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22/03/2011

n°5 - Dossiers Analyse, Géopolitique et stratégie de la Libye - 21-03 – Début - La grande armée de la « guerre humanitaire ».


n°5 - Dossiers  Analyse, Géopolitique et stratégie de la Libye - 21-03 – Début   - La grande armée de la « guerre humanitaire ».



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Libye : Dossiers  Analyse, Géopolitique et stratégie

n°5 du 21- 03

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Le " dossiers du libye" est  visible  sur mes blogs : 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) Sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

c) Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) Sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm 

 

Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

Tiré à part :

Pierre Piccinin : Après le Kosovo, l'Irak et l'Afghanistan, la Libye à son tour victime de l'impérialisme "humanitaire".

Manlio Dinucci : La grande armée de la « guerre humanitaire ».

Anne Morelli : Le chef du camp adverse a le visage du diable (ou « l’affreux de service »).

Le comité de l'UA contre "toute intervention militaire".

L'Egypte envoie des armes pour aider les ... rebelles.

Paroles & action du président Obama

Déclaration de Barack Obama sur la Libye.

Politique Libyenne 

Suite

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Décodage de 25 techniques de désinformation.

1-2 La presse tunisienne et algérienne critique l'intervention en Libye.

2 Les brèves

2-1 La Ligue arabe critique les frappes de la coalition.

2-2 Moscou appelle la coalition à cesser le recours à la force non-sélectif.

2-3 Nicolas Maury : Hugo Chavez juge "irresponsable" l'intervention armée contre la Libye. 

Fin

3  Dossier

3-1 Roland Marounek : La France viole la résolution des Nations Unies...

3-2 Felicity Arbuthnot : L’hypocrisie et la trahison de l’ONU : le cas de la Libye.

3-3 Thierry Meyssan : Guerre en Libye Washington regarde se lever « l’aube de l’odyssée » africaine.

3-4 Canaille-le-rouge : Le va -t-en guerre s'éclate, les bombes aussi…

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4-1 Maurizio Matteuzzi : Pas qu’une zone d’exclusion aérienne : feu vert à la nouvelle guerre humanitaire.

5  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

5-1 Gilles Munier : Libye : Southern Mistral : une guerre en préparation depuis novembre 2010 ?

5-2 Thierry Meyssan : Guerre en Libye : Washington regarde se lever « l’aube de l’odyssée » africaine.

5-3 Gilbert Léonard : Une opération stratégique contre-révolutionnaire montée contre les révolutions.

 



Tiré à part :

Pierre Piccinin : Après le Kosovo, l'Irak et l'Afghanistan, la Libye à son tour victime de l'impérialisme "humanitaire".

Une analyse de la résolution 1973 de l’ONU

Libye : les manipulations de la gouvernance

Présenté par la France, avec l’appui de la Grande-Bretagne, le texte de la résolution 1973 du Conseil de Sécurité de l’ONU, voté ce 17 mars, constitue un nouveau pied de nez de la « gouvernance » pour le droit international, c’est-à-dire d’un interventionnisme arbitraire, comme au Kosovo, comme en Irak, comme en Afghanistan.

Cette résolution, en effet, présente un caractère aberrant et constitue un lourd précédent : d’une part, elle transgresse les principes de non-ingérence et de souveraineté des États et, d’autre part, elle normalise un peu plus encore la politique des deux poids et deux mesures, qui caractérise de plus en plus radicalement l’action onusienne.

Basée sur le postulat rhétorique que le gouvernement de Mouammar Kadhafi exercerait une répression criminelle « contre le peuple libyen et les populations civiles éprises de liberté » (dixit Alain Juppé, ministre des affaires étrangères français), la résolution appelle la communauté internationale à interdire tout vol dans l’espace aérien libyen et à tout mettre en œuvre pour « protéger la population civile et faire cesser les hostilités », soit un texte relativement vague qui occasionnera certainement bien des exactions de la part des États intéressés…

Or, le postulat de base est biaisé : le gouvernement libyen, au moyen de l’armée régulière, pour dictatorial qu’il soit (la légitimité d’un gouvernement, selon le droit international, ne repose nullement sur le critère démocratique), ne vise en aucun cas à massacrer des civils, mais à réprimer une rébellion, armée, qui tente de renverser par la force l’ordre établi, et ce, en outre, dans un contexte tribal qui oppose le nord-est du pays (Benghazi et Tobrouk) aux tribus, majoritaires, qui soutiennent le clan Kadhafi.

Il ne s’agit donc pas d’un « dictateur massacrant son peuple désarmé » : le chef de l’État, commandant des forces armées, combat des troupes rebelles, minoritaires, qui sèment le trouble dans le pays, et ce en parfait accord avec le droit international, qui fonde la légitimé de tout gouvernement à exercer souverainement l’autorité sur son territoire, à l’intérieur de ses frontières.

Une intervention militaire à l’encontre de l’armée gouvernementale libyenne reviendrait ainsi à soutenir une rébellion armée qui tente de renverser un gouvernement légalement établi.

C’est pourquoi plusieurs membres du Conseil de Sécurité de l’ONU – et non des moindres : la Chine, la Russie, le Brésil, l’Inde et l’Allemagne, soutenus par la Turquie- ont refusé d’avaliser cette résolution et se sont abstenus lors du vote. (note d'Internationalnews: Mais pourquoi n'ont-t-ils pas opposé leur veto???)

En outre, comment interpréter l’attitude des puissances signataires et de la Ligue arabe (à commencer par l’Arabie saoudite), qui s’indignent des événements qui se déroulent en Libye et proposent, Qatar et Émirats arabes unis en tête, une intervention militaire, alors que, dans le même temps, le roi du Bahreïn, voisin frontalier direct du Qatar et des Émirats, massacre sans pitié son peuple, des manifestants civils, non armés, eux, avec l’appui de l’armée saoudienne envoyée à sa rescousse ? Revoilà donc les deux poids et deux mesures…

Cela étant, le gouvernement libyen, qui a déjà repris le contrôle de la majeure partie du pays, a accepté l’injonction de l’ONU, a décrété unilatéralement un cessez-le-feu pour éviter les frappes annoncées et a appelé la Chine, la Turquie et Malte à dépêcher des observateurs. Mouammar Kadhafi a ainsi désamorcé la crise et coupé l’herbe sous le pied des Occidentaux désireux de soutenir la rébellion, à commencer par la France qui avait parié un peu vite sur la chute du régime libyen et s’est trouvée en mauvaise posture lorsque celui-ci s’est révélé plus solide que prévu.

Mais la France est passée outre, invoquant la supposée fallaciosité des déclarations du gouvernement libyen, et est intervenue en frappant plusieurs cibles au sol sous le prétexte de « protéger des civils », appuyant de la sorte la contre-attaque des rebelles. En cela, la question qui se pose est de déterminer les motivations acharnées de la France à vouloir renverser Mouammar Kadhafi.

L’erreur stratégique commise par l’Élysée, en reconnaissant les rebelles comme nouveau gouvernement en Libye, peut expliquer que, dorénavant, la seule option pour Paris, soucieuse de maintenir son influence sur les ressources pétrolières libyennes, est de remplacer le gouvernement Kadhafi par les leaders de la rébellion qu’elle a soutenue. Et personne n’y perdrait au change, dans la mesure où Kadhafi ne s’est pas toujours montré aussi docile que l’Occident l’avait espéré.

Aussi, probablement, un nouveau gouvernement serait-il plus complaisant, constitué des ministres et diplomates qui, croyant le moment venu, ont retourné leur veste de ces derniers jours et appelé à la chute du « dictateur » qu’ils avaient pourtant si bien servi jusqu’à présent.

Mais attention, la partie n’est pas encore terminée : face à l’armée libyenne, puissamment équipée par l’industrie d’armement française, dont elle a fait les choux gras des années durant, les forces d’intervention étrangères pourraient bien y laisser des vies… Et cette résolution fumeuse, à présent qu’elle est suivie d’effets, risquerait d’entraîner la Libye dans le désordre dévastateur d’une guerre civile inextricable.

Pierre PICCININ

Professeur d’histoire et de sciences politiques

Internationalnews 

Le Grand Soir 

20 mars 2011

http://www.un.org/News/fr-press/doc...

Source: http://www.legrandsoir.info/Libye-les-manipulations-de-la-gouvernance.html


Manlio Dinucci : La grande armée de la « guerre humanitaire ».

 [...]Comme l’a expliqué l’ex-chef d’Etat-major de l’aéronautique Leonardo Tricario, pour imposer la zone d’exclusion aérienne sur la Libye il faut neutraliser les défenses anti-aériennes ennemies. « Nous, nous avons cette capacité et elle est constituée par les chasseurs Tornado Ecr : nous l’avons fait au Kosovo et trois jours après plus aucun avion serbe ne volait ».

A cet effet les Tornado Ecr ont été redéployés de Piacenza à Trapani. C’est là qu’ont aussi été déplacés les Tornado Eds de Ghedi (Brescia) et les Eurofighter de Grossetto (Toscane) : des chasseurs bombardiers de combat aux énormes capacités destructives. Prêts à l’attaque aussi les chasseurs Amx d’Amendola (Foggia, région des Pouilles) et les Eurofighter de Gioia del Colle (Bari). S’y ajoutent  les avions de chasse du porte-avions Garibaldi, déplacé lui aussi de Taranto à Augusta (Syracuse) et ceux du porte-avions Cavour arrivé dans la base sicilienne depuis La Spezia.

Les deux porte-avions sont flanqués des torpilleurs lance-missiles Andrea Doria et Mimbelli, de la frégate Euro, du patrouilleur Libra, des navires de combat amphibies San Marco et San Giorgio et d’autres navires de guerre.

   Ce déploiement déjà considérable ne constitue qu’une petite partie de la force totale utilisée dans cette guerre contre la Libye. La guerre aérienne est composée des chasseurs français Rafale, les premiers qui ont attaqué en partant de la base de Saint Dizier, des Tornado britanniques déplacés dans le sud à faible distance de la Libye, des F-16 étasuniens d’Aviano (Frioul) où arrivent d’autres bombardiers, des F-16 belges et norvégiens déployés eux aussi au sud, à quoi s’ajoutent le Cf-18 canadiens. La force navale est tout aussi imposante.  

Précisions sur l'ouverture de la chasse en pièce jointe et sur :

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=23806 


Anne Morelli : Le chef du camp adverse a le visage du diable (ou « l’affreux de service »).
extrait des Principes élémentaires de propagande de guerre

http://fr.wikipedia.org/wiki/Principes_%C3%A9l%C3%A9mentaires_de_propagande_de_guerre

« On ne peut haïr un groupe humain dans son ensemble, même présenté comme ennemi. Il est donc plus efficace de concentrer cette haine de l’ennemi sur le leader adverse.

L’ennemi aura ainsi un visage et ce visage sera bien évidemment odieux. »

 « Le vainqueur se présentera toujours (voir Bush ou Blair récemment) comme un pacifiste épris de conciliation mais acculé par le camp adverse à la guerre.

Ce camp adverse est bien sûr dirigé par un fou, un monstre (Milosevic, Ben Laden, Saddam Hussein, ...) qui nous défie et dont il convient de débarrasser l’humanité. » 

La première opération d’une campagne de démonisation consiste donc à réduire un pays à un seul homme. À faire donc comme si personne ne vivait en Irak, que seul Saddam Hussein, sa « redoutable » garde républicaine et ses « terribles » armes de destruction massive vivent là-bas. Personnaliser ainsi le conflit est très typique d’une certaine conception de l’histoire, qui serait faite par des « héros », l’œuvre des grands personnages. Conception de l’histoire qu’Anne Morelli refuse en écrivant inlassablement sur les « laissés pour compte » de l’histoire légitime. Cette vison est particulièrement idéaliste et métaphysique en que l’histoire est le fruit des idées de ses « grand » hommes. À cette conception de l’histoire s’oppose un conception dialectique et matérialiste qui définit l’histoire en termes de rapports et de mouvements sociaux.

Ainsi l’adversaire est qualifié de tous les maux possibles. Il en va de son physique à ses mœurs sexuelles. Ainsi, Le Vif-L’Express du 2 au 8 avril 1999 présente « L’effroyable Milosevic ». « Le Vif-L’Express ne site aucun discours aucun écrit du « maître de Belgrade » mais par contre relève ses sautes d’humeur anormales, ses explosions de colère, maladives et brutales : Quand il était en colère, son visage se tordait. Puis, instantanément, il recouvrait son sang-froid.

Anne Morelli  

Principes élémentaires de propagande de guerre, (utilisables en cas de guerre froide, chaude ou tiède...) est un livre de Anne Morelli paru en 2001.

A relire d'urgence


Le comité de l'UA contre "toute intervention militaire".

Le comité de l'Union africaine (UA) sur la Libye rejette "toute intervention militaire étrangère qu'elle qu'en soit la forme", a déclaré samedi le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz à l'ouverture d'une réunion à Nouakchott des membres de ce comité. 

La situation en Libye "exige une action urgente pour une solution africaine à la crise gravissime que traverse ce pays frère", a déclaré M. Ould Abdel Aziz. "Cette solution doit être conforme à notre attachement au respect de l'unité et de l'intégrité territoriale de la Libye, ainsi qu'au rejet de toute intervention militaire étrangère qu'elle qu'en soit la forme", a-t-il ajouté. 

Il a cependant reconnu qu'à la suite d'un vote jeudi au Conseil de sécurité de l'ONU autorisant l'usage de la force en Libye et le sommet international de Paris où a été annoncé samedi le début de l'opération militaire, le comité devait, "de manière responsable et efficace, tenir compte dans (sa) démarche de cette évolution nouvelle". 

"Nous devons mieux coordonner nos efforts avec tous nos partenaires et toutes les parties concernées pour aboutir à un règlement rapide de cette crise", a ajouté le chef de l'Etat mauritanien, un ancien général.

Des avions de chasse français ont procédé à quatre frappes aériennes au total samedi en Libye, détruisant plusieurs blindés des forces loyales au colonel Mouammar Kadhafi.

Trois des cinq chefs d'Etat qui composent le comité de l'UA participent à la réunion de Nouakchott: outre M. Ould Abdel Aziz, il s'agit d'Amadou Toumani Touré (Mali) et Denis Sassou Nguesso (Congo). Jacob Zuma (Afrique du Sud) et Yoweri Museveni (Ouganda) y sont représentés par des ministres.

Le président de la Commission de l'Union africaine, Jean Ping, participe également à la rencontre, ainsi que le commissaire à la paix et à la sécurité de l'UA, Ramtane Lamamra.

Après leur réunion dans la capitale mauritanienne, les membres du comité doivent se rendre dimanche à Tripoli, selon le programme officiel de la rencontre.

NOUAKCHOTT -


L'Egypte envoie des armes pour aider les ... rebelles..

L'armée égyptienne a commencé à expédier des armes à la frontière libyenne aux rebelles, au su de Washington, rapporte le Wall Street Journal de vendredi.

The Telegraph

18 mars 2011

http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/africaandindianocean/libya/8390521/Libya-crisis-Egypt-shipping-arms-across-border-to-aid-rebels.html 

Citant des officiels US et libyens rebelles, les expéditions étaient, selon le journal, principalement des armes légères, comme des fusils d'assaut et des munitions.

Cela semble être le premier cas d'un armement des combattant rebelles par un gouvernement extérieur. [avant ils se battaient à mains nues, tout le monde pouvait le constater - RM]

Les rebelles ont perdu du terrain depuis plusieurs jours face à l'avance des forces loyales à Mouammar Kadhafi. 

Les rebelles ont toutefois été soutenus par l'autorisation du Conseil de sécurité de l'ONU pour des frappes aériennes pour réduire les forces Col Kadhafi.

 Les transferts d'armes égyptiennes ont commencé "il ya quelques jours" et se poursuivent, a déclaré un haut responsable US au journal.

The Telegraph


Paroles & action du président Obama

Déclaration de Barack Obama sur la Libye

 







 

Barack Obama : Bonjour, tout le monde. La secrétaire d’État et moi venons d’avoir un entretien consacré à la situation en Libye. Depuis quelques jours, mon équipe de la sécurité nationale travaille 24 heures sur 24 pour suivre le cours des événements et agir en coordination avec nos partenaires internationaux.

En premier lieu, nous faisons tout notre possible pour protéger les citoyens américains. C’est ma plus haute priorité. Nous exhortons nos ressortissants en Libye à quitter le pays, et le département d’État apporte son concours à ceux qui ont besoin d’aide. À cette occasion, je pense que tous les Américains doivent saluer le travail héroïque qui est accompli par les membres de notre service diplomatique et par tous les hommes et les femmes qui travaillent dans nos ambassades et nos consulats à travers le monde. Ils représentent la fine fleur de notre pays et de ses valeurs.

Depuis le début de cette période d’agitation et de soulèvements dans la région, les États-Unis appliquent un ensemble de principes fondamentaux qui guident leur stratégie. Ces principes s’appliquent à la situation en Libye. Comme je l’ai dit la semaine dernière, nous condamnons fermement le recours à la violence en Libye.

Le peuple américain offre ses sincères condoléances et toute sa sympathie aux familles et aux êtres chers de tous ceux qui ont été tués ou blessés. La souffrance et les effusions de sang sont révoltantes et elles sont inacceptables. Il en va de même des menaces et des ordres de tirer sur des manifestants pacifiques et de punir encore davantage le peuple libyen. De tels actes contreviennent aux normes internationales et à toute règle de comportement acceptable. Cette violence doit cesser.

Par aillleurs, les États-Unis appuient fermement les droits universels du peuple libyen, et notamment le droit qu’il a de se rassembler pacifiquement, de s’exprimer librement et de déterminer son avenir. Il s’agit de droits de l’homme. Ils ne sont pas négociables. On doit les respecter dans tous les pays et on ne saurait les dénier par la violence et la répression. Des habitants Benghazi (Libye) font le signe de la paix le 21 février 2011.

Dans une situation aussi volatile que celle-ci, il est impératif que les pays et les peuples du monde s’expriment d’une voix unanime, et c’est ce sur quoi nous faisons porter nos efforts. Hier, le Conseil de sécurité de l’ONU a envoyé un message clair et unanime qui condamne le recours à la violence en Libye, souligne l’obligation faite aux auteurs d’exactions de rendre des comptes et affirme sa solidarité avec le peuple libyen.

C’est d’ailleurs le discours que tiennent l’Union européenne, la Ligue arabe, l’Union africaine, l’Organisation de la conférence islamique et un grand nombre de pays. Du nord et du sud, de l’est et de l’ouest, les voix s’élèvent pour condamner la répression et soutenir les droits du peuple libyen.

J’ai aussi demandé à mon gouvernement de préparer toute la gamme des options dont nous disposons face à cette crise. Elles comprendront des mesures que nous pourrons prendre seuls, d’autres que nous coordonnerons avec nos alliés et partenaires ou que nous exécuterons par le biais d’institutions multilatérales.

Comme tout gouvernement, celui de la Libye a le devoir d’éviter la violence, de permettre à l’aide humanitaire de parvenir à ceux qui en ont besoin et de respecter les droits de son peuple. Il a des comptes à rendre pour ses manquements à ses responsabilités et des conséquences à payer pour ses violations continues des droits de l’homme.

Cette situation n’intéresse pas que les États-Unis. Le monde entier la suit, et nous coordonnerons notre aide et nos mesures de responsabilisation avec la communauté internationale. À cette fin, la secrétaire d’État Hillary Clinton et moi avons demandé à Bill Burns, notre sous-secrétaire d’État aux affaires politiques, de faire un certain nombre d’escales en Europe et dans la région pour intensifier notre concertation avec nos alliés et nos partenaires au sujet de la Libye.

J’ai également demandé à la secrétaire d’État de se rendre lundi à Genève, où un certain nombre de ministres des affaires étrangères se réuniront dans le cadre d’une séance du Conseil des droits de l’homme. Là, elle s’entretiendra avec ses homologues des événements de l’ensemble de la région et continuera de s’assurer que nous nous unissons à la communauté internationale pour ne parler que d’une seule voix au gouvernement et au peuple libyen.

Alors même que nous concentrons nos efforts sur la situation urgente en Libye, je voudrais dire aussi que nous continuons à réagir aux événements qui se déroulent ailleurs, notamment sur la manière dont la communauté internationale pourra appuyer le plus efficacement la transition à la démocratie tant en Tunisie qu’en Égypte.

Je tiens à le dire clairement : les changements qui se produisent de par la région sont mus par les peuples de la région. Ils ne sont pas l’œuvre des États-Unis, ni de toute autre puissance étrangère. Ils traduisent les aspirations des peuples à une vie meilleure.

Ainsi que l’a déclaré un Libyen, « nous voulons simplement vivre comme des êtres humains ». Oui, nous voulons tout simplement vivre comme des êtres humains. C’est la plus fondamentale des aspirations qui motive ces changements. Et tout au long de cette période de transition, les États-Unis ne cesseront de militer pour la liberté, de promouvoir la justice et de défendre la dignité de tous les peuples.

Barack Obama

Président des États-Unis d’Amérique.

23 février 2011

http://www.voltairenet.org/article168677.html

 



Politique Libyenne  

Les grandes manœuvres

Cessez-le-feu: Tripoli a demandé à Ban l'envoi d'observateurs.

La Libye a demandé au secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon l'envoi d'observateurs, après le cessez-le-feu déclaré vendredi par Tripoli, a indiqué samedi le ministre libyen des Affaires étrangères, Moussa Koussa.

"Nous avons annoncé un cessez-le-feu, preuve que la Libye a répondu positivement aux décisions de l'ONU", a déclaré M. Moussa lors d'une conférence de presse à Tripoli.

"Et pour prouver notre crédibilité, nous avons demandé au secrétaire général de l'ONU l'envoi d'observateurs internationaux", a-t-il ajouté.

"Nous avons aussi souligné notre engagement de respecter la résolution 1973 de l'ONU dans des messages adressés au secrétaire général de l'ONU et aux membres du Conseil de sécurité". 

"Ainsi, la Libye a rempli tous ses engagements envers la communauté internationale", a poursuivi M. Koussa.

AFP / 19 mars

 

La Libye invite la Turquie et Malte à contrôler le cessez-le-feu.

Les autorités libyennes ont invité vendredi la Turquie et Malte à contrôler la mise en application du cessez-le-feu dans le conflit qui oppose les forces armées aux insurgés, ont annoncé les médias internationaux.

Le chef de la diplomatie libyenne, Moussa Koussa, a annoncé vendredi que les autorités du pays allaient suspendre les opérations militaires contre les rebelles en réponse à la résolution 1973 du Conseil de sécurité de l'Onu qui prévoit la possibilité d'une intervention militaire contre le régime de Mouammar Kadhafi.

18 mars - RIA Novosti


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