :  

Tiré à Part

Ahmadinejad demande la levée des sanctions contre l'Iran.

Nucléaire/Iran: le scénario irakien "très probable".

Henri Guirchoun et Vincent Jauvert : La guerre secrète contre le programme nucléaire iranien.

Au jour le jour

Attentats de Téhéran: Ahmadinejad accuse Israël et l'Occident

Arrestation en Iran des assassins présumés d’un scientifique nucléaire
La RII décline la proposition américaine.

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Affaire Stuxnet : La cyberguerre a commencé.

Suite

2 Brèves

2-1 S-300 pour l'Iran: les USA apprécient le sacrifice de la Russie.

2-2 Corée, Afghanistan, Iran : Pressions pour un durcissement de la politique de Washington

2-3 "Dubaï n'interrompra jamais ses échanges économiques avec l'Iran",

2-4 Priorité turque: consolider ses liens avec l’Iran.  

2-5 Exportation de matériel nucléaire vers l’Iran.

3 Dossier & Point de vue

3-1 Nucléaire: l'Iran déterminé malgré attentats et attaques informatiques.

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4-1 "Israël" n'est pas un partenaire de paix, l’Iran soutient la cause arabe.
4-2 Nucléaire: reprise des négociations entre l'Iran et les Six à Genève.

4-3 Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères : « la Chine soutient une approche constructive à l’occasion de la reprise du dialogue sur le dossier nucléaire.

4-4 Nucléaire iranien: la Grèce appelle à poursuivre les négociations.

Fin

5 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

5-1 Michel Chossudovsky : nucléaire préemptive contre l’Iran.

5-2 Fredrik Dahl : Faut-il transiger avec l'Iran pour trouver un accord ?

6 Histoire

6-1 L’Iran s’émancipe

7 Manipulation de l’opinion :

7-1 Yediot Ahranot: "Une base militaire iranienne au Venezuela avant 2011".

 



Tiré à Part.

Ahmadinejad demande la levée des sanctions contre l'Iran.

Mahmoud Ahmadinejad a déclaré ce mardi que les discussions entre l’Iran et le groupe P5+1 [qui réunit les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU - Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie – plus l’Allemagne] porteraient leurs fruits en cas de levée préalable des sanctions frappant la République islamique.

«En mettant de côté toutes les mauvaises décisions ainsi que vos manières inconvenantes, en supprimant toutes ces résolutions (punitives) qui n'ont aucun impact sur le peuple iranien, en mettant de côté et en annulant toutes les restrictions que vous avez mises en place (…). Si vous entamez le dialogue après avoir agi de la sorte, les pourparlers porteront sans nul doute leurs fruits», a déclaré à l'adresse des Six le chef de l'Etat iranien dans un discours telévisé retransmis sur Press TV.

Reuters

07.12.10

http://www.20minutes.fr/ledirect/635015/monde-ahmadinejad-demande-levee-sanctions-contre-iran

 

Nucléaire/Iran: le scénario irakien "très probable".

La crise liée au programme nucléaire iranien a de grandes chances d'évoluer selon le "scénario irakien", c'est-à-dire de déboucher sur un règlement armé, a estimé jeudi Nikolaï Novikov, un expert de l'Institut russe des recherches stratégiques.
"Les efforts de Téhéran pour poursuivre son programme atomique augmentent le risque de destruction armée de ses sites nucléaires. Une réédition du scénario irakien est très probable", a indiqué le spécialiste au lendemain d'une table ronde sur le thème "Sécurité de la Russie: facteur nucléaire".
D'après M. Novikov, les autorités iraniennes sont inflexibles dans leur décision de mettre au point des sites embrassant l'ensemble du cycle du combustible nucléaire. Les experts occidentaux sont particulièrement préoccupés par le programme d'enrichissement d'uranium mené par l'Iran et par la construction du réacteur de recherche à eau lourde IR-40.
"Si Téhéran réalise ces programmes, il sera potentiellement capable de produire des quantités non négligeables de matériaux nucléaires de qualité militaire", a ajouté le spécialiste russe.
La communauté internationale réagira en détruisant les sites nucléaires iraniens, estime l'expert.
Alléguant l'existence d'armes de destruction massive en Irak, Washington et ses alliés y ont mené en mars 2003 une opération militaire de grande envergure, qui a débouché sur la chute du régime de
Saddam Hussein.

26 Novembre

 http://fr.rian.ru/


Henri Guirchoun et Vincent Jauvert : La guerre secrète contre le programme nucléaire iranien.

Attaques informatiques, sabotages, exfiltrations de transfuges... Alors que demain s'ouvrent à Genève de nouvelles négociations entre l'Iran et le groupe des P5+1, voici l'enquête qu'Henri Guirchoun et moi-même publions cette semaine dans le "Nouvel Observateur" à propos de la guerre secrète contre le programme nucléaire iranien.

C'est un ver à deux têtes - un virus informatique qui pourrait changer la face du monde. On l'appelle Stuxnet. On l'a découvert en juin dernier mais il agit depuis un an et demi. Il est programmé pour une mission diabolique : s'insinuer dans l'alimentation électrique de certains moteurs. Il en prend le contrôle, puis les rend fous. Il les fait tourner de manière erratique, de plus en plus vite, jusqu'à l'explosion. Après son forfait, il rétablit le courant normal, pour ne pas laisser de trace. Tel un tueur à gages, un 007 informatique.
Selon une étude récente, Stuxnet a une cible étonnamment précise : les moteurs qui marchent de 807 à 1 210 hertz et sont gérés par un système Siemens. Des moteurs qui ne se trouvent que dans un seul type d'engin : les centrifugeuses installées dans l'usine de Natanz, en Iran - des milliers de machines qui enrichissent de l'uranium et dont le Conseil de Sécurité exige l'arrêt, redoutant qu'elles ne fassent partie d'un programme militaire clandestin. Selon toute vraisemblance, le ver est donc un outil de sabotage destiné à désorganiser Natanz et à ralentir la République islamique dans sa (probable) course à la bombe.

Mission accomplie ? En octobre, le vice-président iranien a révélé qu'un virus s'était attaqué aux installations atomiques de son pays en infectant plus de 30 000 ordinateurs. Le 29 novembre, le président Ahmadinejad a reconnu qu'il s'agissait d'un virus et que quelques centrifugeuses avaient été mises « hors service ». Mais il a affirmé que les dégâts avaient été minimes et maîtrisés. A-t-il sous-estimé les dommages ? L'Agence internationale à l'Energie atomique écrit que, le 16 novembre, la moitié de l'usine de Natanz (des milliers de machines) était à l'arrêt, ce qui n'était jamais arrivé depuis sa mise en route en 2006. Au siège de l'AIEA, des diplomates soutiennent que Stuxnet est la cause de cette gigantesque avarie. Un spécialiste mondial de la criminalité informatique, Ralph Langer, affirme que « cette attaque a nécessité des années de préparation » et que « seul un Etat » a pu monter une telle opération. Lequel ?

Stuxnet est-il né en Israël, au nord de TelAviv, comme on le dit ? Non loin des QG du Mossad et de l'armée, dans l'un de ces buildings ultramodernes où une kyrielle de sociétés high-tech ont leur siège ? Il y a des raisons de le penser. « La plupart de ces firmes ont été fondées par des petits génies de l'informatique qui ont fait leurs classes dans l'unité du renseignement militaire chargée de la cyberguerre et des écoutes, la 8200. Comme tout le monde, ils effectuent leurs périodes de réserve et restent donc opérationnels... », explique Aharon B., lui-même ancien du renseignement.
Au-delà des hypothèses sur Stuxnet, une certitude : tous les services occidentaux mènent une guerre secrète très active contre le programme atomique iranien. Depuis la découverte du site de Natanz en 2002, c'est, pour eux, une mission prioritaire. Dans son dernier livre, le journaliste Bob Woodward révèle la liste des opérations clandestines commanditées par l'administration Bush et toujours en cours. Elles sont classées par ordre d'importance. Les actions de la CIA visant « à stopper ou à gêner» les activités nucléaires de la République islamique arrivent en deuxième position, juste derrière les opérations contre Al-Qaida. Même chose au MI6 britannique. Le 28 octobre, son patron, sir John Sawers, est sorti de sa réserve légendaire justement pour parler de l'Iran. Le maître-espion a fait sensation en déclarant publiquement qu'il était nécessaire de «mener des opérations conjointes de services de renseignement pour rendre plus difficile [à Téhéran] le développement de l'arme nucléaire ».
Au nom de cette mission historique, c'est l'union sacrée de tous les agents secrets. Même en Israël. «L'affaire iranienne a entraîné une révolution culturelle au sein de l'Aman [le renseignement militaire] et du Mossad, explique le journaliste Ronen Bergman, qui prépare un livre sur les opérations secrètes du Mossad. Leurs chefs ont décidé de coopérer pleinement avec des services étrangers, amis ou non, contrairement à la doctrine traditionnelle qui privilégie le travail en solo. » En France aussi, l'entente cordiale prévaut. «Le nucléaire iranien est l'un des rares sujets, avec le terrorisme, à propos duquel il n'y a pas de guéguerre entre la DGSE, la DRM et la DCRI, mais au contraire une coordination exemplaire, au plus haut niveau », explique l'expert François Heisbourg, qui suit ces questions sensibles.
Une solidarité inédite
Une opération est emblématique de cette collaboration sans précédent : la découverte, dans la montagne de Qom, d'une seconde usine d'enrichissement. « Cela a cristallisé la solidarité internationale contre le programme nucléaire militaire iranien », confie l'ancien patron du Mossad, Ephraïm Halevy.
Tout commence en 2003. En analysant les clichés du satellite militaire français Hélios et en les croisant avec des images radars américaines, les photos- interprètes de la DGSE («une petite unité d'une douzaine de personnes » selon Philippe Vasset, le rédacteur en chef d'« Intelligence Online ») repèrent les premiers travaux. Ils ne savent pas encore de quoi il s'agit. Ils transmettent l'information aux services alliés. Le Mossad réussit à recruter une source impliquée dans cette construction.

La taupe fournit des photos de l'intérieur du site, des tunnels. On hésite sur leur destination. Tout s'éclaire en 2007. « Un autre service [probablement le MI6] a mis la main sur la liste des commandes passées pour ces tunnels : des valves, des tuyauteries en alu, des appareils de mesure de pression... , raconte un officiel français. Il n'y avait pas de doute : les Iraniens avaient l'intention d'y installer une usine clandestine d'enrichissement. » Une bombe !
Lorsqu'il s'agit de révéler cette découverte au monde, là encore, c'est l'union sacrée. Au début de l'été 2009, juste après la réélection truquée d'Ahmadinejad, l'Elysée veut rendre public le « dossier Qom ». Mais, au même moment, une source du MI6 dans le tunnel se fait repérer par le contre-espionnage iranien et exécuter. Inquiets pour leur propre taupe sur place, les Israéliens demandent que l'on reporte cette publication. Ce n'est qu'en septembre, en marge du sommet de Pittsburg, qu'Obama, Brown et Sarkozy révèlent ensemble l'affaire, affichant une solidarité inédite de leurs services secrets. Entre-temps, la source israélienne a été exfiltrée via la Turquie - où, jusqu'à sa fermeture récente à cause du refroidissement des relations entre Jérusalem et Ankara, le Mossad disposait de son poste le plus important à l'étranger. Il fallait absolument la sauver, pour ne pas décourager les autres.
Dans cette guerre de l'ombre, rien n'est plus important que le recrutement de taupes et de transfuges. Au début, le BND - service de renseignement allemand - réussit les plus beaux coups. En 2002, il parvient à retourner un homme d'affaires iranien - nom de code « Dauphin » - dont l'entreprise participe à la construction de Natanz. L'homme fournit des détails sur le site. Il met aussi la main sur des rapports secrets concernant les recherches nucléaires militaires, qu'il recopie sur son ordinateur portable. Il espère les monnayer auprès du BND pour obtenir un jour l'asile politique. Mais en 2004, l'homme est démasqué par le contre-espionnage iranien et tué. Sa femme a le temps de s'enfuir via la Turquie en emportant l'« assurance- vie » de son mari. Grâce aux 1 000 pages de documents contenues dans l'ordinateur de «Dauphin», les services occidentaux, puis l'AIEA, apprennent que les Iraniens ont commencé à travailler sur des têtes nucléaires.
En 2005, la CIA prend la relève du BND, dont le réseau iranien est décimé. Le patron de l'Agence, Porter Gross, lance le programme Brain Drain visant à retourner des scientifiques et hauts gradés iraniens. Ils misent sur leurs contacts avec leur famille à l'étranger, à Los Angeles, Dubaï, Paris ou Toronto. Avec l'aide du Mossad, la CIA établit une liste de dizaines de « défecteurs » potentiels, à commencer par ceux qui ont séjourné en Occident. Le général Ali Reza Asgari en fait probablement partie. Il a étudié aux Etats-Unis dans les années 1970. Vice-ministre de la Défense et conseiller du président modéré Khatami, il est mis sur la touche en 2004, après la première élection d'Ahmadinejad. Il est mûr pour Brain Drain. Trois ans plus tard, il disparaît lors d'un voyage privé, toujours en Turquie, vraisemblablement après une opération d'exfiltration menée par la CIA et le Mossad. « Son débriefing a permis une avancée capitale sur le programme nucléaire », explique Aharon B..
Outils de désinformation
Le jeune chercheur Shahram Amiri fait, lui, défection lors d'un voyage en Arabie Saoudite, en juin 2009. Selon le «Daily Telegraph », il est interrogé par la CIA quelque part dans l'Arizona. Il révèle que l'université où il travaillait à Téhéran est, en fait, le QG du programme nucléaire militaire. Les services secrets américains lui auraient versé 5 millions de dollars. Mais disait-il la vérité ? Etait-il un agent double ? Quatorze mois après sa défection, il retourne à Téhéran. Le doute s'installe sur la valeur de ces transfuges tant désirés, qui peuvent devenir de puissants outils de désinformation au service du régime iranien. Cela n'arrête pas le Brain Drain. Le 9 octobre, le vice-président iranien est contraint de reconnaître que plusieurs personnes qui travaillaient dans les installations nucléaires ont été récemment recrutées par des services occidentaux. Menaçant, il ajoute que la plupart ont été exécutés pour haute trahison.
C'est une guerre à mort, des deux côtés. Le Mossad, la CIA et leurs alliés ont, semble-t-il, engagé une campagne d'assassinats ciblés de responsables du nucléaire iranien. On leur attribue plusieurs morts suspectes. Il est vraisemblable que certains groupes hostiles au régime central iranien - Kurdes, Azéris, Baloutchs - soient utilisés dans ces opérations, même s'ils sont sur la liste des organisations terroristes du Département d'Etat. En janvier 2007, un chercheur de 44 ans, Ardeshir Hassanpour, est retrouvé sans vie, après avoir inhalé trop de gaz toxique. Il travaillait à l'usine de conversion d'uranium d'Ispahan. Trois ans plus tard en janvier 2010, un professeur de physique, Masoud Ali Mohamadi, est tué à Téhéran par l'explosion d'une moto. Enfin, le 27 novembre, les voitures de deux experts nucléaires ont, selon la télévision iranienne, explosé simultanément à Téhéran. L'un d'eux serait décédé. Il était l'un des rares spécialistes de la séparation isotopique en Iran. Autant de décès bien étranges qui désorganisent le programme atomique.
Pour le retarder davantage encore, les services occidentaux ont développé d'autres d'outils, moins violents. Des résolutions de l'ONU interdisant la vente à Téhéran de certains matériaux et équipements clés, les Iraniens cherchent à s'approvisionner sur le marché noir. Pour piéger les trafiquants, les douanes américaines ont créé de fausses sociétés grâce auxquelles elles ont monté des opérations d'une sophistication rare. En 2007, l'un de ces James Bond des douanes, se faisant passer pour un homme d'affaires balte, donne rendez- vous à un intermédiaire iranien à Tbilissi, en Géorgie. La police locale cueille l'homme puis l'extrade aux Etats-Unis. De même, le service spécial des customs a permis à la police canadienne de mettre la main, en mars 2009, sur Mahmoud Yadegari. Depuis Toronto, ce jeune Irano-Canadien tentait d'acheminer à Téhéran, via la Malaisie, des transducers, des instruments de mesure indispensables dans une cascade de centrifugeuses. En janvier 2010, c'est un certain Kevin Chen qui est arrêté à Guam pour avoir vendu, via Hongkong et Taïwan, des détonateurs (et des pièces de missiles) à la République islamique.
Le programme nucléaire en difficulté
Il y a plus subtil encore : saboter le matériel acheté par l'Iran. Les opérations sont encore plus complexes. Les Suisses Tinner, le père et ses deux fils, travaillaient pour le réseau pakistanais d' Abdul Khan, qui vendait clandestinement des matériels nucléaires. Urs, le plus jeune des Tinner, a admis avoir été retourné en 2003 par les Américains. Dans une opération conjointe de la CIA, du MI6 et du Mossad, il a fourni à l'Iran des pompes à vide - des équipements nécessaires aux centrifugeuses - qui avaient été préalablement détraquées. «Avant d'être envoyées à Téhéran, ces machines ont fait un petit détour, raconte David Albright qui, à Washington, dirige une ONG spécialisée dans l'étude de la prolifération nucléaire. Elles sont passées en catimini par Oak Ridge et Los Alamos, dans des labos atomiques américains où elles ont été sabotées. » Selon Albright, c'est sans doute un intermédiaire du Lichtenstein qui les a finalement « refourguées » aux Iraniens...
Récemment, la guerre secrète a investi le champ diplomatique. L'administration américaine a décidé de convaincre les pays qui continuent de fournir l'Iran en matériels sensibles de s'abstenir. Depuis l'été et les dernières résolutions de l'ONU, un émissaire du Département d'Etat, Robert Einhorn, fait le tour des capitales en question avec, sous le bras, des lourds dossiers préparés par les services secrets. En octobre, il était à Pékin. Aux autorités chinoises, il a présenté une liste d'entreprises qui vendent à l ' Iran des fibres de carbone, des jauges à pression ou des tubes en alliage très solide, autant de matériels interdits, indispensables aux usines d'enrichissement. Message implicite : si vous continuer de laisser faire, on le fera savoir à la presse internationale, ce qui sera très mauvais pour votre image de pays responsable.
Au total, la guerre secrète sous toutes ses formes a eu l'effet recherché : le programme nucléaire iranien connaît des difficultés importantes. « Leur usine d'enrichissement s'arrête, leurs cadres se font assassiner ou fuient à l'étranger et ils n'ont plus de quoi construire les milliers de centrifugeuses qu'ils avaient planifiées. Bref, il semble que nous soyons en train de réussir», déclare Patrick Clawson, du Washington Institute for Near East Policy. François Heisbourg partage son optimisme : «Avant, le temps jouait contre nous ; maintenant, il joue contre l'Iran. »
Est-ce à dire que l'Iran est sur le point de renoncer à ce programme ? «Je ne le crois pas du tout, dit Olli Heinonen, l'ancien chef des inspecteurs de l'ONU, qui a rejoint l'université de Harvard cet été. La preuve : les Iraniens cherchent à construire d'autres usines d'enrichissement dans des endroits secrets. Pour brouiller les pistes et rendre la tâche plus difficile aux services occidentaux, ils creusent des tunnels en de nombreux lieux. » Il ajoute que l'AIEA dispose d'informations très précises et non encore publiées sur de possibles travaux de militarisation de l'atome en cours à Téhéran, y compris des photos. Un officiel français, au fait du sujet, confirme ces informations. Il dit aussi que la Corée du Nord pourrait fournir à l'Iran le matériel dont il a besoin et qu'il n'arrive plus à se procurer.
Cependant, dans l'administration Obama, certains pensent que, pour l'instant, les activités nucléaires iraniennes sont sous contrôle. « Ils nous disent que, grâce à leurs réseaux d'espionnage technique et humain, ils savent tout ce qui se passe dans les installations atomiques iraniennes et que, si Téhéran commençait à construire une bombe, ils seraient prévenus sous quatre jours », raconte un homme qui est souvent briefé par la Maison-Blanche. Si bien que l'administration Obama estime avoir plus de temps que prévu pour la diplomatie. Combien ? Les pessimistes disent un an, les autres peut-être deux. Et si cela ne marche pas ? Les uns pensent qu'on devrait accepter l'idée d'un Iran nucléaire et tout mettre en place pour le contenir. D'autres qu'il suffira d'intensifier la guerre secrète.
En Israël, on voit les choses autrement. «A la fin des années 1970, le Mossad a lancé une série impressionnante d'opérations clandestines visant à retarder le programme nucléaire irakien, rappelle le journaliste Ronen Bergman. En 1979, dans les chantiers de La Seyne-sur-Mer, il a détruit la cuve d'un réacteur atomique avant sa livraison à Bagdad. Pourtant, trois ans après, Israël est parvenu à la conclusion qu'il n'y avait plus d'autre choix que de bombarder la centrale d'Osirak » Sans le feu vert de Washington.

Henri Guirchoun et Vincent Jauvert

dimanche, 05 décembre 2010

http://globe.blogs.nouvelobs.com/archive/2010/12/05/la-guerre-secrete-contre-l-iran.html#more



Au jour le jour

Attentats de Téhéran: Ahmadinejad accuse Israël et l'Occident.
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a accusé les services secrets israéliens et occidentaux d'être impliqués dans les attentats de Téhéran qui ont coûté la vie, lundi, à Majid Shahriari, physicien nucléaire et professeur à l'Université Shahid Beheshti, rapporte l'agence ISNA.
"Nul doute que les récentes attaques terroristes en Iran ont été organisées par le régime sioniste et les pays d'Occident", a déclaré le président de la République islamique devant les journalistes.
M.Ahmadinejad a toutefois souligné que la mort du physicien n'arrêterait pas la réalisation du programme nucléaire iranien.
Selon l'agence ISNA, le professeur Majid Shahriari a été tué lundi par une bombe lancée dans sa voiture par des motocyclistes. Son collègue, Fereidoun Davani-Abbasi, a été blessé lors d'une attaque similaire. Les épouses des scientifiques ont aussi été blessées. La police iranienne impute ces explosions à des terroristes.
Le programme nucléaire iranien est au cœur de vives tensions entre l'Iran et les pays occidentaux qui accusent Téhéran de chercher à se doter de l'arme nucléaire. Au cours des dernières années, plusieurs scientifiques iraniens ont été victimes d'attentats ou de disparitions inexpliquées.

http://fr.rian.ru/world/20101129/187994047.html


Arrestation en Iran des assassins présumés d’un scientifique nucléaire.
Les autorités iraniennes ont arrêté un certain nombre de personnes accusées d'être responsables du meurtre d'un scientifique nucléaire et d'être liées à des services d'espionnage étrangers, a annoncé le ministre iranien des Renseignements Heydar Moslehi. Le scientifique Majid Shahriyari a péri dans un attentat à la bombe contre son véhicule lundi à Téhéran, et un autre scientifique nucléaire a été blessé dans un attentat du même genre, également dans la capitale, le même jour.

03/12/2010
http://www.lorientlejour.com/category/Moyen+Orient+et+Monde/article/680683/Arrestation_en_Iran_des_assassins_presumes_d'un_scientifique_nucleaire.html


La RII décline la proposition américaine.

Le représentant iranien auprès de l’AIEA, Ali Asghar Soltaniyeh, a rejeté, vendredi, une proposition des États-Unis et de certains pays occidentaux prévoyant la création d’une banque de combustible nucléaire.

« La création d’une telle banque n’est pas décidée par la majorité des pays membres. Partant de là, cette instance, si elle voit le jour, servira les intérêts des Etats qui sont adeptes de l’exclusivisme et de l’apartheid nucléaire. », a affirmé Soltaniyeh, vendredi soir, au cours de la réunion du Conseil des gouverneurs de l’Agence. « Cet exclusivisme va à rebours des droits reconnus, par le TNP, pour tous ses signataires, d’où notre refus d’accepter cette proposition, qui risque de monopoliser, davantage, la technologie liée au cycle du combustible et d’institutionnaliser ce monopole. », a-t-il ajouté.

L'Agence internationale de l'Energie atomique (AIEA) a adopté, vendredi, à Vienne, en faveur de la proposition américaine, mais le vote a été loin de faire l’unanimité. 28 pays se sont prononcés pour, six pays en développement (Venezuela, Tunisie, Afrique du Sud, Equateur, Brésil et Argentine) se sont abstenus et le Pakistan n'a pas participé au vote.

 04/12/2010

 http://french.irib.ir  



1     Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 James Blitz, Joseph Menn et Daniel Dombey (FT) : Affaire Stuxnet : La cyberguerre a commencé.

19/11/2010

Israël a-t-il, il y a quelques mois, lancé un « ver » informatique à l’assaut du programme nucléaire iranien?

Peut-être. Quelle est l’ampleur des dégâts?

Personne n’en sait rien. Est-ce l’apparition d’un nouveau type de conflit? Sans doute, hélas!

Assis dans son bureau, à Hambourg, Ralph Langner, un spécialiste allemand de la cybersécurité, se souvient du jour où il s’est retrouvé nez à nez avec le ver informatique* Stuxnet. « Les bras m’en sont tombés, raconte-t-il. Étant dans le métier depuis vingt ans, j’avais prévenu mes clients que ce genre de tuile risquait d’arriver. Mais jamais je n’aurais pensé que ça prendrait une forme aussi sophistiquée et agressive! »

Le logiciel malveillant Stuxnet est apparu il y a cinq mois. Depuis, il n’inquiète pas seulement les experts en nouvelles technologies, mais aussi les militaires et les gouvernements. À commencer par le régime iranien, dont le programme nucléaire pourrait avoir été sérieusement touché.

Il y a des années que les États ont pris conscience de la cybermenace. Le Pentagone admet que des hackers attaquent périodiquement ses systèmes de sécurité et tentent de s’emparer de ses secrets militaires. Et l’on a déjà vu un acteur (la Russie, sans doute) mener deux cyberattaques de grande ampleur, l’une contre l’Estonie en 2007, l’autre contre la Géorgie en 2008, qui ont désorganisé brièvement les réseaux de communication de ces deux pays.

L’apparition de Stuxnet a fait naître de nouvelles craintes. Car, pour la première fois, un groupe à ce jour inconnu est parvenu à fabriquer un ver capable de se propager tout seul et de pénétrer des systèmes industriels (d’une usine, d’une raffinerie ou d’une centrale nucléaire) afin d’en prendre le contrôle. « Il est programmé pour tout faire exploser, comme un cybermissile », explique Langner, qui a été l’un des premiers à attirer l’attention sur ses capacités destructrices.

Stuxnet a été découvert en Biélorussie, dans une entreprise de sécurité. En août, Microsoft a révélé qu’il avait infecté plus de quarante-cinq mille de ses ordinateurs. Les spécialistes ont alors établi qu’il visait spécifiquement des systèmes informatiques conçus par la firme allemande Siemens et utilisés pour faire fonctionner des pipelines ou des centrales électriques et nucléaires dans le monde.

Référence biblique

À la fin de septembre, la cible et les motifs de l’attaque se sont précisés. L’américain Symantec, qui aide les particuliers et les entreprises à sécuriser leurs systèmes d’information, a révélé que 60 % des ordinateurs infectés par le virus se trouvaient en Iran. Les autorités de ce pays ont reconnu que le ver avait infecté les systèmes Siemens de son réacteur nucléaire civil de Bouchehr, qu’elles espèrent être bientôt opérationnel.

Après cet aveu, les rumeurs sur l’origine de Stuxnet se sont intensifiées. Sa complexité et le fait qu’il soit configuré pour attaquer uniquement un certain type d’installations industrielles ont conduit les experts à penser que seul un État pouvait en être le concepteur. Certains montrent du doigt Israël, qui a beaucoup investi dans Unit 8-200, son centre secret contre la guerre informatique, et qui, convaincu que l’Iran s’efforce de se doter de l’arme atomique, considère ce pays comme une menace mortelle. La découverte dans le code du ver du mot « Myrtus » (une référence biblique à la reine Esther, l’une des grandes figures de l’histoire juive) conforterait cette hypothèse.

Mais deux autres pays, les États-Unis et le Royaume-Uni, s’inquiètent eux aussi des intentions iraniennes et sont dotés d’organismes qui pourraient être à l’origine de Stuxnet: le Pentagone, à Washington; l’Agence de sécurité nationale (NSA), dans le Maryland; et le Government Communications Headquarters (GCHQ), à Cheltenham, dans le sud-ouest de l’Angleterre.

Les agences de renseignements ont tenté d’évaluer les ravages causés par ce ver. Fin septembre, l’Iran a affirmé qu’aucun des centres vitaux de Bouchehr n’avait été endommagé, mais l’information est invérifiable. D’autant qu’au même moment Hamid Alipour, directeur adjoint de la société d’État iranienne des technologies informatiques, affirmait que « l’attaque continuait » et que « de nouvelles versions du ver se propageaient ».

Pourquoi Israël ou un autre pays s’en seraient-ils pris à Bouchehr? « Quiconque attaque un réacteur nucléaire est un irresponsable, car il risque de causer d’irréparables dommages à l’environnement, estime Mark Fitzpatrick, de l’Institut international d’études stratégiques, à Londres. D’autant que Bouchehr ne constitue pas une menace pour les Occidentaux. » À l’en croire, il serait plus intéressant de savoir si Stuxnet a contaminé la centrale à uranium enrichi de Natanz…

Dans de sales draps

Quoi qu’il en soit, l’affaire Stuxnet soulève bien d’autres problèmes. Son apparition laisse augurer une ère de guerre informatique durant laquelle un certain nombre d’États – et même des organisations terroristes – pourraient être amenés à faire usage de cette arme de destruction massive. « On n’est plus dans un scénario de film catastrophe, mais dans une tentative bien réelle de sabotage de systèmes de contrôle industriels », souligne Éric Chien, qui a étudié les ravages du ver chez Symantec.

Voici, selon Langner, comment Stuxnet se développe. D’abord, ses concepteurs doivent accéder au réseau des installations visées. Une infrastructure sensible n’est presque jamais connectée à internet, ce qui rend les attaques en ligne impossibles. Dans le cas de Bouchehr, le ver a sans doute été inoculé par des clés USB infectées qu’une agence de renseignements étrangère aurait installées en secret lors de la construction du réacteur par des ingénieurs russes. Le ver peut alors prendre le contrôle de l’ordinateur et exploiter les ressources de celui-ci pour assurer sa reproduction. « Et là, poursuit Langner, vous êtes dans de sales draps. Stuxnet peut s’infiltrer dans les systèmes de contrôle de l’usine. » Impossible, dès lors, de l’arrêter. « Même si les ingénieurs découvrent son existence et déconnectent leurs ordinateurs portables, le ver est programmé pour poursuivre son attaque. »

Comment les gouvernements occidentaux entendent-ils se protéger contre pareille menace? À Washington, on redoute depuis longtemps que des hackers réussissent à voler des secrets industriels ou gouvernementaux. On craint aussi le développement d’une « petite » cybercriminalité, comme le vol de données bancaires. Mais Stuxnet a ravivé la crainte d’une guerre informatique de grande ampleur au cours de laquelle des infrastructures vitales seraient détruites.

Patron du nouveau centre chargé de défendre le Pentagone contre ce type d’attaques, le général Keith Alexander le reconnaît volontiers: un nouveau Stuxnet pourrait provoquer une « catastrophe majeure ». Les dirigeants américains affirment aussi vouloir protéger le secteur privé, mais beaucoup doutent qu’ils tiennent leur promesse. « Logiquement, c’est notre boulot de protéger les infrastructures privées du pays, commente Richard Clarke, un ancien responsable de la lutte antiterroriste. Hélas, le gouvernement n’a pas de politique en ce domaine… » Plusieurs officiers supérieurs mettent notamment en garde contre la très grande vulnérabilité des centrales hydroélectriques occidentales.

Les grandes puissances (États-Unis, Chine, Russie) pourraient décider conjointement de fixer des règles du jeu, comme elles le font pour lutter contre la prolifération nucléaire. « Nous savons que nous pouvons nous causer mutuellement de graves dommages, et personne n’y a intérêt », résume un ancien conseiller de Barack Obama. Il n’empêche: toutes les tentatives de la Maison Blanche pour parvenir à un accord ont échoué. Et les soupçons qui pèsent sur Israël, allié des États-Unis, à propos de Stuxnet ne vont pas arranger les choses.

Autre difficulté: « Comment riposter à ces cyberattaques alors qu’il est quasi impossible d’en déterminer la provenance? » s’interroge William Lynn, le secrétaire adjoint américain à la Défense.

Toutes ces questions vont assurément dominer les débats sur la sécurité mondiale au cours de la prochaine décennie. Mais dans l’immédiat, il s’agit avant tout d’évaluer l’ampleur des dégâts que Stuxnet a infligés aux Iraniens. S’ils sont importants et ont frappé leur programme nucléaire, Américains, Israéliens et Européens se frotteront les mains. Il n’y aurait pourtant pas de quoi se réjouir. Car cela signifierait que la guerre de l’informatique vient de commencer. 

* Logiciel malveillant qui, contrairement à un virus informatique, n’a pas besoin d’un programme hôte pour se reproduire et s’infiltrer dans les systèmes de contrôle des installations industrielles. Son objectif est d’espionner l’ordinateur dans lequel il se trouve, de détruire ses données et/ou d’envoyer de multiples requêtes vers un serveur internet dans le but de le saturer.

Olivier MONTULET

« Si un homme pervers vous apporte une nouvelle, vérifiez-en la teneur, de crainte de faire du tort à des innocents, par ignorance, et d’en éprouver ensuite des remords »

 Les Appartements, 49.6., Coran

« Quelque critiques que puissent être la situation et les circonstances où vous vous trouvez, ne désespérez de rien; c’est dans les occasions où tout est à craindre, qu’il ne faut rien craindre; c’est lorsqu’on est environné de tous les dangers, qu’il n’en faut redouter aucun; c’est lorsqu’on est sans aucune ressource, qu’il faut compter sur toutes; c’est lorsqu’on est surpris, qu’il faut surprendre l’ennemi lui-même »

Sun-Tse, L’Art de la Guerre

« La liberté commence où l’ignorance finit »

Victor Hugo

James Blitz, Joseph Menn et Daniel Dombey (FT)

19/11/2010


n°64 - Dossier d'Iran – 22-12 - Suite - Iran: le scénario irakien "très probable".


n°64 - Dossier d'Iran – 22-12 - Suite -  Iran: le scénario irakien "très probable".


Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


Dossier d'Iran

                                                                                                          n°64 – 22-12

C.De Broeder & M.Lemaire



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c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

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Sommaire :  

2 Brèves

2-1 S-300 pour l'Iran: les USA apprécient le sacrifice de la Russie.

2-2 Corée, Afghanistan, Iran : Pressions pour un durcissement de la politique de Washington

2-3 "Dubaï n'interrompra jamais ses échanges économiques avec l'Iran",

2-4 Priorité turque: consolider ses liens avec l’Iran.  

2-5 Exportation de matériel nucléaire vers l’Iran.

3 Dossier & Point de vue

3-1 Nucléaire: l'Iran déterminé malgré attentats et attaques informatiques.

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4-1 "Israël" n'est pas un partenaire de paix, l’Iran soutient la cause arabe.
4-2 Nucléaire: reprise des négociations entre l'Iran et les Six à Genève.

4-3 Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères : « la Chine soutient une approche constructive à l’occasion de la reprise du dialogue sur le dossier nucléaire.

4-4 Nucléaire iranien: la Grèce appelle à poursuivre les négociations.

7-1 Yediot Ahranot: "Une base militaire iranienne au Venezuela avant 2011".

 



2 Brèves

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information..

2-1 S-300 pour l'Iran: les USA apprécient le sacrifice de la Russie.
Washington reconnaît le sacrifice consenti par Moscou en résiliant le contrat sur la livraison de missiles S-300 à Téhéran, et espère "compenser" cette perte grâce à la coopération, a indiqué Michael McFaul, conseiller du président américain pour la Russie.
"C'était un acte extrêmement important de la part de la Russie qui a joué, à mon sens, un grand rôle dans la prévention de l'instabilité au Proche-Orient. Je n'oublie pas quel prix a payé la Russie, y compris sur le plan géopolitique, en raison de la tension dans ses relations avec l'Iran nées de la résiliation du contrat", a déclaré M.McFaul, intervenant mardi au Centre Carnegie de Washington.
Et d'ajouter que l'Amérique aspirait à "compenser" les pertes essuyées par la Russie.
"Nous savons que vous avez d'importantes relations avec l'Iran, mais nous voulons rendre nos relations avec vous encore plus cruciales, tant sur le plan économique qu'au niveau géostratégique. Voilà ce que nous avons proposé (à la Russie, ndlr)", a dit le conseiller du président Obama.
Le 22 septembre dernier, en application de la résolution 1929 du Conseil de sécurité de l'Onu en date du 9 juin 2010, le président russe Dmitri Medvedev a interdit par un décret le transfert à l'Iran de systèmes de missiles sol-air S-300 et de matériel blindé, ainsi que d'avions, d'hélicoptères et de navires de combat,
Suite à la résiliation du contrat, la partie iranienne a exprimé à plusieurs reprises son mécontentement et même menacé Moscou de poursuites judiciaires. Le patron du holding russe des hautes technologies Rostekhnologuii Sergueï Tchemezov a alors déclaré que la Russie ne devait à l'Iran que l'acompte de 166,8 millions de dollars.

http://fr.rian.ru/world/20101208/188071276.html


2-2 Corée, Afghanistan, Iran : Pressions pour un durcissement de la politique de Washington

La prochaine présidente républicaine de la commission des affaires étrangères de la chambre des représentants sera selon toute probabilité Ileana Ros-Lehtinen. C'est une cubano-américaine de Floride que la presse décrit comme une anti-communiste passionnée.  Elle vient d'annoncer qu'elle demandera à la Maison Blanche de durcir les sanctions contre la Corée du Nord et de la réintroduire dans la liste des pays qui soutient le terrorisme (une liste dont G. W.Bush l'avait retirée).

Le président Obama semble prêt à suivre cette pente, puisqu'il vient de déclarer dans son discours du Veteran's Day en Corée du Sud que l'engagement des Etats-Unis au service de la sécurité de ce pays ne faiblirait pas.

Dimanche dernier, l'aile interventionniste du parti républicain sortie gagnant des dernières élections au Congrès appelait à une alliance avec le président Obama sur la base d'une ligne plus dure en matière de politique de sécurité et de relations internationales.

 Le Washington Post écrivait : "Le Président Obama a de bonnes chances de se faire réélire en 2012 s'il fait des progrès en Afghanistan, s'il adopte une ligne plus dure contre l'Iran, si l'économie s'améliore et s'il n'y a pas d'attaque terroriste majeure aux Etats-Unis, a déclaré un haut responsable du Parti républicain samedi.

 Le sénateur Lindsey O. Graham (Caroline du Sud), qui est devenu le principal porte-parole du Grand old Party pour les questions de sécurité, a estimé que si Obama recherchait une coopération avec les Republicains, un effort miltaire américain continu en Afghanistan est "un domaine où le Républicains se sentiront à l'aise de se tenir aux côtés du président" et seront susceptibles de lui apporter plus de soutien même que beaucoup dans son propre parti."

Atlasaltern –

11 novembre

Publié dans : x - Ingérence impérialisme global –


2-3 "Dubaï n'interrompra jamais ses échanges économiques avec l'Iran",

Selon Sami AlQomzi,le directeur général du département du développement économique à Dubaï : «Il n’est jamais question d’interrompre les relations commerciales avec l’Iran . Les sanctions imposées sur l’Iran auront un impact négatif sur l’économie de Dubaï mais nous espérons aboutir à une solution à travers les négociations afin de réduire les répercussions négatives ».

02/12/2010

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=164162&language=fr


2-4 Priorité turque: consolider ses liens avec l’Iran.  

Le ministre-adjoint turc des affaires étrangères a déclaré que son pays considère la consolidation de ses liens avec la république islamique d’Iran comme étant une priorité de sa politique extérieure.
Haki Âkine a tenu ses propos en accueillant son homologue iranien pour les questions économiques Amir Mansour Borkoï qui était dernièrement en visite à Ankara.
Au cours de l’entretien, Âkine a jugé que le renforcement des liens entre son pays et l’Iran contribue à la paix et la sécurité dans la région.
Durant sa visite de deux jours, le responsable iranien a également rencontré le chef de la diplomatie turque Ahmat Davutoglu , le ministre d’état pour la planification et de la programmation ainsi que le président de la commission économique conjointe.
Les entretiens se sont axés sur les possibilités des deux pays pour une meilleure participation dans les questions internationales, en plus des questions liées aux relations bilatérales et régionales.

14/12/2010

 http://www.almanar.com.lb


2-5 Exportation de matériel nucléaire vers l’Iran.
Ecolo et Groen : Nous demandons un sérieux renforcement des procédures de contrôle
La Commission économie de la Chambre est revenue sur les deux exportations de matériels nucléaires sensibles vers l’Iran. Le ministre de l’Energie Paul Magnette a affirmé ne rien pouvoir faire si une entreprise ne demande pas de licence d’exportation. Pour les écologistes, lorsqu’il est question de prolifération nucléaire, le ministre responsable ne peut pourtant pas se limiter à un rôle passif. Ecolo et Groen ! demandent donc un sérieux renforcement des procédures de contrôle en matière de lutte contre la prolifération.
Les exportations de zirconium et d’uranium appauvri vers l’Iran sont explicitement interdites par l’Organisation des Nations Unies. Malgré cette interdiction, il est confirmé qu’il y a eu deux exportations de ce type en provenance de notre pays vers l’Iran. C’est l’agence européenne Euratom qui a alerté le ministre Magnette de l’exportation illégale d’Uranium appauvri.

Le Ministre Magnette n’a pas voulu confirmer les noms des sociétés concernées et il a également déclaré que "les autorités belges" n’étaient pas au courant de ces exportations. Pour Ecolo et Groen !, l’alerte sonnée par l’Euratom prouve à tout le moins que les procédures de contrôle belge en matière de lutte contre la prolifération nucléaire sont perfectibles.
Un renforcement du dispositif légal et des procédures de contrôle est urgent. Vu la sensibilité de la question de la prolifération nucléaire vers des pays à risque comme l’Iran, notre pays se doit d’être intransigeant,
Ecolo et Groen ! demandent donc que la sous-commission de la Chambre sur la sûreté nucléaire puisse de nouveau se réunir et travailler sur un renforcement des règles de contrôle en matière de prolifération nucléaire. Les règles européennes en matière de lutte contre la prolifération doivent être respectées strictement par la Belgique.

17 novembre 2010  |

http://web4.ecolo.be/?Nous-demandons-un-serieux



3 Dossier & Point de vue

Ndlr : la publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information. 

3-1 Nucléaire: l'Iran déterminé malgré attentats et attaques informatiques.

L'Iran a réaffirmé lundi sa détermination à poursuivre son programme nucléaire controversé, malgré des attentats contre deux responsables de ce programme dont Téhéran a reconnu pour la première fois qu'il avait aussi été affecté par le virus informatique Stuxnet.
Deux physiciens jouant un rôle important dans le programme nucléaire iranien ont été visés lundi matin à Téhéran par deux attentats à la bombe, attribués par l'Iran à Israël et aux Etats-Unis.
L'un d'eux, Majid Shahriari, a été tué, alors que le second, Fereydoun Abbassi Davani, n'a été que blessé dans ces attaques menées selon un même mode opératoire: des bombes magnétiques placées contre leurs voitures par des inconnus à
moto en pleine circulation.
Les responsables sont parvenus à s'enfuir et la police n'a reçu aucune revendication, mais Téhéran a mis en cause Israël et les Etats-Unis.
"On perçoit la main des gouvernements occidentaux et du régime sioniste dans ces attentats", a déclaré le président
Mahmoud Ahmadinejad lors d'une conférence de presse.
Le ministre de l'Intérieur Mostafa Mohammad Najjar a directement accusé "le Mossad et la CIA", qui veulent selon lui "stopper les progrès scientifiques" de l'Iran.
Israël, les Etats-Unis et une partie de la communauté internationale accusent l'Iran de chercher à se doter de l'arme atomique sous couvert d'un programme nucléaire civil, ce que Téhéran a toujours démenti.
L'Iran est sous le coup de sanctions internationales sévères pour son refus notamment de stopper l'enrichissement d'uranium. Israël et les Etats-Unis n'ont pas exclu une opération militaire contre les installations iraniennes si diplomatie et sanctions se révélaient inefficaces.
Les deux physiciens visés lundi avaient des responsabilités importantes dans le programme nucléaire iranien.
Majid Shahriari était notamment responsable d'un grand projet de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique portant sur l'ingéniérie des réacteurs nucléaires.
Fereydoun Abbassi Davani, spécialiste des lasers, figure comme "scientifique de haut niveau au ministère de la Défense" sur la liste établie par l'ONU des Iraniens soumis à des sanctions internationales pour leur rôle clef dans le programme nucléaire iranien.
Plusieurs scientifiques nucléaires iraniens ont été victimes d'attentats ou de disparitions inexpliquées ces dernières années, imputés à chaque fois à Israël et aux Etats-Unis par Téhéran.
Le 12 janvier, une moto piégée avait tué Massoud Ali Mohammadi, physicien de renom qui enseignait à l'Université de Téhéran mais travaillait également pour les Gardiens de la Révolution.
Le président Ahmadinejad a par ailleurs reconnu pour la première fois, à mots couverts, que le virus informatique Stuxnet avait affecté les centrifugeuses produisant l'uranium enrichi.
Ces centrifugeuses ont connu "des problèmes" provoqués par des "logiciels installés sur des équipements électroniques", a-t-il indiqué en réponse à une question sur des difficultés dans l'enrichissement signalées en novembre par l'Agence internationale de l'énergie atomique.
Stuxnet, affectant certains logiciels d'ordinateurs industriels, semble avoir été principalement destiné à endommager les installations nucléaires iraniennes, selon plusieurs experts qui laissent entendre qu'Israël pourrait être à l'origine de ce virus découvert l'été dernier.
M. Ahmadinejad a toutefois réaffirmé lundi que l'Iran, malgré les attaques et les pressions, ne renoncerait jamais à l'enrichissement d'uranium. Cette question "n'est pas négociable", a-t-il déclaré, à quelques jours d'une reprise prévue le 5 décembre des discussions entre Téhéran et les grandes puissances sur le dossier nucléaire iranien.
De son côté, le président du Parlement Ali Larijani, en visite à Damas, a réaffirmé lundi que le programme nucléaire iranien était "pacifique".

29.11.2010, 11h25

 http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/nucleaire-l-iran-determine-malgre-attentats-et-attaques-informatiques-29-11-2010-1170617.php



4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4-1 "Israël" n'est pas un partenaire de paix, l’Iran soutient la cause arabe.
Le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Mouallem a dénoncé dimanche l'absence de volonté de paix d'Israël, mais rendu en revanche hommage à l'Iran qui fait, comme la Syrie, l'objet de "complots" de la part des pays occidentaux.
"Il n'existe pas en Israël de partenaire pour faire la paix", a affirmé M. Mouallem lors d'une réunion à Damas, en dénonçant "la politique de colonisation (des territoires palestiniens) et de judaïsation de Jérusalem, ainsi que l'embargo sur la bande de Gaza".
"Israël et ceux qui le parrainent assument seuls la responsabilité du gel du processus de paix", a-t-il ajouté.
M. Mouallem répliquait ainsi à son homologue israélien Avigdor Lieberman, qui avait mis en doute jeudi la volonté de paix de Damas, lors d'une visite sur le plateau du Golan, occupé depuis 1967 par Israël et dont la Syrie réclame la restitution totale.
Le président syrien Bachar al-Assad avait déjà affirmé en octobre qu'"aucun signe" de progrès tangible vers la paix n'était perceptible "en présence d'un gouvernement israélien qui rejette la paix et qui n'y croit pas", lors d'un entretien à Damas avec le sénateur démocrate américain Arlen Specter.
En revanche, M. Mouallem a rendu hommage à l'Iran, qui "se place au côté de la cause palestinienne, cause centrale des Arabes".

La Syrie et l'Iran "subissent des pressions et font l'objet de complots" de la part des occidentaux, a-t-il souligné.
Concernant le dossier nucléaire iranien controversé, Mouallem a affirmé que « les Iraniens ont assuré que leur programme était civil » signalant que la Syrie était "opposée à l'utilisation de l'énergie nucléaire à des fins militaires".
Le ministre syrien a déploré la "double politique" menée par la communauté internationale dans ce domaine: "Israël possède plus de 250 ogives nucléaires ainsi que des centrales qui produisent des armes nucléaires et le monde garde le silence", a-t-il lancé.
www.almanar.com.lb


4-2 Nucléaire: reprise des négociations entre l'Iran et les Six à Genève.

Nb : Ndlr : la publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information. 

Les Six et l'Iran se sont rencontrés lundi matin à Genève pour relancer le dialogue sur le nucléaire, interrompu depuis 14 mois, dans un climat tendu après l'annonce par Téhéran qu'il contrôlait la totalité du cycle de production du combustible nucléaire.

Les négociations ont démarré vers 10H00 (09H00 GMT) et ont duré en plénière jusqu'à 13H00 environ dans le bâtiment qui abrite également la mission suisse auprès de l'ONU, a-t-on appris de sources concordantes.

Les négociateurs, le chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton, l'Iranien, Saïd Jalili ainsi que les représentants des "Six" (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU: Etats-Unis et France, Russie, Chine, Grande-Bretagne, plus l'Allemagne) ont passé la matinée à "faire un rappel de leur position", a indiqué à l'AFP une source proche des "Six".

Selon des sources iraniennes, M. Jalili a fait une intervention particulièrement musclée, dénonçant les récents attentats ayant visé deux scientifiques iraniens spécialistes du nucléaire, dont l'un est décédé. Téhéran accuse les Occidentaux et Israël d'en être les responsables.

Malgré cette intervention, les négociations se sont poursuivies tandis qu'une dizaine d'opposants iraniens manifestaient à quelques mètres de là, devant le siège de l'ONU.

Après une rapide pause déjeuner, les négociateurs doivent reprendre la session en bilatérale avant une nouvelle plénière, a ajouté la source proche des Six.

Les Etats-Unis sont représentés par William Burns, le numéro trois du Département d'Etat.

Après plus d'un an d'interruption, la rencontre prévue pendant deux jours s'annonce délicate car l'Iran refuse toujours catégoriquement d'envisager toute suspension de l'enrichissement de son uranium.

Téhéran a par ailleurs annoncé dimanche avoir produit son premier lot d'uranium concentré (yellowcake) qui sert pour la production de l'uranium enrichi, renforçant l'inquiétude des Occidentaux.

 "Nous attendons des réponses sérieuses des Iraniens", sur la question du nucléaire, a expliqué une source diplomatique.

Les dirigeants iraniens ont répété ces derniers jours qu'ils refusaient de discuter des "droits légitimes" de l'Iran en matière nucléaire, une manière de rejeter par avance toute éventuelle demande de suspension des activités d'enrichissement d'uranium.

Cette question est au centre du bras de fer opposant depuis plusieurs années l'Iran à la communauté internationale, qui soupçonne Téhéran de chercher à se doter de l'arme atomique sous couvert d'un programme nucléaire civil.

L'Iran dément toute visée militaire. Depuis un an, le pays ne cesse d'augmenter son stock d'uranium enrichi à 3,5%, qui est passé 3.183 kg contre 1.580 kg en octobre 2009.

Après une semaine agitée marquée par les deux attentats contre les deux Iraniens et les fuites de WikiLeaks, le chef de la diplomatie américaine, Hillary Clinton a appelé Téhéran à un esprit "constructif".

Elle a fait un pas inattendu vers la République islamique en ouvrant la porte à un enrichissement de l'uranium par le pays "à l'avenir", quand il aura rassuré sur ses intentions.

Cette annonce a été saluée par Téhéran et devrait être de nature à faciliter le dialogue à Genève.

Les grandes puissances espèrent également que la nouvelle série de sanctions décidée en juin par l'ONU contraindront l'Iran à lâcher du lest.

Toutefois, les experts restaient prudents sur les chances de succès de cette rencontre.

Pour Mark Fitzpatrick (Institut international pour les études stratégiques, IISS, Londres), "les sanctions ont crée une situation nouvelle, car elles frappent l'économie" iranienne.

Il estime malgré tout "peu probable" un accord, ajoutant: "ce qu'on peut espérer de mieux est le commencement d'un processus de discussions".

Par AFP,

Publié le 06/12/2010

http://www.lexpress.fr/actualites/1/nucleaire-reprise-des-negociations-entre-l-iran-et-les-six-a-geneve_942658.html


4-3 Mme Jiang Yu Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères : « la Chine soutient une approche constructive à l’occasion de la reprise du dialogue sur le dossier nucléaire.

 03/12/2010

 «La Chine participera à la reprise du dialogue sur le dossier nucléaire iranien en soutenant une approche constructive lors des prochaines négociations sur le dossier nucléaire iranien » a déclaré le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Mme Jiang Yu.
Selon notre correspondant, lors d’une conférence de presse, Mme Jiang Yu a réitéré le soutien de son gouvernement à ce dialogue entre l’Iran et le groupe 5+1 tout en soulignant que la Chine considère comme une nouvelle occasion la reprise de ces négociations entre les deux parties pour résoudre par la voie diplomatique, la question nucléaire iranienne.
Elle a également déclaré que la Chine espère que toutes les parties concernées engrangent des résultats positifs au cours de ces nouvelles négociations.
La Chine avait renouvelé mercredi son appel au dialogue et à la négociation sur la question nucléaire iranienne alors que l'Union européenne (UE) et l'Iran se préparent pour des discussions.
"Sur la question nucléaire iranienne, les parties concernées doivent garder à l'esprit la situation générale et les intérêts à long terme. Ils doivent redoubler d'efforts diplomatiques et rester patients", a indiqué le ministre chinois des Affaires étrangères Yang Jiechi lors d'un forum à Beijing.
M. Yang a demandé aux parties concernées d'adopter des mesures souples, pragmatiques et volontaires pour trouver une solution "compréhensible, à long terme et appropriée".
Le chef de la diplomatie chinoise a fait cette remarque après que l'UE et l'Iran se soient préparés pour des discussions à Genève des 6 et 7 décembre, les premières au sommet entre les deux parties depuis octobre 2009.
Ce jeudi, au premier jour de la réunion du Conseil des gouverneurs de l’Agence, le directeur général de l’AIEA s’est dit satisfait d’une reprise des pourparlers.
 httphttp://www2.irna.ir



4-4 Nucléaire iranien: la Grèce appelle à poursuivre les négociations.

La Grèce invite la communauté internationale à poursuivre les négociations avec Téhéran sur le dossier nucléaire iranien, a déclaré lundi à Athènes le président grec Karolos Papoulias lors d'une rencontre avec le chef de la diplomatie iranienne Manouchehr Mottaki.
"La Grèce soutient les négociations et rejette toute autre décision", a insisté M. Papoulias.
Selon lui, un manque de confiance est évident dans les négociations.
Lundi, des négociations entre l'Iran et les Six médiateurs internationaux (Allemagne, Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie) débutent à Genève.
Les autorités iraniennes ont annoncé dimanche que le pays avait produit son premier lot de concentré d'uranium.
Depuis 2003, les Six et l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) cherchent à obtenir de l'Iran qu'il renonce à ses travaux d'enrichissement d'uranium représentant une menace pour le régime de non-prolifération nucléaire.
Plusieurs pays occidentaux accusent l'Iran de vouloir se doter de l'arme atomique sous couvert d'un programme nucléaire mené, selon Téhéran, à des fins exclusivement pacifiques.

 6 décembre -

RIA Novosti

http://fr.rian.ru/world/20101206/188046246.html


n°64 - Dossier d'Iran – 22-12 - Début - Iran: le scénario irakien "très probable".

 


n°64 - Dossier d'Iran – 22-12 - Fin -  Iran: le scénario irakien "très probable".


Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


Dossier d'Iran

                                                                                                          n°64 – 22-12

C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "dossier d'Iran" est  visible  sur les blogs : 

a) sur nos blogs : 

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Sommaire :  

5 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

5-1 Michel Chossudovsky : nucléaire préemptive contre l’Iran.

5-2 Fredrik Dahl : Faut-il transiger avec l'Iran pour trouver un accord ?

6 Histoire

6-1 L’Iran s’émancipe

7 Manipulation de l’opinion :

7-1 Yediot Ahranot: "Une base militaire iranienne au Venezuela avant 2011".


5 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

5-1 Michel Chossudovsky : nucléaire préemptive contre l’Iran.

Les mystérieux « documents de l’ordinateur portatif ».

Utiliser des faux renseignements pour justifier une guerre nucléaire

Le 9 juin 2010, le Conseil de sécurité (CS) de l’ONU a adopté l’imposition d’une quatrième ronde de sanctions radicales contre la République islamique d’Iran. La résolution 1929 du CS comprend un embargo élargi sur les armes, ainsi que des « contrôles financiers renforcés » :

[Résolution 1929 (9 juin 2010)] Décide que tous les États doivent empêcher la fourniture, la vente ou le transfert directs ou indirects à l’Iran, à partir de leur territoire ou à travers leur territoire ou par leurs nationaux ou des personnes relevant de leur juridiction, ou au moyen de navires ou d’aéronefs battant leur pavillon, qu’ils aient ou non leur origine dans leur territoire, de chars de combat, véhicules blindés de combat, systèmes d’artillerie de gros calibre, avions de combat, hélicoptères d’attaque, navires de guerre, missiles et lanceurs de missiles […], décide également que tous les États doivent empêcher la fourniture à l’Iran par leurs nationaux ou à partir de leur territoire ou à travers leur territoire de toute formation technique, ressources financières ou services financiers, conseils, autres services ou aide liés à la fourniture, à la vente, au transfert, à la livraison, à la fabrication, à l’entretien ou à l’utilisation de telles armes et de matériel connexe, et invite tous les États à faire preuve de vigilance et de retenue concernant la fourniture, la vente, le transfert, la livraison, la fabrication et l’utilisation de toutes autres armes et du matériel connexe; (Le Conseil de sécurité impose des sanctions à l’Iran à l’issue d’un vote divisé par le rejet de la résolution par le Brésil et la Turquie, comprend le texte complet de la résolution 1929, Département de l’information des Nations Unies, 9 juin 2010, c’est l’auteur qui souligne.)

La Fédération de Russie et la République populaire de Chine ont toutes deux cédé aux pressions étasuniennes en faveur de la résolution 1929. En novembre, après la publication d’un décret par le président Dmitri Medvedev, Moscou a annoncé l’annulation de son accord de coopération militaire avec l’Iran relatif au système de défense aérien S300.

Sans l’aide militaire de la Russie, l’Iran est une cible facile. Son système de défense aérien dépend de la coopération militaire soutenue de la Russie.

Ces développements frappent au cœur même de la structure des alliances militaires. Ils empêchent la Russie et la Chine de vendre des armes à la fois stratégiques et conventionnelles, ainsi que de la technologie militaire à leur allié de facto : l’Iran. En réalité, il s’agissait de l’un des principaux objectifs de la résolution 1929, que Washington a l’intention de renforcer.

Faux renseignement

La résolution 1929 est basée sur un mensonge fondamental. Elle maintient la notion que l’Iran est une puissance nucléaire en devenir et une menace à la sécurité mondiale. Elle donne un feu vert à l’alliance militaire États-Unis-OTAN-Israël pour menacer l’Iran avec une attaque nucléaire punitive préemptive en utilisant le CS de l’ONU comme approbation systématique.

La position des États-Unis au CS de l’ONU est en partie fondée sur de soi-disant documents du renseignement fournissant des « preuves » du programme d’armement nucléaire iranien.

En novembre 2005, le New York Times a publié un rapport de William J. Broad et David E. Sanger intitulé « Relying

 on Computer, U.S. Seeks to Prove Iran's Nuclear Aims

 » (Les États-Unis cherchent à prouver les visées nucléaires de l’Iran en se fiant à un ordinateur). Les allégations de Washington rapportées dans le New York Times reposaient sur des documents « obtenus d’un ordinateur iranien volé par une source inconnue et donnés au renseignement étasunien en 2004 ». (Voir Gareth Porter, « Exclusive Report: Evidence of Iran Nuclear Weapons Program May Be Fraudulent », Global Research, 18 novembre 2010, c’est l’auteur qui souligne.)

Ces documents comprennent « une série de dessins d’un véhicule de rentrée » qui pourrait apparemment s’adapter à une arme nucléaire produite par l’Iran.

À la mi-juillet, de hauts représentants du renseignement étasunien ont invité les chefs de l’agence d’inspection de l’énergie atomique en haut d’un gratte-ciel donnant sur le Danube à Viennes et ont révélé le contenu de ce qu’ils disaient être un ordinateur portatif iranien volé.

Selon une demi-douzaine d’Étasuniens et d’Européens ayant participé à la réunion, les Étasuniens ontprojeté rapidement sur un écran et étalé sur une table de conférence une sélection de plus de mille pages des simulations et des comptes-rendus d’expériences provenant de l’ordinateur iranien en disant qu’ils montraient un effort de longue date visant à concevoir des ogives nucléaires.

Les Étasuniens ont reconnu dès le départ que les documents ne prouvent pas que l’Iran possède une bombe atomique. Ils les ont présentés comme étant la preuve la plus convaincante jusqu’ici que, malgré l’insistance de l’Iran sur l’aspect pacifique de son programme nucléaire, le pays tente de développer une ogive compacte adaptée à son missile Shahab, lequel peut atteindre Israël et d’autres pays du Moyen-Orient. (William J. Broad et David E. Sanger, « Relying on Computer, U.S. Seeks to Prove Iran's Nuclear Aims », New York Times, 13 novembre 2005)

Le département d’État étasunien a par la suite remis ces « documents secrets » à l’Agence internationale d’énergie atomique (AIEA), dans le but de démontrer que l’Iran développait un programme d’armement nucléaire.

Alors que leur authenticité a été remise en question à plusieurs occasions, un récent article du journaliste d’enquête Gareth Porter confirme sans équivoque que les mystérieux documents de l’ordinateur portatif sont faux. Les dessins contenus dans les documents ne sont pas liés au missile Shahab mais à un système de missile nord-coréen obsolète qui a été désarmé par l’Iran au milieu des années 1990.

Comme c’est stupide! Les dessins présentés par les représentants du département d’État des États-Unis concernaient « la mauvaise ogive de missile » :

En juillet 2005, […] Robert Joseph, le secrétaire d’État adjoint des États-Unis pour le contrôle des armements et de la sécurité nationale, a fait une présentation formelle des prétendus documents du programme d’armement nucléaire iranien aux hauts représentants de l’agence à Viennes. M. Joseph a rapidement montré à l’écran des extraits des documents, en portant une attention particulière à la série de dessins ou « schémas » techniques montrant 18 façons d’adapter une charge utile non identifiée dans le véhicule de rentrée ou l’« ogive » du missile balistique iranien à moyenne portée, le Shahab-3.

Toutefois, lorsque les analystes de l’AIEA ont été autorisés à étudier les documents, ils ont découvert que ces schémas étaient basés sur un véhicule de rentrée que les analystes savaient avoir déjà été abandonné par l’armée iranienne en faveur d’un nouveau modèle amélioré. L’ogive montrée dans les schémas avait la forme habituelle de « bonnet d’âne » de la version originale du missile No Dong nord-coréen, acquis par l’Iran au milieu des années 1990 […]

Les documents du portatif illustraient le mauvais véhicule de rentrée en train d’être reconçu […] (Gareth Porter, op. cit.)

Qui étaient derrière la production de faux renseignement ? Gareth Porter suggère que le Mossad israélien a été une source de faux renseignement concernant le présumé programme d’armement nucléaire de l’Iran :

L’origine des documents du portatif pourrait ne jamais être irréfutablement prouvée. Cependant les preuves accumulées indiquent qu’Israël en est la source. Déjà en 1995, le chef de la division de la recherche et de l'évaluation du renseignement militaire de Tsahal (Armée de défense israélienne), Yaakov Amidror, a tenté sans succès de persuader ses homologues étasuniens que l’Iran prévoyait « devenir nucléaire ». Selon des sources israéliennes citées par un service de presse pro-israélien, en 2003-2004 les hauts représentants de la CIA considéraient les rapports du Mossad sur le programme nucléaire iranien comme une tentative de faire pression sur l’administration Bush pour qu’ils envisagent une action militaire contre les sites nucléaires iraniens. (Ibid.)

Mensonges et fabrications pour justifier un programme militaire

Les documents de l’ordinateur portatif ont été essentiels pour assurer la position étasunienne au Conseil de sécurité de l’ONU.

Nous avons là un cas évident de faux renseignements comparables à ceux présentés par Colin Powell en février 2003 sur les présumées armes de destruction massive de l’Irak. Les faux renseignements présentés au CS de l’ONU ont servi de justification à l’invasion de l’Irak en mars 2003.

« La preuve, ou plutôt l’absence de celle-ci, parle d’elle-même. Dans les mois qui ont mené à la guerre en Irak, l’administration Bush a produit des centaines de pages de renseignement pour les membres du Congrès et les Nations Unies démontrant comment le président de l’Irak, Saddam Hussein, possédait des tonnes d’armes chimiques et biologiques et poursuivait activement un programme d’armement nucléaire.

Les renseignements recueillis par la CIA et la Defense Intelligence Agency (DIA), une agence du département de la Défense qui récolte des renseignements pour le Pentagone, ont été utilisés par l’administration Bush pour convaincre le public que l’Irak représentait une menace pour le monde. (Voir Jason Leopold, « Powell Denies Intelligence Failure In Buildup To War, But Evidence Doesn’t

Hold Up », Global Research, 10 juin 2003)
Le système de missile iranien Shahab

Les États-Unis ont encore une fois utilisé de faux renseignements pour fabriquer une justification pour aller en guerre.

La position des États-Unis et du Conseil de sécurité de l’ONU tombe à l’eau. La question qui importe est la suivante : la Russie et la Chine vont-elles revoir leur position au CS des Nations Unies concernant le régime de sanctions contre l’Iran ?

Le mouvement antiguerre des États-Unis s’opposera-t-il aux plans de Washington visant à mener une guerre nucléaire préemptive contre l’Iran, sur la base de faux renseignements ?

Article original en anglais : The Mysterious "Laptop Documents". Using Fake Intelligence to Justify a Pre-emptive Nuclear War on Iran, publié le 24 novembre 2010.

Michel Chossudovsky

Traduction par Julie Lévesque pour Mondialisation.ca.

Michel Chossudovsky est directeur du Centre de recherche sur la mondialisation et professeur émérite de sciences économiques à l'Université d'Ottawa. Il est l'auteur de Guerre et mondialisation, La vérité derrière le 11 septembre et de la Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre mondial (best-seller international publié en 12 langues).    

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5-2 Fredrik Dahl : Faut-il transiger avec l'Iran pour trouver un accord ?

Les grandes puissances devront peut-être revoir à la baisse leurs exigences de suspension des activités d'enrichissement nucléaire de l'Iran, si elles veulent réussir à trouver une solution diplomatique à des années de contentieux sur les activités atomiques de la république islamique.

En échange, l'Iran devrait autoriser l'AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique) à effectuer davantage d'inspections, plus intrusives et plus systématiques, pour garantir que le régime des mollahs ne met pas secrètement au point des armes nucléaires, comme le soupçonnent les Etats-Unis.

"Il me semble que c'est la démarche la plus prometteuse pour sortir de l'impasse dans laquelle nous nous trouvons", explique Shannon Kile, de l'Institut international de recherche sur la paix (SIPRI), dont le siège est à Stockholm.

"Cela nécessiterait un compromis de part et d'autre. C'est le seul moyen de parvenir à un règlement négocié", ajoute Kile, qui dirige le département Armes nucléaires au SIPRI.

Si les Etats-Unis et leurs alliés européens peuvent, eux, envisager un tel accord, il risque de provoquer une levée de boucliers en Israël, pour qui l'Iran est la plus grave menace à sa sécurité.

Certains pays arabes sont eux aussi si inquiets de la puissance de l'Iran qu'ils ont demandé à Washington de faire cesser le programme nucléaire iranien, par la force si nécessaire, au vu de télégrammes diplomatiques américains divulgués par le site internet WikiLeaks ces derniers jours.

APAISER LES INQUIÉTUDES

Les six puissances (5+1, les cinq membres permanents du Conseil de sécurité plus l'Allemagne) ont entamé lundi leurs premières négociations avec l'Iran depuis plus d'un an.

On ne s'attend dans les milieux diplomatiques à aucune avancée particulière aux négociations de Genève, qui doivent prendre fin ce mardi, mais on espère que cela marquera le début d'un processus permettant de résoudre un lourd contentieux, qui risque de dégénérer en conflit armé au Proche-Orient.

"Je pense que le mieux que l'on puisse espérer, c'est un accord pour organiser de nouvelles négociations", déclare David Hartwell, analyste chez IHS Jane sur l'Afrique du Nord et le Proche-Orient.

L'Occident souhaite qu'au bout du compte, l'Iran accepte de cesser tout enrichissement d'uranium, processus qui peut produire des substances soit pour un usage civil, soit pour un usage militaire. Le refus de Téhéran de cesser cet enrichissement a contribué à l'adoption de quatre trains de sanctions par l'Onu depuis 2006 à l'encontre de l'Iran.