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27/04/2011

n°13 - Journal de Côte d'Ivoire - 14-04 au 27-04 – Début - Après avoir installé le chaos en Côte d'Ivoire, la France recolonise le pays.!!!

n°13 - Journal de Côte d'Ivoire  - 14-04 au 27-04 – Début - Après avoir installé le chaos en Côte d'Ivoire, la France recolonise le pays.!!!



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources



       Journal de Côte d’Ivoire  

n°13                              14-04 au 27-04

    C.Debroeder &  M.Lemaire



Le journal de Côte d'Ivoire se retrouve

a) sur nos  blogs :  http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                             http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dirak-de-m-lemaire.html

c) sur le site de Eva Resis :  no-war.over-blog.com

d) Et Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

e) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire

Tiré à part 

le camp ouattara prépare-t-il l'assassinat du Pr. Gbagbo?

Chems Eddine Chitour : Fin de mission pour Laurent Gbagbo.

Bruno Ben MOUBAMBA : Ouattara ne peut pas diriger la Côte d’Ivoire légalement.

1 Côte d'Ivoire occupé :

Le Temps : Après avoir installé le chaos en Côte d’Ivoire, la France recolonise le pays.

2 Politique 

2-2 Des Canons ... pas du beurre

Mort de Désiré Tagro ex-ministre de Gbagbo.  

3  Politique internationale

a) Pays voisins

Les alliés de l'opposant

a) France

Fin

4 Médias

4-1 2 vidéos : les barbares.

4-3  Côte d’ivoire - Gbagbo 15 avril 2011 - Ben Vautier, Jacques Vergès chez Taddéi.

5  Dossier

5-1 ATTAC, CADTM : Contre les agressions impérialistes françaises en Afrique.

5-2 Djamel Labidi : Côte d'Ivoire, Lybie : Faits et méfaits du "droit d'ingérence".

5-3 Djamel Labidi : LE RÉGIME OUATTARA OU LA NAISSANCE D’UNE DICTATURE INCONTRÔLÉE!

6 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net 

6-1 LE DERNIER DEGRÉ DE L’HYPOCRISIE.

6-2 Dernière lettre de Patrice Lumumba à son épouse – Une épître réécrite en Cote d’Ivoire en 2011.

7 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

7-1 Yahia Gouasmi : La France de Sarkozy poursuit sa colonisation de l'Afrique et du monde arabo-musulman..

7-2 Cote d'Ivoire, Libye même armée, même argumentaire, même combat.

8 Annexe

8-1 Ann Talbot : Des Massacres… France et L’ONU responsables.

8-2 Pascal Affi N’guessan: Déclaration du Front populaire ivoirien (FPI)



Tiré à part 

le camp ouattara prépare-t-il l'assassinat du Pr. Gbagbo?

Le Président Laurent Gbagbo aurait tenté de se suicider samedi dans sa prison de Korhogo (nord), annonce dans sa parution de mardi Le Nouveau Réveil, quotidien proche du PDCI, allié de Ouattara.

Le quotidien pro-Ouattara tout en étant prudent, soutient détenir l’information d’ « une source bien informée ». Selon lui, le Chef de l’Etat  déposé par la coalition armée Licorne-ONUCI-FRCI chercherait ainsi à éviter la justice.

Cette information, pour les avertis de la scène politique, est « à prendre au sérieux » car « elle regorge étrangement des similitudes avec l’assassinat en 1960 de Lumumba (Premier ministre du Congo) ». « Arrestation par les casques bleus, déportation dans le fief de son ennemi juré, assassinat maquillé en suicide ou lynchage », analyse un observateur.

« Il s’agit de préparer l’opinion au futur meurtre de l’homme », poursuit notre observateur qui pense qu’ « il représente aujourd’hui un cadeau empoisonné pour Ouattara qui ne peut le faire juger sans craindre l’effet domino sur les crimes de son camp ».

L’information d'une tentative de suicide paraît invraisemblable d’autant que l’homme est connu pour son amour de la vie. Le Président l'a dit lui-même sur une chaîne française, « Je ne suis pas un kamikaze », en réponse à ses détracteurs qui l’accusaient de vouloir mourir en martyr.

Les avocats du Président Gbagbo ont dans un courrier au Secrétaire Général de l’ONU, engagé sa responsabilité personnelle et celle de la France quant à la vie et au traitement de leur client durant toute la période de sa détention irrégulière.

Le Président Laurent Gbagbo, son épouse ainsi qu’une centaine ses proches, avaient été capturés le 11 avril suite à une opération menée conjointement par les forces françaises, les casques bleus de l’ONUCI et les forces loyales à Ouattara.

Source: Directscoop

Mardi 26 avril 2011 2 26 /04 /Avr /2011 14:23

http://cotedivoire-lavraie.over-blog.fr/


Chems Eddine Chitour : Fin de mission pour Laurent Gbagbo.

Lundi  11 avril , après-midi, Laurent Gbagbo est « capturé » et conduit à l’hôtel du Golf où il est fait prisonnier avec sa femme. 

Avec un rare cynisme, Alain Juppé sur RTL, implique l’Afrique dans la crise ivoirienne.

« De grâce, essayons de ne pas faire toujours porter tout le chapeau à la France. Ce qui est en cause aujourd’hui, je le répète, c’est de savoir si le droit international, proclamé de façon tout à fait évidente par les Nations unies et par l’Union africaine est respecté, tous les chefs d’Etat africains ont fini par lâcher Gbagbo, ce n’est pas la France qui est seule en cause. C’est l’ensemble de l’Union africaine. Si en Afrique, on constate que des élections qui se sont correctement déroulées, qui ont été validées par l’Union africaine et par les Nations unies, sont bafouées par ceux qui ont été battus, alors c’en est fini de la démocratie en Afrique. C’est ça qui est en cause.» Après l’invasion, c’est la démocratie que les puissances occidentales veulent imposer par nouveaux serviteurs interposés. Ouattara est la personne désignée. Laurent Gbagbo a raison de dénoncer l’intervention militaire de la France dans son pays. « Je trouve, dit-il, vraiment ahurissant que la vie d’un pays se joue sur un coup de poker de capitales étrangères.»

Qui est Laurent Gbagbo?

Pour l’histoire, Laurent Gbagbo n’a pas jailli du néant. Il devient en 1970 professeur d’histoire au lycée d’Abidjan. Chercheur à l’Institut d’histoire, d’art et d’archéologie africaine (Ihaaa) à partir de 1974, il est également titulaire d’une maîtrise d’histoire de la Sorbonne. Il soutient enfin, en juin 1979, une thèse de doctorat. Parti en exil en France en 1985, il cherche à promouvoir le FPI et son programme de gouvernement visant à lutter contre la dictature du Parti démocratique de Côte d’Ivoire, alors parti unique, et à promouvoir le multipartisme. Idéologiquement proche du Parti socialiste français.

« La qualité peut-être dominante, écrit Philippe Bernard, est la personnalité. Le candidat a beaucoup réfléchi, il a un avis précis et le dit dans l’ensemble fort bien.» Le «candidat» en question s’appelle Gbagbo Laurent. Nous sommes le 22 juin 1979 et à l’université Paris VII-Jussieu, un jury de trois historiens salue ainsi la thèse de troisième cycle soutenue par cet étudiant déjà âgé de 34 ans, intitulée. «Les ressorts socio-économiques de la politique ivoirienne (1940-1960)». Revenu à Abidjan après sa thèse, il fonde dans la clandestinité le futur Front populaire ivoirien (FPI), mais doit à nouveau s’exiler à Paris en 1982. Le premier président ivoirien, qui fut ministre de la IVe République française, est présenté par M.Gbagbo comme «le représentant d’une bourgeoisie terrienne (ivoirienne) qui n’a pas intérêt à rompre avec l’ordre colonial, car elle en a besoin pour l’écoulement de ses produits agricoles qui n’ont pas de débouchés sur le marché intérieur». Le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci) d’Houphouët, «en pactisant avec l’occupant (français) et en adoptant les mots d’ordre collaborationnistes, poursuit la thèse, a permis la seconde pacification et a instauré un climat politique propice à l’exploitation économique de type néocolonial». Quant à l’enseignement dispensé par les Français, il «permet à l’administration coloniale de pratiquer sur une vaste échelle le génocide culturel, prélude à la confiscation de la pensée des peuples soumis».(1)

Par qui a été arrêté Laurent Gbagbo?

Par la force, l’Occident a pris le pouvoir en Côte d’Ivoire, l’Otan sera sur place, la France coloniale et texane via Sarkozy a montré ses muscles et va continuer la politique françafricaine, le FMI pourra piller le pays et l’offrir aux multinationales et à Monsanto (à la clé, ruine des paysans, suicides, santé en péril), le sous-sol du pays le plus riche d’Afrique sera aux mains des Anglo-Saxons et des Israéliens, les Chinois seront boutés dehors, la pègre va diriger le pays, bref, à la tête du pays un sinistre valet de l’Occident criminel, à son image. Pauvres Africains!

Une dépêche Reuters, agence de presse américaine peu soupçonnable d’être complice de Gbagbo, a annoncé le lundi 11 avril 2011 à 15h41 que Gbagbo a été arrêté par les forces spéciales françaises. Et ce ne sont pas des hommes de Laurent Gbagbo qui le lui avaient signalé, mais des hommes de Ouattara! Un autre porte-parole du camp Ouattara, Hervé Cohx, basé à Paris, a précisé que Laurent Gbagbo avait été emmené à l’hôtel du Golf, QG des forces du vainqueur reconnu de l’élection présidentielle du 28 novembre. « Je vous confirme l’arrestation de Gbagbo qui se trouve actuellement à l’hôtel du Golf», a-t-il confié à Reuters. «Il a été arrêté par les forces françaises qui l’ont remis aux forces républicaines».(2)

Comment l’opinion internationale évalue la capture de Laurent Gbagbo?

Plusieurs médias occidentaux ont fait part de leur scepticisme concernant le scénario incanté par les chaînes françaises. « Que les bottes françaises aient foulé le sol du palais présidentiel ou pas, il est clair que les militaires français ont fait basculer la lutte pour le pouvoir en faveur de Ouattara », estime John Lichfield du journal The Independent. Pour le quotidien britannique, la position de la France était décidée avant même l’arbitrage de l’ONU et de la communauté internationale, qui ont déclaré Alassane Ouattara président élu: c’est Nicolas Sarkozy, lorsqu’il était maire de Neuilly, qui a marié le couple Ouattara. «Paris avait perdu patience avec Gbagbo depuis des années», croit savoir le journal, pour qui le rôle de la France en Côte d’Ivoire se résume à la «sale habitude» de la « Françafrique ». L’analyse est partagée par El Pais: selon le journal espagnol, cette «guerre» en Côte d’Ivoire est un héritage du passé colonial. Sous le couvert de l’ONU, Nicolas Sarkozy a joué le «rôle de gendarme néocolonial», commente El Pais. « Sarkozy a suivi la crise de très près en communiquant régulièrement avec Outtara par téléphone », souligne le journal.

L’intervention de la France dans la crise ivoirienne pourrait coûter cher à Ouattara, estiment les analystes. Pour Ishaan Tharoor, du magazine Time, « Ouattara devra se défaire de l’étiquette de marionnette de la communauté internationale et surtout de la France, que ses opposants essaient de lui coller ». Mais l’arrestation de Laurent Gbagbo ne signe pas la fin de la crise, prévient le New York Times. Les frappes aériennes de l’ONU et de la France «vont nourrir la colère des pro-Gbagbo, mus par un sentiment anti-occidental », prédit le quotidien américain.(3) «Pour déloger le président sortant de son bunker, écrit Leslie Varenne de la Tribune de Genève, la France et l’ONU ont sorti l’artillerie lourde. Opération réussie. L’opération minutieusement préparée par les forces françaises et onusiennes a été un vrai succès. Laurent Gbagbo et ses proches ont été arrêtés lundi en début d’après-midi et conduit directement à l’hôtel du Golf, QG d’Alassane Ouattara. »(4)

«  Lundi en milieu de matinée, une quarantaine de blindés quittent le camp militaire français, direction Cocody, le quartier où se trouve le président sortant avec ses proches. Selon un autre témoin, au même moment, des parachutistes sont largués au-dessus du Palais présidentiel. Puis les forces spéciales entrent en action du côté du bunker. Une heure plus tard, l’arrestation du clan Gbagbo est réalisée et rendue officielle. Dans un premier temps, l’ambassadeur de France reconnaît que l’arrestation a été réalisée par les soldats français. Puis, dans la foulée, une source diplomatique dément: «Le président Ivoirien sortant, Laurent Gbagbo, a été arrêté lundi dans sa résidence d’Abidjan par les forces de son rival Alassane Ouattara et non par les forces spéciales françaises.» Une source militaire déclare: «Ce ne sont pas les forces de Ouattara qui ont arrêté Laurent Gbagbo, ce n’est pas possible, l’armée de Ouattara n’a jamais pu approcher le périmètre.»(4)

« En fait, la situation était arrivée à un blocage. Il fallait crever l’abcès. En fin de matinée de lundi, rapporte le Monde, M.Gbagbo et son entourage avaient tenté une sortie de leur résidence qui était en feu, touchée par un tir de missile français la veille au soir. Les partisans de Laurent Gbagbo avaient riposté et mis les assaillants pro-Ouattara en fuite. Laurent Gbagbo avait ensuite tenté de s’enfuir par une vedette au bord de la lagune. Il semble en avoir été dissuadé par l’hélicoptère français. Les diplomates français estiment que la situation s’était à ce point dégradée, qu’ils n’avaient pas d’autre choix que de précipiter la chute de Laurent Gbagbo. Ne rien faire, aurait précipité le pays dans la guerre civile (...). La présence des troupes françaises à Abidjan ne relève pas cependant d’un hasard. Il est évidemment lié au passé colonial de la France. Mais l’intervention de Licorne, en 2011, n’a absolument pas les mêmes bases que celle des soldats français en 2004. Il s’agissait alors des militaires du bataillon d’infanterie de marine basé à Abidjan qui avaient tiré sur la foule des «jeunes patriotes», lancés dans des manifestations anti-françaises. Le bombardement mortel de l’aviation ivoirienne sur le camp français de Bouaké avait conduit la France à détruire l’intégralité de l’aviation ivoirienne et déclenché en représailles des manifestations «patriotiques» ».(5)

« La décision prise par Nicolas Sarkozy d’intervenir directement, même sous un clair mandat de l’ONU, contredit toutefois formellement ses discours antérieurs. L’interpellation de Laurent Gbagbo ne signifie pas nécessairement la fin du conflit, étant donné le nombre important d’armes qui a été distribué à ses partisans ces derniers jours. Le retour à la paix dépendra aussi de la capacité du nouveau président à enclencher un processus de justice visant les auteurs de violence, y compris dans son propre camp. Un autre grand défi sera la reconstitution d’une armée réellement nationale avec la fusion des forces qui viennent de s’entretuer. Cette fusion, qui devait être réalisée depuis plusieurs années, ne l’a pas été. Guillaume Soro, ancien chef de la rébellion du Nord, ancien Premier ministre de Laurent Gbagbo, et actuel Premier ministre de M.Ouattara, a probablement pris encore de l’ascendant en tant que responsable militaire des opérations qui ont conduit à la reconquête de la totalité du territoire ivoirien. Chef militaire, connu pour son impulsivité, il pourrait, en effet, s’imposer face au très policé Alassane Ouattara ».(5)
Le sort des civils

La guerre civile qui a eu lieu s’est soldée par la mort de plusieurs centaines de civils. Les deux camps se rejettent mutuellement la responsabilité. Cependant, des informations font état de massacres perpétrés par les troupes de Ouattara.

« Jusqu’à un millier de civils auraient été massacrés dans la ville de Duékoué en Côte d’Ivoire, pays d’Afrique de l’Ouest. C’est la plus forte perte en vies humaines dans l’ancienne colonie française depuis les élections présidentielles contestées de novembre 2010. (...) La résolution de l’ONU a donné le feu vert à une guerre civile aux conséquences désastreuses pour la population civile. Un million de personnes sont supposées avoir fui la Côte d’Ivoire ces derniers mois. La politique de la France en Côte d’Ivoire suit le modèle fixé en Libye où la France et la Grande-Bretagne ont obtenu une résolution de l’ONU pour une zone d’exclusion aérienne, sous prétexte de protéger les civils. L’action militaire en Libye et en Côte d’Ivoire reflète l’attitude de plus en plus agressive que les puissances occidentales sont en train d’adopter en Afrique où elles se trouvent confrontées à une concurrence de plus en plus acharnée de la part de la Chine et d’autres économies émergentes pour l’obtention de ressources.

  Paris a dépêché maintenant 300 troupes supplémentaires en faisant passer le nombre de soldats français à 1400. Ils ont pris le contrôle du principal aéroport. (...) L’aéroport s’était précédemment trouvé entre les mains de l’ONU et aurait pu servir à une évacuation en cas de besoin. La prise de contrôle de l’aéroport par les Français est un acte d’agression coloniale. Sous le couvert du droit international et de préoccupations humanitaires, la France est en voie de réaffirmer un contrôle direct sur la Côte d’Ivoire. Les victimes à Duékoué sont les conséquences immédiates de cette poussée de la France de ré-établir son pouvoir en Afrique. Washington a été obligé de critiquer Ouattara malgré son soutien politique à son égard. La secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, a exprimé des préoccupations au sujet du massacre à Duékoué, en appelant «les forces du président Ouattara à respecter les règles de la guerre et à cesser d’attaquer des civils.» Guillaume Ngéfa, directeur adjoint de l’Onuci, a dit que les forces de Ouattara avaient perpétré les meurtres à Duékoué. «Nous avons des preuves, nous avons des photos. C’était des représailles.»

  «Nous recevons des appels de partout, du nord, de l’Est, du sud, d’Abidjan et de villages aussi,» a dit Guillaume Ngéfa à la radio Deutsche Welle. La porte-parole de la Croix-Rouge (Icrc) Dorothea Krimitsas, a reconnu: «Il ne fait pas de doute que quelque chose s’est produit dans cette ville sur une grande échelle et sur quoi l’Icrc continue de recueillir des informations. Tout semble indiquer qu’il s’agissait de violence interethnique.»(6)

 

Y aura-t-il une justice pour ces morts? On aurait cru que le colonialisme c’est du passé. Il n’en n’est rien, il renaît de ses cendres sous les habits humanitaires. Farid Mellal écrit à ce propos: «La France l’a voulu, la France l’a obtenu. Laurent Gbagbo est tombé. Les intérêts français en Côte d’Ivoire sont sauvés. La fameuse force «Licorne», a montré ce lundi que ce n’était pas qu’une simple force d’interposition, mais une armée au service de l’Etat français pour sauver l’intérêt de la France dans un pays indépendant et souverain depuis le 7 août 1960. La Françafrique a de beaux jours devant elle. La France ne serait plus le «gendarme de l’Afrique», avait promis Sarkozy. Gbagbo est tombé...mais le gendarme français est de retour en Afrique». (7) Nous sommes d’accord.
Notes/Références

1. Philippe Bernard. En 1979, la thèse marxiste de «l’étudiant» Gbagbo Le Monde 12.04.2011

2. http://fr.reuterscom/article/topNews/idFRPAE73AODU720110411     
3. Flora Genoux. Côte d’Ivoire: la presse internationale juge «néo-coloniale» l’action de la France. Le monde.fr 12.04.2011

4. Leslie Varenne. Laurent et Simone Gbagbo, sont désormais aux mains de Ouattara, La tribune de Genève 11.04.2011

5. Côte d’Ivoire: «L’interpellation de Laurent Gbagbo ne signifie pas nécessairement la fin du confit». Le Monde. fr 12.04.2011

6. Ann Talbot: Des civils massacrés en Côte d’Ivoire par les forces soutenues par l’Occident. Mondialisation.Ca 7.04.2011

7. http://bellaciaoorg/fr/spip.php?article116043

Chems Eddine Chitour

Pr Chems Eddine Chitour : Ecole Polytechnique enp-edu.dz

Chems Eddine Chitour est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.

 Articles de Chems Eddine Chitour publiés par Mondialisation.ca

Mondialisation.ca,

Le 15 avril 2011


Bruno Ben MOUBAMBA : Ouattara ne peut pas diriger la Côte d’Ivoire légalement.

Le Conseil constitutionnel ivoirien a constaté « la vacance du pouvoir » – M. Ouattara ne peut pas légalement diriger la République de Côte d’Ivoire.

L’information est passée sous silence mais elle est pourtant de taille.

Le Conseil Constitutionnel de la République de Côte d’Ivoire a constaté la vacance du pouvoir il y a quelques jours à Abidjan. Logiquement, c’est donc comme le veut la Constitution Ivoirienne, le Président de l’Assemblée Nationale qui doit assurer une nouvelle transition politique devant aboutir sur de nouvelles élections. Alassane Ouattara et ses soutiens internationaux le savent c’est pourquoi ils ont exigé dès lundi 11 avril 2011 du Président légal de la RCI, M. Laurent Gbagbo, la signature d’un acte de démission, autant dire, d’une capitulation. L’Histoire reconnaîtra la grandeur de cet homme qui, assiégé par des tanks français et des rebelles sans foi ni loi, bombardé par des missiles onusiens, disons-le sans détour, de « l’opération Licorne », a fait fi de sa vie en refusant d’apposer sa signature au bas d’un document inique. Certaines indiscrétions font même état de sommes, en millions d’euros, qui ont été proposées à Laurent Gbagbo, à vie, s’il démissionnait. On croit rêver.

La loi de la jungle, c’est-à-dire celle du plus fort, veut s’appliquer dans toute sa rigueur aux Ivoiriens. Nous leur disons aujourd’hui, faites appel à votre loi fondamentale, montrons leur qu’au XXIe siècle, les africains sont conscients désormais d’être devenus, au bout de cinq siècles d’exploitation, la civilisation qui connaît «la plus longue servitude de tous les temps ».

Un coup d’état international des fascistes libéraux

Un monstre, le libéral-fascisme, menace l’Afrique en général et l’Afrique francophone plus que jamais. Son objectif est de faire payer sa crise financière internationale à ceux qui ont été considérés depuis toujours comme des esclaves. Cet « Homme Africain qui n’est pas assez entré dans l’Histoire » comme le disait le Président Nicolas Sarkozy dans son fameux discours de Dakar en 2007. Il est urgent pour les Ivoiriens qu’ils utilisent les armes du droit et de la raison face au déploiement de la force brutale.

Comment Alassane Ouattara peut-il être Président de la Côte d’Ivoire alors même qu’il n’a pas prêté serment devant le Conseil Constitutionnel et que cette même institution ne l’a pas reconnu comme Président de la République ? C’était pourtant l’exigence minimale de l’Union Africaine. Le silence de la plupart des Chefs d’Etat du continent africain, qui n’ont pas noyé M. Ouattara sous les félicitations est éloquent. Certes quelques uns (le Président de la Guinée Equatoriale par exemple) auraient félicité M. Ouattara mais il est clair que le fait que ce dernier s’avise à marcher sur les institutions d’un pays qu’il est supposé diriger n’est pas rassurant.

A vrai dire, le Président de la Communauté internationale, l’ami du Président français, n’a pas d’autre solution s’il veut favoriser des institutions fortes selon le discours du Président Obama à Accra, que d’assumer son coup d’Etat international devant le monde, mais les coups d’Etat sont mal vus par l’Union Africaine, ou alors de retourner aux urnes. Il a prêté serment par écrit dit-il, mais nous lui répondons que le Conseil Constitutionnel ne l’a pas déclaré Chef de l’Etat.
Le libéral-fascisme (à l’aide entre autre des médias, nouveaux missionaires) agresse l’Afrique au nom de la crise économique et de la génétique ! Pas au nom de la démocratie !

Un imbroglio politico-militaro-juridique

La puissance ne suffit pas si elle ne se greffe pas sur le droit et avant tout sur celui des Etats.

Si le « coup d’Etat international » de M. Ouattara est accepté alors n’importe qui pourra se déclarer Président de la République n’importe où à l’avenir. Si l’option armée est privilégiée sur la légalité alors tous les peuples africains doivent savoir qu’ils sont perdus pour plus d’un siècle sans doute.

Les élections dans nos pays ne seront toujours qu’une plaisanterie. La rapacité des ultra-libéraux qui tiennent les médias et les pouvoirs politiques occidentaux risquent de nous entraîner dans un nouvel esclavage qui ne dit pas son nom. Voilà pourquoi toute l’Afrique doit protester derrière les Ivoiriens.

Aucun africain digne de ce nom ne peut accepter ce que M. Ouattara a fait à la Côte d’Ivoire : financer un premier coup d’Etat contre M. Konan Bédié fin 1999 ; sponsoriser une rébellion armée en 2002, oublier qu’il doit son retour dans le jeu politique ivoirien à M. Gbagbo ; privilégier la brutalité en marchant sur des milliers de cadavres pour réaliser son rêve de Chef d’Etat ; cacher au monde entier le fait qu’il ne peut pas prêter serment par écrit et se considérer comme Chef d’Etat. Où a-t-on vu cela ? Le Conseil Constitutionnel Ivoirien ne peut pas se dédire. Ou alors, il faut que le Parlement dissolve le Conseil Constitutionnel. D’autres veulent nous réduire au rang de « primates à peine évolués » et M. Ouattara est en train de leur donner des arguments en écrasant sous un tapis de bombes le droit de son pays. Des dictateurs comme Omar Bongo faisaient au moins semblant de respecter la Constitution du Gabon ! Pourquoi pensez-vous que le clan Bongo bichonne autant la Cour Constitutionnelle de la République Gabonaise ? Mais c’est bien parce qu’il sait qu’une fois les recours des autres candidats aux présidentielles déposés, et après que la Cour Constitutionnelle ait validé une élection contestable, le tricheur qui prête serment devant la Cour et les institutions du pays devient légalement le Président.
Que devons nous faire ? La guerre ? Il faut croire que les acteurs politiques gabonais soient plus légalistes qu’Alassane Ouattara, c’est pourtant sur la décision de la Cour Constitutionnelle Gabonaise, malgré les preuves de la tricherie, que le Président Nicolas
Sarkozy a été le premier à féliciter Ali Bongo Ondimba en 2009. Les ultra-libéraux qui en veulent coûte que coûte aux richesses du Golfe de Guinée ne parviennent même plus à cacher leurs mensonges.
Le fascime hitlerien ou la démocratie de gré ou de force : un dangereux précédent !

Si Laurent Gbagbo, le Président légal de la Côte d’Ivoire, doit partir, alors pourquoi Ali Bongo reste-t-il au pouvoir ? Pourquoi André Mba Obame, officieusement vainqueur du scrutin présidentiel de 2009, n’est-il pas installé sur le fauteuil présidentiel au Gabon ?

Alors, cher Peuple Ivoirien, courage. Battez-vous au nom de la loi car Monsieur Ouattara et ses soutiens internationaux ont déjà perdu la bataille du droit.

Bruno Ben MOUBAMBA

cameroonvoice.com



1 Côte d'Ivoire occupé :

Le Temps : Après avoir installé le chaos en Côte d’Ivoire, la France recolonise le pays.
C’est clair. La France a créé le chaos en Côte d’Ivoire. Aujourd’hui, elle procède à sa recolonisation.

Le Plateau, le Manhattan ivoirien, cité des affaires, n’est plus que l’ombre de lui-même. Vitrine de la Côte d’Ivoire, cette commune est plongée dans un désordre total duquel il lui sera difficile de se relever. Tout a été pillé par les hommes que la France y a déversés. Cette cité est aujourd’hui à l’image de Bouaké, Korhogo, Man… Des villes pillées, ruinées par la rébellion. Aucun magasin ni supermarché n’est épargné, encore moins les bureaux de l’administration. Tout a été emporté par les pillards que le camp Ouattara qualifie d’anonymes. Alors que c’est le fait de ses combattants qui nous ont habitués à de telles scènes.

 [...]

A la vérité, la France vient de réaliser son rêve : mettre la Côte d’Ivoire à genou. Le pays s’est retourné à l’Etat sauvage. Plus aucune structure, police, - aucune gendarmerie et autres services-, de l’Etat ne fonctionne. Ce sont les combattants à la gâchette facile que la France y a déversés, qui font la loi. Gare à celui qui les défie. Il prendra une décharge de plomb qui le fera taire à jamais. « Ils ont exécuté un voisin du quartier qui a refusé de leur remettre sa voiture. A qui le tour demain ?», a expliqué un habitant d’Angré, la peur au ventre.

 

Et conscient de cela, Alassane a renforcé la démarche colonisatrice de la France, en lui confiant, (à la Licorne et à l’Onuci) officiellement, la sécurité du Port autonome d’Abidjan et de points stratégiques comme l’Aéroport. Un port que Paris guettait depuis longtemps comme outil de recolonisation. Aberration que l’on n’a pas encore constatée dans des pays comme le Bénin et le Togo. En Côte d’Ivoire, la France se comporte en territoire conquis, comme à la « belle » époque coloniale. C’est elle qui fait désormais la loi en Côte d’Ivoire.

 

C’est pourquoi la Licorne peut se permettre d’aller combattre à Yopougon, avec chars et autres armes lourdes, à la place de la rébellion. Leur prétexte, désarmer les résistants pro-Gbagbo. Alors qu’au même moment, les soldats français tolèrent les atrocités commises par les bandes armées venues du Nord. « La France est venue bombarder des civils ici à Yopougon. Nous ne savons à qui nous plaindre. C’est difficile. C’est comme si nous ne sommes plus des hommes », confie un habitant du sous quartier Koweït, théâtre des bombardements de l’armée française. Aujourd’hui, le peuple ivoirien élève la voix et confie son sort au Ciel. Puisque la France, dans sa volonté colonisatrice, s’adonne à tout, même au pire des exactions, comme au temps jadis.

Le Temps (Côte d'Ivoire),

 22 avril 2011
http://news.abidjan.net/h/397311.html__._,_.___



2 Politique 

 

2-2 Des Canons ... pas du beurre

Mort de Désiré Tagro ex-ministre de Gbagbo 

12/04

Désiré Tagro, ex-ministre de l'Intérieur et proche de l'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, est décédé mardi dans des circonstances encore troubles, au lendemain de son arrestation avec M. Gbagbo à Abidjan, a-t-on appris de sources concordantes.
M. Tagro faisait partie des fidèles de M. Gbagbo qui avaient été arrêtés avec lui lundi après l'assaut sur la résidence présidentielle des forces du nouveau chef d'Etat Alassane Ouattara, et avait été conduit comme eux à l'Hôtel du Golf, ont indiqué une source du camp Ouattara et un diplomate en poste à Abidjan.
Selon les mêmes sources, M. Tagro a été vu blessé à son arrivée à l'hôtel, et avait été ensuite transféré dans une clinique, où il est décédé mardi matin.
Pascal Affi N'Guessan, chef du parti de M. Gbagbo, le Front populaire ivoirien (FPI), a affirmé à l'AFP qu'il avait été "assassiné" d'"une balle à l'Hôtel du Golf", une version fermement démentie dans le camp Ouattara.
Selon la source diplomatique, il aurait tenté de se suicider d'une balle dans la bouche lors de l'arrestation, et aurait succombé à ses blessures.
Désiré Tagro était un homme fort du régime défait. Porte-parole de M. Gbagbo puis ministre de l'Intérieur puissant, il avait été nommé secrétaire général de la présidence après le scrutin controversé de novembre 2010.
Homme à poigne, souvent considéré comme un "dur", il avait été l'un des artisans de l'accord de paix de 2007 entre M. Gbagbo et la rébellion.

 http://www.lorientlejour.com/category/Derni%C3%A8res+Infos/article/699689/Abidjan_%3A_mort_dun_ex-ministre_de_Gbagbo.html

Bombardement massifs des Force républicaine de Côte d'Ivoire  à Yopougon d'Abidjan

La commune de Yopougon, reputé pro-Gbagbo, fait l'objet de bombardement intense des Force républicaine de Côte d'Ivoire (FRCI) et de l'ONUCI, depuis hier nuit et toute cette journée du 20 avril.

Apres l'ultimatum donné lundi dernier par les nouvelles autorités de Côte d'Ivoire, pour le dépôt des armes des résistants, l'offensive est désormais lancée contre cette poche de résistance; une poche de résistance, qui selon le ministre de l'Intérieur Hamed Bakayoko, serait composée de jeunes patriotes et de mercenaires à la solde du président sortant ivoirien, Laurent Gbgbo;

Selon cette offensive militaire, il faut en finir une bonne fois pour toute; pour pacifier définitivement le pays et lancer le programme de reconstruction; d'où le pilonnage à l'arme lourde et des obus, de tout le quartier de Yopougon;

Selon des habitants joints à Xinhua, ces tirs désormais incontrôlés font de nombreuses victimes au sein des populations civiles de cette commune, la plus grande de Côte d'Ivoire; " Nous lançons un SOS, à la communauté internationale, diront Konan Henri et Lago Paul, habitant cette commune sinistrée, pour que cessent ces tueries massives des populations civiles, lancée par les FRCI et l'ONUCI".

Cette nouvelle offensive militaire fait peur à la population; une population ivoirienne qui n' a plus d'argent, plus de nourriture, ni de médicaments pour survivre.

21/04/11
http://french.peopledaily.com.cn/96852/7357435.html

 

Ouattara menace de recourir à la force contre les derniers groupes armés actifs  

23/04

Le Président ivoirien, Alassane Ouattara, a menacé, vendredi, de "désarmer par la force" les derniers groupes armés encore actifs, à Abidjan, s'ils ne déposent pas "rapidement" les armes. Lors d'une réunion avec les chefs des forces armées et de sécurité, il les a chargés de "demander aux chefs miliciens, de demander au commandant Ibrahim Coulibaly, de venir les voir et de déposer les armes. Il faut que cela soit fait rapidement". Les Forces républicaines (FRCI) du Président Ouattara ont, progressivement, pris le contrôle de la majeure partie d'Abidjan, après l'arrestation de M. Gbagbo, le 11 avril, mais ne sont pas encore parvenues à sécuriser deux quartiers. Mercredi soir, les "FRCI" se sont affrontées, à Abobo (Nord), aux combattants du "commando invisible" de l'ex-putschiste Ibrahim Coulibaly, dit "IB", qui tient des barrages, dans une bonne partie du quartier.

 http://french.irib



3   Politique internationale

a) Pays voisins

Gambie

La Gambie refuse de reconnaître Alassane Ouattara comme président ivoirien.  

La Gambie a indiqué samedi qu`elle ne reconnaissait pas Alassane Ouattara comme président de laCôted`Ivoire,aprèsl`arrestation lundi de son prédécesseur Laurent Gbagbo, avec l`aide de l`ONU et des forces françaises.
« Le gouvernement gambien ne reconnaîtra aucun président, le président Ouattara inclus, ni gouvernement africain qui aura été imposé par des forces
extérieures au continent africain, peu en importe la raison », affirme un communiqué. Le gouvernement gambien souligne que, « selon la constitution ivoirienne », Laurent Gbagbo est « le président légitime de la Côte d`Ivoire ».
« Il ne peut pas être jugé alors qu`Alassane Ouattara, le président ivoirien choisi par la communauté internationale, est resté impuni après avoir massacré des milliers de civils, seulement pour être président », estime le gouvernement de Gambie – un petit pays enclavé dans le Sénégal.
« La seule solution pour éviter une longue guerre civile en Côte d`Ivoire (…) est de réorganiser une élection le plus rapidement possible », préconise le texte publié par le bureau du président Yahya Jammeh.
« Il est aujourd`hui très clair pour tous les Africains que le complot pour re-coloniser l`Afrique est bien réel, et que nous devons nous y opposer »,
Ajoute le communiqué.
M. Gbagbo a été élu à la présidentielle du 28 novembre, avec 51% des suffrage et reconnu par le conseil constitutionnel qui la investi

16/04/2011  

http://abidjan360.wordpress.com/2011/04/16/la-gambie-refuse-de-reconnaitre-alassane-ouattara-comme-president-ivoirien/


Ouganda

L'Afrique doit être décisive face à l'intervention militaire étrangère

 Le président ougandais Yoweri Museveni a déclaré samedi que l'Afrique devrait être décisive face à une intervention militaire étrangère croissante sur le continent.
Dans une déclaration faite à la presse dans sa résidence dans l'ouest de l'Ouganda, M. Museveni a dit que l'Afrique ne pouvait pas supporter une intervention militaire continue sur le continent, en citant les frappes aériennes contre la Libye par les puissances occidentales et l'intervention de la France en Côte d'Ivoire.
"L'intervention des troupes étrangères en Afrique sans autorisation de l'Union africaine est inacceptable", a souligné le président Museveni.
Selon lui, l'intervention étrangère sur le continent africaine est un nouvelle phénomène qui doit être examiné par les dirigeants africains.
Il a indiqué que cette question serait examinée lors du prochain sommet de l'UA prévue en juin ou lors d'un sommet extraordinaire de l'organisation panafricaine qui serait organisé avant la réunion de juin.
M. Museveni appelle depuis longtemps les pays africains à s'unir pour contre l'intervention étrangère.

 17/04/2011

http://french.news.cn/afrique/2011-04/17/c_13832476.htm



Les alliés de l'opposant

a) France

 CIV : Vergès portera plainte en France.

Sur le dossier ivoirien, l'avocat Jacques Vergès déclare qu'il entend porter plainte contre X la semaine prochaine pour crimes contre l'humanité. Celui qui fait partie du collectif d'avocats chargés de défendre le président déchu Laurent Gbagbo révèle dans une interview à 20minutes qu'il va défendre des familles de victimes des massacres de Duékoué.

Ancien défenseur du président ivoirien élu, Alassane Ouattara, l'avocat octogénaire a soutenu son rival durant la crise postéléctorale en Côte d'Ivoire en compagnie de son confrère Gilbert Collard.

"Le collectif a décidé mardi de porter plainte en France la semaine prochaine contre X pour crimes contre l’humanité, visant les forces rebelles et certains éléments de la force Licorne. Le collectif le fait dans le cadre de la défense d’une douzaine de familles de victimes des massacres de Duékoué", a affirmé le controversé homme de loi. "L’objectif de notre plainte est de clarifier ce qui s’est passé, obtenir des sanctions et dédommager les familles des victimes", a ajouté cet habituel défenseur des dirigeants contestés.

Au moins 330 personnes ont été massacrées dans la ville de Duékoué entre le 27 et le 29 mars. L'Onuci avait alors accusé les forces pro-Ouattara d'être coupables de la "plupart" des crimes.

Selon Jacques Vergès, le nouveau président élu de Côte d'Ivoire a "droit à la présomption d'innocence". "Il n'a pas donné d'ordre mais il a couvert le massacre. Ouattara est l'otage de bandes armées", a estimé l'avocat.

 20 avril  

http://www.europe1.fr/International/CIV-Verges-portera-plainte-en-France-507707/


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