Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Avertir le modérateur

17/04/2011

n°576 - Dossier de Palestine - 15-04 : Fin- L’escalade militaire israélienne contre Gaza et l’impunité d’Israël.

n°576 - Dossier de Palestine - 15-04 : Fin-  L’escalade militaire israélienne contre Gaza et l’impunité d’Israël.



L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources



Dossier de Palestine

n°576                                                     15-04

C.De Broeder & M.Lemaire

 



Vous retrouverez ce journal 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

e) sur le site de Robert Bibeau :   http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire

Fin- 

4 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

4-1 Middle East Monitor : Les témoignages des prisonniers palestiniens choquent la Conférence de Genève.

4-2 Silvia Cattori : Le Président de la République française au dîner du CRIF.

4-3 Droits pour tous" Une action en justice exigeant l'arrestation de Peres lors de sa visite en Suisse.

4-4 PCHR Gaza : Israël s’attaque aux civils dans la bande de Gaza : 8 tués en 2 jours, dont 2 enfants.

4-5 Pr. Oberlin : notre mission chirurgicale à Gaza a dû passer par les tunnels.



4 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

Ndlr : PS : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

4-1 Middle East Monitor : Les témoignages des prisonniers palestiniens choquent la Conférence de Genève.

Plus de 700 000 palestiniens ont été détenus en Israël depuis 1967, ce qui représente plus de 20% de la totalité de la population qui vit sous occupation israélienne.

Cette statistique fait partie des statistiques et des témoignages choquants qui ont été présentés à la Première Conférence International sur les droits des prisonniers et des détenus palestiniens qui s’est tenue à Genève les 11 et 12 mars.

Un panel de conférenciers, qui comprenait des parlementaires suisses, grecs et britanniques, a mis en lumière les violations des droits de l’homme dont se rend coupable Israël dans les territoires occupés de Palestine ainsi qu’à l’intérieur d’Israël. Un des organisateurs de la conférence, Muhammad Hamdan, a dit qu’il était tout à fait approprié qu’on parle du calvaire des femmes palestiniennes incarcérées dans les prisons israéliennes à l’occasion du centième anniversaire de la Journée Internationale de la Femme. Beaucoup de Palestiniennes, a ajouté Dima karam, sont forcées de donner naissance à leur enfants en prison attachées à leur lit ; on les renvoie dans leurs cellules avec leur bébé presque immédiatement.

Un des témoignages les plus bouleversants qui a fait monter les larmes aux yeux des participants a été donné par une adolescente de 14 ans, Sarah, dont le père a été jeté en prison par Israël quelques semaines avant sa naissance. "Combien de temps les enfants comme moi doivent-ils vivre comme des orphelins ? " a-t-elle demandé. "Combien de temps devrons-nous tous vivre derrière les barreaux de l’occupation ?"

Le membre du parlement britannique, Jeremy Corbyn a dit aux participants que le traitement des prisonniers palestiniens est "symptomatique de l’occupation israélienne et de son traitement de tous les Palestiniens". Il a demandé à toutes les personnes présentes de s’intéresser au cas de prisonniers individuels -il y en a 7000 détenus en Israël- pour attirer l’attention sur les violations aux droits de l’homme commises contre eux. Quelques intervenants ont fait remarquer que le monde entier avait entendu parler du soldat Gilad Shalit qui avait été capturé pendant qu’il combattait contre le peuple de Gaza mais que très peu de gens pouvaient nommer un seul prisonnier palestinien, même parmi ceux qui étaient détenus sans chef d’accusation.

Quand il a été question des actions à entreprendre, Carlo Summaruga, du parti socialiste suisse, a demandé à l’UE de renoncer à l’accord de commerce préférentiel avec Israël tant que l’état sioniste ne respecterait pas le droit et les conventions internationales. Il apparaît en effet qu’Israël soit un membre de l’Union Européenne à part entière auquel il ne manque que le nom de membre, en dépit de ses terribles violations des droits de l’homme.

Les conditions brutales d’emprisonnement et la torture que subissent les prisonniers hommes ne sont pas épargnées aux femmes prisonnières. Une prisonnière par exemple, a été pendue par au plafond de sa "petite cellule froide" alors même qu’elle souffre du les mains syndrome de Reynard, d’asthme, d’ulcères à l’estomac et d’hyper tension. Une autre prisonnière a été jetée en cellule d’isolement pour avoir osé parler à son mari qu’elle n’avait pas vu depuis sept ans, quand ils se sont tous les deux retrouvés sur les bancs d’une Cour militaire.

La première session de la conférence a été tenue dans les locaux des Nations Unies à Genève. Les organisateurs et les participants ont exprimé leur détermination de faire en sorte que des actions concrètes sortent de ces intenses discussions.

Pour consulter l’original : http://www.middleeastmonitor.org.uk...

19 mars 2011

Traduction : D. Muselet

URL de cet article 13114
http://www.legrandsoir.info/Les-temoignages-des-prisonniers-palestiniens-choquent-la-Conference-de-Geneve-Middle-East-Monitor.html


4-2 Silvia Cattori : Le Président de la République française au dîner du CRIF.
Jusqu’où la voix de la France va-t-elle descendre ?

Le discours prononcé le 9 février 2011 par le Président Nicolas Sarkozy au dîner annuel du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France) démontre – s’il en était encore besoin – l’alignement total de la France sur les intérêts d’Israël. L’abîme qui sépare cette position de celle qu’avait prise en 1967 le Général De Gaulle, apparaît proprement vertigineux.

19 février

Il y a déjà longtemps que, tout comme les congressistes états-uniens qui se bousculent aux dîners de l’AIPAC (American Israel Public Affairs Committee), le personnel politique français se presse au dîner annuel du CRIF pour y faire allégeance à Israël, comme le veulent ses organisateurs, et s’incliner respectueusement devant ce qui n’est pas seulement une organisation communautaire, mais un groupe de pression.

Premier Président de la République à s’être plié à participer aux dîners annuels du CRIF en février 2008, Nicolas Sarkozy a marqué cette année, par son discours, un pas supplémentaire dans la subordination de l’intérêt national de la France à celui d’Israël.

Se présentant comme un « ami d’Israël » Nicolas Sarkozy a commencé par quelques injonctions sur la recherche de la « paix » ; comprenez : une paix placée sous le signe de la « sécurité d’Israël », sans qu’il ne soit jamais question de justice ni même de sécurité pour les Palestiniens menacés quotidiennement par les agressions militaires israéliennes :

« Israël et sa sécurité sont pour la France non négociables, mais dans le même temps la France dit aux dirigeants d’Israël : vous devez négocier pour construire la paix. Il n’y aura pas de sécurité pour Israël sans la paix. »

Contrairement à Gilad Shalit - que Nicolas Sarkozy voit « comme un Français » alors qu’il a été fait prisonnier en opération militaire sous l’uniforme israélien - le jeune franco-palestinien Salah Hamouri emprisonné en Israël depuis près de six ans pour des raisons politiques [1] n’a naturellement pas eu droit à la moindre mention, pas plus que les milliers de prisonniers politiques Palestiniens, des civils enlevés arbitrairement de manière extrajudiciaire :

« Je n’oublie pas non plus notre compatriote, j’ai dit notre compatriote car dès mon élection j’ai dit que Gilad Shalit je le voyais comme un Français et que toucher à Gilad Shalit, c’était s’attaquer à la France (…) Je l’ai dit à ses parents Noam et Aviva, jamais nous n’’abandonnerons leur fils à son sort. Un sort que rien, je dis bien rien, ne saurait justifier. »

Nicolas Sarkozy a accusé, une fois de plus, le Président iranien de vouloir « rayer Israël de la carte », une citation mensongère puisque l’on sait que ce dernier a dit en réalité, ce qui n’est pas du tout la même chose : « L’Imam [Khomeiny] a dit que ce régime qui occupe Jérusalem doit être effacé de la page du temps. » [2].
Et, alors que c’est Tel Aviv qui dispose de l’arme nucléaire et qui menace constamment l’Iran de frapper ses installations, Nicolas Sarkozy s’est fait menaçant, accusant l’Iran de violer la loi internationale, sans un mot bien sûr pour toutes les violations du droit international par Israël :

« Que les choses soient claires, on ne peut pas accepter un Iran doté de l’arme nucléaire et de missiles dont la portée s’allonge d’année en année, en violation complète de la loi internationale. (…). Jamais je n’accepterai que des dirigeants iraniens menacent de rayer Israël de la carte. Et cette position, la France l’a affirmée à de multiples reprises. Jamais la France n’acceptera cela. Soyez certain, Monsieur le Président que le droit d’Israël à vivre en paix et en sécurité, c’est une priorité diplomatique et stratégique pour la France. »

Nicolas Sarkozy a terminé son allocution par l’énoncé de ses « convictions » sur le judaïsme et un appui réitéré à Israël :

« Je veux dire, en tant que chef de l’Etat, que le judaïsme a contribué à forger l’identité de la France. (…) Si la France a des racines chrétiennes – je l’ai rappelé et pourquoi le nier puisque c’est la vérité – la France a aussi des racines juives. La présence du judaïsme est attestée en France avant même que la France ne soit la France, avant même qu’elle ne soit christianisée. (…) Oui le judaïsme fait partie des racines de la France.
(…)
Je sais et je comprends la place particulière que l’Etat d’Israël occupe dans le cœur des juifs du monde entier. Pour la France, l’existence de l’Etat d’Israël est une exigence de la conscience universelle, et jamais les juifs de France, jamais, n’auront à choisir entre leur conscience et leur patrie. »

Alors que Nicolas Sarkozy n’a, en réalité jamais cessé de stigmatiser l’Islam et de le désigner comme une menace, cette apologie du judaïsme – expressément associée à la place que « l’Etat d’Israël occupe dans le cœur des juifs » apparaît particulièrement choquante.


Que cette voix là soit aujourd’hui celle de la France ! Qu’une telle servilité à l’égard des intérêts de l’Etat d’apartheid israélien, une telle cécité politique vis-à-vis des intérêts réels de la France, s’exprime aujourd’hui par la voix du Président de la République française, cela laisse atterrés ceux qui ont encore en mémoire la hauteur de vue, l’intelligence du propos et la lucidité prophétique du Général de Gaulle lors de sa conférence de presse du 22 novembre 1967 dont on trouvera ci-dessous la vidéo et le texte.

Aussi bien sur la forme que sur le fond, le contraste est saisissant !

Les Français sauront-ils se réveiller avant que leur Président n’entraîne leur pays dans des aventures qui ne le concernent pas, menées au seul bénéfice d’Israël ?

Lors de la prochaine élection présidentielle, si Dominique Strauss-Kahn est candidat, sauront-ils se rappeler qu’avec lui aussi les intérêts d’Israël passeront avant ceux de la France ? Ce dernier avait déclaré « se lever chaque matin en se demandant comment il pourra être utile à Israël ».

Silvia Cattori

.

Conférence de presse du Général de Gaulle, le 22 novembre 1967

Texte de la Conférence

« L’établissement, entre les deux guerres mondiales, car il faut remonter jusque là, l’établissement d’un foyer sioniste en Palestine et puis, après la deuxième guerre mondiale, l’établissement d’un Etat d’Israël, soulevaient, à l’époque, un certain nombre d’appréhensions. On pouvait se demander, en effet, et on se demandait même chez beaucoup de juifs, si l’implantation de cette communauté sur des terres qui avaient été acquises dans des conditions plus ou moins justifiables et au milieu des peuples arabes qui lui étaient foncièrement hostiles, n’allait pas entraîner d’incessants, d’interminables frictions et conflits. Certains même redoutaient que les juifs, jusqu’alors dispersés, qui étaient restés ce qu’il avaient été de tout temps, un peuple d’élite, sûr de lui-même et dominateur, n’en viennent, une fois qu’ils seraient rassemblés dans le site de leur ancienne grandeur, à changer en ambition ardente et conquérante les souhaits très émouvants qu’ils formaient depuis dix-neuf siècles : l’an prochain à Jérusalem.

Cependant, en dépit du flot tantôt montant tantôt descendant des malveillances qu’ils provoquaient, qu’ils suscitaient plus exactement, dans certains pays et à certaines époques, un capital considérable d’intérêt et même de sympathie s’était accumulé en leur faveur, surtout, il faut bien le dire, dans la chrétienté ; un capital qui était issu de l’immense souvenir du Testament, nourri par toutes les source d’une magnifique liturgie, entretenu par la commisération qu’inspirait leur antique malheur et que poétisait chez nous la légende du Juif errant, accru par les abominables persécutions qu’ils avaient subies pendant la deuxième guerre mondiale, et grossi depuis qu’ils avaient retrouvé une patrie, par leurs travaux constructifs et le courage de leurs soldats. C’est pourquoi, indépendamment des vastes concours en argent, en influence, en propagande, que les Israéliens recevaient des milieux juifs d’Amérique et d’Europe, beaucoup de pays, dont la France, voyaient avec satisfaction l’établissement de leur Etat sur le territoire que leur avaient reconnu les Puissances, tout en désirant qu’ils parviennent, en usant d’un peu de modestie, à trouver avec leurs voisins un modus vivendi pacifique.

Il faut dire que ces données psychologiques avaient quelque peu changé depuis 1956, à la faveur de l’expédition franco-britannique de Suez on avait vu apparaître en effet, un Etat d’Israël guerrier et résolu à s’agrandir. Ensuite, l’action qu’il menait pour doubler sa population par l’immigration de nouveaux éléments, donnait à penser que le territoire qu’il avait acquis ne lui suffirait pas longtemps et qu’il serait porté, pour l’agrandir, à saisir toute occasion qui se présenterait. C’est pourquoi, d’ailleurs, la Vème République s’était dégagée vis-à-vis d’Israël des liens spéciaux et très étroits que le régime précédent avait noués avec cet Etat, et s’était appliquée au contraire à favoriser la détente dans le Moyen-Orient. Bien sûr, nous conservions avec le gouvernement israélien des rapports cordiaux et, même, nous lui fournissions pour sa défense éventuelle, les armements qu’il demandait d’acheter. Mais, en même temps, nous lui prodiguions des avis de modération, notamment à propos des litiges qui concernaient les eaux du Jourdain ou bien des escarmouches qui opposaient périodiquement les forces des deux camps. Enfin, nous nous refusions à donner officiellement notre aval à son installation dans un quartier de Jérusalem dont il s’était emparé et nous maintenions notre ambassade à Tel-Aviv.

Une fois mis un terme à l’affaire algérienne, nous avions repris avec les peuples arabes d’Orient la même politique d’amitié, de coopération qui avaient été pendant des siècles celle de la France dans cette partie du monde et dont la raison et le sentiment font qu’elle doit être aujourd’hui une des bases fondamentales de notre politique extérieure. Bien entendu, nous ne laissions pas ignorer aux Arabes que, pour nous, l’Etat d’Israël était un fait accompli et que nous n’admettrions pas qu’il fût détruit. De sorte qu’on pouvait imaginer qu’un jour viendrait où notre pays pourrait aider directement à ce qu’une paix fût conclue et garantie en Orient, pourvu qu’aucun drame nouveau ne vînt la déchirer.

Hélas ! Le drame est venu. Il avait été préparé par une tension très grande et constante qui résultait du sort scandaleux des réfugiés en Jordanie, et aussi d’une menace de destruction prodiguée contre Israël. Le 22 mai, l’affaire d’Aqaba, fâcheusement créée par l’Egypte, allait offrir un prétexte à ceux qui rêvaient d’en découdre. Pour éviter les hostilités, la France avait, dès le 24 mai, proposé aux trois autres grandes puissances d’interdire, conjointement avec elle, à chacune des deux parties d’entamer le combat. Le 2 juin, le gouvernement français avait officiellement déclaré, qu’éventuellement, il donnerait tort à quiconque entamerait le premier l’action des armes, et c’est ce que j’avais moi-même, le 24 mai dernier, déclaré à Monsieur Eban, ministre des Affaires étrangères d’Israël, que je voyais à Paris. “Si Israël est attaqué”, lui dis-je alors en substance, “nous ne le laisserons pas détruire, mais si vous attaquez, nous condamnerons votre initiative. Certes, malgré l’infériorité numérique de votre population, étant donné que vous êtes beaucoup mieux organisés, beaucoup plus rassemblés, beaucoup mieux armés que les Arabes, je ne doute pas que le cas échéant, vous remporteriez des succès militaires, mais ensuite, vous vous trouveriez engagés sur le terrain et au point de vue international, dans des difficultés grandissantes, d’autant plus que la guerre en Orient ne peut pas manquer d’augmenter dans le monde une tension déplorable et d’avoir des conséquences très malencontreuses pour beaucoup de pays, si bien que ce serait à vous, devenus des conquérants, qu’on en imputerait peu à peu les inconvénients.”

On sait que la voix de la France n’a pas été entendue. Israël, ayant attaqué, s’est emparé, en six jours de combat, des objectifs qu’il voulait atteindre. Maintenant, il organise sur les territoires qu’il a pris l’occupation qui ne peut aller sans oppression, répression, expulsions, et il s’y manifeste contre lui une résistance, qu’à son tour il qualifie de terrorisme. Il est vrai que les deux belligérants observent, pour le moment, d’une manière plus ou moins précaire et irrégulière, le cessez-le-feu prescrit par les Nations unies, mais il est bien évident que le conflit n’est que suspendu et qu’il ne peut y avoir de solution sauf par la voie internationale.

Un règlement dans cette voie, à moins que les Nations unies ne déchirent elles-mêmes leur propre charte, doit avoir pour base l’évacuation des territoires qui ont été pris par la force, la fin de toute belligérance et la reconnaissance réciproque de chacun des Etats en cause par tous les autres. Après quoi, par des décisions des Nations unies, en présence et sous la garantie de leurs forces, il serait probablement possible d’arrêter le tracé précis des frontières, les conditions de la vie et de la sécurité des deux côtés, le sort des réfugiés et des minorités et les modalités de la libre navigation pour tous, notamment dans le golfe d’Aqaba et dans le canal de Suez. Suivant la France, dans cette hypothèse, Jérusalem devrait recevoir un statut international. Pour qu’un tel règlement puisse être mis en œuvre, il faudrait qu’il y eût l’accord des grandes puissances (qui entraînerait ipso facto celui des Nations unies) et, si un tel accord voyait le jour, la France est d’avance disposée à prêter sur place son concours politique, économique et militaire, pour que cet accord soit effectivement appliqué. Mais on ne voit pas comment un accord quelconque pourrait naître non point fictivement sur quelque formule creuse, mais effectivement pour une action commune, tant que l’une des plus grandes des quatre ne se sera pas dégagée de la guerre odieuse qu’elle mène ailleurs. Car tout se tient dans le monde d’aujourd’hui. Sans le drame du Vietnam, le conflit entre Israël et les Arabes ne serait pas devenu ce qu’il est et si, demain, l’Asie du Sud-Est voyait renaître la paix, le Moyen-Orient l’aurait bientôt recouvrée à la faveur de la détente générale qui suivrait un pareil événement. » [3]

Voir également :
« 
Non, Monsieur Sarkozy, c’est la sécurité des Palestiniens qui est menacée », par Silvia Cattori, silviacattori.net, 1er juillet 2008.

 [1] Voir :
 « Dossier Salah Hamouri », palestine-solidarite.org.
 « Lettre à Bernard Kouchner », par Jean-Claude Lefort, palestine-solidarite.org, 30 octobre 2010.
 « Message de Denise Hamouri », mère du détenu, palestine-solidarité.org, 23 octobre 2008.

[2] « The Imam said this regime occupying Jerusalem must vanish from the page of time »
Voir : « 
“Whiped of the Mapp” – The Rumor of the Century », par Arash Norouzi, mohammadmossadegh.com, 18 janvier 2007.

[3] Source :
http://egea.over-blog.com/pages/De_Gaulle_conference_de_presse_du_22_XI_1967_Israel-492069.html

http://www.silviacattori.net/article1538.html


4-3 Droits pour tous" Une action en justice exigeant l'arrestation de Peres lors de sa visite en Suisse.

L’Association juridique européenne « Association "Droits pour tous" » a présenté une action en justice pour l'arrestation du président Shimon Peres, à son arrivée en Suisse, le lundi 28 / 3, l'accusant d'avoir commis des "crimes de guerre et crimes contre l'humanité" contre le peuple palestinien.

"Nous avons déposé aujourd'hui devant le procureur général suisse, une plainte pour demander l'arrestation du président israélien Shimon Peres, lors de sa visite en Suisse ", a souligné, lundi, Anwar Gharbi, le président de l'association suisse "Droits pour tous», membre de la «Campagne européenne pour lever le siège sur Gaza.

Gharbi a affirmé dans une déclaration à la presse écrite dont le  "le Centre Palestinien de l'Information», a reçu  une copie: "Les autorités suisses doivent arrêter Peres à cause des crimes commis, en particulier que leur dossier des droits de l'homme et humanitaire nécessite de le faire, autant que le rapport onusien de Goldstone sur la guerre israélienne contre Gaza accuse (Tel Aviv) et ses dirigeants qu'ils ont commis des crimes de guerre et crimes contre l'humanité, suite à l'assassinat de plus de 1450 Palestiniens dont la majorité des femmes et des enfants, au cours des 22 jours ".

Il a, en même temps, indiqué  que plus de 20 organisations des droits humains et de soutien populaire à la cause palestinienne, ont appelé à des manifestations et des sit-in, lundi, devant le siège du gouvernement suisse à Genève, pour protester contre la visite prévue du président sioniste Shimon Peres à la Suisse.

Association "Droits pour tous"

29 Mars

 http://www.palestine-info.cc/fr/

 


4-4 PCHR Gaza : Israël s’attaque aux civils dans la bande de Gaza : 8 tués en 2 jours, dont 2 enfants.

Les Forces d’Occupation Israéliennes (FOI) ont continué à commettre des crimes de guerre dans la bande de Gaza et ont intensifié leurs bombardements aériens et d’artillerie sur des zones habitées.

Un des enfants assassinés dans l’attaque israélienne - Photo : Ma’an/Mohammed Abed

Ces bombardements prennent clairement pour cible des civils palestiniens. Hier, 22 Mars 2011, les FOI ont assassiné quatre civils palestiniens. Deux enfants ont été tués. Un homme, sa petite-fille, son cousin et un voisin ont également été tués.

Onze autres civils, dont huit enfants, ont été blessés dont trois grièvement. Ces enfants ont été pris pour cible alors qu’ils jouaient au football près de leurs maisons dans le quartier al-Shejaeya dans l’est de la ville de Gaza.

Ce matin la radio israélienne a prétendu que l’un des obus avait dévié de sa course, causant les tués et blessés. L’enquête menée par le PCHR réfute cette allégation des troupes israéliennes d’occupation. Une zone habitée a été la cible de quatre tirs obus. Que l’un des obus ait dévié ou non de sa ligne de visée, ce ciblage d’une zone habitée devait fatalement faire des victimes civiles.

Selon une enquête menée par le PCHR, à environ 15h10 le 22 Mars 2011 les FOI positionnées le long de la frontière à l’est de la ville de Gaza ont tiré une série de quatre obus d’artillerie sur la rue al-Nazzaz dans le quartier al-Shejaeya. La rue Al-Nazzaz est à environ 2 kilomètres de la ligne frontalière.

Le premier obus est tombé sur une maison de 2 étages appartenant à Samer Walid Mushtaha. Le deuxième étage de la maison a été totalement détruit tandis que le premier étage a été partiellement endommagé. Le deuxième obus a atterri sur un terrain vague situé à proximité de terrains appartenant à la famille al-Helo.

Le troisième obus a atterri près d’un groupe d’enfants et de jeunes garçons qui jouaient au football sur un petit terrain près de leurs maisons dans la rue al-Nazzaz.

Mohammed Saber Harara, âgé de 19 ans, et Mohammed Jalal al-Helo ont immédiatement été tués et leurs corps ont été réduits en morceaux. Juste quelques instants après, le quatrième obus a atterri près de Yaser Hamed al-Helo, âgé de 51 ans, et de son petit-fils Yaser Ahed al-Helo, âgé de 15 ans, alors qu’ils étaient en train d’ouvrir la porte de leur garage et de sortir leur voiture pour secourir les blessés. Ils ont été tués sur le coup.

Onze autres civils, dont huit enfants, ont été blessés par des éclats d’obus. Trois des blessés sont considérés comme dans un état grave.

Le PCHR ne communique pas pour l’instant les noms des blessés.

Dans une autre série d’assassinats, à environ 19h50 le 22 Mars 2011, l’aviation des forces d’occupation a tiré deux missiles sur des militants des Brigades al-Qods - la branche armée du mouvement du Jihad islamique - près de la mosquée Abdul Aziz al-Rantissi dans le quartier d’al -Zaytoon, toujours à l’est de la ville de Gaza. Ils étaient environ à 1500 mètres de la frontière avec Israël.

Quatre d’entre eux ont été immédiatement tués :

1. Sadi Mahmoud Helles, 22 ans, du quartier d’al-Shejaeya

2. Adham Fayez al-Harazin, 28 ans, du quartier d’al-Shejaeya

3. Mohammed Ateya al-Harazin, 27 ans, du quartier d’al-Shejaeya

4. Mohammed Akram Abed, 32 ans, du camp de réfugiés d’al-Shati

Le PCHR condamne fermement ces crimes et fait part de sa grave préoccupation

Aussi, le PCHR :

1. Affirme que ces crimes font partie d’une série de crimes de guerre commis par les FOI dans le territoire palestinien occupé, reflétant un mépris total pour la vie des civils palestiniens.

2. Met en garde contre l’escalade des crimes de guerre contre des civils palestiniens suite aux déclarations et menaces proférées par les responsables politiques et militaires israéliens qui ont juré de faire de nouvelles victimes dans la bande de Gaza.

3. Demande à la communauté internationale de prendre des mesures immédiates afin de mettre un terme à ces crimes.

Le PCHR renouvelle en outre son exigence que les Hautes Parties contractantes à la quatrième Convention de Genève remplissent leurs obligations en vertu de l’article 1 qui stipule que « les Hautes Parties contractantes s’engagent à respecter et à garantir le respect de la présente Convention en toutes circonstances », ainsi que leurs obligations en vertu de l’article 146 qui exige que les parties contractantes poursuivent les personnes soupçonnées de commettre des violations graves de la Quatrième Convention de Genève.

Ces violations graves constituent des crimes de guerre en vertu de l’article 147 de la même Convention et du Protocole I additionnel aux Conventions de Genève.

Traduction : Info-Palestine.net

24 mars

PCHR Gaza - http://www.pchrgaza.org/portal/en/i...


4-5 Pr. Oberlin : notre mission chirurgicale à Gaza a dû passer par les tunnels.

De retour de Gaza avec le Dr. Christophe Denantes, le Pr. Christophe Oberlin témoigne.

 CAPJPO-EuroPalestine : Vous revenez d’une mission médicale à Gaza après avoir été bloqués pendant trois jours à Rafah par les autorités égyptiennes. On aurait pu penser qu’après la révolution égyptienne qui a chassé Moubarak et d’autres dirigeants de la dictature, la situation à l’entrée de la bande de Gaza par l’Egypte aurait été radicalement modifiée. Qu’en est-il ?

Pr. Oberlin : En réalité la situation s’est aggravée. Les personnes titulaires d’un passeport non palestinien ne peuvent plus entrer depuis la révolution en Egypte, alors qu’ils le pouvaient auparavant dans une certaine mesure. En particulier certaines missions médicales ont pu passer au cours des derniers mois. Nous avions choisi de passer cette fois-ci par l’Egypte pour nous rendre à Gaza, car un membre de notre équipe, chirurgien anglais d’origine irakienne, est régulièrement bloqué par les autorités israélienne (12h à 5 jours) quand nous passons par Erez (comme tous les membres de nos équipe au patronyme arabe). Nous avons attendu deux jours entiers à Rafah côté égyptien. Au cours de cette attente, nous n’avons vu entrer aucun camion de marchandise, et simplement vu entrer et sortir quelques dizaines de Palestiniens. Il faut rappeler que le passeport palestinien est délivré avec l’autorisation d’Israël, raison pour laquelle les Palestiniens l’appellent plus justement « document israélien ». Nous avons été le témoin du refus d’entrer d’une mère de famille : née au Qatar de parents Gazaouis, ayant vécu elle même 6 ans à Gaza où elle s’est mariée à un Gazaoui, elle vit avec sa famille en Allemagne (titulaire d’un passeport allemand). Depuis 1995 elle demande un passeport palestinien, sans succès. Venue en famille en visite à Gaza, le père et les enfants ont été autorisés à entrer, et elle refoulée. Pour notre part un signalement avait été fait depuis plusieurs mois à l’ambassade d’Egypte à Paris, à l’autorité palestinienne au Caire, au consulat de France au Caire, etc.. On nous a dit que le ministre des affaires étrangères égyptien nous voyait d’un bon œil, mais que le pouvoir étant pour l’instant aux militaires, il ne pouvait rien faire !

 

 Que disent les autorités égyptiennes à propos du blocus de Gaza ?

Nous n’avons pas été en contact directement avec les autorités égyptiennes. Mais ce que nous avons constaté est que les passages par les tunnels ne sont nullement entravés, au point que le cours du ciment et du fer à béton dans la bande de Gaza a chuté jusqu’à atteindre pratiquement le prix israélien (du temps où le ciment était disponible par Israël) : Gaza est devenue un immense chantier : rues en voie d’élargissement, traçage de nouvelles routes, maisons en construction. La bande de Gaza est méconnaissable. Mais le blocus côté israélien persiste. Par exemple Israël ne laisse entrer que 40 voitures neuves par semaine, alors que, selon les importateurs, 2500 ont été achetées par des Gazaouis, payées, et sont en attente (rémunérée !) au port d’Ashdod en Israël !

 Comment s’est passée votre mission ? Et quelle est la situation dans la bande de Gaza ?

Le troisième jour d’attente, nous avons sollicité le ministère de la santé de Gaza qui a fait organiser par les services de sécurité du ministère de l’intérieur un passage dans la journée par les tunnels. Nous avons été ainsi accueillis très officiellement à Gaza. La mission s’est bien passée : une soixantaine de consultants et 20 interventions chirurgicales à l’hôpital Nasser de Khan Younis. Le Dr Mohamed Rantissi a été aidé sur des interventions difficiles ou nouvelles pour lui, de sorte qu’il continue à progresser. Il opère actuellement 200 patients par an, dans un domaine de la chirurgie réparatrice qui n’était pas pratiqué à Gaza avant sa formation. Il a mis en route, à la demande du ministère de la santé, une formation au laboratoire de microchirurgie de 9 chirurgiens palestiniens. De plus 4 de nos anciens élèves, plus jeunes, suivent maintenant la filière de formation spécialisée en chirurgie orthopédique qui a vu le jour à Gaza depuis peu. Ce sont donc 4 chirurgiens qui, à terme auront à la fois une diplôme en chirurgie orthopédique et un diplôme en microchirurgie et chirurgie de la main. La seule originalité est qu’ils auront acquis l’hyper spécialité avant la spécialité ! Il était en tous cas indispensable, compte tenu du siège, que certaines formations spécialisées démarrent à Gaza, et il faut reconnaitre que les Gazaouis l’ont fait !

 Comment les Gazaouis vivent-ils les bouleversements en Egypte et dans les autres pays arabes ?

Curieusement Ils le vivent de manière diamétralement opposée en fonction de leur coloration « Fatah » ou « Hamas ». Les Hamas ont le sourire jusqu’aux oreilles. Ils disent que le siège continue, mais que dès que le pouvoir militaire se sera retiré, après des élections libres et l’élaboration d’une nouvelle constitution, le siège sera levé et surtout l’isolement diplomatique d’Israël sera accentué. D’après mes interlocuteurs les nouveaux ministres égyptiens ont contacté leurs homologues Gazaouis pour les assurer d’une telle évolution.

Pour les Fatah, l’ambiance est morose. Ils pensent que la situation ne va pas s’améliorer de si tôt, qu’Israël reste et restera maitre de la frontière de Rafah.

 Il y a eu des manifestations populaires pendant votre séjour dans la bande de Gaza, en faveur de l’unité nationale palestinienne. Ont-elles rassemblé beaucoup de Gazaouis ? Par qui étaient-elles organisées ? Comment le Hamas réagit-il face à ces manifestations ?

Là encore deux discours opposés. Pour le Hamas il s’agissait de manifestations de masse pour la réconciliation qu’ils appellent de leurs vœux. Malheureusement certains Fatah auraient voulu manifester séparément et transformer la manifestation de réconciliation en manifestation d’opposition au Hamas, d’où les heurts. Pour les Fatah, il s’agit d’une répression pure et simple. A noter aussi un discours très différent concernant l’éventuelle « venue de Mahmoud Abbas à Gaza », largement médiatisée. Pour le Hamas il est le bienvenu, le ménage a été fait dans sa maison qui l’attend, tous les sujets de discussion pourront être abordés. Mais pas question de répondre positivement à la moindre condition préalable, par exemple à la demande que le premier ministre Ismaël Haniyeh vienne l’accueillir à Erez ! Ceci est impensable notamment pour des raisons de sécurité. Il ne faut pas oublier qu’Israël a essayé maintes fois de l’assassiner comme la plupart des autres ministres actuels. Pour le Fatah, et notamment Ashraf Jouma, député Fatah de Rafah, Mahmoud Abbas serait d’accord pour la formation d’un gouvernement intérimaire comportant un premier ministre Hamas et des ministres dits « de la société civile ». Quand on pose la question de la reconnaissance de ce ministère par le parlement, Ashraf Jouma acquiesce. Cela supposerait la réouverture du parlement (qui peut toujours siéger dans sa composition actuelle aujourd’hui selon la loi fondamentale palestinienne), ce qui semble en fait très improbable : cela supposerait la libération de la dizaine de députés encore en prison en Israël et la levée de la résidence surveillée d’Aziz Duek l’actuel président du parlement. Cela reviendrait pour la Fatah à reconnaitre le résultat des élections parlement aires de 2006, ce qui semble inimaginable… Et Ashraf Jouma se retranche sans rire derrière l’argument suivant : « Mahmoud Abbas n’a pas reçu d’invitation officielle à se rendre à Gaza, nous attendons".

 Est-ce que les bombardements avaient commencé alors que vous étiez sur place ? il y a eu une dizaine de morts dont plusieurs enfants ces derniers jours. Est-ce que vous pensez qu’Israël va intensifier ces tueries ? Qu’en disent les Gazaouis ? Est-ce qu’ils ne vont pas être nombreux à quitter Gaza en passant par l’Egypte ?

Pendant notre séjour, il y a eu un ou deux missiles israéliens qui sont tombés sur Gaza sans faire de victimes. Depuis notre départ, il semble que l’on assiste à l’escalade de violence classique qui précède une offensive israélienne. L’autorité du Hamas a demandé au Jihad islamique de cesser toute action de représailles. Mais les Gazaouis s’attendent à d’autres opérations aériennes, au minimum à des tentatives d’assassinats de responsables politiques susceptibles de passer inaperçus de fait de la focalisation de l’actualité sur la Libye. La bande de Philadelphie a été bombardée, de même que le centre ville de Gaza. Une certain nombre de bâtiments officiels ont été évacués en prévision de la suite. Il n’y a en tous cas aucune volonté de la population de fuir la bande de Gaza.

* Le Pr. Christophe Oberlin, qui présentera son nouveau livre "Chroniques de Gaza", à la Librairie Résistances à Paris, le jeudi soir 7 avril, répondra à toutes les questions sur ces sujets.

lundi 28 mars 2011

CAPJPO-EuroPalestine

http://www.europalestine.com:80/spip.php?article6022


Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


Les commentaires sont fermés.