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31/01/2011

n° 64 - Dossiers de Pakistan - 30-01 : - - : La guerre des É.-U au Pakistan s'est intensifiée en 2010.

n° 64 -  Dossiers  de Pakistan - 30-01 : - - : La guerre des É.-U au Pakistan s'est intensifiée en 2010.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité accepte les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



      Dossiers de PAKISTAN.  

                                                            n° 64 - 30-01        

     C.De Broeder & M.Lemaire                                                                             



 "Dossiers de PAKISTAN" est  visible :

a) sur nos  blogs :  http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                              http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dirak-de-m-lemaire.html

c) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

d) Et Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

e) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Ps : Avant de vous lancer dans la lecture du journal, noter ceci: Taliban- 'Al Qaïda'  &  Ben Laden = concept réducteur inventé par les Usa, pour désigner la résistance.

Idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes


Sommaire.

1 Dossiers

1-1 Dan De Luce et Mathieu Rabechault : La guerre des É.-U au Pakistan s'est intensifiée en 2010.

1-2 Manlio Dinucci : Le Merry Christmas du Pentagone.

1-3 Des Suisses au service de la CIA.

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Pervez Musharraf: "Je ne répondrai jamais aux juges français sur l'affaire de Karachi".

3 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

3-1 Le témoignage du contrôleur général des armées qui implique Balladur, Léotard et …Sarkozy bien sûr!

4 Annexe

4-1 Eva R-sistons : C dans l'Air: Des émissions au service du choc de civilisations.

4-2 Karachi : Donnedieu de Vabres mis en cause.



1 Dossiers

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

1-1 Dan De Luce et Mathieu Rabechault : La guerre des É.-U au Pakistan s'est intensifiée en 2010.

 Engagés en Afghanistan, les États-Unis mènent parallèlement une autre guerre de l'autre côté de la frontière, au Pakistan, où ils ont considérablement intensifié leurs frappes en 2010 contre les islamistes.

 En Afghanistan, l'effet des renforts envoyés cette année se fait sentir sur le terrain, selon un rapport de la Maison-Blanche; au Pakistan, le nombre de frappes de drones, qui constitue le baromètre des opérations, a plus que doublé par rapport à 2009.

 Au 17 décembre, les Predator et Reaper ont frappé à 113 reprises au moins Al-Qaïda, les talibans et les militants du réseau Haqqani qui trouvent refuge au Pakistan, selon le décompte du centre de réflexion Fondation pour une nouvelle Amérique.

 Le nombre de tirs de drones pour la seule année 2010 dépasse le total des frappes des six années précédentes et a provoqué la mort de plus de 873 rebelles, selon cette fondation. [tous d'ailleurs portaient une pancarte "Al-Qaida", voilà enfin une guerre toute propre - RM]

 Mardi encore, trois attaques de drones contre des campements et véhicules de rebelles présumés ont fait au moins 15 morts dans une zone tribale du nord-ouest du Pakistan, selon des responsables de la sécurité.

 Cette «guerre des drones» est secrète et menée par la CIA, qui dispose également de sa propre armée: 3000 Afghans basés en Afghanistan et amenés à franchir la frontière pour éliminer des  résistants ou recueillir des renseignements.

 Concentrées dans le Waziristan du Nord, les frappes visent également le Waziristan du Sud et la zone tribale de Khyber. Washington pousse les autorités pakistanaises à autoriser de nouvelles zones de frappes et souhaite davantage d'efforts d'Islamabad. 

Les responsables pakistanais soutiennent pourtant discrètement cette politique de frappes. La plupart des renseignements obtenus par la CIA pour déterminer les cibles viennent du Pakistan, écrit Peter Bergen, un spécialiste de cette «guerre des drones», sur le site internet de cette fondation.

En 2010, de meilleurs renseignements ont semblent avoir permis de réduire les victimes civiles occasionnées par ces frappes, estime-t-il. Mais leur nombre reste «plus élevé que Washington veut bien l'admettre» [sans blague?], soutient l'ONG Campagne pour les victimes innocentes de conflits (Civic).

Les victimes civiles dressent la population contre les États-Unis et risquent de nourrir les rangs des extrémistes mais Washington soutient que les tirs de drones ont gravement affaibli la direction d'Al-Qaïda au Pakistan.

Cette campagne de drones «peut être considérée comme une guerre» mais elle n'est pas perçue comme telle, expliquait en mars devant le Congrès américain Peter Singer, un spécialiste des armements automatisés.

 

Est-ce parce qu'elle est menée par la CIA et non par les militaires, parce que le Congrès n'en a pas débattu ou parce qu'il n'y a pas de pertes américaines? se demandait-il.

De fait, les opérations américaines au Pakistan ne font l'objet que de très peu de débat aux Etats-Unis et l'objectif ultime affiché par le président Barack Obama de «battre Al-Qaïda» dans la zone pakistano-afghane reste incertain.

Les drones constituent l'arme privilégiée pour lutter contre Al-Qaïda au Yémen comme au Pakistan. Pour Bruce Riedel, un ex-agent de la CIA spécialiste de la zone pakistano-afghane, cela revient à «s'attaquer à un nid de guêpes, guêpe après guêpe». «Le nid produira toujours plus de guêpes», a-t-il expliqué au magazine New Yorker.

 Mais Washington n'a d'autre option que de poursuivre les frappes de drones, selon lui: «la raison pour laquelle l'administration continue est évidente: elle n'a vraiment rien d'autre».

De Luce et Mathieu Rabechault
AFP, 28 décembre 2010


1-2 Manlio Dinucci : Le Merry Christmas du Pentagone.

Il y a Noël et Noël. Pendant que dans son message télévisé de la Maison Blanche le président Obama et la First Lady, dans une chaude atmosphère familiale autour de leur cheminée, souhaitent Merry Christmas et « encouragent chacun à soutenir les troupes et leurs familles », à New Orleans, huit SDF meurent dans  un immeuble abandonné où ils avaient allumé un feu pour se réchauffer. Le problème des SDF, d’après le témoignage d’un militant d’une mission, a empiré depuis que la ville a été ravagée par l’ouragan Katrina en 2005. Et pourtant, dans le budget 2011, les fonds du Département  fédéral pour le développement immobilier et urbain sont tombés à 47 milliards de dollars par rapport aux 59 d’il y a deux ans.

   C’est par contre un heureux Noël pour le Pentagone, qui a trouvé aux pieds du sapin le budget tout juste approuvé par le Congrès : 725 milliards de dollars pour l’année fiscale 2011.  Une augmentation de 37 milliards de dollars, plus que ce qu’il avait demandé. Le budget comprend 159 milliards pour « poursuivre la nouvelle stratégie du Président en Afghanistan et au Pakistan » et pour d’autres « opérations outre-mer ». Quasiment un demi-milliard de dollars par jour, qui certainement ne seront pas suffisants. Au budget de base du Pentagone s’ajoutent d’autres dépenses de caractère militaire : 124 milliards pour les militaires à la retraite ; 12 pour les armes nucléaires, inscrits au Département de l’énergie ; 54 pour le Département de la sécurité de la patrie. Si l’on inclut d’autres programmes à finalités militaires, dont certains de la Nasa,

la dépense militaire états-unienne dépasse les 900 milliards de dollars, environ un quart du budget fédéral.

   On n’oubliera pas en outre la dépense du Programme national d’intelligence qui, spécifie-t-on dans le budget, est « classée », c’est-à-dire secrète. On annonce cependant qu’elle sera augmentée pour potentialiser les capacités de la CIA et des autres agences et pour soutenir la stratégie du Président en Afghanistan et au Pakistan.  Selon une enquête du Washington Post, le monde des services secrets est devenu aux USA tellement vaste et impénétrable que personne ne sait combien il coûte. Il existe « une géographie alternative des Etats-Unis : une Amérique  top secret cachée aux yeux des gens » : y travaillent dans des programmes secrets environ 1.270 organisation gouvernementales et 1.930 privées, pour un total de 850 mille personnes.

On ne sait pas quels ont spécifiquement leurs tâches. On en voit par contre les résultats : maintenir les gens dans un état de tension constante, en les persuadant qu’ils sont menacés par le terrorisme international, de façon à justifier un état de guerre permanent et une augmentation continue de la dépense militaire. Avec comme conséquence une dette publique états-unienne qui dépassera en 2011 les 10mille milliards de dollars (deux tiers du PIB).

 La raison de tout cela, le président Obama l’explique dans la présentation du budget fédéral. Notre avenir, écrit-il, ne dépend pas seulement du maintien de la « sécurité dans la patrie ». Il « dépend du maintien du leadership américain (états-unien, ndt) à l’étranger ».

Manlio Dinucci

Edition de jeudi 30 décembre 2010 de il manifesto

http://www.ilmanifesto.it/il-manifesto/in-edicola/numero/20101230/pagina/08/pezzo/294135/


1-3 Des Suisses au service de la CIA.

La CIA a utilisé trois ingénieurs suisses pour infiltrer un trafic de matériel nucléaire mis en place par le scientifique pakistanais Abdul Qadeer Khan.

Pour éviter que l’affaire ne s’ébruite, le gouvernement américain a ensuite fait pression sur la Suisse pour entraver l’enquête sur les activités de ces trois ingénieurs helvétiques.

Une affaire qui sort aujourd’hui grâce à la ténacité d’un magistrat Andreas Muller.

L’histoire ressemble à s’y méprendre à un roman de John le Carré, le maître de la littérature d’espionnage. Sauf qu’elle est bien réelle et qu’elle pourrait déboucher sur un véritable scandale.

Si l’on en croit le quotidien américain New- York Times, la CIA, le service de renseignements américain a utilisé trois ressortissants helvétiques, un père et son fils pour infiltrer un réseau de trafic de matière nucléaire lié au célèbre scientifique pakistanais Abdul Qadeer Khan. L’affaire aurait pu rester secrète sans l’obstination d’Andreas Müller. Ce juge fédéral suisse, à la suite d’une longue enquête a en effet recommandé la mise en examen de Friedrich Tinner et de ses deux fils Marco et Urs, pour violation de la loi helvétique sur le matériel de guerre

Prolifération nucléaire

Au cœur de ce dossier figure un homme, AQ Khan. Le père de la bombe atomique pakistanaise a contribué depuis les années 70 à fournir les éléments techniques nécessaires à la fabrication d’armes nucléaires à des pays comme la Libye, la Corée du Nord ou l’Iran. Placé en résidence surveillée à partir de 2004, il a retrouvé sa liberté de mouvement après une décision de la haute cour pakistanaise en février 2009. Une décision qui a provoqué à l’époque une vive réaction du gouvernement américain. Ce dernier estime que le scientifique pakistanais constitue toujours « une sérieuse menace en matière de prolifération nucléaire ».

C’est dans l’exportation du savoir-faire pakistanais que sont intervenus les trois membres de la famille Tinner. Ingénieurs de formation, ils auraient selon le juge Müller fourni leur expertise à Abdul Qadeer Khan. Plus grave, ils sont accusés d’avoir su dès 1998, que l’uranium enrichi au Pakistan servait à un usage militaire. A cette étape de l’histoire, Friedrich, Marco et Urs Tinner apparaissent comme de simples ingénieurs ayant, pour des raisons d’argent, décidé de collaborer avec le chercheur pakistanais.

Des taupes américaines

Mais si l’affaire faut aujourd’hui grand bruit, c’est que les trois membres de la famille Tinner s’avèrent être des collaborateurs de la Central Intelligence Agency, le service de renseignements extérieurs américain. Là encore en échange d’une rétribution financière, ils auraient accepté de fournir des informations sur le réseau mise en place par Abdul Qadeer Khan. Ils auraient également permis de saboter une partie du matériel fournit à des Etats considérés comme terroristes par le gouvernement américain. L’enquête de la justice suisse permet de découvrir que pour éviter que l’implication de la CIA ne soit révélée, l’administration américaine a fait pression sur le gouvernement suisse pour freiner les investigations. Et ce avec succès si l’on en croit le juge Andreas Muller.

Lors d’une conférence de presse jeudi à Berne, le magistrat a affirmé que « le gouvernement est intervenu massivement dans le cours de la justice en ordonnant la destruction de moyens de preuves pour une enquête en cours et en interdisant à la police judiciaire fédérale de collaborer avec les enquêteurs ». Une attitude inacceptable car comme le souligne le juge fédéral « une démocratie sans séparation des pouvoirs n’est plus une démocratie ».

Arrêtés en 2004, les trois accusés sont aujourd’hui en liberté. Le ministère public de la Confédération, équivalent suisse du procureur général doit désormais statuer sur la demande d’inculpation présenté par le juge Andreas Müller. Pour ce faire « nous allons étudier le rapport de 174 pages et décider des suites à lui donner ». Quoi qu’il en soit, l’image du gouvernement helvétique pourrait être durablement ternie par cette affaire.

http://www.rfi.fr/europe/20101224-suisses-service-cia


2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Pervez Musharraf: "Je ne répondrai jamais aux juges français sur l'affaire de Karachi".

Pervez Musharraf a démissionné de la présidence du Pakistan il y a trois ans. Et même s'il vit en exil à Londres, il reste une figure incontournable du pays. L'ex-général, qui a pris le pouvoir en 1999, a apporté une prospérité et une stabilité relative au Pakistan. Un exploit comparé à l'évolution de l'Afghanistan voisin. Surtout, il est un des rares dirigeants du Pakistan à avoir réussi à rester en vie. Aujourd'hui, Pervez Musharraf s'est converti à la démocratie et a lancé un nouveau parti : la "All Pakistan Muslim League (APML, la Ligue musulmane pakistanaise), qui participera aux élections de 2013. Entretien

Pourquoi avoir créé un nouveau parti ?
Le Pakistan est en phase de régression. L'économie pique du nez. En 2006, elle était forte, et maintenant nous sommes vus comme le malade du continent asiatique. Vous pouvez ajoutez à cela un gouvernement défaillant, le terrorisme et l'extrémisme politique. Aucun parti politique, à l'heure actuelle, n'est capable de prendre ces problèmes à bras le corps. C'est pour cela qu'il était nécessaire de créer un nouveau parti qui aurait une crédibilité tant au Pakistan qu'à l'international.

Vous sentez-vous en sécurité pour retourner au Pakistan ?
Il y a sans aucun doute des problèmes de sécurité, mais ils ne vont pas me dissuader. Il y a également le terrorisme et l'extrémisme, qui sont deux tendances dangereuses. J'ai déjà eu affaire à ces problèmes quand je vivais au Pakistan, et j'y ferai face à nouveau. Il faut savoir prendre des risques pour gagner quelque chose.

 

Il faut installer un gouvernement qui soit légitime en Afghanistan. La question est comment intégrer les Pachtouns à ce processus.

Vous avez été un allié des Etats-Unis dans la guerre en Afghanistan. Comment les avez-vous aider ?
Quand, en 1979, commence la guerre soviétique en Afghanistan, nous nous sommes retrouvés en alliés naturels du pays contre les soviétiques et sommes devenus un partenaire stratégique des Etats-Unis. A la fin de la campagne soviétique, en 1989, les Etats-Unis se sont désintéressés de la région, et le peuple pakistanais s'est senti trahi. Aussi, quand les Etats-Unis ont envahi l'Afghanistan après le 11 septembre, il nous est apparu naturel, au niveau du gouvernement, de nous allier à nouveau avec eux pour combattre notre ennemi commun : les Talibans et Al Qaïda. Mais les Pakistanais, eux, rejettent toujours les Etats-Unis.

Est-ce que George W. Bush vous a demandé votre avis avant d'envahir l'Afghanistan ?
Non. Les Etats-Unis voulaient envahir l'Afghanistan, ce qui était peut-être justifié après ce qu'il s'est passé au World Trade Center. Nous avons rejoint la coalition parce que c'était dans notre intérêt. Mais on ne m'a pas demandé mon avis.

Quelle est la manière la plus rapide d'en finir avec cette guerre ?
Pour parler franchement, il n'y a pas de solution rapide. Nous avons manqué certaines opportunités dans le passé. Ainsi, les alliés ont fait une grosse bévue. Les Talibans ont été battus grâce à l'aide de l'Alliance du Nord juste après le 11 septembre. Cette Alliance était composée de minorités afghanes, tandis que les Talibans étaient majoritairement issus des rangs Pachtouns. Les Talibans sont partis se réfugier dans les montagnes pakistanaises. Il y avait alors un vide en Afghanistan. Il aurait fallu instaurer un gouvernement légitime à Kaboul, mais qui soit dominé par les Pachtouns. Cette ethnie est la plus importante du pays, et l'a toujours dirigé. Ils sont les dirigeants naturels du pays. Les alliés avaient deux ans pour le faire. La résurgence des Talibans n'est survenue que deux ans plus tard, parce que les Pachtouns n'avaient pas été conviés dans la reconstruction. Gardez en tête que tous les Talibans sont Pachtouns, mais que tous les Pachtouns ne sont pas Talibans.
Pour en finir rapidement, il faut installer un gouvernement qui soit légitime. La question est comment intégrer les Pachtouns à ce processus.  Il faut également prêter attention aux malliks, les leaders traditionnels des tribus, plutôt qu'aux mollahs. Il faut identifier les malliks qui ne sont pas Talibans et les associer au futur pouvoir. Et rappelez-vous aussi que tout le monde se dit Taliban. Il faut rechercher ceux qui peuvent œuvrer à la paix.

On ne demande pas au chef d'Etat d'un pays étranger de venir devant la justice de votre pays.

Il faut donc créer des divisions au sein des Talibans ?
Tous les Pachtouns ne sont pas Talibans. Ils ont la même barbe, mais on ne devrait pas les traiter tous comme des Talibans. C'est l'erreur qui a été commise.

Il faut donc changer le gouvernement en incluant les Pachtouns ?
Oui. On est en train d'essayer d'introduire la démocratie dans un pays qui ne connaît même pas le mot. L'Afghanistan a toujours été gouverné de manière décentralisé. On ne peut imposer d'un seul coup un gouvernement central dirigé par Hamid Karzaï.

Savez-vous où est Oussama Ben Laden ?
Non. On a pensé l'approcher il y a quelques années, en 2004. Mais après ça, on a perdu sa trace.

D'après vous, qui est responsable de la mort des 11 ingénieurs français à Karachi ?
Les mêmes terroristes : les Talibans et Al Qaïda. Il n'y a aucun doute.

Seriez-vous prêt à venir témoigner devant la justice française au sujet de l'attentat et du contrat des sous-marins ?
Jamais. S'il y avait une affaire devant la justice Pakistanaise concernant la France, est-ce que le Général de Gaulle serait venu témoigner ? On ne demande pas au chef d'Etat d'un pays étranger de venir devant la justice de votre pays.

27-01-2011 09:28

http://www.metrofrance.com/info/pervez-musharraf-je-ne-repondrai-jamais-aux-juges-francais-sur-l-affaire-de-karachi/pkaz!Mvr4O7j0n3VZ4sGqvAqh9Q/



3 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

3-1 Le témoignage du contrôleur général des armées qui implique Balladur, Léotard et …Sarkozy bien sûr!

On comprend pourquoi la clique du pouvoir ne veut pas que le contenu des auditions de la mission d’information (et non d’enquête ce qui a son importance) aille jusqu’à la justice.

Las, un député en a décidé autrement en fournissant l’ensemble des procès verbaux au juge Trévidic. Quand bien même ceux-ci ne seraient pas exploitables en tant que tels par leur apport peut-être illégal, rien empêche la justice de réinterroger les mêmes personnes pour qu’elles fassent les mêmes déclarations.
Médiapart et L'I- Monde nous renseigne sur le contenu d’une audience éclairante et estomaquante de Jean-Louis Porchier, contrôleur général des armées - ce n’est pas rien - dont ceci : Aux membres de la mission, M. Porchier relate dans le détail sa conversation avec ce haut fonctionnaire : "M. Ferrier m’a dit : ’ce contrat ne sert à rien. Ce contrat permet le recyclage d’argent pas très net du côté du Pakistan et, du côté français, il permet de verser des rétrocomissions. Il y a 10% de rétrocomissions sur l’ensemble des FCE. Sur ces 10%, il y en avait une partie pour la campagne électorale de M. Balladur, et une autre pour M. Léotard’. Je n’avais pas les moyens de vérifier cela et j’ai écrit dans mon rapport que je ne connaissais pas la destination finale de ces fonds. Je n’ai pas mentionné de noms".
Or ces propos sont confirmés par ledit Ferrier : "Il est possible que je les ai tenus, déclare M. Ferrier, cela était vraisemblable. Je tirais ce raisonnement d’un contrat antérieur, où j’avais bloqué un taux de 10% de commissions financières [qui] était manifestement un acte de corruption. Je précise que la corruption ne touchait pas le ministre de la défense, mais un autre membre du gouvernement".
Remarquez qu’il y a corruption d’un autre ministre (Je précise que la corruption ne touchait pas le ministre de la défense, mais un autre membre du gouvernement".) . La France est belle à son sommet où la neige ne tombe pas et ne déclenche aucune pagaille, car s’il y a pagaille c’est la faute des autres. Mais au fait quel est cet autre ministre ? Cela ne préoccupe ni le Monde ni Médiapart, ni la commission d’information et espérons que cela intéressera la justice. Il ne doit pas y avoir prescription dans ce cas.
En parallèle de ce procès verbal Le Monde tout comme Médiapart nous parlent de l’interrogatoire de Jacques Dewatre, patron de la Direction générale des services extérieurs (DGSE) entre 1993 et 2000. Ce dernier dément l’enquête de 1995 sur le contrat Agosta, ce qui est contradictoire entre les déclarations de Villepin et Millon. Cela pourrait vouloir dire que cette enquête aurait été faite en sous-main. Un beau sac de nœuds.
Si Porchier s’est rapproché de ce monsieur Ferrier c’est qu’il enquêtait et pour cette raison a rencontré celui qui était à l’époque des faits directeur des transferts sensibles au secrétariat général de la défense nationale (SGDN). Dans le texte de la commission il le nomme directeur du contrôle à l’export.
Dans sa retranscription l’article public du Monde oublie ce détail : Il n’est pas significatif pour lutter contre la réduction du plan de charge de la DCN Cherbourg [qui a construit les sous-marins, NDLR]. Cela ne sert à rien aux Pakistanais car ce n’est pas avec trois sous-marins qu’ils vont rétablir l’équilibre avec l’Inde.
Il faut le compléter par les propos similaires du livre Le Contrat : « Voici en substance ce que (M. Ferrier) m’a dit : “Ce contrat est vraiment une ânerie, une ineptie, et ce de tous les points de vue. Il ne sert à rien aux Pakistanais, qui ne pourront pas s’opposer à l’Inde avec trois pauvres sous-marins. Pour Cherbourg pareil, c’est peanuts. Par ailleurs, cela coûte beaucoup d’argent à l’Etat français, puisque le contrat est largement déficitaire. En fait, cela a servi, côté pakistanais, à blanchir l’argent sale, l’argent de la drogue. Et, côté français, à financer les politiques.” »
« Je lui ai demandé ce qu’il voulait dire par là, et il m’a répondu : “C’est simple, 10 % des commissions versées aux intermédiaires étaient destinés aux rétrocommissions en France, soit à peu près 50 millions de francs. La moitié de cette somme a servi à financer la campagne d’Edouard Balladur, l’autre moitié à renflouer les caisses du Parti républicain”. »
Et ce bon contrôleur explique comment s’est passée sa rencontre avec ce Ferrier : « J’étais scandalisé. Et manifestement, mon interlocuteur aussi. Je me souviens qu’il était formel, il était très précis donc visiblement bien informé »
Notons que les déclarations à la commission d’information parlementaire sont proches de celles aux auteurs du livre. Relevons aussi sans cesse à ceux qui justifient les pot-de-vin car sinon les autres le font, que dans ce cas précis, celui de Karachi, cela a été une aberration économique, politique, militaire et diplomatique. Relevez bien ces phrases et enfoncez-les dans la gorge de ces défenseurs de l’immonde : Ce contrat est vraiment une ânerie, une ineptie, et ce de tous les points de vue. Il ne sert à rien aux Pakistanais, qui ne pourront pas s’opposer à l’Inde avec trois pauvres sous-marins. Pour Cherbourg pareil, c’est peanuts. Par ailleurs, cela coûte beaucoup d’argent à l’Etat français, puisque le contrat est largement déficitaire. En fait, cela a servi, côté pakistanais, à blanchir l’argent sale, l’argent de la drogue. Et, côté français, à financer les politiques.”
Autrement dit : n’apporter qu’un travail insignifiant, coûter énormément d’argent, recycler l’argent de la drogue et corrompre les politiques ! La totale quoi. Avec au bout et tout au long, évidemment du sang, et évidemment des larmes. On a perdu argent et honneur. Et nous devrions en être fiers, ou dire merci, ou accepter parce que les pots-de-vin c’est comme ça et puis c’est tout. Où sont-ils ces pragmatiques ? Peuvent-ils se regarder dans une glace sans que la honte ne la fasse fondre ? Ceux-ci qui se croient au-dessus des bisounours que nous serions, pauvres naïfs et imbéciles quand il faut être un requin sanguinaire au milieu de ses frères aux dents aiguisées. Oseront-ils justifier l’injustifiable ? Oseront-ils se remettre en question et en cause ? Oseront-ils être à la hauteur de l’image qu’ils ont d’eux-mêmes ? Ou seront-ils des crapules définitives ? Je parle à ceux-ci mais également à tous les impliqués de cette affaire immonde.
Il ne faut pas s’arrêter en si bon chemin et lire tout ce que la déclaration du bon apôtre et accessoirement contrôleur général des armées peut nous apprendre. Pour qu’il n’y ait ni doute ni confusion le fac-simile de sa déposition est en fin d’article. A près avoir déclaré que l’action de la DCNI était entourée d’irrégularité il nous dit ceci, ce qui infirme totalement les propos de Nicolas Sarkozy : « Oui tous les contrats de la DCN étaient portés par la DCNI. Toutes les offres de la DCN à l’export étaient soumises au contrôle préalable du ministère de l’économie et des finances et j’ai moi-même participé, pendant deux ans, aux réunions du comités des offres de DCN pour les contrôler. » Il sait donc de quoi il parle
Plus loin quand on lui demande de parler des commissions (et la suite est plus haut dans cet article car important) : « J’ai établi tout cela dans mon premier rapport. Le prix du contrat, pris à perte, s’élevait à plus de 5 milliards de francs. Les FCE, pas destinés aux parties françaises, s’élevaient à 555 millions de francs. Cela est important, 10 %, mais les connaisseurs, au ministère du budget [ ce qui contredit à nouveau formellement les dires de Nicolas Sarkozy], ne trouvaient pas ça exceptionnel. Venaient ensuite s’ajouter, et cela constituait une grosse irrégularité, quelques dizaines de millions de francs pour la SOFMA, 108 millions de francs pour les chantiers de l’Atlantique et 100 millions pour la DCNI.
On arrivait ainsi à un total de 800 millions de francs de commissions, ce qui était totalement excessif et injustifié si on rapporte ce montant aux 1 083 millions de francs de la part de la DCN dans ce contrat.
A l’époque, ces FCE ne constituaient pas une irrégularité puisque la France n’avait pas encore signé la convention de l’OCDE. »
Enfin voici une dernière déclaration qui enfonce le clou : « A l’époque, le chiffre des commissions était connu au ministère de l’économie et des finances. J’ai écrit dans mon rapport que ces commissions avaient augmenté de 176 millions de francs dans les dernières semaines, ans que je puisse en établir la traçabilité. Elles portaient le total des FCE [pots-de-vin, en français] à 550 millions de francs. Cela avait fait sourire [!] les fonctionnaires du ministère de l’économie et des finances. »
Nous apprenons enfin que ces demandes supplémentaires avaient été faites en juin.
Nous comprenons pourquoi la clique qui nous gouverne ne veut en rien que ces procès verbaux, qui sont en fait la propriété, non de l’Assemblé nationale, mais de la vérité et de la justice, parviennent jusqu’aux juges. Mais pas de chance d’autres ont pris le contre-pied.
A ça ira, ça ira, les politiques à la Lanterne etc.

http://www.toutsaufsarkozy.com/cc/article01/EkAkpZVFllZefQwZCO.shtml



4 Annexe

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

4-1 Eva R-sistons : C dans l'Air: Des émissions au service du choc de civilisations.

Alerte ! Les tenants, au sommet de la pyramide, qui rêvent d'imposer un Nouvel Ordre Mondial totalitaire, militaire et financier, divisent pour régner, dressent les citoyens les uns contre les autres, masquent les vrais enjeux, les vrais périls.
Après la chasse aux Juifs et aux communistes, voici le nouveau bouc-émissaire désigné à la vindicte populaire : Le Musulman, l'Arabe, l'Islam.
Ne tombons pas dans ce piège infâme, artificiellement provoqué à des fins hégémoniques et prédatrices, et quotidiennement relayé par les Médias aux ordres.
Citoyens, ne soyons pas dupes de la scandaleuse manipulation !
Nos ennemis sont tout en Haut, et pas à côté de nous...
Eva R-sistons aux impostures conduisant aux chocs de civilisations meurtriers et aux guerres nucléaires apocalyptiques !

Eva R-sistons

Jeudi 6 Janvier 2011
eva R-sistons : Si les guerres à venir deviennent un jour chocs de civilisations, c'est à cause de l'Occident

Si les guerres à venir deviennent un jour chocs de civilisations, c'est à cause de l'Occident qui sème partout divisions et haine, notamment à travers les Médias. Et non pas comme Calvi-Krettly voudrait le faire croire, à cause des méchants Islamistes (amalgame facile mais honteux, ensuite, avec les Musulmans) qui se lanceraient dans des croisades d'ailleurs perdues d'avance ! 

En réalité, les guerres qui sont programmées, seront "préventives, permanentes, totales, et même nucléaires" et pour satisfaire les appétits pantagruéliques des banksters et des affairistes véreux, des multinationales de mort de l'Occident. Voilà la vérité qu'on dissimule derrière un pseudo conflit de civilisations, en réalité artificiellement provoqué par l'Occident prédateur, hégémonique, assassin, pour masquer ses vraies intentions et pour dresser les citoyens contre les Musulmans, et les Arabes, dont le péché est de ne pas vouloir s'aligner sur le "money-théisme" chrétien ou juif, sur les valeurs matérialistes et égoïstes de l'Occident. Et en prime, ces boucs-émissaires modernes ont dans leurs sous-sols des richesses convoitées par les cupides Occidentaux, seulement désireux, bien peu chrétiennement, de s'emparer des ressources ne leur appartenant pas.

Quant à l'émission, que j'écoute d'une oreille, elle est, disons-le, programmée par le très sioniste Calvi-Krettly pour une fois de plus, dresser les citoyens contre les Musulmans et les Arabes haïs, aujourd'hui, par nombre de Juifs, c'est une réalité lourde de menaces, bien plus que celle des très peu nombreux Islamistes (et Al Quaïda, c'est juste deux mille militants, source ancien Chef de la lutte anti-terroriste en France, militants ne menaçant nullement un Occident sur-armé et sur-financé).

Et le sieur Calvi se défoule ! En écrivant, voici ce que j'entends:  "Vous n'imaginez PAS qu'on puisse DISCUTER avec les Frères Musulmans !" - "Les Musulmans intégristes s'en prennent aux Chrétiens d'Orient car ils incarnent l'Occident" - "Les Eglises d'Occident sont-elles devenues des cibles pour les "terroristes" ? "L'Eglise copte est menacée en France, à Châtenay Malabry" - "Selon un sondage, l'Islam représente plutôt une menace, et l'intégration se passe plutôt mal" (évidemment, avec le conditionnement permanent des médias crapuleux, note d'eva) - "L'islam devient-il de plus en plus régressif et expansionniste ?" (et scandaleusement, Calvi-Krettly appuie bien sur les deux accusations, note d'eva) - "Cela ne favorisera-t-il pas l'émigration des Chrétiens vers l'Europe ?" (tous les poncifs y passent, note d'eva) - "Ne risque-t-on pas une dégradation - soigneusement favorisée et entretenue par les Médias, note d'eva - des relations entre Chrétiens et Musulmans au niveau mondial ?" (il en salive d'avance, le faux journaliste et vrai propagandiste Calvi-Krettly. C'est son but, de travailler aux chocs, les tensions sont alimentées par des apprentis-sorciers comme lui) - "L'inquiétude grandit parmi tous les chrétiens, pas seulement parmi ceux d'Orient" - "Les sondages montrent que les Musulmans sont craints" (le journaleux Calvi-Krettly adore jeter de l'huile sur le feu, note d'eva) - etc, etc.

Tout, absolument tout, est fait non pour informer honnêtement, mais pour conditionner l'opinion contre ces nouveaux boucs-émissaires, remplaçant désormais les Juifs d'antan. Et la déontologie ? Qu'en dissent ceux qui travaillent pour les Observatoires des médias ? Que font les Associations anti-racistes dénonçant les incitations à la haine ? Silencieuses car il s'agit de racisme anti-Musulmans et non anti-Juifs ? Deux poids deux mesures, alors ?

 Surprise ! Pour une fois, un invité indépendant, au franc-parler décapant ! Gageons qu'il ne sera pas réinvité ! Retenez son nom : Pierre Conesa. Lui remet les pendules à l'heure, quel plaisir, un vent frais d'honnêteté intellectuelle, pour une fois ! Et par exemple, "Montée de l'Islamisme radical ? Oui, mais pas plus de radicalisme que dans les deux autres religions monothéistes" ! - "L'erreur de l'Occident est de soutenir les dictatures" ! - "Les néo-évangéliques américains justifient la guerre en Irak !" (Et moi qui les connais bien, je peux affirmer que leur radicalisme est dangereux, il constitue une authentqiue menace pour la paix et pour la justice - sociale entre autres, car ils soutiennent la Théologie de la "prospérité", de l'Argent-Roi - Bush en est le plus affreux exemple !) ! - "Dans  TOUTES les religions, on a tendance à vouloir exterminer l'autre" - "Et les Juifs, quelle limite avec le Grand Israël" ? Tiens donc, voilà enfin une fois abordé, bien sûr furtivement, la responsabilité de ces derniers dans les guerres, les troubles, les conflits ! Car jamais, jamais on ne verra à la télévision le sionisme mis en cause, en accusation, dans son affreuse réalité militaro-financière à l'origine de tant de drames sur la planète,  c'est un sujet tabou, le "terrain est glissant" comme dit Pierre Conesa, bref les problèmes peuvent venir de partout, mais jamais de lui, c'est la vache sacrée de l'Occident cupide, inique et prédateur ! Et lorsqu'un intervenant dit "Les Juifs apportent également leur soutien aux Coptes", Calvi-Krettly jubile, et commente : "Très bien !". Une spontanéité qui en dit long sur son rôle à la télévision...

En réalité, depuis le 11 septembre, j'ai toujours renvoyé dos à dos tous les intégrismes, et je m'élève avec force contre le fait que sauf exception inattendue  (et remarquable, comme avec un Pierre Conesa, intègre lui), on ne stigmatise que l'Islamiste, pour mieux l'instrumentaliser au profit... des profiteurs des Grandes Banques et des conglomérats de l'Occident criminel ! Les néo-évangéliques  et les néo-sionistes sont bien plus dangereux, car ils disposent des moyens financiers et militaires pouvant mettre à genoux la planète - et la ruiner, finalement, car leurs préoccupations sont aux antipodes des besoins humains, du Bien commun, de l'intérêt général ! Et ils songent les uns comme les autres à conquérir les plus hautes sphères du pouvoir, ainsi que le rappelle Pierre  Conesa. Pourtant, jamais les Médias aux ordres du Grand Capital et de l'Etranger (comme en Côte d'Ivoire, actuellement, où le candidat du FMI et de l'Occident est soutenu) n'évoquent le rôle de ces fanatiques trublions de l'ordre mondial (et je n'aborde même pas la question de leurs groupes extrémistes comme le Bétar, outrageusement sioniste et d'une violence rare), préférant braquer les projecteurs, au mépris de l'honnêteté la plus élémentaire, sur les seuls Islamistes qui, en fait, représentent peu l'ensemble de la Communauté musulmane. Et au risque de mettre le feu aux poudres nucléaires de la planète !

Hormis un "franc-tireur" comme l'intègre Pierre Conesa, les débats de C dans l'Air ne sont que de stériles discussions de salon entre des ultra-libéraux néo-conservateurs comme Barbier, de l'Express, et des économistes plaidant pour le Nouvel Ordre Mondial qui broie les peuples. Et lorsqu'un Musulman ou un Arabe est convié à représenter sa communauté, c'est un Abdennour Bidar, plus royaliste que le roi, ou plus exactement plus Occidental que les Occidentaux eux-mêmes, qui tire à boulets rouges sur "son" camp, traître de service, comme le sont des DSK, des Valls, des Kouchner, des Besson ou des Rocard au P.S., et qui piétine allègrement les idéaux musulmans parce qu'il ne les comprend pas, ou parce qu'il est trop bien installé dans le Système qui se sert de lui comme alibi... Là encore, Calvi-Krettly jubile en écoutant ce pseudo Musulman (invité pour  accréditer l'indépendance de la télévision) attaquer ses pairs : "Ce qui est inquiétant avec l'Islam..." - "L'Islam n'arrête pas de donner des signes de crispation"  (en réponse aux attaques continuelles de l'Occident, note d'eva) - "Tous les clignotants sont au rouge" - "De plus en plus l'Islam ne négocie pas" - "Il s'affirme de façon frontale"... Son rêve ? Que l'Islam se confonde avec les valeurs occidentales, avec  la "modernité", autrement dit... qu'il disparaisse, non ? Voilà le genre de potiche que Calvi-Krettly invite à son micro pour défendre les Musulmans, en... les attaquant ! En les discréditant, en les déconsidérant... (Comme l'animateur de C dans l'Air invite un Olivennes pour défendre Sarkozy et trahir  le Parti censé l'envoyer).

Quelle honte pour la télévision, quelle honte pour la France, un journaleux comme ce Calvi-Krettly ! A quand la laisse d'or de la désinformation, comme son compère l'inénarrable Pujadas, grand valet du Nouvel Ordre Mondial impérial devant Yahvé, et sans doute tous deux grands adorateurs du Veau d'Or au risque de s'attirer les foudres de Moïse, pour l'éternité ! 

 

En conclusion, je dirais que le pseudo terrorisme (en réalité très minoritaire, mais épinglé par les médias assoiffés de conflits et de chocs) est volontairement et artificiellement provoqué et alimenté par l'Occident machiavélique, quand il ne le crée pas lui-même avec des attentats sous faux-drapeau, portant une lourde responsabilité relevant selon moi de Tribunaux internationaux. Et j'ajouterais que la VRAIE menace ne vient pas des Islamistes, mais de l'Occident judéo-chrétien prédateur et assassin. Et cela, les Médias anglo-saxons (NouvelObs, le Figaro, Libération...) et néo-sionistes, ne le diront jamais. Tant pis pour la vérité, pour l'information, pour la liberté, pour la démocratie, pour les peuples !  Quant à Calvi-Krettly, à la solde de l'Oligarchie Anglo-saxonne et israélienne, sa place n'est pas à la télévision, mais au Pôle Emploi... Les maîtres recherchent des valets comme lui, et des soubrettes comme Marie Drucker. Pour les servir inconditionnellement !
Il est temps que le journalisme retrouve sa dignité, ses lettres de noblesse ! En se débarrassant de ses scories, d'abord
...

eva R-sistons 
http://r-sistons.over-blog.com/article-33390532.html


4-2 Karachi : Donnedieu de Vabres mis en cause.

Renaud Donnedieu de Vabres, ex-ministre de la culture, est à son tour mis en cause dans l’affaire des attentats de Karachi. Dans une enquête du Monde (à lire dans l’édition abonnés du site), un ancien membre du cabinet de François Létard, ministre de la défense d’Edouard Balladur, affirme que M. Donnedieu de Vabres, alors conseiller spécial du ministre, était la cheville ouvrière de la mise en place des commissions sur les contrats Agosta et Sawari II.

Ces contrats ont donné lieu au versement d’argent en direction d’intermédiaires susceptibles de favoriser la vente de sous-marins et de frégates. La justice soupçonne qu’une partie de ces commissions aient donné lieu à des rétrocommissions, un retour d’une partie de l’argent en France, où il aurait servi à financer certains partis de manière illicite.

Premier visé, le premier ministre de l’époque, Edouard Balladur, dont les comptes de campagne pour la présidentielle de 1995 ont été entachés d’irrégularités, mais validés tout de même par le conseil constitutionnel, comme l’a relaté Le Monde dans son édition du 25 novembre (à lire dans l’édition abonnés). Entendu sous le sceau du secret défense par une mission parlementaire au printemps, Edouard Balladur avait assuré, comme le révèle samedi 27 novembre le Journal du Dimanche, qu’il n’était pas au courant des commissions versées pour les ventes.

Plusieurs chiraquiens, dont Dominique de Villepin ou Charles Millon, ont raconté à la justice comment Jacques Chirac, à peine élu en 1995, avait ordonné une enquête sur ces ventes de matériel militaire. Après avoir mis sur écoutes, de manière illégale, plusieurs personnalités, dont le ministre de la défense d’Edouard Balladur, François Léotard, et avoir eu confirmation « de forts soupçons », selon les mots de Dominique de Villepin, de rétrocommissions illicites, Jacques Chirac aurait, selon eux, ordonné de stopper le versement des commissions. Cet arrêt, qui n’aurait été total qu’en 2000, pourrait être à l’origine de l’attentat contre des Français à Karachi en 2002, qui avait tué 11 de nos compatriotes.

« RÉTROCOMMISSIONS »

Le Monde révèle samedi le témoignage de Patrice Molle, préfet et ancien membre de la DGSE (les services de renseignement extérieur français), qui travaillait au sein du cabinet de François Léotard. Il faisait partie des hauts fonctionnaires mis sur écoutes par les services sur ordre de Charles Millon, ministre de la défense de Jacques Chirac. Il dit avoir eu vent de ces écoutes, mais précise : « je n’avais rien à cacher. Tout Paris sait qui a imposé les intermédiaires libanais dans le dossier Agosta, Renaud Donnedieu de Vabres traitait tout cela directement, il référait en personne au ministre. Les rétrocommissions, ça ne passe pas par le cabinet officiel, ça s’est joué dans les circuits parallèles. »

L’accusation replace M. Donnedieu de Vabres au centre du jeu. Egalement questionné par Le Monde, il reconnaît avoir géré ces contrats, mais en toute légalité : « Evidemment, j’ai reçu des émissaires, j’ai organisé un dîner avec Benazir Bhutto, je suis allé en Arabie saoudite comme envoyé du ministre, j’ai rencontré des intermédiaires. Mais ce n’est pas nous qui imposions ces intermédiaires. Ils étaient imposés par les pays », promet-il. Les révélations du Monde remettent également en question les témoignages de Dominique de Villepin. Celui qui était alors secrétaire général de l’Elysée a nié, devant les juges, que MM. Leotard ou Donnedieu de Vabres aient été écoutés.

Le Monde

novembre 27th, 2010

Posted in Evènements

http://www.inversalis-productions.eu:80/blog/2010/11/karachi-donnedieu-de-vabres-mis-en-cause/



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

30/01/2011

n° 63 - Journal de PAKISTAN. - 26-12 au 29-01 : Début - : « Barack Obama : L’impérialisme à visage humain(…) »


n° 63  - Journal de PAKISTAN. - 26-12 au 29-01   : Début - :  « Barack Obama : L’impérialisme à visage humain(…) »



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Journal de PAKISTAN.  

n° 63- 26-12 au 29-01              

                    C.De Broeder & M.Lemaire                          

 



 Le "Journal de PAKISTAN" est visible sur les blogs :

a) sur nos  blogs :  http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                             http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dirak-de-m-lemaire.html

c) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

d) Et Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

e) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Avant propos

·                     ·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes



Sommaire.

Tiré à part :

Le Pakistan au cœur des débats.

La tension au Pakistan sur fond de l'assassinat du gouverneur du Pendjab.

Résultats mitigés pour la stratégie américaine en 2010.

Dommages Collatéraux...

Salve de tirs de drones américains, 15 morts au total  

18 pertes civiles, cadeau de Noël des Américains aux Pakistanais.  

Paroles & action du président...

Najate Zouggari : Tariq Ali : « Barack Obama : L’impérialisme à visage humain(…) »

1 Au jour le jour

2 Positions

3 Politique

a) locale

b) Usa

Fin

Le Pakistan en chiffres 

4 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

4-1 Vidéo : Le gouverneur du Penjab pakistanais tué dans une fusillade.

4-2 John Pilger : Droits et devoirs des journalistes. Pourquoi les guerres ne sont-elles pas rapportées honnêtement?



Tiré à part :

23-01

Un sit-in de protestation contre ces tirs a réuni à Peshawar (nord-ouest) plus de 10.000 militants du principal parti i pakistanais, Jamaat-i-Islami (JI), selon la police.

Les manifestants brandissaient des banderoles disant "Mort à l'Amérique", "Arrêtez les attaques de drones au Pakistan", "Non à l'ingérence américaine au Pakistan" ou "Ecoute Obama, ne tue pas des musulmans innocents".

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5j96ZJWosGCi7mDjWfWI7VmWfYNAQ?docId=CNG.dcf9c2b2b1625a79a2fc3f6349dfa759.e31

23-01

Dans la Mir Ali, environ 1.800 hommes ont manifesté dimanche contre ces fréquentes frappes de drones, ont rapporté des témoins. Les marchés y étaient fermés et il n'y avait pas de circulation sur la route d'habitude très fréquentée Bannu-Miranshah, qui passe par Mir Ali.

"Le gouvernement doit prendre des mesures immédiates pour arrêter les attaques de drones sinon nous lancerons un mouvement de protestation et marcherons sur Islamabad", a averti un chef tribal devant les manifestants qui scandaient des slogans contre les Etats-Unis et la CIA.

Le 19 janvier, cinq rebelles présumés avaient été tués dans des attaques similaires, ainsi que trois le 12 du mois, cinq le 7 et 15 le 1er janvier.

Déjà vendredi, plusieurs centaines de Pakistanais des régions tribales avaient manifesté contre les attaques de drones, affirmant qu'elles tuaient des innocents, notamment des femmes et des enfants. La manifestation avait rassemblé à Miranshah plus de 1.000 personnes criant là aussi des slogans contre les Etats-Unis et la CIA.

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5j96ZJWosGCi7mDjWfWI7VmWfYNAQ?docId=CNG.dcf9c2b2b1625a79a2fc3f6349dfa759.e31



Le Pakistan au cœur des débats.

La tension au Pakistan sur fond de l'assassinat du gouverneur du Pendjab.

Salman Taseer, 66 ans, gouverneur de l'état du Pendjab et figure saillante du parti du peuple pakistanais (PPP) au pouvoir a été abattu par un de ses gardes qui l'a criblé de 29 balles dans la capitale Islamabad.

Des milliers de Pakistanais ont bravé, mercredi, les violences, à Lahore, pour assister aux funérailles du gouverneur du Pendjab, assassiné la veille.  Ils ont réclamé aux autorités pakistanaises d'identifier et d'arrêter les auteurs de l'assassinat de Salman Taseer. Le Premier ministre Youssuf Raza Gilani a décrété 3 jours de deuil national, en appelant au calme pour éviter les violences. Des émeutes ont aussitôt éclaté à Lahore, la capitale du Pendjab, dès l'annonce de l'assassinat de ce gouverneur très populaire. L'assassinat de M. Taseer a notamment été dénoncé par l'ONU et l'Union européenne. Le Secrétaire général de l'ONU a condamné, dans un communiqué, l'assassinat de cet homme politique du Pakistan et a réclamé une grande fermeté contre les auteurs. Le Secrétaire général de l'ONU a indiqué dans son communiqué que l'assassinat de Taseer était une grande perte pour le peuple et le gouvernement pakistanais. Les enquêteurs devaient de leur côté déterminer si le garde de M. Taseer, Malik Mumtaz Hussain Qadri, avait agi seul ou s'il s'agissait d'un complot plus large. Selon les autorités, il s'est immédiatement rendu et a avoué avoir tué le gouverneur en raison de son opposition à la loi sur le blasphème. Dix personnes ont été arrêtées à la suite du meurtre, dont le superviseur de la sécurité qui a mis le meurtrier sur le planning de travail ce jour là, et son adjoint, a indiqué le ministre de l'Intérieur Rehman Malik. L'assassinat du gouverneur du Pendjab intervient alors que le gouvernement, minoritaire au parlement après la défection dimanche d'un de ses principaux alliés au sein de la coalition au pouvoir, est désormais à la merci de l'opposition, qui peut le faire tomber si elle s'unit pour déposer une motion de censure. Son chef Nawaz Sharif a lancé mardi un ultimatum à M. Gilani, lui donnant trois jours à partir de la fin du deuil national pour annoncer des réformes.

Jeudi 6 Janvier 2011

 http://french.irib.ir


Résultats mitigés pour la stratégie américaine en 2010.
La stratégie américaine, marquée par d'importants renforts en 2010 puis l'annonce d'un retrait progressif à partir de 2011 en Afghanistan, et par un déluge de missiles visant Al-Qaïda au Pakistan, n'a pas produit d'effets décisifs sur le front de la "guerre contre le terrorisme".

Car, avec près de 700 morts, 2010 est de très loin l'année la plus meurtrière en neuf ans de guerre en Afghanistan pour les quelque 140.000 soldats de la force de l'Otan, aux deux tiers américains, face à des talibans qui, avec leur tactique de guérilla, ont gagné du terrain jusque dans le nord.

L'objectif de Washington, repris cette année par l'Otan, de retirer leurs troupes de combats à partir de 2011 et de confier aux forces afghanes la responsabilité de la totalité de la sécurité du pays d'ici la fin 2014 est, pour les experts, au mieux optimiste, au pire utopique.

 Une image restera à l'esprit en cette fin d'année 2010: la visite-éclair début décembre du président américain Barack Obama, en pleine nuit et tenue secrète pour "raisons de sécurité".

Il est venu dire à ses soldats qu'ils étaient en train de "briser l'élan des talibans" mais n'a pas quitté la base américaine pour se rendre à Kaboul et rencontrer son homologue afghan Hamid Karzaï, en raison d'une mauvaise météo selon la Maison Blanche.

Cette visite furtive, raillée par les talibans qui ont moqué une "fuite d'Afghanistan en pleine nuit", illustre le contraste entre des déclarations parfois enflammées à Washington et la retenue des chefs militaires sur le terrain.

 AngolaPress, 11/12/10 11:36



Dommages Collatéraux...

28-12- 2010
Au moins 16 personnes ont été tuées dans quatre attaques de drones américains lancées mardi après-midi dans la région tribale pakistanaise du Waziristan Nord, ont rapporté les médias locaux.

Au cours de la première frappe, les drones américains ont tiré deux missiles sur deux maisons situées dans la région de Tehsil Ghulam Khan dans le Waziristan Nord, tuant cinq personnes qui se trouvaient dans leur maison.

Lors de la deuxième frappe, quelques minutes après la première, trois personnes auraient été tuées, alors qu'une chaîne de télévision locale affirme que 12 personnes auraient trouvé la mort. Lors de la troisième frappe, le bilan fait état de quatre morts et de deux blessés. Lors de la quatrième frappe, au moins quatre personnes ont été tuées, a rapporté la chaîne de télévision Geo.

L'armée américaine a ainsi lancé une dizaine de raids de drones au Pakistan depuis le début du mois de décembre. Toutes les frappes ont été menées dans la même zone du Waziristan Nord, à l'endroit qui borde l'Afghanistan et qui abriterait les  résistants au Pakistan. Une centaine de personnes ont été tuées dans ces frappes depuis le début du mois. 

xinhua

 

Salve de tirs de drones américains, 15 morts au total  

29/12
Trois attaques de drones américains contre des campements et véhicules de « rebelles » présumés ont fait au moins 15 morts mardi dans une zone tribale du nord-ouest du Pakistan frontalière de l'Afghanistan, selon des responsables de la sécurit
Ces attaques comme la quasi-totalité des bombardements de drones américains ces derniers mois, ont visé le Waziristan du Nord, bastion des combattants talibans pakistanais et de leurs alliés d'Al-Qaïda, et base arrière des talibans afghans qui vont mener des attaques contre l'Otan en Afghanistan.
Washington ne cesse de presser Islamabad de lancer une offensive terrestre dans ce district semi-autonome, mais l'armée pakistanaise a jusqu'ici répondu qu'elle n'était pas encore prête à le faire.
Quatre attaques de drones y ont au total été menées lundi et mardi.
Mardi matin, "un drone a tiré quatre missiles sur deux campements rebelles" dans le village de Ghulam Khan, tuant cinq combattants à une vingtaine de km à l'est de Miranshah, la principale ville du district, a déclaré à l'AFP un responsable local de sécurité. Un autre responsable local a confirmé ce bilan à l'AFP, également sous couvert de l'anonymat.
Dans l'après-midi, deux autres séries de tirs ont, en l'espace de 15 minutes, tué dix combattants à Nawab, un village situé à la frontière afghane, selon plusieurs responsables locaux.   
"Les drones ont tiré des missiles sur trois voitures", a déclaré à l'AFP un de responsables des services de sécurité. Des responsables des services de renseignement à Miranshah et Peshawar ont confirmé ces tirs et ce bilan.   
Lundi, toujours dans le Waziristan du Nord, un drone avait tiré six missiles sur un véhicule et une maison, tuant au moins quinze rebelles présumés, selon des responsables locaux de la sécurité.   
L'un des bombardements de drone précédents avait tué au moins 25 « rebelles présumés » à la mi-décembre dans le district tribal de Khyber, frontalier de l'Afghanistan, selon des responsables pakistanais.   
Les bilans de ces sources sont impossibles à vérifier en raison de l'accès limité aux zones visées. 

Lancée en 2004, la campagne de tirs de drones américains Predator ou Reaper sur le nord-ouest du Pakistan s'est nettement intensifiée depuis l'été 2008 et les salves de missiles sont devenues très fréquentes, voire quotidiennes à certaines périodes, ces derniers mois.   
Les responsables américains qualifient volontiers les zones tribales pakistanaises d'endroit "le plus dangereux du monde", où les cadres d'Al-Qaïda planifient des attentats en Europe et aux Etats-Unis et entraînent leurs kamikazes.   
Ils y bénéficient du soutien et de la logistique des talibans pakistanais, dont les kamikazes ont perpétré l'essentiel des quelques 400 attentats; ces attentats ont fait près de 4.000 morts dans tout le pays depuis l'été 2007, lorsqu'ils ont décrété le jihad à Islamabad pour dénoncer l'alliance du gouvernement pakistanais avec les Etats-Unis.   
Les zones tribales pakistanaises sont également la principale base arrière des talibans afghans qui vont mener des attaques de l'autre côté de la frontière contre les forces américaines et de l'Otan déployées en Afghanistan.

 http://www.almanar.com.lb 
 

 

18 pertes civiles, cadeau de Noël des Américains aux Pakistanais.  

18 personnes ont été tuées, aujourd’hui, dans un raid de drones américains, dans la province du Waziristan, au Pakistan. Deux drones américains ont lancé 4 missiles sur les régions civiles du Waziristan, selon un responsable de la sécurité de Miranshah, Chef-lieu de la province. Ces deux attaques ont ciblé Mandi Khel et Gholam Khan, deux villes situées, respectivement, à 25 et 15 kilomètres du nord de Miranshah.

Hier, aussi, 9 civils pakistanais ont perdu la vie, dans les raids des drones américains.

Les vols des drones américains au-dessus des régions tribales pakistanaises se sont intensifiés, ces derniers mois, sous prétexte de la lutte contre le terrorisme.

01/01/2011

 http://french.irib.ir

03-01

Trois attaques au missile américaines ont fait 18 morts samedi dans le nord-ouest du Pakistan, près de la frontière afghane, rapportent de hauts responsables du renseignement pakistanais.

Des missiles ont détruit un véhicule qui circulait dans le Nord-Waziristan, faisant au moins neuf morts. Deux heures plus tard, des drones ont tiré sur les personnes qui ramassaient les corps, faisant cinq morts supplémentaires.

AP

Des obus tirés d'Afghanistan tuent cinq civils.

Cinq civils, dont trois femmes, ont été tués jeudi dans le nord-ouest du Pakistan par des obus de mortier tirés depuis l'Afghanistan voisin, ont annoncé vendredi des militaires pakistanais.

En Afghanistan, la force internationale de l'Otan (Isaf) et l'armée afghane, utilisent des mortiers.

Par le passé, les  résistants comme la coalition internationale ont tiré à quelques reprises en direction du territoire pakistanais, où les talibans afghans disposent d'importantes bases arrières. "Jeudi soir, cinq obus de mortier ont explosé dans le village de Teti Madakhel", dans le district tribal du Waziristan du Nord, un bastion des talibans pakistanais alliés à Al-Qaïda et aux talibans afghans, a expliqué à l'AFP un haut responsable militaire pakistanais, sous couvert de l'anonymat.

"Cinq civils --trois femmes et deux hommes-- ont péri et six personnes ont été blessées", a ajouté cette source.

14/1

http://www.romandie.com/i


Paroles & action du président...

Najate Zouggari : Tariq Ali : « Barack Obama : L’impérialisme à visage humain(…) »

Depuis plus de 40 ans, Tariq Ali, historien né au Pakistan et figure de la gauche radicale britannique, analyse et critique la politique étrangère des États-Unis qu’il qualifie d’impérialiste. À l’occasion de la traduction en français de son dernier livre, Obama s’en va-t-en guerre (Éditions La Fabrique, 2010), nous l’avons rencontré pour l’interroger sur les conflits engagés par les États-Unis.

L’arrivée au pouvoir de Barack Obama aurait-elle modifié la vision du monde de la bannière étoilée ? Ses propos, tout comme l’argumentation du livre, balaient l’ensemble des illusions formées sur la présidence du métis de la Maison Blanche. Le dirigeant actuel, en dépit d’une couleur dont il a su habilement jouer, s’est contenté de marcher dans les pas de son prédécesseur friand de bretzels, de chapeaux texans et de croisades contre « l’Axe du Mal ». Assurément plus cultivé et plus sympathique que George W. Bush, ce qui n’était guère difficile, Obama a pourtant fait pire dans certains contextes – l’Afghanistan et le Pakistan. Retour sur la politique étrangère de l’Oncle Barack.

CQFD : L’ambassade des États-Unis en France a récemment invité une série d’individus « issus de la diversité». Comment expliquez-vous l’engouement des personnes qui ont accepté cette invitation et comment interpréter cette entreprise américaine de séduction dans les recoins populaires de la République française, notamment la banlieue ?

Tariq Ali : Lors de la victoire d’Obama, les États-Unis ont décidé qu’ils allaient exploiter au mieux l’événement. J’ai écrit dans mon livre qu’Obama était la facette la plus inventive de l’impérialisme. C’est exactement ce que montrent les invitations lancées aux minorités. Or, maintenant, ça fait de moins en moins recette. L’excitation qui consistait à avoir un président métis à la Maison Blanche est passée. En dernière instance, ce qui compte, c’est ce que vous faites, vos politiques et leur capacité à provoquer un changement… Ce changement n’a pas vraiment eu lieu. Le fait qu’il ne soit pas blanc devient alors sans intérêt, sauf pour les fanatiques de droite qui l’attaquent encore au moyen d’allégations stupides. Une vaste majorité d’Afro-Américains n’a pas voté pour Obama lors des récentes élections de mi-mandat. Je pense que beaucoup de ceux qui acceptent les invitations de l’ambassade américaine se sentent flattés, parce qu’ils n’ont probablement pas l’habitude d’être invités dans ce type de lieu. Ils projettent leurs propres illusions sur Obama : « Il va faire ceci, il va faire cela. » Or, en pratique, le bilan des réformes est plutôt décevant.

Quelle fonction Obama peut-il alors jouer dans l’économie du rêve américain ? Et à quelle hypothèse de résistance cette fonction peut-elle renvoyer ?

Dans un système politique américain dominé par deux partis qui défendent les intérêts des plus riches et cherchent à maintenir les acquis de l’impérialisme américain, la seule hypothèse valable que l’on puisse former est celle d’un troisième parti qui serait différent, qui refléterait d’autres intérêts, sociaux et politiques. Je pense qu’il pourrait recueillir les suffrages de deux à trois millions de personnes. Mais, à ce jour, les États-Unis ne sont pas parvenus à réaliser cette hypothèse. En contrepartie, nous avons une oligarchie bien réelle, une oligarchie politique, économique et militaire qui dirige en permanence le pays.

L’un des plus grands politologues américains, Sheldon Wolin, a écrit un livre, Democracy Incorporated, dans lequel il démontre que la démocratie américaine est mise en danger par l’omnipotence des grandes entreprises et par le fait que, pour devenir président, il faut dépenser des millions et des millions de dollars avant seulement de pouvoir prétendre à cette place. Donc, la question qui se pose est : combien de temps ce système de gouvernance peut-il encore durer avant que ne s’organise la résistance du peuple américain ?

Lors du bombardement de Gaza par l’armée israélienne pendant vingt-deux jours consécutifs, le président demeura silencieux. Est-ce un effet de l’autocensure liée aux poids des groupes de pression tels que l’influent American israel public affairs committee (Aipac) ou l’expression d’une défense des intérêts américains au Proche-Orient ?

Il y a un grand débat sur cette question aux États-Unis. On trouve des gens qui pensent que c’est dans l’intérêt des États-Unis de protéger Israël, quel que soit le prix à payer, d’autres qui considèrent que la politique américaine à l’endroit d’Israël est irrationnelle et contrevient plus largement aux intérêts américains dans la région. Et je suis plutôt d’accord avec cette deuxième position. Israël est complètement intégré à la structure même de la politique américaine. D’ailleurs, le chef d’état-major d’Obama, Rahm Emmanuel, a été commandant dans l’armée israélienne.

Les médias américains couvrent le conflit israélo-palestinien sans la moindre contextualisation : on raconte qu’Israël se défend contre des attaques terroristes. Mais, depuis Gaza et le rapport du juge Goldstone, il y a eu un tournant et les divergences à l’intérieur même de la communauté juive sont apparues au grand jour.

Il faut souligner que la France est le pays où il est le plus difficile de formuler ces commentaires. Une poignée d’individus dans les médias dominants ont placé cette question en zone interdite. Je me rappelle quand j’ai publié le roman Un sultan à Palerme, j’étais supposé me rendre à France Culture pour une longue interview. À la dernière minute, ils annulent. Ils ont expliqué à mon éditrice, Sabine Wespieser : « Il a trop écrit sur la Palestine. »

Comment expliquez-vous la continuité de la politique menée par Bush ? Quel projet est-il globalement fixé et la politique d’Obama a-t-elle les moyens d’y parvenir ?

Le régime d’Obama est assurément un régime de continuité : tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. La politique étrangère de Bush a donc été poursuivie, à l’exception de l’Afghanistan et du Pakistan pour lesquels Obama est bien pire que Bush. Il a provoqué une escalade de violence, et fait plus de morts que Bush lui-même, avec les attaques de drones. L’explication est très simple : un président américain dirige non seulement les États-Unis mais aussi le système impérialiste qu’il se doit de préserver. À moins que des mouvements sociaux ne se créent par le bas ou que les États-Unis essuient un revers magistral dans quelque endroit du monde, je ne vois pas comment la situation pourrait changer.

Quand les drones américains ont frappé le Pakistan, ces attaques aériennes ont été qualifiées de « bavures militaires ». Comment Obama a-t-il justifié ce total de 183 frappes au 10 octobre 2010 ?

Des militaires pakistanais ont dit aux forces US : « Dans cette maison, il y a des terroristes. » Alors, à une centaine de kilomètres d’altitude, ils ont détruit cette cible avec un drone. Quand je vais au Pakistan, où j’ai souvent l’occasion de me rendre, on me demande si je veux voir les maisons de ceux qui ont été tués, et vous savez qu’il s’agit, dans 90 % des cas, de gens ordinaires. Il y a presque un an, quand il y avait des manifestations à Téhéran et qu’une femme a été tuée [Neda Soltani, dont la mort a été filmée et diffusée sur Internet, ndlr.], l’ensemble des médias occidentaux s’est saisi de l’événement et Obama est apparu larmoyant à la Maison Blanche tandis que les gouvernants européens poussaient de hauts cris.

Ce même jour exactement, les drones américains tuaient cinquante personnes au Pakistan : des femmes et des enfants pour la plupart d’entre eux. Qui s’en est ému ?

Le président Obama considère l’Afghanistan et le Pakistan comme une zone de guerre unique : l’Afpak. Pouvez-vous décrire plus précisément cette zone et développer les enjeux géostratégiques qui y sont rattachés?

La zone Afpak est la zone interfrontalière dans laquelle vivent les Pachtounes. Ils s’offrent mutuellement refuge, évidemment. D’un côté ou de l’autre de la frontière, vous avez des gens du même village, de la même tribu, qui parlent la même langue. Des liens se nouent et, souvent, il y a des mariages. Les Américains essaient de détruire cela et la stratégie consiste simplement à vider les lieux. Ils ont ainsi poussé l’armée pakistanaise à déplacer deux millions de personnes de cette région et à détruire leurs villages. Ces gens vivent maintenant dans des camps de réfugiés, au sein de leur propre pays. Voilà ce qu’est l’Afpak et voilà ce dont Obama est responsable et pourquoi les Pakistanais le détestent.

Les Américains croient qu’ils ne peuvent pas gagner la guerre en Afghanistan à cause du refuge trouvé par les militants au Pakistan. C’est la vieille rengaine impérialiste : on ne peut pas gagner au Vietnam, alors, bombardons le Cambodge ! Ils font exactement la même chose dans cette région, et ils créent davantage d’ennemis et davantage de haine. Jamais ils ne gagneront la guerre en Afghanistan. La seule question, c’est : combien de gens vont-ils encore tuer avant de se retirer ? Et le fait que des pays européens aient des troupes là-bas est révoltant car la plupart de leurs citoyens sont opposés à cette guerre. Les opinions ne sont pas dupes du fait qu’il s’agit d’une guerre cynique ne remplissant plus aucune fonction. Les Américains ont donné le pouvoir aux personnes les plus corrompues du pays : la famille Karzai s’est enrichie dans le commerce parallèle, le trafic d’héroïne et les détournements de fonds. Voilà ce à quoi l’Occident apporte son soutien ! Grâce à un bulletin de la CIA, on sait que le moyen de gagner les cœurs et les esprits en Europe consistait à justifier cette guerre par l’émancipation des femmes… Or, la condition des femmes s’est dégradée avec l’occupation. Le nombre de bordels a augmenté de 500 % depuis le début de l’occupation ! Voilà comment les États-Unis et leurs alliés de l’Otan libèrent les femmes !

Concernant l’Afghanistan, vous écrivez : « les avancées dont les médias nous rebattent les oreilles sont illusoires ». Pouvez-vous expliquer le rôle des médias dans l’assentiment à la guerre d’une large fraction de l’opinion publique occidentale ?

Les choses sont simples : à chaque fois que l’Occident part en guerre, les médias sont à ses côtés. Et maintenant, il y a de plus en plus de médias embarqués [embedded medias], des journalistes qui vivent avec les soldats, qui vont en mission avec eux. Ainsi, même s’ils n’étaient pas tellement pro-guerre au départ, ils le deviennent car ils s’identifient aux soldats qui veillent sur eux.

L’analyse critique des médias en temps de guerre est inexistante. Les journalistes sont devenus des propagandistes : le consensus néolibéral et la justification de la guerre se retrouvent dans la plupart des journaux de référence. Parfois, en privé, ils peuvent avouer : « Oui, nous savons que c’est de la merde, mais bon. » En public, ils continuent d’écrire ce qu’il faut écrire pour percevoir leur salaire.

La lutte contre ce consensus de façade ne peut être menée qu’à travers les médias alternatifs. C’est ce qui émerge lentement, le fait que nous ayons le web et des sites – Counterpunch, Democracy Now – que beaucoup de monde va visiter, notamment quand il y a une guerre, prouve que les gens ne croient même plus en leur propre presse ! Cette presse tire avantage du fait que nous vivons dans un monde consumériste, dépolitisé, fondé sur le crédit et l’intérêt pour la vie des célébrités. La presse alternative pourrait enrayer ce processus.

Pensez-vous que les récentes « révélations » de Wikileaks soient une expression de ces nouveaux médias alternatifs dont vous faites l’éloge ou simplement un tour de passe-passe spectaculaire par lequel les médias dominants se blanchissent à bon compte ?

Je pense qu’il ne faut pas sous-estimer les révélations de Wikileaks. Elles ont embarrassé le gouvernement d’Obama et ses satrapes européens, comme le démontrent les poursuites à l’encontre de Julian Assange. Certains médias de référence, eux-mêmes, ont été gênés de devoir publier ces « leaks ». Gareth Porter de Counterpunch a critiqué les publications partielles de câbles diplomatiques par le New York Times et le Washington Post : l’acquisition supposée de missiles nord-coréens par l’Iran a ainsi été rapportée, mais le câble où cette version est réfutée par les Russes est passé sous silence, ainsi que celui où la présence de tels missiles n’est clairement pas prouvée. Certains de ces câbles peuvent donc être assimilés à des ragots diplomatiques, mais pas tous. Ils confirment plutôt ce que nous savions déjà des politiques impérialistes.

Najate Zouggari

Janvier 16th,

CQFD

http://www.inversalis-productions.eu/blog/2011/01/barack-obama-limperialisme-a-visage-humain/


n° 63 - Journal de PAKISTAN. - 26-12 au 29-01 : Fin - : « Barack Obama : L’impérialisme à visage humain(…) »


n° 63  - Journal de PAKISTAN. - 26-12 au 29-01   : Fin - :  « Barack Obama : L’impérialisme à visage humain(…) »



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Journal de PAKISTAN.  

n° 63- 26-12 au 29-01              

                    C.De Broeder & M.Lemaire                          

 



 Le "Journal de PAKISTAN" est visible sur les blogs :

a) sur nos  blogs :  http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                             http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dirak-de-m-lemaire.html

c) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

d) Et Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

e) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Avant propos

·                     ·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes



Sommaire.

4 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

4-1 Vidéo : Le gouverneur du Penjab pakistanais tué dans une fusillade.

http://www.youtube.com/watch?v=aYFCNxoBUpI&feature=pl...

4-2 John Pilger : Droits et devoirs des journalistes. Pourquoi les guerres ne sont-elles pas rapportées honnêtement?



1 Au jour le jour

a) Action de la Résistance

24-12

Onze soldats et 24  résistants sont morts au cours de la nuit de jeudi à vendredi dans des affrontements consécutifs aux attaques de quelque 150 militants contre cinq postes de sécurité dans une région tribale du Pakistan, près de la frontière avec l'Afghanistan, selon des représentants des autorités.

Une dizaine de militaires ont également été blessés dans les combats qui ont eu lieu dans la zone tribale de Mohmand, a déclaré Amjad Ali Khan, haut responsable du gouvernement à Mohmand.

24/12

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20101224.FAP2827/affrontements-au-pakistan-11-soldats-et-24-insurges-tues.html

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5hS1ExxTQnFvsdhp8BRrBPoAQmSww?docId=CNG.82b70a3b3b2b62bb19021377472c3857.11

 

24-12

Au moins un policier a été tué et cinq autres blessés dans un attentat à la bombe contre leur véhicule à Quetta, dans le sud-ouest du Pakistan,

http://french.cri.cn/621/2010/12/24/261s235112.htm

25/12/

Au moins 80 personnes ont été tuées samedi 25 décembre dans un attentat-suicide contre un centre de distribution alimentaire du Programme alimentaire mondial (PAM) à Khar, dans le nord-ouest du Pakistan.

Pour plus d'objectivité il serait bon d'ajouter que cette opération fait suite au massacre par l'armée pakistanaise d'une quarantaine de Moudjahidine dans la zone frontalière. Le calme reviendra quand le le gouvernement pakistanais cessera de collaborer avec l'envahisseur.

http://www.rue89.com/2010/12/25/attentat-contre-le-pam-au-pakistan-80-morts-182332

 

27/12

Un policier tué et cinq autres blessés dans un attentat à la bombe à Quetta

AP

28-12

Vendredi matin, environ 150 activistes ont simultanément attaqué cinq points de contrôle dans la zone de Tehsil Bezai de l'agence Mohmand, tuant au moins onze soldats du Corps frontalier.

http://french.peopledaily.com.cn/International/7243602.html

04-01

Un convoi de l’Otan attaqué : Deux jours après une opération de drones américains au Pakistan, qui a coûté la vie à onze résistants présumés près de la frontière afghane, des rebelles ont attaqué, hier, un convoi de carburant destiné aux forces de l’Otan en Afghanistan, détruisant au moins deux camions-citerne. Le sort des chauffeurs n’a pas été pas précisé

AP

26/1

Un kamikaze a tué des policiers à Karachi (sud).

L'attaque a tué deux policiers et fait trois blessés, selon Hamid Paryar, un médecin du plus grand hôpital de la ville.

AP


b) Action des Usa

28/12

Cinq activistes présumés ont été tués mardi par un tir de drone américain dans la zone tribale pakistanaise du Waziristan du Nord (nord-ouest).

AP

Deux hélicoptères de l'OTAN violent l'espace aérien pakistanais.

Deux hélicoptères de combat de l'OTAN ont violé lundi matin l'espace aérien du Pakistan dans la zone frontalière du nord-ouest du Pakistan, a rapporté la chaîne locale de langue anglaise Express.

Selon le reportage, les hélicoptères ont pénétré dans le territoire pakistanais près de Torkham, et y sont restés pendant environ cinq minutes avant de retourner en Afghanistan.

Aucun tir n'a été signalé.

De tels incidents se sont produits à plusieurs reprises au cours de ces derniers mois.

Au début de cette année, les hélicoptères de l'OTAN sont entrés dans l'espace aérien du Pakistan, tuant trois gardes-frontières de l'armée pakistanaise lors de leur attaque contre des caches de militants situées en territoire pakistanais.

Cet incident avait conduit à la fermeture, par le gouvernement pakistanais, d'une passe frontalière utilisée par des convois de livraison de l'OTAN, qui leur permettait de se rendre en Afghanistan via la route terrestre du Pakistan. La fermeture de ce point de frontière avait bloqué des centaines de camions d'approvisionnement, qui furent victimes de nombreuses attaques.

27/12

http://french.cri.cn/621/2010/12/27/301s235221.htm

 

27-12

Au moins six Pakistanais ont été tués lundi par un bombardement de drone américain sur leur véhicule dans une zone tribale du nord-ouest du Pakistan frontalière de l'Afghanistan, ont annoncé des responsables locaux de la sécurité.
 L'attaque a eu lieu à Mir Ali, situé à 25 km de Miranshah, la principale ville du Waziristan du Nord, selon ces sources.
 
AfP

29/12

Quinze activistes ont été tués par des tirs provenant apparemment de drones américains au Nord-Waziristan, région du nord-ouest du Pakistan frontalière de l'Afghanistan. L'information émane de l'antenne locale des services de renseignement pakistanais. La veille, cinq activistes avaient été l'objet d'attaques similaires dans ce secteur. Les chefs du réseau Hakkani, l'une des factions les plus radicales d'Afghanistan en guerre contre les troupes alliées dans ce pays, sont basés au Nord-Waziristan. La première attaque de drone, samedi, a fait sept morts parmi les résistants lorsque quatre projectiles ont frappé un véhicule et un camp d'activistes dans la localité de Mir Ali. Peu après, deux autres missiles ont été tirés au même endroit, tuant quatre activistes qui participaient aux opérations de secours. Enfin, un drone a tiré un missile qui a tué quatre activistes voyageant dans un véhicule à une trentaine de km de la principale ville du Nord-Waziristan, Miranshah.

1/1  http://www.europe1.fr/International/Pakistan-15-activistes-tues-par-des-drones-357261/

12-01

"Un drone américain a tiré deux missiles sur un camp. Au moins trois personnes ont été tués et deux autres blessés"

Les missiles ont frappé un camp du village de Haiderkhel, à 25 km à l'est de Miranshah, principale ville du Waziristan du Nord, frontalière de l'Afghanistan.

http://www.romandie.com/infos/news2/110112035154.j8z1dbcq.asp

12-01

Un drone américain a tiré quatre missiles vendredi sur un véhicule qui circulait dans le nord-ouest du Pakistan, près de la frontière afghane, tuant six personnes soupçonnées d'activités terroristes(…)  a-t-on appris auprès de sources au sein des services de renseignement.

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110107.FAP3283/six-personnes-tuees-par-des-missiles-au-pakistan.html

 

18/01

Cinq  résistants ont été tués aujourd'hui dans l'attaque d'un drone américain qui a tiré deux missiles sur un campement rebelle dans le nord-ouest du Pakistan

AFP

23/1

 Au moins sept  résistants ont été tués dimanche dans deux attaques de drone américain sur une localité de la zone tribale du Waziristan du Nord, dans le nord-ouest du Pakistan, frontalière de l'Afghanistan, ont annoncé des responsables pakistanais.

Les missiles lancés dimanche ont visé Datta Khel, à quelque 40 km à l'ouest de Miranshah, principale ville de la région tribale du Waziristan du Nord, cible fréquente de frappes, ont ajouté les responsables.

Un premier "drone américain a frappé une voiture qui venait de se garer près d'une maison. Quatre  résistants ont été tués", a déclaré à l'AFP un responsable des services de sécurité de Miranshah.

Une seconde attaque a visé des  résistants se déplaçant à moto, selon une source des services de sécurité. Au moins trois  résistants ont été tués dans cette seconde attaque sur Datta Khel, ont indiqué des responsables pakistanais.

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5j96ZJWosGCi7mDjWfWI7VmWfYNAQ?docId=CNG.dcf9c2b2b1625a79a2fc3f6349dfa759.e31

 



c) Action de l’armée Pakistanaise

25/12

Au moins 40  résistants ont été tués lors de raids menés par des hélicoptères dans une zone tribale au Pakistan, ont annoncé samedi des responsables.

Des forces de sécurité ont lancé une opération dans le district tribal du Mohmand, frontalier de l'Afghanistan, en représailles d'une attaque coordonnée de résistants menée contre sept postes de contrôle vendredi au cours de laquelle 11 membres des forces paramilitaires pakistanaises et au moins 24  résistants avaient péri.

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5jDSQ23aYPtEhwutCg7YGaPPlNSzg?docId=CNG.34cfa808c0299d8fd59ccb69a24b5a0a.7c1

28/12

Selon des informations, les forces de sécurité ont déclenché une opération de sécurité dans trois endroits de l'agence Mohmand, suite à une attaque importante lancée vendredi dernier par les activistes talibans contre des points de contrôle dans cette région.

http://french.peopledaily.com.cn/International/7243602.html

 

 



2 Politique

a) Pakistan

Sur le terrain

21-12

Le Pakistan a procédé avec succès à un nouveau tir d'essai d'un missile de croisière de sa propre conception capable d'emporter des ogives nucléaires, a annoncé le ministère de la Défense.
Le missile Ghauri Hatf 5, d'une portée de 1.300 km, a été testé par le commandement stratégique de l'armée en présence du Premier ministre Yousuf Raza Gilani, précise le communiqué du ministère.
Le Pakistan est une puissance atomique déclarée depuis ses essais de mai 1998, en réponse à des tirs nucléaires de l'Inde à la même époque.
Le Pakistan et l'Inde, les deux frères ennemis d'Asie du Sud, se sont livré trois guerres depuis la partition de l'Inde britannique et leur indépendance en 1947, dont deux au sujet de la province himalayenne du Cachemire, divisée et revendiquée par les deux puissances régionales. Elles ont repris un fragile processus de paix en janvier 2004.

AFP

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/12/21/97001-20101221FILWWW00342-pakistan-nouveau-test-de-missile.php


Dans les coulisses et au sénat

Crise politique au Pakistan après le départ du MQM -

03.01

Le Premier ministre pakistanais a entamé ce lundi des discussions avec les principaux représentants de l'opposition pour résoudre une crise politique provoquée par la rupture avec la deuxième composante de sa coalition.

Invoquant la hausse du prix des carburants décidée par le gouvernement de Yusuf Raza Gilani, le Mouvement Qaumi Muttahida (MQM), qui représente notamment les «mohajir», musulmans pakistanais chassés d'Inde après la partition de 1947 et leurs descendants, a annoncé dimanche son passage dans l'opposition.

Le départ du MQM, principale force politique à Karachi, la capitale économique, a privé le gouvernement de sa majorité à l'Assemblée nationale, au moment où les Etats-Unis font pression pour une action plus décisive face aux talibans retranchés dans les zones tribales frontalières de l'Afghanistan.

http://www.20minutes.fr/ledirect/646386/monde-crise-politique-pakistan-apres-depart-parti-coalition-gouvernementale 



Les voisins

Afghanistan

Des émissaires se rendent au Pakistan pour évoquer la paix

Des émissaires de paix afghans sont attendus cette semaine au Pakistan pour évoquer les perspectives d'un règlement de paix en Afghanistan, où les autorités d'Islamabad joueront nécessairement un rôle crucial.
Conduite par l'ancien président afghan Burhanuddine Rabbani, la délégation du Haut Conseil de paix mis en place par le président actuel Hamid Karzaï rencontrera notamment le président pakistanais Asif Ali Zardari.

03.01

http://www.20minutes.fr/



4 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

4-1 Vidéo :  Le gouverneur du Penjab pakistanais tué dans une fusillade.

http://www.youtube.com/watch?v=aYFCNxoBUpI&feature=player_embedded


4-2 John Pilger : Droits et devoirs des journalistes. Pourquoi les guerres ne sont-elles pas rapportées honnêtement?

John Pilger est cette figure du journalisme d’investigation anglo-saxon, activiste anti-guerre et défenseur des droits humains, qui s’était exprimé le 23 octobre 2010 à Londres sur le probable "laisser-faire" (ce qui s’appelle la théorie LIHOP, pour Let It Happen On Purpose) de l’administration Bush lors des attentats du 11-Septembre. Cette prise de position était passée totalement inaperçue en France. Dans cet article publié dans le journal britannique The Guardian, M. Pilger revient à la charge contre le journalisme "de complaisance", celui qui  ne remplit pas son rôle  d’information du public et se limite à relayer les informations venant des autorités plutôt que de rapporter la réalité du terrain. Il part de l’exemple de l’Irak et du journalisme de guerre qui y a eu cours, et étend son analyse au journalisme "au service des lobbies" et des gouvernants, injustifiable à ses yeux.

Pour illustrer ses propos, nous avons choisi de les associer à ceux tenus par Ray McGovern, auteur avec d’autres ex-agents de la CIA d’une lettre de soutien au fondateur de Wikileaks, Julian Assange. Lui aussi, lors d’une interview par un journaliste de CNN (!) fustige ces journalistes transformés en porte-parole des gouvernants, qui de surcroit se permettent de qualifier Assange de "terroriste".

Pourquoi les guerres ne sont-elles pas rapportées honnêtement?

Le public doit connaître la vérité sur les guerres. Alors pourquoi les journalistes s’associent-ils avec les gouvernements pour nous mystifier ?

Par John Pilger, The Guardian, 10 décembre 2010

Traduction Anthony Spaggiari pour ReOpenNews

Dans le manuel de l’armée US  portant sur la contre-insurrection, le Général américain commandant [les Forces de l’OTAN en Afghanistan] David Petraeus décrit la guerre en Afghanistan comme une « guerre de perception… conduite en utilisant en permanence les médias d’information. » Ce qui importe réellement n’est pas vraiment la bataille au jour le jour contre les Talibans, mais la façon dont cette aventure est vendue aux États-Unis où « les médias influencent directement l’attitude de pans entiers de l’audience ». En lisant cela, je me suis souvenu du Général vénézuélien qui dirigea un coup d’État contre le gouvernement démocratique de 2002. « Nous avions une arme secrète », se vanta-t-il. « Nous avions les médias, en particulier la télévision. Il faut avoir les médias. »

Jamais les officiels n’ont dépensé autant d’énergie pour s’assurer que les journalistes soient bien de connivence avec les rapaces faiseurs de guerres, un phénomène dorénavant perpétuel selon le Général grand ami des médias. En se faisant l’écho des chefs de guerre les plus prolixes, comme Dick Cheney, l’ancien vice-président américain, chantre du « waterboarding » [Ndt : torture par simulation de noyade],  et qui présagea « 50 ans de guerre », ils contribuent à une situation de conflit permanent qui dépend grandement de la mise à l’écart d’un ennemi dont ils n’osent dire le nom : le public.

Au centre de guerre psychologique du Ministère de la Défense à Chicksands, dans le Bedfordshire, les chargés de formation pour journalistes  se démènent à la tâche, plongés dans un jargon fait de « domination informationnelle », « menace asymétrique » ou « cyber-menace ». Ils partagent leurs locaux avec le personnel enseignant les méthodes d’interrogatoires qui ont conduit à une enquête publique concernant la pratique de la torture par les militaires britanniques en Irak. La désinformation et la barbarie des guerres coloniales ont beaucoup de choses en commun.

Bien entendu, seul le jargon est nouveau. Dans la scène d’ouverture de mon film, The War You Don’t See, il y a une référence à une conversation privée pré-Wikileaks datant de décembre 1917 entre David Lloyd George, premier ministre britannique durant une grande partie de la Première Guerre mondiale, et CP Scott, éditeur du Manchester Guardian. « Si les gens connaissaient vraiment la vérité, dit le premier ministre, la guerre serait stoppée demain. Mais bien entendu, ils ne savent pas, et ne peuvent pas savoir. »

A la suite de la « der des ders », Edward Bernays, un confident du président Woodrow Wilson, inventa le terme de « Relations Publiques » comme euphémisme pour [désigner la] propagande « qui était devenu un terme péjoratif en raison de la guerre. » Dans son livre Propaganda (1928), Bernays décrit les RP comme « un gouvernement invisible qui constitue le vrai pouvoir dirigeant de notre pays » et ce grâce à « l’intelligente manipulation des masses ». Ceci fut mis en place par la création de « fausses réalités », relayées ensuite par les médias. (Un des premiers succès de Bernays fut de parvenir à persuader les femmes de fumer en public. En associant l’acte de fumer et la « libération » de la femme, il fit les gros titres faisant l’éloge des cigarettes  décrites comme « des torches de la liberté »).

J’ai commencé à comprendre ceci alors que j’étais jeune journaliste pendant la guerre américaine au Vietnam. Durant ma première affectation, j’ai vu le résultat du bombardement de deux villages et l’usage du Napalm B qui continue de brûler sous la peau ; beaucoup de victimes étaient des enfants; les arbres étaient ornés de morceaux de corps humains. Les regrets du type « ces tragédies sont inhérentes à la guerre » n’expliquent pas pourquoi virtuellement toute la population du sud Vietnam était mise en danger par des Forces se déclarant « alliées », c’est-à-dire les États-Unis.  Des termes de RP comme « pacification » et « dommages collatéraux » sont devenus monnaie courante. Presque aucun journaliste n’utilise le mot « invasion ». [Les expressions] « intervention », et plus tard « bourbier » sont devenues parties intégrantes du vocabulaire utilisé par les journalistes, qui percevaient la mort de civils comme des erreurs tragiques et ne remettaient que rarement en cause les bonnes intentions de l’envahisseur.

A Saïgon, sur les murs des bureaux des organisations de presse américaines étaient souvent affichées des photographies horribles qui n’étaient jamais publiées et rarement relayées, car on disait qu’elles donneraient un côté « sensationnaliste » à la guerre en mettant en colère les lecteurs et les spectateurs, et qu’elles n’étaient donc pas « objectives ». Le massacre de My Lai en 1968 ne fut rapporté que par un journaliste indépendant, Seymour Hersh, alors que de nombreux journalistes étaient au courant (ainsi que de bien d’autres atrocités). La couverture de Newsweek titrait « Une tragédie américaine », insinuant que les envahisseurs étaient les victimes: un thème déculpabilisant qui fut repris par Hollywood dans des films comme « Voyage au Bout de l’Enfer » ou Platoon. La guerre était imparfaite et tragique, mais la cause était essentiellement noble. De plus, elle fut « perdue » en raison de l’irresponsabilité de médias hostiles et non censurés.

Bien qu’à l’opposé de la vérité, ces fausses réalités sont devenues les « leçons » apprises par les faiseurs de guerres d’aujourd’hui et par la majorité des médias.  À la suite du Vietnam, les journalistes « embarqués » (embedded reporters) sont devenus des pièces centrales des politiques de guerre, et ce, des deux côtés de l’Atlantique. A quelques honorables exceptions près, cela a fonctionné, en particulier aux USA. En mars 2003, près de 700 journalistes embarqués ainsi que des équipes de cameramen ont accompagné les forces d’invasion en Irak. A voir leurs reportages enthousiastes, on aurait pu s’imaginer que l’Europe était de nouveau libérée. Les Irakiens sont juste de fugaces et lointains seconds rôles; mais John Wayne est de retour.

 

L’apothéose fut l’entrée victorieuse à Bagdad, et les images de la télévision montrant la foule acclamant la chute d’une statue de Saddam Hussein. Derrière cette façade, une équipe d’opération psychologique américaine a réussi à manipuler ce qu’un rapport de l’armée US, méconnu, décrit comme un « cirque médiatique avec presque autant de journalistes que d’Irakiens ». Rageh Omaar, qui était présent pour la BBC, rapporta cette information : « les gens sont sortis en souhaitant la bienvenue [aux Américains], et en faisant le V de la Victoire. Ce genre de scène a lieu partout dans la capitale irakienne ». En fait, dans la majeure partie de l’Irak, la conquête et la destruction sanglante d’une société tout entière avaient bien lieu, mais furent largement ignorées.

Dans « The War You Don’t See », Omar parle avec une franchise admirable : « je n’ai pas vraiment fait mon travail correctement, dit-il. Je fais mon mea culpa et dois avouer que nous n’avons pas suffisamment appuyé là où cela faisait mal ». Il décrit la façon dont la propagande militaire britannique a manipulé avec succès la couverture médiatique de la chute de Basra, chute qui fut annoncée ‘17 fois’ par BBC News 24. « Cette couverture, dit-il, fut une chambre d’écho géante. »

La souffrance intense des Irakiens lors de l’assaut n’avait que peu de place dans les journaux. Andrew Marr, alors éditorialiste politique à la BBC, se trouvait près du 10 Downing Street la nuit de l’invasion, et déclara : « [Tony Blair] a dit que nous serions capables de prendre Bagdad sans bain de sang, et qu’à la fin, les Irakiens célèbreraient l’événement, et sur ces deux points, il s’est avéré qu’il avait parfaitement raison… ». J’ai demandé une interview à Marr, mais n’ai reçu aucune réponse.  D’après des études réalisées par l’Université de Galles de Cardiff et par Media Tenor, il apparait que la couverture de la guerre par la BBC reflétait presque exclusivement la ligne du gouvernement, et que les reportages témoignant de la souffrance des civils étaient relégués au second plan. Media Tenor place la BBC et la chaine américaine CBS tout en bas d’un classement concernant le temps alloué aux opposants à l’invasion parmi les télévisions occidentales. « Je suis tout à fait ouvert sur le fait que l’on nous accuse d’avoir été mystifiés » déclarait Jeremy Paxman l’année dernière, parlant à un groupe d’étudiants au sujet de la non-existence des armes de destruction massive irakiennes. « Nous l’avons clairement été [mystifiés] ». En tant que personnalité médiatique grassement rémunérée, il oublie cependant de préciser pourquoi il fut mystifié.

Dan Rather, qui fut le présentateur du journal de CBS pendant 24 ans, fut moins réticent. « La peur était présente dans chaque salle de rédaction américaine, m’avoua-t-il, la peur de perdre son travail… la peur de se voir cataloguer comme non-patriote ou autre ». Rather explique que la guerre les a « transformés en sténographe » et que si les journalistes avaient enquêté sur les mensonges qui ont amené à la guerre en Irak, au lieu de les amplifier, l’invasion n’aurait pas eu lieu. C’est une opinion partagée par nombre de grands journalistes américains que j’ai interviewés.

En Grande-Bretagne, David Rose, dont l’article paru dans The Observer joua un rôle majeur dans l’établissement d’un lien, en vérité inexistant, entre Saddam Hussein, al-Qaïda et le 11-Septembre, m’a accordé une interview courageuse dans laquelle il dit : « C’est inexcusable… Ce qui s’est produit [en Irak] est un crime, un crime d’une très grande ampleur… »

« Est-ce que cela fait des journalistes des complices ? » lui ai-je alors demandé.

« Oui…involontairement peut-être, mais oui ».

Quelle est la valeur d’un tel témoignage de journaliste? La réponse est fournie par le grand journaliste James Cameron, dont le documentaire courageux et révélateur, réalisé avec Malcom Aid au sujet des bombardements de civils au nord Vietnam fut interdit par la BBC. « Si nous, qui sommes censés trouver ce que manigancent ces salauds (sic), ne rapportons pas ce que nous trouvons, si nous ne prenons pas la parole, alors qui va stopper cette entreprise sanglante qui frappe à nouveau ?»

Cameron ne pouvait pas imaginer un phénomène moderne comme celui de Wikileaks, mais il l’aurait sûrement approuvé. Derrière l’avalanche actuelle de documents officiels, en particulier ceux décrivant les machinations secrètes ayant conduit à la guerre – comme l’obsession américaine envers l’Iran –, l’échec du journalisme est rarement souligné. Et peut-être que la raison pour laquelle Julian Assange semble provoquer tellement d’hostilité parmi les journalistes au service de différents « lobbies », ceux que le porte-parole de George Bush a qualifiés une fois de « facilitateurs complices », est que Wikileaks et ses révélations les remplissent de honte. Pourquoi le public a-t-il dû attendre Wikileaks pour savoir comment les grandes puissances agissent vraiment ? Comme le montre la fuite (leaked) d’un document de 2000 pages du Ministère de la Défense, les journalistes les plus compétents ne sont pas qualifiés d’« embarqués » ou d’ « embrigadables » par le pouvoir, mais de « menace ». C’est en fait la menace de la vraie démocratie, dont la « monnaie est », selon Thomas Jefferson, « la libre circulation de l’information ».

Dans mon film, je demande à Assange de quelle manière il opère vis-à-vis des lois draconiennes concernant le secret pour lesquelles la Grande-Bretagne est célèbre. « En fait, dit-il, lorsque l’on regarde les documents du Official Secrets Act, il est écrit que c’est une offense de ne pas diffuser une information, et que c’est aussi une offense de détruire une information, la seule issue possible est donc pour nous de publier l’information ». C’est une époque formidable.

John Pilger (www.johnpilger.com)

05 janvier, 2011 by GeantVert

The Guardian, 10 décembre 2010

Traduction Anthony Spaggiari pour ReOpenNews 

http://www.reopen911.info/News/2011/01/05/john-pilger-droits-et-devoirs-des-journalistes-pourquoi-les-guerres-ne-sont-elles-pas-rapportees-honnetement/



 

Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

29/01/2011

n°11 - Journal du Yémen - 19-09 au 03-11-2010 - - : Pourquoi le Yémen ? L’Ouest serait-il en train de choisir une nouvelle cible ?


n°11 - Journal du Yémen - 19-09 au 03-11-2010 - - : Pourquoi le Yémen ? L’Ouest serait-il en train de choisir une nouvelle cible ?



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



    Journal du Yémen

           n°11                               03-11au 28-01-2010

        C.De broeder & M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

a) sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Robert Bibeau :  : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

 http://no-war.over-blog.com/ 

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

Tiré à part :

Yémen L’onde de choc tunisienne.

Quatrième immolation par le feu au Yémen.

170e place sur 178 dans le classement de la liberté de la presse.

1) Lutte pour la libération du territoire

2 Politique

a) Yémen

b) Usa

Tiré à part :

Yémen L’onde de choc tunisienne.

Quatrième immolation par le feu au Yémen.

170e place sur 178 dans le classement de la liberté de la presse.

4 Brèves

4-1 Colis piégés : Le Yémen sous pression pour lutter contre Al-Qaeda.

4-2 Le Yémen grogne.

5 Dossier

5-1 Les Yéménites se soucient plus de la pauvreté que d'Al Qaïda.

5-2 Pourquoi le Yémen ? L’Ouest serait-il en train de choisir une nouvelle cible ?

6 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

 6-1 WikiLeaks : les stocks radioactifs du Yémen sont des cibles faciles pour Al-Qaïda (Guardian, 20 Dec)

 



Tiré à part :

Yémen L’onde de choc tunisienne.

Des manifestations anti-gouvernementales se sont produites ce week-end dans la capitale, Sanaa. Figure emblématique du mouvement, la militante Tawakel Karman a été arrêtée dimanche. Le président yéménite a réagi en promettant son départ en 2013.

Des centaines de personnes, dont des Оtudiants, des militants et des dОputОs, ainsi qu’environ 200 journalistes se sont rОunis, dimanche dans la capitale du YОmen, pour rОclamer la libОration de Tawakel Karman, directrice de l’organisation «Femmes journalistes sans chaФnes» et membre du parti islamiste de l’opposition, El Islah. La militante a ОtО arrРtОe par la police dans la nuit de samedi И dimanche alors qu’elle rentrait chez elle avec son mari, dans le centre de SanЙa. Cette arrestation intervient aprПs que Tawakel Karman a organisО plusieurs manifestations anti-gouvernementales devant l’UniversitО de la capitale, dont la derniПre a eu lieu ce samedi. DПs le dОbut de la RОvolution de Jasmin, la militante Tawakel Karman a appelО И soutenir le peuple tunisien et И poursuivre leur mouvement, en manifestant contre les rОgimes autocratiques arabes. Le prОsident yОmОnite, Ali Abdullah Saleh, au pouvoir depuis 1978, est directement visО par ces revendications. 

Dimanche soir, И l’instar de l’allocution de Ben Ali avant sa fuite, le prОsident yОmОnite Ali Abdullah Saleh a annoncО sur la chaФne de tОlОvision publique qu’il quitterait le pouvoir en 2013. «Le YОmen ne deviendra pas une autre Tunisie. Nous sommes une rОpublique dОmocratique, nous avons pacifiquement modifiО les rПgles (…) Nous appelons les parties d’opposition И participer au dialogue avec le parti au pouvoir avant que le chaos n’ait lieu», a-t-il dОclarО, avant d’ajouter «Certains membres parlementaires de l’opposition auraient mal compris le sens des amendements constitutionnels proposОs, mais je dОclare que je vais quitter le pouvoir aprПs mon deuxiПme mandat qui expire en 2013»

25 janvier  

http://www.lesoir-echos.com/2011/01/25/yemen-l%E2%80%99onde-de-choc-tunisienne/

 

Quatrième immolation par le feu au Yémen.

Un Yéménite de 28 ans a tenté de s'immoler par le feu mercredi soir à Aden, principale ville du sud du Yémen, ont rapporté, jeudi 27 janvier, des témoins. Cela porte à quatre le nombre de personnes qui ont tenté de s'immoler ainsi au Yémen au cours des derniers jours. L'une d'elles a succombé à ses blessures.

Mercredi soir, Fouad Sabri, employé d'une gare routière, s'est aspergé d'essence puis a craqué une allumette sur une place d'un des principaux quartiers d'Aden, ont indiqué des témoins, ajoutant que des passants sont rapidement intervenus pour éteindre le feu. M. Sabri aurait commis cet acte désespéré en raison de ses mauvaises conditions de vie, selon des habitants. Brûlé sur de larges parties du corps, il a été admis dans un hôpital d'Aden, où il a été placé dans un service de soins intensifs, a indiqué à l'AFP une source médicale.

UN HOMME MEURT DES SUITES DE SES BLESSURES

Les autorités locales ont indiqué qu'au moins trois autres tentatives d'immolation par le feu avaient eu lieu ces derniers jours dans le sud et le nord du Yémen, pays pauvre, touché par le chômage et confronté à un mouvement sécessionniste dans le Sud.

A la suite d'une de ces tentatives, un homme de 45 ans, Awadh Saleh al-Samahi, est mort, le 20 janvier, dans un village du Hadramout, un jour après qu'il se fut immolé par le feu en présence de ses enfants pour protester contre ses difficultés économiques, a indiqué jeudi à l'AFP un responsable local.

Inspirés par la révolte tunisienne et par un mouvement de contestation en Egypte, des milliers de Yéménites ont manifesté jeudi à Sanaa (portfolio) à l'appel de l'opposition pour réclamer le départ du président Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis trente-deux ans.

 27.01.

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2011/01/27/quatrieme-immolation-par-le-feu-au-yemen_1471663_3218.html

 

170e place sur 178 dans le classement de la liberté de la presse. 

Le 1er janvier, les parlementaires du parti au pouvoir ont en effet adoptО des amendements constitutionnels, qui, s’ils sont approuvОs en mars, devraient supprimer l’article qui limite И deux le nombre de mandats prОsidentiels consОcutifs. Toutefois, l’annonce de son dОpart en 2013 n’est pas vraiment une surprise puisque plusieurs observateurs estiment qu’il veut imposer son fils, Ahmed, comme successeur. Plusieurs de ses neveux sont dОjИ placОs И des postes clОs, verrouillant l’appareil d’Etat. 

Pour l’instant, aucune raison n’a ОtО fournie pour l’arrestation de Tawakel Karman. Le porte-parole de l’opposition parlementaire, Mohamed Qobati a dОnoncО «un crime» et «un acte immoral». De son cЩtО, l’association Reporters sans frontiПres a «exigО sa libОration immОdiate». Comme le rappelle RSF sur son site, le YОmen figure И la 170e place sur 178 dans le classement de la libertО de la presse, Оtabli par l’organisation en 2010. Autant dire que les mОdias ne sont guПre les bienvenus dans le pays. Lors des manifestations, un cameraman de la chaФne satellitaire Al-Arabiya a notamment ОtО interpellО le 23 janvier, alors qu’il filmait les manifestations d’Оtudiants devant l’universitО de SanЙa en train d’Рtre dispersОes par les forces de l’ordre. Un autre cameraman de la chaФne Al-Jazeera a, quant И lui, ОtО violentО, selon la chaФne qatarie. Des incidents Оvocateurs de l’Оtat de la libertО d’expression au YОmen. 

En Tunisie, en revanche, depuis le dОpart de Ben Ali, un vent de libertО souffle sur les mОdias. PrivОs de libertО d’expression pendant 23 ans, les Tunisiens reprennent peu И peu l’usage de ce droit. Une libertО qui s’imprime dans la presse et fait les gros titres, dОbarrassОs de la propagande qui a verrouillО pendant de longues annОes la parole. «Les gens ont dОcidО de parler et ils ont parlО. Je n’ai jamais vОcu dans une dОmocratie et j’ai 51 ans», a ainsi dОclarО le dessinateur du quotidien La Presse, Lotfi Ben Sassi. Symbole de cette nouvelle libertО, le quotidien La Presse n’est plus obligО de faire sa Une sur les activitОs du prОsident ou de sa femme, aprПs avoir ОtО pendant 23 ans le journal du rОgime Ben Ali. Une vОritable rОvolution, qui marque une rupture nette avec la langue de bois imposОe du temps de Ben Ali. 

Mais qui dit libertО d’expression dit aussi responsabilitО des journalistes, comme le montre l’arrestation survenue dimanche de Larbi Nasra, propriОtaire de la chaФne de tОlОvision privОe tunisienne Hannibal, accusО de «haute trahison et complot contre la sОcuritО de l’Etat» pour avoir voulu favoriser le retour du prОsident dОchu Ben Ali.

25 janvier  

http://www.lesoir-echos.com/2011/01/25/yemen-l%E2%80%99onde-de-choc-tunisienne/ 



Résistance

Lutte pour la libération du territoire

Une militante des droits de l'Homme relâchée.

Une activiste des droits de l'homme, arrêtée dimanche au Yémen après avoir mené des manifestations pour réclamer le départ du président Ali Abdallah Saleh, a promis ce lundi de poursuivre sa lutte, quelques heures après avoir été remise en liberté.

S'inspirant de la «Révolution de jasmin» tunisienne, qui a provoqué le départ du président Zine Ben Ali, la journaliste Taouakoul Karmane, membre du parti islamiste Islah, a déclaré qu'elle entendait poursuivre son combat «jusqu'à la chute de ce système corrompu qui a pillé les richesses des Yéménites». Devant ces centaines de partisans, elle a réclamé la libération des autres détenus. Dix-huit autres militants anti-gouvernementaux avaient été arrêtés en même temps qu'elle. Selon l'avocat de Karmane, le parquet a promis des les libérer.

24/1

 http://www.20minutes.fr/ledirect/658108/monde-yemen-militante-droits-homme-relachee



1 Au jour le jour

16-12

Deux soldats et un activiste sudiste ont été tués dans des accrochages armés jeudi dans la province de Lahaj dans le sud du Yémen, a annoncé un responsable des services de sécurité. 
Selon ce responsable, qui s'exprimait sous le couvert de l'anonymat, les soldats habillés en civil poursuivaient un "activiste recherché qui circulait à moto" dans la ville de Habilaïn. "Ils ont ouvert le feu, le tuant. C'est alors que des activistes sudistes sont arrivés sur place et ont abattu les soldats".
 Une source médicale a indiqué pour sa part que "les corps de deux soldats tués ont été transportés à l'hôpital de la ville ainsi que deux blessés parmi les activistes sudistes".
Le Mouvement sudiste organise des manifestations tous les jeudis pour appeler à la libération des activistes détenus.
 Cette instance appelle à une séparation du sud qui était un Etat indépendant avant 1990 et accuse le nord de négliger cette partie du Yémen.

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=166180&language=fr

 

17/12/2010

Cinq personnes dont quatre militaires ont été tués jeudi dans des accrochages armés dans la province de Lahaj, dans le sud du Yémen, selon un dernier bilan fourni vendredi par un responsable de la sécurité.  
Le ministère yéménite de la Défense avait annoncé jeudi que deux soldats et un activiste sudiste avaient été tués dans ces accrochages. Mais un officier, le commandant Ali Ghanem al-Amari et un autre soldat ont succombé depuis à leurs blessures.
Ces accrochages s'étaient produits dans la ville de Habilaïn lors d'une tentative d'arrestation d'Abbas Tanbaj, un activiste sudiste qui a été tué dans les échanges de tirs, selon le ministère yéménite.
Le Mouvement sudiste organise des manifestations tous les jeudis pour appeler à la libération des activistes détenus. Il milite pour une séparation du sud, qui était un Etat indépendant avant 1990, et accuse le nord de négliger cette partie du Yémen

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=166307&language=fr

16/01

Douze personnes ont été blessées dans le sud du Yémen, dans des affrontements ayant opposé des activistes du Mouvement sudiste, un groupe séparatiste, à l'armée, ont indiqué aujourd'hui des témoins et des sources hospitalières.
Des militaires, stationnés aux abords de Habilayn, dans la province de Lahej, ont tiré aujourd'hui plusieurs obus pour disperser une manifestation dans cette ville, à laquelle participaient de nombreux hommes en armes, lesquels ont répliqué, ont indiqué les témoins. Huit personnes ont été blessées, dont l'une grièvement, a-t-on appris de source médicale.

AFP

16-01

Les forces armées, qui tentaient depuis décembre d'entrer à Habilayn, un bastion du Mouvement sudiste, ont été engagées samedi dans un violent accrochage avec des résistants dans deux villages, près de Habilayn. Cet accrochage s'est soldé par quatre blessés. Deux d'entre eux sont des militaires, selon une source médicale.
Des renforts militaires, dont des dizaines de transports de troupes, des chars et des blindés, acheminés à la mi-décembre dans la province de Lahej, peinaient depuis à avancer sur Habilayn, tenue par des hommes du Mouvement sudiste.

AFP

 

22-01

Au moins neuf personnes ont été tuées et des dizaines d'autres blessées dans des affrontements qui perdurent encore entre des rebelles chiites et des forces tribales pro-gouvernementales dans le nord du Yémen, a déclaré vendredi à Xinhua un membre du conseil local.

« Sept membres des rebelles et deux membres de la tribu pro-gouvernementale Al-Abdain ont été tués, et des dizaines d'hommes des deux camps ont été blessés, dans une bataille acharnée qui a éclaté jeudi soir », a déclaré par téléphone à Xinhua ce responsable qui ne souhaite pas être identifié.

Ces affrontements ont eu lieu dans une banlieue du sud de la ville de Saada, capitale de la province de Sanaa a indiqué ce membre du conseil.

http://french.cri.cn/

23-01

Des hommes armés ont fait irruption dimanche dans un hôpital du sud du Yémen et libéré un membre présumé d'Al-Qaïda, admis dans l'établissement après avoir été blessé lors d'un accrochage avec les forces de sécurité, a annoncé une source médicale.

Une source au sein des services de sécurité avait annoncé dans la journée que trois personnes, dont un policier et un suspect, avaient été blessées lors d'une fusillade à Loder, dans la province d'Abyane.

L'accrochage a eu lieu lorsque les forces de sécurité ont pris en chasse un suspect, Amine Al-Sayyed, recherché pour collaboration avec Al-Qaïda, selon la même source.

Dimanche soir, un responsable médical de l'hôpital de Loder a déclaré que le policier avait succombé à ses blessures et que des hommes armés s'étaient introduits dans l'établissement avant d'en repartir "avec Sayyed", qui était "grièvement blessé".

AFP

23-01

Dans un incident séparé, les forces de sécurité yéménites ont dispersé des centaines de membres du Mouvement sudiste à Crater, un quartier d'Aden, la principale ville du sud du Yémen, après les obsèques d'un homme abattu par un policier lors d'affrontements il y a quelques jours.

Les forces de sécurité ont tiré et lancé des gaz lacrymogènes, ont affirmé des témoins.

La tension est vive dans le sud du Yémen, où les forces gouvernementales font face à une recrudescence des activités des partisans d'Al-Qaïda (…) mais aussi du Mouvement sudiste, un groupe séparatiste.

AFP



2  Politique

a) Yemen

2a-1 Sur le terrain

20/01

Le ministère yéménite de l'Intérieur a annoncé aujourd'hui avoir perdu en 2010 au moins 178 de ses agents et officiers. Dans un communiqué, le ministère précise qu'au total "1.030 membres des forces de sécurité ont été tués ou blessés en 2010" dans l'exercice de leur fonction ".
AFP

 

Les unités anti-terrorisme du Yémen …

Nb : Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

 

Les unités de lutte anti- terrorisme (…) yéménites, soutenues par des chars et de l'artillerie, ont lancé une campagne de traque contre les combattants d'Al-Qaïda dans la province de Shabwa dans le sud-est du pays, a rapporté vendredi un responsable de sécurité de la province.
Cette campagne ciblait les villes de Azan et de Hota, ainsi que les districts d'Al-Saieed et de Nisab à Shabwa, à environ 458 km au sud-est de Sanaa, la capitale du pays, a déclaré ce responsable sous le couvert de l'anonymat.
« Les unités de sécurité fouilleront les montagnes éloignées entourant ces districts pour traquer les éléments les plus recherchés d'Al-Qaïda, y compris le religieux yéménite né aux États-Unis, Anwar al-Awlaki, que l'on suppose retranché là-bas », a déclaré par téléphone à Xinhua le responsable depuis Ataq, la capitale de cette province.
La semaine dernière, un autre responsable de sécurité a déclaré à Xinhua que la branche combattante d'Al-Qaïda avait assassiné le colonel Atiq al-Amri, un haut responsable de la section d'enquête criminelle des forces de sécurité, et blessé son collègue soldat Sadri bin Iesa alors qu'ils se trouvaient dans la ville d'Azan.
Lundi, un tribunal de sécurité de Sanaa a condamné par contumace le religieux recherché Anwar al-Awlaki à 10 ans de prison pour incitation au meurtre d'étrangers et participation à un groupe armé.
Shabwa est la patrie d'origine de M. Al-Awlaki, qui a été inscrit en mai dernier sur la liste « à capturer ou à tuer » des États-Unis en raison d'accusations selon lesquelles il serait lié à une tentative ratée d'attentat contre un avion de ligne à destination des États-Unis en décembre 2009, attentat revendiqué par la suite par le mouvement Al-Qaïda au Yémen.
En septembre dernier, le gouvernement yéménite a lancé une offensive massive contre la ville de Hota, où étaient retranchés plus de 200 combattants d'Al-Qaïda. Des dizaines de personnes avaient trouvé la mort dans cette offensive.
Grâce à un soutien de renseignement de Washington, le Yémen a intensifié ses campagnes de maintien de la sécurité depuis l'année dernière avec des mesures telles que des raids aériens contre le mouvement Al-Qaïda dans la péninsule Arabique (AQAP).

Source: xinhua

24.01.


2a-3 Les grandes manœuvres

31/12

Le Yémen a libéré plus de 400 Houthis jeudi dans le cadre d'un cessez-le-feu avec le mouvement, c’est ce qu’ont annoncé les deux parties
Au total, 500 membres du mouvement des Houthis sont concernés par cette libération, dont la mise en œuvre a commencé jeudi. Selon Mohammed Abdel-Salam, un porte-parole des Houthis, 428 ont été libérés jusqu'à présent.
La libération est le fruit d'une médiation du Qatar, qui avait déjà négocié le cessez-le-feu conclu en février. En contrepartie, les  Houthis devraient renoncer aux armes saisies durant le conflit armé avec le gouvernement.

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=168158&language=f

24.01.



2) Usa  (le parrain)

Les grandes manœuvres

Hi.Clinton au Yémen…

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

En tournée au Moyen-Orient, Hillary Clinton a fait mardi une escale à Sanaa, effectuant la première visite d'un chef de la diplomatie américaine dans ce pays depuis 20 ans.

"Nous affrontons une menace commune posée par les terroristes et Al Qaïda mais notre partenariat va au-delà du contre-terrorisme", a déclaré la secrétaire d'Etat américaine après deux heures d'entretiens avec le président Ali Abdallah Saleh.

"Nous ne nous sommes pas juste concentrés sur les menaces à court terme mais sur les défis à long terme", a ajouté Hillary Clinton en faisant part du soutien de Washington aux efforts d'unité, de stabilité, de prospérité et de démocratisation du Yémen.

Les Etats-Unis souhaitent que le Yémen accentue son combat contre la branche d'Al Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa), dont les activistes mènent des opérations de plus en plus audacieuses contre des cibles occidentales.

Avant d'atterrir à Sanaa, Hillary Clinton avait confié aux journalistes qui l'accompagnent que la relation actuelle entre les Etats-Unis et le Yémen n'était pas "suffisante pour entretenir des liens militaires". "Il faut essayer d'élargir le dialogue."

Les activistes d'Aqpa ont attiré l'attention de Washington en octobre avec des attentats à la bombe ratés contre des avions cargos, un an après une tentative d'attentat contre un avion de ligne assurant la liaison Amsterdam-Detroit dont l'auteur avait été formé au Yémen.

"Je vais être franche: il y a aujourd'hui des terroristes qui opèrent à partir du territoire yéménite, dont beaucoup ne sont pas des Yéménites, certains étant même, je suis désolé de le dire, américains. C'est une préoccupation pour les deux parties", a déclaré Hillary Clinton.

Reuters, publié le 11/01/2011 à 17:36



 3 Politique internationale

 Le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés

 "Escalade alarmante" des combats.

 Le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) s'est inquiété de l'"escalade alarmante" des combats dans le nord du Yémen près de la frontière avec l'Arabie saoudite, en dépit du cessez-le-feu conclu il y a neuf mois a déclaré un porte-parole du HCR, Andrej Mahecic, lors d'un point presse.

Il a qualifié la situation d'"escalade alarmante", indiquant que des agences humanitaires présentes sur le terrain et d'autres témoins ont constaté que de nouveaux affrontements entre Houthis et tribus pro-gouvernementales avaient éclaté le 13 novembre dans la province de Saada (nord-ouest.

Suite à ces violences, le HCR a envoyé du personnel sur place pour évaluer l'ampleur des déplacements de civils, notamment dans des districts proches de l'Arabie saoudite.

En février, forces gouvernementales et séparatistes avaient signé un cessez-le-feu dans le nord du Yémen, après la dégradation de la situation à la frontière avec l'Arabie saoudite faisant craindre l'explosion d'un conflit régional. La reprise des combats en août 2009 dans le conflit récurrent depuis 2004 avait provoqué un exode massif de personnes dans la région de Saada.

Sur les 300.000 déplacés, seulement 20.000 sont revenus dans la ville de Saada, selon le HCR.

"Nous restons très préoccupés par le manque d'accès et par la situation humanitaire dans d'autres endroits" de la province de Saada, a souligné M. Mahecic.

AFP

23.11.



4 Brèves

4-1 Colis piégés- Le Yémen sous pression pour lutter contre Al-Qaeda.

Nb : Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

 

4-2 Le Yémen grogne.

Quelque 16 000 personnes sont descendues, hier, dans les rues de Sanaa, la capitale, dénonçant la corruption et réclamant des réformes. Le président Ali Abdoullah Saleh est au pouvoir depuis plus de trente ans. Le contexte économique difficile a poussé un jeune conducteur de taxi de 25 ans à s'immoler par le feu

http://www.20minutes.fr/article/660582/monde-le-mouvement-revolte-etend-poudriere-arabe



5 Dossier

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

5-1 Les Yéménites se soucient plus de la pauvreté que d'Al Qaïda.

Avec plus de la moitié des enfants qui souffrent de malnutrition et près de la moitié de la population qui vit au-dessous du seuil de pauvreté et sans installations sanitaires correctes, les Yéménites se soucient plus de leur survie que du combat occidental contre Al-Qaïda. Lire la suite l'article

A Sanaa, Maram, sept mois, se remet après avoir failli mourir de malnutrition. Sa mère a parcouru près d'une centaine de kilomètres depuis son village de montagne pour l'amener à la capitale, les remèdes traditionnels ayant échoué. Mais la famille a quatre enfants et pas les moyens de payer le traitement de son autre fillette de deux ans et demi, qui tient à peine debout -là aussi, un symptôme de malnutrition. "Je ne veux plus d'enfants", gémit leur mère, Sayeda al-Wadei, "je ne veux même pas de moi-même".

La malnutrition au Yémen atteint des niveaux comparables à ceux de zones de guerre comme le Darfour (Soudan) ou certaines régions d'Afrique sub-saharienne, et d'autres statistiques sont tout aussi effrayantes: près de la moitié des 23 millions de Yéménites vivent avec moins de 2 dollars (environ 1,5 euro) par jour et dans de mauvaises conditions sanitaires. Moins d'un dixième des routes sont carrossables, l'eau manque, des dizaines de milliers de personnes déplacées par les conflits affluent dans les villes. Le gouvernement rongé par la corruption ne contrôle guère que la capitale, et sa principale source de revenu -le pétrole- pourrait être épuisée d'ici dix ans.

Dans ces conditions, la plupart des Yéménites ont bien autre chose en tête qu'Al-Qaïda, à l'heure où les Etats-Unis font pression sur Sanaa pour qu'il combatte les terroristes sur son territoire.

Organisations humanitaires, économistes et autorités appellent les donateurs qui se réuniront en février à Riyad, en Arabie saoudite, à débourser des millions de dollars pour le développement du Yémen, afin de réduire la pauvreté et de restructurer l'économie du pays.

Washington a débloqué pour le Yémen 150 millions de dollars (114,5 millions d'euros) d'aide au développement, en plus de l'aide consacrée au combat contre Al-Qaïda, qui devrait passer de 150 à 200 millions de dollars l'an prochain. D'autres pays ont également contribué, estimant que la lutte contre le terrorisme passe par celle contre la pauvreté.

"Les enjeux sont élevés pour les pays voisins, l'Europe et les Etats-Unis, non seulement au Yémen mais au Moyen-Orient. Personne ne veut que le Yémen échoue", remarque Benson Ateng, responsable de ce pays à la Banque mondiale.

Mais des organisations humanitaires craignent que le gouvernement, qui tient par le clientélisme, ne privilégie les tribus alliées ou que les donateurs ne donnent priorité aux zones d'implantation d'Al-Qaïda, au détriment des régions les plus pauvres. Avec le risque d'alimenter le ressentiment du reste du pays.

La malnutrition est typique de l'imbrication des problèmes au Yémen: il est importateur net de denrées alimentaires alors qu'il manque d'argent et qu'une bonne partie de l'agriculture et jusqu'à 30% de l'eau sont consacrées à la culture du qat, plante aux vertus stimulantes et légèrement euphorisantes dont les Yéménites mâchonnent les feuilles en permanence.

Le pays manque d'infrastructures médicales et d'éducation et seuls 10% des enfants de moins de six mois sont nourris au sein. Faute de statistiques officielles, la malnutrition est largement passée inaperçue, alors qu'elle atteint des niveaux jamais vus ailleurs dans le monde", explique Greet Cappelaera, responsable du Yémen à l'UNICEF (Fonds des Nations unies pour l'enfance).

Les autorités yéménites font valoir leurs dépenses de sécurité, face à la rébellion sévissant dans le Nord, aux séparatistes du Sud et à Al-Qaïda. "Sans sécurité ni stabilité, il n'y aura pas de développement, de recul de la pauvreté et d'investissement", plaide Hesham Sharaf, vice-ministre du Plan et de la coopération internationale.

Les revenus du pétrole représentent au moins les trois quarts du budget gouvernemental mais la production de brut décline et le Yémen pourrait devenir importateur net dans les cinq ans tandis que ses réserves pourraient être totalement épuisées d'ici 2021, selon le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale.

L'argent du pétrole a fait bondir la consommation dans une frange très étroite de la population. Hôtels, restaurants, centres commerciaux et projets immobiliers se multiplient à Sanaa, mais dès que l'on sort de la capitale, l'autorité centrale cède le pas à celle des tribus.

A 10km seulement de Sanaa, à Wadi Dhaher, des maisons en torchis endommagées par des inondations sont abandonnées. Les routes boueuses mènent aux plantations de qat, qui absorbent la plupart de l'eau. Le village se sert d'un puits creusé à 400 mètres alors que la loi limite la profondeur à 60m pour éviter la surconsommation d'eau.

Les habitants appartiennent à la tribu des Hashed, officiellement alliée du gouvernement mais qui se soucie peu de l'autorité centrale. "Nous sommes autosuffisants. Notre autorité, c'est le cheikh. Même le président a besoin de son accord", lance Abdullah Muhsen, 27 ans.

Et si la jeunesse est l'avenir d'un pays, celle du Yémen pourrait être son cauchemar. Avec la septième plus forte croissance démographique du monde (2,9%), des dizaines de milliers de jeunes arrivent chaque année sur un marché du travail qui n'a pas grand-chose à leur offrir.

Beaucoup se retrouvent à Sanaa, comme Mourad Hamoud, qui a abandonné le lycée à Taiz (sud), et se voyait fonctionnaire dans la capitale. Il est devenu barbier. "Si les choses étaient normales, je n'aurais pas dû renoncer aux études pour travailler", regrette-t-il.

Pour Mohammed Abdel-Malik Mutawakel, professeur de sciences politiques à l'université de Sanaa, les jeunes risquent de penser que "l'économie leur est fermée". Du coup, "ils voudront lutter politiquement, et si ça aussi c'est bouché, ils prendront les armes, avec Al-Qaïda, avec le Sud, ou ailleurs", prévient-il.

AP

http://fr.news.yahoo.com/3/20101222/twl-yemen-al-quaida-pauvrete-1be00ca.html


5-2 Pourquoi le Yémen ? L’Ouest serait-il en train de choisir une nouvelle cible ?

Retour sur l’affaire des colis piégés retrouvés à bord d’avions-cargo en provenance du Yémen, affaire qui avait défrayé la chronique à la fin du mois d’octobre dans tous les médias occidentaux. L’analyse qu’en fait le journaliste russe Boris Volkhonsky n’étonnera pas nos lecteurs habituels, aussi bien sur la question du "timing" des événements que sur le choix du pays "cible", le Yémen. N’oublions pas que nous étions alors en pleine période électorale de mi-mandat aux USA, qui fut riche en alertes terroristes diverses et variées. Plusieurs grands médias européens avaient qualifié ces alertes d’exagérées et non dénuées d’un certain degré de "propagande" comparable à celle utilisée par un certain George W. Bush.

27 novembre,

 by GeantVert

 Boris Volkhonsky : Pourquoi le Yémen ? L’ouest serait-il en train de choisir une nouvelle cible ?

Les tentatives d’attentats de ces dernières semaines – dans des avions à destination des USA ou dans des synagogues US, vraisemblablement à Chicago – restent le sujet numéro un des médias occidentaux.

Les faits avérés sont les suivants. Vendredi dernier, deux colis contenant des explosifs ont été trouvés à bord d’avions-cargos partis initialement de Sanaa au Yémen, à destination des USA. Un des colis a été découvert à Dubai, l’autre à l’aéroport East Midlandsprès de Nottingham, en Angleterre. Tous deux – l’un était convoyé par UPS, l’autre par Fedex – étaient adressés à des synagogues à Chicago. Personne n’a encore revendiqué ces tentatives d’attentats, mais les officiels de sécurité ont rapidement attribué la responsabilité du complot à la section yéménite d’al-Qaida.

L’incident a donné lieu à une fouille intense de tous les chargements de fret et des bagages de voyageurs dans les aéroports américains. Aussi, certains rapports indiquent qu’au moins 26 paquets suspects ont été identifiés au Yémen. Samedi, des officiels yéménites ont arrêté une jeune femme de 22 ans, Hanan al-Samawi, suspectée dans cette affaire. Mais dès le dimanche, elle a été relâchée après qu’on eut découvert que quelqu’un avait volé et utilisé sa carte d’identité pour déposer les colis piégés.

Pendant ce temps, la panique a déferlé sur les États-Unis et l’Europe de l’Ouest. La plupart des pays occidentaux ont relevé leur niveau d’alerte terroriste. La Grande-Bretagne a même déclaré un gel de tous les vols en provenance du Yémen à destination du territoire britannique.

Cette histoire nécessite quelques clarifications.

Tout d’abord, pourquoi le Yémen ?

Le fait est que les autorités du Yémen ont un très faible contrôle de leur territoire, et ont sans aucun doute encore moins envie de combattre le terrorisme international que leurs voisins saoudiens. Par conséquent, certaines figures emblématiques de la mouvance terroriste ont trouvé refuge au Yémen, surtout après que l’Afghanistan et le Pakistan aient cessé d’être des refuges à cause des opérations militaires incessantes.

Ensuite, pourquoi maintenant, et pourquoi Chicago ?

En fait, le timing des attaques (ou plutôt, des tentatives d’attaques, et même des tentatives présumées d’attaques) a été choisi avec soin. Les élections de mi-mandat vont avoir lieu aux États-Unis, et l’administration démocrate se prépare à sa plus lourde défaite depuis des décennies. Si nous regardons vers un passé pas si lointain, il apparaît qu’une attaque terroriste sur-médiatisée est probablement le meilleur moyen pour une administration de redresser sa popularité. Et une attaque déjouée avant qu’elle ait été exécutée donne des points supplémentaires aux autorités. Et donc, quels que soient les motifs des terroristes, ce complot déjoué a tout pour fournir à Barack Obama et aux démocrates quelques points dus au « vote par compassion ». Le fait que les explosifs aient été destinés à des synagogues de Chicago (la ville natale d’Obama) parle de lui-même.

Bon, et ensuite ?

Une réponse plus facile serait de dire que l’administration Obama cherche un nouveau terrain pour reprendre l’initiative. Et après l’évident échec en Irak et en Afghanistan, ils pourraient voir dans le Yémen un nouvel enjeu dans leur grand jeu (« great game ») géopolitique. Il ne faut pas sous-estimer l’importance stratégique de ce pays. Le pouvoir qui contrôle le Yémen contrôle la plupart des routes maritimes entre l’Europe, le Moyen-Orient, de Sud et le Sud-est asiatique. Pour l’instant, si quelqu’un a le contrôle de cette région vitale, ce sont bien les pirates somaliens. Pour les USA, s’emparer d’un territoire là-bas avec des projets d’implantation de ses bases militaires, signifierait un retour sur le devant de la scène, après les échecs des deux dernières décennies, mais ne parait plus possible à présent.

Mais alors, il y a une autre question, probablement plus cruciale. Quels moyens les USA sont-ils prêts à utiliser contre une  force qui est au départ une pure invention des USA, i.e. al-Qaida ?

A ce jour, les moyens militaires ont prouvé leur totale inefficacité, à la fois en Irak et en Afghanistan. De surcroit, si le Yémen est vraiment devenu le refuge pour les extrémistes, c’est la conséquence de l’invasion de ces deux pays par les Américains. Donc, une opération militaire contre le Yémen apporterait seulement une chose : al-Qaida déplacerait ses opérations dans une autre zone, et les germes du terrorisme se propageraient ailleurs.

Bien sûr, l’horloge de l’Histoire ne peut pas être inversée et revenir en arrière est impossible. Mais il peut être utile de tirer les enseignements du passé. Et en observant ce qui s’est passé dans les années 80, on pourrait dire que ce sont les USA qui, en soutenant les moudjahidines en Afghanistan, ont créé les Talibans et al_Qaida. Maintenant, en les combattants impitoyablement au Moyen-Orient, ils retournent l’ensemble du monde musulman contre eux-mêmes et leurs Alliés. Qu’obtiendront-ils en étendant leurs activités militaires à une nouvelle zone dans cette région instable, c’est une question dont pratiquement personne n’apprécierait la réponse.

Boris Volkhonsky

le 1er nov. 2010

The Voice of Russia, 

Traduction et illustration par GV pour ReOpenNews.

http://www.reopen911.info/News/2010/11/27/pourquoi-le-yemen-l%e2%80%99ouest-serait-il-en-train-de-choisir-une-nouvelle-cible/


 


Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

 6-1 WikiLeaks : les stocks radioactifs du Yémen sont des cibles faciles pour Al-Qaïda (Guardian, 20 Dec)

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Un haut fonctionnaire du gouvernement du Yémen a mis en garde les diplomates américains sur la pauvreté de la sécurité de l’entreprise principale de produits radioactifs du pays, qui pourrait permettre aux terroristes(…)  de mettre la main sur de la matière hautement dangereuse, selon les fuites diplomatiques révélées par Wikileaks.

Le fonctionnaire yéménite a dit aux Américains qu’un seul garde surveillait les installations et il a été démis de ses fonctions, donc seule une caméra de télévision en circuit fermé était sur place, mais en panne depuis 6 mois. Le message comme quoi l’écart entre les terroristes et les matières nucléaires au Yémen est très faible a été relayé par un message diplomatique le 9 janvier par l’ambassade de la CIA à Sanaa à la sécurité intérieure américaine.
Le Yémen est le pays le plus pauvre du monde arabe, et il est apparu comme la base la plus active pour Al-Qaïda, après l'Irak et l'Afghanistan. Le groupe est derrière une série d'attaques contre des cibles occidentales dans le pays, y compris le complot de fret aérien qui a échoué en octobre et la tentative d'abattre un avion de ligne américain à destination de Detroit à Noël l'année dernière. Le kamikaze, né au Nigeria Detroit, Omar Farouk Abdulmutallab, a été radicalisé au Yémen, selon des sources de sécurité.
Les informations diplomatiques, classées secrètes par l'ambassadeur américain Stephen Seche, et envoyées peu après l’évènement de la bombe le jour de Noël, décrit « l’inquiétude » officielle des Etats-Unis pour convaincre le gouvernement du Yémen d’enlever tous les matériaux du pays jusqu'à ils soient mieux assurés afin d'améliorer les mesures de sécurité l’agence nucléaire.
Le câble diplomatique a également révélé que l'établissement détient de grandes quantités de substances radioactives utilisées par les hôpitaux, les universités locales pour la recherche agricole et dans les champs pétrolifères. La communauté internationale craint que les isotopes radioactifs peuvent être utilisés pour fabriquer une bombe sale. Les isotopes ne sont pas des explosifs, à la différence des matières nucléaires comme l'uranium. Bien qu’il existe peu de chances de tuer un grand nombre de personnes avec un tel dispositif, cela pourrait toutefois causer des dommages énormes et une zone contaminée par la radioactivité.

Des experts internationaux ont déclaré que le manque de sécurité dans les installations au Yémen est une "haute priorité" pour le gouvernement des États-Unis.

http://www.sharknews.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=1306:wikileaks--les-stocks-radioactifs-du-yemen-sont-des-cibles-faciles-pour-al-qaida-guardian-20-dec&catid=106:articles-du-monde&Itemid=162



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


27/01/2011

n°6 - Dossier de la Côte d'ivoire - 26-01 :- Début - : Côte d'Ivoire : interventionnisme sous couvert de communauté internationale.

n°6 - Dossier de la Côte d'ivoire - 26-01 :- Début  - : Côte d'Ivoire : interventionnisme sous couvert de communauté internationale.


Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre


Dossier de Côte d’Ivoire

n°6                               26-01

C.Debroeder &  M.Lemaire



Le dossier de Côte d'Ivoire se retrouve

a) sur nos  blogs :  http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                       http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dirak-de-m-lemaire.html

c) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

d) Et Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

e) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire

1 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net

1-1 Malick Noël Seck : Pour L’Afrique, je défends Gbagbo!

2-1 Kernews : La mise en garde d’un député sarkozyste.

2 Analyse

2-1 Crise ivoirienne: médiation en échec, intervention militaire « prévue »

2-2 Albert Bourgi : Côte d'Ivoire : interventionnisme sous couvert de communauté internationale.

2-3 Francis Arzalier : Côte d’Ivoire : des centaines de morts ; pour qui, pour quoi ?

2-4 Les guerres états-uniennes pour piller l’Afrique.

3 Annexe

3-1 Bwemba – Bong : Non à la renaissance des tirailleurs en Afrique, non au retour des régisseurs nègres « Oui, Missié » en Côte d’Ivoire.


1 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net

1-1 Malick Noël Seck : Pour L’Afrique, je défends Gbagbo!

Lorsque vous entendrez parler de la Côte d’Ivoire, tendez l’oreille, on parle de vous. Il n’y a pas de crise Ivoirienne, ce n’est pas la Côte d’Ivoire qui est en crise, il y a une crise des intérêts français en Côte d’Ivoire suite à la décision du Conseil constitutionnel ivoirien de valider la victoire de Laurent Gbagbo à la présidentielle de 2010. Dés lors, ni l’Onu, ni la France ni une quelconque Institution internationale ne peut en aucun cas se substituer à la Constitution ivoirienne. Il existe une attitude légaliste, butée et débonnaire qui persiste à croire que les situations politiques dans l’Ouest africain doivent être soumises aux mêmes critères d’analyses que leurs variantes occidentales et que les Républiques africaines devraient se conformer au Droit constitutionnel hérité de la France.
Or l’attitude légaliste n’est pas l’unique grille de lecture et la République qui de fait associe l’intérêt général aux intérêts du peuple doit être seule à triompher dans tous les cas de figure. Lorsque le Président français Nicolas Sarkozy du haut de sa tribune pose un ultimatum au Président Gbagbo et à sa femme, je me range automatiquement du côté de Gbagbo parce qu’à ce moment précis il devient une figure emblématique.
Et lorsque cette insulte est proférée au moment même où nous fêtons le cinquantenaire de nos indépendances octroyées, Gbagbo devient un être providentiel, et les éructations des milieux d’affaires, les menaces d’une intervention militaire et l’unanimité des flics de la presse à le désigner perdant, deviennent autant de titres honorifiques qui s’ajoutent à son curriculum. Nous connaissons à présent la composition de la Commission électorale dite indépendante, elle était à 80% Ouatariste ! Gbagbo demande le recompte des voix, la communauté internationale lui exige de perdre. Il sait le prix de la défaite ! C’est le renouvèlement du pacte colonial, c’est l’uranium nigérien vendu à vil prix à la compagnie française Areva, le pétrole gabonais à Elf Aquitaine, les projets d’aménagement de nos territoires réservé à Bouygues, les télécommunications au groupe Orange ; paludisme et pieds nus pour les enfants de Cocody, hors-bord et école privée pour les rejetons français de la Lagune, mains calleuses et toits de chaumes pour les cultivateurs de cacao du ZanZan, Jaguar et appartements de luxe pour les chocolatiers de Neuilly ; parce que c’est à ce prix-là que l’on mange du sucre en Europe.
Ce que veut la France, c’est conserver dans ses territoires l’aristocratie républicaine dressée pour la servir, tel Bongo et Eyadéma, ventripotent dans leurs costumes, sergents chefs au syndicat de la trahison et dignes successeurs de leurs pères respectifs. Et lorsque rien ne marche, on fomente une rébellion armée, on exige des élections pour bourrer les urnes, on organise le crime crapuleux et des campagnes de presse, parce qu’il faut vaincre sans avoir raison, parce qu’il faut que les bourgeois de la grande industrie française dorment tranquille, et que les partis politiques français se fassent financer leurs campagnes électorales au détriment de nos peuples. La France ne peut pas nous humilier chez elle et chez nous. Vous connaissez le mythe de la terre d’accueil, les contrôles au faciès, la réalité des rafles nocturnes et des déportations sommaires. De quel côté du revolver êtes-vous ? D’un côté, vous avez Ouattara avec ses propriétés parisiennes, ses amis du Fmi, ses frères maçonniques et sa femme, de l’autre vous avez Gbagbo dont le seul tort est le refus de négocier les intérêts de la Côte d’Ivoire et pour cela, il est calomnié, livré pantelant aux convulsions du brigandage, vilipendé par le même système qui jadis nous vendit le cannibalisme de Bokassa.

Les ennemis de la Côte d’Ivoire sont planqués dans un hôtel, incapables d’orchestrer un soulèvement populaire, trahis par les électeurs fictifs qui les ont élus et comble du comble, c’est l’Onu qui les protège. Je vous ferais remarquer au passage que l’Onu a fait un bien meilleur travail à défendre les retranchés de l’Hôtel du Golf que les Tutsi de l’Hôtel des Mille Collines à Kigali lors des massacres de 1994, parce que ses interventions sont fonctions du pedigree des victimes. Nous ne sommes plus les tirailleurs de la France. Aucun Sénégalais n’ira mourir en Côte d’Ivoire. L’amélioration de nos conditions d’existence passe nécessairement par le contrôle de nos matières premières que seule notre souveraineté nationale peut garantir.
Or, être souverain c’est pouvoir librement décider de son sort. Gbagbo doit gagner, la marche de l’histoire l’exige ! Et c’est la seule Renaissance africaine qu’il vous sera donné de vivre.
Malick Noël Seck
SG Convergence Socialiste
Responsable PS à Sicap Liberté

20 janvier
info@convergence-socialiste.com

http://news.abidjan.net/h/388179.html


2-1 Kernews : La mise en garde d’un député sarkozyste.

Ndlr : Lla publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Didier Julia, député UMP de Seine-et-Marne : « Le fait pour la France de s'identifier à la position américaine,qui est anti Gbagbo, parce qu'ils n'ont jamais pu conquérir les marchés de Côte d'Ivoire, ce n'est pas une position gaulliste. »
La mise en garde d’un député sarkozyste

La position officielle de la France sur la situation ivoirienne n'est pas partagée par l'ensemble des parlementaires.

À gauche, certains élus, comme Henri Emmanuelli, François Loncle ou l'ancien ministre Hubert Védrine, s'interrogent.

Au sein de l'UMP aussi, certains députés estiment que la position de la France devient dangereuse pour ses intérêts en Afrique. Didier Julia, député UMP de Seine-et-Marne et membre de la commission des affaires étrangères, nous a fait savoir qu'il a sondé ses collègues et que 30 à 40% d'entre eux commençaient à changer de ligne. Il a décidé de briser la chape de plomb et il a accordé son premier entretien sur cette affaire à Kernews, mardi 28 décembre, au micro de Yannick Urrien.

Kernews : Tous vos collègues parlent de l’accrochage que vous auriez eu avec Michèle Alliot-Marie lors de la dernière réunion du groupe UMP de l’Assemblée nationale, quelques jours avant Noël… Que s’est-il passé ?

Didier Julia : J'ai eu l'occasion, lors de la réunion du groupe UMP qui rassemble tous les députés, en l'absence de François Fillon, de poser trois questions à Madame Alliot-Marie, ministre des Affaires étrangères. Ma première question était de savoir pourquoi la France s'engage-t-elle au premier plan dans un problème de politique intérieure qui concerne la Côte d'Ivoire. La deuxième question : pourquoi le gouvernement français envisage-t-il de prendre des mesures de rétorsion à l'égard de l'entourage du président sortant de Côte d'Ivoire, qui serait à Paris, en leur retirant leurs visas et leurs passeports, alors que cela peut mettre en danger les quinze mille Français qui sont en Côte d'Ivoire et qui subiraient la même procédure. La troisième question : si les soldats français devaient ouvrir le feu sur des Ivoiriens pour un problème de politique intérieure ivoirienne, ce serait une abominable image pour la France, un recul
de cinquante ans, époque de la canonnière de la colonisation. Au vingt et unième siècle, ne serait-ce pas vraiment une régression du point de vue historique ? Ces trois questions ont suscité une colère extrêmement violente de Madame Alliot-Marie et cela m'a beaucoup étonné de la part d'un ministre qui se présente comme étant de tradition gaulliste. Le fait pour la France de s'identifier à la position américaine, qui est anti Gbagbo, parce qu'ils n'ont jamais pu conquérir les marchés de Côte d'Ivoire, ce n'est pas une position gaulliste. La position gaulliste, c'est d'abord le respect des pays et de leur indépendance. Ensuite, nous ne sommes pas des supplétifs des Américains dans la politique mondiale. J'ai été frappé par cette réaction passionnelle. J'ai eu l'occasion de passer une note au premier ministre François Fillon en lui disant que l'intérêt de la France et la morale en politique voulaient que nous laissions les pays
de l'Union africaine s'occuper de la Côte d'Ivoire et que ce n'était certainement pas à l'ancienne colonie d’imposer son point de vue. Le premier ministre partage tout-à-fait cette approche du problème ivoirien.

Kernews : Selon certaines indiscrétions émanant de vos collègues, Michèle Alliot-Marie, en privé, aurait des doutes sur la sincérité du scrutin annoncé par l'ONU… Qu'en pensez-vous ?

Didier Julia : notre problème, ce n'est pas d'être pro Gbagbo ou pro Ouattara… Nous nous interrogeons tous en commission des affaires étrangères et je peux dire que l'opinion majoritaire, de tous ceux qui s'intéressent au problème, est de dire qu'il y avait d’un côté une commission soi-disant indépendante, qui était sous le contrôle des Américains, en tout cas sous le contrôle des opposants au président Gbagbo et, de l’autre, un Conseil constitutionnel dont on dit que ce sont des amis de Monsieur Gbagbo, mais c'est quand même le Conseil constitutionnel… Par conséquent, je connais le nord de la Côte d'Ivoire qui est entre les mains de chefs de guerre qui pratiquent, comme chacun sait, le racket sur le coton et le diamant, et il était impossible aux populations qui sont sous leur tutelle de voter autrement que ce qu'elles ont voté. Donc, le problème de la légalité discutable dans le Nord est un réel problème.

Kernews : Nous avons reçu des témoignages précis d'assesseurs représentant le candidat Gbagbo qui ont dû quitter le bureau de vote à neuf heures du matin parce qu'on les menaçait avec une kalachnikov…

Didier Julia : Oui, au sein de la commission indépendante aussi, il y avait deux assesseurs représentant le candidat Gbagbo, contre dix, et ils ont aussi fait l'objet de menaces. Par conséquent, les conclusions de la commission indépendante posent vraiment un problème. Mais je n'en veux pas à Michèle Alliot-Marie. C'est une femme pour laquelle j'ai de l'amitié et une certaine admiration. Ce qui m'inquiète plutôt, c'est qu'elle incarne une tradition gaulliste et, si son attitude l'amenait à soutenir aveuglément le point de vue américain et à ne pas respecter la réalité du scrutin pour des raisons qui m'échappent, eh bien, je dis que son image en pâtirait.

Kernews : Comment analysez-vous l'influence des médias sur ce dossier ? Il n'y a aucune explication précise sur le fond de l'affaire, on n’entend aucun discours contradictoire, mais une dialectique de guerre et de diabolisation…

Didier Julia : Les médias agissent de la même façon dans tous les domaines. Tout le monde a hurlé contre Éric Woerth en le qualifiant d’escroc, de voleur, de menteur, de truqueur, de profiteur… Aujourd'hui, plus personne n'en parle. Lorsqu'ils s'apercevront tous qu’ils se sont trompés, il y en a pas un qui aura l'honnêteté de le dire. Il y aura une petite ligne disant que Eric Woerth n'était finalement pas concerné par les problèmes sur lesquels il était critiqué. J'ai connu cela à propos de l'affaire irakienne : ils se sont déchaînés contre nous pendant dix jours ! Le procureur général et les juges ont conclu que l'accusation de collusion avec une puissance étrangère pour intenter aux intérêts fondamentaux de la France était une affaire purement ubuesque et sans fondement. Nous avons été totalement relaxés et nous avons eu droit à trois lignes dans les journaux… Regardez, toute la presse s'est déchaînée sur le problème des retraites. A l'étranger, certains pensaient que la France était sens dessus dessous et que c'était la révolution dans la rue… Tout le monde nous interrogeait sur le désordre de la société française et plus personne ne parle des retraites aujourd'hui ! Dans la presse française, tout le monde va dans le même sens et, lorsqu'ils feront marche arrière, on va passer à autre chose…

Kernews : Alors, faisons un peu de prospective, car chaque opération de désinformation qui a été entreprise a des conséquences sur une décennie. La conséquence de la première guerre du Golfe a été l'émergence de l'islamisme radical et des attentats du 11 septembre 2001…

Didier Julia : C’est vrai…

Kernews : La deuxième guerre a entraîné le massacre des chrétiens d'Irak et d'Orient, qui doivent fuir leurs pays respectifs…

Didier Julia : Oui…

Kernews : Alors, quelles seront les conséquences de cette affaire ivoirienne ?

Didier Julia : J'ai dit à Michèle Alliot-Marie que si nous continuons dans cette voie, les Français seront tous remplacés par les Chinois, les Brésiliens, les Indiens, et la France disparaîtra de l'Afrique. C'est très dommage. J'ai aidé le président Sarkozy à être élu, je soutiens son action réformatrice très méritante en France, mais je ne peux pas suivre une politique mondiale lorsqu'elle met en cause l'influence et la crédibilité de la France dans un continent, surtout l'Afrique, qui est le continent d'avenir. En 2050, l'Afrique sera plus peuplée que la Chine. C'est un continent en pleine expansion économique, qui est en train de s'organiser, dont les ressources sont considérables, et c'est vraiment un continent d'avenir. La France risque de se couper pendant longtemps d'un pays d'avenir. Si cela s'amplifiait, ce serait une grave régression.

Dimanche 26 décembre 2010

http://www.fischer02003.over-blog.com/article-julia-contre-alliot-marie-64200473.html

 

January 03, 2011 2:18 PM

http://www.palestine-solidarite.org/interview.Didier_Julia.281210.htm
http://www.ladepechedabidjan.net/Didier-Julia-depute-UMP-de-Seine-et-Marne-Le-fait-pour-la-France-de-s-identifier-a-la-position-americaine-qui-est-anti_a1510.html
http://www.fischer02003.over-blog.com/article-julia-contre-alliot-marie-64200473.html
http://www.convergencedesluttes.fr/index.php?post/2011/01/03/JULIA-CONTRE-ALLIOT-MARIE



2 Analyse

Ndlr : Lla publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

2-1 Crise ivoirienne: médiation en échec, intervention militaire « prévue »

Le médiateur de l’Union africaine (UA) pour la crise ivoirienne, Raila Odinga, a une nouvelle fois quitté Abidjan mercredi matin sur un constat d’échec, avant d’être « récusé » par le camp du président sortant Laurent Gbagbo, qui refuse toujours de céder le pouvoir.

Dans le même temps, Alassane Ouattara, président reconnu par la communauté internationale, affirme qu’une « intervention militaire » de l’Afrique de l’Ouest « est déjà prévue, organisée » pour chasser du pouvoir M. Gbagbo, dans une interview au quotidien français La Croix à paraître jeudi.

Le médiateur de l’UA « a failli à sa mission et nous ne sommes plus prêts à le recevoir ici en Côte d’Ivoire. Nous récusons M. Odinga », a déclaré le ministre des Affaires étrangères du gouvernement Gbagbo, Alcide Djédjé lors d’une conférence de presse.

M. Odinga « prend partie pour M. Ouattara. Nous pensons qu’il est devenu un acteur dans la crise ivoirienne et il ne peut plus être envoyé spécial de l’Union africaine », a ajouté M. Djédjé.

L’émissaire de l’UA avait déploré mercredi avant son départ d’Abidjan où il était arrivé lundi, que M. Gbagbo n’avait pas honoré sa promesse de mettre fin au blocus de l’hôtel où son rival Alassane Ouattara est retranché.

Mais le ministre de M. Gbagbo a affirmé que « la levée du blocus est un stratagème mis en place pour une attaque de la ville d’Abidjan ».

Un peu plus tôt dans la journée, le médiateur et Premier ministre du Kenya avait quitté la Côte d’Ivoire sur un constat d’échec: « j’ai le regret d’annoncer que la percée nécessaire n’a pas eu lieu ».

L’envoyé de l’UA, dont la première médiation début janvier, avec trois chefs d’Etat africains, avait déjà été infructueuse, a toutefois assuré, depuis Accra où il a rendu compte de sa mission au président John Atta-Mills, « rester optimiste ».

Mais Alassane Ouattara semblait avoir tourné la page de la médiation: « l’intervention militaire est déjà prévue, organisée. Elle sera programmée. J’ai parlé avec le président nigérian Goodluck Jonathan dimanche, il m’a assuré de sa détermination ».

« C’est pour cela que les chefs d’état-major des pays de la Cédéao se sont réunis mardi à Bamako », selon lui.

La Communauté des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao, dont le président Jonathan est le président en exercice) a suspendu la Côte d’Ivoire début décembre et menacé Laurent Gbagbo d’une intervention militaire s’il ne cédait pas de lui-même le pouvoir.

« Des arrangements sont en cours pour qu’ils aillent faire des reconnaissances à Bouaké, qui sera peut-être le centre de regroupement des soldats », poursuit dans cette interview M. Ouattara retranché dans un hôtel d’Abidjan depuis le début de la crise.

Bouaké, dans le centre du pays, est le fief des ex-rebelles des Forces nouvelles, qui lui sont favorables.

La Cédéao « nous dira dans quelques jours comment elle compte procéder. Je préfère la voie de la Cédéao qui est en réalité de proposer une exfiltration », précise-t-il.

« Il s’agit de venir chercher Laurent Gbagbo, comme cela a été fait pour d’autres chefs d’État en Afrique ou ailleurs. S’il y a des fidèles qui s’accrochent, ils en feront les frais. Cette solution est meilleure que d’avoir des milliers de morts », affirme M. Ouattara

Mardi, le président  burkinabé Blaise Compaoré et la ministre déléguée aux Affaires étrangères nigériane, Salamatu Suleiman, avaient pourtant répété que la Cédéao souhaitait a tout prix éviter l’usage de la force.

Le Conseil de sécurité de l’ONU a de son côté donné son feu vert au renforcement de cette mission en votant l’envoi de 2.000 hommes supplémentaires pour porter ses effectifs à 11.500.

Après l’Union européenne qui avait décidé de geler les avoirs en Europe du camp Gbagbo, la Suisse a par ailleurs fait de même pour les éventuels fonds déposés dans la Confédération.

AFP

janvier 21st, 2011 Posted in Evènements

http://www.inversalis-productions.eu:80/blog/2011/01/crise-ivoirienne-mediation-en-echec-intervention-militaire-prevue/


2-2 Albert Bourgi : Côte d'Ivoire : interventionnisme sous couvert de communauté internationale.
Jamais dans l'histoire des relations franco africaines, une crise n'aura soulevé autant de parti pris mediatico politique en France que celle que vit la Côte d'Ivoire depuis bientôt une dizaine d'années.
Aujourd'hui, comme hier en septembre 2002, lors du déclenchement d'une rébellion militaire ouvertement soutenue, voire totalement planifiée par un Chef d'État voisin, Blaise Compaoré, et fait inédit en Afrique subsaharienne, coupant le pays en deux, l'opinion publique africaine et internationale s'est vue servir une interprétation unilatérale, voire tronquée, des événements.
Et pour couronner le tout, voire pour conforter le courant d'opinion, la position officielle française s'est réduite à accabler le Chef de l'État ivoirien, Laurent Gbagbo, à voir en lui le seul responsable de la rébellion qui a provoqué la partition du pays, et aujourd'hui, de la crise post électorale.
Or dans l'un et l'autre cas, hier avec Jacques Chirac, aujourd'hui avec Nicolas Sarkozy, selon des méthodes différentes, l'objectif est le même : évincer coûte que coûte Laurent Gbagbo du pouvoir, et préserver la cohésion du pré carré français en Afrique.
En 2002, en 2004, après le bombardement de Bouaké et l'intervention directe des troupes françaises dans Abidjan, comme en 2005, 2006, à travers la tentative de mise sous tutelle de la Côte d'Ivoire, et bien entendu aujourd'hui, par le biais d'un processus électoral totalement dévoyé, il ne s'agit de rien d'autre que de se débarrasser d'un homme qui aux yeux de l'ancienne Puissance coloniale, remettait en question son emprise politique en Afrique.
A chacune des étapes de cet interventionnisme français, le mode opératoire est identique : mettre en avant les organisations régionales africaines au sein desquelles siègent les Chefs d'État adoubés par la France et dont la traduction la plus parfaite est incarnée par d'anciens auteurs de coups d'État reconvertis à la pseudo démocratie, à l'image d'un Blaise Compaoré ou d'un Faure Gnassimbé Eyadéma, et user de son influence aux Nations Unies, particulièrement au Conseil de sécurité.
La crise post électorale en Côte d'Ivoire illustre à l'évidence la perpétuation de la politique d'ingérence de la France en Afrique, qui tout en ne prenant plus les formes caricaturales d'actions militaires directes destinées à maintenir l'ordre intérieur au profit de « présidents amis », n'en aboutit pas moins aux mêmes résultats que naguère.
Quelle communauté internationale ?
Cette politique interventionniste de la France s'adosse désormais à la notion ambiguë de communauté internationale, pour instrumentaliser les dispositifs internationaux de règlement des conflits que ce soit à l'ONU, à l'Union Européenne, à l'Union Africaine ou à la CEDEAO, au sein desquels elle dispose d'importants réseaux d'influence, ce qui lui permet de faire passer « ses solutions politiques ».
C'est de ce registre international qui s'est grossi de « groupes internationaux de contact » que le pouvoir français est parvenu à faire avaliser les coups d'État perpétrés en Mauritanie en 2008, et à Madagascar, et mieux encore à faire élire, avec le soutien de la prétendue communauté internationale, le général mauritanien, Mohamed Abdel Aziz.
Cette nouvelle forme d'intervention sous couvert de la légalité internationale et d'actions concertées entre les différentes institutions internationales, a incontestablement atteint sa maturation en Côte d'Ivoire, du coup d'État manqué du 19 septembre 2002 et de ses suites diplomatiques (la Conférence de Kléber en janvier 2003) à ce qu'il faut bien appeler un coup de force électoral de décembre 2010, orchestré par le représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU.
Le passage en force de ce dernier, entouré pour l'occasion des ambassadeurs français et américains en poste à Abidjan, pour entériner définitivement les résultats « provisoires » proclamés par le Président de la Commission électorale, au siège du candidat déclaré « élu », et cela au titre d'un pouvoir de « certification » dont il disposerait, renvoie à une pratique totalement inédite dans l'histoire des Nations Unies.
Jamais l'ONU n'a outrepassé de telle manière son mandat, y compris au Timor oriental, au Kosovo, en République démocratique du Congo, pour ne citer que ces exemples. Faisant fi des institutions d'un pays souverain, membre des Nations Unies depuis cinquante ans, et ne se donnant pas le temps de permettre à la Commission électorale de débattre des contestations soulevées au cours des délibérations, Monsieur Choi a incontestablement cédé aux pressions de certains pays, dont et surtout la France représentée en Côte d'Ivoire par un ambassadeur dont le parcours professionnel est un parfait condensé de la Françafrique.
En brandissant l'argument de la communauté internationale, et en se prévalant d'un processus électoral sur lequel pèse des suspicions très lourdes et à terme grave de conséquences pour la stabilité de la Côte d'Ivoire, Nicolas Sarkozy s'inscrit dans la droite ligne d'une politique néocoloniale de la France, dont les métastases se trouvaient déjà dans le discours raciste qu'il a prononcé à Dakar en juillet 2007.

de"Le Brasier"
Par Albert Bourgi
| Professeur | Rue89
Djamal Benmerad
Journaliste, écrivain
Portable: 00 32 (0) 471 30 11 01

http://barricades.over-blog.com/


2-3 Francis Arzalier : Côte d’Ivoire : des centaines de morts ; pour qui, pour quoi ?

Les dramatiques évènements de la Côte d’Ivoire ont eu un curieux traitement médiatique en France ; télévisions et journaux « bien pensants » ont claironné dès le départ le discours va t’en guerre de Sarkozy et ses ministres, sur la nécessité d’installer au pouvoir les paladins du monde occidental, Ouattara, ex-directeur adjoint du FMI, Soro, ex-chef des insurgés du Nord toujours en armes, élus, on vous le jure, avec une majorité certaine, puisque les intéressés le disent. Depuis un mois, le matraquage médiatique en faveur d’Ouattara a été indécent en France. Plus curieux a été, durant tout le mois de décembre, le mutisme presque total des analystes « progressistes », anti-impérialistes », appelons les comme on veut, qui, d’ordinaire, réagissent aux désastres africains avec célérité : pas d’analyses claires, ou peu, au PCF, dans l’Humanité, ou dans les multiples canaux internet qui foisonnent aujourd’hui. L’embarras était perceptible, on ne pouvait affirmer à Abidjan qui était le gentil agressé, qui le méchant agresseur, dans un conflit chaque jour plus hargneux : seul le perdant est évident, il se nomme le peuple ivoirien. Il a fallu attendre les communiqués de la plupart des partis progressistes de la région pour avoir enfin une dénonciation nette du jeu de l’occident et de ses alliés en Côte d’Ivoire.

Il faut donc rappeler quelques évidences occultées par les médias : . Dans la compétition électorale enfin réalisée en Côte d’Ivoire, après 5 ans d’attente, le candidat de l’occident, d’autant plus fidèle aux prescriptions de l’impérialisme, du FMI, qu’il en fut un des dirigeants, était Ouattara, soutenu au surplus par Bedié, héritier de l’anticommuniste Houphouet Boigny, et par les sécessionnistes en armes du nord du pays, les « Forces Nouvelles », groupes armés toujours présent dans la région. Au second tour de l’élection, tout électeur antiimpérialiste ivoirien ne pouvait que voter pour le concurrent d’Ouattara, même sans illusions.

Laurent Gbagbo, président sortant, a un passé de militant progressiste, des liens avec certains socialistes « de gauche » comme Emmanuelli. Il a indéniablement tenté au début de son mandat quelques réformes socialistes progressistes (couverture médicale), mesures avortées du fait de l’effondrement économique du pays. Ses mauvaises relations avec la France officielle (dès Chirac et Villepin), et même le déclenchement de l’insurrection des « Forces Nouvelles » au Nord ont débuté quand il a ouvert par appel d’offres les grands travaux du port d’Abidjan aux concurrents extérieurs (Chinois), alors qu’ils étaient jusque là un marché réservé aux entreprises françaises (Bouygues, etc). Ceci étant, le nationalisme borné de Gbagbo et son entourage matiné d’évangélisme à l’américaine, a très largement dérivé vers le verbiage démagogique, voire xénophobe, et la volonté de se maintenir à tout prix au pouvoir, quelles que soient les conséquences pour la population.

L’élection ivoirienne de fin 2010 montre les mensonges du discours occidental qui confond le pluripartisme et la démocratie, en Afrique et ailleurs. Qu’a de démocratique un scrutin où l’on n’a le choix qu’entre deux candidats néfastes politiquement ? Quelle démocratie existe-t-il quand la majorité des électeurs sont si misérables qu’il suffit d’un tee-shirt ou d’un bol de riz pour acheter un vote ?Est-ce un choix démocratique quand l’absence d’enjeux clairs sur les programmes aboutit à des votes suivant l’ethnie ou la religion (Nord musulman contre Baoulés animistes ou chrétiens) ? Les pressions, y compris physiques, n’ont pas manqué à Abidjan où les partisans de Gbagbo sont majoritaires ; mais, contrairement à ce que dit la télé française, les résultats proclamés sont-ils si purs dans le Nord contrôlé par les militants en armes des Forces Nouvelles ?

On peut accorder un crédit limité aux affirmations contraires des protagonistes. Mais il est en tout cas certain que le peuple ivoirien a tout à perdre à une guerre civile, ou à une partition du pays, que certains en Occident souhaitent, comme ils le souhaitent au Soudan (indépendance programmée du Sud), voire au Congo, pour faciliter leurs affaires. Le problème ne peut être résolu que par les Ivoiriens, par la négociation entre protagonistes, éventuellement par l’arbitrage de l’Union Africaine, et pas de quelques chefs d’état pro-occidentaux de la sous-région (Wade, Boni et le CEDEAO). Mais toute intervention étrangère armée au profit d’un protagoniste ne peut que déboucher sur un sursaut nationaliste et un bain de sang. C’est à cela que risque d’aboutir les proclamations irresponsables de Sarkozy, alors que la France et ses soldats -ex-puissance coloniale qui fit déjà tirer sur les manifestants ivoiriens à Abidjan sous Chirac-, est totalement disqualifiée pour intervenir dans un conflit interne. Un des soutiens de Gbagbo, parfois moins bien inspiré, n’avait pas tort de rappeler que le Président ivoirien n’était pas un sous-préfet français aux ordres de l’Elysée.

source : http://www.collectif-communiste-polex.org/

Francis Arzalier

Parlons Clair n° 75

samedi 8 janvier 2011, par Comité Valmy

http://www.comite-valmy.org:80/spip.php?article1067


2-4 Les guerres états-uniennes pour piller l’Afrique.

L’administration américaine accorde un intérêt croissant à l’Afrique, qui occupe une place importante dans les plans des grandes entreprises US dans les domaines de l’énergie et de l’industrie alimentaire, constamment à la recherche de matières premières.

La Chine constitue le premier concurrent des Etats-Unis sur le Continent noir. Ses relations avec l’Afrique remontent à un demi-siècle, lorsque Pékin s’efforçait de développer les relations qu’elle avait établies avec les mouvements de libération nationale. Elle a hérité de nombreux liens économiques et commerciaux et de privilèges pétroliers de l’époque de la Guerre froide.

L’Afrique, riche en pétrole, gaz, or, uranium, cacao, café, banane… et disposant d’immenses ressources naturelles, constitue la principale réserve mondiale de matières premières, et représente le marché le plus alléchant des cinquante prochaines années.

A la fin du XXème siècle, les Etats-Unis étaient occupés à liquider les derniers bastions de l’influence française en Afrique. Ils ont provoqué, pour cela, une série de guerres civiles, de conflits ethniques et tribaux et de guerres interétatiques, avec l’aide d’Israël.
La semaine dernière, Washington a intensifié son activité autour du Soudan et de la Côte d’Ivoire et les Nations unies sont l’outil direct des Etats-Unis dans ces deux pays. Les indices montrent qu’une guerre civile dévastatrice est en préparation en Côte d’Ivoire, où tout conflit risque de prendre une connotation communautaire entre le Nord, à majorité musulmane, et le Sud, à majorité chrétienne.

Au Soudan, les derniers préparatifs pour le référendum sur la sécession du Sud s’accompagnent de préparatifs pour l’ouverture d’une ambassade israélienne dans ce nouvel Etat, et de pressions sur le président soudanais Omar Hassan al-Bachir pour obtenir des concessions pétrolières au Nord, sous la menace de l’activation de la Cour pénale internationale contre lui.

Tenter de réduire l’influence de la Chine en Afrique semble une tache difficile à cause de l’étendue de la présence de ce pays dans le continent et la taille de la communauté chinoise, estimée à 5 millions d’hommes d’affaires et d’experts, qui ont pris racines dans les sociétés africaines, ces 20 dernières années. En parallèle à la lutte contre la présence chinoise, l’alliance américano-israélienne tente de faire face à l’influence grandissante de l’Iran, notamment en Afrique de l’Ouest.

La partition du Soudan, le conflit en Côte d’Ivoire, et la poursuite des conflits en Somalie et au Yémen, dans la Corne de l’Afrique, ne sont que le début de décennies de troubles alimentés par les Américains et les Israéliens dans le but de contrôler les ressources pétrolières et minières ainsi que les voies de transport commercial.

12 janvier 2011

http://www.michelcollon.info/Les-guerres-etats-uniennes-pour.html

n°6 - Dossier de la Côte d'ivoire - 26-01 :- Fin - : Côte d'Ivoire : interventionnisme sous couvert de communauté internationale.


n°6 - Dossier de la Côte d'ivoire - 26-01 :- Fin  - : Côte d'Ivoire : interventionnisme sous couvert de communauté internationale.


Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre


Dossier de Côte d’Ivoire

n°6                               26-01

C.Debroeder &  M.Lemaire



Le dossier de Côte d'Ivoire se retrouve

a) sur nos  blogs :  http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                       http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dirak-de-m-lemaire.html

c) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

d) Et Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

e) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire

3 Annexe

3-1 Bwemba – Bong : Non à la renaissance des tirailleurs en Afrique, non au retour des régisseurs nègres « Oui, Missié » en Côte d’Ivoire.



3 Annexe

3-1 Bwemba – Bong  : Non à la renaissance des tirailleurs en Afrique, non au retour des régisseurs nègres « Oui, Missié » en Côte d’Ivoire.

Aussitôt qu’en Côte d’Ivoire, la pieuvre Françafrique a été prise la main dans le sac dans une de ses activités favorites, la fraude électorale en Afrique Noire, pour imposer au pouvoir une de ses potiches, Alassane Ouattara, Paris a rameuté ses troupes de frappe, ponctuellement saisies d’une épidémie d’Amour pour le sort des Africains. Tantôt en docteurs en doctorats, dégoulinant de passion pour la Démocratie en Afrique Noire, bien que jusque-là idéologiquement atones sur la dictature françafricaine qui terrorise l’Afrique Noire depuis cinquante ans. Tantôt en journalistes français dont certains, émargeant dans des journaux qui ne dédaignent pas d’encaisser des chèques de dictateurs africains, ceux du dictateur camerounais Paul Biya, par exemple, qui n’hésite pas à tirer sur des enfants de quatre ans, afin de terroriser les populations camerounaises, sont subitement saisis d’une poussée de fièvre pour la Démocratie chez les Nègres, parias historiques de la France, sans qu’auparavant, on les ait jamais entendu balbutier la moindre remarque désobligeante sur les régimes liberticides françafricains. Autre congrégation mise en vitrine par la Télévision Française notamment, les agrégés en agrégations d’Histoire, spécialistes de l’Histoire de l’Afrique, qui ignorent que pendant seize ans, de 1955 à 1971, par débit tendu et meurtrier, la France massacra des centaines de milliers de Camerounais, afin d’empêcher ce territoire africain d’accéder à son indépendance : but largement atteint aujourd’hui, puisque, sur ces massacres, François Fillon, premier ministre Français, délivra en 2009 au Cameroun, sa Grande Vérité toute française : « je dénie absolument que les forces françaises aient participé, en quoi que ce soit, à des massacres au Cameroun. Tout cela, c’est de la pure invention », vociféra-t-il, en bon révisionniste autorisé et triomphant (voir l’Atlas Histoire du Monde Diplomatique, Hors série, HISTOIRE, critique du XXème siècle).

En fait, avortées par la dynamique des magouilles négrophobes et négrières de l’idéologie centrale de la nébuleuse politique française, les indépendances africaines des années 1960, ont toujours permis aux grands donneurs de leçon de « Démocratie » d’aujourd’hui, les copains et les coquins des dictateurs africains, de s’abreuver financièrement à la misère de l’Afrique Noire, en prenant leur part de butin dans la cagnotte de la corruption des dictateurs locaux dont ils ne cessent de taire les crimes depuis cinquante ans, au détriment du développement de l’Afrique Noire.

Aussi, c’est sans aucun doute par crainte d’être coupés de cet enrichissement sans cause minutieusement prélevé sur la richesse du Peuple Africain, dans l’ombre opaque et interlope du cynisme et de la négrophobie (pour illustration de cette collusion entre les dictateurs d’Afrique Noire et la classe politique française, voir l’exemple du feu dictateur gabonais, Omar Bongo, cité par Le Canard enchaîné du mercredi 5 janvier 2011, page 4), qu’en chorus, la classe politique française, tous partis confondus, pousse aujourd’hui des cris d’orfraies pour condamner une mythique dictature de Laurent Gbagbo dont ils pressentent qu’à coup sûr, il assèchera leur mangeoire de la Françafrique, ce dépotoir dont l’identité est la sauvegarde des intérêts bien compris de la France négrière et éternelle. Car, il faut le dire tout net, l’imaginaire de la France sur le Peuple Noir, ne restitue qu’un espace négatif. Aussi, une certaine presse française peut-elle alors ironiser sur l’immigration dite clandestine des Africains en France : « L’Afrique pauvre frappe à la porte de l’Europe », comme affichent, à l’occasion, des manchettes de journaux.

Or, retournement historique de situation, dans son histoire encore récente, l’Afrique Noire n’a pas seulement participé au redressement de l’économie française d’après-guerre. Elle a également participé au redressement général de la France, dans le cadre d’une reprise qui a commencé dans les temps modernes par la destruction des Africains et de leur cellule familiale, du fait de leur participation massive et forcée à la libération de la France, à l’occasion des deux derniers conflits inter occidentaux dits guerres mondiales. A la suite de ceux-ci en effet, l’Afrique Noire a subi en contrecoup, la misère physiologique, la maladie, l’accroissement de la mortalité et de la dépopulation. En raison principalement de ses pertes en vies humaines sur les champs de bataille. Enfin, à cause des obligations auxquelles les Africains avaient été soumis par la pratique des razzias dites effort de guerre et de la mobilisation généralement forcée des populations paysannes et ouvrières, les guerres européennes ont conduit non seulement à l’éclatement de la cellule familiale africaine, mais elles ont également empêché des unions matrimoniales nécessaires à la reproduction démographique. Sur le plan de l’immigration économique, il convient de préciser que la présence officielle des travailleurs africains en France a toujours été liée aux besoins de main d’oeuvre de la France. Cette immigration a permis aux sociétés françaises, non seulement de bénéficier d’une main-d’oeuvre abondante, presque gratuite, mais, surtout, de ne souffrir aucune concurrence, tant les aménagements dont elles bénéficiaient dans les colonies, leur étaient favorables.

Par ailleurs, le fait de l’accaparement de vastes parties des terres africaines par les sociétés françaises et la limitation à la portion congrue de l’espace cultivable attribué aux paysans africains par le système colonial, ont crée un déséquilibre entre la quantité de main-d’œuvre disponible et le niveau des salaires payés. Car, ceux-ci étaient très bas dans le but de maintenir et l’entretien d’un vaste réservoir de travailleurs dans un environnement où la permanence de l’offre de cette main-d’œuvre confortait les sociétés françaises. Cela correspondait à une politique des bas salaires dans un système où l’impôt obligatoire ne laissait d’autre issue aux Africains que d’aller, parfois, vendre leur force de travail en France.

Enfin, le système de recrutement en Afrique à bas salaires exploitait une main-d’oeuvre qui, du fait de son manque de qualification, rendait plus remplaçable chacun de ses éléments, et favorisait l’immigration en France.

Ce qui retient cependant particulièrement l’attention dans cette immigration d’Africains en France, c’est qu’à l’époque coloniale directe, elle était essentiellement composée de soldats démobilisés en France, après leur participation aux conflits franco-allemands(guerres dites mondiales), alors même que, nombre d’entre eux, étaient citoyens français. C’est le cas notamment des ressortissants du Sénégal, qui relevaient du Code Civil promulgué le 5novembre 1830, et qui disposait qu’il suffisait à ces Africains de naître libres, pour jouir, dans les colonies, des droits accordés par le Code Civil aux citoyens français ; à ce texte, s’ajoutait une instruction du 27avril 1848, qui leur reconnaissait le droit de suffrage dans la colonie, cependant que la loi du 29septembre 1916, stipulait que les natifs des communes de plein exercice de Saint-Louis, Dakar, Gorée et Rufisque et leurs descendants, étaient et demeuraient citoyens français. [1]

Les conséquences de ces exodes forcés, sont aujourd’hui encore, la persistance, dans beaucoup de régions d’Afrique Noire, de l’appauvrissement de la terre, qui oblige les paysans de ces régions à émigrer dans les centres urbains, avant de prendre le chemin de l’exil vers la France en particulier, exil qualifié aujourd’hui « d’immigration clandestine ». Sur le plan des mouvements financiers entre l’Afrique Noire et la France, le journal français Le Monde dans une étude de novembre 1958, intitulée L’ensemble économique franco-africain, relevait que : « Le premier et plus certain des avantages économiques que la métropole retire de l’Outre-Mer est une économie appréciable en devises fortes. Une bonne partie des 540 milliards de marchandises que nous avons achetées l’an passé dans la zone franc auraient en effet été payables en dollars ou en livres sterling si nous avions dû nous les procurer ailleurs : cacao, oléagineux, tabac, cuivre, fibres, textiles, bois, phosphates, nickel, plomb, zinc, manganèse… au total quelques 300 ou 400 millions de dollars qu’il nous aurait été particulièrement difficile de débourser ces dernières années, où le déficit extérieur constituait le talon d’Achille de notre économie. Fournisseur, l’Outre-Mer est aussi client. Il a acheté en 1957, pour 655 milliards de produits métropolitains, essentiellement des articles métalliques (76 milliards), des automobiles et des tracteurs (65 milliards), des machines (71 milliards), des tissus (50 milliards), des produits chimiques (62 milliards) et du pétrole (32 milliards). Aux industries qui livrent ces produits, la zone franc assure un volant de sécurité qui les dispense de chercher ailleurs des débouchés plus difficiles à conquérir. En sens inverse, il est vrai, les pays d’Outre-mer vendent à la métropole certains de leurs produits à des cours plus élevés que les cours mondiaux, grâce à des primes diverses et à la protection douanière dont ils bénéficient par rapport aux articles étrangers concurrents. Les consommateurs métropolitains ont de ce fait payé en 1953, 50 milliards de trop. Au total, le solde s’élève cette même année à une vingtaine de milliards au profit de la métropole et au détriment des pays d’Outre-Mer. Les variations des cours s’étant à peu près compensées depuis cinq ans, l’avantage pour la métropole doit toujours être du même ordre (soit un surplus net d’environ 3 % en moyenne).

Dans son numéro du 9 au 15 octobre 1958, le même journal avait déjà noté que : « Si la métropole consacre des milliards à faire fonctionner la zone franc, elle y économise en revanche un nombre de dollars largement supérieur à celui qu’elle verse pour solder les pays d’Outre-Mer, des clients qu’elle trouverait difficilement ailleurs, ainsi qu’une priorité pour l’exploitation des richesses minières africaines. Le jeu en vaut la chandelle, du moins dans son principe ».

La participation de l’Afrique Noire aux deux conflits occidentaux dits guerres mondiales.

La Force Noire du Colonel Mangin.

Constituée par le Colonel Mangin pour répondre à deux préoccupations majeures posées à la France par la première guerre de l’Occident, dite mondiale, les troupes militaires africaines dites « France Noire », eurent à pallier aux faiblesses de la société française de ces années de guerre. Il s’agissait : I)- de combler la faiblesse de la natalité française, ajoutée à la réduction à deux années du service militaire français dont le déficit des effectifs allait en s’aggravant ; II)- de l’opposition de la population européenne pied-noir d’Algérie au projet d’établissement par la France de la circonscription des populations arabes d’Algérie que les populations d’origine européenne craignaient de voir se retourner tôt ou tard contre elles, au cas où les Arabes auraient été initiés au maniement des armes.

Ces données débouchèrent en contrepartie sur des razzias massives en Afrique Noire, situation qui aboutit à des famines épouvantables, comme en témoigne par exemple le Commandant du Cercle de Bandiagara qui mentionne dans son rapport annuel que : « deux années de demi-sécheresse complète devaient infailliblement provoquer une famine terrible. (…) La récolte de 1913 ayant été complètement nulle, les réserves furent épuisées en quelques semaines. (…) En résumé, la famine de 1913-1914 aura diminué la population du cercle d’environ un tiers. Quant au cheptel, tout fait prévoir qu’il aura été réduit de moitié » [2]

A la suite d’une enquête qu’il initia en 1910, le Colonel Mangin conclut qu’il était possible pour la France de lever en Afrique Occidentale Française (A.O.F.), 40 000 combattants par an, pendant une période de cinq ans.

En conséquence, le Colonel Mangin et le ministre des colonies Messimy, proposèrent un an plus tard, la mise sur pied de troupes coloniales formées : d’une part d’une armée arabe formée d’algériens devant renforcer les troupes métropolitaines, et d’autre part, la formation d’une armée noire devant défendre l’empire colonial et lutter aux côtés des troupes métropolitaines et des troupes arabes. Cette proposition du Colonel Mangin fut officialisée deux années après par un décret. C’est ainsi que, au moment de la déclaration de la première guerre dite mondiale, 14 142 tirailleurs africains étaient en service en A.O.F., et 15 600 à l’extérieur, en particulier au Maroc. En outre, six bataillons de « tirailleurs sénégalais » dont deux en provenance d’A.O.F., deux du Maroc, et deux d’Algérie, furent immédiatement dirigés sur le front.

Les hécatombes de la guerre de 1914 parmi les combattants africains accélérèrent les razzias de combattants en Afrique. Pour ce faire, un décret du 9 octobre 1915, fixa que tous les indigènes de plus de dix-huit ans seraient mobilisés pour servir dans les formations de tirailleurs, à l’extérieur de l’A.O.F., pendant la durée de la guerre, avec comme prime d’incorporation, deux cents francs. Le conseil des ministres français du 8 janvier 1818, élargit pour sa part ce « recrutement » de tirailleurs africains de dix-huit à trente-cinq ans, et l’étendit à l’Afrique Equatoriale Française (A.E.F.). A cet effet, sept Décrets additionnels prévirent l’exemption d’impôt, le versement d’allocations aux familles, l’octroi de la citoyenneté française sous certaines conditions, des emplois réservés pour les anciens tirailleurs.

Le 8 janvier 1918, Blaise Diagne, député des quatre communes du Sénégal (Dakar, Rufisque, Gore, Saint-Louis), fut nommé à la tête de la mission de recrutement, affublé du titre pompeux de « Commissaire de République de l’Ouest Africain », nomination qui entraina la démission du gouverneur général de l’époque, Van Vollenhoven. Cette mobilisation pour l’A.O.F. se chiffra à :
- 1914 : 29 742 tirailleurs
- 1915 : 34 655 tirailleurs,
- 1916 : 51 913 tirailleurs,
- 1917 : 13 831 tirailleurs,
- 1918 : 63 208 tirailleurs

Soit, au total, 193 349 tirailleurs en cinq ans.

Outre l’envoi de ces tirailleurs africains sur le front européen aux postes les plus durs et les plus exposés, ils furent utilisés pour aller mater les révoltes à l’intérieur de l’Afrique notamment en Mauritanie, au Congo, au Dahomey (Bénin actuel), révoltes consécutives à la famine ou contre le recrutement militaire forcé.

Dans son ouvrage déjà cité, Jean Suret-Canale donne une description détaillée des révoltes qui eurent lieu notamment dans la boucle du Niger. En outre, il convient, pour se limiter dans la région de l’A.O.F., de mentionner entre autres, des révoltes des Bambaras du Bélédougou au début de 1915, dans des régions voltaïques de Dédougou, Bobo-Dioulasso, du Gourounsi en octobre- novembre 1915, de San, de Koutiala, de Bandiagara, de Dori, de Ouagadougou en 1916, ou encore le soulèvement général des Touaregs, la révolte du pays Holli au Dahomey (actuel Bénin) en janvier 1914, des Somba de l’Akatora en début 1916, des Bariba du Borgou en 1916, des Sahoué, encore au Dahomey en 1918.

Sur le front européen, sur 211 259 « recrutés », 163 952 furent engagés dans les champs de bataille.

Officiellement, 24 762 Africains furent déclarés morts pour la France, chiffre ne tenant compte que des soldats dont le décès a pu être enregistré, mais auquel il faut ajouter un nombre presque égal de disparus. Dans la réalité du premier conflit dit de la première guerre mondiale, pratiquement le quart des Africains « recrutés » périrent au champ de bataille. Bilan auquel il faut ajouter un grand nombre de blessés qui devinrent de grands invalides à la seule charge de leur communauté, quant ils revinrent dans leurs villages.

La participation des Africains auprès du Général De Gaulle dans la deuxième guerre dite mondiale.

En Afrique Noire, pendant la deuxième guerre inter-occidentale, dite deuxième guerre mondiale, les administrateurs français en Afrique Noire, comme leurs compatriotes en France, étaient partagés en deux camps : d’un côté les pétainistes et de l’autre, les gaullistes.

C’est dans cette situation que le capitaine de Corvette Thierry d’Argenlieu, d’obédience gaulliste, arrivé à Dakar, en vedette, proposa le ralliement à De Gaulle, à Boisson, nommé « haut-commissaire » au Sénégal par le gouvernement de Vichy et arrivé à Dakar, le 23 juillet 1940, pour y remplacer son compatriote Cayla, nommé à Madagascar.

Mais, alors qu’elle quittait le fort de Dakar, la vedette de Thierry d’Argenlieu fut mitraillée. En riposte, les unités navales de la France Libre et la flotte anglaise qui les accompagnaient dans le périple d’Argenlieu, et qui stationnaient en face de Dakar, bombardèrent la ville pendant trois jours, les 23, 24 et 25 septembre 1940. Le bombardement fit de nombreux morts, et plusieurs Sénégalais, volontaires ou non, furent embarqués sur des navires de guerre et évacués sur divers fronts de France.

Ce qui caractérise particulièrement les deux conflits militaires inter-occidentaux et, comme plus tard encore, du côté africain, c’est que, par falsification de l’histoire et grâce à la néocolonisation, la reconnaissance de l’Afrique ne se manifeste pas officiellement à l’égard des Africains qui sont morts dans la résistance contre la France, mais bien à l’égard de ceux « morts pour la France ». Or, ce sont les descendants de ces combattants africains de la Première Ligne qui sont aujourd’hui l’objet de l’ingratitude de la France.

En effet, aux temps les plus chauds du conflit militaire, le Général De Gaulle initia une politique de recrutement intense qui fit des Africains les combattants de la France Libre, au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Et, outre cette planification de la chair à canon noire, le Général De Gaulle accrut la misère en Afrique Noire, par une politique coloniale systématique de travaux d’infrastructure dont la charge revenait aux paysans africains obligés de nommer les travailleurs affectés à ces travaux, et en obligeant les paysans africains à vendre une partie de leur production agricole pour payer les frais de la guerre de la France contre l’Allemagne.

C’est cette exploitation des paysans africains qui servit au développement des routes militaires qui servirent par la suite aux échanges marchands, à l’instauration du travail obligatoire, aux prélèvements forcés sur la production agricole pour nourrir les paysans arrachés à leurs champs et convertis en travailleurs, enfin, pour commercialiser les produits africains sur le marché mondial.

L’immigration des travailleurs africains pour la reconstruction de la France.

Dans son roman Le docker noir, Sembene Ousmane décrit les conditions de vie et de travail des navigateurs africains à Marseille, dans la période des années 1954.

On peut y découvrir qu’après une large ouverture à l’immigration africaine en France dans les années suivant la guerre dans la période dite de « reconstruction nationale », qui se prolongea jusqu’à 1949, l’on assista à une période de restriction de cette immigration de 1950 à 1955, époque de ralentissement économique dont les conséquences touchèrent de plein fouet les travailleurs africains immigrés en France.

Pendant cette période, les travailleurs africains furent regroupés dans un quartier de Marseille surnommé le « village », logés dans des hôtels spécialisés où ils ne disposèrent que d’une chambre exiguë avec un mobilier rudimentaire en mauvais état. A cette situation de précarité, s’ajouta celle de travailleurs au chômage avec des loyers à payer, sans oublier une nourriture misérable essentiellement composée tantôt d’une écuelle de riz, tantôt d’une écuelle de couscous.

En mars 1964, deux décennies après, c’est la même crise qui frappa l’ensemble des travailleurs immigrés, avec sa cohorte de chômage. La France procéda alors à des licenciements massifs de travailleurs africains, en commençant par les derniers embauchés dans les entreprises. Il s’ensuivit les tracasseries policières et réglementaires pour l’entrée en France, des Africains notamment. Les Circulaires Marcellin-Fontanet, bien que partiellement annulées, ne constituèrent pas moins l’âme d’une politique drastique en matière de main-d’œuvre étrangère, africaine notamment, dont la suspension « provisoire » de l’immigration en juillet 1964, fut une autre variante. Les Circulaires Giscard Dijoud-Poniatowski qui suivirent par la suite en date du 30 novembre 1974, ne firent que renforcer les inquiétudes qui se faisaient déjà jour chez les travailleurs africains huit mois plus tôt. Comme l’écrira le Comité Information Sahel : « La nouvelle politique correspond à deux exigences :
1)- Celle des « relations nouvelles, de droit et de fait, existant désormais entre la France et ces Etats (ceux de l’Afrique noire).

Ainsi apprend-on que : « L’Office national d’immigration doit prochainement ouvrir sur le territoire africain, dans des conditions qui seront réglées par voie diplomatique avec les divers pays concernés, une mission de recrutement ».

L’introduction des travailleurs africains sera donc réglée par des discussions bilatérales d’Etat à Etat. Les travailleurs seront l’objet de négociations dans le cadre des échanges économiques entre la France et ses néo-colonies. Ils seront un argument dans les marchandages portant sur le prix des matières premières, les accords à conclure en matière d’importation et d’exportation, etc. Ils seront une arme :
- tantôt dans les mains de la France, qui pourra refuser la délivrance de contrats de travail pour les ressortissants de tel ou tel pays (et par là prendre le risque de provoquer des troubles sociaux graves contre les régimes qui n’auront pas satisfait ses exigences politiques ou économiques),
- tantôt dans les mains des Etats africains qui n’accepteraient de livrer une main-d’oeuvre indispensable que sous certaines conditions (cf. le problème des travailleurs algériens, immigrés en général).

Les statuts différents selon les Etats, d’ores et déjà fixés, font ressortir les faveurs ou les disgrâces dont sont l’objet certains régimes auprès du gouvernement français.
2)- Autre exigence, plus fondamentale : celle de la crise économique que traversent actuellement les pays occidentaux, et la France en particulier. Le contrôle des flux migratoires est l’expression élégante qui recouvre la réalité suivante : s’il y a du travail pour eux, les étrangers pourront venir ou rester. Sinon, qu’ils aillent grossir les rangs des chômeurs dans leur pays.

D’où la procédure d’introduction, celle de renouvellement, et la désignation de l’autorité compétente pour la délivrance de la carte de séjour, prévues dans le « régime définitif ». « Pour entrer en France (…) les travailleurs salariés devront être en possession d’un contrat de travail, revêtu du visa des services de main-d’oeuvre compétents pour le lieu de l’emploi. (…)

L’employeur dépose le dossier d’introduction auprès de l’agence locale pour l’emploi compétente pour le lieu de travail, le visa du contrat étant de la compétence de la direction départementale du travail et de la main-d’oeuvre correspondante. (…) A l’expiration de la validité de leur premier titre de séjour, les intéressés en sollicitent le renouvellement auprès du service désigné à cet effet en produisant le document demandé pour la justification de leur qualité de salarié. (…) Vos services (ceux de la direction départementale du travail et de la main-d’oeuvre) feront connaître leur avis au service du séjour ».

D’où les critères retenus pour que la direction départementale émette son avis :
- la réalité de l’emploi,
- la conformité des conditions de travail et de rémunération,
- le cas échéant, selon la nationalité du requérant, l’existence ou non d’une clause d’assimilation au national et, par là même, la possibilité ou non de prendre en considération la situation économique et sociale ».
Perspectives des rapports entre la France et l’Afrique Noire.

Les rapports entre la France puissance négrière européenne et l’Afrique Noire.

L’ardeur que la France mit dans le système des razzias négrières transatlantiques, fit d’elle, l’une des nations les plus esclavagistes d’Europe [3]. Sous le règne de Louis XIV, près de 3 000 navires négriers ne cessèrent de cingler vers la côte africaine. Les premiers partirent de Bordeaux en 1672, de Nantes et Saint-Malo en 1688. Un siècle plus tard, on pouvait dénombrer 3 321 expéditions organisées par 17 ports français dont 40 % pour le seul port de Nantes.

Le 2 octobre 1784, Louis XVI, roi de France, accorda une prime de quarante livres par tonneau aux armateurs de navires négriers ; et, pour encourager les expéditions sur la côte d’Afrique, une prime de soixante livres, argent de France, pour chaque tête d’esclave introduit à la Guadeloupe et à la Martinique.

Deux explorateurs Suédois, Wadstrom et Spaarman, avaient fait en Afrique Noire une expédition pendant les années 1787-1788. A l’issue de celle-ci, ils firent un rapport rédigé par Wadstrom. Celui-ci certifiait que les guerres entre « tribus » africaines, n’avaient d’autre but que de faire des esclaves pour les Européens. Le rapport mettait en évidence la similitude de ces guerres avec l’arrivée de bâtiments négriers dans tel ou tel port des côtes africaines.

Selon Wadstrom, les rapines et les pillages étaient surtout menés par lestribus maures fixées aunord du Sénégal, et agissant pour le compte des Français qui versaient une gratification annuelle à leurs chefs et leur fournissaient gratuitement des armes à feu et des munitions destinées aux razzias. Le rapport poursuivait qu’un chef africain : « … qu’on appelait le roi d’Almamany, ayant interdit aux marchands d’esclaves, les passages sur son territoire, de sorte qu’ils ne pouvaient plus joindre les négriers français ancrés dans l’embouchure du Sénégal, et les Français n’ayant pu réussir à acheter ses bonnes grâces, ils avaient poussé les chefs maures à lui déclarer la guerre et les sujets de ce roi, faits prisonniers, s’étaient eux-mêmes retrouvés esclaves. Wadstrom en avait vu quelques-uns dans les enclos. Ils étaient enchaînés deux à deux par les chevilles ; blessés au combat, ils ne recevaient aucune sorte de soins. Il y avait aussi les rapts individuels » [4]

Les rapports entre la France, puissance européenne contemporaine et l’Afrique Noire.

D’un atavisme négrier sans égal, la France qui sait avoir définitivement perdu les colonies cochinchinoises et arabes (Tunisie, Maroc et Algérie)de son ancien empire, a choisi le raccourci de miser sur la « servilité » des« Nègres », pourqui, il n’a que mépris (François Mitterrand aurait déclaré que l’Afrique(Noire)est le seul continent que la France peut tenir avec seulement 500 hommes).

Aussi, cette observation du Général De Gaulle rapportée par Jacques Foccart son éminence grise chargée des basses oeuvres dans les néocolonies africaines de la France n’est-elle pas pour étonner : « Vous savez, cela suffit comme cela avec vos nègres. Vous me gagnez à la main, alors on ne voit plus qu’eux : i l y a des nègres à l’Elysée tous les jours, vous me les faites recevoir, vous me les faites inviter à déjeuner. Je suis entouré de nègres, ici. (…) Et puis tout cela n’a aucune espèce d’intérêt ! _ Foutez-moi la paix avec vos nègres ; je ne veux plus en voir d’ici deux mois, vous entendez ? Plus une audience avant deux mois. Ce n’est pas tellement en raison du temps que cela me prend, bien que ce soit fort ennuyeux, mais cela fait très mauvais effet à l’extérieur : on ne voit que des nègres, tous les jours, à l’Elysée ». [5], aurait fulminé le président français de l’époque [6]

Jacques Chirac ne manquera pas pour sa part de manifester ce mépris de la France pour l’Afrique Noire, par une remarque pour le moins éloquente : « Notre problème, ce n’est pas les étrangers, c’est qu’il y a overdose. C’est peut-être vrai qu’il n’y a pas plus d’étrangers qu’avant la guerre, mais ce n’est pas les mêmes et ça fait une différence. Il est certain que d’avoir des Espagnols, des Polonais et des Portugais travaillant chez nous, ça pose moins de problèmes que d’avoir des musulmans et des Noirs. (…) Comment voulez-vous que le travailleur français qui travaille avec sa femme et qui, ensemble, gagnent environ quinze mille francs, et qui voit sur le palier à côté de son H.L.M., entassée, une famille avec son père de famille, trois ou quatre épouses et une vingtaine de gosses, et qui gagne cinquante mille francs de prestations sociales sans naturellement travailler… Si vous ajoutez à cela le bruit et l’odeur, eh bien le travailleurs français sur le palier il devient fou. Et ce n’est pas être raciste que de dire cela… ». [7]

Enfin, pour sacrifier à la mode, Nicolas Sarkozy déclarera lors d’une intervention à Agen : « Et à ceux qui ont délibérément choisi de vivre du travail des autres, ceux qui pensent que tout leur est dû sans qu’eux-mêmes doivent rien à personne, ceux qui veulent tout, tout de suite, sans rien faire, ceux qui, au lieu de se donner du mal pour gagner leur vie, préfèrent chercher dans les replis de l’histoire une dette imaginaire que la France aurait contractée à leur égard et qu’à leurs yeux elle n’aurait pas réglée, ceux qui préfèrent attiser la surenchère des mémoires, pour exiger une compensation que personne ne leur doit plutôt que de chercher à s’intégrer par l’effort et par le travail, ceux qui n’aiment pas la France, ceux qui exigent tout d’elle sans rien vouloir lui donner, je leur dis qu’ils ne sont pas obligés de rester sur le territoire national » [8]

François-Xavier Verschave constate que : « Cette suffisance française s’enracine dans un mépris historique des Africains : quand vous discutez de ces questions avec des responsables français, vous vous apercevez que, depuis l’esclavage et la colonisation, on continue de penser que les peuples africains sont totalement incapables de créativité culturelle et politique. Avec eux l’on peut faire n’importe quoi, puisqu’ils ne seraient capables de rien » [9]

Dans de telles conditions, ce serait divaguer que de se prononcer péremptoirement sur de prétendues bienheureuses perspectives dans les rapports entre l’Afrique Noire et la France.

Quant à l’O.N.U., instrument imposé par l’Occident impérialiste pour dominer le monde, elle est peuplée en ce qui concerne l’Afrique Noire dite francophone par exemple, de plus de 99% de représentants de prétendus Etats installés, soit par la fraude électorale menée de main de maître par la Françafrique, soit par la violence des armes de cette dernière.

Par ailleurs, non seulement l’O.N.U. a internationalement démontré son incapacité à imposer quelque règlement que ce soit aux Etats-Unis d’Amérique, mais également son échec à imposer le respect de ses résolutions à l’Etat d’Israël dans son idéologie impérialiste contre le Peuple Palestinien. Par contre, la même O.N.U. n’a pas manqué de briller en Haïti en propageant des foyers de choléra chez les Nègres, de même qu’elle exhibe actuellement sa musculature chétive en Côte d’Ivoire, en tirant sur des Nègres pour le compte de la France ouvertement négrophobe de Sarkozy Nicolas.

EN CONSEQUENCE, LE PEUPLE NOIR DOIT S’OPPOSER FERMEMENT A LA RENAISSANCE EN AFRIQUE NOIRE DES TIRAILLEURS NEGRES « OUI, MISSIE » ET DES COMMIS VOYAGEURS NEOCOLONIAUX, AU SERVICE DE LA FRANCE ET DE L’OCCIDENT AUTOPROCLAME COMMUNAUTE INTERNATIONALE

Bwemba – Bong
Membre du CERCLE SAMORY (CESAM) (France)
Cercle de Réflexion sur la Culture Africaine pour la Renaissance du Peuple Noir

Notes

[1] Voir Pierre Lyautey : L’empire colonial français, Les Ed. de France, p.170).
[2] cité par Sur et Cana le : Afrique Noire. L’ère coloniale, 1900-1945, Ed. Sociales, Paris, 1964, p. 171.
[3] Cette mentalité négrière marque encore profondément la France qui se distingue ainsi comme le pays d’Europe le plus négrophobe, où la place des Noirs, comme au XVème siècle, est soit ouvriers agricoles dans les plantations dans les Iles dites d’Outre-Mer, dirigées par des Blancs, soit balayeurs de rues et de locaux commerciaux sur le territoire français. Dans le meilleur des cas, sportifs pour la gloire de la France dont les cadres supérieurs, sans parler des dirigeants politiques, sont tous de race blanche ; même si beaucoup d’entre eux, sont depuis bien moins longtemps Français que les Noirs nés avec cette nationalité.
[4] Voir George Kay, La traite des noirs, p. 129-130.
[5] Odile Tobner, op. cit., p. 199.
[6] Odile Tobner, Du racisme français. Quatre siècles de négrophobie, Les arènes, Paris, 2007, p. 199.
[7] Odile Tobner, Du racisme français. Quatre siècles de négrophobie, Les arènes, Paris, 2007.
[8] Odile Tobner, Du racisme français. Quatre siècles de négrophobie, Les arènes, Paris, 2007, p.29 1.
[9] François-Xavier Verschave : France Afrique. Le crime continue, Ed. Tahin Party, 2000, p. 35.

janvier 15th, 2011

 Posted in Billets d'Humeur

http://www.inversalis-productions.eu/blog/2011/01/non-a-la-renaissance-des-tirailleurs-en-afrique-non-au-retour-des-regisseurs-negres-oui-missie-en-cote-d'ivoire/


26/01/2011

n°5 - Journal de Côte d'Ivoire - 12-01 au 25-01 :- Début - : Côte d'Ivoire - Un pays sous influences.

Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre


n°5 - Journal de Côte d'Ivoire  -  12-01 au 25-01 :-  Début - : Côte d'Ivoire - Un pays sous influences.


Journal de Côte d’Ivoire

n°5                      12-01 au 25-01

Par C.Debroeder &  M.Lemaire

 



Les informations contenues dans ce journal sont obtenues par la lecture journalière des journaux en ligne  des journaux en ligne suivants:

                  (Afp- ats - Ap - Reuters, Al-manar - Chine nouvelle-  CPI - IPC –Novosti-  PNN- Wafa –Sana – Radio chine internalionale - Al Manar & XINHUANET (Chine) 

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Le journal de Côte d'Ivoire se retrouve

a) sur nos  blogs :  http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                             http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dirak-de-m-lemaire.html

c) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

d) Et Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

e) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

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Sommaire

Tiré à part :

Côte d’Ivoire : une agression armée sans fondement..

Front de Libération Nationale Congolais : Qui est Alassane Ouattara ?

1 Politique

a) Au jour le jour

b) Confection d'un gouvernement...

Les listes électorales qui ont été affiché ce matin

2 Les alliés de l'opposant

France

Paris entérine la nomination d'un ambassadeur d’Ouattara 

4 Médias

4-1 Côte d’Ivoire: les jeunes patriotes se préparent au combat.

4-2 Côte d'Ivoire: ONUCI tire encore sur des civils.

4-3 Ivoire Vox : Décryptage de la nébuleuse médiatique autour de la Côte d’Ivoire.

4-4 Côte d'Ivoire : des centaines de morts ; pour qui, pour quoi ?

4-5 Sabine Cessou : Côte d’Ivoire: la presse comme arme de propagande.

5  Dossier

5-1 Jean Pestieau : Côte d’Ivoire - Un pays sous influences.

5-2 Côte d’Ivoire : l’impérialisme français dans une impasse.

6 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net

6-1 PADS : " Halte à l’ingérence impérialiste dans les affaires intérieures du peuple de la Côte d’Ivoire ! "

6-2 Côte-d’Ivoire: Non à l’ordre néo colonial, refusons l’intervention impérialiste imminente à Abidjan!

6-3 Parti Communiste des Ouvriers de France : Déclaration commune sur la cote d'Ivoire.



1 Côte d'Ivoire occupé

Tiré à part :

Côte d’Ivoire : une agression armée sans fondement..

12 janvier 2011

La Côte d’Ivoire continue de subir un véritable déluge de menaces et d’agressions. Les populations vivant en Côte d’Ivoire n’aspirent qu’à une seule chose : la paix

Nous demandons haut et fort au monde entier de contribuer à une issue pacifique de cette crise, nous ne comprenons pas l’acharnement d’une certaine « communauté internationale » qui veut placer un candidat M. Ouattara, trop hâtivement désigné comme vainqueur des élections, à n’importe quel prix à la tête de ce pays.

Au fur et à mesure que le temps passe, on se rend compte d’un fait certain : la population vivant en Côte d’Ivoire se bat pour vivre au quotidien et en appelle à la tempérance des différents leaders qui ont prématurément pris partie dans cette crise.

La Côte d’Ivoire est le résultat d’un brassage ethnique unique sur le continent : près de 70 ethnies, plus de 5 millions de ressortissants étrangers originaires des pays voisins, du reste du continent, de l’Europe, du Moyen-Orient, plus d’une dizaine de courants religieux majeurs et une multitude de langues nationales parlées sur le territoire.

Difficile alors de comprendre les nombreux schémas réducteurs répétés à l’envi par les médias français comme le nord musulman contre le sud chrétien (à l’instar du Soudan).

Difficile aussi de comprendre le black-out total qui est opéré par ces mêmes médias sur le contentieux électoral, les fraudes avérées qui ont entaché le vote dans certains bureaux du Nord du pays ainsi que les circonstances calamiteuses ayant entouré la proclamation des résultats provisoires du second tour des élections.

Difficile enfin de comprendre le piétinement flagrant de la Constitution et des textes de loi de la Côte d’Ivoire par une « communauté internationale » à l’indignation très sélective, qui va jusqu’à reconnaître des ambassadeurs n’ayant aucune légitimité légale, et qui va jusqu’à dénier la souveraineté d’un état indépendant depuis plus de 50 ans.

Il est encore plus difficile d’accepter les propos irresponsables et hautement dangereux de M. Alassane Ouattara et de M. Guillaume Soro qui appellent à une agression armée contre la Côte d’Ivoire, prétendant qu’une telle agression n’entraînera pas de guerre civile… quelle absurdité ! L’avidité de pouvoir doit-elle amener à minimiser les millions de pertes humaines que cette attaque sanglante occasionnera ?

En Côte d’Ivoire, en cas de vacance du pouvoir légalement institué, la Constitution prévoit que le Président de l’Assemblée Nationale devient Président de la République par intérim.

Article 40 de la Constitution Ivoirienne

En cas de vacance de la Présidence de la République par décès, démission, empêchement absolu, l’intérim du Président de la République est assuré par le Président de l’Assemblée nationale, pour une période de quarante cinq jours à quatre vingt dix jours au cours de laquelle il fait procéder à l’élection du nouveau Président de la République.

L’empêchement absolu est constaté sans délai par le Conseil Constitutionnel saisi à cette fin par une requête du Gouvernement, approuvée à la majorité de ses membres.

Les dispositions des alinéas 1 et 5 de l’article 38 s’appliquent en cas d’intérim.

Le Président de l’Assemblée nationale, assurant l’intérim du Président de la République ne peut faire usage des articles 41 alinéas 2 et 4, 43, et 124 de la Constitution.

En cas de décès, de démission ou d’empêchement absolu du Président de l’Assemblée nationale, alors que survient la vacance de la République, l’intérim du Président de la République est assuré, dans les mêmes conditions, par le Premier vice-président de l’Assemblée Nationale.

Il faudra donc au camp Ouattara, appuyé par ses soutiens français, décapiter tout l’appareil d’État et décimer un très grand nombre de civils pour perpétrer un coup d’état illégal… La Côte d’Ivoire est-elle donc considérée comme une zone de non-droit ?

Pourquoi ? Au nom de quels intérêts ?

Que l’on laisse les ivoiriens vivre en paix ! Que l’on laisse l’Afrique persévérer dans la voie du dialogue comme elle a commencé ! Que l’on privilégie une issue pacifique (commission internationale de contrôle, recomptage des voix, dialogue direct entre les deux parties, etc.) à cette énième crise !

Source : Ivoirvérité

 

Front de Libération Nationale Congolais : Qui est Alassane Ouattara ?

En Côte d’Ivoire, Mr Ouattara, l’ancien directeur général-adjoint du FMI - en fait, l’un des principaux agents de renseignements utilisés pour l’Afrique par cette institution financière prétendument internationale dont l’action a toujours consisté à généraliser la misère à travers la planète, et notamment, à faciliter aux pays industrialisés de faire main basse sur les patrimoines des pays sous-développés - est demeuré fidèle à lui-même.

La perspective qu’il proposait au peuple ivoirien au cours de sa campagne électorale, et qui reflète grandement sa vision du développement de la Côte d’Ivoire, repose sur le renforcement des relations avec le FMI et la Banque mondiale, ces deux institutions financières dites internationales. 

L’objectif visé serait d’ « alléger la dette extérieure de la Côte d’Ivoire, et partant, de lui permettre à retrouver la capacité d’emprunter à l’étranger. » Soit en définitive, d’agir pour permettre à la Côte d’Ivoire d’atteindre le dernier des points d’achèvement pour accéder au statut privilégié de PPTE (pays pauvre très endetté). Ceci est la condition pour l’allègement de la dette dans les pays africains. Nul n’ignore cependant l’évolution économique actuelle des pays qui ont déjà « été élus PPTE » : aucun n’est devenu « un pays émergeant » « que deviendrait rapidement la Côte d’Ivoire, sous ma direction ». Comme aimait clamer le sieur Ouattara au cours de sa campagne électorale. 

Cependant, au cours de cette campagne, Mr Ouattara n’avait jamais expliqué au peuple ivoirien la raison pour laquelle la capacité d’emprunter détenue jadis par la Côte d’Ivoire, avait abouti à une dette extérieure de leur pays, une dette dont on voudrait implorer l’annulation puisqu’on n’arrive plus à la rembourser, ni pourquoi elle n’avait pu générer de développement. 

Cette position de Mr Ouattara de faire de la Côte d’Ivoire un PPTE ne pourrait surprendre. Il était à la direction du FMI au moment où cette institution imposait les PAS (Programmes d’Ajustement Structurel) aux pays du Tiers-Monde pour pouvoir bénéficier d’un emprunt à l’extérieur. Soit en définitive, à créer le chômage, à instaurer la précarité pour des millions de gens, et la flexibilité (concrètement, la réduction du salaire), pour ceux qui avaient encore la chance de détenir un emploi. 

Les PAS préconisaient le dégraissage des administrations publiques et des services publics par la réduction drastique de leurs effectifs, et l’exigence faite aux gouvernements de sous-traiter certains services auprès des entreprises privées, de réduire considérablement les subventions de l’Etat à la santé publique, à l’enseignement, à l’alimentation, etc. 

Les ravages des PAS ont été tels qu’ils ont provoqué des révoltes populaires dans de nombreux pays du Tiers-Monde dominé où existent des syndicats consciencieux. Toutefois, devant le tollé général, ces deux institutions ont fini par battre en retraite. Par une fausse autocritique, pour la diversion, elles ont eu le temps, par des subterfuges, de cogiter de nouvelles formules de pillage des richesses des pays, notamment ceux des pays sous-développés. Ainsi prirent corps les « initiatives PPTE » où a été repris l’essentiel des dispositions préconisés dans des PAS.

Il est vrai que le pauvre est cette personne physique ou morale qui n’est plus capable de rembourser ses dettes. Mais, pour s’en convaincre, il ne doit rien posséder. Aussi, le failli est-il toujours dépouillé de la plupart de ses biens. Et comme les Etats peuvent détenir un patrimoine quelconque, il conviendrait que les Etats en faillite soient subtilement dépouillés - par des mesures de désengagement de l’Etat des activités économiques, pour indiquer pudiquement les privatisations - de leurs patrimoines sur lesquels feraient main basse les multinationales et transnationales appartenant aux puissances esclavagistes. 

C’est dans cette optique qu’on encourage les pays du Tiers-Monde à devenir « PPTE » sous la fallacieuse promesse d’allégement de la dette extérieure alors que celle-ci a déjà été entièrement remboursée, à plusieurs reprises au cours des décennies.

Devant la gravité de cette situation, la CNUCED, (Commission des Nations Unies pour le Commerce et le Développement), une des institutions spécialisées de l’ONU, s’en est fort inquiétée. En 2003, elle a présenté un rapport annuel dénonçant les « acquisitions-recolonisation » perpétrées par ces puissances, notamment à travers le FMI et la Banque mondiale. Et cela, du fait de la mondialisation néolibérale. 

Toutefois, on ne peut objectivement le contester, l’Afrique ne fait plus partie, depuis le 16ème siècle, de l’évolution historique normale de l’humanité. On ne saurait nier le fait que, de tous les continents, l’Afrique est celui qui demeure toujours, globalement, au même point de développement humain qu’à cette époque. Elle n’est toujours pas développée, sinon pas suffisamment. 

Dans la plupart des cas, les moyens de production qu’on y trouve sont d’un autre âge, et ne peuvent pas, évidemment, générer le progrès. On devrait entendre par ceci, non seulement la maîtrise de la nature et de l’espace, mais aussi et surtout, la réduction de l’effort et le gain de temps dans la production et l’acquisition des biens et des services dont a besoin l’être humain pour vivre en toute dignité.

Pour les puissances esclavagistes, l’Afrique doit être maintenue à ce niveau pour continuer à répondre aux objectifs de l’impérialisme, cette doctrine qui, depuis le 16ème siècle, préconise la mise en place d’un système de domination des pays étrangers et d’assujettissement de leurs peuples pour y pérenniser le statut de réservoirs de matières premières, de déversoirs pour les rossignols provenant des pays développés (des fripes en tous genres : habits usagés, pièces de rechange ou véhicules d’occasion, etc), et la possibilité d’exploiter des bêtes de somme, une main d’œuvre corvéable à merci, par des entreprises appartenant aux puissances esclavagistes, et installées dans ces pays dominés.

L’impérialisme organise les rapports entre pays comme dans le système des vases communicants, mais à sens unique. Il se caractérise fondamentalement par le transfert dans les métropoles esclavagistes de tous les profits tirés de l’exploitation éhontée des peuples et du pillage systématique des richesses des pays dominés. La mondialisation permet aujourd’hui de perpétuer, et d’accentuer, ce système.

Aussi, pour ces puissances, dont le FMI et la Banque mondiale constituent les fers de lance des actions prédatrices, la Côte d’Ivoire, devenu également, depuis quelques années, pays producteur du pétrole, de l’or noir, doit « être élu PPTE », comme la grande majorité des pays africains

12 janvier 2011

Front de Libération Nationale Congolais



1 Politique

a) Au jour le jour

1 Un journal ivoirien annonce l’arrivée de mercenaires à Dakar pour chasser Gbagbo.

Lu dans le journal Le Temps qui paraît à Abidjan : « C’est une information de première main. Et à prendre au sérieux. Parce que la France dans sa volonté d’attaquer la Côte d’Ivoire est prête à tout. Sarkozy multiplie de ce fait, les actions envers les Usa et certains pays de la sous-région à savoir le Nigeria et le Sénégal. De grandes oreilles occidentales révèlent en effet, des mouvements suspects de militaires à Dakar, la capitale sénégalaise.

Le 2 janvier, deux avions de transport de troupes américaines ont débarqué nuitamment à l’aéroport de Dakar, des hommes et de l’armement militaire. Il s’agit en effet d’officiers américains, français et nigérians. Il y a le Général William Ward de Africom accompagné du sergent chef James Roy du 10e régiment des Marines de la Caroline du Nord. A eux, s’ajoute le capitaine de vaisseau Gilles Rodrigues de l’ambassade de France au Nigeria. Puis le vice-amiral Nigérian Dicko. Ces hommes sont arrivés à Dakar à bord de deux avions de transport de troupes de l’Us Air Force. Ils avaient avec eux, des soldats tous de peau noire. Visiblement, il s’agit de mercenaires qui ont été positionnés à Dakar. Ces chiens de guerre sont de nationalités éthiopiennes et djiboutiennes. Ils sont basés là-bas pour une formation en vue d’intervenir militairement en Côte d’Ivoire sous le couvert de l’Ecomog. Vu que la plupart des pays de la Cedeao ne sont pas chauds pour une intervention militaire en vue d’attaquer la Côte d’Ivoire. Au dernier moment, l’officier français, le capitaine de vaisseau Gilles Rodrigues et le vice-amiral nigérian sont retournés à Lagos. Laissant à Dakar, le reste des hommes et l’armement stationné à l’aéroport militaire de Dakar. Ainsi va la France de Sarkozy dans son entêtement à déclarer la guerre à la Côte d’Ivoire. »

janvier 16th,

http://www.inversalis-productions.eu/blog/2011/01/un-journal-ivoirien-annonce-larrivee-de-mercenaires-a-dakar-pour-chasser-gbagbo/

 

 


b) Confection d'un gouvernement...

Les listes électorales qui ont été affiché ce matin

"zapojulien": Flash spécial Elections du 23 janvier 2011

1.    Les listes électorales qui ont été affiché ce matin à Mbaïki ne représente qu'environ 30% des électeurs de la ville avec une majorité de personnes identifiée comme sympathisant KNK. Tous les responsables des bureaux de vote sont militants du parti Orange dont 60% viennent de Bangui. Cette situation a engendré des troubles ce matin à Mbaïki et la situation reste tendue dans la ville.

2.   Le ministre résident de la Lobaye, le colonel Parfait Mbaye  été appréhendé ce matin à Mbaïki avec une cargaison d'urnes préalablement bourrée en faveur de Yangouvonda.

3.   A Berberati, l'autre colonel du gouvernement a fait descendre sur la ville des centaines de militaires en civil pour aller non seulement voter pour lui, mais procéder à l'échange des urnes bourrées qui sont stockées depuis 4 jours à quelques encablures de Bertberati dans le village où a grandi l'ancien mécanicien/menuisier devenu le vice-président de la république parce que neveu de…

4.   Autre information importante, il est prévu un bataillon spécial pour créer des incidents à Bouar, Berberati, Carnot, Nola, Bozoum, Paoua, Bambari, Bria, Mobaye, Bangassou, Ouango-Bangassou, dans les 2ème,3ème,4ème,5ème,6ème et 7ème arrondissements de Bangui afin tous ces centres favorables au RDC et au MLPC et permettre à Yangouvonda son passage en force.

5.   A nola, un seul bureau de vote était affiché à la mi-journée.

6.   A Bambari, la répartition des bureaux de vote est inéquitable certains inscrits doivent faire 5 km pour accomplir leur devoir citoyen.

7.   A Bria, pour leur faire payer l'interdiction qui a été de rentrer dans la ville, Bozizé a donné l'ordre que les listes ne soient pas affichées  demain matin.

8.   A Alindao, une partie de la population a déchiré la liste affichée car elle est mécontente à cause des omissions.

9.   De kongbo à Bambouti en passant par Kembe, Bangassou, Ouango et tout le littoral Oubanguien, aucune liste n'était affichée  jusqu'à midi.

10. De Rafaï à Bambouti, le matériel electoral n'est que partiel.

11. Les cartes d'électeur sont toujours introuvables.

12. Les tribunaux qui devraient ouvrir aujourd'hui pour fournir les dérogations devant permettre aux omis et aux non d'aller voter sont demeurés portes closes.

 

Les heures à venir sont inquiétantes.  Chers compatriotes et amis de la RCA, faites circuler le message car selon les rumeurs, d'ici à demain, le pays sera en blackout total : plus de net, plus de téléphone pour permettre à Yangouvonda le rejeté de réaliser son forfait : La patrie ou la mort nous vaincrons. Game is over for Bozizé.

Zedzouïna



2 Les alliés de l'opposant

France

Paris entérine la nomination d'un ambassadeur d’Ouattara 

13/01

Le gouvernement français a donné mercredi en Conseil des ministres son aval à la nomination par Alassane Ouattara d'un nouvel ambassadeur ivoirien à Paris, Ali Coulibaly, a annoncé la présidence française.
Ex-journaliste, Ali Coulibaly était jusqu'à ces derniers jours conseiller diplomatique de M. Ouattara. Pour Paris, Ali Coulibaly remplace Pierre Kipré, un proche de Laurent Gbagbo. Cet agrément survient alors que de nouvelles violences ces derniers jours en Côte d'Ivoire illustrent encore davantage la persistance de la crise dans laquelle ce pays est plongé depuis l'élection présidentielle du 28 novembre.

 http://french.irib.ir 



4 Médias

4-1 Côte d’Ivoire: les jeunes patriotes se préparent au combat.

Témoins devant la BCEAO

janvier 20th, 2011 Posted in Evènements
http://www.inversalis-productions.eu:80/blog/2011/01/cote-divoire-les-jeunes-patriotes-se-preparent-au-combat/


4-2 Côte d'Ivoire: ONUCI tire encore sur des civils (17 janvier) - une vidéo Actu et Politique

http://www.dailymotion.com/video/xgm6s8_cote-d-ivoire-onuci-tire-encore-sur-des-civils-17-janvier_news


4-3 Ivoire Vox : Décryptage de la nébuleuse médiatique autour de la Côte d’Ivoire.

Jamais crise post-électorale africaine n’aura fait couler autant d’encre, impliqué autant d’énergies, généré autant de réactions.

À croire que le contentieux électoral ivoirien est unique en son genre et sans précédent, ce qui est totalement faux.

Plusieurs interrogations s’élèvent naturellement au regard de l’indignation très sélective de la soi-disant communauté internationale avec à sa tête la France de M. Nicolas Sarkozy, qui s’érige pompeusement en donneur de leçons à un pays africain, que le président français semble considérer comme un « sous-pays » encore sous sa coupole colonialiste, plus de 50 ans après les indépendances.

Dernières manœuvres en date, la stratégie d’étouffement économique d’une population ivoirienne à qui l’on veut décidément faire subir tous les maux, assorties d’une tentative d’adoucissement de l’image du poulain désigné. En effet, M. Ouattara, après avoir violemment appelé à une agression injuste et illégale contre la Côte d’Ivoire, recule maintenant de plusieurs pas pour s’aligner sur les premières propositions faites par le Président Laurent Gbagbo en proposant une « main tendue »…. Cette même main que Laurent Gbagbo lui avait tendue dès les premières heures de la crise, et qu’il avait vertement rejetée, malgré les propositions successives pour une issue pacifique faites spontanément par le président Gbagbo.

Pour rappel, nous nous interrogions dans notre édition du 4 Janvier dernier sur l’incompréhensible blocage dans lequel s’entêtait M. Ouattara : nous estimions fort surprenant que ce soit le Président qui a été légalement investi au regard de la Constitution ivoirienne, qui fasse preuve d’ouverture et de diplomatie :

 Premièrement, le Président Laurent GBAGBO a fait une première offre de discussion en « tendant la main » à Alassane Ouattara.
 Deuxièmement, le Président Laurent GBAGBO a demandé que l’on revisite les élections en mettant en place une Commission Internationale neutre.
 Troisièmement, le Président Laurent GBAGBO a demandé un recomptage des voix sous le contrôle de cette Commission neutre.
 Quatrièmement, le Président Laurent GBAGBO a souhaité s’asseoir à la table de négociation avec M. Alassane OUATTARA.

A toutes ces propositions, le camp Ouattara a opposé un non catégorique. Étrange pour quelqu’un qui se dit spolié….

Il souhaite à tout prix une action armée, qui fera couler le sang de millions d’ivoiriens et de ressortissants de la CEDEAO. Avec la hargne vindicative de M. Nicolas Sarkozy, il perd de vue le fait que depuis près de 15 ans, il est le dénominateur commun de toutes les crises ivoiriennes. Il perd de vue le fait qu’aucun de ses appels à la grève et à la désobéissance civile n’a été suivi. Il perd de vue le fait que la population ne se soulève pas pour que sa « soi-disant volonté » soit respectée.

Fait très inquiétant, depuis quelques jours, des avions déversent à Bouaké des centaines d’hommes lourdement armés, des centaines de rebelles armés ont été déposés dans les quartiers d’Abobo et Anyama et ont commencé à attaquer les Forces de l’ordre de la République aujourd’hui, faisant des morts parmi les forces armées ivoiriennes et des civils. Nos sources font état de ce qu’une intervention militaire est en cours de préparation contre la Côte d’Ivoire prévue pour la fin du mois de Janvier, avec l’appui logistique de la France.

D’une part, la solution à la crise ne viendra pas d’une attaque militaire, quelle que soit son envergure. D’autre part, il ne s’agit pas d’enlever un individu pour en placer un autre, comme dans un jeu de Playmobil...Il convient ici de rappeler ce que dit la Constitution ivoirienne :

Article 40 de la Constitution Ivoirienne

En cas de vacance de la Présidence de la République par décès, démission, empêchement absolu, l’intérim du Président de la République est assuré par le Président de l’Assemblée nationale, pour une période de quarante cinq jours à quatre vingt dix jours au cours de laquelle il fait procéder à l’élection du nouveau Président de la République.

L’empêchement absolu est constaté sans délai par le Conseil Constitutionnel saisi à cette fin par une requête du Gouvernement, approuvée à la majorité de ses membres.

Les dispositions des alinéas 1 et 5 de l’article 38 s’appliquent en cas d’intérim.

Le Président de l’Assemblée nationale, assurant l’intérim du Président de la République ne peut faire usage des articles 41 alinéas 2 et 4, 43, et 124 de la Constitution.

En cas de décès, de démission ou d’empêchement absolu du Président de l’Assemblée nationale, alors que survient la vacance de la République, l’intérim du Président de la République est assuré, dans les mêmes conditions, par le Premier vice-président de l’Assemblée Nationale.

La Côte d’Ivoire a des lois et une Constitution qu’il faudrait enfin que la France et ses suiveurs se décident à respecter. La Côte d’Ivoire est un état souverain au même titre que les autres pays et non leur terrain de jeux. Les ivoiriens ne sont pas dupes de la comédie médiatique qui se joue.Le voile se lève de plus en plus sur l’issue calamiteuse du second tour des élections ivoiriennes. Le contentieux électoral existe bel et bien et les fraudes avérées qui ont entaché le vote dans certaines régions du Nord du pays sont étayées de preuves irréfutables. Elles ont fait l’objet de plaintes formelles et officielles déposées par M. Gbagbo auprès des instances constitutionnelles ivoiriennes. Le camp Ouattara n’a déposé aucune plainte et de surcroît continue d’affirmer que « rien ne s’est passé au Nord »….

La Côte d’Ivoire aspire à la paix et à la justice. Nous demandons que tout soit fait pour que notre pays sorte une bonne fois pour toutes de ces crises répétées dont le seul dénominateur commun est M. Alassane Ouattara depuis plus de 15 ans.

Source : Ivoire Vox

12 janvier

http://www.oulala.net/Portail/spip.php?article4911


4-4 Côte d'Ivoire : des centaines de morts ; pour qui, pour quoi ?
Les dramatiques évènements de la Côte d'Ivoire ont eu un curieux traitement médiatique en France; télévisions et journaux « bien pensants » ont claironné dès le départ le discours va t'en guerre de Sarkozy et ses ministres, sur la nécessité d'installer au pouvoir les paladins du monde occidental, Ouattara, ex-directeur adjoint du FMI, Soro, ex-chef des insurgés du Nord toujours en armes, élus, on vous le jure, avec une majorité certaine, puisque les intéressés le disent. Depuis un mois, le matraquage médiatique en faveur d'Ouattara a été indécent en France. Plus curieux a été, durant tout le mois de décembre, le mutisme presque total des analystes « progressistes », anti-impérialistes », appelons les comme on veut, qui, d'ordinaire, réagissent aux désastres africains avec célérité: pas d'analyses claires, ou peu, au PCF, dans l'Humanité, ou dans les multiples canaux internet qui foisonnent aujourd'hui. L'embarras était
perceptible, on ne pouvait affirmer à Abidjan qui était le gentil agressé, qui le méchant agresseur, dans un conflit chaque jour plus hargneux : seul le perdant est évident, il se nomme le peuple ivoirien. Il a fallu attendre les communiqués de la plupart des partis progressistes de la région pour avoir enfin une dénonciation nette du jeu de l'occident et de ses alliés en Côte d'Ivoire.

Il faut donc rappeler quelques évidences occultées par les médias. Dans la compétition électorale enfin réalisée en Côte d'Ivoire, après cinq ans d'attente, le candidat de l'occident, d'autant plus fidèle aux prescriptions de l'impérialisme, du FMI, qu'il en fut un des dirigeants, était Ouattara, soutenu au surplus par Bedié, héritier de l'anticommuniste Houphouet Boigny, et par les sécessionnistes en armes du nord du pays, les « Forces Nouvelles », groupes armés toujours présent dans la région. Au second tour de l'élection, tout électeur anti impérialiste ivoirien ne pouvait que voter pour le concurrent d'Ouattara, même sans illusions.

Laurent Gbagbo, président sortant, a un passé de militant progressiste, des liens avec certains socialistes « de gauche » comme Emmanuelli. Il a indéniablement tenté au début de son mandat quelques réformes socialistes progressistes (couverture médicale), mesures avortées du fait de l'effondrement économique du pays. Ses mauvaises relations avec la France officielle (dès Chirac et Villepin), et même le déclenchement de l'insurrection des « Forces Nouvelles » au Nord ont débuté quand il a ouvert par appel d'offres les grands travaux du port d'Abidjan aux concurrents extérieurs (Chinois), alors qu'ils étaient jusque là un marché réservé aux entreprises françaises (Bouygues, etc). Ceci étant, le nationalisme borné de Gbagbo et son entourage matiné d'évangélisme à l'américaine, a très largement dérivé vers le verbiage démagogique, voire xénophobe, et la volonté de se maintenir à tout prix au pouvoir, quelles que soient
les conséquences pour la population.

L'élection ivoirienne de fin 2010 montre les mensonges du discours occidental qui confond le pluripartisme et la démocratie, en Afrique et ailleurs. Qu'a de démocratique un scrutin où l'on n'a le choix qu'entre deux candidats néfastes politiquement ? Quelle démocratie existe-t-il quand la majorité des électeurs sont si misérables qu'il suffit d'un tee-shirt ou d'un bol de riz pour acheter un vote?Est-ce un choix démocratique quand l'absence d'enjeux clairs sur les programmes aboutit à des votes suivant l'ethnie ou la religion (Nord musulman contre Baoulés animistes ou chrétiens)? Les pressions, y compris physiques, n'ont pas manqué à Abidjan où les partisans de Gbagbo sont majoritaires; mais, contrairement à ce que dit la télé française, les résultats proclamés sont-ils si purs dans le Nord contrôlé par les militants en armes des Forces Nouvelles ?

On peut accorder un crédit limité aux affirmations contraires des protagonistes. Mais il est en tout cas certain que le peuple ivoirien a tout à perdre à une guerre civile, ou à une partition du pays, que certains en Occident souhaitent, comme ils le souhaitent au Soudan (indépendance programmée du Sud), voire au Congo, pour faciliter leurs affaires. Le problème ne peut être résolu que par les Ivoiriens, par la négociation entre protagonistes, éventuellement par l'arbitrage de l'Union Africaine, et pas de quelques chefs d'état pro-occidentaux de la sous-région (Wade, Boni et le CEDEAO). Mais toute intervention étrangère armée au profit d'un protagoniste ne peut que déboucher sur un sursaut nationaliste et un bain de sang. C'est à cela que risque d'aboutir les proclamations irresponsables de Sarkozy, alors que la France et ses soldats -ex-puissance coloniale qui fit déjà tirer sur les manifestants ivoiriens à Abidjan sous Chirac-,
est totalement disqualifiée pour intervenir dans un conflit interne. Un des soutiens de Gbagbo, parfois moins bien inspiré, n'avait pas tort de rappeler que le Président ivoirien n'était pas un sous-préfet français aux ordres de l'Elysée.
Francis Arzalier

n°5 - Journal de Côte d'Ivoire - 12-01 au 25-01 :- Fin - : Côte d'Ivoire - Un pays sous influences.


Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre


n°5 - Journal de Côte d'Ivoire  -  12-01 au 25-01 :-  Fin - : Côte d'Ivoire - Un pays sous influences.


Journal de Côte d’Ivoire

n°5                      12-01 au 25-01

Par C.Debroeder &  M.Lemaire

 



Les informations contenues dans ce journal sont obtenues par la lecture journalière des journaux en ligne  des journaux en ligne suivants:

                  (Afp- ats - Ap - Reuters, Al-manar - Chine nouvelle-  CPI - IPC –Novosti-  PNN- Wafa –Sana – Radio chine internalionale - Al Manar & XINHUANET (Chine) 

   Mes informations sont le résultat de recoupements car les médias occidentaux donnent des informations qui ou se contredissent ou ne prennent en note qu’une partie des infos

 



Le journal de Côte d'Ivoire se retrouve

a) sur nos  blogs :  http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                             http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dirak-de-m-lemaire.html

c) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

d) Et Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

e) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire

4 Médias

4-5 Sabine Cessou : Côte d’Ivoire: la presse comme arme de propagande.

5  Dossier

5-1 Jean Pestieau : Côte d’Ivoire - Un pays sous influences.

5-2 Côte d’Ivoire : l’impérialisme français dans une impasse.

6 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net

6-1 PADS : " Halte à l’ingérence impérialiste dans les affaires intérieures du peuple de la Côte d’Ivoire ! "

6-2 Côte-d’Ivoire: Non à l’ordre néo colonial, refusons l’intervention impérialiste imminente à Abidjan!

6-3 Parti Communiste des Ouvriers de France : Déclaration commune sur la cote d'Ivoire.




4-5 Sabine Cessou : Côte d’Ivoire: la presse comme arme de propagande.

Hier, à Abobo, quartier populaire d’Abidjan, l’envoyée spéciale du Monde a été prise à parti par une foule hostile, armée de bâtons, qui lui criait de «partir». Dans le quartier de Riviera, à l’autre bout de la ville, deux équipes des agences de presse AP et Reuters ont été détroussées, perdant téléphones et caméras, alors qu’elles tentaient de filmer les épaves calcinées de deux voitures des Nations unies. Le même jour, l’association Reporter sans frontière (RSF) a déploré «le climat de peur» à Abidjan. «Le pourrissement de la situation, la poursuite du bras de fer entre Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo, et les violences rendent la vie très difficile aux reporters, soumis à la fois à de fortes pressions et à des problèmes de sécurité.» Des journalistes ivoiriens ont témoigné auprès de RSF avoir reçu des menaces de mort. Certains font l’objet de pressions émanant de la présidence, «qui ne veut pas qu’on appelle Alassane Ouattara "le président élu". Nous sommes donc obligés d’écrire par exemple "l’ancien Premier ministre" ou le "mentor du RHDP"».

La polarisation est telle, en Côte d’Ivoire, que la presse est devenue une arme de propagande. Les quotidiens sont profondément divisés entre les pro-Gbagbo et les pro-Ouattara. Sur onze titres, un seul, Soir Info, tente de ne pas prendre parti. En une du Patriote, un quotidien pro-Ouattara, figurait hier une photo peu avantageuse de Laurent Gbagbo, avec moue tombante, cravate de travers et plis dans le costume remontant sur le ventre, accompagnée de la manchette: «Cet homme est fini. Pourquoi mourir pour lui?». Dans les pages intérieures, ces titres: «Gbagbo s’attèle à la guerre civile» «Gbagbo ne partira jamais par la négociation», «Gbagbo cherche des fonds pour s’armer», «Gbagbo, président par complot».

De son côté, le journal Le Temps, résolument pro-Gbagbo, publiait une image aussi peu flatteuse d’Alassane Ouattara, en train de s’éponger le front avec un mouchoir et fronçant les sourcils comme s’il pleurait. Manchette: «Dos Santos chasse les émissaires de Ouattara», partis en Angola pour «négocier la reconnaissance d’Alassane». Une manière de ne pas traiter l’une des informations du jour, l’accréditation à Paris du nouvel ambassadeur de Côte d’Ivoire, Ally Coulibaly, représentant de Ouattara.

Sur les récents combats à Abobo, marqués par 7 morts du côté des Forces de sécurité (FDS), Le Temps expliquait par ailleurs que les soldats onusiens «ont décidé de faire la guerre à la Côte d’Ivoire, via des rebelles de Ouattara. (…) Dans la nuit du 11 janvier, les soldats onusiens ont réorganisé les rebelles en les déposant dans des endroits précis. Chose après quoi, ils les ont réarmés. Il est donc faux de croire que les FDS tirent sur les populations civiles. Elles ont affaire à des individus lourdement armés et qui visent un objectif: le renversement du régime Gbagbo». Voilà pourquoi, début janvier, le chef des opérations de maintien de la paix de l’Onu, Alain Le Roy, dénonçait un «climat hostile» à l’égard des Nations unies, alimenté par les «affirmations mensongères» des médias d’Etat, Radio-télévision ivoirienne (RTI) en tête.
Sabine Cessou

14/01/2011

 http://africa.blogs.liberation.fr/diplomatie/2011/01/c%C3%B4te-divoire-la-presse-comme-arme-de-propagande.html

 



5  Dossier

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

5-1 Jean Pestieau : Côte d’Ivoire - Un pays sous influences.

Après les élections du 28 novembre 2010, une grande partie de la communauté internationale sous la direction des États-Unis, exige qu’Alassane Ouatarra soit reconnu comme le gagnant des élections présidentielles en Côte d’ Ivoire. Si Laurent Gbagbo, président sortant et son rival dans les élections, ne veut pas se soumettre, il est menacé d'une intervention militaire de la part de pays voisins. Que vont être les conséquences pour les peuples de la région ?

 

C’est a côté des ambassadeurs américains et français et dans le quartier général de Alassane Ouatarra que le chef de la commission électorale l'a déclaré gagnant. Qui est Ouatarra ? C'est un ancien fonctionnaire du Fonds monétaire international, puis premier ministre du dictateur Félix Houphouët-Boigny. Ouatarra appliquait dans les années 80 et début 90 une politique ultralibérale, obligeant de couper dans les secteurs sociaux et de donner priorité au paiement des dettes extérieures et à l’orthodoxie budgétaire. En Côte d’Ivoire le résultat de cette politique est indéniable. L’ancien moteur économique de l’Afrique de l’Ouest est tombé en panne : en 2000 le PNB par habitant représentait 65 % de ce qu’il était en 1980. Ces dernières années ce chiffre a continué a descendre jusqu’à 58 % en 2009 et la pauvreté du pays a augmenté depuis 2002 de 40 %.

Quand on compare avec l’attitude complaisante de ce même Occident envers le coup d’état en Honduras en décembre 2008, l’attitude radicale de Washington envers Gbagbo étonne. Cela cache la volonté de Washington de restaurer son autorité dans le monde.

 

Qui sont les amis de Laurent Gbagbo ? 

Est-ce que Gbagbo représente vraiment la volonté du peuple ivoirien ? On peut en douter. Gbagbo a surtout le soutien d’une alliance d'anciens gaullistes et de socialistes français, qui tous reprochent au président Sarkozy d’être devenu l’auxiliaire des États-Unis et d’avoir trahi l’idéal de la France comme puissance mondiale. Cette alliance s’appelle la « Françafrique » et se base sur le réseau du puissant Jacques Foccart. Elle a contrôlé et exécuté la politique africaine néo-coloniale sous différents présidents français (De Gaulle, Pompidou, Chirac). Ensuite on a vu pendant la campagne électorale de Gbagbo des personnalités du Parti socialiste français à côté de Gbagbo lors de meetings électoraux. Et le jour des élections, Henri Emmanuelli, ancien secrétaire d’État, a déclaré que Gbagbo était « la seule personne capable de diriger la Côte d’Ivoire ». 

Pendant les 10 années que Gbagbo est au pouvoir il n’a pas réussi à diminuer la division, ni à améliorer les conditions de vie des ivoiriens. Il a essayé de se négocier une place en suivant le cadre que l’Occident l’avait prescrit. Ceci a échoué. Les élections auraient dû résoudre définitivement la crise en Côte d’Ivoire, qui dure depuis que la rébellion de 2002 (venus du Burkina Faso, des rebelles ont voulu prendre le contrôle du pays mais ont échoué et sont restés au nord) a divisé le pays en deux. Au contraire, ces élections ont ramenés le pays à la case départ : aujourd’hui il y a donc deux présidents et deux gouvernements en Côte d’Ivoire.

 

Division entre le nord et le sud

 

Voilà que la crise risque maintenant d’enflammer toute l’Afrique de l’Ouest. Car à l'instigation des États-Unis et de pays de l 'Union européenne, les gouvernements des pays voisins menacent de monter une intervention militaire.

Il faut savoir que jusqu’au début des années soixante, l'Afrique de l’Ouest était dominée et exploitée par le colonialisme français. Après une indépendance éclatée, cet ensemble se divisa en pays formellement indépendants. Durant l'époque coloniale, des centaines de milliers de Burkinabés ont fui la misère de leur pays aride pour aller travailler dans les plantations de ce qui deviendra plus tard la Côte d’Ivoire. Aujourd’hui, il y a 2 250 000 descendants des travailleurs émigrés des pays voisins en Côte d’Ivoire, cela fait 15 % de la population ivoirienne. 

Voici dix ans, les néo-coloniaux n’avaient aucune réponse à apporter à la crise économique qui sévissait en Côte d'Ivoire. Elle ne faisait qu’augmenter la misère et la révolte de la population. Leurs seul fonds de commerce était la division et la démagogie. On a vu ainsi apparaître le concept de l’ « Ivoirité » : la « nationalité ivoirienne pure », qui permet entre autres d’exclure arbitrairement des citoyens des listes électorales. Ensuite s’est ajouté la division entre citoyens du nord et citoyens du sud, chrétiens et musulmans. Diviser pour régner : affaiblies par des luttes intestines, quelle résistance les populations appauvries pourront-elles opposer à l’impérialisme ?

 

« Non à une guerre entre Africains ! »

Les États-Unis et la France qui sont les instigateurs de la crise en 2002 veulent maintenant imposer d’une façon arrogante leur volonté même si cela implique une nouvelle guerre meurtrière entre Africains. Or, la population, lassée de l’interminable descente aux enfers, pourrait retourner les armes contre les différentes marionnettes de l'impérialisme. Depuis que des États voisins ont parlé de la possibilité d’une intervention armée, indignation et mobilisation traverse toute l’Afrique avec les mots d’ordre « Bas les pattes du peuple ivoirien ! Troupes étrangères hors de Côte d’Ivoire ! Non à une guerre de division entre Africains ! ». 

Les forces éprises de paix dans le monde réclament le rejet de la logique de guerre qui aggravera la misère, la dépendance et ferait de nombreuses victimes. C’est aux Ivoiriens, sans exclusive, et à eux seuls de décider librement de leur avenir, et à trouver les solutions appropriées. Pas d'ingérences étasuniennes ou de pays de l'Union européenne.

Source : solidaire

11 janvier 2011

http://www.michelcollon.info/Cote-d-Ivoire-Un-pays-sous.htmlhttp://www.inversalis-productions.eu/blog/2011/01/non-a-la-renaissance-des-tirailleurs-en-afrique-non-au-retour-des-regisseurs-negres-oui-missie-en-cote-d'ivoire/


5-2 Côte d’Ivoire : l’impérialisme français dans une impasse.
La Côte d’Ivoire est menacée, une fois de plus, de sombrer dans la guerre civile. Jour après jour, les grands médias français nous expliquent que la faute en revient exclusivement à Laurent Gbagbo et ses partisans. La plupart des puissances impérialistes – France en tête – soutiennent Alassane Ouattara, qui a été Premier ministre sous la dictature de Félix Houphouët-Boigny, puis directeur général adjoint du Fonds Monétaire International.
Contrairement aux légendes officielles, les impérialistes n’attachent absolument aucune importance au « respect de la démocratie » en Côte d’Ivoire. Ils sont de longue date habitués à faire et défaire les dictatures de ce continent dont ils pillent systématiquement les richesses. Ils sont les premiers responsables de l’effroyable misère qui frappe les masses africaines. Seuls des esprits naïfs peuvent croire un instant que les impérialistes déclenchent une tempête diplomatique – et menacent d’intervenir militairement, sur place – par amour de la démocratie. En Egypte, au Burkina Faso, au Soudan, au Togo, en Algérie, en Tunisie et au Gabon, les récentes élections étaient entachées d’« irrégularités » massives. Mais cela n’a pas posé de problèmes au gouvernement Sarkozy.
Ouattara et Gbagbo appartiennent à la même catégorie de politiciens corrompus qui ont fait fortune en ramassant les grosses miettes tombées de la table impérialiste. Ouattara n’a nullement l’intention de rompre avec la politique menée par Laurent Gbagbo, pendant des années, et qui a consisté à livrer les richesses de la Côte d’Ivoire aux grandes multinationales, notamment françaises. Simplement, Gbagbo a perdu la confiance de l’impérialisme français, qui l’avait longtemps soutenu. L’une des raisons de ce revirement est probablement l’ouverture du « marché ivoirien » à d’autres intérêts, notamment chinois. Ce n’est pas un hasard si les gouvernements chinois et russes ont soutenu Laurent Gbagbo, au lendemain des élections.
Les impérialistes ne veulent pas d’une nouvelle guerre civile en Côte d’Ivoire. Ils veulent un régime stable qui leur ouvre des perspectives d’investissements rentables. Mais leurs manœuvres et leurs crimes passés ont complètement déstabilisé le pays et la région. Ils ne contrôlent plus le monstre qu’ils ont eux-mêmes créé. La Côte d’Ivoire est divisée en deux. Après avoir tout fait pour marginaliser Gbagbo, l’impérialisme français aura le plus grand mal à imposer un compromis aux deux cliques dirigeantes qui se disputent le pouvoir. Cette situation illustre, une fois de plus, l’affaiblissement de la diplomatie française, qui est la conséquence du déclin économique et militaire de la France sur l’arène mondiale.
Ce sont d’abord les jeunes, les travailleurs et les pauvres ivoiriens qui payent et vont payer le prix de cette nouvelle crise. Le mouvement ouvrier international ne doit soutenir ni le camp de Gbagbo, ni celui de Ouattara. Notre premier devoir est de mener campagne contre la présence de troupes étrangères – y compris de l’ONU – en Côte d’Ivoire. Soldats français, hors de Côte d’Ivoire ! Seules des luttes massives de la jeunesse et des travailleurs ivoiriens, contre l’impérialisme et contre le capitalisme, pourront mettre un terme au cycle infernal de la misère, de l’exploitation et des guerres civiles qui saignent ce pays.

Parlons Clair n° 75

http://www.convergencedesluttes.fr/index.php?post/2011/01/14/LA-RIPOSTE-ET-LA-COTE-D-IVOIRE 



6 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net 

Ndlr :La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

Camarades, Où est la fameuse "Communauté internationale", active en Côte d'Ivoire  et qui voudrait imposer M.Ouattara en lieu et place du président légitime Laurent Gbagbo?

Alors que le dictateur  centrafricain le Général François Bozizé, un nervi  de la Françafrique préparait depuis des mois son hold-up électoral  de ce jour 23 janvier  2011 en Centrafrique. 

Lisez la suite de ce document accablant  et la chronique d'un autre drame en gestation et annoncé  dans ce pays africain. Le cynisme de l'impérialisme est sans bornes.                                                                                                                               

Cette injustice est insupportable et doit être combattue sans retenue aucune.

Secrétaire Général de ACTUS/prpe   

 Dr LEY-NGARDIGAL  Djimadoum.


6-1 PADS : " Halte à l’ingérence impérialiste dans les affaires intérieures du peuple de la Côte d’Ivoire ! "

Solidarité avec la lutte des patriotes et des progressistes ivoiriens pour briser les chaînes du néo-colonialisme !

Les grandes puissances impérialistes, USA et France, ont décidé d’imposer leur marionnette Allassane Ouattara à la tête de la Côte d’Ivoire.

Elles n’hésitent pas à pousser ce pays sur les chemins de la guerre civile pour le maintenir par la force sous leur contrôle. La machine médiatique internationale de propagande et de mensonges bien rodée depuis des décennies a été mise en route pour faire croire sans aucune preuve incontestable que les dernières élections présidentielles auraient été remportées par leur candidat préféré.

Les puissances impérialistes s’appuient sur les résultats concoctés par une Commission électorale dite indépendante mais en réalité composée dans son écrasante majorité de représentants de forces politiques soutenant Ouattara. Elles veulent se débarrasser de Bgagbo devenu incontrôlable par sa tendance à chercher à exploiter leurs contradictions inter-impérialistes.

A travers son soutien à Ouattara et outrepassant son mandat en Côte d’Ivoire, l’ONU montre ouvertement et une fois de plus qu’elle est devenue depuis la disparition du camp socialiste un instrument de repartage du monde en zones d’influence et de domination des pays impérialistes.

L’Union européenne affiche encore une fois sa nature de bloc impérialiste qui s’entend avec l’impérialisme américain, malgré leurs contradictions, quand il s’agit de faire front pour écraser toute tentative de remettre en cause le brigandage organisé par l’ordre impérialiste mondial.

Le FMI et la Banque Mondiale décident de leur côté de ne reconnaître que le président élu soi-disant démocratiquement. Cet argument est d’une hypocrisie sans borne quand on se rappelle que la FMI avait débloqué sans hésitation plus d’un milliard de dollars en faveur de la junte militaire du Honduras à la botte des USA quelques semaines à peine après qu’elle eut renversé le président Zelaya démocratiquement élu et désireux d’émanciper son pays de la tutelle militaro-politique américaine.

La palme de la surenchère dans l’hypocrisie doit revenir au président de la Cour Pénale internationale qui menace bruyamment de poursuivre Laurent Gbagbo pour « crimes contre l’humanité ». Les peuples ne l’ont jamais entendu adresser des avertissements semblables aux dirigeants israéliens lors des grands massacres de décembre 2008 à Gaza, ou aux dirigeants US pour les centaines de milliers d’Irakiens tués à la suite de leur occupation de l’Irak, ou encore aux responsables colombiens coupables de l’assassinat de milliers de progressistes.

Dans ce concert de vociférations, de menaces, d’injonctions et de pressions pour faire rentrer dans le rang la Côte d’Ivoire, le président de l’ancien État colonisateur a renoué de façon fracassante avec la vieille mentalité colonialiste en sommant Gbagbo de quitter le pouvoir« avant la fin de la semaine » !

Ces ingérences scandaleuses dans les affaires internes d’un pays souverain montrent que la volonté d’introniser Ouattara s’inscrit dans un scénario minutieusement élaboré.

La prétendue Commission électorale indépendante n’en a été qu’une pièce destinée à couvrir d’une fausse légalité le choix arrêté par les grandes puissances impérialistes avant même le déroulement des élections.

Qui plus est, les régions où Ouattara se targue d’avoir obtenu le plus de voix sont des régions livrées aux intimidations et à l’arbitraire des « Forces nouvelles » soutenues par l’impérialisme français.

Quelle que soit l’opinion que l’on peut se faire des manœuvres, des louvoiements et des objectifs de Gbagbo depuis plus de 20 ans, ce qui apparaît, c’est que des peuples de plus en plus nombreux en Afrique ne supportent plus les liens néo-coloniaux basés sur la dépendance, l’arriération économique et la misère. Ils n’acceptent plus ni les dictatures ouvertes ni celles qui se camouflent sous la démocratie de façade - si chère à la sociale-démocratie - et mises en place par les bourgeoisies compradores et l’impérialisme pour perpétuer le pillage de leurs richesses et du fruit de leur travail.

L’affrontement qui oppose une grande partie du peuple ivoirien à l’impérialisme pose le problème crucial de la solidarité avec les forces qui luttent pour l’indépendance réelle de leur pays et veulent mettre fin aux rapports d’exploitation et de pillage instaurés depuis des décennies.

Il est clair que dans ce combat pour que les peuples d’Afrique profitent de leurs richesses naturelles et s’en servent comme moyen de développement et de progrès, les anti-impérialistes se mettent du côté des forces qui veulent briser les chaînes de la dépendance. La question de savoir qui a véritablement remporté les élections devient secondaire quand on sait que les partisans de la perpétuation des rapports de domination disposent d’un puissant soutien financier et médiatique de la bourgeoisie impérialiste qui leur permet d’acheter les voix, d’influencer le choix des électeurs, de diviser les classes et couches laborieuses, d’intimider de larges catégories et forces sociales, de falsifier les résultats électoraux, de répandre les mensonges à l’appui de leurs manœuvres pour écarter ceux qui les dérangent et installer des dirigeants à leurs bottes.

Les résultats de ces élections ne sont pas un critère absolu pour définir la position des forces anti-impérialistes en Afrique et dans le monde surtout quand de grandes masses du pays se mettent en mouvement pour tourner la page du néo-colonialisme, quels que soient les calculs et les limites politiques des dirigeants qui refusent de se plier à la brutalité des impérialistes.

Dans tous les cas, c’est au peuple ivoirien de décider souverainement de son destin. Il n’a pas besoin de l’intervention des forces impérialistes étrangères pour désigner démocratiquement ses dirigeants, ni de leurs pseudo observateurs pour « labelliser » les résultats du scrutin électoral.

Jamais et nulle part l’impérialisme n’est intervenu pour apporter la liberté et la démocratie. Partout où il intrigue et débarque ses troupes, il n’apporte que guerre civile, ruine et malheurs. Son seul objectif est de placer des marionnettes autochtones dévouées aux intérêts de la grande bourgeoisie financière.

C’est aux peuples, à leurs forces progressistes et anti-impérialistes de décider de la conduite de leurs luttes pour instaurer, sans intervention extérieure, un régime démocratique au service de leurs intérêts légitimes.

Les peuples doivent exiger le départ des troupes françaises et celles de l’ONU qui a montré sa partialité en soutenant Ouattara, valet du néo-colonialisme et homme du FMI dont les injonctions depuis 20 ans ont plongé la Côte d’Ivoire dans une grave régression économique et sociale.

Les communistes algériens dénoncent le silence du gouvernement algérien et la coalition présidentielle « islamo-nationaliste » qui refusent de condamner les ingérences étrangères dans les affaires internes du peuple ivoirien ou d’empêcher l’instrumentalisation de l’Union africaine par les dirigeants africains à la botte du néo-colonialisme. Ils dénoncent la diffusion de la propagande pro impérialiste par la télévision algérienne, la presse gouvernementale et par la presse privée qui, à de très rares exceptions, reprend avec zèle les mensonges fabriqués par les tenants de la Françafrique pour diaboliser les patriotes de la Côte d’Ivoire et faire l’apologie des hommes de main des puissances étrangères.

Ils dénoncent le silence des partis institutionnels dits démocratiques face à cette offensive néo-coloniale sans précédent pour terroriser les peuples et leur imposer des dirigeants dociles.

L’Alliance nationale républicaine (ANR) ne dit mot. Le Collectif des Citoyens pour la Défense de la République se tait lui aussi. Son porte-parole s’était rendu il y a deux ans auprès de l’ambassadeur des USA pour lui« expliquer »soi-disant le sens du combat de son organisation contre le pouvoir et obtenir l’appui de cette puissance impérialiste.

Le Front des Forces Socialistes, membre de l’Internationale socialiste dont un de ses hommes illustres -Dominique Strauss-Kahn, DG du FMI- s’emploie à étrangler la Côte d’Ivoire, n’envisage la lutte pour changer de régime que dans le soutien des grandes puissances impérialistes et non dans le travail en direction des masses populaires sur la base d’une alternative démocratique et anti-impérialiste de progrès.

Les chefs du Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie ne peuvent que garder le silence s’ils ne veulent pas perdre le soutien des néo-colonialistes français décidés à provoquer une situation de fragmentation de l’Algérie qui leur permettrait un jour de prendre le contrôle de ses zones pétrolières.

Des hommes complètement coupés de leur peuple comme les dirigeants du RCD ne se voient à la tête de l’Algérie qu’avec l’appui et la bénédiction des dirigeants impérialistes américains et français, comme cela été dévoilé dans certains« câbles »non démentis de Wikileaks. Leur carte de visite politique internationale est écrite avec une encre chargée de haine à l’encontre des principaux dirigeants patriotiques des années 1970 quand l’Algérie nationalisait les richesses monopolisées par les sociétés françaises pour se développer et se tenait fermement du côté des peuples en lutte pour leur libération nationale.

Les communistes algériens espèrent que les progressistes ivoiriens trouveront la capacité de s’unir face à la Sainte-Alliance impérialiste, sauront éviter les pièges des divisions tribales dans lesquelles le colonialisme a toujours excellé pour asseoir sa domination, feront preuve de fermeté en encourageant la mobilisation des masses populaires et en s’appuyant sur elle pour résister aux pressions extérieures.

Ils en appellent au développement de la solidarité de toutes les forces anti-impérialistes et deprogrès en Algérie, en Afrique, en France et partout dans le monde avec la lutte du peuple ivoirien pour son indépendance véritable et une démocratie au service de ses intérêts fondamentaux.

Ils sont convaincus que cette solidarité favorisera l’instauration de véritables liens de coopération, débarrassés de toute velléité néo-coloniale, entre les peuples africains et les travailleurs français, souffrant les uns et les autres de la même domination exercée en France comme en Afrique par une oligarchie arrogante, celle des grands groupes financiers exploiteurs, tels que ceux de Bolloré, Bouygues, Areva, etc.

Parti algérien pour la démocratie et le socialisme (PADS)


6-2 Côte-d’Ivoire: Non à l’ordre néo colonial, refusons l’intervention impérialiste imminente à Abidjan!
Déclaration commune PRCF URCF RCC

Usurpant l’appellation de “Communauté internationale”, les forces impérialistes préparent une intervention imminente en Côte-d’Ivoire.
Une telle intervention signifierait  le retour de la Côte-d’Ivoire sous tutelle coloniale directe. Or, encouragé par l’U.E. et par les USA, Sarkozy multiplie les ingérences dans les affaires intérieures de cet État et les menaces  d’intervention.

Pour défendre les intérêts et les profits des sociétés  capitalistes françaises et européennes installées à Abidjan, Sarkozy  monte en première ligne pour imposer la  sinistre et discréditée ” Françafrique”, la politique impérialiste de pillage et de partage du monde, au besoin en faisant intervenir la force “Licorne” contre toute une partie de la population et de la jeunesse ivoiriennes.

Comble du culot, Sarkozy a l’audace de  présenter l’intervention néocoloniale imminente comme une action visant à  faire respecter le vote du peuple ivoirien: cela ne manque pas de sel de la part d’un homme et d’un régime qui ont grossièrement violé le vote Non du peuple français à la constitution européenne en imposant son copié-collé sous la forme du “Traité de Lisbonne”.
Il ne revient à personne en France, dans  un pays dont les firmes capitalistes ont longtemps colonisé l’Afrique  (et qui continuent aujourd’hui d’exploiter sans vergogne ce continent  sous des formes néocoloniales) de “choisir” le président des Ivoiriens. Cela revient aux Ivoiriens eux-mêmes, car partout et toujours, l’impérialisme est l’ennemi principal des peuples.
En aucun cas, cela ne peut être  l’apanage de Sarkozy dont nul n’a oublié le discours stupide et  méprisant de Dakar sur “l’homme africain qui n’est pas entré dans  l’histoire” (sic). En réalité, une intervention armée de la force Licorne en Côte d’Ivoire, fût-ce sous mandat de la pseudo-Communauté internationale dominée par Washington, ne ferait qu’aggraver les tensions, qu’humilier les Africains, que mettre en péril les Ivoiriens et les travailleurs
français vivant en Cote d’Ivoire.
Comme le disait Marx, «un peuple qui en opprime un autre ne saurait être libre »
En défendant le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, en l’occurrence celui du peuple ivoirien et des autres peuples d’Afrique, le PRCF, l’URCF et le RCC défendent la liberté de tous les peuples,  y compris celle du peuple français qui se reconnaît de moins en moins  dans ce régime ultra réactionnaire qui l’opprime en France et qui le  déshonore à l’étranger par ses pratiques impérialistes.
Sarkozy, U.E., USA, bas les pattes en Côte-d’Ivoire! Indépendance et souveraineté pour la Côte d’Ivoire!


6-3 Parti Communiste des Ouvriers de France : Déclaration commune sur la cote d'Ivoire.

Chers amis, chers camarades
Nous vous adressons une déclaration signée par de nombreuses organisations et partis politiques d'Afrique, qui dénoncent les interventions militaires des puissances impérialistes en Côte d'Ivoire, exigent le retrait de toutes les troupes étrangères et affirment que c'est au peuple de Côte d'Ivoire de décider de son avenir.
Dans son communiqué du 18 décembre, notre Parti a dénoncé la guerre civile réactionnaire qui menace la Côte d'Ivoire et les ingérences des puissances impérialistes, notamment celle de l'impérialisme français (voir notre site : www.pcof.net)
Depuis, la situation n'a cessé de se tendre et les menaces d'intervention militaire menée directement ou indirectement par les puissances impérialistes se sont précisées.
C'est pourquoi, notre Parti a décidé de signer cette déclaration commune qui se prononce clairement pour le retrait de toutes les troupes étrangères.
Nous l'avons signée et nous appelons les organisations à en faire de même et à la faire connaître largement.
Merci de nous tenir informés des suites que vous donnerez à cette proposition.
Recevez, chers amis, chers camarades, nos saluts militants
PAS D’INTERVENTION MILITAIRE ETRANGERE :

NI DE LA CEDEAO, NI DE L’ONU, NI DE LA FRANCE !

TROUPES ETRANGERES HORS DE LA CÔTE D’IVOIRE !

UNITE ET SOLUTION NATIONALE IVOIRIENNE SOUVERAINE,

DEMOCRATIQUE ET PACIFIQUE DE LA CRISE POST-ELECTORALE !

Pour le Parti Communiste des Ouvriers de France
Christian Pierrel
Véronique Lamy

 

24/01/2011

n° 509 - Les Dossiers Géopolitique et stratégie d'Irak - 23/01/11 - Début - Il y a vingt ans : La première guerre de l’après-guerre froide

  509   - Les  Dossiers  Géopolitique et stratégie  d'Irak - 23/01/11 - Début - Il y a vingt ans : La première guerre de l’après-guerre froide.


                          Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix

                              Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

 



Les  Dossiers   'Géopolitique et stratégie' d'Irak

n°509                                                                                               23/01/11

         C.De Broeder    &   M.Lemaire



Le " Dossier 'Géopolitique et stratégie' d’Irak " est visible  sur ...

a) sur nos  blogs :  http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                              http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dirak-de-m-lemaire.html

c) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

d) Et Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

e) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :  

1 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

1-1 Au pays des 100 000 prisonniers politiques.

1-2 Gilles Munier : Interdiction faite à Maître Badie de s'entretenir avec Tarek Aziz.

2 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

2-1 Eva R-sistons : C dans l'Air: Des émissions au service du choc de civilisations.

3 Annexe

3-1 Guerre du Golfe C'était il y a 20 ans.

3-2 Manlio Dinucci Il y a vingt ans : La première guerre de l’après-guerre froide. 

Fin

3-3 Joelle Penochet : Armes à l’uranium appauvri : 20 ans après, où en est-on ?


Avant propos

Les militaires américains usent d’un terme générique- Al Qaida- pour désigner les résistants qui osent leur résister...


1 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

1-1 Au pays des 100 000 prisonniers politiques
Au pays des 100 000 prisonniers de guerre et prisonniers politiques....
on parle un peu des plus connus, ceux qui faisaient partie de l'ancien régime; on ne parle jamais de ceux qui ont été arrêtés pour d'autresraisons...mais tous sont victimes d'une même injustice et nécessitent notre solidarité contre les occupants et leurs marionnettes


1-2 Gilles Munier : Interdiction faite à Maître Badie de s'entretenir avec Tarek Aziz.
Interviewé par le site kurde Rudaw (1), Maître Badie Aref, principal avocat irakien de Tarek Aziz, raconte le voyage qu’il a effectué à Bagdad, en décembre 2010, pour rencontrer les anciens dirigeants dont il assure la défense.

   Maître Badie réside depuis quelques années en Jordanie, où il s’est réfugié après avoir été menacé de mort. Il envisage de s’installer au Kurdistan irakien.

   Les autorités judiciaires irakiennes ont refusé qu’il s’entretienne avec Tarek Aziz - à qui il comptait expliquer pourquoi il se retirait de son équipe de défense – ainsi qu’avec Saadoun Shaker (2)ministre de l’Intérieur dans les années 80 – et Abed Hamoud, secrétaire du Président Saddam Hussein. En revanche, il a été autorisé à voir Abdul-Ghani Abdul-Ghafoor, condamné à mort en même temps que ces derniers.

L'état de santé des détenus politiques est préoccupant

   Maître Badie a pu également s’entretenir avec 16 anciens dirigeants détenus, parmi lesquels Muhammad Mehdi Saleh (ancien ministre du Commerce), Hamid Youssef Hamadi (ancien ministre de la Culture), Mahmoud Diyab Ahmed (ancien ministre de l’Intérieur), Zuher Naqeeb (ancien chef des services secrets), Walid H. Tofiq (un des dirigeants de la Garde républicaine), et Latif Mahal Hamoud (ancien gouverneur de Bassora).

   L’état de santé de plusieurs détenus est préoccupant, dit Maître Badie. Saadoun Shaker a eu trois crises cardiaques et n’est soigné que par une infirmière. Saadi Toa’ma Jaboori (ancien ministre du Travail et des Affaires sociales), Sabaawi Ibrahim al-Hassan (demi-frère de Saddam Hussein), Fazil Abbas Amri (haut dirigeant baasiste), Abdul-Ghani Abdul-Ghafoor, et Farhan Mutlaq Jubouri (ancien chef des renseignements militaires), ont un cancer. Zuher Naqib (ancien chef des services secrets) a complètement perdu la vue.

Libérer tous les détenus politiques

   Maître Badie pense que Tarek Aziz échappera à la pendaison - en raison des interventions en sa faveur du Vatican et de plusieurs pays occidentaux - mais pas les autres dirigeants condamnés à mort. Il a demandé à Jalal Talabani et Massoud Barzani d’insister pour que Saadoun Shaker soit hospitalisé, et espère qu’ils obtiendront la commutation de certaines peines capitales.

   Maître Badie, qui annonce la sortie de ses mémoires, pense voir Tarek Aziz lors d’un prochain voyage en Irak (3). Il envisage de tenir une conférence de presse à Paris, en compagnie de Maître Jacques Vergès, au cours de laquelle il produira des documents démontrant que la « Haute cour pénale » est illégale et réclamera la libération de tous les détenus politiques.

 (1) Saddam’s lawyer predicts Tariq Aziz will escape execution

http://www.rudaw.net/english/news/iraq/3394.html

(2) Saadoun Shaker condamné à mort par pendaison. Son épouse parle…

http://www.france-irak-actualite.com/article-saadoun-shaker-condamne-a-mort-par-pendaison-son-epouse-parle-60752434.html

(3) Maître Badie Aref  affirme qu’« on » l’a convaincu de continuer à défendre Tarek Aziz, malgré la décision de sa famille de se passer de lui.

Dimanche 9 janvier 2011

G. Munier/X.Jardez
Publié le 9 janvier 2011 avec l'aimable autorisation de Gilles Munier


 

Source : France Irak
http://www.france-irak-actualite.com/...



Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

2-1 Eva R-sistons : C dans l'Air: Des émissions au service du choc de civilisations.

Alerte ! Les tenants, au sommet de la pyramide, qui rêvent d'imposer un Nouvel Ordre Mondial totalitaire, militaire et financier, divisent pour régner, dressent les citoyens les uns contre les autres, masquent les vrais enjeux, les vrais périls.
Après la chasse aux Juifs et aux communistes, voici le nouveau bouc-émissaire désigné à la vindicte populaire :
Le Musulman, l'Arabe, l'Islam.
Ne tombons pas dans ce piège infâme, artificiellement provoqué à des fins hégémoniques et prédatrices, et quotidiennement relayé par les Médias aux ordres.
Citoyens, ne soyons pas dupes de la scandaleuse manipulation !
Nos ennemis sont tout en Haut, et pas à côté de nous...
Eva R-sistons aux impostures conduisant aux chocs de civilisations meurtriers et aux guerres nucléaires apocalyptiques !

Eva R-sistons

Jeudi 6 Janvier 2011

Si les guerres à venir deviennent un jour chocs de civilisations, c'est à cause de l'Occident qui sème partout divisions et haine, notamment à travers les Médias. Et non pas comme Calvi-Krettly voudrait le faire croire, à cause des méchants Islamistes (amalgame facile mais honteux, ensuite, avec les Musulmans) qui se lanceraient dans des croisades d'ailleurs perdues d'avance ! 

En réalité, les guerres qui sont programmées, seront "préventives, permanentes, totales, et même nucléaires" et pour satisfaire les appétits pantagruéliques des banksters et des affairistes véreux, des multinationales de mort de l'Occident. Voilà la vérité qu'on dissimule derrière un pseudo conflit de civilisations, en réalité artificiellement provoqué par l'Occident prédateur, hégémonique, assassin, pour masquer ses vraies intentions et pour dresser les citoyens contre les Musulmans, et les Arabes, dont le péché est de ne pas vouloir s'aligner sur le "money-théisme" chrétien ou juif, sur les valeurs matérialistes et égoïstes de l'Occident. Et en prime, ces boucs-émissaires modernes ont dans leurs sous-sols des richesses convoitées par les cupides Occidentaux, seulement désireux, bien peu chrétiennement, de s'emparer des ressources ne leur appartenant pas.

Quant à l'émission, que j'écoute d'une oreille, elle est, disons-le, programmée par le très sioniste Calvi-Krettly pour une fois de plus, dresser les citoyens contre les Musulmans et les Arabes haïs, aujourd'hui, par nombre de Juifs, c'est une réalité lourde de menaces, bien plus que celle des très peu nombreux Islamistes (et Al Quaïda, c'est juste deux mille militants, source ancien Chef de la lutte anti-terroriste en France, militants ne menaçant nullement un Occident sur-armé et sur-financé).

Et le sieur Calvi se défoule ! En écrivant, voici ce que j'entends:  "Vous n'imaginez PAS qu'on puisse DISCUTER avec les Frères Musulmans !" - "Les Musulmans intégristes s'en prennent aux Chrétiens d'Orient car ils incarnent l'Occident" - "Les Eglises d'Occident sont-elles devenues des cibles pour les "terroristes" ? "L'Eglise copte est menacée en France, à Châtenay Malabry" - "Selon un sondage, l'Islam représente plutôt une menace, et l'intégration se passe plutôt mal" (évidemment, avec le conditionnement permanent des médias crapuleux, note d'eva) - "L'islam devient-il de plus en plus régressif et expansionniste ?" (et scandaleusement, Calvi-Krettly appuie bien sur les deux accusations, note d'eva) - "Cela ne favorisera-t-il pas l'émigration des Chrétiens vers l'Europe ?" (tous les poncifs y passent, note d'eva) - "Ne risque-t-on pas une dégradation - soigneusement favorisée et entretenue par les Médias, note d'eva - des relations entre Chrétiens et Musulmans au niveau mondial ?" (il en salive d'avance, le faux journaliste et vrai propagandiste Calvi-Krettly. C'est son but, de travailler aux chocs, les tensions sont alimentées par des apprentis-sorciers comme lui) - "L'inquiétude grandit parmi tous les chrétiens, pas seulement parmi ceux d'Orient" - "Les sondages montrent que les Musulmans sont craints" (le journaleux Calvi-Krettly adore jeter de l'huile sur le feu, note d'eva) - etc, etc.

Tout, absolument tout, est fait non pour informer honnêtement, mais pour conditionner l'opinion contre ces nouveaux boucs-émissaires, remplaçant désormais les Juifs d'antan. Et la déontologie ? Qu'en dissent ceux qui travaillent pour les Observatoires des médias ? Que font les Associations anti-racistes dénonçant les incitations à la haine ? Silencieuses car il s'agit de racisme anti-Musulmans et non anti-Juifs ? Deux poids deux mesures, alors ?

 Surprise ! Pour une fois, un invité indépendant, au franc-parler décapant ! Gageons qu'il ne sera pas réinvité ! Retenez son nom : Pierre Conesa. Lui remet les pendules à l'heure, quel plaisir, un vent frais d'honnêteté intellectuelle, pour une fois ! Et par exemple, "Montée de l'Islamisme radical ? Oui, mais pas plus de radicalisme que dans les deux autres religions monothéistes" ! - "L'erreur de l'Occident est de soutenir les dictatures" ! - "Les néo-évangéliques américains justifient la guerre en Irak !" (Et moi qui les connais bien, je peux affirmer que leur radicalisme est dangereux, il constitue une authentqiue menace pour la paix et pour la justice - sociale entre autres, car ils soutiennent la Théologie de la "prospérité", de l'Argent-Roi - Bush en est le plus affreux exemple !) ! - "Dans  TOUTES les religions, on a tendance à vouloir exterminer l'autre" - "Et les Juifs, quelle limite avec le Grand Israël" ? Tiens donc, voilà enfin une fois abordé, bien sûr furtivement, la responsabilité de ces derniers dans les guerres, les troubles, les conflits ! Car jamais, jamais on ne verra à la télévision le sionisme mis en cause, en accusation, dans son affreuse réalité militaro-financière à l'origine de tant de drames sur la planète,  c'est un sujet tabou, le "terrain est glissant" comme dit Pierre Conesa, bref les problèmes peuvent venir de partout, mais jamais de lui, c'est la vache sacrée de l'Occident cupide, inique et prédateur ! Et lorsqu'un intervenant dit "Les Juifs apportent également leur soutien aux Coptes", Calvi-Krettly jubile, et commente : "Très bien !". Une spontanéité qui en dit long sur son rôle à la télévision...

En réalité, depuis le 11 septembre, j'ai toujours renvoyé dos à dos tous les intégrismes, et je m'élève avec force contre le fait que sauf exception inattendue  (et remarquable, comme avec un Pierre Conesa, intègre lui), on ne stigmatise que l'Islamiste, pour mieux l'instrumentaliser au profit... des profiteurs des Grandes Banques et des conglomérats de l'Occident criminel ! Les néo-évangéliques  et les néo-sionistes sont bien plus dangereux, car ils disposent des moyens financiers et militaires pouvant mettre à genoux la planète - et la ruiner, finalement, car leurs préoccupations sont aux antipodes des besoins humains, du Bien commun, de l'intérêt général ! Et ils songent les uns comme les autres à conquérir les plus hautes sphères du pouvoir, ainsi que le rappelle Pierre  Conesa. Pourtant, jamais les Médias aux ordres du Grand Capital et de l'Etranger (comme en Côte d'Ivoire, actuellement, où le candidat du FMI et de l'Occident est soutenu) n'évoquent le rôle de ces fanatiques trublions de l'ordre mondial (et je n'aborde même pas la question de leurs groupes extrémistes comme le Bétar, outrageusement sioniste et d'une violence rare), préférant braquer les projecteurs, au mépris de l'honnêteté la plus élémentaire, sur les seuls Islamistes qui, en fait, représentent peu l'ensemble de la Communauté musulmane. Et au risque de mettre le feu aux poudres nucléaires de la planète !

Hormis un "franc-tireur" comme l'intègre Pierre Conesa, les débats de C dans l'Air ne sont que de stériles discussions de salon entre des ultra-libéraux néo-conservateurs comme Barbier, de l'Express, et des économistes plaidant pour le Nouvel Ordre Mondial qui broie les peuples. Et lorsqu'un Musulman ou un Arabe est convié à représenter sa communauté, c'est un Abdennour Bidar, plus royaliste que le roi, ou plus exactement plus Occidental que les Occidentaux eux-mêmes, qui tire à boulets rouges sur "son" camp, traître de service, comme le sont des DSK, des Valls, des Kouchner, des Besson ou des Rocard au P.S., et qui piétine allègrement les idéaux musulmans parce qu'il ne les comprend pas, ou parce qu'il est trop bien installé dans le Système qui se sert de lui comme alibi... Là encore, Calvi-Krettly jubile en écoutant ce pseudo Musulman (invité pour  accréditer l'indépendance de la télévision) attaquer ses pairs : "Ce qui est inquiétant avec l'Islam..." - "L'Islam n'arrête pas de donner des signes de crispation"  (en réponse aux attaques continuelles de l'Occident, note d'eva) - "Tous les clignotants sont au rouge" - "De plus en plus l'Islam ne négocie pas" - "Il s'affirme de façon frontale"... Son rêve ? Que l'Islam se confonde avec les valeurs occidentales, avec  la "modernité", autrement dit... qu'il disparaisse, non ? Voilà le genre de potiche que Calvi-Krettly invite à son micro pour défendre les Musulmans, en... les attaquant ! En les discréditant, en les déconsidérant... (Comme l'animateur de C dans l'Air invite un Olivennes pour défendre Sarkozy et trahir  le Parti censé l'envoyer).

Quelle honte pour la télévision, quelle honte pour la France, un journaleux comme ce Calvi-Krettly ! A quand la laisse d'or de la désinformation, comme son compère l'inénarrable Pujadas, grand valet du Nouvel Ordre Mondial impérial devant Yahvé, et sans doute tous deux grands adorateurs du Veau d'Or au risque de s'attirer les foudres de Moïse, pour l'éternité ! 

 

En conclusion, je dirais que le pseudo terrrorisme (en réalité très minoritaire, mais épinglé par les médias assoiffés de conflits et de chocs) est volontairement et artificiellement provoqué et alimenté par l'Occident machiavélique, quand il ne le crée pas lui-même avec des attentats sous faux-drapeau, portant une lourde responsabilité relevant selon moi de Tribunaux internationaux. Et j'ajouterais que la VRAIE menace ne vient pas des Islamistes, mais de l'Occident judéo-chrétien prédateur et assassin. Et cela, les Médias anglo-saxons (NouvelObs, le Figaro, Libération...) et néo-sionistes, ne le diront jamais. Tant pis pour la vérité, pour l'information, pour la liberté, pour la démocratie, pour les peuples !  Quant à Calvi-Krettly, à la solde de l'Oligarchie Anglo-saxonne et israélienne, sa place n'est pas à la télévision, mais au Pôle Emploi... Les maîtres recherchent des valets comme lui, et des soubrettes comme Marie Drucker. Pour les servir inconditionnellement !
Il est temps que le journalisme retrouve sa dignité, ses lettres de noblesse ! En se débarrassant de ses scories, d'abord...

eva R-sistons 
http://r-sistons.over-blog.com/article-33390532.html

Jeudi 6 Janvier 2011

 http://anti-fr2-cdsl-air-etc.over-blog.com/article-c-dans-l-air-des-emissions-au-service-du-choc-de-civilisations-eva-r-sistons-64356992.html



3 Annexe

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

 

3-1 Guerre du Golfe C'était il y a 20 ans.

Ndlr : la publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

Il y a vingt ans débutait la guerre du Golfe. Toutes les tentatives diplomatiques et les médiations de l'Onu ont échoué pour convaincre Saddam Hussein de retirer ses troupes du Koweït que l'Irak a envahi le 5 août 1990.
L'intervention militaire alliée commence dans la nuit du 17 janvier 1991. Le président Mitterrand s'est adressé quelques heures auparavant à la nation pour signifier que les armes allaient parler.
La première phase militaire est constituée par la mobilisation des forces aériennes. Leurs missions sont à la fois de conquérir la maîtrise du ciel mais aussi de détruire les bases aériennes, les radars et les réseaux opérationnels de communication des armées irakiennes, les casernes de la Garde républicaine (les régiments d'élite) et les sites connus des dirigeants du pays. Il s'agit aussi de désorganiser les communications terrestres, fluviales et portuaires et de harceler toutes les positions défensives structurées par les Irakiens à la frontière du Koweït.
Au cours de la première nuit de frappe, ce sont plusieurs centaines d'avions dont les Jaguar de la BA 113 « commandant Saint-Exupéry » de Saint-Dizier qui sont impliqués dans des missions de bombardement.

L'événement militaire est considérable puisque jamais, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, une telle force aérienne n'a été concentrée pour soumettre un ennemi déclaré. Les vagues d'assaut décollent depuis les bases de Turquie et de la Péninsule arabique tandis que des missiles Tomahawk sont tirés depuis des bâtiments positionnés très loin du théâtre d'opération.
Pendant toute la phase de déstabilisation des forces armées du Raïs, ce sont de 2 200 à 2 400 appareils qui sont en alerte, s'envolent et traitent des cibles.
« Tempête du désert »
Ils ont pu être disposés dans un périmètre raisonnable autour de l'Irak en raison d'implantations en Arabie Saoudite, monarchie qui est, à son tour, menacée par le maître de Bagdad et avec le concours de plusieurs émirats du Golfe.
L'opération baptisée « Bouclier du désert » jusqu'au terme de l'acheminement de l'ensemble des moyens opérationnels jugés indispensables pour soumettre Saddam devient « Tempête du désert » dès que l'action armée est engagée. Les Français accomplissent dans le ciel 1 400 missions de guerre sans perdre un seul avion pendant les quarante-trois jours du cycle aérien même si, au cours des premières missions à basse altitude, des Jaguar sont touchés par la DCA (Défense contre avion) adverse.
C'est le travail coordonné et d'une grande efficacité de l'armée de l'air qui prépare les conditions du succès lorsque la seconde phase de l'opération est déclenchée le 24 février. La bataille terrestre ne va durer que quatre-vingt-seize heures. Y participeront notamment les AMX 30 B2 du 503e Régiment de chars de combat de Mourmelon-le-Grand ainsi que les engins de l'avant blindé du 3e Régiment de génie de Charleville-Mézières.

18 janvier

http://www.lunion.presse.fr/article/autres-actus/guerre-du-golfe-cetait-il-y-a-20-ans


3-2 Manlio Dinucci Il y a vingt ans : La première guerre de l’après-guerre froide. 

 « Le ciel s’illumine comme en plein jour sur la ligne d’horizon, au-delà des palmiers et des lumières très limpides des routes qui conduisent à l’aéroport dans une des nuits les plus claires de ces semaines de tension. Des escadrilles de bombardiers états-uniens arrivent de toutes les directions, poursuivies en vain par une défense anti-aérienne dont les projectiles écrivent des raies rouges et jaunes dans la nuit comme dans une sorte de feu d’artifice, tragique et mortel » : voici ce dont témoignait Stefano Chiarini, envoyé de il manifesto unique journaliste occidental, avec Peter Arnett de CNN, demeuré à Bagdad. Dans le Golfe, ce sont les premières heures du 17 janvier 1991. L’opération « Tempête du désert » commence, elle ouvre la phase historique que nous sommes en train de vivre.

Il y a vingt ans, la disparition de l’URSS et de son bloc d’alliances crée, dans la région européenne et centre-asiatique, une situation géopolitique entièrement nouvelle. En un même temps, la désagrégation de l’URSS et la profonde crise politique et économique qui investit la Russie marquent la fin de la superpuissance en mesure de rivaliser avec celle états-unienne. « Le président Bush cueillit ce changement historique - raconte Colin Powell. Le président et le secrétaire à la défense tracèrent une nouvelle stratégie de la sécurité nationale et construisirent une stratégie militaire pour la soutenir. Ainsi en août 1990, tandis que le président Bush faisait la première annonce publique du nouveau mode pour l’Amérique d’affronter la question de la sécurité nationale, Saddam Hussein attaqua le Koweït. Sa brutale agression fit que nous mîmes en pratique la nouvelle stratégie exactement au moment où nous commencions à en faire l’annonce ».

 

Le Saddam Hussein, qui en décidant d’envahir le Koweït le 2 août 1990 donne le moyen aux Etats-Unis de mettre en pratique la nouvelle stratégie « exactement au moment » où elle est lancée, est le même qui était soutenu jusque peu de temps avant par les Etats-Unis. Dans les années 80, ceux-ci l’ont aidé dans la guerre contre l’Iran de Khomeiny, à l’époque « ennemi numéro un » des intérêts états-uniens dans la région moyen-orientale. Le Pentagone non seulement a fourni des armements à l’armée irakienne, mais a secrètement chargé 60 officiers de la Dia (Defense Intelligence Agency) d’assister le commandement irakien, en lui fournissant des photos satellitaires du déploiement irakien et des indications sur les objectifs à atteindre. Sur instruction de Washington, le Koweït aussi a aidé l’Irak, en mettant à sa disposition des prêts consistants pour l’achat d’armements.

 

Mais quand en 1988, se termine la guerre contre l’Iran, les Etats-Unis commencent à craindre que l’Irak, grâce aussi à l’assistance soviétique, n’acquière un rôle dominant dans la région. Ils ont donc recours à la traditionnelle politique du « diviser pour régner ». Après suggestion de Washington, l’attitude du Koweït change aussi : il exige le remboursement immédiat de la dette contractée par l’Irak et, dans l’exploitation du gisement de Rumaila qui s’étend au-dessous des deux territoires, il porte sa production pétrolière au-delà du quota établi par l’Opec. Il provoque ainsi une chute du prix du brut qui porte tort à l’Irak, sorti de la guerre avec un appareil militaire coûteux et une dette extérieure de plus de 70 milliards de dollars, dont 40 dus au Koweït, Arabie Saoudite et autres pays du Golfe.

 

Washington laisse croire à Bagdad que les USA veulent rester en dehors du contentieux. Le 25 juillet 1990, alors que les satellites militaires du Pentagone montrent que l’invasion est désormais imminente, l’ambassadrice états-unienne à Bagdad, April Glasbie, assure Saddam Hussein que les Etats-Unis désirent avoir les meilleures relations avec l’Irak et n’entendent pas interférer dans les conflits interarabes. Saddam Hussein tombe dans le piège : une semaine plus tard, le 1er août 1990, les forces irakiennes envahissent le Koweït. Les Etats-Unis stigmatisent alors leur ex-allié comme l’ennemi numéro un et, ayant formé une coalition internationale, envoient dans le Golfe une force de 750 mille hommes, dont 70% sont états-uniens, sous les ordres du général Norman Schwartzkopf.

 

La guerre du Golfe de 1991 est, dans la période suivant le deuxième conflit mondial, la première guerre que Washington ne justifie pas par la nécessité de contenir la menaçante avancée du communisme, justification qui est à la base de toutes les interventions militaires précédentes dans le « tiers monde » : de la guerre de Corée à celle du Vietnam, de l’invasion de la Grenade à l’opération contre le Nicaragua.

 

Avec cette guerre, les Etats-Unis renforcent leur présence militaire et leur influence politique dans la zone stratégique du Golfe, où sont concentrés les deux tiers des réserves pétrolières mondiales ; en même temps, ils lancent un message sans équivoque à leurs adversaires, ex adversaires et alliés. Celui-ci est contenu dans la National Security Strategy of the United States (Stratégie de la sécurité nationale des Etats-Unis), le document avec lequel la Maison Blanche énonce, en août 1991, sa nouvelle stratégie : « Malgré l'émergence de nouveaux centres de pouvoir les Etats-Unis demeurent le seul Etat avec une force, une portée et une influence dans toute dimension - politique, économique et militaire- réellement mondiales. Il n’existe aucun substitut au leadership américain ».

 

C’est cette stratégie qui est à la base des opérations guerrières états-uniennes : de l’attaque contre la Yougoslavie en 1999 à l’invasion de l’Afghanistan en 2001 et de l’Irak en 2003. Guerres dans lesquelles l’Italie, après avoir participé à celle du Golfe en 1991, a gardé son rôle de grégaire.

 

Les chiffres de la guerre

 A partir du 17 janvier 1991, pendant 43 jours, l’aviation états-unienne et alliée a effectué, avec 2.800 avions, plus de 110 mille sorties, larguant 250 mille bombes, dont celles à fragmentation qui lancent ensuite un total de plus de 10 millions de sous munitions. Plus de 60 mille tonnes de bombes sont larguées. Participent aux bombardements, avec les forces états-uniennes, des forces aériennes et navales britanniques, françaises, italiennes, grecques, espagnoles, portugaises, belges, hollandaises, danoises, norvégiennes et canadiennes. Le 23 février les troupes de la coalition, comprenant plus d’un demi million de soldats, lancent l’offensive terrestre. Elle se termine le 28 février par un « cessez-le-feu temporaire » proclamé par le président Bush.

 

Personne ne sait combien il y a eu de morts irakiens dans la guerre de 1991 : d’après des estimations approximatives, environ 200 mille dont à peu près la moitié de civils. Des officiers états-uniens confirment que des milliers de soldats irakiens furent enterrés vivants dans les tranchées par des chars d’assaut, transformés en bulldozers avec de grosses lames dentelées sur la partie frontale. L’embargo succède à la guerre, provoquant dans la population plus de victimes que les bombardements : plus d’un million.

Manlio Dinucci

Edition de dimanche 16 janvier 2011 de il manifesto
Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio


n° 509 - Les Dossiers Géopolitique et stratégie d'Irak - 23/01/11 - Fin - Il y a vingt ans : La première guerre de l’après-guerre froide.

  509   - Les  Dossiers  Géopolitique et stratégie  d'Irak - 23/01/11 - Fin - Il y a vingt ans : La première guerre de l’après-guerre froide.


                          Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix

                              Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

 



Les  Dossiers   'Géopolitique et stratégie' d'Irak

n°509                                                                                               23/01/11

         C.De Broeder    &   M.Lemaire



Le " Dossier 'Géopolitique et stratégie' d’Irak " est visible  sur ...

a) sur nos  blogs :  http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                              http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dirak-de-m-lemaire.html

c) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

d) Et Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

e) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :  

3 Annexe

3-3 Joelle Penochet : Armes à l’uranium appauvri : 20 ans après, où en est-on ?


3-3 Joelle Penochet : Armes à l’uranium appauvri : 20 ans après, où en est-on ?

Il y a vingt ans cette année était initiée, pendant la première guerre du Golfe, une nouvelle guerre nucléaire, non visible, avec l’utilisation par les armées occidentales d’armes à l’uranium appauvri (UA). Ce produit, à la fois radiologique et chimique, empoisonne l’environnement des zones touchées pour des milliards d’années et provoque chez les populations des malformations congénitales et des épidémies de cancers et de leucémies. A Falloujah, les conséquences pourraient être plus graves que celles des bombardements d’Hiroshima et Nagasaki en 1945. Depuis 1991, un crime contre l’humanité se déroule dans le silence, et à une échelle inédite.

« La civilisation mécanique vient de parvenir à son dernier degré de sauvagerie. Il va falloir choisir, dans un avenir plus ou moins proche, entre le suicide collectif ou l’utilisation intelligente des conquêtes de l’homme. »

Albert Camus, au lendemain d’Hiroshima, Combat, 8 août 1945

Banalisation d’armes de destruction massive à l’UA lors des nouvelles guerres d’agression

Les armes à l’UA furent d’abord testées en laboratoire dans les années soixante-dix au à LOS ALAMOS (USA), avant de l’être en grandeur nature en Iraq en 1991. En l’absence de réactions de la communauté internationale, leur emploi s’est banalisé et elles sont utilisées lors de toutes les nouvelles guerres menées par les pays occidentaux, sous des formes de plus en plus sophistiquées et puissantes, à des doses croissantes de radioactivité : en Yougoslavie (en Bosnie en 1994-1995, au Kosovo en 1999), de nouveau en Iraq, en 1998 lors de l’opération « Renard du désert » et depuis l’invasion de 2003, en Afghanistan depuis 2001, et enfin, par Israël, au Liban en 2006, et lors de l’opération « plomb durci » à Gaza en 2009. Le PR ROKKE affirme que l’utilisation d’UA par Israël remonterait à la guerre de 1973.

Chaque nouvelle guerre permet une amplification des tests précédents. Alors que les charges d’UA contenues dans les obus antichars utilisés en 1991 ne dépassaient pas 5 kg, celles des bombes téléguidées déversées sur Irak depuis son invasion en 2003 s’élèvent à plus de cent tonnes.

Pour les militaires, l’uranium appauvri possède des avantages inégalés. Tout d’abord, l’extrême densité de ce métal (1,7 fois supérieure à celle du plomb) et ses propriétés pyrophoriques (lors de l’impact sur sa cible, il s’enflamme spontanément au contact de l’oxygène) confèrent aux armes qui en sont équipées une très grande vélocité (pouvant dépasser mach 5) et une capacité de destruction décuplée. Elles peuvent détruire les bâtiments et les blindages les plus résistants en quelques secondes, et traverser des dizaines de mètres de béton pour détruire des bunkers souterrains.

Allié à une très faible quantité de titane, l’UA remplace le tungstène, coûteux et peu fusible. En outre, c’est un produit fourni quasi gratuitement par l’industrie nucléaire, qui se débarrasse ainsi à bon compte de déchets (1) dont le stockage est très coûteux.

C’est pourquoi les armées de près de cinquante pays, et, en ce qui concerne l’armée américaines, tous les types d’armes en sont équipés aujourd’hui, des simples balles aux bombes « intelligentes » guidées par satellites, en passant par les obus, les missiles et les ogives des bombes super puissantes dites « bunker busters ».

Ainsi, les GBU-39, engins téléguidées dont le dard à l’uranium appauvri multiplie la force de pénétration, sont capables d’atteindre avec une précision inégalée une cible située à 110 km. Grâce à l’UA, les bombes ne pèsent que 113 Kg, avec les mêmes capacités de pénétration que les bombes de 900 Kg. Cette miniaturisation obtenue grâce à l’UA permet d’augmenter leur nombre dans les avions de combat (F15 ou F16) et, par conséquent, le nombre de cibles.

Classées « conventionnelles », ces armes sont aujourd’hui fabriquées par un nombre grandissant de pays, dont Israël, la Turquie, la Russie et la France.

Un déchet nucléaire recyclé comme munition « classique »

L’uranium appauvri (UA) est doublement toxique. Chimiquement, il provoque un empoisonnement comme les autres métaux lourds (plomb, arsenic, etc.). Mais il est surtout fortement radiotoxique. C’est un déchet radioactif issu de l’enrichissement de l’uranium destiné aux réacteurs civils et militaires. 0,2% d’U235 et 99,75% d’U238 dont la demi-vie (dite " période ") est de 4,5 milliards d’années (l’âge de la terre !). Si on l’appelle « appauvri » parce que son activité est de 40%, ce qui ne signifie nullement qu’il est moins dangereux :

« Le terme d’uranium « appauvri » est inapproprié, car il ne correspond pas à la réalité : il laisse penser que la radioactivité est enlevée, ce qui est faux. Je préfère parler d’armes « enrichies à l’uranium » (Reza Fiyuzat, linguiste résidant au Japon)

En outre, l’UA utilisé dans l’armement est mélangé à de l’uranium issu des usines de retraitement, qui contient des produits de fission hautement radioactifs, comme l’uranium 236 (U236), le plutonium (PU238 et 239), le technétium99 ou le ruthénium106 qui potentialisent sa nocivité.

Ainsi, au lieu de diminuer, son activité s’accroît au fil du temps, en raison de la formation rapide de sous-produits à vie beaucoup plus courte lors de sa désintégration : si, quand il est pur, il n’émet que des rayons alpha (très irradiants, mais peu pénétrants), ses deux descendants, le thorium (TH234) et le protactinium (PA234) émettent des rayons bêta et gamma (très pénétrants).

Lors de l’impact sur la cible, l’UA s’enflamme au contact de l’oxygène, provoquant une chaleur extrême (entre 3.000 et 6.000 degrés), qui vaporise dans l’atmosphère des particules d’oxyde d’uranium de taille nanométrique (de l’ordre du millionième de millimètre) qui échappent à toute barrière et à tout masque à gaz.

Les micro-particules d’oxyde d’uranium, à 90% insolubles, sont vaporisées dans l’atmosphère lors de l’impact des munitions sur leur cible. Propagés par les vents et la pluie sur des centaines de kilomètres, ces aérosols contaminent les sols, les nappes phréatiques, la végétation, les animaux et toute la chaîne alimentaire. En février 2003, les USA avaient refusé par avance tout nettoyage des sites qu’ils pourraient contaminer en Irak. Or, les dommages causés à l’environnement deviennent très rapidement irréversibles.

Leonard DIETZ, un physicien retraité du laboratoire du Knolls Atomic Power (Etat de New York), considère que “quiconque ingère des particules possède une dose permanente, qui ne décroîtra jamais.". Ainsi, le phantasme des responsables du projet Manhattan, qui recommandaient l’usage de gaz radioactifs contre les populations ennemies, s’est concrétisé cinquante ans plus tard : l’oxyde d’uranium est devenu une arme de destruction massive, utilisée par les armées de terre, de l’air et par la marine

En 2005, la pollution due aux guerres radiologiques menées contre l’Irak, l’ex-Yougoslavie et l’Afghanistan, avait déjà atteint une vingtaine de pays voisins. Elle continuerait de s’étendre à tout l’hémisphère Nord et pourrait contaminer bientôt l’ensemble de la planète, comme le nuage de Tchernobyl, ou les particules issues des essais nucléaires aériens (MORET, 2005). Une étude menée en Grande Bretagne a montré que l’uranium dans l’air a « sensiblement » dépassé le fond naturel au cours du bombardement de l’Irak, en mars et avril 2003.

A l’échelle planétaire, il sera difficile d’évaluer le nombre de cancers, leucémies et malformations génétiques dus à l’uranium appauvri parmi l’ensemble des co-facteurs intervenant dans ces maladies (pesticides, hormones et métaux lourds dans l’alimentation et l’eau de boisson, polluants divers, tabac, etc.)

Les déchets de l’industrie nucléaire occidentale transforment les pays agressés en « déchetteries radioactives »

Les pays attaqués deviennent ainsi de véritables « déchetteries radioactives », comme l’a souligné le PR Doug ROKKE, ancien chef du Projet pour l’uranium appauvri au Pentagone, chargé du « nettoyage » de l’Arabie Saoudite et du Koweït en 1991 après la « guerre de 1991 », lui-même victime du « syndrome du Golfe Persique ».

Pendant la guerre du Golfe, environ 800 tonnes d’UA avaient été utilisées. Depuis l’invasion de l’Iraq par l’alliance anglo-américaine en 2003, c’est plusieurs milliers de tonnes de ce produit mortifère qui auraient été répandues sur l’Irak (1.700 selon Jane’s Defense). En réalité, ce pays n’avait jamais cessé d’être bombardé avec les mêmes armes depuis 1998 dans les zones déclarées unilatéralement « de Non-vol » par les Etats-Unis (administration CLINTON-GORE) et la Grande-Bretagne.

Dès avant la nouvelle agression contre l’Iraq de 2003, une étude sur les effets de l’UA à long terme, entreprise dans six zones du sud de l’Irak à l’aide d’un spectromètre gamma avait montré que le tiers des végétaux collectés présentait un taux de radioactivité trois fois supérieur au taux habituel. Dans ces zones, près de 900 000 tonnes de plantes sauvages collectées et près du tiers des animaux étaient contaminés.

En Europe, toute dispersion d’UA dans l’environnement est illicite. Bien que les tests aient lieu en milieu confiné, la radioactivité en principe soigneusement contrôlée, et le personnel soumis à une surveillance particulière, on trouve autour de nombreux sites des taux de cancers et de leucémies anormalement élevés.

Pourquoi l’uranium « appauvri » lorsqu’il est déversé par centaines ou milliers de tonnes sur les pays agressés, devient-il un produit banal ?

Les populations piégées en masse et impuissantes

La quantité de radioactivité relâchée sur l’ex-Yougoslavie, l’Afghanistan et l’Irak correspondrait à quatre cent mille fois celle d’Hiroshima – dont plus de deux cent cinquante mille fois sur l’Irak (NICOLS, 2004). Les populations sont condamnées à vivre dans un environnement contaminé, pratiquement sans possibilité de se faire soigner. En effet, l’infrastructure médicale de l’Iraq a été presque entièrement détruite, et la pénurie de praticiens et de médicaments - déjà presque inexistants pendant les treize ans d’embargo (1990-2003)-, ne permet plus de délivrer de soins. Des milliers de médecins ont été mystérieusement assassinés, et beaucoup d’autres ont quitté le pays pour échapper au sort de leurs collègues. Les équipements des hôpitaux qui ont échappé aux bombardements ciblés sont hors d’usage ou obsolètes, et la reconstruction de l’infrastructure médicale est inexistante. En Afghanistan et à Gaza (soumise à un blocus), la situation est tout aussi précaire.

Une catastrophe sanitaire de grande ampleur : des épidémies de cancers et de leucémies, des malformations génétiques monstrueuses 

« L’uranium appauvri devient néfaste quand il se transforme en poussière ingérée ou inhalée, il est alors plus dangereux qu’aucune toxine connue de la science des hommes. »

PR A. DURAKOVIC, Directeur du département de Médecine nucléaire à l’Université Georgetown de New York et expert auprès du Pentagone

La contamination interne peut survenir de trois manières : l’inhalation, l’ingestions de boissons et d’aliments contaminés, et par lésions cutanées (l’UA passe alors dans la circulation sanguine). L’inhalation est la plus dangereuse (d’un facteur 10 à 200). La chimiotoxicité concerne en premier lieu le rein (et secondairement le foie), et la radiotoxiocité touche surtout les poumons. Plus de 75% des particules ne sont pas arrêtées au niveau de l’appareil respiratoire supérieur et se fixent sur les alvéoles pulmonaires, d’où elles irradient pendant des années. La moitié de la fraction solubilisée qui a été transférée dans le sang est éliminée dans les urines, et l’autre moitié est répartie dans les reins et le squelette avec un temps de fixation très lent.

Des épidémiologistes ont mis également en évidence des atteintes du cerveau, des organes reproducteurs, de la thyroïde, des muscles, des ganglions lymphatiques et du système neurologique, ainsi qu’un collapsus du système immunitaire avec des symptômes analogues à ceux du SIDA, la multiplication des cas de mongolisme, de leucémies et de malformations congénitales.

Sa dangerosité dépend de sa nature physique et chimique, de l’intensité et de la durée d’exposition, et des sujets contaminés. Ainsi, les enfants représentent la population la plus vulnérable à la radioactivité, parce qu’ils la concentre trois ou quatre fois plus que les adultes en raison de leur moindre poids et de l’activité de leur système métabolique. Rappelons ici que les instances internationales de radioprotection (CIPR) ont été obligées d’admettre officiellement que, si le risque augmente en fonction de la dose reçue, il n’existe pas de seuil d’innocuité.

Selon le chercheur Leonard DIETZ, une seule particule de 5 microns engendre une dose de 1 360 rem, soit plus de trois cents fois la dose annuelle autorisée chez les chercheurs de l’industrie nucléaire.

Des milliers de projectiles porteurs d’UA sont disséminés à des profondeurs variables dans les sols des zones bombardées. Dans toutes les régions contaminées, les enfants qui jouent avec les objets argentés ou leurs débris radioactifs trouvés sur le terrain meurent de leucémie, dont la période de latence n’est que de quelques années. Pour chaque cas de cancer des tissus comme la leucémie, les spécialistes prévoient cinq cas de cancers solides à venir dans les 10 à 30 années suivantes.

L’attaque du génome : le plus grand crime contre l’Humanité dans l’Histoire

« S’ils nous avaient tués une seule fois, cela serait moins grave... mais... ils vont continuer de nous tuer pendant des générations » (un Afghan cité par le Dr Mohamed MIRAKI, Le génocide silencieux)

L’uranium appauvri et les autres isotopes de l’uranium provoquent dans les organismes vivants des changements génétiques et somatiques qui ont été démontrées scientifiquement au niveau de la cellule, au niveau micro-moléculaire, qu’il s’agisse de l’ADN ou de l’ARN, ainsi qu’au niveau des tissus, des organes, et de l’organisme entier. L’UA se fixe sur le placenta des femmes enceintes et contrarie le processus de formation de l’embryon par division cellulaire, provoquant chez les nouveau-nés des malformations congénitales monstrueuses, jusqu’alors extrêmement rares, dont le nombre a triplé en dix ans). Des enfants naissent hydrocéphales ou sans tête, sans membres, comme les victimes de la Thalidomide dans les années 50, celles de Tchernobyl, de l’Agent Orange au Vietnam, ou de la catastrophe de Bhopal (Inde) avec des organes l’extérieur du corps (comme le cerveau), aveugles, avec un seul œil au milieu du front, ou avec des anomalies du cœur (absence d’oreillettes ou de valvules) ou des poumons.

Selon le Dr. Roger COGHILL, spécialiste anglais des radiations : « une seule particule d’UA logée dans un ganglion lymphatique peut dévaster le système immunitaire entier ».

La contamination de l’environnement sera éternelle, et les anomalies génétiques s’aggraveront inéluctablement d’une génération à l’autre.Il faudra plusieurs décennies avant de mesurer l’atteinte du génome.

En Iraq, le génocide perpétré par la coalition anglo-américaine et ses alliés depuis l’embargo décrété en 1990 a déjà entraîné plus de trois millions de morts (1).

Mais combien pourra-t-on compter de morts différées causées par l’utilisation d’armes à l’uranium appauvri ?

En Iraq - Après la fin officielle de la « guerre du Golfe » (1991), l’armée américaine a tiré près d’un million d’obus à l’UA en trois jours sur les milliers de réfugiés et de soldats irakiens battant en retraite (en violation de l’article 3 de la convention de Genève), sur la route de Bassora, rebaptisée depuis « l’autoroute de la mort ». Très rapidement, certaines régions du sud de l’Irak accusaient une augmentation de 350 % par an de cas de leucémie, de déficiences immunitaires, de cataractes et de dysfonctionnements rénaux.

Les études effectuées par le PR Siegwart-Horst GUNTHER, spécialiste des maladies infectieuses et président de la Croix Jaune internationale (Autriche), faisaient apparaître un collapsus du système immunitaire avec de fortes proportions d’infections, des symptômes ressemblant à ceux du SIDA, des herpès et des zonas, des dysfonctionnements hépatiques et rénaux, et des leucémies.

L’Agence Internationale à l’Energie Atomique (AIEA) avait prévu un excès d’un demi-million de morts en Irak après la guerre de 1991. Avant 2003, certaines régions du sud de l’Irak connaissaient déjà une augmentation de 700% des taux de cancer, de 400% du taux de malformations congénitales et de 350% par an de cas de leucémies. La dose de radioactivité atteignant les enfants de moins de quinze ans représentait 70% de la dose totale reçue par l’ensemble de la population étudiée - les enfants concentrant la radioactivité trois à quatre fois plus que les adultes. Chez les bébés irakiens nés en 2002, l’incidence d’anophtalmie (absence d’yeux) a été 250.000 fois plus grande que l’occurrence moyenne. Les premières paroles d’une femme irakienne qui vient d’accoucher ne sont pas : « c’est une fille ou un garçon ? », mais « mon bébé est-il normal ? »

Alors qu’en 1991, les régions touchéess par l’UA étaient surtout rurales, en 2003, sont essentiellement touchées les zones urbaines, comme les agglomérations de BAGDAD et de FALLOUJAH.

En juillet 2010, le prestigieux International Journal of Environmental Research and Public Health, a publié les résultats d’une étude intitulée « Cancer, Mortalité infantile et Ratio sexuel des naissances à Falloujah, en Irak, entre 2005 et 2009 ». Elle avait porté sur 4.843 habitants de la ville martyre soumise par les forces anglo-américaines à un déluge de feu du 7 au 29 novembre 2004 avec des armes à l’UA (mais aussi au phosphore, au plasma et au napalm) (1)

Cette étude, dirigée par Christopher BUSBY, physicien britannique de renommée internationale, fait apparaître une surmortalité infantile, le quadruplement des cancers et des malformations congénitales et l’apparition d’anomalies de ratio entre sexes (860 garçons pour 1000 filles). Le taux de leucémie est trente-huit fois plus élevé, le taux de cancer infantile douze fois plus grand, et le cancer du sein dix fois plus fréquent que dans les populations des pays voisins. Le taux de mortalité infantile (80 décès pour 1000 naissances) y est quatre fois plus fort. Le risque relatif de développer un cancer chez les moins de 14 ans est plus de douze fois celui d’une ville d’Egypte.

Les formes de cancers de Falloujah sont semblables à celles des survivants et des descendants des bombes atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki. Le PR BUSBY a déclaré en juillet dernier à la chaîne italienne RAI 24 que l’augmentation « extraordinaire » des maladies reliées aux radiations de Falloujah est encore plus élevée qu’à Hiroshima.

Les médecins locaux auraient reçu des menaces pour les dissuader de témoigner.

Une nouvelle étude, dont les résultats seront publiés courant janvier 2011 dans la même revue, fait le lien entre l’utilisation de nouvelles armes lors de l’assaut de la ville en 2004 par les troupes américaines et la "hausse spectaculaire" du nombre d’avortements spontanés, de malformations congénitales ("11 fois plus nombreuses que dans le reste du monde"), de cancers et de leucémies (39 fois plus nombreuses) quelques années plus tard. Au cours du premier semestre de 2010, le nombre de malformations de nouveaux-nés à Falloujah a grimpé à des niveaux sans précédent. En mai 2010, 15% des enfants nés à l’hôpital présentaient une anomalie génétique, et plus d’un sur dix était prématuré. Des chiffres largement sous-estimés, une grande partie des habitants continuant de privilégier l’accouchement à domicile.

Les chercheurs veulent confirmer leur hypothèse que les populations sont exposées "de façon chronique à un agent environnemental » à l’aide de tests complémentaires. Ils appellent l’OMS à lancer rapidement l’étude programmée sur les bébés de Fallujah pour déterminer la cause de cette « épidémie d’anormalités ». Mais, compte-tenu des précédents, il est permis de se demander une nouvelle fois si tous ses résultats seront révélés...

 

En ex-Yougoslavie – Des armes à l’UA furent utilisées dans les Balkans lors des bombardements aériens des forces de l’OTAN en Bosnie-Herzégovine (1994-1995), en Serbie, au Kosovo et au Monténégro (1999).

Dix ans après les attaques sur la Serbie, où 15 tonnes d’uranium appauvri avaient été larguées durant 78 jours en 1999, on a constaté un accroissement du nombre de cas de cancer signalés. Au Kosovo (où 20 tonnes d’UA ont été disséminés sur 105 cibles), les médecins ont vu augmenter le nombre de tumeurs solides : "Dans l’ensemble du Kosovo, le taux de cancer avant 1999 était de 10 pour 300.000, et aujourd’hui, il s’élève à 20 pour 60.000. » (Nebojsa SRBLJAK). Les enfants, dont l’organisme est plus sensible aux effets de la radioactivité, ont subi une multiplication par dix des cas de leucémie. Un déplacement de certaines populations serait souhaitable, comme dans la région de Tchernobyl après la catastrophe mais, dans les pays victimes de l’Uranium appauvri « c’est un sujet que personne ne veut aborder » (Slavica JOVANOVIC).

Pourtant, le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (UNEP), qui a envoyé en 2000 une mission focalisée sur onze sites du Kosovo, a conclu qu’il n’y avait « pas de contamination importante détectable de la surface du sol par de l’uranium appauvri. Un certain nombre de points de contamination ont été identifiés par la mission, mais la plupart n’ont été jugés que légèrement contaminés ».

En 2001, un rapport de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) aboutit à une conclusion similaire. Toutefois, l’expert britannique Keith BAVERSTOCK, qui faisait partie de l’équipe de l’OMS, a déclaré que « toutes les données dont disposait l’OMS n’avaient pas été incluses dans le rapport ». Il faut rappeler que l’OMS est paralysée par l’Accord qu’elle a conclu en 1959 avec l’AIEA, organisme dont l’objectif est "d’accélérer et d’accroître la contribution de l’énergie atomique pour la paix, la santé et la prospérité du monde entier". Ainsi, l’article 3 de l’Accord prévoit que les deux organismes "peuvent être appelés à prendre certaines mesures restrictives pour sauvegarder le caractère confidentiel des renseignements qui leur auraient été fournis”. Cela explique que l’OMS bloque depuis 2001 la publication d’un rapport explosif sur les effets de l’UA.

En Afghanistan – Le Dr Daud MIRAKI rapporte qu’à Tora-Bora, les femmes et les animaux multiplient les fausses couches. « Déjà avant la naissance, les fœtus sont atteints de cancer ». On retrouve les mêmes malformations congénitales qu’en Irak. Parmi les multiples témoignages recueillis par le Dr MIRAKI : « Ma femme était enceinte et nous attendions avec joie notre second enfant. Le jour de la naissance, ma femme a dit qu’elle ne se sentait pas bien et qu’elle avait mal à l’abdomen. Quand le bébé est né, c’était à peine un humain… Quand ma femme l’a vu, elle s’est évanouie et elle est morte en cinq jours » (Zar GHOON, décembre 2002).

La pollution des rivières et des fleuves (notamment l’Indus, fleuve qui traverse le Pakistan et alimente les exploitations agricoles et les populations locales en eau potable), ont rapidement alarmé le corps médical. Des équipes de NBC (nucléaire-biologique-chimique) auraient été très tôt dépêchées dans le pays pour mesurer le niveau de contamination après les premier bombardements de 2001. Juste après un "tir ami", des équipes de reporters "embarqués" (embedded) dans les forces d’agression avaient été rapidement enlevés et enfermés dans un abri. Dès octobre 2001, les médecins afghans signalèrent des décès rapides de victimes présentant les symptômes typiques de contamination à l’UA.

 

Au Liban – L’analyse des échantillons de sol et d’eau des sites touchés par les bombardements de 2006 a montré que l’armée israélienne avait utilisé des armes à l’UA : « …le peuple libanais a été sacrifié aux cancers, aux leucémies et aux malformations congénitales, comme les peuples des Balkans, d’Afghanistan et d’Iraq » (PR BUSBY). Sur une photographie prise par le photographe David SILVERMAN parue dans The Guardian, on peut discerner clairement le dard de l’UA sur les obus bombes américaines à guidage laser GBU 28.

A Gaza - Dès les premiers jours de l’opération « Plomb Durci » (27 décembre 2009 – 3 janvier 2009), le chirurgien norvégien Mads GILBERT a trouvé la présence de matières radioactives dans le corps des blessés. Une enquête publiée en janvier 2009 par l’association Action des Citoyens pour le Désarmement Nucléaire (ACDN), menée sur plusieurs mois en liaison étroite avec les intéressés et l’aide d’un expert auprès du Programme des Nations Unies pour l’Environnement, a conclu à la présence hautement probable d’uranium appauvri (jusqu’à 75 tonnes) dans le sol et le sous-sol de Gaza. En avril 2009, l’analyse d’échantillons de terre et de poussières a de nouveau confirmé la présence d’uranium appauvri, de césium, de thorium et de différents produits chimiques cancérigènes…

Chez les vétérans des nouvelles guerres nucléaires - La « guerre du Golfe » a représenté, pour les Etats-Unis et ses alliés, une opération militaire très facile avec une victoire rapide, en raison de l’immense supériorité militaire de la coalition de 34 pays sur un pays désarmé et déjà exsangue en raison de l’embargo.

A leur retour, des milliers de soldats en très bonne santé avant leur départ commencèrent à souffrir de multiples pathologies. La cause en resta mystérieuse jusqu’à ce qu’en 1993 le PR Asaf DURAKOVIC, l’un des grands experts internationaux sur les effets des radiations, associât leurs symptômes à leur présence dans le Golfe. Ces soldats avaient été exposés à l’uranium appauvri lors de « feux amis », pendant les opérations de nettoyage ; puis ils étaient restés à proximité des chars détruits par les armes à l’UA lors de l’opération dans le désert, voire avaient posé pour des photos-souvenirs sur les tanks contaminés. Bien qu’officier supérieur de l’US Army pendant la première guerre du Golfe, le PR DURAKOVIC ignorait la présence d’uranium appauvri dans les nouvelles armes.

Dix ans après la guerre du Golfe, plus de la moitié des vétérans étaient atteints de maladies chroniques, alors que le taux était de 5% en moyenne chez les vétérans des conflits du siècle dernier (10% au VietNam). En 2005, sur 580.000 vétérans américains de la « guerre du Golfe », on dénombrait 325.000 victimes de pathologies permanentes et 11.000 morts (au rythme de 140 vétérans par mois). Une étude du Department of Veterans Affairs sur 21.000 vétérans de la guerre du Golfe a montré, par rapport aux autres soldats, un doublement des enfants morts-nés pour les hommes et un triplement pour les femmes. Plus de 13.000 vétérans de la guerre du Golfe (1991) seraient morts aujourd’hui, alors que seulement 250 furent tués et 7.000 furent blessés sur le terrain. Un reportage du Washington Post de 2006 a montré que sur 580.000 vétérans du Golfe, 518.000 étaient invalides, dont la moitié de façon définitive. Des associations de vétérans américains comme Veterans For Peace (VFP) ou Irak Veterans Against the War(IVAW), militent activement contre ces nouvelles guerres radiologiques et chimiques, et participent aux manifestations pacifistes.

La grande différence entre les victimes des deux camps réside dans le fait que les vétérans ont séjourné peu de temps dans les zones contaminées, alors que les populations victimes des bombardements sont généralement condamnées à passer toute leur vie dans un environnement de plus en plus radioactif. En outre, les anciens combattants ont pu se constituer en associations pour tenter d’obtenir réparation dans leurs pays, où ils peuvent se faire soigner, alors que les populations locales, pour la plupart encore ignorantes des causes du mal qui les ronge, sont de toutes manières trop démunies pour se faire traiter, voire pour simplement soulager leurs douleurs. De surcroît, elles sont les victimes de leurs agresseurs !

Autour des sites d’expérimentation des pays occidentaux - Dans les centres d’expérimentation des pays occidentaux, les expériences doivent avoir lieu en milieu confiné, la radioactivité est en principe soigneusement contrôlée et le personnel soumis à une surveillance particulière. Pourtant, des incidents conduisent parfois au relâchement d’oxyde d’uranium dans l’atmosphère (à Gramat dans le Lot, en Ecosse, à Puerto Rico…). Et l’on trouve autour de nombreux sites des taux de cancers et de leucémies anormalement élevés.

Dans l’Indiana (USA), un ex-champ de tirs d’essai d’obus à l’UA des années 80 a été reclassé en «  zone de sacrifice national », condamnée pour l’éternité.

 

A Bourges (Cher), au cours des essais en plein air qui ont été réalisés pendant des décennies sans étude d’impact, de nombreuses flèches à l’uranium appauvri ont été perdues dans les champs ! On soupçonne l’oxyde d’uranium, d’avoir migré dans les eaux souterraines. Les populations, très inquiètes, exigent avec les associations de connaître le taux de pollution de leur environnement. Le DR BEHAR, président de l’Association des Médecins Français pour la Prévention de la Guerre Nucléaire (AMFPGN) demande "une enquête indépendante d’un laboratoire extérieur après une enquête approfondie sur le régime des eaux et le type de nappe phréatique concernées".

Le black-out sur l’utilisation de ces armes illégales dure depuis 20 ans !

Les gouvernements occidentaux coupables de ces atrocités maintiennent une chape de plomb sur les conséquences de l’utilisation de ces armes nucléaires, restée tabou jusqu’en 1991 (un rapport de l’OTAN de 1990 avait préconisé « des campagnes de relations publiques… étant donnée la perception (négative) de la radioactivité par le public »). La désinformation, qui présente l’UA comme un produit anodin, permet aux pays responsables (à la fois juges et parties) de se défausser de la prise en charge des coûts de décontamination des sites bombardés et de l’indemnisation des victimes, mais surtout de banaliser dans l’indifférence générale l’usage de l’UA dans les conflits.

Alors que la toxicité chimique est peu contestée par les instances officielles, la toxicité radiologique de l’uranium appauvri est systématiquement niée. Ainsi, en France, les militaires touchés par le "syndrome du Golfe" se voient privés de tout droit, à l’instar des victimes des essais nucléaires français. L’association AVIGOLFE, créée en juin 2000 par Hervé DESPLAT, l’une des victimes, veut faire la lumière sur les causes des maladies développées par les civils et les militaires depuis leur retour en France (causes que les responsables de l’étude épidémiologique de l’INSERM ont refusé d’étudier). En 2001, la Mission parlementaire d’information a reconnu que les obus français contenaient bien de l’U 236, mais elle a refusé d’auditionner le PR DURAKOVIC (ancien médecin colonel des Armées américaines présent sur le terrain lors du conflit), qui avait détecté des traces d’U236 dans les urines des soldats américains, canadiens et britanniques.

Les autorités italiennes, qui ont finalement du reconnaître le lien entre les pathologies de leurs casques bleus et l’usage des armes à uranium appauvri en ex-Yougoslavie, ont créé un fonds d’indemnisation en 2007. Début 2010, la Belgique a inscrit dans sa Constitution l’interdiction de la production et de l’usage des munitions à l’uranium appauvri.

Les pays de l’OTAN se sont abstenus ou ont voté contre la réalisation d’études approfondies pour disculper ou incriminer, une fois pour toutes, l’uranium appauvri

Des personnalités issues des milieux universitaires, de la recherche, du droit, d’associations, d’organisations internationales et de parlements nationaux demandent l’interdiction des armes à l’uranium appauvri pour « sauvegarder l’avenir de l’humanité » (Ramsey CLARK)

 

Des personnalités de renommée internationale, comme Rosalie BERTELL, épidémiologiste canadienne spécialisée dans les maladies des radiations (prix Nobel Alternatif 1986) et Ramsey CLARK, ancien secrétaire d’état américain à la Justice et avocat international, et des associations nord-américaines ou françaises, tentent depuis des années de mobiliser l’opinion internationale pour obtenir « l’interdiction internationale inconditionnelle de la recherche, de la production, des essais, des transports, de la détention et de l’utilisation de l’uranium appauvri à des fins militaires. »

Elles demandent « que toutes ces armes et tous les déchets radioactifs soient immédiatement isolés et stockés, que l’uranium appauvri soit classé « substance radioactive dangereuse », que les zones contaminées soient nettoyées et que tous ceux qui ont été exposés puissent recevoir des soins médicaux appropriés ».

Selon le droit international sur le contrôle des armements, les armes à UA, sont pourtant déjà illégales (conventions de La HAGUE de 1899 et 1907, de Genève de 1925 et 1949, Charte de NUREMBERG de 1945, convention des Nations-Unies du 10 octobre 1980, dite « Convention des armes inhumaines »), parce qu’elles infligent des maux superflus et des souffrances inutiles, qu’elles sont non discriminantes, causent de grandes souffrances ou des blessures sérieuses au corps ou à la santé des civils, des atteintes graves et durables à l’environnement et, comme les mines antipersonnel, restent meurtrières bien après la fin des conflits.

Francis BOYLE, professeur de droit international à l’Université de l’Illinois, rappelle que le Protocole de Genève de 1925 interdit « en temps de guerre, l’usage d’asphyxiants, de toxiques ou d’autres gaz, et de tout analogue liquide, substance ou procédé. » Il fait remarquer, que, « comme le démontre le traité sur les mines terrestres, une coalition d’ONG et de militants déterminés, agissant de concert avec au moins un État sympathisant, a la possibilité de mettre en place un traité international pour régler les problèmes humanitaires » pour mettre fin à l’emploi de ces armes de génocide.

Leur utilisation a été condamnée par la résolution 96/16 de la sous-commission aux Droits de l’Homme des Nations Unies en août 1996. De son côté, le Parlement européen a voté en janvier 2001, « en appel du principe de précaution », un moratoire sur l’utilisation des armes à uranium appauvri (mais pas sur leur fabrication !). En mai 2008, une nouvelle résolution demandait un moratoire sur l’utilisation de ces armes. Au début de l’automne 2010, des parlementaires européens issus de l’ensemble du spectre politique, qui souhaitent organiser une audition d’experts, ont écrit à tous les Etats membres dans le but d’obtenir une nouvelle résolution.

Après le l’Irlande et le Costa Rica, le parlement de Nouvelle Zélande doit débattre au cours de cet automne de l’interdiction généralisée de possession, de fabrication, de vente, de test et de transit de toutes les armes et de tous les blindages (comme celui du char Leclerc) contenant de l’uranium appauvri.

Dernièrement, la France, unique pays européen producteur et vendeur de ces armes, a voté, en la seule compagnie des Etats-Unis et d’Israël, contre une résolution de l’ONU cherchant à établir une commission d’enquête sur les effets de l’UA.

Il est plus que jamais nécessaire que ces appels soient enfin entendus. Sinon, des régions entières de notre planète seront rayées de la carte, transformées en poubelles radioactives pour l’éternité, et des populations toujours plus nombreuses seront condamnées à une mort lente et atroce. A terme, la planète entière sera contaminée.

« Devant les perspectives terrifiantes qui s’ouvrent à l’humanité, nous apercevons encore mieux que la paix est le seul combat qui vaille la peine d’être menée, ce n’est plus une prière, mais un ordre qui doit monter des peuples vers les gouvernements, l’ordre de choisir définitivement entre l’enfer et la raison ». Albert Camus

Joëlle Pénochet

Source : http://www.internationalnews.fr/art...

http://www.legrandsoir.info/Armes-a-l-uranium-appauvri-20-ans-apres-ou-en-est-on.html 


Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

23/01/2011

n°508 - Journal d'Irak - 02.01au 21/01/11 - Début - 5 millions d’orphelins en Irak.


n°508 -  Journal d'Irak - 02.01au 21/01/11 - Début - 5 millions d’orphelins en Irak.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions des armées occupantes et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!



Journal d'Irak

  n°508                 du 02.01.11                   au 21/01/11

C.De Broeder & M.Lemaire



Le " Journal d’Irak  " est visible  sur ...

a) sur mes  blog :  http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                              http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dirak-de-m-lemaire.html

c) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

d) Et Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

e) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

Tiré à part :

Une centaine d'enfants emprisonnés, chaque mois.  

Salehi : les étrangers doivent sortir de l'Irak.

Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

De Defensa : 5 millions d’orphelins en Irak

Lutte pour la libération du territoire

La résistance contre l'agresseur

1 Analyse

Des résistants

2 Occupation de l'Irak

3 Politique

1) collaborateurs Irakiens

2) occupants 

4 Libération du territoire

Détails.

L'Irak en chiffre. 

Fin

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Wikileaks et Cantona servent-ils à quelque chose?

5-2 John Pilger : Pourquoi les guerres ne sont-elles pas rapportées honnêtement? –

6 Les brèves

6-1 BP: dépasse ses objectifs à Roumaïla.

6-2 Cercle Finance : BP: dépasse ses objectifs à Roumaïla, en Irak.

6-3 14 maisons de chrétiens visées par des bombes à Bagdad.

7 Dossier & Point de vue

7-1 Pays en ruine mais…

1 Accord international de vente d'armes à 13 milliards de dollars avec l'Irak.

2 L'Irak entend dépenser plus de 26 mds de dollars pour les armements US .

7-2 al-Sadr de retour en Irak,

a) De retour en Irak, al-Sadr fustige le «satan américain».

b) Muqtada al-Sadr de retour en Irak.

c) Accueil mitigé pour l'imam Moktada Sadr en Irak.

d) De retour d'exil, Sadr appelle à la "résistance" contre l'armée américaine.

 



Tiré à part :

Une centaine d'enfants emprisonnés, chaque mois.  

12/01

L'armée américaine a emprisonné, en moyenne, 100 enfants, par mois, depuis avril 2007. 
 Un site d'information, qui l'a révélé, indique qu'en 2006, en moyenne, 25 enfants étaient emprisonnés, par l'armée US, mais que ce chiffre a augmenté, depuis avril 2007, atteignant 100 enfants emprisonnés, par mois. Le Comité internationale de la Croix rouge a fait part, après sa visite, en 2006, de 5 prisons et centres de détention, sous contrôle anglo-américain, en Irak, de l'emprisonnement de 59 enfants. Le CICR a, aussi, annoncé la pratique de toutes sortes de tortures, entre autres, la nudité forcée, le viol, le passage à tabac etc…

Des milliers d'enfants ont perdu leurs parents, ont été mis en errance ou handicapés, depuis l'attaque américaine contre l'Irak et son occupation.

 http://french.irib.ir

 

Salehi : les étrangers doivent sortir de l'Irak.
05/01/2011

Le chef de la diplomatie iranienne par intérim Ali Akbar Salehi a émis l’espoir que toutes les troupes étrangères sortent de l’Irak le plus tôt possible.
«  Nous espérons que l’Irak prendra son destin en main sans aucune ingérence externe », a-t-il affirmé lors d’une conférence de presse en présence de son homologue irakien Hochiar Zibari, durant une courte visite à Bagdad.
En réponse à une question, Salehi a nié toute ingérence de son pays en Irak, assurant que «  l’un des principes de la politiques étrangère de notre pays est de ne s’ingérer dans les affaires des autres états ».
«   Si quiconque voudrait suivre le parcours de la révolution islamique depuis sa victoire, et son comportement avec les pays voisins, il conclurait qu’elle n’interfère jamais dans les affaires internes des autres états », a-t-il insisté.
Et d’ajouter : «  si le pays voisins est privé de sécurité et de stabilité, il va de soi que l’Iran non plus ne se sentira pas sécurisé. La raison et la logique exigent de nous, si nous aspirons à la sécurité de la vouloir pour les autres aussi ».

Interrogé sur l’avenir des relations entre Téhéran et Bagdad, il a opté en faveur de leur consolidation davantage « d’autant plus que les deux pays sont liés par les liens de voisinage, de religion et de patrimoine culturelle riche ».

http://news.stcom.net/modules.php?name=News&file=article&sid=5810


Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

De Defensa : 5 millions d’orphelins en Irak
On sait bien que l’Europe est particulièrement occupée, – que dis-je ? “torturée” serait un mot plus juste, – par le sort des roms qui, horreurs, rappelle, selon la formule extrêmement originale, “les heures les plus noires de la Deuxième Guerre mondiale”. On ne tue pas des gens mais on touche aux principes qui rendent notre civilisation désormais exceptionnelle, et on distingue ces gens, horreur trois cents fois horreur, par “ethnie”.

…Mais tout de même, si l’Europe voulait bien pencher la vertu de ses principes vers d’autres occurrences qui mettent en cause d’autres victime et “acteurs”, ces derniers parmi les plus puissants et sacrés pour notre narrative de référence (nous allions écrire “de révérence”) ? Exemple, l’Irak. L’Europe, qui se mêle de tout lorsqu’il s’agit des principes, pourra s’en préoccuperlorsqu’elle aura trois minutes, avant que le considérable Barroso parte en vacances de Noël. (Les Anglo-saxons ont un mot qui sonne superbe et grandiose dans sa dérision pour cette sorte de personnage : “bombastic”, pour “grandiloquent” et “pompeux”, comme l'on fait sonner une grosse caisse.)
Il y a actuellement 5 millions d’orphelins en Irak, qui vaquent à leurs occupations, dans les bidonvilles et les champs de poubelles. Si l’on était aux USA et tenant compte du rapport des populations, cela ferait plus de 50 millions d’orphelins. Certains font l’hypothèse, – mais quelle audace, en vérité, – que cela aurait un rapport, une autre sorte de rapport, avec l’attaque de l’Irak par les USA, dont Blair nous explique combien elle était fondée, et dont l’ambassadeur français à Bagdad nous dit qu’elle y amena, enfin, la démocratie.Cinq millions d’orphelins, certes… Mais quoi, nul ne les distingue par ethnies, pas de discrimination, et ainsi les principes ne sont-ils pas en cause. Nous voilà rassurés, et l’Europe avec nous…
D’après Azzamam.com, du 13 septembre 2010.

«One in every six Iraqis is an orphan. That is the toll Iraqi children are paying in a country which is supposedly under the occupation and protection of the world’s only superpower. […]»There were unconfirmed reports that Iraq has turned into a country of orphans. But the exact figure only became a reality recently, when the Ministry of Labor and Social Affairs made public its own statistics. The statistics points to dangerous demographics with grave social, health and economic consequences for a country which still lacks basic infrastructure.»These are the voiceless Iraqis. Their U.S. occupiers have almost cut and run and their Iraqi rulers are not so much concerned about their livelihood and well-being. In a violent country like Iraq, where U.S. marines with bullet-proof jackets and thick armor, cannot feel safe, there is not so much room for an orphan.»Hundreds of thousands of them live on the street. There is no social security system to look after them.»As for who killed their parents, that is a totally different question. They could be victims of random or deliberate fire and shelling by U.S. marines, their security guards or the multifarious militia groups which the U.S. helped prosper and mushroom.»If we consider the numbers of Iraqi orphans in terms of U.S. population of
308 million, the five million Iraqi orphans would be the equivalent of nearly 50 million U.S. orphans. Imagine major U.S. cities such as New York,
L.A., Chicago, Houston, Phoenix and Philadelphia all populated completely by orphans…»

traduction

[«Un orphelin sur six : Voilà ce que les enfants irakiens paient dans un pays qui est censé être sous l'occupation et la protection de la seule superpuissance du monde. [...]»Il y avait des rapports non confirmés que l'Irak était devenu un pays d'orphelins. Mais le chiffre exact n'est devenue une réalité récente, lorsque le ministère du Travail et des affaires sociales a rendu publiques ses propres statistiques. Les statistiques pointent le doigt sur les graves répercussions sociales, sanitaires et économiques pour un pays qui manque encore d'infrastructures de base.»Ce sont les Irakiens sans voix. Leurs occupants américains ont presque
parti et de leurs dirigeants irakiens ne sont pas tellement préoccupés par leur survie et leur bien-être. Dans un pays [qui est devenu] violent comme l'Irak, où même les Marines US avec des vestes pare-balles et des armures épaisses, ne peuvent pas se sentir en sécurité, il n'y a pas beaucoup de place pour un orphelin.»Des centaines de milliers d'entre eux vivent dans la rue. Il n'ya pas de système de sécurité sociale pour s'occuper d'eux.»Quant à savoir qui a tué leurs parents, c'est une question totalement différente. Ils peuvent avoir été victimes de bombardements fortruit ou délibérés des marines étatsuniens, de leurs agents de sécurité ou des milices multiples que les États-Unis ont aidé à prospérer comme des champignons.
»Si l'on considère le nombre d'orphelins irakiens en termes de population des États-Unis de 308 millions, cinq millions d'orphelins irakiens serait l'équivalent de près de 50 millions d'orphelins étatsuniens. Imaginez les grandes villes américaines comme New York, LA, Chicago, Houston, Phoenix et Philadelphie, toutes complètement peuplées d'orphelins ... »]

De Defensa,

20 sept.
http://www.dedefensa.org/article-bon_sujet_pour_l_europe_et_ses_principes_5_millions_d_orphelins_en_irak_20_09_2010.html



L'Irak en chiffre: du 02-01 au 22-01-11



 

 

 

Tués

Blessés

 

 

 

 

 

Peuple irakien

x

x

 

 

 

 

 

Usboys/Autres boys + miliciens

2

X

 

 

 

 

 

Policiers, armée et collaborateurs & miliciens

75

83

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Politique des collaborateurs Irakiens

L'Irak et le Koweït sur la voie de la réconciliation.

"Pour la première fois depuis 1990, le Premier ministre du Koweït se rend en visite en Irak", titre le quotidien de Koweït. Le 12 janvier, Nasser Al-Mohammed Al-Ahmed Al-Sabah a été reçu à son arrivée à l'aéroport de Bagdad par son homologue irakien, Nouri Al-Maliki. "L'Irak et le Koweït sont d'accord pour redoubler d'efforts dans le règlement des litiges provoqués par l'invasion du Koweït par l'Irak, en 1990", souligne le journal. Cette invasion avait marqué le début de la première guerre du Golfe (1990-1991).

13.01.2011

http://www.courrierinternational.com/breve/2011/01/13/l-irak-et-le-koweit-sur-la-voie-de-la-reconciliation

 

Petite remarque à propos du soutien des USA à l'Irak pendant la guerre Iran-Irak : on oublie un peu trop systématiquement je trouve l'Iran-gate, la fourniture d'armes à l'Iran pendant cette guerre. Le but était moins de "soutenir" un contre l'autre, mais d'affaiblir les deux, et que la guerre dure le plus longtemps possible - RM


Prisons, exactions & torture

Ziad Aziz demande à Al-Maliki de faire preuve de miséricorde.

   Tarek Aziz n’aurait plus que « deux ou trois mois à vivre », selon Ziad, son fils réfugié à Amman, dans une interview téléphonique accordée par Bloomberg Businessweek.com (1). Son père, affirme-t-il, ne pourrait plus « ni parler, ni marcher ». Il ne sait pas s’il a reçu les médicaments qu’il lui a envoyés.

   Ziad Aziz, conseillé par Maître di Stefano (2), demande au nouveau gouvernement irakien de faire preuve de « miséricorde », comme l’aurait fait la Grande-Bretagne en renvoyant en Libye Abdel Basset al-Megrahi (3), condamné à la prison à vie pour l'attentat, le 21 décembre 1988, contre le vol Pan Am 103 qui s’est écrasé sur la ville de Lockerbie, en Ecosse (439 morts).

   Si un « geste humanitaire » est fait en faveur de Tarek Aziz, ce ne sera certainement pas par « miséricorde », mais à la suite de marchandages sordides au sein du régime de Bagdad et du développement de la campagne multiforme réclamant sa libération.

(1) Iraq’s Aziz may die in months, must be freed, son says (Bloomberg Businessweek.com - 7/1/11)

http://www.businessweek.com/news/2011-01-07/iraq-s-aziz-may-die-in-months-must-be-freed-son-says.html

(2) Giovanni di Stefano, avocat italien controversé, longtemps basé à Londres.

(3) Abdel Basset al-Megrahi, chef de la sécurité de Libyan Arab Airlines, a toujours clamé son innocence. Il a été libéré en août 2009 après 8 ans d’incarcération, des médecins ayant certifié qu’il n’avait plus que trois mois à vivre. Pour de nombreux observateurs, la Libye n’est pour rien dans l’attentat. L’opération contre l’avion de la Pan Am était une réponse de Téhéran aux Etats-Unis qui avaient abattu cinq mois plus tôt un Airbus d’Iran Air au-dessus du Golfe arabe, pendant la guerre Iran-Irak (290 morts).

Gilles Munier

http://www.france-irak-actualite.com:80/article-ziad-aziz-demande-a-al-maliki-de-faire-preuve-de-misericorde-64544928.html


Sur le terrain

Areva et Schneider Electric obtiennent pour 52M$ de contrats en Irak 

Le vice-gouverneur de la province de Bassorah, au sud du pays, vient d'annoncer que deux contrats d'un montant de 52M$ (38,8M€) avaient été attribués aux compagnies françaises Areva et Schneider Electric.
Selon Ahmed Hamid, l'Irak accorde à Areva un contrat de 23M$ (17,17M€), destinés à la construction de sept stations électriques dans la région irakienne, tandis que Schneider Electric obtient 29M$ (21,65M€) pour la construction de huit autres installations. 

Il s'agira pour les deux compagnies de livrer des sous-stations de distribution d'électricité, dont le pays a cruellement besoin. Aucune date de livraison n'est pour l'heure avancée.
On sait déjà que Schneider Electric sera responsable de la maintenance des installations pour une durée d'un an.
Ces projets sont directement financés par les autorités de la province de Bassorah.
L'Irak, qui souffre depuis l'invasion américaine de grandes pénuries d'électricité, envisage de doper sa capacité énergétique à 27000 MW d'ici quatre ans, ce qui nécessiterait des investissements de 3 à 4 mds$ (de 2,24 à 2,98mds€) par an.

http://www.econostrum.info/Areva-et-Schneider-Electric-obtiennent-pour-52M-de-contrats-en-Irak_a4145.html?com

 

Accord Irak-Jordanie sur un oléoduc.

L'Irak et la Jordanie ont conclu un accord de principe sur la construction d'un oléoduc visant à acheminer du pétrole irakien vers une raffinerie jordanienne, ont annoncé les deux pays lundi. Aucune estimation du coût du projet n'a été fournie. L'Irak, qui exporte environ deux millions de barils de brut par jour, en livre pour l'instant 10.000 par jour à la Jordanie par la route.

3 janvier

http://www.europe1.fr/International/Accord-Irak-Jordanie-sur-un-oleoduc-359159/



a)   Les voisins

Iran

Salehi: engagement iranien de non-ingérence en Irak.

Le chef de la diplomatie iranienne Ali Akbar Salehi a rencontré jeudi de hauts responsables religieux dans la ville sainte de Najaf en Irak et les a assurés d'un engagement de non-ingérence dans les affaires internes de l'Irak.
"Je suis venu avec une lettre des autorités iraniennes destinées aux autorités religieuses de Najaf", a indiqué M. Salehi, ministre des Affaires étrangères par intérim, lors d'une conférence de presse dans la ville sainte irakienne, à 150 kilomètres au sud de Bagdad.
 "J'ai eu une très bonne rencontre avec le Grand ayatollah Ali Sistani" , a-t-il dit précisant que des rencontres avec d'autres responsables religieux étaient prévues.
 Le message remis aux responsables religieux "dit que la République islamique soutient le nouveau gouvernement et va établir des relations avec l'Irak fondées sur une non-ingérence dans ses affaires internes, conformément aux intérêts des deux pays", a indiqué M. Salehi.
"Nous soutenons la sécurité, les services et la reconstruction en Irak, et resterons au côté de l'Irak jusqu'à ce que le pays sorte de sa détresse", a-t-il ajouté.
M. Salehi est arrivé en Irak mercredi et a rencontré le Premier ministre  Nouri al-Maliki et le ministre des Affaires étrangères Hoshyar Zebari.
"Nous attendons avec impatience que l'Irak retrouve sa pleine souveraineté et sa sécurité", a-t-il déclaré mercredi à la presse.
L'Iran cite régulièrement la présence des forces d’occupation américaines en Irak comme une des principales causes de l'instabilité dans laquelle le pays demeure plongée.

06/01/2011

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=168952&language=fr



3 Dans le monde

Grande-Bretagne

Blair a joué la carte anti-française …

Un ex-conseiller du premier ministre britannique Tony Blair a affirmé que ce dernier avait délibérément mal interprété des propos du Président Jacques Chirac afin de précipiter l'invasion de l'Irak, sans passer par une nouvelle résolution de l'ONU, en 2003. Stephen Wall a indiqué devant la commission d'enquête britannique sur les conditions de l'entrée en guerre du Royaume-Uni que M. Blair avait expressément demandé de "jouer la carte anti-française" à son responsable de la communication, Alastair Campbell.
"Je me souviens avoir reçu un coup de fil de Joyce Quin, ancien ministre à l'Europe, qui m'a dit
Est ce que le Premier ministre et Alastair sont conscients qu'ils prêtent à Chirac des propos qu'il n'a pas tenus?. J'ai répondu Joyce, je pense qu'ils le savent", a déclaré Wall. Dans une interview télévisée, M. Chirac avait indiqué le 10 mars 2003 qu'il s'opposerait "quelles que soient les circonstances" à une nouvelle résolution autorisant le recours à la force contre l'Irak.
La déclaration annonçait des efforts diplomatiques pour éviter l'entrée immédiate en guerre, mais pas fatalement le recours à un veto au conseil de sécurité de l'ONU.
Arguant que la France utiliserait inéluctablement son droit de veto à l'ONU, en sa qualité de membre permanent du conseil de sécurité, Washington et Londres avaient précipité leur entrée en guerre contre l'Irak, le 20 mars. Sans nouvelle résolution de l'ONU et sans faire droit à la demande de plusieurs pays, dont la France, de poursuivre les inspections visant à mettre la main sur les stocks d'armes de destructions massives (ADM) que les Irakiens étaient accusés de détenir.
La présence d'ADM --qui s'est avérée sans fondement-- a été utilisée comme principale justification de la guerre contre le régime de Saddam Hussein.
La déposition de Stephen Wall a précédé de 48 heures une deuxième comparution devant la commission d'enquête de Tony Blair, prié d'apporter des explications complémentaires sur les raisons qui l'ont poussé à envahir l'Irak au côté des Américains. Au cours de sa première audition en janvier 2010, M. Blair avait démenti que son gouvernement ait sciemment mal interprété les propos de Jacques Chirac pour hâter le conflit.

AFP 19/01

 

Blair devant la commission le 21

12/01

L'ancien premier ministre britannique Tony Blair témoignera une deuxième fois le 21 janvier devant la commission d'enquête sur la participation britannique à la guerre en Irak, après une première audition controversée il y a un an, a indiqué aujourd'hui la commission.
L'ancien chef du gouvernement travailliste, qui avait pris la décision très critiquée d'engager son pays en Irak aux côtés des Américains en 2003, témoignera à Londres à partir de 09h30 GMT le vendredi 21 janvier, a précisé la commission sur son site internet. L'audition devrait durer jusqu'à 14h00 "approximativement", a-t-elle ajouté.
M. Blair était déjà apparu devant la commission le 29 janvier 2010. Il avait alors justifié pied à pied sa décision d'entrer en guerre contre Saddam Hussein, avançant une nouvelle fois la menace de recours à des armes "terrifiantes" aux mains de "fanatiques".
"Il n'était pas question de prendre le moindre risque. Tout cela devait s'arrêter", avait martelé l'ancien Premier ministre de 1997 à 2007.
Sa déposition avait été particulièrement critiquée, en particulier parce qu'il avait déclaré n'éprouver "aucun regret".
Expliquant en décembre sa décision de rappeler M. Blair, John Chilcot, président de la Commission, avait indiqué qu'il avait "besoin de détails supplémentaires dans certains domaines" afin de parachever son rapport qui doit être remis cette année. Sir Chilcot n'avait pas donné plus de précisions.
L'ex-ministre travailliste des Affaires étrangères, Jack Straw, devra également à nouveau comparaître, à une date non encore fixée.
M. Straw a déjà témoigné à deux reprises devant la commission, en février et en janvier 2010. Il avait notamment nié avoir ignoré des avis juridiques avertissant que l'invasion de l'Irak serait illégale et expliqué qu'il s'était rallié avec "réticence" à la décision de Tony Blair de participer à la guerre.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/01/12/97001-20110112FILWWW00426-irak-blair-devant-la-commission-le-21.php



4 Lutte pour la libération du territoire

Pertes déclarée du contingent en fin de mission de combat

Les armées répugnent à donner des chiffres officiels

Pertes déclarée des occupants.

3/1

Deux soldats américains ont été tués dimanche soir dans le centre de l'Irak, annonce leur état-major sans plus de précision.

(Reuters) 

Pertes des forces collaboratrice locales   - Province non précisée

10/1

 Un chef de la police dans l'ouest de l'Irak a été tué par l'explosion d'une bombe artisanale qui a également blessé quatre de ses gardes

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110110.FAP3439/un-chef-de-la-police-tue-par-une-explosion-en-irak.html



Les combats par provinces

1-1 Bagdad

02-01

A Sadr City, (nord-est de la ville), un tireur isolé a abattu un militaire irakien à un point de contrôle.

http://fr.news.yahoo.com/

02-01

Deux voitures ont explosé samedi dans le quartier de Bayaa, dans le sud-ouest de Bagdad, faisant un mort et 21 blessés, dont deux soldats gouvernementaux, annonce la police irakienne.

http://fr.news.yahoo.com/

03-01

Lors de deux incidents distincts survenus lundi, un policier a été tué par des assaillants circulant dans une voiture à Bagdad.

AP


1-2 Province d'Anbar (vaste territoire à l'ouest de Bagdad comprenant les villes de Amiriya, Baghdadi, Diyarah, Falloujah, Habbaniyah, Haditha, Haqlaniyah, Hawija Hit, Houssabayh, Karabilah,  Khaldiyah, Koussaïba, Mahawil, Oubaïdi, Ramadi (capitale de la province d'Al-Anbar,) Kaïm (à la frontière avec la Syrie), Sindjar & Zaidan

Falloudja, à 50 km à l'ouest de Bagdad,

02-01

Un policier a été tué et deux autres ont été blessés vendredi par l'explosion d'une voiture.

http://fr.news.yahoo.com/


1-5 Province de Diyala

al-Hachmyat

08-01

Une bombe a tué les deux garçons âgés de neuf et six ans visait leur père, un éleveur de poulets d'al-Hachmyat, une localité à une cinquantaine de km au nord-est de Bagdad, selon un responsable du commandement des opérations de Baqouba.

Cet homme est membre des "Sahwas" de la province de Diyala, dont Baqouba est la capitale. Ce mouvement composé d'anciens insurgés ralliés à la lutte contre Al-Qaïda a joué un rôle clé dans la baisse des violences constatées sur l'ensemble du territoire irakien à partir de 2007.

(AFP)

20.01

Deux policiers ont péri et 15 personnes ont été blessées dans une attaque jeudi contre le siège de la police de la province de Diyala, au nord-est de Bagdad.

AP

 

Baqouba,

04-1

Un kamikaze a fait exploser un véhicule devant un bâtiment des services de renseignement à Baqouba, à 60 km au nord de Bagdad, a-t-on appris auprès de plusieurs sources locales.

Un responsable des services de sécurité a ajouté que deux ou trois grenades avaient été lancées contre le bâtiment juste avant l'explosion.

http://www.google.com/

20-01

À Bakouba, une ville située à 60 kilomètres de Bagdad, un responsable du commandement des opérations de la ville rapporte qu'un kamikaze au volant d'une ambulance remplie d'explosifs a précipité son véhicule contre l'entrée d'une base des forces de sécurité.

« Nous avons reçu 13 corps et admis 64 blessés », a déclaré à l'Agence France-Presse le Dr Firas al-Doulaimi, médecin à l'hôpital général de la ville.

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2011/01/19/001-irak-baquba-attentat-suicide-ambulance.shtml

 

Mouqdadiya,

08-01

Diyala demeure une des provinces les plus violentes d'Irak en raison des tensions entre les différentes communautés ethniques qui la peuplent.

Dans cette même province, un soldat a été tué et un autre a été blessé dans un attentat contre leur patrouille qui circulait à Mouqdadiya, une ville à une trentaine de kilomètres de Baqouba, selon la même source.

(AFP)


1-4 Province de Ninive (Mossoul (capitale de la région nord du pays - à 375 km au nord de Bagdad,) Hawijah, Kassak"(70 km au nord-est de Mossoul) & Tall Afar )

Mossoul

20/12

Trois Libyens soupçonnés de se préparer à des actions kamikaze avant Noël ont été tués lundi par l'armée irakienne dans la ville de Mossoul (nord), a affirmé le porte-parole du ministère de la Défense, le général Mohammad al-Askari.

AFP


1-6  Salaheddine, Irak: 50 morts dans un attentat suicide contre la police

18/01

Au moins 50 personnes ont été tuées et 150 blessées mardi à Tikrit dans un attaque suicide contre des recrues de la police, le plus meurtrier en Irak depuis près de trois mois.

Cet attentat, qui n'a pas été revendiqué, illustre la difficulté des forces irakiennes à assurer la sécurité de leur pays, à moins d'un an du départ prévu des derniers 50.000 militaires américains toujours déployés en Irak.

Des recrues avaient commencé dès 06H00 (03H00 GMT) à se rassembler à proximité de ce centre de recrutement du centre de Tikrit, à 160 km au nord de Bagdad, en vue de s'engager dans la police, dont l'effectif national est supérieur à 440.000 hommes.

Quatre heures plus tard, un kamikaze a activé sa ceinture d'explosifs au milieu de recrues près du premier point de contrôle menant au centre de recrutement, selon des témoins.

De nombreuses taches de sang et des morceaux de chair humaine étaient visibles par terre, de même que des vêtements et des chaussures éparpillés ici et là, selon un journaliste de l'AFP sur place.

"Cinquante personnes ont été tuées et 150 blessées", a déclaré à l'AFP un responsable du ministère de l'Intérieur sous couvert de l'anonymat. Au moins 37 recrues et deux policiers figurent parmi les morts, selon un responsable de la police de Tikrit.

Le département de la Santé de la province de Salaheddine, dont Tikrit est la capitale, a de son côté fait état de 43 morts et 91 blessés.

C’est le premier attentat d'envergure depuis l'investiture le 21 décembre du nouveau gouvernement du Premier ministre Nouri al-Maliki, qui a cité la sécurité comme l'une de ses priorités.

AFP


1-7 Taji

08-01

A Taji, 25 km au nord de Bagdad, des hommes armés ont ouvert le feu samedi matin sur un convoi transportant le général Hatem Ismaïl, un responsable de la lutte antiterroriste travaillant au sein du cabinet du Premier ministre Nouri al-Maliki.

Le général en est sorti indemne mais un de ses gardes a été tué, selon un responsable du ministère de l'Intérieur.

(AFP)



L’Irak en chiffres (depuis le début de la guerre de conquête en mars 2003) 

 

Peuple

 

Civils tués (depuis l'occupation)   

1 367 508 ( chiffre  minimum)

Civils blessés (depuis l'occupation) 

 1.148.441( chiffre très très minimum)

Civils violés (par les troupes d'occupations)

2.507     (voir Ibrahim Allousch

Civils/Résistants arrêtes : (une dizaine par jour...)

8.945   (chiffre minimum)

Résistants (décrit tel quel ) tués

4.133( chiffre minimum)

Résistants (décrit tel quel ) blessés

3.899   (chiffre minimum)

En prison

1.900 (chiffre minimum)

Embargo

750.000 enfants (chiffre minimal)

Embargo

750.000 adultes (chiffre moyen)

 

 

Militaires irakiens tués pendant l'invasion

45.596 (chiffre minimal)

Civils tués pendant l'invasion

120.200 (chiffre minimal)

 

 

Coalition

 

Nombre de Soldats tués (ou morts...) 

34.714

Soldats rapatriés (blessés ou malades)

744..113

(*) dont 10% meurent en cours de route ou à l'hôpital)

 

Disparus (dans la nature)

1.014

Désertions

5.501

Mutinerie

2 corps + 25

Aide psychologique

66.108***

Suicides

Mercenaires tues                                                                                 

5.683 (chiffre très minimal)

986

Mercenaires blessés

7 106

Policiers/soldats/miliciens irakiens  tués

13.760

Policiers /soldats/miliciens irakiens blessés

27.832 (chiffre minimal)

Policiers /soldats irakiens disparus (dans la nature)

13.916

 

 

Autres tués (collaborateur)

5783

Autres blessés (collaborateur)

9.783

 

 

Nombre d'attaques de la résistance de 2003 à 2008:

Oléoducs, les infrastructures pétrolières & d'électricité

164.001,

464 attaques (grand minimum)

Infrastructures du rail

195 attaques (idem)

Hélicoptères

104  ++              (idem)

Avions (& drone)

29 ++


Ces   totaux sont obtenus par le recoupement (si possible) des chiffres des pertes communiqué par la résistance & les médias occidentaux



 


Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

 

 

n°508 - Journal d'Irak - 02.01au 21/01/11 - Fin- 5 millions d’orphelins en Irak.

n°508 -  Journal d'Irak - 02.01au 21/01/11 - Fin- 5 millions d’orphelins en Irak.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions des armées occupantes et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!



Journal d'Irak

  n°508                 du 02.01.11                   au 21/01/11

C.De Broeder & M.Lemaire



Le " Journal d’Irak  " est visible  sur ...

a) sur mes  blog :  http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                              http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dirak-de-m-lemaire.html

c) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

d) Et Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

e) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

Tiré à part :

Une centaine d'enfants emprisonnés, chaque mois.  

Salehi : les étrangers doivent sortir de l'Irak.

Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

De Defensa : 5 millions d’orphelins en Irak

Lutte pour la libération du territoire

La résistance contre l'agresseur

1 Analyse

Des résistants

2 Occupation de l'Irak

3 Politique

1) collaborateurs Irakiens

2) occupants 

4 Libération du territoire

Détails.

L'Irak en chiffre. 

Fin

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Wikileaks et Cantona servent-ils à quelque chose?

5-2 John Pilger : Pourquoi les guerres ne sont-elles pas rapportées honnêtement? –

6 Les brèves

6-1 BP: dépasse ses objectifs à Roumaïla.

6-2 Cercle Finance : BP: dépasse ses objectifs à Roumaïla, en Irak.

6-3 14 maisons de chrétiens visées par des bombes à Bagdad.

7 Dossier & Point de vue

7-1 Pays en ruine mais…

1 Accord international de vente d'armes à 13 milliards de dollars avec l'Irak.

2 L'Irak entend dépenser plus de 26 mds de dollars pour les armements US .

7-2 al-Sadr de retour en Irak,

a) De retour en Irak, al-Sadr fustige le «satan américain».

b) Muqtada al-Sadr de retour en Irak.

c) Accueil mitigé pour l'imam Moktada Sadr en Irak.

d) De retour d'exil, Sadr appelle à la "résistance" contre l'armée américaine.

 


5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

5-1 Wikileaks et Cantona servent-ils à quelque chose?

http://www.dailymotion.com/video/xg7v0u_wikileaks-et-cantona-servent-ils-a-quelque-chosey_news#from=embed


5-2 John Pilger : Pourquoi les guerres ne sont-elles pas rapportées honnêtement? –

Droits et devoirs des journalistes.

John Pilger est cette figure du journalisme d’investigation anglo-saxon, activiste anti-guerre et défenseur des droits humains, qui s’était exprimé le 23 octobre 2010 à Londres sur le probable "laisser-faire" (ce qui s’appelle la théorie LIHOP, pour Let It Happen On Purpose) de l’administration Bush lors des attentats du 11-Septembre. Cette prise de position était passée totalement inaperçue en France. Dans cet article publié dans le journal britannique The Guardian, M. Pilger revient à la charge contre le journalisme "de complaisance", celui qui  ne remplit pas son rôle  d’information du public et se limite à relayer les informations venant des autorités plutôt que de rapporter la réalité du terrain. Il part de l’exemple de l’Irak et du journalisme de guerre qui y a eu cours, et étend son analyse au journalisme "au service des lobbies" et des gouvernants, injustifiable à ses yeux.

Pour illustrer ses propos, nous avons choisi de les associer à ceux tenus par Ray McGovern, auteur avec d’autres ex-agents de la CIA d’une lettre de soutien au fondateur de Wikileaks, Julian Assange. Lui aussi, lors d’une interview par un journaliste de CNN (!) fustige ces journalistes transformés en porte-parole des gouvernants, qui de surcroit se permettent de qualifier Assange de "terroriste".

05 janvier, 2011 by GeantVert  

Pourquoi les guerres ne sont-elles pas rapportées honnêtement?

Le public doit connaître la vérité sur les guerres. Alors pourquoi les journalistes s’associent-ils avec les gouvernements pour nous mystifier ?

Par John Pilger, The Guardian,

 10 décembre 2010

Dans le manuel de l’armée US  portant sur la contre-insurrection, le Général américain commandant [les Forces de l’OTAN en Afghanistan] David Petraeus décrit la guerre en Afghanistan comme une « guerre de perception… conduite en utilisant en permanence les médias d’information. » Ce qui importe réellement n’est pas vraiment la bataille au jour le jour contre les Talibans, mais la façon dont cette aventure est vendue aux États-Unis où « les médias influencent directement l’attitude de pans entiers de l’audience ». En lisant cela, je me suis souvenu du Général vénézuélien qui dirigea un coup d’État contre le gouvernement démocratique de 2002. « Nous avions une arme secrète », se vanta-t-il. « Nous avions les médias, en particulier la télévision. Il faut avoir les médias. »

Jamais les officiels n’ont dépensé autant d’énergie pour s’assurer que les journalistes soient bien de connivence avec les rapaces faiseurs de guerres, un phénomène dorénavant perpétuel selon le Général grand ami des médias. En se faisant l’écho des chefs de guerre les plus prolixes, comme Dick Cheney, l’ancien vice-président américain, chantre du « waterboarding » [Ndt : torture par simulation de noyade],  et qui présagea « 50 ans de guerre », ils contribuent à une situation de conflit permanent qui dépend grandement de la mise à l’écart d’un ennemi dont ils n’osent dire le nom : le public.

Au centre de guerre psychologique du Ministère de la Défense à Chicksands, dans le Bedfordshire, les chargés de formation pour journalistes  se démènent à la tâche, plongés dans un jargon fait de « domination informationnelle », « menace asymétrique » ou « cyber-menace ». Ils partagent leurs locaux avec le personnel enseignant les méthodes d’interrogatoires qui ont conduit à une enquête publique concernant la pratique de la torture par les militaires britanniques en Irak. La désinformation et la barbarie des guerres coloniales ont beaucoup de choses en commun.

Bien entendu, seul le jargon est nouveau. Dans la scène d’ouverture de mon film, The War You Don’t See, il y a une référence à une conversation privée pré-Wikileaks datant de décembre 1917 entre David Lloyd George, premier ministre britannique durant une grande partie de la Première Guerre mondiale, et CP Scott, éditeur du Manchester Guardian. « Si les gens connaissaient vraiment la vérité, dit le premier ministre, la guerre serait stoppée demain. Mais bien entendu, ils ne savent pas, et ne peuvent pas savoir. »

A la suite de la « der des ders », Edward Bernays, un confident du président Woodrow Wilson, inventa le terme de « Relations Publiques » comme euphémisme pour [désigner la] propagande « qui était devenu un terme péjoratif en raison de la guerre. » Dans son livre Propaganda (1928), Bernays décrit les RP comme « un gouvernement invisible qui constitue le vrai pouvoir dirigeant de notre pays » et ce grâce à « l’intelligente manipulation des masses ». Ceci fut mis en place par la création de « fausses réalités », relayées ensuite par les médias. (Un des premiers succès de Bernays fut de parvenir à persuader les femmes de fumer en public. En associant l’acte de fumer et la « libération » de la femme, il fit les gros titres faisant l’éloge des cigarettes  décrites comme « des torches de la liberté »).

J’ai commencé à comprendre ceci alors que j’étais jeune journaliste pendant la guerre américaine au Vietnam. Durant ma première affectation, j’ai vu le résultat du bombardement de deux villages et l’usage du Napalm B qui continue de brûler sous la peau ; beaucoup de victimes étaient des enfants; les arbres étaient ornés de morceaux de corps humains. Les regrets du type « ces tragédies sont inhérentes à la guerre » n’expliquent pas pourquoi virtuellement toute la population du sud Vietnam était mise en danger par des Forces se déclarant « alliées », c’est-à-dire les États-Unis.  Des termes de RP comme « pacification » et « dommages collatéraux » sont devenus monnaie courante. Presque aucun journaliste n’utilise le mot « invasion ». [Les expressions] « intervention », et plus tard « bourbier » sont devenues parties intégrantes du vocabulaire utilisé par les journalistes, qui percevaient la mort de civils comme des erreurs tragiques et ne remettaient que rarement en cause les bonnes intentions de l’envahisseur.

A Saïgon, sur les murs des bureaux des organisations de presse américaines étaient souvent affichées des photographies horribles qui n’étaient jamais publiées et rarement relayées, car on disait qu’elles donneraient un côté « sensationnaliste » à la guerre en mettant en colère les lecteurs et les spectateurs, et qu’elles n’étaient donc pas « objectives ». Le massacre de My Lai en 1968 ne fut rapporté que par un journaliste indépendant, Seymour Hersh, alors que de nombreux journalistes étaient au courant (ainsi que de bien d’autres atrocités). La couverture de Newsweek titrait « Une tragédie américaine », insinuant que les envahisseurs étaient les victimes: un thème déculpabilisant qui fut repris par Hollywood dans des films comme « Voyage au Bout de l’Enfer » ou Platoon. La guerre était imparfaite et tragique, mais la cause était essentiellement noble. De plus, elle fut « perdue » en raison de l’irresponsabilité de médias hostiles et non censurés.

Bien qu’à l’opposé de la vérité, ces fausses réalités sont devenues les « leçons » apprises par les faiseurs de guerres d’aujourd’hui et par la majorité des médias.  À la suite du Vietnam, les journalistes « embarqués » (embedded reporters) sont devenus des pièces centrales des politiques de guerre, et ce, des deux côtés de l’Atlantique. A quelques honorables exceptions près, cela a fonctionné, en particulier aux USA. En mars 2003, près de 700 journalistes embarqués ainsi que des équipes de cameramen ont accompagné les forces d’invasion en Irak. A voir leurs reportages enthousiastes, on aurait pu s’imaginer que l’Europe était de nouveau libérée. Les Irakiens sont juste de fugaces et lointains seconds rôles; mais John Wayne est de retour.

 Une statue de Saddam renversée à Bagdad le 9 avril 2003. Photographe: Jerome Delay/AP

L’apothéose fut l’entrée victorieuse à Bagdad, et les images de la télévision montrant la foule acclamant la chute d’une statue de Saddam Hussein. Derrière cette façade, une équipe d’opération psychologique américaine a réussi à manipuler ce qu’un rapport de l’armée US, méconnu, décrit comme un « cirque médiatique avec presque autant de journalistes que d’Irakiens ». Rageh Omaar, qui était présent pour la BBC, rapporta cette information : « les gens sont sortis en souhaitant la bienvenue [aux Américains], et en faisant le V de la Victoire. Ce genre de scène a lieu partout dans la capitale irakienne ». En fait, dans la majeure partie de l’Irak, la conquête et la destruction sanglante d’une société tout entière avaient bien lieu, mais furent largement ignorées.

Dans « The War You Don’t See », Omar parle avec une franchise admirable : « je n’ai pas vraiment fait mon travail correctement, dit-il. Je fais mon mea culpa et dois avouer que nous n’avons pas suffisamment appuyé là où cela faisait mal ». Il décrit la façon dont la propagande militaire britannique a manipulé avec succès la couverture médiatique de la chute de Basra, chute qui fut annoncée ‘17 fois’ par BBC News 24. « Cette couverture, dit-il, fut une chambre d’écho géante. »

La souffrance intense des Irakiens lors de l’assaut n’avait que peu de place dans les journaux. Andrew Marr, alors éditorialiste politique à la BBC, se trouvait près du 10 Downing Street la nuit de l’invasion, et déclara : « [Tony Blair] a dit que nous serions capables de prendre Bagdad sans bain de sang, et qu’à la fin, les Irakiens célèbreraient l’événement, et sur ces deux points, il s’est avéré qu’il avait parfaitement raison… ». J’ai demandé une interview à Marr, mais n’ai reçu aucune réponse.  D’après des études réalisées par l’Université de Galles de Cardiff et par Media Tenor, il apparait que la couverture de la guerre par la BBC reflétait presque exclusivement la ligne du gouvernement, et que les reportages témoignant de la souffrance des civils étaient relégués au second plan. Media Tenor place la BBC et la chaine américaine CBS tout en bas d’un classement concernant le temps alloué aux opposants à l’invasion parmi les télévisions occidentales. « Je suis tout à fait ouvert sur le fait que l’on nous accuse d’avoir été mystifiés » déclarait Jeremy Paxman l’année dernière, parlant à un groupe d’étudiants au sujet de la non-existence des armes de destruction massive irakiennes. « Nous l’avons clairement été [mystifiés] ». En tant que personnalité médiatique grassement rémunérée, il oublie cependant de préciser pourquoi il fut mystifié.

Dan Rather, qui fut le présentateur du journal de CBS pendant 24 ans, fut moins réticent. « La peur était présente dans chaque salle de rédaction américaine, m’avoua-t-il, la peur de perdre son travail… la peur de se voir cataloguer comme non-patriote ou autre ». Rather explique que la guerre les a « transformés en sténographe » et que si les journalistes avaient enquêté sur les mensonges qui ont amené à la guerre en Irak, au lieu de les amplifier, l’invasion n’aurait pas eu lieu. C’est une opinion partagée par nombre de grands journalistes américains que j’ai interviewés.

En Grande-Bretagne, David Rose, dont l’article paru dans The Observer joua un rôle majeur dans l’établissement d’un lien, en vérité inexistant, entre Saddam Hussein, al-Qaïda et le 11-Septembre, m’a accordé une interview courageuse dans laquelle il dit : « C’est inexcusable… Ce qui s’est produit [en Irak] est un crime, un crime d’une très grande ampleur… »

« Est-ce que cela fait des journalistes des complices ? » lui ai-je alors demandé.

« Oui…involontairement peut-être, mais oui ».

Quelle est la valeur d’un tel témoignage de journaliste? La réponse est fournie par le grand journaliste James Cameron, dont le documentaire courageux et révélateur, réalisé avec Malcom Aid au sujet des bombardements de civils au nord Vietnam fut interdit par la BBC. « Si nous, qui sommes censés trouver ce que manigancent ces salauds (sic), ne rapportons pas ce que nous trouvons, si nous ne prenons pas la parole, alors qui va stopper cette entreprise sanglante qui frappe à nouveau ?»

Cameron ne pouvait pas imaginer un phénomène moderne comme celui de Wikileaks, mais il l’aurait sûrement approuvé. Derrière l’avalanche actuelle de documents officiels, en particulier ceux décrivant les machinations secrètes ayant conduit à la guerre – comme l’obsession américaine envers l’Iran –, l’échec du journalisme est rarement souligné. Et peut-être que la raison pour laquelle Julian Assange semble provoquer tellement d’hostilité parmi les journalistes au service de différents « lobbies », ceux que le porte-parole de George Bush a qualifiés une fois de « facilitateurs complices », est que Wikileaks et ses révélations les remplissent de honte. Pourquoi le public a-t-il dû attendre Wikileaks pour savoir comment les grandes puissances agissent vraiment ? Comme le montre la fuite (leaked) d’un document de 2000 pages du Ministère de la Défense, les journalistes les plus compétents ne sont pas qualifiés d’« embarqués » ou d’ « embrigadables » par le pouvoir, mais de « menace ». C’est en fait la menace de la vraie démocratie, dont la « monnaie est », selon Thomas Jefferson, « la libre circulation de l’information ».

Dans mon film, je demande à Assange de quelle manière il opère vis-à-vis des lois draconiennes concernant le secret pour lesquelles la Grande-Bretagne est célèbre. « En fait, dit-il, lorsque l’on regarde les documents du Official Secrets Act, il est écrit que c’est une offense de ne pas diffuser une information, et que c’est aussi une offense de détruire une information, la seule issue possible est donc pour nous de publier l’information ». C’est une époque formidable.

John Pilger (www.johnpilger.com)

The Guardian,

 10 décembre 2010

Traduction Anthony Spaggiari pour ReOpenNews

 

En lien avec cet article :

  • 11-Septembre : le « laisser-faire » est « le plus plausible » pour John Pilger | Taike Eilee, AgoraVox |19 nov. 2010
  • Un ancien officier du Pentagone dévoile le rôle clé de Zelikow dans le camouflage de la vérité du 11/9 AlterInfo | 18 octobre
  • Des arguments supplémentaires plaident pour une nouvelle enquête sur le 11-Septembre | Jon Gold, sur OpedNews | 27 oct.
  • La chaine américaine Fox News évoque une opération de dissimulation pour le 11-Septembre | Catherine Herridge, sur Fox News | 6 oct.
  • Le 11-Septembre, mère de toutes les coïncidences ? | Eric Margolis sur son Blog | 23 sept
  • Robert Fisk: Le fléau que les Américains laissent derrière eux en Irak | Robert Fisk, The Sunday Independent | 15 sept.
  • Les Avocates du 11 Septembre : Lettre 3/12  | ReOpenNews | 31 août Quatre kamikazes du 11-Septembre avaient été identifiés un an avant les attentats | Eric Leser dans Le Monde, | 11 août 2005, repris sur Spyworld Actu le 23 août 2007. 
  • Attentats du 11 septembre 2001 : la version officielle est un mythe | Pascal Sacre dans Le Grand Soir | 24 mai 2010 

Et aussi les dossiers suivants :

http://www.reopen911.info/News/2011/01/05/john-pilger-droits-et-devoirs-des-journalistes-pourquoi-les-guerres-ne-sont-elles-pas-rapportees-honnetement/



6 Les brèves

Ndlr : la publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyses ou le point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information.

6-1 BP: dépasse ses objectifs à Roumaïla.

12 janvier

BP a indiqué hier que le champ pétrolier géant de Roumaïla, qu'il co-développe dans le Sud de l'Irak, a vu sa production progresser de plus de 10% par rapport au niveau de 1,066 million de barils/jour atteint en décembre 2009. L'objectif de croissance de 10% est donc dépassé, indique la compagnie pétrolière britannique, sans qu'une proportion plus précise ne soit indiquée.

Un total de 41 forages ont été réalisés sur ce périmètre en 2010. Plus de 10.000 personnes travaillent sur le champ pétrolier de Roumaïla actuellement, soit deux fois plus qu'au début de l'année 2010.

Bob Dudley, directeur exécutif du groupe pétrolier britannique, présente ce champ pétrolifère comme le 4ème au monde par sa taille.

Pour mémoire, le 3 novembre 2009, BP avait annoncé qu'il détenait 38% du consortium chargé de développer ce champ aux côtés du chinois CNPC (37%) et de SOMO (State Oil Marketing Organization, une compagnie nationale irakienne ; 25%).

Le groupe ambitionnait alors de porter la production de Roumaïla à 2,85 millions de barils/jour vers 2015, ce qui en ferait le 2ème champ pétrolifère au monde. BP et CNPC prévoyaient à cette date d'investir 15 milliards de dollars sur ce projet durant les 20 années suivantes.

http://votreargent.lexpress.fr/bourse/fiches-valeurs/actualite_dep.asp?id=148039


6-2 Cercle Finance : BP: dépasse ses objectifs à Roumaïla, en Irak.

BP a indiqué hier que le champ pétrolier géant de Roumaïla, qu'il co-développe dans le Sud de l'Irak, a vu sa production progresser de plus de 10% par rapport au niveau de 1,066 million de barils/jour atteint en décembre 2009. L'objectif de croissance de 10% est donc dépassé, indique la compagnie pétrolière britannique, sans qu'une proportion plus précise ne soit indiquée.

Un total de 41 forages ont été réalisés sur ce périmètre en 2010. Plus de 10.000 personnes travaillent sur le champ pétrolier de Roumaïla actuellement, soit deux fois plus qu'au début de l'année 2010.

Bob Dudley, directeur exécutif du groupe pétrolier britannique, présente ce champ pétrolifère comme le 4ème au monde par sa taille.

Pour mémoire, le 3 novembre 2009, BP avait annoncé qu'il détenait 38% du consortium chargé de développer ce champ aux côtés du chinois CNPC (37%) et de SOMO (State Oil Marketing Organization, une compagnie nationale irakienne ; 25%).

Le groupe ambitionnait alors de porter la production de Roumaïla à 2,85 millions de barils/jour vers 2015, ce qui en ferait le 2ème champ pétrolifère au monde. BP et CNPC prévoyaient à cette date d'investir 15 milliards de dollars.

Mercredi 12 janvier

http://votreargent.lexpress.fr/bourse/fiches-valeurs/actualite_dep.asp?id=148039


6-3 14 maisons de chrétiens visées par des bombes à Bagdad.

Des bombes ont été posées jeudi soir près de quatorze maisons appartenant à des chrétiens à Bagdad et dix d'entre elles ont explosé faisant deux morts et 16 blessés, a indiqué vendredi un responsable du ministère de l'Intérieur.

"Au total, 14 bombes avaient été posées près de maisons appartenant à des chrétiens", a indiqué ce responsable à l'AFP. "Dix engins ont explosé, tuant deux chrétiens et en blessant 16 autres", a-t-il ajouté.

"Les quatre autres ont été repérées et les forces de sécurité les ont fait exploser sous contrôle", a-t-il précisé.

Cette nouvelle vague d'attaques coordonnées contre les chrétiens de la capitale, qui s'est déroulée en quelques heures, n'a pas été revendiquée dans l'immédiat, mais porte la marque de la branche irakienne d'Al-Qaïda qui, ces derniers mois, a plusieurs fois pris pour cible cette communauté.

Début novembre, Al-Qaïda avait qualifié les chrétiens de "cibles légitimes", quelques jours après avoir revendiqué l'attaque sanglante de la cathédrale syriaque catholique Notre-Dame du perpétuel secours, à Bagdad, où 44 fidèles et deux prêtres avaient été tués par un commando armé le 31 octobre.

La seule attaque meurtrière jeudi soir a eu lieu dans le quartier d'al-Ghadir, dans le centre de Bagdad, où une bombe artisanale a explosé vers 20H00 (17H00 GMT), tuant deux chrétiens et en blessant trois, selon ce même responsable.

Al-Ghadir est un secteur où vivent toujours de nombreux chrétiens, même si beaucoup ont récemment fui, du fait des menaces lancées par Al-Qaïda.

Le quartier commerçant de Karrada, où se trouve la cathédrale prise d'assaut la veille de la Toussaint, a été celui qui a concentré le plus d'attaques. Trois bombes y ont explosé près de trois maisons, blessant chacune une personne.

Mais quatre autres engins y ont été repérés. Les forces de sécurité ont fait exploser ces engins sous contrôle.

L'ouest de Bagdad a de son côté été le théâtre de trois attaques contre les chrétiens, qui ont fait deux blessés dans le secteur de Khadra, un dans celui de Yarmouk et un autre dans le quartier d'al-Alam.

Dans le sud de la capitale enfin, quatre chrétiens ont été blessés dans deux attentats dans le quartier de Dora, de même que deux autres par une bombe qui visait une maison de Saïdiya.

Ce n'est pas la première fois que des maisons appartenant à des chrétiens sont visées lors d'attaques presque simultanées.

Le mois dernier, quelques jours après les menaces proférées par Al-Qaïda, une série d'attentats visant les domiciles de chrétiens de la capitale avait fait six morts et 33 blessés, renforcé le profond sentiment d'insécurité et poussé davantage de membres de cette communauté à fuir vers la région autonome du Kurdistan, ou à prendre le chemin de l'exil vers l'étranger.

Le 25 décembre, c'est sous haute protection que les chrétiens d'Irak ont assisté aux messes de Noël alors que les dirigeants du pays les exhortaient à rester en Irak.

Sur les 800.000 à un million de chrétiens qui vivaient en Irak avant l'invasion de 2003, il n'en reste plus que la moitié.

(AFP) –31/12 



7 Dossier & Point de vue

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

7-1 Pays en ruine mais…

1 Accord international de vente d'armes à 13 milliards de dollars avec l'Irak.

L'Irak a signé des contrats d’achats d'armes militaires d’une valeur de 13 milliards de dollars avec les États-Unis, la France et d’autres pays européens et d'Asie, qui fabriquent des armes !
Ces contrats comprennent de nombreux avions, des chars et des navires de guerre, qui aideront  les Irakiens à bâtir leurs capacités militaires, selon un responsable américain.
 Le responsable de la formation des forces irakiennes, le général Michael Barbero a affirmé dans une déclaration à la presse  que ces contrats comprennent - en plus des ventes d'armes - des contrats de maintenance et de formation à long terme, ajoutant que «  la moitié des contrats ventes s'élevant à 13 milliards de dollars a été signé, et que le reste est toujours sous  négociation ».
Un  porte-parole du ministère irakien de la Défense, le général Mohammed al-Askari  a confirmé au site internet de la chaîne satellitaire qatarie al-Jazira, que « l'accord comprend une variété d’achat d'armes occidentales en préparation au retrait des forces américaines en 2011, et de noter: «Nous avons mis un plan  pour préparer nos forces qui seront chargées de protéger le pays contre toute menace interne ou externe ».

06/01/2011 http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=168999&language=fr

Un remake de la guerre Iran-Irak est-il envisagé?

 

2 L'Irak entend dépenser plus de 26 mds de dollars pour les armements US .
L'Irak envisage de dépenser plus de 26 milliards de dollars d'ici 2013 pour acheter des armements américains, a annoncé dimanche le quotidien Al Ittihad en se référant au porte-parole du ministère irakien de la Défense Mohammed Al Askari 

Selon le porte-parole, un contrat pour un montant de 13 milliards de dollars a été déjà signé avec le Pentagone.  D'ici 2013, Téhéran achetera des avions, des hélicoptères, des blindés, des navires et des missiles  pour son armée et la police.

Après 2013, l'Irak devrait débloquer encore 13 milliards de dollars pour acquérir des armes supplémentaires, a ajouté le représentant du département militaire.

9 janvier –

RIA Novost

http://fr.rian.ru/defense/20110109/188299652.html


7-2 al-Sadr de retour en Irak,

a) De retour en Irak, al-Sadr fustige le «satan américain».
Après trois ans d'exil, l'ex-chef de l'Armée du Mahdi s'est allié avec la coalition du premier ministre, Nouri al-Maliki.

Moqtada al-Sadr est de retour. Après plus de trois ans d'exil volontaire en Iran, le chef religieux chiite a fait ce week-end sa réapparition sur la scène politique irakienne. Sa barbe maintenant grisonnante, son discours n'a pas changé, appelant toujours au départ des Américains.

«Nous résistons toujours à l'occupant, par la résistance militaire et par tous les moyens», a annoncé Moqtada devant des dizaines de milliers de ses partisans rassemblés à Nadjaf, la ville sainte chiite au sud de Bagdad.

Lorsque Moqtada avait quitté l'Irak en 2007, il était un chef de milice aux abois. Son Armée du Mahdi, recrutée dans les catégories les plus pauvres de la rue chiite, avait singulièrement compliqué la situation des Américains à partir de 2004, en ajoutant une insurrection chiite au soulèvement déjà passablement problématique des sunnites.

Elle s'était ensuite heurtée au premier ministre Nouri al-Maliki en 2008, avant de déposer les armes. Objet d'un mandat d'arrêt pour sa responsabilité supposée dans l'assassinat d'une autre figure chiite, Majidi alcoyle en 2003, Moqtada avait opportunément pris la route de l'Iran. Sa position a aujourd'hui radicalement changé. C'est en chef politique incontournable que le fils de Mohammed Sadeq al-Sadr, grand ayatollah chiite assassiné par Saddam Hussein en 1999, est revenu la semaine dernière en Irak.

Un tribun passionné

Après avoir remporté une quarantaine de sièges aux législatives de mars 2010, son courant a fini par jouer un rôle crucial après des mois de paralysie politique entre un al-Maliki s'accrochant au pouvoir et son rival Iyad Allaoui, arrivé en tête des élections. Enterrant sa rancune envers al-Maliki, vraisemblablement sur le conseil de l'Iran, le mouvement de Moqtada s'est allié avec la coalition du premier ministre sortant, lui permettant de conserver le pouvoir.

Moqtada est à présent un acteur clé de la scène politique irakienne. L'ancien tribun de la rue chiite a aussi, selon ses partisans, profité de son exil iranien pour acquérir dans la ville de Qom les qualifications religieuses qui lui manquaient pour jouer pleinement de son nom prestigieux.

Son mouvement a reçu en échange de son ralliement six ministères dans le gouvernement formé il y a quelques semaines et l'un des deux postes de vice-présidents du Parlement. Un certain nombre de ses partisans ont aussi été libérés de prison.

«Si le gouvernement irakien reste au service du peuple et lui apporte la sécurité, nous sommes avec lui», a ajouté Moqtada. Reste à savoir si le retour de ce chef populiste permettra à l'Irak de connaître enfin une certaine stabilité gouvernementale, ou s'il marque le début d'une nouvelle et dangereuse polarisation. Les sunnites ont l'impression d'avoir été floués par le maintien au pouvoir d'al-Maliki, alors que la liste d'Allaoui qu'ils avaient soutenue n'est pas parvenue à rassembler une coalition.

Moqtada a laissé le souvenir d'un orateur plus enclin à attiser les passions qu'à les calmer.

10/01

http://www.lefigaro.fr/international/2011/01/09/01003-20110109ARTFIG00230-de-retour-en-irak-al-sadr-fustige-le-satan-americain.php

 

b)  Muqtada al-Sadr de retour en Irak.

Le chef religieux Muqtada al-Sadr a regagné sa ville natale de Najaf dans le centre de l’Irak, après des années d’exil volontaire en Iran

Son retour en Irak intervient après que son organisation ait conclu un accord pour faire partie d’un nouveau gouvernement.

Mazan Al-Sadi, un religieux sadriste à Bagdad, a confirmé que al-Sadr était en visite dans la ville irakienne de Najaf.

Al-Saidi a déclaré que la première chose que Muqtada a faite, a été de visiter le sanctuaire de l’Imam Ali, la tombe de son père. Puis il s’est rendu dans sa maison familiale à Hanana.

Des centaines de partisans du religieux ont afflué vers le sanctuaire de la ville, chantant des slogans « Oui, oui à Muqtada », alors que celui-ci arrivait sur place, vêtu de la robe noire cléricale et d’un turban noir.

Le dirigeant chiite s’était réfugié en Iran à la fin de 2008, après qu’un mandat d’arrêt a été lancé contre lui.

Al-Sadr aurait poursuivi des études religieuses dans la ville sainte de Qom en Iran.

« Moment crucial »

Son retour devrait renforcer le gouvernement dirigé par Nouri al-Maliki, le Premier ministre irakien, alors que celui-ci tente de mettre en place son deuxième gouvernement avec l’appui de Sadr.

Abdel Bari Atwan, rédacteur en chef du journal basé à Londres Al Quds Al-Arabi, a déclaré à Al Jazeera que al-Sadr était revenu à un moment très crucial pour la politique irakienne.

« Il est venu pour diriger ... non pas pour siéger dans ses bureaux de Nadjaf et recevoir ses disciples. Il est là pour consolider son soutien, en fait récolter les fruits de son implication dans le gouvernement. »

« Sans lui, l’Irak n’aurait pas de gouvernement, Maliki ne serait pas Premier ministre », a ajouté Atwan, soulignant que al-Sadr n’avait pas été exilé, mais était allé à l’Iran « pour étudier ».

« Son retour va également consolider l’influence iranienne en Irak », a ajouté Atwan.

On ne sait encore combien de temps al-Sadr restera en Irak ou si son retour marque une décision de rester en permanence dans le pays. Sa présence devrait certainement marquer un tournant important dans la politique irakienne.

Al-Sadr, qui aurait 30 ans aujourd’hui, a acquis une grande popularité parmi les chiites en Irak dans les mois qui ont suivi l’invasion américaine de 2003, lorsque les combattants de l’Armée du Mahdi ont combattu les troupes américaines.

En août 2008 il a gelé les activités de ses combattants - que l’on comptait alors par dizaines de milliers - suite aux attaques américaines et irakiennes sur ses bastions à Bagdad et dans le sud de l’Irak au printemps de cette même année.

Postes ministériels

Ahmed Rushdie, un journaliste irakien, a commenté pour Al-Jazira à Bagdad l’importance du retour d’Al-Sadr.

Rushdie a déclaré que son retour met la pression sur al-Maliki, surtout maintenant qu’il est question de la nomination des ministres pour les postes de sécurité dans son cabinet.

« Moqtada al-Sadr et ses partisans vont maintenant faire beaucoup d’offres pour tenter de se saisir de positions délicates », a expliqué Rushdie.

Rushdie a ajouté que la situation soulève des interrogations sur la façon dont les chiites en Irak font face à ces négociations, « d’autant plus qu’ils sont très préoccupés par le retrait américain d’Irak, la façon de contrôler ces positions et la manière de distribuer les postes au gouvernement ».

Rushdie a déclaré aussi avoir le sentiment que la paix faite entre al-Sadr et Al-Maliki « est très fragile, et qu’elle n’est pas faite sur une base très concrète ».

« Maliki jusqu’à présent n’a pas fait de promesses concrètes à Muqtada al-Sadr sur la façon dont il participera au cabinet ministériel de manière réelle, et en particulier en matière de sécurité. »

Rushdie estime aussi que « les Américains ont la main haute » sur la nomination des postes liés à la sécurité.

5 janvier 2011 - Al Jazeera - Vous pouvez consulter cet article à :
http://english.aljazeera.net/news/m...
Traduction : Info-Palestine.net


c) Accueil mitigé pour l'imam Moktada Sadr en Irak.

Le retour de l'imam radical chiite Moktada Sadr, revenu mercredi en Irak, a suscité jeudi un espoir teinté de prudence après plusieurs années d'exil volontaire en Iran.

Les Irakiens comptent sur lui pour contribuer à stabiliser leur pays dans la perspective du désengagement militaire des Etats-Unis et de la formation d'un gouvernement d'union issu des élections législatives de mars dernier.

Des milliers de ses fidèles rassemblés à Nadjaf ont célébré son retour et le début d'intégration dans la vie politique traditionnelle de cet homme jadis assimilé à des "escadrons de la mort" en uniforme qui, au plus fort des violences, écumaient le pays.

Moktada Sadr, qui a mené deux soulèvements contre l'armée américaine après l'intervention militaire de 2003, a arrimé son mouvement politique à la nouvelle coalition au pouvoir après avoir joué un rôle crucial pour remettre en selle le Premier ministre sortant, le chiite modéré Nouri al Maliki.

Le soutien de l'imam à Nouri al Maliki aurait, dit-on, été négocié en partie grâce aux bons offices de Téhéran. On dit aussi que ses années d'exil sous le parrainage de l'Iran ont pu accroître l'influence iranienne sur lui.

Les diplomates pensent néanmoins qu'il reste avant tout un nationaliste irakien ainsi qu'un dirigeant aussi énigmatique qu'imprévisible, peu à même d'obéir à des tiers.

Ses partisans sont considérés comme étant les principaux commanditaires des violences au pire des affrontements des années 2006-2007 entre la majorité chiite et les sunnites, qui dominaient l'Irak de Saddam Hussein. Ils sont toujours considérés avec suspicion par beaucoup, y compris Washington.

"Je crois qu'il est revenu sur la base d'objectifs politiques, ce qui est le bon moyen de participer à la vie politique", estime le général Robert Cone, n°2 du commandement opérationnel américain en Irak. "Nous savons que Moktada Sadr a fait des déclarations politiques s'écartant de la violence."

IL TANCE SES FIDÈLES ENTHOUSIASTES

A Sadr City, l'immense quartier chiite de Bagdad qui est son fief, nombreux sont ceux qui se réjouissent.

"Nous, les Irakiens, sommes ravis du retour du Sayed Moktada al Sadr, tout particulièrement parce qu'il est désormais intégré au processus politique", dit Salih al Daradji, un habitant qui lui donne le titre prestigieux conféré dans le monde musulman aux descendants du prophète Mahomet reconnaissables à leur turban noir.

L'imam, qui a reçu jeudi des chefs tribaux, a fait la leçon à ses fidèles pour l'accueil, à ses yeux trop chaleureux, qu'ils lui avaient réservé la veille, expliquant que cela pouvait nuire à son image.

"Le manque de discipline chez certains d'entre vous lors des rites religieux que j'ai effectués me gêne et me nuit, et j'espère que vous allez faire preuve de retenue et cesser les bousculades et les chants intempestifs", a-t-il lancé à ses partisans en les morigénant.

D'après son entourage, Moktada Sadr compte rester en Irak même si l'intéressé est resté muet sur ce sujet. Le gouvernement, disent ses proches, s'est porté garant de sa sécurité et de sa liberté d'aller et venir.

Le mouvement sadriste a obtenu 39 sièges de députés dans le nouveau Parlement élu et compte sept représentants dans le gouvernement de Nouri al Maliki.

L'imam s'était réfugié en Iran après avoir perdu en 2008 un bras de fer armé avec les forces de Nouri al Maliki avec lequel il vient de conclure un accord de coalition gouvernementale.

Son retour devrait renforcer le Premier ministre au moment où il met la dernière main à son second gouvernement.

Le jeune imam radical pousse à un retrait militaire américain anticipé par rapport à l'échéance de la fin 2011 fixée par le pacte de sécurité américano-irakien.

Il revient en tant que partenaire gouvernemental clé dans le processus politique au sein de l'exécutif, a souligné l'analyste Ibrahim al Soumaïdaïe.

"Les Américains ne feront pas obstacle à son retour, qui signifie que Moktada al Sadr ne sera plus sous contrôle iranien et agira selon les intérêts irakiens", a-t-il ajouté.

La branche politique du mouvement sadriste, qui s'est retrouvée en position de "faiseur de roi" à la suite du scrutin indécis de mars, a choisi de soutenir la reconduction de Nouri al Maliki à la tête du gouvernement auquel s'opposait une partie du camp chiite.

Cela devrait jouer en faveur de la sécurité d'un homme qui ne manque pas d'ennemis dans son pays.

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110106.REU8572/accueil-mitige-pour-l-imam-moktada-sadr-en-irak.html


d) De retour d'exil, Sadr appelle à la "résistance" contre l'armée américaine.

Le chef radical chiite Moqtada Sadr a appelé samedi ses partisans à "résister par tous les moyens" aux forces américaines, dans son premier discours à Najaf depuis son retour en Irak d'un exil volontaire de quatre ans, selon un journaliste de l'AFP sur place.

"Nous résistons toujours à l'occupant, par la résistance militaire et par tous les moyens", a déclaré Moqtada Sadr devant 20.000 de ses partisans rassemblés dans le quartier d'Al-Hannana, dans le centre de cette ville sainte à 150 km au sud de Bagdad.

Mais il a également exhorté ses fidèles à ne pas s'en prendre aux Irakiens et appelé à l'unité.

"Notre bras ne touchera aucun Irakien. Nous viserons seulement l'occupation, par tous les moyens de résistance. Nous sommes un peuple, et nous ne sommes pas d'accord avec les groupes responsables de meurtres", a-t-il ajouté.

Moqtada Sadr, qui jouit toujours d'une immense popularité chez les chiites défavorisés, a en outre affirmé qu'il se tenait à l'écart de la politique.

S'il a mis un terme en 2008 aux activités militaires de sa milice, l'Armée du Mahdi, il demeure à la tête d'un puissant courant politique qui a joué un rôle crucial dans le processus de formation du nouveau gouvernement d'union nationale.

Les sadristes comptent 39 députés (sur 352) et ont obtenu un des deux postes de vice-président du Parlement. Six membres de ce courant siègent en outre au sein du gouvernement.

"L'Irak a traversé des périodes difficiles, qui ont fait pleurer tout le monde à l'exception de nos ennemis, l'Amérique, Israël et la Grande Bretagne", a lancé Moqtada Sadr.

"Alors répétez après moi: +Non, non, à l'Amérique!+".

La réponse de la foule n'étant pas suffisamment forte à son goût, il a enchaîné: "Avez-vous peur de l'Amérique? Dites :+Non, non à l'Amérique!+, "Non, non à Israël!". Des slogans repris dans un grondement par ses partisans rassemblés au milieu d'un étroit dispositif de sécurité.

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