Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Avertir le modérateur

27/02/2011

n°570 - Journal de Palestine - 16-02 au 27-02 – Début - Obama menace les Palestiniens.


n°570  -  Journal de Palestine - 16-02  au  27-02 – Début - Obama menace les Palestiniens.



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal de Palestine

n°570                           16-02  au  27-02

C.De Broeder          &   M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire

Tiré a part

M.J. Rosenberg : Obama menace les Palestiniens.

Bill Van Auken : Les dépêches de Wikileaks révèlent les pourparlers de guerre américano-israéliens.

Le chef d’état-major US rassure Israël  après la chute de Moubarak .

La quasi-majorité des hommes politiques américains sont payés par Israël. 

Ils ont crié «Obama dégage !» à Ramallah  Les Palestiniens dénoncent le veto américain.

Suite

1 Résistance

Détails par région:

2 Décompte des pertes humaines

3 Politique

4 Politique Palestinienne

5Politique Israélienne

6 Politique internationale des territoires occupés 

8 Médias/Vidéos

8-1 Vidéo : Franck Abed reçoit Jacob Cohen (1/3)

9 Les brèves

9-1 Kadhafi appelle les réfugiés palestiniens à défiler contre Israël. 

9-2 El-Qods menacé par des projets militaires israéliens.  

10 Dossier

10-1 Leila Mazboudi : Les dessous du 39ème veto américain pro israélien, sur fond de révoltes arabes.

10-2 Amira Hass : Quand le filet qui protège la tyrannie israélienne se déchirera...

 



16-02 au 27-02: Peuple Palestinien :  4 tués   -  19 blessés

                         Occupants             :  0 tué    -     0 blessé



Tiré a part

M.J. Rosenberg : Obama menace les Palestiniens.

Barak Obama a pressé Mahmoud Abbas de bloquer une résolution du conseil de sécurité de l’ONU qui condamne les colonies

Il semble que l’attitude des USA envers les Palestiniens soit entrée dans une nouvelle phase : L’intimidation.

Jeudi dernier, le président Barak Obama a téléphoné à Mahmoud Abbas, le président palestinien, pour le presser de bloquer une résolution du conseil de sécurité de l’ONU qui condamne les colonies. Obama a tellement insisté pendant les 50 minutes qu’ils ont passé au téléphone que Abbas s’est senti obligé d’accepter de présenter la requête d’Obama au comité exécutif de l’OLP, l’Organisation de Libération de la Palestine (qui a confirmé sans surprise que Abbas devait refuser d’accéder à la requête d’Obama).

Et en voilà une requête !

Pour les Palestiniens les colonies israéliennes sont au coeur même du conflit israélo-palestinien. Après tout c’est l’engloutissement par Israël de la terre palestinienne qui empêchera probablement l’avènement d’un état palestinien.

Demander au leader palestinien d’accepter de faire opposition à une résolution condamnant les colonies c’est comme demander au premier ministre israélien de renoncer à la partie israélienne de Jérusalem.

D’ailleurs, même la requête de geler la construction dans les colonies pendant 90 jours (une requête contrebalancée par l’offre d’une aide supplémentaire de 3,5 milliards de dollars) a été perçue comme insultante par le gouvernement israélien. Le premier ministre Binyamin Netanyahu n’a pas pu se résoudre à y répondre (pensant sans doute qu’il recevra de toutes façons l’argent supplémentaire quand il le désirera). L’Administration alors a fait comme si elle n’avait jamais rien demandé, dans sa grande crainte de contrarier le moins du monde Netanyahu.

Mais il n’en est pas de même avec les Palestiniens pour des raisons évidentes (ils n’ont pas de poids politique à Washington). Et quand ils demandent le soutien de l’ONU contre les colonies, l’Administration n’hésite pas à exercer de très fortes pressions sur eux.

Mais pourquoi se donner tant de peine ? Car ce n’est pas une petite affaire quand le président des USA appelle un leader étranger et pour être honnête, le président de l’Autorité Palestinienne n’est pas exactement le président de France ou le premier ministre du Canada.

La raison pour laquelle le président Obama a donné ce coup de fil c’est qu’il veut absolument éviter d’avoir à opposer son veto à la résolution des Nations Unies qui condamne les colonies. Et on comprend facilement pourquoi.

Etant donné l’agitation qui secoue le Moyen Orient et l’opposition générale vigoureuse du monde arabe et musulman aux atermoiements des USA sur les colonies, la dernière chose que l’Administration désire c’est d’être obligée d’opposer son veto à une résolution qui condamne ces dernières.

C’est particulièrement vrai de cette résolution, qui est soutenue par 122 pays et qui incarne des orientations politiques que les USA défendent eux-mêmes depuis longtemps. L’intérêt évident des USA est soit de soutenir la résolution soit de s’abstenir.

Mais l’Administration s’y est refusé, car elle savait que si elle soutenait cette résolution l’AIPC (American Israel Public Affairs Committee) deviendrait fou ainsi que ses supporters au Sénat et à la Chambre des représentants (surtout à la Chambre dont certains membres ont déjà sonné l’alarme).

Et les appels des donateurs liés à l’AIPAC commenceraient à arriver pour le menacer de ne plus apporter leur soutien à la réélection du président s’il n’opposait pas son veto. Et Netanyahu ferait à Obama ce qu’il a fait à Clinton quand il était président : c’est à dire épauler les républicains (son préféré est l’ancien président de la Chambre Newt Gingrich) pour faire tomber Obama.

Quelle marche de manoeuvre restait-t-il donc à l’Administration ? Elle qui ne jugeait pas opportun d’opposer son veto mais qui craignait les représailles si elle ne le faisait pas ?

Plus tôt dans la semaine, elle avait envisagé d’obtenir du conseil de sécurité une déclaration (à la place d’une résolution) qui ne critiquerait les colonies que légèrement. Voilà, selon le ministère des affaires étrangères, la déclaration en question : "... exprime sa forte opposition à toute action unilatérale de n’importe lequel des deux camps qui présumerait de l’issue des négociation et qui ne sera pas reconnue par la communauté internationale, et réaffirme qu’il ne considère pas comme légitime l’activité incessante dans les colonies, activité qui constitue un sérieux obstacle au processus de paix." La déclaration condamne aussi "toutes formes de violence, y compris les roquettes envoyées de Gaza et souligne le besoin de calme et de sécurité des deux peuples."

Avez-vous remarqué si les colonies sont bien mentionnées dans la déclaration ? Lisez lentement. Elles y sont bien.

Quand on lit la déclaration, on comprend vite qui l’a rédigé. Elle ne parle pas seulement des colonies, elle mentionne des choses sans aucun rapport avec elles (dans ce contexte) mais qui sont chères à l’AIPAC comme "les roquettes envoyées par Gaza" qui n’ont rien à voir avec les colonies de Cisjordanie. En d’autres termes, c’est un document de travail rédigé par l’AIPAC à la Chambre, bien qu’on n’y trouve pas le traditionnel "Hourra à Israël" dont est coutumier le Congrès mais que le Conseil de Sécurité de l’ONU risque de ne pas apprécier.

Tout cela pour éviter d’opposer son veto à une résolution conforme à la politique des USA. Inutile de dire que la stratégie des USA a échoué. L’hypocrisie marche seulement quand elle ne se voit pas.

Comme je l’ai écrit plus tôt dans la semaine, voilà ce qui arrive quand les donateurs et non les diplomates conduisent la politique des USA. Il est regrettable qu’il leur soit indifférent de faire passer les USA pour la marionnette de Netanyahu aux yeux du monde entier.

Rosenberg

MJ. Rosenberg est un expert en politique étrangère confirmé de Media Matters Action Network. L’article ci-dessus est paru d’abord dans Foreign Policy Matters, qui fait partie de Media Matters Action Network.

On peut suivre le travail de MJ. Rosenberg sur Facebook ou sur Twitter

Al Jazeera

21 février 2011

Pour consulter l’original : http://english.aljazeera.net/indept...

Traduction : D. Muselet

URL de cet article 12843
http://www.legrandsoir.info/Obama-menace-les-Palestiniens-Al-Jazeera.html


Bill Van Auken : Les dépêches de Wikileaks révèlent les pourparlers de guerre américano-israéliens.
Des dépêches diplomatiques des USA citées par le quotidien norvégien Aftenposten font état d’entretiens entre des législateurs étasuniens et des officiels israéliens en vue de préparer la prochaine guerre au Moyen-Orient.
Ces documents font clairement ressortir à la fois les préparatifs d’Israël en vue d’une autre guerre d’importance dans la région et la soutien inconditionnel de membres du Congrès, démocrates et républicains, qui viennent apparemment en Israël recevoir les instructions de l’état hébreu sous le sceau du secret.
Aftenposten, le principal quotidien norvégien, a rapporté le mois dernier qu’il détenait les deux cent cinquante mille câbles diplomatiques secrets que Wikileaks a en sa possession et qu’il avait commencé à publier des articles basés sur ces documents sans publier les câbles eux-mêmes.
Un de ces câbles envoyé par l’ambassade des USA de Tel Aviv au Département d’Etat de Washington relate une rencontre entre une délégation du Congrès étasunien en visite qui était dirigée par l’ancien représentant des démocrates, Ike Skelton (le responsable de House Armed Services Committee qui ne fut pas réélu en novembre dernier) et le Lieutenant Général Gabi Ashkenazi, le chef d’état-major israélien, et qui a eu lieu le 15 novembre 2009. Un autre câble détaille un briefing donné par des généraux israéliens à une autre délégation menée par le sénateur étasunien Kirsten Gillibrand (démocrate, New York) les 2 et 3 septembre de la même année.

Selon le journal norvégien, les dépêches contenaient "le message clair" que "les préparatifs de l’armée israélienne en vue d’une nouvelle guerre au Moyen-Orient battaient leur plein."
Selon un câble de novembre 2009, le général Ashkenazi a dit que l’armée israélienne se prépare à attaquer " les mêmes secteurs que les fois précédentes, c’est à dire le Liban et la bande de Gaza."
Il a dit aux membres du Congrès étasunien en visite : "je prépare l’armée israélienne à une guerre de grande envergure parce qu’il est plus facile de réduire les opérations que de faire le contraire."
Ashkenazi a donné aux législateurs étasuniens une estimations exagérée de la soit disant menace que l’Iran, le Hezbollah libanais et le Hamas qui gouverne la bande de Gaza posent à Israël. Ces déclarations sont conformes à l’habitude invétérée d’Israël de dépeindre chacune de ses guerres d’agression comme des actes inévitables de self-défense.
Il a affirmé que les missiles balistiques iraniens ainsi que les roquettes stockées par le Hezbollah et le Hamas menaçaient la vie d’un million d’Israéliens, y compris les habitants de Tel Aviv.
Le général a affirmé que le Hezbollah détenait une réserve de quarante mille roquettes. Curieusement dans le briefing donné par l’armée israélienne au Sénateur Gillibrand un peu plus de deux mois plus tôt, le chiffre était de vingt mille, et cela comprenait aussi les roquettes anti chars et d’autres armes destinées uniquement à la défense du territoire libanais en cas d’invasion israélienne.

Le chef d’état major israélien a confié à la délégation étasunienne que l’armée israélienne envoie sans arrêt des drones sans pilote dans l’espace aérien libanais, au mépris complet de la souveraineté de ce pays, pour identifier les cibles à attaquer. Il a aussi exprimé sa gratitude à L’Agence Nationale de Sécurité Etatsunienne (NSA) pour son aide dans l’espionnage des ennemis d’Israël.

La dépêche rapporte aussi qu’Ashkenazi a dit aux élus étasuniens qu’Israël n’acceptera aucune restriction qui l’empêcheraient d’attaquer des secteurs urbanisés lors de sa prochaine guerre. Il prévenait apparemment les élus qu’il avait l’intention de se comporter encore plus sauvagement que pendant l’opération Cast Lead, l’invasion de trois semaines de Gaza de 2008-2009. Cette opération a coûté la vie à mille quatre cent Palestiniens, y compris plus de 900 civils dont plus de la moitié étaient des femmes ou des enfants. Ashkenazi a assuré les membres du Congrès que même si des "erreurs" avaient pu être commises jamais les soldats israéliens n’avaient intentionnellement visé des civils.
La même assurance fut donnée à la délégation menée par le sénateur Gillibrand lors du briefing de septembre 2009. Le général israélien Yoav Galant a dit aux politiciens étasuniens que l’armée israélienne avait agi avec "beaucoup de retenue" en "limitant sa puissance", affirmations qui ne soulevèrent apparemment aucune objection de la part de Gillibrand et de ses collègues.
L’officier israélien a affirmé que malgré la destruction massive que les Israéliens avaient opérée, le Hamas avait réussi a se procurer autant d’armes qu’il en avait avant l’invasion, signifiant par là que la prochaine guerre israélienne serait "plus difficile" que la précédente.

Un autre câble secret publié sur le net par Wikileaks en novembre dernier relate le déroulement d’un meeting de novembre 2009 du Joint Political Military Group (JPMG), une organisation étasunienne qui coordonne la politique des deux gouvernements. Le sujet principal de la discussion a été le programme nucléaire iranien, et les officiels de l’armée israélienne ont insisté sur le fait qu’il ne restait plus beaucoup de temps pour préparer une attaque militaire des installations iraniennes.
"Le GOI |[gouvernement d’Israël] a qualifié l’année 2010 d’année cruciale -si les Iraniens continuent à protéger et renforcer leurs sites nucléaires, il sera plus difficile de les atteindre et de les endommager" lit-on dans le document. "Les représentants des deux pays ont ensuite parlé de la livraison imminente de bombes anti-bunker GBU-28 à Israël, en précisant que le transfert devrait être effectué discrètement pour ne pas prêter le flanc à l’allégation que le USG aide Israël à préparer une attaque contre l’Iran."
La GBU-28 est une bombe à guidage laser de deux mille deux cent soixante huit kilogrammes que les USA ont fabriquée en préparation de la guerre du Golfe de 1991 contre l’Iraq. Elle a été dessinée pour pénétrer sous terre et pour traverser le béton armé dans le but de détruire les centres de commande et de contrôle iraquiens
.

Selon Aftenposten, Israël a reçu des USA cent de ces puissantes bombes pour les utiliser contre l’Iran.

Van Auken 
Dimanche 9 janvier 2011

http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Bill_Van-Auken.090111.htm


Le chef d’état-major US rassure Israël  après la chute de Moubarak .

Le plus haut gradé américain, l'amiral Mike Mullen, s'est efforcé lundi de rassurer ses interlocuteurs israéliens sur la solidité de l'alliance militaire entre Washington et Tel-Aviv, alors que de profonds bouleversements sont en cours dans la région.
"Le lien et les relations avec les forces armées israéliennes remontent à des décennies", a souligné l'amiral Mullen avant de rencontrer le président israélien Shimon Pérès à Jérusalem AlQuds occupée.
"La force de cette alliance est quelque chose dont chacun de nous dépend et qui est particulièrement importante durant ces temps très difficiles", a ajouté le chef d'état-major interarmées américain, en faisant allusion aux révolutions égyptienne et tunisienne.
De son côté, Peres a répondu : "pour nous, les Etats-Unis sont notre meilleur ami et nous sommes remplis de respect pour la grande armée américaine".
Les dirigeants israéliens ont exprimé ces derniers jours leurs inquiétudes que la révolte populaire contre le régime pro-occidental égyptien ne fasse le jeu des islamiques.
L'amiral Mullen a assisté lundi à l'intronisation du nouveau chef d'Etat major de l'armée israélienne, le général Benny Gantz, après une visite dimanche en Jordanie.  
Il s'est également entretenu avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le ministre de la guerre Ehud Barak, mais aucun détail n'a filtré de ces discussions.

17/02/2011

5/02/2011

 http://www.almanar.com.lb


La quasi-majorité des hommes politiques américains sont payés par Israël. 

Très puissant aux Etats-Unis, le lobby sioniste est le plus influent après celui d'armement car il paye la quasi-majorité des congressistes américains. Cela a été révélé par le journaliste américain, David Landorff lors d'une interview avec Press TV, expliquant que faute de mesure légale aux Etats-Unis pour accorder des crédits aux candidats, ce sont les riches lobbys sionistes qui paient les frais des campagnes électorales des hommes politiques. Lindorff a ensuite,indiqué que les hommes politiques tels que Cynthia McKinney qui ont tenu tête à Israël, ont été attaqués par l'AIPAC à tel point que de grands budgets ont été alloués pour lancer des campagnes à leur encontre.

 http://french.irib.ir v


Ils ont crié «Obama dégage !» à Ramallah  Les Palestiniens dénoncent le veto américain.
Quelque 3000 Palestiniens ont manifesté hier à Ramallah (Cisjordanie) contre l’Administration Obama, pour fustiger le veto américain au Conseil de sécurité de l’ONU à une résolution réclamant une condamnation de la colonisation juive.
Les manifestants ont brandi des banderoles dénonçant «l’arrogance» deWashington et proclamant la détermination des Palestiniens à ne pas reprendre les négociations de paix avec Israël tant que la colonisation se poursuit. Rassemblés sur la grande place Manara, ils ont scandé des slogans contre Barack Obama, qualifiant le président américain d’«homme méprisable», estimant qu’il avait trahi la cause palestinienne. «Dégage Obama, dégagez colons !», ont-ils crié.
La manifestation était organisée par le mouvement Fatah du président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas. Elle s’est dispersée dans le calme. «Le veto américain est un acte contre le peuple palestinien et sa liberté. Il soutient l’injustice, l’oppression et l’occupation (israéliennes)», a déclaré à la foule un membre du comité central du Fatah, Mahmoud Al Aloul.
Pour Tawfiq Terawi, un autre délégué du comité central du Fatah, le veto américain a exposé «la fausse affirmation que les Etats-Unis sont le pays de la liberté puisqu’ils annoncent officiellement leur soutien à l’occupation (israélienne) et aux colonies, à l’oppression et à l’injustice contre notre peuple».
Le fait accompli
Les Etats-Unis ont mis leur veto au Conseil de sécurité de l’ONU à un projet de résolution arabe, parrainé par 130 pays et condamnant la politique de colonisation israélienne dans les territoires palestiniens occupés.
Les 14 autres membres du Conseil, dont les Européens, ont voté en faveur de la résolution. Le président Abbas a qualifié samedi de «victoire de la diplomatie palestinienne» le fait que 14 membres du Conseil de sécurité sur 15 aient voté pour la résolution anticolonisation tandis qu’Israël se félicitait du veto américain et appelait à la reprise des négociations sans condition préalable. La direction palestinienne est toujours déterminée à obtenir une condamnation à l’ONU de la colonisation israélienne. Elle a l’intention «d’aller à l’Assemblée générale de l’ONU pour qu’elle adopte une résolution condamnant la colonisation et affirmant son illégalité, avant de retourner au Conseil de sécurité», a déclaré hier Yasser Abed Rabbo, secrétaire général du Comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP).
De son côté, un membre du comité central du mouvement palestinien Fatah a estimé, hier, que le veto des Etats-Unis au Conseil de  sécurité de l’ONU à un projet de résolution arabe qui condamne la colonisation dans les territoires palestiniens occupés «soutient l’occupation» israélienne. «Le veto américain est un acte contre le peuple palestinien et sa liberté. Il soutient l’injustice, l’oppression et l’occupation (israéliennes)», a déclaré Mahmoud Al Aloul, qui a participé à une manifestation en Cisjordanie contre la décision des Etats-Unis de bloquer ce projet, à l’appel du mouvement Fatah. De son côté, Tawfiq Terawi, un autre délégué du comité central du Fatah, a affirmé que le veto américain «a exposé la fausse affirmation que les Etats-Unis sont le pays de la liberté puisqu’ils annoncent officiellement leur soutien à l’occupation (israélienne) et aux colonies, à l’oppression et à l’injustice contre notre peuple».

 21.02.
http://www.elwatan.com/evenement/les-palestiniens-denoncent-le-veto-americain-21-02-2011-112767_115.php


n°570 - Journal de Palestine - 16-02 au 27-02 – Suite - Obama menace les Palestiniens.


n°570  -  Journal de Palestine - 16-02  au  27-02 – Suite - Obama menace les Palestiniens.



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal de Palestine

n°570                           16-02  au  27-02

C.De Broeder          &   M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire

Suite

1 Résistance

Détails par région:

2 Décompte des pertes humaines

3 Politique

4 Politique Palestinienne


1 La lutte pour la libération dans les  territoires occupés

Au jour le jour

Résistance

Manifestations anti-Obama.  

Des centaines de Palestiniens manifestaient, dimanche, à Ramallah, en Cisjordanie, contre l'administration Obama, pour fustiger le veto américain, au Conseil de sécurité de l'ONU, à une résolution réclamant une condamnation de la colonisation juive.
Les manifestants brandissaient des banderoles dénonçant l'arrogance de Washington et proclamant la détermination des Palestiniens à ne pas reprendre les négociations de paix avec le régime sioniste aussi longtemps que la colonisation se poursuivrait. Vendredi, les Etats-Unis ont mis leur veto, au Conseil de sécurité de l'ONU, à un projet de résolution arabe condamnant la politique de colonisation israélienne, dans les territoires palestiniens occupés. Les 14 autres membres du Conseil, dont les Européens, ont voté en faveur de la résolution.

20/2

http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/109455-manifestations-anti-obama-en-cisjordanie

Manifestations anti-américaines.

Quelque 5.000 Palestiniens ont manifesté, aujourd'hui, à Naplouse, dans le nord de la Cisjordanie, en protestation contre "le veto américain de la honte", au Conseil de sécurité de l'ONU, à une résolution réclamant un arrêt de la colonisation israélienne.
Les manifestants ont brandi des drapeaux palestiniens et des banderoles fustigeant l'administration Obama et appelant à l'unité du mouvement national palestinien. "Le veto américain place Israël au-dessus du droit international", pouvait-on lire, sur les banderoles. Les protestataires ont réclamé "la fin de la division" entre le parti Fatah du Président Mahmoud Abbas et son rival islamiste du Hamas au pouvoir à Gaza. Les Etats-Unis ont mis leur veto, le 18 février, au Conseil de sécurité, à un projet de résolution arabe jugeant "illégale" la colonisation, dans les territoires palestiniens occupés, et demandant son arrêt. Les 14 autres membres du Conseil, dont les Européens, ont voté en faveur de la résolution.

http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/109660-manifestations-anti-am%C3%A9ricaines-en-cisjordanie



Pertes des Résistants 

Bande de Gaza - Au jour le jour

Les troupes israéliennes d’occupation assassinent trois pêcheurs dans Gaza.

Al Des sources médicales palestiniennes ont annoncé que trois pêcheurs palestiniens ont été assassinés jeudi matin près de l’ancienne colonie connue sous le nom de « Dugit » au nord de la bande de Gaza.

Les sources médicales ont récupéré les corps dans la région de Beit Lahia dans le nord de la bande de Gaza après que l’armée israéliennes ait laissé entrer les ambulances. [Aucun explosif ni aucune arme n’ont été trouvés à proximité des 3 victimes, ce qui contredit totalement l’habituelle version israélienne selon laquelle ces 3 pêcheurs préparaient une attaque à proximité des limites du véritable ghetto qu’est Gaza - N.d.T]

Les martyrs ont été transférés à l’hôpital Kamal Adwan dans la ville de Beit Lahiya. Les corps ont été retrouvés complètement disloqués par un feu nourri des troupes israéliennes. Les mêmes sources médicales ont identifié les morts comme étant Jihad Khalaf, 21 ans, Ashraf al-Kteifan, 29 ans et Talaat al-Awagh, 25 ans.

Des sources palestiniennes ont déclaré que des tirs nourris ont été entendus de 2h15 jusqu’à l’aube et un hélicoptère israélien a été engagé dans l’agression contre les Palestiniens.

Al Qassam Website

17 février http://english.aljazeera.net/news/m...
http://www.qassam.ps/news-4181-Isra...

 

Frappes israéliennes sur Gaza - 16 blessés  24/02/2011

Dans la soirée d'hier mercredi 23 et tôt ce matin, les F-16 et les hélicoptères Apache israéliens ont à nouveau frappé la Bande de Gaza, et ont blessé au moins 16 personnes, dont deux sont dans un état critique, ont dit des témoins.
Un char israélien a ouvert le feu sur un groupe de Palestiniens à l'est de Gaza-ville. Le Mouvement Jihad Islamique a dit que trois de ses membres ont été blessés par les tirs des chars israéliens, positionnés à l'intérieur de Gaza, mercredi en fin de journée.
Deux autres Palestiniens ont été blessés par des tirs à Beit Lahiya. et encore une autre attaque par drones a ciblé l'est de Gaza-ville, blessant au moins deux personnes.
Les F-16 et les hélicoptères Apache ont survolé Gaza-ville, où les témoins ont entendu d'énormes explosions.
Le Hamas a dit qu'il a évacué tous ses postes de sécurité, bureau de police et immeubles gouvernementaux car d'autres attaques israéliennes sont prévisibles.

23-02

Source : Press TV

Traduction : MR pour ISM

 

Raids aériens israéliens sur Gaza,

Des avions de combat israéliens ont bombardé une position militaire appartenant aux brigades Ezzedine el Qassam au sud de la bande de Gaza, alors que trois autres avions ont mené un raid sur des terrains ouverts au centre et au sud de la ville. Trois Palestiniens ont par ailleurs été blessés dans un raid israélien à l’Est de Gaza.

Des sources palestiniennes ont confirmé que deux Palestiniens ont été blessés au cours d’un raid aérien sioniste contre le quartier Zaytoun à l’est de Gaza. Les brigades Al Qods, branche armée du Jihad islamique, ont annoncé que les blessés sont deux de leurs membres.

De même source on indique que les avions israéliens ont tiré un missile sur un site d’entrainement des brigades ezzedine el Qassam (branche armée du Hamas) dans le quartier Zaytoun, et un deuxième missile contre un autre site d’entrainement proche sans faire de victimes humaines. 

L’armée de l’occupation israélienne a comme de coutume justifié ses attaques, prétendant qu’elles surviennent en riposte au lancement de trois roquettes depuis la bande de Gaza, dont l’une a atteint une rue résidentielle près de Beersheva (Bir el Sabeh) et a provoqué d’importants  dégâts matériels, selon le chef de la municipalité de la ville.

Mercredi, les brigades Al Qods ont annoncé que l’un des combattants est tombé en martyr après avoir succombé à ses blessures infligées au cours d’une incursion militaire israélienne à l’Est de Gaza, précisant que les bombardements israéliens ont fait 11 blessés palestiniens, dont trois enfants atteints à la tête et à la poitrine.
 Des affrontements de plusieurs heures avaient alors opposés les forces de l’occupation aux combattants du Jihad islamique.
Les brigades Al Qods avaient riposté en lançant trois bombes contre les forces de l’occupation dans le quartier Zaytoun.
Par ailleurs, les brigades Abou Ali Moustapha, branche armée du Front Populaire de la Libération de la Palestine, ont attaqué le site militaire de Nahal Oz à l’est de Gaza et celui de Malaka, à l’Est du quartier Zaytoun, à l’aide de cinq roquettes.

24-02-2011

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=18&frid=18&eid=4123


Cisjordanie occupée par Israël depuis 1967 :  Au jour le jour

L'occupation prend d'assaut plusieurs zones à Bethléem et arrête 5 Palestiniens .

21/02     

Les forces d'occupation ont lancé, aujourd'hui à l'aube, le lundi 21/2, une vaste campagne de raids dans de nombreux villages dans la ville de Bethléem au sud de la Cisjordanie, arrêtant 5 citoyens palestiniens.

Des sources locales ont affirmé que les forces occupantes ont envahi le village de Biter et ont enlevé 3 ouvriers.

Les forces occupantes ont pris d'assaut le village de Hussan en arrêtant un citoyen palestinien âgé de 29 ans à son domicile.

D'autres sources ont déclaré au Centre palestinien d'information que les forces sionistes ont également pris d'assaut le village de Beit Fajjar au sud de la ville, enlevant un citoyen palestinien qui a 35 ans.

http://www.palestine-info.cc/



2 La Palestine en chiffre (Depuis le début de l'Intifada le 25 septembre 2000)



Civils & résistants tués                                                                            :  7.101

Palestiniens blessés                                                                               :  54.864

Internationaux blessés                                                                             : 192 (chiffre tout a fait minimal)

(balles réelles ou caoutchoutées, gaz lacrymogène, autres moyens)

Arrêtés     :                                                                                            :  47.733

En prison :                                                                                             : 11.800

Pacifistes en prison ou arrêtés                                                                  : 108

Autres actes           

Journalistes tués                                                                                      : 9

Journalistes blessés                                                                                :  ? + 38

Nombre de maisons palestiniennes détruites ou partiellement démolies       :  66.275

 

2-2 Occupants:

Israéliens  tués                                                                                        : 1.210

                                                                                                                ( 359 militaires/policiers)

Israéliens blessés                                                                                     : 6633


Les chiffres indiqués sont  vérifiés par le recoupement des chiffres des pertes communiqués par la résistance & les médias occidentaux & XINHUANET (Chine)  



3 Politique Palestinienne

a) Bande de Gaza

Gouvernement

Le Hamas rejette le remaniement ministériel de l’Autorité palestinienne.  

Le mouvement de résistance palestinien Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, a dénoncé lundi la décision du président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, de charger son Premier ministre Salam Fayyad de former un nouveau gouvernement.
Selon son porte-parole à Gaza, Sami Abou Zouhri, ce remaniement n’est qu’un changement « de pure forme", appelant les Palestiniens et les pays donateurs à ne pas traiter avec ce gouvernement.
"Quel que soit le changement ce peau du gouvernement, il restera dépourvu de légalité juridique, parce qu'il n'est pas le choix du peuple et n'a pas obtenu la confiance du Conseil législatif", a souligné dans un communiqué ce responsable du Hamas.
Le mouvement a remporté les dernières élections législatives palestiniennes en 2006.
Selon un communiqué du responsable du bureau de presse gouvernemental à Gaza, Hassan Abou Haschich, "la démission fait partie de la série de décisions et mesures prises par le régime (de l'Autorité palestinienne) comme le départ de Saëb Erakat, la convocation d'élections municipales puis présidentielle et législatives ... et ceci indique une crise de cette équipe".
Le principal négociateur palestinien, Saëb Erakat, a démissionné samedi de ses fonctions afin "d'assumer sa responsabilité pour le vol de documents dans son bureau", de surcroît "falsifiés" selon lui.
Cela fait suite à la diffusion en janvier par la chaîne AlJazira de centaines d'archives sur les pourparlers avec Israël de 1999 à 2010.
M. Fayyad, en fonctions depuis 2007, a présenté lundi matin la démission de son gouvernement au président de l'Autorité palestinienne. Il a aussitôt été chargé de constituer un nouveau cabinet.

14/02
 http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=2441&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=20&s1=1



b) Cisjrdanie

MM Abbas & Salam Fayyad.

Saree Makdisi : Le peuple palestinien trahi.

Les documents publiés par Al Jazeera montrent à quel points les dirigeants palestiniens sont lâches et combien ils étaient disposés à vendre les droits de leur peuple. Pourtant, tout ce qu’ils avaient à offrir n’a pas suffi à Israël.

Une fuite massive de documents diffusés par Al Jazeera et The Guardian offre une preuve irréfutable que des années de négociations entre Israéliens et Palestiniens ont été une totale imposture.

Les documents indiquent clairement que le moment est venu pour les Palestiniens et tous ceux qui s’intéressent à la cause de la justice, d’abandonner la plaisanterie de la diplomatie officielle et de poursuivre dans d’autres voies, plus créatives et non-violentes, pour la réalisation d’une paix réelle et juste.

La divulgation de ces documents, en supposant qu’ils soient authentiques - et Al-Jazeera et The Guardian affirment les avoir authentifiés - sont des notes prises dans les coulisses d’une décennie de négociations entre les Palestiniens et Israël.

Numéro après numéro, ces documents montrent les négociateurs palestiniens désireux de céder sur le fond, offrant d’abandonner une grande partie de Jérusalem, d’accepter des colonies illégales d’Israël en Cisjordanie, de collaborer avec les forces d’occupation israéliennes dans la répression de la dissidence dans les territoires occupés - allant jusqu’au meurtre de frères palestiniens - et même de renoncer au droit au retour pour la très grande majorité des Palestiniens chassés de leurs foyers par Israël en 1948.

Les documents offrent un démenti formel à l’affirmation d’Israël selon quoi il aspire à la paix mais qu’il lui manque un « partenaire » palestinien. Et ils renforcent le sentiment qu’Israël n’a suivi ces négociations que pour gagner du temps afin d’exproprier plus de terres palestiniennes, de démolir plus de maisons palestiniennes, d’expulser plus de familles palestiniennes et de construire plus de colonies à l’usage exclusif des colons juifs en territoire occupé militairement, consolidant ainsi de nouvelles réalités sur le terrain qui feraient d’un Etat palestinien une impossibilité géophysique.

Quiconque en doute n’a qu’à parcourir les documents divulgués, qui montrent Israël repoussant une concession géante palestinienne l’une après l’autre. Et ce n’était pas Israël sous Benjamin Netanyahu, mais sous le soi-disant plus libéral Ehud Olmert et sa ministre des Affaires étrangères, Tzipi Livni, qui affirmaient être engagés dans le processus de paix.

Dans une abjection sans vergogne, les négociateurs palestiniens se sont prosternés et ont pratiquement abandonné chaque objectif majeur pour lesquels leur peuple a lutté et s’est sacrifiés pendant 60 ans, seulement pour les Israéliens impériaux disent encore et encore : non, non, et non.

De toute évidence, tout ce que les Palestiniens ont à offrir ne suffit pas pour Israël.

La révélation majeure du dossier, en effet, est l’image qu’ils fournissent du point jusqu’où les négociateurs palestiniens étaient prêts à aller pour s’attirer les bonnes grâces d’Israël.

Des hommes comme Saeb Erekat, Mahmoud Abbas et Ahmed Qoreï - les principaux négociateurs palestiniens durant toutes ces années - appartiennent à un genre que l’on trouve dans tous les conflits coloniaux de l’époque moderne. Face à la puissance écrasante brutale avec laquelle les Etats coloniaux ont toujours cherché à briser la volonté des peuples autochtones, ils adoptent la lâche faiblesse que la situation semble dicter. Convaincus que le colonialisme ne peut être vaincu, ils cherchent à se tailler un petit rôle de direction à partir duquel ils pourraient être utiles [à la puissance coloniale], même si c’est au détriment de leur propre peuple.

Ces hommes, nous devons nous en souvenir, n’ont pas été élus pour négocier un accord avec Israël. Ils n’ont aucune légitimité, zéro crédibilité et ne peuvent en rien prétendre représenter le réel point de vue des Palestiniens.

Et pourtant, ils étaient apparemment disposés à négocier le retrait du droit qui se trouve au cœur même de la lutte palestinienne, un droit qu’il ne leur appartient pas d’abandonner - le droit au retour des Palestiniens dans les foyers d’où ils ont été chassés au moment de la création d’Israël en 1948 - en acceptant l’insistance d’Israël que seul un petit échantillon de quelques milliers de réfugiés devraient être autorisés à rentrer, et que les millions d’autres devaient tout simplement disparaître (ou - comme nous apprenons maintenant que les États-Unis l’ont suggéré - accepter d’être expédiés au loin [...] en Amérique du Sud).

Les documents montrent également les négociateurs palestiniens prêts à trahir les Palestiniens vivant en Israël, en acceptant l’auto-définition d’Israël en tant qu’Etat juif, en sachant que cela condamnerait la minorité non juive palestinienne d’Israël - qualifiée « d’Arabes israéliens » qui constituent 20% de l’Etat - non seulement au racisme institutionnalisé auquel ils font déjà face, mais à la perspective d’une purification ethnique (les documents révèlent que Livni a soulevé à maintes reprises l’idée que les terres habitées par de larges secteurs de la population palestinienne d’Israël devraient être « transférées » à un futur Etat palestinien).

Tout cela a été offert dans la poursuite d’un « Etat » qui existerait en pièces détachés, sans véritable souveraineté, sans aucun contrôle sur ses propres frontières, l’eau ou l’espace aérien - mais un « Etat » où le rôle [des négociateurs] serait de le commander.

Et tout cela a été dédaigneusement rejeté par le gouvernement israélien qui soit-disant recherche la paix, avec la complicité des États-Unis, devant lesquels les Palestiniens sont allés se plaindre, comme s’ils étaient un intermédiaire honnête alors même qu’il est devenu plus clair que jamais que c’est tout le contraire.

Ce que ces documents prouvent, c’est que les négociations diplomatiques entre d’abjects Palestiniens et de réticents Israéliens bénéficiant de l’appui illimité et inconditionnel des Etats-Unis, n’amèneront jamais la paix. Aucun accord signé par ces couards ne sera jamais accepté par le peuple palestinien.

Heureusement, la plupart des Palestiniens ne sont pas aussi brisés et sans espoir que ces soi-disant dirigeants. Chaque jour, des millions de Palestiniens, hommes, femmes et enfants du peuple résistent aux diktats de la puissance israélienne, si ce n’est en refusant de renoncer et de s’en aller - en allant à l’école, dans leurs champs, en s’occupant de leurs oliveraies.

Refusant les dictats de la force brute et la realpolitik à laquelle leur soi-disant dirigeants ont cédé, les Palestiniens ont déjà mis au point une nouvelle stratégie qui, en changeant les règles du jeu telles qu’imposées par Israël, transforment toutes les forces israéliennes en une forme de faiblesse. Face à des chars, ils se tournent vers des formes symboliques de protestations qui ne peuvent pas être empêchées ; confrontés à la brutalité, ils exigent la justice ; face à l’Apartheid, ils revendiquent l’égalité.

Les Palestiniens ont tiré les leçons de Soweto (1), et ils ont lancé une campagne à la fois locale et globale de manifestations, d’appels au boycott et aux sanctions qui offre le seul espoir d’amener les Israéliens - comme leurs prédécesseurs Afrikaners - à la raison.

Note :

(1) 16 juin 1976 : les troupes du régime d’Apartheid sud-africain ont massacré ce jour-là plusieurs centaines d’écoliers et d’étudiants qui manifestaient contre l’imposition d’un enseignement exclusivement en langue afrikaans, la langue de la minorité blanche du pays.

Saree Makdisi 

Saree Makdisi est professeur de littérature anglaise et comparée à l’UCLA. Il est l’auteur de, entre autres livres, Palestine Inside Out : An Everyday Occupation.

4 février 2011

Source : Info Palestine



4) Politique Israélienne

Gouvernement

N.Raad  : Projet de loi israélien contre toute campagne de boycott . 

La commission de la loi et de la constitution à la Knesset israélienne a promulgué en première lecture un projet de loi interdisant « toutes les campagnes de boycott contre l’Etat d’Israël », qu’il s’agisse de campagne à l’intérieur ou hors d’Israël.
La loi stipule que toute partie responsable de la promotion d'une campagne de boycott ou qui contribue ou procure des informations à cette campagne sera traduite en justice, et que le tribunal aura le droit de lui imposer des indemnisations chères au profit des victimes de cette campagne, même si les personnes visées ne subissent aucun dégât!
Réagissant à ce projet de loi au cours de la séance, le député palestinien à la Knesset Jamal Zahalqa a indiqué que cette loi s’oppose au droit à la liberté de l’expression, et au droit aux activités politiques, soulignant que le boycott est une arme légitime dans tout combat contre l’occupation, la répression et les politiques coloniales et racistes.
« Le boycott a démontré son efficacité dans plusieurs pays du monde et a contribué à mettre fin au régime de l’apartheid en Afrique du Sud », a-t-il dit, ajoutant que « la simple proposition de cette loi démontre la nécessité de poursuivre le boycott, et prouve une fois de plus que le régime israélien n’est pas démocratique comme le prétendent ses médias.
N.Raad

16/02/2011

  http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=2791&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=22&s1=1


Les grandes manœuvres 

Révélations WikiLeaks : Omar Suleiman est l’homme des Israéliens

La préférence des Israéliens pour le nouveau vice-président égyptien, Omar Suleiman, a été divulguée à travers des documents obtenus par Wikileaks.

Omar Suleiman, le vice-président égyptien récemment nommé, est depuis longtemps considéré par Israël comme le successeur favori d’Hosni Moubarak, le président actuel, selon une dépêche diplomatique obtenue par Wikileaks, le site Web dénonciateur, et publiée par le quotidien britannique, The Telegraph.

Selon un mémo daté d’août 2008, David Hacham, un haut conseiller au ministère israélien de la Défense (MoD), a déclaré à des responsables américains que les Israéliens espéraient que Suleiman, nommé Soliman dans certains mémos, deviendrait président (en Egypte).

« Hacham a noté que les Israéliens croient que Soliman est susceptible de servir au moins une présidence intérimaire si Moubarak décède ou est frappé d’incapacité », dit le câble envoyé depuis l’ambassade américaine à Tel-Aviv.

« Nous nous en remettons à l’ambassade du Caire pour l’analyse des scénarios d’une succession égyptienne, mais il ne fait aucun doute qu’Israël est le plus à l’aise avec la perspective d’Omar Soliman, » dit la note, citant des diplomates américains.

Le mémo disait Hacham plein d’éloges pour Suleiman, allant jusqu’à dire qu’une « hot line avait été mise en place entre le ministère de la Défense et le général égyptien, et était devenue d’usage quotidien ».

Suleiman a été chef des services secrets en Égypte depuis 1993 et il fait de fréquentes visites en Israël et à joué le rôle de médiateur dans le conflit avec les Palestiniens.

Il a été nommé vice-président en Egypte le mois dernier, alors que des manifestations de masse dans le pays demandent la fin immédiate du pouvoir vieux de 30 ans de Moubarak.

Hillary Clinton, la secrétaire d’Etat américaine, a soutenu Suleiman ce samedi, le présentant comme le meilleur candidat pour mener une « transition » alors que le gouvernement Moubarak continue à s’agripper au pouvoir.

Moubarak a déclaré qu’il entendait seulement quitter ses fonctions en septembre à la fin de son mandat actuel. Mais ce mardi Suleiman a annoncé que Moubarak mettrait en place un comité qui procéderait à des modifications constitutionnelles et législatives afin de permettre un transfert du pouvoir.

Les questions soulevées

Le rapport du Telegraph vient s’ajouter à celui publié lundi par l’agence Reuters, qui a également été destinataire d’une fuite de mémos diplomatiques via Wikileaks.

Reuters a signalé que Suleiman avait déjà sévèrement critiqué l’opposition des Frères musulmans d’Egypte dans ses communications avec les autorités américaines.

De façon significative, Suleiman a tenu une réunion avec les dirigeants de l’opposition, y compris les Frères musulmans, ce dimanche, dans le but de mettre fin à une crise politique qui a vu des centaines et des centaines de milliers de personnes descendre dans la rue pour s’opposer au règne de Moubarak.

Les mémos divulgués soulèvent des questions quant à savoir si Suleiman pourrait être considéré comme un intermédiaire honnête dans les négociations concernant les prochaines étapes que l’Egypte doit franchir.

Dans les câbles obtenu par Reuters, Suleiman aurait dit à des responsables américains que les Frères musulmans étaient à l’origine de la création de groupes armés, notamment « le Jihad islamique égyptien et le Djamaa Islamiya [Groupe islamique] ».

Il a également conseillé de prendre « une ligne particulièrement dure contre Téhéran », et dans un mémo daté du 2 janvier 2008, Suleiman est cité comme disant que l’Iran représentait « une menace importante pour l’Egypte ».

« Techniquement illégal »

Le câble obtenu par Reuters poursuit en disant : « Le danger principal, selon Soliman, a été l’exploitation par le groupe [des Frères musulmans] de la religion pour influencer et mobiliser le public. »

Il poursuit : « Soliman qualifie le succès récent des Frères Musilmans dans les élections législatives comme malheureux », ajoutant qu’à son avis, bien que le groupe était techniquement illégal, « les lois égyptiennes ont été insuffisantes pour les maintenir en échec. »

Les élections visées étaient celles de novembre et décembre 2005, dans lesquelles les Frères musulmans ont fait des gains substantiels.

L’inclusion des Frères Musulmans dans les négociations de l’opposition avec Suleiman est considérée comme importante puisque le groupe est officiellement interdit en Egypte, bien que ses activités soient [plus ou moins] tolérées.

Le document obtenu par le Telegraph a également révélé que Suleiman a exploré l’idée d’autoriser les troupes israéliennes dans la zone frontière égyptienne dite de Philadelphie, dans le but d’arrêter le transfert d’armes pour les combattants palestiniens dans Gaza.

Moubarak a longtemps essayé de présenter sa dictature en Egypte comme un contrepoids à une « menace islamiste ».

« Dans leurs moments de plus grande frustration, (le ministre égyptien de la Défense) Tantawi et Soliman ont chacun fait valoir que les FDI (Forces de défense israéliennes) seraient « les bienvenues » si elles envahissaient à nouveau Philadelphie, si l’idée des FDI était que cela empêcherait la contrebande », dit le même mémo.

Le mémo révèle ensuite que Suleiman voulait « faire souffrir Gaza de la faim, mais sans la faire mourir de faim » et que le Hamas, le groupe palestinien qui gère l’enclave assiégée, devait être « isolé ».

Al Jazeera

09-02

http://www.inversalis-productions.eu:80/blog/2011/02/revelations-wikileaks-omar-suleiman-est-l'homme-des-israeliens/


Jonathan-Simon Sellem  : Blackwater, l’armée privée américaine débarque à Ramallah

C’est fait. Les américains augmentent leur présence au Proche-Orient. Un accord vient d’être signé entre le groupe américain Blackwater (armée privée) et l’Autorité Palestinienne. Blackwater a été invité par le gouvernement Obama à signer l’accord de coopération dans le but de sécuriser les Territoires disputés et de protéger les leaders du Fatah d’un éventuel coup d’état orchestré par le Hamas.

Le chef des forces de sécurité palestiniennes, Dmeiri Adnan, a confirmé l’arrivée du personnel de sécurité. Au départ, l’accord devait rester discret mais le Hamas, furieux, a rendu l’affaire publique.

Le but de l’opération du Hamas était de montrer que le Fatah est tellement corrompu qu’il demande aux américains de le protéger.

Mais côté Fatah, pour ne pas trop froisser la population antioccidentale, on affirme que Blackwater ne va « que protéger les américains qui vivent dans les territoires ». Dmeiri ose même ajouter que « ces personnels ne vivront pas dans les zones palestiniennes ». Pourquoi, il croyait que des gens civilisés veulent vivre au Moyen-âge ?

Côté Hamas, on en rajoute une couche : « L’Autorité Palestinienne de Ramallah coopère ouvertement et pleinement avec les services secrets américains. Ce n’est plus l’Autorité Palestinienne mais l’Autorité Internationale ! Et tout cela ne vise qu’un seul objectif : opprimer le peuple palestinien, sa sécurité, sa liberté et permettre à l’occupation israélienne d’écraser ceux qui défendent la cause palestinienne. »

« L’arrivée du personnel de sécurité Blackwater en Palestine représente le plus grand danger pour la vie et la souveraineté des Palestiniens », ajoute le Hamas.

Pour quelques observateurs, la venue de Blackwater, spécialisée dans la sécurisation des lieux à haut risque (comme en Irak), est bien la preuve que le Hamas met l’Autorité Palestinienne en danger. Toutes les semaines, des “cadres” du Fatah sont interpellés après avoir reçu des pots-de-vin du Hamas pour “retourner leur veste le moment venu”. Il ne se passe pas un jour sans qu’une cache d’armes du Hamas soit découverte par la police du Fatah.

La situation ressemble plus à un début de guerre civile qu’autre chose.

23/2

Jonathan-Simon Sellem – JSSNews


Sur le terrain.

L'armée démolit le village d'al-Arakib pour la 20ème fois

Les forces d'occupation ont démoli, ce matin jeudi 17/2, le village d'al-Arakib au Néguev occidental au sud de la Palestine occupée en 1948, pour la 20e fois en moins de 24 heures après la démolition d'hier, encerclant les habitants du village qui manifestent sur le lieu.

Des sources locales ont déclaré que les bulldozers d'occupation ont arraché les tentes installées par les habitants près du cimetière du village, puis ont encerclé les citoyens en colère en les empêchant de circuler dans le voisinage du cimetière.

Le haut comité du suivi des villages non reconnus au Néguev a annoncé son intention d'entamer une série de mesures de protestation face aux pratiques oppressives sionistes contre les habitants d'al-Arakib, dont une marche importante dans la ville de Bir Saba.

Il est à noter que le prétendu "Fonds des terres d'Israël" essaye de s'emparer les terres du village d'al-Arakib dans le cadre du plan de judaïsation du Néguev, dont la disparition de dizaines des villages bédouins non reconnus .

17/02

 http://www.palestine-info.cc/


Situation dans les geôles israéliennes

Un militant palestinien des droits de l’homme condamné à neuf ans de prison (AIC)

Le militant palestinien des droits de l’homme Ameer Makhoul a été condamné dimanche 30 janvier à neuf années de prison pour espionnage et contact avec un agent étranger.

Makhoul qui était directeur de Ittijah (l’union des associations de la communauté arabe) et président du comité public pour la protection des libertés politiques a été arrêté le 6 mai 2010 par la police et les services généraux de sécurité israéliens. L’inculpation initiale incluait également l’aide à l’ennemi (Hezbollah) en temps de guerre, ce qui en Israël est puni de prison à vie.

Makhoul a signé un plea bargain avec les autorités israéliennes le 27 octobre 2010 selon lequel il aurait une réduction de peine avec un chef d’inculpation réduit (à condition d’accepter de plaider coupable NdT).

"Mon mari est puni sévèrement aujourd’hui pour avoir lutté pour la justice sociale et politique. Il a été traité injustement et le but de sa condamnation est d’effrayer la population arabe d’Israël" a dit Janan, la femme de Makhoul au Palais de Justice dimanche.

Son frère, Issam Makhoul qui est un ancien membre de la Knesset a dit à Ynet news d’Israël : "Cela n’a rien à voir avec la sécurité de l’état. Ils veulent l’empêcher de s’exprimer. Il s’agit de persécution politique à l’encontre d’un homme qui a fait beaucoup de bien et qui n’a jamais causé aucun tort à l’état. Il a toujours agi conformément à la loi."

Après que les services généraux de la sécurité israélienne aient fait irruption dans le domicile de Ameer Makhoul à Haifa à six heures du matin et l’aient arrêté, il a été conduit dans les locaux de la sécurité israélienne où on l’a empêché de voir un avocat et sa famille pendant presque deux semaines. C’est pendant ce laps de temps qu’il a reconnu tout ce dont on l’accusait. Il y a de fortes présomptions que ses aveux aient été obtenus pas la force.

Selon le docteur Hatem Kanaane, président du comité populaire de défense et de solidarité crée pour défendre Ameer Makhoul : "Ameer, sa famille, ses hommes de loi et le comité de solidarité nous avons tous ensemble pris la mesure de la situation à laquelle nous étions confrontés et considéré que le mieux pour Ameer était d’accepter un plea bargain."

Le docteur Kanaane a ajouté que "Après avoir été privé de sommeil pendant 16 jours attaché à une chaise dans une position considérée comme de la torture, Ameer leur a dit qu’il signerait tous les fausses accusations qu’ils voulaient. Il était brisé."

Bien que les autorités israéliennes aient confisqué plusieurs ordinateurs et de nombreux documents appartenant à Ameer, à l’organisme Ittijah et à la famille d’Ameer, et aient enregistré plus de 30 000 conversations téléphoniques d’Ameer au cours des deux années précédentes, elles n’ont trouvé aucune preuve contre Ameer en dehors de ses aveux.

Selon Orna Kohn de Adalah (le centre légal pour les droits de la minorité arabe d’Israël) qui est un des avocats de Makhoul : "La loi israélienne a une définition très large des soi disants délits contre la sécurité de l’état ce qui permet de criminaliser des comportements ou des actions que personne ne s’attend normalement à voir figurer dans le code criminel. En conséquence il est très facile au procureur de convaincre la Cour que quelqu’un est coupable."

Quand un Palestinien est accusé de mettre la sécurité de l’état en danger il est quasiment impossible qu’il ne soit pas condamné à une peine de prison, même s’il y a peu ou pas du tout de preuve pour appuyer les accusations. Ameer a maintenant rejoint les milliers d’autres prisonniers palestiniens qui servent des peines dans les prisons israéliennes pour des crimes qu’ils n’ont jamais commis. Sa famille, ses amis et la communauté arabe qu’il a servis si fidèlement attendent impatiemment sa libération.

Avant qu’on lui notifie sa peine, Makhoul a osé déclarer : "Je considérerai toute peine que vous m’infligerez comme un acte cruel et agressif contre le peuple arabe et sa lutte légitime ici et dans le monde entier. Nous allons voir si la Cour est une Cour de Justice ou le Shin Bet, si on y rend la justice ou si on y obéit au Shin Bet. J’ai avoué ce dont on m’accusait car il ne m’a pas été possible de faire autrement et j’ai l’intention de continuer à oeuvrer en toute légalité pour la population palestinienne d’Israël."

3 février 2011

Tania Kepler.

Pour consulter l’original : http://www.alternativenews.org/engl...

Traduction : D. Muselet

URL de cet article 12676
http://www.legrandsoir.info/Un-militant-palestinien-des-droits-de-l-homme-condamne-a-neuf-ans-de-prison.html

http://www.legrandsoir.info:80/Un-militant-palestinien-des-droits-de-l-homme-condamne-a-neuf-ans-de-prison.html


L'isolement, une vraie tragédie pour le captif palestinien ainsi que pour sa famille. 

 « Nous voulons sortir de ces tombes ; nous y moisissons ; nous y mourons ; et personne ne fait attention à nous, personne n’entend nos cris. » Ainsi s’exprime un Palestinien détenu dans les prisons sionistes. En effet, personne ne vient les sauver de cette mort lente, dans des tombes sombres préparées par les bourreaux israéliens pour être leur dernière demeure. C’est la plus dure sanction utilisée à l’intérieur des prisons : ni air, ni lumière. Pas de repos physique, pas de repos psychologique. Ainsi, les occupants israéliens privent les captifs palestiniens de leurs droits les plus élémentaires, surtout avec cette politique d’isolement.

Tuer toute chose

Fawad Al-Khafach, directeur du centre Ahrar pour les études des captifs et des droits de l’homme, parle de cette politique menée par les services de renseignements sionistes : « Il est très difficile de définir leurs souffrances. Les visites sont interdites. Connaître leurs conditions de vie est presque impossible. Ceux qui ont vécu une telle expérience parlent de ces souffrances inqualifiables. C’est vraiment la mort à petit feu. Et c’est pour un oui ou pour un non que les prisons israéliennes pratiquent cette sanction d’isolement. L’isolement pourra prendre quelques heures, comme quelques années ! Un semblant de jugement est rendu par un officier, le directeur adjoint de la prison ou le directeur lui-même. Chaque prison comporte un lieu consacré à cet isolement ».

Il y a trois sortes d’isolement, ajoute Al-Khafach. Le premier est un isolement individuel. Le captif se voit dans une cellule très étroite, privé de toute condition élémentaire de vie, sans parler de frappes, d’insultes, d’humiliations. Tout est bon pour briser le captif et pour le couper de la vie humaine.

L’administration des prisons israéliennes est devenue maîtresse en la matière : rendre la vie impossible aux captifs. La liste des interdictions est suffisamment longue pour briser le moral du captif.

Les bourreaux israéliens font tout pour couper le captif du monde extérieur. Il aura l’impression de vivre dans une tombe, une vie humaine qui souffre le martyre tous les jours, toutes les heures, toutes les minutes. Il est privé de visite, des études, de tout, ajoute Al-Khafach.

Le bourreau traite le captif isolé avec beaucoup de mépris. A tout moment, il pourra être l’objet d’une inspection à nu. Et le captif n’aura le doit à la récréation qu’avec les mains et les pieds enchaînés. Et il pourra être privé de cette heure de repos, si le bourreau n’est pas de bonne humeur ! Parfois, les captifs peuvent rester en isolement pendant des années, comme c’est le cas d’Ibrahim Hamed, de Hassen Salama, d’Abdallah Al-Barghouthi.

La deuxième sorte d’isolement, explique Al-Khafash, est l’isolement à deux. Deux captifs seront enfermés dans une seule cellule. Souvent, ils ne s’entendent pas bien ; ils vivront alors un calvaire plus dur encore que l’isolement individuel ; c’était le cas de Jamal Abou Al-Hayja, d’Ahmed Saadat et d’Abbas Al-Sayyed.

La troisième sorte d’isolement est pratiquée à trois ou plus. C’est un isolement moins dur, mais les conditions de vie restent par ailleurs moins bonnes que dans les cellules normales.

Les tombes des vivants

Des centaines de captifs sont passés par là, en particulier les dirigeants des captifs. C’est le cas de Mahmoud Issa, qui se déplace d’une cellule d’isolement à l’autre depuis plus d’une décennie.

Actuellement, la liste des captifs isolés se rallonge. Plusieurs dirigeants des factions palestiniennes s’y trouvent, à l’instar d’Ahmed Saadat, Abbas Al-Sayyed, Hassan Salama, Ahmed Al-Maghribi, Abdallah Al-Barghouthi, Ibrahim Hamed, Jamal Abou Al-Haydja, Saleh Dar Moussa, Hocham Al-Charbati, Ahed Ghalma.

Le mouvement des captifs palestiniens compte prendre des mesures pour contrer cette politique qui essaie de tuer l’homme palestinien et de briser son moral, dit Al-Khafach. 
23 février


 

Source : CPI
http://www.palestine-info.cc/...


n°570 - Journal de Palestine - 16-02 au 27-02 – Fin - Obama menace les Palestiniens.


n°570  -  Journal de Palestine - 16-02  au  27-02 – Fin - Obama menace les Palestiniens.



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal de Palestine

n°570                           16-02  au  27-02

C.De Broeder          &   M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire

6 Politique internationale des territoires occupés 

8 Médias/Vidéos

8-1 Vidéo : Franck Abed reçoit Jacob Cohen (1/3)

9 Les brèves

9-1 Kadhafi appelle les réfugiés palestiniens à défiler contre Israël. 

9-2 El-Qods menacé par des projets militaires israéliens.  

10 Dossier

10-1 Leila Mazboudi : Les dessous du 39ème veto américain pro israélien, sur fond de révoltes arabes.

10-2 Amira Hass : Quand le filet qui protège la tyrannie israélienne se déchirera...

 




5) Politique Internationale

Organisations Mondiales & régionales

Ligue arabe

La Ligue arabe lance une sévère mise en garde à Israël  

15/02/2011

 La Ligue arabe hausse le ton. Elle avertit, clairement, le régime sioniste d’Israël de ne pas essayer d'abuser des événements qui secouent certains pays arabes, pour poursuivre, en douce, la colonisation, et la judaïsation de Qods.

Le Secrétaire général adjoint de la Ligue arabe chargé des affaires palestiniennes, Mohammed Sabih, affirme qu'Israël cherche à appliquer ses projets, pour construire davantage de colonies, sur les territoires palestiniens, et qu'il exploite les développements en cours, pour accélérer la colonisation, s'imaginant que, pour le moment, la question palestinienne s'est éclipsée aux yeux des Arabes. Dans le même temps, les ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe entendent se réunir, le 3 mars, au Caire, pour débattre des développements de la région, après la chute d'Hosni Moubarak. Ce sera, certes, une réunion différente, vu l'absence de Moubarak, comme l'évaluent les analystes. Il est vrai qu'Hosni Moubarak était l'ami fidèle d'Israël, son plus grand allié arabe et son protecteur. L'Egypte jouait un rôle déterminant, dans la mise à exécution des politiques qu'entreprenait Israël vis-à-vis du monde arabe. N'oublions pas que le Premier ministre israélien et les autres responsables de l'entité sioniste ont toujours soutenu Hosni Moubarak, face aux protestations populaires contre ce dictateur égyptien, appelant même les pays occidentaux, notamment, les Etats-Unis, à le soutenir. La chute d'Hosni Moubarak, après trois décennies de règne sans partage, mettra, politiquement et militairement, dans l'impasse, le régime sioniste. Tel-Aviv s'est, déjà, déclaré inquiet de l'émergence d'un nouveau Moyen-Orient, qui serait une menace sérieuse pour Israël. Il semble que les prochaines réunions de la Ligue arabe, notamment, sa session annuelle, à Bagdad, le 29 mars 2011, déclarée par le représentant permanent de l'Irak à la Ligue arabe, englobent des sujets importants et stratégiques, au tournant de cette phase cruciale où se trouve la région. Fondée, le 22 mars 1945, avec six pays, à savoir l'Egypte, l'Arabie saoudite, l'Irak, la Syrie, le Liban, le Yémen et la Jordanie, la Ligue arabe regroupe, maintenant, 22 pays du Sud-Ouest de l'Asie, du Nord et du Nord-Ouest de l'Afrique.

 http://french.irib.ir/analyses/commentaires/item/109173-la-ligue-arabe-lance-une-severe-mise-en-garde-a-israel


Nations unies

Navi Pillay critique Israël.  

12/02 
La Haut commissaire des Nations unies aux droits de l'Homme, Navi Pillay, a fustigé, vendredi, les autorités sionistes, pour avoir pris à la légère le sort des centaines de milliers de Palestiniens lésés par les politiques de colonisation menées par Israël.

Au terme de sa visite de six jours, dans les territoires occupés de la Palestine, La haute Commissaire s’est dite «frappée par la condescendance dont font preuve les autorités israéliennes, face aux questions touchant le sort des Palestiniens affectés par la barrière de séparation et ou encore l’implantation des colonies».

 http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/109005-navi-pillay-critique-israel


Ue

Le projet d’échanges de données personnelles entre l’UE et Israël condamné par l’IPSC.

Cette mesure va laisser des millions de citoyens potentiellement à la merci d’un vol de leur identité, parrainé par leur État, du même genre que ce que nous avons connu à Dubaï en janvier de l’année dernière ; effectivement, c’est une acceptation tacite de la légitimation de tels actes de terrorisme d’État que commet Israël.

La Campagne Solidarité Irlande/Palestine a condamné aujourd’hui la décision de la Commission européenne déclarant qu’« Israël offrait le niveau suffisant de protection des données à caractère personnel » et donnant ainsi le feu vert au « transfert de données à caractère personnel des citoyens de l’Union européenne à Israël ».

Le gouvernement irlandais avait antérieurement tenté de bloquer cette relation de partages de données, mais en vain.

Condamnant cette approbation de la Commission, la présidente nationale de l’IPSC, Freda Hugues, déclare : « Il s’agit d’une initiative scandaleuse au nom de la Commission européenne. Israël est un pays qui s’est servi de passeports de ressortissants irlandais, allemands, britanniques et français pour perpétrer l’assassinat extrajudiciaire d’un membre du Hamas à Dubaï, l’année dernière - et il n’y a aucune raison de croire que c’était la première ou la seule action illégale de cette sorte. Par conséquent, que la Commission autorise le transfert de données à caractère personnel concernant des citoyens de l’Union européenne à cet État voyou serait risible si ce n’était une question aussi manifestement grave. Cette mesure va laisser des millions de citoyens potentiellement à la merci d’un vol de leur identité, parrainé par leur État, du même genre que ce que nous avons connu à Dubaï en janvier de l’année dernière ; effectivement, c’est une acceptation tacite de la légitimation de tels actes de terrorisme d’État que commet Israël. »

Mme Huges critique également la nature partisane de l’Union européenne quand il s’agit d’Israël : « Cela fait partie d’une tendance plus large au sein de l’UE par laquelle, en dépit des déclarations hypocrites et de circonstance critiquant les violations israéliennes des droits de l’homme, l’UE et ses États membres œuvrent à développer et à affermir les relations économiques et symboliques avec Israël. Par exemple, la "recherche scientifique" est une forme extrêmement lucrative de coopération de l’UE avec Israël. Israël participe à plus de 800 projets avec des universités et entreprises européennes, pour un montant évalué à 4,3 milliards d’€. En 2013, il est prévu qu’Israël reçoive plus de 500 millions d’€ de subventions européennes. En Irlande, nous devrions tous être scandalisés par le fait que le représentant de l’Irlande à la Commission européenne, Maire Geoghegan-Quinn, soit la personne chargée de gérer ces subventions. Parmi les bénéficiaires, on trouve les fabricants d’armes, tels que Elbit et Israel Aerospace Industries, qui construisent les drones et les avions qui servent régulièrement à attaquer la population de Gaza. »

Mme Hugues réitère l’appel d’IPSC pour qu’il soit mis fin à l’impunité israélienne, et spécialement pour exclure Israël à titre suspensif de l’Accord Euro-Med : « Israël ne craint aucune répercussion pour ses actions de la part de l’UE et de ses États membres, parce que ces institutions persistent à lui permettre d’agir en toute impunité. L’Accord Euro-Med entre Israël et l’UE accorde à Israël un accès privilégié au marché européen. L’article 2 de cet Accord stipule clairement que l’application de l’accord est conditionnée par le respect, par Israël, « des droits de l’homme et des principes démocratiques » un respect considéré comme un « élément essentiel » de l’accord. Israël a violé de façon flagrante le droit international à maintes occasions et il doit être suspendu de cet accord préférentiel sur cette base - et pourtant, aucun État membre de l’UE et aucun commissaire de l’UE n’a jamais soulevé cette possibilité. En tant que tel, il faut nous interroger sérieusement sur l’engagement de l’UE dans la protection des droits de l’homme ». (1)

Et Mme Hugues de conclure : « Je recommande à toute personne concernée par cette tendance à une plus grande coopération UE/Israël - qui équivaut en réalité à récompenser les Israéliens pour leur terrorisme contre les Palestiniens - de lire l’excellent livre de David Cronin sur la question : "L’alliance de l’Europe avec Israël : aider l’occupation" ».(2)

(1) - Ndt : Une résolution a été adoptée par le Parlement européen le 10 avril 2002, par 269 voix pour, 208 voix contre et 22 abstentions qui demande la suspension des accords UE-Israël. Voir notamment le point 8 de cette résolution :

8. (le Parlement européen) demande au Conseil et à la Commission de convoquer d’urgence le Conseil d’association UE-Israël pour transmettre sa position au gouvernement israélien en lui demandant de respecter les dernières résolutions de l’ONU et de réagir positivement aux efforts déployés actuellement par l’UE pour parvenir à une solution pacifique au conflit ; demande à la Commission et au Conseil, dans ce contexte la suspension de l’Accord d’association euroméditerranéen UE-Israël.

Cette décision de nos élus européens n’a jamais été appliquée.

(2) Voir : L’alliance de l’Europe avec Israël de David Cronin

Voir aussi l’interview de David Cronin par Sarah Irving sur le site L’Islam en France sur la parution de son livre.

17 février

Campagne Solidarité Irlande/Palestine

10 février 2011 - IPSC (Campagne Solidarité Irlande/Palestine) –

publié sur Alternative Information Center

traduction : JPP



7 Monde

1  Egypte

 L'Egypte rouvre le terminal de Rafah, à la frontière avec la bande de Gaza

Le terminal de Rafah, à la frontière entre l'Egypte et la bande de Gaza, a été rouvert comme prévu mardi 22 février par les autorités égyptiennes pour "les Palestiniens qui veulent partir [de l'enclave côtière], au rythme de trois cents par jour", a annoncé un responsable du Hamas.

Le régime des sorties n'est "pas encore clair", a-t-il ajouté, indiquant néanmoins penser que les personnes autorisées à entrer en Egypte par Rafah seraient comme précédemment les patients munis de certificats médicaux, les étudiants en Egypte et les détenteurs de nationalités étrangères.

FERMÉ DEPUIS LE 30 JANVIER

"Plus de trois mille personnes se sont enregistrées auprès de nous pour voyager", a précisé le responsable, espérant que le terminal puisse à terme rester ouvert vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Il fonctionne actuellement de 11 heures locales (10 heures à Paris) à 16 heures (14 heures à Paris).

Rafah, seul point d'entrée de la bande de Gaza à ne pas être contrôlé par Israël, était fermé depuis le 30 janvier en raison du soulèvement populaire en Egypte qui a provoqué la chute du président Hosni Moubarak le 11 février.

La fermeture du terminal a bloqué en Egypte des milliers de Palestiniens, principalement des malades partis se faire soigner ou opérer d'urgence mais aussi des étudiants et des familles.

LEMONDE.FR avec AFP |

22.02.

 http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2011/02/22/l-egypte-rouvre-le-terminal-de-rafah-a-la-frontiere-avec-la-bande-de-gaza_1483543_3218.html#xtor=AL-32280184



8 Médias/Vidéos

8-1 Vidéo : Franck Abed reçoit Jacob Cohen (1/3)

http://www.dailymotion.com/video/xevhol_franck-abed-recoit-jacob-cohen-1-3_news#from=embed



9 Les brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

9-1 Kadhafi appelle les réfugiés palestiniens à défiler contre Israël.  

Le numéro un libyen Mouamar Kadhafi a exhorté les réfugiés palestiniens à suivre l'exemple des révolutions tunisienne et égyptienne et à se masser aux frontières israéliennes jusqu'à ce que le régime sioniste se plie à leurs demandes.  « Nous vivons le temps des révolutions populaires dans le monde arabe, et cette vague de révolution ne doit pas épargner les Palestiniens, a affirmé Kadhafi. « Ce n'est pas une déclaration de guerre que je lance ici, mais un appel en faveur de la paix qui devra entraîner des foules de réfugiés palestiniens, résidant en Jordanie, au Liban en Libye et en Syrie vers les frontières d’Israël, les mobiliser là, jusqu’à ce qu’ils aient gain de cause, a-t-il expliqué à la télévision d’état. Le dirigeant libyen a proposé l’installation des camps près des frontières de l’entité sioniste, si ce dernier se refusait à s’incliner.

14/02

 http://french.irib.ir


9-2 El-Qods menacé par des projets militaires israéliens.  

La ville palestinienne d'El-Qods est menacée par des projets israéliens prévoyant le transfert d'écoles militaires juives sur un lieu saint de l'Islam, ont rapporté hier des médias. Selon ces sources, l'occupant israélien veut transférer à El-Qods-Est des écoles militaires situées près de Tel-Aviv, un projet qui menace le symbole du patrimoine religieux palestinien et des musulmans. Israël prévoit le transfert des ces écoles militaires sur une superficie de 3,2 hectares à El-Qods-Est, un secteur qu'il a annexé en 1948. Une annexion vivement dénoncée et non reconnue par la communauté internationale. Ce projet juif, annoncé par le ministère israélien de la Guerre, prévoirait la construction de logements pour 1.400 militaires, de salles de conférences, de salles de sports, de bureaux et de bibliothèques à El-Qods-Est. Cette énième provocation israélienne aggrave davantage une situation catastrophique dans les territoires palestiniens occupés, et menace de tuer toute chance de relancer le processus de paix israélo-palestinien, à l'arrêt depuis fin octobre 2010 en raison de la poursuite de la colonisation juive. Outre ses projets militaires, l'occupant israélien ne cesse d'approuver de nouveaux plans de colonisation à El-Qods et en Cisjordanie, ce qu'a suscité de fortes indignations des Palestiniens. La communauté internationale s'est contenté jusqu'ici, de condamner ce genre de violations israéliennes, mais sans adopter des mesures fermes pour mettre un terme aux agressions et aux dépassements quotidiens israéliens contre le peuple palestinien.
l Par ailleurs, Marwane Al-Barghouthi, membre du comité central du mouvement palestinien Fatah a appelé, hier, à un grand soulèvement populaire pour mettre fin à l'occupation israélienne, soulignant la nécessité de relancer le dialogue interpalestinien dans l'immédiat afin de mettre un terme aux divisions internes et unir les rangs palestiniens.
M. Al-Barghouthi, détenu dans une prison de l'occupation israélienne depuis avril 2002, a appelé, dans un communiqué, à se préparer pour le lancement d'un vaste soulèvement populaire avec la participation de toutes les forces palestiniennes avec comme slogan "Il est temps d'en finir avec l'occupation" pour recouvrer la liberté et l'indépendance de la Palestine, et permettre le retour des réfugiés palestiniens dans leurs terres. Il a, par ailleurs, mis en exergue le besoin de relancer le dialogue intarpalestinien dans l'immédiat afin de mettre un terme aux divisions internes et unir rangs des Palestiniens face à l'occupant israélien qui poursuit sa politique de répression et de colonisation dans le territoires occupés.
Ce dialogue national palestinien a été également souligné par le mouvement Hamas à Ghaza qui a appelé à "une révision générale" de la situation politique intérieure de la Palestine, afin a-t-il dit, de remettre de l'ordre dans la maison palestinienne bâtie sur des bases solides.

18/02

 http://www.elmoudjahid.com/fr/actualites/9296



10 Dossier

Ndlr :La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

10-1 Leila Mazboudi : Les dessous du 39ème veto américain pro israélien, sur fond de révoltes arabes.

Ce ne fut une surprise pour personne, que les Etats-Unis opposent leur veto à une résolution arabe condamnant la politique de colonisation israélienne.
Il faut dire que c’est la 39ème fois depuis 1967, que Washington l’oppose  dans la tribune onusienne, pour empêcher une condamnation d’Israël. Certains vetos contestaient des textes condamnant la colonisation dans les territoires palestiniens de 1967.

Mais ce vendredi, le veto américain résonnait tout seul dans l’enceinte du Conseil de sécurité. Sans abstention, ni absence parmi les  14 autres membres du Conseil.

Le texte parrainé par quelque 130 pays affirmait que "les colonies israéliennes établies dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967, y compris Jérusalem-Est, sont illégales et constituent un obstacle majeur à la réussite d'une paix juste, durable et globale".
Mêmes la France, le Royaume-Uni et l'Allemagne ont tenu à rappeler après le vote "le caractère illégal" de la colonisation et "la menace" qu'elle constituait pour une solution à deux Etats.
Indifférente, l’administration d’Obama est allée jusqu’au bout pour son premier veto.
Question de satisfaire toute seule l’entité sioniste, qui a remercié le président Obama et appelé les Palestiniens à reprendre immédiatement et sans conditions préalables les négociations directes.
Au mépris de la colère des Palestiniens, exprimée avec fadeur vendredi, par la voix de l’un de ses principaux négociateurs de l’Autorité Yasser Abed Rabbo. Lequel a regretté une « décision malheureuse, déséquilibrée et qui affecte la crédibilité de l’administration américaine », et rapporté un engagement pour "réévaluer" la position de l’Autorité.

En effet et plus que jamais, ce 39ème veto américain  montre que les procédés du gouvernement de Mahmoud Abbas pour restituer les droits du peuple palestinien n’ont aucune efficacité. 
S’étant soumis sans contrepartie aux diktats israélo-américains, en sacrifiant la résistance et l’unité palestiniennes, il manque d’atouts de force pour pouvoir imposer ses conditions.

De plus, le veto montre aussi que Washington n’a jamais été sérieux dans ses efforts de trouver une solution juste au conflit israélo-palestinien, dans le cadre des résolutions onusiennes et des frontières de 1967.
Il apporte une nouvelle preuve à la conviction selon laquelle la super puissance, de par les conférences qu’elle organise, et les engagements qu’elle donne (dont le plus éclatant celui d’inscrire en 2012 un état palestinien à l’ONU)  ne fait que disséminer de faux espoirs  aux Palestiniens et Arabes qui prônent la négociation comme moyen de restitution des droits du peuple palestinien.
Et qu’elle continue de faire en sorte !
Comme en témoigne l’absurdité de l’explication affichée peu après le vote, par l'ambassadrice américaine à l'ONU Susan Rice : « Le projet de résolution s’il avait été adopté aurait pu encourager les parties à demeurer en dehors des négociations ».
Un tour en rond qui consacre le principe de négocier pour négocier.
Ainsi que sa prétendue admission que la colonisation israélienne détruit "la confiance entre les parties" et menace "les perspectives de paix"…
De la poudre aux yeux, pour camoufler ce soutien  inconditionnel à l’entité sioniste.

Mais cette fois-ci le timing du veto est particulièrement délicat.
Survenu à  un moment où plusieurs régimes alliés des USA sont confrontés à des contestations, "cela n'est pas fait pour améliorer leur image à un moment particulièrement sensible", a appréhendé un diplomate américain sous couvert d'anonymat après le vote.

Ce qui explique les raisons pour lesquelles les Américains ont  cherché à éviter le veto, en tentant jusqu’à la dernière minute de convaincre les Palestiniens de renoncer à la résolution et d’adopter à la place une déclaration de la présidence du Conseil de sécurité. 
Ce qui explique aussi l’obstination d’Abbas, qui en insistant sur le texte de la résolution, à l’insu du veto,  affiche au grand jour les véritables intentions américaines sur les colonisations. Voire sur le processus de paix en général.

La tactique n’est pas si ingénieuse. Le veto américain n’étant que le prolongement de la position molle de Washington, il y quelques mois, face au refus de Tel Aviv sa demande d’un nouveau moratoire sur les  colonisations. Sans compter les 38 autres vetos…
Au temps du réveil des peuples arabes, Abbas devrait faire plus pour l’exploiter en faveur du peuple palestinien…

Leila Mazboudi

Publié le 20 février


10-2 Amira Hass : Quand le filet qui protège la tyrannie israélienne se déchirera...

Le moment où la machine de la répression israélienne se désintégrera parce les hommes qui la composent se sont mis à réfléchir au lieu d’obéir n’est pas encore arrivé. Amira Hass, Haaretz, 02.02.11

Il y a un moment miraculeux dans les soulèvements populaires quand la peur de la machine répressive ne fait plus reculer les masses populaires et quand la machine se désagrège et laisse apparaître ses composantes qui sont aussi des hommes. Des hommes qui cessent d’obéir et se mettent à réfléchir.

Quand ce moment arrivera-t-il pour nous ? Un groupe d’hommes d’affaire palestiniens avait envisagé la possibilité de rejoindre la lutte populaire de villages proches de Ramallah contre le mur de séparation. C’était avant les révoltes en Tunisie et en Egypte. Finalement, comme me l’a expliqué un participant, ils ont pensé qu’ils ne pouvaient pas se permettre de prendre part à de telles activités car le lendemain "Beit El" (le surnom qu’on donne à l’Administration Civile (des territoires palestiniens occupés - NdT) dont la base se trouve près de la colonie qui porte ce nom) leur retirera tous les permis spéciaux (principalement pour pouvoir se déplacer - NdT) qui leur permettent d’avoir une activité professionnelle.

L’exemple de ce qui est arrivé à d’autres dans des circonstances similaires (par exemple les permis VIP des officiels haut placés du Fatah qui avaient daigné participer à une ou deux manifestations ont été abrogés) est suffisant pour créer la peur.

Une machine répressive ne s’appuie pas seulement sur les armes et sur la torture dans des caves. Comme l’a montré le régime soviétique, la bureaucratie est l’épine dorsale d’un tel système. C’est la même chose pour nous en Israël : loin d’être une société démocratique transparente comme cela se devrait, Israël a créé une bureaucratie complexe et invisible qui contrôle complètement la liberté de mouvement des Palestiniens et donc la liberté du trouver un emploi, de se procurer des moyens de subsistance, de faire des études, la liberté de tomber amoureux, de fonder une famille et autres libertés fondamentales.

Un régime qui ne respecte pas ces libertés est automatiquement qualifié de "tyrannique." Nous avons échappé à ce qualificatif parce que dans notre cas, c’est une tyrannie collective exercée par les Juifs israéliens ( ceux qui profitent du système) contre les Palestiniens. Les représentants de cette tyrannie collective, qui se manifeste par la violation systématique du droit sacré de la propriété de l’autre et par une discrimination systématique à son encontre, sont des officiers de l’armée qu’on admire, des officiels du Ministère de la Défense dont on dit du bien, des architectes, des entrepreneurs, etc...Mais les libertés se moquent des qualificatifs ; et un peuple entier en est toujours privé.

La machine israélienne de répression a réussi à fabriquer une filet de protection qui s’appelle l’autorité palestinienne. Elle fait tout ce qu’elle peut pour que le statu quo ne change pas et qu’aucune lumière ne vienne révéler et faire voler en éclat le mirage de la prospérité économique et du développement des institutions nationales.

La manifestation organisée par l’intermédiaire de facebook devant le bureau des représentants égyptiens à Ramallah a été brisée par les forces de sécurité de l’autorité palestinienne. Le jeune homme qui a appelé à manifester a été recherché, arrêté et interrogé longuement. Le Hamas a aussi peur de la lumière. Environ 25 personnes appelées par facebook se sont rassemblées lundi sur la place du soldat inconnu de Gaza pour exprimer leur soutien aux Egyptiens. Elles aussi eurent affaire à des forces de sécurité peines d’ardeur. Six femmes ont été arrêtées.

Tôt ou tard, les filets protecteurs que la tyrannie israélienne a réussi à se donner se déchireront. Les masses envahiront-elles alors les rues et briseront-elles les barrages et les barrières, marcheront-elles sur Sheikh Jarrah, Silwan et Psagot (quartiers de Jérusalem Est colonisés par les Israéliens NdT) comme mes collègues Akiva Eldar et Aluf Benn l’ont prédit ?

Ne nous faisons pas d’illusions. Il n’y aura pas de confusion. Les soldats israéliens recevront des instructions claires. L’armée israélienne de l’opération Cast lead sera à la hauteur de sa réputation. Même si la marche est composée de 200 000 civils désarmés, l’ordre sera de tirer. Il n’y aura pas seulement 10 morts parce que l’armée de Cast Lead aura à coeur de se surpasser. Le moment où la machine de la répression israélienne se désintégrera parce les hommes qui la composent se sont mis à réfléchir au lieu d’obéir n’est pas encore arrivé.

 

De la même auteure :

  Affaiblir le Hamas ? Ouvrez les portes de Gaza 
  
Un ordre militaire israélien va permettre la déportation en masse des Palestiniens de Cisjordanie 
  
Amal Samuni et les sept éclats d’obus 
  
Bil’in et Ni’lin sont déclarés zones militaires fermées 
  
Comment on cède aux colons à Beit Sahur 
  
Israël restreint les permis de travail pour les personnels des ONG 
  
Israël a fait de tous ses citoyens des colons

Adresse courriel d’Amira Hass : amira@haaretz.co.il

jeudi 3 février 2011 - 06h:35

Amira Hass

2 février 2011 - Haaretz - Pour consulter l’original :
http://www.haaretz.com/print-editio...
Traduction : D. Muselet

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=10095


 

 

Source : Al Manar
http://www.almanar.com.lb/...

 



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


26/02/2011

n° 511 - Dossier & Point de vue d'Irak - 25-02. – Début - : 1-1 Pays en ruine mais…


n° 511 - Dossier & Point de vue  d'Irak - 25-02. – Début  - : 1-1 Pays en ruine mais…



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre


Les Dossiers d'Irak

n° 511                                                      25/02/11

C.De Broeder & M.Lemaire



 

Le " Dossier d’Irak  " est visible  sur ...

a) sur nos blogs : http://www.dhblogs.be/categories/International.html  http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

c) Sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dir...

d) Sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

e) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

f) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez nous contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be

 



Sommaire :  

1 Brèves

1-1 Pays en ruine mais…

L'Irak négocie avec les Etats-Unis et la France l'achat d'avions militaires.  

2 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

2-1 Gilles Munier : Jacques Vergès et la défense de Saddam Hussein et de Tarek Aziz.

Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

3-1 Manlio Dinucci : Il y a vingt ans la première guerre de l’après Guerre froide.

Opinion

4-1 Aymane Chaouki : La peur arabe : Un aveu d'échec de la politique américaine au Moyen-Orient ?

Fin

5 Annexe

5-1 René Naba : Golfe Armement: Autant en emporte le vent .

5-2 Armes bactériologiques : Que s'est-il passé ce mercredi 26/1 à Dugway?

5-3 La console de jeu, une arme contre le stress post-traumatique des soldats américains(…).




Avant propos

Les militaires américains usent d’un terme générique- Al Qaida- pour désigner les résistants qui osent leur résister...



1 Brèves

1-1 Pays en ruine mais…

L'Irak négocie avec les Etats-Unis et la France l'achat d'avions militaires.  

28/01/2011

L'Irak négocie avec les Etats-Unis et la France l'achat d'avions militaires pour protéger son espace aérien.
Le gouvernement a autorisé mercredi le Premier ministre -et ministre de la Défense par intérim- Nouri al-Maliki à négocier avec les Américains le premier paiement du contrat des F-16, selon un communiqué du conseil des ministres.
Le 6 janvier, en marge des cérémonies du 90ème anniversaire de l'armée irakienne, le général Anouar Hama Amine, commandant de l'armée de l'air, avait confié aux journalistes qu'il espérait recevoir en 2013 les F-16 américains.
Par ailleurs, la France a fait une offre pour la vente de 18 Mirage F1 afin de permettre à l'Irak de pouvoir assurer la protection de son espace aérien dès 2012, a indiqué à l'AFP jeudi l'ambassadeur de France en Irak, Boris Boillon.
"L'Irak doit protéger sa souveraineté et pour ce faire, la France a proposé de vendre 18 Mirage F1 rétrofités qui peuvent être livrés dès la fin 2011 et immédiatement opérationnels, car beaucoup de pilotes irakiens ont été entraînés dans le passé sur ce type d'appareil", a-t-il précisé.
Le prix de la vente de ces appareils, qui seront dotés d'armement ultra-moderne, ne dépasse pas un milliard de dollars. "Ce prix modeste n'obèrera pas la capacité financière de Bagdad d'acheter des F16 américaines", a-t-il dit.
"Cette vente s'inscrit dans la cadre d'une proposition sur un plan global militaire aérien que la France a soumis à ce pays", a souligné l'ambassadeur.
Le 14 décembre, le gouvernement irakien avait indiqué que les négociations avec les Etats-Unis portaient sur l'obtention de six F-16.
Début septembre, le général Michael Barbero, alors adjoint du commandant des forces américaines en Irak, avait identifié l'absence d'une flotte d'avion multirôles comme une des principales carences de l'armée irakienne fin 2011.

http://www.almanar.com.lb



2 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

2-1 Gilles Munier : Jacques Vergès et la défense de Saddam Hussein et de Tarek Aziz.
Gilles Munier 29 janvier

Extrait de l’interview de Jacques Vergès (Afrique Asie - février 2011)

Dossier : Jacques Vergès, l’anticolonialiste (20 pages)

Dans les kiosques ou sur : http://www.afrique-asie.fr

Propos recueillis par Gilles Munier et Majed Nehmé

Vous avez pris la défense du Président Saddam Hussein, en faisant partie du groupe d’avocats constitué à cet effet, puis vous vous en êtes retiré : pourquoi ?

   J’ai accepté la défense de Saddam Hussein à la demande d’une dizaine de membres de sa famille que j’ai rencontrés à Paris, Genève et Sanaa, au Yémen*.

    Je me suis retiré à partir du moment où une de ses filles, qui était l’invitée d’honneur du Roi de Jordanie, s’est prononcée contre ma présence et pour celle d’autres personnes. J’ai pensé que la famille étant divisée à ce moment là, la défense était handicapée et je ne voulais pas m’imposer dans une défense qui était vouée à l’échec.

Mais vous aviez eu le temps d’entreprendre des démarches…

   Oui, j’avais fait une démarche auprès du Président de la République, en France, et auprès des ambassades du Royaume uni, des France et de la Russie, sur le respect des droits de l’homme dans les procès qui allaient s’ouvrir en Irak. J’étais également l’avocat pressenti de Tarek Aziz.

   J’avais reçu une réponse un peu formelle de la Russie et, surtout, une lettre très détaillée de M. Gourdeau-Montagne, conseiller diplomatique du Président Chirac. Il me disait que l’Irak était partie prenante au Pacte international sur les droits civiques qui prévoyaient la liberté de la défense et il était tenu de respecter des règles élémentaires dans ce domaine ; règles qui de toute évidence n’étaient, selon moi, pas respectées.

Ces démarches pourraient-elles être relancées en direction du gouvernement français ?

   Je pense que la rupture dont parlait le candidat Nicolas Sarkozy ne concerne ni la politique étrangère ni les intérêts de la France. La France est partie prenante au Pacte sur les droits civiques, elle se doit de faire respecter les obligations qu’il implique. Et, il y a une continuité de l’Etat.

Pouvez-vous nous parler de la défense de Tarek Aziz ?

   J’ai demandé un visa à l’ambassade d’Irak à Paris. Je ne l’ai pas eu. J’ai fait une démarche auprès des Américains pour qu’ils m’autorisent à rencontrer Tarek Aziz, bien sûr je n’ai pas obtenu cette autorisation, de sorte que je me suis contenté de prendre publiquement position à travers l’obligeance des Amitiés franco-irakiennes en rendant publique une lettre ouverte aux juges de Tarek Aziz. Je leur ai dit que s’ils prononçaient la peine de mort, la condamnation serait illégale comme illégale était la condamnation à mort du Président Saddam Hussein.

Illégales, pourquoi ?

   Parce que la jurisprudence internationale dit que s’il existe une loi au moment de faits reprochés, fondés ou pas, prononçant des peines lourdes, et que la même loi existe au moment du jugement, mais qu’entre-temps une loi intermédiaire plus clémente a été en vigueur, c’est la loi intermédiaire qui doit s’appliquer. Or, entre les faits reprochés au Président Saddam Hussein qui étaient passibles de la peine de mort, au cas où ils auraient été fondés, et le moment où il a été jugé, il y a eu une période pendant laquelle les Américains ont suspendu la peine de mort. Si Saddam Hussein avait été jugé pendant cette période intermédiaire, on n’aurait pas pu le condamner à mort. Dans ce cas là dit la jurisprudence internationale, c’est la loi intermédiaire qui doit s’appliquer.

   Les condamnations à la peine capitale de Tarek Aziz, de Saadoun Shaker et de trois autres anciens dirigeants irakiens, n’auraient pas, non plus, dues être prononcées.

* Après l’arrestation du Président Saddam Hussein, Jacques Vergès avait constitué un groupe de quatorze avocats dont faisait partie Maître Amar Bentoumi, ancien bâtonnier d’Alger, ancien ministre de la Justice, membre du Collectif des avocats du FLN pendant la guerre d’indépendance.

Appendice :

Réduire Tarek Aziz au silence

   « Tarek Aziz connaît trop de secrets compromettants », dit Jacques Vergès, « il faut le faire taire définitivement mais, avant de le pendre et le faire taire à jamais, le Tribunal est là pour le condamner déjà au silence. Comme me l’écrivait M. Gourdault-Montagne* au nom de M. Chirac que j’avais saisi en son temps des conditions de détention de M. Tarek Aziz : « S’agissant des garanties judiciaires auxquelles peut prétendre M. Tarek Aziz, je relève que l’Irak est partie au Pacte des Nations Unies de 1966 sur les droits civils et politiques qui reconnaît à toute personne le bénéfice de garanties judiciaires procédurales. 

   Les autorités irakiennes ont, certes, le droit d’adopter des mesures qui dérogeraient aux obligations qu’impose cet instrument mais seulement en cas de danger public exceptionnel menaçant l’existence de la Nation et sous réserve de l’accomplissement de certaines formalités d’information des autres parties au Pacte, par l’intermédiaire du Secrétaire Général des Nations Unies. Or, à ce jour, les autorités iraquiennes n’ont pas signalé aux autres Etats parties l’adoption de mesures dérogatoires. M. Tarek Aziz bénéficie donc, dans ses relations avec les autorités iraquiennes, de la protection que lui offre le Pacte des Nations Unies de 1966 précité. »

* Conseiller diplomatique de Jacques Chirac.

Texte intégral dans Afrique Asie (février 2011)

© G. Munier/X.Jardez  avec l'aimable autorisation de Gilles Munier


 

http://www.france-irak-actualite.com/...

 



Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

Petite remarque à propos du soutien des USA à l'Irak pendant la guerre Iran-Irak : on oublie un peu trop systématiquement je trouve l'Iran-gate, la fourniture d'armes à l'Iran pendant cette guerre.

Le but était moins de "soutenir" un contre l'autre, mais d'affaiblir les deux, et que la guerre dure le plus longtemps possible - RM

 

3-1 Manlio Dinucci : Il y a vingt ans la première guerre de l’après Guerre froide.

 « Le ciel s’illumine comme en plein jour sur la ligne d’horizon, au-delà des palmiers et des lumières très limpides des routes qui conduisent à l’aéroport dans une des nuits les plus claires de ces semaines de tension. Des escadrilles de bombardiers états-uniens arrivent de toutes les directions, poursuivies en vain par une défense anti-aérienne dont les projectiles écrivent des raies rouges et jaunes dans la nuit comme dans une sorte de feu d’artifice, tragique et mortel » : voici ce dont témoignait Stefano Chiarini, envoyé de il manifesto unique journaliste occidental, avec Peter Arnett de CNN, demeuré à Bagdad.

Dans le Golfe, ce sont les premières heures du 17 janvier 1991. L’opération « Tempête du désert » commence, elle ouvre la phase historique que nous sommes en train de vivre. 

Il y a vingt ans, la disparition de l’URSS et de son bloc d’alliances crée, dans la région européenne et centre-asiatique, une situation géopolitique entièrement nouvelle. En un même temps, la désagrégation de l’URSS et la profonde crise politique et économique qui investit la Russie marquent la fin de la superpuissance en mesure de rivaliser avec celle états-unienne. « Le président Bush cueillit ce changement historique - raconte Colin Powell. Le président et le secrétaire à la défense tracèrent une nouvelle stratégie de la sécurité nationale et construisirent une stratégie militaire pour la soutenir. Ainsi en août 1990, tandis que le président Bush faisait la première annonce publique du nouveau mode pour l’Amérique d’affronter la question de la sécurité nationale, Saddam Hussein attaqua le Koweït. Sa brutale agression fit que nous mîmes en pratique la nouvelle stratégie exactement au moment où nous commencions à en faire l’annonce ».

 

Le Saddam Hussein, qui en décidant d’envahir le Koweït le 2 août 1990 donne le moyen aux Etats-Unis de mettre en pratique la nouvelle stratégie « exactement au moment » où elle est lancée, est le même qui était soutenu jusque peu de temps avant par les Etats-Unis. Dans les années 80, ceux-ci l’ont aidé dans la guerre contre l’Iran de Khomeiny, à l’époque « ennemi numéro un » des intérêts états-uniens dans la région moyen-orientale. Le Pentagone non seulement a fourni des armements à l’armée irakienne, mais a secrètement chargé 60 officiers de la Dia (Defense Intelligence Agency) d’assister le commandement irakien, en lui fournissant des photos satellitaires du déploiement irakien et des indications sur les objectifs à atteindre. Sur instruction de Washington, le Koweït aussi a aidé l’Irak, en mettant à sa disposition des prêts consistants pour l’achat d’armements.

 

Mais quand en 1988, se termine la guerre contre l’Iran, les Etats-Unis commencent à craindre que l’Irak, grâce aussi à l’assistance soviétique, n’acquière un rôle dominant dans la région. Ils ont donc recours à la traditionnelle politique du « diviser pour régner ». Après suggestion de Washington, l’attitude du Koweït change aussi : il exige le remboursement immédiat de la dette contractée par l’Irak et, dans l’exploitation du gisement de Rumaila qui s’étend au-dessous des deux territoires, il porte sa production pétrolière au-delà du quota établi par l’Opec. Il provoque ainsi une chute du prix du brut qui porte tort à l’Irak, sorti de la guerre avec un appareil militaire coûteux et une dette extérieure de plus de 70 milliards de dollars, dont 40 dus au Koweït, Arabie Saoudite et autres pays du Golfe.

 

Washington laisse croire à Bagdad que les USA veulent rester en dehors du contentieux. Le 25 juillet 1990, alors que les satellites militaires du Pentagone montrent que l’invasion est désormais imminente, l’ambassadrice états-unienne à Bagdad, April Glasbie, assure Saddam Hussein que les Etats-Unis désirent avoir les meilleures relations avec l’Irak et n’entendent pas interférer dans les conflits interarabes. Saddam Hussein tombe dans le piège : une semaine plus tard, le 1er août 1990, les forces irakiennes envahissent le Koweït. Les Etats-Unis stigmatisent alors leur ex-allié comme l’ennemi numéro un et, ayant formé une coalition internationale, envoient dans le Golfe une force de 750 mille hommes, dont 70% sont états-uniens, sous les ordres du général Norman Schwartzkopf.

 

La guerre du Golfe de 1991 est, dans la période suivant le deuxième conflit mondial, la première guerre que Washington ne justifie pas par la nécessité de contenir la menaçante avancée du communisme, justification qui est à la base de toutes les interventions militaires précédentes dans le « tiers monde » : de la guerre de Corée à celle du Vietnam, de l’invasion de la Grenade à l’opération contre le Nicaragua.

 

Avec cette guerre, les Etats-Unis renforcent leur présence militaire et leur influence politique dans la zone stratégique du Golfe, où sont concentrés les deux tiers des réserves pétrolières mondiales ; en même temps, ils lancent un message sans équivoque à leurs adversaires, ex adversaires et alliés. Celui-ci est contenu dans la National Security Strategy of the United States (Stratégie de la sécurité nationale des Etats-Unis), le document avec lequel la Maison Blanche énonce, en août 1991, sa nouvelle stratégie : « Malgré l'émergence de nouveaux centres de pouvoir les Etats-Unis demeurent le seul Etat avec une force, une portée et une influence dans toute dimension - politique, économique et militaire- réellement mondiales. Il n’existe aucun substitut au leadership américain ».

 

C’est cette stratégie qui est à la base des opérations guerrières états-uniennes : de l’attaque contre la Yougoslavie en 1999 à l’invasion de l’Afghanistan en 2001 et de l’Irak en 2003. Guerres dans lesquelles l’Italie, après avoir participé à celle du Golfe en 1991, a gardé son rôle de grégaire.

 

Les chiffres de la guerre 

A partir du 17 janvier 1991, pendant 43 jours, l’aviation états-unienne et alliée a effectué, avec 2.800 avions, plus de 110 mille sorties, larguant 250 mille bombes, dont celles à fragmentation qui lancent ensuite un total de plus de 10 millions de sous munitions. Plus de 60 mille tonnes de bombes sont larguées. Participent aux bombardements, avec les forces états-uniennes, des forces aériennes et navales britanniques, françaises, italiennes, grecques, espagnoles, portugaises, belges, hollandaises, danoises, norvégiennes et canadiennes. Le 23 février les troupes de la coalition, comprenant plus d’un demi million de soldats, lancent l’offensive terrestre. Elle se termine le 28 février par un « cessez-le-feu temporaire » proclamé par le président Bush.

 

Personne ne sait combien il y a eu de morts irakiens dans la guerre de 1991 : d’après des estimations approximatives, environ 200 mille dont à peu près la moitié de civils. Des officiers états-uniens confirment que des milliers de soldats irakiens furent enterrés vivants dans les tranchées par des chars d’assaut, transformés en bulldozers avec de grosses lames dentelées sur la partie frontale. L’embargo succède à la guerre, provoquant dans la population plus de victimes que les bombardements : plus d’un million.

16 janvier 2011

 il manifesto
Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio



Opinion

4-1 Aymane Chaouki : La peur arabe : Un aveu d'échec de la politique américaine au Moyen-Orient ?
Parmi les nombreuses révélations de WikiLeaks, nous avons appris que les pays arabes entretiennent une véritable crainte à l’égard de l’Iran, allant même jusqu’à exhorter les Etats-Unis d’intervenir militairement contre la République Islamique. Ces pressions des dirigeants arabes ne reflètent-ils pas un appel aux Etats-Unis à rectifier une situation qui leur a échappé ?

La montée en puissance de l’Iran au Moyen-Orient : la conséquence des guerres d’Afghanistan et d’Irak

Un document confidentiel, publié par Le Monde, révèle que le roi Abdallah d’Arabie Saoudite, en mars 2009, a appelé les Etats-Unis « à couper la tête du serpent » iranien tandis que d’autres Etats arabes tels que l’Egypte et le Qatar ont fait part à plusieurs reprises de leur méfiance envers Téhéran. L’Arabie Saoudite a également mis l’accent sur le programme nucléaire iranien et sur les conséquences de son achèvement qui engendrerait une prolifération nucléaire dans tout le Moyen-Orient.

Ces révélations semblent confirmer l’influence actuelle de l’Iran au Moyen-Orient, qui résulte en partie de l’échec de la stratégie américaine au Moyen-Orient au lendemain du 11 septembre 2001. En effet, les Etats-Unis se sont enlisés dans deux conflits militaires en Afghanistan et en Irak qui ont changé la configuration géopolitique dans la région. Ainsi que l’affirmait Bertrand Badie, « les victoires d’aujourd’hui sont parfois les défaites de demain(1) ». Les Etats-Unis ont ainsi réussi à renverser deux pouvoirs hostiles à l’Iran tout en contribuant à la montée d’un antiaméricanisme majeur dans la région qui est venu grossir les rangs du camp « anti-impérialiste » dont l’Iran se veut le leader. L’intervention en Irak a mis fin à la politique de « dual containment  » lancée en 1994 par l’administration Clinton et a permis d’éliminer un puissant rival de Téhéran si bien que l’équilibre des pouvoirs qui prévalait entre l’Iran, l’Irak et l’Arabie Saoudite a fait place à une bipolarisation entre Téhéran et Ryad (2). Or, l’Arabie Saoudite apparaît bien fragile pour contenir la puissance de l’Iran, qui profite ainsi d’un « vacuum » sans précédent pour émerger comme un pôle majeur au Proche-Orient, à l’instar de la Turquie et d’Israël.

Aussi, l’occupation américaine de l’Irak a conduit à l’autonomisation des chiites irakiens, ce qui a précipité leur entrée fracassante sur la scène politique, alors que cette communauté était traditionnellement mise à l’écart du pouvoir. Par ailleurs, la montée des chiites en Irak est un véritable enjeu sécuritaire pour un certain nombre de pays arabes. Le poids de la communauté chiite s’est ainsi accru et est devenu incontournable dans un certain nombre de questions régionales, tels que la stabilité des Etats multiconfessionnels irakiens et libanais, le processus de paix israélo-palestinien, le règlement du conflit afghan et les insurrections au Pakistan. C’est pour ces raisons que la « carte chiite » représente un atout considérable entre les mains de Téhéran. Ce potentiel « déstabilisateur » de l’Iran a suscité de vives inquiétudes de la part des voisins sunnites ces trente dernières années, craignant un soulèvement chiite au Moyen-Orient dirigé depuis Téhéran. Au Koweït, la communauté chiite a été régulièrement suspectée d’entretenir des relations étroites avec Téhéran. Une menace également perceptible à Bahreïn, territoire revendiqué publiquement par l’Iran comme faisant partie de son territoire historique. Mais c’est sans doute la thèse célèbre du « croissant chiite » qui a le plus cristallisé les peurs des pays sunnites. L’idée d’un « croissant chiite » a été évoquée en 2004 par le souverain Abdallah II de Jordanie lors d’un entretien dans le Washington Post. Le concept repose sur l’existence d’un axe chiite qui s’étendrait de l’Indus au Nil et qui reposerait sur des facteurs politiques et confessionnels et comprendrait des enjeux territoriaux et énergétiques. La psychose des pays sunnites concernant l’émergence d’un croissant chiite a pris ensuite plus d’ampleur après les succès politiques acquis par l’Iran et ses alliés chiites sur le plan régional. La montée des chiites en Irak et l’ingérence iranienne dans les affaires internes de Bagdad a considérablement irrité Washington et ses alliés sunnites dans la région. De même, l’influence grandissante du Hezbollah au Liban a également cristallisé les tensions confessionnelles et redistribué les cartes au niveau politique. Selon François Thual, « d’ici quelques années, les chiites se seront emparés politiquement du Liban (3). » Ce scénario offrirait aux chiites et surtout à l’Iran, qui entretient une relation privilégiée avec le Hezbollah, une profondeur stratégique nouvelle lui permettant de bénéficier d’un accès à la frontière israélienne. L’accueil éclatant offert au président Ahmadinejad lors de sa récente visite au Liban en octobre dernier a été une véritable manifestation du poids actuel de l’Iran dans le pays du Cèdre.

Une nouvelle guerre froide à l’échelle du Moyen-Orient

La géopolitique nouvelle dans la région incite même à parler d’une nouvelle « guerre froide au Moyen-Orient (4) » dans laquelle les Etats-Unis et l’Iran seraient les pôles dominants. D’un côté, il y aurait les Etats enclins à coopérer avec les Etats-Unis avec une certaine acceptation de la domination américaine dans la région. Ce camp inclurait principalement Israël et les Etats arabes avec qui ils ont un accord de paix (Egypte, Jordanie) ainsi que l’Arabie Saoudite et la majorité des pays du Conseil de Coopération du Golfe. D’un autre côté, il y aurait les Etats et les acteurs non-étatiques qui n’acceptent pas l’ingérence américaine dans la région. La République islamique d’Iran a émergé, ces dernières années, comme le leader de ce camp, qui comprendrait également la Syrie, le Hamas et le Hezbollah ainsi que les milices pro-chiites. Enfin, la Turquie, allié traditionnel de Washington, a récemment intensifié son engagement diplomatique au Moyen-Orient avec la montée du parti AKP (parti pour la justice et le développement), et a entamé un rapprochement avec l’Iran, ce qui offre d’autres cartes à jouer à ce camp de la « résistance ». Les pays arabes sunnites ont ainsi observé avec impuissance et angoisse l’ascension de l’Iran et son ingérence dans les affaires du monde arabe. Ils ont également été surpris par la force de résistance du Hezbollah lors de la guerre avec Israël en 2006 et par la progression politique des communautés chiites au Liban et en Irak. Enfin, ils sont inquiets de la vague de sympathie qui existe au sein de leurs populations pour la République islamique qui est devenu le nouveau champion de la cause palestinienne. Ils craignent de voir à long terme cette sympathie se transformer en révolte qui déstabiliserait leurs gouvernements qui, en cas d’élections libres, tomberaient probablement tous au profit de partis islamistes plus ou moins modérés (5).

Enfin, WikiLeaks ne fait que confirmer un constat déjà perceptible dans le domaine de la défense. En effet, l’inquiétude vis-à-vis de l’Iran provoque une militarisation grandissante dans la région, notamment en Egypte et en Arabie Saoudite. Le Caire dépense ainsi un quart de son PIB dans le secteur de la défense tandis que Ryad a été classé 8e pays mondial en termes de volume de dépenses militaires en 2009 (32,654 milliards de dollars). L’Arabie Saoudite figure également parmi les trois pays (avec la Chine et l’Inde) à avoir augmenté ses dépenses militaires de 2008 à 2009 alors que la crise économique avait entraîné une réduction mondiale des dépenses. Cette militarisation excessive de l’Arabie Saoudite est aussi motivée en raison de la montée en puissance de l’industrie de défense iranienne qui s’est autonomisée depuis les deux dernières décennies. Téhéran a ainsi dévoilé en août dernier ses sous-marins fabriqués entièrement sur le sol iranien et a présenté le premier drone bombardier de l’Iran, rejoignant ainsi le club très fermé de pays ayant la capacité de fabriquer cette technologie, notamment la France, les Etats-Unis et Israël.

Ainsi, au lendemain du 11 septembre 2001, la donne régionale a changé en faveur de l’Iran. Le renversement des Talibans et de Saddam Hussein, ainsi que la montée des chiites au Liban et en Irak renforce la position de l’Iran sur l’échiquier régional. Cette situation donne à l’Iran un poids considérable au Moyen-Orient qui « contraste merveilleusement avec la défaillance et la marginalisation croissante des principaux Etats arabes. »(6) Cependant, le gouvernement iranien devra faire face à la résistance de ses voisins arabes sunnites qui, avec le soutien de Washington et de Tel-Aviv, vont chercher à limiter son influence dans la région.

(1)Véronique BEDIN et Martine FOURNIER (dir.), « Bertrand Badie », La Bibliothèque idéale des sciences humaines, Editions Sciences humaines, 2009.
(2)Shahram Chubin, Iran’s Power in Context, Survival, vol. 51 no. 1, February–March 2009, pp. 165-190
(3)François Thual, 2007, "Le croissant chiite : slogan, mythe ou réalité ?", Hérodote : Proche-Orient, géopolitique de la crise, nº 124, 2007, p. 116.
(4)Leverett Flynt and Leverett Hillary Mann, the United States, Iran and the Middle East’s New ‘‘Cold War’’, The International Spectator, Vol. 45, No. 1, March 2010, 75–87
(5)Masri Feki, L’Iran et le Moyen-Orient, Constats et enjeux, Studyrama perspectives, 2010, p. 73.
(6)Masri Feki, Op. cit p.77

Aymane Chaouki

Aymane Chaouki, diplômé de l’ISRIS en relations internationales

Publié le 7 février 2011 avec l'aimable autorisation de l'IRIS.

Tous les droits des auteurs des Œuvres protégées reproduites et communiquées sur ce site, sont réservés.

Source : Affaires Stratégiques
http://www.affaires-strategiques.info/...



 

 

n° 511 - Dossier & Point de vue d'Irak - 25-02. – Fin - : 1-1 Pays en ruine mais…

n° 511 - Dossier & Point de vue  d'Irak - 25-02. – Fin  - : 1-1 Pays en ruine mais…



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre


Les Dossiers d'Irak

n° 511                                                      25/02/11

C.De Broeder & M.Lemaire



 

Le " Dossier d’Irak  " est visible  sur ...

a) sur nos blogs : http://www.dhblogs.be/categories/International.html  http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

c) Sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dir...

d) Sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

e) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

f) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez nous contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be

 



Sommaire :  

5 Annexe

5-1 René Naba : Golfe Armement: Autant en emporte le vent .

5-2 Armes bactériologiques : Que s'est-il passé ce mercredi 26/1 à Dugway?

5-3 La console de jeu, une arme contre le stress post-traumatique des soldats américains(…).



5 Annexe

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

5-1 René Naba : Golfe Armement: Autant en emporte le vent .

Ce ‘papier’ est dédié aux trois personnalités suivantes :

Mohamad Bouazizi, décédé le 4 janvier 2011, des suites de ses blessures. Son immolation sur la place publique de Sidi Bouzid, en Tunisie, en signe de protestation contre l’arbitraire tunisien, a servi d’étincelle au soulèvement populaire qui provoqua la chute de la dictature du Général Zine El Abidine Ben Ali.

Ahmad Jaafar Kassem, artisan du spectaculaire attentat contre le QG du commandement  israélien de Tyr, le 11 novembre 1982, dans le cadre d’une opération de la résistance libanaise contre l’occupation israélienne du sud Liban

Mountazar Al Zaïdy, journaliste irakien, le Spartacus des temps modernes, le lanceur de sa chaussure contre George  Bush jr.

 

I • Le Golfe, une gigantesque base flottante américaine, une pompe à finance des déficits américains.

L’effondrement du dispositif occidental sur la rive arabe de la Méditerranée avec les révoltes populaires en Tunisie et en Egypte sur fond d’une contestation généralisée des supplétifs de la stratégie américaine dans la sphère arabo musulmane, au terme d’une furieuse décennie de «guerre contre le terrorisme», de même que les révélations du site américain Wikileaks sur la position belliqueuse des pétromonarchies face à l’Iran, illustrent la logique de vassalité des «émirats mirage» face à l’Amérique, particulièrement dans le domaine de la défense, en ce qu’ils incitent les Américains à faire la guerre à leur voisin iranien pour neutraliser son potentiel nucléaire, plutôt que de doter le Monde arabe d’une capacité d’autosuffisance stratégique.

Le contrat de l’ordre de 123 milliards de dollars, conclu à l’automne 2010 entre l’Amérique et quatre pays du Golfe, en vue de renforcer leur capacité défensive «face à l’Iran».en constitue un témoignage éloquent de cette politique de dilapidation financière pour des motifs d’armement.

Face à l’Iran, la constellation des pétromonarchies du Golfe s’est ainsi transformée en une véritable base flottante américaine, au point que se pose la question de la viabilité stratégique et de la pertinence politique du plus important contrat d’armement de l’histoire, jamais conclu, en temps de paix, entre les Etats Unis et quatre pays membres de la zone. Un singulier contrat à tous égards, de l’ordre de 123 milliards de dollars, qui outrepasse les capacités d’absorption des bénéficiaires de même que les capacités d’assimilation de cet armement par ses servants locaux.

Si l’on excepte sa piètre démonstration militaire au Yémen, l’été 2010, l’Arabie saoudite n’a jamais mené de guerre directe contre aucun de ses adversaires potentiels, encore moins contre Israël, l’ennemi officiel du monde arabe, dont elle est le principal opposant sur le plan théorique, se bornant à financer des guerres obliques de déstabilisation,jamais contre Israël, toujours contre les pays arabes ou musulmans ; Contre l’Egypte nassérienne au Yémen, dans la décennie 1960 par monarchistes interposés, contre la Syrie baasiste, dans la décennie 1970, par Frères Musulmans interposés, ou encore contre la Révolution islamique de l’Iran, dans la décennie 1980, via  l’Irak Baasiste de Saddam Hussein, ou enfin contre l’Union Soviétique, en Afghanistan, dans la décennie 1980, via sa légion islamique  sous la houlette de son homme lige Oussama Ben Laden.

La transaction, conclue à l’occasion de la fête nationale saoudienne, le 23 septembre 2010, implique la modernisation de la flotte aérienne et de la marine saoudiennes. Soixante milliards de dollars seront affectés à la vente à l’Arabie saoudite de 87 chasseurs bombardiers « F-15», de 70 hélicoptères de combat «Apache» et de 72 hélicoptères «Black Hawk», 36 hélicoptères Little Bird AH-6, ainsi que des bombes, des missiles, y compris la bombe guidée par GPS, JDAM, produite par Boeing et le missile guidé par laser Hellfire. Trente milliards de dollars complémentaires seront affectés à la fourniture de bâtiments de guerre et d’un système de défense balistique, complémentaire au réseau de missiles de type Patriot et au reconditionnement des anciens appareils de l’armée de l’air et de la marine.

Le contrat est complété par une série d’accords similaires avec trois autres pétromonarchies du Golfe (Koweït, Emirats arabes Unis et sultanat d’Oman) portant le montant total de la transaction à 123 milliards de dollars.

Les pétromonarchies arabes, un des principaux ravitailleurs du système énergétique mondial, sert en même temps de gigantesque base militaire flottante de l’armée américaine, qui s’y ravitaille à profusion, à domicile, à des prix défiants toute concurrence. Tous, à des degrés divers, y paient leur tribut, accordant sans états d’âme, des facilités à leur protecteur.

La zone est, en effet, couverte d’un réseau de bases aéronavales anglo-saxonnes et françaises, le plus dense du monde, dont le déploiement pourrait à lui seul dissuader tout éventuel assaillant éventuel, rendant  superflu un tel contrat. Elle abrite à Doha (Qatar), le poste de commandement opérationnel du Cent Com (le commandement central américain) dont la compétence s’étend sur l’axe de crise de l’Islam qui va de l’Afghanistan au Maroc;  A Manama (Bahreïn), le quartier général d’ancrage de la V me flotte américaine dont la zone opérationnelle couvre le Golfe arabo-persique et l’Océan indien.

En complément, l’Arabie saoudite abrite, elle, une escadrille d’awacs (Air borne Warning and Control System), un système de détection et de commandement aéroporté, dans la région de Riyad. Le Koweït, très dévoué à son libérateur, fait office de zone de pré positionnement et de ravitaillement à la gigantesque infrastructure militaire américaine en Irak, le nouveau champ d’expérimentation de la guerre moderne américaine dans le Tiers-monde. S’y ajoute, dernier et non le moindre des éléments du dispositif,  Israël, le partenaire stratégique des Etats-Unis dans la zone, ainsi que la base relais de Diégo Garcia (Océan indien), la base aérienne britannique de Massirah (Sultanat d’Oman) ainsi que depuis janvier 2008 la plate forme navale française à Abou Dhabi.

De surcroît, des barrages électroniques ont été édifiés aux frontières de l’Arabie Saoudite et des Emirats Arabes Unis pour décourager toute invasion ou infiltration. Le barrage électronique saoudien a été édifié avec le concours des Français, celui d’Abou Dhabi, avec le concours de la firme israélienne AGT (Asia Global Technologies), dont le contrat de trois milliards de dollars concerne aussi bien la protection des frontières que la protection de quinze sites pétroliers de l’émirat, ainsi que la fourniture de Drones, les avions de reconnaissance sans pilote, de fabrication israélienne

Faiblement peuplées, entourées de puissants voisins tels l’Iran et l’Irak, de création récente et inexpérimentées en la matière, les pétromonarchies ont longtemps confié leur protection à des pays amis aguerris, ou, à défaut, à des compagnies militaires privées, les mercenaires des temps modernes, et, les fabuleux contrats d’armement qui excédaient les capacités d’absorption des servants locaux, étaient généralement perçus comme des polices d’assurance déguisées, en raison des mirifiques rétro commissions qu’ils généraient.

La protection de l’espace aérien saoudien a été longtemps confiée aux aviateurs pakistanais, le territoire national du Sultanat d’Oman aux bédouins de la légion arabe jordanienne, les mercenaires occidentaux se chargeant du reste, avec une répartition des rôles entre les Anglais, surtout présents dans leur ancienne zone d’influence, notamment les émirats pétroliers du Golfe, et les Américains ayant la haute main sur l’Arabie Saoudite et le reste du Moyen-Orient.

La protection du Cheikh Zayed Ben Sultan Al-Nahyane, Emir d’Abou Dhabi et président de la Fédération des Émirats du Golfe, ainsi que l’encadrement des troupes omanaises dans la répression de la guérilla marxiste du Dhofar, dans les années 1965-1970, ont relevé de la responsabilité de «Watchguard», une des deux compagnies de mercenaires britanniques, dont le siège est à Guernesey. Fondée en 1967 par David Sterling, un ancien des commandos de l’air britanniques (Special Air Services), elle passe pour être un instrument d’influence de la diplomatie britannique. Outre Blackwater, qui s’est fâcheusement illustrée en Irak, les États-Unis comptent, eux, deux grandes sociétés privées militaires: Vinnell Corp, dont le siège est à Fairfax, en Virginie, et BDM international. Toutes deux filiales de la multinationale Carlyle, elles apparaissent comme les bras armés privilégiés de la politique américaine en Arabie et dans le Golfe. Vinnel corp, dont la mission saoudienne a fait l’objet d’un attentat à Khobbar en 1995, a la haute main sur la formation de la Garde nationale saoudienne, tandis que BDM gère la formation du personnel de l’armée de l’air, de la marine et des forces terrestres saoudiennes.

 

II • L’Iran, un prétexte pour éponger le surplus de pétrodollars arabes

Israël, un prétexte pour maintenir la dépendance technologique arabe

Ce contrat qui devra être soumis au Congrès pour ratification, témoigne des «relations spéciales» entre les Etats-Unis et le Royaume d’Arabie saoudite depuis la signature du Pacte de Quincy en 1945. Une relation spéciale, certes, mais de vassalité en ce qu’il vise à «renforcer les capacités combatives du Royaume face à l’Iran» sans faire peser des risques sur Israël.

Les avions saoudiens seront en effet privés d’armes de longue portée afin de sécuriser l’espace aérien israélien et leurs performances, tant en ce qui concerne leur équipement que leur maniabilité. Ils  seront, en tout état de cause, de moindre capacité que le nouveau appareil que les Etats-Unis envisagent de vendre à Israël, 20 chasseurs-bombardiers américains F-35 Lightning II (JS F-35), le  super bombardier de supériorité technologique, dont le coût unitaire atteint la somme considérable de 113 millions de dollars pièce. Israël dispose ainsi d’un quasi-droit de regard sur l’équipement militaire des alliés arabes des Etats-Unis.

Ainsi donc par un subterfuge que les politologues américains désignent du vocable de «Politics of Fears», la politique de l’intimidation, qui consiste à présenter l’Iran comme un croquemitaine, l’Arabie saoudite est contrainte de se doter, non d’une défense tous azimuts, mais d’une posture défensive anti iranienne, autrement dit de renforcer le royaume «face à l’Iran», puissance du seuil nucléaire, et non Israël, puissance nucléaire de plein exercice, de surcroît puissance occupante de Jérusalem, le 3me haut lieu saint de l’Islam.

Alors que le Monde arabe accuse un retard manifeste tant au niveau de la recherche scientifique que du développement des nouvelles technologies et que le chômage atteint des proportions rarement égalées ailleurs dans le monde, quatre pétromonarchies vont débloquer la colossale somme de 123 milliards de dollars, pour résorber le chômage…. des Etats-Unis, maintenir un bassin d’emploi de 75.000 poste sur cinq ans, et justifier, sous l’apparence d’un faux équilibre, une transaction qualitativement supérieure entre les Etats-Unis et Israël.

Indice d’une dépendance complémentaire à l’égard des Etats-Unis, Abou Dhabi s’est d’ores et deja engagé à ne pas utiliser la technologie américaine pour développer des armes nucléaires, renonçant à enrichir de l’uranium et à recycler les déchets. Une décision qui contraint les principautés pétrolières à importer le combustible nécessaire au fonctionnement des réacteurs de leurs centrales nucléaires de production d’électricité.

En d’autres termes, les exigences américaines aboutissent à préserver le monopole de la production nucléaire au bénéfice des pays occidentaux, de la Chine et de la Russie et de maintenir en état de dépendance les pays émergents.

Au prétexte de la sécurité d’Israël, les Etats-Unis veillent particulièrement à barrer la voie aux pays arabes à accéder à la capacité nucléaire. L’Egypte a dû ainsi attendre trente ans le feu vert américain pour se lancer dans le nucléaire civil, une autorisation accordée lorsque l’Iran est devenue une puissance du seuil nucléaire, enregistrant un considérable retard scientifique par rapport aux autres grands acteurs régionaux. Pire, signe de son dégagement du conflit et de la précarité du pouvoir de Hosni Moubarak, les forces de sécurité et brigades anti émeutes dépassent en nombre celui des forces armées, 1,4 millions contre un million, selon les indications fournies par Mohamad Hassaneine Heykal, l’ancien confident de Gamal Abdel Nasser sur le chaîne «Al Jazira, le 17 décembre 2010.

Les Etats-Unis cherchent de même à imposer à la Jordanie un accord qui autoriserait le Royaume à extraire l’uranium qu’il recèle en son sol, tout en lui interdisant de le transformer en combustible. Cette exigence réduit également toute possibilité pour la Jordanie de devenir un centre régional d’enrichissement d’uranium.

La Jordanie, habituellement docile à l’égard des Diktats américains, paraît devoir passer outre. Elle a déjà commencé à développer les infrastructures nécessaires pour répondre à ses ambitions nucléaires et a prévu la construction de sa première centrale en 2019. AREVA (France) a signé en 2010 un accord d’exploitation conjointe pour l’extraction de l’uranium dans le centre de la Jordanie dans le cadre d’une concession accordée pour 25 ans.

Bien qu’antérieure à l’émergence de l’Iran comme puissance nucléaire virtuelle, la forte concentration militaire occidentale dans le golfe arabo-persique est néanmoins présentée dans les médias occidentaux comme destinée à protéger les princes du pétrole contre les convoitises du régime islamique de Téhéran.

Force pourtant est de constater que l’unique intervention militaire iranienne contre les pétromonarchies s’est produite à l’époque où l’Iran se situait dans la mouvance occidentale dans la décennie 1970 sans que la protection américaine n’ait été d’un grand secours aux protégés arabes qui se sont vus amputer ce jour là de trois îlots appartenant à l’Emirat d’Abou Dhabi: (la grande et la petite Thomb et l’ïle d’Abou Moussa. Il est vrai que le Chah d’Iran Mohamad Reza Pahlevi faisait office à l’époque de gendarme du Golfe pour le compte des Américains et que les princes arabes ne pouvaient qu’obtempérer, sur injonction américaine, au super gendarme régional qui leur avait été assigné.

Sous couvert de guerre contre le terrorisme ou de démocratisation du Moyen orient, deux des objectifs déclarés de la diplomatie américaine, la présence militaire américaine vise à maintenir cette zone énergétique d’importance stratégique sous contrôle occidental, alors que la guerre pour le contrôle des matières premières redouble d’intensité tant en Asie qu’en Afrique au moment où la Chine opère une percée remarquable sur le flanc méridional de l’Europe.

Oasis de prospérité sécurisée de l’économie occidentale face à la «zone de pénurie» du versant méditerranéen frondeur du Monde arabe, cette constellation de micro états balance entre gigantisme économique et nanisme politique, face au triple péril résultant de leur trop grande dépendance vis-à-vis de la main d’œuvre étrangère, de leur trop grande dépendance militaire vis à vis des Etats-Unis d’Amérique et des incessantes frasques monarchiques au point d’accentuer le discrédit et de fragiliser les six pétromonarchies du golfe du fait de leur complet décalage avec le combat mené par les mouvements contestataires arabes contre l’hégémonie occidentale tant au Liban (Hezbollah), qu’en Irak (Moqtada Sadr) qu’ en Palestine (Hamas).

L’affaiblissement militaire et économique des Etats-Unis, la nouvelle tonicité de la Russie après la guerre de la Géorgie, en août 2008, l’activisme chinois en Afrique font craindre aux stratèges occidentaux la consolidation du groupe de Shanghai (Chine, Russie, Iran), à l’effet de modifier les rapports de force régionaux notamment au Moyen-orient, au détriment des pétromonarchies alliées du camp occidental.

La transaction militaire américano arabe de 123 milliards de dollars représente le 1/5me du flux global consenti par la Réserve fédérale américaine pour relancer l’économie américaine en 2010-2011. L’Iran sert ainsi de croquemitaine pour éponger le surplus de pétrodollars des réserves pétro monarchiques.

Les pétromonarchies, coutumiers du fait, ont déjà volé au secours de l’économie américaine au moment du krach bancaire de 2008-2009, enregistrant au passage, sans plainte ni complainte, une perte sèche de 150 milliards de dollars au cours du troisième trimestre 2008, du fait de leurs placements sur les marchés occidentaux.


III • Les dépenses d’armement arabe ……. Un effroyable gâchis

Les lourds investissements, notamment dans le domaine militaire, paraissent stimulés parfois, non pas tant par les impératifs de sécurité, mais par la perspective alléchante des commissions et rétro commissions. A l’indice mondial de la corruption, l’Arabie Saoudite se situe hors classement.  A croire que les surfacturations tiennent lieu de «police d’assurance tous risques» contre d’éventuelles tentatives de déstabilisation, de rétribution déguisée pour un zélé protecteur, une sorte de mercenariat officieux.

Dans la foulée de la première guerre contre l’Irak, l’Arabie a ainsi consacré, en 1992 et 1993, vingt neuf milliards de dollars pour sa défense contre 26,5 milliards à l’éducation nationale, une somme équivalent, compte tenu de sa faible densité démographique (12,3 millions de nationaux) et de la faiblesse numérique de ses forces armées (200.000 entre armée régulière et garde nationale), à une dépense moyenne de 75 millions dollars par an pour chaque militaire, et, à l’échelle du pays, un million de dollars par an par habitant, proportion inégalée partout ailleurs dans le monde.

Pour prix du concours américain, l’Arabie saoudite a déboursé la coquette somme de cinquante milliards de dollars à titre de contribution à l’effort de guerre, dont dix sept milliards de dollars au titre de «prime de débarquement» sur le sol saoudien, en prélude aux frappes anti-irakiennes. Autrement dit, la monarchie saoudienne aura débloqué cinquante milliards de dollars à l’Amérique pour l’autoriser à accentuer son emprise sur le Royaume et à camoufler la corruption régnante.

Le Général Khaled Ben Sultan, (57 ans), propre fils du ministre de la défense, abusivement auto proclamé commandant en chef de la coalition internationale anti-irakienne, alors qu’il n’était en réalité que l’interface saoudien du véritable commandant américain, le général Norman Schwarzkopf, a réussi, dans ces circonstances dramatiques pour son pays, le tour de force, de prélever près de trois milliards de dollars au titre de commissions sur les transactions sur l’équipement et le ravitaillement des troupes de la coalition estimée à l’époque à 500.000 soldats de 26 nationalités.

Une telle ponction, exorbitante, et à certains égards indécente au regard des enjeux de l’époque et de la contribution réclamée par des tiers pour la défense du territoire national, aurait été passible partout ailleurs d’une comparution immédiate devant la cour martiale. Elle n’a donné lieu à aucun rappel à l’ordre familial, tout juste une discrète mise à l’écart provisoire de l’indélicat, qui s’est traduite pour l’exilé milliardaire de Londres par le rachat du journal «Al-Hayat».  Un traitement  identique a été réservé à son frère, le prince Bandar Ben Sultan, ambassadeur d’Arabie saoudite aux Etats-Unis, mis en cause dans le scandale des rétro commissions de la commande d’avions de combat de fabrication britannique Toronado», promu par la suite président du Conseil National de Sécurité du Royaume. Une prime à la prévarication en quelque sorte.

 

IV • Ahmad Jaafar Kassem et Montazar al Zayédi, un contrepoint au comportement de vilénie

En contrepoint à ce comportement de vilénie, des actes de bravoure donneront ses titres de gloire au combat arabe. Tel le cas de Mohamad Bouazizi, mort le 4 janvier 2011 des suites de son immolation sur la place publique de Sidi Bouzid, en Tunisie, en signe de protestation contre l’arbitraire tunisien, l’étincelle au soulèvement populaire tunisien qui provoqua la chute de la dictature du Général Zine El Abidine Ben Ali, au terme de 23 ans d’arbitraire, de népotisme et de corruption. Mohamad Bouazizi a mis en application, dans sa chair, au prix de sa vie, la dernière partition de l’hymne national tunisien, «Namoutou Wa Yahya Al Watan», «Nous mourrons pour que vive la nation».

Ou encore le cas de Ahmad Jaafar Kassem, qui se livrera à une mission sacrificielle, uniquement mu par le sens de l’honneur et l’amour de sa patrie, opérant un spectaculaire dynamitage du quartier général du commandement militaire israélien à Tyr, au sud Liban, provoquant la mort de 45 soldats israéliens et près de 200 blessés. Un bilan infiniment supérieur à la totalité des pertes cumulées infligées aux Israéliens tant par les 50.000 arabes afghans de la Légion islamique d’Afghanistan que par l’Arabie saoudite, dont les dépenses en armement se sont élevées au cours des cinquante dernières années à près de 300 milliards de dollars sans avoir tiré un seul coup de feu contre Israël.

Né  le 1er septembre 1963 à Deir Kanoun, au sud Liban, dans la zone limitrophe d’Israël, mort le 11 novembre 1982 dans l’attaque du QG israélien de Tyr, Ahmad Jaafar Kassir, membre de la résitance islamique du Liban,  est passé à la postérité comme l’initiateur des premières opérations de commando suicide contre les forces d’occupation israéliennes au sud Liban, qui déboucheront en 2000 sur le retrait israélien en l’an 2000, premier dégagement israélien d’un pays arabe non assorti d’un traité de paix ou d’une reconnaissance de l’Etat Hébreu.

Ou encore le cas de Mountazar Al Zaïdy, l’homme aux mains nues, qui a symboliquement brisé les chaînes qui entravaient ses compatriotes, en lapidant de sa chaussure, dans son fief de la zone verte de Bagdad, l‘enclave américaine transformée en camp retranché, l’homme le plus puissant de la planète, le 43me Président des Etats-Unis, le néo-conservateur George Bush jr. Le journaliste irakien, le plus célèbre lanceur de chaussures de l’histoire de l’humanité est apparu ainsi à de larges fractions de l’hémisphère sud, pas uniquement le Monde arabe et musulman, mais également en Amérique du sud, en Afrique, en Asie Pacifique, dans les banlieues d’Europe et d’Amérique du nord, comme un personnage de légende, le Spartacus des temps modernes, faisant du «bashing bush», le plus prisé des jeux de la blogosphère, c’est-à-dire dans le monde de l’information réelle. «Au nom des veuves et des orphelins d’Irak, prend donc ce baiser d’adieu, fils de chien», a-t-il asséné à l’envahisseur de son pays.

Mohamad Bouazizi, Ahmad Jaafar Kassem et Montazar Al Zaïdy ont retourné à leur compte la métaphore du faible au fort, se réappropriant le mythe du petit David bravant le géant Goliath, forçant au respect l’opinion internationale, sans la moindre rétribution, ni la moindre prébende, ni commissions ni rétro commissions, le lot quotidien des transactions militaires pétro monarchiques.

Suivra...
Pour aller plus loin,

Le Pacte de Quincy : http://www.renenaba.com/?p=2807

Sur les commissions, rétro commissions et la communauté de connivence

http://hybel.blogspot.com/2010/12/le-980.html


5-2 Armes bactériologiques : Que s'est-il passé ce mercredi 26/1 à Dugway?
L’affaire retient l’attention : la base américaine de Dugway a été fermée jusqu’à nouvel ordre ce mercredi 26 janvier, pour des raisons à ce jour inexpliquées. Selon son commandant, "personne n’a été mis en danger" à l’intérieur du périmètre de la base. Mais la "cause sérieuse" mise en avant par ce même commandant pour justifier sa fermeture et empêcher toute entrée/sortie de l’enceinte fait craindre une manipulation ratée davantage qu’un simple problème de sécurité, quand on sait ce à quoi s’adonnent les personnels de ce trou perdu au milieu du désert de l’Utah. Des expérimentations dont je vous avais déjà fait part en décembre 2009, dans mon épisode 6 de la série "De Victor Jara à Guantanamo : la même CIA ". La base de Dugway est en effet intimement liée à cette même CIA ; et aux expérimentations du type bacilles ou gaz innervants : c’est un des piliers des recherches sur les armes bactériologiques depuis plus de 50 ans maintenant, qui sert depuis quelque temps également aux essais de nouveaux drones. C’est dire à quel point la nouvelle peut être inquiétante.

C'est à Dugway qu'avaient été expérimentés les fameux camions disséminateurs d'armes bactériologiques qui avaient servi de modèles à ceux décrits par Colin Powell et imputés à Saddam Hussein. Je vous avais même retrouvé leur look, que Colin Powell avait décrit serait pour trait comme étant des camions... irakiens..

Et vous avais rappelé également que de "1957 à 1967, 19 officiers irakiens avaient été entraînés à la guerre bactériologique sur le territoire même des Etats-Unis !"... ce qui laisse songeur, aujourd'hui encore, car on ne sait évidemment pas ce qu'ils sont advenus depuis.

De même que je vous avais déjà raconté l'une des premières fermetures de la base... pour enquête, après la mort de centaines de moutons aux alentours.

Tous morts de l'agent VX, un gaz innervant qui sera expérimenté plus tard au Viet-Nam avant d'être discrètement retiré sous la pression de l'opinion. Selon des témoins qui ont déposé devant des juges en 1995, c'est bien à l'anthrax que l'on était passé à cet endroit.

C'était en tout cas la déposition du docteur Gerhard Bienek, qui affirmait qu'on y avait bien fait circuler de l'anthrax de 1989 à 1993 tout au moins. L'histoire s'était sue, et était remontée jusqu'aux oreilles du gouverneur de l'Etat.

Selon Bienek toujours, il lui avait été demandé de minimiser au maximum le rôle de l'anthrax dans une lettre envoyée en réponse au gouverneur local Norman H.Bangerter, qui s'inquiétait, afin de calmer les questions que posaient par la voix de l'élu les populations locales. "On ne peut ainsi mentir au Gouverneur et à la population de l''Utah" avait-il alors indiqué quelques temps après, pris de remords.

On l'avait forcé à évoquer la production de 10 millilitres seulement, alors qu'il savait qu'il y en avait selon lui pour au moins "30 gallons" (plus de 110 litres, ce qui est énorme !)... Bienek précisant que la sécurité à l'époque était plutôt lâche sur la base... ce qu'avait immédiatement démenti l'attachée de presse de l'époque, Paula Nicholson. Qui se sentait obligée d'ajouter en 2002 que "depuis le 11 septembre, la sécurité avait été renforcée".

Ce que Bienek moquait, en dénonçant une corruption rampante et généralisée au sein de la base... Bienek subissant peu après ces premières déclarations les premiers effets sur sa santé des multiples expositions subies à Dugway. Il dénoncera un autre phénomène inquiétant : les décharges sauvages du site, dont celle de Tooele County, pour laquelle le shérif du coin n'avait pas pris visiblement la juste mesure et la dangerosité ; sous informé par les militaires de la base de Dugway.
Car le site de Dugway demeure encore aujourd'hui un vase clos, où l'on teste aujourd'hui les armes du futur (aux bien étranges hangars gonflables et d'aussi étranges radars météos) : en 2009, le site avai accueilli des expérimentations sur de nouveaux drones, sous l'appellation ronflante "d' Unmanned Aircraft Systems Project Office Rapid Integration and Acceptance Center"... en plein désert, Dugway est l'endroit rêvé pour les expérimentations de drones, en effet.

Le problème étant que l'histoire de l'endroit est tellement mêlée à celle des expérimentations de gaz ou de bacilles que le mélange des deux genres fait froid dans le dos... Selon les directives officielles en effet a changé d'objectif premier : "le centre de Dugway, qui est ouvert à tout organisme militaire ayant des besoins en matériel sans pilote à tester rapidement et à mettre en service, a une triple mission - de tester et d'obtenir le plus d'aéronefs date dans le laps de temps le plus court possible et à fournir à l'armée, et au ministère de la Défense, à l'industrie et aux universités une installation de classe mondiale pour la recherche, la conception et la formations des opérateurs " est-il écrit dans une brochure présentant le site.. repercutée par le magazine Deseret News. Du plus petit (le Raven) aux moyens (le Shadow 200) jusqu'au plus gros (le Predator), tout l'éventail des drones est testé à Dugway nous précise
le même magazine. Avec juste à côté, les stocks d'agents neurotoxiques.

Le lendemain déjà, en effet, la base annonçait fièrement que tout était OK à nouveau... mais en révélant qu'un "flacon de VX "léthal" avait manqué à l'appel pendant toute la journée de mercredi, lors d'un "inventaire de routine". Il n'avait été retrouvé que le lendemain vers 15h, précisait-on. Bien, tout allait mieux dans le meilleur des mondes... à part que l'aveu était sidérant : le stock de gaz innervant est donc toujours bel et bien existant, et sa surveillance... toujours aussi lâche. Toujours selon la mise au point de l'armée, le flacon manquant était "minuscule", ne contenant qu'un seul millilitre "en gros un quart de petite cuillère" précise le porte parole de l'armée.

On veut bien le croire, comme on a crû lors de l'attaque de l'Irak que Saddam Hussein en possédait, du méthylphosphonothioate, ou VX, découvert en 1954 par les anglais : même qu'à ce moment là on affirmait qu'une seule goutte sur une tête d'épingle était mortelle... selon l'équipe de joyeux drilles de Colin Powell, et même déjà avant son arrivée sous Bill Clinton Saddam nentait et en avait même mis dans ses têtes de missiles (à l'époque on est allé très loin dans la charge contre l'individu !). Ce texte de la BBC retrouvé de 1998 le prouvant par l'exemple. Sans odeur et sans goût, le VX est difficilement détectable.

Avoir à en faire la chasse, en 2011 encore à ce genre d'arme dans un endroit où l'on teste l'un des vecteurs les plus discrets pour en répandre ne présage rien de bon : on sait que l'ineffable Dick Cheney a parlé à plusieurs reprises d'une attaque "terroriste", "sur le sol américain", d'une ampleur inusitée pendant le règne de l'administration Obama, prétendue laxiste en tout dans le domaine du Homeland Security. Aurait-on assisté à une énième tentative de déstabilisation comme celle qui avait été tentée avec la disparition lors d'un vol de convoyage de décommissionnement d'un ou deux missiles à tête nucléaire ?
Et il y avait danger connaissant l'action de ce fluide : le "VX est un type d'agent neurotoxique. Quand l'agent VX entre en contact avec un être humain, les effets sont dévastateurs. Le VX bloque un certain type d'hormone qui détruit normalement les neurotransmetteurs qui stimulent les différents types d'organes dans le corps humain, et quand ils sont exposés, les enzymes sont paralysés et les neurotransmetteurs continuer à travailler. M. Joyce a expliqué que la cause du décès est habituellement l'accumulation de fluides dans les poumons, les spasmes dans les poumons, des convulsions et coma".

Car, fait symptomatique, les USA sont censés ne plus en avoir du tout, de VX. En 1967, en effet, lors de l'opération CHASE, le 15 juin et le 19 juin exactement, on a rempli deux navires, le S.S. Cpl. Eric G. Gibson et le SS Mormactern (lancé en 1942) de 7380 fusées bourrées de Vx et on l'a sabordé par 2200 m de fond en face d'Atlantic City (à bord il y avait aussi 4 577 tonnes de gaz moutarde en containers !). Dans le Mormactern, avaient été introduits 38 tonnes de VX en containers, ainsi que 1 460 boîtes de fusées M55 chargées avec le même produit (une des pires saloperies inventées que ces roquettes !), plus 120 fûts d'arsenic et de cyanure. Le dernier bateau envoyé par le fond, le 7 août 1968, le S.S. Richardson, rempli de 3500 tonnes de gaz moutarde et d'explosif avait eu moins de chance que les précédents : il avait sauté sous l'eau, heureusement, avant de rejoindre les abysses ! BIen entendu, les trois années suivantes les
prélèvements faits autour des épaves et des vestiges du Richarson et des deu autres navires coulés n'ont révélé "aucun dégât à l'environnement marin", dixit les militaires. Aujourd'hui, cela fait en revanche 40 ans pile que plus aucune étude n'a été menée...

Et les "dépôts" de la sorte ont continué après, au point d'en arriver à une note du Pentagone de 2008 affirmant que l'armée en a détruit 124 tonnes depuis le début des opérations, toutes balancées au même endroit... au large du New Jersey, sans trop se soucier des effets à long terme... en août 2008 encore, les Etats-Unis s'efforçaient toujours de se débarrasser de leurs containers à contenu mortel. Et la surprise, c'est une division de Veolia environnement qui s'était chargé de les éliminer : "Veolia Environmental Services (VES) a plus de 20 ans d'expérience de travail avec le ministère de la Défense pour les projets de gestion des déchets critiques. VES a traité les déchets contaminés pendant de nombreuses années par le biais d'un contrat avec Aberdeen Proving Ground" nous apprend en effet une brochure de l'armée US. C'est bizarre, je ne voyais pas ainsi l'environnement... Mais bon : ça a été fait paraît-il et ça s'est
terminé en 2008 : "le 8 août, le personnel du Newport Chemical Agent Disposal Facility (NECDF) a confirmé le conteneur avec la dernière tonne de VX a été neutralisé avec succès, marquant l'achèvement de l'élimination de l'arsenal du Newport Chemical Depot (NECD). Depuis près de 40 ans, les travailleurs au dépôt de Newport chimique ont stocké en toute sécurité 1 269 tonnes d'agent chimique liquide VX disposés dans 1 690 conteneurs en acier. L'Hydrolysat, le résultant du sous-produit du processus de neutralisation, a été envoyé aux Services de l'environnement de Veolia à Port Arthur, Texas, pour son dépôt définitif".

Ce jour-là, on claironnait ouvertement qu'il n'y en avait plus une goutte de VX, sur le territoire US : "Ce jour marque une étape décisive pour les travailleurs de Newport, les citoyens de l'Indiana et le reste du monde ", a déclaré Conrad Whyne, le directeur de l'U.S. Army Chemical Materials Agency (CMA). Les stocks de Newport ont été en toute sécurité éliminés, ce qui amène les États-Unis un peu plus à la réalisation de l'engagement pris par notre pays de le détruire les armes chimiques. nous appartenant ". En réalité, le tout dernier stock étant incinéré le 24 décembre 2008, les USA étaient censés depuis ne plus en avoir une seule goutte à leur disposition. De l'autre côté, les russes ont pris du retard pour éliminer les leurs, de stock : au dépôt de Shchuchye, inauguré le 29 mai 2009, on en comptait encore près de 6000 tonnes. Le hic, c'est que c'est situé à proximité de...Tchéliabinsk ! Il y a des coins du monde,
comme ça, qu'il vaut mieux éviter. Là, et le long des côtes du New Jersey... et le désert de l'Utah, à 85 miles seulement (136 km) de Salt Lake City...
l'adresse des documents du CMA :
http://www.cma.army.mil/publication...

 


5-3 La console de jeu, une arme contre le stress post-traumatique des soldats américains(…).

Le traitement du syndrome de stress post-traumatique (PTSD) chez les soldats américains s'est enrichi d'une nouvelle méthode mieux adaptée aux jeunes générations: les jeux vidéo de réalité virtuelle qui simulent des scènes de guerre irakiennes ou afghanes.

Le jeu thérapeutique Virtual Iraq ou Virtual Afghanistan est une adaptation du jeu de simulation Full Spectrum Warrior sur la console Xbox, financé en partie par l'armée américaine.

Les soldats s'immergent dans des zones de combat grâce à des écrans montés sur lunettes et se retrouvent ainsi dans les mêmes conditions que pendant leur déploiement, décrit le responsable du projet, Albert Rizzo, chercheur à l'Université de Californie du Sud.

"Au premier abord, cela semble contre-intuitif. Pourquoi remettre quelqu'un dans une situation où le but est de l'angoisser un peu et de lui faire revivre des expériences traumatiques?", lance-t-il.

Mais les chercheurs ont découvert qu'en augmentant progressivement le niveau de stress d'un patient jusqu'à un niveau modéré tout en l'encourageant à verbaliser son expérience traumatique, ils parvenaient à réduire les symptômes de stress.

Ces symptômes prennent la forme de cauchemars, de souvenirs récurrents, d'une neutralisation des émotions ou de l'évitement de lieux qui rappellent certains événements. Les soldats souffrent aussi souvent d'hyper-vigilance, un mécanisme de protection vital en zone de guerre mais handicapant dans la vie quotidienne.

Les lunettes détectent les mouvements de la tête et mettent à jour en temps réel les images projetées, donnant au patient l'impression qu'il se déplace dans un village afghan ou irakien.

Les tremblements d'un char, les explosions de bombe font vibrer le casque et un mécanisme émet des odeurs de fumée, de poudre, de pneus en feu ou d'essence pour compléter l'illusion.

La méthode a les mêmes objectifs que les thérapies traditionnelles, où les patients devaient exprimer "par l'imagination les choses dont ils avaient peur ou qui les ont traumatisés", explique Albert Rizzo.

Mais il y a des "gens qui n'arrivent pas bien à visualiser les choses, et on sait que l'un des symptômes de PTSD est le refus", la fuite, détaille le médecin.

Le traitement d'un trouble mental par jeu vidéo se révèle aussi moins intimidant pour des jeunes adultes de la génération des consoles.

20 à 30% des soldats de retour d'Irak ou d'Afghanistan souffrent de troubles post-traumatiques, selon des chiffres officiels de l'armée américaine.

Le syndrome serait à l'origine de nombreux suicides d'anciens combattants. Selon le Pentagone, 309 soldats se sont donné la mort en 2010, contre 267 en 2008.

Le traitement par réalité virtuelle est toujours en phase d'expérimentation et d'autres études évaluent le simulateur comme un outil de diagnostic de PTSD.

Selon une autre étude, 16 des 20 soldats ayant utilisé le simulateur mis au point par Albert Rizzo ne souffraient plus de troubles post-traumatiques à l'issue du traitement.

28/1

AFP





Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

25/02/2011

n°510 - Journal d'Irak - 21/01 au 23/02/11 - Début - La contestation gagne les rues de Bagdad.

n°510  -  Journal d'Irak -  21/01  au 23/02/11 - Début - La contestation gagne les rues de Bagdad.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions des armées occupantes et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!



Journal d'Irak

n°510                 du 21/01                   au 23/02/11

C.De Broeder & M.Lemaire



Le " Journal d’Irak  " est visible  sur ...

a) sur mes  blog :  http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                              http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dirak-de-m-lemaire.html

c) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

d) Et Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

e) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez nous contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

1 Tiré à part :

La lutte pour la paix: déclaration de Partis communistes et ouvriers.

Les Turkmènes accusent les Etats-Unis d'exacerber les tensions.

Dommages Collatéraux...

Des soldats américains dénoncent des agressions et des viols dans l'armée.

L’Irak au cœur des débats.

Gilles Munier :  Manifestations populaires: en Irak aussi !!!

La contestation gagne les rues de Bagdad.

Des avocats manifestent contre le gouvernement.

Des avocats manifestent contre le gouvernement.

Manifestations sociales à Kout.

Manifestation hostile au gouvernement régional.

2 Occupation de l'Irak

3 Politique

1) collaborateurs Irakiens

2) occupants 

Fin

4 Libération du territoire

Détails.

L'Irak en chiffre. 

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Vidéo : Un ponte de la DGSE nous apprend qu'Al Qaïda n'existe pas.

5-2 VIDEO : Al Qaida n'existe plus

5-3  VIDEO :  Premier mort depuis le début des manifestations...

5-4 Rafid Ahmed : «J'ai tout inventé pour renverser Saddam Hussein»
5-5 Vidéo
 : Documentaire "La cabale" de Matthieu VERBOUD (2008)

6 Les brèves

6-1 Dépeçage ...

Un vaste gisement de gaz découvert au Kurdistan

6-2  Douze sites pétroliers et gaziers mis aux enchères en 2011

6-3 Gilles Munier : Le Kurdistan irakien indépendant en 2016 ?

 



1 Tiré à part :

La lutte pour la paix: déclaration de Partis communistes et ouvriers.

Déclaration conjointe de Partis communistes et ouvriers, à l'initiative du Parti communiste portugais
L’importance de la lutte pour la paix, contre l’exploitation et l’oppression impérialistes

Vingt ans se sont écoulés depuis le début de la guerre du Golfe.

Le 17 janvier 1991, les forces armées des États-Unis, de l’OTAN et de ses alliés déclenchaient – avec la ratification du Conseil de sécurité des Nations unies – leur première guerre à grande échelle au Moyen-Orient. Indissociable des changements profonds et négatifs qui sont allés de pair avec la liquidation du socialisme en Union soviétique et dans l’Europe de l’Est, cette guerre a été un prélude à vingt années d’agressions, d’invasions et d’ingérences impérialistes à grande échelle.

Du Golfe à la Yougoslavie, de l’Afghanistan à l’Irak, au Liban et à la Palestine, l’impérialisme a tenté d’imposer sa domination dans chaque pays et dans le monde entier, cherchant ainsi à s’assurer le contrôle direct des principales ressources énergétiques de la planète, à annihiler les droits souverains des peuples et à soumettre la planète entière à l’exploitation et aux intérêts du grand capital. Cette offensive militariste et belliciste s’est développée conjointement avec des attaques en règle contre les droits sociaux, économiques et politiques des travailleurs et des peuples – même dans les centres mêmes de l’impérialisme – et a contribué à accentuer les contradictions entre les puissances impérialistes.

 

Grâce à la résistance et à la lutte des peuples – et, avant tout, des peuples qui ont été les victimes de l’agression –, l’offensive impérialiste a dû affronter des obstacles et a subi d’importants revers. Mais les dangers pour la paix et pour les peuples n’ont pas disparu, au contraire. La crise économique profonde du capitalisme et l’impuissance des classes dirigeantes à la surmonter se traduisent – comme dans le passé – par une tentative d’asseoir leur pouvoir par le biais de la violence, de l’autoritarisme, de la guerre et d’offensives brutales contre les droits et niveaux de vie des travailleurs et des peuples.

Les menaces de guerre et d’agression sont évidentes dans les attaques contre les mouvements ouvriers et populaires en lutte contre l’impérialisme, les qualifiant d’« ennemis intérieurs ». Elles l’ont été aussi lors du récent sommet de l’OTAN et du nouveau projet stratégique de cette organisation impérialiste militariste et agressive – que le traité de Lisbonne considère comme son aile armée, approfondissant ainsi le processus d’affirmation de l’Union européenne en tant que bloc économique, politique et militaire impérialiste. Elles le sont également dans les incessantes menaces, provocations et ingérences de l’impérialisme dans de nombreuses parties du monde. Et elles le sont enfin au vu des dépenses sans cesse croissantes en appareils militaires et dispositifs sécuritaires.

Les partis signataires appellent les travailleurs et les peuples du monde à renforcer le combat pour la paix et contre les plans de guerre et d’agression de l’impérialisme, à renforcer la lutte contre l’exploitation capitaliste et pour la défense de la souveraineté et des droits de tous les peuples du monde. Ils insistent sur le fait que le combat pour la paix, la coopération et le progrès est un élément indissociable de la lutte pour le renversement du capitalisme et la construction du socialisme.

Ils expriment leur solidarité avec les peuples et envers les forces anti-impérialistes révolutionnaires, progressistes et de libération nationale qui luttent contre les agressions, ingérences et menaces de l’impérialisme. Ils expriment en particulier leur solidarité avec les communistes et autres forces anti-impérialistes du Moyen-Orient et, plus spécialement, du peuple palestinien dans sa lutte pour le droit d’instaurer un État palestinien indépendant dans les frontières d’avant 1967, avec Jérusalem comme capitale.


Les Turkmènes accusent les Etats-Unis d'exacerber les tensions.

Le Front Turkmène, principale organisation représentant les Turkmènes (ou Turcomans) d’Irak, exige que James F. Jeffrey, ambassadeur des Etats-Unis à Bagdad, mette fin «à ses ingérences dans les affaires intérieures irakiennes ». Il l’accuse d’exacerber les tensions ethniques et religieuses dans la province de Kirkouk.

   James Jeffrey a demandé récemment l’application du paragraphe 140 de la nouvelle constitution irakienne, qui prévoit l’organisation d’un référendum permettant le rattachement de la province à la Région autonome du Kurdistan.

   Or, en Irak, chacun sait que, depuis avril 2003, Kirkouk a été littéralement envahie par des dizaines de milliers de Kurdes, envoyés par Massoud Barzani et Jalal Talabani pour changer la composition ethnique de la ville, gagner le referendum, et s’emparer des champs pétroliers.

Les Turkmènes et les Arabes, historiquement majoritaires dans la région, réclament la modification de l’article 140.

22 janvier

http://www.azzaman.com/english/index.asp?fname=news2011-01-19kurd.htm

http://www.france-irak-actualite.com:80/article-les-turkmenes-accusent-les-etats-unis-d-exacerber-les-tensions-en-irak-65546640.html



Dommages Collatéraux...

Des soldats américains dénoncent des agressions et des viols dans l'armée.

Un groupe de soldats américains qui affirment avoir été violés, insultés et agressés par leurs anciens camarades exigent du Pentagone qu'il modifie la manière dont sont gérés de tels dossiers.

Plus d'une dizaine de femmes et deux hommes - membres actifs ou retraités de l'armée américaine - prétendent que les soldats violent et agressent impunément leurs camarades, et que les victimes sont trop souvent contraintes de continuer à servir aux côtés de leurs agresseurs présumés.

Dans un recours collectif fédéral déposé mardi, les plaignants réclament que de telles plaintes soient confiées à un enquêteur impartial extérieur, puisque les officiers individuels ont trop de pouvoir sur la manière dont sont gérées ces allégations.

Les agresseurs présumés visés par la plainte incluent un enquêteur criminel de l'armée et un commandant de la Garde nationale. Les crimes présumés vont d'une agression verbale obscène à un viol collectif.

 

Une réserviste de l'armée déployée en Irak affirme ainsi avoir été violée par deux de ses collègues, qui auraient filmé l'agression et fait circuler les images. En dépit des nombreuses ecchymoses sur son corps, elle prétend qu'aucune accusation n'a été déposée parce que, selon le commandant, elle ne se comportait pas comme la victime d'un viol et qu'elle ne s'était pas suffisamment défendue.

Une autre femme affirme avoir été violée par un collègue de la Garde côtière. Aucune enquête sérieuse n'a été menée, a-t-elle dit, et elle a été contrainte de continuer à vivre sur le même étage que son agresseur présumé. Les responsables auraient aussi toléré qu'elle soit traitée de «putain» et de «menteuse» par ses camarades.

La poursuite affirme enfin que lorsque des accusations sont portées, il s'agit souvent d'accusations moins graves et que les agresseurs présumés peuvent ensuite continuer à servir dans l'armée.

15 février

AP



L’Irak au cœur des débats.

Gilles Munier :  Manifestations populaires: en Irak aussi !!!
Selon l’ONG Transparency International, l’Irak est le 4ème pays le plus corrompu au monde sur une liste de 178 Etats.

A Kerbala, le 15 décembre 2010, lors des cérémonies de deuil d’Achoura, des pèlerins ont dénoncé la corruption massive qui frappe le pays depuis l’invasion de 2003. Ils accusaient la Commission d’intégrité - organisme bidon créé par les « pro-consul » américain Paul Bremmer en janvier 2004 - de ne pas arrêter les voleurs, c'est-à-dire les dirigeants qui se remplissent les poches. Les manifestants criaient: « Commission d’intégrité, faites votre devoir, dénoncez tous les voleurs qui se sont emparés des richesses de l’Irak. Ne nous trahissez pas. Dénoncez les coupables quelle que soit leur position et brisez leur le cou » (1).

   L’agence russe RIA Novosti (2) rapporte que le 4 février 2011, « inspirés par le succès des manifestants égyptiens ayant arraché des concessions au président Hosni Moubarak, des milliers d'Irakiens sont descendus dans les rues de Bagdad pour protester contre la politique des autorités.

   Les manifestants se sont dirigés vers la « zone verte », secteur ultra-protégé de la capitale où siègent le gouvernement et le parlement, en exigeant de « modifier la façon dont le pays est administré et d'améliorer la qualité de vie du peuple » qui souffre du chômage massif, du manque d'eau et d'électricité.

   Les participants à la marche ont appelé les députés du nouveau parlement « à tenir les promesses faites au peuple » au cours de la campagne électorale. Ils scandaient « A bas le parlement et le gouvernement, incapables de garantir la sécurité » et invitaient les Irakiens à organiser sous peu une manifestation antigouvernementale sur la place Tahrir, au centre de Bagdad ».

(1) http://www.aloufok.net/spip.php?article2904

(2) http://fr.rian.ru/world/20110204/188540305.html

Samedi 5 février 2011

Gilles Munier

G. Munier/X.Jardez


 

Source : France Irak
http://www.france-irak-actualite.com/...

 

La contestation gagne les rues de Bagdad.

I24-02

nspirés par le succès des manifestants égyptiens ayant arraché des concessions au président Hosni Moubarak, des milliers d'Irakiens sont descendus vendredi dans les rues de Bagdad pour protester contre la politique des autorités, rapporte le correspondant de RIA Novosti.Les manifestants se sont dirigés vers la "zone verte", secteur ultra-protégé de la capitale où siègent le gouvernement et le parlement, en exigeant de "modifier la façon dont le pays est administré et d'améliorer la qualité de vie du peuple" qui souffre du chômage massif, du manque d'eau et d'électricité. Les participants à la marche ont appelé les députés du nouveau parlement "à tenir les promesses faites au peuple" au cours de la campagne électorale. Ils scandaient "A bas le parlement et le gouvernement, incapables de garantir la sécurité" et invitaient les Irakiens à organiser sous peu une manifestation antigouvernementale sur la place Tahrir, au centre de Bagdad.
http://fr.rian.ru/world/20110204/188540305.html

 

 

Des avocats manifestent contre le gouvernement.

Des centaines d'avocats, stimulés par la contestation en Tunisie et en Egypte, ont protesté jeudi dans plusieurs villes d'Irak contre la corruption, les détentions arbitraires et le chômage dans le pays.

Des manifestations ont eu lieu à Bagdad, Kerbala, Kout, Ramadi et Amara au lendemain des déclarations du chef de la Commission pour l'intégrité (CPI) assurant que le plus souvent les ministres préfèrent couvrir la prévarication que lutter contre elle.

Dans la capitale, environ 500 personnes, en majorité des avocats mais aussi des chefs tribaux, ont appelé le gouvernement à autoriser les enquêtes sur les "prisons secrètes", permettre aux détenus d'avoir accès à des avocats, à lutter contre la corruption et à créer des emplois.

"Nous voulons que les avocats soient protégés, les corrompus soient chassés et que du travail soit donné aux Irakiens", a déclaré à l'AFP Kazem al-Zoubaidi, porte-parole de l'Ordre des avocats de Bagdad. Sur une banderole figuraient les mêmes revendications.

Deux rassemblements, l'un d'avocats et l'autre de simples citoyens, rassemblant au total 500 personnes, ont eu lieu à Kout, à 160 km au sud-est de Bagdad, pour protester contre l'absence d'infrastructures, comme l'électricité, l'eau potable et les égouts.

"Ces manifestations expriment le désir des Irakiens, et pas seulement des avocats, de demander au gouverneur et au maire d'améliorer le niveau des infrastructures", a affirmé Sajat Hussein, 30 ans, qui était présent devant le palais de justice de la ville.

D'autres étaient réunis devant le siège du conseil provincial pour demander la démission du gouverneur en raison de ses piètres résultats.

Les infrastructures en Irak sont dans un état pitoyable après vingt ans de guerres, de sanctions puis de conflits confessionnels qui ont suivi l'invasion conduite par les Etats-Unis en 2003.

Dans un entretien avec l'AFP, le juge Rahim al Ugaili avait affirmé: "dès qu'ils prennent leurs fonctions, ils considèrent leur ministère comme une propriété familiale et empêchent les autres d'y pénétrer ou d'y lutter contre la corruption".

Par ailleurs, dans Kerbala, environ 200 avocats et d'autres citoyens ont avancé les mêmes revendications.

D'autres petites manifestations ont eu lieu à Ramadi dans l'ouest et à Amara dans le sud.

12/2

(AFP)

Manifestations sociales à Kout.

Deux mille irakiens se sont rassemblés ce mercredi dans le centre-ville de Kout.

Une foule en colère qui a martelé son ras-le-bol face à l’absence de services publics et a de fait violemment exigé le départ du gouverneur de la région.

Elle lui reproche son inefficacité. Kout est située dans la province de Wassit, là où le taux de pauvreté dépasse les 30%, où l’analphabétisme bat des records et où l’accès à l’eau potable est plus que limité.

Les manifestants ont incendié des bâtiments publics.

Alors qu’ils se dirigeaient vers le siège du gouvernorat, des gardes privés sont montés sur le toît du bâtiment pour stopper leur avancée.

Ils ont alors visé la foule. Ces tirs auraient fait un mort et une trentaine de blessés.

CET

16/02

 

Manifestation hostile au gouvernement régional.

Le Kurdistan irakien était sous le choc vendredi après la mort de deux jeunes gens survenue la veille au cours d'une manifestation hostile au gouvernement régional, et après le saccage de bureaux du principal parti d'opposition.

"Nous voulons une réunion du Parlement (kurde) dans les 48 heures, ainsi que la mise en place d'une commission d'enquête sur les derniers événements", a affirmé vendredi le Goran, principale formation d'opposition avec 25 députés sur 111 à l'Assemblée Nationale du Kurdistan.

"Nous voulons aussi que soient jugés ceux qui ont tiré sur les manifestants et punis les responsables de la sécurité qui se sont révélés incapables de protéger les sièges des partis", continue le parti dans un communiqué.

Selon Mohammad Toufic, porte-parole de Goran, sept des sièges de ce parti ont été incendiés et pillés jeudi soir à Erbil et Dohouk, après une manifestation violente d'opposants au régime à Souleimaniyeh, deuxième ville du Kurdistan.

"Nous considérons ces événements comme un tournant négatif pour la démocratie, qui se détériore dans la région", a noté ce responsable.

Un dirigeant de l'opposition, qui a refusé d'être identifié, a accusé des membres du Parti démocratique du Kurdistan (PDK, de Massoud Barzani) d'être les auteurs des exactions, ce qu'a démenti la présidence du Kurdistan.

"Ceux qui ont essayé d'attaquer (les bureaux de Goran) n'appartenaient pas au PDK. Il s'agissait d'une réaction d'indignation vis-à-vis de ce qui s'était passé à Souleimaniyeh", a indiqué vendredi à l'AFP Karim Zibari, porte-parole du bureau de Massoud Barzani.

Nawzad Hadi, le gouverneur d'Erbil, membre du PDK, a "condamné les actions contre les bureaux de Goran" à Erbil et Souleimaniyeh. "Il s'agit d'agissements irresponsables, non démocratiques, non civilisés", a-t-il déclaré, précisant devant la presse: "nous recherchons les auteurs".

Jeudi, près de 3.000 personnes, en majorité des jeunes, avaient manifesté à l'appel de l'Organisation de défense des droits et de la liberté, une ONG proche de l'opposition, contre la "corruption" du gouvernement régional. La région est dirigée depuis des décennies par le PDK et l'Union Patriotique du Kurdistan (UPK de Jalal Talabani).

La foule s'était dirigée vers les sièges des deux formations aux cris de "Gouvernement démission", "Du travail pour les chômeurs", "Les corrompus devant la justice".

Des manifestants avaient jeté des pierres sur le bâtiment du PDK et quand certains avaient tenté de le prendre d'assaut, des gardes avaient tiré en l'air puis les services de sécurité du parti et la police s'étaient déployés dans la rue.

Le bilan définitif est de deux morts, âgés de 25 et 18 ans, et de 54 blessés par balles, a affirmé à l'AFP Ricot Hama Rachid, responsable des services de santé de la province de Souleimaniyeh, à 270 km au nord de Bagdad.

Dans un communiqué publié jeudi soir, Massoud Barzani a accusé "un petit groupe de vouloir saboter la stabilité de la région et porter atteinte aux progrès significatifs de cette dernière décennie dans les domaines économique, social et politique".

Selon M. Zebari, "L'enquête commencera probablement demain (samedi) et visera à la fois les gardes du PDK et les organisateurs de la manifestation. Ils devront répondre devant la justice".

Safine HAMID

(AFP)

19/2

21/2

 Un manifestant de 17 ans a été tué dans des affrontements avec les forces de l'ordre à Souleimaniyeh, seconde ville du Kurdistan irakien, théâtre d'incidents depuis cinq jours

Ces affrontements ont également fait 48 blessés, a précisé Raykot Hama Rashid, responsable des services de santé de la province de Souleimaniyeh.

AP



L'Irak en chiffre: du 22-01-11 au 23-02


 

 

 

Tués

Blessés

 

 

 

 

 

Peuple irakien

7 + x

 48 + x

 

 

 

 

 

Usboys/Autres boys + miliciens

x

x

 

 

 

 

 

Policiers, armée et collaborateurs & miliciens

66

191 + x

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



2-1 Occupation de l'Irak

Politique

Des collaborateurs Irakiens

Maliki

Maliki s'engage à ne pas briguer un troisième mandat…

Nb

Le Premier ministre Nouri al-Maliki a affirmé samedi à l'AFP qu'il ne briguerait pas un troisième mandat, en estimant par ailleurs qu'il était "peut-être intolérable" pour la population égyptienne que son président ait pu rester près de 30 ans au pouvoir. |

"La Constitution n'interdit pas un troisième, un quatrième voire un cinquième mandat, mais j'ai personnellement décidé, et ce dès le début, de ne pas aller au-delà de ce mandat", a-t-il confié dans un entretien exclusif à l'AFP.

"J'espère modifier la Constitution pour fixer une limite à deux mandats de Premier ministre", a ajouté M. Maliki, dont le second gouvernement a été investi en décembre par le Parlement, plus de neuf mois après les élections législatives. Il avait formé son premier gouvernement en mai 2006.
"Deux mandats, huit ans, sont suffisants pour un Premier ministre, s'il a un programme, s'il est efficace et coopère avec le Parlement", a-t-il poursuivi.
"En toute humilité, j'ai été en mesure, pendant mon premier mandat, de faire face au confessionnalisme, à Al-Qaïda et à la détérioration des conditions de sécurité".
"Lors de ce mandat, je me concentre sur les services et la reconstruction", a-t-il ajouté, citant notamment les contrats pétroliers "qui vont sauver l'économie irakienne" et les chantiers dans le domaine de l'électricité.
"Je vais achever les projets lancés pour que mon successeur trouve des réalisations solides et une meilleure économie."
Interrogé sur ses intentions à la fin de son second mandat, il a indiqué qu'il entendait demeurer dans la politique car son pays avait "besoin" d'être reconstruit.
A l'heure actuelle, la seule limitation du nombre de mandats concerne le président de la République, qui ne peut pas en faire plus de deux de quatre ans.
M. Maliki a par ailleurs estimé justifiées les demandes des manifestants en Egypte. "Il n'y a pas de réelle démocratie dans la région à part l'Irak et une des formes de non-démocratie, c'est qu'un homme puisse rester 30 ou 40 ans au pouvoir", a déclaré le Premier ministre, âgé de 60 ans et qui a passé plus de 20 ans en exil.
"C'est peut-être intolérable pour les gens et le changement est nécessaire (...) En restant aussi longtemps au pouvoir dans son pays, il (M. Moubarak) entend signifier qu'il n'a confiance en personne à part lui et ceci entraîne le rejet par la population", a-t-il ajouté.
Le président Moubarak est arrivé au pouvoir en octobre 1981.
M. Maliki a souhaité que "le peuple égyptien réussisse à instaurer la démocratie. Il a le droit de s'exprimer sans être persécuté".
"En dépit de la pauvreté des services et de la mauvaise situation économique, les demandes des manifestants se concentrent sur la nature du régime, ce qui signifie qu'il y a un besoin de changer le régime pour aller vers la démocratie".
Il a estimé que la dictature de
Saddam Hussein ne pouvait être comparée à aucune autre. "Les manifestations auraient été terminées le premier jour car il aurait attaqué les manifestants avec des armes chimiques, comme il l'a déjà fait".
Il a par ailleurs justifié sa décision, annoncée la veille, de diminuer de moitié son salaire "à partir de février", en révélant pour la première fois qu'il percevait mensuellement 35 millions de dinars (environ 30.000 dollars).
"Les gros salaires risquent de créer de l'agitation dans la société et mènent vers la création de deux classes, l'une riche et l'autre défavorisée."
Il a indiqué que les rémunérations de la présidence de la République et celle du Parlement pouvaient atteindre le plafond de 80 millions de dinars (68.000 dollars).
"Je ne sais pas exactement combien ils (le président Jalal Talabani et le chef du Parlement Oussama al-Noujaifi) gagnent mais je sais que leur retraite est de 60 millions de dinars (51.000 dollars)."

Ahmad al-Rubaye

AP

05.02.

http://www.alterinfo.net/notes/?start=20


Politique intérieure & extérieure

L'Irak souhaite construire des relations stratégiques avec la Syrie...

Le président Jalal Talabani a déclaré samedi à Damas que son pays envisageait de construire des relations stratégiques avec la Syrie, a rapporté l'agence de presse officielle syrienne Sana.
Talabani a dit que l'Irak était prêt à développer les relations avec la Syrie dans tous les niveaux, lors de sa rencontre avec son homologue syrien Bachar al-Assad.
Les deux présidents ont discuté des moyens d'accélérer la mise en oeuvre des accords signés lors de la visite du Premier ministre irakien Nouri al-Maliki en Syrie en octobre 2010 et de la récente visite du Premier ministre syrien Naji Otri en Irak, selon Sana.
La Syrie et l'Irak avaient établi des relations diplomatiques en novembre 2006, après 26 ans de rupture.

Les responsables kurdes ont affirmé  que l'accord avec le Premier ministre Nouri al-Maliki, dans lequel Bagdad avalise les contrats signés par la région autonome avec des compagnies étrangères, a été conclu le mois dernier.

Source: xinhua

15.02.

http://www.romandie.com/infos/news2/110207165455.w7yl6lkg.asp


n°510 - Journal d'Irak - 21/01 au 23/02/11 - Fin - La contestation gagne les rues de Bagdad.

n°510  -  Journal d'Irak -  21/01  au 23/02/11 - Fin - La contestation gagne les rues de Bagdad.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions des armées occupantes et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!



Journal d'Irak

n°510                 du 21/01                   au 23/02/11

C.De Broeder & M.Lemaire



Le " Journal d’Irak  " est visible  sur ...

a) sur mes  blog :  http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                              http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dirak-de-m-lemaire.html

c) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

d) Et Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

e) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez nous contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

4 Libération du territoire

Détails.

L'Irak en chiffre. 

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Vidéo : Un ponte de la DGSE nous apprend qu'Al Qaïda n'existe pas.

5-2 VIDEO : Al Qaida n'existe plus

5-3  VIDEO :  Premier mort depuis le début des manifestations...

5-4 Rafid Ahmed : «J'ai tout inventé pour renverser Saddam Hussein»
5-5 Vidéo
 : Documentaire "La cabale" de Matthieu VERBOUD (2008)

6 Les brèves

6-1 Dépeçage ...

Un vaste gisement de gaz découvert au Kurdistan

6-2  Douze sites pétroliers et gaziers mis aux enchères en 2011

6-3 Gilles Munier : Le Kurdistan irakien indépendant en 2016 ?

 



4 Lutte pour la libération du territoire 

Les combats par provinces

1-1 Bagdad

3/2

Quatre Irakiens ont été blessés quand la police a ouvert le feu pour disperser des centaines de manifestants qui demandaient de meilleurs services au sud de Bagdad, a annoncé un responsable local.

AP


1-2 Ramadi dans l'ouest de l'Irak.

 3/2

Un double attentat à la bombe a tué six policiers, et fait 22 blessés jeudi à Ramadi,

AP


1-3 Province de Ninive (Mossoul (capitale de la région nord du pays - à 375 km au nord de Bagdad,) Hawijah, Kassak"(70 km au nord-est de Mossoul) & Tall Afar )

Tal Afar (

Tal à 380 km au nord-ouest de Bagdad.)

09-02

Deux soldats ont été tués et deux autres ont été blessées par un engin qui a explosé au passage de leur patrouille, a indiqué un officier de l'armée.

Cette ville compte 380.000 habitants en majorité turcomans.

AFP / 09 février


1-4 Tikrit, (160 km au nord de Bagdad)

18-01

 Un kamikaze a fait détonner sa ceinture d'explosifs au milieu de recrues rassemblées à proximité du premier point de contrôle menant au centre de recrutement de la police dans le centre de Tikrit, selon des témoins interrogés par l'AFP.

"Cinquante personnes ont été tuées et 150 blessées", a déclaré à l'AFP un responsable du ministère de l'Intérieur sous couvert de l'anonymat. http://www.romandie.com/infos/ats/display.asp?page=20110118112013420172019048164_brf026.xml&associate=phf1130


1-5 Province du Ta'mim

Kirkouk (Capitale de la province- à 240 km au nord de Bagdad)

23-01

Un responsable des Sahwa et trois de ses gardes du corps ont par ailleurs été blessés par une bombe artisanale qui a explosé au passage de leur voiture près de Kirkouk, a indiqué le général Sarhad Qater, de la police locale.

AFP

09-02

Triple attentat a-t-on appris de source policière.

"Il y a eu huit morts, dont une femme, un enfant et deux policiers, et 83 blessés, dont quatre policiers et trois membres des services de sécurité kurdes ainsi que des femmes et des enfants", a indiqué à l'AFP le commandant de police de Salam Zangari.

La première voiture a explosé près d'un bureau des services de sécurité du Parti démocratique du Kurdistan (PDK de Massoud Barzani) vers 10H25 (07H25 GMT) dans un quartier situé dans l'ouest de cette riche cité pétrolière.

Une minute plus tard, un second véhicule a explosé près d'un bureau du Front turcoman, distant d'un kilomètre du premier attentat, et presque aussitôt un troisième véhicule a explosé près d'un magasin dans le même quartier, selon ce responsable.

Kirkouk est une province multi-ethnique que se disputent les Kurdes, les Arabes et les Turcomans.

AFP

09-02


1-6 province de Salahudin

21/2

Le bilan des victimes d'un attentat à la voiture piégée visant les forces de sécurité irakiennes à Samarra, ville de la province de Salahudin s'est élevé à 12 morts et 18 blessés, a confié à Xinhua la police provinciale.

L'attentat a eu lieu lundi matin lorsqu'un kamikaze conduisant une voiture chargée d'explosifs a foncé sur une base militaire appartenant à une force de police de réaction rapide dans le nord de Samarra, ville située à 110 km au nord de Bagdad, a révélé sous le couvert de l'anonymat un responsable du commandement des opérations de police de la province de Salahudin

AP



Journalisme

17/2

"Hilal al Ahmadi, 50 ans qui travaillait pour deux hebdomadaires locaux, l'Echo de Mossoul et Iraqiyoun, a été tué, alors qu'il sortait de chez lui à Mithaq", un quartier situé dans l'est de la ville, a affirmé un capitaine de police, qui n'a pas voulu être identifié.

Selon l'association irakienne "Observatoire de la liberté de la presse", 253 journalistes et employés dans les medias ont été tués depuis l'invasion conduite par les Etats-Unis en 2003.

AP 



L’Irak en chiffres (depuis le début de la guerre de conquête en mars 2003) 


Peuple

 

Civils tués (depuis l'occupation)   

1 368 514 ( chiffre  minimum)

Civils blessés (depuis l'occupation) 

 1.148.489( + x)  chiffre très très minimum)

Civils violés (par les troupes d'occupations)

2.507     (voir Ibrahim Allousch

Civils/Résistants arrêtes : (une dizaine par jour...)

8.945   (chiffre minimum)

Résistants (décrit tel quel ) tués

4.133 (+ x)( chiffre minimum)

Résistants (décrit tel quel ) blessés

3.899   (chiffre minimum)

En prison

1.900 (chiffre minimum)

Embargo

750.000 enfants (chiffre minimal)

Embargo

750.000 adultes (chiffre moyen)

 

 

Militaires irakiens tués pendant l'invasion

45.596 (chiffre minimal)

Civils tués pendant l'invasion

120.200 (chiffre minimal)

 

 

Coalition

 

Nombre de Soldats tués (ou morts...) 

34.714

Soldats rapatriés (blessés ou malades)

744..113

(*) dont 10% meurent en cours de route ou à l'hôpital)

 

Disparus (dans la nature)

1.014

Désertions

5.501

Mutinerie

2 corps + 25

Aide psychologique

66.108***

Suicides

Mercenaires tues                                                                                 

5.683 (chiffre très minimal)

986

Mercenaires blessés

7 106

Policiers/soldats/miliciens irakiens  tués

13.760

Policiers /soldats/miliciens irakiens blessés

27.832 (chiffre minimal)

Policiers /soldats irakiens disparus (dans la nature)

13.916

 

 

Autres tués (collaborateur)

5788

Autres blessés (collaborateur)

9.783

 

 

Nombre d'attaques de la résistance de 2003 à 2008:

Oléoducs, les infrastructures pétrolières & d'électricité

164.001,

464 attaques (grand minimum)

Infrastructures du rail

195 attaques (idem)

Hélicoptères

104  ++              (idem)

Avions (& drone)

29 ++


Ces   totaux sont obtenus par le recoupement (si possible) des chiffres des pertes communiqué par la résistance & les médias occidentaux + XINHUANET


 


Cost of U.S. War and Occupation of Iraq

775.997.633.590

24.-02 - 14h32

http://www.costofwar.com/

http://www.nationalpriorities.org/costofwar_home
For more details, click here.



5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

5-1 Vidéo : Un ponte de la DGSE nous apprend qu'Al Qaïda n'existe pas.

Vidéo dans laquelle un ponte de la DGSE nous apprend tout tranquillement qu'Al Qaïda n'existe pas, eh oui. Comme quoi l'info distillée par les journaux et les télés est vraiment "fiable"... Là on est entre gens sérieux, et c'est un professionnel du renseignement qui commente un rapport au Sénat, pas des délires de journalistes en mal de spectaculaire et de scoop.
 http://videos.senat.fr/video/videos/2010/video3893.html

On ne pouvait donc pas dire non à l’intervention, même si depuis que les opérations ont commencé, aucun dirigeant d’Al-Qaïda ou réputé comme tel n’y a été capturé...

D'autant que, si on en croit cette vidéo...

 


5-2 VIDEO : Al Qaida n'existe plus

http://www.youtube.com/watch?v=7UfQvYrhmqo&feature=player_embedded

 

5-3  VIDEO :  Premier mort depuis le début des manifestations...

http://www.youtube.com/watch?v=eAkQWgrvfP0&feature=player_embedded


5-4 Rafid Ahmed : «J'ai tout inventé pour renverser Saddam Hussein»
nb Ndlr : la publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information.

 

«J'ai eu la chance de fabriquer quelque chose pour renverser le régime», a déclaré Rafid Ahmed Alwan al-Janabi au journal britannique The Guardian.

L'homme s'était présenté au renseignement allemand comme l'ancien directeur du programme d'armes biologiques à l'usine de Djerf al-Nadaf.

L'ingénieur chimiste irakien, dont le témoignage sur l'existence d'armes bactériologiques a joué un rôle crucial dans le déclenchement de la seconde guerre d'Irak, reconnaît enfin avoir menti.

Son témoignage était au cœur des justifications américaines pour envahir l'Irak en 2003.

Le dissident irakien, à l'origine des informations sur l'existence d'armes bactériologiques, confie pour la première fois au Guardian mercredi avoir tout inventé pour renverser Saddam Hussein. Rafid Ahmed Alwan al-Janabi avait jusqu'ici maintenu ses révélations, même si les enquêtes de plusieurs services secrets, relayées par la presse, les avaient déclarées sans fondement. L'ingénieur chimiste fuit l'Irak en 1999 et se réfugie en Allemagne. Il est approché en 2000 par les services secrets allemands, le BND. Rafid travaille dans une usine de semences sous contrôle de l'armée. Mais il prétend au BND que l'usine produit des armes bactériologiques et qu'il en est l'ancien directeur. Il assure que l'Irak possède des camions transportant des armes bactériologiques et que le pays construit des usines d'armement clandestines.

Le renseignement allemand cherche à vérifier ses informations et interroge le supérieur de Rafid, l'ancien chef de la Commission des industries militaires en Irak, en exil à Dubaï. Bassil Latif affirme qu'il n'y a en Irak ni camions ni usines secrètes. Rafid Ahmed Alwan al-Janabi, à qui l'Etat allemand a octroyé une allocation et un appartement, reconnaît avoir fabulé. Mais le BND continue à lui faire confiance et le recontacte en 2002. Selon Rafid, les services secrets font pression sur lui, lui disant que sa femme enceinte ne pourra entrer en Allemagne s'il ne donne pas plus de détails sur les armes de destruction massives de Saddam Hussein. Rafid obtempère, sans savoir que Berlin transmet ses aveux aux autorités américaines.

Rafid ne regrette rien et espère intéresser un éditeur

L'ingénieur, répondant au nom de code Curveball, découvre l'importance de son témoignage lors du discours de Colin Powell à l'ONU, en mars 2003. A sa surprise, le secrétaire d'Etat de l'époque le désigne sans révéler son nom comme sa source et invoque ses révélations pour justifier la future invasion américaine. Furieux, Rafid, qui ne voulait pas que ses aveux soient transmis à des pays étrangers, tance le BND, qui le met à l'isolation pendant 90 jours. Le BND est lui aussi «sous le choc». «Nous avions toujours dit à Washington que ce n'était pas prouvé, que Curveball n'avait jamais vu personne produire des armes biologiques», déplore un responsable en 2005 à la presse américaine. Malgré son rôle clé, Rafid n'a aucun remord. Il assure avoir agi pour libérer l'Irak du joug de la dictature. «Peut-être avais-je raison, peut-être avais-je tort», mais «il n'y avait pas d'autre moyen pour instaurer la liberté», affirme-t-il au Guardian. «J'avais l'opportunité unique de renverser le régime, je suis fier d'avoir donné au pays un peu de démocratie».

Des motifs nobles sur lesquels plane le doute. Selon la CIA, Rafid aurait monnayé ses confessions contre l'obtention de l'asile politique en Allemagne, ce que le dissident dément. Si Rafid, dont l'identité a été révélée au grand jour par CBS en 2007, parle aujourd'hui, c'est qu'il espère que son histoire intéressera un éditeur ou un réalisateur. L'ingénieur dit être en mauvaise posture depuis que les autorités allemandes lui ont retiré son appartement et son téléphone. Ses révélations ont été néanmoins été saluées par l'ancien responsable Europe de la CIA qui les a trouvées «fascinantes». «Je me sens mieux. Encore aujourd'hui, des gens croient que ses allégations avaient un fond de vérité».

16/02

Bulletin électronique Mondialisation.ca

URL de cet article: http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=23290

www.Mondialisation.ca

 


5-5 Vidéo : Documentaire "La cabale" de Matthieu VERBOUD (2008)
Depuis le 11 septembre, les Etats-Unis se sont lancés dans une guerre au terrorisme, au nom du monde "libre". Cette vision ' impériale ' n'a rien de surprenant pour un pays qui, guerres mondiales mises à part, a dépêché des troupes dans 28 pays en un siècle !

Premier bénéficiaire de cette frénésie interventionniste : le complexe militaro-industriel, dont la menace fut jadis prophétisée par le président Eisenhower. 50 ans plus tard, à l'heure de la présence américaine en Irak, le Pentagone (ministère de la Défense, nda) absorbe à lui seul les trois quarts des dépenses militaires de la planète. La démocratie américaine peut-elle survivre à un tel appétit pour le recours à la force ?

Dans "La Cabale", Karen Kwiatkowski, ex-militaire de carrière, et Joe Trento, écrivain, racontent les ressorts d’une addiction à la guerre sans cesse croissante. Ils reviennent pour cela sur la genèse de la guerre d'Irak, la sophistication criminelle du scénario servi à l’opinion à propos des armes de destruction massive. Ils détaillent le mensonge fait au peuple américain, au Congrès, aux alliés, aux Nations Unies, au monde... Et ses dégâts politiques.)

 

partie 1 http://www.dailymotion.com/video/xbwxfs_la-cabale-1-6_news#from=embed

partie 2 http://www.dailymotion.com/video/xbwxnu_la-cabale-2-6_news

partie 3 http://www.dailymotion.com/video/xbwxwr_

partie 4 http://www.dailymotion.com/video/xbwy4q_la-cabale-4-6_news

partie 5 http://www.dailymotion.com/video/xbwycp_la-cabale-5-6_news

partie 6 http://www.dailymotion.com/video/xbwz05_la-cabale-6-6_news



6 Les brèves

Ndlr : la publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyses ou le point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information.

 

6-1 Dépeçage ...

Un vaste gisement de gaz découvert au Kurdistan

La compagnie pétrolière Heritage Oil a annoncé mercredi avoir découvert un vaste gisement gazier dans le Kurdistan irakien, l'un des plus grands jamais détectés en Irak, une nouvelle qui a cependant déçu fortement la Bourse de Londres.
 Ce gisement, baptisé Miran, pourrait détenir jusqu'à 348 milliards de mètres cubes de gaz, a estimé Heritage, compagnie d'origine canadienne cotée à Londres et à Toronto.
 C'est le plus grand champ gazier découvert depuis plus de 30 ans en Irak, a ajouté l'entreprise dans un communiqué, et le sixième plus vaste jamais découvert dans le pays.
 Il se situe dans le nord-est du Kurdistan, région semi-autonome d'Irak riche en hydrocarbures, et est détenu à 75% par Heritage Oil.
Heritage ajoute qu'elle étudie désormais les possibilités d'exploitation du champ, dont la production pourrait être exportée jusqu'en Europe via la Turquie, grâce au gazoduc en projet Nabucco. Elle dit viser une mise en production du champ en 2015.
 Mais cette annonce a été mal accueillie à la Bourse de Londres, où l'action d'Heritage voyait son cours chuter de 19,61% à 351 pence vers 14H30 GMT.
Les courtiers s'attendaient à des forages plus prometteurs: ils se sont dits déçus que le gisement de Miran contienne du gaz, plutôt que du pétrole, qui aurait présenté une valeur marchande bien plus élevée.

27/01/2011

AL MANAR


6-2  Douze sites pétroliers et gaziers mis aux enchères en 2011

L'Irak mettra aux enchères dans le courant de l'année douze sites d'exploration pétroliers et gaziers, ce qui constituera la quatrième session de vente aux enchères depuis mi-2009, a indiqué à l'AFP mercredi le porte-parole du ministère du Pétrole, Assem Jihad.

"Le ministère s'apprête à mettre douze sites d'exploration aux enchères cette année", a déclaré M. Jihad, sans détailler combien de ces sites sont susceptibles de fournir du gaz et combien du pétrole.

"Nous espérons que cela sera fait d'ici la fin de l'année", a-t-il ajouté, précisant qu'il s'agissait de la "quatrième vente" aux enchères de sites.

M. Jihad a par ailleurs indiqué que les contrats sur des champs gaziers conclus avec des compagnies étrangères à la fin de l'année dernière seraient finalisés dans le mois.

L'Irak produit environ 2,5 millions de barils de pétrole par jour, dont 80% sont exportés. Ces deux chiffres devraient s'envoler dans les années à venir, après la conclusion de 11 contrats d'exploitation pétrolière avec des compagnies étrangères lors de deux enchères en 2009.

Le pétrole constitue 80% des revenus du gouvernement irakien.

AFP / 16 février


6-3 Gilles Munier : Le Kurdistan irakien indépendant en 2016 ?
Massoud Barzani ne croit pas que les Arabes et les Turcomans accepteront de rattacher Kirkouk au Kurdistan irakien, ou les territoires qu’il revendique dans les régions de Mossoul et de Diyala. Le 11 décembre 2010, au congrès du Parti Démocratique Kurde qu’il dirige – en présence de Nouri al-Maliki et de Iyad Allaoui - il a déclaré que le Kurdistan avait « droit à l’autodétermination », c'est-à-dire, tout le monde l’a compris, à l’indépendance. Parag Khanna, ancien conseiller de Barack Obama en matière de gouvernance mondiale - et des forces spéciales en Irak en 2007 – avance même une date : 2016. Ainsi, dit-il, les champs gaziers du Kurdistan irakien - dont la production est estimée à 9 milliards de m3 par an – pourront être raccordés au futur pipeline Nabucco destiné à réduire la dépendance de l’Europe à l’égard de la Russie. Avec ses 45 milliards de barils de brut de réserve, l’Etat kurde serait alors le 6ème producteur de pétrole mondial. En attendant, fin décembre 2010, le Gouvernement régional kurde (KRG) a envoyé 10 000 peshmergas à Bagdad pour protéger Jalal Talabani et les officiels kurdes, en cas de coup d’Etat.

Gilles Munier

30 janvier
Publié le 1er février 2011 avec l'aimable autorisation de Gilles Munier

Source : France Irak
http://www.france-irak-actualite.com/...

 



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

23/02/2011

n°12 - Journal du Yémen - 29-01 au 22-02: - - : Obama, Moubarak et le Yémen

 


n°12 - Journal du Yémen -  29-01 au 22-02: - - : Obama, Moubarak et le Yémen.



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée US et ferment les oreilles aux autres sources.



    Journal du Yémen

                     n°12                                            de 29-01 au 22-02-2011        

C.De broeder & M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

a) sur nos blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Robert Bibeau :  : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

 http://no-war.over-blog.com/ 

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

Tiré à part :

Mekioussa Chekir : Le Yémen sur la voie de la Tunisie ?

Paroles & action du président

Les habiles manœuvres de Saleh.

2 Politique

Vidéo

3-1 Un ponte de la DGSE nous apprend qu'Al Qaïda n'existe pas…

4 Dossier

4-1 Marc Delteil : Après la Tunisie et l'Egypte, le Yémen prochain sur la liste ?

4-2 Chris Marsden : Des protestations anti-gouvernement éclatent ...

5 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

5-1 Des milliers de manifestants réclament le départ du président Saleh.

5-2 Jeudi, "la journée de la colère" des Yéménites. 

5-3 Sit-in à Sanaa pour réclamer la chute du régime.

6 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

6-1 Le vent de la contestation gagne le Yémen et la Jordanie.

6-2 Obama, Moubarak et le Yémen.

 



Tiré à part :

Mekioussa Chekir : Le Yémen sur la voie de la Tunisie ?
La «révolution du Jasmin» n’en finit pas de faire des émules dans le monde arabe : après l’Egypte qui connaît en ce moment un tournant décisif, c’est au tour des Yéménites de vouloir écrire leur histoire en revendiquant non seulement l’amélioration de leurs conditions socio-économiques mais une véritable rupture avec le système en place, incarné en la personne de leur président en exercice depuis 32 ans, Ali Abdallah Saleh. Des milliers de personnes ont ainsi manifesté, jeudi dernier, à Sanaa, la capitale, à l’appel de l’opposition pour exprimer leur volonté d’en découdre avec l’actuel régime, ont constaté des correspondants de l’AFP sur place. Le président tunisien «est parti après 20 ans, 30 ans au Yémen, ça suffit !» ; «non au renouvellement du mandat, non à la transmission héréditaire du pouvoir» ; «L’heure du changement a sonné !», scandaient les contestataires en référence au mouvement populaire sans précédent en Tunisie qui a fait partir, sur la pointe des pieds, le président Zine El Abidine Ben Ali.
L’opposition s’organise

Les manifestants yéménites s’étaient rassemblés à l’appel de la «Rencontre commune», une  coalition de l’opposition qui a organisé quatre manifestations distinctes dans la capitale yéménite pour «disperser les forces de police», selon l’un des organisateurs.
La police n’est pas intervenue contre les manifestants mais le Congrès populaire général (CPG), parti au pouvoir) a organisé quatre meetings qui ont  rassemblé des milliers de personnes dans la capitale pour faire contrepoids aux manifestations de l’opposition, selon la même source. Pour empêcher l’étendue de la manifestation, le ministre de l’Intérieur yéménite, Mtahar Rachad El Misri, avait affirmé jeudi que «l’Etat ne tolérera pas l’anarchie et les atteintes à la sécurité nationale… Le Yémen ne ressemble pas à la Tunisie», a-t-il déclaré à l’AFP, affirmant  que le Yémen «est un pays démocratique» et que les manifestations sont pacifiques. Au moins cinq personnes ont été blessées et des dizaines d’autres arrêtées, mercredi, à Shabwa, Nord du Yémen, par les forces armées qui ont tenté de disperser les centaines de manifestants qui revendiquant des réformes sociales et économiques, a indiqué un conseiller local.  Au pouvoir depuis 1978, M. Saleh a été élu pour la première fois en 1999 au suffrage universel direct pour un mandat de sept ans. Il a été réélu pour la deuxième fois en 2006 pour un mandat qui arrive à expiration en 2013.
La Constitution en débat

Un projet d’amendement de la Constitution, en discussion au Parlement malgré le refus de l’opposition, pourrait ouvrir la voie à une présidence à vie pour l’actuel chef de l’Etat. Ali Abdallah  Saleh préside aux destinées d’un des pays arabes les plus pauvres et l’unique république de la péninsule arabique. L’opposition accuse en outre le président Saleh, 68 ans, de vouloir transmettre la présidence à son fils aîné Ahmad, chef de la garde républicaine,  unité d’élite de l’armée, à l’image de ce qui se passe en Egypte. Mais le chef de l’Etat s’en est défendu, dans un discours télévisé dimanche soir : «Nous sommes une république, et je suis contre la transmission du pouvoir», a-t-il déclaré. Les manifestations de jeudi s’inscrivent dans le cadre d’un programme de protestations de l’opposition, à l’approche des élections législatives prévues  le 27 avril.  Le CPG et les partis de l’opposition avaient décidé d’engager le dialogue pour faire évoluer le Yémen vers un régime parlementaire avant ces élections, rappelle l’AFP. Outre l’imposante manifestation de jeudi dernier, les Yéménites étaient déjà sortis dans la rue, les jours précédents, pour dénoncer leur mal-vivre et le phénomène de l’immolation n’a pas épargné les plus désespérés d’entre eux. Mercredi, le pays avait connu son quatrième cas, dont un décès, lorsqu’une jeune fille de 28 ans a tenté de mettre fin à ses jours par ce violent moyen à Aden, dans le Sud. Le gouvernement avait annoncé, la semaine dernière, une augmentation des salaires, une  mesure destinée à apaiser la tension sociale.
La scission menace

A noter que le vent de contestation qui gagne le Yémen survient sur fond d’appel au retour à la scission du pays. Première réaction de l’étranger, celle venue des Etats-Unis qui ont déclaré «soutenir le droit des Yéménites à s’exprimer et à se rassembler librement».
Dans une déclaration faite au moment des manifestations, le département d’Etat a déclaré par la voix de son porte-parole, Philip Crowley : «Nous coopérons de façon importante avec le Yémen contre le terrorisme.  Mais une partie de la solution à l’extrémisme violent tient dans les réformes  économiques et politiques. Une dynamique est à l’œuvre dans la région.» Tout en relevant les différences entre  les pays, ce dernier a réitéré son appel aux gouvernements arabes en vue de «trouver les moyens de répondre» à l’attente des manifestants. La secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton avait été, le 11 janvier, la première chef de la diplomatie de son pays à se rendre au Yémen en 20 ans, dans le but déclaré d’aider ce pays à faire face à El Qaïda par des réformes politiques et sociales

 Source : La Tribune
 29 janvier
http://www.latribune-online.com/... 



Paroles & action du président

Les habiles manœuvres de Saleh.

Le chef de l’Etat fait des promesses et joue sur la peur.

Il faut reconnaître au président Ali Abdallah Saleh un extraordinaire savoir-faire : celui de la survie. Cela lui a permis de se maintenir au pouvoir pendant trente-deux ans, triomphant de multiples complots, survivant à la chute de Saddam Hussein (dont il était l’allié), à la sécession du Sud en 1994 qu’il a repris par la force, changeant d’alliance au besoin, les Frères musulmans hier, Washington aujourd’hui. Ce savoir-faire, il l’a montré à nouveau, hier, en promettant de quitter le pouvoir à la fin de son mandat, en 2013. Il avait déjà fait la même promesse en 2006, puis était revenu sur sa décision. On peut s’attendre dès lors à ce qu’il répète l’opération. Pareil pour sa succession : il a aussi promis que le pouvoir ne passerait pas entre les mains de son fils, mais là encore les observateurs restent sceptiques.

Même si le Yémen connaît aussi des manifestations depuis la semaine dernière, le climat à Sanaa est encore loin d’être pré-insurrectionnel. Quelque 16 000 personnes sont descendues dans la rue, ce qui ne représente qu’une mince fraction de la population de la ville. De plus, on prête l’intention au président Saleh de faire occuper la place où doivent se dérouler les manifestations par les hommes de sa tribu, qui y planteront leurs tentes. Tactiquement, il semble avoir réussi sa manœuvre. C’est vrai que le personnage est madré : il a promis de rouvrir le registre des votes, une demande de l’opposition qui assure qu’un million et demi de personnes ont été exclues du scrutin. Cela lui permettra de se faire bien voir, tout en retardant les élections législatives d’avril, un scrutin qu’il n’a aucune intention de laisser se tenir dans le climat actuel. Les observateurs prêtent également une qualité au président Saleh, que bien des dirigeants arabes pourraient lui envier : il connaît très bien son pays.

Totalement désastreuse, la situation économique et financière du Yémen - près de la moitié des 23 millions d’habitants vivent avec 2 dollars par jour ou moins - joue évidemment contre lui. «Mais, souligne une source diplomatique, le paysage politique de l’opposition est relativement divisé - c’est surtout un rassemblement d’opportunistes -, et il n’y a parmi elle aucun personnage charismatique.»

Ce qui peut également conforter Ali Abdallah Saleh, c’est la tournure prise par les événements en Egypte, qui risque de provoquer au Yémen une «peur de la confrontation». Déjà, la situation sécuritaire est difficile. Le régime doit faire face à un mouvement séparatiste extrêmement violent dans le sud du pays et négocie une trêve fragile avec une guérilla chiite dans le nord. S’ajoute la menace représentée par Al-Qaeda, ce qui lui vaut un soutien de Washington, où Saleh doit se rendre ce mois-ci. Le Président pourra alors faire valoir qu’il a joué l’ouverture démocratique et, le Yémen étant un partenaire stratégique des Etats-Unis, en tirer de nouveaux bénéfices.

http://www.liberation.fr/monde/01012317668-au-yemen-les-habiles-man-uvres-de-saleh



1 Yémen - Au jour le jour

4/2

Trois personnes ont été blessées, dont l'une grièvement,  dans le sud-est du Yémen lorsque la police a tiré à balles réelles et aux gaz lacrymogènes pour disperser une manifestation de militants séparatistes.

AP

17-02

Un officier des services de renseignement a été tué par balles mercredi dans la province du Hadramout dans le sud du Yémen, selon un responsable local.
Des inconnus ont ouvert le feu sur la voiture du colonel Mohamed al-Ezzi, numéro deux des services de renseignement dans la ville d'al Chohr (sud-est) alors qu'il passait dans le centre de la localité, le tuant sur le coup, a précisé ce responsable qui a requis l'anonymat.

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=21&frid=21&eid=3051

 

18-02

La police a ouvert le feu samedi contre les manifestants qui défilaient, par milliers, dans les rues de la capitale Sanaa pour réclamer le départ du président Ali Abdallah Saleh. Selon un responsable médical qui a requis l'anonymat, un homme a été tué d'une balle dans le cou et cinq autres ont été blessés.

Les manifestants avaient défilé de l'Université au ministère de la Justice, en scandant "le peuple veut la chute du régime". Des policiers des unités anti-émeutes, appuyés par des éléments en civil, ont ensuite attaqué les manifestants.

A Aden, des habitants ont déclaré que les forces de sécurité, après 10 jours de manifestations, ont déserté les rues de la ville portuaire. Des groupes d'hommes ont attaqué, pillé et brûlé des bâtiments officiels, sans intervention de la police ou de l'armée, selon des témoins.



2  Politique

a) Yemen

Ali Abdallah Saleh

Le président renonce à briguer un nouveau mandat  

Le président yéménite Ali Abdoullah Saleh, au pouvoir depuis plus de 30 ans, a promis ce mercredi de ne pas briguer un nouveau mandat, l'actuel expirant en 2013, et de ne pas transmettre le pouvoir à son fils, rapportent les médias occidentaux.
"Aucune prolongation, aucune succession, aucune manipulation avec les mandats", a déclaré le président, intervenant au parlement à la veille de manifestations d'envergure contre le régime actuel prévues par l'opposition pour jeudi.
Il a également annoncé le gel d'un amendement constitutionnel qui lui permettrait de briguer un nouveau mandat et un report des élections législatives prévues initialement pour avril dont la tenue en l'absence des réformes politiques était contestée par l'opposition.

02/02

 http://fr.rian.ru/

04-02

Le président Saleh a également appelé à la formation d'un "gouvernement d'union nationale".

 Au pouvoir depuis 1978, le chef de l'Etat a été élu pour la première fois en 1999 au suffrage universel direct pour un mandat de sept ans. Il a été réélu pour la deuxième fois en 2006 pour un mandat qui arrive à expiration en 2013.

 http://www.challenges.fr/actualites/monde/20110202.CHA2770/yemen__le_president_renonce_a_un_nouveau_mandat.html


2a-1 Sur le terrain

04-02

Les protestations du peuple ont obligé le président Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis 32 ans, à annoncer qu'il ne briguerait pas de nouveau mandat.

Une "Journée de la colère" est prévue jeudi, à l'appel de l'opposition. "Je suis contre un renouvellement de mon le chef de l'Etat lors d'un discours devant le Parlement, précisant qu'il demandait "le gel des amendements constitutionnels dans l'intérêt national".

 http://www.challenges.fr/actualites/monde/20110202.CHA2770/yemen__le_president_renonce_a_un_nouveau_mandat.html


2a-3 Les grandes manœuvres 

04-02

 Les députés devaient examiner le 1er mars une révision constitutionnelle susceptible d'ouvrir la voie à une élection à vie du président, mais l'opposition le soupçonne également de vouloir installer son fils aîné, un militaire, au pouvoir.

 http://www.challenges.fr/actualites/monde/20110202.CHA2770/yemen__le_president_renonce_a_un_nouveau_mandat.html

16/02/2

Les juges ont organisé des manifestations et ont critiqué Ali Abdallah Saleh, avant de réclamer l'indépendance de la justice, dans ce pays, et la non ingérence du gouvernement, dans les affaires juridiques et judiciaires. Les différentes villes yéménites, en s'inspirant des révolutions, tunisienne et égyptienne, étaient les scènes de manifestations pacifiques, contre le gouvernement, qui ont dégénéré en violences, avec l'intervention des forces de l'ordre et l'arrestation de nombre des protestataires.

 http://french.irib.ir



2) Usa  (le parrain)

Les grandes manœuvres d'Obama

Obama, Moubarak et le Yémen

nb Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information

Il y a une chose que les dépêches diplomatiques publiées par WikiLeaks montrait clairement: la valeur de la diplomatie américaine. La qualité des messages et la clairvoyance des analyses étaient les vraies révélations. Elles contrastaient avec les câbles de l'ambassadeur de France en Tunisie dont les analyses étaient affligeantes et qui n'avait jamais pris la peine de rencontrer un représentant de l'opposition. 

Les événements en Egypte et au Yémen posent un problème autrement plus compliqué aux Etats-Unis et à Barack Obama.

L'Egypte, qui reçoit 1,5 milliards de dollars d'aide des Etats-Unis chaque année, est un élément essentiel du dispositif américain pour contrer l'Iran.

Et le Yémen, dirigé depuis plus de 30 ans par Ali Abdullah Saleh, est devenu une des bases arrières d'Al Qaeda(...) , mais en même temps les Etats-Unis ont une liberté presque absolue de mener la guerre aux affiliés d'Al Qaeda dans le pays. 

La question à 1 milliard de dollars pour Barack Obama est simple dans sa formulation, mais presque impossible à résoudre: Comment préserver sa sécurité avec ses impératifs moraux, tels qu'ils ont été en particulier définis lors du discours du Caire du 4 juin 2009 ?

La politique de Jimmy Carter qui avait fait des droits de l'Homme la ligne conductrice de sa politique étrangère, s'est révélée être un désastre. La diplomatie ne peut pas osciller entre ces deux extrêmes du spectre, la politique de la canonnière ou la naïveté de la politique des droits de l'Homme aussi louable soit-elle. Comment contrer l'Iran, contenir AlQaeda et soutenir ceux qui ont le courage de s'opposer aux despotes qui s'accrochent au pouvoir depuis plus de trois décennies ?

L'idéal pour Barack Obama serait une transition "à la Ferdinand Marcos", lâché par Ronald Reagan quand les Etats-Unis ont considéré que son maintien au pouvoir après tant d'années, menaçait la stabilité de la région en donnant des armes aux extrémistes.

Vendredi, Obama a suggéré que les Etats-Unis pourraient revoir leur aide à l'Egypte si Moubarak continuait à utiliser l'armée contre les jeunes qui manifestent.

Les câbles de WikiLeaks ont révélé les efforts de la diplomatie américaine pour convaincre Moubarak de libérer les dissidents et d'entreprendre les réformes nécessaires. En vain. Au lieu de promettre à la 25è heures de grandes réformes, Moubarak ferait mieux de commencer par mettre fin au coupures des communications Internet et téléphoniques. Ce serait un premier geste. 

George W. Bush et ses "neocons" croyaient dur comme fer que la chute de l'Iraq, le remplacement de Saddam Hussein par un régime démocratique entraîneraient, dans un vaste jeu de domino, une démocratisation de tout le Moyen Orient. La guerre d'Iraq s'est révélée un désastre total. L'onde de choc est finalement partie, mais de là où on ne l'attendait pas: d'un petit pays paisible. Elle risque d'être ressentie au delà de l'Egypte. Barack Obama doit décider maintenant de la politique qu'il entend mener et faire entendre sa voix clairement. Le monde musulman attend cela de lui. 

http://blog.lefigaro.fr/obamazoom/2011/01/obama-moubarak-et-le-yemen.html



Vidéo

3-1 Un ponte de la DGSE nous apprend qu'Al Qaïda n'existe pas…

Si on en croit cette vidéo piquée sur .... la télé du Sénat, le gibier en question ressemblerait fort au dahu, au yéti ou autre monstre du Loch Ness.
Vidéo dans laquelle un ponte de la DGSE nous apprend tout tranquillement qu'Al Qaïda n'existe pas, eh oui. Comme quoi l'info distillée par les journaux et les télés est vraiment "fiable"...

Là on est entre gens sérieux, et c'est un professionnel du renseignement qui commente un rapport au Sénat, pas des délires de journalistes en mal de spectaculaire et de scoop.

http://videos.senat.fr/video/videos/2010/video3893.html.



Dossier

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

4-1 Marc Delteil : Après la Tunisie et l'Egypte, le Yémen prochain sur la liste ?

Au pouvoir depuis plus de trente ans à Sanaa, le président yéménite Ali Abdallah Saleh s'efforce de canaliser un mécontentement populaire croissant, craignant que son régime ne soit une des prochaines victimes de la vague qui a commencé à emporter les autocraties arabes.

Dans le sillage de la "révolution du jasmin" qui a eu raison le mois dernier du régime tunisien de Zine ben Ali au bout de 23 ans et du soulèvement populaire qui voue à la chute celui d'Hosni Moubarak au pouvoir depuis trente ans en Egypte, les opposants yéménites descendent eux aussi par milliers dans la rue.

"Je pense que le Yémen est le prochain sur la liste. Les manifestations s'y déroulent depuis plus longtemps et je crois que c'est le prochain pays qu'il faudra suivre de près", confie Theodore Karasik, expert en matière de sécurité au centre d'analyses INEGMA de Dubaï.

Au bord de la faillite, en proie à une insurrection djihadiste, à une rébellion chiite au nord et à une agitation séparatiste au sud, miné par une pauvreté criante, le pays semble se diriger droit dans le mur.

Si le Yémen, qui compte pratiquement plus d'armes que d'habitants, devait suivre le modèle de la Tunisie et de l'Egypte, le chaos qui pourrait en résulter affecterait les pétromonarchies de la région, notamment l'Arabie saoudite voisine.

L'opposition, encore mal organisée, a prévu jeudi un grand meeting à Sanaa qui permettra de jauger de sa force, même si ses organisateurs se concertent avec les autorités pour éviter qu'il ne dégénère en affrontements avec les forces de sécurité.

Le président Saleh, qui pressent la menace, a convoqué pour mercredi le parlement et la Choura (conseil tribal), devant lesquels il devrait prononcer un important discours politique sur la teneur duquel rien n'a filtré.

Le chef de l'Etat yéménite a d'ores et déjà donné des gages à l'opposition, qui n'exige pour le moment que des concessions modestes sans réclamer son départ. Il a accepté de limiter le nombre de mandats présidentiels et augmenté substantiellement les salaires des fonctionnaires et des militaires.

"QUELQUE CHOSE POUR CALMER LA RUE"

Mais s'il paraît en mesure de canaliser les groupes d'opposition regroupés dans une coordination, il aura plus de mal à dompter une jeunesse plus radicalisée sans connexion avec le système.

"Il est confronté à une jeunesse éduquée qui a accès à internet, à Facebook et à Twitter, et qui s'inspire des expériences des autres en Tunisie et en Egypte", note Ibrahim Charkieh, spécialiste du Yémen au Brookings Doha Centre.

"Saleh observe manifestement de très près ce qui se passe en Egypte", estime l'analyste Brian O'Neill, qui tient un blog sur la politique yéménite. "Soit Saleh choisira la répression des manifestations, soit il offrira des concessions en s'engageant à ne pas se représenter et à engager un processus d'ouverture."

En vertu de la Constitution, Saleh doit quitter le pouvoir au terme de son mandat, en 2013. Mais son parti a indigné l'opposition en laissant entendre l'an dernier qu'elle pourrait être modifiée pour lui permettre de se représenter sans limites.

Les opposants ont tenté, sans grand succès, en décembre dernier de mobiliser les foules contre cette perspective. Mais, au vu des événements en Tunisie, le parti de Saleh a de lui-même fait partiellement machine arrière.

Il propose maintenant de négocier la modification de la Constitution sur la question du mandat présidentiel et a reformulé une offre de gouvernement d'unité nationale où l'opposition détiendrait un tiers des portefeuilles.

Pour l'analyste yéménite Abdel Ghani al Iryani, Saleh doit aller beaucoup plus loin dans les concessions et ne disposerait que d'un délai de six mois pour éviter un véritable soulèvement populaire.

"Il faut quelque chose de plus pour calmer la rue. Je pense que si le parti au pouvoir ne propose pas quelque chose de bouleversant nous allons prendre la voie de l'Egypte, de façon plus lente mais plus meurtrière."

Saleh a survécu aux nombreuses révoltes au nord comme au sud et il ne faut pas sous-estimer son talent de manoeuvrier, notent toutefois certains analystes.

Reuters :

Marc Delteil pour le service français, édité par Henri-Pierre André


4-2 Chris Marsden : Des protestations anti-gouvernement éclatent ...

Au moins 16.000 et, selon certains rapports, beaucoup plus de personnes ont protesté au Yémen pour réclamer le départ d’Ali Abdullah Saleh, le président depuis plus de 30 ans.

Les manifestants se sont rassemblés à quatre endroits au moins de la capitale, Sanaa, dont l’université, en vue de déjouer la police et les services de sécurité. Les protestations ont aussi eu lieu ailleurs. Au moins 10.000 personnes ont participé aux protestations à l’université et 6.000 ailleurs dans la capitale.

Les manifestants ont scandé : « 30 ans au pouvoir ça suffit! », ajoutant : « Parti au bout de 20 ans ! » en se référant à l’insurrection qui a renversé le président tunisien Zine El Abidine Ben Ali.

D’autres revendications comprenaient « Non à l’extension [du mandat présidentiel]! Non à l’héritage [de la présidence]! » et « Assez de tergiversations, assez de corruption, assez du gouffre entre riches et pauvre. »

Une forte présence policière avait été mobilisée mais aucun heurt avec la police n’a été rapporté.

Une série de protestations plus petites avaient eu lieu auparavant, débouchant jeudi sur les manifestations de masse qui ont en provoqué l’arrestation de l’activiste des droits de l’homme, Tawakul Karman. Cela avait déclenché de nouvelles protestations à Sanaam, et elle fut libérée lundi.

Saleh est à la tête d’un régime fortement haï. C’est un allié des Etats-Unis et il est au pouvoir depuis 33 ans. Il était devenu le dirigeant du Nord Yémen en 1978 et a dirigé la République du Yémen, créée par la fusion du Nord et du Sud, depuis 1990.

Il avait été réélu la dernière fois en 2006, pour un mandat de sept ans. Mais un projet d’amendement de la constitution débattu au parlement pourrait lui permettre de rester au pouvoir à vie. Il est aussi accusé de vouloir transmettre le pouvoir à son fils aîné Ahmed qui dirige la Garde présidentielle.

Dans un effort pour neutraliser l’opposition, Saleh a promis dimanche lors d’une allocution télévisée « Nous sommes une république. Nous somme contre l’héritage » du pouvoir. Il a alors proposé des amendements constitutionnels prévoyant des limitations du mandat présidentiel à deux mandats de cinq ou de sept ans. Saleh a aussi promis d’augmenter de 47 dollars par mois les salaires pour l’armée et les fonctionnaires en vue d’acheter leur loyauté et de réduire de moitié les impôts. Il ordonné un contrôle des prix.

Ceci ne servira pas à grand chose ou à rien du tout pour apaiser l’opposition publique. Saleh est largement haï. Il règne sur l’un des Etat les plus pauvres du monde où près de la moitié de la population, qui compte 23 millions d’habitants, vit de moins de 2 dollars par jour. Un tiers des habitants souffre de faim chronique. Le taux d’analphabétisme est supérieur à 50 pour cent et le chômage touche au moins 35 pour cent de personnes. Plus des deux tiers de la population a moins de 24 ans.

Les réserves pétrolières et les recettes du pays sont en baisse et le pays souffre d’un grave manque d’eau.

Le gouvernement Saleh est très répressif et mène une guerre dans le Nord du pays contre les tribus chiites dissidentes qui a entraîné la mort de milliers de civils et en a déplacé plus de 130.000. Sa guerre est soutenue par l’Arabie saoudite qui l’a rejoint pour affirmer que l’Iran était derrière la révolte chiite. Les Houthis sont des chiites musulmans mais une secte tout à fait différente des chiites d’Iran. Les chiites yéménites constituent environ 40 pour cent des 23 millions de citoyens du pays. La majorité de la population est sunnite.

Le gouvernement mène une autre campagne répressive contre un mouvement séparatiste armé dans le Sud où, jusqu’en 1990, un régime soutenu par Moscou a été au pouvoir. Pour s’assurer le soutien des Etats-Unis, Saleh s’est attribué le rôle d’un allié important de Washington dans la « guerre contre le terrorisme », en dirigeant ses efforts contre les éléments islamistes, ses alliés d’antan.

Il a été laissé libre cours aux Etats-Unis pour mener des opérations militaires au Yémen. L’armée et la CIA y lancent des attaques quotidiennes de drones et y organisent des escadrons de la mort. L’importance stratégique du Yémen pour les Etats-Unis est déterminée par ses frontières avec l’Arabie saoudite, le premier exportateur mondial de pétrole, et le détroit de Bal el-Mandeb, par lequel passent tous les jours 3 millions de barils de pétrole du Moyen Orient.

Telle est l’hostilité publique aux opérations des Etats-Unis que Saleh a même été obligé de déclarer publiquement son opposition à l’intervention militaire étrangère et à refuser la permission de certaines frappes de missiles américains.

Quoique ceux qui étaient engagés dans les protestations aient été clairement inspirés par la « Révolution du Jasmin » tunisienne, les protestations du Yémen ont été elles, organisées, par opposition au soulèvement spontané d’Afrique du Nord. Son architecte a été une coalition oppositionnelle qui recherche le soutien des Etats-Unis pour son action, au même titre que l’est Saleh.

Les Etats-Unis ont clairement fait comprendre qu’ils étaient au moins disposés à ce qu’un certain rôle soit joué par les partis d’opposition. Au début du mois, lors d’une visite au Yémen la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton a demandé instamment à Saleh d’entamer un dialogue avec l’opposition en disant que ceci aiderait à stabiliser le pays.

Le New York Times a souligné que lors de ce voyage, « un législateur yéménite » avait demandé à Clinton « comment les Etats-Unis pouvaient prêter un soutien au régime autoritaire de M. Saleh alors que son pays devenait de plus en plus un havre pour combattants. ‘Nous soutenons un gouvernement inclusif,’ a répondu Mme Clinton. ‘Nous constatons que le Yémen traverse une période de transition.’ »

Il y a toutes les raisons de supposer que les dirigeants oppositionnels yéménites sont tout aussi enhardis par cette déclaration de soutien de Washington qu’ils le sont par les événements en Tunisie.

Le ministre des Finances de Saleh, Jalal Yaqoub, s’est servi de l’agence Reuters pour lancer un appel à l’opposition à se comporter de manière responsable afin d’éviter un soulèvement révolutionnaire. « Je crois que le président Saleh reste le seul à pouvoir maintenir la stabilité de ce pays, » a-t-il dit. « Je crains que si la majorité des gens descend dans la rue ni nous ni l’opposition ne sera en mesure de contrôler la situation. Cela pourrait devenir horrible très vite… Je suis encore un peu optimiste et pense que les choses ne deviendront pas incontrôlables. Si c’était le cas, nous y perdons tous, tant le gouvernement que l’opposition, et le Yémen frôlera le chaos. »

Sous le titre, « Les protestations yéménites occasionneront-elles une autre révolution ? » le quotidien américain Christian Science Monitor a fait ce commentaire qu’« aucun des partis impliqués ne veut assister à des heurts au Yémen comme il y en eut en Tunisie et en Egypte, surtout pas le gouvernement des Etats-Unis qui a un grand intérêt à faire en sorte que le Yémen reste stable. »

Malheureusement pour Washington et ses alliés actuels et ceux en voie de le devenir, les tensions de classe qui se sont déchaînées au Yémen, en Tunisie et en Egypte ne peuvent pas être coupées à volonté. Un mouvement de masse déferle sur le Moyen Orient qui est une menace à la survie de tous les régimes répressifs et pro-occidentaux de la région.

(Article original paru le 28 janvier 2011)

Copyright 1998 - 2009 - World Socialist Web Site- Tous droits réservés
Publié le 5 février 2011 avec l'aimable autorisation du WSWS


 

Source : WSWS
http://www.wsws.org/...



5 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

5-1 Des milliers de manifestants réclament le départ du président Saleh.

Des milliers de Yéménites, inspirés par la Tunisie et l’Egypte, ont manifesté jeudi à Sanaa à l’appel de l’opposition pour réclamer le départ du président Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis 32 ans.

Le président tunisien « est parti après 20 ans, 30 ans au Yémen, ça suffit », scandaient les manifestants en référence au mouvement de contestation populaire sans précédent en Tunisie qui a chassé le président Zine El Abidine Ben Ali après 23 ans au pouvoir.

La « Révolution du Jasmin » en Tunisie a provoqué une onde de choc dans plusieurs pays arabes, notamment en Egypte, théâtre cette semaine de manifestations sans précédent contre le président Hosni Moubarak, au pouvoir depuis trois décennies, qui ont fait six morts.

Mais le ministre yéménite de l’Intérieur, Motahar Rachad al-Masri, a exclu toute similitude avec la révolte tunisienne qui a conduit à la chute de Ben Ali le 14 janvier.

« Le Yémen ne ressemble pas à la Tunisie », a-t-il déclaré à l’AFP, affirmant que le Yémen « est un pays démocratique » et les manifestations sont pacifiques.

« Non au renouvellement du mandat, non à la transmission héréditaire du pouvoir », « l’heure du changement a sonné », répétaient les manifestants yéménites qui s’étaient rassemblés pendant deux heures à l’appel d’une coalition de partis de l’opposition parlementaire.

« Nous nous rassemblons aujourd’hui pour demander le départ du président Saleh et de son gouvernement corrompu », a lancé à l’adresse de la foule un député du parti islamiste Al-Islah, Abdelmalik al-Qasuss.

L’opposition a organisé quatre manifestations distinctes dans la capitale pour « disperser les forces de police », selon l’un des organisateurs.

Les forces anti-émeutes se tenaient à distance des manifestants, mais elles ont renforcé les mesures de sécurité autour du ministère de l’Intérieur et de la Banque centrale.

Le Congrès populaire général (CPG, parti au pouvoir), a organisé quatre contre-manifestations qui ont réuni des milliers de personnes dans la capitale.

« Ne faites pas tomber la démocratie et la Constitution », pouvait-on lire sur l’une des banderoles brandies par des manifestants pro-gouvernementaux.

Les manifestations se sont multipliées ces derniers jours au Yémen, un pays rongé par la pauvreté et le chômage.

Le gouvernement a annoncé cette semaine une augmentation des salaires, une mesure destinée à « prévenir des problèmes similaires à ceux de la Tunisie », selon l’analyste yéménite Mustapha Nasr, interrogé par l’AFP.

En outre, des milliers de partisans du Mouvement sudiste, un groupe séparatiste, ont manifesté dans plusieurs villes du Sud du Yémen, dont Daleh, Habilayn, Loder et Ezzan, scandant des slogans séparatistes. « Révolution, Révolution dans le Sud », « Plutôt mourir libres que d’accepter l’occupation », répétait la foule, selon des participants.

Au pouvoir depuis 1978, M. Saleh a été élu pour la première fois en 1999 au suffrage universel direct pour un mandat de sept ans. Il a été réélu pour la deuxième fois en 2006 pour un mandat qui arrive à expiration en 2013.

Un projet d’amendement de la Constitution, en discussion au Parlement malgré le refus de l’opposition, pourrait ouvrir la voie à une présidence à vie pour l’actuel chef de l’Etat.

L’opposition accuse en outre le président Saleh, 68 ans, de vouloir transmettre la présidence à son fils aîné Ahmad, chef de la garde républicaine, unité d’élite de l’armée.

Mais le chef de l’Etat s’est défendu dans un discours télévisé dimanche soir de vouloir transmettre le pouvoir à son fils. « Nous sommes une république, et je suis contre la transmission du pouvoir », a-t-il dit.

Les manifestations de jeudi s’inscrivent dans le cadre d’un programme de protestations de l’opposition, à l’approche des élections législatives prévues le 27 avril.

AFP

janvier 28th, 2011

http://www.inversalis-productions.eu:80/blog/2011/01/yemen-des-milliers-de-manifestants-reclament-le-depart-du-president-saleh/


5-2 Jeudi, "la journée de la colère" des Yéménites. 

Après Tunisie et Egypte, c'est au tour de la poudrière du Yémen. L'opposition yéménite a annoncé, aujourd'hui, le jeudi 3 février, la journée de la colère, pour réclamer des réformes élargies et des changements d'ordre politique et pour enrayer les mesures unilatérales prises par le parti au pouvoir, visant à amender la Constitution. Cette journée de la colère au Yémen rappelle celle de l'Egypte et la révolution des jeunes tunisiens qui sont parvenus à renverser Ben Ali. Les partis d'opposition, formant la coalition "Forum commun" envisagent d'organiser la plus grande manifestation populaire qui serait un message ferme au président Ali Abdallah Saleh, pour qu'il mette en vigueur des réformes élargies dans l'ordre politique du pays et annule les amendements de la Constitution, que le parti au pouvoir avait effectués, ces derniers temps. Le président yéménite Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis 32 ans, a annoncé mercredi renoncer à briguer un nouveau mandat et fait des concessions à l'opposition, sous la pression de la rue influencée par les exemples tunisien et égyptien.

03/02

 http://french.irib.ir


5-3 Sit-in à Sanaa pour réclamer la chute du régime.

Des milliers de personnes ont entamé lundi à Sanaa un sit-in pour exiger le départ du président Ali Abdallah Saleh, alors qu'un manifestant était tué par les forces de sécurité à Aden, portant à 12 le nombre de morts dans cette ville en moins d'une semaine.

Parallèlement, des dizaines de milliers de chiites ont participé lundi à Saada, dans le nord du pays, à une manifestation demandant la chute du régime.

"Des dizaines de milliers ont participé à une marche à Saada pour demander la chute du régime à l'appel du (chef de la rébellion zaïdite) Abdel Malek al-Houthi et du Forum commun (l'opposition parlementaire)", a indiqué à l'AFP l'un des organisateurs.

Selon lui, les manifestants ont proclamé, durant la marche, leur soutien aux protestataires qui ne cessent d'appeler depuis le 16 février à la chute du régime, à Sanaa, à Aden et dans d'autres villes yéménites.

M. Saleh, au pouvoir depuis 32 ans dans ce pays pauvre de la péninsule arabique, a déclaré lors d'une conférence de presse qu'il ne partirait "que par les urnes".

Pour leur part, les ulémas du Yémen ont prohibé le recours à la force contre les manifestants, dans un communiqué publié à l'issue d'une réunion extraordinaire.

A Sanaa, les manifestants, des étudiants mais également des députés de l'opposition et des militants, se sont massés sur une place devant l'Université, foyer de la contestation dans la capitale, qu'ils ont rebaptisée "place Tahrir" (place de la Liberté), en référence au soulèvement en Egypte.

"Le peuple veut la chute du régime" et "le peuple veut le changement", proclamaient les banderoles brandies par les manifestants.

Ce sit-in intervient au lendemain de la décision de l'opposition parlementaire de se joindre au mouvement de contestation du régime, mené jusqu'à présent principalement par des étudiants.

Les forces de sécurité yéménites ont érigé des postes de contrôle aux accès de la place mais n'ont pas tenté de disperser les manifestants.

Les manifestations, qui se déroulent quotidiennement à Sanaa depuis une dizaine de jours, ont été violemment réprimées par des partisans du pouvoir armés de gourdins, de pierres et d'armes blanches.

Dimanche, pour la première fois, les étudiants sortant de l'Université pour manifester n'ont pas été inquiétés par les partisans du pouvoir, tenus à l'écart par la police.

A Aden en revanche, les forces de sécurité ont continué à tirer à balles réelles sur les manifestants, faisant un nouveau mort lundi à l'aube, selon des sources médicales.

Ce décès porte à douze le nombre de manifestants tués depuis le début le 16 février de manifestations quotidiennes tournant à l'émeute dans la principale ville du sud du Yémen, selon un bilan établi par l'AFP.

Des membres des forces de sécurité à bord de deux véhicules ont tiré en direction de jeunes rassemblés dans le quartier de Khor Maksar, dans une rue où des manifestants avaient placé des pneus enflammés pour couper la circulation, selon des témoins.

Cinq personnes ont été blessées et l'une d'elles a succombé à ses blessures, selon des sources hospitalières.

Dimanche soir, un manifestant avait été tué et un autre blessé lorsque la police avait tiré des gaz lacrymogènes et des balles pour disperser des centaines de manifestants rassemblés à Aden.

Dans le même temps, des milliers de jeunes ont poursuivi, pour la troisième journée consécutive, un sit-in sur une place du quartier de Mansoura, d'où était parti le mouvement de contestation le 16 février dans la ville, selon le correspondant de l'AFP.

Les manifestants retranchés sur la place al-Rouaychane réclament le départ du président Saleh, brandissant comme à Sanaa des banderoles affirmant "le peuple veut la chute du régime" et "Pars, Ali".

"On me demande de partir, mais je ne partirai que par les urnes", a déclaré le chef de l'Etat lors d'une conférence de presse à Sanaa lundi.

Le président Saleh, qui dirige le Yémen depuis 1978, a promis le 2 février de mener des réformes et de ne pas briguer un nouveau mandat lors de la prochaine élection présidentielle prévue en 2013, sans parvenir à calmer la rue.

21-02

SANAA -  Par AFP 


Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

6-1 Le vent de la contestation gagne le Yémen et la Jordanie.
Rédaction internationale

Mercredi 2 février 2011

Après la Tunisie et l’Egypte, la contestation gagne le Yémen et la Jordanie. Pour ne pas subir le sort des dictatures de Tunis et du Caire, le président yéménite et le monarque hachémite tentent d’initier des réformes d’urgence.

Ainsi, le président yéménite, Ali Abdallah Saleh, confronté à des protestations populaires, a convoqué le Parlement et le Conseil consultatif à une réunion aujourd’hui, à la veille d’une manifestation prévue par l’opposition, selon l’AFP, citant une source officielle. Le chef de l’Etat devrait s’exprimer au cours de cette réunion extraordinaire, a-t-on précisé de même source, sans donner d’information sur la teneur de son intervention.Des milliers de Yéménites, inspirés par la Tunisie et l’Egypte, avaient manifesté jeudi dernier à Sanaâ à l’appel de l’opposition pour réclamer le   départ du président Saleh, au pouvoir depuis 32 ans.  La réunion de la Chambre des députés et du Majlis al choura (Conseil consultatif) intervient alors qu’une «journée de colère» est prévue demain, toujours à l’appel de l’opposition. Le parti au pouvoir, le Congrès populaire général (CPG), a également appelé ses partisans à des manifestations le jour même pour contrer l’opposition,   selon une source du CPG.     

Le Yémen est l’un des pays arabes les plus pauvres. Le président yéménite avait annoncé lundi dernier la création d’un fonds pour l’emploi des diplômés et l’extension de la couverture sociale à un demi-million de personnes, dans une tentative de calmer les revendications populaires. Dans le même temps, le parti au pouvoir a appelé dimanche les partis de l’opposition, réunis au sein du «Forum commun», à reprendre le dialogue au   sujet des réformes politiques, interrompu depuis la décision des autorités d’organiser des élections législatives le 27 avril sans attendre le résultat de ce dialogue. Le chef du Forum commun, Mohamed Al Moutawakel, a cependant assuré qu’il «n’y aura pas de dialogue sans l’annulation des mesures prises unilatéralement par le parti au pouvoir», dans une référence à la décision de tenir les élections et au projet d’amendements constitutionnels. Les députés doivent examiner le 1er mars une révision constitutionnelle susceptible d’ouvrir la voie à une élection à vie du président, au pouvoir depuis 1978.

Au royaume hachémite, le Front de l’action islamique (FAI), principal parti d’opposition en Jordanie, a critiqué hier le choix de Maârouf Bakhit, chargé le même jour par le roi  Abdallah II de former un nouveau gouvernement, estimant qu’il n’était «pas un réformateur» et promettant de poursuivre les manifestations. «Maârouf Bakhit a conduit les pires élections législatives en Jordanie» lors de son mandat de Premier ministre en 2007 et «il n’est pas un réformateur», a déclaré M. Zaki Bani Rsheid, membre du comité exécutif du FAI. «Il n’est pas l’homme pour diriger la période transitoire et pour sortir de la crise la Jordanie», a-t-il ajouté. «Il semble que le train des réformes n’est pas encore en marche. Nous sommes contre ce Premier ministre. Notre expérience passée n’est pas encourageante», a  déclaré à l’AFP le secrétaire général du FAI, Hamzeh Mansour.    

Les manifestations vont se poursuivre car «les raisons pour ces manifestations sont toujours valables», a-t-il ajouté. Le FAI et la confrérie des Frères musulmans devaient se réunir hier  après-midi pour évaluer les «conséquences de cette décision». Néanmoins, les islamistes ont déjà annoncé un sit-in de protestation devant les bureaux du Premier ministre vendredi prochain après la prière. Le roi a demandé au nouveau Premier ministre, qui a déjà occupé ce poste de 2005 à 2007, «de prendre des mesures rapides et claires pour des réformes politiques réelles qui   reflètent notre vision pour des réformes générales modernes soutenant notre action en faveur de la démocratie», selon le palais.

Share 

Rédaction internationale

Mercredi 2 février 2011

Source : El Watan
http://www.elwatan.com/...


6-2 Obama, Moubarak et le Yémen.

Il y a une chose que les dépêches diplomatiques publiées par WikiLeaks montrait clairement: la valeur de la diplomatie américaine. La qualité des messages et la clairvoyance des analyses étaient les vraies révélations. Elles contrastaient avec les câbles de l'ambassadeur de France en Tunisie dont les analyses étaient affligeantes et qui n'avait jamais pris la peine de rencontrer un représentant de l'opposition. 

Les événements en Egypte et au Yémen posent un problème autrement plus compliqué aux Etats-Unis et à Barack Obama. L'Egypte, qui reçoit 1,5 milliards de dollars d'aide des Etats-Unis chaque année, est un élément essentiel du dispositif américain pour contrer l'Iran. Et le Yémen, dirigé depuis plus de 30 ans par Ali Abdullah Saleh, est devenu une des bases arrières d'Al Qaeda, mais en même temps les Etats-Unis ont une liberté presque absolue de mener la guerre aux affiliés d'Al Qaeda dans le pays. 

La question à 1 milliard de dollars pour Barack Obama est simple dans sa formulation, mais presque impossible à résoudre: Comment préserver sa sécurité avec ses impératifs moraux, tels qu'ils ont été en particulier définis lors du discours du Caire du 4 juin 2009 ? La politique de Jimmy Carter qui avait fait des droits de l'Homme la ligne conductrice de sa politique étrangère, s'est révélée être un désastre. La diplomatie ne peut pas osciller entre ces deux extrêmes du spectre, la politique de la canonnière ou la naïveté de la politique des droits de l'Homme aussi louable soit-elle. Comment contrer l'Iran, contenir AlQaeda et soutenir ceux qui ont le courage de s'opposer aux despotes qui s'accrochent au pouvoir depuis plus de trois décennies ?

L'idéal pour Barack Obama serait une transition "à la Ferdinand Marcos", lâché par Ronald Reagan quand les Etats-Unis ont considéré que son maintien au pouvoir après tant d'années, menaçait la stabilité de la région en donnant des armes aux extrémistes. Vendredi, Obama a suggéré que les Etats-Unis pourraient revoir leur aide à l'Egypte si Moubarak continuait à utiliser l'armée contre les jeunes qui manifestent. Les câbles de WikiLeaks ont révélé les efforts de la diplomatie américaine pour convaincre Moubarak de libérer les dissidents et d'entreprendre les réformes nécessaires. En vain. Au lieu de promettre à la 25è heures de grandes réformes, Moubarak ferait mieux de commencer par mettre fin au coupures des communications Internet et téléphoniques. Ce serait un premier geste. 

George W. Bush et ses "neocons" croyaient dur comme fer que la chute de l'Iraq, le remplacement de Saddam Hussein par un régime démocratique entraîneraient, dans un vaste jeu de domino, une démocratisation de tout le Moyen Orient. La guerre d'Iraq s'est révélée un désastre total. L'onde de choc est finalement partie, mais de là où on ne l'attendait pas: d'un petit pays paisible. Elle risque d'être ressentie au delà de l'Egypte. Barack Obama doit décider maintenant de la politique qu'il entend mener et faire entendre sa voix clairement. Le monde musulman attend cela de lui. 

http://blog.lefigaro.fr/obamazoom/2011/01/obama-moubarak-et-le-yemen.html



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


22/02/2011

n°8 bis- Journal de Côte d'Ivoire - 21-02


n°8 bis -  Journal de Côte d'Ivoire  - 27-01 au 21-02 – Début -  Le jeu du chat et de la souris.



    Journal de Côte d’Ivoire  

           n°8 bis                      21-02

  C.Debroeder  &  M.Lemaire




7-2 Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Devise nationale : Union - Discipline - Travail

Langue officielle

Français

Capitale

Yamoussoukro (politique)
Abidjan (économique)
6°51′N 5°18′W / 6.85, -5.3

Plus grande ville

Abidjan

Forme de l’État

République

 - Président de la République
Premier ministre

Laurent Gbagbo[1]
Alassane Ouattara[2]
Gilbert Marie N'gbo Aké
[1]
Guillaume Soro[2]

Superficie
 - Totale
 - Eau (%)

Classé 68e
322 462 km2
1,4

Population
 - Totale (2010)
 -
Densité

Classé 57e
21 058 798[3] hab.
65,3 hab./km2

Indépendance
 - Date

de la France
7
 août 1960

 

La Côte d'Ivoire ou Côte-d'Ivoire, officiellement République de Côte d'Ivoire, est un pays d’Afrique occidentale, membre de l’Union africaine. D’une superficie de 322 462 km2, elle est limitée au nord par le Mali et le Burkina Faso, à l’ouest par le Liberia et la Guinée, à l’est par le Ghana et au sud par l’océan Atlantique. La population est estimée à 21 058 798 habitants en 2010[4],[5]. La Côte d’Ivoire a pour capitale politique et administrative Yamoussoukro (Abidjan demeurant capitale économique), pour langue officielle le français et pour monnaie, le franc CFA. Le pays fait partie de la CEDEAO.

D’abord protectorat français en 1843 et devenue colonie française en 1893, le pays acquiert son indépendance le 7 août 1960, sous la houlette de Félix Houphouët-Boigny, premier président de la République.

L’économie, essentiellement axée sur la production de café et de cacao, connaît au cours des deux premières décennies un essor exceptionnel, faisant de la Côte d’Ivoire un pays phare dans la sous-région ouest-africaine. En 1990, le pays traverse, outre la crise économique survenue à la fin des années 1970 et qui perdure, des périodes de turbulence aux plans social et politique. Ces problèmes connaissent une exacerbation à la mort de Félix Houphouët-Boigny en 1993. L’adoption d’une nouvelle constitution[6] et l’organisation de l’élection présidentielle qui, en 2000, porte au pouvoir Laurent Gbagbo, n’apaisent pas les tensions sociales et politiques, qui conduisent au déclenchement d’une crise politico-militaire le 19 septembre 2002. Après plusieurs accords de paix, le pays s’engage le 4 mars 2007, dans un nouveau processus de sortie de crise fondé sur un accord politique conclu à Ouagadougou (Burkina Faso)[7].

La Côte d'Ivoire est à 70 % francophone[8]. Le français constitue le langage courant mais le dioula reste le dialecte commerçant le plus employé.

[modifier] Géographie

Article détaillé : Géographie de la Côte d'Ivoire.

[modifier] Toponymie

N.B. : la typographie française prescrit, pour la graphie des noms d’unités administratives ou politiques, des traits d'union entre les différents éléments d’un nom composé et une capitale à tous les éléments (sauf articles...)[9]. Il serait donc légitime d’écrire « Côte-d'Ivoire ».

Néanmoins, le gouvernement ivoirien a décidé de l'absence de trait d'union dans la graphie du nom de son pays et la conservation dans toutes les langues de ce seul nom orthographié : Côte d'Ivoire.

Géographie humaine

Article détaillé : Démographie de la Côte d'Ivoire.

 

Répartition de la population vivant en Côte d'Ivoire

Composition
 culturelle en Côte d’Ivoire

Composition ethnique
- Akan
- Peuples voltaïques et Gur
-
Mandé du Nord
-
Krous
- Mandé du Sud
- Autres


31,1 %
13 %
17,2 %
9,4 %
18,4 %
26,9 %

'Religions
-
Christianisme
- Croyances africaines
-
Islam


65 %
5 %
30 %

Composition linguistique
- Français (officiel)
- 60 ethnies locales

Sources: The World Factbook, CIA ; La Côte
d'Ivoire en chiffres, Ministère ivoirien
de l'Économie et des Finances

La population ivoirienne, comme dans la quasi-totalité des pays en développement, connaît une croissance rapide. Au cours des derniers recensements effectués en 1975, 1988 et 1998, elle est chiffrée à 6 709 600, 10 815 694 puis 15 366 672 habitants. Elle est estimé à 21 506 017 en 2010. Cet accroissement rapide est en partie imputable à l’immigration continue de populations étrangères. Le recensement général effectué en 1998 révèle en effet un taux d’étrangers de 26%, soit plus du quart de la population totale. Ces immigrés, en quête de mieux-être, sont attirés par le développement économique rapide et la stabilité sociale et politique que connaissait le pays avant le début des crises sociopolitiques et militaires. Ils proviennent majoritairement des pays voisins membres de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO). Malgré la crise politico-militaire de 2002, le pays compte encore en 2008 de nombreux étrangers originaires de la CEDEAO dont des Burkinabés, de loin les plus nombreux (environ 2 millions), des Maliens, des Guinéens, des Sénégalais, des Libériens, des Ghanéens. À ceux-ci s’ajoutent les Libano-Syriens essentiellement commerçants, quelquefois industriels, des Asiatiques et des Européens. Le pourcentage d'étrangers naturalisés est de 0,6%.

La population ivoirienne est en outre multiethnique. Cinq grands groupes ethniques, comprenant environ une soixantaine d'ethnies, constituent les nationaux d'origine et sont localisés dans les régions suivantes :

  • au nord, le groupe voltaïque (Gur) ou sénoufos, 13 % de la population ;
  • au nord-ouest, le groupe mandé du Nord ou malinké, 17,2 % de la population ;
  • à l’ouest, le groupe mandé du Sud, 8,4 % ;
  • au sud-ouest et au centre-ouest, le groupe krous, 9,4 % de la population ;
  • au centre et à l'est, le groupe akans, 41,1 % de la population.

Composée d'une forte proportion de jeunes (en 1998 les jeunes de moins de 15 ans représentaient 43% de la population totale, contre 4% pour les personnes âgées), la population ivoirienne est inégalement répartie sur le territoire national. Les variations s'observent d'une région à l'autre, mais également entre zones rurales et zones urbaines[27]. Au détriment de la zone du nord, le sud, l’ouest et l’est sont en effet, en plus des étrangers, fortement peuplés d’allogènes dont le déplacement est dicté par la recherche de terres arables ou propices au développement des cultures de rente comme le café et le cacao. Le taux de peuplement est également élevé dans les zones urbanisées, compte tenu de l’exode des populations rurales constituées en majorité de jeunes en quête d’emploi. La crise déclenchée en septembre 2002 a pour sa part accéléré le clivage entre les zones nord et sud. Sur l'ensemble du territoire en 1998, la densité moyenne est de 48 habitants au km². En zone sud, zone forestière, elle varie de 53,3 (région du Bas-Sassandra) à 272,7 habitants (région des lagunes) au km². 57% de la population vit en milieu rural, les zones urbaines en abritent quant à elles 43 %. Le taux de croissance de la population urbaine est évalué à 4,2% entre 1988 et 1998[27]. En 2010, le taux de croissance annuelle de la population est de 2,403%. Sont considérées comme villes les localités semi-urbaines de 3 000 habitants au moins, agglomérées, dotées d'une fonction politique et administrative et au sein desquelles la population active non agricole est supérieure ou égale à 50 %. Sur cette base, 129 villes sont dénombrées par le dernier recensement général de la population (1998). Abidjan reste le principal centre urbain et économique du pays, avec 2 877 948 habitants en 1998. Yamoussoukro (155 803 habitants), Bouaké (464 618 habitants), Daloa (173 103 habitants), Korhogo (142 039 habitants), Gagnoa (107 124 habitants), Man (116 657 habitants) et San-Pédro (131 800 habitants), sont également de grandes villes[27].

Par ailleurs, le pays abrite environ 26 400 réfugiés et demandeurs d'asile en 2007, dont 24 200 provenant du Liberia et ayant fui la guerre civile qui y a sévi entre 1989 et 2004[28]. En 18 ans, il y a eu une très forte croissance des réfugiés car on estime en 2010 le nombre de réfugiés de plus à 17 458.

dans la Résistance.

En quête d’émancipation

Avant la fin de la guerre 1939-1945, les populations encore inorganisées commencent assez timidement une lutte pour l’émancipation politique, sociale et économique[70]. Mais à partir de 1945, en Côte d’Ivoire comme dans toutes les colonies françaises d’Afrique, la vie politique s’organise en prenant appui sur la Conférence de Brazzaville. Les Ivoiriens participent à leurs premières élections municipales (Abidjan et Grand-Bassam) et législatives, les territoires d’outre-mer devant désormais, par décision de l’autorité coloniale, être représentés à l’Assemblée nationale constituante française. En dépit de l’opposition de l’administration locale, Félix Houphouët-Boigny se porte candidat en Côte d’Ivoire devant le collège des non-citoyens. Il devance son adversaire de plus de mille voix et, au deuxième tour le 4 novembre 1945, est élu député avec 12 980 voix sur 31 081 suffrages exprimés. À la seconde Assemblée nationale Constituante, il est réélu plus facilement au Parlement français avec 21 099 voix sur 37 888 suffrages exprimés[71],[72]. Plusieurs partis politiques (souvent soutenus par des syndicats) sont créés à partir de 1946. Ils sont de simples prolongements de la diversité des formations politiques de France ou la concrétisation de la liberté d'initiatives locales : Parti démocratique de Côte d'Ivoire (1946), Parti progressiste de Côte d’Ivoire (1947), Bloc démocratique éburnéen (1949), section ivoirienne de l’Internationale ouvrière (1946), section ivoirienne du Rassemblement du peuple français[73]. La Constitution de la Quatrième République (France) et les lois anti coloniales (suppression du travail forcé, suppression du Code de l'indigénat ou extension de la citoyenneté française), sans changer véritablement le système colonial local, provoquent à la fois la colère des colons et la déception des populations colonisées qui durcissent leur lutte pour l’émancipation, à travers des actions de plus en plus violentes conduites par les partis politiques[74].

La loi-cadre ouvre de nouvelles perspectives en Côte d’Ivoire par l’introduction de la décentralisation, l’autonomie interne des colonies et l’extension des pouvoirs des Assemblées territoriales. Elle instaure également un collège unique d’électeurs et le suffrage universel. La voie s’ouvre ainsi pour l’instauration, de prime abord, de la Communauté franco-africaine après le référendum du 28 mars 1958 puis, par la suite, pour l’accession de la Côte d’Ivoire à la souveraineté internationale le 7 août 1960[75].

Élection présidentielle en 2010

À l'issue d'une élection présidentielle sous tension, les deux candidats arrivés au second tour, Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara, prêtent serment comme président du pays[76]. Alassane Ouattara a été déclaré vainqueur par la Commission électorale indépendante et a reçu le soutien du Premier ministre Guillaume Soro et d'une partie[77] de la Communauté internationale[76]. Laurent Gbagbo a été déclaré vainqueur par le Conseil constitutionnel et a reçu le soutien du général Philippe Mangou, commandant de l'armée[76].

Crise politico-militaire en Côte d'Ivoire (2002 - 2007)

Article détaillé : Crise politico-militaire en Côte d'Ivoire.

Des années Houphouët-Boigny à la difficile succession

 

Félix Houphouët-Boigny (1962)

Dès l’indépendance, les institutions de l’État ivoirien sont définies et organisées par une Constitution[78],[79]. Celle-ci prévoit le principe de la séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire[78]. Entre 1960 et 1980, les transformations positives de l’économie ivoirienne sont spectaculaires dans tous les domaines : agriculture, industrie, commerce et finances. Elles sont le résultat d’une politique qui fait jouer un rôle éminent à l’État, à l’investissement privé et aux capitaux étrangers. La société ivoirienne connaît au cours de cette période une profonde mutation à travers le relèvement du niveau de vie des habitants, les équipements sanitaires, éducatifs et sociaux, mais également une augmentation de la population avec un taux de croissance annuel moyen de 3,8 %, la faisant varier de 3,7 millions en 1960 à 12,2 millions d’habitants en 1988. Cependant, depuis le milieu des années 1980, l’économie stagne, conséquence de la dégradation des termes de l'échange avec l’extérieur, de l’accroissement des dettes de l’État et d’erreurs de gestion. En octobre 1995, Henri Konan Bédié remporte à une écrasante majorité (95,25 % contre 3,75 % ou 4,75 % pour le candidat Francis Wodié)[80] contre une opposition fragmentée et désorganisée qui appelle au boycott actif, la première élection présidentielle organisée après le décès de Félix Houphouët-Boigny[81]. Il resserre son emprise sur la vie politique, obtient assez rapidement une amélioration des perspectives économiques, une diminution de l’inflation et engage des mesures pour réduire la dette extérieure.

Contrairement à Félix Houphouët-Boigny, qui a su avec prudence éviter tout conflit ethnique et a même permis l’accès aux postes de l’Administration publique à certains immigrants venus de pays voisins, Henri Konan Bédié met en exergue le concept de l’ivoirité[82]. L’ivoirité est définie d’abord comme l’affirmation de la souveraineté et de l’autorité du peuple ivoirien face aux menaces de dépossession et d’assujettissement, notamment dans les domaines de l’immigration ou des pouvoirs économique et politique[83]. Par la suite, le concept a la réputation d’être destiné à exclure l’opposant Alassane Dramane Ouattara de l’élection présidentielle[84],[85]. La nationalité de ce leader fait ainsi l’objet de vives polémiques et de nombreuses controverses tant au sein de la classe politique que de l’ensemble de la société ivoirienne, une partie de la population lui reconnaissant la nationalité ivoirienne, tandis que l’autre la lui dénie[86]. La Cour suprême de Côte d’Ivoire n’a pu trancher sur ce sujet[87].

Des problèmes de gouvernance sont mis au jour lors de l’exécution de projets financés par l’Union européenne. En outre, différents faits, notamment l’exacerbation des tensions politiques et sociales par la presse, les actes de défiance à l’autorité de l’État posés par des opposants, l’incarcération de plusieurs leaders de l’opposition politique, instaurent un climat délétère qui conduit en décembre 1999 au renversement de Henri Konan Bédié par des soldats mécontents. Ceux-ci placent à la tête de leur groupe le général Robert Guéï qui devient par ce fait, chef de l’État de Côte d’Ivoire. Henri Konan Bédié s’exile en France[88].

La lente sortie de crise

 

Le régime issu du putsch[89] est marqué durant son éphémère pouvoir par des troubles militaires et civils. Le pouvoir militaire réduit néanmoins la criminalité et la corruption en usant de méthodes parfois expéditives. Il fait procéder à la rédaction d’une nouvelle constitution par les partis politiques et la société civile et organise, en octobre 2000, l’élection présidentielle. De nombreuses candidatures à la présidence de la République dont celles de Henri Konan Bédié et de Alassane Dramane Ouattara sont éliminées par la Cour suprême. Le général Robert Guéï qui se proclame vainqueur du scrutin est chassé par des manifestations de rues. De violents affrontements opposent également durant quelques jours des militants du FPI à ceux du RDR. Ces troubles se soldent par plusieurs morts. La Cour suprême proclame les résultats et déclare vainqueur, Laurent Gbagbo. Celui-ci initie un forum de réconciliation nationale puis nomme un gouvernement d'union nationale. Mais le 19 septembre 2002, des soldats rebelles tentent de prendre le contrôle des villes d’Abidjan, Bouaké et Korhogo. Ils échouent dans leur tentative en ce qui concerne Abidjan mais sont victorieux dans les deux autres villes, situées respectivement dans le centre et le nord du pays. Robert Guéï est assassiné dans des circonstances non encore élucidées. La rébellion qui se présente sous le nom MPCI crée plus tard le MJP et le MPIGO et forme avec ces dernières composantes le mouvement des Forces nouvelles (FN). Il occupe progressivement plus de la moitié nord du pays (estimée à 60% du territoire), scindant ainsi le territoire en deux zones géographiques distinctes : le sud tenu par les Forces armées nationales de Côte d’Ivoire (FANCI) et le nord tenu par les Forces armées des forces nouvelles (FAFN).

Les pourparlers entamés à Lomé permettent d’obtenir le 17 octobre 2002, un accord de cessez-le-feu qui ouvre la voie à des négociations sur un accord politique entre le Gouvernement et le MPCI, sous l’égide du président du Togo, Gnassingbé Eyadema. Ces négociations échouent cependant sur les mesures politiques à prendre, en dépit de réunions entre les dirigeants de la CEDEAO à Kara (Togo), puis à Abidjan et à Dakar. 10 000 casques bleus de l’ONUCI[90] dont 4 600 soldats français de la Licorne sont placés en interposition entre les belligérants. Dans une nouvelle initiative, la France abrite à Linas-Marcoussis du 15 au 23 janvier 2003, sous la présidence de Pierre Mazeaud, Président du Conseil constitutionnel français, secondé par le juge sénégalais Kéba Mbaye, une table ronde avec les forces politiques ivoiriennes[91] et obtient la signature de l’accord de Linas-Marcoussis. Cet accord prévoit la création d’un gouvernement de réconciliation nationale[92] dirigé par un premier ministre nommé par le Président de la République après consultation des autres partis politiques, l’établissement d’un calendrier pour des élections nationales crédibles et transparentes, la restructuration des forces de défense et de sécurité, l’organisation du regroupement et du désarmement de tous les groupes armés, le règlement des questions relatives à l’éligibilité à la présidence du pays et à la condition des étrangers vivant en Côte d’Ivoire. Un comité de suivi de l’application de l’Accord, présidé par l’ONU, est institué.

 

Appliqué avec beaucoup de difficultés, l’Accord de Linas-Marcoussis est suivi par plusieurs autres, conclus en Afrique et mis en œuvre par les gouvernements successifs de Seydou Diarra, Charles Konan Banny et Guillaume Soro, nommé 1er ministre à l’issue de la signature de l’accord politique de Ouagadougou conclu entre celui-ci et Laurent Gbagbo, sous l’égide du président burkinabé Blaise Compaoré, facilitateur[93],[7]. Dans le Gouvernement de Guillaume Soro composé de 33 membres, la formation militaro-politique de celui-ci (les Forces nouvelles de Côte d'Ivoire) et le Front populaire ivoirien (FPI), formation politique dont est issu le président Laurent Gbagbo, disposent chacun de huit portefeuilles (le Premier ministre y compris). Les autres portefeuilles sont répartis entre divers autres partis politiques. Ainsi, le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI) en détient 5, le Rassemblement des républicains de Côte d’Ivoire (RDR) 5, le Mouvement des forces d'Avenir (MFA) un, le Parti ivoirien des travailleurs (PIT) un, l’Union démocratique de Côte d'Ivoire (UDCI) un et l’Union pour la démocratie et la paix en Côte d'Ivoire (UDPCI) un ; deux autres ministres sont réputés proches du Président de la République et un ministre est issu de la société civile.

Concrètement, outre la gestion des affaires relevant de ses compétences traditionnelles, le gouvernement coordonne la mise en œuvre du processus de sortie de crise au moyen de programmes spécifiques. Il s’agit d’un dispositif technique comprenant notamment le Centre de commandement intégré (désarmement des combattants), le Programme national de réinsertion et de réhabilitation communautaire, le Comité national de pilotage du redéploiement de l’Administration (restauration de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire et reprise du fonctionnement des services publics), l’Office national d'identification (identification des populations et des électeurs) et la Commission électorale indépendante (organisation des élections). Si le consensus semble se dégager sur le mode de gestion du programme de sortie de crise, les origines de la crise ivoirienne demeurent un sujet controversé.

Selon certaines thèses, la crise ivoirienne est la résultante à la fois d’un colonialisme déstructurant pour l’organisation traditionnelle, d’un imbroglio juridique créé par la Constitution ivoirienne, des pratiques antidémocratiques du parti unique, du concept de l’ivoirité ainsi que de la crise économique mondiale[94]. Pour d’autres, la crise consacre et exprime une profonde fracture géographique, voire ethnique et religieuse, entre le nord et le sud du pays[95].

Institutions et vie politique

Dès son accession à l’indépendance, la Côte d’Ivoire, État unitaire, opte pour un régime présidentiel[78]. Reconduit par la deuxième république, le régime présidentiel est caractérisé par la séparation des pouvoirs au sein de l’État : le pouvoir exécutif, le pouvoir législatif et le pouvoir judiciaire. Le paysage institutionnel ivoirien se compose des organes exerçant ces trois pouvoirs et d’autres institutions comme le Conseil économique et social et le médiateur de la République[96]. Les partis politiques marquent également la vie politique dans le pays.

Pouvoir exécutif

Laurent Gbagbo, président de la République]]

L’organe chargé de l’exercice du pouvoir exécutif, originairement monocéphale, est depuis 1990 [97] caractérisé par un bicéphalisme apparent : il a à sa tête le président de la République, chef de l’État, et un premier ministre, chef du gouvernement. Cette caractéristique, empruntée au régime parlementaire, n’entame en rien le caractère présidentiel du régime.

Le président de la République est élu au suffrage universel direct, au scrutin majoritaire à deux tours pour un mandat de 5 ans et est rééligible une fois[96]. Il est le chef de l’exécutif et est détenteur exclusif du pouvoir exécutif. Il est garant de l'indépendance nationale, de l'intégrité du territoire, du respect des traités et accords internationaux. Il est chef suprême des armées, veille au respect de la Constitution, assure la continuité de l'État. En sa qualité de chef de l'Administration, il nomme aux emplois civils et militaires. Le président de la République détient également, en période de crise, des pouvoirs exceptionnels. En cas de décès, de démission ou d’empêchement absolu, l’intérim du président de la République est assuré par le président de l’Assemblée nationale pour une durée ne pouvant excéder 90 jours[96].

Le premier ministre est nommé par le président de la République devant lequel il est responsable, et qui met fin à ses fonctions[96]. Le premier ministre ne détient, au regard de la constitution, aucun pouvoir exécutif propre. Il supplée le président de la République lorsque celui-ci est absent du territoire. Contrairement à la pratique prévalant en régime parlementaire, le premier ministre ivoirien n’est pas issu de la majorité parlementaire. Les membres du gouvernement, placés sous son autorité, sont nommés sur sa proposition par le président de la République. Il dirige et coordonne l'action du gouvernement et peut déléguer certaines de ses attributions aux ministres[96]. Le gouvernement actuel, nommé le 7 avril 2007 et composé de 32 membres[98], était dirigé par Guillaume Soro, nommé en cette qualité depuis le 29 mars 2007[99].

L'élection présidentielle qui s'était tenue le 26 octobre 2000, fut remportée par Laurent Gbagbo[100], qui resta en fonction pendant 10 ans sans qu'aucune autre consultation électorale n’ait eu lieu en vue de la désignation du président de la République. L’exercice du pouvoir exécutif était, dans ce contexte, influencé par les accords politiques conclus depuis le déclenchement de la crise politico-militaire en septembre 2002. Dans le cadre de l’exécution du programme de sortie de crise, des missions spéciales liées à la réunification du pays et de l’armée, à l’identification des populations et à l’organisation des élections furent assignées au premier ministre[101].

L'Élection présidentielle de 2010 ne résoudra rien. En effet, Alassane Ouattara fut élu par les urnes selon la commission électorale indépendante, mais Gbagbo a été proclamé vainqueur par le conseil constitutionnel, suite aux recours introduits par le camp gbagbo pour bourrage d'urnes dans le fief de la rébellion acquise à Alassane ouattara.Les deux protagonistes prêtèrent serment le 4 novembre 2010, nommèrent chacun un Premier ministre et un gouvernement. Mais Laurent Gbagbo garde toujours les rênes du pouvoir. La Côte d'Ivoire se trouve ainsi plus divisée que jamais.

Article détaillé : Politique de la Côte d'Ivoire.

Peu avant l'indépendance du pays, pour désigner l'Assemblée territoriale et des conseils municipaux en 1956-1957, des élections pluralistes sont organisées. Tous les sièges sont remportés par le Parti démocratique de Côte d'Ivoire, section du Rassemblement démocratique africain ou PDCI-RDA dans lequel peu de temps après, l'ensemble des autres formations politiques décide de se fonder sur la base d'un nouveau « consensus national ». Le PDCI-RDA devient l'unique parti du pays. Une assez éphémère tentative de création d'autres partis politiques est notée entre 1958-1959 et des crises politiques plus ou moins préoccupantes jalonnent la période de 1960 à 1990 (Affaire du Sanwi de 1959 à 1966, complot présumé en 1963-1964, affaire du Guébié en 1970, putsch manqué en 1973), mais la vie politique ivoirienne reste manifestement dominée durant cette période par le seul PDCI-RDA. La rupture du « consensus national » est formellement constatée en 1990 après des manifestations populaires. Elle ouvre immédiatement la voie du retour au multipartisme avec en particulier, l'émergence du Front populaire ivoirien (FPI). Ainsi, bien que reconnu par la constitution ivoirienne de 1960, le multipartisme n’est effectif à nouveau en Côte d’Ivoire qu’en 1990[114], année au cours de laquelle plusieurs partis politiques sont créés[115]. En 2008, plus d'une centaine de formations politiques sont déclarées dans le pays mais les partis qui participent à la vie politique sont, pour l'essentiel, le Front populaire ivoirien ou FPI, socialiste, dirigé par Pascal Affi N'Guessan ; le Parti démocratique de Côte d'Ivoire – Rassemblement démocratique africain ou PDCI-RDA, droite libérale, dirigé par Aimé Henri Konan Bédié ; le Rassemblement des républicains ou RDR, centre libéral, dirigé par Alassane Dramane Ouattara ; et, dans une moindre mesure, l' Union pour la démocratie et la paix en Côte d'Ivoire ou UDPCI, dirigé par Albert Mabri Toikeusse ; le Parti ivoirien des travailleurs ou PIT, socialiste, dirigé par Francis Romain Wodié, le Mouvement des forces d'avenir ou MFA, dirigé par Innocent Anaky Kobéna [116]. Divers groupes de pression animent également la vie politique. Le mouvement des Forces nouvelles qui est une composante politique (et militaire) majeure du pays ne s'est pas constitué en parti politique.

 (CEDEAO)

Jusqu'à la fin des années 1970, la Côte d’Ivoire a une situation économique enviable[126],[127]. Le taux de croissance de sa production intérieure brute est de 10,2 % entre 1960 et 1965 et de 7,2 % entre 1965 et 1975. Entre 1970 et 1975, alors que ceux de l'Afrique subsaharienne et des pays riches occidentaux sont respectivement de 4% et 6% en moyenne, le taux de croissance du PIB en Côte d’Ivoire est de 6,8% par an[126]. Cette performance particulière s'explique en partie par la stabilité politique qui la caractérise, contrairement à bon nombre d'États africains. L'économie présente toutefois des symptômes révélateurs d'une faiblesse structurelle : elle est en effet caractérisée par une forte dépendance extérieure et présente des inégalités de productivité dans ses différents secteurs[126].

La chute des cours des produits agricoles de base constitués par le café et le cacao, principaux produits d'exportation qui dominent l'économie du pays, entraîne une récession économique à la fin des années 1970[128]. La crise économique perdure encore au cours des années 1990, produisant des conséquences sociales néfastes. En janvier 1994, la dévaluation de 50% du franc CFA ramène un taux de croissance positif de 6% pendant deux années consécutives, grâce notamment aux mesures d'accompagnement adoptées par la communauté financière internationale[129]. Les programmes d'ajustement structurels mis en place par les partenaires extérieurs que sont le Fonds monétaire international et la Banque mondiale, conduisent à l'adoption de mesures drastiques de restriction budgétaire et de redressement économique par le gouvernement, sans grand succès. Les arriérés de paiement des dettes contractées auprès de ces institutions, ainsi que les problèmes de gouvernance liés à l'exécution des projets financés par l'Union européenne, conduisent, à la fin des années 1990, à une rupture du partenariat avec lesdites institutions. L'impact négatif de cette situation sur l'économie est aggravé par le coup de force militaire de décembre 1999 et l'instabilité politique qui en résulte. Le taux de croissance en 2000 est négatif : -2,3%[129].

Depuis 2004, la Côte d’Ivoire enregistre des taux de croissance réelle positifs (+1,6% en 2004, +1,8% en 2005 et 1,2% en 2006) qui restent toutefois en dessous du taux de croissance de la population, estimé à 3,3%. Le taux d’inflation oscille entre 1,4% à 4,4%. Le service de la dette réglée qui représente 10,68% des exportations en 2000, est réduit à 5% des exportations en 2003, 3,3% en 2004 et 1,45% en 2005, traduisant ainsi les difficultés de l’État à tenir ses engagements extérieurs. Ces difficultés persistent malgré la hausse du niveau des exportations, passées à 37,9% en 2000 et à 47,8% du PIB en 2005[129].

Prévision de croissance du PIB : 4,5% en 2012[130].

L'agriculture vivrière, l’élevage, l’extraction minière, l’exploitation pétrolière et la compétitivité des exportations connaissent certes une embellie, mais les performances du secteur productif sont contrariées par l’accroissement de la dette intérieure[129].

[modifier] Secteurs

 

Café (cerises)

L’économie ivoirienne reste dominée par l’agriculture. Après avoir été classée troisième producteur mondial de café pendant près de trente ans, la Côte d’Ivoire connaît une baisse de production, passant de 250 000 tonnes en 1990 à 145 000 tonnes en 1994, pour ensuite remonter à une production de 250 866 tonnes en 2003-2004[131]. Elle en est aujourd’hui le septième producteur mondial. La Côte d’Ivoire est, avec 40% de la production de cacao, le premier producteur mondial devant le Ghana[132]. La production nationale atteint 1,335 millions de tonnes en 2003-2004, la part des exportations étant de 1,060 millions de tonnes pour la même période[132].

Producteur de palmier à huile et de cocotier, la Côte d’Ivoire est classée parmi les trois premiers producteurs de coton dans la sous-région[133] avec 105 423 tonnes de coton fibre exportées en 2004 principalement vers la Chine, l'Indonésie, la Thaïlande et Taïwan. Le pays produit également de l'hévéa et a également la particularité d’être le premier producteur mondial de noix de cola avec une production totale de 65 216 tonnes[134].

La canne à sucre, l’ananas et la banane, jouent un rôle important dans les exportations en Côte d’Ivoire, malgré la remise en cause des quotas par l'Organisation mondiale du commerce. Ils sont exportés en grande partie vers l’Europe comme le sont les productions fruitières (mangue, papaye, avocat et agrumes de bouche). La pomme de cajou, essentiellement localisée dans le nord du pays, s’étend depuis quelques années au centre et au centre-ouest du pays. En 2006, les productions de noix de cajou sont de 235 000 tonnes et les exportations de 210 000 tonnes[134].

 

Produits vivriers (marché traditionnel)

Les cultures vivrières restent un appoint économique important pour le pays qui produit notamment dans ce domaine du maïs (608 032 tonnes sur 278 679 hectares), du riz (673 006 tonnes sur 340 856 hectares), de l’igname (4 970 949 tonnes sur 563 432 hectares), du manioc (2 047 064 tonnes sur 269 429 hectares), de la banane plantain (1 519 716 tonnes sur 433 513 hectares)[135]. Des productions de citron, de bergamote et de bigarade sont également notées, mais en quantité plus faible[136].

Le développement de l'élevage reste un objectif pour le Gouvernement[137], mais des importations sont encore nécessaires à la satisfaction de la consommation nationale en produits animaliers[138]. Malgré la fermeture de la chasse, décidée en 1974 pour permettre la reconstitution du potentiel faunique, le gibier occupe toujours une part importante de cette consommation[139]. Pour combler le déficit en produits halieutiques, L'État encourage la création de piscines aquacoles, mais doit procéder à des importations de poissons, dont la quantité s'élève en 2000 à 204 757 tonnes[140].

La principale ressource naturelle de la Côte d'Ivoire est le bois, d'ailleurs le pays en exporte plus que le Brésil. Le rythme de la déforestation, peut être le plus important du monde, risque de poser à court terme des problèmes importants, tant écologiques, qu'en perte de matière première indispensable, qu'en termes de perte de revenus d'exportation. En 2008, environ dix pour cent seulement des terres sont arables, mais ce chiffre est en constante augmentation depuis l'indépendance jusqu'au début des années 2000. Il l'est même d'une façon quasiment linéaire depuis le début des années 1970 où il n'était que de 5%[141] jusqu'en 2003 et stagne depuis cette date.

En 2005 l'industrie ivoirienne constitue seulement 23,1% de la production intérieure brute (contre 24,5% en 2000)[142]. Elle affiche un déséquilibre structurel caractérisé par la domination numérique des petites et moyennes entreprises. Toutefois, en dépit des difficultés auxquelles elle se trouve confrontée, elle reste la plus diversifiée dans la sous-région ouest-africaine et représente 40 % du potentiel industriel de l’UEMOA[143].

Au vu de la diminution des terres cultivables et du bas prix des matières premières principales (café, cacao), la Côte d'Ivoire a entamé depuis quelques années le virage vers l'industrialisation, convaincue que c'est de cette façon qu'elle pourra sortir de la pauvreté. Depuis lors donc, elle a commencé l'exploitation de ces ressources minières et pétrolières, encourageant aussi la transformation sur place des produits de l'agriculture (café, cacao) à travers l'inauguration d'unités nouvelles de transformation de cesdits produits.

Impact de la crise

La pauvreté s’est aggravée depuis 1999 avec le début des crises politico-militaires. En Côte d'Ivoire l'indice de pauvreté humaine – la proportion de personnes en dessous du seuil de développement humain admis – atteint 40,3% en 2004, classant ainsi le pays au 92e rang sur 108 pays en développement[157]. Cette situation a un impact négatif sur la santé des populations : le nombre de malades s’est accru, passant de 17 242 en 2001 à 19 944 en 2005. La situation épidémiologique est caractérisée par une prépondérance des maladies infectieuses, à l'origine d’un taux de morbidité de plus de 50 à 60% et d’un taux élevé de mortalité estimé à 14,2 pour 1000 ; ce sont essentiellement l’infection à VIH/SIDA, la tuberculose et le paludisme. La première cause de consultation chez les adultes et de décès chez les enfants de moins de 5 ans demeure le paludisme[158].

Les efforts engagés par l’État depuis 1996 dans le cadre du programme national sanitaire, visant à améliorer la santé des populations pour l’adéquation entre l’offre et la demande des services de santé, ont été annulés par la guerre ; et, du fait de la guerre, les ressources de l’État ont diminué, limitant celles allouées à la santé à seulement 7% du budget national. La couverture vaccinale reste cependant bonne et a permis l’éradication de plusieurs maladies endémiques[158].

La situation reste par contre assez alarmante s'agissant des IST et MST pour lesquelles la frange de la population la plus touchée est féminine. Il a été observé que 7% de la population ivoirienne était infectée en 2003, soit 570 000 personnes vivant avec le VIH, pour 47 000 décès par an[159],[160]. Ces chiffres sont en hausse et demeurent une préoccupation pour le Ministère de la lutte contre le SIDA[161], spécialement créé pour faire face au fléau.

Le coût des soins de santé et des médicaments, l'absence ou la vétusté du matériel médical et parfois le déficit en personnels soignants, conduisent les populations pauvres vers les thérapies naturelles et la médecine traditionnelle axée sur les plantes. Ces mêmes raisons expliquent le phénomène de plus en plus inquiétant des « pharmacies de rue », constituées par des vendeurs ambulants de médicaments souvent prohibés[162] , [163].

Le taux de croissance de la population est estimé en 2008 à 1,96%, celui des naissances à 34,26 pour 1 000, le taux de décès à 14,65 pour 1 000 et l'espérance de vie à 49,18 ans, dont 46,63 ans pour les hommes et 51,82 ans pour les femmes[159].  Tunisie

 Turquie

 Union européenne

  Vatican

 Zambie

http://fr.wikipedia.org/wiki/C%C3%B4te_d'Ivoire

n°8 - Journal de Côte d'Ivoire - 27-01 au 21-02 – Début - Le jeu du chat et de la souris.

n°8 -  Journal de Côte d'Ivoire  - 27-01 au 21-02 – Début -  Le jeu du chat et de la souris.



    Journal de Côte d’Ivoire  

           n°8                       27-01 au 21-02

  C.Debroeder  &  M.Lemaire



Les informations contenues dans ce journal sont obtenues par la lecture journalière des journaux en ligne  des journaux en ligne suivants:

                  (Afp- ats - Ap - Reuters, Al-manar - Chine nouvelle-  CPI - IPC –Novosti-  PNN- Wafa –Sana – Radio chine internalionale - Al Manar & XINHUANET (Chine) 

   Mes informations sont le résultat de recoupements car les médias occidentaux donnent des informations qui ou se contredissent ou ne prennent en note qu’une partie des infos



Le journal de Côte d'Ivoire se retrouve

a) sur nos  blogs :  http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                            http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dirak-de-m-lemaire.html

c) sur le site de Eva Resis : no-war.over-blog.com

d) Et Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

e) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez nous contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire

Tiré à part :

Alexandre Zourabichvili : Côte d’Ivoire : un processus de paix malmené par une certaine « communauté internationale »

1 Côte d'Ivoire

2 Politique 

4 Politique de I’opposant

5 Politique internationale

6 Brèves

6 Les brèves

6-1 Côte d'Ivoire asséchée par les sanctions économiques.

6-2 Gbagbo veut contrôler les filiales de deux banques françaises.  

7 Dossiers 

7-1 Georges Soros finance la déstabilisation de la Côte d’Ivoire.

7-2 Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

 



Le jeu du chat et de la souris….

Tiré à part :

Alexandre Zourabichvili : Côte d’Ivoire : un processus de paix malmené par une certaine « communauté internationale »

L’aggravation actuelle de la tension autour de la Côte d’Ivoire traduit la crise du processus de paix tel qu’il s’était patiemment construit dans ce pays avec les accords de Marcoussis (2003), Prétoria (2005) et Ouagadougou. Ces accords prévoyaient :
.le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la Côte d’Ivoire,
.le désarmement des combattants et forces rebelles et leur intégration dans une armée nationale unique,
.le rétablissement de l’autorité de l’Etat dans tout le pays
.la préparation et la tenue d’élections présidentielle et législatives.

Dans l’esprit de ces accords, la préparation et la tenue d’élections générales étaient prévues comme couronnement du processus de paix. Le désarmement des combattants et forces rebelles, notamment des Forces Nouvelles de M. Guillaume Soro (« premier ministre » du « président de l’ombre » M. Ouattara) était considéré comme une condition pour la réalisation de ces élections. Ainsi, le 4è accord complémentaire à l’accord politique de Ouagadougou (2008) prévoyait, dans son article 5, qu’ « en tout état de cause le démantèlement des milices devra être achevé au plus tard deux mois avant la date fixée pour l’élection présidentielle ».

Le processus de paix, qui s’appuyait, en outre, sur les principes de bon voisinage, de non-ingérence et de coopération régionale tels qu’il figurent dans la Charte des Nations Unies, a été peu à peu malmené par le propre secrétaire général des Nations Unies, son Représentant spécial en Côte d’Ivoire (M. Choi) ainsi que par certaines puissances occidentales (notamment la France et les Etats-Unis) et leurs alliés en Afrique (notamment le Nigéria, qui dirige la CEDEAO, et le Burkina Faso) qui s’abritent derrière le vocable de « communauté internationale ».

1/ Le non respect par l’ONU et les puissances occidentales du 4è accord complémentaire à l’accord de Ouagadougou

L’exigence de l’article 5 mentionné ci-dessus a, ces dernières années, été mis discrètement de côté par l’ONU et les puissances occidentales (France et Etats-Unis en particulier). C’est ce qu’il apparaît, concernant l’ONU, à la lecture des différents rapports du secrétaire général des Nations Unies sur l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) et des résolutions du Conseil de sécurité sur la côte d’Ivoire de 2010, bien que ces différents documents continent – pour légitimer la mission de l’ONUCI - de se référer aux accords de Ouagadougou dans leur globalité. Ces documents misent de plus en plus sur l’établissement d’une liste électorale et l’organisation d’élections pour mener à bien l’établissement de la paix, sans exiger au préalable le désarmement complet des milices armées, le rétablissement de la police, de la justice et de l’ensemble de l’autorité de l’Etat en particulier au nord du pays. Le rapport sur l’ONUCI daté du 18 octobre 2010, soit deux semaines avant le 1er tour des élections ne parle plus de processus de désarmement et d’absence d’autorité de l’Etat dans les régions centre et nord du pays. Il se concentre exclusivement sur le processus électoral, tout en admettant des problèmes pour assurer la sécurité des élections à venir.

Dans un précédent rapport (daté du 20 mai 2010), le secrétaire général notait bien que « (…) le président Gbagbo et le parti au pouvoir ont jugé que la situation en matière de sécurité dans le nord du pays ne permettait pas d’y organiser librement une campagne électorale et d’y tenir des élections libres et régulières. Ils ont par conséquent demandé que le désarmement et la réunification du pays soient achevés avant les élections comme le prévoit le 4è accord complémentaire à l’accord de Ouagadougou. Les partis d’opposition ont accusé le parti au pouvoir et le président d’utiliser ce 4è accord comme prétexte pour retarder indéfiniment les élections ». Et le rapport ajoute plus loin : « De nombreux interlocuteurs dont le Facilitateur [1] estiment que les questions relatives à ces deux processus (…) doivent être abordés en même temps afin de ne donner à l’une ou l’autre des parties aucun prétexte pour ne pas s’acquitter de ses obligations ». Ce rapport révèle ainsi implicitement le rôle central joué par M. Compaoré [2] et de ses alliés dans la mise à l’écart de l’article 5 du 4è accord complémentaire.

Le rapport ci-dessus indique que « de nombreux problèmes se posent au programme de désarmement, démobilisation et réinsertion, notamment le manque de capacités du Centre de commandement intégré, qui est le principal organe national d’exécution (…) De nombreux interlocuteurs ont indiqué à la mission d’évaluation que la solution à ces problèmes passe par une assistance technique et matérielle de la part des partenaires internationaux, sans laquelle les difficultés pourraient servir de prétexte pour justifier l’absence de progrès ». Tout en reconnaissant ainsi les problèmes que connaît le processus de désarmement et la nécessité d’une assistance technique internationale, le rapport poursuit : « Les accords de Ouagadougou restreignent le champ de la réforme du secteur de la sécurité à la réunification des forces ivoiriennes de défense et de sécurité et des Forces Nouvelles, laissant à plus tard, après les élections, la question des politiques et de la nouvelle architecture du secteur de la sécurité du pays. Toutefois, un large éventail d’initiatives de réforme du secteur de la sécurité peuvent déjà être soutenues par l’ONUCI ». [3].

L’emploi de l’expression « restreignent le champ de la réforme du secteur de la sécurité » peut être lu comme une critique implicite de la lettre du 4è accord complémentaire. La priorité de la réunification des forces armées régulières et des Forces nouvelles de la rébellion, point central du processus de désarmement et de l’article 5 du 4é accord complémentaire, est relativisée par la proposition qu’« un large éventail d’initiatives de réforme du secteur de la sécurité peuvent déjà être soutenues par l’ONUCI ». Ce rapport sur l’ONUCI a pu, de fait, ouvrir la voie à une exécution « flexible » de la condition de « désarmer avant de tenir les élections », ou, pour le dire plus directement, à une non exécution de cette condition. Pas plus que le rapport ultérieur du 16 octobre 2010 (ainsi que les résolutions subséquentes du Conseil de sécurité) ce même rapport ne fait état de l’examen d’une « assistance technique et matérielle de la part des partenaires internationaux » telle qu’elle pourrait résoudre les « difficultés » qui « pourraient servir de prétexte pour justifier l’absence de progrès » pour reprendre les termes cités du rapport en date du 20 mai 2010. Parmi ces difficultés, les problèmes de sécurité soulevés par le président Gbagbo dans la zone nord du pays n’ont pas été abordés.

Le glissement observé dans les rapports sur l’ONUCI - qui voit le secrétaire général s’éloigner progressivement du 4è accord complémentaire à l’accord de Ouagadougou - se retrouve également dans les résolutions successives du Conseil de sécurité. Si la résolution 1795 (2008) déclare que le Conseil de sécurité approuve l’accord de Ouagadougou et ses accords complémentaires et appelle à la mise en œuvre de ces derniers, plaçant comme priorité la préparation de listes électorales et le désarmement, la récente résolution 1962 (20 décembre 2010) place au premier rang des dossiers relatifs au processus de paix la question de l’organisation d’élections – cette fois-ci - législatives avant d’autres « chantiers en suspens » comme la réunification du pays, la restauration de l’autorité de l’Etat dans l’ensemble du pays. Le désarmement, la démobilisation et la réintégration des ex-combattants, le démantèlement des milices ne sont cités qu’après. Le Conseil de sécurité reconnaît au passage qu’au moment de la tenue des élections présidentielles, il n’y avait pas de restauration de l’autorité de l’Etat dans l’ensemble du pays ni de réunification de ce dernier.

On conçoit aisément que le président Gbagbo, longtemps réticent à l’organisation d’élections présidentielles avant l’achèvement du processus de désarmement ait fini accepter la tenue de celles-ci en 2010, sous la pression de l’ONU et des puissances occidentales, afin de ne pas apparaître (comme l’accusaient les rebelles) comme celui qui ne voudrait pas d’élections du tout, et qu’il ait reçu pour cela des assurances que ces élections se dérouleraient normalement.

Pourtant, au lendemain du premier tour de ces élections et cinq jours avant le second tour, le XXVIè rapport sur l’ONUCI (du 23 novembre 2010, le dernier rapport en date publié sur le site de l’ONU) estime la sécurité « stable mais fragile » et reconnaît que le désarmement n’a pas été achevé, de même que la réintégration des anciens combattants et la réunification du pays n’ont pas été menées à bien. « Le taux de criminalité est resté élevé dans la plupart des régions du pays avec une augmentation à l’ouest ». Ce rapport reconnaît par ailleurs que l’autorité de l’Etat n’est toujours pas rétablie dans les zones occupées par les Forces nouvelles. Ces dernières continuent de prélever les impôts et les taxes douanières et autres « taxes illégales » et de faire « à leur manière » la police et la justice car, comme le dit le rapport, « en absence d’officiers de police judiciaire et de forces de sécurité déployées, les tribunaux ne sont à même de juger aucune affaire criminelle ». Dans ces zones occupées, les prisons ne sont pas non plus sous le contrôle de l’Etat, particulièrement au nord. Concernant la situation des droits de l’homme, le rapport note des violations de toutes parts et dans toutes les régions, mais souligne que la situation reste « particulièrement précaire à l’ouest » et le respect pour les droits de l’homme est « généralement bas » au nord du pays.

Qui peut penser que des élections livres et justes et correspondant aux normes internationales (comme l’exigent diverses résolutions du conseil de sécurité [4]) peuvent se tenir dans des régions où l’Etat n’a aucune autorité, se trouvent sous le contrôle complet de rebelles armés alliés à l’un des deux candidats du second tour (M. Ouattara), ces derniers faisant eux même la police et la (leur) justice en toute impunité selon le rapport cité ci-dessus ? Que peut-il se passer lorsque les rebelles ne tiennent pas leurs engagements et que la présence onusienne se révèle, dans les faits, insuffisante pour se substituer complètement et efficacement à l’autorité de l’Etat dans les zones où ce dernier est absent ? Peut-on s’étonner ensuite des révélations du Conseil constitutionnel concernant la fraude à grande échelle, les intimidations des électeurs et les agressions à l’encontre de scrutateurs représentant le candidat Gbagbo dans les zones tenues par les rebelles des Forces nouvelles, révélations confirmées par des observateurs africains non liés au « camp Gbagbo » et à la politique ivoirienne ainsi que par des victimes elles-mêmes ?

De nombreux juristes d’Afrique et d’Europe appellent actuellement à la réalisation d’un audit international des élections présidentielles. Il s’agirait d’un recomptage des voix et d’une enquête transparente sur les circonstances dans lesquelles ont eu lieu les élections en particulier au nord et à l’ouest du pays (les autres zones n’ayant pas fait l’objet de réclamations post électorales). Pourquoi la France, l’Union européenne, les Etats-Unis ainsi que des hauts fonctionnaires de l’ONU tels que MM. Ban Ki Moon et Choi et leur poulain M. Ouattara s’opposent-ils catégoriquement à toute idée d’audit, de recomptage et d’enquête sous contrôle international ?

2/ Le non respect par la dite « communauté internationale » et par le Représentant du secrétaire général des Nations Unies de l’Etat de droit ivoirien et du propre mandat de l’ONUCI

Il est utile de rappeler que le Conseil de sécurité des Nations Unies a établi, par des résolutions successives, le mandat de l’ONUCI et des forces françaises comme moyen de contribuer au processus de paix tel qu’il ressort des accords de Marcoussis, Pretoria et Ouagadougou. La Résolution 1739 (2007) stipule que l’ONUCI et les forces françaises doivent en particulier apporter leur concours au processus de désarmement et démantèlement des milices, appuyer le rétablissement d’administration de l’Etat partout en Côte d’Ivoire et appuyer l’organisation d’élections ouvertes à tous, libres, justes et transparentes. La Résolution 1911(2010), qui reconnaît que le processus de désarmement connaît des retards, précise que le mandat du Représentant spécial du Secrétaire général en côte d’Ivoire est de certifier toutes les étapes du processus électoral. Cette certification obéit à cinq « points de référence » exposés dans le XVIè rapport du secrétaire général distribué le 15 avril 2008.

Selon ce rapport, le Représentant doit déterminer :
« a) si les conditions de sécurité pendant la période précédant les élections sont propices à la pleine participation de la population et des candidats ;
b) si le processus électoral est ouvert à tous ;
c) si tous les candidats ont un accès équitable aux médias d’Etat et si ceux-ci demeurent neutres ;
d) si les listes électorales sont crédibles et acceptées par toutes les parties ; et
e) si les résultats des élections sont déterminés à l’issue d’un dépouillement transparent et accepté par tous ou contesté de manière pacifique par les voies appropriées »
 [5]. Et le rapport ajoute : « Ces points de référence sont définis en consultation avec tous les partenaires nationaux et internationaux. Mon Représentant spécial poursuit les consultations avec toutes les parties afin de parvenir à une interprétation commune de chaque point de référence (…) ».

Les cinq points de référence ci-dessus constituent le mandat du Représentant du Secrétaire général et n’interfèrent évidemment en rien dans la loi ivoirienne, en premier lieu la Constitution et la loi électorale qui fixent les règles concernant l’organisation des élections et la proclamation des résultats, ainsi que la compétence de la Commission Electorale Indépendante (organe administratif) et du Conseil Constitutionnel (organe judiciaire supérieur et juge de la constitutionnalité des lois).

L’article 94 de la Constitution ivoirienne dispose, dans son alinéa 2, que « Le Conseil statue sur (…) les contestations relatives à l’élection du Président de la République (…) et proclame les résultats définitifs des élections présidentielles  ». L’article 98 du texte constitutionnel pose que « Les décisions du Conseil Constitutionnel ne sont susceptibles d’aucun recours. Elles s’imposent aux Pouvoirs Publics, à toute Autorité Administrative, juridictionnelle, militaire et à toute personne physique ou morale ». Il ressort de ces deux articles :
.qu’il revient au Conseil constitutionnel et non au président de la CEI ou à un haut fonctionnaire de l’ONU de proclamer les résultats définitifs des élections présidentielles de Côte d’Ivoire ;
.que toute décision du Conseil constitutionnel s’impose à la CEI et à l’ONUCI.

Notons que le Représentant spécial du secrétaire général de l’ONU avait respecté le droit ivoirien lors du premier tour des élections comme l’indique le XXVIè rapport sur l’ONUCI. Ce rapport note que « le 6 novembre, le Conseil constitutionnel a proclamé les résultats définitifs du premier tour de l’élection présidentielle, validant ainsi les résultats provisoires annoncés par la Commission électorale (…) le Représentant spécial du Secrétaire général a expressément certifié le 12 novembre les résultats du premier tour de l’élection présidentielle en se fondant sur le cadre de certification mentionné au paragraphe 32 du XVIè rapport sur l’ONUCI [cité ci-dessus]. Le Représentant spécial a suivi et analysé de près le processus électoral, notamment (…) l’annonce des résultats provisoires par la Commission électorale indépendante et la proclamation des résultats définitifs par le Conseil constitutionnel. Après avoir analysé et évalué de façon approfondie les résultats définitifs du premier tour de l’élection présidentielle, il est parvenu à la conclusion que l’ensemble du processus, depuis son lancement jusqu’à la proclamation des résultats définitifs, avait été pacifique et démocratique et que les résultats de l’élection avaient été déterminés de façon transparente. » [6].

Rappelons ici qu’après le second tour des élections, M. Ouattara se déclare vainqueur sur la base de résultats provisoires communiqués dans un lieu privé (hôtel) par le président de la CEI à des chaines de TV occidentales et en présence des Ambassadeurs des Etats-Unis et de la France. La communication de ces résultats provisoires, n’était d’ailleurs pas le fruit d’une décision unanime de la CEI, contrairement à la règle de l’unanimité établie pour le fonctionnement de cet organe. Et il n’appartenait pas à la CEI mais au Conseil constitutionnel de proclamer le nom du vainqueur, non sur la base de résultats provisoires mais définitifs et incontestables. En outre, le Conseil constitutionnel avait été saisi, sur le fondement de l’article 94 de la Constitution, de contestations relatives à des fraudes intervenues dans les régions nord et ouest du pays.

Quand au Représentant spécial du secrétaire général, contrairement à ce qu’il avait fait au lendemain du premier tour dans le respect de son mandat et de la Constitution, il n’a pas non plus voulu attendre la délibération du Conseil constitutionnel et la proclamation par ce dernier des résultats définitifs pour donner sa certification du second tour des élections. Le « point de référence » « e) » de son mandat lui commandait en particulier d’évaluer « si les résultats des élections sont déterminés à l’issue d’un dépouillement transparent et accepté par tous ou contesté de manière pacifique par les voies appropriées [7] ».

Pourquoi M. Choi a-t-il outrepassé son mandat ainsi que les articles 94 et 98 de la Constitution et reconnu M Ouattara vainqueur sur la base de résultats provisoires alors qu’il s’était bien fondé, d’après le XXVI rapport du Secrétaire général, sur « la proclamation des résultats définitifs par le Conseil constitutionnel » pour certifier le premier tour des élections ?

On peut également mentionner le non respect, par la CEDEAO menée par le Nigéria, de la constitution ivoirienne dans la mesure où cet organe régional [8] déclarait, dans un communiqué rendu public le 7 décembre dernier à l’occasion du sommet d’Abuja : « Afin de protéger la légitimité du processus l’électoral, le présent sommet fait sien les résultats déclarés par le Représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies en accord avec la résolution 1765 du Conseil de sécurité des Nations Unies daté du 16 juillet 2007 [9]. En conséquence, les chefs d’Etat et de gouvernement reconnaissent M. Ouattara comme président élu de la Côte d’Ivoire (…) ».

Il est curieux, à cet égard, de constater que, si la CEDEAO s’appuie sur l’ONU (en l’occurrence le Représentant spécial) pour reconnaître expressément M. Ouattara, l’ONU (en l’espèce son Conseil de sécurité) s’appuie, elle, sur la CEDEAO pour reconnaître (de façon indirecte, il est vrai) ce même M. Ouattara comme président : « Le Conseil de sécurité (…) exhorte toutes les parties à respecter la volonté du peuple et les résultats du scrutin attendu que la CEDEAO et l’Union Africaine ont reconnu en M. Alassane Dramane Ouattara le Président élu de la Côte d’Ivoire et le dépositaire de la volonté librement exprimée du peuple ivoirien, ainsi que l’a proclamé la Commission Electorale Indépendante » [10].

Notons, au passage, que, dans la Résolution ci-dessus [11], le Conseil de sécurité écarte tout respect de la Constitution de la Côte d’Ivoire et du propre mandat du Représentant spécial du secrétaire général tel qu’exposé dans le XVIè rapport sur l’ONUCI (déjà cité). La Résolution du Conseil de sécurité entre en contradiction avec l’article 2.7 de la Charte des Nations Unies qui stipule qu’ « aucune disposition de la présente Charte n’autorise les Nations Unies à intervenir dans des affaires qui relève essentiellement de la compétence nationale d’un Etat (…) » et de l’article 24.2 de la même Charte selon lequel : « Dans l’accomplissement de ces devoirs, le Conseil de sécurité agit conformément aux Buts et Principes des Nations Unies » [12].

Les injonctions, en décembre 2010, du président de la République française ou du président des Etats-Unis à l’égard du président constitutionnel de la Côte d’Ivoire ainsi que les menaces émises par des Etats au nom de certaines organisations régionales contre la Côte d’Ivoire, outre qu’elles sont également en contradiction avec le droit international, ne peuvent que mettre d’avantage en cause le processus de paix [13].

Que révèlent les évènements en Côte d’Ivoire et l’échec actuel de l’ONUCI ? Comme on l’a vu ci-dessus, les actes du secrétaire général, de son Représentant spécial et du Conseil de sécurité vont à l’encontre des principes du processus de paix, du propre mandat du Représentant spécial et surtout des principes de la Charte des Nations auxquels ces actes doivent obéir. Tout ceci vient à la suite des expériences jusqu’ici malheureuses des missions de maintien de la paix en Afghanistan [14] et en Haiti. Le statut des missions de la paix des Nations Unies, la définition de leurs mandats (comment contribuer à la construction d’un processus de paix ?) et le contrôle de l’exécution de ces mandats ne devraient-il pas être revus ? Pourquoi ne pas prendre en compte les quelques expériences positives d’assistance onusienne aux processus de paix telles celles du Libéria et du Mozambique - où les élections n’ont été organisées qu’à la suite d’un processus effectif de démilitarisation, de rétablissement de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire et de réconciliation nationale (écartant les « seigneurs de la guerre ») ?

Dans l’immédiat et concernant la Côte d’Ivoire, il paraît important de souligner que la sauvegarde du processus de paix reste liée au respect des principes de la Charte des Nations Unies, ce qui inclut le respect des règles de l’Etat de droit ivoirien et de ses institutions et ce qui exclut toute ingérence externe et toute menace ou emploi de la force contre l’intégrité territoriale et l’indépendance politique de la Côte d’Ivoire.

[1] M. Blaise Compaoré, président du Burkina Faso depuis l’assassinat (dans des circonstances restées obscures à ce jour) de Thomas Sankara en 1987. C’est un fidèle allié de la France.

[2] Félicité d’ailleurs par une récente résolution du Conseil de sécurité.

[3] Mots soulignés par l’auteur de l’article

[4] Dont la résolution 1765 (2007).

[5] Souligné par l’auteur de l’article

[6] Mots soulignés par l’auteur de l’article

[7] Notamment le Conseil constitutionnel.

[8] Sous la présidence actuelle du président nigérian, en indélicatesse depuis longtemps avec le président Gbagbo.

[9] Par cette résolution 1765 (2007) le Conseil de sécurité décide que « le Représentant spécial du Secrétaire général en Côte d’Ivoire devra certifier que toutes les étapes du processus électoral offrent toutes les garanties nécessaires pour la tenue d’élections présidentielles et législatives ouvertes, libres, justes et transparentes en accord avec les normes internationales (…) ».

[10] Résolution 1962 (2010) du Conseil de sécurité

[11] La France aurait été à l’origine de sa première rédaction.

[12] Nous touchons ici au fameux problème de l’inexistence d’un mécanisme de contrôle de légalité des actes du Conseil de sécurité.

[13] Dans ce cadre, notons également les menaces de « sanctions internationales » brandies par M. Soro (allié de M. Ouattara) à l’égard d’entreprises qui continueraient à commercer ou investir en Côte d’Ivoire. De son côté, M. Ouattara appelait à « interdire » et à boycotter pour une période déterminée les exportations ivoiriennes de cacao et de café. M. Yao Kouamé Joseph, président du Syndicat Agricole des Producteurs Individuels et Coopératives de Côte d’Ivoire (SAPICOCI) a répondu en demandant à M. Ouattara de lever cet appel qui, selon lui, « ne ferait qu’accroître les souffrances des paysans ».

[14] Rappelons ici que le Secrétaire général de l’ONU et le Conseil de sécurité ont légitimé l’élection du président Karzai malgré de sérieuses allégations de fraude à l’encontre de ce dernier.
Alexandre Zourabichvili

Alexandre Zourabichvili est avocat aux Barreaux de Paris et du Ceará (Brésil).

 Articles de Alexandre Zourabichvili publiés par Mondialisation.ca

Le 13 février 2011

Mondialisation.ca,

lafautediderot.net



1 Côte d'Ivoire occupé :

Gbagbo veut nationaliser des banques étrangères  

18/02

Le camp du Président ivoirien sortant, Laurent Gbagbo, s'apprête à prendre le contrôle des filiales locales de plusieurs banques, dont la Société Générale et BNP Paribas, selon un communiqué du gouvernement, dirigé, par ce dernier, a rapporté Reuters.
L'objectif annoncé est de maintenir le service des établissements, dont l'activité a été suspendue, en raison de la crise politique. C'est par un décret que Laurent Gbagbo a pris cette décision, afin que "l'Etat de Côte d'Ivoire prenne le contrôle, par une prise de participation totale et complète, dans le capital de ces banques", annonce le communiqué, publié, à l'issue d'une réunion du Conseil des ministres.

http://french.irib.ir



2 Politique 

2-1 Processus de paix

Ultime médiation en Côte d’Ivoire ?

L’Union africaine doit proposer son scénario pour sortir le pays de la crise. Inflexible, le clan d’Alassane Ouattara appelle à la révolution

Alors que la Côte d’Ivoire connaît un regain de tensions, une nouvelle tentative de médiation est lancée pour résoudre la crise politique. Les représentants de l'Union Africai­ne (UA) doivent ainsi rencontrer Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara, ce lundi à Abi­djan.

Les experts, envoyés sur le terrain la semaine dernière, ont rendu ce dimanche aux cinq chefs d'Etat mandatés par l'UA leur rapport visant à trouver des solutions au conflit qui oppose les deux présidents depuis fin novembre.

Une démar­che qui laisse toutefois sceptique Guillau­me Soro, le Premier ministre d'Alassane Ouattara, président recon­nu par la communauté internationale. Con­vaincu de l'intransigean­ce de Laurent Gbag­bo, il a réaffirmé ce dimanche, dans le JDD, la détermination de son clan : “La solution n'est pas dans le partage du pouvoir. Nous sommes prêts, armés et déterminés à nous défendre”.

Le Premier ministre a évoqué les exemples égyptien et tunisien et encouragé ses partisans à descendre dans la rue en signe de protestation. “La révolution ivoirienne est en mar­che”, a-t-il ainsi affirmé. La veille, des centaines de jeunes se sont réunis à Abidjan pour réclamer le départ du président sortant.

Une manifestation violemment réprimée par les forces de l'ordre, qui ont tiré à balles réelles, causant la mort de trois personnes. De nouveaux rassemblements sont néanmoins prévus ce lundi, alors que le pays est plongé dans un marasme économique.

Pour faire plier son rival, la stratégie d'Alassane Ouattara consiste en effet à l'étouffer financièrement. Privé de ses ressour­ces, Gbagbo ne serait alors plus en mesure de payer les fonctionnaires et l’armée, son principal soutien.

20-02-2011 21:16

http://www.metrofrance.com/info/ultime-mediation-en-cote-d-ivoire/pkbt!PHoACqB3bnKjiX5jkW@vVA/


2-2 Des Canons ... pas du beurre.

Ouattara appelle les Ivoiriens à ne plus payer leurs impôts.

Alassane Ouattara a demandé, dimanche, aux contribuables ivoiriens d’arrêter de payer les taxes et impôts, dans un communiqué de son gouvernement signé par son Premier ministre Guillaume Soro. Suite à la décision de la Banque centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest (BCEAO) de fermer ses agences ivoiriennes, « le gouvernement demande aux contribuables de suspendre le paiement des impôts et taxes jusqu’à la fin de la période de fermeture décidée » par la BCEAO, indique le document. La BCEAO avait décidé le 26 janvier de fermer « jusqu’à nouvel ordre » ses agences en Côte d’Ivoire, en réaction à la décision de les réquisitionner prise par le gouvernement de Laurent Gbagbo, l’autre président ivoirien, rival d’Alassane Ouattara.

Afrik.com

février 3rd, 2011 Posted in Evènements

One Response to “Alassane Ouattara appelle les Ivoiriens à ne plus payer leurs impôts”

By likoko(asso Cha-Cha possée Sound) on fév 6, 2011

Est ce que ce monsieur connais le zougoulou? Les frére Ivoiriens disent la chose suivante : quant tu un blanc moisi dans son Pays Abidjaen est mieux.
Depuis l’imposition du mutipartisme, en Afrique francophone le peuple Ivoirien est l’un de ceux qui en donne de la valeur à leur vote et aux institution de l’état.
Mr Alassane Ouatara demande quand paye plus d’impôt.
On vas voir ci son appelle trouvera écho au pré du peuple, peut être sa tribut, ses partisans ou les rebelles  toujours pas desarmés par l’ONU comme le prévois les accords.
Un Président sa magistrature supreme (c’est ce que sa cote d’écoute ls Yovo).
He regarde le, Zimbabwe nous somme avec ceux qui pense a leurs frères, pour la cause de notre rétablissement.Post a Comment

http://www.inversalis-productions.eu/blog/2011/02/alassane-ouattara-appelle-les-ivoiriens-a-ne-plus-payer-leurs-impots/

 

Ouattara pourrait prolonger l’interdiction d’exporter le cacao

février 15th, 2011 Posted in EvènementsAlassane Ouattara a déclaré qu’il prolongerait pour une durée indéterminée l’interdiction d’exporter le cacao de Côte d’Ivoire si Laurent Gbagbo ne lui cédait pas le pouvoir à l’expiration de la mesure actuellement en vigueur. Déclaré vainqueur de l’élection présidentielle par la commission électorale ivoirienne, dont les résultats ont été certifiés par les Nations unies, Alassane Ouattara a décrété le 23 janvier une interdiction d’exporter le cacao de Côte d’Ivoire pendant un mois.

Dans une interview au Financial Times, il dit être contraint de maintenir ces sanctions économiques pour forcer Laurent Gbagbo à quitter le pouvoir. «Si M. Gbagbo se retire, alors bien sâr l’interdiction sera levée. Mais s’il reste, je pense simplement que l’interdiction restera en vigueur», a déclaré Alassane Ouattara. Laurent Gbagbo a été déclaré vainqueur du scrutin présidentiel par un Conseil constitutionnel à sa main, qui a annulé des milliers de bulletins de vote dans des régions jugées favorables à son adversaire.

La mesure prise par Alassane Ouattara, globalement respectée par les exportateurs, et son éventuelle prolongation ont fait grimper le cours du cacao. «L’interdiction porte sur les exportations (…) Les sociétés exportatrices devraient continuer à stocker», a poursuivi Alassane Ouattara. «Les fèves de cacao peuvent être stockées pendant longtemps. Il est évident que M. Gbagbo sera parti bien avant que les fèves de cacao ne commencent à pourrir.»

Reuters
Économie de la république de Côte d’Ivoire

http://www.inversalis-productions.eu/blog/2011/02/cote-divoire-ouattara-pourrait-prolonger-linterdiction-dexporter-le-cacao/


2-3 Sur le terrain

Grenades lacrymogènes contre des manifestants pro-Ouattara.

Plusieurs centaines de jeunes manifestants partisans d'Alassane Ouattara ont été dispersés  à Abidjan à coup de grenades lacrymogènes par les forces de l'ordre fidèles au chef de l'Etat sortant Laurent Gbagbo.

Alors qu'ils tentaient de rejoindre la place Inch'Allah, dans le quartier populaire de Koumassi (sud), plusieurs centaines de jeunes ont dû battre en retraite quand les policiers ont recouru aux gaz lacrymogènes.

Sur la voie principale menant à cette grande place, des manifestants avaient jeté des ordures et enflammé des pneus.

Le camp d'Alassane Ouattara, reconnu président ivoirien par une grande partie de la communauté internationale, a appelé à des rassemblements sà travers le pays et en particulier à Abidjan, pour une opération baptisée "trop c'est trop, Gbagbo dégage".

Le Premier ministre de M. Ouattara, Guillaume Soro, a exhorté ces derniers jours les Ivoiriens à "faire la révolution" comme en Tunisie et en Egypte.

Le gouvernement Gbagbo a répliqué en décrétant vendredi soir un couvre-feu nocturne pour tout le week-end, alors qu'un panel de cinq chefs d'Etats chargé par l'Union africaine de dénouer la crise ivoirienne est attendu lundi à Abidjan.

AFP / 19 février  

 

Des partisans d’Ouattara, dispersés, par les forces de sécurité  

 Une manifestation organisée par les partisans d'Alassane Ouattara, reconnu comme Président-élu, par la communauté internationale, a été dispersée, samedi, à Abidjan, par les forces de sécurité, fidèles au Président sortant, Laurent Gbagbo. La police militaire est arrivée, alors que des partisans d'Alassane Ouattara préparaient le rassemblement. Selon des témoins, les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogènes et tiré des coups de feu en l'air, avant de mettre le feu à la tribune. Le gouvernement d'Alassane Ouattara avait appelé, cette semaine, ses soutiens à descendre, dans la rue, pour manifester, à l'instar des révoltes, en Tunisie et en Egypte. Laurent Gbagbo a décrété, vendredi, un couvre-feu national, pour ce week-end.

19/02/2011

 http://french.irib.ir/info/afrique/item/109418-cote-divoire-des-partisans-douattara-disperses-par-les-forces-de-securite

 

Le peuple va chasser Gbagbo, estime un conseiller de Ouattara

Le peuple ivoirien chassera bientôt le président sortant Laurent Gbagbo, estime un conseiller diplomatique d'Alassane Ouattara.

Asphyxié financièrement, Laurent Gbagbo ne dispose plus de moyens pour acheter des armes et payer des mercenaires, dit dans le Parisien de lundi Ally Coulibaly, qui a été nommé le mois dernier ambassadeur de Côte d'Ivoire en France par Alassane Ouattara.

"Quand le peuple ivoirien s'éveillera, Gbagbo fuira, et ce jour approche inéluctablement", dit-il.

La Côte d'Ivoire semble dans une impasse depuis que Laurent Gbagbo a refusé de céder la place à Alassane Ouattara, reconnu par la communauté internationale comme vainqueur du second tour de la présidentielle, le 28 novembre dernier.

"Le peuple finit toujours par venir à bout de toutes les dictatures, même les plus inexpugnables", poursuit Ally Coulibaly. "Le vent de révolte qui souffle actuellement va emporter Gbagbo."

Les forces de sécurité ivoiriennes ont tiré dimanche à l'arme automatique pour empêcher de nouveaux rassemblements hostiles à Laurent Gbagbo à Abidjan. Au moins trois civils ont été tués.

Cinq dirigeants africains mandatés par l'Union africaine pour trouver une solution à la crise ivoirienne doivent transmettre lundi leurs propositions aux camps rivaux.

Depuis le scrutin contesté de la fin novembre, la violence politique a fait environ 300 morts dans le pays, en majorité des partisans d'Alassane Ouattara, selon les Nations unies.

21/02

 Reuters 



3 Politique internationale

a) Pays voisins

Afrique du Sud

L'Afrique du Sud déploie un navire de guerre.

Mardi 15 Février 2011

La CEDEAO déplore le déploiement, à son insu, par l'Afrique du Sud, d'un navire de guerre, en Côte d'Ivoire -La CEDEAO a estimé, vendredi, que le déploiement, par l'Afrique du Sud, d'un navire de guerre, en Côte d'Ivoire, sans en informer l'organisation régionale, équivalait à apporter un soutien unilatéral au Président sortant ivoirien, Laurent Gbagbo, au mépris de l'appel lancé à ce dernier, par la communauté internationale, pour qu'il se retire, au profit d'Alassane Ouattara, reconnu vainqueur de l'élection présidentielle, dans ce pays.
Selon un communiqué de la Commission de la CEDEAO, celle-ci reste sur les positions exprimées par son Président, James Victor Gbeho, sur la présence de la frégate sud-africaine, à quai, en Côte d'Ivoire. Le communiqué souligne que la CEDEAO "n'a pas été informée du déploiement de ce navire et que son utilisation, à des fins pacifiques, n'a pas été, non plus, clarifée aux autorités régionales". "En tant que principale organisation régionale impliquée dans la quête d'une solution à la crise en Côte d'Ivoire, la CEDEAO ne peut s'empêcher d'être préoccupée par la présence de ce navire, dans sa région, et à ce moment précis", indique le communiqué. "Peut-être, faudrait-il s'assurer, à l'avenir, de l'instauration d'une certaine communication avec la Communauté économique régionale (CER), dans une situation similaire. Cette communication permettant de reconnaître et de respecter la compétence de cette CER e,n particulier, sur les questions relatives à la paix et la sécurité, dans sa région, et pour éviter toute impression malheureuse d'impunité", poursuit le communiqué.
L'Afrique du Sud a, pour sa part, réfuté avoir envoyé cette frégate, dans ce pays d'Afrique de l'Ouest, pour protéger M. Gbagbo.
Le communiqué insiste que la CEDEAO n'a pas pris la décision d'envahir la Côte d'Ivoire, pour quelque raison que ce soit, comme cela était prétendu. "La CEDEAO a décidé, dans son communiqué, rendu public, le 24 décembre 2010, de maintenir l'option de l'usage de la force, mais, seulement, après avoir épuisé tous les autres recours pacifiques de persuasion du Président sortant, Laurent Gbagbo, de céder le pouvoir à Alassane Ouattara". La CEDEAO a précisé que, tout en acceptant la participation du Groupe de Haut Niveau de l'Union Africaine, récemment, mis en place, elle n'était pas favorable à la proposition de recomptage des voix de l'élection ivoirienne, "car le Conseil de Paix et de sécurité de l'UA lui-même, lors de sa dernière réunion à Addis-Abeba, en Ethiopie, avait examiné cette proposition avant de la rejeter". L'organisation sous-régionale indique que le principal défi à relever, pour l'instant, est de savoir "comment remettre le pouvoir au véritable vainqueur de cette élection, tout en ne frustrant, d'aucune manière, le véritable choix de l'électorat ivoirien". "C'est une position de principe à laquelle la CEDEAO est très attachée, dans l'intérêt de son propre avenir collectif", indique le communiqué.

15 Février

  http://french.irib.ir


Zimbabwe 

Vers un reflux de l'ingérence occidentale ?

Alors qu'une mission de l'Union africaine (UA) chargée de trouver une solution à l'impasse politique où se trouve la Côte d'Ivoire vient d'achever son travail dans la discrétion, et que le spectre d'une intervention militaire de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) s'éloigne, l'Afrique du Sud a envoyé une frégate au large d'Abidjan.

"Cela ne peut que compliquer les choses" a déclaré le Ghanéen James Victor Gbeho, président pro-occidental de la Commission (pouvoir exécutif) de la Cédéao. "La solidarité qui s'est faite jour au sein de la communauté internationale est en train de s'effriter rapidement parce que certains pays prennent parti et ne sont pas d'accord avec la décision qui a déjà été prise (de défendre la victoire électorale d'Alassane Ouattara, ndlr)", a-t-il ajouté selon la correspondante de Libération et de Radio France International Sabine Cessou sur le blog Posts Afrique.

Prétoria a affirmé que cette frégate n'est là que pour facilter d'éventuelles négociations, comme Nelson Mandela avait dépêché une frégate au large du Congo-Zaïre en 1997 pour permettre le dialogue entre Laurent Désiré Kabila et Mobutu Sese Seko. Le journal "Le Pays", lui, accuse l'Afrique du Sud de s'apprêter à livrer des armes au président Gbagbo.

Selon, Renaldo Depagne, un responsable de l'International Crisis Group (ICG) financée par la fondation Soros, le camp africain des pro-Gbagbo, mené par l'Afrique du Sud, compterait l'Ouganda, la Gambie et le Zimbabwe.

Il semble qu'en France au sein même du parti gouvernemental UMP des voix commencent à s'élever pour mettre fin au boycott du gouvernement de Laurent Gbagbo. Le 8 février l'Elysée a empêché in extrémis un déplacement à Abidjan des députés UMP Yves Censi, Cécile Dumoulin et Jean-François Mancel, voyage que les agences de presse couvrent de sarcasmes mais qui semble correspondre à des convictions profondes chez eux puisqu'ils s'étaient déjà distingués en novembre dernier en se prononçant contre l'isolement infligé par la "communauté internationale" au gouvernement de Madagascar.

L'unanimité pour une pression sur le gouvernement d'Abidjan est donc loin d'être acquise.

Autour du Zimbabwe aussi le débat sur l'ingérence occidentale connaît de nouveaux développements. Selon un câble publié vendredi sur le site de Wikileaks, en avril 2009 lors d'une réunion à Paris Bruno Joubert conseiller diplomatique adjoint de l'Elysée, Eric Chevallier et Charlotte Montel conseillers techniques au cabinet de Kouchner auraient fait pression sur le ministre britannique Malloch-Brown pour une levée des sanctions après la constitution du gouvernement d'union nationale, ce qui a permis la reprise des pourparlers avec l'Union européenne, malgré la présence d'un fort lobby anti-Mugabe dans la classe politique britannique. Il est vrai que les sanctions économiques n'ont pas empêché le pays le pays de connaître une croissance de 5,7% en 2009, 8,1 en 2010 grâce à une bonne reprise de l'agriculture, ce qui justifie de bonnes anticipations économiques pour les années à venir.

Wikileaks a aussi révélé quel rôle les sanctions internationales jouaient dans la manipulation de la classe politique zimbabwéenne : le parti d'opposition MDC-T dont le dirigeant a été nommé premier ministre auprès du président Mugabe sous la pression étrangère, a négocié directement avec l'Union européenne des levées des sanctions au profit de ministres ou d'entreprises proches de ce parti pour l'aider à prendre l'ascendant contre le parti de Mugabe.

 Le 9 février le quotidien zimbabwéen The Herald mettait à l'honneur une déclaration de l'ambassadeur iranien à Harare qui affirmait que l'Occident punissait le Zimbabwe pour sa résistance au néo-colonialisme et annonçait la visite du ministre des affaires étrangères chinois dont le pays coopère beaucoup avec le Zimbabwe.

 10 février

http://atlasalternatif.over-blog.com/


Russie

Côte d'Ivoire: Moscou rejette toute solution militaire.

Moscou rejette toute solution militaire à la crise politique en Côte d'Ivoire estimant qu'elle est susceptible de déstabiliser la situation en Afrique occidentale et sur tout le continent africain, a déclaré mardi le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov lors d'un entretien avec son homologue sénégalais, Madické Niang.
"Je suis convaincu que le Conseil de sécurité de l'ONU doit soutenir les efforts pour permettre un dénouement pacifique. Une intervention extérieure au processus électoral et, à plus forte raison, une intervention militaire sonzt absolument inacceptables et susceptibles de déstabiliser tant l'Afrique occidentale que tout le continent africain, compte tenu des campagnes électorales qui auront lieu prochainement dans 13 Etats africains. On ne peut pas se permettre de créer des précédents pareils, de donner un mauvais exemple qui sera repris chaque fois que quelqu'un sera mécontent du résultat des élections", a indiqué le ministre russe.
Il a rappelé que, dans tous les cas, seul le conseil de sécurité de l'Onu pouvait autoriser une intervention militaire.
A l'issue du second tour de l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire le 4 décembre dernier, la Commission électorale centrale a constaté la victoire du leader de l'opposition Alassane Ouattara. Le Conseil constitutionnel a cependant invalidé les résultats du scrutin dans plusieurs régions du pays, attribuant de fait la victoire au président sortant, Laurent Gbagbo. MM. Gbagbo et Ouattara se sont proclamés présidents, ont tous deux prêté serment et ont chacun formé leur gouvernement.
La légitimité de M. Ouattara a été reconnue par l'Union africaine et l'Onu.

La communauté internationale (y compris, les Etats-Unis, la France, l'Onu et l'Union africaine) a sommé M. Gbagbo de céder sa place au candidat (ndlr : élu ?)

8 Février  

 http://fr.rian.ru/



4 Les alliés de l'opposant

Exemple de l'ingérence occidentale

France

La France insiste sur les sanctions économiques contre la Côte d'Ivoire.  

 Le ministre français de la Défense Alain Juppé a assuré, lundi, à New York que la France allait appliquer "avec beaucoup de détermination" (…) les sanctions financières contre le président sortant de Côte d'Ivoire, Laurent Gbgabo.  "Aujourd'hui, nous sommes dans un processus de sanctions, notamment de sanctions financières. Je crois qu'il faut les appliquer avec beaucoup de détermination", a déclaré M. Juppé en visite pour deux jours aux Etats-Unis, lors d'un point-presse après une rencontre avec le chef de l'ONU Ban Ki-moon. Rappelant que le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, était "déterminé à faire en sorte que le président Ouattara puisse exercer réellement ses fonctions", le ministre français a estimé que "c'est dans cette direction qu'il déploie ses efforts et nous le soutenons pleinement". La quasi-totalité de la communauté internationale exige le départ de M. Gbagbo et lui demande de laisser la place à Alassane Ouattara, qu'elle reconnaît comme le vainqueur de la présidentielle du 28 novembre et, de ce fait, comme le chef d'Etat légitime de la Côte d'Ivoire. Les Etats-Unis et l'Union européenne ont pris une série de sanctions économiques contre M. Gbagbo, gelant notamment ses avoirs et ceux de ses proches. L'Union africaine a formé la semaine dernière un groupe de cinq chefs d'Etat (Mauritanie, Tchad, Afrique du Sud, Burkina Faso et Tanzanie) chargés de présenter d'ici un mois des décisions "contraignantes" sur la Côte d'Ivoire.

08/02

 http://french.irib.ir

La France renvoie des Ivoiriens ...

Vendredi 28 janvier, la police aux frontières d’Orly a refoulé un Ivoirien arrivé six jours plus tôt en France, il ne sera resté en zone d’attente que le temps de voir sa demande d’asile rejetée.

Samedi 29 janvier, un demandeur d’asile déchu de sa nationalité ivoirienne après avoir fui son pays d’origine et avoir trouvé refuge au Burkina Faso, a été refoulé vers Abidjan après onze jours passés en zone d’attente de Roissy.

Ce mardi 1er février, le tribunal administratif de Paris examinera le recours d’une Ivoirienne menacée du même sort, actuellement en zone d’attente d’Orly.

Tout cela alors que

- le HCR demande aux gouvernements de « suspendre tous les retours forcés vers la Côte d’Ivoire dans l’attente d’une amélioration de la situation en matière de sécurité et de respect des droits humains »,

- des pays comme la Guinée et le Libéria ont officiellement déclaré qu’ils octroieront automatiquement le statut de réfugiés aux Ivoiriens,

- plusieurs pays européens ont cessé les expulsions, y compris de demandeurs d’asile déboutés,

- le ministère français des Affaires étrangères invite les ressortissants français à différer leur voyage en Côte d’Ivoire et à ceux qui y sont à quitter provisoirement le pays dans l’attente d’une normalisation de la situation,

Le ministre de l’Intérieur semble être le seul à ne pas savoir que la situation est extrêmement tendue en Côte d’Ivoire où, depuis les élections du 28 novembre, de nombreux actes de violence, des enlèvements, des disparitions, et des exécutions extrajudiciaires ont été signalés, provoquant un climat d’insécurité qui a déjà fait fuir des dizaines de milliers de personnes.

Est-ce au nom du principe de non-ingérence ou par réflexe d’inhumanité que la France renvoie des victimes à leurs tortionnaires ?

février 14th,

http://www.inversalis-productions.eu:80/blog/2011/02/reflexe-d'inhumanite-la-france-renvoie-des-ivoiriens-vers-leurs-tortionnaires/

 



5 Otan - UA - 3 Onu - 4 Nations Unies - Autres organisations

ONU

L'ONU prolonge le transfert de casques bleus du Libéria en Côte d'Ivoire