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11/06/2011

n° 477 - journal de l'Afghanistan - 22-05 au 11-06 – Début - : 52 afghans sont morts sous les tirs de l’OTAN ces derniers jours.

 n° 477 - journal de l'Afghanistan - 22-05 au  11-06 – Début  - : 52 afghans sont morts sous les tirs de l’OTAN ces derniers jours.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



journal de l'Afghanistan

n° 477 - du 22-05 au  11-06

C.De Broeder & M.Lemaire



Avant propos

La guerre menée par le terrorisme contre ses adversaires déclarés est tout à fait invraisemblable.

Pour être crédible, cette histoire exigerait triplement et simultanément une excessive stupidité des terroristes, une incompétence extravagante des services policiers, et une folle irresponsabilité des médias. Cette invraisemblance est telle qu'il est impossible d'admettre que le terrorisme soit réellement ce qu'il prétend être’.

(MICHEL BOUNAN)

 

·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes

Ps : Avant de vous lancer dans la lecture du journal, noter ceci: 'Al Qaïda'  & Al-Zarqaoui, Ben Laden Mollah Omar  = concept réducteur inventé par les Usa, pour désigner la résistance. Idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes

 


 Le "journal de l'Afghanistan" est  visible :

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

c) sur le site de Robert Bibeau :  http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site de eva R-sistons: - http://no-war.over-blog.com/

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire.

Tiré à part

Sylvie Lasserre. : Général Desportes: le 'conflit' afghan est bien une guerre américaine.

52 afghans sont morts sous les tirs de l’OTAN ces derniers jours.

Karzaï veut interdire les frappes contre les maisons, l’Otan refuse.

Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

Manifestation contre un raid de l'OTAN: 12 morts

Au cours de ces 4 derniers jours, les forces de l'OTAN ont tué plus de 300 citoyens, principalement, civils.

L'Otan présente ses excuses (…)  pour la mort de civils afghans.

1 Analyse & déclaration

2 Les forces en présence

Fin

3) Politique

4 Lutte pour la libération du territoire &  la victoire de la résistance Afghane

4-1 L'Afghanistan en chiffre 

 



Tiré à part :

Sylvie Lasserre. : Général Desportes: le 'conflit' afghan est bien une guerre américaine.

Ndlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toute l'analyses de l’auteur mais doit être vu comme information

La mâchoire carrée, la parole concise et le verbe percutant, le Général Vincent Desportes n’a pas mâché ses mots, lors de la conférence "Afghanistan, 10 ans de conflits" organisée par l'IRIS à Paris le 11 mai, pour dénoncer l'incapacité des Américains à mener à bien leur guerre afghane.
Fait suffisamment rare pour être souligné : son intervention, retranscrite ici en intégralité, fut littéralement acclamée :
"Je vais traiter de manière plus théorique le sujet qui a été donné : « Les enseignements stratégiques et militaires du conflit afghan ». Pour constater qu’en fait ce conflit valide à nouveau des concepts stratégiques persistants, qui affirment en chaque occasion leur pertinence, quel que soit le mépris qu’on puisse leur porter.
Quelques idées :
Première idée,
c’est celle de la vie propre de la guerre. L’idée de Clausewitz, on le sait. Dès que vous avez créé la guerre, la guerre devient un sujet et non pas un objet. Clausewitz évoque la volonté indépendante de la guerre, les événements finissant par avoir leur dynamique propre. La guerre a sa vie propre qui vous conduit, pour de nombreuses raisons, là où vous n’aviez pas prévu d’aller.
L’exemple de l’Afghanistan est particulièrement frappant. La guerre commence le 7 octobre, avec un objectif clair : faire tomber le pouvoir résistants à Kaboul et détruire le réseau d’al-Qaïda en Afghanistan. En gros, l’objectif est atteint fin novembre 2001. Il y a alors moins de 2000 militaires occidentaux au sol.
Dix ans après : les objectifs de guerre ont totalement changé, il y a presque 150 000 soldats déployés en Afghanistan. C’est ce qu’un général résume d’une autre manière en parlant du niveau instable des décisions politiques, ce qui amène les stratèges militaires à adopter des modes de guerre successifs, qui s’avèrent contre-productifs par la suite.
Cette évolution afghane éclaire donc deux réalités éternelles de la guerre. La première : toute guerre est marquée par une dérive de ses buts et le plus souvent une escalade des moyens, deuxièmement, les fins dans la guerre influent toujours sur les fins de la guerre.

Deuxième idée : on doit concevoir la guerre et sa conduite non pas en fonction de l’effet tactique immédiat, mais en fonction de l’effet final recherché, c’est-à-dire le but stratégique. Autrement dit la forme que l’on donne initialement à la guerre a de lourdes conséquences ultérieures, ce qui est perdu d’entrée est très difficile à rattraper. Prenons les deux premières phases de la guerre en Afghanistan :
-
première phase, celle du modèle afghan. 2001, où selon les mots de Joe Biden, la stratégie minimaliste américaine.
Lancée le 7 octobre 2001 cette phase associe la puissance aérienne américaine, les milices afghanes et un faible contingent de forces spéciales américaines. Résultat : on constate que le modèle a fonctionné pour faire tomber le régime des résistant, mais beaucoup moins pour débusquer les membres d’al-Qaïda et détruire les militants qui doivent se réfugier dans leurs zones sanctuaires. Conséquence : cette stratégie a contribué à renforcer les chefs de guerre locaux, en particulier ceux dont le comportement avec la population était honni et qui étaient hostiles au gouvernement central de Kaboul. Cela a renforcé la puissance tadjike et donc aliéné d’autant la population pachtoune. Tout cela a affaibli ce qui allait être essentiel ultérieurement, les deux piliers centraux de la reconstruction : l’Etat central et la bonne gouvernance.

- deuxième phase : celle du modèle américain 2002-2006
Compte tenu de l’impossibilité pour les milices afghanes de venir à bout des résistant, les troupes américaines prennent la tête des opérations de ratissage. Il s’agissait d’opérations de bouclage avec pour but d’éliminer les caches des terroristes. Résultat : très limité. Conséquences : l’efficacité du modèle américain est limitée par un très grand défaut de sensibilisation culturelle et politique, voire par la supériorité technologique elle-même. Les bombardements aériens soulèvent des questions sensibles. On se rappelle le bombardement d’une fête de mariage en Uruzgan en juillet 2002 avec des coûts politiques considérables. Les forces américaines suscitent crainte et hostilité dans la population, ils sont perçus comme des infidèles, commencent à être véritablement perçus comme une force d’occupation. La population initialement neutre, voire favorable, est ennemie. On passera en 2006 d’une guerre « enemy-centric » à une guerre « population-centric » mais le premier mode de guerre aura commis des dommages qui semblent irréparables.

Quatrième idée : si le centre de gravité de l’adversaire se situe au-delà des limites politiques que l’on s’est fixé, il est inutile de faire la guerre car il ne sera pas possible de la gagner. Au sens Clausewitzien, le centre de gravité des résistants se situe dans les zones tribales pakistanaises puisque c’est de cette zone refuge qu’ils tirent leur capacité de résistance. Il est impossible pour les Américains d’y mettre militairement de l’ordre, celle-ci se situe au-delà des limites politiques qu’ils se sont fixées, ne serait-ce d’ailleurs que pour de simples raisons logistique militaire, en raison de la vulnérabilité de leurs convois militaires lorsqu’ils traversent le Pakistan.

Cinquième idée : c’est avec son adversaire que l’on fait la paix. Selon le bon esprit de la guerre froide qui n’a pas fini de nous faire du mal, la conférence de Bonn en décembre 2001 a été non pas la conférence d’une réconciliation, mais la conférence des vainqueurs. Elle a de fait projeté les résistant, donc les Pachtounes, dans l’insurrection. Dix ans après, nous n’en sommes pas sortis.

Sixième idée : ce qui est important, c’est le stratégique et non pas le tactique. Nous sommes aujourd’hui plongés au cœur d’une véritable quadrature du cercle tactique, entre protection de la population d’une part, protection de nos propres troupes d’autre part, et destruction de l’adversaire résistants par ailleurs. Nous sommes engagés dans un travail de Sisyphe du micro management du camp de bataille. C’est une impasse. Nous ne trouverons pas de martingale tactique en Afghanistan, la solution est d’ordre stratégique et politique. Une accumulation de bonnes tactiques ne fera jamais une bonne stratégie. Un problème politique au premier chef ne peut être résolu que par une solution politique. Citant des officiers américains, le NYT regrettait récemment, je cite : « la déconnexion entre les efforts intenses des petites unités - et c’est tout aussi vrai des unités françaises – et les évolutions stratégiques. »
Je voudrais maintenant évoquer une idée de … le niveau tactique. Elle est simple : le nombre compte, mass matters comme disent nos amis anglo-saxons. Les coupes budgétaires progressives et l’exponentiel coût des armements ont conduit à des réductions de formats incompatibles avec l’efficacité militaire et de nouvelles conditions de guerre au sein des populations.
Contre l’insurrection, on connaît les ratios : en-dessous du ratio de 20 personnels de sécurité pour 1000 locaux il est tout à fait improbable de l’emporter. Irlande du Nord : pour une population d’un million d’habitants, les Britanniques ont maintenu une force de sécurité globale de 50 000, ils sont restés vingt ans, le ratio est de 1 pour 20. En Irak, la population est de la trentaine de millions. Il a fallu mettre sur pied avec les Irakiens une force de 600 000 hommes pour que la manœuvre de contre-insurrection commence à produire ses effets. En Algérie, à la fin des années 50, les effectifs français étaient de 450 000 pour une population de 8 millions d’Algériens d’origine musulmane comme on les appelait alors. En Afghanistan, nous sommes extrêmement loin de ces ratios alors que le théâtre est infiniment plus complexe, physiquement et humainement, nous agissons en coalition, le ratio est de deux fois 140 000 pour 30 millions, c’est la moitié de ce qui est nécessaire pour avoir un espoir de gagner. Le ratio actuel forces de sécurité / population nous permet de conquérir – on le sait bien parce qu’on le fait tous les jours – mais pas de tenir. Or gagner la guerre c’est contrôler l’espace, or nous ne savons plus, nous ne pouvons plus, nous Occidentaux, contrôler l’espace
Pour conclure, deux dernières idées :
Un : le conflit afghan est bien une guerre américaine. On se rappelle de ce télégramme diplomatique révélé dans le Monde par Wikileaks, où l’ambassadeur des Etats-Unis à Paris demandait, sur instance de l’Elysée, que Washington trouve des façons de faire croire que la France comptait dans les options stratégiques. On se rappellera aussi que de McKiernan à Petraeus en passant par McChrystal, le commander in chief américain relève et remplace le chef de la coalition sans en référer aux autres membres. On se souviendra que les calendriers et les stratégies sont dictés davantage par les préoccupations de politique intérieure américaine que par le dialogue avec les coalisés, bien obligés de s’aligner – ceux qui ont lu « Les guerres d’Obama » de Woodward ne me contrediront sûrement sur aucun de ces points.
Dernière idée. L’Afghanistan est une nouvelle preuve de l’échec de l’Europe. Je constate qu’il y a ou qu’il y a eu 15 pays de l’Union ayant engagé des forces militaires en Afghanistan : Allemagne, Belgique, Danemark, Espagne, France, Hongrie, Italie, Lituanie, Lettonie, Pays- Bas, Pologne, Roumanie, Suède, République Tchèque, Portugal. Avec des effectifs non négligeables puisqu’ils représentent environ 40 000 combattants, soit un tiers de la force engagée. Or il n’y a presque pas d’Europe ou en tout cas de défense européenne en Afghanistan. On pourra toujours m’expliquer qu’historiquement l’Europe a eu du mal à s’imposer en tant que telle dans cette guerre. Certes. Mais le constat est là : l’Europe mène sa guerre la plus longue « ever », elle le fait avec des effectifs extrêmement importants et elle n’existe pas. Cela donne une résonnance nouvelle aux propos du Ministre de la Défense Hervé Morin, qui affirmait fin octobre dernier : « L’Europe est devenue un protectorat des Etats-Unis. » Il est temps que l’Europe se reprenne en main. Merci. "

27/05/

http://sylvielasserre.blog.lemonde.fr/2011/05/27/guerre-en-afghanistan-le-general-desportes-ne-mache-pas-ses-mots/


52 afghans sont morts sous les tirs de l’OTAN ces derniers jours.

52 afghans, dont 32 civils et 20 policiers, ont été tués ces derniers jours lors de trois attaques aériennes de l’OTAN. ---

Depuis la percée d’Avranches, qui a permis aux troupes américaines de s’extraire du piège du bocage normand où s’essoufflait l’offensive du débarquement, la supériorité aérienne et les bombardements massifs théorisés par Curtis Le May sont au cœur de la stratégie militaire américaine. Au sol, lorsque la résistance de l’adversaire met en péril la vie des combattants, le réflexe immédiat est d’appeler à la rescousse la « cavalerie », en l’occurrence le soutien aérien tactique. Justifié dans un conflit conventionnel, pour préserver la vie des soldats, cet ADN tactique est inacceptable lorsque les forces sont opposées à une insurrection dont les combattants sont disséminés au milieu des civils. Aujourd’hui, en Afghanistan, l’atroce adage en vigueur autrefois au Vietnam - « détruire un village pour le libérer » - a repris du service. Au nom des principes démocratiques et du droit des femmes. Contre Info.

The News, Pakistan, 29 mai 2011 - Extrait

Les autorités afghanes ont annoncé dimanche que les frappes aériennes de l’OTAN contre les résistants avaient entraîné la mort de 52 personnes, essentiellement des civils. 

Dans la province méridionale de Helmand, selon les autorités locales au moins 14 civils, dont des femmes et des enfants, ont été tués et six autres blessés lors d’un raid aérien, ce samedi.

Dans le district de Nawzad, situé dans la province du Helmand Les Marines US ont demandé un soutien aérien après que leur base ait été attaquée par tirs d’armes légères, indique le communiqué publié par le gouvernement provincial

« Au cours de l’attaque aérienne, deux maisons de civils ont été visées, provoquant la mort de 14 civils et en blessant six autres », précise-t-il.

Le communiqué indique que les victimes sont cinq jeunes filles, sept garçons et deux femmes.

« L’ISAF a eu connaissance des rapports indiquant que des civils auraient été tués dans une frappe aérienne de l’ISAF," a déclaré le Major Tim James, un porte-parole de la coalition.

« Le Commandement de la région Sud-Ouest a envoyé une équipe d’évaluation conjointe dans la région de se pencher sur ces allégations et il communiquera ses conclusions à la presse. »

M. Aslam, un vieil homme résidant dans le district de Nawzad, déclare qu’il « a perdu 12 parents et que 10 autres, y compris les enfants ont été blessés » lors de cette assaut aérien. 

Il indique que quelques coups de feu ont été tirés sur des hélicoptères de l’ISAF qui survolaient dans la région, ajoutant que les hélicoptères sont revenus après 10 à 20 minutes, tirant alors des roquettes, qui ont tué les « civils innocents ». 

Selon lui, cinq enfants, cinq hommes et deux femmes ont été tués dans l’attaque.

Par ailleurs, le gouverneur de la province Nuristan a déclaré dimanche que 18 civils et 20 policiers ont été tués par des « tirs fratricides » lors de frappes aériennes dirigées contre des résistants dans cette province du nord. 

Le Nuristan a été le théâtre la semaine dernière de violentes batailles entre les forces de sécurité afghanes et les résistant. Les policiers et les civils qui ont été attaqués mercredi avaient été confondus avec des résistants déclare le gouverneur 

« Les policiers ont été tués par des tirs fratricides », précise M Badr, qui ajoute que le raid aérien dans le district de Do Ab visait un endroit que les policiers « venaient juste » de reprendre aux résistants durant les combats. 

« Les civils ont été tués parce que les résistant ... à court de munitions se sont réfugiés dans des maisons , et ensuite les civils ont été confondus avec les Résistant et visés par les tirs, » indique dit le gouverneur. 

Le Major James déclare que ces allégations feraient également l’objet d’une enquête. 

« L’ISAF a envoyé une équipe pour enquêter sur les allégations au sujet des victimes civiles et des policiers au Nuristan, » dit-il.

« Notre rapport initial n’indique pas l’existence de victimes civiles durant cette frappe aérienne, » ajoute-t-il.

30 mai 2011
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=3104


Karzaï veut interdire les frappes contre les maisons, l’Otan refuse.

Comme l’a expliqué le général américain John Toolan, le commandant pour la région sud-ouest en Afghanistan, le président Hamid Karzaï a haussé le ton contre les forces de la coalition.

« A partir de cet instant, les frappes aériennes contre les maisons ne sont plus autorisées » a-t-il déclaré le 31 mai. « S’ils continuent de bombarder des maisons afghanes alors que le gouvernement le leur a interdit, alors leur présence sera considérée, non plus comme celle d’une force menant une guerre contre le terrorisme, mais comme celle d’une force d’occupation » a encore ajouté le président aghan. « Et l’histoire de l’Afghanistan a montré comment les Afghans s’occupent des forces d’occupation » a-t-il également lancé.

Selon les statistiques des Nations unies, 2.777 civils afghans ont été tués en 2010 et 75% de ces victimes sont le fait des résistants (+29% par rapport à l’année précédente). Dans le même temps, le nombre de victimes de dommages collatéraux dûs à des raids de l’Otan a diminué de 21%.

« Les résistants, en assassinant les civils ou en les utilisant comme boucliers humains dans des zones denséiment peuplées, ont non seulement agi de façon illicite : ils sont contribué au bilan dévastateur des pertes civiles » estimait alors le rapport établi par la Mission d’assistance des Nations unies en Afghanistan (MANUA).

Alors, si la mort de civils est toujours regrettable, si le décès d’un seul à cause d’un bombardement de l’Otan est toujours de trop, il n’en reste pas moins que le président Karzaï a l’indignation bien sélective car il se garde bien de critiquer publiquement la tactique des résistants qui se servent de boucliers humains pour s’en prendre aux forces de la coalition, ainsi qu’à ses troupes.

La Force internationale d’assistance à la sécurité (ISAF) « s’efforce constamment de réduire les risques de victimes civiles et de dommages contre les structures. Mais lorsque les résistants utilisent les civils comme boucliers et placent nos forces dans une situation où la seule option, c’est d’utiliser des frappes aériennes, eh bien elles doivent choisir cette option », a expliqué le commandant Sunset Belinsky, porte-parole de l’Otan en Afghanistan.

Aussi, il n’est pas question pour l’ISAF de mener ses opérations avec une main attachée derrière le dos. « Ces frappes sont nécessaires et continuent d’être nécessaire » a fait valoir, le 31 mai, Oana Lungescu, lors d’une conférence de presse au siège de l’Alliance atlantique à Bruxelles. La porte-parole de l’Otan a par ailleurs souligné que les opérations sont « conduites avec les forces afghanes » et que « dans 85% des cas, aucun coup de feu n’est tiré ».

1er juin

 

http://www.egaliteetreconciliation.fr/Karzai-veut-interdire-les-frappes-contre-les-maisons-l-Otan-refuse-6852.html



Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

Manifestation contre un raid de l'OTAN: 12 morts

Plus d'un millier de personnes ont manifesté mercredi matin dans le nord de l'Afghanistan, aux cris de "Mort à Karzaï, mort à l'Amérique!", pour réclamer justice après un raid de l'OTAN qui a tué quatre civils.

Au moins 12 personnes ont été tuées et une cinquantaine d'autres blessées lors d'affrontements avec la police, alors que les manifestants tentaient d'attaquer un avant-poste des forces allemandes à Taloqan, capitale de la province de Takhar, selon des responsables.

 L'OTAN avait mené un raid au cours de la nuit dans les faubourgs de la ville. L'Alliance atlantique affirme que quatre résistants ont été tués dans l'opération et deux autres interpellés. 

AP 18/05/11

 (AP)

Au cours de ces 4 derniers jours, les forces de l'OTAN ont tué plus de 300 citoyens, principalement, civils,.

28/05

"Au cours de ces 4 derniers jours, les forces de l'OTAN ont tué plus de 300 citoyens, principalement, civils, dans le district de Duab", a déclaré le député de la province du Nouristan, Mohammadollah Movahed.  "Ces citoyens ont été tués, lors des bombardements de l'OTAN, effectués, pour arracher le contrôle du district de Duab aux mains des Résistant. 60 Résistant ont été tués, lors de ces bombardements, mais 300 des victimes étaient des civils innocents" a-t-il précisé. Les Résistant ont pris, pendant quelques heures, mercredi, le contrôle d'une partie du district de Duab, une zone montagneuse du Nord-Est de l'Afghanistan. Ce secteur de la province du Nouristan, à la frontière pakistanaise, a été le théâtre de violents combats, pendant plusieurs heures, entre des centaines de rebelles et des soldats afghans.

28/05

 http://french.irib.ir/

 

L'Otan présente ses excuses (…)  pour la mort de civils afghans.

  La Force de l'Otan en Afghanistan (Isaf) a présenté lundi ses excuses pour la mort de "neuf civils" dans une frappe samedi dans le sud, le président Hamid Karzaï évoquant, lui, le "meurtre" de 14 habitants.
"Au nom de la coalition, du commandant de l'Isaf le général (David) Petraeus (...) je veux présenter mes sincères excuses pour les neuf civils tués durant l'incident du district de Nowzad, dans la province du Helmand, survenu le 28 mai", indique le général John Toolan, commandant de la Région Sud-Ouest.
Selon les autorités provinciales,
14 civils, dont 10 enfants et deux femmes, ont été tués par des roquettes tirées sur deux maisons par des hélicoptères de l'Otan intervenus pour aider une position de l'Otan attaquée par des résistants.

30/05/11 08h22

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/1271734/2011/05/30/L-Otan-presente-ses-excuses-pour-la-mort-de-civils-afghans.dhtml



1 Analyse & déclaration

a) Résistance  

Paroles & action des résistants

Cyberpresse : Les résistants changent de stratégie en Afghanistan

Les forces afghanes ont beaucoup à faire contre les résistants.

La multiplication des attaques des résistants contre des sites sensibles et très sécurisés en Afghanistan atteste d'une infiltration inquiétante des forces afghanes et met en lumière une nouvelle tactique visant à discréditer le gouvernement et l'OTAN, selon les analystes.

Le 21 mai, un soldat complice a fait entrer le kamikaze qui a fait exploser sa bombe dans l'hôpital militaire de Kaboul, site très surveillé dans une capitale sous haute sécurité. Quant au kamikaze qui a tué le 15 avril le chef de la police de Kandahar, fief des résistant, dans le sud, il s'agissait de son propre garde du corps.

«Difficile d'évaluer leur nombre, mais il est certain qu'il existe des agents dormants» au sein de l'armée et de la police, s'inquiète une source militaire occidentale, qui estime que les résistant ont placé leurs hommes jusqu'au sein des autorités provinciales.

«Les résistant essaient depuis longtemps d'infiltrer tous les échelons de la société afghane, le gouvernement et les institutions, ainsi que l'armée et la police afghane», confirme Martine Van Bijlert, de l'Afghan Analysts Network (AAN), centre d'études basé à Kaboul.

Une infiltration facilitée par les liens familiaux, tribaux ou datant de l'époque de la résistance anti-soviétique. Mais aussi par la volonté du gouvernement et de l'Otan d'étoffer à marche forcée les rangs des forces de sécurité censées prendre le relais des troupes internationales d'ici fin 2014, préviennent certains analystes.

«On demande aux Afghans de faire du chiffre» en recrutant au maximum et «les résistants l'ont compris», en profitant pour faire enrôler leurs militants, note la source militaire occidentale.

Selon Gilles Dorronsoro, chercheur à la Fondation américaine Carnegie, «les objectifs» imposés aux responsables afghans en termes d'effectifs sont «irréalisables», notamment en raison du fort taux de désertions et d'absences non justifiées.

Environ 30% des effectifs affichés de l'armée afghane «sont manquants», confirme la source occidentale.

Le général William Caldwell, le chef de sa mission de formation en Afghanistan (NTM-A), a récemment annoncé une série de mesures destinées à contrer les tentatives d'infiltration. Mais elles «laissent sceptique» Gilles Dorronsoro: «en pratique ils ne peuvent contrôler qui ils acceptent» dans les rangs.

Outre l'obtention de renseignements, cette infiltration permet de porter des attaques à l'intérieur même de sites hautement sensibles et symboliques, comme le QG de la police à Kandahar, une importante base militaire de l'est ou le ministère de la Défense à Kaboul.

Les résistant semblent désormais préférer aux attaques très meurtrières des actions plus ciblées, moins spectaculaires mais très coûteuses politiquement pour le gouvernement et l'OTAN.

«Tout ce qui va vers une limitation des dommages collatéraux est bon à prendre pour les résistant qui souhaitent garder un soutien populaire», explique en outre Gilles Dorronsoro.

Cette tactique permet par ailleurs aux résistants de «faire croire qu'ils peuvent frapper n'importe où, n'importe quand», souligne Martine Van Bijlert.

«Le but est de saper le moral (des forces de sécurité) et de décrédibiliser le gouvernement», aux yeux de la population déjà «lassée de la déliquescence de l'État et de la corruption», estime la source militaire occidentale.

En outre, le doute qu'elle parvient à instiller sur la fidélité de certains soldats ou policiers afghans est susceptible de détériorer un peu plus leurs relations déjà souvent tendues avec certains militaires étrangers sur le terrain.

Mais l'infiltration n'explique pas tout. L'impopularité croissante de la coalition, après dix ans de conflit, peut aussi expliquer que des soldats afghans, sans contacts préalables avec les résistants, ouvrent le feu sur des militaires étrangers, sans pour autant avoir rallié l'insurrection, souligne Gilles Dorronsoro.

24 mai

http://www.cyberpresse.ca/international/asie-oceanie/201105/24/01-4402183-les-résistant-changent-de-strategie-en-afghanistan.php



b) Troupes d'occupation : Analyse & déclaration

USA & Coalition

Plus de 140.000 soldats étrangers, dont 9.500 britanniques, sont actuellement déployés dans ce pays.. 

 

Otan- Isaf 

31-05

Le nombre de militaires de l'Otan tués depuis le début de l'année en Afghanistan s'élève à 214, selon le site spécialisé indépendant icasualties.org.
Avec 711 tués, l'année 2010 a été la plus meurtrière pour les forces internationales depuis le début du conflit, fin 2001.
Les commandants des forces alliées en Afghanistan ont annoncé qu'ils entraient dans une période de tension, les résistant afghans ayant annoncé à la fin du mois d'avril le lancement de leur traditionnelle offensive de printemps.

AFP



2 Les forces en présence

Grande-Bretagne

La Grande-Bretagne envisage de hâter le retrait de ses troupes en Afghanistan selon la presse

La Grande-Bretagne entend emboîter le pas aux Etats-Unis qui envisagent un retrait de l'ensemble des 30.000 soldats envoyés en renfort en Afghanistan d'ici la fin de l'année, révèle mercredi le quotidien britannique The Times.

Selon The Times, la stratégie américaine pourrait se traduire pour le Royaume-Uni par une réduction accélérée de ses forces dans le sud de l'Afghanistan, considéré comme étant le fief des Résistant.

Les Etats-Unis continuent à examiner l'ampleur du retrait des troupes envoyées en décembre 2009 en renfort en Afghanistan.

Dimanche, lors d'une visite en Afghanistan, le secrétaire sortant à la Défense, Robert Gates, a indiqué que la décision attendue sur l'ampleur du retrait pourrait comporter un calendrier de retrait des 30.000 militaires envoyés en renfort.

Le président américain Barack Obama se prononcera sur la question dans un discours attendu dans le courant du mois de juin.

A Londres, des sources citées par The Times ont affirmé que les forces britanniques dans le sud du pays sont susceptibles d'être réduites de plus des 450 soldats prévus par le Premier ministre David Cameron.

Elles ont également laissé entendre que la Grande-Bretagne veillerait à accélérer ses plans de retrait des troupes si les commandants américains approuvent la stratégie proposée.

08/06/2011

http://www.aufaitmaroc.com/actualites/monde/2011/6/8/la-grande-bretagne-envisage-de-hater-le-retrait-de-ses-troupes-en-afghanistan-selon-la-presse

 


 


Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

 

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