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06/04/2011

n°10 - Journal de Côte d’Ivoire - 15-03 au 06-04 - :- Suite - Libye, Côte d'Ivoire... les guerres coloniales de l'Occident.


n°10 - Journal de Côte d’Ivoire  - 15-03 au 06-04 - :- Suite -  Libye, Côte d'Ivoire... les guerres coloniales de l'Occident.


Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources



       Journal de Côte d’Ivoire  

     n°10            15-03 au 06-04    

 C.Debroeder &  M.Lemaire



Les informations contenues dans ce journal sont obtenues par la lecture journalière des journaux en ligne  des journaux en ligne suivants:

                  (Afp- ats - Ap - Reuters, Al-manar - Chine nouvelle-  CPI - IPC –Novosti-  PNN- Wafa –Sana – Radio chine internalionale - Al Manar & XINHUANET (Chine) 

   Mes informations sont le résultat de recoupements car les médias occidentaux donnent des informations qui ou se contredissent ou ne prennent en note qu’une partie des infos



Le journal de Côte d'Ivoire se retrouve

a) sur nos  blogs :  http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                               http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dirak-de-m-lemaire.html

c) sur le site de Eva Resis :  no-war.over-blog.com

d) Et Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

e) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-              solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire

2 Politique 

2-1 Côte D'Ivoire

3-2  Politique internationale

4 Médias

4-1 Video : Laurent Gbagbo s'explique sur euronews

4-2 Video : Guerre en Côte d'Ivoire: causes, acteurs et conséquences.

4-3 Video : L'Afrique et la Communauté internationale.

4-4 De graves violations des Droits de l’Homme par les pro-OUATTARA

4-5  Les vérités cachées sur les massacres de civils.

5  Courrier des lecteurs & trouvé sur le net 

5-1 Dris : Libye- Côte d’ivoire - Deux poids, deux mesures.

5-2 Marc Tertre : Les troupes françaises doivent partir.



2 Politique 

2-1 Côte D'Ivoire

Obama reconnaît Ouattara comme président.

 Barack Obama s'est adressé aux Ivoiriens dans un message vidéo.Le président s'est inquiété(…) de la poursuite des violences, alors que le pays est au bord de la guerre civile.

Les Etats-Unis reconnaissent Alassane Ouattara comme le dirigeant "démocratiquement élu" et légitime de la Côte d'Ivoire, a affirmé Barack Obama, vendredi 25 mars.

"Les élections de l'an dernier ont été libres et justes" ajoute le président américain dans un message vidéo aux dirigeants et au peuple de ce pays.

Un message d'"espoir"

Si le président sortant Laurent Gbagbo et ses partisans continuent à s'accrocher au pouvoir, cela "mènerait à plus de violence, à plus de civils innocents tués et blessés ainsi qu'à un plus grand isolement diplomatique et économique", ajoute Obama.

Le président estime que les Ivoiriens méritent "un avenir d'espoir, pas de peur" et qu'il était temps que la démocratie triomphe dans cette nation d'Afique de l'ouest. "Vous méritez des dirigeants comme le président Ouattara, qui peut replacer votre pays à sa place légitime dans le monde", a encore affirmé le chef d'Etat en s'adressant aux Ivoiriens.

"Ceux qui choisissent cette voie auront un ami et un partenaire dans les Etats-Unis d'Amérique", a-t-il conclu.

Nouvelobs.com - AFP

25-03


2-2 Des Canons ... pas du beurre

Sur le théâtre des opérations les combattants d’Alassane sont appuyés par la « Force Licorne » et des soldats de l’« Opération de l’Onuci » qui participent aux combats avec chars et appuis aériens.

Si les partisans d’Alassane Ouattara appuyés par leurs alliés, ont occupé facilement les villes de l’intérieur du pays, leur offensive dans la capitale se heurte à une farouche résistance des « Forces de défense et de sécurité ».

http://africdossier.oldiblog.com/?p…

3 avril

En Côte d’Ivoire, 14 soldats de types européens ont été retrouvés morts suite aux affrontements au siège de la maison de la télévision nationale. C’est une preuve absolue que l’armée française participe directement aux combats en Côte d’Ivoire.

L’impérialisme français ne s’est donc pas contenté d’acheter des mercenaires et d’armer des supplétifs africains pour recoloniser le pays.

 

14 soldats de types européens ont été retrouvés morts suite aux affrontements au siège de la maison de la télévision nationale, a annoncé Alain Toussaint, conseiller du Président Laurent Gbagbo. Une information confirmée par plusieurs témoins joint sur place à Cocody (commune présidentielle).

Les forces Pro-Ouattara, soutenues par leurs alliés de la « Licorne » et de l’« ONUCI », ont échoué dans leur tentative de prise de la télévision nationale. Les combats d’une violence extrême, ont endommagé certaines installations de la « RTI », provoquant la suspension des émissions de la télévision.

Les combats à l’arme lourde se poursuivaient vendredi matin 1er avril 2011 à Abidjan autour de la résidence du président ivoirien Laurent Gbagbo et du palais présidentiel (Plateau, centre des affaires).

http://africdossier.oldiblog.com/?p…

 

Les « FDS » ont conservé le contrôle vendredi de la « Radio Télévision Ivoirienne (RTI) » dans le quartier présidentiel de Cocody à l’issue d’âpres combats les opposants aux rebelles d’Alassane Ouattara, a constaté un journaliste de « Directscoop ».

« Il y a une fumée qui sort de la + RTI + mais ce sont nos forces de la garde républicaine qui y sont », rapporte une riveraine. La violence des combats aurait causé d’énormes dégâts d’où la suspension des émissions.

Il y aurait de lourdes pertes dans le camp des forces de Ouattara, dont « des mercenaires blancs » selon une source militaire. Un ratissage est en cours pour débusquer « les fuyards ».

http://africdossier.oldiblog.com/?p…

 


Les forces françaises contrôlent l’aéroport d’Abidjan.

Les forces françaises, en Côte d’Ivoire, ont pris le contrôle de l’aéroport d’Abidjan, et alors qu’elles enregistraient l’arrivée de 300 hommes en renfort.
Le camp de Laurent Gbagbo, qui refuse toujours de quitter le pouvoir, dénonce la mission française «Licorne», à Abidjan, l’accusant d’agir «comme une armée d’occupation». Cette mesure, a expliqué le colonel Thierry Burkhard, Porte-parole de l’état-major des armées, à Paris, vise «à permettre aux appareils civils et militaires de se poser sur l’aéroport, afin que les ressortissants étrangers qui le souhaitent, puissent quitter le territoire ivoirien». Le Président français, Nicolas Sarkozy, tenait, dimanche, une réunion, sur la Côte d'Ivoire, avec le ministre de la Défense et le chef d'état-major des armées. Selon l'Elysée, cette réunion a pour but de faire un nouveau point, sur la situation, en Côte d'Ivoire.

  04/04/2011

http://french.irib

 

C’est l’armée française qui recolonise le pays….

2 avril

Côte d’Ivoire : participation de l’ONUCI et de la force Licorne à l’offensive des rebelles armés d’Alassane Ouattara contre l’état ivoirien.

http://afrohistorama.over-blog.com/…

Amis de la Souveraineté, de la Démocratie et de la Paix. Les informations concordantes qui nous reviennent sur la participation effective des troupes armées de l’ONUCI et de la Force Licorne de l’Armée françaises auprès des troupes rebelles d’Alassane OUATTARA soulèvent des interrogations graves.

En effet, peut-on laisser quelques personnes dévoyer l’idéal de fraternité et de paix entre les Nations, voulu par les Etats membres de l’Organisation des Nations Unies (ONU) ? L’ONU a pour socle le respect de la souveraineté des Etats membres, dont le principe de non-ingérence est le corollaire.

Doit-on rappeler que le président Laurent Gbagbo a été élu et proclamé par le Conseil constitutionnel ivoirien. Que le candidat malheureux Alassane Ouattara s’est rendu coupable de tricheries, de violences et de fraudes durant le processus électoral.

En assistant une rébellion armée contre les Institutions d’un Etat membre, quel message le Président SARKOZY, le Secrétaire Général de l’ONU M. BAN Ki Moon et son Haut-Représentant M. CHOI entendent-ils envoyer au peuple ivoirien en particulier et au peuple africain en général ?

Aurait-on oublié que l’ONU avait pour mandat de démilitariser les rebelles avant les élections ? Que depuis l’annonce de sa défaite électorale le candidat Ouattara est entré à nouveau en rébellion ? Que ses "hommes", malgré les silences coupables des médias occidentaux, tuent depuis le mois de décembre… que ces mêmes "hommes", si l’on en croit un récent sujet sur France 2, ne sont que des adolescents armés, des enfants-soldats.

Aurait-on oublié, surtout, que le recomptage des voix, un moment proposé, fut qualifié par M.Ban Ki Moon d’"injustice" ? Devrait-on conclure qu’à l’injustice des chiffres on préfère la justesse du nombre de morts ?

Doit-on rappeler que le peuple ivoirien, malgré la crise économique consécutive à la crise politique de 2002, a financé seul le processus électoral le plus cher du monde, pour un coût total de 240 milliards Francs CFA ?

Les Etats membres de l’ONU et toutes les organisations continentales et régionales peuvent-ils cautionner la collaboration manifeste entre d’une part, la rebellion armée de M. Alassane OUATTARA et d’autre part, les forces de l’ONUCI et la Force Licorne de l’armée française, pour une simple question post-électorale ?

L’amitié du Président SARKOZY dont M. Alassane OUATTARA se prévaut, peut-elle justifier la désorganisation de la société ivoirienne et les massacres de la population civile par les Rebelles de M. Alassane OUATTARA, en vue d’une prise hypothétique du pouvoir ?

Il est temps que toutes les personnes éprises de Paix, de Démocratie et de Liberté, s’élèvent clairement contre cette ingérence grave qui menace non pas simplement la CÔTE D’IVOIRE mais également la stabilité même de tous les Etats africains.

La Constitution d’un Etat membre des Nations Unies s’impose à tous et reste non-négociable.

http://mai68.org/spip/spip.php?article2548



2-3 Sur le terrain

Les pro-Ouattara contrôlent les livraisons de cacao. 31/03/2011

Les forces du président ivoirien reconnu par la communauté internationale, Alassane Ouattara, ont pris le contrôle du port de San-Pedro (sud-ouest), principale plateforme des exportations de cacao, annoncent jeudi les médias locaux.
"Ils (les pro-Ouattara -ndlr)  contrôlent le port, tous les secteurs stratégiques de la ville", a indiqué un habitant cité par les médias.
"Ils ont le contrôle total de la ville depuis 04H00 (locales et GMT). Ils ont lancé une offensive de 22H00 à 01H00 et après ils ont procédé à des ratissages. Actuellement, ils patrouillent dans la ville à bord de 4X4, armés de Kalach(nikov) et de lance-roquettes", a-t-il ajouté.
Le président sortant, Laurent Gbagbo, a refusé de céder son poste à son rival Alassane Ouattara au terme de l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire de l'an dernier, même si la communauté internationale  a reconnu ce dernier comme président légitimement élu.
http://fr.rian.ru  



3-2  Politique internationale

Les organisations

ONU

Le Conseil de sécurité parlera sanctions.  

26/03

Le Conseil de sécurité de l'ONU se penchera la semaine prochaine sur l'adoption de sanctions contre le régime ivoirien de Laurent Gbagbo, a annoncé vendredi à New York Gérard Araud, représentant de la France auprès des Nations unies.
Présenté par la France et le Nigéria, le projet prévoit des sanctions appelées à assurer le départ du président sortant Laurent  Gbagbo, qui refuse de quitter son poste depuis sa défaite dans le deuxième tour de la présidentielle en décembre 2010. Les auteurs du projet souhaitent mettre fin aux violences contre les civils et interdire l'utilisation d'armes lourdes contre la population.
Par ailleurs, la résolution propose de traduire le dossier de M.Gbagbo devant la Cour internationale de la justice (CIJ).
A l'issue du second tour de l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire le 4 décembre, la Commission électorale centrale a constaté la victoire du leader de l'opposition Alassane Ouattara. Le Conseil constitutionnel a cependant invalidé les résultats du scrutin dans plusieurs régions du pays, attribuant de fait la victoire au président sortant, Laurent Gbagbo. MM.Gbagbo et Ouattara se sont proclamés présidents, ont tous deux prêté serment et ont chacun formé leur gouvernement. La légitimité de M.Ouattara a été reconnue par l'Union africaine et l'ONU.
La communauté internationale (y compris les Etats-Unis, la France, l'ONU et l'Union africaine) a sommé M.Gbagbo de céder sa place au candidat élu. La crise politique a provoqué de nombreux affrontements et troubles populaires qui ont déjà fait 462 morts dont 52 la semaine dernière, selon certaines informations.

 http://fr.rian.ru

« Résolution 1975 » de l’« ONU »

NOTE :

La « résolution 1975 » de l’« ONU » votée mercredi 30 mars 2011 a demandé « à toutes les parties d’œuvrer à la solution politique d’ensemble de l’+ Union Africaine (UA) +, se félicitant de la décision prise le 10 mars 2010 par le + Sommet du Conseil de paix et de sécurité de l’UA + de nommer un haut représentant chargé de la mise en œuvre de la solution politique d’ensemble ».

Cette « résolution » engage par ailleurs « toutes les parties à coopérer pleinement avec lui ». Ouattara, fort du soutien de ses alliés (« ONUCI » et « Licorne ») a décidé de l’option militaire après avoir récusé le haut représentant désigné et engagé les hostilités en ouvrant des fronts militaires à l’ouest, au centre et à l’est du pays avant d’engager la « bataille d’Abidjan ».

Le représentant spécial du Secrétaire Général de l’« ONU », Choï Young-Jin, par une « certification » controversée, des résultats provisoirs de la « Commission électorale indépendante (CEI) » a créé la confusion sur les résultats de l’élection présidentielle et replongé le pays dans une grave crise.

Le « Conseil Constitutionnel », plus haute juridiction chargée de donner les résultats définitifs, a proclamé et investi Laurent Gbagbo, Président de la république. Une décision conforme à toutes les résolutions de l’« ONU » relatives à la Côte d’Ivoire, qui réaffirment le ferme attachement de l’organisation au respect de la souveraineté et de l’indépendance de ce pays.

La Côte d’Ivoire est plongée dsans une crise post-électorale depuis le 28 novembre 2010. L’« Union Africaine » vient de demander à Gbagbo de céder le pouvoir à son rival Alassane Ouattara.

http://mai68.org:80/spip/spip.php?article2558


UA

Processus de sortie de crise

La Conseil de Paix et de Sécurité réunit à Addis-Abeba le 10 mars 2011 a, au terme de ses travaux, adopté un communiqué qui en son point 10,

« Demande au Président de la Commission de nommer un Haut Représentant chargé de la mise en œuvre de la solution politique d’ensemble, telle qu’entérinée par le Conseil et de mener à bien le processus de sortie de crise selon les modalités ci-après :
Tenue, sous l’égide de l’UA, dans un délai de deux semaines maximum, de négociations entre les parties ivoiriennes afin d’élaborer un Accord de sortie de crise sur la base des propositions du Groupe de haut niveau telles qu’entérinées par le Conseil, avec l’octroi de toutes les garanties nécessaires pour tous les acteurs concernés en particulier, le Président sortant, SE Laurent Gbagbo ;
Mobilisation de l’appui des partenaires de l’UA en vue de la conclusion rapide de l’accord de sortie de crise ;
Soumission à une réunion du Conseil, d’un rapport exhaustif sur les résultats de ses efforts. »
Pour accomplir cette mission, le Président de l’UA a désigné, ce samedi 26 mars 2011, Monsieur José BRITO, ancien Ministre des Affaires Etrangères du Cap-Vert, en qualité de Haut Représentant.
La Présidence de la République de Côte d’Ivoire regrette vivement de n’avoir, ni été consulté, ni été approché comme il sied dans le traitement de cette question, et comme promis par M. le Président de la Commission de l’UA à M. Le Président de la République, dans un esprit de consensus.
Aussi, la Présidence de la République tient-elle à exprimer sa surprise quant à la nomination de M. José BRITO dans cette fonction, compte tenu de ses relations personnelles et de ses accointances politiques, connues de tous en Côte d’Ivoire, avec le Président sortant M. Laurent GBAGBO. De plus, cette décision n’est pas conforme à la volonté exprimée de nommer un ancien Chef d’État dans cette fonction.
En conséquence, la Présidence de la République de Côte d’Ivoire récuse M. José BRITO en qualité de Haut Représentant de l’UA pour la Côte d’Ivoire.
Fait à Abidjan, le 26 mars 2011

http://news.abidjan.net/h/395480.html


Europe

1 Russie

Moscou salue la résolution du Conseil de sécurité.

Moscou espère que la résolution du Conseil de sécurité de l'Onu  sur la Côte d'Ivoire rendra plus efficaces les efforts de la communauté internationale pour désamorcer la crise politique dans ce pays africain, a déclaré jeudi Alexandre Loukachevitch, porte-parole de la diplomatie russe.
"Hier, le Conseil de sécurité de l'Onu a adopté à l'unanimité une résolution sur la Côte d'Ivoire. Elle exhorte les parties en conflit à arrêter immédiatement toute violence à l'égard de la population civile. Le document impose également des sanctions ciblées visant le président ivoirien sortant Laurent Gbagbo et son entourage", a rappelé le diplomate.
Selon M.Loukachevitch, la résolution "tient compte des décisions appropriées du Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine (UA) et de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (ECOWAS)".  
"La résolution appelle aussi le président ivoirien sortant à céder immédiatement le pouvoir", a ajouté le porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères.
Par ailleurs, le Conseil de sécurité apporte son "plein appui" aux forces de l'Onu en Côte d'Ivoire (Onuci) dans l'usage de "tous les moyens nécessaires" afin de protéger les civils et empêcher l'utilisation d'armes lourdes.
Le président sortant, Laurent Gbagbo, a refusé de céder son poste à son rival Alassane Ouattara au terme de l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire l'an dernier, même si la communauté internationale a reconnu ce dernier comme président légitimement élu.

http://fr.rian.ru



4 Médias

4-1 Video  : Laurent Gbagbo s'explique sur euronews

Vidéo :http://www.youtube.com/watch?v=43hjwclitak&NR=1&feature=fvwp

 


4-2 Video : Guerre en Côte d'Ivoire: causes, acteurs et conséquences.

Komla KPOGLI se prononce sur la guerre en Côte d'Ivoire. Il dresse le portrait des acteurs, rappelle quelques évènements historiques et décrit le rôle de l'ONU et de la France dans cette guerre.

Web.

4 VIDEOS A VISIONNER SUR LE LIEN  http://lajuda.blogspot.com

anti-fr2-cdsl-air-etc.over-blog.com/article-guerre-en-cote-d-ivoire-causes- acteurs-et-consequences-videos-71018109.html

 


4-3 Video : L'Afrique et la Communauté internationale.

Extrait de la communication de Komla Kpogli lors de la conférence de l'UPAF

11 mars 2011 à Genève.

Il revient ici sur la notion de la Communauté internationale et aussi sur la Libye. l'Afrique et la Communauté internationale.

Vidéo http://www.youtube.com/watch?v=3EGTG8uN-e4&feature=player_embedded#at=32

 


4-4 De graves violations des Droits de l’Homme par les pro-OUATTARA sur RFI :

BOURTHOUMIEUX
Avocats à la Cour
17, rue Marbeau
75116 PARIS

http://www.rfi.fr/contenu/onu-crain

http://mai68.org/spip/spip.php?article2548


4-5  Les vérités cachées sur les massacres de civils.
Dans ses bandeaux d'information du 2 avril, LCI, La Chaine de l'Info en continu écrit:

"Côte d'Ivoire: 330 morts à Duékoué dont 100 personnes tuées par des mercenaires pro-Gbagbo à Duékoué (ONU). "Plus de 800 personnes exécutées" dans cette ville depuis novembre (FIDH)
(et dans le bandeau qui suit juste après)
"Côte d'Ivoire: Les personnes tuées par les forces d'Alassane Ouattara, cette semaine à Duéloué dans l'Est du pays, étaient "des miliciens et non pas des civils" (porte parole)".

Dans ses bandeaux d'information du lendemain 3 avril, on peut lire:

"Côte d'Ivoire: 330 morts à Duékoué dont 100 personnes tuées par des mercenaires pro-Gbagbo à Duékoué (ONU). "1000 morts ou disparus au total dans cette ville selon l'ONG CARITAS." 
(et dans le bandeau qui suit juste après)
"Côte d'Ivoire: Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon demande à Alassane Ouattara de prendre des mesures contre ceux qui ont pris part au massacre de huit cent personnes à Duékoué."
Les Ivoiriens qui ont vu ces bandeaux ont vite compris le manque de professionnalisme avec lequel est traitée l'information sur leur pays en proie à la guerre civile.
Ils connaissent la ville de Duékoué à l'Ouest du pays, à moins de 100 km de la frontière avec le Libéria.
Mais une ville à l'Est du pays qui s'appelle Duéloué, ils ne connaissent pas.
En tout cas, ils ont tous compris que le massacre de Duékoué est l'œuvre des forces de celui qui est soutenu par ladite communauté internationale et qui accuse son adversaire de crimes contre l'Humanité.
Mais ce manque de professionnalisme flagrant de la part de journalistes Français est peut-être une façon pour eux de manifester leur désapprobation de la désinformation qu'on leur demande de véhiculer.
Car si l'on écoute ce qui est dit sur les autres chaines internationales, l'information est plus claire.
La chaîne britannique Sky News affiche dans son bandeau d'information du 3 avril:

"AFP: UN Chief Ban Ki-Moon demands Ouattara takes action against followers who massacred 800 people" (traduction AFP: le chef de l'ONU, Ban Ki-Moon demande à Alassane Ouattara de prendre des mesures contre ses partisans qui ont massacrés 800 personnes")

Sky News précise par ailleurs que "selon la Croix-Rouge, plus de 800 personnes ont été tuées en un seul massacre à Duékoué.
Où il apparaît que l'information est pourtant diffusée par l'AFP, Agence Française de Presse, et qu'elle est sans équivoque.
On notera aussi que le secrétaire général de l'ONU n'accuse pas Ouattara des crimes commis par ses partisans; ils lui demandent seulement de "prendre des mesures" contre ses partisans criminels. Il n'en est pas de même quand il s'agit de Laurent Gbagbo.
La correspondante de RDI, chaîne Canadienne du Réseau De l'Information rapporte que "l'ONU s'inquiète de violations graves dans l'Ouest du pays, de violations de droits de la personne commises par les forces pro-Ouattara, pas juste ces derniers jours, mais ces dernières semaines et ces derniers mois; on parle de massacres épouvantables de femmes enceintes et de bébés".
Le correspondant de la BBC à Duékoué rapporte qu'il y a des corps partout autour de lui.
La BBC rapporte que selon l'ONU, plus de 330 personnes ont été tuées à Duékoué quand les forces de Ouattara ont pris la ville et que la plupart l'ont été des mains des combattants partisans de Ouattara.
Pendant ce temps, les ressortissants des pays riches sont protégés par l'armée française, alors que les civils Ivoiriens des deux camps et les ressortissants des autres pays Africains sont contraints de fuir les zones de combats avec leurs propres moyens.
Les Africains comprendront que les pays colonialistes qui prétendent vouloir les aider ne sont interessés que par les ressources de l'Afrique: ressources du sol ou ressources humaines, tout au service du Colon.
Gilbert Léonard



 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net 

Ndlr :La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme

5-1 Dris : Libye- Côte d’ivoire - Deux poids, deux mesures.

 Alors que des affrontement ont lieu chaque jour en Côte d'Ivoire, le journal Abidjan.net à publié une analyse signée Dao Maïmona dénoncant le deux poids deux mesures de la communauté internationale.

Elle explique que bon nombre d'ivoiriens s'interrogent pour savoir si la communauté interationale aurait abandonné la Côte d'Ivoire.  "Les ivoiriens ont l’impression qu’ils ont été oubliés par l’ONU, l’Union Européenne, les Etats-Unis d’Amérique, la France, etc. au détriment des révolutions arabes. " écrit-elle.

Dao ajoute que les ivoiriens s'expliquent difficilement la promptitude avec laquelle la communauté internationale avec la France, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis en tête, a réagi dès l’éclatement de la crise libyenne.

Selon sa propre l'ecture des evenements en lybie, elle pense que, "pour stopper le carnage orchestré par Mouammar Khadafi contre son peuple, les grandes puissances ont pratiquement engagé une course contre la montre pour faire voter au conseil de sécurité de l’Onu une résolution permettant la mise en place d’une zone d’exclusion aérienne."

Ajoutant que les ivoiriens "s’expliquent difficilement toute chose qui permettra des frappes ciblées sur les positions du dirigeant libyen."

La journaliste rappel que "justifiant l’activisme de son pays, Alain Juppé, ministre des affaires étrangères française, lors de son plaidoyer à l’ONU, avant le vote de la résolution, a tenu ces propos on ne peut plus judicieux : « Chaque jour, chaque heure qui passe alourdit le poids de la responsabilité qui pèse sur nos épaules. Prenons garde d’arriver trop tard, ce sera l’honneur du Conseil de sécurité d’avoir fait prévaloir en Libye la loi sur la force, la démocratie sur la dictature, la liberté sur l’oppression»."

 "L’autorisation de l’usage de la force a eu l’effet escompté. Dès l’annonce du vote de la résolution, le pouvoir libyen a annoncé l’arrêt des combats. En tout cas, du côté de ses troupes. Toute chose qui a surpris plus d’une personne, quand on sait qu’à quelques heures du vote, il promettait de prendre la ville de Benghazi, fief des insurgés. « La Libye met fin à toutes les opérations militaires à la suite de la résolution votée par le conseil de sécurité de l’ONU », a déclaré M Moussa Koussa, ministre des Affaires étrangères libyen. Mouammar Kadhafi veut aujourd’hui négocier avec son opposition, là où il parlait de « purger toutes les villes libyennes des cafards et insectes ». On peut donc le dire, la mobilisation de la communauté internationale a eu raison des velléités sanguinaires de Kadhafi." selon elle.

Dans son article, la journaliste conclu que "c’est pourquoi les Ivoiriens ne comprennent pas pourquoi tant de tergiversations de la part de cette même communauté dans la gestion de la crise ivoirienne. Surtout qu’elle est déjà présente en Côte d’Ivoire, à travers la mission sa paix (ONU-CI). Certes, Kadhafi utilisait des avions de combat contre son peuple, mais les chars, les obus de Gbagbo, président perdant de l’élection présidentielle, ne tuent t-ils pas de façon atroce les femmes, les jeunes et les enfants en Côte d’Ivoire ? Que faut-il au Conseil de sécurité de l’ONU pour voter une résolution afin de mettre fin à la souffrance du peuple ivoirien ? En tout état de cause, cette résolution n’arrivera-t-elle pas trop tard en Côte d’Ivoire ? La communauté internationale pourra-t-elle assumer cet autre échec après celui du Rwanda ? Quelle excuse aura-elle, quand on sait que les crimes sont perpétrés en sa présence ?
L’histoire nous le dira certainement, en entendant, chaque jour qui passe alourdit de plus le poids de la responsabilité internationale en Côte d’Ivoire, pour paraphraser le ministre Alain Juppé.

DRIS pour stcom.net et tous les opprimés

AP

18 mars

http://news.stcom.net/modules.php?name=News&file=article&sid=6011


5-2 Marc Tertre : Les troupes françaises doivent partir.

Igrek

Alors que les troupes françaises ont pris le contrôle de l'aéroport d'Abidjan et reçu le renfort de 300 troupes - opération décidée unilatéralement par Paris - que Sarkozy organise aujourd'hui une réunion d'urgence à l'Elysée, le vrai visage des opérations guerrières en Côte d'Ivoire apparaît.

Ainsi, voilà une puissance occupante, la France, qui dicte à un pays souverain qui doit rester - Alassane Ouattara - et qui doit partir - Laurent Gbagbo. Quatre mois de campagne politique forcenée auront convaincu le "français moyen" qu'il y a là un président "démocratiquement élu" et un dictateur infâme qui s'accroche au pouvoir et fait couler le sang. De longs développements sur les menaces qui pèsent sur les "ressortissants français" en Côte d'Ivoire lui feront considérer avec sympathie la présence rassurante des soldats de l'opération Licorne. L'effrayante complaisance des grands médias français, sur tout ce qui touche de près ou de loin aux intérêts des réseaux françafricains, fait le reste.

Ce n'est pourtant pas la première fois que l'armée française effectue son putsch sur la Côte d'Ivoire: en novembre 2004, sur ordre de Jacques Chirac, elle intervenait directement dans le conflit opposant les forces loyales à Laurent Gbagbo aux "rebelles" du Nord du pays - réduisant à néant l'aviation ivoirienne, puis occupant l'aéroport d'Abidjan. Dans sa besogne, l'armée française ne rechignait pas à tirer sur la foule, faisant des dizaines de victimes, d'abord à l'aéroport, puis le 9 novembre à l'Hôtel Ivoire. Evénements toujours contestés ou maquillés côté français. La polémique occulte pourtant l'essentiel dans cette affaire: de quel droit une armée étrangère s'arroge-t-elle le droit d'exercer son contrôle sur la capitale de la Côte d'Ivoire, ses moyens militaires, ses moyens de transport et de communication?

Les événements actuels sont le produit de cette ingérence permanente, de cette tutelle inique sur un pays où d'innombrables groupes français - Bolloré, Bouygues, Total, Orange, Air France, EDF... - ont d'importants intérêts. Plus encore, la Côte d'Ivoire occupe une place décisive pour la survie de la tutelle française sur l'ensemble des pays d'Afrique de l'Ouest où la France conserve des positions dominantes, quoique déclinantes.

Ouattara, éternel poulain de la Françafrique

L'homme que les médias français et l'Elysée s'acharnent à présenter comme le "président élu" de la Côte d'Ivoire entretient des relations plus qu'étroites avec l'Etat et le patronat français: ancien vice-président du FMI, ancien ministre d'Houphouët-Boigny, il entretiendrait une relation d'"amitié" avec Martin Bouygues et a été marié par Nicolas Sarkozy, alors maire de Neuilly. Il semble devoir à ce mariage avec une personnalité éminente des réseaux françafricains une bonne partie de sa carrière politique.

Après la mort d'Houphouët-Boigny et la situation de crise que traverse la côte d'Ivoire, Paris n'a pas ménagé ses efforts pour promouvoir l'équipe Ouattara à la tête du pays. En 1999, le coup d'Etat du général Gueï vise à placer à la tête de l'Etat des proches de Ouattara, mais cette fraction est défaite par celle de Laurent Gbagbo - lui-même asseyant son autorité sur une démagogie ethniciste, celle de l'"ivoirité" et des pogromes anti-burkinabés. Il s'agit donc d'un bal de salauds: mais l'un de ces salauds est soutenu par la France, tandis que l'autre laisse entendre qu'il n'octroiera aucun passe-droit aux groupes français.

En 2002, nouvelle tentative de putsch qui se solde par un échec et la mort de Gueï:  c'est alors qu'apparaît la "rebellion" ivoirienne, dont les principales composantes sont soutenues et armées par le Burkina-Faso de Blaise Compaoré, proche de Paris... et de Ouattara. Le président français Chirac intervient directement en 2004 (voir plus haut) pour s'imposer en arbitre... éminemment partial dans ce pays cassé en deux par les manoeuvres françafricaines. L'ONU apportait sa caution a posteriori aux opérations néo-coloniales de Paris, dépêchant auprès des troupes françaises une force de "casques bleus" - l'ONUCI - qui joue pratiquement le rôle de supplétif et de couverture.

Les accords de Marcoussis (2003), Accra (2004) et tous ceux qui ont suivi sont marqués du sceau de l'ingérence française dans tous les aspects de la vie politique ivoirienne. Pratiquement, Paris oeuvre à imposer son point de vue dans la formation de toutes les institutions et instances pour la sortie d'une "crise" qu'il a constamment attisée, jusque dans la composition du gouvernement. Il en a été ainsi des "élections" ivoiriennes de décembre 2010, dont les résultats étaient écrits d'avance.

2010: un nouveau putsch maquillé en "élections libres"

Présentées comme des "élections libres" et "transparentes", les élections présidentielles ivoiriennes de décembre 2010 ont donné ce qu'elles pouvaient donner dans le cadre d'un pays fractionné entre plusieurs zones d'influence de fractions rivales, qui plus est sous occupation militaire de la France et de l'ONU: chacun a décrété les résultats qu'il a voulus. Un communiqué de l'association Survie expose dans le détail le déroulement de ce pseudo-"scrutin": membres de la "Commission Electorale Indépendante" pro-Ouattara contre "Conseil Constitutionnel" aux ordres de Gbagbo, la balle était au centre. Les arbitres - d'abord l'Elysée puis l'ONU, qui pour faire bonne mesure avait expédié sur place une poignée d'"observateurs"- désignent leur vainqueur. Une campagne médiatique massive s'engage, fidèle à la méthode Coué, qui oeuvre à présenter comme une vérité incontestable une simple affirmation partisane, par la force de la répétition.

Opérations suspendues par la révolution tunisienne, ravivées par l'échec de l'insurrection libyenne

Les révolutions tunisiennes et égyptiennes, puis la vague insurrectionnelle qui traverse toute l'Afrique du Nord et le Moyen-Orient étouffent pour un temps les bruits de bottes galvanisés par Sarkozy - d'autant plus que son gouvernement est fortement ébranlé par l'affaire Alliot-Marie et les révélations sur l'arrière-cuisine maffieuse de la politique étrangère française. De son côté, Ouattara cantonné à l'Hôtel du Golf voit échouer ses appels à manifester contre Gbagbo ou à déclencher la grève générale - éléments qui donnent la mesure de sa véritable assise populaire. Sarkozy trépigne: mais l'heure n'est assurément pas à une nouvelle aventure militaire qui ne pourrait qu'aviver la remise en cause de son gouvernement.

Après un remaniement gouvernemental, le reflux puis l'écrasement de l'insurrection libyenne donnent au président français l'occasion d'un nouveau coup de jarnac: lui qui recevait Kadhafi à Paris en 2007 pose subitement au défenseur inébranlable des peuples insurgés. Il prolonge néanmoins artificiellement les délais d'application de la résolution 1973 de l'ONU pour permettre aux troupes de Kadhafi d'entrer dans Benghazi avant de déchaîner, le premier, un déluge de feu sur la Libye. A ce stade, les "combats" ne sont déjà plus qu'un théâtre d'ombres dans lequel une armée en guenilles avance à la suite des bombardements occidentaux, et se ratatine dès que l'aviation occidentale se retire; le "Conseil National de Transition" est, quant à lui, directement colonisé par des hommes d'affaires et personnalités proches de Washington. Qu'importe: l'essentiel est que Sarkozy bénéficie dès lors d'un climat d'"union nationale" en France et que son blason international est redoré.

Les exactions commises par les partisans de Gbagbo, à la faveur d'une crise qui n'aurait jamais éclaté sans Paris, vont donner aux alliés de Ouattara l'occasion de lancer une offensive-éclair, avant que la France ne prenne directement les choses en mains.

La "résistible ascension" d'un pantin de l'Elysée

L'article de Ludovic Lament publié sur Mediapart donne de nombreux éléments de compréhension des tenants de l'intervention réussie des factions pro-Ouattara ces derniers jours: armement des "rebelles" par le Burkina-Faso proche de Paris et le Nigeria proche de Washington, retournement de veste des militaires convaincus de quitter le navire par la "communauté internationale", armement de milices qui procèdent aujourd'hui, au même titre que celles de Gbagbo, à de véritables massacres à base ethnique. Cet article esquisse aussi de très inquiétants aboutissants de l'opération: derrière le pantin Ouattara, sans réelle base sociale ou populaire propre, des chefs factieux attendent leur heure, des généraux se préparent à défendre leur pouvoir, des milices sèment les graines de la guerre civile. Après l'échec des "élections libres", on en revient aux bonnes vieilles méthodes et on fait parler la poudre.

On peut y voir l'aboutissement de la défense acharnée de ses intérêts par le lobby françafricain et par l'Etat français: plutôt que de "perdre" la Côte d'Ivoire, Paris est prêt à faire basculer ce pays dans l'anarchie la plus totale et la plus sanglante. L'intervention directe des troupes de l'opération Licorne, ces dernières heures, montre qu'il est nécessaire pour Sarkozy de jouer dès maintenant des muscles pour garder une position de faiseur de rois.

Bien sûr, comme toujours, l'opération se "justifiera" de la nécessité d'éviter un bain de sang: mais l'analyse des douze dernières années de politique ivoirienne de la France montrent que Paris porte la responsabilité première de la situation. Il n'est pas possible d'attendre du pyromane qu'il fasse oeuvre de pompier, quand on sait que l'alpha et l'oméga de toutes ses décisions sont dictées par les intérêts des grands groupes français présents sur place, au détriment des populations. Ajoutons qu'au couteau de sa présence militaire, la France associe les chaînes de la dette: deux fléaux dont l'élimination constituerait le premier élément d'une véritable autodétermination de la Côte d'Ivoire, de la fin d'un gâchis sanglant dont nous n'avons malheureusement vu que le commencement.

Alors que dirigeants du Parti Socialiste, du PCF, des syndicats ont permis à Nicolas Sarkozy de bénéficier d'un solide soutien au moment de ses manoeuvres libyennes, il serait intolérable que ces forces d'opposition persistent dans le silence complice qui a toujours été le leur  au sujet de l'Afrique subsaharienne et des crimes de la Françafrique: ils doivent faire entendre l'exigence que les troupes françaises évacuent immédiatement la Côte d'Ivoire.

Tout a fait ! Surtout que sous prétexte de protéger les habitants des exactions commises, ils servent surtout à asseoir les intérets bien compris (bien que déclinants) de la France dans son ancien  "pré carré"

extrait d'un entretien avec Vassindou Cissé, du "Collectif pour une Cote d'Ivoire Démocratique" (ccid)

La France a des intérêts à défendre en Côte d’Ivoire, d’ailleurs, en 2002 les militaires français étaient intervenus pour cela et avaient tiré sur les Ivoiriens. Ensuite, la présence française s’est déguisée en intervention de l’ONU... Comment la France est-elle impliquée aujourd’hui dans la crise ivoirienne ?

Les Français sont nombreux en Côte d’Ivoire (15000). Aujourd’hui ils sont très protégés par l’armée française qui, par contre, ne fait rien pour protéger les Ivoiriens qui sont victimes de violence de la part de l’armée ou des milices. On a l’impression qu’une vie ivoirienne a moins de valeur pour eux que la vie d’un Français. Ils disent : « Si vous touchez à un Français, on intervient » mais quand c’est un Ivoirien, personne ne bouge... Aujourd’hui, à Abidjan, les gens qui ont voté Ouattara ont du ressenti négatif par rapport à l’ONU (dont beaucoup de soldats sont français dans le cadre des forces Licorne, ndlr) et à ceux qu’elle protège dans l’hôtel du Golf (là où est réfugié Ouattara) car ils voient bien qu’ils ne les protègent pas, eux.

Si Gbagbo défendait ses intérêts, pourquoi, alors, la France ne le soutient-elle plus ?

Aujourd’hui, les Français savent que Gbagbo a perdu les élections. Ce n’est sûrement pas par souci démocratique mais pour préserver une certaine stabilité politique qui correspond aussi à la défense des intérêts français à l’avenir.

Mais si la France soutient Ouattara, c’est qu’il va aussi défendre ses intérêts ?

Je pense que de toute façon, actuellement, quel que soit le président de la Côte d’Ivoire, il ne va pas se gêner pour défendre les intérêts de la France. Aucun des candidats à ces élections n’y était opposé. Ouattara ne va pas changer fondamentalement l’attitude de la Côte d’Ivoire vis-à-vis de la France. Mais, par contre, là, ce qui se passe c’est qu’il y a violation des droits de l’homme commises par Gbagbo. Les soldats français de l’ONU sont stationnés devant l’hôtel du Golf alors que ce n’est pas ceux-là qui craignent quelque chose ! La France les protège eux alors que c’est le peuple ivoirien qui meurt tous les jours ! Les chiffres officiels sur le nombre de morts sont faux, il y a eu des centaines de morts depuis début décembre et ces soldats ne font rien ! Tous les jours il y a des morts ! Dans cette situation, il y a deux priorités : protéger les Ivoiriens (ou leur donner les moyens de se défendre comme ils le demandent) et faire en sorte que leur choix politique soit respecté.

Marc Tertre

03  Avril 2011

http://www.mediapart.fr:80/node/117903


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