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22/05/2011

n°476 - journal de l'Afghanistan - 29-03 au 22-05 –Début -- Des équipes de tueurs en Afghanistan : la vérité.

n°476 - journal de l'Afghanistan - 29-03 au 22-05 –Début  -- Des équipes de tueurs en Afghanistan : la vérité.


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



journal de l'Afghanistan

n° 476 - du 29-03 au 22-05

C.De Broeder & M.Lemaire



Avant propos

La guerre menée par le terrorisme contre ses adversaires déclarés est tout à fait invraisemblable.

Pour être crédible, cette histoire exigerait triplement et simultanément une excessive stupidité des terroristes, une incompétence extravagante des services policiers, et une folle irresponsabilité des médias. Cette invraisemblance est telle qu'il est impossible d'admettre que le terrorisme soit réellement ce qu'il prétend être’.

(MICHEL BOUNAN)

 

·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes

Ps : Avant de vous lancer dans la lecture du journal, noter ceci: 'Al Qaïda'  & Al-Zarqaoui, Ben Laden Mollah Omar  = concept réducteur inventé par les Usa, pour désigner la résistance. Idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes

 



 Le "journal de l'Afghanistan" est  visible :

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site : 

 www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

c) sur le site de Robert Bibeau :  http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

d) sur le site de eva R-sistons: - http://no-war.over-blog.com/

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire.

Tiré à part 

L'Otan admet avoir tué deux enfants en Afghanistan.

Camouflet : près de 500 détenus s’évadent par un tunnel

Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

Mort d'un adolescent dans un bombardement de l'Otan.

1 Analyse & déclaration

Paroles & action des résistants

2 Les forces en présence

3 Dans le monde

Suite

4 Lutte pour la libération du territoire par la résistance Afghane.

5 L'Afghanistan en chiffre

6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

6-1 Vidéo : Des soldats américains partagent leur prise de conscience.

6-2 Obama et l’Afghanistan.

7 Les Brèves

7-1 Manifestations anti-guerre, aux Etats-Unis.  

7-2 Juppé : "La France réfléchit à un éventuel retrait de ses troupes d'Afghanistan" .

Fin

8 Dossiers

8-1 Malalai Joya : Des équipes de tueurs en Afghanistan : la vérité.

8-2 États-Unis : Torturer des musulmans est légal !*

9 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

9-1 Guantanamo Files : Le terroriste libyen ami de la CIA

9-2 Manlio Dinucci : Le terroriste libyen ami de Washington.

9-3 Mort de Ben Laden : la France doit-elle rester en Afghanistan ?

9-4 Otages : Sarkozy libèrera-t-il les journalistes juste avant les élections présidentielles ?

9-5 Le prix d’une guerre.

9-6 Said Mekki : L’économie dans la décennie Bush-Ben Laden.

10 Annexe 

Les USA dans le monde .

 



Tiré à part 

L'Otan admet avoir tué deux enfants en Afghanistan.

 La force de l'Otan en Afghanistan (Isaf) a admis mercredi avoir tué deux femmes et deux enfants lors d'un bombardement aérien le 25 mars dans le sud, dans un communiqué publié après enquête.
Samedi dernier, l'Isaf avait reconnu, sans en préciser le nombre, que des civils avaient été tués et blessés dans cette frappe censée viser deux véhicules transportant un chef taliban et ses "complices" dans le district de Naw Zad de l'instable province du Helmand.
"Quatre civils voyageant dans le second véhicule ont été tués et trois blessés", a indiqué mercredi l'Isaf, précisant que les morts étaient deux femmes et deux enfants et qu'une femme et trois enfants avaient été blessés.
Trois enfants sont sortis indemnes du bombardement, a-t-elle ajouté.
3 résistants ont également été tués, mais "l'individu visé (par l'opération) ne se trouvait dans aucun des deux véhicules", selon le communiqué.
"L'ampleur de l'explosion du premier véhicule et la profondeur du cratère indiquent clairement qu'il contenait une importante quantité d'explosif", affirme aussi l'Isaf.
La province du Helmand est un bastion des résistants

30/03/11 17h08

Ap

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/1243662/2011/03/30/L-Otan-admet-avoir-tue-deux-enfants-en-Afghanistan.dhtml

 

Camouflet : près de 500 détenus s’évadent par un tunnel

  Près de 500 détenus, essentiellement des résistants, se sont évadés de la prison de Kandahar dans la nuit de dimanche à lundi grâce à un tunnel long de 300 mètres, que les insurgés affirment avoir mis cinq mois à creuser depuis l'extérieur.
Il s'agit d'un nouveau camouflet pour le gouvernement de Kaboul et ses alliés des forces de l'Otan, qui ont multiplié les opérations depuis deux ans dans cette région du sud afghan, bastion des résistants et considérée comme cruciale pour stabiliser le pays.
Le porte-parole du président afghan Hamid Karzaï a qualifié l'évasion de "désastre" qui "n'aurait pas dû se produire".
Le gouverneur provincial de Kandahar, Tooryalai Wesa, a annoncé que 474 "prisonniers politiques" et un criminel s'étaient évadés, grâce à un tunnel creusé durant plusieurs mois.
Les autorités afghanes désignent par "prisonniers politiques" des commandants ou militants résistants présumés qui n'ont pas été arrêtés lors de combats ou d'attaques.
Selon une source sécuritaire qui a requis l'anonymat, le tunnel faisait 300 mètres de long. Les insurgés résistants ont affirmé être parvenus à faire sortir de la prison 541 des leurs, dont 106 "commandants", grâce à un tunnel long de 320 mètres, creusé durant cinq mois, débouchant à l'intérieur du quartier des "prisonniers politiques" de la prison.
Les autorités afghanes n'ont pas fourni de précisions dans l'immédiat sur l'identité des évadés.
"Le tunnel a touché au but la nuit dernière. Les moudjahidines prisonniers ont été conduits à l'extérieur par cette voie par trois détenus préalablement informés", ont expliqué les résistants dans un communiqué. Selon eux, l'opération a duré quatre heures et s'est terminée à 03H30 (23H00 GMT dimanche) lundi matin, et les détenus ont été récupérés par des véhicules.
Les résistants affirment également qu'un commando-suicide avait été posté à proximité de la prison, mais qu'il n'a pas eu besoin d'agir.
"C'est un coup dur. C'est quelque chose qui n'aurait pas dû se produire", a déclaré Waheed Omar, le porte-parole du président Karzaï.
"Maintenant que cela s'est produit, nous cherchons à découvrir ce qui s'est passé exactement et ce qui doit être fait pour réparer le désastre qui a eu lieu à Kandahar", a-t-il ajouté.
Citant les autorités provinciales de Kandahar, il a indiqué que 13 évadés avaient été repris.
Le gouverneur de Kandahar a admis que cette évasion était un échec pour les forces de sécurité et les services de renseignement.
De vastes opérations sont en cours pour retrouver les prisonniers, dont les données biométriques sont enregistrées ce qui les rend facilement identifiables, a indiqué M. Wesa.
La prison de Kandahar avait déjà été le théâtre d'une spectaculaire évasion le 13 juin 2008. Un commando de résistants l'avait prise d'assaut, et près d'un millier de prisonniers, dont une moitié de résistants, avaient pris la fuite.
Dans un rapport en novembre, le centre d'étude ICG (International Crisis Group) estimait que l'insalubrité et la surpopulation des prisons en faisaient "un terreau fertile pour l'insurrection".
Kandahar est le berceau de l'ancien régime des résistants (1996-2001), chassés du pouvoir par une coalition internationale à la fin 2001, et qui mènent depuis une sanglante insurrection contre le fragile gouvernement de Kaboul et l'Otan.
Le 15 avril, le chef de la police provinciale avait été tué dans un attentat suicide perpétré à l'intérieur du quartier général de la police de la ville, en principe très sécurisé.
Les résistants ont mené récemment plusieurs audacieuses attaques contre des cibles très sensibles et très protégées, menées par des hommes en uniforme, qui laissent craindre une infiltration croissante des forces afghanes par les insurgés, qui ont gagné du terrain ces dernières années.

 25/04/2011

 http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=12703&cid=20&fromval=1&frid=20&seccatid=25&s1=1



Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

12/05

Une adolescente afghane a été tuée ‘par erreur’ lors d'une opération conjointe des forces afghanes et internationales, a annoncé jeudi la force de l'Otan en Afghanistan (Isaf), précisant qu'un policier armé avait également été abattu. La force de l'Otan "s'excuse auprès du gouvernement afghan, du peuple afghan et, le plus important, auprès de la famille", lit-on dans un communiqué.

TF1,

Mort d'un adolescent dans un bombardement de l'Otan.

Un manifestant a été tué et trois autres ont été blessés par la police afghane qui a ouvert le feu lors d'un rassemblement dans une localité de la province orientale de Nangarhar après la mort d'un adolescent dans un bombardement de l'Otan, rapportent les autorités locales.

«Tout a débuté lorsque plusieurs centaines de manifestants ont lancé des pierres avant de faire usage d'armes à feu», a expliqué le gouverneur du district d'Herasak, précisant que la manifestation se poursuivait.

«La police a dû riposter aux tirs de certains manifestants qui étaient armés, dont l'un a été tué et trois autres ont été blessés», a-t-il poursuivi. Selon lui, des résistant s'étaient infiltrés dans la manifestation.

Dans un communiqué publié un peu plus tôt, la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) sous commandement de l'Otan annonçait la mort d'un adolescent de 15 ans, tué au cours d'une opération contre la résistance dans ce district voisin de la province de Kaboul, qui se trouve 70 km au sud-est de la capitale.

14.05.11 

AP 

2eme article

14/05

Des centaines d'Afghans ont manifesté en signe de protestation contre le massacre des civils afghans par les forces étrangères déployées dans ce pays. Selon Press TV, les participants à ces manifestations samedi ont condamné la mort d’un enfant de 12 ans par les forces étrangères dans la ville de Hesarak dans la province de Nangarhar.

Au cours des derniers mois, des centaines de civils afghans ont été tués lors des raids aériens des forces étrangères.

 http://french.irib.ir/info/international/item/114224-afghanistann-manifestation-populaire-contre-le-massacre-des-civils

 



1 Analyse & déclaration

Paroles & action des résistants

1/5

Les résistants ont annoncé samedi le lancement de leur offensive de printemps contre les forces étrangères déployées en Afghanistan et le gouvernement afghan.

Dans un communiqué de deux pages diffusé par la direction du mouvement, les résistants ont indiqué qu'ils lanceraient à partir de dimanche des attaques contre des bases et des convois militaires, ainsi que contre tous les responsables, politiques ou économiques, affiliés à la présence étrangères dans le pays.

Selon des sources au sein de la coalition étrangères, les résistants, aidés par le réseau Haqqani, proche d'Al-Qaïda,… ont l'intention de mener des séries d'attaques coups de poing, comme des attentats-suicide, pour faire étalage de leur force au sortir du rude hiver afghan.

A Bruxelles, un responsable de l'OTAN a estimé que cette annonce trahissait l'affaiblissement des capacités militaires des résistants suite aux revers subis ces derniers mois. S'exprimant sous couvert de l'anonymat, il y a vu "un signe de leur impuissance et de leur désespoir". Un discours repris par le lieutenant-colonel John Dorrian, porte-parole de la coalition, pour qui la menace d'une campagne de violence est "un stratagème de propagande" destiné à masquer la perte de vitesse des résistants.

 

Les résistants ont lancé une attaque, par missiles, contre la plus grande base militaire américaine, dans l'Ouest de l'Afghanistan, déjà, en difficulté. Selon un porte-parole des Résistants, les miliciens ont bombardé un aéroport militaire, dans la ville de Shindand de la province de Herat, a rapporté un correspondant de Press TV.

Qari Yousef Ahmadi a déclaré que l'attaque a infligé de lourdes pertes et des dommages aux troupes étrangères. Les résistants affirment, également, qu'ils ont infligé de lourdes pertes aux troupes afghanes. Le porte-parole des Résistants a, également, affirmé qu'un fonctionnaire du ministère des Transports, en Afghanistan, a été tué dans l'attaque. Toutefois, les militaires afghans et les autorités n'ont pas encore confirmé cette nouvelle. Le regain de violences intervient, quelques jours après que des miliciens résistants ont menacé de mener une nouvelle vague d'attaques contre les troupes étrangères, les forces de sécurité afghanes et les responsables gouvernementaux. La flambée des attaques intervient, malgré la présence de quelque 150.000 soldats étrangers, en Afghanistan.

10/05 

http://french.irib.ir/info/international/item/113768-attaque-contre-une-base-americaine-en-afghanistan

 

19-05

Quatre personnes ont été blessées dans de nouvelles protestations contre l'Otan jeudi à Taloqan, dans le nord-est de l'Afghanistan, au lendemain d'une manifestation similaire qui a fait au moins 12 morts, selon un nouveau bilan des autorités provinciales.
Quatre manifestants ont été blessés jeudi, lors de manifestations ayant réuni environ 200 personnes, a indiqué Fayez Mohammad Tawhidi, un porte-parole des autorités de la province de Takhar, dont Taloqan est la capitale.
AFP



2 Les forces en présence

 Résistance

Otan-Isaf

L'Otan maintiendra des troupes après 2014

En Afghanistan, l'Otan maintiendra des troupes stationnées dans le pays même après 2014. L'organisation atlantique doit transmettre le commandement des affaires militaires au gouvernement afghan avant la fin 2014, et continuera, après cette transmission, de cantonner des troupes en Afghanistan. L'information a été confirmée jeudi par le représentant spécial de l'Otan pour la région du Caucase et de l'Asie centrale, James Appathurai.

Après un entretien avec le vice-ministre des Affaires étrangères du Kazakhstan à Astana, James Appathurai a déclaré à la presse que l'Otan maintiendrait des troupes en Afghanistan jusqu'à ce que le gouvernement afghan puisse assurer de manière indépendante(…) la sécurité du pays.

James Appathurai a par ailleurs indiqué que l'Otan et le Kazakhstan sont en train de préparer un nouveau projet de coopération pour les deux prochaines années.

Xinhua

2011-05-13


Armenie

L’Arménie triple le nombre de ses soldats

Seyran Ohanian, ministre de la Défense, a confirmé, mardi 10 mai, que l’Arménie prévoit de presque tripler le nombre de ses troupes en Afghanistan sous l’égide de l’OTAN, et de prolonger leur mission jusqu’à la fin de l’année 2012.

S. Ohanian a officiellement demandé au Parlement arménien d’autoriser son gouvernement à envoyer 85 soldats supplémentaires sous le commandement américain de la Force internationale d’assistance et de sécurité (FIAS) de l’OTAN en Afghanistan. Le Parlement devrait autoriser leur déploiement cette semaine.

L’Arménie a déjà envoyé un peloton de 40 soldats dans le pays l’année dernière, conformément à un accord avec l’OTAN, signé fin 2009. La petite unité est chargée de la sécurité d’un aéroport militaire près de la ville afghane de Kunduz. Cinq autres militaires arméniens ont été envoyés là pour former un bataillon de l’armée afghane.

L’accord avec l’OTAN arrive à échéance en décembre 2011. Les autorités arméniennes et l’OTAN prévoient de prolonger la présence arménienne sur le sol afghan d’un an et d’augmenter le nombre de militaires arméniens (130 au total). Ce nombre pourrait temporairement aller jusqu’à 260 au cours des rotations de troupes.

Prenant la parole à l’Assemblée nationale, S. Ohanian a indiqué que l’envoi de troupes supplémentaires a été demandé par le gouvernement allemand, en charge du commandement Nord de la FIAS en Afghanistan.

Le ministre n’a pas précisé où les renforts arméniens stationneront ni la nature exacte de leur mission. Il a seulement affirmé que les Allemands continueront à financer la présence des troupes arméniennes en Afghanistan.

Cette présence souligne les liens de l’Arménie avec l’Occident et de l’OTAN en particulier. Quelque 80 soldats arméniens servent actuellement au Kosovo, sous l’égide de l’OTAN.

Aucun des députés n’a exprimé d’objections au cours du débat. La commission parlementaire des Affaires étrangères a approuvé le nouvel accord avec l’OTAN la semaine dernière.

http://www.armenews.com/article.php3?id_article=69967


 

France

Pascal Riché : Que fait-on encore là-bas ? Il est temps de se retirer

La guerre en Afghanistan n'a pas été engagée, en 2001, pour imposer nos valeurs occidentales dans ce pays (ou alors il faut aussi aller guerroyer en Arabie saoudite, dont le régime n'a pas grand-chose à envier à celui des résistants). Elle a été menée pour extirper les bases d'Al Qaeda et mettre les dirigeants de l'organisation terroriste hors d'état de nuire.

Que fait-on encore en Afghanistan ? Oussama Ben Laden a disparu : lui, son corps, peut-être même son mythe. Aujourd'hui, Al Qaeda est peu présent en Afghanistan : on parle de quelques centaines de combattant tout au plus. La guerre est menée par des Afghans – les résistants –, contre d'autres Afghans, le régime du président Hamid Karzaï et contre les forces internationales qui, de fait, occupent le pays.

Il est loin le temps où les responsables américains ou européens clamaient, à l'instar de Nicolas Sarkozy en avril 2008 :

« Le dialogue avec les résistants, honnêtement, hein, je ne crois pas ! »

On ne dialogue pas « avec des gens qui ont amputé d'une main une femme parce qu'elle avait mis du vernis à ongles », avait-il ajouté (sans avoir vérifié l'authenticité de cette légende).

Pourtant, depuis cette époque, les alliés de l'Otan ont compris qu'ils ne gagneraient pas cette guerre-là, à commencer par le général David Petraeus, commandant des forces de la coalition, qui a prôné un dialogue avec l'ennemi. Il ne faut jamais oublier qu'après l'invasion de 1979, l'armée rouge a occupé le pays pendant dix ans, mobilisant 160 000 hommes, trois fois plus que l'Otan, sans jamais parvenir à le contrôler.

Le départ des forces d'occupation, ce chiffon rouge agité sous le nez des plus fanatiques et une réconciliation des Afghans, qui passerait par une plus grande représentation des Pachtouns et un dialogue avec les résistants, sont possibles. La mort de Ben Laden, le fait que le Pakistan ait aidé les Américains à le retrouver, pourraient être l'occasion d'accélérer cette recherche d'une telle solution politique.

Pourquoi la France est-elle en guerre en Afghanistan ?

Mais qui se saisit de ce sujet en France ? Bizarrement, notre pays est en guerre, avec 4 000 hommes sur le terrain, sans que l'on sache exactement quels sont les objectifs de cette guerre :

  • s'agit-il de bâtir une démocratie partageant nos valeurs – un objectif dont l'histoire a montré qu'il n'était jamais atteint à la pointe du canon ?
  • De chasser les terroristes et détruire leurs sanctuaires – mais dans ce cas, il y aurait plus à faire au Sahel ?
  • Ou simplement d'assurer la stabilité d'un pays stratégique en Asie centrale, entre Iran et Pakistan – mais cela pourrait conduire à accepter une occupation illimitée ?

Aucune de ces trois hypothèses n'est convaincante.

Cette guerre ne soulève quasiment aucun débat politique en France. La gauche n'a jamais voulu en faire un sujet de polémique ; la droite n'a jamais poussé pour un grand débat national. La mort de Ben Laden ne signifie pas « la fin de la guerre » en Afghanistan a tranché lundi François Fillon.

Mais la question de la guerre en Afghanistan mérite plus que de tels coups de menton : Paris aurait mieux à faire de pousser à une solution négociée et au retrait des troupes, tout en manifestant sa solidarité vis-à-vis du peuple Afghan par d'autres voies, comme une aide généreuse au développement.

Pascal Riché 

04/05/ 


 

UK

Les forces britanniques se retirent d'Irak et d'Afghanistan  05/2011

Le ministre britannique de la Défense a annoncé, dans un communiqué, le retrait des derniers militaires britanniques d'Irak, d'ici la fin de la semaine. Le quotidien londonien, "The Daily Telegraph", a rapporté, la semaine dernière, que Cameron a demandé aux commandants des forces britanniques de commencer, dans les prochaines semaines, à retirer des centaines de soldats britanniques de l'Afghanistan. Le Royaume-Uni déploie près de 10.000 hommes, en Afghanistan, dont, environ, 4.000, dans la très volatile province d'Helmand. Au total, 365 soldats britanniques ont été tués, en Afghanistan, depuis le début de la guerre, dans ce pays, en 2001, au lendemain des attaques du 11 septembre contre les Etats-Unis.

19/5  http://french.irib.ir/



3 Dans le monde

Chine

La Chine s'engage à consolider ses relations avec l'Afghanistan.

Le vice-Premier ministre chinois Li Keqiang a réaffirmé mardi à Beijing l'engagement de la Chine à renforcer ses relations avec l'Afghanistan lors de sa rencontre avec le ministre afghan des Affaires étrangères Zalmay Rasoul.

"La Chine souhaite travailler avec l'Afghanistan à renforcer la coordination sur les questions internationales et régionales importantes", a indiqué Li Keqiang.

M. Rasoul est arrivé à Beijing lundi pour effectuer sa première visite en Chine depuis son entrée en fonction comme ministre des Affaires étrangères en janvier 2010.

Li Keqiang a évoqué à cette occasion le développement régulier des relations sino-afghanes depuis l'établissement des relations diplomatiques bilatérales en 1955.

La Chine suit de près et soutient la reconstruction en Afghanistan, et offrira dans l'avenir une aide plus importante, a-t-il ajouté.

Le ministre chinois des Affaires étrangères Yang Jiechi a rencontré mardi M. Rasoul à la Résidence des Hôtes d'Etat Diaoyutai dans l'ouest de Beijing.

M. Yang a indiqué que la Chine allait apporter un soutien continu à l'Afghanistan pour préserver son indépendence, sa souveraineté nationale et son intégrité territoriale, ainsi qu'aux efforts afghans pour promouvoir la paix, la stabilité et le développement.

11/6

http://french.china.org.cn/foreign/txt/2011-05/11/content_22538653.htm


Canada

01 mai

Vague d'anxiété sur la base de Petawawa

Sur les 155 soldats canadiens morts au combat en Afghanistan depuis 2002, environ le quart avaient été basés à Petawawa.

Sur une période de 10 mois, quelque 450 soldats basés à la base des Forces canadiennes de Petawawa ont demandé une consultation en santé mentale, indiquent des dossiers internes de l'armée.

Entre janvier 2010 et octobre, 458 nouvelles requêtes pour ce type de consultation ont été soumises dans cette base militaire de l'est de l'Ontario.

Les problèmes invoqués variaient. Selon des documents obtenus par La Presse Canadienne en vertu de la Loi sur l'accès à l'information, les problèmes allaient de la dépendance au stress, en passant par des tensions lors des retrouvailles avec la famille au retour d'une mission de combat en Afghanistan.

Ces documents donnent un rare aperçu de l'anxiété pesant sur les épaules des soldats de Petawawa, une base militaire durement frappée par la mort et les blessures qu'ont entraînées des missions successives dans les régions dangereuses de Kandahar. 

Sur les 155 soldats canadiens morts au combat en Afghanistan depuis 2002, environ le quart avaient été basés à Petawawa.

La plupart des soldats qui ont demandé de l'aide, l'année dernière, ont invoqué des problèmes de colère, de consommation d'alcool et de changements d'humeur ainsi que des difficultés d'adaptation dans le retour à la vie de famille.

Le lieutenant-colonel Rakesh Jetly, un psychiatre d'expérience au sein des Forces canadiennes, a expliqué qu'il s'agissait de soldats devant composer avec des traumatismes, le stress et des pertes de vies humaines.

Selon lui, il est question d'un carnage à un degré qui n'a pas été vu depuis la guerre de Corée.

«Le stress associé aux retrouvailles est également très unique, parce qu'il n'est pas facile de reprendre sa vie et de vivre comme si rien n'avait changé», a ajouté le lieutenant-colonel Jetly.

Au sein des Forces canadiennes, en date de juin, environ cinq pour cent des 17 678 soldats qui s'étaient soumis au processus de dépistage médical postdéploiement, soit plus de 880 personnes, ont fait part de symptômes s'apparentant à ceux d'un trouble de stress post-traumatique ou d'une dépression, selon une enquête.

Une analyse menée par l'armée indique que les soldats qui ont combattu le plus longtemps sont quatre fois plus à risque d'en être atteints.

Un peu plus de quatre pour cent des participants à l'enquête ont admis avoir des problèmes d'alcool et éprouver des symptômes de problèmes de santé mentale. Treize pour cent des participants ont affirmé consommer de d'alcool de manière excessive, mais sans ressentir de tels symptômes.

Le lieutenant-colonel Jetly a indiqué que le nombre de soldats qui présentaient des signes de trouble de stress post-traumatique ou de dépression avait légèrement reculé. En 2006, ce nombre représentait six pour cent de l'ensemble des Forces canadiennes.

Le psychiatre a fait mention d'un changement d'importance. Plus de la moitié des soldats aux prises avec des problèmes ont indiqué, lors du dépistage médical postdéploiement, processus qui avait eu lieu entre trois et six mois après le retour d'une mission, qu'ils étaient déjà traités.

Selon le lieutenant-colonel Jetly, il s'agit d'une grande avancée au regard de la situation qui avait cours il y a quelques années, lorsqu'il était courant que des soldats éprouvent des problèmes durant au moins cinq ans avant de demander de l'aide.

«Ce n'est pas nécessairement une mauvaise nouvelle que beaucoup de soldats reçoivent un traitement», a donc conclu le lieutenant-colonel Jetly.

http://www.cyberpresse.ca/actualites/201105/01/01-4395135-vague-danxiete-sur-la-base-de-petawawa.php

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