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01/06/2011

n°21 - Journal de Libye - 21-05 au 01-06 : Fin : La Résolution 1973 et l’intervention en Libye sont-elles légales ?


n°21 - Journal de Libye - 21-05 au 01-06  : Fin : La Résolution 1973 et l’intervention en Libye sont-elles légales ?


Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal de Libye

                          n°21                                       21-05 au 01-06        

C.De broeder & M.Lemaire



Le " Journal de Libye" est  visible 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Eva Resis           no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse : http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm


Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

2 Pays Arabes & voisins

Union Africaine

3 Les alliés (contre la Libye)

4 Les observateurs  

 



2 Pays Arabes & voisins

Union Africaine

Le conflit en Libye : Au centre d'un sommet extraordinaire de l'UA aujourd’hui.

La situation en Libye, où l'OTAN poursuit ses frappes  militaires, sera, aujourd’hui à Addis-Abeba, au centre d'un sommet extraordinaire de l'Union africaine (UA) qui tente depuis plusieurs semaines de favoriser une solution politique au conflit sur la base de la feuille de route adoptée le 10 mars dernier par son Comité ad hoc de haut niveau sur la Libye. 

 

L'envoyé spécial de l'ONU pour la Libye, Abdel Ilah Khatib, a indiqué  qu'il accompagnera le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon dans la capitale éthiopienne pour "assister au sommet de l'Union africaine et avoir des consultations avec des responsables de l'UA et des pays membres sur les moyens de régler politiquement la crise libyenne". Ce sommet extraordinaire de l'UA prévu pour deux jours "sera l'occasion  d'examiner la situation prévalant en Libye, sur la base du  travail que mène le comité ad hoc de haut niveau de l'UA sur la Libye, et d'autres situations de conflit (en Afrique), aux fins d'articuler des réponses collectives africaines en vue de leur règlement rapide", selon un communiqué de l'organisation.         

 

Le président de la Commission de l'UA, Jean Ping, a déploré le manque  d'intérêt accordé par la communauté internationale à l'initiative africaine pour mettre fin aux hostilités en Libye par des moyens diplomatiques et via des négociations entre les parties en conflit.        

"Nous (l'Union africaine) ne sommes pas très écoutés et nous voyons que la résolution 1973 de l'ONU qui concernait l'humanitaire, qui est basée sur la responsabilité de protéger (les populations civiles) (...) est pratiquement  déjà violée dans l'esprit et la lettre", a-t-il déploré. 

 La dernière réunion en date s'est tenue dimanche, réunissant le Conseil de sécurité de l'ONU et le Conseil de paix et sécurité (CPS) de l'UA qui ont souligné la nécessité d'un cessez-le-feu crédible et vérifiable, encourageant l'UA et l'ONU, ainsi que d'autres acteurs intéressés, à ouvrer pour cet objectif.        

La feuille de route de l'UA souligne notamment la nécessité d'une "cessation  immédiate de toutes les hostilités, de la coopération des autorités libyennes  concernées pour faciliter l'acheminement de l'assistance humanitaire aux populations dans le besoin et de la protection des ressortissants étrangers y compris les  travailleurs migrants africains vivant en Libye".

 

Dans le cadre des efforts visant à résoudre la crise libyenne, des chefs de tribus libyennes ont transmis une lettre au secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa, lors d'une rencontre au Caire, dans le but d'encourager une solution pacifique au conflit, selon des médias égyptiens.    

La capitale égyptienne doit également accueillir lundi prochain une  réunion sur la Libye avec la participation de responsables de la Ligue arabe, de l'ONU, de l'UA, de l'Union européenne (UE) et de l'Organisation de la conférence  islamique (OCI), d'après une source au sein de l'organisation panarabe.        

 

Par ailleurs, la Russie, membre permanent du Conseil de sécurité de  l'ONU, et qui s'était opposée à l'intervention militaire de la coalition étrangère en Libye, a souhaité que le sommet extraordinaire de l'UA, permettra d'édicter des mesures qui mettront fin aux hostilités dans ce pays. "J'espère que grâce à cette rencontre, une ligne susceptible de mettre  un terme à l'effusion de sang sera formulée à partir des propositions qui se  trouvent sur la table de négociations, dont l'initiative du Conseil national de transition (CNT, rébellion)", a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères  Sergueï Lavrov.        

M. Lavrov a estimé aussi que le CNT constitue un "partenaire légitime" de négociation sur l'avenir de ce pays. La Russie a reçu la veille Abdel Rahman  Shalgam, un ancien ministre des Affaires étrangères et ambassadeur de Libye à l'ONU. Le CNT, rappelle-t-on, a été reconnu par certains pays notamment  occidentaux qui le considèrent comme seul représentant du peuple libyen. Les  Etats-Unis ont invité les rebelles à ouvrir une représentation à Washington.        

Sur le terrain, les forces de l'Otan poursuivaient toujours mardi leurs opérations militaires, au moment où certains pays de la coalition, comme la France, ont décidé de renforcer leurs moyens militaires intervenant en Libye, notamment par l'envoi d'hélicoptères de combats pour participer aux frappes.        

Dans la nuit de lundi à mardi, au moins 19 personnes ont été tuées et 130 autres blessées à Tripoli dans des raids de l'Otan, a déclaré le porte-parole du gouvernement libyen, Moussa Ibrahim. L'Otan a confirmé de son côté avoir  mené des raids à Tripoli.

24 mai 2011
http://www.elmoudjahid.com/fr/actualites/12420



3 Les alliés (contre la Libye)

Usa

Les grandes manœuvres

Washington fait un geste envers les rebelles,

Le sous-secrétaire d'Etat américain aux affaires du Proche-Orient, Jeffrey Feltman, annonce mardi à Benghazi, fief des insurgés dans l'est de la Libye, avoir remis à la rébellion une invitation officielle à ouvrir une représentation à Washington. "J'ai remis au nom du président [Barack] Obama une invitation formelle au Conseil national de transition [CNT] pour ouvrir une représentation à Washington", a indiqué M. Feltman au cours d'une conférence de presse.

"Nous sommes heureux qu'ils l'aient acceptée", a-t-il ajouté.

M. Feltman est arrivé dans la nuit de dimanche à lundi à Benghazi et a rencontré lundi des responsables de la rébellion, dont son leader, Moustapha Abdeljalil, selon Nathaniel Tek, un porte-parole de la représentation américaine à Benghazi. "La visite du sous-secrétaire d'Etat Feltman est un autre signe du soutien des Etats-Unis au CNT, un interlocuteur légitime et crédible pour le peuple libyen", a souligné le département d'Etat dans un communiqué publié à l'occasion de la visite de M. Feltman. C'est la première visite d'un responsable de ce niveau de l'administration américaine à Benghazi.

LEMONDE.FR avec AFP et Reuters

24.05.


Otan

Des Canons ...

Rappel

Opération Unified Protector

Le 27 mars, les États membres de l’Alliance ont décidé de prendre en charge l’ensemble de l’opération militaire en Libye au titre de la résolution 1973 du Conseil de sécurité de l’ONU. L’objectif de cette opération, désignée Unified Protector, est de protéger les populations et les zones civiles menacées d’attaque. L’OTAN mettra en œuvre tous les aspects militaires de la résolution de l’ONU.

Les Alliés sont tous déterminés à remplir leurs obligations en vertu de la résolution de l’ONU. Depuis qu’elle a été votée, le 17 mars, ils ont agi rapidement et de manière décisive pour faire respecter l’embargo sur les armes et imposer la zone d’exclusion aérienne qu’elle prévoit, et prendre d’autres mesures visant à protéger les populations et les zones civiles menacées d’attaque.

L’OTAN est impartiale dans cette opération. La résolution du Conseil de sécurité de l’ONU s’applique à toutes les parties.

L’OTAN engage cette action dans le cadre d’un large effort international et compte bien collaborer avec ses partenaires dans la région.

Le transfert des opérations de la coalition à l’OTAN sera soigneusement coordonné de façon à ce que la déconfliction soit assurée et qu’une couverture militaire complète soit maintenue en permanence.

Contexte et chronologie

Suite au soulèvement populaire qui a débuté à Benghazi le 17 février 2011, le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté la résolution 1970, qui instaure un embargo sur les armes, qui gèle les avoirs personnels des dirigeants libyens et qui impose une interdiction de voyager aux hauts responsables.

Le 8 mars, compte tenu des préoccupations internationales de plus en plus vives suscitées par la crise libyenne, l’OTAN a intensifié ses opérations de surveillance en Méditerranée centrale, en déployant des avions AWACS chargés de surveiller la zone 24 heures sur 24. Ces « yeux dans le ciel » fournissent à l’OTAN des informations détaillées sur les mouvements dans l’espace aérien libyen.

Le 10 mars, les ministres de la Défense des pays de l’OTAN ont entériné la décision du SACEUR de dérouter des navires de l’Alliance dans cette même zone pour y renforcer la surveillance.

Le 17 mars, le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté la résolution 1973, par laquelle les États membres et les organisations régionales sont autorisées, entre autres, à prendre « toutes mesures nécessaires » pour protéger la population civile libyenne.

Le 22 mars, l’OTAN a répondu à l’appel de l’ONU en lançant une opération destinée à imposer un embargo sur les armes à la Libye. Le 23 mars, l’opération OTAN d’embargo sur les armes commençait.

Des navires et des appareils de l’OTAN opèrent en Méditerranée centrale afin de veiller à ce que l’approvisionnement en armes de la Libye par la mer soit interrompu. Ils sont autorisés à stopper et à inspecter tout bâtiment soupçonné de transporter des armes ou des mercenaires.

Les navires de l’OTAN n’entreront pas dans les eaux territoriales libyennes. L’OTAN n’a nullement l’intention de déployer des forces terrestres où que ce soit sur le territoire libyen.

Le 24 mars, l’OTAN a décidé d’imposer, au-dessus de la Libye, la zone d’exclusion aérienne prévue dans la résolution de l’ONU. Cette dernière demande l’interdiction, dans l’espace aérien libyen, de tous les vols, à l’exception des vols humanitaires ou d’acheminement d’une assistance,  afin que les populations et les zones civiles ne puissent être la cible d’attaques aériennes.

28-03


L'OTAN accentue sa pression sur le régime kadhafiste

RAID LE PLUS IMPORTANT

Au moins trois personnes ont été tuées et 150 blessées lors de raids de l'OTAN sur Tripoli dans la nuit du lundi 23 au mardi 24 mai, a annoncé le porte-parole du gouvernement libyen. Moussa Ibrahim a ajouté que l'Alliance atlantique avait mené "entre douze et dix-huit raids contre une caserne de la garde populaire", des unités de volontaires qui épaulent l'armée.

Dans un communiqué, l'OTAN affirme, quant à elle, avoir pris pour cible un entrepôt de véhicules militaires à Tripoli, près de la résidence du colonel Kadhafi. Selon l'alliance, ce site " est connu pour avoir été actif au début de la répression contre la population en février 2011 et l'est resté depuis en réapprovisionnant les forces du régime qui mènent des attaques contre les civils innocents".

LEMONDE.FR avec AFP et Reuters

24.05.

 

Trois jeunes Libyens sont morts dans le raid aérien de l'OTAN dans la nuit du 23 au 24 mai 2011. Ils ont été amenés à l'hôpital proche des explosions, à Tripoli.AFP/IMED LAMLOUM

La presse étrangère à Tripoli estime que ces attaques sont les plus violentes depuis le début des opérations contre le régime kadhafiste, il y a deux mois. Plus d'une quinzaine de puissantes explosions ont été entendues dans le secteur de Bab al-Aziziya, résidence du colonel Mouammar Kadhafi, alors que des avions de chasse volaient à basse altitude. Selon un journaliste de l'AFP, les raids qui ont commencé mardi vers 1 heure ont duré plus d'une demi-heure.

Le porte-parole a affirmé : "La caserne était vide. La majorité des victimes sont des civils habitant à proximité." A l'hôpital de l'avenue Zawiyah, un journaliste de l'AFP a vu trois corps gisant sur des brancards, trois jeunes touchés à la tête, probablement par des éclats d'obus. Selon des témoins à l'hôpital, ces deux frères et leur cousin habitaient l'avenue Essoug, non loin de la caserne visée.

"NOS MAISONS SONT À PROXIMITÉ DES CASERNES"

"Ils étaient sortis après les premiers raids pour voir ce qui se passait. Mais ils ont été gravement touchés par les bombardements qui ont suivi", a indiqué à l'agence de presse un témoin qui s'est présenté comme leur voisin. Dans les autres salles de l'hôpital, des infirmiers s'affairaient autour d'une dizaine de cas. "D'autres blessés ont été envoyés dans différents hôpitaux", a expliqué M. Ibrahim.

"A Tripoli, nos maisons sont à proximité des casernes. Vous pouvez imaginer notre terreur et celle de nos familles à chaque fois qu'il y a des bombardements", a lancé Fathallah Salem, un habitant de l'avenue Essoug qui a dit avoir emmené sa mère, effrayée, à l'hôpital.

Le secteur de Bab al-Aziziya avait déjà été pris pour cible à plusieurs reprises par l'aviation de l'OTAN. L'opération de la coalition internationale contre le régime de Mouammar Kadhafi a été placée, début avril, sous commandement de l'Alliance atlantique.

LEMONDE.FR avec AFP et Reuters

24.05.


L'Otan veut en finir avec le régime Kadhafi devenu apathique

L'Otan intensifie sa tactique d'usure des forces loyales au colonel Mouammar Kadhafi dans l'espoir d'en précipiter la chute, comme l'illustrent les bombardements violents de Tripoli dans la nuit de lundi à mardi et la décision franco-britannique d'envoyer des hélicoptères de combat.

"Le régime est devenu très apathique depuis quinze jours, il a perdu l'initiative militaire et semble même être sur la défensive, signe que nous sommes sur la bonne voie", a affirmé mardi à l'AFP un haut responsable militaire de l'Otan.

"On se dit qu'il faut accélérer, augmenter le rythme de nos opérations, pour que le fruit tombe tout seul", a-t-il ajouté, l'objectif étant que "fin juin, début juillet Kadhafi soit tombé".
Il n'empêche qu'après deux mois d'une campagne de bombardements lancée le 19 mars et passée sous commandement Otan début avril, les troupes rebelles, mal formées, mal encadrées, mal équipées, progressent peu et que le régime de Tripoli tient toujours.

Pour éviter un enlisement, avec ses conséquences diplomatiques imprévisibles et son impact sur les finances d'alliés déjà en proie à une crise budgétaire, l'Otan n'a pas le choix, selon ce haut responsable: il lui faut "accélérer son entreprise de destruction systématique de l'appareil militaire de Tripoli, avec pour objectif la neutralisation définitive des forces de Kadhafi".

La décision d'accentuer la pression sur le régime date d'il y a un mois, comme en témoignent les frappes répétées au coeur de Tripoli dont celle qui s'est soldée dans la nuit du 30 avril au 1er mai par la mort, non confirmée par l'Otan, d'un fils de Kadhafi et de trois de ses petits-enfants.

Les raids de la nuit de lundi à mardi contre un parc de véhicules proche du complexe de Bab Al-Aziziya, résidence du colonel Kadhafi, vont dans le même sens. Ce ne sont pas les premiers ni les plus violents, a souligné un responsable allié, rappelant que le 13 mai, l'Otan avait bombardé vingt parcs d'engins blindés dans la région de la capitale.

 

"Les échéances se rapprochent", a souligné un diplomate allié.
Le mandat de l'Otan pour l'opération "Unified Protector" lui donne trois mois. Fin juin, les 28 alliés, dont beaucoup sont absents du théâtre d'opération, voire ont exprimé au départ leur opposition au principe même de l'intervention armée, comme l'Allemagne et la Turquie, devront faire un premier bilan de son action, avant de décider de sa prolongation éventuelle.
Dès les 8 et 9 juin, les ministres de la Défense alliés auront l'occasion d'en débattre lors d'une réunion à Bruxelles.

D'ici là, la Russie, qui appuie un cessez-le-feu immédiat, et la Chine, sur la même ligne, sont à l'affût d'un faux pas des Occidentaux. Quant aux Etats-Unis, leurs réticences à jouer les premiers rôles signifient qu'il revient aux Européens de prendre leurs responsabilités.

Paris et Londres, pressés de sortir de l'affaire libyenne dès que possible, "refusent la perspective d'un engagement de longue durée", a souligné un diplomate allié.

D'où notamment leur décision, annoncée lundi par les autorités françaises, d'envoyer des hélicoptères de combat en Libye pour être en mesure d'effectuer des frappes plus précises que des chasseurs-bombardiers, sans mettre en danger les civils parmi lesquels les soldats de Kadhafi se cachent.

C'était déjà la raison pour laquelle des "dizaines de membres des forces spéciales des deux pays ont œuvré à Misrata, afin de faciliter le ciblage" des troupes kadhafistes et empêcher la ville de tomber, a confié un officier allié.

Leur intervention - jamais reconnue par les deux pays concernés, ni par l'Otan - a été efficace. La rébellion a réussi le 12 mai à briser l'encerclement des forces gouvernementales après plus de deux mois de siège.  

«(...)la procédure par laquelle les dirigeants d’un pays sont déclarés hors-la-loi internationaux et chaque Etat ou groupe régional est invité à se joindre au combat comme il l’entend ressemble effectivement à l’esprit des croisades. Or les déclarations de guerre médiévales n’ont rien à faire en droit international moderne. La justice expéditive et la mêlée générale humanitaire sont des éléments anarchiques qui appartiennent au système prémoderne des puissances impériales qui existait avant l’abrogation du jus ad bellum. (...)

(...)l’OTAN représente un éventail d’intérêts totalement différents de ceux de la région concernée. Au vu de sa composition et de ses objectifs politiques, l’OTAN n’a absolument pas à agir en tant qu’exécutant exclusif des Résolutions du Conseil de sécurité en rapport avec le chapitre VII de la Charte des Nations Unies.»

Levif.be avec Belga

Mardi 24 mai 2011


L'Otan intensifie ses raids en Libye

L'aviation de l'Otan a procédé tôt mardi à une série de raids nocturnes parmi les plus violents depuis le début, à la mi-mars, des opérations militaires en Libye.

Une douzaine d'explosions ont retenti dans la capitale aux premières heures de la journée.

Moussa Ibrahim, porte-parole du gouvernement libyen, a fait état mardi soir de 19 morts. Le précédent bilan était de trois morts et de 150 blessés.

Les raids visaient la caserne de la Garde populaire, le bâtiment était vide et les blessés sont des personnes habitant à proximité, a-t-il déclaré. 

L'agence de presse officielle libyenne Jana rapporte que la mosquée Nouri Bani de Tripoli a été touchée mais cela n'a pu être confirmé de source indépendante. 

L'onde de choc déclenchée par les frappes a été si puissante que du plâtre est tombé des plafonds de l'hôtel où résident les correspondants étrangers à Tripoli, à environ deux kilomètres du quartier général de Mouammar Kadhafi.

"C'est certainement, en ce qui concerne une cible unique, l'attaque la plus importante et la plus concentrée que nous avons effectuée à ce jour", a déclaré un responsable de l'Otan à Bruxelles.

Selon l'Otan, engagée depuis deux mois aux côtés des rebelles, c'est un dépôt de véhicules proche du siège du gouvernement qui a été pris pour cible.

"Cette installation est connue pour avoir été utilisée au début de la répression à l'encontre de la population, en février 2011, et qui a continué à l'être ensuite (pour) le réapprovisionnement des forces fidèles au régime qui s'en prennent à des civils innocents", assure l'état-major de l'Alliance dans un communiqué.

Des journalistes, dont les mouvements sont étroitement contrôlés par les autorités, ont été conduits après les raids à l'hôpital central de Tripoli, où les corps de trois hommes touchés à la tête leur ont été présentés.

Un autre homme prénommé Hatim, blessé aux bras et aux jambes, leur a raconté que le toit de sa maison, proche des installations militaires, s'était effondré sur lui et les siens pendant le bombardement.

Emmenées par la France, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis, les forces de l'Otan procèdent à des frappes aériennes depuis l'adoption en mars de la résolution 1973 du Conseil de sécurité de l'Onu qui autorise le recours à la force pour protéger les civils de la répression.

 

"Nous sommes réticents à utiliser la force mais lorsque nos intérêts et nos valeurs se rencontrent, nous savons que nous avons la responsabilité d'agir", écrivent le président américain, Barack Obama, et le Premier ministre britannique, David Cameron, dans une tribune publiée mardi par le Times.

"C'est pour cette raison que nous avons mobilisé la communauté internationale pour protéger le peuple libyen du régime du colonel Kadhafi."

"Nous avons dégradé sa machine de guerre et empêché une catastrophe humanitaire. Et nous continuerons à faire respecter les résolutions de l'Onu avec nos alliés jusqu'à ce qu'elles soient complètement appliquées", ajoutent-ils.

 

La France a quant à elle décidé d'intensifier son intervention en engageant des hélicoptères d'attaque dans les opérations de combat. "Les Britanniques, qui ont des moyens comparables aux nôtres, vont faire la même chose que nous", a assuré le ministre de la Défense, Gérard Longuet.

 

Aucune décision n'a encore été prise à ce propos, a toutefois déclaré mardi le secrétaire d'Etat britannique aux Forces armées, Nick Harvey. 

"Nous pensons que le temps travaille contre Kadhafi, qu'il ne peut reprendre le contrôle du pays", a commenté lundi Hillary Clinton, jugeant légitime et crédible le conseil de transition mis sur pied à Benghazi par les opposants du dirigeant libyen. 

"Leurs capacités militaires s'améliorent et quand, inévitablement, Kadhafi partira, une Libye nouvelle sera prête à aller de l'avant. Nous avons pleinement confiance dans le fruit de nos efforts conjoints", a poursuivi la secrétaire d'Etat lors d'une conférence de presse à Londres.

24/05/2011 

Reuters,


19 morts et plus de 130 blessés dans un raid aérien de l'OTAN sur Tripoli  

25/05 

Un raid aérien de l'OTAN a fait 19 morts et plus de 130 blessés dans la nuit de lundi à mardi à Tripoli, a annoncé un porte-parole du gouvernement.
Moussa Ibrahim a indiqué à Xinhua que le raid, le plus important contre la capitale libyenne depuis deux mois, avait duré plus d'une heure et qu'il avait causé d'importants dégâts matériels.
L'OTAN a mené plus d'une douzaine d'attaques contre des "casernes des gardiens du peuple", des unités de volontaires fidèles aux forces gouvernementales.
La résidence du leader libyen, Mouammar Kadhafi, a également été sérieusement endommagée, les vitres de bâtiments situés à plusieurs kilomètres de là ayant été soufflées par les explosions.
Des habitants de Tripoli ont indiqué que le raid avait causé des scènes de panique, ceux-ci ne trouvant pas d'abris pour se réfugier.
Mardi dernier, l'OTAN avait déjà mené un raid contre la résidence du colonel Kadhafi et des explosions avaient été alors entendues à plusieurs kilomètres à la ronde.

25/05 

 http://french.news.cn/afrique/2011-05/25/c_13893569.htm


Europe

1  Belgique

25/05

"Le gouvernement ne doit pas demander de prolongation"

  Le gouvernement n'a pas à demander de prolongation du mandat accordé par le parlement pour l'engagement militaire en Libye, a affirmé mercredi le ministre des Affaires étrangères, Steven Vanackere, devant le parlement.
"La résolution du parlement (adoptée le 23 mars en séance plénière de la Chambre par 125 voix sur 126 et soutenant la participation belge à l'opération militaire en Libye) ne fixe pas de date" de fin, a-t-il fait observer lors d'une réunion conjointe des commissions des Relations extérieures et de la Défense de la Chambre et du Sénat.
"Il n'est pas question de terme", de "limitation dans le temps", a renchéri M. Vanackere (CD&V), tout en rappelant que les prévisions budgétaires (une douzaine de millions d'euros) avaient été calculées pour trois mois.
"Ce qui a été discuté (mercredi matin au sein du Conseil des ministres restreint), ce n'est pas une prolongation" de la mission, a ajouté le chef de la diplomatie belge lors d'un débat consacré à l'engagement belge dans l'opération "Unified Protector" (ex-"Aube de l'Odyssée" avant le transfert du commandement à l'OTAN).
"Nous avons évalué l'opération et les résultats de notre participation", a précisé M. Vanackere, qui comme le Premier ministre, Yves Leterme (CD&V), a insisté sur la volonté du gouvernement de continuer à informer le parlement.
"On (le gouvernement) continuera à présenter ce qui se passe pour essayer de conserver intact le consensus" du 23 mars, a-t-il ajouté, en reconnaissant au parlement "le droit de voter une autre résolution".
La Belgique met six chasseurs-bombardiers F-16, qui opèrent au départ de la base aérienne d'Araxos (ouest de la Grèce), et un chasseur de mines, le "Narcis", à la disposition de l'Alliance atlantique.
Le coût de la participation a été légèrement revu à la hausse, à 12,6 millions d'euros (au lieu de douze au départ) en raison du nombre plus important d'heures de vol des F-16, a encore dit M. Vanackere, en l'absence de son collègue de la Défense, Pieter De Crem (CD&V), qui se trouvait mercredi à bord du "Narcis" lors d'une escale du chasseur de mines en Crête.

belga

 

Les F16 belges en Libye vont coûter très cher.

25 mai

La mission des F16 belges engagés en Libye risque d'être beaucoup plus longue que prévu, et aussi beaucoup plus chère. Ils font de plus en plus de sorties, chargés de bombes.

Les F16 belges mènent de plus en plus de missions au-dessus de la Libye dans lesquelles des bombes sont engagées, ressort-il de chiffres du ministère belge de la Défense que le Standaard a pu regarder. Plus de deux mois après les premiers bombardements contre le régime du colonel libyen Mouammar Kadhafi, l'inquiétude grandit au sein des membres de l'OTAN impliqués dans l'opération que la guerre dure plus longtemps que prévu et coûte plus cher qu'espéré.

Rien n'indique, après plus de 8.000 vols, dont 3.000 avec bombardements, que le colonel soit prêt à se rendre. Les six F16 belges ont déjà mené, entre le début de l'opération et le 18 mai, 158 vols au-dessus de la Libye, durant 75 missions, selon les chiffres de la Défense. Ils ont effectué des bombardements lors de 39 missions. Ces bombardements n'ont tué aucun civil au sol.

Les différents pays ne peuvent plus, ordre de l'OTAN, communiquer sur leur participation à l'opération, mais les Belges auraient, selon le Standaard, largué environ 80 bombes en plus de deux mois. Cette intensification des bombardements explique également pourquoi la guerre en Libye coûtera plus cher que prévu: la Défense avait estimé fin mars le prix de l'engagement des F16 et du chasseur de mines Narcis à 12 millions d'euros. La Défense calcule actuellement que le coût s'élève, pour les trois premiers mois, à 13,2 millions d'euros.

Avec Belga

 

Mandat sine die pour l'armée belge en Libye ?

Les principaux ministres du gouvernement fédéral, réunis mercredi matin en comité ministériel restreint, ont décidé de demander au parlement une prolongation à durée indéterminée des opérations militaires belges en Libye, a-t-on appris de source gouvernementale.
La Belgique a été l'un des premiers pays en mars à embrayer dans l'intervention militaire internationale contre le régime du colonel Mouammar Kadhafi. La Défense a mis à disposition du commandement de l'OTAN six chasseurs-bombardiers F-16 et un navire chasseur de mines, le Narcis.
Le mandat initialement prévu court sur trois mois. La question de sa prolongation se pose donc désormais. L'exécutif étant en affaires courantes, il demande d'être couvert par le parlement, comme il l'a fait pour décider de l'engagement militaire belge dans la coalition, obtenant une quasi-uninanimité.
Le premier ministre Yves Leterme et le ministre des Affaires étrangères Steven Vanackere doivent répondre en matinée aux questions des députés en Commission conjointe des Relations extérieures et de la Défense. Quant au ministre de la Défense Pieter De Crem, il est actuellement à bord du Narcis en Méditerranée.

(belga 29/05



2 France

212 sorties d'avions français en une semaine.

Les avions français ont fait 212 sorties dans le ciel libyen au cours de la semaine écoulée, dont 113 ont été consacrées à des "attaques au sol", qui ont notamment ciblé "plusieurs navires militaires dans les ports de Tripoli et Syrte", a annoncé jeudi l'état-major des armées.
En une semaine, "212 sorties ont été effectuées", soit un chiffre légèrement inférieur aux semaines précédentes, en grande partie du fait des conditions météorologiques, a déclaré le porte-parole de l'état-major, le colonel Thierry Burkhard, au cours du point de presse hebdomadaire au ministère de la Défense.
Parmi ces 212 sorties, 113 ont été consacrées à des attaques au sol, et au total, "une trentaine d'objectifs ont été traités" depuis jeudi dernier, a-t-il ajouté. Ont été visés "plusieurs navires militaires dans les ports de Tripoli et Syrte", une demi-douzaine de véhicules militaires, une station radar et une vingtaine de bâtiments et de dépôts de munition.
Interrogé sur le sujet, le colonel Burkhard a confirmé la fourniture par les Etats-Unis de deux avions de transport C-2, et de cinq KC-135 chargés du ravitaillement en vol sur la base d'Istres, dans le sud-est de la France.
Concernant les C-2, ils n'ont pas encore été déployés à Hyères (sud-est), où se trouve un détachement américain (une cinquantaine de militaires) qui prépare leur arrivée, "dans le cadre d'une coopération opérationnelle", a-t-il précisé.
"C'est un avion qui permet d'effectuer du transport et d'être catapulté d'un porte-avions (...). Cela va permettre d'apporter une aide non négligeable en terme de soutien logistique", a signalé le porte-parole de l'état-major.
La France dispose de suffisamment de munitions pour durer (état-major)
L'aviation française dispose actuellement de suffisamment de munitions pour poursuivre ses frappes aériennes entamées le 19 mars en Libye dans le cadre de la coalition internationale, a affirmé jeudi le chef d'état-major de l'armée de l'air, le général Jean-Paul Palomeros.
"Pour l'instant nous en avons suffisamment", a déclaré le général Palomeros devant l'Association des journalistes de défense, en soulignant que les avions de combat français tiraient "100% de munitions de précision".
"On les tire à bon escient, avec plutôt une retenue dans l'emploi de la force. Nous pouvons durer comme ça", a-t-il souligné.
L'armée française a constitué, selon lui, des stocks de munitions depuis l'opération aérienne au Kosovo, en 1999.
La France contribue à 22 ou 23% des opérations aériennes de la coalition internationale pour faire respecter la résolution 1973 de l'ONU, qui a autorisé l'emploi de la force pour protéger les populations civiles libyennes, a-t-il souligné. Sa participation aux "opérations offensives", les frappes aériennes, est de l'ordre de 30 à 35%.
"Nous sommes très engagés sur les frappes dynamiques", sur les cibles mobiles, en raison de la polyvalence des avions de chasses français, "d'autres pays se concentrent sur les frappes statiques", a-t-il indiqué.
Le Pentagone avait annoncé fin avril que les Etats-Unis discutaient avec plusieurs pays de l'Otan intervenant en Libye, sans préciser lesquels, de l'éventuelle fourniture de munitions, dont les stocks s'amenuisent.

26/05

http://www.lorientlejour.com/category/Derni%C3%A8res+Infos/article/705563/Libye%3A_la_France_dispose_de_suffisamment_de_munitions_pour_durer_%28etat-major%29.html

http://www.lorientlejour.com/category/Derni%C3%A8res+Infos/article/705520/Libye%3A_212_sorties_davions_francais_en_une_semaine%2C_des_navires_vises.html

Sarkozy et Cameron préparent le débarquement en Libye.

Au terme du G8, le président français Sarkozy a annoncé qu’il se rendra à Benghazi avec le premier ministre britannique Cameron, car « nous avons les mêmes idées ». Essentiellement une : « La médiation avec Kadhafi n’est pas possible ». Le président Obama a exprimé la même idée : « nous ne lâcherons pas tant que le peuple libyen ne sera pas protégé et l’ombre de la tyrannie disparue ». En termes plus sobres, ils s’apprêtent à occuper la Libye.

Et tandis que le G8 demande à Tripoli « la cessation immédiate de l’utilisation de la force », l’OTAN intensifie les incursions aériennes qui, en moins de huit semaines, ont dépassé les 8.500. Elles partent pour la plupart des bases du sud de l’Italie, approvisionnées par les autres. Pise est continuellement survolée par des C-130J et autres avions cargos qui, depuis l’aéroport militaire (italien, NdT) transportent aux bases méridionales les bombes et les missiles de la base étasunienne de Camp Darby (préfigurant ainsi ce qui se passera quand entrera en fonction le Hub aérien national, par où transiteront tous les militaires et tous les matériels dirigés vers les théâtres d’opération). Que les attaques aériennes soient la préparation du débarquement, est confirmé par l’entrée en action des hélicoptères français Tigres, probablement flanqués d’Apaches britanniques.

Plus significative encore est l’arrivée en Méditerranée d’un important groupe naval d’attaque, guidé par le plus puissant et moderne porte-avions nucléaire de la classe Nimitz, baptisé George H.W. Bush, en l’honneur du président qui en 1991 fit dans le Golfe la première guerre de l’après guerre froide (nous en sommes aujourd’hui à la cinquième). Long de 333 mètres et large de 40, il a à bord 6 mille hommes, 56 avions (qui peuvent décoller à 20 secondes l’un de l’autre) et 15 hélicoptères, et il est doté des systèmes de guerre électronique les plus sophistiqués. C’est donc une grande base militaire mobile : il a deux réacteurs à eau pressurisée PWR A4W/A1G, dont la vapeur actionne les turbines des quatre hélices. Une centrale nucléaire qui, bien qu’ayant à bord des réacteurs plus dangereux que ceux de Fukushima, entrera dans la baie de Naples et dans d’autres ports.

Le porte-avions George H.W. Bush est flanqué d’un groupe de bataille formé de chasseurs torpilleurs lance-missiles Truxtun et Mitscher, des croiseurs lance-missiles Gettysburg et Anzio et de huit escadrilles aériennes. Il va renforcer la Sixième flotte dont le commandement est à Naples, se joignant à d’autres unités, parmi lesquelles les sous-marins nucléaires Providence, Florida et Scranton. S’est joint aussi à la Sixième flotte un des plus puissants groupes d’attaque amphibie, conduit par le USS Bataan, qui à lui seul peut débarquer 2 mille marines, dotés d’hélicoptères et avions à décollage vertical, artillerie et chars d’assaut. Le bâtiment est flanqué de deux autres navires d’assaut amphibie, le Mesa Verde et le Whidbey Island, qui a effectué du 13 au 18 mai une visite à Taranto (Région Pouilles, NdT). Ce dernier a à son bord quatre énormes véhicules de débarquement à coussins d’air qui, avec un rayon d’action de 300 miles, peuvent transporter rapidement jusque sur la côte 200 hommes à la fois, sans que le navire soit en vue. Tout est prêt, donc, pour le débarquement « humanitaire » en Libye. Aux Européens l’honneur de débarquer les premiers, sous l’aile protectrice du porte-avions Bush.

Manlio Dinucci 

Samedi 28 mai 2011

Edition de samedi 28 mai 2011 de il manifesto

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio




 

http://www.mondialisation.ca/...



Les institutions

Union Européenne

L'UE gèle les actifs de la compagnie aérienne libyenne Afriqiyah.  

L'Union européenne a annoncé mardi le gel des actifs de la compagnie aérienne libyenne Afriqiyah, dans le cadre de l'extension de ses sanctions contre le régime de Mouammar Kadhafi.
La compagnie a été ajoutée à la liste des personnes et sociétés frappées par des sanctions européennes, car elle est filiale du Libyan African Investment Portfolio, "une entité entièrement détenue et contrôlée par le régime", selon un avis publié au Journal officiel de l'UE.
Afriqiyah est une jeune compagnie aérienne libyenne fondée en 2001 avec l'objectif d'assurer des liaisons directes entre des pays africains sans avoir à transiter par l'Europe.
Elle dessert une vingtaine de destinations en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique, à des coûts souvent nettement inférieurs à ceux des compagnies traditionnelles. En Europe, elle a des bureaux à Paris, Bruxelles, Londres, Rome et Amsterdam.
La compagnie utilisait initialement des avions de l'américain Boeing, mais est ensuite passée à l'avionneur européen Airbus, auquel elle avait notamment commandé en 2007 cinq A320 et six A350.
Ennaharonline

25/05

 http://ennaharonline.com/fr/international/7507.html


4 Les observateurs  

1 Turquie

La Turquie, face au dilemme libyen.  

A quelques jours d’une attaque militaire aux conséquences de plus en plus catastrophiques, Recep Tayyip Erdogan avait fait preuve d’une bonne analyse de la situation.
  En fin stratège, il avait estimé que l’OTAN n’avait rien à faire, en Libye, et qu’une intervention armée de l’Alliance, dans une affaire qui ne la regardait pas, s’avérerait, à terme, contreproductive.

Mais passé ce premier moment d’extrême lucidité, de vérité même, le Premier ministre s’est tu. Depuis, la politique libyenne de la Turquie ne cesse de se comporter en une somme de frénétisme, d’improvisations, assortie, par endroit, de confusion et de désistements. A Ankara, qui a tenté, jusqu’au dernier souffle, de préserver le régime Kadhafi des foudres occidentales, les Libyens ou, du moins, une partie d’entre eux, reprochent son refus d’adhérer au camp de ceux qui prônent l’envoi d’armes et de munitions à la rébellion. Au siège du fameux Conseil national de transition, on tient rigueur au chef de la diplomatie turque d’avoir eu la mauvaise idée de chercher à s’entremettre, à deux reprises, entre le tyran et ses adversaires, à obtenir sa grâce, sinon une sortie honorable de la crise. On se rappelle fort bien, en effet, la défiance avec laquelle Erdogan a abordé la Conférence de Paris où les "Grands" ont décidé, en un rien de temps, d’en découdre avec le Colonel. La zone d’exclusion aérienne et les frappes que son instauration a autorisées, n’ont suscité, elles aussi, que, trop tardivement, le consentement turc. Ces barguignages ont, d’ailleurs, valu à la Turquie des manifestations hostiles, en plein Benghazi, où des centaines de Libyens l’ont voué aux gémonies. Mais comment interpréter les clairs obscurs d’une diplomatie turque, d’habitude si pro-musulmane, sur ce cas particulier qu’est la Libye ? De toute évidence, il y a là les symptômes d’un mal trop ancien, qui a, déjà, coûté le pouvoir à plus d’un dirigeant musulman et qui a pour nom le «pro-yankisme primaire». Depuis le début de la crise, en Libye, le navire de la diplomatie turque tangue, au gré des bourrasques venues de l’autre bord de l’Atlantique. Il est impossible, par exemple, de tromper l’opinion, sur la nature de ce virage à 180 degrés, qui vient de se produire, à Ankara, depuis qu’Hillary Clinton a, ouvertement, annoncé son intention de confisquer les 30 milliards de dollars appartenant à la famille Khadhafi et de les employer à financer la rébellion. L’opinion n’est pas dupe, non plus, quand elle entend le Premier ministre Erdogan réclamer le départ «immédiat» de Kadhafi et la fin du bain de sang, après qu’Obama eut plaidé, dans son discours du 19 mai, en faveur de ce qu’il a qualifié d’effort, pour faire cesser la violence dans la région. Il y a un temps pour tout : un, pour poser des questions, un autre, pour admettre qu'on n'a pas obtenu la bonne réponse.

La Turquie vit dans ce temps là. La bonne réponse à la nouvelle donne qui s’instaure au Moyen-Orient et au Nord de l’Afrique n’est sans doute pas celle que fournit Washington. Et c’est à leurs dépens que les Turcs finiront, tôt ou à tard, par le comprendre.

25/05

http://french.irib.ir/


2 Russie

Rogozine : Opération en Libye: l'Otan doit rendre des comptes à l'Onu.

24 mai -

La Russie insiste pour que l'Otan réponde de l'opération en Libye devant le Conseil de sécurité de l'Onu, a indiqué mardi le délégué permanent russe auprès de l'Alliance, Dmitri Rogozine.

"Nous insistons pour que l'Otan rende compte devant le Conseil de sécurité de l'Onu, car c'est l'Alliance qui gère l'application de la résolution (du Conseil de sécurité de l'Onu sur la Libye). Aussi ne s'agit-il pas de rendre compte devant les parlements ou gouvernements nationaux, mais devant l'instance qui a délivré le mandat et réclame sa mise en application complète et sans altération", a dit l'ambassadeur sur la chaîne de télévision Rossia-24.

[..]

24 mai - RIA Novosti

it avoir été approché par les Occidentaux pour une médiation

La Russie a affirmé, jeudi 26 mai, avoir été saisie par les Occidentaux, mais aussi par Tripoli, d'une demande de médiation dans le conflit libyen qui, si elle se confirmait, représenterait un développement majeur dans cette crise. "Des demandes ont été exprimées pour que la Russie assume un rôle de médiateur dans le but de régler la situation en Libye", a déclaré à la presse Natalia Timakova, une porte-parole de la présidence russe.

Ces demandes ont été formulées lors de rencontres bilatérales entre Dmitri Medvedev et le président français Nicolas Sarkozy d'une part, et le premier ministre britannique David Cameron et le président américain Barack Obama d'autre part, selon la porte-parole.

Ces trois pays sont parties prenantes dans la guerre engagée en Libye par les Occidentaux, le 19 mars, et aujourd'hui dirigée par l'OTAN. Ils étaient alors intervenus dans l'urgence pour empêcher les troupes loyales à Mouammar Kadhafi de reprendre le contrôle de la ville de Benghazi, fief de la rébellion.

LEMONDE.FR avec AFP | 26.05.

 



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" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


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