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05/03/2011

n°156 - Journal du Liban - 12-02 au 04-03 – Début - La peur a changé de camp.


n°156 - Journal du Liban - 12-02 au 04-03 – Début - La peur a changé de camp.

 



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal du Liban

   n°156                                       12-02 au 04-03

C.De broeder & M.Lemaire



Le " Journal du Liban" est  visible  sur les blogs : 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm


Si vous voulez nous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

Tiré à part

1 Lutte pour la libération du territoire

 2 Politique

a) Politique Libanaise

b)  Israélienne  

3 Politique internationale

Dossier .

4-1 N.Raad : Sayed Nasrallah:"Nous occuperons la Galilée si l’ennemi nous attaque" 

Fin

4-2 L.Mazboudi : Manoeuvre du camp Hariri : va-t’en en guerre contre l’armement du Hezbollah.

4-3 Soraya Hélou : La peur a changé de camp.

4-1 Rafik Chekkat ; Grand Moyen-Orient, Guerres ou Paix ? Plaidoyer pour une révolution arabe.

5 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

5-1 Claude Imbert au Liban : « Je suis un petit peu menteur ».

 



1 Lutte pour la libération du territoire

Les relents de la guerre

a) Liban

Souleymane à Barak: Nous sommes prêts à riposter à toute agression  

Réagissant aux menaces du ministre de la guerre israélien Ehud Barak, le chef de l’Etat libanais le général Michel Souleymane a affirmé qu'une agression contre le Liban n'est plus une promenade.
Selon lui, les propos de Barak cachent des intentions israéliennes de lancer une nouvelle attaque, ce qui constitue une violation flagrante de la résolution 1701, que le Liban respecte et qu’Israël transgresse tous les jours.
Le Président libanais a par ailleurs estimé que les menaces de Barak s'inscrivent essentiellement dans le cadre « de relever le moral de ses troupes et d'encourager le nouveau chef d'état-major israélien, puisqu’il sait qu'une agression contre le Liban n'est plus une promenade. La meilleure preuve en est la guerre de 2006 et ses conséquences en Israël même. Cette guerre pousse Israël à faire de longs calculs avant de s’aventurer une nouvelle fois contre le Liban. »
Le chef de l'État a encore déclaré que si Barak croit pouvoir s'engouffrer dans les tiraillements internes libanais dus à la formation du gouvernement pour exécuter son agression contre le Liban, il se trompe et ses plans se retourneront contre lui, car « les Libanais, avec leur armée, leur résistance et leur peuple, sont prêts à affronter toute agression contre leur pays, sa stabilité et sa sécurité ».
Le chef de l'État a tenu ces propos devant ses visiteurs hier, dont le ministre d'État du gouvernement démissionnaire Youssef Saadé, l'ambassadrice des États-Unis, Maura Connelly, le président du Conseil constitutionnel, Issam Sleiman, et le commissaire général de l'Unrwa au Liban, Filippo Grandi.

18/02/2011  

 http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=3271&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=23&s1=1

 

Le chef de la diplomatie libanaise appelle l’ONU à entamer le tracé des frontières maritimes au sud du Liban  

Le ministre sortant des Affaires étrangères Ali Chami a adressé un message au secrétaire général de l'ONU l'appelant à inviter la Finul à délimiter la frontière maritime entre le Liban et le régime israélien, et ce à l'instar du travail qui se fait sur la ligne bleue.
M. Chami a souligné que la Finul pourrait avoir recours dans ce cadre à des cartes que le ministère libanais des AE avait remises au secrétariat général de l'ONU.
M. Chami s'est par ailleurs entretenu avec l'ambassadeur d'Italie, Guiseppe Morabito, de la situation dans la région et des derniers développements au Liban, notamment en ce qui concerne la question du prochain gouvernement.
L'ambassadeur a souligné avoir évoqué avec M. Chami le tracé des frontières maritimes au Liban-Sud, notant que le Liban a le droit de profiter de ses ressources pétrolières maritimes et qu'il faut des négociations entre les pays concernés pour parvenir à un tracé des frontières.
Il a également indiqué en réponse à une question que le tracé des frontières maritimes n'est pas inclus actuellement dans le mandat de la Finul.
Le ministre des Affaires étrangères s'est aussi entretenu avec le directeur des projets au PNUD, Seifeddine Abaro, avec qui il a évoqué les préparatifs de la deuxième réunion relative à l'interdiction des bombes à sous-munitions que le Liban accueillera en septembre 2011.

20/02/2011 

 http://www2.irna.ir/fr/news/view/line-94/1102190645144815.htm

 


b) Israël

N.Raad : Renforts militaires israéliens à la frontière avec le Liban.

Israël a adopté une série de mesures « sécuritaires » sur le terrain à la suite du discours du secrétaire général du Hezbollah Sayed Hassan Nasrallah dans lequel il a menacé de prendre le contrôle de la Galilée, Al Jalil, si l’ennemi israélien envisage une guerre contre le Liban.
Les soldats de l’occupation ont établi des barrages, des réseaux de communications et un système d’alerte précoce à la frontière du Nord. Des chars blindés se sont aussi déployés tout au long de la ligne frontalière, alors qu’un avion de reconnaissance israélien a survolé la région du Sud toute la journée.
Du côté libanais, l’armée libanaise et les forces onusiennes (la FINUL) étaient également dans un état de vigilance et une ambulance a été dépêchée en urgence à l’entrée nord du village d’Odeyssah pour prévenir à tout danger.
En ce point, un bulldozer israélien et une pelleteuse ont creusé un tunnel et y ont installé un câble de communication s’étendant de la porte de fer jusqu’au lieu des affrontements à Odeyssah ayant eu lieu en aout dernier entre des soldats de l'occupation et l'armée libanaise.
Par ailleurs, une équipe de maintenance a opéré le système électronique et les caméras de surveillance fixées à la frontière.
Une jeep blindée de type Humer s’est positionnée en face du poste de l’armée libanaise à Odeyssah et les soldats de l’occupation ont pointé leurs mitrailleuses en direction du Sud libanais. 
De leur côté, des officiers de la FINUL ont visité les lieux alors qu’un hélicoptère des forces onusiennes a survolé la ligne bleue. De sources bien informées on indiqué que cet hélicoptère  transportait le commandant général de la FINUL le général Alberto Assarta.

Ces travaux israéliens surviennent après que des inconnus ont volé il y a deux jours une partie du câble électrique installé à la frontière, laissant ainsi une superficie de 3 km2 de la zone frontalière avec le village du Ghajar sans aucun contrôle, selon les médias israéliens.

19/2

 http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=3281&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=23&s1=1

 

Barak au Hezbollah: Nous sommes prêts à une nouvelle invasion du Liban 

Le ministre israélien de la guerre Ehud Barak a averti mardi le Hezbollah que l'entité sioniste est prêt à une nouvelle agression militaire contre le Liban si la résistance la provoquerait.
 Nous sommes prêts à une "nouvelle invasion du Liban" a-t-il dit.
Barak s'est également adressé aux soldats israéliens, au cours d'une tournée à la frontière Nord d'"Israël", les appelant à être prêts à faire face à toute provocation.
La tournée de Barak intervient quelques jours après la chute de Hosni Moubarak, l'un des plus fidèles alliés d'"Israël" dans la région.

16/02

  http://www.almanar.com.lb  Souleymane à Barak: Nous sommes prêts à riposter à toute agression 



2  Politique

a) Libanaise  

Joumblatt : le 14 mars a défini ses positions, nous aussi …

Le chef du PSP, le député Walid Joumblatt a affirmé lors d’une interview au quotidien asSafir  que "le 14 Mars a défini ses choix et que nous  aussi avions défini nos choix, notant que " la participation de cette équipe au gouvernement est une illusion et une idée fausse".
Joumblatt a ajouté: "Il est nécessaire à ce stade de préciser les choix une bonne fois pour toutes et sans hésitation, car de nombreuses échéances nous attendent, et chaque  choix politique a ses exigences, la répartition des postes ministériels n’est pas la question;  c’est la définition des choix qui l'est ".

"C’est pourquoi a insisté  Joumblatt, il faut nous préparer à être une équipe unie derrière une seule vision politique, un tel jeu politique n’a rien de mal "

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=18&frid=18&eid=3311


2a-3 Sur le terrain

Le Hezbollah menace d'envahir la Galilée

Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a exhorté la guérilla libanaise à se tenir prêts à envahir le nord d'Israël.

"Je dis aux saints guerriers de la Résistance islamique d'être prêts pour le jour où, si la guerre nous est imposée, votre commandement vous demandera de contrôler la Galilée", a déclaré le cheikh Nasrallah dans un discours télévisé.

16-02

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110216.FAP5142/le-hezbollah-menace-d-envahir-la-galilee.html


2a-6 Rafic Hariri.: Tribunal international de l'ONU

Le Hezbollah met en garde contre les complots américains  

26/02/2011 
Seyyed Hassan Moussaoui, député du Hezbollah libanais, a lancé, samedi, une mise en garde contre les ingérences américaines, dans les affaires de son pays, en particulier, concernant le TSL chargé d’enquêter sur l’assassinat de l’ancien Premier ministre, Rafic Hariri, tué, au mois de février 2005, dans un attentat, à Beyrouth, a rapporté l’IRNA. «Les Etats-Unis cherchent à porter préjudice au peuple libanais, pour assurer les intérêts d’Israël», a-t-il ajouté. Une source aux Nations Unies, sous couvert d’anonymat, a indiqué que le TSL allait délivrer son premier acte d’accusation sur l’assassinat de Rafic Hariri, le 7mars prochain. Le deuxième acte d’accusation devrait être publié en mai. Les pistes de cet assassinat, indiquent de nombreux observateurs, mènent au régime israélien.

 http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/109808-libann-le-hezbollah-met-en-garde-contre-les-complots-americains



b) Israélienne

2b-2 Des Canons ... pas du beurre.

16-02

Mardi, le ministre israélien de la Défense Ehoud Barak s'est rendu dans le nord de l'Etat hébreu. Il a dit aux soldats israéliens qui y sont postés que le calme régnant actuellement à la frontière israélo-libanaise risquait de ne pas durer.

"Cela ne durera pas toujours et dans certaines conditions, cela pourrait se détériorer", a prévenu Ehoud Barak. "Il serait alors fait encore appel à vous".

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110216.FAP5142/le-hezbollah-menace-d-envahir-la-galilee.html


 3 Politique internationale

 b) Usa (le parrain)

Les grandes manœuvres

Les Etats-Unis avertissent le futur gouvernement Libanais contre tout abandon du TSL.  

Nouvelle ingérence américaine dans les affaires internes du Liban, les Etats-Unis mettent garde le Liban de ne pas permettre la formation d’un gouvernement qui ne respectera pas les engagements internationaux, faisant allusion au TSL.
Or, il faut rappeler que le TSL n’est pas un engagement international qui lie Liban , car il n’a pas été ratifié par le président de la République libanaise ni par le Parlement libanais, mais qui n’a vu le jour qu’à travers le chapitre 7 de l’ONU.
L'ambassade des États-Unis à Beyrouth a lancé hier une mise en garde implicite mais claire et à la tonalité particulièrement sévère contre tout gouvernement qui serait tenté de couper les ponts avec le Tribunal spécial pour le Liban.
Un communiqué en ce sens a été publié par l'ambassade à la suite de visites effectuées par l'ambassadrice, Maura Connelly, chez l'ancien président Amine Gemayel et le ministre sortant du Travail, Boutros Harb.
" La nature des rapports qu'entretiendront les États-Unis avec le nouveau gouvernement libanais sera définie à la lumière de la composition de ce gouvernement, de sa déclaration ministérielle et de son comportement ", indique le communiqué.
"La communauté internationale a été très claire en disant attendre du prochain gouvernement libanais qu'il soit à la hauteur de ses engagements internationaux, ce qui comprend la mise en œuvre complète de toutes les résolutions y afférentes du Conseil de sécurité et le soutien aux engagements du Liban à l'égard du TSL ", ajoute le texte.
" L'action du tribunal est essentielle pour la stabilité et la sécurité du Liban. Elle doit donc se poursuivre. Tout gouvernement alléguant d'une représentativité réelle pour tout le Liban prendra conscience de l'impossibilité d'abandonner les efforts du TSL pour mettre un terme à l'ère de l'impunité " dans ce pays, souligne l'ambassade.

10/02/2011  

 http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=1781&frid=18&seccatid=23&cid=18&fromval=1



c) Europe

1France

La France de Sarkozy est plus impliquée qu’on ne pourrait le penser dans la déstabilisation du Liban.
Nous portons à votre connaissance l’information révélée le 27 janvier 2011 par le site italien de la revue universitaire de Géopolitique Eurasia. Cette information permet de comprendre que la France de Sarkozy est plus impliquée qu’on ne pourrait le penser dans la déstabilisation du Liban. Elle démontre à quel point l’Elysée est engagé à empêcher la démocratie de fonctionner normalement au Liban. Elle démontre que Nicolas Sarkozy, associe la France, à l’insu de ses citoyens, dans la mise en œuvre du plan criminel élaboré à Tel Aviv et Washington. Plan qui doit conduire, par toutes sortes de manipulations secrètes, à criminaliser une force politique importante au Liban, le Hezbollah, et aboutir à sa liquidation.

http://www.fischer02003.over-blog.com/article-commission-rogatoire-internationale-66087455.html



Dossier

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

4-1 N.Raad : Sayed Nasrallah:"Nous occuperons la Galilée si l’ennemi nous attaque"  

A l'occasion de la commémoration de la journée des dirigeants martyrs du Hezbollah, Sayed Abbas Moussaoui, cheikh Ragheb Harb et Hajj Imad Moughniyé, le Hezbollah a organisé ce mercredi une importante cérémonie à laquelle ont participé des milliers de partisans du Hezbollah, des responsables politiques ainsi que des chefs de partis libanais.
S'exprimant en cette occasion, le secrétaire général du Hezbollah Sayed Hassan Nasrallah a félicité le peuple égyptien pour sa victoire qui a asséné un coup très dur au projet américain dans la région, une victoire qui annonce de changements grandioses dans l'avenir de la nation arabe et islamique. Il a par ailleurs exposé et analysé les craintes israéliennes face aux évènements politiques qui font l'effet de séisme pour l'entité sioniste, promettant à cet ennemi de lui infliger de lourdes pertes s'il décide d'agresser le Liban dans l'avenir.
Abordant le dossier politique libanais, le chef du Hezbollah a tenu à assurer que le gouvernement en cours de formation n'est en aucun le gouvernement du Hezbollah.
Voici le texte presque exhaustif du discours de Sayed Nasrallah:
En ce 16 février, nous commémorons une occasion des plus chères dans notre longue vie de combat. Je salue en premier lieu la famille de l’ancien secrétaire général du Hezbollah Sayed Abbas Moussaoui, la famille de sa femme combattante Oum Yasser, la famille de notre cher cheikh Ragheb Harb et la famille du commandant de toutes les victoires hajj Redwane (Imad Moughniyeh).
Cette occasion coïncide avec l’anniversaire de notre prophète et du dernier messager de Dieu Mohammad ben Abi Abdullah. L’imam Khomeiny a mis fin au différend entre les musulmans sur la date précise de la naissance du prophète et en a fait une occasion pour célébrer la semaine de l’unité islamique. Je félicite les musulmans dans tout le monde et nous invoquons Dieu pour que nous soyons dans les rangs de vrais fidèles au prophète.
Le 11 février est aussi l’occasion de la victoire de la révolution islamique en Iran, qui a coïncidé cette année avec la réussite de la révolution du peuple égyptien. Le 11 février, c’est la date de la chute de deux grands allies des Etats-Unis : le shah d’Iran et le président égyptien Hosni Moubarak.
Nous nous réunissons pour commémorer le martyr de nos dirigeants, mais ce n’est pas dans le but de les glorifier. En commémorant leur martyr, nous nous inspirons de leurs bonnes qualités, de leur expérience de résistance et nous renouvelons notre engagement à poursuivre le chemin de la résistance.
L’an dernier, j’ai parlé des points communs au niveau des caractères des trois dirigeants. Cheikh Ragheb et Sayed Abbas étaient les fondateurs du mouvement de la résistance, ils ont déposé sa pierre inaugurale.
Dès les débuts de leur combat jusqu'à leur martyr, ils ne se sont ni lassés, ni désespéré. Ils avaient déployé des efforts immenses et créatifs au profit de cette résistance.
Ces trois dirigeants incarnent toute l’histoire de la résistance. Leur sang s’est complété tout au long de trente ans pour donner aux peuples plus de décision, de force et de confiance en l’avenir. Nos dirigeants ne sont pas des gens non concernés par la situation au Liban. Ils sont les fondateurs de la résistance au Liban, dont à leur tête l’imam Sayed Moussa Sadr, ils font partie du mouvement de la renaissance et de la résistance dans la région.
Les mouvements de résistance auxquels nous faisons partie constituent une riposte normale à l’agression, à l’occupation et aux plans hégémoniques. Les mouvements de résistance n’ont agressé personne et n’avaient jamais de projet de guerre ni de combat. Ils ont été par contre agressés, leurs lieux saints occupés. Ils ont été privés de leur indépendance.
Ces mouvements de résistance étaient la seule garantie de la sureté et de la stabilité dans nos pays.
Les mouvements de résistance assurent la justice et la stabilité au Liban et dans la région, et il faut qu’il y ait justice dans la région pour qu’il y ait indépendance. La paix basée sur l’injustice ne peut pas être une paix réelle et permanente. Sur cette base, nous poursuivrons notre combat.
Le problème principal dans la région depuis plus de 60 ans a deux faces, la première se résume par la présence de l’entité usurpatrice en Palestine, par le mouvement sioniste qui a déclenché la guerre. Aucun peuple de la région n’a agresse les juifs.
Au contraire, les disciples de la religion juive vivaient en paix dans la région depuis des siècles. Les sionistes sont venus en Palestine, ont commis des massacres, détruit les maisons, confisqué les biens, et chassé tout un peuple avec le soutien des pays occidentaux, sans parler de la position arabe en 1948. Ils sont responsables des guerres expansionnistes en Jordanie, en Egypte, et au Liban.
Les mouvements de résistance sont donc une réaction honnête à cette agression et à ces crimes. La logique de la résistance veut que justice soit faire pour aboutir à la stabilité.
Cette justice nécessite de rendre le droit aux propriétaires des maisons qui en possèdent toujours les clés, au retour de millions de réfugiés à leur terre. La justice nécessite de rendre les lieux saints islamiques et chrétiens à leurs propriétaires, que le peuple palestinien établisse son propre Etat dans les frontières historiques, que les criminels de guerre soient traduits en justice. En cas de réalisation de cette justice, la région connaitra une stabilité sans précédent.
Mais faire des concessions ne peut pas réaliser de paix. Quelle est la réaction de l’administration américaine et des pays européens face au recouvrement des droits aux Palestiniens et à la traduction en justice des criminels de guerre ?
Les pays occidentaux modifient leurs lois pour empêcher le jugement des criminels de guerre sionistes sur leurs terres !
La mission de ce système américain est la protection de ses intérêts économiques, politiques, et sécuritaires dans la région, dont Israël en est le critère.
Le critère du rapprochement ou de la distanciation avec les Etats-Unis dépend des services présentés par tel ou tel système arabe à l’entité sioniste. Si un certain régime défend Israël, les Etats-Unis lui présente des milliards de dollars en contrepartie et que ce régime fasse ce que bon lui semble avec son peuple.
Mais quand il s’agit d’un régime arabe ou islamique qui refuse de signer un compromis honteux avec Israël, celui-ci devient alors soumis à l’embargo, à l’isolement et aux sanctions.
Lors du début du soulèvement de l’imam Khomeiny dans les années 60, une délégation du système sécuritaire du shah lui a rendu visite pour lui fixer trois lignes rouges à ne pas franchir : les Etats-Unis, Israël et la propre personne du shah. Le régime iranien d’autrefois était un régime américain, israélien, et l’imam avait clairement dit dans son premier discours devant la population que l’objectif de son action était de renverser les Etats-Unis en Iran.
Dans les calculs américains, celui qui se trouve dans le camp israélien est dans l’axe du bien, mais celui qui ose s’opposer a Israël se situe dans l’axe du mal.
Le système américain dans la région a semé le désespoir dans les rangs des peuples et lors des années 70, les gens ont senti que le monde est entré dans l’ère israélienne.
Mais la révolution islamique en Iran en 1979 a fait l’effet d’un grand séisme contre les intérêts des Etats-Unis et le régime est devenu une base essentielle pour le soutien du projet de la résistance dans la région.
La Syrie est reste tenace, le peuple palestinien aussi, la résistance libanaise a réalisé une grande victoire avec le temps. Des changements ont eu lieu en Irak et en Afghanistan, mais l’événement principal le plus récent est la chute d’un autre régime pro-américain, celui de Hosni Moubarak.
Certes ce qui s’est passé en Egypte est grand et important dans l’histoire de la région, et nous, dans la résistance islamique, remercions spécialement le peuple égyptien, parce que sa révolution a permis la libération du frère Mohammad Mansour ou Sami Shehab, qui est présent avec nous aujourd’hui. Mansour est accusé de chercher à renverser le régime de Moubarak.
Dans l’avenir, quelles que soient la décision égyptienne sur les accords des paix avec Israël, il faut savoir que l’ère de l’après Moubarak diffère de loin de celle d’avant Moubarak.
Israël sera le plus touché par cette révolution tout comme les Etats-Unis, parce que Hosni Moubarak a des orphelins en Egypte, en Palestine et au Liban. La région est entrée dans une ère nouvelle. Netanyahu parle d’un séisme dont les effets sont imprévisibles. Les premiers perdants des changements de la région sont les Etats-Unis, Israël, et le système américain, c'est-à-dire tous ceux qui ont lié leur sort à celui des Américains.
Sur le plan israélien, il est clair qu’ils sont ébahis. Tout au long des dernières 20 années, ils ont bâti leurs stratégies sur la présence d’un allié sur le front sud. Ils écartaient tout danger ou confrontation avec l’Egypte, parce qu’ils étaient certains qu’il y aura toujours un gardien fort de leurs frontières.
Ils avaient ainsi transporté plusieurs aéroports et installations du nord et du centre vers le sud de la Palestine occupée.
Ils misaient beaucoup sur la capacité égyptienne de contrôler les frontières avec la bande de Gaza. Et nous savons l’ampleur des pressions exercées par Moubarak sur les Palestiniens pour qu’ils acceptent les miettes israéliennes.
En tout cas tout le monde connait le rôle de Moubarak dans la guerre contre Gaza et contre le Liban, tout comme beaucoup d’autres régimes qui seront renversés prochainement inchallah.
Certes, Moubarak n’était pas du tout ravi de la victoire de la résistance au Liban. Ce changement est pour Israël très grand, même si l’Egypte ne compte jamais le combattre. Mais la situation en Egypte sera source de craintes permanentes pour Israël.
Le ministre de la guerre israélien Barak dit que « toute la région change devant nos yeux, et nous avons vu les changements au Liban, ou le gouvernement est devenu inconfortable pour Israël, comme a eu lieu en Tunisie et en Egypte ».
Barak a ajouté : « La situation en Egypte montre à quel point la région est instable. Nous observons d’autres manifestations dans plusieurs pays arabes ».
De son côté, Ashkenzai a déclaré: « Le camp radical prend de l’ampleur, et nous sommes prêts a toutes les menaces. Au Liban la situation a changé, la Turquie change, l’Iran est derrière l’armement de plusieurs groupes terroristes dans la région, et les raisons sont dues à la faiblesse du camp modéré de la direction arabe ».
Il y a quelques jours, lors de la cérémonie du départ d’ashkenazi, celui-ci vantait ses exploits tout en reconnaissant ses erreurs au Liban et à Gaza. Il dit : « Le Hezbollah et le Hamas sont deux mouvements de résistance, mais la résistance palestinienne ne peut pas occuper la région du fleuve au sud, et le Hezbollah ne peut pas occuper la Galilée » !
Pendant 20 ans, on disait que c’est Israël qui peut occuper le Liban, mais aujourd’hui en Israël, il y aune grande inquiétude sur les possibilités que le Hezbollah puisse occupe la Galilée.
La première visite du nouveau chef d’état major israélien Bini Gantz, mardi dernier, a eu lieu à la frontière avec le Liban. En cette occasion, Barak a dit aux soldats : « Vous devez être prêts pour entrer au Liban si nous prenons la décision d’une nouvelle invasion dans ce pays ».
Je dis à Barack et à Gantz : « En cette occasion, je m’adresse aux combattants de la résistance pour que vous soyez prêts à prendre le contrôle de la Galilée en cas d’invasion israélienne contre le Liban ».
Autrement dit, il s’agit de libérer al Jalil. Je dis à ashkenazi : « Tu as tort dans tes calculs. Vous avez commis des erreurs en tuant cheikh Ragheb, Sayed Abbas, et hajj Imad, et vous allez réaliser que vous avez commis une grosse erreur en tuant hajj Imad. Vous avez eu tort quand vous avez occupé le pays d’un peuple dont le slogan est depuis toujours : A bas l’humiliation !
Certain Israéliens, scientifiques et réalistes, dont à titre d’exemple un certain Ozi Roubin, expert dans le perfectionnement des missiles Hitz, ont conseillé la direction de l’ennemi : « Le Hezbollah est capable de fermer nos aéroports, nos ports, nos stations d’énergie, nos sites stratégiques, je ne peux qu’espérer que le peuple israélien ait de bons abris » !
Le sang de hajj Imad les tourmente toujours, surtout à l’approche de l’anniversaire de son martyre. Notre décision est toujours inchangée, et nous allons la mettre en application prochainement inchallah, le moment opportun. En faisant face a Israël, nous au Liban, avons instauré la stabilité et la justice. Les mouvements de résistance de toutes les forces libanaises et palestiniennes ont pu récupérer le droit à ses propriétaires.
Ni les nations unies ni les résolutions internationales ne nous ont réalisé cette part de la justice.
L’autre part de la justice est que la plupart de criminels sont morts dans les champs de bataille comme leur ancien chef d’état major Erz Stein, quant à Gantz, il était responsable de l’armée israélienne avant la libération en 2000, chef de l’armée de collaborateurs de Lahd, et directeur des forces armées lors de la guerre de juillet 2006.
Depuis 25 mai 2000 au 16 juillet 2006, le Sud a joui d’une stabilité et d’un calme sans précédent dû à la présence de la résistance. La guerre de 2006 faisait partie d’un scénario contre la région. Mais depuis cette victoire, la stabilité qui règne au sud est protégée par la résistance, l’armée et le peuple. Et c’est ce qui protège le Liban et assure sa stabilité.
Sur le plan libanais, il y a le dossier des armes de la résistance, nous avons été informés dernièrement que le reste des forces du 14 mars vont toujours poursuivre leur guerre sur les armes de la résistance qu’ils qualifient d’illégitimes. Ils ont dit que c’est un différend sur le plan national, et c’est vrai, puisque depuis l’invasion israélienne il y a eu toujours des différends sur le sujet de la résistance.
Au Liban il y a des différends sur le choix de la résistance, et ceci n’est qu’une condamnation pour ceux qui ont assené un coup dans le dos de la résistance, comme lors de l’accord du 17 mai.
On voulait par cet accord obliger le gouvernement libanais à prendre la permission du gouvernement israélien pour pouvoir envoyer un bataillon au sud, mais aujourd’hui grâce à la résistance l’Etat libanais peut envoyer 50000 soldats au sud sans qu’Israël ne puisse dire un mot.
Nous remercions celui qui vient d’avouer que dans les dernières années il mentait en disant que l’arme de la résistance est légitime. Nous ne voulons que personne ne mente à ce sujet. Que tout le monde s’exprime ouvertement.
Quant à la table du dialogue donc, dites moi si elle est toujours valable, puisque nous ne voulons pas fatiguer le chef de l’Etat. Toutefois, nous sommes prêts au dialogue parce que nous avons une logique très solide. Si vous croyez que les communiqués quotidiens peuvent nous affaiblir, vous avez tort. La région change. Observez bien ces changements.

N.Raad
16/02/2011

 http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=2821&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=23&s1=1


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