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19/01/2011

n° 152 - Analyse - Géopolitique et stratégie - Réflexion du Liban. -17-01 - : Fin - : Liban : La prochaine guerre. ?

° 152 - Analyse -  Géopolitique et stratégie - Réflexion du Liban.  -17-01 - : Fin  - : Liban : La prochaine guerre. ?


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Dossiers  'Géopolitique et stratégie'du  Liban 

 n° 152                                                                                             18-01

   C.De broeder & M.Lemaire



Le " Dossiers  'Géopolitique et stratégie' du Liban  " est  visible  sur les blogs : 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

 

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

 NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :  

3 Annexe

3-1 Sayed Nasrallah: l'opposition ne nommera pas Saad Hariri.

3-2 Alain Gresh : La prochaine guerre.

3 Annexe

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

3-1 Sayed Nasrallah: l'opposition ne nommera pas Saad Hariri.

Le secrétaire général du Hezbollah  Sayed Hassan Nasrallah a déclaré que l’opposition ne nommera pas la Premier ministre sortant Saad Hariri pour la formation du prochain gouvernement.
Lors d’une allocution télévisée, où il a expliqué les dessous de l’initiative syro-saoudienne, les raisons qui ont abouti à son échec, et les cause de la démission des ministres de l'opposition,  il a également affirmé que l’opposition n’acceptera pas non plus un gouvernement qui ne juge pas les faux-témoins, qui ne lutte  pas contre la corruption financière et qui n’œuvre pas en vue de servir les intérêts des gens et tente de régler leurs problèmes vitaux.
Voici ci-dessous les principales idées du discours
A la lumière du parcours que les choses ont pris, on peut déduire les intérêts et les objectifs et ce qui se prépare.
Premièrement : je vais vous présenter les faits : en résumé depuis le début de l’initiative arabe, ou ce qui fut convenu d’appeler l’entente syro-saoudienne, entamée alors que les informations faisaient état de  l’imminence de la publication de l’acte d’accusation, il y a eu cette initiative généreuse entamée grâce aux efforts du roi saoudien Abdallah et du président syrien Bachar ElAssad .
Ils nous nous en ont informés, et nous l’avons alors soutenu, et nous avons misé sur elle, à l’instar de tous ceux qui veulent le bien pour le Liban…
Il y a alors eu des entretiens, contrairement aux dénis de certains qui les ont non seulement exclu, mais ont également écarté l’idée d’un accord, ce qui d’ailleurs n’était autre que leur souhaits
Je veux être clair pour que les libanais connaissent bien l’image de ce s’est passé…
Dès le début, les saoudiens étaient clairs : ils ont dit qu’il n’est pas possible d’éliminer le tribun internationale, car c’est une décision qui a été prise par des parties internationales ; nous avons alors dit que nous comprenions très bien ceci
Deuxièmement,  les saoudiens ont dit qu’il n’est pas possible d’éliminer  l’acte d’accusation ; et nous avons dit que nous le comprenions, et nous étions conscient que nous ne pouvions pas nous attendre à ce que les Saoudiens puissent exercer une certaine influence sur les Américains ou les Israéliens pour les dissuader de le soutenir.
Deux choses ont été proposées pour reporter l’acte d’accusation, celle de se concerter sur la façon de protéger le Liban des séquelles de l’acte d’accusation.
Ils ont exigé que les négociations restent secrètes, ce que nous avons également acquiescé parce que nous savions que l’enquête était politisée et que nous somme la cible d’un projet 
Trois choses étaient nécessaires pour neutraliser les séquelles de l’acte d’accusation : le fait que gouvernement déclare qu’à la lumière des développements, le Liban décide de retirer les juges libanais et de stopper le financement libanais et d’éliminer l’entente conclue entre le gouvernement  et le TSL
Ces trois conditions, en cas de leur mise en application, n’aboutiront pas à  l’élimination du TSL ; nous savons que les juges libanais seront remplacés par d’autres, et que d’autres sources de financement seront fournies. Mais l’élimination du mémorandum d’entente veut dire que le gouvernement libanais ne va pas arrêter ceux qui sont accusés par M. Bellemare…
On nous a informé que les Saoudiens étaient d’accord et que Hariri aussi l’était ; mais on nous a fait savoir que pour que l’accord rentre en vigueur, l’opposition se devait elle aussi d’exécuter certaines choses.
Et on nous a aussi posé comme conditions de garder ces contreparties au secret, sachant que nous en avons accepté certaines, et hésité sur d’autres.. Mais l’atmosphère était très positive
Mais il y a eu la maladie du roi saoudien qui a ralenti les choses ; les contacts ont été alors interrompus, puis ils sont devenus irréguliers..
Il y a deux semaines à peu près, une confirmation nous est de nouveau parvenue de la part du roi saoudien, qui se rétablissait de son intervention chirurgicale, et dans laquelle  il a réitèré son attachement à l’initiative, signalant qu’il ne restait plus qu’à convoquer Saad Hariri à  New York pour son achèvement. Hariri a alors accordé un entretien au journal AlHayat dans lequel il a révélé pour la première fois que l’accord a été accompli, ce qui est déjà bien car c’est la première fois qu’il y a une reconnaissance , alors que son équipe politique ne faisait que nier l’existence d’une telle initiative…
Hariri est parti aux USA et y a effectué ses rencontres là-bas…
Directement après, les saoudiens ont contacté les Syriens pour leur dire qu’ils s’excusent et ne peuvent plus continuer dans cette initiative
Sans prémisses, sans préalables, sans préavis, ils ont renoncé à cet accord…
Qui a donc torpillé ce parcours ??
Après on nous avoir informé que la publication de l’acte d’accusation allait être accélérée..
C’est pour cela il nous fallait présenter notre démission et faire renverser ce cabinet, de façon constitutionnelle et selon les lois en vigueur au Liban
Depuis nous sommes dans une nouvelle conjoncture politique..
Pour comprendre ce qui s’est passé : ce sont les Américains et les Israéliens qui ont refusé cette initiative arabe, mais ils l’ont laissée avancer, parce qu’ils misaient peut-être qu’elle n’allait pas aboutir à un accord.. Mais lorsqu’ils ont vu qu’elle a été accomplie, ils ont alors intervenu en force et ont affiché leur refus
C’est la seule explication
Nous savions bien entendu d’après les déclarations américaines et leurs enjeux qu’ils ne peuvent permettre que l’initiative réussisse..
Et puis il y a aussi certaines parties politiques au Liban qui n’ont cessé de renier la présence de l’initiative et ont œuvré nuit et jour et effectué des contacts dans tous les sens pour la torpiller ; ils ont même usé de mots indécents contre le roi saoudien qui était sincère dans ses efforts en vue de la conclusion de cet accord
Hariri a dit que l’accord a été réalisé, mais que certains n’ont pas exécuté la partie les concernant …
Pourquoi n’a-t-il donc pas attendu que l’on se mette d’accord sur le mécanisme de l’exécution de l’initiative ??
Pourquoi ce retour à la case départ dès qu’il s’est rendu aux États-Unis
Tous les Libanais devraient se poser cette question..
La réelle position de Hariri est que soit il ne voulait pas d’accord, dès le début, mais a acquiescé en raison des pressions saoudiennes ; soit il la voulait mais avait appréhendé les pressions américaines contre lui ; ou parce il était en accord avec les Américains ..
Ce qui montre que la position américaine est primordiale chez lui aux intérêts des Libanais et du Liban
Ce qui veut dire  que cette équipe n’est pas capable de protéger les intérêts du pays parce qu’elle ne peut pas contrer les pressions exercées sur elle…
Hariri a dit après son retour des États-Unis que ses contreparties et revendications étaient pour le pays. Je ne vais aujourd’hui vous révéler les conditions qui nous ont été envoyées, je les aies sur moi ; une minorité d’entre elles servent les intérêts nationaux, alors que la majeure partie d’entre elles servent les propres de Hariri et de son équipe.
Pourtant, nous étions prêts à faire beaucoup de concessions pour faire éviter au Liban le pire..
Il y a une contrepartie que je vais vous révéler : celle liée au dossier des faux-témoins.
Lorsque nous avons demandé au gouvernement de régler ce dossier car il est sensible, comporte des séquelles dangereuses, d’autant plus que de hauts officiers libanais ont injustement été séquestrés, sans oublier que les relations avec la Syrie ont failli être détruites, et l’atmosphère de zizanie confessionnelle qui était au bord de l’éclatement en raison de ces faux témoignages,( …) , Notre demande voulait dire que nous voulions prendre pour arbitre les institutions étatiques du pays, ce qui montre notre bonne volonté et notre attachement aux vois légales..
Or l’une des contreparties était de classer l’affaire des faux témoins !!
Pourquoi êtes-vous si soucieux de classer ce dossier alors que vous devez être les plus attachés au jugement des faux-témoins ??
Aujourd’hui seulement nous comprenons très bien pourquoi il est interdit de voter sur cette affaire au conseil des ministres, et pourquoi dans ce pays, il faut torpiller  la tentative de saisir la conseil juridique dans cette affaire…
A la vue de ce qui a été révélé dans la chaine alJadid ( New TV) (( qui a diffusé samedi soir les bandes sonores de la discussion qui a eu lieu lors de rencontres entre le Premier ministre Saad Hariri, et le principal faux-témoin dans l’affaire Zouheir Siddik , en présence du  chef du département des renseignements le colonel Wissam ElHassan et du vice-commissaire de l’enquête internationale Gerhard Lehman, peu de temps après l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri, ndlr))
Au début, le courant du Futur ont dit que la bande audio a été fabriqué, ce qui est ridicule, ces gens-là sont prêts accepter un acte d’accusation sur des contacts téléphoniques pré fabriqués, mais refusent de croire ce qu’une bande sonore aux voix très explicites révèle .
Pourtant, plus tard, un communiqué du bureau de Hariri a assuré que la rencontre a vraiment eu lieu mais a expliqué les faits dans un autre contexte
On vient de me dire que la Télévision du Futur (appartenant au courant du Futur) va diffuser la totalité du document.
Là aussi la question se pose de nouveau, comme elle se pose d’ailleurs pour la New TV : d’où avez-vous reçu cette bande audio ? c’est une preuve de plus qu’elle été infiltrée de la part du TSL.
Cela fait 5 ans que tout ce qui se passe dans la commission d’enquête internationale  se trouve dans les journaux, dans les ambassades, dans les chancelleries, les ministères…
On nous a informé que les US
C’est la raison pour laquelle nous avons décidé de démissionner
Je voudrai rendre hommage à la position du ministre Hussein Sayed Ahmad , pour la position honorable qu’il décidé de prendre en présentant lui aussi da démission
En tant que force politique, notre participation au cabinet, à la lumière de notre expérience nous amène à nous poser la question si nous devons continuer avec elle.
Ce gouvernement est  selon non productif ; D’autant plus que le Premier ministre ne reste pas aux pays, pour poursuivre ce qui décide et les affaires d’état
Les ministres de l’opposition ont sans cesse évoqué ces lacunes dans leurs conférences de presse
Mais nous avons pris notre temps avant de prendre cette décision, et notre principal enjeu était lié aux revendications vitales des gens et leurs intérêts …
A un certain moment nous avons voulu faire face à la corruption financière et administrative
Pendant 11 mois, nos ministre ont tenté de comprendre comment 11 milliards de dollars ont été dépensés du budget de l’état ; en vain.
Si on demande relevés de compte, on nous sort directement l’affaire de la discorde confessionnelle
Sur la question des faux-témoins, le gouvernement s’est avéré aussi  incapable de la régler en le transférant au conseil juridique !
Ce qui veut dire que ce gouvernement est impuissant pour faire face à l’acte d’accusation. Bien au contraire, ce gouvernement voulait comploter contre sa résistance, financer le TSL, et accuser injustement et à tort ses membres  dans l’assassinat de l’ancien Premier ministre, puis les arrêter lorsque le tribunal lui demandera ceci.
Ce qui nous permis de conclure que ce cabinet est incapable car de surcroit, il a permis que le pays soit découvert. Et voilà que Bellemar informe certains milieux de ce gouvernement qu’il  va livrer son acte d’accusation lundi à Fransen et l’annoncera le mardi
Devant un gouvernement impuissant nous sommes une exception
Alors que les gens qui ont des revendications voulaient agir et descendre dans les rues, on nous demandait de les en empêcher. Ce que nous ne pouvons pas faire..
Le renversement du gouvernement pourrait ouvrir la voie pour la formation d’un gouvernement responsable, alors que le fait de continuer dans cette  situation constituait un danger pour le pays
 
A la lumière de notre diagnostic de cette situation gouvernementale lamentable, nous avons décidé la démission. C’est une démarche constitutionnelle, et démocratique te c’est notre droit de l’exercer ; nous n’avons pas renversé le gouvernement dans la rue et n’avons pas utilisé d’armes. Nous l’avons fait de façon démocratique et civilisé
Voyez ce qui s’est passé par la suite ?? Comme si l’opposition avait détruit la Kaaba
Les USA,  la France, le Canada, les pays arabes, tous ont protesté, et voilà que la tension règne de nouveau dans la région.
Voyez ce qui s’est passé pour la simple éventualité que lors des consultations parlementaires, l’opposition puisse désigner une personnalité respectable sunnite autre que Hariri
Que cela veut dire ?
J’aimerai dire que nous dans l’opposition, assumons notre  pleine responsabilité  nationale et n’avons peur de personne, ni de leurs guerres, ni de leurs batailles, et encore moins de leurs communiqués
La plupart des capitales du monde nous ont critiqués.
Ceci veut dire que personne n’a le droit au Liban de faire des réformes et tous doivent être soumis, sinon les USA et les Occidentaux vont  agir contre nous et on nous fait peur de la zizanie confessionnelle..
Regardez donc pour quel camp œuvre l’autre équipe !!
Il est clair qu’il y a un consensus au sein de l’opposition de ne pas nommer le président Hariri pour former un nouveau gouvernement
Après ces derniers mois, nous sommes décidés, pas question de le nommer. D’ailleurs nous ne l’avions pas nommé la fois passée, et nous avons seulement accepté d’investir un gouvernement d’union nationale…
Nous n’allons pas annoncer notre candidat, c’est aux blocs parlementaires de la faire les deux jours prochains.
Alors que nous sommes face à une échéance nationale, les puissances occidentales s’ingèrent.. En quoi cela regarde Mme Clinton de téléphoner ( au préisdent ) pour s’enquérir ? Pourquoi l’ambassadrice américaine doit elle se rendre en personne à Zahlé pour s’enquérir sur la position que le député Nicolas Fattouche va prendre ?
Que le monde entier sache, que dans la bataille des consultations parlementaires,  nous allons la mener avec les outils nationaux, alors que l’autre équipe la mène grâce à une ingérence internationale..
Est-ce cela la liberté et la souveraineté qu’il faut préserver au Liban ??
Laissez dont les gens exprimer leur choix librement
Certaines parties sont libres de diagnostiquer, mais elles font l’objet de pression…
 
Le pire et le nouveau scandale que lorsque l’initiative a été avortée, on a demandé à M Bellemare d’accéléré la publication de l’acte d’accusation, et lui n’a pas manqué de le faire..Le déclarant pour les lundi et mardi, au moment même des consultations parlementaires.
Même me timing de l’acte d’accusation fait partie de la campagne
Ne pouvait-il pas le reporter, quelques jours ??
Il fallait coute que coute le publier durant les consultations parlementaires, car cela fait partie de la campagne en faveur de certains …
Je veux être clair et franc. Il y a deux parcours : celui des consultations parlementaires et celui de M Bellemare, lié à la livraison de l’acte d’accusation à Fransen
Vu que le timing a été utilisé pour les consultations, nous allons agir pour les disloquer
Les dirigeants politiques, les partis politiques, les blocs parlementaires.. devront demain et après-demain assumer une grande responsabilité
Ils doivent décider vers quelle direction se dirige le pays, et quel cabinet ils veulent offrir au peuple libanais, dans la conjoncture internationale actuelle très gênante..
Pour être clair, nous avons vécu l’expérience de ce gouvernement, qui est une nouvelle expérience, nous avons effectué notre propre évaluation.
Le gouvernement prochain devra savoir assumer ses responsabilités
Nous ne nous tairons pas face à un gouvernement qui protège les faux- témoins. Le prochain gouvernement devrait se charger de ce dossier
Nous ne nous tairons face à un gouvernement qui protège la corruption financière…
Nous n’accepterons pas un gouvernement qui n’assume pas ses responsabilités pour résoudre les problèmes des gens …
Ns ne demandons a aucun gouvernement de protéger la résistance même durant la guerre de juillet ; ceux qui l’ont fait l’ont fait de leur propre volonté, par responsabilité nationale..
Mais nous demandons au gouvernement prochain d ne pas comploter contre la résistance
Il est de notre devoir de préserver les atouts de force du Liban, face à l’ennemi sioniste
Le Liban ne peut être protégé que par les siens
Nous ne nous tairons pas face à un tel gouvernement
Nous espérons que les Libanais pourront former un gouvernement efficace dont la priorité  est les intérêts  des gens
A cette occasion, j’aimerais féliciter le peupe tunisien pour sa révolution historique et sa bravoure… Mais il faut prendre les leçons de cette révolution.. surtout celle de ce régime ( de Ben Ali)  et de son équipe  qui ont toujours travaillé pour les intérêts de la France, des États-Unis et des occidentaux,  alors que ces derniers ont refusé de l’accueillir, et ont même expulsés leurs proches…
Le Liban ne peut continuer que si les gens dialoguent entre eux
Mais si les libanais ne peuvent pas parvenir à une solution, nous aurons un problème.. Et si les USA s’ingèrent, ceci va compliquer encore plus les choses
L’autre équipe insiste à ne pas résoudre les choses…
Nous ne permettrons que notre réputation et notre dignité soit mis en cause ou que l’on nous incombe injustement et à tort l’assassinat du martyre Rafic Hariri, même de par le doute.
Dans ce cas, nous déciderons ce que nous aurons à faire…

17 janvier


 

Source : Al Manar
http://www.almanar.com.lb/...


3-2 Alain Gresh : La prochaine guerre.

1er mars 1973.

Le président américain Richard Nixon reçoit à Washington la première ministre israélienne Golda Meir. Il l’informe que le président égyptien Anouar Al-Sadate est prêt à négocier un traité global. Tout en prétendant que son pays veut la paix, Meir répond qu’elle préfère un accord intérimaire, qu’il ne faut pas se fier aux manœuvres du Caire, qui veut d’abord un retrait israélien sur les lignes du 4 juin 1967, ensuite un retour au plan de partage voté par les Nations unies en novembre 1947, et une solution du problème palestinien dont il faudra discuter avec Yasser Arafat et « les terroristes ».

Rapportant cette conversation, à partir des documents divulgués par WikiLeaks, le journaliste israélien Aluf Benn (« Netanyahu is telling Obama what Golda told Nixon », Haaretz, 15 décembre 2010) dresse un parallèle entre la situation à l’époque où le refus israélien allait déboucher sur la guerre d’octobre 1973 et le franchissement du canal de Suez par les troupes égyptiennes, et les réponses dilatoires apportées par M. Benjamin Nétanyahou au président Barack Obama. Il rappelle que le premier ministre actuel, rentré précipitamment de Boston pour monter au front en octobre 1973, devrait « rafraîchir sa mémoire en écoutant les enregistrements des conversations entre Meir et Nixon et se demander ce qu’il peut faire pour ne pas répéter les mêmes erreurs et pousser son pays aveuglément vers un seconde désastre de Yom Kippour », une guerre qui devait coûter 2 600 soldats à l’armée israélienne.

Le refus de Tel-Aviv d’accepter la proposition du président Barack Obama de geler pour trois mois la colonisation en Cisjordanie (et non à Jérusalem-Est) en échange de promesses sans précédent, que le commentateur Thomas Friedman (« Reality Check », New York Times, 11 décembre 2010), peu suspect de sympathies pour les Arabes, compare à une tentative de corruption pure et simple, a confirmé non seulement l’incapacité du président Obama à exercer une pression sérieuse sur Israël, mais le rejet par M. Nétanyahou du moindre compromis. Bien sûr, comme ses prédécesseurs, il prétend vouloir la paix, mais c’est la paix humiliante imposée par les vainqueurs, une paix fondée sur la négation des droits élémentaires des Palestiniens.

Lors des négociations secrètes avec les Palestiniens durant l’année qui vient de s’écouler, M. Nétanyahou a répété que tout accord nécessitait l’acceptation par les Palestiniens du « concept de sécurité » israélien, ce qui signifiait, entre autres, l’acquiescement à la présence de troupes israéliennes sur le Jourdain et le long du « mur de l’apartheid » (du côté palestinien bien sûr), et la poursuite de l’occupation d’une partie non négligeable de la Cisjordanie (Dan Ephron, « 16 hours in September », Newsweek, 11 décembre 2010). Il n’a fixé aucun terme à cette présence israélienne, sans doute censée durer jusqu’à ce que les Palestiniens deviennent « civilisés »…

Ce blocage sur le front palestinien pousse l’armée israélienne à échafauder les plans de ses nouvelles guerres, fondées sur ce « concept de sécurité » qui veut que tous ceux qui refusent la domination de Tel-Aviv sur la région soient des « terroristes » qu’il faut éliminer. Aucun autre pays, pas même les Etats-Unis, n’ont une conception de la sécurité aussi extensive, une conception qui fait d’Israël un fauteur de guerres permanentes.

Sur qui va fondre l’armée israélienne, contre qui portera-t-elle ses prochains coups ?

Sur Gaza ? Il y a deux ans, les blindés et l’aviation israélienne réduisaient en cendres des centaines de bâtiments et tuaient des centaines de civils, commettant ce que le rapport Goldstone qualifie de « crimes de guerres » et sans doute de « crimes contre l’humanité ». Pourtant, le Hamas est toujours solidement installé au pouvoir. Combien de temps Tel-Aviv peut-il se résigner à cette situation ?

Sur le Liban ? En juillet-août 2006, l’armée israélienne échouait dans ses tentatives de réduire le Hezbollah, mais réussissait à détruire le pays, au mépris du droit international ; trois ans et demi plus tard, l’organisation est plus puissante que jamais et l’état-major n’écarte pas une opération majeure qui risquerait de conduire à l’occupation d’une partie du Liban (lire Anshel Pfeffer, « Is the IDF prepping for a third war with Lebanon », Haaretz, 19 décembre 2010).

Sur l’Iran ? Au risque de provoquer un conflit majeur qui s’étendrait de l’Irak au Liban, de la Palestine à l’Afghanistan ?

Personne ne peut le dire, mais, au Proche-Orient, l’absence de paix débouche forcément sur la guerre… Contrairement à 1973, c’est Israël qui prendra l’initiative directe du conflit, sauf qu’il se heurtera non seulement à des ennemis bien plus efficaces, mais, comme le signale le militant de la paix israélien Uri Avnery (« Ship of fools 2 », Gush Shalom, 18 décembre 2010), à l’hostilité grandissante de l’opinion mondiale, hostilité dont a témoigné la reconnaissance de l’Etat de Palestine dans les frontières de 1967 par le Brésil, la Bolivie, l’Argentine, ou la lettre de 26 anciens dirigeants européens (Chris Patten, Giuliano Amato, Felipe González, Lionel Jospin, Hubert Védrine, Romano Prodi, Javier Solana, etc.) – tout sauf des extrémistes – appelant l’Union européenne à prendre des sanctions si, d’ici le printemps, le gouvernement israélien ne change pas de politique. L’organisation Human Rights Watch a publié le 19 décembre un rapport (« Israel/West Bank : Separate and Unequal ») qui souligne que les Palestiniens sont victimes de discriminations systématiques et appelle le gouvernement des Etats-Unis à réduire de plus de 1 milliard de dollars son aide annuelle à Israël (soit l’équivalent des investissements israéliens en faveur des colonies).

En conclusion, Avnery note que le soutien américain à Israël relève de l’assistance au suicide. « En Israël, une telle assistance est un crime. En revanche, le suicide ne l’est pas. Ceux que les dieux veulent détruire, ils les rendent d’abord fous. Espérons que nous retrouverons nos esprits avant qu’il ne soit trop tard. »

Alain Gresh

22 décembre

Source : Les blogs du Diplo
http://blog.mondediplo.net/...



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  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

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