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03/05/2011

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n°1  - Dossier Ben Laden - 03-05 : Fin- : Ben Laden: Une mort sans cadavre, sans témoin, sans preuve ! 



       L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources 

                                                       



 Dossier Ben Laden

 n°1                                                  03-05

                                                                            C.De Broeder & M.Lemaire   

 



Vous retrouverez ce journal 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

e) sur le site de Robert Bibeau :   http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



 

Sommaire

Tiré a part

Eva R-sistons : Ben Laden: Une mort sans cadavre, sans témoin, sans preuve !  

Le Pentagone prolonge

Les zones d’ombre autour de la mort de Oussama Ben Laden

Pour Ben Laden comme pour James Bond, on ne vit que deux fois ! 

Marwan Bishara : Oussama : la fin d’un alibi.

Paroles & action du président... … au cœur des débats.

Après le certificat de naissance d’Obama, le certificat de décès d’Oussama!

Elias Davidsson :  L’assassinat de Ben laden est un crime et Obama doit en répondre devant la loi.

Dommages Collatéraux... 

Patrick Martin et Alex Lantier : Le meurtre d’Oussama ben Laden.

Réaction

Israêl

L’élimination de ben Laden met l’eau à la bouche d’’Israël’

Fin

2 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

2-1 vidéo : Ben Laden se cachait dans une résidence sécurisée .

2-2 Photo de Ben Laden mort, un faux.

2-3 Hassan Allibi : Sans blague : Ben Laden serait mort.

3 Les brèves

3-1 Le corps supposé de Ben Laden jeté en mer.

4 Dossier 

4-1 Oussama Ben Laden est-il mort il y a sept ans – et la Grande-Bretagne et les USA ne cachent-ils pas ce fait pour continuer la guerre contre la terreur ?

5 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage.

5-1 Badi BALTAZAR : BUSH est MORT !

6 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion.

6-1 Ben Laden est mort en décembre 2001, selon des vétérans américains.



2 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

2-1 vidéo : Ben Laden se cachait dans une résidence sécurisée .

  La chaîne américaine ABC News dévoile en exclusivité des images de la résidence où Oussama Ben Laden a été tué.
Le chef d'Al-Qaïda ne vivait pas dans une grotte dans les montagnes du Pakistan, comme la légende le voulait mais dans un immense complexe sécurisé situé sur les hauteurs d'Abbottabad, une ville de 120.000 habitants, à deux heures d'Islamabad.
Selon les services américains, c'est l'état de Santé de Ben Laden qui l'aurait obligé à se rapprocher de la ville, afin de se faire soigner pour des problèmes intestinaux.
"Quand nous avons vu le complexe (...), nous avons eu un choc", a confié à l'AFP un haut responsable de l'administration Obama sous couvert d'anonymat. La bâtisse est "huit fois plus grande que les autres maisons du quartier", a ajouté le haut responsable. Le complexe aurait été construit en 2005 dans l'unique but de cacher Oussama Ben Laden et est évalué à environ 700.000 euros.
L'accès ultra-sécurisé et les épais murs d'enceinte recouverts de barbelés n'auront cependant pas empêché l'armée américaine de prende la forteresse où se réfugiait l'ennemi public numéro un.
Déroulement de l'opération
En août dernier, les Etats-Unis ont acquis la forte présomption que Ben Laden se cachait dans cette maison, après avoir surveillé pendant plus de quatre ans un homme identifié par des prisonniers de Guantanamo comme un "fidèle messager" du chef d'Al-Qaïda. L'homme en question vivait dans cette bâtisse en compagnie de son frère et de leurs familles respectives.
Sur base de ces informations, Barack Obama a donné son feu vert à l'opération, qui s'est déroulée dans la nuit du 1er au 2 mai vers 1h30, menée par des hélicoptères de la Navy Seals, selon CBS. Des commandos ont encerclés la résidence tandis que trois hélicoptères effectuaient un vol stationnaire.
L'assaut aurait duré 40 minutes, à l'issue desquelles six personnes ont perdu la vie parmi lesquelles, Ben Laden, sa femme, le messager et un de ses enfants. "Après un échange de coups de feu, ils ont tué Oussama Ben Laden et ont récupéré son corps", a relaté Barack Obama lui-même.
Après des prélèvements ADN qui ont confirmé l'identité d'Oussama Ben Laden, son corps a été jeté en haute mer pour éviter les pélérinages sur sa tombe.
Les Etats-Unis n'ont informé aucun pays de leur intention de conduire cette opération, y compris le Pakistan où Ben Laden a été retrouvé.
"Il a résisté comme nous l'avions prévu", s'est contenté d'affirmer un responsable américain sous couvert d'anonymat, sans toutefois confirmer que l'objectif était d'éliminer le chef d'Al Qaïda plutôt que le capturer.
Plusieurs responsables américains s'accordent à dire que sa mort a réglé nombre de questions épineuses qu'aurait soulevé sa capture.
Vengeance?
En outre, la CIA craint des représailles d'Al-Qaïda. Il est "presque certain" que des terroristes vont tenter de venger Oussama Ben Laden, tué dans la nuit de dimanche à lundi lors d'une opération américaine, a mis en garde lundi le directeur de la CIA, Leon Panetta, dans un communiqué.
"Même si Ben Laden est mort, Al-Qaïda ne l'est pas. Il est presque certain que les terroristes vont tenter de le venger et nous devons rester vigilants et déterminés, et nous le serons", affirme le chef de l'Agence de renseignement qui a dirigé la traque du chef d'Al-Qaïda.
"Mais nous avons porté un coup terrible à l'ennemi", s'est félicité Leon Panetta tout en évoquant un "moment de joie" et un "triomphe historique".
Interpol, l'organisation de coopération policière internationale, a quant à lui mis en garde lundi contre "un risque terroriste plus élevé", après l'élimination du chef d'Al-Qaïda, appelant ses pays membres à une "vigilance accrue". (vt)

http://www.7sur7.be/7s7/fr/10098/Al-Qaida/article/detail/1258405/2011/05/02/Ben-Laden-se-cachait-dans-une-residence-securisee-video.dhtml


2-2 Photo de Ben Laden mort, un faux.

Une photo diffusée par les télévisions pakistanaises prétendant montrer le cadavre d'Oussama Ben Laden est un photomontage.
L'image suscitait le doute.

La supercherie a été démontrée.

Lundi matin, peu après l'annonce de la mort d'Oussama Ben Laden lors d'une opération américaine au Pakistan, des télévisions pakistanaises ont diffusé une photo truquée prétendant être le visage tuméfié du chef d'al-Qaida. Les médias pakistanais, qui ont depuis retiré le document, précisaient que l'image n'avait pas été authentifiée.
L'Agence France-Presse annonce avoir soumis la photographie à un logiciel spécial. Cela a permis de prouver que le cliché avait été truqué en empruntant la barbe et la partie inférieure du visage d'une photo plus ancienne de Ben Laden. Un élément est particulièrement intriguant : la barbe sur l'image est à peine grisonnante et rappelle plutôt une photo de Ben Laden beaucoup plus jeune, alors que les derniers clichés connus de lui montraient une pilosité beaucoup plus grise. Le rédacteur en chef du service photo de l'agence française est convaincu : «La barbe est floue, on voit clairement que c'est un montage», a affirmé Mladen Antonov.
Sur Twitter, des images montrant la composition du montage ont été diffusées. Le cliché diffusé aurait donc été composé de la partie basse d'une ancienne photo de Ben Laden et de la partie haute, tuméfiée et en sang, d'une image d'un visage de cadavre.
Un montage diffusé sur twitter avait déjà jeté un sérieux doute sur le document, qui pourrait être le résultat d'un logiciel de retouche d'images type Photoshop. De plus, selon un haut responsable américain, qui témoigne anonymement, Ben Laden a reçu une balle dans la tête après avoir tenté de résister à l'assaut américain. Le cliché ne pouvait donc pas correspondre avec cette information.
La photo a tout de même été diffusée par de nombreux médias et sites internationaux avant d'être retirée. Interrogé par l'AFP, Hervé Béroud, directeur de la rédaction de BFM TV, explique que la chaîne «continue de la diffuser pour expliquer ce qui s'est passé.
Lundi midi, aucune photo officielle de Ben Laden mort n'avait été publiée.
Source : le figaro

Amusant... L'épouvantail sémantique Ben Laden construit, comme al Qu’aida d'ailleurs, par les USA et instrumenté tout autant par les groupes qui s'en revendiquent pou manipuler l'opinion a été tué! Et son corps, sans être identifié a été immergé, donc a disparu. Décidément c'est amusant car on nous prend pour des cons. Enfin Obama peut quitte l'Afghanistan, il a vaincu Le terrorisme. Utile à la veille des primaires des prochaines élections.

Olivier Montulet


2-3 Hassan Allibi : Sans blague : Ben Laden serait mort.

extrait

Selon nos sources, l'annonce affirmant qu'Oussama Ben Laden aurait été tué est une nouvelle diversion visant à cacher le fiasco de la coalition internationale en  Libye.

Une opération psychologique de la CIA en collaboration avec l'ISI (services secrets pakistanais).

   Sans reparler de la nouvelle de son décès en 2002 et largement repris dans la presse indépendante et sur internet, l'annonce de la mort de Ben Laden d'aujourd'hui, alors que le corps n'a ni été filmé, ni photographié avant d'être soit disant jeté à la mer, malgré le fait que le monde entier aurait besoin de voir de ses propres yeux celui qui a été présenté comme l'ennemi publique numéro un pendant plus de dix ans, prouve que les pseudo stratèges occidentaux n'ont pas beaucoup d'idées pour continuer à tromper les populations et protéger Sarkozy et compagnie de poursuites judiciaires internationales pour les crimes commis sur le peuple Libyen.

   Cela prouve aussi, pour ceux qui en douteraient encore,  qu'une fois de plus  l'opinion publique internationale est bel est bien bombardée de mensonges.

Hassan Allibi pour www.stcom.net 

International (LVO) :

La Voix des Opprimes Newsletter:

 02 Mai 2011

 



3 Les brèves

Ndlr : La publication de l’article ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse ou point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information

3-1 Le corps supposé de Ben Laden jeté en mer.

Oussama Ben Laden a été liquidé par les forces spéciales américaines, a déclaré Barack Obama. Son corps aurait été jeté en mer.

La mort de l’homme le plus recherché au monde a été annoncée à Washington par le président américain Barack Obama. « Ce soir, je suis en mesure d’annoncer aux Américains et au monde que les Etats-Unis ont mené une opération qui a tué Oussama ben Laden, le dirigeant d’Al-Qaïda, un terroriste responsable du meurtre de milliers d’innocents », a déclaré M. Obama lors d’une allocution solennelle à la Maison Blanche.

Ben Laden, né en 1957 à une date non précisée, a été tué à Abbottabad, une ville située à une cinquantaine de kilomètres au nord de la capitale pakistanaise Islamabad, dans une résidence où il se cachait. Quatre autres personnes ont été tuées dans l’opération.

Le corps de Ben Laden jeté en mer

Selon les chaînes de télévision CNN et MSNBC, la dépouille d’Oussama ben Laden a été immergée en mer dans un lieu non précisé, dans le respect des traditions musulmanes.

« Nous dormions et j’ai entendu des hélicoptères tournoyer dans le ciel », a déclaré à l’AFP ce témoin par téléphone, souhaitant garder l’anonymat de peur de représailles. « Je me suis levé et une fusillade intense a retenti, c’était violent, cela a duré un certain temps et puis j’ai entendu une violente explosion, énorme, les gens sont sortis de chez eux », a-t-il encore raconté. « Nous avons ensuite entendu les ambulances et des gens criaient, tout le monde avait peur », a poursuivi cet habitant d’Abbottabad. « Et puis aujourd’hui, j’ai appris par la télévision la mort de Ben Laden. Je n’ai pas envoyé mes enfants à l’école, la police et les forces de sécurité ont bouclé la zone, nous ne sommes pas autorisés à en sortir », a-t-il conclu.

Quelques heures à peine après l’annonce de la mort de Ben Laden, son corps a été immergé, annoncent les médias américains. Le lieu et les circonstances de cette inhumation n’étaient pas précisés dans l’immédiat. Les responsables américains n’ont pas commenté cette information.

Pourquoi se débarrasser aussi vite du corps ?

Mais quel intérêt pourrait avoir les Américains à se débarrasser aussi vite du corps de l’homme le plus recherché du monde ? Simon Petermann, professeur honoraire à l’ULg, islamologue, se dit « étonné » d’une telle information. « Ca n’a aucun sens, cette information me paraît curieuse. Les Etats-Unis n’ont aucun intérêt de faire ça. »

Selon des officiels américains cités par l’Associated Press, les Américains auraient voulu ainsi agir dans le respect des traditions musulmanes. « Nous nous assurons que son corps est traité en accord avec la pratique et la tradition musulmane. C’est quelque chose que nous prenons très au sérieux », avait auparavant affirmé un haut responsable de l’administration Obama lors d’une conférence téléphonique. De plus, selon ces officiels cités par l’AP, trouver un pays qui aurait accueilli la dépouille aurait été difficile, raison pour laquelle, selon certains, il aurait été inhumé en mer. Selon le NY Times, l’administration américaine aurait aussi agi ainsi pour éviter que le lieu d’inhumation de Ben Laden ne devienne un lieu de pèlerinage.

lundi 02 mai 2011

C.D.P. avec afp

Ce message vous est adressé à titre et usage privés exclusivement. Seuls les textes signés de ma plumes sont publics et libres de droits pour autant que l'usage n'en déforme pas les propos (« Le droit de chercher la vérité implique aussi un devoir. On ne doit cacher aucune partie de ce qui a été reconnu comme étant vrai » Albert Einstein) et que mon nom soit cité.

Olivier Montulet



4 Dossier  Ndlr : La publication de l’article ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse ou point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information

4-1 Oussama Ben Laden est-il mort il y a sept ans – et la Grande-Bretagne et les USA ne cachent-ils pas ce fait pour continuer la guerre contre la terreur ?

Par Sue Reid, Daily Mail (UK) 11 septembre 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

La dernière fois que nous l’avons entendu grincer des dents, c’était le 3 juin de cette année.

Le plus célèbre des terroristes internationaux avait damé le pion à l’Amérique en diffusant un message de menaces au moment où Air Force One atterrissait sur le sol d’Arabie Saoudite pour le début de la première tournée tant applaudie de Barack Obama au Moyen-Orient.

Avant même que le nouveau président ne pose le pied sur l’aéroport de Riad pour serrer la main du Prince Abdullah, les paroles de Ben Laden étaient retransmises à la radio, à la télévision et par internet sur tous les continents.

C’était un nouvel effet de propagande pour le chef d’al-Qaïda, âgé de 52 ans. Dans la bande audio transmise à la chaîne d’informations arabe Al Jazeera, Ben Laden expliquait que l’Amérique et ses alliés occidentaux étaient en train de semer les germes de la haine dans le monde musulman et méritaient d’en subir les conséquences désastreuses.

C’est le genre de diatribe que nous avions déjà entendue de sa part, et la réponse des services de renseignements britanniques et américains était tout aussi prévisible.

Ils mettaient l’accent sur le fait que des détails de l’enregistrement, sur la visite présidentielle et d’autres événements contemporains, prouvaient que le cerveau du 11 Septembre, la pire atrocité terroriste jamais subie par les USA, était encore vivant – et que sa traque devait continuer.

Ben Laden a toujours été accusé d’avoir orchestré l’horrible attentat – qui a coûté la vie à près de 3000 personnes – depuis huit années cette semaine. Le président George W. Bush avait fait de sa capture une priorité nationale, promettant honteusement comme à la belle époque du "Far West" de le prendre « mort ou vif. »

Le Département d’État US offrait une récompense de 50 millions de dollars pour connaître son repaire. Le FBI l’avait désigné comme un des dix fugitifs les « plus recherchés », demandant à la population de faire attention à un homme à la barbe grisonnante, gaucher et qui marche avec une canne.

Ce maître du terrorisme reste pourtant insaisissable. Il a échappé à la plus vaste et coûteuse chasse à l’homme de l’histoire, qui s’est déroulée à travers tout le Waziristan, ces 1500 miles de terres montagneuses inhospitalières aux confins de l’Afghanistan et du Pakistan.

Sans se décourager, Barack Obama a lancé une nouvelle opération pour le trouver. Travaillant avec l’armée pakistanaise, des unités d’élite américaines et des forces spéciales britanniques ont été envoyées au Waziristan cet été pour « traquer et tuer » ce personnage flou que ces agents du Renseignement désignent toujours comme « le principal objectif » de la guerre contre la terreur.

Cette nouvelle offensive est basée, bien entendu, sur le postulat que le terroriste du 11 Septembre est bien vivant. Après tout, il y a pléthore « d’enregistrements de Ben Laden » pour le prouver.

Et si ce n’était pas le cas ? S’il était mort depuis des années et que les services secrets britanniques et américains nous jouaient en réalité un double bluff ?

Et si tout ce que nous avons vu ou entendu de lui sur des bandes sonores ou vidéos depuis les premiers jours d’après le 11 Septembre était faux – et que les alliés occidentaux le maintenaient en « vie » pour encourager le soutien à la guerre contre la terreur ?

C’est incroyable, mais c’est la théorie ahurissante qui gagne du terrain parmi les commentateurs politiques, chez de respectables universitaires et même auprès de spécialistes du terrorisme.

Certes, il y a eu plusieurs théories conspirationnistes au sujet du 11 septembre, et cela pourrait bien en être une de plus.

Mais le poids des opinions qui penchent maintenant pour l’hypothèse que Ben Laden soit mort – et l’accumulation des indices qui la soutiennent – rend cette hypothèse digne d’examen.

La théorie avait d’abord été rendue publique au début de cette année par le magazine American Spectator et l’affirmation sans appel d’Angelo M. Codevilla, le rédacteur en chef, professeur de relations internationales à l’université de Boston et ancien officier du Renseignement : « Tout suggère qu’Elvis Presley est plus vivant aujourd’hui qu’Oussama Ben Laden. »

Le professeur Codevilla soulignait des incohérences dans les vidéos et affirmait qu’il n’existait aucun élément d’observation fiable sur Ben Laden depuis des années (par exemple, toutes les interceptions de communications du chef d’al-Qaïda ont soudainement cessé en 2001).

Le professeur Codevilla assurait : « Les bandes sonores et vidéos attribuées à Oussama n’ont jamais convaincu l’observateur impartial. Le type [sur les vidéos, NdT] ne ressemble tout simplement pas à Oussama. Certaines vidéos le montrent avec un nez sémitique, aquilin, tandis que d’autres le montrent avec un nez plus court et plus large. À côté de ça, les différences de couleurs et de styles de barbes ne sont que des broutilles. »

Il y a d’autres sceptiques. Le professeur Bruce Lawrence Head, chef du département d’études religieuses de l’université Duke et plus grand spécialiste de Ben Laden, soutient que le langage de plus en plus profane dans les bandes sonores et vidéos d’Oussama (ses premières étaient truffées de références à Dieu et au prophète Mohamed) ne cadre pas avec le caractère strict de son Islam, le Wahhabisme.

Il note que, dans une vidéo, Ben Laden porte des bagues en or sur les doigts, un ornement prohibé chez les adeptes du wahhabisme.

De nouvelles questions ont été soulevées cette semaine avec la publication aux États-Unis et en Grande-Bretagne d’un livre intitulé Oussama Ben Laden : mort ou vivant ?

Écrit par le professeur David Ray Griffin (1), philosophe et essayiste politique, ancien professeur émérite à la faculté de théologie de Claremont en Californie, il provoque une onde de choc – car il examine dans tous ses détails la mort supposée de Ben Laden et suggère qu’il y a eu dissimulation par l’Occident.

Le livre affirme que Ben Laden est mort d’une défaillance rénale ou d’une affection en rapport avec cette défaillance, le 13 décembre 2001 alors qu’il vivait dans les montagnes afghanes de Tora Bora près de la frontière avec le Waziristan.

Son enterrement a eu lieu dans les 24 heures, conformément au rite musulman, dans une tombe anonyme, comme le veut la coutume wahhabite.

L’auteur insiste pour dire que de nombreux enregistrements de Ben Laden réalisés depuis cette date ont été concoctés par l’Occident pour que le monde croie que Ben Laden est vivant. Le but ? Relancer un soutien déclinant à la guerre contre la terreur en Irak et en Afghanistan.

Pour comprendre la thèse de Griffin, nous devons nous remémorer la réaction de l’Occident au 11 Septembre, cette fatidique journée ensoleillée de 2001. En l’espace d’un mois, les USA et le Royaume-Uni avaient lancé des représailles aériennes massives dans la région de Tora Bora où, selon eux, Ben Laden vivait en tant qu’« invité de l’Afghanistan ».

Cette offensive militaire ignorait le fait que Ben Laden avait auparavant dit nettement et à quatre reprises dans des déclarations officielles d’al-Qaïda à la presse arabe qu’il n’avait joué aucun rôle dans le 11 Septembre.

En fait, à la quatrième occasion, le 28 septembre, une quinzaine de jours après cette événement atroce, il avait déclaré avec force : « J’ai déjà dit ne pas être impliqué. En tant que musulman, je fais de mon mieux pour éviter de dire un mensonge. Je n’en ai pas eu connaissance… je ne considère pas non plus le fait de tuer des enfants, des femmes et d’autres humains innocents comme un acte digne d’estime. »

Dans les heures du 7 octobre marquées par les bombardements US sur Tora Bora, Ben Laden fit, pour la première fois, son apparition sur une bande vidéo. Habillé en treillis militaire et portant une coiffe islamique, un fusil d’assaut était posé derrière lui, dans une cache montagnarde bien éclairée. Fait significatif, il avait l’air pâle et amaigri.

Même s’il avait qualifié le président George W. Bush de « chef des infidèles » et avait vilipendé les États-Unis, il avait une fois encore rejeté toute responsabilité pour le 11 Septembre.

« L’Amérique a été frappée par Dieu dans un de ses points les plus sensibles. L’Amérique est emplie de crainte, du nord au sud, d’est en ouest. Dieu en soit remercié. »

Puis vint une nouvelle bande vidéo le 3 novembre 2001. À nouveau, un Ben Laden affaibli fustigeait les États-Unis. Il demandait instamment aux vrais musulmans de célébrer les attentats – mais ne reconnaissait à aucun moment avoir été impliqué dans cette atrocité.

Puis ce fut le silence jusqu’au 13 décembre 2001 – date à laquelle Ben Laden est décédé selon Griffin. Le même jour, le gouvernement US diffusait une nouvelle vidéo du chef terroriste. Dans l’enregistrement, Ben Laden contredisait ses dénégations précédentes et admettait soudain son implication dans les atrocités du 11 Septembre.

On rapporte que l’enregistrement avait été trouvé par des soldats US au domicile d’un particulier à Jalalabad en Afghanistan après la prise de la ville par des forces anti-talibans. Une étiquette fixée dessus la datait du 9 novembre 2001.

La bande montre Ben Laden en conversation avec un cheikh de passage. Il y affirme clairement que non seulement il était au courant à l’avance des atrocités du 11 Septembre, mais qu’il en avait planifié les moindres détails personnellement.

Quelle aubaine pour les autorités occidentales ! Le terroriste se repositionnait dans le schéma du 11 Septembre. Le Washington Post citait des officiels américains qui affirmaient que la vidéo « apporte la preuve la plus convaincante d’un lien entre Ben Laden et les attentats du 11 septembre. »

Un président Bush euphorique ajoutait : « Quant à ceux qui voient cet enregistrement, ils réalisent que non seulement il est coupable d’un meurtre incroyable, mais qu’il est dépourvu de conscience et d’âme. »

À Londres, le 10 Downing Street affirmait que la vidéo était une « preuve concluante de son implication. » Le ministre des Affaires étrangères de l’époque, Jack Straw, ajoutait : « Nul doute que c’est la pure vérité. Les gens peuvent y voir Ben Laden reconnaître absolument froidement sa culpabilité pour l’organisation des atrocités du 11 Septembre ».

Pourtant, le professeur Griffin affirme que cette vidéo « confession » pose plus de questions qu’elle n’apporte de réponses. Pour commencer, Ben Laden dans ce témoignage filmé capital a l’air différent.

C’est un homme corpulent à la barbe noire, pas grisonnante. Son teint pâle est devenu tout à coup plus mat, et son nez a une forme différente. Ses mains d’artiste aux doigts effilés se sont transformées en celles d’un boxeur. Il a l’air en trop bonne santé.

En outre, on peut y voir Ben Laden écrire un mot de la main droite alors qu’il est gaucher. Tout aussi bizarre, il fait des déclarations sur le 11 Septembre qui, selon Griffin, n’auraient jamais pu sortir de la bouche du véritable Ben Laden – un homme diplômé en ingéniérie qui a fait fortune (avant d’évoluer vers le terrorisme) dans l’industrie du bâtiment au Moyen-Orient.

Par exemple, le chef d’al-Qaïda claironne que beaucoup plus de personnes ont péri le 11 Septembre qu’il ne l’avait prévu. Il poursuit : « A la lumière de mon expérience dans ce domaine, je pensais que l’explosion du carburant de l’avion ferait fondre la structure de fer de l’immeuble et s’effondrer seulement la zone d’impact de l’avion et les étages situés au dessus. C’était tout ce que nous espérions. » (En réalité, les Tours Jumelles se sont complètement effondrées).

Des paroles du vrai Ben Laden ? Non, déclare Griffin. « Compte tenu de son expérience dans le BTP, il aurait dû savoir que les Tours Jumelles avaient une structure en acier, pas en fer », dit-il.

« Il aurait dû aussi savoir que l’acier et le fer ne fondent pas à moins de 1538 degrés Celsius. Et encore qu’un incendie d’immeuble alimenté par du carburant d’avion est un feu d’hydrocarbures qui ne pourrait pas atteindre plus de 982 degrés Celsius. »

Dans son livre explosif, Griffin affirme que cet enregistrement est un faux, et il va encore plus loin.

« Une raison pour soupçonner que tous les enregistrements post-2001 de Ben Laden sont des fabrications est qu’elles sont souvent apparues à des moments qui redonnaient du tonus à la présidence de Bush ou renforçaient une déclaration du premier Ministre britannique Tony Blair, son allié dans la guerre contre le terrorisme ».

« L’enregistrement-confession était arrivé juste au moment où Bush et Blair avaient échoué à prouver la responsabilité de Ben Laden pour le 11 septembre alors que les deux hommes tentaient de rallier le soutien de l’opinion publique internationale, notamment dans le monde musulman, à la campagne anti-terroriste ».

Griffin suggère que les gouvernements occidentaux ont utilisé des technologies d’effets spéciaux très sophistiqués pour mettre en séquences des images et des enregistrements sonores de Ben Laden.

Mais alors, si ce sont des faux, pourquoi al-Qaïda est-elle restée silencieuse à ce sujet ? Et qu’est-il arrivé exactement au véritable Ben Laden ?

La réponse à la première question peut être que l’organisation terroriste informe est heureuse de mener sa propre guerre de propagande alors que ses soutiens déclinent – et profite du mythe selon lequel son dirigeant charismatique est encore vivant pour encourager des ralliements à sa cause.

Quant à ce qu’il est advenu de lui, des allusions à l’insuffisance rénale de Ben Laden ou à l’éventualité qu’il soit mort apparurent le 19 janvier 2002, quatre mois après le 11 Septembre.

C’était quand le président pakistanais Pervez Musharraf a déclaré sur la chaîne américaine d’informations CNN : « Franchement, je pense maintenant qu’il est mort, car il est malade des reins. Les images le montrent extrêmement affaibli. »

Dans son livre, le professeur Griffin approuve également cette théorie. Il explique que Ben Laden avait été soigné pour une infection urinaire, souvent associée à une maladie rénale, à l’hôpital américain de Dubaï en juillet 2001, deux mois avant le 11 Septembre. Dans le même temps, il avait commandé une machine de dialyse à livrer en Afghanistan.

Comment Ben Laden, en fuite dans des grottes au milieu de montagnes enneigées, aurait-il pu utiliser la machine que beaucoup s’accordent à considérer comme essentielle pour le maintenir en vie ? Des médecins cités par Griffin sur ce sujet pensent que ce devait être impossible.

Il aurait fallu qu’il reste dans un lieu avec une équipe médicale, des conditions d’hygiène et un programme de maintenance régulier pour l’unité de dialyse elle-même.

Et quid de cette information, une brève parue le 26 décembre 2001 dans le journal égyptien Al-Wafd ? Elle disait qu’un haut responsable du gouvernement taliban afghan avait annoncé qu’Oussama Ben Laden avait été enterré le 13 décembre ou vers cette date.

« Il souffrait de graves complications et il est décédé d’une mort naturelle et paisible. Il a été enterré à Tora Bora, en présence de trente miliciens d’al-Qaïda, de proches parents et d’amis talibans. Selon la coutume wahhabite, aucun signe distinctif n’a été laissé sur la tombe, » disait l’article.

Le responsable taliban, dont le nom n’était pas cité, déclarait triomphalement avoir vu le visage de Ben Laden dans son linceul. « Il avait l’air pâle, mais calme, détendu et confiant. »

C’était Noël à Washington et à Londres et l’article fut à peine mentionné. Depuis, des enregistrements de Ben Laden sont sortis avec la régularité d’un métronome et des centaines de millions de dollars ont été dépensés et beaucoup de sang versé dans la traque dont il fait l’objet.

Ben Laden a été l’élément central de la "guerre [de l’occident] contre la terreur". Serait-il possible que, depuis des années, il n’ait été qu’un écran de fumée ?

Notes ReOpenNews :

(1) L’article du Daily Mail cite et s’appuie largement le nouvel ouvrage de David Ray Griffin consacré à Ben Laden, sans pour autant préciser à ses lecteurs que Griffin est l’un des fers de lance du "Mouvement pour la Vérité sur le 11 Septembre". Griffin a notamment écrit de nombreux ouvrages de référence sur le 11 Septembre (dont certains disponibles en français), qui lui ont valu d’être désigné par le magazine New Statesman comme faisant partie des 50 personnalités les plus influentes dans le monde.

(2) L’article d’Angelo M. Codevilla a été traduit et publié dans une précédente ReOpenNews

http://www.reopen911.info/News/2009…



5 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage.

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

5-1 Badi BALTAZAR : BUSH est MORT !

Quelle ne fût pas ma surprise ce matin, en écoutant la radio dans ma voiture pour me rendre au travail. "Oussama Ben Laden est mort." J’ai même failli emboutir une bagnole qui avait brusquement freiné au même moment ! A croire que son conducteur était branché sur la même fréquence que moi. A peine arrivé au bureau, je croise une collègue qui avant même de me saluer me lance : "Tu sais quoi ? Ben Laden est mort !" Encore étourdi par mon trajet radiophonique, je n’ai rien trouvé d’autre à lui répondre que : "Et alors ?"

Au fil de la journée et des dépêches, on n’a pas pu s’empêcher de décoder les informations avec les collègues. De la cuisine aux échanges d’emails en passant par le sujet de conversation du déjeuner. Buzz ?

Diversion ?

Fausse nouvelle ?

Tout sauf la vérité me direz-vous ?

Vraisemblablement. A lire ce que les médias publient comme version des faits, je suis plus que sur mes gardes. Photo truquée, corps balancé par dessus bord, examen ADN plus que douteux,... un brouillage de pistes en bonne et due forme ! C’est ce qu’on appelle communément une information pour le moins suspecte. Cela fait bientôt dix ans que cet homme est considéré comme l’ennemi public n°1 et maintenant qu’on nous annonce finalement lui avoir mis le grappin dessus, on se débarrasse de son corps fissa, sans que personne n’ai pu photographier sa dépouille ou apporter la moindre preuve de son existence. Je vois d’ici la réaction du sniper réclamant sa récompense de 50 millions de dollars pour la tête de Ben Laden et qu’on lui rétorquera : "Pas de tête, pas de chocolat !" N’importe quel gamin de 12 ans sait pertinemment que dans toute enquête policière, s’il n’y a pas de corps, il n’y a pas de coupable. Et dans l’hypothèse où il aurait été réellement capturé, j’en connais des milliards qui auraient donné beaucoup pour entendre la version de l’accusé. Pas vous ?

En ce qui me concerne, j’ai toujours cru qu’il était déjà mort depuis belle lurette. Et honnêtement, je continue à le croire. Les centaines de milliers de victimes afghanes et irakiennes que les interventions militaires américaines et alliées ont causées depuis une décennie ont abouti à quoi ? Dix ans de guerre, de propagande et d’ingérence pour retrouver un homme et mort de surcroît. Un homme a qui l’on a pas permis d’être enterré dignement et encore moins d’être jugé, comme le droit international le prévoit. Un homme qui a servi de bras armé pour le compte de la CIA et des services secrets pakistanais contre le bloc soviétique et qui a été désigné comme le cerveau des attentats du 11 septembre sans que l’on ne puisse à ce jour produire la moindre preuve matérielle, que du contraire. A ce stade il ne s’agit plus d’une vengeance, tant est qu’un état se disant démocratique puisse la pratiquer, mais d’une véritable démonstration : Goliath a terrassé David. Chapeau bas, l’ami.

La vraie nouvelle aurait été qu’on nous annonce que les armées d’occupations allaient enfin retirer leurs troupes d’Afghanistan, d’Irak et du reste du monde ! Ou que l’état d’Israël avait finalement accepté de reconnaître l’état palestinien ! Pour moi, ce coup médiatique est plus une façon de proclamer à la face du monde : "Nous, les défenseurs de la liberté et de la démocratie, nous, les gardiens de la paix et de l’humanité, nous, qui sommes responsables de la mort et de l’aliénation d’une bonne partie de l’humanité, nous avons éliminé l’icône de l’axe du mal !" Pour être honnête, je ne trouve pas d’autre mot que le dégoût pour qualifier ce que je ressens. Voilà, c’est tout. C’est ce que j’avais besoin d’évacuer pour le coup. Et d’ailleurs, cette anti-vérité qui m’a agacée toute la journée me donne à moi aussi une irrésistible envie, celle de crier à la face du monde ce qui en fait me paraît être la vraie nouvelle du jour, car avec Ben Laden et tout se qu’il représente dans l’inconscient populaire, c’est l’identité d’un autre protagoniste que l’on masque. Le vrai mort en l’occurrence, pour les juges de l’Histoire, n’est-il pas le vrai coupable ?

Badi BALTAZAR

www.lebuvardbavard.com

URL de cet article 13578
http://www.legrandsoir.info/BUSH-est-MORT.html



6 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion.

6-1 Ben Laden est mort en décembre 2001, selon des vétérans américains.

A l'heure où, une nouvelle fois, ressurgit le grand méchant loup (Ben Laden menace la France pour sa politique afghane), nous republions  cet article paru voici  le 27 octobre 2010, enrichi de deux vidéos:

- L'une de Benazir Bhutto qui annonçait la mort de Ben Laden un mois avant son propre assassinat

- L'autre, extraite d'un débat avec le géopolitologue Gérard Challiand qui affirme la même chose.

Gordon Duff: les États-Unis reconnaissent ouvertement que Ben Laden est mort depuis longtemps.

 Gordon Duff, un ancien Marine US parle de sa honte et du déshonneur qu’ont représenté pour lui, et représentent encore aujourd’hui, les continuelles évocations par Bush et maintenant par Obama, de l’ennemi public numéro un, Oussama Ben Laden. Il revient sur le gâchis innommable de cette guerre faite au nom d’un simulacre de chasse à l’homme, puisque les administrations américaines successives, les Services Secrets et tant d’autres personnes même bien moins informées savent depuis longtemps que ben Laden est mort en décembre 2001 après avoir toujours nié être l’organisateur des attentats du 11-Septembre.


Des années de mensonge : les États-Unis reconnaissent ouvertement que Ben Laden est mort depuis longtemps.
Gordon Duff, Veterans Today,

le 5 décembre 2009
Ben Laden absent du rapport de McChrystal et du discours d’Obama: "La traque de ben Laden", une honte nationale.

Il y a des années que le commentateur conservateur, l’ancien Colonel de Marine Bob Pappas, explique que Ben Laden est mort à Tora Bora et que l’affirmation du Sénateur Kerry selon laquelle Ben Laden a pu fuir avec l’aide de Bush est un mensonge. Nous savons maintenant que Pappas voyait juste. Entendre la Secrétaire d’État Clinton lors de son passage au Pakistan parler de Ben Laden était terriblement embarrassant. Ben Laden est mort le 13 décembre 2001 et maintenant enfin, Obama, McChrystal, Cheney, et tous ceux qui ne sont pas complètement stupides finissent par avouer ce qu’ils savaient depuis des années.

Cependant, puisque nous avons perdu entre 200 et 300 hommes au sein de nos meilleures troupes d’opérations spéciales alors que nous savions Ben Laden mort, quelqu’un va-t-il pour autant passer derrière les barreaux ? Et vu que nous avons dépensé 200 millions de dollars pour ces "Special Ops" à la recherche d’un homme dont on savait qu’il était mort, qui donc ira en prison pour cela ? Bush, Rumsfeld et Cheney, pour des raisons que l’on sait maintenant d’ordre POLITIQUE, parlaient continuellement d’un homme qu’ils savaient décédé, mais qui ira en prison pour cela ? Pourquoi en 2004, des vidéos qui s’avérèrent contrefaites ont-elles été brandies comme des preuves issues du Renseignement pour faire basculer des élections [américaines] à l’issue incertaine ?  C’est un acte criminel, s’il en fut.

En 66 pages, le Général Stanley McChrystal ne mentionne pas une seule fois Oussama Ben Laden. Il n’y en a que pour "le Mollah Omar" à présent. Lors de son intervention à West Point, le Président Obama n’a jamais mentionné Oussama Ben Laden non plus. Pour le Colonel Pappas, c’est très clair : le vice-président Cheney "a laissé tomber" Ben Laden il y a longtemps. Ce dernier a été tué par des soldats américains il y a plusieurs années.

 L’Amérique sait qu’Oussama Ben Laden est mort le 13 décembre 2001. Après cette date, son nom a servi moins à unir l’Amérique qu’à la diviser, à piper les dés. Une fois le cas de Ben Laden réglé, nous aurions pu commencer la reconstruction d’une Nation légitime en Afghanistan, au lieu d’affronter une insurrection sans fin que nous avons nous-mêmes inventée.

Sans une politique intoxiquée par de fausses informations nous aurions pu apporter une solution diplomatique pour l’Afghanistan dès 2002, ce que nous nous refusons à faire encore aujourd’hui, et investir l’argent dans la reconstruction du pays. Cette dépense-là représente 5 cents sur un dollar, comparé à ce que nous dépensons dans une guerre contre un ennemi que nous avons nous-mêmes créé en exploitant son ignorance

Le mensonge concernant Ben Laden est un des actes les plus honteux jamais commis contre le peuple américain. Nous ne savons même pas s’il était vraiment notre ennemi. En tout cas, il n’a jamais été le personnage dépeint par Bush et Cheney. En fait, les familles Bush et Ben Laden ont toujours été proches, et cela, depuis des années.

Quel genre d’homme était Oussama Ben Laden ? L’allié des Américains contre la Russie, fils d’une riche famille saoudienne, il s’est rendu en Afghanistan pour aider les Afghans à défendre leur liberté. L’Amérique l’a alors célébré comme un héros. Les transcriptions des propos du véritable Ben Laden le montrent beaucoup plus modéré que nous le prétendons, fâché contre Israël et contre le gouvernement américain, mais n’affichant aucune colère envers les Américains et ne proférant aucune des menaces alléguées. Tout cela appartient au domaine public, pour qui souhaite s’informer.

 Dans quelle mesure la tragédie de l’Amérique est-elle liée au destin de ces deux enfants de familles fortunées, longtemps liées par l’argent et l’amitié, les clans Bush et Ben Laden ?

L’un des deux fils est mort au milieu de montagnes éloignées de tout, l’autre vit dans une banlieue de Dallas espérant que personne ne soit envoyé pour venir le chercher. L’un est vétéran de combat, l’autre n’a jamais montré de courage si ce n’est depuis son confortable bureau sécurisé. L’Islam a pu voir en Ben Laden un grand leader. À présent on l’a pratiquement oublié.  


Qu’a décidé l’Amérique à propos de Bush ?

Nous le savons : Ben Laden a toujours nié être impliqué dans les attentats du 11 Septembre pour lesquels en réalité il n’a jamais été inculpé. Non seulement quand il était encore en vie a-t-il nié y avoir participé, mais il l’a fait à quatre reprises, et en condamnant vigoureusement ceux qui ont perpétré ces attaques.

Cela est du ressort du domaine public, enfin public dans tous les pays sauf le nôtre. Au lieu de cela, nous avons fabriqué des films et payé des acteurs qui devaient ressembler plus ou moins à Ben Laden, lesquels acteurs ont contredit les déclarations connues de Ben Laden, jouant Ben Laden longtemps après sa mort.

Ces vidéos ont servi à justifier des budgets, des lois répressives, la torture et le vol pur et simple.

Pendant des années, nous avons reproché au gouvernement pakistanais de ne pas pourchasser un individu que tous savaient mort. Dès le 15 décembre 2001 au Pakistan, les journaux font état de sa mort. Comment pensez-vous que notre allié se soit senti alors qu’il se faisait continuellement tirer l’oreille après ses échecs répétés à capturer et à livrer quelqu’un qui n’existait plus ?

Quel effet pensez-vous que cela a pu avoir sur la crédibilité de l’Amérique au Pakistan et dans tout le monde musulman ? Étions-nous vus comme des criminels, des menteurs ou simplement comme des imbéciles ? Qu’est-ce qui vaut mieux ?

Cela aussi est une trahison.

Dans quelle mesure la mort de Ben Laden, la défaite et l’annihilation de la capacité de nuisance d’Al-Qaïda influeront-elles sur les évaluations du Renseignement, partiellement basées sur l’activité de Ben Laden, mais aussi d’Al-Qaïda en Irak qui non seulement n’a jamais existé, mais que l’on savait par ailleurs parfaitement impossible ?

Combien d’"experts du Pentagone" sont coupables de ces crimes, tous ces officiers retraités qui ont vendu leur honneur en nous envoyant en guerre pour ce que l’on sait maintenant être un très sale tour de politique intérieure, sans rapport avec la sécurité nationale ?

Je ne suis pas toujours d’accord sur tout avec le Colonel Pappas. Je crois que son engagement politique a parfois tendance à obscurcir son jugement. Cependant, si nous sommes d’accord en ce qui concerne Ben Laden, nous ne le sommes pas sur ce que cela signifie. D’après moi, envoyer des hommes se faire tuer au front en se basant sur un mensonge est une trahison.

Falsifier des renseignements militaires secrets et dépenser des milliards de dollars pour des opérations militaires inutiles est une abomination. Pensez-y: c’est pure folie que de donner ces milliards pour des contrats à ses amis du Parti républicain afin d’aller remplir les caisses de campagne, et tout cela à partir de renseignements falsifiés. Cela s’est fait pendant des années.

Nous avons passé huit ans à poursuivre un mort, dépensant des milliards, envoyant des agents du FBI, de la C.I.A., des Forces spéciales de nageurs de combat de l’US Navy, des Unités de reconnaissance de la Navy, des Unités de Forces spéciales, dont beaucoup y ont laissé la vie, payant le prix d’une campagne politique visant à faire accepter l’explosion de la dette du pays, à enrichir une bande de copains du même bord et des profiteurs de guerre, et à faire applaudir une clique de fanfarons au Pentagone et leurs planqués de patrons à la Maison Blanche.

Combien de lois passées grâce à un mort ?

Combien de centaines de personnes torturées pour rechercher un mort ?

Combien de morts pour rechercher un mort ?

Combien de milliards dépensés à poursuivre un mort ?

Chaque fois que Bush, Cheney ou Rumsfeld se sont tenus devant des soldats et ont parlé de la traque du défunt Ben Laden, ce fut une honte, un déshonneur. Mentir aux hommes et aux femmes qui mettent leur vie en jeu n’est pas une plaisanterie.

Qui donc va répondre aux familles qui ont perdu un proche à cause de ces calculs politiques et financiers cachés derrière le prétexte de la traque de Ben Laden ?

Lundi 2 Mai 2011
traduit par C.Doure pour ReOpenNews



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