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25/02/2011

n°510 - Journal d'Irak - 21/01 au 23/02/11 - Début - La contestation gagne les rues de Bagdad.

n°510  -  Journal d'Irak -  21/01  au 23/02/11 - Début - La contestation gagne les rues de Bagdad.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions des armées occupantes et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!



Journal d'Irak

n°510                 du 21/01                   au 23/02/11

C.De Broeder & M.Lemaire



Le " Journal d’Irak  " est visible  sur ...

a) sur mes  blog :  http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                              http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dirak-de-m-lemaire.html

c) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

d) Et Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

e) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez nous contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

1 Tiré à part :

La lutte pour la paix: déclaration de Partis communistes et ouvriers.

Les Turkmènes accusent les Etats-Unis d'exacerber les tensions.

Dommages Collatéraux...

Des soldats américains dénoncent des agressions et des viols dans l'armée.

L’Irak au cœur des débats.

Gilles Munier :  Manifestations populaires: en Irak aussi !!!

La contestation gagne les rues de Bagdad.

Des avocats manifestent contre le gouvernement.

Des avocats manifestent contre le gouvernement.

Manifestations sociales à Kout.

Manifestation hostile au gouvernement régional.

2 Occupation de l'Irak

3 Politique

1) collaborateurs Irakiens

2) occupants 

Fin

4 Libération du territoire

Détails.

L'Irak en chiffre. 

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Vidéo : Un ponte de la DGSE nous apprend qu'Al Qaïda n'existe pas.

5-2 VIDEO : Al Qaida n'existe plus

5-3  VIDEO :  Premier mort depuis le début des manifestations...

5-4 Rafid Ahmed : «J'ai tout inventé pour renverser Saddam Hussein»
5-5 Vidéo
 : Documentaire "La cabale" de Matthieu VERBOUD (2008)

6 Les brèves

6-1 Dépeçage ...

Un vaste gisement de gaz découvert au Kurdistan

6-2  Douze sites pétroliers et gaziers mis aux enchères en 2011

6-3 Gilles Munier : Le Kurdistan irakien indépendant en 2016 ?

 



1 Tiré à part :

La lutte pour la paix: déclaration de Partis communistes et ouvriers.

Déclaration conjointe de Partis communistes et ouvriers, à l'initiative du Parti communiste portugais
L’importance de la lutte pour la paix, contre l’exploitation et l’oppression impérialistes

Vingt ans se sont écoulés depuis le début de la guerre du Golfe.

Le 17 janvier 1991, les forces armées des États-Unis, de l’OTAN et de ses alliés déclenchaient – avec la ratification du Conseil de sécurité des Nations unies – leur première guerre à grande échelle au Moyen-Orient. Indissociable des changements profonds et négatifs qui sont allés de pair avec la liquidation du socialisme en Union soviétique et dans l’Europe de l’Est, cette guerre a été un prélude à vingt années d’agressions, d’invasions et d’ingérences impérialistes à grande échelle.

Du Golfe à la Yougoslavie, de l’Afghanistan à l’Irak, au Liban et à la Palestine, l’impérialisme a tenté d’imposer sa domination dans chaque pays et dans le monde entier, cherchant ainsi à s’assurer le contrôle direct des principales ressources énergétiques de la planète, à annihiler les droits souverains des peuples et à soumettre la planète entière à l’exploitation et aux intérêts du grand capital. Cette offensive militariste et belliciste s’est développée conjointement avec des attaques en règle contre les droits sociaux, économiques et politiques des travailleurs et des peuples – même dans les centres mêmes de l’impérialisme – et a contribué à accentuer les contradictions entre les puissances impérialistes.

 

Grâce à la résistance et à la lutte des peuples – et, avant tout, des peuples qui ont été les victimes de l’agression –, l’offensive impérialiste a dû affronter des obstacles et a subi d’importants revers. Mais les dangers pour la paix et pour les peuples n’ont pas disparu, au contraire. La crise économique profonde du capitalisme et l’impuissance des classes dirigeantes à la surmonter se traduisent – comme dans le passé – par une tentative d’asseoir leur pouvoir par le biais de la violence, de l’autoritarisme, de la guerre et d’offensives brutales contre les droits et niveaux de vie des travailleurs et des peuples.

Les menaces de guerre et d’agression sont évidentes dans les attaques contre les mouvements ouvriers et populaires en lutte contre l’impérialisme, les qualifiant d’« ennemis intérieurs ». Elles l’ont été aussi lors du récent sommet de l’OTAN et du nouveau projet stratégique de cette organisation impérialiste militariste et agressive – que le traité de Lisbonne considère comme son aile armée, approfondissant ainsi le processus d’affirmation de l’Union européenne en tant que bloc économique, politique et militaire impérialiste. Elles le sont également dans les incessantes menaces, provocations et ingérences de l’impérialisme dans de nombreuses parties du monde. Et elles le sont enfin au vu des dépenses sans cesse croissantes en appareils militaires et dispositifs sécuritaires.

Les partis signataires appellent les travailleurs et les peuples du monde à renforcer le combat pour la paix et contre les plans de guerre et d’agression de l’impérialisme, à renforcer la lutte contre l’exploitation capitaliste et pour la défense de la souveraineté et des droits de tous les peuples du monde. Ils insistent sur le fait que le combat pour la paix, la coopération et le progrès est un élément indissociable de la lutte pour le renversement du capitalisme et la construction du socialisme.

Ils expriment leur solidarité avec les peuples et envers les forces anti-impérialistes révolutionnaires, progressistes et de libération nationale qui luttent contre les agressions, ingérences et menaces de l’impérialisme. Ils expriment en particulier leur solidarité avec les communistes et autres forces anti-impérialistes du Moyen-Orient et, plus spécialement, du peuple palestinien dans sa lutte pour le droit d’instaurer un État palestinien indépendant dans les frontières d’avant 1967, avec Jérusalem comme capitale.


Les Turkmènes accusent les Etats-Unis d'exacerber les tensions.

Le Front Turkmène, principale organisation représentant les Turkmènes (ou Turcomans) d’Irak, exige que James F. Jeffrey, ambassadeur des Etats-Unis à Bagdad, mette fin «à ses ingérences dans les affaires intérieures irakiennes ». Il l’accuse d’exacerber les tensions ethniques et religieuses dans la province de Kirkouk.

   James Jeffrey a demandé récemment l’application du paragraphe 140 de la nouvelle constitution irakienne, qui prévoit l’organisation d’un référendum permettant le rattachement de la province à la Région autonome du Kurdistan.

   Or, en Irak, chacun sait que, depuis avril 2003, Kirkouk a été littéralement envahie par des dizaines de milliers de Kurdes, envoyés par Massoud Barzani et Jalal Talabani pour changer la composition ethnique de la ville, gagner le referendum, et s’emparer des champs pétroliers.

Les Turkmènes et les Arabes, historiquement majoritaires dans la région, réclament la modification de l’article 140.

22 janvier

http://www.azzaman.com/english/index.asp?fname=news2011-01-19kurd.htm

http://www.france-irak-actualite.com:80/article-les-turkmenes-accusent-les-etats-unis-d-exacerber-les-tensions-en-irak-65546640.html



Dommages Collatéraux...

Des soldats américains dénoncent des agressions et des viols dans l'armée.

Un groupe de soldats américains qui affirment avoir été violés, insultés et agressés par leurs anciens camarades exigent du Pentagone qu'il modifie la manière dont sont gérés de tels dossiers.

Plus d'une dizaine de femmes et deux hommes - membres actifs ou retraités de l'armée américaine - prétendent que les soldats violent et agressent impunément leurs camarades, et que les victimes sont trop souvent contraintes de continuer à servir aux côtés de leurs agresseurs présumés.

Dans un recours collectif fédéral déposé mardi, les plaignants réclament que de telles plaintes soient confiées à un enquêteur impartial extérieur, puisque les officiers individuels ont trop de pouvoir sur la manière dont sont gérées ces allégations.

Les agresseurs présumés visés par la plainte incluent un enquêteur criminel de l'armée et un commandant de la Garde nationale. Les crimes présumés vont d'une agression verbale obscène à un viol collectif.

 

Une réserviste de l'armée déployée en Irak affirme ainsi avoir été violée par deux de ses collègues, qui auraient filmé l'agression et fait circuler les images. En dépit des nombreuses ecchymoses sur son corps, elle prétend qu'aucune accusation n'a été déposée parce que, selon le commandant, elle ne se comportait pas comme la victime d'un viol et qu'elle ne s'était pas suffisamment défendue.

Une autre femme affirme avoir été violée par un collègue de la Garde côtière. Aucune enquête sérieuse n'a été menée, a-t-elle dit, et elle a été contrainte de continuer à vivre sur le même étage que son agresseur présumé. Les responsables auraient aussi toléré qu'elle soit traitée de «putain» et de «menteuse» par ses camarades.

La poursuite affirme enfin que lorsque des accusations sont portées, il s'agit souvent d'accusations moins graves et que les agresseurs présumés peuvent ensuite continuer à servir dans l'armée.

15 février

AP



L’Irak au cœur des débats.

Gilles Munier :  Manifestations populaires: en Irak aussi !!!
Selon l’ONG Transparency International, l’Irak est le 4ème pays le plus corrompu au monde sur une liste de 178 Etats.

A Kerbala, le 15 décembre 2010, lors des cérémonies de deuil d’Achoura, des pèlerins ont dénoncé la corruption massive qui frappe le pays depuis l’invasion de 2003. Ils accusaient la Commission d’intégrité - organisme bidon créé par les « pro-consul » américain Paul Bremmer en janvier 2004 - de ne pas arrêter les voleurs, c'est-à-dire les dirigeants qui se remplissent les poches. Les manifestants criaient: « Commission d’intégrité, faites votre devoir, dénoncez tous les voleurs qui se sont emparés des richesses de l’Irak. Ne nous trahissez pas. Dénoncez les coupables quelle que soit leur position et brisez leur le cou » (1).

   L’agence russe RIA Novosti (2) rapporte que le 4 février 2011, « inspirés par le succès des manifestants égyptiens ayant arraché des concessions au président Hosni Moubarak, des milliers d'Irakiens sont descendus dans les rues de Bagdad pour protester contre la politique des autorités.

   Les manifestants se sont dirigés vers la « zone verte », secteur ultra-protégé de la capitale où siègent le gouvernement et le parlement, en exigeant de « modifier la façon dont le pays est administré et d'améliorer la qualité de vie du peuple » qui souffre du chômage massif, du manque d'eau et d'électricité.

   Les participants à la marche ont appelé les députés du nouveau parlement « à tenir les promesses faites au peuple » au cours de la campagne électorale. Ils scandaient « A bas le parlement et le gouvernement, incapables de garantir la sécurité » et invitaient les Irakiens à organiser sous peu une manifestation antigouvernementale sur la place Tahrir, au centre de Bagdad ».

(1) http://www.aloufok.net/spip.php?article2904

(2) http://fr.rian.ru/world/20110204/188540305.html

Samedi 5 février 2011

Gilles Munier

G. Munier/X.Jardez


 

Source : France Irak
http://www.france-irak-actualite.com/...

 

La contestation gagne les rues de Bagdad.

I24-02

nspirés par le succès des manifestants égyptiens ayant arraché des concessions au président Hosni Moubarak, des milliers d'Irakiens sont descendus vendredi dans les rues de Bagdad pour protester contre la politique des autorités, rapporte le correspondant de RIA Novosti.Les manifestants se sont dirigés vers la "zone verte", secteur ultra-protégé de la capitale où siègent le gouvernement et le parlement, en exigeant de "modifier la façon dont le pays est administré et d'améliorer la qualité de vie du peuple" qui souffre du chômage massif, du manque d'eau et d'électricité. Les participants à la marche ont appelé les députés du nouveau parlement "à tenir les promesses faites au peuple" au cours de la campagne électorale. Ils scandaient "A bas le parlement et le gouvernement, incapables de garantir la sécurité" et invitaient les Irakiens à organiser sous peu une manifestation antigouvernementale sur la place Tahrir, au centre de Bagdad.
http://fr.rian.ru/world/20110204/188540305.html

 

 

Des avocats manifestent contre le gouvernement.

Des centaines d'avocats, stimulés par la contestation en Tunisie et en Egypte, ont protesté jeudi dans plusieurs villes d'Irak contre la corruption, les détentions arbitraires et le chômage dans le pays.

Des manifestations ont eu lieu à Bagdad, Kerbala, Kout, Ramadi et Amara au lendemain des déclarations du chef de la Commission pour l'intégrité (CPI) assurant que le plus souvent les ministres préfèrent couvrir la prévarication que lutter contre elle.

Dans la capitale, environ 500 personnes, en majorité des avocats mais aussi des chefs tribaux, ont appelé le gouvernement à autoriser les enquêtes sur les "prisons secrètes", permettre aux détenus d'avoir accès à des avocats, à lutter contre la corruption et à créer des emplois.

"Nous voulons que les avocats soient protégés, les corrompus soient chassés et que du travail soit donné aux Irakiens", a déclaré à l'AFP Kazem al-Zoubaidi, porte-parole de l'Ordre des avocats de Bagdad. Sur une banderole figuraient les mêmes revendications.

Deux rassemblements, l'un d'avocats et l'autre de simples citoyens, rassemblant au total 500 personnes, ont eu lieu à Kout, à 160 km au sud-est de Bagdad, pour protester contre l'absence d'infrastructures, comme l'électricité, l'eau potable et les égouts.

"Ces manifestations expriment le désir des Irakiens, et pas seulement des avocats, de demander au gouverneur et au maire d'améliorer le niveau des infrastructures", a affirmé Sajat Hussein, 30 ans, qui était présent devant le palais de justice de la ville.

D'autres étaient réunis devant le siège du conseil provincial pour demander la démission du gouverneur en raison de ses piètres résultats.

Les infrastructures en Irak sont dans un état pitoyable après vingt ans de guerres, de sanctions puis de conflits confessionnels qui ont suivi l'invasion conduite par les Etats-Unis en 2003.

Dans un entretien avec l'AFP, le juge Rahim al Ugaili avait affirmé: "dès qu'ils prennent leurs fonctions, ils considèrent leur ministère comme une propriété familiale et empêchent les autres d'y pénétrer ou d'y lutter contre la corruption".

Par ailleurs, dans Kerbala, environ 200 avocats et d'autres citoyens ont avancé les mêmes revendications.

D'autres petites manifestations ont eu lieu à Ramadi dans l'ouest et à Amara dans le sud.

12/2

(AFP)

Manifestations sociales à Kout.

Deux mille irakiens se sont rassemblés ce mercredi dans le centre-ville de Kout.

Une foule en colère qui a martelé son ras-le-bol face à l’absence de services publics et a de fait violemment exigé le départ du gouverneur de la région.

Elle lui reproche son inefficacité. Kout est située dans la province de Wassit, là où le taux de pauvreté dépasse les 30%, où l’analphabétisme bat des records et où l’accès à l’eau potable est plus que limité.

Les manifestants ont incendié des bâtiments publics.

Alors qu’ils se dirigeaient vers le siège du gouvernorat, des gardes privés sont montés sur le toît du bâtiment pour stopper leur avancée.

Ils ont alors visé la foule. Ces tirs auraient fait un mort et une trentaine de blessés.

CET

16/02

 

Manifestation hostile au gouvernement régional.

Le Kurdistan irakien était sous le choc vendredi après la mort de deux jeunes gens survenue la veille au cours d'une manifestation hostile au gouvernement régional, et après le saccage de bureaux du principal parti d'opposition.

"Nous voulons une réunion du Parlement (kurde) dans les 48 heures, ainsi que la mise en place d'une commission d'enquête sur les derniers événements", a affirmé vendredi le Goran, principale formation d'opposition avec 25 députés sur 111 à l'Assemblée Nationale du Kurdistan.

"Nous voulons aussi que soient jugés ceux qui ont tiré sur les manifestants et punis les responsables de la sécurité qui se sont révélés incapables de protéger les sièges des partis", continue le parti dans un communiqué.

Selon Mohammad Toufic, porte-parole de Goran, sept des sièges de ce parti ont été incendiés et pillés jeudi soir à Erbil et Dohouk, après une manifestation violente d'opposants au régime à Souleimaniyeh, deuxième ville du Kurdistan.

"Nous considérons ces événements comme un tournant négatif pour la démocratie, qui se détériore dans la région", a noté ce responsable.

Un dirigeant de l'opposition, qui a refusé d'être identifié, a accusé des membres du Parti démocratique du Kurdistan (PDK, de Massoud Barzani) d'être les auteurs des exactions, ce qu'a démenti la présidence du Kurdistan.

"Ceux qui ont essayé d'attaquer (les bureaux de Goran) n'appartenaient pas au PDK. Il s'agissait d'une réaction d'indignation vis-à-vis de ce qui s'était passé à Souleimaniyeh", a indiqué vendredi à l'AFP Karim Zibari, porte-parole du bureau de Massoud Barzani.

Nawzad Hadi, le gouverneur d'Erbil, membre du PDK, a "condamné les actions contre les bureaux de Goran" à Erbil et Souleimaniyeh. "Il s'agit d'agissements irresponsables, non démocratiques, non civilisés", a-t-il déclaré, précisant devant la presse: "nous recherchons les auteurs".

Jeudi, près de 3.000 personnes, en majorité des jeunes, avaient manifesté à l'appel de l'Organisation de défense des droits et de la liberté, une ONG proche de l'opposition, contre la "corruption" du gouvernement régional. La région est dirigée depuis des décennies par le PDK et l'Union Patriotique du Kurdistan (UPK de Jalal Talabani).

La foule s'était dirigée vers les sièges des deux formations aux cris de "Gouvernement démission", "Du travail pour les chômeurs", "Les corrompus devant la justice".

Des manifestants avaient jeté des pierres sur le bâtiment du PDK et quand certains avaient tenté de le prendre d'assaut, des gardes avaient tiré en l'air puis les services de sécurité du parti et la police s'étaient déployés dans la rue.

Le bilan définitif est de deux morts, âgés de 25 et 18 ans, et de 54 blessés par balles, a affirmé à l'AFP Ricot Hama Rachid, responsable des services de santé de la province de Souleimaniyeh, à 270 km au nord de Bagdad.

Dans un communiqué publié jeudi soir, Massoud Barzani a accusé "un petit groupe de vouloir saboter la stabilité de la région et porter atteinte aux progrès significatifs de cette dernière décennie dans les domaines économique, social et politique".

Selon M. Zebari, "L'enquête commencera probablement demain (samedi) et visera à la fois les gardes du PDK et les organisateurs de la manifestation. Ils devront répondre devant la justice".

Safine HAMID

(AFP)

19/2

21/2

 Un manifestant de 17 ans a été tué dans des affrontements avec les forces de l'ordre à Souleimaniyeh, seconde ville du Kurdistan irakien, théâtre d'incidents depuis cinq jours

Ces affrontements ont également fait 48 blessés, a précisé Raykot Hama Rashid, responsable des services de santé de la province de Souleimaniyeh.

AP



L'Irak en chiffre: du 22-01-11 au 23-02


 

 

 

Tués

Blessés

 

 

 

 

 

Peuple irakien

7 + x

 48 + x

 

 

 

 

 

Usboys/Autres boys + miliciens

x

x

 

 

 

 

 

Policiers, armée et collaborateurs & miliciens

66

191 + x

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



2-1 Occupation de l'Irak

Politique

Des collaborateurs Irakiens

Maliki

Maliki s'engage à ne pas briguer un troisième mandat…

Nb

Le Premier ministre Nouri al-Maliki a affirmé samedi à l'AFP qu'il ne briguerait pas un troisième mandat, en estimant par ailleurs qu'il était "peut-être intolérable" pour la population égyptienne que son président ait pu rester près de 30 ans au pouvoir. |

"La Constitution n'interdit pas un troisième, un quatrième voire un cinquième mandat, mais j'ai personnellement décidé, et ce dès le début, de ne pas aller au-delà de ce mandat", a-t-il confié dans un entretien exclusif à l'AFP.

"J'espère modifier la Constitution pour fixer une limite à deux mandats de Premier ministre", a ajouté M. Maliki, dont le second gouvernement a été investi en décembre par le Parlement, plus de neuf mois après les élections législatives. Il avait formé son premier gouvernement en mai 2006.
"Deux mandats, huit ans, sont suffisants pour un Premier ministre, s'il a un programme, s'il est efficace et coopère avec le Parlement", a-t-il poursuivi.
"En toute humilité, j'ai été en mesure, pendant mon premier mandat, de faire face au confessionnalisme, à Al-Qaïda et à la détérioration des conditions de sécurité".
"Lors de ce mandat, je me concentre sur les services et la reconstruction", a-t-il ajouté, citant notamment les contrats pétroliers "qui vont sauver l'économie irakienne" et les chantiers dans le domaine de l'électricité.
"Je vais achever les projets lancés pour que mon successeur trouve des réalisations solides et une meilleure économie."
Interrogé sur ses intentions à la fin de son second mandat, il a indiqué qu'il entendait demeurer dans la politique car son pays avait "besoin" d'être reconstruit.
A l'heure actuelle, la seule limitation du nombre de mandats concerne le président de la République, qui ne peut pas en faire plus de deux de quatre ans.
M. Maliki a par ailleurs estimé justifiées les demandes des manifestants en Egypte. "Il n'y a pas de réelle démocratie dans la région à part l'Irak et une des formes de non-démocratie, c'est qu'un homme puisse rester 30 ou 40 ans au pouvoir", a déclaré le Premier ministre, âgé de 60 ans et qui a passé plus de 20 ans en exil.
"C'est peut-être intolérable pour les gens et le changement est nécessaire (...) En restant aussi longtemps au pouvoir dans son pays, il (M. Moubarak) entend signifier qu'il n'a confiance en personne à part lui et ceci entraîne le rejet par la population", a-t-il ajouté.
Le président Moubarak est arrivé au pouvoir en octobre 1981.
M. Maliki a souhaité que "le peuple égyptien réussisse à instaurer la démocratie. Il a le droit de s'exprimer sans être persécuté".
"En dépit de la pauvreté des services et de la mauvaise situation économique, les demandes des manifestants se concentrent sur la nature du régime, ce qui signifie qu'il y a un besoin de changer le régime pour aller vers la démocratie".
Il a estimé que la dictature de
Saddam Hussein ne pouvait être comparée à aucune autre. "Les manifestations auraient été terminées le premier jour car il aurait attaqué les manifestants avec des armes chimiques, comme il l'a déjà fait".
Il a par ailleurs justifié sa décision, annoncée la veille, de diminuer de moitié son salaire "à partir de février", en révélant pour la première fois qu'il percevait mensuellement 35 millions de dinars (environ 30.000 dollars).
"Les gros salaires risquent de créer de l'agitation dans la société et mènent vers la création de deux classes, l'une riche et l'autre défavorisée."
Il a indiqué que les rémunérations de la présidence de la République et celle du Parlement pouvaient atteindre le plafond de 80 millions de dinars (68.000 dollars).
"Je ne sais pas exactement combien ils (le président Jalal Talabani et le chef du Parlement Oussama al-Noujaifi) gagnent mais je sais que leur retraite est de 60 millions de dinars (51.000 dollars)."

Ahmad al-Rubaye

AP

05.02.

http://www.alterinfo.net/notes/?start=20


Politique intérieure & extérieure

L'Irak souhaite construire des relations stratégiques avec la Syrie...

Le président Jalal Talabani a déclaré samedi à Damas que son pays envisageait de construire des relations stratégiques avec la Syrie, a rapporté l'agence de presse officielle syrienne Sana.
Talabani a dit que l'Irak était prêt à développer les relations avec la Syrie dans tous les niveaux, lors de sa rencontre avec son homologue syrien Bachar al-Assad.
Les deux présidents ont discuté des moyens d'accélérer la mise en oeuvre des accords signés lors de la visite du Premier ministre irakien Nouri al-Maliki en Syrie en octobre 2010 et de la récente visite du Premier ministre syrien Naji Otri en Irak, selon Sana.
La Syrie et l'Irak avaient établi des relations diplomatiques en novembre 2006, après 26 ans de rupture.

Les responsables kurdes ont affirmé  que l'accord avec le Premier ministre Nouri al-Maliki, dans lequel Bagdad avalise les contrats signés par la région autonome avec des compagnies étrangères, a été conclu le mois dernier.

Source: xinhua

15.02.

http://www.romandie.com/infos/news2/110207165455.w7yl6lkg.asp


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