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20/04/2011

n°14- Journal de Libye - 07-04 au 19-04 - Début - Des sérieuses divergences sur la conduite de l'intervention militaire en Libye existent.

n°14- Journal de Libye -  07-04 au 19-04   - Début - Des sérieuses divergences sur la conduite de l'intervention militaire en Libye existent. 



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal de Libye

                                        n°14              07-04 au 19-04                             

C.De broeder & M.Lemaire



Le " Journal de Libye" est  visible  sur les blogs : 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Eva Resis           no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse : http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm


Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

Tiré à part :

L’OTAN, accusée d’utiliser des armes contenant de l’uranium ‘faiblement’ enrichi, en Libye

Manlio Dinucci : Les « volontaires » arment les rebelles et intensifient les raids aériens.

Moscou dénonce les entorses à la résolution 1973Cheikh Diop : Les Africains piégés dans le fief de Kadhafi.z

Des sérieuses divergences sur la conduite de l'intervention militaire en Libye existent.

Les grandes manœuvres.

Kadhafi doit partir", réclament Sarkozy, Obama et Cameron.

2 Paroles & action du président Obama

Obama reconnaît un enlisement militaire en Libye.

3 Politique 

3-1 France

Les grandes manœuvres

B.H.Lévy : La communauté internationale doit contraindre Kadhafi à quitter le pouvoir. 

3-2 Pays Africains & voisins

Ouganda

L'Afrique doit être décisive face à l'intervention militaire étrangère.

3-3 Les institutions

Otan

L’OTAN, accusée d’utiliser des armes contenant de l’uranium ‘faiblement’ enrichi, en Libye .

3-4  Europe

1 Belgique

2 Russie

Suite

4 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

4-1 "Bernard Henri Lévy est allé en Lybie pour rencontrer des...

5 Dossier

5-1 Thierry Meyssan : La Libye et la nouvelle doctrine stratégique US.

5-2 Sadek Belhocine  :  Coalition internationale :  il est impossible d’imaginer que la Libye ait un avenir avec Kadhafi.v

Fin

6 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

6-1 Non à l'engrenage militaire ! Arrêt des bombardements, Cessez-le-feu.Oui aux solutions politiques

6-2 Manifestation anti-guerre, aux Etats-Unis . 

6-3 Ikram GHIOUA : La voisine d’El Gueddafi raconte.

7  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion  

7-1 Comaguer: « Affaires » libyennes.

7-2 Libye, Côte d’Ivoire, Sarkozy : Le « come-back » des neo-cons ?

 



Tiré à part :

L’OTAN, accusée d’utiliser des armes contenant de l’uranium ‘faiblement’ enrichi, en Libye . 

 Les experts militaires et sécuritaires accusent les forces de la Coalition internationale d’utiliser des armes contenant de l’uranium faiblement enrichi, en Libye.  Bien que la Coalition occidentale démente l’usage de ces armes, les experts, qui ont analysé les photos sur les attaques de l’OTAN contre les installations militaires des forces kadhafistes, en ont conclu que la Coalition a très probablement utilisé ces armes, qui, d’ailleurs, sont très nocives pour la santé. A rappeler que, pendant la première guerre du golfe Persique, aussi, les Américains ont lancé plus de 350 tonnes d’uranium faiblement enrichi, sur le Koweït et l’Irak. Les photos sur les bombardements, en Libye, font, aussi, penser aux armements contenant de l’uranium que les Etats-Unis utilisaient, en Irak. Les Etats-Unis, la Grande Bretagne, la France et Israël ont rejeté la demande de la Commission des droits de l’Homme, dans le sens de l’interdiction de l’usage de ces armes.

13/04/2011

 http://french.irib

 

Manlio Dinucci : Les « volontaires » arment les rebelles et intensifient les raids aériens.

Aux rebelles libyens seront fournis « non seulement des armes mais aussi des instruments de communication et des appareils pour l’interception des communications radio du régime » : c’est le ministre des affaires étrangères Frattini qui l’a annoncé à son retour de la réunion du « Groupe de contact » (dont font partie 20 pays et organisations internationales) qui s’est déroulée à Doha, capitale du Qatar. Siège idéal pour la défense des « droits humains » en Libye, requise par le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-Moon, lui aussi présent à Doha : le Qatar, qui participe à la guerre de Libye avec les chasseurs-bombardiers Mirage que la France lui a vendus, est gouverné par une monarchie héréditaire qui non seulement concentre tous les pouvoirs dans ses mains et nie à son peuple les plus élémentaires droits humains mais a envoyé des troupes au Bahrein pour écraser dans le sang la requête populaire de démocratie.

Alors que tous les participants sont d’accord pour financer les rebelles, a dit Frattini,  sur la fourniture d’armes « il n’y a pas une unanimité de prévision et chaque pays pourra évaluer comment aider ». Parmi les rebelles se trouvent en fait des groupes islamistes -comme le Groupe combattant islamique, fondé en Afghanistan par des moudjahidine libyens et relié à la Cia et au MI6 britannique- qui sont aujourd’hui utiles contre Kadhafi mais pourraient demain être dangereux pour les intérêts étasuniens et alliés en  Libye. Italie, France et Qatar ont en tous cas accepté de fournir des armes aux rebelles, a dit la porte-parole du « Comité national transitoire » à Bengazi, en précisant qu’on est en train de « définir les derniers détails ». Naturellement, avec les armes, seront aussi envoyés en Libye des instructeurs italiens et français pour entraîner les rebelles à leur utilisation.

 

Le « Groupe de contact », qui se réunira de nouveau à Rome début mai, a été unanime pour demander à l’Alliance atlantique d’ « intensifier les raids aériens contre les forces du régime ». Depuis que l’OTAN a pris le commandement de la guerre en Libye, renommée « Opération protecteur unifié », sa Task force conjointe, dont le quartier général est à Naples, a effectué en deux semaines, avec environ 200 avions, plus de 2.000 raids en Libye : une moyenne de 160 par jour.

A ces attaques, effectuées surtout par des chasseurs-bombardiers britanniques et français, participent aussi les étasuniens qui sont passés de l’US Air Force à l’OTAN. Parmi les avions étasuniens mis à disposition de l’OTAN se trouvent les A-10 Thunderbolt et AC-130 Specter (avions furtifs) : ceux dont les canons tirent jusqu’à 6.000 projectiles à la minute, en majorité à l’uranium appauvri.

D’après les comptes-rendus officiels de l’OTAN, en une seule journée (le 12 avril) ont été détruits par les attaques aériennes, 16 chars d’assaut et d’autres véhicules. La vidéo, effectuée par un avion britannique à Misurata, montre un char qui est pris dans le viseur et explose tout d’un coup, avec une déflagration de l’intérieur : l’effet typique d’un missile à tête à uranium appauvri qui, en perçant le blindage et en explosant à l’intérieur, développe une température de milliers de degrés.

A l’explosion du char d’assaut, filmée par l’avion, un grand nuage s’élève et se propage dans la zone habitée alentour : c’est le nuage de poussière radioactif qui provoque des tumeurs et même des malformations dans les générations suivantes. Les attaques aériennes ne suffisent pourtant pas et le « Groupe de contact » demande qu’elles soient intensifiées. Tandis que le secrétaire général de l’ONU déclare, à la réunion de Doha, être « préoccupé par la situation humanitaire en Libye ».

 Manlio Dinucci

Manlio Dinucci est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.

  Articles de Manlio Dinucci publiés par Mondialisation.ca

Edition de vendredi 15 avril 2011 de ilmanifesto.it
http://www.ilmanifesto.it/area-abbonati/in-edicola/manip2n1/20110415/manip2pg/04/manip2pz/301367/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

URL de cet article: http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=24352

 

Moscou dénonce les entorses à la résolution 1973

L'interprétation fantaisiste de la résolution de l'ONU sur la Libye faite par certains pays occidentaux participant à l'opération contre le régime Kadhafi est inacceptable, estime le représentant de la Russie auprès de l'OTAN, Dmitri Rogozine.
"Etant donné que l'OTAN s'est chargée de la mise en œuvre de la résolution 1973, nous nous intéressons à la façon dont nos partenaires la comprennent", a indiqué le diplomate dans une interview accordée au quotidien russe Izvestia.
"Il semble que certains pays occidentaux (…) trouvent dans ces documents ce que ceux-ci ne comportent pas. Une interprétation fantaisiste de ce type est absolument inacceptable", a souligné M.Rogozine.
Selon lui, cette mésinterprétation est à l'origine des frappes régulières portées contre les infrastructures libyennes.
"En conséquence, la Libye s'est retrouvée au bord de la catastrophe humanitaire, ce qui contredit toutes les résolutions adoptées pour minimiser les souffrances de la population libyenne", a déclaré M.Rogozine.
Le 17 mars, le Conseil de sécurité de l'Onu a adopté une résolution prévoyant la mise en place d'une zone d'exclusion aérienne au-dessus du pays et autorisant le recours à la force pour protéger la population libyenne des troupes du colonel Kadhafi.

L'opération internationale contre le régime libyen a débuté le 19 mars. Le 31 mars, l'Otan a pris le commandement des opérations.

15/04/2011

 

Cheikh Diop : Les Africains piégés dans le fief de Kadhafi.

Sans aide ni moyen de transport, de nombreux Africains se trouvent bloqués à Sebha. Cette grande ville du Sud libyen, fief de Kadhafi, est la cible de bombardements.

Au début étaient l’angoisse, les exactions, voire les violences meurtrières, consécutives à la présence supposée ou réelle de mercenaires noirs en Libye.

Aujourd'hui, les immigrés africains font face à un péril d’un tout autre ordre: ils sont pris au piège, directement ou indirectement, par les bombardements de la coalition internationale.

Certains n’avaient pas voulu rentrer pour diverses raisons. Mais c’est surtout, pour le gros du contingent, un défaut de moyen de transport qui les empêche de quitter cette zone tampon entre la Libye et l'Afrique subsaharienne pour rentrer dans leur pays.

    «Rien ne va plus. Il y a les bombardements et tout est devenu cher. Nous vivotons et on ne sait pas qui va nous aider.»

Telle est la complainte de Stéphan Noupa, ressortissant camerounais joint à Sebha. La principale ville du Sud, fief de la tribu des Kadhafa à laquelle appartient le Guide libyen, a été bombardée dans la nuit du dimanche 27 au lundi 28 mars 2011 avec, à la clef, des dizaines de mort et blessés. Les semaines précédentes, plusieurs pays avaient envoyé des avions pour évacuer leurs ressortissants. Mais la plupart des avions décollaient de Tripoli. Il fallait d’abord trouver une voiture pour parcourir les quelque 750 km séparant la capitale de Sebha pour espérer prendre un vol. Depuis la pluie de bombes visant les camps et dépôts d’armes de Sebha, le trafic civil aérien n’est désormais possible qu’à partir de la Tunisie. Ceux qui sont coincés à Sebha n’ont d’autre alternative que de se jeter sur les routes du désert pour gagner les frontières du Sud:

    «Pour s’échapper d’ici, il faut trouver un bon chauffeur, qui puisse vous convoyer à la frontière nigérienne ou tchadienne», se désole Stéphan Noupa.

Son compatriote Benoit Ayissi ne trouve pas de mots assez durs pour dénoncer l’attitude du gouvernement camerounais. «La plupart des pays ont envoyé des avions ou affrété des bus pour sortir leurs citoyens d’ici. Nous sommes désolés de ce manque d’humanisme», fulmine t-il. Pour lui, même si on leur amenait des camions, ils les prendraient, à l’instar des Tchadiens partis dans un convoi de gros porteurs.

Complications administratives

Lamine Dramé, président de l’Association des Sénégalais résidant à Sebha, estime à plus de 1.000 personnes la colonie sénégalaise de la ville. Seuls 178 ont pu gagner Tripoli pour rentrer au pays à bord des deux vols affrétés par le gouvernement sénégalais. De leur côté, les Guinéens ont pu quitter Sebha pour la frontière tunisienne, à bord de bus mis à leur disposition par leur gouvernement pour ensuite rentrer dans leur pays par avion. Disposer d’un moyen de transport, même mis à disposition gratuitement, ne suffit pas. Pour quitter la ville et arriver à destination sans anicroches, il faut un visa de sortie, délivré par les services de sécurité sur demande des pays d’origine.

    «Ici, beaucoup ne travaillent plus, nos frères sont angoissés. Il y a eu surtout la terreur des bombardements. Je reviens ce matin même [mardi 29 mars, ndlr] de l’hôpital où j’étais au chevet de deux jeunes compatriotes blessés. L’un a eu une jambe cassée. Je peux vous dire qu’il y a eu plusieurs morts, même si je n’en connais pas le nombre parce que lors des frappes aériennes, les avions ont raté quelques fois leurs cibles pour atteindre les maisons.»

Le dérapage est confirmé par Moussa Diawara, ressortissant malien. Cet électricien en bâtiment qui vit depuis onze ans dans la cité témoigne: «Ce sont les camps qu’ils ciblaient, mais il y a eu des débordements avec ce pilonnage continu de 4h30 à 9 heures le matin. Sur un rayon de deux à trois kilomètres, j’ai vu des maisons effondrées, y compris des immeubles.» Sans donner une estimation exacte, Moussa Diawara confirme qu’il y a eu de nombreuses victimes, libyennes pour la plupart, dont la nièce de son patron.

Moussa Diawara évoque «une dégradation de la situation et un affolement généralisé». Pour autant, il n’entend pas quitter Sebha. Il pense à sa famille «laissée derrière», c'est-à-dire au Mali. Mais il est pour lui impensable de s'aventurer sur les routes du désert où la mort pourrait aussi le surprendre.

    «Je ne vais pas courir vers la mort. Autant l’attendre, surtout ici, malgré la rumeur sur la présence de mercenaires noirs en Libye, "un montage de l’Occident".»

Cheikh Diop

Slate, 05/04/2011
http://www.slateafrique.com/1215/africains-bloques-dans-fief-kadhafi-libye


Des sérieuses divergences sur la conduite de l'intervention militaire en Libye existent.

L'Otan va avoir jeudi à surmonter de sérieuses divergences sur la conduite de l'intervention militaire en Libye, au lendemain de la décision du Groupe de contact sur la Libye, réuni au Qatar, de créer un fonds d'aide à la rébellion. Les débats entre les ministres des Affaires étrangères des 28 pays de l'Alliance atlantique, qui ont dès le début de la crise libyenne le 15 février réagi contradictoirement, pourraient être difficiles, la France et le Royaume-Uni demandant que davantage d'alliés bombardent à leurs côtés les troupes de Muammar Kadhafi.

À la veille de cette réunion à Berlin, jeudi et vendredi, le président français, Nicolas Sarkozy, et le Premier ministre britannique, David Cameron, sont tombés d'accord sur la nécessité d'accroître "la pression militaire" sur Kadhafi, qui "reste déterminé à maintenir son effort de guerre contre sa propre population". La secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton, qui doit également participer à la réunion, a dénoncé, quant à elle, les "attaques sauvages et continues" du régime Kadhafi contre des civils et de "nouvelles atrocités", faisant état d'informations selon lesquelles ses forces ont fait usage d'artillerie et de mortiers contre des zones résidentielles de Misrata (ouest) et coupé l'eau et l'électricité dans la ville.

Lors de sa réunion mercredi à Doha, le Groupe de contact a souligné la nécessité de fournir aux rebelles qui tiennent l'est de la Libye les moyens de se défendre, tout en se refusant à inclure explicitement dans cette aide des équipements militaires. Une vingtaine de pays et d'organisations y ont participé, sous la coprésidence de la Grande-Bretagne et du Qatar, près de quatre semaines après le début, le 19 mars, d'une intervention militaire multinationale sous mandat de l'ONU. Selon le communiqué final, le Groupe de contact a décidé "la mise en place d'un mécanisme financier temporaire" pour doter le Conseil national de transition (CNT), organe politique de la rébellion, "des moyens pour gérer les aides et répondre aux besoins urgents" des régions contrôlées par la rébellion. Aucune indication n'a été donnée sur la dotation de ce fonds, mais la rébellion a indiqué qu'elle attendait que des fonds gelés dans le cadre des sanctions contre le régime Kadhafi soient mis à sa disposition.

Légitimité reconnue

Le Groupe a également reconnu le CNT comme le représentant "légitime" du peuple libyen et réitéré la nécessité du départ du colonel Kadhafi pour mettre un terme à la crise. Il a également décidé de fournir un soutien à la rébellion, y compris "un soutien matériel" dans le cadre des résolutions 1970 et 1973 de l'ONU, qui prévoient notamment un embargo sur les armes. Interrogés sur la portée de cette décision, les ministres britannique et italien des Affaires étrangères, William Hague et Franco Frattini, ont semblé diverger. Hague a évoqué la fourniture de moyens de communication, mais Frattini a estimé que "la résolution 1973 n'interdit pas de fournir des armes, des armes non offensives, des armes d'autodéfense". Le Premier ministre du Qatar, Hamad ben Jassem ben Jabr Al-Thani, a souligné que "le peuple libyen a le droit d'assurer sa défense face aux attaques continues des forces pro-Kadhafi" et que "l'autodéfense nécessite des équipements, qui ne soient pas offensifs mais défensifs".

Le chef de la diplomatie française, Alain Juppé, a pour sa part précisé à propos du soutien aux rebelles qu'il était envisagé de "les aider à se financer, à se renforcer", mais qu'il "n'a pas été question de livraisons d'armes". La rébellion a indiqué qu'elle pourrait demander à certains États de la coalition internationale des armes "défensives" pour protéger les civils. Mahmoud Chammam, responsable de l'information au sein du CNT, a exclu que le Conseil finance l'achat d'armes grâce au nouveau fonds, assurant que ce dernier devrait "répondre aux besoins de base du peuple libyen". "Il est important que la coalition montre sa totale détermination à protéger les populations civiles, à faire cesser les sièges, dignes du Moyen Âge, de Misrata et Zenten (ouest), et à faire rentrer les troupes de Kadhafi dans leurs casernes", a indiqué une source française à l'issue de la réunion de Sarkozy et Cameron à Paris.

Les pays émergents hostiles

Les États-Unis qui avaient pris le commandement de la coalition dans un premier temps, avant d'annoncer le retrait de leurs appareils d'attaque au sol, ont révélé, mercredi, que des avions de combat américains bombardaient toujours la défense aérienne libyenne. Les cinq pays émergents du Brics - Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud -, réunis jeudi à Sanya, en Chine, se sont prononcés contre l'usage de la force en Libye et au Moyen-Orient. Seule l'Afrique du Sud avait voté en faveur de la résolution de l'ONU ouvrant la voie aux frappes aériennes en Libye, les quatre autres pays - notamment la Chine et la Russie, membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU - s'étant abstenus, craignant des victimes civiles.

Sur le terrain, les forces rebelles ont repris la ville stratégique d'Ajdabiyah (est), à 160 kilomètres au sud de Benghazi, théâtre de combats meurtriers ces derniers jours, mais les unités pro-Kadhafi y maintenaient leur pression. Deux fortes explosions ont retenti mercredi à Tripoli. L'Otan a annoncé qu'elle avait bombardé des dépôts de munitions près d'El Aziziya, à une vingtaine de kilomètres au sud-ouest de la capitale. Plus tôt, l'agence officielle libyenne avait fait état de raids aériens de l'Otan sur Misrata et El Aziziya (ouest) ainsi que sur Syrte, la ville natale du colonel Kadhafi, à 600 kilomètres à l'est de Tripoli. Le vice-ministre libyen aux Affaires étrangères, Khaled Kaaim, a indiqué mercredi soir que le Qatar fournissait des missiles antichars français de type Milan aux rebelles à Benghazi (est) et a accusé des éléments du Hezbollah libanais de combattre aux côtés des insurgés à Misrata. Le nouveau ministre libyen des Affaires étrangères, Abdelati Laabidi, doit rencontrer jeudi à Chypre son homologue chypriote, Marcos Kyprianou.

14/04

AP



Les grandes manœuvres.

Kadhafi doit partir", réclament Sarkozy, Obama et Cameron.

"Il est impossible d'imaginer que la Libye ait un avenir avec Kadhafi", estiment les trois chefs d'Etat dans une tribune commune.

Une tribune vue comme une "insulte pour tous les Libyens", par la fille du leader libyen.

Nicolas Sarkozy, Barack Obama et David Cameron ont jugé, vendredi 15 avril dans une tribune commune "impossible d'imaginer que la Libye ait un avenir avec Kadhafi", dont la chute est désormais l'objectif avoué des alliés de l'Otan qui s'étaient réunis la veille à Berlin. Les trois dirigeants ont souligné la nécessité de continuer les opérations militaires pour accélérer le départ de Mouammar Kadhafi et permettre une transition.

"Il ne s'agit pas d'évincer Kadhafi par la force. Mais il est impossible d'imaginer que la Libye ait un avenir avec Kadhafi (...) il est impensable que quelqu'un qui a voulu massacrer son peuple joue un rôle dans le futur gouvernement libyen", écrivent les présidents français et américain et le Premier ministre britannique dans quatre quotidiens.

Pour accélérer le départ du numéro un libyen, ils estiment que "l'Otan et les partenaires de la coalition doivent maintenir leurs opérations afin que la protection des civils soit maintenue et que la pression sur le régime s'accroisse".

Les Etats-Unis ont toutefois refusé jeudi de revenir en première ligne en Libye.

"Des interventions ponctuelles"

Le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé a indiqué à la presse qu'il en avait parlé à la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton, en marge de la réunion des chefs de la diplomatie de l'Otan à Berlin.

Mais les Américains, qui ont retiré une cinquantaine de chasseurs-bombardiers des missions d'attaque au sol le 4 avril, ont répondu qu'"ils continueront sur la même ligne, c'est-à-dire fournir des avions pour des interventions ponctuelles lorsque les moyens dont ils disposent sont particulièrement utiles", a expliqué Alain Juppé.

Le commandant en chef de l'Otan en Europe, l'amiral James Stavridis, a confirmé aux ministres avoir demandé il y a déjà plusieurs jours aux alliés de lui fournir "quelques avions", a indiqué le secrétaire général de l'Alliance atlantique Anders Fogh Rasmussen. Les Etats-Unis soutiennent notamment l'opération Protecteur unifié avec leurs moyens d'écoute et de surveillance, selon un responsable de l'Otan.

Avant la réunion de Berlin, Paris et Londres avaient claironné leur intention de presser les alliés d'"intensifier" les raids aériens en fournissant plus d'avions pour les raids. Aucun pays européen n'a répondu à cette demande bien que six Etats membres de l'Otan seulement sur un total de 28 autorisent leurs avions à effectuer des frappes air-sol.

Une "insulte pour tous les Libyens"

"Nous allons faire tout ce qu'il faut pour protéger les civils, et pas seulement en parole mais aussi en actions", a dit Anders Fogh Rasmussen, en soulignant que l'Otan avait déjà effectué 2.000 missions depuis qu'elle avait pris en main les opérations le 31 mars.

Les chefs de la diplomatie ont adopté une déclaration en trois points, qui devront être satisfaits avant qu'il puisse être question d'un cessez-le-feu.

Toutes les attaques contre les civils doivent cesser. Les militaires doivent retourner dans leurs casernes et se retirer de toutes les villes où elles sont déployées ou qu'elles assiègent, telles Ajdabiya, Brega, Misrata et neuf autres dans l'ouest comme dans l'est du pays. Enfin, une aide humanitaire doit pouvoir être fournie en toute sécurité à tous ceux qui en auraient besoin.

Dans cette même déclaration, l'Otan a "endossé fermement" l'appel au colonel Kadhafi à se retirer, lancé par le Groupe de contact chargé du pilotage politique de l'intervention internationale, réuni mercredi à Doha. C'est la première fois que l'Otan se prononce aussi clairement et unanimement sur la nécessité du départ du pouvoir du leader libyen.

Aisha Kadhafi, fille du dirigeant libyen, a affirmé jeudi soir devant des centaines de jeunes partisans du régime que demander le départ de son père du pouvoir était une "insulte pour tous les Libyens". "Vous voulez tuer mon père sous prétexte de protéger les civils. Où sont ces civils ? S'agit-il de ceux qui portent des mitraillettes, des RPG et des grenades ?", a-t-elle lancé en allusion aux insurgés.

Al-Qaïda contre Kadhafi et contre l'Otan

A Washington, le président des Etats-Unis Barack Obama a loué jeudi l'émir du Qatar pour son aide essentielle dans le dossier libyen et son soutien au développement de la "démocratie au Moyen-Orient" en recevant le dirigeant de cette monarchie héréditaire.

Le Qatar a été le premier pays arabe, suivi par les Emirats, à participer aux opérations militaires pour faire respecter la résolution 1973 du Conseil de sécurité de l'ONU en Libye.

Le numéro deux d'Al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri, a de son côté appelé les musulmans à se lever à la fois contre le régime libyen et contre les forces de l'Otan en Libye, dans une vidéo manifestement enregistrée avant l'intervention militaire de la coalition.

Sur le terrain, des avions ont survolé jeudi la capitale libyenne Tripoli, où de fortes explosions ont été entendues, suivies de tirs de défense anti-aérienne.

Lors d'un raid de la coalition, Mouammar Kadhafi a effectué une sortie dans les rues de Tripoli. Lunettes noires et chapeau, à moitié sorti de sa voiture par le toit ouvrant, il a salué les passants en levant les poings, selon les images diffusées par la télévision.

A Ajdabiya (Est), un violent échange de tirs a lieu entre les forces fidèles à Kadhafi et des rebelles, tandis que 13 personnes ont été tuées dans une offensive des pro-Kadhafi sur Misrata (à l'est de Tripoli), selon la rébellion.

Nouvelobs.com – AFP

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/les-revolutions-arabes/20110415.OBS1355/kadhafi-doit-partir-reclament-sarkozy-obama-et-cameron.html



2 Paroles & action du président Obama

Obama reconnaît un enlisement militaire en Libye.

Obama a déclaré vendredi qu'il existait un enlisement militaire en Libye, tout en affirmant que la pression croissante sur Moammar Kadhafi le contraindrait à quitter le pouvoir.

Le dirigeant libyen est "serré de toutes parts", dit le chef de la Maison Blanche dans un entretien à l'Associated Press, assurant que Moammar Kadhafi commençait à manquer d'argent et de moyens logistiques.

S'il reconnaît un enlisement sur le terrain, il souligne que la mission de l'OTAN en Libye a débuté il y a moins d'un mois. Il estime que le colonel Kadhafi sera au final contraint de quitter le pouvoir, et ne voit donc pas de raison de modifier la stratégie américaine dans ce conflit.

Le chef de la Maison Blanche ne juge ainsi pas nécessaire que les Etats-Unis reprennent une participation directe à la mise en place de la zone d'exclusion aérienne en Libye. Il rappelle le soutien apporté par Washington aux troupes de l'OTAN dans ce conflit, notamment dans les renseignements et le ravitaillement des avions de combat.

Associated Press



3 Politique 

3-1 France

Les grandes manœuvres

B.H.Lévy : La communauté internationale doit contraindre Kadhafi à quitter le pouvoir.  

nb : Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

 

La communauté internationale doit "contraindre" le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi à "quitter le pouvoir", a estimé lundi Bernard-Henri Lévy, en visite dans l'est de la Libye sous contrôle de la rébellion.
"Kadhafi n'acceptera pas (de partir), mais il faut probablement l'y contraindre", a déclaré M. Lévy, interrogé par l'AFP à Benghazi, fief de la rébellion libyenne qui a pris le contrôle de l'est de ce pays d'Afrique du Nord dans la foulée de l'insurrection populaire ayant débuté à la mi-février.
"On est en train de contraindre Gbagbo de quitter le pouvoir (en Côte d'Ivoire). Kadhafi est en train de se +Gbagboïser+. Kadhafi a perdu, Kadhafi est désavoué par son peuple, Kadhafi est désavoué par la communauté internationale", a-t-il ajouté.
"Il (Kadhafi) a aujourd'hui le même type d'attitude, toute proportion gardée, que Gbagbo à Abidjan, c'est-à-dire se +bunkeriser+ non pas dans son palais, mais dans une partie du pays contre son peuple et contre la communauté internationale. On est en train de faire partir Gbagbo, il faut d'une manière différente faire partir Kadhafi", a-t-il asséné.
M. Levy, qui avait rencontré le Conseil national de transition (CNT), organe de la rébellion libyenne, il y a un peu plus d'un mois en Libye, et avait facilité sa reconnaissance par la France, a fait ses déclarations alors qu'une délégation de l'Union africaine était de passage à Benghazi pour proposer un cessez-le-feu entre la rébellion et le colonel Kadhafi.
Mouammar Kadhafi a accepté dimanche à Tripoli la "feuille de route" de l'Union africaine qui comprend une "cessation immédiate des hostilités" et la "mise en place d'une période de transition inclusive" prenant en compte "les aspirations légitimes du peuple libyen à la démocratie".
Or la rébellion libyenne exige le départ de Mouammar Kadhafi et de sa famille comme préalable à toute négociation.
La proposition de l'UA "suppose le maintien de Kadhafi, elle ne pose pas en préalable ce que demande, me semble-t-il, une majorité de Libyens, qui est le départ de Kadhafi et de sa famille", a fait valoir M. Lévy.

14/4

http://www.lorientlejour.com/category/Derni%C3%A8res+Infos/article/699446/La_communaute_internationale_doit_contraindre_Kadhafi_a_quitter_le_pouvoir_%28Levy%29.html


3-2 Pays Africains & voisins

Ouganda

L'Afrique doit être décisive face à l'intervention militaire étrangère  

 Le président ougandais Yoweri Museveni a déclaré samedi que l'Afrique devrait être décisive face à une intervention militaire étrangère croissante sur le continent.
Dans une déclaration faite à la presse dans sa résidence dans l'ouest de l'Ouganda, M. Museveni a dit que l'Afrique ne pouvait pas supporter une intervention militaire continue sur le continent, en citant les frappes aériennes contre la Libye par les puissances occidentales et l'intervention de la France en Côte d'Ivoire.
"L'intervention des troupes étrangères en Afrique sans autorisation de l'Union africaine est inacceptable", a souligné le président Museveni.
Selon lui, l'intervention étrangère sur le continent africaine est un nouvelle phénomène qui doit être examiné par les dirigeants africains.
Il a indiqué que cette question serait examinée lors du prochain sommet de l'UA prévue en juin ou lors d'un sommet extraordinaire de l'organisation panafricaine qui serait organisé avant la réunion de juin.
M. Museveni appelle depuis longtemps les pays africains à s'unir pour contre l'intervention étrangère.

17/04/2011

http://french.news.cn/afrique/2011-04/17/c_13832476.htm



3-3 Les institutions

Otan

L’OTAN, accusée d’utiliser des armes contenant de l’uranium ‘faiblement’ enrichi, en Libye . 

 Les experts militaires et sécuritaires accusent les forces de la Coalition internationale d’utiliser des armes contenant de l’uranium faiblement enrichi, en Libye.  Bien que la Coalition occidentale démente l’usage de ces armes, les experts, qui ont analysé les photos sur les attaques de l’OTAN contre les installations militaires des forces kadhafistes, en ont conclu que la Coalition a très probablement utilisé ces armes, qui, d’ailleurs, sont très nocives pour la santé. A rappeler que, pendant la première guerre du golfe Persique, aussi, les Américains ont lancé plus de 350 tonnes d’uranium faiblement enrichi, sur le Koweït et l’Irak. Les photos sur les bombardements, en Libye, font, aussi, penser aux armements contenant de l’uranium que les Etats-Unis utilisaient, en Irak. Les Etats-Unis, la Grande Bretagne, la France et Israël ont rejeté la demande de la Commission des droits de l’Homme, dans le sens de l’interdiction de l’usage de ces armes.

13/04/2011

 http://french.irib



3-4  Europe

1 Belgique

Leterme défend l'’intervention’ belge en Libye.

"La situation en Libye peut donner l'impression d'une impasse, mais nous ne pouvons douter de la justesse de notre décision."

Le Premier ministre démissionnaire Yves Leterme (CD&V) a défendu vendredi à la Chambre la décision belge de participer à l'opération internationale en Libye, où la situation semble s'enliser.

"La situation en Libye peut donner l'impression d'une impasse, mais nous ne pouvons douter de la justesse de notre décision", a commenté le chef du gouvernement devant la commission mixte des Affaires étrangères et de la Défense.

M. Leterme a affirmé que l'intervention de la coalition internationale avait permis d'éviter un bain de sang à Benghazi. "Sans cela, nous nous serions retrouvé avec un complexe de Srebrenica", a-t-il défendu.

S'appuyant sur les réunions cette semaine à Doha et à Berlin, le Premier ministre a jugé que la communauté internationale avait réaffirmé son intention de faire appliquer la résolution 1973 des Nations unies, et de protéger les populations civiles en Libye.

Plusieurs députés de l'opposition se sont toutefois inquiétés de l'évolution sur place, et de son effet sur les relations entre partenaires internationaux, divisés sur l'opportunité d'armer les rebelles ou de déployer des troupes au sol.

Le Brésil, la Russie, l'Inde et la Chine ont estimé récemment que le mandat défini par la résolution des Nations unies avait été outrepassé.

Intervenant également devant les parlementaires, le chef de la diplomatie belge, Steven Vanackere (CD&V) a assuré que l'intervention belge s'inscrivait bien dans le cadre de a résolution onusienne. Il a également garanti que, tant à Doha qu'à Berlin, aucun déploiement au sol de soldats ou livraison d'armes aux rebelles n'avait été discuté.

BELGA

Mis en ligne le 15/04/2011


2 Russie

Les livraisons d'armes violent la résolution de l'ONU ()

Lavrov : On se demande toujours en quoi le bombardement de villes et d'objectifs civils répond en quoi que ce soit à une résolution prétendant protéger la population civile d'un massacre.

Comme disait le porte parole français :"face à l'urgence humanitaire, les frappes ciblées sur les équipements militaires qui permettent à Kadhafi de continuer à terroriser la population doivent se poursuivre" : puisque les frappes sont biern ciblées, le bombardement d'une avenue fréquentée ou d'un hôpital ce doit être certainement une urgence humanitaire, et pas du pur terrorisme comme on aurait pu le croire superficiellement. Il n'y a pas de population terrorisée à Tripoli, Syrte, Museratha ou Al-Aziziya. Les bombardements de l'Otan sont bons, ils sont fait au nom et pour le bien du peuple libyen, ils ne terrorisent pas.

"M. Leterme [le Premier Ministre belge d'un gouvernement en affaire courante] a affirmé que l'intervention de la coalition internationale avait permis d'éviter un bain de sang à Benghazi. "Sans cela, nous nous serions retrouvé avec un complexe de Srebrenica", a-t-il défendu." Par contre, Il y a des massacres qui ne nous donnent aucun complexe. Il suffit de ne pas en parler :

"D'après un médecin qui cite une info donnée par les leaders de la révolution, ils seraient plus de 7000 [partisans de Kadhafi] dans la ville [de Benghazi], dont environ 200 considérés comme dangereux. Ils avaient été épargnés pendant la révolution, mais c'est terminé dit un habitant"

(RTBF, 22 mars)

 

Les livraisons d'armes violent la résolution de l'ONU (2)

Les livraisons d'armes et le lancement d'une opération terrestre en Libye sont contraires à la résolution 1970 du Conseil de sécurité de l'ONU sur ce pays, a déclaré vendredi à Berlin le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.

"C'est interdit par la résolution 1970 pour laquelle nous avons tous voté", a indiqué M.Lavrov à l'issue d'une réunion du Conseil Russie-OTAN.

Le ministre a dit avoir appris que des experts militaires transmettaient leur savoir-faire aux insurgés libyens et que certains pays livraient déjà des armes en Libye "ce qui viole la résolution du Conseil de sécurité de l'ONU".

Le Conseil de sécurité a récemment adopté deux résolutions concernant la Libye. La résolution 1970 adoptée le 23 février interdit "la fourniture, la vente ou le transfert directs ou indirects" d'armes et matériels de guerre à la Libye, ainsi que "toute assistance technique ou formation, et toute aide financière ou autre en rapport avec les activités militaires". Elle prévoit en outre l'octroi d'une aide humanitaire à la population libyenne.

La résolution 1973 adoptée le 17 mars, prévoit quant à elle la mise en place d'une zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Libye et autorise le recours à la force pour protéger la population libyenne des troupes du colonel Kadhafi. La Russie, le Brésil, l'Inde et la Chine se sont abstenus lors du vote.

15 avril –

 RIA Novosti

 

Moscou critique l'opération en Libye et pousse au dialogue.

Des décisions en Libye et dans le monde arabe ne doivent pas être poussées par la force, a déclaré vendredi le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, qui a aussi estimé qu'une solution politique au conflit devait être trouvée de manière urgente.

Il s'exprimait après une réunion du conseil Otan-Russie à Berlin au lendemain d'un appel unanime des membres de l'Alliance atlantique à un départ de Mouammar Kadhafi et au maintien d'une "forte cadence" dans les opérations militaires.

"Nous avons abordé la situation en Libye. (La Russie) soutient pleinement l'initiative de l'Union africaine", a-t-il dit en référence à la médiation lancée il y a quelques jours entre les rebelles et le régime du colonel Kadhafi.

"Il est d'une importance absolue de ne pas pousser par la voie de la force les pays de cette région à prendre des décisions. Il faut qu'ils y parviennent eux-mêmes et il ne faut surtout pas provoquer des victimes parmi les populations civiles", a-t-il poursuivi.

Il a vivement appuyé le "transfert (du conflit) dans la sphère politique de manière urgente afin de procéder à un règlement diplomatique".

Sergueï Lavrov a également considéré que certaines frappes en Libye étaient allées au-delà du mandat de la résolution 1973 votée par le Conseil de sécurité des Nations unies, qui autorisait ces frappes pour protéger les populations civiles d'une utilisation excessive de la force par le régime libyen.

La Russie s'était abstenue lors du vote de la résolution 1973 des Nations unies le 17 mars.

15/04

Reuters 


 

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