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30/04/2011

n°15 - Journal de Libye - 19-04 au 30-04 - Début - La rapine du siècle : l’assaut des « volontaires » sur les fonds souverains libyens.


n°15  - Journal de Libye - 19-04 au 30-04  -  Début - La rapine du siècle : l’assaut des « volontaires » sur les fonds souverains libyens.



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal de Libye

                                                              n°15                                       19-04 au 30-04        

                                                             C.De broeder & M.Lemaire



Le " Journal de Libye" est  visible  sur les blogs : 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Eva Resis           no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse : http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

NB : Si vous vouleznous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

Editorial 

Tiré à part 

Manlio Dinucci : La rapine du siècle : l’assaut des « volontaires » sur les fonds souverains libyens.

Kamel LAKHDAR-CHAOUCHE : Les Occidentaux possèdent un logiciel qu’ils appliquent aux Arabes: nous vous détruisons pour vous reconstruire

Paroles & action du président Obama

Manlio Dinucci : Les Predators surarmés arrivent en Libye.

1 Des Canons ... pas du beurre

Les rebelles libyens réclament de nouveau des armes …

2  Pays Arabes & voisins

3 Les pays

4  Dossier

4-1 Anne Morelli : « Femmes pour la Paix » et pas « Femmes pour la guerre ».

4-2 Jacques Borde : Libye – Vers l’impasse, selon le patron des forces US.

Fin

5 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

5-1 Fidel CASTRO : Libye : un incendie qui peut tout embrasé.

6  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

6-1 Tony Busselen : Libye : Que sont devenus les arguments  des partis Belge qui ont soutenu la guerre ?

6-2 Jacques Borde : Libye – Vers l’impasse, selon le patron des forces US.

7 Annexe

7-1 Manlio Dinucci : Le terroriste libyen ami de Washington.

 



Editorial 

Tiré à part 

Manlio Dinucci : La rapine du siècle : l’assaut des « volontaires » sur les fonds souverains libyens.
L’objectif de la guerre en Libye n’est pas seulement le pétrole, dont les réserves (estimées à 60 milliards de barils) sont les plus grosses d’Afrique et les coûts d’extraction parmi les plus bas du monde, ni le gaz naturel dont les réserves sont estimées à environ 1.500 milliards de m3. Dans le viseur des « volontaires » de l’opération « Protecteur unifié » il y a aussi les fonds souverains, les capitaux que l’Etat libyen a investi à l’étranger.
 Les fonds souverains gérés par la Libyan Investment Authority (Lia) sont estimés à environ 70 milliards de dollars, qui grimpent à plus de 150 si l’on inclut les investissements étrangers de la Banque centrale et d’autres organismes. Et ils pourraient être plus importants encore. Même s’ils sont inférieurs à ceux de l’Arabie saoudite ou du Koweït, les fonds souverains libyens se sont caractérisés par leur croissance rapide. Quand la Lia a été constituée en 2006, elle disposait de 40 milliards de dollars. En cinq années à peine, elle a effectué des investissements dans plus de cent sociétés nord-africaines, asiatiques, européennes, nord-américaines et sud-américaines :
holding, banques, immobilier, industrie, compagnies pétrolières et autres.
   En Italie les principaux investissements libyens sont ceux effectués dans UniCredit Banca (dont Lia et la Banque centrale libyenne possèdent 7,5%), dans Finmeccanica (2%) et Eni (1%) : ces investissements et d’autres (dont 7,5% au Juventus Football Club) ont une  signification plus politique qu’économique (ils se montent à environ 4 milliards de dollars).
La Libye, après que Washington l’ait effacée de sa liste de proscription des« Etats voyous », a essayé de se refaire une place à un niveau international en misant sur la « diplomatie des fonds souverains ». Quand les Etats-Unis et l’Union européenne ont révoqué leur embargo de 2004 et les grandes compagnies pétrolières sont revenues dans le pays, Tripoli a pu disposer d’un surplus
commercial d’environ 30 milliards de dollars annuels qu’il a destiné en grande partie aux investissements étrangers. La gestion des fonds souverains a cependant créé un nouveau mécanisme de pouvoir et corruption, aux mains de ministres et hauts fonctionnaires, qui a probablement échappé au contrôle de Kadhafi lui-même : confirmé par le fait qu’en 2009, ce dernier a proposé que les 30 milliards de dividendes pétroliers allassent « directement au peuple
libyen ». Ceci a accentué les fractures à l’intérieur du gouvernement libyen.
 C’est sur ces fractures que se sont appuyés les cercles dominants étasuniens et européens qui, avant d’attaquer militairement la Libye pour mettre la main sur sa richesse énergétique, se sont appropriés les fonds souverains libyens.
Cette opération a été favorisée par le représentant même de la Libyan Investment Authority, Mohamed Layas : comme le révèle un câblogramme exfiltré à travers Wikileaks, le 20 janvier Layas a informé l’ambassadeur étasunien à Tripoli que la Lia avait déposé 32 milliards de dollars dans des banques étasuniennes. Cinq semaines plus tard, le 28 février, le Trésor étasunien les a « gelés ». Selon les déclarations officielles, c’est « la plus grosse somme d’argent jamais bloquée aux Etats-Unis », que Washington garde « en dépôt pour l’avenir de la Libye ».

Elle servira en réalité pour une injection de capitaux dans l’économie étasunienne toujours plus endettée. Quelques jours plus tard, l’Union européenne a « gelé » environ 45 milliards d’euros de fonds libyens.
  L’assaut sur les fonds libyens aura un impact particulièrement fort en Afrique. Ici, la Libyan Arab African Investment Company a effectué des investissements dans plus de 25 pays, dont 22 en Afrique sub-saharienne, en programmant de les augmenter dans les cinq prochaines années, surtout dans les secteurs minier, manufacturier, touristique et dans celui des télécommunications. Les investissements libyens ont été décisifs dans la réalisation du premier satellite de télécommunications de la Rascom (Regional African Satellite Communications Organization) qui, mis en orbite en août 2010, permet aux pays africains de commencer à se rendre indépendants des réseaux satellitaires étasuniens et européens, en réalisant ainsi une économie annuelle
de centaines de millions de dollars.
 Plus importants encore ont été les investissements libyens dans la réalisation des trois organismes financiers lancés par l’Union africaine : la Banque africaine d’investissement, dont le siège est à Tripoli ; le Fond monétaire africain, siége à Yaoundé (Cameroun) ; la Banque centrale africaine, siège à Abuja (Nigeria). Le développement de ces organismes permettrait aux pays africains d’échapper au contrôle de la Banque mondiale et du Fond monétaire international, tous deux instruments de domination néo-coloniale, et marquerait la fin du franc Cfa, la monnaie que sont obligés d’utiliser 14 pays, ex-coloniesfrançaises.

Le gel des fonds libyens assène un coup très dur à tout le projet.
Les armes utilisées par les « volontaires » ne sont pas seulement celles del’opération « Protecteur unifié ».
Manlio Dinucci
Edition de vendredi 22 avril 2011 de il manifesto
http://www.ilmanifesto.it/area-abbonati/in-edicola/manip2n1/20110422/manip2pg/09/manip2pz/301857/
Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio


Kamel LAKHDAR-CHAOUCHE : Les Occidentaux possèdent un logiciel qu’ils appliquent aux Arabes: nous vous détruisons pour vous reconstruire

CENTRE DE RECHERCHE STRATÉGIQUE ET SÉCURITAIRE À ALGER

Deux généraux décryptent la crise libyenne

«Le rôle de l’armée US dans la prise de décision politique» a fait, avant-hier, au siège du Centre de recherche stratégique et sécuritaire (Crss), à Ben Aknoun, l’objet d’une conférence-débat animée par le colonel à la retraite, Hadj Bendoukha.

S’exprimant sans détour, il a soutenu que la position de l’Algérie à l’égard du présent conflit en Libye est mal défendue.

Estimant que l’intervention de la coalition en Libye sous couvert de la résolution 1973 des Nations unies est inadmissible, l’ex-officier de l’ANP a soutenu qu’une telle «aventure» menace grandement la sécurité de la région.

Devant une assistance, composée essentiellement d’ex-diplomates, ex-militaires et chercheurs, l’ex-officier a soutenu que «le plus important à la lumière du conflit libyen est sans nul doute, le fait d’éclairer l’opinion nationale en lui expliquant les enjeux avoués et inavoués, liés au conflit libyen».

 

Abdelkrim Ghrieb, ex-ambassadeur d’Algérie au Mali a, quant à lui, fait savoir qu’aujourd’hui «il est plus que nécessaire de convaincre l’opinion nationale et lui expliquer la démarche incluant les intérêts suprêmes du pays». Décortiquant la question du conflit libyen en matière de retombées et dommages collatéraux, qu’ils soient internes ou externes, le général-major à la retraite, Abdelaziz Medjahed a soulevé des questions qui demeurent toutefois, sans réponse, en l’occurrence: «Qu’on me fasse comprendre comment des manifestants se sont retrouvés avec des chars?».

 

Le général-major Medjahed a précisé que la cohésion de défense du peuple libyen est désormais, vulnérable. Selon lui, «il y a une partie du peuple libyen qui veut que l’Otan aille plus loin dans son intervention. Elle demande indirectement une intervention terrestre, d’une part, et, de l’autre, une autre partie du peuple, qui par intérêt ou par nationalisme, refuse l’intervention de la coalition et de l’Otan».

 

Par ailleurs, le général Abdelaziz Medjahed a affirmé que l’on assiste à «l’Afghanisation» du conflit libyen. Et de conclure: «Le Monde arabe en général ne peut disposer d’une autonomie de défense stratégique car sa sécurité relève de son intégration dans des cercles de défense externes».

 

A ce propos, le général-major a souligné, qu’aujourd’hui, «le Maghreb assiste au retour des ex-entreprises coloniales, prétendant émanciper les peuples». «Dans le temps, les Occidentaux nous disaient qu’ils nous occupaient car ils voulaient nous civiliser. Aujourd’hui, ils nous détruisent sous prétexte qu’ils veulent nous libérer des dictatures.» Et de poursuivre: «Les Occidentaux possèdent un logiciel qu’ils appliquent aux Arabes: nous vous détruisons pour vous reconstruire.»

 

Dans le même sillage, le général-major a ajouté qu’un officiel US avait annoncé devant des journalistes en 2007 que «les Américains avaient orchestré un plan dès 2001 avec pour finalité l’imposition de leur tutelle et leur domination sur 7 pays: l’Irak, la Syrie, le Liban, la Somalie, le Soudan, la Libye et l’Iran». Une analyse partagée par le colonel à la retraite, Hadj Bendoukha, indiquant que l’armée américaine a souvent déployé, dans le cadre de son fonctionnement, 65 à 75% de l’effectif militaire en dehors des frontières des Etats-Unis. Abondant dans le même sens, pour le général à la retraite, Noureddine Amrani, ces chiffres constituent un signe fort du caractère de belligérance américaine. Pour ce faire, il a signalé que sur les 12.800 étrangers qui travaillent au département de la Défense US, il se trouve, a-t-il dit qu’il y a 5000 Maghrébins qui ont été recrutés après le 11 Septembre pour décrypter des conversations.

Kamel LAKHDAR-CHAOUCHE



Paroles & action du président Obama

Manlio Dinucci : Les Predators surarmés arrivent en Libye.

Le président Obama  a approuvé l’emploi en Libye des Predators armés, des avions télécommandés du type « hunter/killer » (chasseur/tueur) : l’annonce a été faite par le secrétaire de la Défense Robert Gates. Ceux qui sont utilisés dans l’opération « Protecteur unifié » appartiennent à la dernière génération des Predators (« prédateurs ») : ce sont les MQ-9 Reaper, utilisés pour la première fois en Afghanistan en 2007. Le Reaper (« broyeur », de vies humaines évidemment), en mesure de voler à 15milles mètres d’altitude, transporte une charge guerrière de plus d’une tonne et demie, composée surtout de missiles Hellfire (« feu de l’enfer »). Le Reaper peut en transporter 14, au lieu des deux du précédent Predator.

Les Reaper décollent probablement de la base de Sigonella (Sicile) où est déployé le personnel préposé au réapprovisionnement et à la manutention, mais ils sont conduits par un pilote et par un spécialiste des senseurs assis à leur console dans la base aérienne de Creech au Nevada. L’avion  possède des senseurs à l’infrarouge et des vidéos caméras spéciales qui, par le réseau satellitaire, permettent aux opérateurs de repérer les objectifs. Tuer en manoeuvrant un avion avec un joystick à plus de 10mille Kms de distance est la dernière frontière des technologies guerrières. « Voir les  mauvais sujets sur l’écran et comment on les envoie dans l’autre monde, et ensuite descendre au fastfood pour déjeuner, est une expérience surréelle », a déclaré à CNN le capitaine Matt Dean, un des pilotes de la base de Creech. Le problème cependant est de distinguer les « mauvais sujets » des autres :  l’utilisation des Predator/Reaper en Afghanistan, Pakistan, Irak et Yémen est jalonnée de continuelles « erreurs », c’est-à-dire de massacres de civils pris pour des « terroristes » ou pour des « insurgés ». En Afghanistan, il y a deux jours, un missile Hellfire lancé par un Reaper a tué aussi des militaires étasuniens, pris pour des insurgés.

En Libye, a spécifié le général James Cartwright dans la conférence de presse de Gates au Pentagone- les forces loyales à Kadhafi circulent à l’intérieur de zones habitées pour ne pas être la cible des avions OTAN. C’est pour cela que sont maintenant utilisés les Predator, « avions qui ont des capacités uniques, adaptées aux zones urbaines où par contre les bombardements traditionnels peuvent causer des dommages collatéraux ». Le général n’a cependant pas expliqué comment on peut éviter des « dommages collatéraux » en lançant, avec des Predator/Reaper, des missiles Hellfire, dont les têtes sont de trois types : antichar, explosive à fragmentation et thermobarique.

La tête thermobarique Agm-114N Metal Augmented Charge, utilisée pour la première fois en Irak en 2005, quand elle frappe l’objectif répand un nuage de poussière d’aluminium qui provoque une seconde explosion. Celle-ci produit une pression telle qu’elle crée un vide d’air, provoquant la mort par asphyxie de ceux qui se trouvent dans la zone, même à l’intérieur d’édifices ou de refuges. L’organisation Human Rights Watch la définit comme une arme « particulièrement brutale », car « elle rend pratiquement impossible pour les civils de trouver un refuge ». C’est ainsi qu’est réalisé l’objectif fondamental énoncé dans la résolution du Conseil de sécurité : la « protection des civils ».

Edition de samedi 23 avril 2011 de il manifesto,

Manlio Dinucci 

 26 avril 2011

Bulletin électronique Mondialisation.ca - www.Mondialisation.ca

URL de cet article: http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=24500

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

http://www.ilmanifesto.it/area-abbonati/in-edicola/manip2n1/20110423/manip2pg/02/manip2pz/301909/   



1 Des Canons ... pas du beurre

Les rebelles libyens réclament de nouveau des armes …

Ndlr : La publication de l'article doit être vu comme information.

Un chef des rebelles libyens exhorte l'Otan de livrer de nouvelles armes. Pour lui, Kadhafi est "désespéré" et pourrait utiliser ses armes chimiques.

Un responsable des rebelles libyens a exhorté jeudi 28 avril à Bruxelles les Occidentaux à livrer des hélicoptères et des missiles anti-chars aux insurgés et a averti que le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi pourrait avoir recours à des armes chimiques.

 

Le général Abdel Fattah Younis, ancien ministre libyen de l'Intérieur qui a fait défection pour prendre en charge le commandement des insurgés, a fait ces demandes durant une visite à Bruxelles destinée à gagner un soutien plus poussé de l'UE et de l'Otan.

Nouvelobs.com – AFP

http://tempsreel.nouvelobs.com//actualite/les-revolutions-arabes/20110428.OBS2022/les-rebelles-libyens-reclament-de-nouveau-des-armes-aux-occidentaux.html

 

"Kadhafi possède des armes chimiques"

Ndlr : La publication de l'article doit être vu comme information.

"Kadhafi est à présent désespéré. Malheureusement, il dispose encore d'environ 25% de ses armes chimiques, qu'il utilisera peut-être puisqu'il est dans une situation désespérée", a déclaré M. Younis lors d'une conférence de presse.

Après 42 ans aux côtés du colonel Kadhafi, le général Younis qualifie aujourd'hui le dirigeant libyen "d'homme arrogant" qui "n'accepte jamais de battre en retraite" et qui se battra probablement jusqu'à sa mort après avoir refusé de s'exiler.

"Le plus probable, c'est qu'il soit tué ou qu'il se suicide", a estimé le responsable rebelle.
Abdel Fattah Younis a exhorté les Nations unies à mettre fin siège de la ville rebelle de Misrata (ouest), encerclée depuis deux mois par les forces pro-Kadhafi.

Nouvelobs.com – AFP

http://tempsreel.nouvelobs.com//actualite/les-revolutions-arabes/20110428.OBS2022/les-rebelles-libyens-reclament-de-nouveau-des-armes-aux-occidentaux.html

 

1.091 personnes évacuées de Misrata.

Ndlr : La publication de l'article doit être vu comme information.

1.091 personnes ont d'ailleurs été évacuées de Misrata dans bateau affrété par l'Organisation pour les migrants (OIM). Le navire, transportant des Nigériens, Soudanais, Egyptiens, Tunisiens et Libyens est arrivé jeudi à Benghazi, fief de la rébellion. Ils ont été emmenés au Centre médical de Benghazi. Parmi eux, se trouvaient des blessés dont un bloggeur français, Baptiste Dubonnet, touché d'une balle à la nuque.

Nouvelobs.com – AFP

http://tempsreel.nouvelobs.com//actualite/les-revolutions-arabes/20110428.OBS2022/les-rebelles-libyens-reclament-de-nouveau-des-armes-aux-occidentaux.html

 



2  Pays Arabes & voisins

Union africaine

L’Union Africaine reproche aux occidentaux de miner sa médiation en Libye.
L'Union africaine (UA) a reproché mardi aux pays occidentaux de miner ses efforts pour trouver une solution continentale au conflit libyenet prédit que la guerre civile actuelle allait aboutir à une impasse.
Le ministre libyen des Affaires étrangères, Abdelati Obeïdi, et des émissaires des insurgés rencontrent séparément depuis lundi des responsables de l'UA dans la capitale éthiopienne, siège de l'organisation panafricaine.
"J'aimerais souligner que la poursuite d'autres efforts en Libye, par des acteurs non africains, a eu des répercussions sur la mise en œuvre de  la feuille de route de l'UA", a déclaré le commissaire de l'Union pour la paix et la sécurité, Ramtane Lamamra, aux ministres des Affaires étrangères africains réunis à Addis-Abeba.
"Des efforts ont été faits pour marginaliser une solution africaine à la crise, à savoir la mise en oeuvre à point nommé de la feuille de route de
l'UA de façon conforme et complémentaire aux résolutions du Conseil de sécurité de l'Onu.

" L'UA a rejeté toute forme d'intervention extérieure et proposé une solution prévoyant une cessation immédiate des hostilités suivie par une période transitoire et un dialogue politique.
Les rebelles, qui sont soutenus par voie aérienne par une partie des Occidentaux, ont rejeté ce plan, exigeant que tout règlement inclue le
départ du colonel Mouammar Kadhafi et de ses fils, qui ont juré de se battre jusqu'à la mort.
Après des déboires avec ses tentatives éphémères d'union avec d'autres pays
arabes, dans les premières années de ses quarante et un ans de règne, Kadhafi s'est tourné vers l'Afrique, où il jouit désormais d'une grande influence financière et idéologique.
Il a présidé en 2009 l'UA, poussant à sa plus grande intégration, et il a financé lui-même les contributions de plusieurs petits pays membres.
Lamamra a fait observer que l'imposition par l'Onu le mois dernier d'une zone d'exclusion aérienne dans le ciel libyen et les bombardements  occidentaux n'avaient pas apporté de solution à la crise. "En fait, la situation militaire sur le terrain semble s'acheminer vers une impasse."

Reuters

26/04/

http://www.fr.news.yahoo.com/4/20110426/twl-libye-ua-bd5ae06.html

 

L’UA appelle au respect de la légalité  internationale
L’Union africaine (UA) a appelé, hier, au respect de la légalité internationale en Libye, en réclamant la fin des frappes de l’OTAN contre ce pays, où de violents combats se poursuivaient entre les forces gouvernementales et les rebelles mettant en péril l’intégrité du territoire libyen.
Dans un communiqué du Conseil de paix et de sécurité de l’UA (CPS), qui s’est réuni à Addis- Abeba au niveau ministériel pour discuter de la crise en Libye, l’UA «demande instamment à tous les acteurs impliqués de s’abstenir d’actions, y compris des opérations militaires visant de hauts responsables libyens et des infrastructures socioéconomiques, qui risquent d’aggraver davantage la situation et de rendre plus difficile un consensus international sur la meilleure voie à suivre».
L’organisation panafricaine «souligne la nécessité pour tous les pays et organisations impliqués dans la mise en œuvre de la résolution 1973 (autorisant le recours à la force en Libye) d’agir d’une manière pleinement conforme à la légalité internationale et aux dispositions de cette résolution», poursuit le texte. Elle a également réitéré son engagement à respecter l’unité et l’intégrité du territoire libyen, tout en exprimant son inquiétude concernant la poursuite des affrontements
entre les forces loyales au colonel Mouammar El Gueddafi et les rebelles, ce qui risque, estime-t-elle, d’aggraver la situation humanitaire et de détruire les infrastructures du pays. Le Conseil de
paix et de sécurité de l’UA a mis en exergue la nécessité de la mise en œuvre de la feuille de route, élaborée par ses soins en mars dernier, sur la résolution du conflit en Libye prévoyant notamment une «cessation immédiate de toutes les hostilités».
Mardi, le Commissaire pour la paix et la sécurité (CPS) de l’UA Ramtane Lamamra, a affirmé que «la zone d’exclusion aérienne et les frappes militaires menées par les forces de l’OTAN en Libye n’ont pas résolu la crise dans ce pays». Il a également décidé d’accélérer ses consultations
«en vue d’ouvrir la voie à la tenue rapide (...) sous les auspices de l’UA, de la Ligue des Etats arabes, de l’Organisation de la conférence islamique (OCI), de l’Union européenne (UE) et des Nations unies, de négociations sur un cessez-le-feu et les autres aspects de la crise libyenne». Concernant l’appel de la Libye à la tenue d’un sommet extraordinaire de l’UA pour faire face aux attaques visant les responsables libyens, M. Lamamra a affirmé que cette demande serait
étudiée par l’organisation.

El Watan 
  (Algérie)
Rédaction Internationale
le 28.04.11 | 01h00

http://www.elwatan.com/evenement/l-ua-appelle-au-respect-de-la-legalite-internationale-28-04-2011-122407_115.php



3 L'Otan

L'Otan réticente à armer les rebelles

L'armement des rebelles est une question qui divise la communauté internationale. L'Italie, ancien alliée de Kadhafi, y est favorable, mais d'autres membres de l'Otan sont plus tièdes, voire totalement opposés.

"Nous n'avons pas reçu les armes dont nous avons besoin", a expliqué Abdel Fattah Younis. "Nous ne parlons pas d'armements légers, mais d'hélicoptères Apache, de missiles anti-chars et de navires équipés de torpilles", a-t-il ajouté.

La France, l'Italie et le Royaume-Uni ont annoncé la semaine dernière qu'ils dépêchaient des conseillers militaires auprès des rebelles à Benghazi.

"Maintenant, c'est plus facile de coopérer et c'est plus efficace", a souligné le responsable de la rébellion.

Nouvelobs.com – AFP

http://tempsreel.nouvelobs.com//actualite/les-revolutions-arabes/20110428.OBS2022/les-rebelles-libyens-reclament-de-nouveau-des-armes-aux-occidentaux.html



3 Les pays

Italie

Manlio Dinucci  : La guerre en Libye nous coûte cent millions d’euros par mois 

Les premières données, partielles seulement, donnent une idée de ce que la guerre en Libye coûte à l’Italie (chiffres à convertir pour chaque pays allié…à la dépense, NdT).

[...]

un Storm Shadow (ombre de la tempête… NdT) coûte plus de 250mille euros. Et garder cinq navires de guerre devant les côtes libyennes coûte plus de 10 millions d’euros par mois. On arrive ainsi à environ 100 millions d’euros mensuels (pour l’Italie, NdT).    L’équivalent, en deniers publics, des salaires annuels bruts de 4.000 enseignants".

Article en pièce jointe.

Déclarations du ministre italien de la "défense", Ignazio La Russa : "les bombardements seront d'une absolue précision (...] des actions chirurgicales [...] On ne peut pas parler de bombardements parce que nous n'utiliserons pas des bombes mais des missiles guidés par satellites ou par laser".

Controverse de la Ligue du Nord (parti ultra-nationaliste et xénophobe) "à l'intérieur, pas contre le gouvernement italien" seulement parce que celui-ci " se met à genoux devant Paris"...

Vide de l'opposition dite de gauche (Pd).

A propos du Storm Shadow -l’ombre de la tempête_  version anglaise du missile mis au point à l'origine par Matra, voir

 "Scalp et Storm Shadow sur la Corse16/03/2011 11:43 - Aviateurs français et britanniques s'entraînent à la frappe dans la profondeur pendant l'exercice "Southern Mistral"Comme pour mieux donner corps au traité de coopération franco-britannique signé en novembre 2010, les états-majors français et britannique organisent du 15 au 25 mars l'exercice bilatéral "Southern Mistral", qui impliquera notamment six Tornado GR4 déployés sur la base de Nancy, ainsi que deux ravitailleurs VC-10 et un avion de surveillance E-3D Sentry mis en place à Istres.Ces moyens aériens de la Royal Air Force seront mis à profit pour mener le 23 mars un exercice peu courant de frappe dans la profondeur, baptisé "Southern Storm". Après plusieurs jours de planification franco-britannique, un raid longue distance impliquant quatre Tornado GR4 et autant de Mirage 2000D décollera de Nancy pour aller frapper un objectif situé en Corse, à l'issue d'un vol de plusieurs heures. Les appareils simuleront à cet effet le tir de missiles de croisière Scalp-EG/Storm Shadow, une capacité à laquelle les aviateurs français s'entraînent rarement au côté d'autres forces aériennes. Les appareils du raid bénéficieront de l'appui d'avions-ravitailleurs français et britanniques, ainsi que de l'E-3D Sentry et d'un E-3F français »(détails sur : http://www.air-cosmos.com/defense/201103160141710/scalp-et-storm-shadow-sur-la-corse.html et : 

"En ce jeudi 10 mars 2011, le Centre d'Etudes Supérieures de la Marine (CESM) a convié plusieurs intervenants afin de débattre de l'emploi d'un nouvel équipement qui rejoindra dans quelques années les rangs de la Marine nationale, le Missile De Croisière Naval (MDCN). Ces invités n'étaient autres que des hauts gradés de la Marine, des ingénieurs de la DGA,  des chercheurs d'instituts stratégiques français et anglais, mais également un ex-diplomate du Quai d'Orsay ainsi qu'un officier de l'US Navy. L'objectif de ce colloque était de tenter de répondre à la question "Le missile de croisière naval: quelles ruptures ?". Aeroplans a eu l'opportunité d'y assister et vous présente donc un résumé de cette demie journée des plus palpitantes".

Suite des palpitations sur http://www.aeroplans.fr/Aviation-militaire/le-missile-de-croisiere-naval-sinvite-dans-la-reflexion-strategique-francaise-1ere-partie.html

m-a



4  Dossier

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

4-1 Anne Morelli : « Femmes pour la Paix » et pas « Femmes pour la guerre ».

Éditorial du trimestriel "Femmes Pour la Paix" de janvier-mars 2011

Notre association s'intitule "Femmes pour la Paix". Ce nom implique obligatoirement qu'on réfléchisse avec esprit critique lorsque notre pays s'engage dans une guerre, même si celle-ci ne dit pas son nom mais se mue en "opération".

Alors que notre gouvernement est en "affaires courantes" et est de ce fait incapable de décider quoique ce soit dans des questions aussi vitales pour la planète que BHV , Linkebeek ou la nomination d'un conservateur dans un musée fédéral (!), il n'a eu aucun état d'âme à se lancer dans la guerre en Libye.

Le ministre de la Guerre (pardon, de la "Défense") De Crem s'y est lancé -et avec lui nos armes et nos soldats - avec une détermination rare. La presse a titré qu'il était "plus motivé que les Américains". Le Parlement belge n'a pas émis à son encontre la moindre réserve. Nous voici donc -une fois de plus - partis à la guerre. Mais pourquoi finalement ?

Bien sûr comme lors de chaque guerre, on nous a bien expliqué que ce sont nos adversaires qui ont commencé mais ici franchement on ne voit pas en quoi les Libyens - tout antipathique que soit leur régime menaçaient menaçaient en quoi que ce soit la Belgique. Comme lors de la guerre contre la Yougoslavie ou l'Irak, on nous a aussi bien enfoncé dans la tête qu'on ne faisait pas la guerre contre les peuples mais bien contre leur tyran fou (Milosevic, Saddam Hussein ou Khaddafi selon les cas). Mais, curieusement, Khaddafi fut reçu naguère en grande pompe à Bruxelles par Verhoofstadt et on nous le présentait alors comme un interlocuteur valable, seul capable de maintenir les immigrants de l'autre côté de la Méditerranée et (accessoirement !) de nous fournir en bon pétrole. De ce campeur original, plantant sa tente dans les jardins de Sarkozy ou Berlusconi, il n'est plus question puisqu'il a fait place au monstre par excellence.

Comme d'habitude on tente de nous faire croire qu'il s'agit d'une agression "humanitaire". Nous allons sauver de "pauvres" insurgés comme autrefois nous sommes venus au secours des talibans en Afghanistan, de l'UCK. au Kosovo ou des Adversaires de Saddam. Mais quelle assurance pouvons-nous avoir que ces "insurgés" (dont les chefs sont d'anciens proches de Khaddafi!) soient davantage que les talibans ou l'UCK, des parangons de la démocratie ? Par ailleurs la "démocratie" que nos bombes doivent leur apporter est aussi véhiculée par des alliés aussi peu rassurants que le Qatar ou les Emirats arabes.

Quant aux "atrocités" rapportées comme caractéristiques des troupes de Khaddafi, ne nous faisons pas d'illusion, elles sont certainement bien partagées entre les différents belligérants et l'évêque de Tripoli dénonçait récemment les victimes civiles de NOS bombardements.

Ne nous laissons donc pas influencer par la propagande ambiante. Dans beaucoup de pays participant à l'agression "humanitaire" contre la Libye, la population a manifesté son opposition à la guerre. Nous espérons qu'un tel mouvement se développe rapidement en Belgique.

Ce sont les Libyens et pas les puissances occidentales qui doivent décider de leur sort.

Malgré l'unanimité des politiques à soutenir cette guerre nous sommes "Femmes pour la Paix" et pas "Femmes pour la guerre".

Anne Morelli

P.S. : "Femmes d'Aujourd'hui" du 7 avril 2011 publie un sondage réalisé sur 1542 lectrices. 56 % d'entre elles ne sont PAS d'accord avec la participation belge aux raids sur la Libye.....


4-2 Jacques Borde : Libye – Vers l’impasse, selon le patron des forces US.

Q – Où en est-on du conflit ?

Jacques Borde – En fait, la Guerre de Libye conduite par l’Axe atlantique, ne va pas très fort !

Je sais : j’ai l’air de rabâcher, mais ça n’est pas moi qui le dit, mais un expert en la matière, puisqu’il s’agit du Chairman of the US Joint Chiefs of Staff (CJCS, chef d’état major interarmes), l’amiral Michael Glenn Mike Mullen, en personne. « On se dirige certainement vers une impasse », a, en effet, déclaré à Bagdad l’amiral Mullen lors d’une visite aux troupes d’occupation américaines. « Dans le même temps, nous avons réduit entre 30 et 40% du gros de ses forces terrestres, de ses capacités au sol. Et elles vont continuer à diminuer avec le temps », a-t-il précisé. Ce qui voudrait dire, qu’entre 60% et 70% d’entre elles ont échappé aux frappes massives otaniennes. Ce qui en signifie pas, pour autant, que ce pourcentage soit opérationnel.

De son côté, je ne sais plus si je vous l’ai déjà dit, le Pr. Mathieu Guidère a estimé le nombres de blindés lourds loyalistes détruits à une centaine d’engins. Pas plus. Cela donne, en tout cas, une idée des capacités réelles des forces de l’Axe atlantique à conduire cette guerre avec l’efficacité qu’elles prétendent. En un mot comme en cent, si on est bien en Libye, ça n’est franchement pas le Pérou !

Q – Que pensez-vous de l’offre de Kadhafi de refiler la patate chaude de Misrata aux tribus, tout en retirant ses forces régulières de la ville ?

Jacques Borde – A priori, cela semble fort habile.

Q – Les Occidentaux, et tout particulièrement les Européens ne risquent-ils pas, de leur côté, d’armer les insurgés ?

Jacques Borde – Probablement. La tentation va être grande. Mais les risques aussi. Encore plus, même.

Q – En quel sens ?

Jacques Borde – Armer les factions que l’on contrôle – ou en l’espèce, qu’on CROIT contrôler – est un vieux truc de forces d’occupation. Tout le problème est que sa maîtrise reste délicate. Je vais vous donner deux exemples.

Le premier a assez bien marché vu qu’il s’agit de l’Armée du Liban Sud(1), la milice qu’avait récupéré Tsahal dans la partie du pays des cèdres qu’elle occupait. À défaut de combattre très efficacement, les miliciens de l’ALS ont servi de force-tampon encaissant des coups très durs de la part de la Résistance Croyante(2). Tout au long de son existence, les pertes en équipements et armements ont toujours semblé supportables aux logisticiens israéliens.

Second exemple, qui a beaucoup moins fonctionné : l’Irak. « Entre 2003 et août 2006 », rappelle Jacques Baud, citant l’Office of the Special Inspector General for Iraq Reconstruction(3), « les États-Unis ont fourni aux nouveaux ministères irakiens de la Défense (forces armées) et de l’Intérieur (services de sécurité et police) quelque 370.251 armes légères, pour un montant total légèrement supérieur à 133 M$US. Or, un audit mandaté par le Département de la Défense a montré que seuls 2,7% des armes (soit environ 10.000) ont fait l’objet d’un enregistrement de leur numéro se série selon les normes et que 14.030 armes ont échappé purement et simplement à tout enregistrement »(4).

Q – Tiens, puisqu’on parle des Américains, l’agenda états-unien a-t-il changé ?

Jacques Borde – Difficile à évaluer. Comme on dit chez moi, dans les Pyrénées, les Américains sont sur ce dossier « francs comme des ânes qui reculent » ! Par ailleurs, on ne peut pas dire que le le chef d’état major interarmes, se soit montré très disert. L’amiral Michael Glenn Mike Mullen, a surtout rappelé ce que l’on savait déjà. À savoir que la « communauté internationale » (sic) s’accordait à réclamer le départ de Kadhafi, tout en admettant ne pas savoir combien de temps il faudrait pour parvenir à ce but. « Chaque action entreprise par les pays se poursuivra pour faire pression sur lui jusqu’à ce qu’il parte. Est-ce qu’il finira par comprendre ? Je n’en sais rien », a reconnu Mullen.

En fait, c’est à un autre titre que les propos de l’amiral Mullen me semble peu rassurants. Pour la coalition, il s’entend…

Q – Qu’est-ce à dire ?

Jacques Borde – Que le Chairman of the US Joint Chiefs of Staff ne semble pas montrer un grand intérêt pour le front libyen, qu’il a l’air d’abandonner quelque peu à ses petits camarades français et britanniques.

Q – Est-ce une voix isolée ?

Jacques Borde – Pas vraiment. Interrogé par les journalistes, le US Secretary of Defense (ministre de la Défense), Robert M. Gates, le patron direct de l’amiral Mullen, a, une fois de plus, réaffirmé que son pays n’avait pas l’intention d’envoyer de troupes, ni de conseillers militaires en Libye. À l’entendre, les États-Unis n’étofferont pas non plus leurs effectifs en Libye parce que cette guerre « coûte trop cher » pour Washington. Robert Gates n’a pas, non plus, manqué de rappeler que les troupes US sont déjà « trop éparpillées » dans le monde. Ce qui est rigoureusement exact.

« 100.000 hommes en Afghanistan, 50.000 hommes en Irak… 18.000 Marines aident le Japon à rétablir la situation après le séisme et le tsunami. Nous n’avons jamais eu le moindre doute que le rôle des États-Unis en Libye serait limité », a souligné le ministre US de la Défense. Fermez le ban !

Q – On a aussi parlé d’un déficit de moyens, côté européen. Que pouvez-vous nous en dire ?

Jacques Borde – Ce sont surtout les media états-uniens qui ont creusé cette piste. Ce qui ne veut pas dire qu’ils aient torts. Ni raison d’ailleurs. Les media francophones et français ont été plus discrets. En revanche, une note confidentielle, pour le moins surprenante, est parue dans la presse spécialisée. Air & Cosmos, dont le sérieux n’est plus à démontrer, a écrit, je vous la livre en totalité, que « dans les jours qui viennent, les aviateurs français vont utiliser un « nouvel armement » en Libye : des bombes inertes, dites « bombes de béton ». En fait, il s’agit de corps de bombe d’entraînement de 250 kg non explosives faites à base de résine lourde dont de récents tests, conduits par le CEAM, ont démontré l’efficacité contre les chars et les véhicules de combat. Avec pour avantage de réduire au maximum les risques de dommages collatéraux »(5). Intéressant, non ? Évidemment, vu de l’autre bout de la lorgnette, on pourrait aussi écrire que « l’armée de l’air en est réduite à utiliser des bombes d’exercice » ! Alors, où se trouve la vérité ?

Quitte à vous paraître méchant, je dirai plutôt que c’est davantage un déficit de résultats auquel nous assistons.

Q – Dans quel sens ?

Jacques Borde – Prenez simplement les résultats des raids. Le jeudi 21 avril 2011, les appareils de l’Otan ont effectué 152 missions, dont 62 sorties de combat. Résultat des courses : SEPT chars et TREIZE dépôts de munitions détruits. Et encore, TREIZE sites présentés comme des dépôts de munitions loyalistes, devrais-je dire.

Si l’on reprend le chiffre de la centaine de blindés liquidés avancé par le Pr. Guidère, ce ratio doit être rapporté, pour être évalué correctement, au total du travail accompli par, l’aviation de l’Axe atlantique. Soit : 3.300 missions, dont 1.373 de combat, depuis le 31 mars où l’Alliance a pris le commandement de l’opération internationale en Libye. Pas très exaltant tout ça !

Q – Va-t-on assister à un déploiement au sol ?

Jacques Borde – La France continue de soutenir cette option contre vents et marées et plaide pour ce qu’elle appelle confusément une « opération militaire de soutien à l’aide humanitaire » (sic) destinée à Misrata. La porte-parole adjointe du Quai d’Orsay, Christine Fages, s’est encore exprimé en ce sens, vendredi. la diplomatie française.

« Face à l’aggravation de la situation humanitaire, en particulier à Misrata, la planification d’une opération militaire de soutien à l’aide humanitaire se poursuit à l’état-major multinational de Rome » a, notamment, déclaré Mme Fages lors de son point de presse.

Q – Et les salafistes, là-dedans ?

Jacques Borde – Là, je vous arrête. Le terme de « salafiste » est inapproprié. Le salafisme est un mouvement réformateur, parfaitement respectable, qui a donné de grands réformateurs à l’Islam. Ceux que vous désignez sous ce terme, qu’ils reprennent, d’ailleurs, volontiers à leur compte, sont davantage des déviants que des disciples. Lisez ce qu’a écrit le Pr. Charles Saint-Prot(6) qui développe dans son Islam : l’avenir de la Tradition entre révolution & occidentalisation une idée apaisée de l’Islam en exposant que le véritable Islam, notamment largement l’Islam salafiste, est celui de la religion du « juste milieu » (dîn al wasat), celle d’une tradition réformiste, pratiquant l’ijtihad (l’effort d’adaptation) dans les affaires relatives à la vie sociale (mouamalat). Cette tradition réformiste est à l’opposé des dérives extrémistes minoritaires qui sont celles dont s’inspirent les djihâdistes.

Pour simplifier vos salafistes, comme vous les appelez ont à peu près autant de rapport avec le salafisme original que tous les psys prétendant se référer à Sigmund Freud.

Q – Vous ne croyez pas à la menace djihâdiste, en Libye, je veux dire ?

Jacques Borde – Oui, Oui Mais et, Non. Décryptons : Oui, dans la mesure où des voix, notamment celle, ô combien exercée à traiter de ces problèmes dans la régions qui nous préoccupe, du président tchadien, Idriss Déby Itno, ont rappelé le rôle de groupes comme l’Al-Jama’a al-Islamiyyah al-Muqatilah bi-Libya (Groupe islamique combattant) sont effectivement présents en Libye.

Oui mais, ensuite. Parce qu’il ne faut jamais oublier que derrière tout terrorisme djihâdiste, comme vous l’appelez, se cachent, aussi, des motivations locales et intrinsèques aux acteurs du pays. C’est ce qu’a clairement expliqué n°2 du Foreign Office, David Miliband lorsqu’il déclarait que « L’idée d’une « guerre contre la terreur » a donné l’impression d’un ennemi unifié et transnational incarné dans la figure d’Ossama Bin-Laden et Al-Qaïda. La réalité est que les motivations et les identités des groupes terroristes sont disparates. Le Laskhkar-é-Toïba a ses racines au Pakistan et dit que sa cause est au Cachemire. Le Hezbollah dit qu’il existe pour résister à l’occupation des hauteurs du Golan. Les groupes insurgés chi’ites et sunnites en Irak ont une myriade de demandes. Ils sont aussi différents que les mouvements européens des années 70 comme l’Ira, Baader-Meinhof et l’Eta. Tous ont utilisé le terrorisme et se sont parfois aidés entre eux, mais leurs causes n’étaient pas unifiées et leur coopération était opportuniste. Il en est de même aujourd’hui (…). La « guerre contre la terreur » a aussi impliqué que la réponse correcte était primairement militaire. Mais le général Petraeus m’a dit et à d’autres en Irak, que la coalition ne pouvait tuer pour sortir du problème de l’insurrection et du conflit civil »(7). Pour quelles raisons les choses seraient-elles différentes en Libye, où le morcellement et l’attachement tribaux sont omniprésents ?

Non, parce qu’il serait temps de ramener cette menace à de plus justes proportions. Comme l’a rappelé Nicolas Gauthier, nous avons « …peur d’un terrorisme islamistes qui depuis le 11 Septembre, a fait bien moins de morts que celles occasionnées par les piqûres de serpents en Inde… »(8).

Q – Un peu fort tout de même ?

Jacques Borde – Oui, mais, outre que la formule n’est pas de moi, je dirai qu’une forme de distanciation est nécessaire sur ce sujet. En quoi un djihâdiste qui n’est reconnu comme islamiste par pratiquement aucun dignitaire musulman de renommée internationale devait être labellisé du terme de terroriste « musulman » ou même « islamiste » ? Les membres de l’Óglaigh na hÉireann (Irish Republican Army, IRA) sont-ils pour autant qualifiés de « combattants chrétiens » ou « terroristes catholiques », alors que l’attachement de la majorité de ses membres à l’Église catholique romaine & apostolique ne saurait être niée ? Et ils ne sont pas les seuls(9). Quid de l’Euskadi Ta Askatasuna (Eta) et de l’Asala(10). Comment comptez-vous qualifier des groupes comme les Cadwyr Cymru(11) et le Byddin Rhyddin Cymru Y Gweriniaethwyr 12gallois ? Le Dachnak arménien ? Et le Phineas Priesthood, mouvement radical chrétien US, spécialisé dans les attaques de banque et de cliniques pratiquant l’avortement ? D’ailleurs, avant de vouloir régenter le monde en matière de terrorisme, les États-Unis seraient bien inspirés de, d’abord, faire le ménage chez eux…

Q – Les États-Unis, comme État soutenant le terrorisme, c’est original ?

Jacques Borde – Et pourquoi pas ? Déjà, par son incapacité à faire le ménage chez lui. Commençons par les chrétiens radicaux, notamment les mouvements anti-avortement prônant la violence, tels que listés par Jacques Baud dans son Encyclopédie des Terrorismes & Violences politiques :

Advocates for Life. Joli nom ? Mais nos avocats pour la vie de l’Oregon prônent le meurtre des médecins avorteurs.

American Coaltion of Life Activists, une dissidence radicale d’Operation Rescue.

Christian Action Group, du Mississippi, prône, lui aussi, le meurtre des médecins avorteurs.

Collegiates Actrivated to Liberate Life.

Defensive Action. Prône le meurtre des médecins avorteurs et, pour faire bon poids bonne mesure, celui de leurs avocats.

Helpers of God’s Precious Infants.

Life Enterprises. Prône le meurtre des médecins avorteurs, de ceux qui les aident et de tous ceux qui militent pour le libre choix. Un remake US de notre « tuez les tous, Dieu reconnaîtra les siens ».

Life Ministries.

Missionaries of the Preborn National.

Operation Rescue.

Operation Rescue National.

Pro-Life Action Network.

Pro-Life Virginia.

Rescue America.

Mais, les États-Unis hébergent sans doute l’une des principales organisations terroristes au monde : le Ku Klux Klan. En effet, le Klan compte un total de 85, oui 85 factions ! Officiellement, il abrite deux principales organisations dites « de combat » : les Keltic Kirk Knights of the KKK et les Orion Knights of the KKK, qui ne sont rien d’autres que des milices armées et sont impliqués dans des activités relevant largement du crime organisé de type mafieux. Je finirai ce, court, énoncé du terrorisme états-unien avec The Mountaineer Militia (TTM), milice de Virginie Occidentale qui, avant son démantèlement par le FBI, cherchait à offrir ses services sur le « marché » du terrorisme international…

Q – Mais ce ne sont pas des groupes religieux à proprement parler ?

Jacques Borde – Sauf qu’ils sont tous chrétiens, WASP pour être plus précis et combattent les Juifs, les Catholiques, les Afro-Américains, les Musulmans et, bien sûr, l’État fédéral. Or, étrangement, les seuls groupes d’opposition armée qu’on labellise religieusement sont ceux qui ont une composante musulmane. Sauf bien sûr si cela arrange leurs sponsors occidentaux. Comme le Sazéman-é-Mujaheddin-e-Khalq-é-Iran (MeK, Organisation des Combattants du peuple iranien), dont la composante religieuse, pour ne pas dire mystique, est totalement mise sur la touche lorsqu’on parle d’eux.

Comble du ridicule, certains journalistes peu scrupuleux arrivent même à étiqueter comme « musulmans » des groupes se définissant comme nationalistes et non-confessionnels. Exemple : le Parti social nationaliste syrien (PSNS)(13), dont les dirigeants sont des chrétiens de rite grec-catholique(14), ainsi que leurs principaux martyrs (dont des femmes) morts au cours d’opérations suicides.

Q – Donc nous avons une approche erronée de la menace terroriste dite, selon-vous, islamiste ?

Jacques Borde – C’est le moins qu’on puisse dire. Laissez-moi vous lire ce qu’en dit l’un des meilleurs spécialistes du genre, Jacques Baud, lorsqu’il nous rappelle la nature défensive du djihâd :

« En Occident la notion du djihâd est mal comprise et souvent associée à l’idée de croisade, de conquête et de guerre contre l’Occident. Or, la traduction occidentale de « djihâd » par « guerre sainte » est inexacte et nous renvoie au vocabulaire (chrétien !) des Croisades. En arabe, le mot « guerre », dans son sens militaire, se traduit par « harb » ou « qital ».

« Le mot « djihâd » est étymologiquement lié à la notion de s’efforcer (djahada), d’effort (djouhd) ou de résistance, de refus d’abandon aux tentations. Il désigne avant tout la volonté de défendre à titre individuel ou collectif l’Islam contre une agression extérieure, que celle-ci soit d’ordre moral ou physique. Le djihâd est donc essentiellement une attitude de l’esprit, qui cherche à préserver un ensemble de valeurs et qui suppose un certain nombre de sacrifices pour y parvenir.

« Le « djihâd dans la voie de Dieu » (djihâd fi Sabil Allah ou djihâd fi sabilillah) peut prendre des formes diverses et de nombreux exégètes musulmans ont exprimé des vues différentes à ce sujet, qui ne sont pas nécessairement contradictoires et appartiennent au débat intellectuel normal. Parmi les nombreuses lectures possibles du djihâd, quatre formes sont plus fréquemment évoquées :

Djihâd bil-Nafs (djihâd avec l’âme), qui est une lutte individuelle et intérieure contre le mal. Il constitue également la forme supérieure du djihâd (djihâd al-akbar) ;

Djihâd bil-Lisan (djihâd avec la langue), qui est la défense et la diffusion de l’Islam par le verbe (da’awah), les sermons et l’écriture ;

Djihâd bil-Yad (djihâd avec les mains), qui est la défense de l’Islam par ses actes, en pratiquant la charité, en prenant soin des déshérités, des veuves et des orphelins, ainsi qu’en exécutant le pèlerinage de la Mecque ;

Djihâd bis-Sayf (djihâd avec l’épée), qui est la défense de la communauté islamique, lorsqu’elle est attaquée par un ennemi extérieur. Le fait de combattre pour la défense de la foi est également appelé « combat dans la voie de Dieu » (qital fi sibil Allah). Il constitue la forme inférieure du djihâd ».

Dans sa note associée à ce passage, l’auteur précise qu’ « à l’époque où apparaît l’Islam, il n’y a pas de systèmes de sécurité sociale, les populations du désert, souvent nomades et sur un territoire sans frontières (califat) ne bénéficient pas de la protection et de l’aide d’un suzerain - comme on le voit à la même époque en Europe - le bien-être social dépend donc souvent de l’action individuelle. Le mariage avec plusieurs femmes est ainsi autorisé, afin que les veuves de ceux qui se sont battus pour l’Islam ne sombrent pas dans la misère »(15).

Q – Tiens, pour finir cet entretien : que font les Russes ?

Jacques Borde – Rien. Ou plutôt, si : ils parlent, commentent, condamnent…

Q – Et ?

Jacques Borde – Ils parlent, commentent, condamnent ! Des propos parfois, même souvent, non dénués d’intérêt. Mais dont personne ne tient compte. Côté occidental, je veux dire. Or, comme c’est le primus inter pares du camp occidental – j’ai nommé la thalassocratie états-unienne – qui conduit cette guerre, toute cette agitation ne sert pas à grand-chose.

Q – Et ces propos, quels sont-ils ?

Jacques Borde – Oh, je vais vous faire plaisir et vous citer ceux du Premier ministre russe, Vladimir Poutine, qui a estimé que la résolution est « viciée et inadéquate. Dès qu’on la lit, il devient évident quelle autorise n’importe qui à prendre des mesure contre un État souverain. Dans l’ensemble, cela me rappelle l’appel médiéval à la croisade ». Certes. Mais rappelons qu’en l’espèce, Poutine ne nous apprend rien de bien nouveau. C’est le ministre français de l’Intérieur, Claude Guéant, qui a, de lui même, reconnu qu’il s’agissait bien d’une « croisade ».

Q – La Russie ne vous a pas convaincu ?

Jacques Borde – Absolument pas.

Q – Elle aura, pourtant, tout fait pour se dédouaner ?

Jacques Borde – Oui. Mais c’est trop facile de se défausser de sa propre irresponsabilité sur le dos des autres. C’est, visiblement, ce qu’a tenté de faire le représentant de la Russie au Conseil de sécurité des Nations-unies, M. Choukrin, lorsqu’il a affirmé que « La responsabilité des conséquences humanitaires inévitables de l’emploi excessif d’une force extérieure en Libye incombera clairement et entièrement à ceux qui entreprendraient une telle action ». Certes. Mais j’ajouterai qu’une responsabilité identique doit échoir à ceux qui se sont mis plus bas que terre au sein de ce même Conseil de sécurité des Nations-unies, en n’y imposant pas leur veto. À mes yeux, Moscou est aussi responsable que Paris, Londres et Washington de ce qui se passe actuellement en Libye .

Note(s) :
1. Jaysh Lubnān al-Janūbiyy (Armée du Liban Sud, ALS,جيش لبنان الجنوبي). En hébreu :Tzvá Dróm Levanón (Tzadál, צבא דרום לבנון, צד"ל).
2. Là, l'auteur se réfère à une citation du secrétaire général adjoint du Hezbollah, Cheikh Na'ïm Qâssem, dans son dernier livre, et non au Mouqawamat al-Mou'mina, scission des années 86 du mouvement chi'ite Amal.
3. Iraqi Security Forces : Weapons provided by the US Department of Defense Using the Iraq Relief & Reconstruction Fund, SIGIR-06-033, October 28, 2006.
4. Encyclopédie des Terrorismes & Violences politiques, p.163, Jacques Baud, Lavauzelle, 2009.
5. Air & Cosmos, n°2262 (22 avril 2011).
6. Islam : l'avenir de la Tradition entre révolution & occidentalisation. Charles Saint-Prot, Paris, Le Rocher, 2008 & La tradition islamique de la réforme, Paris, CNRS éditions, 2010.
7. War on Terror was wrong, David Miliband, The Guardian (15 janvier 2003), cité in Djihâd, l'Asymétrie entre fanatisme & incompréhension, p.58, Jacques Baud, Lavauzelle, 2009.
8. Flash, n°61 (10 mars 2011).
9. Sont interdits au Royaume-Uni, en tant que groupes terroristes, les suivants : Continuity Army Council, Cumma na Ballan, Fianna na hEireann, Irish National Liberation Army (Inla) donr l'un des autres noms est Catholic Reaction Force, Irish People's Liberation Army (Iplo).
10. Armée secrète arménienne de libération de l'Arménie (Hayastani Azatagrut'yan Hay Gaghtni Banak).
11. Gardiens du Pays de Galles, mouvement indépendantiste radical, auteur d'attentats anti-anglais dans les années 70.
12. Armée du Pays de Galles libre.
13. PSNS, soit : الحزب السوري القومي الاجتماعي, al-Hizb as-Sūrī al-Qawmī al-Ijtimā`ī), connu aussi sous le nom donné par la France de Parti populaire syrien (PPS) ou de Parti saadiste ou encore au Liban de Parti nationaliste (حزب القومي).
14. Donc rattachés à Rome.
15. Djihâd, l'Asymétrie entre fanatisme & incompréhension, p.19, Jacques Baud, Lavauzelle, 2009.
Mardi, 26 avril 2011

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Écrit par : maxosize | 08/10/2014

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