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02/04/2011

n°512 - Journal d'Irak - 23/02 au 1/04/11 - : Début - : Journées de la colère en Irak: le sang coule.

n°512 - Journal d'Irak - 23/02  au 1/04/11 - : Début - : Journées de la colère en Irak: le sang coule.


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions des armées occupantes et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!



Journal d'Irak

n°512                 du 23/02                   au 1/04/11

C.De Broeder & M.Lemaire



Le " Journal d’Irak  " est visible  sur ...

a) sur mes  blog :  http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                              http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dirak-de-m-lemaire.html

c) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

d) Et Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

e) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire

Tiré à part :

Journées de la colère en Irak: le sang coule.

Joachim Guilliard : Les Irakiens aussi se soulèvent, mais…silence radio.

Ihab G. Taha : Facebook-Irak: ce que veut le peuple irakien .

Manifestations contre la corruption en Irak.

Un campement de manifestants a été attaqué ...

Dommages Collatéraux...

Une base militaire américaine, à Divaniya, frappée par des missiles  ...

Suite

1 Politique

a) Des collaborateurs Irakiens

b) Des occupants 

1) Usa

2 Lutte pour la libération du territoire.

3 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

3-1 Gwenette Robertson : Message du 06/03/11 –

Fin

4 Les brèves

4-1 L’oléoduc incendié a été saboté...

4-2 L’oléoduc saboté réparé, le brut à nouveau pompé vers la Turquie…

4-3 Les exportations de pétrole boostées par la crise libyenne.

4-4 Le FMI sceptique sur les objectifs de production de pétrole de l'Irak.

5 Dossier & Point de vue

5-1  Irak de la colère: le trouble jeu de Moqtada al-Sadr.

6 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

6-1 Charles DAVIS, Medea BENJAMIN :  Il vaut mieux commettre un crime de guerre que d’en dévoiler un ...  -

6-2 DÉCLARATION D’«ACTION URGENTE CANADA».   

7  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

7-1 Les autorités suisses doivent enquêter sur W. Bush.

7-3 Information judiciaire contre l’ancien président américain George W. Bush.

 



Tiré à part :

Journées de la colère en Irak: le sang coule.

   En Irak, les manifestations contre les gouvernements de Bagdad et d’Erbil se succèdent, crescendo.

   A Bagdad, le 25 février – Journée de la colère irakienne -  5 000 personnes étaient rassemblées, non sans difficulté, place Tahrir, pour réclamer de meilleures conditions de vie, condamner la corruption et l’incurie des dirigeants et demander leur démission. Ils rendaient la double occupation du pays responsable de leur malheur, car pour la majorité d’entre eux, le régime instauré par les Américains n’est pas une démocratie, mais une « cleptocratie » ! Les Irakiens, c’est clair, exigent des élections libres et transparentes, ce qui est loin d’avoir été le cas depuis 2003.

Nouri al-Maliki paniqué

   Les décisions prises par Nouri al-Maliki pour tenter de réduire les mécontentements : diminution de son salaire de 50%  (30 000$, sans les «à-côtés »), proposition de loi imposant la même chose aux ministres et aux députés (1), cadeau de 1000 kilowatts/heure d’électricité par mois à tous les Irakiens, report d’une commande de chasseurs F-16 américains pour acheter des vivres, n’ont pas produit les effets qu’il escomptait. L’annonce par Oussama al-Nujafi, président du Parlement, de la disparition de 40 milliards de dollars du Fond de développement pour l’Irak, alimenté par les exportations pétrolières, n’a pas calmé les esprits, au contraire (2).

   Alors, la veille de la manifestation, Nouri al-Maliki, paniqué, a décrété un couvre-feu nocturne à Bagdad et interdit la circulation automobile le lendemain pour empêcher la population de se rendre place Tahrir. Les checkpoints quadrillant la ville, avaient ordre de filtrer au maximum les piétons allant vers le centre-ville.

   Comme Hosni Moubarak en Egypte, les services de Maliki ont recruté des bandes de voyous pour déloger les opposants campant sur la place (3). Pour intimider les médias irakiens, des militaires en uniforme noir, arborant d’inquiétants insignes à tête de mort, ont saccagé le siège de l’Observatoire de la liberté de la presse (4), et Muntazer al-Zaïdi - journaliste mondialement connu pour avoir lancé sa chaussure sur George Bush en 2008 - a été arrêté, près de la mosquée Abou Hanifa, pour lui interdire de tenir une conférence de presse (5).

« Maliki dégage ! »

   Le 25 février, parant à toutes les éventualités, le Premier ministre avait fait déposer d’énormes blocs de béton sur le pont enjambant le Tigre pour barrer la route aux manifestants voulant se diriger vers la Zone verte, siège du gouvernement et de l’ambassade des Etats-Unis. Malgré l’interdiction des banderoles attaquant le régime, on pouvait lire en arabe : « Maliki menteur », », « Non au sectarisme, oui à l’unité, à bas le gouvernement al-Maliki », « Où sont les milliards du pétrole – Où sont vos promesses ? »,« A bas les voleurs ».

   Nouri al-Maliki ayant accusé les organisateurs des « Journées de la colère irakienne » d’être manipulés par les « saddamistes  et Al-Qaïda », certains manifestants, craignant le pire, avaient épinglé sur eux une feuille de papier où était écrit : « Nous sommes des civils, nous sommes pacifiques ». Comme il fallait malheureusement s’y attendre, les policiers ont tiré à balles réelles, à Bagdad et dans plusieurs villes d’Irak. Bilan : au moins 23 tués (5) et plusieurs centaines de blessés. Evidement pas de quoi faire réagir outre mesure les Occidentaux. A Paris, Washington, Londres ou Berlin, surtout quand il s’agit des pays arabes, les degrés d’indignation sont fonction des intérêts économiques et géostratégiques.

Sources :

(1) Iraq pushes for dramatic pay cuts for politicians

http://www.straitstimes.com/BreakingNews/World/Story/STIStory_637651.html

(2) Irak: trou de 40 milliards de dollars dans les comptes du Fonds de développement (Les Echos – 21/2/11)

http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/afp_00324111-irak-trou-de-40-milliards-de-dollars-dans-les-comptes-du-fonds-de-developpement.htm

(3) Police Allow Gangs to Attack Protesters

 http://www.hrw.org/en/news/2011/02/24/iraq-police-allow-gangs-attack-protesters

(4) Iraq: Security Forces Raid Press Freedom Group

http://www.hrw.org/en/news/2011/02/26/iraq-security-forces-raid-press-freedom-group

(5) Bush shoe-thrower arrested at Baghdad news conference

http://www.deccanherald.com/content/140733/bush-shoe-thrower-arrested-baghdad.html

(5) 23 killed in Iraq's 'Day of Rage' protests

 By Stephanie McCrummen http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2011/02/25/AR2011022502781.html?hpid=topnews

Dimanche 27 février http://www.france-irak-actualite.com/article-journees-de-la-colere-en-irak-le-sang-coule-68188928.html

 

Joachim Guilliard : Les Irakiens aussi se soulèvent, mais…silence radio.

Les Mésopotamiens protestent contre le manque de produits de base, la corruption et l’occupation : une résistance dont les médias ne parlent guère

Le monde arabe est en ébullition.

Ces dernières semaines, l’Irak a lui aussi connu une vague massive de contestation ignorée par les médias occidentaux. À la différence des manifestations dans les autres pays, elles ne sont presque pas médiatisées ici - peut-être parce que d’aucuns croient vraiment que la Mésopotamie est « libérée » depuis la chute de Saddam Hussein en 2003 ? Rien que vendredi dernier, au cours des manifestations qui ont eu lieu dans tout le pays, au moins 29 personnes ont été tuées et des centaines d’autres blessées, selon l’agence de presse UPI.

On parle de 300 arrestations. Le Washington Post avançait le chiffre de 23 morts- en faisant preuve d’une grande compréhension envers les forces gouvernementales.

La répression a fait d’autres morts que les manifestants. On compte également de nombreuses victimes assassinées pour des raisons d’ordre politique ou de prétendus « rebelles » abattus lors de razzias. Selon les médias qu’a consultées le portail Internet « Iraqi Body Count », il y aurait eu 388 civils tués en janvier et 254 en février, mais l’expérience prouve que leur nombre est sans doute plusieurs fois supérieur. 

Dès l’été 2010 les Irakiens étaient descendus dans la rue pour protester contre le manque de denrées alimentaires, d’eau et d’électricité ainsi que contre la corruption, d’une ampleur démesurée. Cette nouvelle contestation, nourrie par le dénuement matériel et la colère contre des dysfonctionnements particuliers, et ici aussi le fait d’une jeunesse militante, place les politiciens de la «Zone verte» de Bagdad et leurs parrains US retranchés dans leur ambassade devant une forme de résistance qui les soumet à forte pression.

Même si ces dysfonctionnements quotidiens constituent le principal grief, beaucoup ont des revendications qui vont bien au-delà. Les manifestations sont bien sûr dirigées contre le maintien de 50 000 soldats US ainsi que contre les murs qui partagent la ville et en général contre le régime ethno-sectaire mis en place par l’occupant.

 Soutenu par Washington, le régime réagit avec une brutalité à la hauteur des problèmes. Plus de 40 manifestants et journalistes ont été tués au cours des deux premiers mois de l’année. Dès les premières contestations, début février, plusieurs personnes ont été blessées par balles dans la province de Diwaniyah, au Sud du pays, dont au moins une mortellement touchée. Quelques jours plus tard, à Kout, plusieurs manifestants ont été atteints par des tirs, après quoi une foule déchaînée a incendié un bâtiment officiel. Cependant le mouvement a gagné pratiquement toutes les villes de petite et moyenne importance du pays, y compris du Kurdistan, au Nord.   

Le général Abdulaziz Al Koubaïssi, chef du personnel au Ministère de la Défense, a quitté le gouvernement en signe de protestation contre la brutalité du régime et face à une caméra de la chaîne satellitaire Al-Sharquiyah, il a arraché les insignes de son grade. Selon lui, l’armée déclare que le gouvernement actuel de Nouri El-Maliki est corrompu « de fond en comble», et qu’il subira le même sort que Zine El-Abidine Ben Ali en Tunisie et Hosni Moubarak en Égypte. Al Koubaïssi a été arrêté sur-le-champ, mais quelques officiers se sont ralliés à lui, ont quitté l’armée et se sont joints aux contestataires. On a également emprisonné Mountadher Al Zaïdi, le journaliste qui s’était rendu célèbre en lançant son soulier sur le président George W. Bush. 

Comme dans d’autres pays, la répression n’a fait qu’attiser la contestation. En de nombreux endroits des manifestants exaspérés ont attaqué des bâtiments officiels et des postes de police et exigé la démission des autorités locales ou du gouvernemeur de la province. Les contestataires dénonçaient également les arrestations arbitraires et les mauvais traitements infligés aux prisonniers, et réclamaient la libération des prisonniers politiques et le libre accès aux prisons secrètes des unités spéciales de Maliki. Les manifestations se sont accompagnées de plusieurs mouvements de grève, par exemple dans l’industrie du cuir à Bagdad et dans une usine textile à Kout. Il y a eu aussi des mouvements ouvriers - entre autres- à la Northern Oil Company, à Kirkouk, et dans les centrales électriques de Bassorah.

Quoi qu’il en soit, les dernières manifestations commencent à porter leurs fruits. Pour la première fois les secours alimentaires mensuels sont arrivés à l’heure, et chaque foyer a reçu l’équivalent de 12 dollars en dinars irakiens pour compenser la diminution des rations. Désormais, 1000 kilowatts-heure gratuits seront attribués chaque mois à tous les foyers (voir junge Welt du 18 février dernier). Les gouverneurs de trois provinces, accusés de corruption, incompétence etc. ont démissionné - ils étaientdu reste tous trois membres de la Dawa, le parti de Maliki. Il est vraisemblable qu’on procédera à des élections anticipées dans les provinces dont les gouverneurs ont été le plus fortement taxés d’incompétence et de corruption.

 Joachim Guilliard

 

En dépit de tout cela, aujourd’hui vendredi 4 Mars, de nouvelles manifestations sont prévues à Bagdad et dans d’autres villes irakiennes, ainsi que dans pratiquement tous les pays de la région.

Bagdad le 4 Mars  - L'accès à la Zone verte avait été totalement verrouillé

http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=


Ihab G. Taha : Facebook-Irak: ce que veut le peuple irakien .

 (résumé)

Premièrement: Nous voulons libérer notre patrie

   Nous avons été envahis par une grande puissance (les Etats-Unis), sans l’aval de la communauté internationale et, bien que les dirigeants de ce pays aient reconnu avoir menti, l’occupation perdure. En huit ans, nous avons perdu ce que nos ancêtres ont bâti. Dans notre patrie, nous sommes devenus des sans patrie.

   Beaucoup d’Irakiens de notre génération sont morts pour libérer le pays, des centaines de milliers ont été ou sont détenus. Nous continuerons à protester jusqu’à ce que nos frères soient libérés et que nous retrouvions notre patrie.

Deuxièmement: Nous voulons renverser le système

   Le système qui nous gouverne nous a été imposé par des puissances étrangères. Il est basé sur le sectarisme et le racisme. Nous n’en voulons pas. Les partis apparus depuis 2003 ne nous représentent pas. Indifférents à nos souffrances, ils ne sont préoccupés que par l’enrichissement de leurs membres.

   Nous voulons un système juste qui assure l’égalité et la justice à tous les enfants de notre patrie, sans discrimination religieuse, raciale et/ou sectaire.

Troisièmement: Nous exigeons des services publics

   Nous vivons dans un pays riche, mais, nous sommes pauvres! Les habitants du Pays des deux fleuves n’ont pas d’eau potable! Les habitants de la terre de naphte manquent de gaz et de kérosène, et les prix de ces produits augmentent sans cesse !

   Des centaines de milliers de patients, victimes de la guerre, ne sont pas soignés, faute d’hôpitaux dignes de ce nom  pour les accueillir. Bon nombre de médecins ont été assassinés; beaucoup ont été déplacés. L'électricité est presque inexistante, malgré le budget de 17 milliards de dollars annoncé pour moderniser les centrales électriques. Dans le centre de Bagdad, les bâtiments sont des ruines. Dans les provinces, la situation encore plus déplorable. Les conditions de vie des citoyens y sont pires que dans les pays d’Afrique les plus pauvres.

Quatrièmement: Nous exigeons des emplois

   Ceux qui ont dirigé ce pays l’ont fait au détriment de la jeunesse. Pourtant les moyens de développer l’Irak existent. Nous avons les diplômes universitaires et les compétences nécessaires, mais pas de possibilité d’emploi. Nous vivons dans une situation de chômage amère. Des jeunes brûlent leurs diplômes par désespoir et frustration.

   Les postes les plus élevés sont monopolisés par la direction des partis politiques et par ceux qui leur sont proches, même lorsqu’ils n’ont pas les diplômes requis ou les qualifications demandées.

   Tout citoyen a le droit d'avoir un toit, de vivre avec sa famille ailleurs qu’à ciel ouvert ou jusque dans des cimetières. Tout citoyen a le droit de vivre en sécurité, de ne pas être à la merci de gangs du crime organisé, sans être obligé de tendre la main pour manger ou se vêtir. Nos enfants ont le droit à un autre avenir que la rue ou l’enrôlement dans des bandes.

Tout citoyen a le droit à un système de santé. Les mères ne doivent pas mourir en accouchant, faute de soins médicaux, ni les enfants … (…) …

   Grâce à Dieu, notre pays flotte sur une mer de pétrole. Ceux qui sont incapables de nous fournir un emploi doivent quitter le leur.

Cinquièmement: Nous voulons mettre fin à la corruption et juger les corrompus

   La corruption a atteint une limite incroyable. Depuis l'occupation de l’Irak, sous les gouvernements successifs, environ 400 milliards de dollars ont disparu, un montant suffisant pour reconstruire deux fois le pays et en faire modèle de développement. Où est passé tout cet argent ? Il est allé dans les poches des corrompus. Qui sont-ils ? Ce sont les agents gouvernementaux, les ministres, les dirigeants des partis, les membres de gangs et des milices sur les activités desquelles le Premier ministre refuse d’enquêter.

   Dans les autres pays, la corruption est pratiquée en secret. En Irak, elle est publique! Le dernier cas de corruption a été la disparition de 45 milliards de dollars du fonds de développement. A la question : « Ou est passé l’argent ? », les fonctionnaires répondent simplement : « Nous n’en savons rien ». Les dossiers de corruption doivent être rendus publics. Nous protesterons jusqu’à ce que les coupables soient emprisonnés.

Aujourd’hui, nous disons:
- que nous en avons marre de la poudre jetée aux yeux du peuple,

- que les promesses en l'air ne satisfont pas ceux qui ont faim,

- que nous ne resterons plus jamais silencieux.

- combien de temps les Irakiens seront-ils divisés entre ceux qui consomment  de la viande, et ceux qui n’ont que des feuilles pour se nourrir ?

- combien de temps encore certains percevront-ils des traitements multiples, un seul salaire couvrant les besoins de toute une tribu, alors que d’autres n’ont pas un centime des richesses de leur patrie ?

- combien de temps un groupe se chauffera-t-il à la chaleur de l'incendie provoquée par le processus de combustion des fonds publics, alors que d'autres meurent de froid la nuit, l'hiver ?

- combien de temps certains boiront-ils de l’eau glacée dans la chaleur de l'été, alors que d’autres n’ont pour étancher leur soif que de l'eau d'égout ?

Nous avons foi en Dieu…

Jamais plus nous ne serons silencieux.

Dimanche 6 mars 2011 7 06 /03 /Mars /2011 17:16

 

* Texte original résumé par Gilles Munier : The Iraqi Revolution (Our Demands) http://www.facebook.com/topic.php?uid=179025415465838&topic=812

http://www.france-irak-actualite.com/article-facebook-irak-ce-que-veut-le-peuple-irakien-68735887.html

 

Manifestations contre la corruption en Irak.

Plusieurs milliers d'Irakiens sont sortis vendredi dans différentes régions du pays pour manifester contre le manque de services publics, la corruption et le chômage.

La plus importante manifestation a eu lieu à Bagdad, où plus de 2000 personnes se sont rassemblées avant de se disperser dans le calme dans l'après-midi.

« Non à une démocratie sans justice sociale », « Où est l'argent du pétrole? » pouvait-on lire sur les pancartes portées par les manifestants.

Les autorités ont mobilisé un important dispositif de sécurité dans la capitale et dans d'autres provinces, qui ont connu des manifestations similaires. Des restrictions drastiques à la circulation des véhicules ont été imposées.

Plusieurs centaines de manifestants sont également sortis dans des villes du sud, comme Nassiriya, Nadjaf ou Hilla.

Dans la ville de Bassorah, la police a utilisé des canons à eau pour disperser quelque 700 manifestants. Un caméraman travaillant pour la chaîne iranienne Al-Alam a été blessé, vraisemblablement dans des heurts avec la police, selon un journaliste de l'Agence France-Presse sur place.

Les protestataires s'étaient rassemblés près du siège du gouvernement provincial avant l'intervention des policiers et des militaires.

À Mossoul, quelque 1500 personnes ont pu marcher dans les principales artères, alors que les forces de sécurité ont réussi à contenir les autres tentatives de rassemblement.

À Samarra, la police a empêché les fidèles d'assister à la prière du vendredi dans la grande mosquée, soupçonnée d'être le point de départ de ces marches.

Vendredi dernier, au moins dix personnes avaient été tuées et des dizaines d'autres blessées dans des affrontements avec les forces de l'ordre à la suite de rassemblements similaires dans le pays.

Bagdad, 4 mars 2011,

Radio-Canada.ca avecAgence France Presse et Reuters

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2011/03/04/009-irak-manif-corruption.shtml

 

Un campement de manifestants a été attaqué ...

   Un campement de manifestants a été attaqué dans la nuit par des inconnus sur une place de Souleimaniyeh, dans la région autonome du Kurdistan irakien, où le siège d'une radio indépendante a également été saccagé à Calar, a-t-on appris dimanche.

Plusieurs des tentes érigées place Tahrir à Souleimaniyeh par des manifestants demandant des réformes politiques ont été incendiées dans la nuit par des hommes armés et masqués, a indiqué un porte-parole des manifestants, Nafit Kader, qui a accusé les forces de sécurité locales d'avoir mené cette attaque.

"Ils ont fait irruption vers 02h30 (23H30 GMT samedi) à Tahrir, brûlé des tentes et sont repartis en emmenant certains des manifestants", a déclaré M. Kader, précisant que cette attaque n'avait pas fait de blessé. "Nous sommes convaincus que l'attaque a été menée par des hommes liés aux autorités kurdes".

Ces accusations ont été rejetées par le général Hassan Nouri, chef des services de sécurité de la province de Souleimaniyeh, agglomération située à 270 km au nord-est de Bagdad.

"Nous avons entendu dire que des hommes armés ont attaqué des manifestants après minuit et nous avons ouvert une enquête", a-t-il dit. "Mais les forces de sécurité ne sont pas responsables de cette attaque."

Ce campement installé vendredi abritait plusieurs dizaines de manifestants. Plus aucune tente ne subsistait dimanche matin, selon un journaliste de l'AFP sur place.

L'Irak est depuis début février le théâtre de manifestations contre le manque de services, la corruption ou encore l'incompétence des dirigeants.

Au Kurdistan, Souleimaniyeh a été l'épicentre de la contestation du mode de gouvernance du Parti démocratique du Kurdistan (PDK) du président régional Massoud Barzani et de l'Union Patriotique du Kurdistan (UPK) du chef de l'Etat irakien Jalal Talabani.

Quatre manifestants ont péri depuis le 17 février à Souleimaniyeh dans des affrontements avec les forces de sécurité.

Le siège d'une radio locale indépendante a par ailleurs été saccagé dans la nuit à Calar, une localité de la province de Souleimaniyeh à environ 200 km au nord-est de Bagdad, a indiqué Mirwan Hama Saïd, responsable du site internet de l'organisation kurde Metro de défense de la liberté de la presse.

"Des inconnus sont entrés en pleine nuit dans les locaux de la radio Dank, ils ont détruit une partie du matériel et volé certains équipements", a-t-il dit.

Il s'agit de la deuxième attaque contre un média kurde après celle menée dans la nuit du 20 au 21 février contre la chaîne "Nalia", qui avait auparavant diffusé des images des manifestations contre le siège du PDK.

6 mars

AP



Dommages Collatéraux...

Une base militaire américaine, à Divaniya, frappée par des missiles  ...

Une base militaire américaine et un siège de l’armée irakienne, à Divaniya, ont été prises, vendredi midi, pour cibles des frappes de missiles.  Selon le site Aswat al-Irak, qui cite une source de l’armée irakienne, 3 missiles ont frappé hier, à midi, une base militaire américaine, à 3 kilomètres, à l’Ouest de Divaniya, et trois autres ont été lancés contre le siège de la 8ème division de l’armée irakienne, à 4 kilomètres, à l’Ouest de Divaniya. De plus amples informations sur les détails et les dégâts de ces attaques se font toujours attendre. La ville de Divaniya est le Chef-lieu d’une province s’appelant, aussi, Divaniya, à 180 kilomètres, au sud de Bagdad.

26/03/2011 

 http://french.irib


 

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