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11/03/2011

n° 84 - Guerres de l'Otan. - 10-03 – Fin - La Lybie : Est-ce qu'on nous refait le coup du Kosovo ?


n° 84 - Guerres de l'Otan. - 10-03 – Fin - La Lybie : Est-ce qu'on nous refait le coup du Kosovo ?



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'Otan et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Guerres de l'Otan.

n° 84- 10-03

C.De Broeder & M.Lemaire

 



Vous retrouverez ce journal 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Robert Bibeau :   http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com  - http://no-war.over-blog.com/

d) Sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm 

 

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

1 Guerres de l'Otan

2  Politique 



1 Guerres de l'Otan

Au jour le jour

Libye : L’OTAN monte une opération de zone exclusion aérienne.

Le Conseil de sécurité a prononcé une série de sanctions financières contre la famille et les proches du Colonel Kadhafi vendredi. En réaction à la violente repression du régime contre les insurgés libyens, le Conseil de sécurité de l’ONU, a l’unanimité, a décidé de saisir la Cour pénale internationale. Le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki Moon avait alors évoqué de possibles autres sanctions.

Lundi matin, le porte parole du ministère des affaires étrangères a confirmé que l’OTAN préparait une opération en Libye. Il s’agirait pour l’alliance atlantique de faire respecter dans le ciel libyen une zone d’exclusion aérienne. Le porte parole du Quai d’Orsay a précisé que « Nous sommes en train de monter cette opération. Je serai en mesure de vous en donner le détail un peu plus tard ».

fév 28, 2011
http://www.toulouse7.com/2011/02/28/libye-lotan-monte-une-operation-de-zone-exclusion-aerienne/

 

L'OTAN prépare une intervention militaire en Libye

La Grande-Bretagne et ses alliés au sein de l'Organisation du traité de l'atlantique nord (OTAN) sont en train d'élaborer des plans d'envoyer des avions de chasse en Libye et d'armer les rebelles qui se révoltent contre le colonel Moammar Kadhafi, rapporte mardi le quotidien britannique The Times.

Le Premier ministre britannique, David Cameron, a été le premier chef de gouvernement occidental à brandir la menace d'intervention militaire en Libye, quand il a annoncé lundi devant le parlement de Westminster avoir demandé à son ministre de la Défense et à l'Etat-major des forces armées britanniques d'élaborer des plans pour la mise en place d'une zone d'exclusion aérienne en Libye en réponse à l'escalade de la violence dans ce pays.

Des avions de chasse occidentaux seront déployés pour empêcher Kadhafi de bombarder les manifestants, indique le Times.

Lors de son intervention devant le parlement de son pays, Cameron a insisté que le monde ne tolérera pas davantage d'escalade de la violence en Libye, où le peuple demande le départ de l'homme qui préside aux destinées de la Libye depuis 42 ans. 

D'après le Times, l'intervention militaire de l'occident sera décisive. Des sources militaires, citées par le journal, ont indiqué que la Grande-Bretagne dispose d'un nombre d'avions Typhoon capables d'assurer la surveillance de la zone d'exclusion projetée. 

Parmi les autres options évoquées par Cameron figure l'armement des groupes rebelles libyens, indique le Times, ajoutant que le chef du Downing Street est également prêt à envoyer, le cas échéant, des troupes terrestres en Libye. Des responsables de la primature britannique ont indiqué que cette dernière option ne bénéficie toujours pas de l'unanimité. 

Par ailleurs, certains journaux comme le Daily Telepgraph, ont rapporté que le colonel Kadhafi pourrait utiliser des armes chimiques contre la population en cas d'intervention étrangère.

1er Mars

http://www.aufaitmaroc.com/monde/maghreb/2011/3/1/lotan-prepare-une-intervention-militaire-en-libye

 

Maurizio Matteuzzi : L’OTAN « étudie » l’option militaire

Ballons d’essai ou bourrasques de guerre humanitaire ?

« Les attaques contre les civils sont un crime contre l’humanité »,

« Nous sommes prêts à intervenir mais seulement sur mandat de l’ONU »,

« Si Kadhafi et son régime continuent à attaquer systématiquement la population civile, nous ne pouvons pas imaginer que la communauté internationale et l’ONU restent des spectateurs ».

Le secrétaire général de l’OTAN Anders Fogh Rasmussen a lancé hier un avertissement très clair au Colonel libyen. Nous n’en sommes pas encore à la conférence de Rambouillet, février 1999, dont l’échec programmé amena l’intervention de l’OTAN contre la Serbie de Milosevic.

Ni à celle de Tony Blair aux Communes, septembre 2002, sur les armes de destruction de masse de Saddam, « prêtes à être utilisées en 45minutes » ou au discours du secrétaire d’Etat Colin Powell au Conseil de sécurité, février 2003, dans lequel il brandissait une éprouvette pleine de poudre blanche (l’ « anthrax » du raïs irakien), qui servirent à faire avaler à l’ONU la guerre contre l’Irak.

Mais l’évocation par Rasmussen d’une intervention humanitaire contre la Libye de Kadhafi est un signal, même si ce n’est plus maintenant Georges W. Bush qui est à la Maison Blanche mais un Barak Obama qui semble plus réticent à se jeter dans une nouvelle aventure dans la zone explosive (et pas seulement à cause du pétrole) de la Méditerranée, de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient, mais qui s’est immédiatement placé hier aux côtés de Rasmussen : attention Kadhafi, « l’OTAN étudie l’option militaire ».

Signal inquiétant parce que les expériences précédentes montrent que quand la grande machine de la « guerre humanitaire » se met en marche, il s’avère ensuite difficile si ce n’est impossible de l’arrêter.

Pour ce qu’on peut voir et comprendre de la situation depuis Tripoli, le régime de Kadhafi est, du moins dans cette phase, très attentif à éviter des attaques « systématiques » contre les civils. Par exemple, la bataille acharnée pour le contrôle de Az Zaywah, ville qui est à une cinquantaine de Kms de la capitale -unique centre conquis par les insurgés à l’ouest de Tripoli- semblait se conclure dimanche par le retour aux mains des gouvernementaux avec un bilan probable, selon des témoins oculaires, de 13 insurgés et 4 gouvernementaux tués. Et l’offensive des forces kadhafistes sur Ras Lanouf, en Cyrénaïque, pour arrêter l’avancée des insurgés de l’est vers la partie occidentale du pays, a continué hier avec un raid aérien qui aurait fait trois victimes.

Contrôler la véracité de ces nouvelles et des ces chiffres est pratiquement impossible parce que la guerre entre les deux Libye, en plus du terrain, se déroule aussi sur celui de la propagande. D’où viennent ces nouvelles -le plus souvent venues de l’extérieur- est une chose impossible à vérifier pour qui est ici, d’un côté ou de l’autre du front. Tout au plus peuvent-elles paraître vraisemblables et possibles ou improbables et sans fondements.

Entrent dans ce décompte deux voix qui ont circulé ici hier, diffusées par deux journaux arabes imprimés à Londres : celle de al-Sharq al-Awsat selon qui Kadhafi aurait proposé son exil au Conseil national de Bengazi en échange de l’impunité pour lui et sa famille (paroles apparemment sans fondements) ; et l’autre venant de Libya al-Youn d’après qui un cadavre décapité trouvé dans une ville de Cyrénaïque contrôlée par les insurgés serait celui de Abdullah al-Senoussi, le puissant chef des services de renseignements militaires de Kadhafi (improbable mais sait-on jamais).

Au-delà de la guerre sur le terrain et de celle psychologique avec leurs côtés obscurs, certains éléments sont clairs et avancent sur deux voies. La première est l’offensive militaire des forces kadhafistes, qui ne semble cependant pas être une offensive à outrance mais plutôt destinée à faire pression sur les insurgés en évitant des attaques indiscriminées qui pourraient faire précipiter la situation internationale et saboter la deuxième voie sur laquelle semble avancer Kadhafi : la voie diplomatique.  Hier le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a nommé comme envoyé spécial en Libye l’ex-ministre des affaires étrangères jordanien Kadhafi Al-Khatib ; et est arrivée ici à Tripoli la première mission Ue, conduite par l’italien Agostino Miozzo : officiellement pour vérifier la situation des citoyens de l’Union mais peut-être aussi pour observer un peu ce qui se passe et donner quelques signaux. La semaine prochaine on attend une délégation des pays de l’Alba, le groupe de pays initié par Chavez, pour voir si la proposition du président vénézuélien de former une commission internationale (peut-être conduite par l’ex-président Lula da Silva) a quelque chance ou si c’est pur velléitarisme.

Kadhafi qui s’est beaucoup plaint jusqu’ici d’avoir été condamné par l’opinion publique internationale et puni avec les sanctions du Conseil de sécurité de l’Onu sur la seule base de « rapports des media », devrait être satisfait d’accueillir ces visiteurs. Le ministre des affaires étrangères libyen Moussa Kusa a immédiatement donné son accord pour l’arrivée prochaine d’une équipe des Nations Unies qui devra vérifier la véracité des accusations et des horreurs dénoncées. Enfin.

Edition de mardi 8 mars 2011 de il manifesto
Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

http://www.ilmanifesto.it/Quotidiano-archivio/08-Marzo-2011/art37.php3

 

"Claudine Pôlet : "L'ingérence militaire otanienne commence..."

 Extrait de METRO, 9 mars 2011 : L'OTAN SURVEILLERA LE CIEL LIBYEN 24H. SUR 24- 

 "L'Otan a décidé lundi d'accroître très rapidement, dans les prochaines heures ou jours, la surveillance de l'espace aérien libyen

avec des avions radar AWACS, de façon à la rendre permanente", a indiqué hier une porte-parole de l'Alliance Atlantique.

Le Conseil de l'Atlantique Nord (les ambassadeurs des 28 pays membres) a pris cette décision lundi après-midi, afin d'avoir "une meilleure image de ce qui se passe en Libye", alors que les ministres de la Défense de l'Otan se réunissent demain et vendredi à Bruxelles.

Le Conseil a donné pour instruction au SACEUR, l'amiral américain James Stavridis, d'augmenter le degré de surveillance de la région, le faisant passer de 10 à 24 heures par jour" a précisé la porte-parole adjointe de l'Otan, Carmen Romero, confirmant des propos tenus par l'ambassadeur américain auprès de l'Otan, Ivo Daalder.

Il s'agit de la seule décision prise lundi par le Conseil concernant la Libye, a assuré Mme Romero.

M. Daalder a ajouté qu'il avait formulé lundi, au nom des Etats-Unis, plusieurs propositions sur ce que l'Alliance pourrait faire dans le cadre de la crise libyenne, notamment

pour coordonner les opérations de secours humanitaire avec les moyens navals et aériens dont dispose l'Otan dans la région.

L'ambassadeur a aussi évoqué l'instauration d'une zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Libye pour empêcher les bombardements contre les insurgés...." 

Lundi soir, les pays du Conseil de coopération du Golfe (Emirats, Arabie Saoudite, Koweit, Qatar, sultanat d'Oman et Bahrein) s'étaient déclarés favorables à une "no fly zone",

"pour protéger les civils".

La France et la Grande Bretagne travaillent sur un projet de résolution du Conseil de sécurité de l'ONU imposant une zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Libye, qu'ils veulent

présenter dès cette semaine.

Son adoption semble cependant délicate en raison de la réticence de la Chine, et surtout de la Russie, selon des diplomates.

METRO, 9 mars 2011 



2  Politique 

Les parties prenantes

a) L'Otan

Fogh Rasmussen

Libye: Rasmussen voudrait profiter de la situation

Le secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen, voudrait profiter de la situation en Libye pour étendre la zone de responsabilité otanienne au-delà du territoire européen, a déclaré vendredi à RIA Novosti Dmitri Rogozine, délégué permanent russe auprès de l'Alliance.
En visite à Budapest pour assister à une réunion des ministres de la Défense des 27 pays membres de l'UE, le secrétaire général de l'Alliance a convoqué d'urgence à Bruxelles une réunion des ambassadeurs des pays membres de l'Otan pour discuter de la situation en Libye.
"Le fait même de convoquer une telle réunion du Conseil de l'Otan témoigne du désir du secrétaire général d'élargir la zone géographique de responsabilité de l'Organisation au-delà des pays européens", a indiqué le diplomate.
Jusqu'à présent, la Libye n'était pas un partenaire de l'Alliance et "intéressait peu de personnes au sein de l'Etat-major de l'Otan", a poursuivi l'intéressé. "Néanmoins, les événements récents donnent un prétexte à l'Otan pour essayer de s'implanter dans cette région, sous couvert de vouloir pacifier la situation en Afrique du Nord", a affirmé le représentant permanent.
Interrogé sur une éventuelle convocation du Conseil Russie-Otan consacré à la situation en Libye, M.Rogozine a donné une réponse négative.
"Ce genre de réunion dans le cadre du Conseil Russie-Otan est impossible pour la simple raison que l'Alliance entreprend une démarche assez expérimentale en mettant l'Afrique du Nord sous son égide, ce qui est susceptible de provoquer des mécontentements au sein même de l'Alliance. Il ne s'agit donc pas non plus d'impliquer la Russie", a conclu M.Rogozine.

25/02/2011

RIA Novosti

 


Dans les coulisses 

La réunion ministérielle de l'OTAN sur la Libye

Les ministres de la défense de l'OTAN se réuniront, prochainement, pour discuter de la Libye et des perspectives, à longue portée, dans cette région. C'est ce qu'a annoncé le Secrétaire général de l'instance, Anders Fogh Rasmussen, lors d'une conférence de presse, au siège de l'Alliance. Les 10 et 11 mars, les ministres se réuniront, pour décider du rôle d'assistance de l'OTAN, en Afrique du Nord et au Moyen-Orient.

Olivier MONTULET

Mardi, 08 Mars 2011 


2  Politique 

Les parties prenantes

b) Les USA

Dans les coulisses 

Washington évoque les options militaires avec leurs partenaires de l'Otan.

Les Etats-Unis discutent avec leurs partenaires de l'Otan différentes options militaires afin de parvenir à un règlement en Libye, a déclaré aux journalistes la représentante des Etats-Unis auprès de l'Onu, Susan Rice.

"Nous discutons avec nos alliés de toutes les variantes et scénarios du développement des événements", a annoncé Mme Rice au terme d'une rencontre du secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon avec le président américain Barack Obama.

"Les Etats-Unis essaient de nouer des contacts avec l'opposition libyenne, mais pour le moment cette dernière est désorganisée… jusqu'à ce qu'elle se soit unie, il est prématuré d'évoquer une aide militaire", a souligné la diplomate.

Lundi, le Pentagone a annoncé l'envoi des porte-avions près de la Libye. Notamment, le porte-avions Enterprise engagé dans la lutte contre la piraterie au large de la Somalie, a mis le cap sur le canal de Suez à destination de la Libye. Le Pentagone envisage également de déployer un bataillon d'infanterie de marine supplémentaire à bord du porte-hélicoptères Kearsarge.

1er mars –

RIA Novosti


Sur le terrain

Hilary Clinton confirme le déploiement du bouclier antimissile en Pologne 

La secrétaire d'Etat américaine Hilary Clinton a confirmé que les Etats-Unis envisageaient de déployer en Pologne des éléments de leur système de défense antimissile et une unité des Forces aériennes.

"Comme l'ont déjà annoncé les présidents polonais et américain en décembre, nous envisageons de déployer une unité des Forces aériennes sur une base permanente en Pologne, de construire des éléments du système de défense antimissile et de développer un plan de protection militaire de la Pologne", a indiqué la chef de la diplomatie américaine lors d'une rencontre avec son homologue polonais, Radoslaw Sikorski.

Prétextant une menace balistique iranienne et nord-coréenne, l'administration républicaine Bush projetait de déployer des missiles intercepteurs en Pologne et un radar en République tchèque. Moscou y voyait une menace directe pour son potentiel stratégique. Le président Barack Obama a décidé de reporter la mise en œuvre de ces projets, sans les abandonner définitivement.

La Roumanie et la Bulgarie ont annoncé en février dernier qu'elles négociaient avec les Etats-Unis un éventuel déploiement sur leur territoire d'éléments du bouclier antimissile américain.

RIA Novosti,

3.03.2011 



2 Les parties prenantes

c) L’Otan dans le monde

France

C'est bien l'Otan qui est à la manœuvre

Dans une interview à France 24, ce 6 mars 2011, le ministre français Alain Juppé  précise ce qu'il entendait par  une "non intervention militaire en Libye". Il rejette l'idée d'une intervention terrestre avec débarquement de troupes Otan sur la côte libyenne. (Vu les expériences d'Irak et d'Afghanistan, le gouvernement français n'est pas rassuré...). Mais il affirme aussi que  l'Otan étudie la mise en oeuvre  d'une zone d'interdiction de vol dans le ciel libyen, ajoutant que la France y collabore.

C'est bien l'Otan qui est à la manœuvre, et agit en fonction des objectifs fixés au dernier Sommet de Lisbonne. Des opérations militaires de ce type sont étudiées très attentivement et discrètement, comme on peut s'en rendre compte dans le communiqué ci-dessus. Un des partenariats de l'Otan - Le Dialogue de la Méditerranée- est chargé notamment d'assurer "la protection du secteur énergétique".  Rien à voir avec la défense de la démocratie et le soutien à une "révolution contre Khadaffi".

Beaucoup à voir avec la main mise sur les ressources pétrolières de la Libye.

CP

26 janv. 2011 – 27 janv. 2011

 

Fillon : Interdire le survol nécessite d'étudier une implication de l'Otan.

Le Premier ministre François Fillon a indiqué lundi qu'interdire le survol de la Libye pour empêcher des massacres impliquait de "réfléchir" à une "implication de l'Otan", et estimé qu'il fallait étudier "toutes les solutions" pour inciter Mouammar Kadhafi à quitter le pouvoir. 

"Nous étudions toutes les solutions pour faire en sorte que le colonel Kadhafi comprenne qu'il doit s'en aller. (...) Je sais qu'on évoque des solutions militaires, ces solutions font l'objet d'évaluation de la part du gouvernement français", a affirmé M. Fillon sur RTL. 

"J'ai entendu plusieurs observateurs expliquer qu'il fallait par exemple interdire le survol du territoire libyen. C'est une option qui est étudiée", a-t-il poursuivi. 

Mais, selon le chef du gouvernement français, une telle décision "ne peut être prise que sur la base d'une décision du conseil de sécurité des Nations unies (...) et ne peut l'être que dans le cadre d'une opération conjointe avec des grands pays".

"Personne aujourd'hui en Europe n'a les moyens tout seul de réaliser cette opération. Il faudrait donc impliquer l'Otan et je pense là qu'il y a une réflexion à avoir", a avancé le Premier ministre. 

"Est-ce que l'Otan doit être impliquée dans une guerre civile au sud de la Méditerranée? C'est une question qui pour le moins mérite d'être réfléchie avant d'être lancée", a-t-il souligné. 

Selon le New York Times, les Etats-Unis et ses alliés européens envisagent d'interdire tout survol de la Libye pour empêcher le massacre de civils par l'aviation libyenne fidèle au dictateur Mouammar Kadhafi. 

D'après le quotidien, citant un haut responsable de l'administration américaine ayant requis l'anonymat, aucune décision n'a encore été prise.

28 février 

AFP,

Fillon: Deux avions français en mission humanitaire…

F.Fillon a annoncé lundi matin le lancement d'une opération humanitaire française en Libye. Deux avions ravitailleront les opposants au colonel Kadhafi à Benghazi.

La France ne se contente plus d'appeler au départ de Kadhafi. Son soutien au nouveau « gouvernement provisoire » de l'insurrection instauré dimanche est désormais acté, avec la décision annoncée lundi par François Fillon d'envoyer deux avions militaires français à Benghazi. La deuxième ville de Libye et foyer originel de la contestation démarrée le 15 février est depuis plusieurs jours maintenant aux mains des opposants au « Frère guide ».

Après les polémiques visant Michel-Alliot Marie, la diplomatie française est décidée à sortir de la zone de turbulences. Les jets privés sont priés de dégager le tarmac pour laisser la place aux appareils de l'armée de l'air. À bord de ces avions prêts à décoller « dans quelques heures » : du matériel médical, des médicaments et du personnel humanitaire. « Ce sera le début d'une opération massive de soutien humanitaire aux populations des territoires libérés », a expliqué le chef du gouvernement sur RTL.

Désormais, la France est en première ligne, à entendre le chef du gouvernement. « C'est nous qui avons demandé que le conseil européen adopte une position commune face à ce sujet. C'est nous qui avons été à l'origine avec la Grande-Bretagne de la résolution des Nations unies qui a été votée pendant le week-end », a t-il souligné.
Toutes les options envisagées

Par ailleurs, les solutions militaires font également, « l'objet d'évaluations de la part du gouvernement français ». Une des options consisterait à interdire le survol du territoire libyen afin d'empêcher l'aviation fidèle à Kadhafi de bombarder les insurgés. Une décision qui ne pourrait être envisagé que « sur la base d'une décision du conseil de sécurité, loin d'être acquise aujourd'hui », et impliquant les pays de l'OTAN. « Est-ce que l'OTAN doit être impliqué dans une guerre civile au sud de la Méditerranée? C'est une question qui pour le moins mérite d'être réfléchie avant d'être lancée », a ajouté le Premier ministre.

http://www.francesoir.fr/actualite/international/libye-deux-avions-francais-en-mission-humanitaire-77249.html

 

 

 

La re-soumission de Sarkozy à l'OTAN américaine va coûter à une France déjà en faillite plus de 112 millions d'euros!

Le nouveau siège de l'Otan, qui sera construit en face de l'actuel à Bruxelles d'ici à 2015, coutera plus de 110 millions d'euros à la France, soit un peu plus de 10% de son coût total.
Le secrétaire général de l'Otan a mentionné récemment que le projet global de construction devrait s'élever aux environs d'un milliard d'euros, le double du chiffre évoqué l'année dernière.
Interrogé, le ministère de la Défense a bien voulu nous communiquer les précisions suivantes sur la contribution de notre pays : " La France participe à hauteur de 11 ,7477% pour les parties communes( clé à partir de notre part relative dans les budgets de l’OTAN) et de 3,776% des parties privatives (parkings). Sur la durée du projet, notre participation s’élève à 110, 112 million d’euros" La France est le quatrième contributeur financier au sein de l’Alliance, derrière les Etats-Unis, l'Allemagne et le Royaume-Uni.
Alors que les responsables de l'Alliance atlantique et notamment le secrétaire général de l'Otan ne cesse de dénoncer la faiblesse des dépenses militaires en Europe, le choix de consacrer un milliard d'euros pour abriter la bureaucratie de l'Alliance mériterait au moins d'être discuté...Inutile, les veaux paieront!

http://www.toutsaufsarkozy.com/cc/article04/EkAZAyylVZTkdFhHne.shtml



Russie

Bouclier antimissile: les plans américains en Pologne contredisent l'Acte Fondateur

Le développement du système américain de défense antimissile en Pologne contredit l’Acte Fondateur, signé par la Russie avec l’OTAN en 1997. « Il y est fixé, en particulier, que l’OTAN devait se retenir de renforcer son infrastructure militaire à proximité des frontières russes », a déclaré  l’ambassadeur de Russie à l’OTAN Dmitri Rogozine, cité par Interfax.

C’est ainsi qu’il a commenté la déclaration de la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton concernant les plans d’installer en Pologne à titre permanent une nouvelle unité de l’Armée de l’air des Etats-Unis et de construire une base de défense antimissile.

RIA Novosti,

4.03.2011

 

Moscou ne participe pas au projet de défense anti-missile de l'OTAN  

De nouvelles négociations ont eu lieu entre la Russie et l'OTAN, notamment, lors de la réunion de Lisbonne, au sujet de la création du projet de défense anti-missile, sans aboutir, pour autant; à un résultat tangible, d'autant plus que les deux parties ne semblent pas être décidées à coopérer sur l'affaire.  Quelques jours après la nouvelle année chrétienne, le Conseil de l'OTAN et la Russie ont procédé, à Bruxelles, à des consultations, avec l'objectif de  former un bouclier anti-balistique commun, pour protéger l'Europe devant des attaques éventuelles par missiles. Ces pourparlers ont été effectués, dans le but de trouver une issue à la mise à exécution des accords conclus, lors de la réunion OTAN/Russie, à Bruxelles, pour créer un système commun de défense balistique. Le chef adjoint de l'état-major général des Forces armées russes, Valeri Guerassimov, assumait la présidence de l'équipe de négociations russe. Il est vrai que les experts militaires estiment qu'étant donné la sensibilité de l'affaire, Moscou et Bruxelles ne peuvent pas parvenir, dans un court délai, à un résultat précis et commun. Certains sont d'avis qu'il existe, encore, l'éventualité de trouver des voies permettant une coopération étroite sur le bouclier anti-balistique. Il y a, pourtant, quelques raisons qui ont affaibli la possibilité d'un accord commun OTAN/Moscou, sur le déploiement d'un système anti-balistique commun. Primo, les deux parties divergent sur leur évaluation de la menace et de la source de la menace balistique pour l'Europe. Moscou ne considère pas l'Iran comme le principal danger balistique menaçant la  sécurité de l'Europe; il y a même, en Russie, des personnes qui estiment qu'aucun danger n'existe de la part de l'Iran, pour le continent européen, alors  que, pour l'OTAN, surtout, les Etats-Unis, l'Iran s'avère la première et principale menace balistique. Par ailleurs, il paraît difficile qu'un accord soit conclu entre les deux parties, sur les principes et la structure du système anti-missile européen. La Russie estime que tout système, (bouclier anti-balistique russe et celui de l'OTAN), doit être formé, selon des critères distincts, ce qui a été, d'ailleurs, évoqué, à maintes reprises, par le Président russe, Dmitri Medvedev, lors de la réunion de Lisbonne. Autrement dit, les Russes veulent que le bouclier anti-balistique de l'OTAN se déploie sur ses frontières et celui de la Russie, sur les frontières russes. Dans ce droit fil, le représentant de la Russie à l'OTAN, Dmitri Rogozine, a rappelé que l'OTAN a proposé, à Moscou, la création de deux structures de défense, européenne et russe, mais que la Russie a refusé l'idée de la formation d'un système de défense anti-balistique européen. Rogozine a annoncé, le mardi 8 mars, qu'un accord entre l'OTAN et Moscou ne verra le jour que si le système de défense balistique de l'OTAN n'affecte pas la puissance nucléaire russe. Il semble, donc, que l'affaire de la défense balistique s'avère le plus important sujet de différends entre la Russie, l'OTAN et les Etats-Unis. Les responsables russes ont, à maintes reprises, averti que, si les Etats-Unis et l'OTAN déploient leur système anti-balistique, près des frontières russes, Moscou aura certainement une réaction appropriée!

09/03/2011

http://french.irib.ir

 



Italie

Manlio Dinucci : Rome : au Sénat, soutien bipartisan aux missions militaires italiennes.

Tandis que le gouvernement central états-unien annonce que les raids OTAN/Isaf en Afghanistan sont montés à environ 34 mille interventions annuelles (plus du double de 2007), avec utilisation de plus de 5 mille bombes et missiles, le Sénat italien reconduit le financement de la mission militaire en Afghanistan, avec le projet de loi 2537 sur la « prorogation des interventions de coopération au développement et au soutien des processus de paix et de stabilisation, ainsi que des missions internationales des forces armées et de police ». Déjà passé à la Chambre, il a été approuvé hier par le Sénat avec 208 voix contre 9, ces dernières provenant toutes de l’IdV (Italie des Valeurs, parti d’opposition de l’ancien magistrat Antonio Di Pietro, NdT)  Pour les six premiers mois de 2011 sont alloués 754,3 millions d’euros : plus d’un milliard et demi pour l’année. Cette somme, inscrite au budget du ministère des finances, s’ajoute à la dépense militaire, qui a atteint environ 25 milliards d’euros annuels.



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

 

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

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