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29/01/2011

n°11 - Journal du Yémen - 19-09 au 03-11-2010 - - : Pourquoi le Yémen ? L’Ouest serait-il en train de choisir une nouvelle cible ?


n°11 - Journal du Yémen - 19-09 au 03-11-2010 - - : Pourquoi le Yémen ? L’Ouest serait-il en train de choisir une nouvelle cible ?



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



    Journal du Yémen

           n°11                               03-11au 28-01-2010

        C.De broeder & M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

a) sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Robert Bibeau :  : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

 http://no-war.over-blog.com/ 

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

Tiré à part :

Yémen L’onde de choc tunisienne.

Quatrième immolation par le feu au Yémen.

170e place sur 178 dans le classement de la liberté de la presse.

1) Lutte pour la libération du territoire

2 Politique

a) Yémen

b) Usa

Tiré à part :

Yémen L’onde de choc tunisienne.

Quatrième immolation par le feu au Yémen.

170e place sur 178 dans le classement de la liberté de la presse.

4 Brèves

4-1 Colis piégés : Le Yémen sous pression pour lutter contre Al-Qaeda.

4-2 Le Yémen grogne.

5 Dossier

5-1 Les Yéménites se soucient plus de la pauvreté que d'Al Qaïda.

5-2 Pourquoi le Yémen ? L’Ouest serait-il en train de choisir une nouvelle cible ?

6 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

 6-1 WikiLeaks : les stocks radioactifs du Yémen sont des cibles faciles pour Al-Qaïda (Guardian, 20 Dec)

 



Tiré à part :

Yémen L’onde de choc tunisienne.

Des manifestations anti-gouvernementales se sont produites ce week-end dans la capitale, Sanaa. Figure emblématique du mouvement, la militante Tawakel Karman a été arrêtée dimanche. Le président yéménite a réagi en promettant son départ en 2013.

Des centaines de personnes, dont des Оtudiants, des militants et des dОputОs, ainsi qu’environ 200 journalistes se sont rОunis, dimanche dans la capitale du YОmen, pour rОclamer la libОration de Tawakel Karman, directrice de l’organisation «Femmes journalistes sans chaФnes» et membre du parti islamiste de l’opposition, El Islah. La militante a ОtО arrРtОe par la police dans la nuit de samedi И dimanche alors qu’elle rentrait chez elle avec son mari, dans le centre de SanЙa. Cette arrestation intervient aprПs que Tawakel Karman a organisО plusieurs manifestations anti-gouvernementales devant l’UniversitО de la capitale, dont la derniПre a eu lieu ce samedi. DПs le dОbut de la RОvolution de Jasmin, la militante Tawakel Karman a appelО И soutenir le peuple tunisien et И poursuivre leur mouvement, en manifestant contre les rОgimes autocratiques arabes. Le prОsident yОmОnite, Ali Abdullah Saleh, au pouvoir depuis 1978, est directement visО par ces revendications. 

Dimanche soir, И l’instar de l’allocution de Ben Ali avant sa fuite, le prОsident yОmОnite Ali Abdullah Saleh a annoncО sur la chaФne de tОlОvision publique qu’il quitterait le pouvoir en 2013. «Le YОmen ne deviendra pas une autre Tunisie. Nous sommes une rОpublique dОmocratique, nous avons pacifiquement modifiО les rПgles (…) Nous appelons les parties d’opposition И participer au dialogue avec le parti au pouvoir avant que le chaos n’ait lieu», a-t-il dОclarО, avant d’ajouter «Certains membres parlementaires de l’opposition auraient mal compris le sens des amendements constitutionnels proposОs, mais je dОclare que je vais quitter le pouvoir aprПs mon deuxiПme mandat qui expire en 2013»

25 janvier  

http://www.lesoir-echos.com/2011/01/25/yemen-l%E2%80%99onde-de-choc-tunisienne/

 

Quatrième immolation par le feu au Yémen.

Un Yéménite de 28 ans a tenté de s'immoler par le feu mercredi soir à Aden, principale ville du sud du Yémen, ont rapporté, jeudi 27 janvier, des témoins. Cela porte à quatre le nombre de personnes qui ont tenté de s'immoler ainsi au Yémen au cours des derniers jours. L'une d'elles a succombé à ses blessures.

Mercredi soir, Fouad Sabri, employé d'une gare routière, s'est aspergé d'essence puis a craqué une allumette sur une place d'un des principaux quartiers d'Aden, ont indiqué des témoins, ajoutant que des passants sont rapidement intervenus pour éteindre le feu. M. Sabri aurait commis cet acte désespéré en raison de ses mauvaises conditions de vie, selon des habitants. Brûlé sur de larges parties du corps, il a été admis dans un hôpital d'Aden, où il a été placé dans un service de soins intensifs, a indiqué à l'AFP une source médicale.

UN HOMME MEURT DES SUITES DE SES BLESSURES

Les autorités locales ont indiqué qu'au moins trois autres tentatives d'immolation par le feu avaient eu lieu ces derniers jours dans le sud et le nord du Yémen, pays pauvre, touché par le chômage et confronté à un mouvement sécessionniste dans le Sud.

A la suite d'une de ces tentatives, un homme de 45 ans, Awadh Saleh al-Samahi, est mort, le 20 janvier, dans un village du Hadramout, un jour après qu'il se fut immolé par le feu en présence de ses enfants pour protester contre ses difficultés économiques, a indiqué jeudi à l'AFP un responsable local.

Inspirés par la révolte tunisienne et par un mouvement de contestation en Egypte, des milliers de Yéménites ont manifesté jeudi à Sanaa (portfolio) à l'appel de l'opposition pour réclamer le départ du président Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis trente-deux ans.

 27.01.

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2011/01/27/quatrieme-immolation-par-le-feu-au-yemen_1471663_3218.html

 

170e place sur 178 dans le classement de la liberté de la presse. 

Le 1er janvier, les parlementaires du parti au pouvoir ont en effet adoptО des amendements constitutionnels, qui, s’ils sont approuvОs en mars, devraient supprimer l’article qui limite И deux le nombre de mandats prОsidentiels consОcutifs. Toutefois, l’annonce de son dОpart en 2013 n’est pas vraiment une surprise puisque plusieurs observateurs estiment qu’il veut imposer son fils, Ahmed, comme successeur. Plusieurs de ses neveux sont dОjИ placОs И des postes clОs, verrouillant l’appareil d’Etat. 

Pour l’instant, aucune raison n’a ОtО fournie pour l’arrestation de Tawakel Karman. Le porte-parole de l’opposition parlementaire, Mohamed Qobati a dОnoncО «un crime» et «un acte immoral». De son cЩtО, l’association Reporters sans frontiПres a «exigО sa libОration immОdiate». Comme le rappelle RSF sur son site, le YОmen figure И la 170e place sur 178 dans le classement de la libertО de la presse, Оtabli par l’organisation en 2010. Autant dire que les mОdias ne sont guПre les bienvenus dans le pays. Lors des manifestations, un cameraman de la chaФne satellitaire Al-Arabiya a notamment ОtО interpellО le 23 janvier, alors qu’il filmait les manifestations d’Оtudiants devant l’universitО de SanЙa en train d’Рtre dispersОes par les forces de l’ordre. Un autre cameraman de la chaФne Al-Jazeera a, quant И lui, ОtО violentО, selon la chaФne qatarie. Des incidents Оvocateurs de l’Оtat de la libertО d’expression au YОmen. 

En Tunisie, en revanche, depuis le dОpart de Ben Ali, un vent de libertО souffle sur les mОdias. PrivОs de libertО d’expression pendant 23 ans, les Tunisiens reprennent peu И peu l’usage de ce droit. Une libertО qui s’imprime dans la presse et fait les gros titres, dОbarrassОs de la propagande qui a verrouillО pendant de longues annОes la parole. «Les gens ont dОcidО de parler et ils ont parlО. Je n’ai jamais vОcu dans une dОmocratie et j’ai 51 ans», a ainsi dОclarО le dessinateur du quotidien La Presse, Lotfi Ben Sassi. Symbole de cette nouvelle libertО, le quotidien La Presse n’est plus obligО de faire sa Une sur les activitОs du prОsident ou de sa femme, aprПs avoir ОtО pendant 23 ans le journal du rОgime Ben Ali. Une vОritable rОvolution, qui marque une rupture nette avec la langue de bois imposОe du temps de Ben Ali. 

Mais qui dit libertО d’expression dit aussi responsabilitО des journalistes, comme le montre l’arrestation survenue dimanche de Larbi Nasra, propriОtaire de la chaФne de tОlОvision privОe tunisienne Hannibal, accusО de «haute trahison et complot contre la sОcuritО de l’Etat» pour avoir voulu favoriser le retour du prОsident dОchu Ben Ali.

25 janvier  

http://www.lesoir-echos.com/2011/01/25/yemen-l%E2%80%99onde-de-choc-tunisienne/ 



Résistance

Lutte pour la libération du territoire

Une militante des droits de l'Homme relâchée.

Une activiste des droits de l'homme, arrêtée dimanche au Yémen après avoir mené des manifestations pour réclamer le départ du président Ali Abdallah Saleh, a promis ce lundi de poursuivre sa lutte, quelques heures après avoir été remise en liberté.

S'inspirant de la «Révolution de jasmin» tunisienne, qui a provoqué le départ du président Zine Ben Ali, la journaliste Taouakoul Karmane, membre du parti islamiste Islah, a déclaré qu'elle entendait poursuivre son combat «jusqu'à la chute de ce système corrompu qui a pillé les richesses des Yéménites». Devant ces centaines de partisans, elle a réclamé la libération des autres détenus. Dix-huit autres militants anti-gouvernementaux avaient été arrêtés en même temps qu'elle. Selon l'avocat de Karmane, le parquet a promis des les libérer.

24/1

 http://www.20minutes.fr/ledirect/658108/monde-yemen-militante-droits-homme-relachee



1 Au jour le jour

16-12

Deux soldats et un activiste sudiste ont été tués dans des accrochages armés jeudi dans la province de Lahaj dans le sud du Yémen, a annoncé un responsable des services de sécurité. 
Selon ce responsable, qui s'exprimait sous le couvert de l'anonymat, les soldats habillés en civil poursuivaient un "activiste recherché qui circulait à moto" dans la ville de Habilaïn. "Ils ont ouvert le feu, le tuant. C'est alors que des activistes sudistes sont arrivés sur place et ont abattu les soldats".
 Une source médicale a indiqué pour sa part que "les corps de deux soldats tués ont été transportés à l'hôpital de la ville ainsi que deux blessés parmi les activistes sudistes".
Le Mouvement sudiste organise des manifestations tous les jeudis pour appeler à la libération des activistes détenus.
 Cette instance appelle à une séparation du sud qui était un Etat indépendant avant 1990 et accuse le nord de négliger cette partie du Yémen.

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=166180&language=fr

 

17/12/2010

Cinq personnes dont quatre militaires ont été tués jeudi dans des accrochages armés dans la province de Lahaj, dans le sud du Yémen, selon un dernier bilan fourni vendredi par un responsable de la sécurité.  
Le ministère yéménite de la Défense avait annoncé jeudi que deux soldats et un activiste sudiste avaient été tués dans ces accrochages. Mais un officier, le commandant Ali Ghanem al-Amari et un autre soldat ont succombé depuis à leurs blessures.
Ces accrochages s'étaient produits dans la ville de Habilaïn lors d'une tentative d'arrestation d'Abbas Tanbaj, un activiste sudiste qui a été tué dans les échanges de tirs, selon le ministère yéménite.
Le Mouvement sudiste organise des manifestations tous les jeudis pour appeler à la libération des activistes détenus. Il milite pour une séparation du sud, qui était un Etat indépendant avant 1990, et accuse le nord de négliger cette partie du Yémen

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=166307&language=fr

16/01

Douze personnes ont été blessées dans le sud du Yémen, dans des affrontements ayant opposé des activistes du Mouvement sudiste, un groupe séparatiste, à l'armée, ont indiqué aujourd'hui des témoins et des sources hospitalières.
Des militaires, stationnés aux abords de Habilayn, dans la province de Lahej, ont tiré aujourd'hui plusieurs obus pour disperser une manifestation dans cette ville, à laquelle participaient de nombreux hommes en armes, lesquels ont répliqué, ont indiqué les témoins. Huit personnes ont été blessées, dont l'une grièvement, a-t-on appris de source médicale.

AFP

16-01

Les forces armées, qui tentaient depuis décembre d'entrer à Habilayn, un bastion du Mouvement sudiste, ont été engagées samedi dans un violent accrochage avec des résistants dans deux villages, près de Habilayn. Cet accrochage s'est soldé par quatre blessés. Deux d'entre eux sont des militaires, selon une source médicale.
Des renforts militaires, dont des dizaines de transports de troupes, des chars et des blindés, acheminés à la mi-décembre dans la province de Lahej, peinaient depuis à avancer sur Habilayn, tenue par des hommes du Mouvement sudiste.

AFP

 

22-01

Au moins neuf personnes ont été tuées et des dizaines d'autres blessées dans des affrontements qui perdurent encore entre des rebelles chiites et des forces tribales pro-gouvernementales dans le nord du Yémen, a déclaré vendredi à Xinhua un membre du conseil local.

« Sept membres des rebelles et deux membres de la tribu pro-gouvernementale Al-Abdain ont été tués, et des dizaines d'hommes des deux camps ont été blessés, dans une bataille acharnée qui a éclaté jeudi soir », a déclaré par téléphone à Xinhua ce responsable qui ne souhaite pas être identifié.

Ces affrontements ont eu lieu dans une banlieue du sud de la ville de Saada, capitale de la province de Sanaa a indiqué ce membre du conseil.

http://french.cri.cn/

23-01

Des hommes armés ont fait irruption dimanche dans un hôpital du sud du Yémen et libéré un membre présumé d'Al-Qaïda, admis dans l'établissement après avoir été blessé lors d'un accrochage avec les forces de sécurité, a annoncé une source médicale.

Une source au sein des services de sécurité avait annoncé dans la journée que trois personnes, dont un policier et un suspect, avaient été blessées lors d'une fusillade à Loder, dans la province d'Abyane.

L'accrochage a eu lieu lorsque les forces de sécurité ont pris en chasse un suspect, Amine Al-Sayyed, recherché pour collaboration avec Al-Qaïda, selon la même source.

Dimanche soir, un responsable médical de l'hôpital de Loder a déclaré que le policier avait succombé à ses blessures et que des hommes armés s'étaient introduits dans l'établissement avant d'en repartir "avec Sayyed", qui était "grièvement blessé".

AFP

23-01

Dans un incident séparé, les forces de sécurité yéménites ont dispersé des centaines de membres du Mouvement sudiste à Crater, un quartier d'Aden, la principale ville du sud du Yémen, après les obsèques d'un homme abattu par un policier lors d'affrontements il y a quelques jours.

Les forces de sécurité ont tiré et lancé des gaz lacrymogènes, ont affirmé des témoins.

La tension est vive dans le sud du Yémen, où les forces gouvernementales font face à une recrudescence des activités des partisans d'Al-Qaïda (…) mais aussi du Mouvement sudiste, un groupe séparatiste.

AFP



2  Politique

a) Yemen

2a-1 Sur le terrain

20/01

Le ministère yéménite de l'Intérieur a annoncé aujourd'hui avoir perdu en 2010 au moins 178 de ses agents et officiers. Dans un communiqué, le ministère précise qu'au total "1.030 membres des forces de sécurité ont été tués ou blessés en 2010" dans l'exercice de leur fonction ".
AFP

 

Les unités anti-terrorisme du Yémen …

Nb : Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

 

Les unités de lutte anti- terrorisme (…) yéménites, soutenues par des chars et de l'artillerie, ont lancé une campagne de traque contre les combattants d'Al-Qaïda dans la province de Shabwa dans le sud-est du pays, a rapporté vendredi un responsable de sécurité de la province.
Cette campagne ciblait les villes de Azan et de Hota, ainsi que les districts d'Al-Saieed et de Nisab à Shabwa, à environ 458 km au sud-est de Sanaa, la capitale du pays, a déclaré ce responsable sous le couvert de l'anonymat.
« Les unités de sécurité fouilleront les montagnes éloignées entourant ces districts pour traquer les éléments les plus recherchés d'Al-Qaïda, y compris le religieux yéménite né aux États-Unis, Anwar al-Awlaki, que l'on suppose retranché là-bas », a déclaré par téléphone à Xinhua le responsable depuis Ataq, la capitale de cette province.
La semaine dernière, un autre responsable de sécurité a déclaré à Xinhua que la branche combattante d'Al-Qaïda avait assassiné le colonel Atiq al-Amri, un haut responsable de la section d'enquête criminelle des forces de sécurité, et blessé son collègue soldat Sadri bin Iesa alors qu'ils se trouvaient dans la ville d'Azan.
Lundi, un tribunal de sécurité de Sanaa a condamné par contumace le religieux recherché Anwar al-Awlaki à 10 ans de prison pour incitation au meurtre d'étrangers et participation à un groupe armé.
Shabwa est la patrie d'origine de M. Al-Awlaki, qui a été inscrit en mai dernier sur la liste « à capturer ou à tuer » des États-Unis en raison d'accusations selon lesquelles il serait lié à une tentative ratée d'attentat contre un avion de ligne à destination des États-Unis en décembre 2009, attentat revendiqué par la suite par le mouvement Al-Qaïda au Yémen.
En septembre dernier, le gouvernement yéménite a lancé une offensive massive contre la ville de Hota, où étaient retranchés plus de 200 combattants d'Al-Qaïda. Des dizaines de personnes avaient trouvé la mort dans cette offensive.
Grâce à un soutien de renseignement de Washington, le Yémen a intensifié ses campagnes de maintien de la sécurité depuis l'année dernière avec des mesures telles que des raids aériens contre le mouvement Al-Qaïda dans la péninsule Arabique (AQAP).

Source: xinhua

24.01.


2a-3 Les grandes manœuvres

31/12

Le Yémen a libéré plus de 400 Houthis jeudi dans le cadre d'un cessez-le-feu avec le mouvement, c’est ce qu’ont annoncé les deux parties
Au total, 500 membres du mouvement des Houthis sont concernés par cette libération, dont la mise en œuvre a commencé jeudi. Selon Mohammed Abdel-Salam, un porte-parole des Houthis, 428 ont été libérés jusqu'à présent.
La libération est le fruit d'une médiation du Qatar, qui avait déjà négocié le cessez-le-feu conclu en février. En contrepartie, les  Houthis devraient renoncer aux armes saisies durant le conflit armé avec le gouvernement.

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=168158&language=f

24.01.



2) Usa  (le parrain)

Les grandes manœuvres

Hi.Clinton au Yémen…

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

En tournée au Moyen-Orient, Hillary Clinton a fait mardi une escale à Sanaa, effectuant la première visite d'un chef de la diplomatie américaine dans ce pays depuis 20 ans.

"Nous affrontons une menace commune posée par les terroristes et Al Qaïda mais notre partenariat va au-delà du contre-terrorisme", a déclaré la secrétaire d'Etat américaine après deux heures d'entretiens avec le président Ali Abdallah Saleh.

"Nous ne nous sommes pas juste concentrés sur les menaces à court terme mais sur les défis à long terme", a ajouté Hillary Clinton en faisant part du soutien de Washington aux efforts d'unité, de stabilité, de prospérité et de démocratisation du Yémen.

Les Etats-Unis souhaitent que le Yémen accentue son combat contre la branche d'Al Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa), dont les activistes mènent des opérations de plus en plus audacieuses contre des cibles occidentales.

Avant d'atterrir à Sanaa, Hillary Clinton avait confié aux journalistes qui l'accompagnent que la relation actuelle entre les Etats-Unis et le Yémen n'était pas "suffisante pour entretenir des liens militaires". "Il faut essayer d'élargir le dialogue."

Les activistes d'Aqpa ont attiré l'attention de Washington en octobre avec des attentats à la bombe ratés contre des avions cargos, un an après une tentative d'attentat contre un avion de ligne assurant la liaison Amsterdam-Detroit dont l'auteur avait été formé au Yémen.

"Je vais être franche: il y a aujourd'hui des terroristes qui opèrent à partir du territoire yéménite, dont beaucoup ne sont pas des Yéménites, certains étant même, je suis désolé de le dire, américains. C'est une préoccupation pour les deux parties", a déclaré Hillary Clinton.

Reuters, publié le 11/01/2011 à 17:36



 3 Politique internationale

 Le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés

 "Escalade alarmante" des combats.

 Le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) s'est inquiété de l'"escalade alarmante" des combats dans le nord du Yémen près de la frontière avec l'Arabie saoudite, en dépit du cessez-le-feu conclu il y a neuf mois a déclaré un porte-parole du HCR, Andrej Mahecic, lors d'un point presse.

Il a qualifié la situation d'"escalade alarmante", indiquant que des agences humanitaires présentes sur le terrain et d'autres témoins ont constaté que de nouveaux affrontements entre Houthis et tribus pro-gouvernementales avaient éclaté le 13 novembre dans la province de Saada (nord-ouest.

Suite à ces violences, le HCR a envoyé du personnel sur place pour évaluer l'ampleur des déplacements de civils, notamment dans des districts proches de l'Arabie saoudite.

En février, forces gouvernementales et séparatistes avaient signé un cessez-le-feu dans le nord du Yémen, après la dégradation de la situation à la frontière avec l'Arabie saoudite faisant craindre l'explosion d'un conflit régional. La reprise des combats en août 2009 dans le conflit récurrent depuis 2004 avait provoqué un exode massif de personnes dans la région de Saada.

Sur les 300.000 déplacés, seulement 20.000 sont revenus dans la ville de Saada, selon le HCR.

"Nous restons très préoccupés par le manque d'accès et par la situation humanitaire dans d'autres endroits" de la province de Saada, a souligné M. Mahecic.

AFP

23.11.



4 Brèves

4-1 Colis piégés- Le Yémen sous pression pour lutter contre Al-Qaeda.

Nb : Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

 

4-2 Le Yémen grogne.

Quelque 16 000 personnes sont descendues, hier, dans les rues de Sanaa, la capitale, dénonçant la corruption et réclamant des réformes. Le président Ali Abdoullah Saleh est au pouvoir depuis plus de trente ans. Le contexte économique difficile a poussé un jeune conducteur de taxi de 25 ans à s'immoler par le feu

http://www.20minutes.fr/article/660582/monde-le-mouvement-revolte-etend-poudriere-arabe



5 Dossier

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

5-1 Les Yéménites se soucient plus de la pauvreté que d'Al Qaïda.

Avec plus de la moitié des enfants qui souffrent de malnutrition et près de la moitié de la population qui vit au-dessous du seuil de pauvreté et sans installations sanitaires correctes, les Yéménites se soucient plus de leur survie que du combat occidental contre Al-Qaïda. Lire la suite l'article

A Sanaa, Maram, sept mois, se remet après avoir failli mourir de malnutrition. Sa mère a parcouru près d'une centaine de kilomètres depuis son village de montagne pour l'amener à la capitale, les remèdes traditionnels ayant échoué. Mais la famille a quatre enfants et pas les moyens de payer le traitement de son autre fillette de deux ans et demi, qui tient à peine debout -là aussi, un symptôme de malnutrition. "Je ne veux plus d'enfants", gémit leur mère, Sayeda al-Wadei, "je ne veux même pas de moi-même".

La malnutrition au Yémen atteint des niveaux comparables à ceux de zones de guerre comme le Darfour (Soudan) ou certaines régions d'Afrique sub-saharienne, et d'autres statistiques sont tout aussi effrayantes: près de la moitié des 23 millions de Yéménites vivent avec moins de 2 dollars (environ 1,5 euro) par jour et dans de mauvaises conditions sanitaires. Moins d'un dixième des routes sont carrossables, l'eau manque, des dizaines de milliers de personnes déplacées par les conflits affluent dans les villes. Le gouvernement rongé par la corruption ne contrôle guère que la capitale, et sa principale source de revenu -le pétrole- pourrait être épuisée d'ici dix ans.

Dans ces conditions, la plupart des Yéménites ont bien autre chose en tête qu'Al-Qaïda, à l'heure où les Etats-Unis font pression sur Sanaa pour qu'il combatte les terroristes sur son territoire.

Organisations humanitaires, économistes et autorités appellent les donateurs qui se réuniront en février à Riyad, en Arabie saoudite, à débourser des millions de dollars pour le développement du Yémen, afin de réduire la pauvreté et de restructurer l'économie du pays.

Washington a débloqué pour le Yémen 150 millions de dollars (114,5 millions d'euros) d'aide au développement, en plus de l'aide consacrée au combat contre Al-Qaïda, qui devrait passer de 150 à 200 millions de dollars l'an prochain. D'autres pays ont également contribué, estimant que la lutte contre le terrorisme passe par celle contre la pauvreté.

"Les enjeux sont élevés pour les pays voisins, l'Europe et les Etats-Unis, non seulement au Yémen mais au Moyen-Orient. Personne ne veut que le Yémen échoue", remarque Benson Ateng, responsable de ce pays à la Banque mondiale.

Mais des organisations humanitaires craignent que le gouvernement, qui tient par le clientélisme, ne privilégie les tribus alliées ou que les donateurs ne donnent priorité aux zones d'implantation d'Al-Qaïda, au détriment des régions les plus pauvres. Avec le risque d'alimenter le ressentiment du reste du pays.

La malnutrition est typique de l'imbrication des problèmes au Yémen: il est importateur net de denrées alimentaires alors qu'il manque d'argent et qu'une bonne partie de l'agriculture et jusqu'à 30% de l'eau sont consacrées à la culture du qat, plante aux vertus stimulantes et légèrement euphorisantes dont les Yéménites mâchonnent les feuilles en permanence.

Le pays manque d'infrastructures médicales et d'éducation et seuls 10% des enfants de moins de six mois sont nourris au sein. Faute de statistiques officielles, la malnutrition est largement passée inaperçue, alors qu'elle atteint des niveaux jamais vus ailleurs dans le monde", explique Greet Cappelaera, responsable du Yémen à l'UNICEF (Fonds des Nations unies pour l'enfance).

Les autorités yéménites font valoir leurs dépenses de sécurité, face à la rébellion sévissant dans le Nord, aux séparatistes du Sud et à Al-Qaïda. "Sans sécurité ni stabilité, il n'y aura pas de développement, de recul de la pauvreté et d'investissement", plaide Hesham Sharaf, vice-ministre du Plan et de la coopération internationale.

Les revenus du pétrole représentent au moins les trois quarts du budget gouvernemental mais la production de brut décline et le Yémen pourrait devenir importateur net dans les cinq ans tandis que ses réserves pourraient être totalement épuisées d'ici 2021, selon le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale.

L'argent du pétrole a fait bondir la consommation dans une frange très étroite de la population. Hôtels, restaurants, centres commerciaux et projets immobiliers se multiplient à Sanaa, mais dès que l'on sort de la capitale, l'autorité centrale cède le pas à celle des tribus.

A 10km seulement de Sanaa, à Wadi Dhaher, des maisons en torchis endommagées par des inondations sont abandonnées. Les routes boueuses mènent aux plantations de qat, qui absorbent la plupart de l'eau. Le village se sert d'un puits creusé à 400 mètres alors que la loi limite la profondeur à 60m pour éviter la surconsommation d'eau.

Les habitants appartiennent à la tribu des Hashed, officiellement alliée du gouvernement mais qui se soucie peu de l'autorité centrale. "Nous sommes autosuffisants. Notre autorité, c'est le cheikh. Même le président a besoin de son accord", lance Abdullah Muhsen, 27 ans.

Et si la jeunesse est l'avenir d'un pays, celle du Yémen pourrait être son cauchemar. Avec la septième plus forte croissance démographique du monde (2,9%), des dizaines de milliers de jeunes arrivent chaque année sur un marché du travail qui n'a pas grand-chose à leur offrir.

Beaucoup se retrouvent à Sanaa, comme Mourad Hamoud, qui a abandonné le lycée à Taiz (sud), et se voyait fonctionnaire dans la capitale. Il est devenu barbier. "Si les choses étaient normales, je n'aurais pas dû renoncer aux études pour travailler", regrette-t-il.

Pour Mohammed Abdel-Malik Mutawakel, professeur de sciences politiques à l'université de Sanaa, les jeunes risquent de penser que "l'économie leur est fermée". Du coup, "ils voudront lutter politiquement, et si ça aussi c'est bouché, ils prendront les armes, avec Al-Qaïda, avec le Sud, ou ailleurs", prévient-il.

AP

http://fr.news.yahoo.com/3/20101222/twl-yemen-al-quaida-pauvrete-1be00ca.html


5-2 Pourquoi le Yémen ? L’Ouest serait-il en train de choisir une nouvelle cible ?

Retour sur l’affaire des colis piégés retrouvés à bord d’avions-cargo en provenance du Yémen, affaire qui avait défrayé la chronique à la fin du mois d’octobre dans tous les médias occidentaux. L’analyse qu’en fait le journaliste russe Boris Volkhonsky n’étonnera pas nos lecteurs habituels, aussi bien sur la question du "timing" des événements que sur le choix du pays "cible", le Yémen. N’oublions pas que nous étions alors en pleine période électorale de mi-mandat aux USA, qui fut riche en alertes terroristes diverses et variées. Plusieurs grands médias européens avaient qualifié ces alertes d’exagérées et non dénuées d’un certain degré de "propagande" comparable à celle utilisée par un certain George W. Bush.

27 novembre,

 by GeantVert

 Boris Volkhonsky : Pourquoi le Yémen ? L’ouest serait-il en train de choisir une nouvelle cible ?

Les tentatives d’attentats de ces dernières semaines – dans des avions à destination des USA ou dans des synagogues US, vraisemblablement à Chicago – restent le sujet numéro un des médias occidentaux.

Les faits avérés sont les suivants. Vendredi dernier, deux colis contenant des explosifs ont été trouvés à bord d’avions-cargos partis initialement de Sanaa au Yémen, à destination des USA. Un des colis a été découvert à Dubai, l’autre à l’aéroport East Midlandsprès de Nottingham, en Angleterre. Tous deux – l’un était convoyé par UPS, l’autre par Fedex – étaient adressés à des synagogues à Chicago. Personne n’a encore revendiqué ces tentatives d’attentats, mais les officiels de sécurité ont rapidement attribué la responsabilité du complot à la section yéménite d’al-Qaida.

L’incident a donné lieu à une fouille intense de tous les chargements de fret et des bagages de voyageurs dans les aéroports américains. Aussi, certains rapports indiquent qu’au moins 26 paquets suspects ont été identifiés au Yémen. Samedi, des officiels yéménites ont arrêté une jeune femme de 22 ans, Hanan al-Samawi, suspectée dans cette affaire. Mais dès le dimanche, elle a été relâchée après qu’on eut découvert que quelqu’un avait volé et utilisé sa carte d’identité pour déposer les colis piégés.

Pendant ce temps, la panique a déferlé sur les États-Unis et l’Europe de l’Ouest. La plupart des pays occidentaux ont relevé leur niveau d’alerte terroriste. La Grande-Bretagne a même déclaré un gel de tous les vols en provenance du Yémen à destination du territoire britannique.

Cette histoire nécessite quelques clarifications.

Tout d’abord, pourquoi le Yémen ?

Le fait est que les autorités du Yémen ont un très faible contrôle de leur territoire, et ont sans aucun doute encore moins envie de combattre le terrorisme international que leurs voisins saoudiens. Par conséquent, certaines figures emblématiques de la mouvance terroriste ont trouvé refuge au Yémen, surtout après que l’Afghanistan et le Pakistan aient cessé d’être des refuges à cause des opérations militaires incessantes.

Ensuite, pourquoi maintenant, et pourquoi Chicago ?

En fait, le timing des attaques (ou plutôt, des tentatives d’attaques, et même des tentatives présumées d’attaques) a été choisi avec soin. Les élections de mi-mandat vont avoir lieu aux États-Unis, et l’administration démocrate se prépare à sa plus lourde défaite depuis des décennies. Si nous regardons vers un passé pas si lointain, il apparaît qu’une attaque terroriste sur-médiatisée est probablement le meilleur moyen pour une administration de redresser sa popularité. Et une attaque déjouée avant qu’elle ait été exécutée donne des points supplémentaires aux autorités. Et donc, quels que soient les motifs des terroristes, ce complot déjoué a tout pour fournir à Barack Obama et aux démocrates quelques points dus au « vote par compassion ». Le fait que les explosifs aient été destinés à des synagogues de Chicago (la ville natale d’Obama) parle de lui-même.

Bon, et ensuite ?

Une réponse plus facile serait de dire que l’administration Obama cherche un nouveau terrain pour reprendre l’initiative. Et après l’évident échec en Irak et en Afghanistan, ils pourraient voir dans le Yémen un nouvel enjeu dans leur grand jeu (« great game ») géopolitique. Il ne faut pas sous-estimer l’importance stratégique de ce pays. Le pouvoir qui contrôle le Yémen contrôle la plupart des routes maritimes entre l’Europe, le Moyen-Orient, de Sud et le Sud-est asiatique. Pour l’instant, si quelqu’un a le contrôle de cette région vitale, ce sont bien les pirates somaliens. Pour les USA, s’emparer d’un territoire là-bas avec des projets d’implantation de ses bases militaires, signifierait un retour sur le devant de la scène, après les échecs des deux dernières décennies, mais ne parait plus possible à présent.

Mais alors, il y a une autre question, probablement plus cruciale. Quels moyens les USA sont-ils prêts à utiliser contre une  force qui est au départ une pure invention des USA, i.e. al-Qaida ?

A ce jour, les moyens militaires ont prouvé leur totale inefficacité, à la fois en Irak et en Afghanistan. De surcroit, si le Yémen est vraiment devenu le refuge pour les extrémistes, c’est la conséquence de l’invasion de ces deux pays par les Américains. Donc, une opération militaire contre le Yémen apporterait seulement une chose : al-Qaida déplacerait ses opérations dans une autre zone, et les germes du terrorisme se propageraient ailleurs.

Bien sûr, l’horloge de l’Histoire ne peut pas être inversée et revenir en arrière est impossible. Mais il peut être utile de tirer les enseignements du passé. Et en observant ce qui s’est passé dans les années 80, on pourrait dire que ce sont les USA qui, en soutenant les moudjahidines en Afghanistan, ont créé les Talibans et al_Qaida. Maintenant, en les combattants impitoyablement au Moyen-Orient, ils retournent l’ensemble du monde musulman contre eux-mêmes et leurs Alliés. Qu’obtiendront-ils en étendant leurs activités militaires à une nouvelle zone dans cette région instable, c’est une question dont pratiquement personne n’apprécierait la réponse.

Boris Volkhonsky

le 1er nov. 2010

The Voice of Russia, 

Traduction et illustration par GV pour ReOpenNews.

http://www.reopen911.info/News/2010/11/27/pourquoi-le-yemen-l%e2%80%99ouest-serait-il-en-train-de-choisir-une-nouvelle-cible/


 


Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

 6-1 WikiLeaks : les stocks radioactifs du Yémen sont des cibles faciles pour Al-Qaïda (Guardian, 20 Dec)

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Un haut fonctionnaire du gouvernement du Yémen a mis en garde les diplomates américains sur la pauvreté de la sécurité de l’entreprise principale de produits radioactifs du pays, qui pourrait permettre aux terroristes(…)  de mettre la main sur de la matière hautement dangereuse, selon les fuites diplomatiques révélées par Wikileaks.

Le fonctionnaire yéménite a dit aux Américains qu’un seul garde surveillait les installations et il a été démis de ses fonctions, donc seule une caméra de télévision en circuit fermé était sur place, mais en panne depuis 6 mois. Le message comme quoi l’écart entre les terroristes et les matières nucléaires au Yémen est très faible a été relayé par un message diplomatique le 9 janvier par l’ambassade de la CIA à Sanaa à la sécurité intérieure américaine.
Le Yémen est le pays le plus pauvre du monde arabe, et il est apparu comme la base la plus active pour Al-Qaïda, après l'Irak et l'Afghanistan. Le groupe est derrière une série d'attaques contre des cibles occidentales dans le pays, y compris le complot de fret aérien qui a échoué en octobre et la tentative d'abattre un avion de ligne américain à destination de Detroit à Noël l'année dernière. Le kamikaze, né au Nigeria Detroit, Omar Farouk Abdulmutallab, a été radicalisé au Yémen, selon des sources de sécurité.
Les informations diplomatiques, classées secrètes par l'ambassadeur américain Stephen Seche, et envoyées peu après l’évènement de la bombe le jour de Noël, décrit « l’inquiétude » officielle des Etats-Unis pour convaincre le gouvernement du Yémen d’enlever tous les matériaux du pays jusqu'à ils soient mieux assurés afin d'améliorer les mesures de sécurité l’agence nucléaire.
Le câble diplomatique a également révélé que l'établissement détient de grandes quantités de substances radioactives utilisées par les hôpitaux, les universités locales pour la recherche agricole et dans les champs pétrolifères. La communauté internationale craint que les isotopes radioactifs peuvent être utilisés pour fabriquer une bombe sale. Les isotopes ne sont pas des explosifs, à la différence des matières nucléaires comme l'uranium. Bien qu’il existe peu de chances de tuer un grand nombre de personnes avec un tel dispositif, cela pourrait toutefois causer des dommages énormes et une zone contaminée par la radioactivité.

Des experts internationaux ont déclaré que le manque de sécurité dans les installations au Yémen est une "haute priorité" pour le gouvernement des États-Unis.

http://www.sharknews.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=1306:wikileaks--les-stocks-radioactifs-du-yemen-sont-des-cibles-faciles-pour-al-qaida-guardian-20-dec&catid=106:articles-du-monde&Itemid=162



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" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


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