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02/04/2011

n°512 - Journal d'Irak - 23/02 au 1/04/11 - : Fin - : Journées de la colère en Irak: le sang coule.


n°512 - Journal d'Irak - 23/02  au 1/04/11 - : Fin - : Journées de la colère en Irak: le sang coule.


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions des armées occupantes et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!



Journal d'Irak

n°512                 du 23/02                   au 1/04/11

C.De Broeder & M.Lemaire



Le " Journal d’Irak  " est visible  sur ...

a) sur mes  blog :  http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                              http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dirak-de-m-lemaire.html

c) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

d) Et Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

e) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire

3 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

3-1 Gwenette Robertson : Message du 06/03/11 –

4 Les brèves

4-1 L’oléoduc incendié a été saboté...

4-2 L’oléoduc saboté réparé, le brut à nouveau pompé vers la Turquie…

4-3 Les exportations de pétrole boostées par la crise libyenne.

4-4 Le FMI sceptique sur les objectifs de production de pétrole de l'Irak.

5 Dossier & Point de vue

5-1  Irak de la colère: le trouble jeu de Moqtada al-Sadr.

6 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

6-1 Charles DAVIS, Medea BENJAMIN :  Il vaut mieux commettre un crime de guerre que d’en dévoiler un ...  -

6-2 DÉCLARATION D’«ACTION URGENTE CANADA».   

7  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

7-1 Les autorités suisses doivent enquêter sur W. Bush.

7-3 Information judiciaire contre l’ancien président américain George W. Bush.

 

3 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

3-1 Gwenette Robertson : Message du 06/03/11 -
Bonjour les amis, hello friends,
Voici un video qui démontrent un peu ce qui se passe en Irak, faut voir :
This is a video that shows something of what is happening in Iraq, a should
watch:

http://www.youtube.com/watch?v=Mye_VnKh-n4
et un autre:
http://www.youtube.com/watch?v=LN_P3f030S0&feature=player_embedded
et por finir voilà, selon Abdul Ilah al Bayaty, pourquoi manifestent les Irakiens .
une vie d'enfer. les images très dure :
and, according to Abdul Ilah Al Bayaty, why are the Iraqis protesting? a
life of hell. some very hard images:

http://www.youtube.com/watch?v=ldSkCiyNREA



4 Les brèves

Ndlr : la publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyses ou le point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information.

 

4-1 L’oléoduc incendié a été saboté...

12-03

Mercredi soir, l'acheminement du pétrole irakien vers la Turquie a été interrompu par un incendie d'origine inconnue qui s'est déclaré dans un oléoduc reliant la province de Salaheddine à Ninawa (110 km à l'ouest de Kirkouk).

AP

L'incendie qui a interrompu les exportations irakiennes de pétrole vers la Turquie est la conséquence d'un acte de sabotage et les réparations de l'oléoduc endommagé pourraient prendre une semaine, a estimé aujourd'hui un responsable du secteur pétrolier irakien.
L'attaque a été perpétrée hier à Ninawa, dans la province de Salaheddine, au nord de Bagdad, et a entraîné l'interruption des livraisons de pétrole vers le port turc de Ceyhan. Cet oléoduc achemine en temps normal 450.000 à 500.000 barils par jour, soit près du quart des exportations totales de l'Irak.
"Nous allons avoir besoin de trois à sept jours pour réparer les dégâts. Une partie de l'oléoduc endommagé doit être remplacée", a déclaré sous couvert de l'anonymat un responsable de la Compagnie pétrolière du Nord (NOC), basée à Kirkouk, 240 km au nord de Bagdad. "Un rapport technique confirme qu'il s'agit d'un acte de sabotage, mais nous ignorons s'il s'agit d'une bombe ou d'une roquette", a-t-il ajouté. Il a précisé que la production dans les champs pétroliers de la province de Kirkouk, qui est d'environ 690.000 bj, se poursuivait.
Le secteur pétrolier, sur lequel l'Irak mise pour se relever de décennies de guerres et de sanctions, a maintes fois été pris pour cible ces dernières années par les insurgés. Dans la nuit du 25 au 26 février, des inconnus avaient fait exploser une bombe dans l'unité nord de la raffinerie de Baiji, à 200 km au nord de Bagdad, provoquant un arrêt de la production de cette unité. La raffinerie n'a retrouvé son niveau de production normal que le 4 mars.
Une seconde attaque contre cette raffinerie a par ailleurs été déjouée quelques jours plus tard, quand une bombe artisanale a été retrouvée et désamorcée à proximité de l'installation, a indiqué jeudi un responsable de la raffinerie sous couvert de l'anonymat. Les revenus pétroliers assurent 90% des ressources du gouvernement irakien. Le pays produit actuellement entre 2,6 et 2,7 millions de barils par jour. En février, les exportations ont atteint le volume moyen record de 2,202 mbj.

AFP 10/03


4-2 L’oléoduc saboté réparé, le brut à nouveau pompé vers la Turquie…

L'acheminement du pétrole irakien vers le terminal turc de Ceyhan, sur la Méditerranée, a repris lundi, quelques jours après un attentat contre un oléoduc qui avait interrompu le pompage, a annoncé le porte-parole du ministère du Pétrole, Assem Jihad.

"L'oléoduc a été réparé en un temps record et le pompage a pu reprendre", a déclaré lundi à l'AFP M. Jihad, précisant que la conduite avait retrouvé son rythme de pompage normal, de l'ordre de 500.000 barils par jour (b/j).

L'oléoduc, par lequel transite près du quart des exportations irakiennes, relie les champs pétroliers du nord au terminal turc de Ceyhan. Il avait été mardi soir la cible d'un attentat à la bombe au niveau de Ninive, dans la province de Salaheddine.

M. Jihad avait affirmé que l'interruption de l'acheminement de pétrole ne signifiait pas l'interruption des exportations, car l'Irak disposait de réserves de brut dans des cuves de stockage à Ceyhan pour parer à de telles éventualités. Il n'avait pas quantifié l'importance des stocks.

Un responsable de la Compagnie pétrolière du Nord (NOC) avait de son côté indiqué que la production des champs de la province de Kirkouk, d'environ 690.000 b/j, se poursuivait malgré l'attentat.

Le secteur pétrolier, sur lequel l'Irak mise pour se relever de décennies de guerres et de sanctions, a maintes fois été pris pour cible ces dernières années par les insurgés.

Fin février, des inconnus ont fait exploser une bombe dans l'unité nord de la raffinerie de Baiji, à 200 km au nord de Bagdad, provoquant un arrêt de la production de cette unité. La raffinerie n'a retrouvé son niveau de production normal que le 4 mars.

Une deuxième attaque contre cette raffinerie a été déjouée quelques jours plus tard, une bombe artisanale ayant été désamorcée à proximité.

Les revenus pétroliers assurent 90% des ressources du gouvernement irakien. Le pays produit actuellement entre 2,6 et 2,7 millions de barils par jour. En février, les exportations ont atteint le volume moyen record de 2,20 mbj.

(AFP /


4-3 Les exportations de pétrole boostées par la crise libyenne.

La crise libyenne semble profiter à l’Irak. Bagdad a en effet annoncé aujourd’hui une hausse de ses exportations de pétrole qui ont atteint leur niveau le plus élevé depuis l’intervention américaine en 2003. De quoi rassurer le gouvernement irakien qui fait face à une mobilisation de la rue dénonçant l’absence des services publics.

Bagdad n’aurait pu rêver d’un meilleur concours de circonstances. Avec la reprise de la production de pétrole dans le Kurdistan irakien le mois dernier, le gouvernement de al-Maliki prévoyait bien une augmentation des exportations, mais sans doute pas une telle génération de revenus.

Le ministère du Pétrole se vante d’intérêts nets à hauteur de 6 milliards de dollars pour le mois de février. Soit un accroissement des bénéfices d’un tiers par rapport à la même époque en 2010. Principale raison, l’envolée du prix du baril notamment causée par les mouvements de contestation en Libye. Tripoli est en effet dans l’incapacité d’alimenter ses pipelines depuis que les insurgés ont mis la main sur les champs pétroliers du pays. Une conjoncture dont les dirigeants irakiens semblent vouloir profiter.

Selon le cabinet, l’augmentation de la valeur du brut devrait permettre d’injecter 8 milliards de dollars supplémentaires dans le budget annuel. Une annonce qui vise à faire baisser le vent de protestations auquel le gouvernement irakien fait également face, alors qu’une nouvelle journée de mobilisation est prévue vendredi.

RFI


4-4 Le FMI sceptique sur les objectifs de production de pétrole de l'Irak.

Le Fonds monétaire international s'est montré sceptique lundi sur les objectifs de production de pétrole de l'Irak, en l'absence d'une infrastructure suffisamment solide pour les atteindre.

Dans un rapport d'étape sur son prêt accordé au pays en février 2010, le Fonds a légèrement abaissé sa prévision de production de pétrole pour cette année.

Le FMI table sur 2,75 millions de barils par jour en 2011, contre 2,8 millions prévus en octobre. En 2010, il estime que la production de l'Irak a atteint 2,35 millions de barils par jour.

A plus long terme, cette production, qui assure plus de 90% des recettes fiscales de l'Etat, a peu de chances d'atteindre les 13 millions de barils par jour que vise le pays pour 2017.

Pour le FMI, toutes les conditions ne sont pas encore établies pour que l'Irak fasse décoller sa production, bien qu'étant en "deuxième place derrière l'Arabie Saoudite en termes de réserves prouvées", avec 143 milliards de barils.

"Même si ces objectifs de production sont réalisables à plus long terme, les principaux risques dans les années à venir seront les goulets d'étranglement dans l'infrastructure d'exportation, un problème qu'il faudra résoudre", ont indiqué les économistes de l'institution.

Le Fonds a établi deux projections, celle du "cas idéal", où l'Irak dépasserait les 10 millions de barils par jour en 2016, et une autre "prudente", où la barre de 5 millions de barils ne serait franchie qu'en 2017.

Le FMI a relevé à 12,2% sa prévision de croissance pour l'Irak en 2011, contre 11,5% lors de son rapport précédent en octobre. En 2010, la croissance n'avait été que de 0,8%, selon ses estimations.

Le Fonds a également souligné l'ampleur du chômage.

"Bien que les données fiables manquent, le chômage était estimé à environ 12% en 2008. Le chômage réel, particulièrement dans la jeune génération, a des chances d'être plus élevé, cependant, car une grande partie de la population adulte n'est pas dans la population active", a-t-il expliqué.

AFP / 29 mars 2011



5 Dossier & Point de vue

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

5-1  Irak de la colère: le trouble jeu de Moqtada al-Sadr.

   Le 5 janvier dernier, Moqtada al-Sadr a débarqué de l’avion d’Ali Akbar Salehi, ministre iranien des Affaires étrangères, venu en Irak pour effectuer sa première visite officielle. Le Sayyed (1) n’avait pas remis les pieds à Bagdad depuis 2008, installé à Qom pour parfaire son éducation religieuse et devenir ayatollah.

   A Nadjaf, le 8 janvier, dans un discours public, il a rappelé au Premier ministre Nouri al-Maliki – élu grâce aux voix des 39 députés sadristes -  qu’il a les «moyens politiques » de le renverser. Il l’a prévenu qu’il n’acceptera pas la présence de troupes américaines après la fin 2011, date fixée par le pacte de sécurité américano-irakien (SOFA). Parallèlement, il a enjoint ses partisans à résister, « par tous les moyens », à l’occupation. Les activités de l’Armée du Mahdi étant officiellement gelées depuis août 2008, il dispose d’un autre bras armé, plus expérimenté et plus discipliné: la Brigade du Jour Promis, que les Etats-Unis soupçonnent d’attaquer leurs bases.

   Le 10 janvier, par l’intermédiaire du député sadriste Bahaa al-Aaraji, Moqtada a demandé au Parlement et au gouvernement d’allouer à chaque citoyen irakien un pourcentage des revenues pétroliers, un terrain et des facilités pour y construire une maison, afin, notamment  de relancer le secteur agricole, en pleine déliquescence depuis 2003 (2). Sur le marché, les produits importés de Turquie ou… d’Israël – étiquetés Made in Jordan  -  sont moins chers que ceux d’origine irakienne.

Campagne de diffamation, chantage

   La réaction de Nouri al-Maliki – et des Etats-Unis -  ne s’est pas faite attendre. Un envoyé du Premier ministre irakien a remis à Moqtada un message l’informant que le gouvernement ne se portait pas garant de sa sécurité, et que le mandat d’arrêt délivré contre lui en 2004, l’accusant d’avoir fait assassiner l’ayatollah Abdul Majid al-Khoï (3) à Nadjaf, était toujours exécutoire. Il risquait d’être arrêté, à la demande express de Haydar, fils de ce dernier, résidant à Londres. Des « documents compromettants » auraient également été remis à Moqtada pour l’inciter à plus de modération, voire à déguerpir. Il s’agirait de photos données par la CIA à Maliki, trouvées, comme par hasard, dans les archives des services secrets de Saddam Hussein.

   Les menaces de mort proférées à son encontre étaient plus sérieuses (4). Depuis plusieurs semaines, les sites Internet de Asaib Ahl al-Haq - La Ligue des Vertueux - organisation terroriste pro-iranienne soi-disant rentrée dans le rang (5), se répandaient en insultes, calomnies et menaces contre Moqtada al-Sadr. Asaib Ahl al-Haq avait même diffusé une déclaration rendant son meurtre « licite » pour tout musulman. Relation de cause à effet ? Le 18 janvier, à l’étonnement de ses proches, le Sayyed repartit en Iran sans crier gare, pour, selon des proches, « poursuivre ses études religieuses ».

Mise en cause du confessionnalisme

   L’apparition inattendue dans les rues de Bagdad et des principales villes d’Irak de milliers de manifestants - dans la foulée des révolutions tunisiennes et égyptiennes - réclamant des conditions de vie meilleures, allait changer la donne. Dans un premier temps, le Grand ayatollah Ali al-Sistani et Moqtada al-Sadr leur apportèrent leur soutien. Mais, quand il devint évident que la plupart des contestataires mettait en cause le système confessionnel, et que le fragile équilibre parlementaire soutenant Nouri al-Maliki risquait de s’effondrer, la nomenklatura chiite – Moqtada compris - changea de camp. Le 23 février, le Sayyed, apparemment rentré en grâce, revint à Nadjaf pour adjurer les Irakiens de ne plus manifester. Assurant toujours soutenir leurs revendications, il proposait un referendum sur les services publics (6) et leur demandait de donner six mois de répit au gouvernement pour faire la preuve de ses capacités.

   Moqtada aurait mieux fait de se taire, et de choisir son camp une fois pour toutes. Ses changements de position à 180° finissent par dérouter ses partisans les plus indulgents. Les journées de la colère irakienne se succèdent et prennent de l’ampleur. Celle du 25 février fut sanglante (7). La répression qui a suivi aussi, mais elle n’a pas dissuadé des milliers de manifestants, le 4 mars, de conspuer de nouveau leurs dirigeants « incapables et corrompus » au cri, notamment, de « Le pétrole pour le peuple, pas pour les voleurs ». Les murs de béton posés sur le pont Al-Joumhouriya pour empêcher la vague de colère d’atteindre la Zone verte ne tiendront pas toujours. 

Sources :

(1) Titre donné aux descendants du Prophète Muhammad.

(2) Shiite Leader, Muqtada al-Sadr, demands govt. to allocate oil share for each Iraqi citizen

http://en.aswataliraq.info/Default1.aspx?page=article_page&id=140447&l=1

(3) L’ayatollah Abdul Majid al-Khoï, considéré comme un agent britannique, a été assassiné le 10 avril 2003 à Nadjaf. Le juge enquêtant sur cette affaire est Raed al-Juhi, porte-parole du tribunal spécial ayant jugé le Président Saddam Hussein.

(4) Al-Sadr fled to Iran due to assassination fears, par Ma'ad Fayad (Ashark Al-Awsat – 26/1/11)

http://www.aawsat.com/english/news.asp?section=1&id=23926

(5) Asaib Ahl al-Haq (AAH, pour les Américains), du nom de l’armée qui devrait accompagner l’Imam al-Mahdi à sa réapparition lors du Jugement dernier, est issue d’une scission de l’Armée du Mahdi. Elle est  dirigée par Qais Khazali, adepte du Grand ayatollah Mahmoud Hashemi Shahroudi et un des principaux suspects du meurtre de l’ayatollah Al-Khoï.

   Asaib Ahl al-Haq est étroitement liée à la Brigade al-Qods des Gardiens de la révolution islamique iranienne. Plusieurs de ses membres - dont Qais Khazali, arrêté à Bassora en 2007 -, emprisonnés par les forces d’occupation américaines, ont été libérés sur intervention de Nouri al-Maliki en échange de la libération d’un otage britannique et de la promesse de « soutenir le processus politique ».

(6)Iraqi Shiite Leader Muqtada al-Sadr returns, and announces referendum on public services

http://jafrianews.com/2011/02/26/iraqi-shiite-leader-muqtada-al-sadr-returns-and-announces-referendum-on-public-services/

(7) Journées de la colère en Irak : le sang coule

http://0z.fr/fDKEy

5 mars 2011

Sur France-Irak Actualité :

http://0z.fr/YPGl4

http://www.france-irak-actualite.com/article-irak-de-la-colere-le-trouble-jeu-de-moqtada-al-sadr-68653288.html 



6 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

6-1 Charles DAVIS, Medea BENJAMIN :  Il vaut mieux commettre un crime de guerre que d’en dévoiler un ...  -

Le calvaire de Bradley Manning .

Sous Obama, il vaut mieux commettre un crime de guerre que d’en révéler un …

Bradley Manning est accusé d’avoir humilié l’establishment politique en révélant la complicité d’importants officiels étasuniens dans l’exécution et la dissimulation de crimes de guerre. Pour le punir d’avoir écouté sa conscience, le gouvernement étasunien le maintient abusivement en cellule d’isolement, l’humilie et essaie de le garder derrière des barreaux sa vie entière.

La leçon est claire et les soldats l’ont comprise : Il vaut mieux commettre un crime de guerre que d’en dévoiler un.

Manning, un officier des services secrets de 23 ans en service au Kuwait - choqué par ce qu’il a vu- a supposément communiqué des dizaines de milliers de câbles du département d’état au Website spécialisé dans les révélations Wikileaks. Ces câbles montrent que des officiers étasuniens ont couvert à peu près tous les crimes, des viols d’enfants financés par le trésor public en Afghanistan aux bombardements illégaux du Yemen. Manning est aussi accusé d’avoir fait fuiter la vidéo qui montre des pilotes étasuniens tirant sur plus d’une douzaine d’Iraquiens à Bagdad, dont deux journalistes de Reuters, puis tuant le père de deux enfants qui s’était arrêté pour leur porter secours. Les deux jeunes de l’homme furent aussi sérieusement blessés.

"Eh bien c’est leur faute ! Ils n’ont qu’à pas amener des enfants à la guerre" a déclaré un pilote étasunien que le remords n’étouffait pas dans cette vidéo de juillet 2007 intitulée "meurtre collatéral".

Aucun de ces soldats coupables de crime de guerre n’a été puni, ni aucun des officiels de haut rang qui leur ont donné leur aval. En fait, un soldat a plus de chance de recevoir une médaille que d’aller en prison s’il commet un crime de guerre. Et que se passe-t-il pour ceux qui ont donné leur aval ? Eh bien on leur offrira un contrat pour écrire un livre et des émoluments à 6 chiffres pour faire des conférences. Vous n’avez qu’à demander à George W. Bush. Ou à Dick Cheney, Donald Rumsfeld ou Condoleeza Rice. Ou au "respectable" (on se demande bien en quoi) Colin Powell.

En fait, tout indique que Manning serait dans une bien meilleure position aujourd’hui -probablement en train de faire des conférences plutôt que de croupir en cellule d’isolement- s’il avait tué lui-même ces hommes à Bagdad.

J’exagère ? Regardez ce qui est arrivé aux soldats étasuniens qui pendant quelques heures - pas quelques minutes - sont allés de maison en maison dans la ville irakienne de Haditha et ont exécuté 24 hommes, femmes et enfants en représailles du bombardement du bord de la route.

"Je les ai vus tirer sur mon grand-père, d’abord dans la poitrine, puis dans la tête" a déclaré un des deux témoins qui ont survécu au massacre, Eman Waleed, un enfant de neuf ans. "Puis ils ont tué ma grand-mère." Presque cinq ans plus tard, il n’y a aucun des hommes qui a pris part au massacre derrière les barreaux. Et en dépit d’une enquête qui a révélé que des déclarations faites par la chaîne de commandement "suggéraient que la vie des civils iraquiens n’est pas aussi importante que la vie de soldats étasuniens" et que le meurtre de civils innocents à la peau brune "était juste le prix de revient du business" aucun de leurs supérieurs n’est derrière les barreaux non plus.

Maintenant regardez comment Bradley Manning est traité. Le premier mars, l’armée a accusé Manning de 22 délits supplémentaires -en plus des premières charges qui étaient d’avoir révélé de l’information classifiée, d’avoir désobéi aux ordres et de s’être mal conduit de façon générale. Une des nouvelles accusations "aide à l’ennemi" est passible de mort. Cela signifie que Manning est susceptible d’être exécuté ou de passer toute sa vie en prison pour avoir dévoilé l’horrible vérité du l’Empire étasunienPendant ce temps, l’administration Obama a décidé de rendre la période qui précède le procès aussi inhumaine que possible pour Manning, en le maintenant en cellule d’isolement 23 heures par jour, depuis son arrestation il y a 10 mois, un traitement qui le groupe "psychologues pour la responsabilité sociale" qualifie de "traitement pour le moins cruel, inhabituel et inhumain en violation avec la loi étasunienne."

En plus de l’horreur de l’isolement sur le long terme, Manning n’a pas le droit de faire de l’exercice dans sa cellule ni d’avoir des draps et un oreiller. Et toutes les cinq minutes il doit répondre par l’affirmative au garde qui lui demande s’il est "OK"

Il ment probablement.

Et maintenant ça empire encore. Sur son blog, l’avocat militaire de Manning, le Lt David Coombs, révèle qui son client est désormais complètement déshabillé le soir, et laissé nu et sous surveillance étroite pendant sept heures. Quand on sonne le réveil à 5 heures du matin il est alors "obligé de se tenir debout tout nu devant sa cellule."

Si vous me faites remarquer que l’empereur n’a pas d’habits, je vous dirais que l’Empire va s’assurer que vous n’en ayez pas non plus.

Les officiels de la base de la Marine de Quantico où Manning est enfermé prétendent que cette mesure n’est pas "une punition" mais que c’est au contraire "une mesure conservatoire" destinée à l’empêcher de se faire du tort à lui-même. Croyez-vous vraiment que Manning va s’étrangler avec ses sous-vêtements - et qui plus est en étant sous surveillance 24 heures sur 24 ?

"Est-ce que c’est Quantico ou Abu Ghraib ?" a demandé le républicain Dennis Kucinich dans un communiqué de presse. C’est une bonne question, Monsieur le représentant du Congrès. Comme il en a été pour les hommes emprisonnés dans la chambre de torture du précédent président étasunien, Manning est humilié et torturé bien qu’il n’ait même pas été jugé par un tribunal militaire, et encore moins jugé coupable de quelque crime que ce soit.

Et voilà où en est l’homme de loi spécialiste en droit constitutionnel qui s’est présenté comme le candidat de l’espoir et du changement.

Vous souvenez-vous de l’époque où Obama faisait campagne contre ces mêmes techniques de torture pratiquées par Bush et ses supporters ? Vous rappelez-vous qu’Obama a dit : "Ceux qui révèlent des choses cachées témoignent de la bonne santé d’une démocratie et on doit les protéger des représailles" ? On voit maintenant que son soutien pour eux n’était que de la rhétorique. Depuis il a été élu.

Et c’est un fait, en dépit de ses belles promesses et de ses belles paroles, la manière dont Obama traite Manning n’est pas différente de ce que faisait Richard Nixon. Pas plus qu’Obama -qui a poursuivi plus de personnes pour avoir communiqué des informations secrètes que n’importe quel autre président dans l’histoire- Nixon n’aimait les "mouchards" et ne voulait que le public étasunien sache ce que faisait son gouvernement. Et comme Obama il a prétendu que Daniel Ellsberg, qui avait révélé les Documents du Pentagone avait "aidé et soutenu l’ennemi" en dévoilant la vérité sur la guerre du Vietnam.

Mais il y a une différence : Richard Nixon n’a jamais jeté le grand héros qui a révélé la vérité à son époque seul dans un cachot et ne l’a pas torturé. Si seulement on pouvait en dire autant de Barak Obama.

Charles DAVIS, Medea BENJAMIN

Medea Benjamin est cofondatrice de Global Exchange et CODEPINK : Women for Peace

Charles Davis est un journaliste indépendant.

 Le 20 mars, CODEPINK et d’autres marcheront vers la base de la Marine de Quantico pour soutenir Bradley Manning.

Pour consulter l’original : http://www.counterpunch.org/benjami...

(Counterpunch)

Traduction : D. Muselet pour Le Grand Soir

EN COMPLEMENT :

le site de soutien à Bradley Manning : http://www.bradleymanning.org/fr

mars 2011

URL de cet article 13021
http://www.legrandsoir.info/Le-calvaire-de-Bradley-Manning-Sous-Obama-il-vaut-mieux-commettre-un-crime-de-guerre-que-d-en-reveler-un-Counterpunch.html


6-2 DÉCLARATION D’«ACTION URGENTE CANADA».                         

Montréal, le 21 mars 2011

Nous sommes un groupe de citoyennes/ens canadiennes/iens et d’autres origines préoccupées/és par les politiques de guerre et de domination du gouvernement canadien et par l’abandon des principes de paix, de justice sociale, de relations internationales basées sur l’égalité et le développement des peuples.

Tenant compte du fait que la majorité de la population du Canada s’oppose aux guerres, mais que les gouvernements canadiens successifs, libéraux et conservateurs, ne l’écoutent pas, nous exigeons IMMÉDIATEMENT UNE ACTION URGENTE DU PEUPLE DU CANADA.  Nous lançons un appel aux citoyennes/ens et aux organisations démocratiques, syndicales, politiques, populaires de poser les gestes suivants :

Dénoncer et nous opposer à la «spirale guerrière et antidémocratique dans laquelle le Canada s’enfonce de plus en plus» aux côtés des États-Unis au cours des nombreuses guerres déclenchées et menées conjointement avec le Canada, en violation du droit international et les droits de la personne :

Yougoslavie en 1999, Afghanistan en 2001, Irak en 2003, Liban en 2006, Gaza en 2009 et maintenant LIBYE en 2011.

Empêcher que notre argent, l’argent de millions de contribuables canadiens soit dilapidé dans des guerres qui n’accroissent que les profits du grand pouvoir économique d’une infime minorité de membres de la société.  Cette spirale de guerre croissante coûtait, en 2009-2010, 58 millions de dollars par jour aux contribuables canadiens.  Cet argent des fonds publics pourrait être investi dans les domaines de la santé, de l’éducation, de la création d’emplois, de la lutte contre la pauvreté, de la protection de l’environnement, qui profiteraient à l’ensemble de la population canadienne et de la planète.

Nous opposer à toute intervention militaire, qu’on nous présente sous de faux arguments tels que la menace terroriste, l’aide aux crises humanitaires provoquées par les grandes puissances ou la défense des droits de la personne des peuples, violés par les envahisseurs eux-mêmes, mensonges qui sont tous très bien défendus par les médias alliés aux intérêts économiques et politiques des seigneurs de la guerre.

Nous défendons les principes suivants :

-1-Le droit des peuples et des nations à vivre en paix et à lutter contre le colonialisme, l’impérialisme, le néo-colonialisme, le racisme et le sionisme; la ségrégation et tout type d’agression contre eux;

-2-Le droit des peuples et des nations d’une région à s’unir pour combattre toute invasion et occupation de cette région par des puissances étrangères;

-3-Le droit des peuples et des nations à l’autodétermination et à la souveraineté.  En effet, les guerres d’invasion et d’occupation, les guerres civiles et locales provoqués de l’extérieur, les déstabilisations contre des gouvernements qui représentent légitimement leur peuple, tel que des coups d’États ou des blocus organisés par des puissances étrangères aggravent la situation économique, politique et mondiale des peuples et des nations, intensifient les conflits, la pauvreté, la destruction de l’environnement et des structures économiques et sociales des pays, engendrent des crises humanitaires et ont de graves conséquences pour l’humanité, comme ce fut le cas des guerres menées au Vietnam, en Irak, en Palestine, en Afghanistan, dans les pays d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine et en Europe, qui peuvent étendre les conflits et entraîner une intervention de pays voisins et la participation de plusieurs puissances dans les conflits.

Nous nous basons, en partie, sur la Déclaration de l’organisation «Échec à la guerre» intitulée «Pour en finir avec la logique de guerre et de domination» endossée par 119 organisations et 165 personnes publiée la semaine dernière

Les membres d’«Action urgente Canada»

 / e-mail : actionurgentecanada@gmail.com



7  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

7-1 Les autorités suisses doivent enquêter sur W. Bush.

(qui annule sa visite à Genève).

06 février, 2011 by AtMOH

Nous vous transmettons les deux communiqués de presse d’Amnesty International sur la venue de George W. Bush en Suisse, annulée suite à d’éventuelles poursuites judiciaires concernant des actes de torture qu’il aurait autorisés.

On se souviendra que W. Bush fut déjà inquiété par la justice espagnole mais aussi, dans une certaine mesure, aux Etats-Unis:

Un juge espagnol rouvre une enquête sur de hauts responsables de Bush

 

7-2 Le président George W. Bush annule sa venue en Suisse

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Dimanche 6 février 2011

L’ancien président américain George W. Bush ne se rendra pas à Genève le 12 février, selon des informations parues dans la Tribune de Genève. Cette annulation intervient alors qu’étaient lancés des appels à protester et évoquées d’éventuelles poursuites judiciaires contre l’ancien président.

Vendredi 4 février, Amnesty International a adressé aux procureurs genevois et fédéraux une analyse factuelle et juridique détaillée concernant la responsabilité pénale de George Bush dans des actes de torture qu’il aurait autorisés. L’organisation concluait que la Suisse disposait d’informations suffisantes pour ouvrir une information judiciaire contre l’ancien président américain.

Au titre de ses obligations internationales, la Suisse serait tenue de prendre une telle mesure si George Bush entrait sur son territoire.

Les organisateurs de l’événement auquel George Bush devait assister ont déclaré à la Tribune de Genève qu’ils avaient décidé d’annuler sa venue en raison de la « controverse » qu’elle a suscitée. Ils ont démenti que l’éventuelle ouverture d’une enquête sur l’ancien président américain ait pesé sur leur décision.

Amnesty International a engagé à plusieurs reprises les autorités américaines à enquêter sur la responsabilité des plus hauts responsables américains dans des actes de torture, et plus particulièrement de George Bush, et a renouvelé sa requête après la publication de ses Mémoires en novembre 2010.

Les États-Unis se sont abstenus de mener des investigations susceptibles de passer en revue de manière satisfaisante la responsabilité pénale présumée de l’ancien président pour ces agissements et tout laisse à penser qu’ils ne le feront pas.

« À ce jour, nous n’avons recensé qu’un petit nombre d’enquêtes militaires sur les détentions et les interrogatoires en Irak, en Afghanistan et à Guantánamo. Mais aucune n’a eu l’envergure ni l’indépendance nécessaires pour enquêter sur de hauts responsables tels que l’ancien président George Bush, a indiqué Salil Shetty, secrétaire général d’Amnesty International.

« Parallèlement, il n’y a eu quasiment aucune obligation de rendre des comptes pour les crimes commis dans le cadre du programme de détentions secrètes géré par la CIA, auquel George Bush, alors président, avait donné son aval. » Dans tous les pays du globe où il se rend, notamment dans les 147 États parties à la Convention des Nations unies contre la torture, il peut faire l’objet d’investigations et de poursuites pour sa responsabilité présumée dans des actes de torture et des crimes relevant du droit international.

« Les autorités américaines s’étant jusqu’ici abstenues de traduire George Bush en justice, la communauté internationale se doit d’intervenir », a conclu Salil Shetty.

06 février, 2011 by AtMOH


7-3 Information judiciaire contre l’ancien président américain George W. Bush.  

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Dimanche 6 février 2011

Amnesty International a engagé les autorités suisses dimanche 6 février à ouvrir une information judiciaire contre l’ancien président américain George W. Bush alors qu’il prévoit de se rendre dans le pays le 12 février.

Le président George Bush a reconnu dans ses Mémoires publiés en novembre 2010 et dans une interview télévisée qu’il avait donné son aval à l’Agence centrale du renseignement (CIA) pour l’utilisation d’un certain nombre de « techniques d’interrogatoire poussé », y compris du « waterboarding » (simulacre de noyade), sur les personnes détenues dans le cadre du programme secret de la CIA.

« Les autorités suisses seraient tenues d’arrêter l’ancien président et d’ouvrir une enquête, même si elles se fondaient uniquement sur ses propres déclarations selon lesquelles il a autorisé le « waterboarding », technique d’interrogatoire qui constitue sans conteste un acte de torture, a indiqué Salil Shetty, secrétaire général d’Amnesty International.

« Il est rare qu’une personne jouissant d’une aussi grande notoriété que le président George Bush reconnaisse, à la télévision ou par écrit, son implication personnelle présumée dans des crimes relevant du droit international – mais c’est bien ce dont il s’agit.

« Les autorités américaines s’étant jusqu’ici abstenues de traduire George Bush en justice, la communauté internationale se doit d’intervenir. »

Le mémoire adressé par Amnesty International aux procureurs et aux représentants du gouvernement suisse s’interroge sur la responsabilité légale de l’ancien président dans deux affaires pour lesquelles il a autorisé la CIA à recourir au « waterboarding ».

En effet, l’inspecteur général de la CIA a conclu que les deux détenus concernés, Zayn al Abidin Muhammed Husayn (plus connu sous le nom d’Abu Zubaydah) et Khalid Sheikh Mohammed, ont été soumis, à eux deux, au « waterboarding » à au moins 266 reprises en 2002 et 2003. Cette technique consiste à attacher les détenus, à les incliner vers l’arrière, et à leur verser de l’eau dans les narines et la bouche. Abu Zubaydah et Khalid Sheikh Mohammed ont ressenti la douleur et la souffrance de l’asphyxie par noyade.

Dans le cadre du programme de détentions secrètes de la CIA, mis sur pied avec l’autorisation de George Bush, alors président, au moins 20 autres détenus ont été soumis à un éventail de « techniques d’interrogatoire poussé », notamment au maintien dans des positions debout douloureuses pendant des heures, à la privation de sommeil et aux coups et blessures.

Le mémoire d’Amnesty International met en évidence de nouveaux éléments de preuve d’actes de torture et d’autres crimes relevant du droit international commis contre les personnes détenues sous la responsabilité de l’armée américaine à Guantánamo, en Afghanistan et en Irak.

Depuis plus de six ans, Amnesty International exhorte les autorités américaines à enquêter dûment et à déférer à la justice toute personne présumée responsable des crimes relevant du droit international perpétrés durant la « guerre contre le terrorisme ». Les États-Unis ne se sont pas acquittés de leurs obligations.

« La Suisse s’enorgueillit de soutenir la justice internationale. L’occasion lui est offerte de traduire cet engagement en actes », a conclu Salil Shetty.



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  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

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