Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Avertir le modérateur

25/03/2011

n°13 - Journal du Yémen - 23-02 au 24-03 - Début - La main des Etats-Unis, dans le massacre du peuple yéménite.

n°13 -  Journal du Yémen - 23-02 au 24-03  - Début -     La main des Etats-Unis, dans le massacre du peuple yéménite.



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée US et ferment les oreilles aux autres sources.



    Journal du Yémen

                  n°13                                        de 23-02 au 24-03      

C.De broeder & M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

a) sur nos blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Robert Bibeau :  : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

 http://no-war.over-blog.com/ 

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

Tiré à part :

La main des Etats-Unis, dans le massacre du peuple yéménite. 

2  Politique

 Suite

Vidéo

3-1 Un ponte de la DGSE nous apprend qu'Al Qaïda n'existe pas…

4 Brèves

4-1 Les Etats-Unis considèrent M. Saleh comme un allié dans la guerre contre Al-Qaïda

4-2 Des officiers de haut rang rejoignent les protestataires.

4-3 Ahmed Abderrahman : Les militaires accaparent la révolution.

5 Dossier

5-1 Malbrunot : Ali Abdallah Saleh « On me demande de partir, mais je ne partirai que par les urnes »,

5-2 Nadine Acoury : Ali Abdallah Saleh est en bout de course.

4- 2 Kurt Nimmo, Georges Zeter :  UUtilisation de gaz neurotoxiques contre les manifestants au Bahreïn et au Yémen rapportent des médecins.  

5 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

5-1 CJPMO : Le gouvernement yéménite fait maintenant « disparaitre » les activistes.

Fin

6 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

6-1  Yémen, et mouvement de la guerre

6-2 La tendance dans le monde arabe

6-3 N.Raad  : S.Nasrallah: Les peuples arabes triompheront. Les US complotent avec les régimes  

7 Annexe

7-1 Ikram GHIOUA  : FBI : Le futur 'terroriste' a-t-il un profil-type?  

 



Tiré à part :

 La main des Etats-Unis, dans le massacre du peuple yéménite.  

Le Commandant des forces américaines, en Afghanistan, le Général David Petraeus, a proposé au régime yéménite d’accueillir les forces américaines, pour former les forces militaires et sécuritaires du Yémen, sous prétexte de la lutte contre le terrorisme, écrit le quotidien "Guardian". Dans la répression et le massacre sans merci des gens qui souhaitent la réalisation de leurs revendications, les forces yéménites ont utilisé les méthodes qu’ils ont apprises des militaires US, estiment certains experts. Se référant aux documents, publiés, par le site "Wikileaks", "Guardian" ajoute que David Petraeus et Ali Abdallah Saleh se sont entretenus, en août 2009, et ont insisté sur le rehaussement du niveau des ces entraînements. Par la médiation du Général Petraeus, le Yémen a, également, reçu 25 blindés M-113, de la Jordanie. Petraeus a, aussi, envoyé, au Yémen, le commandant des unités spéciales américaines, à Sanaa, pour préparer les entraînements militaires. Israël, l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et la Jordanie sont les principaux alliés des Etats-Unis, dans la région. Un ancien ambassadeur américain, au Yémen, a confirmé qu’Ali Abdallah Saleh qui, d’ailleurs, se soucie, toujours, de sa sécurité, s’intéressait beaucoup au fait que les forces américaines puissent entraîner les Yéménites.

20/03/20
http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/110906-lq-main-des-etats-unis-dans-le-massacre-du-peuple-yemenite


1 Yémen - Au jour le jour

01-03

Des centaines de milliers de manifestants anti-gouvernementaux sont descendues mardi dans les rues du Yémen pour une "journée de la rage", appelant à mettre fin au 33 années de pouvoir du président Ali Abdullah Saleh.

"La population souhaite renverser le président Saleh et son gouvernement", ont scandé des protestataires à Sanna et dans d'autres provinces.

 xinhua

08/03/

  Cinq personnes ont été tuées, et des dizaines d'autres, blessées, dans les affrontements de lundi, dans diverses régions du Yémen.  Les forces de sécurité yéménites ont attaqué, par hélicoptères et à l'arme lourde, l'Est de Sanaa. D'après la chaîne Al-Jazira, les forces de sécurité ont tiré à balles réelles et lancé des gaz lacrymogènes sur les étudiants rassemblés devant l'Université d'Aden, pour les disperser. Un des étudiants a été touché par balle et quelques autres ont été asphyxiés, d'après les témoins oculaires. Les dépêches font état de la préparation des étudiants à une manifestation plus grande, à Aden, et dans diverses autres villes du Yémen. Les protestataires yéménites ont annoncé qu'avec le refus d'Ali Abdallah Saleh de se retirer du pouvoir, ils continueraient leurs manifestations, jusqu'au départ définitif de ce dernier.

 http://french.irib.ir

09/03/2011

Un million de personnes ont manifesté, au Yémen, en guise de protestation contre l’attitude des forces du régime d'Ali Abdallah Saleh, qui tirent sur les protestataires.

Selon Reuters, un adolescent de 12 ans a été tué, et des dizaines d’autres, blessés, par les tirs des forces gouvernementales, dans la foulée des manifestations de mardi.

A rappeler, également, que 150 effectifs des forces militaires yéménites ont rejoint les protestataires.

 http://french.irib.ir

08-03

 Cinq personnes ont été tuées, et des dizaines d'autres, blessées, dans les affrontements de lundi, dans diverses régions du Yémen.  Les forces de sécurité yéménites ont attaqué, par hélicoptères et à l'arme lourde, l'Est de Sanaa.

D'après la chaîne Al-Jazira, les forces de sécurité ont tiré à balles réelles et lancé des gaz lacrymogènes sur les étudiants rassemblés devant l'Université d'Aden, pour les disperser. Un des étudiants a été touché par balle et quelques autres ont été asphyxiés, d'après les témoins oculaires. Les dépêches font état de la préparation des étudiants à une manifestation plus grande, à Aden, et dans diverses autres villes du Yémen. Les protestataires yéménites ont annoncé qu'avec le refus d'Ali Abdallah Saleh de se retirer du pouvoir, ils continueraient leurs manifestations, jusqu'au départ définitif de ce dernier.  http://french.irib.ir

09-03

Une personne a été tuée, suite à une émeute, survenue, dans une prison de Sanaa. Cité par l’AFP, un responsable de la sécurité yéménite a confirmé l’information, ajoutant qu’au moins, 60 autres personnes, ont été blessées, au cours de cette mutinerie, dont certains, grièvement.

 http://french.irib.ir

10-03

La police est de nouveau intervenue dimanche à coups de matraque pour empêcher plusieurs milliers de manifestants d’accéder, pour la troisième journée consécutive, à la principale place dans le centre de la capitale yéménite, Sanaa. Les forces de sécurité, samedi, avaient déjà repoussé des manifestants qui célébraient la démission la veille du président égyptien Hosni Moubarak et réclamaient le départ du président yéménite Ali Abdallah Saleh.

Dimanche, plusieurs manifestants ont été blessés et une vingtaine ont été interpellés par la police.

Source New Orient News (Liban)

13/03

Samedi, les forces de sécurité ont tiré sur des manifestants réclamant la chute du Président Ali Abdallah Saleh.
L'un d'entre eux était un enfant âgé de douze ans. Des centaines d'autres personnes ont été blessées. Cinq personnes ont été tuées, et des centaines d'autres, blessées, samedi, au Yémen, lors de tirs des forces de sécurité sur des manifestants réclamant la chute du Président Ali Abdallah Saleh. Les protestataires accusent la police d'avoir utilisé des gaz toxiques. D'après un médecin, membre du comité médical mis en place par les organisateurs du sit-in de Sanaa : «Ce sont des gaz toxiques qui paralysent le système nerveux et l'appareil respiratoire et provoquent des évanouissements». Démenti des autorités : «Il s'agit de gaz lacrymogènes». A Sanaa, la police a lancé son assaut, à l'aube, contre les manifestants qui campent, depuis le 21 février, sur la place de l'Université. Des étudiants et écoliers sont descendus dans les rues d'autres villes du pays, pour protester contre cette attaque. Plusieurs centaines d'entre eux ont été dispersés, à Aden, grande ville du sud, où la police a, aussi, été accusée d'avoir utilisé des gaz toxiques.

http://french.irib.ir

17-03

5 élèves ont été tuées, mercredi par des forces de sécurité.  L'incident s'est produit mercredi à Taiz, à 200 km (125 miles) au sud de la capitale Sanaa. Plusieurs lycéennes ont également été blessés par les partisans de Saleh qui leur jetaient des pierres pour les empêcher de se joindre à des rassemblements anti-gouvernementaux, selon un correspondant de Press TV. Plus tôt dans la journée, les forces yéménites ont tué un manifestant anti-gouvernemental et en ont blessé 200 autres dans la ville d'Al-Hudaydah, située au bord de la mer Rouge, où les forces progouvernementales ont employé des balles en caoutchouc, des gaz lacrymogène pour s’en prendre aux manifestants.

 http://french.irib.ir

18/03/

Au moins, 84 manifestants, ont été blessés, au Yémen, par les forces de sécurité, qui ont ouvert le feu sur les manifestants et ont utilisé des gaz lacrymogènes, pour les disperser.
80 Manifestants anti-régime ont été blessés, dans la ville méridionale de Taïz, et quatre autres, dans la capitale, Sanaa. Mais les médias d'Etat, sous contrôle strict de la censure du gouvernement, n’ont fait aucune mention de ces incidents. Les affrontements ont éclaté, lorsque des partisans du régime ont jeté des pierres et ont utilisé des matraques contre des manifestants anti-gouvernement. Cette violence vient, un jour après que les forces gouvernementales ont tué huit manifestants de l'opposition, dont cinq écolières, dans les villes de Hodeydah et Taïz. Cet Etat de la péninsule arabique, voisin du géant pétrolier saoudien, a été frappé par des semaines de manifestations contre Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis 32 ans.

 http://french.irib

La police est de nouveau intervenue dimanche à coups de matraque pour empêcher plusieurs milliers de manifestants d’accéder, pour la troisième journée consécutive, à la principale place dans le centre de la capitale yéménite, Sanaa. Les forces de sécurité, samedi, avaient déjà repoussé des manifestants qui célébraient la démission la veille du président égyptien Hosni Moubarak et réclamaient le départ du président yéménite Ali Abdallah Saleh. Dimanche, plusieurs manifestants ont été blessés et une vingtaine ont été interpellés par la police. Saleh, qui est au pouvoir depuis 30 ans, a cherché à calmer le jeu en s’engageant à ne pas se représenter à l’issue de son mandat qui s’achève en 2013. Le gouvernement central du Yémen n’a guère de contrôle sur le pays en dehors de la capitale. Le pays, en proie à divers conflits, est devenu le refuge des militants d’Al-Qaïda, dont la branche locale, Al-Qaïda dans la péninsule arabique, est une des plus actives. Des policiers en civil, armés de bâtons et de couteaux, ont participé à la répression des manifestants aux côtés des policiers en uniforme. Dans le même temps, des barbelés ont été déroulés tout autour de la place el-Tahrir de Sanaa, où des manifestants pro-gouvernementaux ont été installés par les forces de l’ordre, pour éviter que les manifestants de l’opposition n’occupent cette place, à l’image des Egyptiens sur la place cairote du même nom. Les pro-gouvernementaux y ont passé la nuit. Dimanche, les manifestants réclamant la chute du régime, dont une grande majorité d’étudiants, ont donc choisi de se rabattre sur la place Hada.
Source New Orient News (Liban)

21-03

Des combats entre rebelles du nord Yémen et des unités militaires et tribales fidèles au régime de Sanaa ont fait vingt morts dimanche, ont annoncé lundi des sources militaires.
Les affrontements ont eu lieu dans la région de al-Jawf, proche de la frontière avec l'Arabie saoudite, selon ces mêmes sources.
Ils ont opposé des combattants de la rébellion houthie active dans cette région et des soldats et des éléments des tribus soutenant le président Ali Abdallah Saleh.
Romandie News
(AFP /

21 mars 2011



2  Politique

a) Yemen

Le président  : Ali Abdallah Saleh

New Orient News : Saleh, s’engage à ne pas se représenter

Saleh, qui est au pouvoir depuis 30 ans, a cherché à calmer le jeu en s’engageant à ne pas se représenter à l’issue de son mandat qui s’achève en 2013.

Le gouvernement central du Yémen n’a guère de contrôle sur le pays en dehors de la capitale. Le pays, en proie à divers conflits, est devenu le refuge des militants d’Al-Qaïda, dont la branche locale, Al-Qaïda dans la péninsule arabique, est une des plus actives. Des policiers en civil, armés de bâtons et de couteaux, ont participé à la répression des manifestants aux côtés des policiers en uniforme. Dans le même temps, des barbelés ont été déroulés tout autour de la place el-Tahrir de Sanaa, où des manifestants pro-gouvernementaux ont été installés par les forces de l’ordre, pour éviter que les manifestants de l’opposition n’occupent cette place, à l’image des Egyptiens sur la place cairote du même nom. Les pro-gouvernementaux y ont passé la nuit. Dimanche, les manifestants réclamant la chute du régime, dont une grande majorité d’étudiants, ont donc choisi de se rabattre sur la place Hada.
Source New Orient News (Liban)

01-03

Le président yéménite, Ali Abdullah Saleh, a accusé mardi Israël et les Etats-Unis de fomenter la vague d'instabilité qui touche le monde arabe, dont le mouvement de contestation le visant à Sanna.

"Ce qui s'est passé dans le monde arabe est comploté par Israël et mis en œuvre par la Maison Blanche à travers la manipulation des médias internationaux", a estimé M. Saleh lors d'une conférence de presse tenue dans la capitale yéménite, en vue d'apaiser les tensions politiques accrues et de retrouver une solution pour empêcher la propagation de l'instabilité dans son pays.

 3/1 

xinhua

31-03

Des centaines de milliers de manifestants anti-gouvernementaux sont descendues mardi dans les rues du Yémen pour une "journée de la rage", appelant à mettre fin au 33 années de pouvoir du président Ali Abdullah Saleh.

"La population souhaite renverser le président Saleh et son gouvernement", ont scandé des protestataires à Sanna et dans d'autres provinces.

xinhua

Le président Ali Abdallah Saleh limoge son gouvernement

Le président yéménite Ali Abdallah Saleh a limogé dimanche son gouvernement, 48 heures après la brutale répression d'une manifestation contre son régime qui a fait, selon des sources médicales, une cinquantaine de morts. Lire la suite l'article

Cette violence avait continué à provoquer une hémorragie dans les rangs du régime, en butte depuis des semaines à une révolte populaire croissante visant au départ immédiat de Saleh.

Abdallah Alsaïdi, représentant permanent du Yémen aux Nations unies, avait annoncé dimanche sa démission, de même que la ministre des Droits de l'homme, Houda al Ban, seconde membre du gouvernement à quitter le gouvernement depuis vendredi.

"Cette situation critique nous empêche de poursuivre notre travail sous un régime qui ne respecte pas les droits de l'homme et les libertés", a déclaré Ban, disant parler également au nom de son adjoint Ali Tayssir.

Vendredi, c'était le ministre du Tourisme, Nabil Hassan al Fakih, qui avait démissionné du gouvernement et du parti au pouvoir. Le président de la commission des Affaires étrangères du parti et l'ambassadeur en Russie avaient également annoncé leurs démissions.

Deux autres membres en vue du parti, dont le directeur de l'agence de presse officielle, Nasser Taha Moustafa, avaient, eux aussi, depuis, annoncé leurs démissions.

EFFORTS DE MÉDIATION SAOUDIENS

Vendredi, des tireurs embusqués sur les toits ont tué, selon des sources médicales, jusqu'à 52 manifestants à la sortie de la grande prière hebdomadaire, qu'une foule immense a enterrés dimanche côte à côte dans un cimetière de Sanaa proche d'un camp militaire.

Le drame de vendredi a incité Saleh a décréter pour une durée d'un mois l'état d'urgence, qui augmente les pouvoirs de la police et restreint la liberté de réunion ainsi que celle d'aller et venir.

Depuis des semaines, des dizaines de milliers de manifestants réclament le départ du président Saleh, au pouvoir depuis 32 ans, d'abord à la tête du Nord-Yémen puis du Yémen réunifié.

Mais, si le chef de l'Etat a promis de ne pas se représenter, il a exclu d'écourter son mandat actuel, qui expire en 2013.

Dimanche les policiers, auxquels les manifestants imputent le carnage de vendredi, avaient disparu des rues de Sanaa, remplacés par des soldats en treillis, armés seulement de bâtons en signe d'apaisement.

"C'est le signe de l'échec de la sécurité dans la répression de la révolution et les foules qui étaient présentes aujourd'hui montrent qu'elles sont prêtes à de nouveaux sacrifices", a déclaré un porte-parole de l'opposition, Mohamed al Sabri.

Des chars et blindés étaient en position autour du palais présidentiel et devant les principaux points névralgiques de la capitale. Mais la tension dans la capitale semblait avoir baissé d'un cran.

De source gouvernementale, on déclare que le puissant voisin saoudien poursuit toujours ses efforts de médiation engagés dès avant vendredi entre gouvernement et opposants.

http://fr.news.yahoo.com/4/20110320/twl-yemen-38cfb6d.html



2a-3 Les grandes manœuvres 

Etat d’urgence au Yémen après des heurts sanglants

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

De nouveaux affrontements ont éclaté dans la capitale du Yémen, Sanaa, lors d'une manifestation antigouvernementale organisée à l'issue de la prière du vendredi, faisant vingt cinq morts selon le ministère de l'Intérieur, une quarantaine selon des médecins.

Le président Ali Abdallah Saleh a proclamé l'état d'urgence, qui interdit le port d'arme aux citoyens ordinaires, et affirmé que la police n'était pas impliquée dans les violences.

"La police n'était pas présente et n'a pas ouvert le feu. Les affrontements ont opposé des citoyens à des manifestants. Il est clair qu'il y a des éléments armés parmi les manifestants", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.

Selon des sources médicales et des témoins, les forces de sécurité et des tireurs non identifiés ont ouvert le feu sur la foule et l'on déplore quarante deux morts et au moins deux cent blessés.

A New York, le Comité pour la protection des journalistes (CPI) a annoncé qu'un photojournaliste avait été tué par balles vendredi dans les manifestations de Sanaa.

Djamal al Charaabi travaillait pour l'hebdomadaire indépendant Al Masdar, précise le CPI en citant des médias locaux et le syndicat des journalistes yéménites. Un autre photojournaliste, employé par le service arabe de la BBC et non identifié, a été blessé à l'épaule, ajoute le CPI.

Le Yémen, où s'active une cellule d'Al Qaïda, est le second pays de la région à proclamer l'état d'urgence cette semaine, après Bahreïn où la loi martiale a été imposée mardi, avant une sanglante répression des manifestants antigouvernementaux.

Il n'est pas certain que Saleh soit en mesure de faire appliquer l'état d'urgence dans un pays très divisé et éprouvé par des semaines de troubles qui ont fait plus de soixante dix morts.

CONDAMNATIONS FRANÇAISE ET AMÉRICAINE

Selon des témoins, les forces de sécurité ont d'abord tiré en l'air pour empêcher des manifestants antigouvernementaux de quitter un campement érigé devant l'université de Sanaa, devenu le point de ralliement du mouvement contestataire.

Après les premiers coups de feu, les tirs se sont poursuivis et le bilan s'est alourdi. Des témoins ont signalé des tirs venant de plusieurs directions, ce qui rend difficile d'en identifier les auteurs.

Des manifestants et des dizaines de milliers de Yéménites réunis à Sanaa pour des prières ont accusé des tireurs en civil juchés sur des toits d'avoir tiré sur la foule.

Des jeunes gens se sont précipités sur l'un des bâtiments et ont appréhendé sept tireurs qui avaient ouvert le feu sur des manifestants, a rapporté un militant, Mohamed al Charaby.

 

Les Etats-Unis, qui ont longtemps considéré Saleh comme un rempart contre Al Qaïda, ont, comme la France, condamné l'effusion de sang.

"Nous condamnons avec fermeté les attaques meurtrières perpétrées aujourd'hui contre des manifestants à l'université de Sanaa", a dit le ministère français des Affaires étrangères.

"Il est maintenant impératif que cessent les attaques des forces de sécurité et de groupes armés pro-gouvernementaux contre des personnes exerçant leur droit d'expression et de manifestation", ajoute-t-il.

Le président Barack Obama a condamné les tirs et a exhorté les autorités à protéger les manifestants pacifiques.

"Il est plus important que jamais que toutes les parties participent à un processus ouvert et transparent afin de répondre aux préoccupations légitimes du peuple yéménite", dit-il dans un communiqué.

"RENDRE LE POUVOIR AU PEUPLE"

L'opposition yéménite a estimé ne plus pouvoir négocier avec le gouvernement Saleh après ces effusions de sang.

"Nous condamnons ces crimes", a dit Yassine Norman, qui assure la présidence tournante d'un groupe d'opposition. "Il n'y a plus aucune possibilité d'entente avec ce régime et il n'a d'autre choix que de rendre le pouvoir au peuple."

Saleh a promis de quitter la présidence en 2013 et a proposé une nouvelle Constitution accordant davantage de pouvoir au Parlement, mais il a refusé de partir immédiatement, ce qui constitue la principale revendication de ses adversaires.

Plusieurs alliés de Saleh ont récemment rejoint l'opposition en dénonçant la corruption et la montée du chômage. Quarante pour cent de la population du Yémen vit avec moins de deux dollars par jour et un tiers souffre de malnutrition.

 (Reuters)

http://www.fr.news.yahoo.com/4/20110318/twl-yemen-38cfb6d.html

http://www.convergencedesluttes.fr/index.php?post/2011/03/18/ETAT-D-URGENCE-AU-YEMEN

http://www.fischer02003.over-blog.com/article-etat-d-urgence-au-yemen-69641204.html

 

Le Parlement approuve l'Etat d'urgence

Le Parlement du Yémen a approuvé mercredi l'instauration de l'Etat d'urgence pour 30 jours, signe supplémentaire de la volonté du président Ali Abdullah Saleh de garder le pouvoir malgré les grandes manifestations appelant à son départ.

L'adoption de la loi n'était guère qu'une formalité dans un Parlement dominé par le parti présidentiel. Le texte élargit les pouvoirs des forces de sécurité pour arrêter et détenir des suspects, suspend la Constitution, permet de censurer les médias et interdit les manifestations de rue.

Le président Saleh, au pouvoir depuis 32 ans, a proposé mardi de quitter son poste d'ici à la fin de l'année, alors que son mandat s'achève normalement en septembre 2013, mais l'opposition a rejeté ce compromis, exigeant désormais qu'il parte immédiatement. Plusieurs dizaines de milliers de Yéménites ont manifesté en ce sens dans l'après-midi à Sanaa, la capitale.

Ali Abudllah Saleh, qui est âgé de 65 ans, a estimé mardi que le Yémen risquait de plonger dans la guerre civile après la défection à l'opposition de plusieurs militaires de haut rang, dont son principal conseiller militaire, le général Ali Mohsen al-Ahmar.

Des ambassadeurs, députés et gouverneurs provinciaux ont également démissionné pour protester contre la répression violente de la contestation, et la mort d'une quarantaine de manifestants vendredi a déclenché des appels au départ du président dans l'armée, le clergé et parmi les chefs tribaux qui soutenaient jusque-là le chef de l'Etat. L'Associated Press a recensé environ 80 morts dans tout le pays depuis le début du mouvement il y a plus d'un mois.

23/3

AP

L’opposition conteste la validité du vote sur l'état d'urgence

23.03.

L'opposition yéménite conteste la validité du vote du Parlement qui a validé mercredi l'instauration de l'état d'urgence dans le pays en proie à un soulèvement populaire, a déclaré à l'AFP un député du parti islamiste al-Islah, Abdel Razaq Al Hejri.
Le député a dénoncé le vote comme "une falsification éhontée", affirmant que le quorum n'avait pas été réuni, 133 députés seulement sur 301 ayant assisté à la séance selon lui.
Le Parlement avait annoncé avoir approuvé l'instauration de l'état d'urgence dans le pays par 162 députés sur 164 présents (attention: bien 162 sur 164), sur un total de 301 parlementaires.
Tous les députés de l'opposition parlementaire, les indépendants et les députés du Congrès populaire général (CPG) du président Ali Abdallah Saleh ayant présenté leur démission en raison de la répression ont boycotté la séance.
Le président Saleh, de plus en plus contesté, avait proclamé l'état d'urgence le 18 mars après la mort de 52 manifestants tués par des tirs attribués à des partisans du régime.
Cependant, en l'absence d'une loi détaillant ce qu'est l'état d'urgence dans le pays, il n'était pas possible de savoir dans l'immédiat si cette mesure signifiait l'interdiction des manifestations et du sit-in observé par des protestataires place de l'Université à Sanaa pour réclamer le départ de M. Saleh.
Le CPG comptait quelque 170 députés, sur 301 membres du parlement, mais le nombre de démissionnaires parmi les députés du parti au pouvoir a été évalué à entre 40 et 50, selon des sources parlementaires.
Les jeunes contestataires qui campent depuis le 21 février sur la place de l'Université avaient appelé dès le matin les députés à voter contre l'instauration de l'état d'urgence.
"Un vote en faveur de la loi équivaudrait à approuver le massacre d'innocents", a affirmé un communiqué du mouvement des "Jeunes pour le changement" lu par un orateur au micro sur la place mercredi matin.
Dans des propos rapportés mercredi par l'agence officielle SPA, le chef de l'Etat s'est tourné vers les jeunes, leur proposant un dialogue direct.
"Le président comprend les revendications des jeunes et leurs aspirations, et les appelle à un dialogue transparent et sincère, loin des calculs partisans", a-t-il dit, dans une allusion aux partis de l'opposition parlementaire, qui ont rejoint la contestation sur le tard.
Mais les jeunes protestataires ont immédiatement rejeté la proposition du chef de l'Etat, les orateurs se succédant au micro pour répéter qu'ils exigeaient son départ immédiat.
Lâché par une partie de son armée, le président Saleh avait proposé mardi de quitter le pouvoir au début 2012, mais l'opposition parlementaire a rejeté cette offre, insistant pour qu'il parte immédiatement.
M. Saleh, dont le mandat expire fin 2013, a proposé "la tenue d'élections parlementaires avant la fin 2011, suivies de l'élection par les députés d'un président début 2012".
Les contestataires ont décidé d'appeler à de nouvelles manifestations vendredi, après la prière hebdomadaire, et certains ont proposé de marcher sur le palais présidentiel à Sanaa, selon le correspondant de l'AFP sur place.
La contestation, lancée fin janvier, avait pris de l'ampleur après la mort vendredi dernier de 52 personnes, tués par des tirs sur un rassemblement de l'opposition, attribués à des partisans du régime.
Le président Saleh semble de plus en plus isolé, après avoir été lâché par une partie de l'armée et par les tribus les plus influentes dans ce pays à structure clanique.

http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/yemen-l-opposition-conteste-la-validite-du-vote-sur-l-etat-d-urgence-23-03-2011-1373143.php



2) Usa  (le parrain)

Les grandes manœuvres

Les USA appellent à "l'arrêt immédiat" des violences  

13/03/2011 
 Les Etats-Unis se sont dits "profondément préoccupés" par les violences au cours de manifestations au Yémen, qui ont fait des morts et des blessés ces derniers jours, et ont appelé à "l'arrêt immédiat des violences", dimanche dans un communiqué du département d'Etat.
"Les Etats-Unis sont profondément préoccupés par les informations faisant état de morts et de blessés dans les manifestations qui ont eu lieu au Yémen au cours de la semaine écoulée", écrit le porte-parole de la diplomatie américaine, Philip Crowley, en présentant les condoléances des Etats-Unis aux proches des victimes.
"La violence doit cesser immédiatement. Nous appelons le gouvernement yéménite à enquêter rapidement sur ces incidents et à faire le nécessaire pour protéger le droit de tous ses citoyens, en accord avec les engagements du président (yéménite Ali Abdallah) Saleh", poursuit le communiqué.

 http://ennaharonline.com/fr/international/6846.html


Obama

Obama, Moubarak et le Yémen

nb Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information

Il y a une chose que les dépêches diplomatiques publiées par WikiLeaks montrait clairement: la valeur de la diplomatie américaine. La qualité des messages et la clairvoyance des analyses étaient les vraies révélations. Elles contrastaient avec les câbles de l'ambassadeur de France en Tunisie dont les analyses étaient affligeantes et qui n'avait jamais pris la peine de rencontrer un représentant de l'opposition. 

Les événements en Egypte et au Yémen posent un problème autrement plus compliqué aux Etats-Unis et à Barack Obama.

L'Egypte, qui reçoit 1,5 milliards de dollars d'aide des Etats-Unis chaque année, est un élément essentiel du dispositif américain pour contrer l'Iran.

Et le Yémen, dirigé depuis plus de 30 ans par Ali Abdullah Saleh, est devenu une des bases arrières d'Al Qaeda(...) , mais en même temps les Etats-Unis ont une liberté presque absolue de mener la guerre aux affiliés d'Al Qaeda dans le pays. 

La question à 1 milliard de dollars pour Barack Obama est simple dans sa formulation, mais presque impossible à résoudre: Comment préserver sa sécurité avec ses impératifs moraux, tels qu'ils ont été en particulier définis lors du discours du Caire du 4 juin 2009 ?

La politique de Jimmy Carter qui avait fait des droits de l'Homme la ligne conductrice de sa politique étrangère, s'est révélée être un désastre. La diplomatie ne peut pas osciller entre ces deux extrêmes du spectre, la politique de la canonnière ou la naïveté de la politique des droits de l'Homme aussi louable soit-elle. Comment contrer l'Iran, contenir AlQaeda et soutenir ceux qui ont le courage de s'opposer aux despotes qui s'accrochent au pouvoir depuis plus de trois décennies ?

L'idéal pour Barack Obama serait une transition "à la Ferdinand Marcos", lâché par Ronald Reagan quand les Etats-Unis ont considéré que son maintien au pouvoir après tant d'années, menaçait la stabilité de la région en donnant des armes aux extrémistes.

Vendredi, Obama a suggéré que les Etats-Unis pourraient revoir leur aide à l'Egypte si Moubarak continuait à utiliser l'armée contre les jeunes qui manifestent.

Les câbles de WikiLeaks ont révélé les efforts de la diplomatie américaine pour convaincre Moubarak de libérer les dissidents et d'entreprendre les réformes nécessaires. En vain. Au lieu de promettre à la 25è heures de grandes réformes, Moubarak ferait mieux de commencer par mettre fin au coupures des communications Internet et téléphoniques. Ce serait un premier geste. 

George W. Bush et ses "neocons" croyaient dur comme fer que la chute de l'Iraq, le remplacement de Saddam Hussein par un régime démocratique entraîneraient, dans un vaste jeu de domino, une démocratisation de tout le Moyen Orient. La guerre d'Iraq s'est révélée un désastre total. L'onde de choc est finalement partie, mais de là où on ne l'attendait pas: d'un petit pays paisible. Elle risque d'être ressentie au delà de l'Egypte. Barack Obama doit décider maintenant de la politique qu'il entend mener et faire entendre sa voix clairement. Le monde musulman attend cela de lui. 

http://blog.lefigaro.fr/obamazoom/2011/01/obama-moubarak-et-le-yemen.html



3) Les organisations.

La Ligue arabe condamne les "crimes contre les civils"

La Ligue arabe a condamné mardi les "crimes contre les civils" au Yémen, soulignant la nécessité de maintenir l'unité nationale et la liberté d'expression dans le pays.
Dans un communiqué publié à l'issue d'une réunion d'urgence, les ambassadeurs des pays membres de la Ligue arabe ont souligné l'importance du dialogue et des moyens démocratiques pour traiter les revendications du peuple yéménite.
L'organisation panarabe a exprimé sa préoccupation sur la détérioration de la situation et des violences au Yémen qui menacent l'unité, la stabilité et la sécurité du pays.

23/3

Source: xinhua


Les commentaires sont fermés.