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14/06/2011

n°4 - dossier de Syrie - 13-06 : Début - Le symbole de la révolte syrienne la blogueuse lesbienne était un hétéro américain!!!


n°4 - dossier de Syrie - 13-06 :  Début - Le symbole de la révolte syrienne la blogueuse lesbienne était un hétéro américain!!!


Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Dossier de Syrie

n°4                                                  13-06

C.De broeder & M.Lemaire



Le " Journal de Syrie" est  visible 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Eva Resis           :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse : http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

NB : Si vous vouleznous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.


1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 François Krug : Le symbole de la révolte syrienne la blogueuse lesbienne était un hétéro américain!!!

Jeune Afrique : Syrie : Amina Arraf, la blogueuse fantôme. 

Hélène Sallon : Pour les opposants syriens, la prison ou la clandestinité.

2 Dossier

2-1 New Orient News : L'Occident contre les réformes

2-2 M. K. Bhadrakumar : Les USA insufflent une nouvelle guerre froide.

Fin

3 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

3-1 Gilles Munier : L'AFP et la «désintégration de l'armée syrienne», objectif des opposants pro-américains.

3-2 Human Rights Watch (Financée par les Saoudiens) Accusés Par les Syriens de Déstabiliser leur Pays.

3-3 Louis Denghien : « Jacques Vergès : « En Syrie, il faut défendre l’Etat actuel ! »

3-4 Farid Merrad - Lavrov : « Déstabilisation en Syrie, risque d'une catastrophe dans la région ».

3-5 Bruno Drewski : Un aspect fondamental du problème : la question des réfugiés.

4 Courrier des lecteurs & témoignage

4-1 Le Pcl est Inquiet de ce qui se passe en Palestine et en Syrie.



1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 François Krug : Le symbole de la révolte syrienne la blogueuse lesbienne était un hétéro américain!!!

Amina était devenue un symbole de la révolte syrienne avec son blog Gay Girl In Damascus, et l'annonce de son arrestation avait affolé les défenseurs des libertés.

La blogueuse était en fait un Américain marié et vivant en Ecosse.

Un « hoax » pour la bonne cause, tente-t-il de se justifier.

Sur Gay Girl In Damascus (« Une lesbienne à Damas »), la prétendue Amina Arraff contournait le black-out médiatique imposé par le régime syrien et racontait de l'intérieur la révolte. Ses récits ont été repris par les médias du monde entier, dont Rue89.

Et elle était devenue un symbole pour les défenseurs des droits de l'homme.
Une photo volée sur Facebook, une adresse à Edimbourg

Jusqu'à ce billet publié lundi, et signé d'une cousine d'Amina Arraff : la blogueuse avait été arrêtée en pleine rue par des hommes armés. L'inquiétude avait pourtant vite laissé place aux interrogations.

L'arrestation avait-elle vraiment eu lieu et, pire, Amina Arraff existait-elle vraiment ?

Peu à peu, le personnage adopté par les médias et les internautes s'est effrité.

Sa photo sur son blog ? Volée sur le Facebook d'une Croate vivant à Londres.

Ses messages envoyés au blog lesbien Lezgetreal ? L'adresse IP renvoyait à l'université d'Edimbourg, en Ecosse. 

Et pour cause : Amina Arraff s'appelle en fait Tom MacMasters. Un Américain de 40 ans, marié et étudiant actuellement à Edimbourg, comme l'explique le Guardian ce lundi.

« J'ai simplement essayé d'illustrer les événements »

Tom MacMasters a reconnu le hoax dimanche soir sur Gay Girl in Damascus. Dans un billet intitulé « Excuses aux lecteurs », il explique avoir agi pour la bonne cause, et met en cause la paresse intellectuelle des Occidentaux :

    « Je ne m'étais pas attendu à susciter autant d'attention. La voix narrative était peut-être fictive, mais les faits décrits sur ce blog sont vrais et ne trompent pas sur la situation sur le terrain. Je ne crois pas avoir fait du mal à qui que ce soit – j'ai l'impression d'avoir créé une voix importante pour des problèmes auxquels je suis très sensible. 

    J'espère simplement que les gens consacreront autant d'attention aux peuples du Moyen-Orient et à leurs combats en cette année de révolution. Les événements sont construits par les gens qui les vivent au quotidien. J'ai simplement essayé de les illustrer pour un public occidental. 

    Cette expérience a tristement confirmé mes sentiments quant à la couverture souvent superficielle du Moyen-Orient et l'influence des nouvelles formes d'orientalisme libéral.

    Quoi qu'il en soit, j'ai été très touché par les réactions de mes lecteurs. »

François Krug |

Rue89 |

 13/06/2011
http://www.rue89.com/2011/06/13/syrie-la-blogueuse-lesbienne-etait-un-hetero-americain-209113


Jeune Afrique : Syrie : Amina Arraf, la blogueuse fantôme. 

Depuis quelques jours, les médias du monde entier sont à la recherche d'une blogueuse américano-syrienne qui aurait été enlevée à Damas.

Mais jusqu'ici, aucun d'entre eux n'a pu trouver la moindre information sur son identité réelle. Au point de douter de son existence...

 

Retrouver celle qui n'avait semble-t-il qu'une obsession : rester cachée ! C'est le défi à relever pour les médias, mais également une bonne partie des activistes syriens. Mercredi, la communauté des blogueurs a appris l'enlèvement d'Amina Arraf, blogueuse dont le site « A gay girl in Damascus » (« Une fille gay à Damas ») exposait depuis quelques semaines, avec le pseudonyme d'Amina Abdullah, sa vision de l'insurrection syrienne. 

Rania O. Ismail, une jeune fille se présentant comme sa cousine, raconte l'évènement le jour même sur le blog d'Amina. « Aujourd'hui, à environ 6 heures du soir heure de Damas, Amina (...) était allée rencontrer une personne qui faisait partie du Comité local de coordination (…) C'est à ce moment qu'un groupe d'hommes, âgés d'une vingtaine d'années, l'a enlevée (...).

Selon le témoin (qui veut rester anonyme) ces hommes étaient armés (…) L'un des hommes a alors bâillonné Amina avec sa main et elle a été violemment poussée dans une Dacia Logan rouge arborant un autocollant de Basel Assed [frère aîné du président syrien Bachar al-Assad mort en 1994, NDLR] (…) Les hommes sont présumés faire partie d'un des groupes des services secrets ou de la milice du parti Baas.

On ne sait pas où est Amina, si elle est en prison ou détenue ailleurs à Damas. »

Avatar numérique ?

 Aussitôt, un groupe Facebook de soutien est monté et les médias occidentaux se mettent à chercher des informations sur l'enlèvement.

Et sur la blogueuse. Mais l'affaire se complique. Amina semble insaisissable. Comme beaucoup d'activistes, elle utilise un système Proxy sur internet qui lui permet de rester difficilement « traçable ».

 Ayant toujours utilisé des pseudonymes depuis 2007, et ne communiquant que par mails, Amina n'a pas de contact direct avec ses lecteurs. Ainsi, une dénommée Sandra Bagaria, de Montréal, qui se présente comme une de ses amies, avoue n'avoir correspondu avec elle que par courrier électronique. Interrogée par le Washington Post sur la possibilité qu'Amina ne soit en fait qu'une invention de la Toile - une sorte d'avatar numérique comme dans un jeu électronique -, Bagaria se prend même à douter. « Je ne sais pas. Je ne peux pas vous dire. J'aimerais vraiment que les choses soient plus claires... » 

Pour les activistes syriens, il n'y a cependant pas de doutes : Amina existe mais a trop bien réussi à protéger son identité.

Seulement, le silence des parents et celui de la cousine, qui semble ne plus répondre aux mails envoyés, ainsi que l'impossibilité de retrouver une trace de sa naissance aux États-Unis sont étranges. Amina Arraf est-elle une blogueuse activiste ou une création numérique élaborée à des fins de manipulations. Dans ce dernier cas, par qui et dans quel but ? Quoi qu'il en soit, selon le Guardian, Amina est d'ores et déjà devenue « une héroïne bien involontaire de la révolte dans un pays conservateur ».

Jeune Afrique,

10/06/2011

 http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20110610123457/medias-internet-facebook-bachar-al-assadsyrie-amina-arraf-la-blogueuse-fantome.html


Hélène Sallon : Pour les opposants syriens, la prison ou la clandestinité.

"Ils sont revenus pour te chercher. Cette fois, il n'y a rien que je puisse faire. Enfuis-toi quelque part et ne me dis pas où tu es. Prends garde à toi. Je t'aime", a intimé son père à Amina Abdallah, auteure du blog A gay girl in Damascus, lundi 2 mai par téléphone, après une nouvelle visite des services de sécurité syriens à leur domicile, à Damas.

Cette professeure d'anglais syrienne de 35 ans, qui revendique ouvertement sur son blog son homosexualité et son soutien au mouvement de contestation du régime, raconte dans un billet son "passage à la clandestinité". 

"Alors, je ne suis pas rentrée lundi soir, je suis restée chez des amis. Hier, je suis passée à la maison. Alors que j'approchais de la maison, j'ai vu que deux [membres des services de sécurité] se tenaient là, devant la porte d'entrée", raconte-t-elle. Entrée par une porte dérobée, elle découvre dans la maison qu'"ils sont passés par là (soit ça ou soit mon vieux père a fait une soirée particulièrement folle en mon absence et n'a pas nettoyé)". Amina prend quelques vêtements et part se mettre à l'abri chez des amis. "S'ils dressaient des mandats d'arrêt ici, il y en aurait un à mon nom, poursuit-elle. Je pense que je peux leur échapper et continuer à faire un travail utile ici, mais cela complique la vie."

Amina avait décidé, après la première visite des services de sécurité à son domicile, le 26 avril – qu'elle raconte dans un billet intitulé "Mon père, ce héros", de ne pas quitter la Syrie. Par révérence pour l'attitude héroïque de son père, qui l'a sauvée une première fois de l'arrestation. "Quand mon père dit qu'il ne partira pas avant l'avènement de la démocratie ou sa mort, cela ne me laisse d'autre choix que de rester." Pourtant, confie-t-elle, "je n'ai aucun désir d'être une martyre, même pour ma propre cause, alors je vais faire ce que je peux pour rester libre. Ce n'est pas simple... mais...". Amina n'alimentera plus son blog aussi souvent.

Hélène Sallon,

Le Monde
05 mai 2011

http://printempsarabe.blog.lemonde.fr/2011/05/05/pour-les-opposants-syriens-la-prison-ou-la-clandestinite/



2 Dossier

2-1 New Orient News : L'Occident contre les réformes

La semaine dernière, le président Bachar el-Assad a pris des décisions d’une importance  sans précédent dans le but de satisfaire des revendications populaires sur les plans humanitaires et politiques. Il a décrété une amnistie générale, incluant les Frères musulmans, et ordonné la restitution des terres et des biens appartenant à des membres de cette confrérie, confisqués dans les années 80 du siècle dernier, et la levée des interdictions d’entrer sur le territoire, frappant un grand nombre d’opposants.

Le jour même, des centaines de détenus étaient libérés. 450 autres ont été relaxés dimanche 5 juin.

Il a également créé une commission du dialogue national, présidé par M. Farouk al-Charaa, vice-président de la République, et comprenant des personnalités indépendantes, reconnu pour leur crédibilité et leur compétence. Au cours d’une réunion dimanche, la commission a affirmé que les portes du dialogue sont ouvertes à toutes les personnalités et les forces politiques nationales à l'intérieur et à l'extérieur. La commission a abordé un ensemble de mécanismes et de propositions destinées à élargir la base des contacts, et s'est félicité de toutes les idées aboutissant au renforcement du processus de réforme politique. En parallèle, de nombreuses mesures améliorant les conditions de vie des citoyens ont été prises dans les domaines économique et social.

La réponse à ce train de réforme a été une escalade sans précédent sur le terrain, vendredi 3 juin, caractérisé par des attaques contre les symboles de l’Etat, notamment à Hama. Cette ville n’avait pratiquement pas été touchée, ces dernières semaines, par les troubles. Et les mesures d’amnistie et de restitution des biens la concernent en premier lieu. Au lieu de célébrer la satisfaction d’une grande partie de ses revendications, la ville a été le théâtre de violences inouïes, qui ont fait des dizaines de morts et de blessés dans les rangs des civils et des forces de l’ordre. Des groupes de casseurs ont incendié les sièges du gouvernorat, du palais de justice et de la télévision, des commissariats de police et d’autres bâtiments publics. Il est clair que les bandes extrémistes soutenues et manipulées par les Etats-Unis et certains pays européens, ont reçu des instructions de semer chaos et destruction pour empêcher que les mesures prises par le président Bachar el-Assad ne créent une dynamique susceptible de ramener le calme dans le pays et de faire échouer le complot dont est victime la Syrie, depuis près de trois mois.

Pour ceux qui doutent encore de l’existence de ce complot américain, la revue Foreign Affairs publie dans sa dernière édition un long rapport signé par Mara Karlin et Andrew Tabler, proposant une série de mesures pour une longue bataille contre la Syrie dans le but de renverser le président Assad pour le remplacer par un gouvernement pro-occidental répondant aux exigences américaines.

Parmi ces mesures figurent les idées suivantes:

-Renforcer les sanctions économiques contre les responsables syriens et élargir la liste établie par les Etats-Unis et l’Europe et tenter de l’imposer à d’autres pays.

-Prendre des sanctions contre la Banque commerciale de Syrie, qui disposent de 20 milliards de dollars en devises fortes, placés en Europe à court terme.

-Renforcer la coordination avec la Turquie et l’Europe au sujet de la Syrie et convaincre le nouveau pouvoir égyptien et l’Arabie saoudite de s’engager dans cette bataille aux côtés des Etats-Unis.

-Cacher les aides apportées à certains groupes opposants de la gauche syrienne et aux Frères musulmans, et mettre en avant le soutien offert aux opposants «libéraux».

-Elargir l’infrastructure informatique et les proxys qui permettent de véhiculer les images et les photos prises en Syrie. Des sociétés israéliennes ont déjà procédé à ce genre de mesures ces derniers temps.

Face à cette conspiration, le gouvernement syrien s’active sur deux niveaux. Le premier consiste à éradiquer les groupes extrémistes, terroristes et takfiris qui sèment la mort et la destruction.  Le deuxième la poursuite des réformes profondes et graduelles, afin de préserver la stabilité du pays.

C’est la position que défend la Russie depuis le début la crise. Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a affirmé que les événements actuels en Syrie sont une affaire intérieure, et que n'importe quelle ingérence étrangère à cet effet contribuera à l'aggravation de la situation.  Dans une conférence de presse tenue dimanche dans la ville d'Odessa en Ukraine, M. Lavrov a exprimé l'inquiétude de son pays devant les tentatives de nombre de pays étrangers de s'ingérer dans les affaires intérieures de la Syrie et de politiser les événements y produits. M. Lavrov a indiqué que la communauté internationale ne doit pas s'ingérer dans les événements en Syrie mais œuvrer pour y rétablir le calme.


 

Source : New Orient News

 8 juin
http://www.neworientnews.com/news/Main.php


2-2 M. K. Bhadrakumar : Les USA insufflent une nouvelle guerre froide.

Il y avait peut-être une différence d’opinion entre le dramaturge grec classique Eschyle et le poète romantique britannique Percy Bysshe Shelley à propos des circonstances de la libération du Titan Prométhée de sa captivité : elle a fait suite à sa réconciliation avec Jupiter – c’est la pensée classique – ou était une rébellion, comme insiste le romantique. Dans les deux cas, Prométhée a été « délivré ».

Les circonstances exactes de la fin de partie en Irak et en Afghanistan resteront difficiles à formuler, mais il est certain que le résultat sera que les Etats-Unis, lesquels, à l’instar de Prométhée, ont été enchaînés à une montagne où ils ont été quotidiennement punis par l’aigle de Jupiter et enduré une immense souffrance, sont « délivrés » et rendus à la vie normale.

Pour Prométhée, cela s’est produit comme un moment existentiel et, lorsque Hercules est arrivé pour le délier, il a tellement été soulagé par cette liberté « si longtemps désirée/si longtemps tardive » qu’il a promis à son amour « nous nous assoirons et causerons temps et changement/comment le monde décline et s’écoule, sans que nous changions nous-mêmes ».

Les Etats-Unis, aussi, reparaissent « inchangés ». Il y a un tourbillon d’activité, comme pour rattraper le temps perdu : l’intervention militaire « unilatérale » en Libye ; le déploiement d’une escadre de F-16 en Pologne ; l’établissement de bases militaires en Roumanie ; la ressuscitation des plans de l’ère de George W. Bush pour l’établissement d’un bouclier antimissile étasunien en Europe Centrale ; la reprise de l’entente cordiale entre les « nouveaux européens » ; la menace d’une « intervention humanitaire » en Syrie ; La reprise des discussions en vue d’une action militaire contre l’Iran ; la campagne pour une présence militaire à long terme en Irak et en Afghanistan ; la montée en régime de l’expansion de l’OTAN en Asie Centrale ; la violation de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du Pakistan ; la menace d’un « changement de régime » au Sri Lanka ; et, l’annonce, le week-end dernier, du déploiement de navires de combat légers à Singapour.

Tout cela s’est produit en l’espace de 100 jours. Il était pratiquement inévitable que le grand jeu de la Caspienne soit également ravivé. Après l’hibernation inexpliquée au cours de la période qui a suivi la fin de la présidence Bush, début 2009, Richard Morningstar, l’envoyé spécial des Etats-Unis pour l’énergie eurasienne, est retourné dans l’arène.

Si son témoignage, lors de l’audition devant la Commission des Affaires Etrangères de la Chambre des Représentants, la semaine dernière, contenait un seul message, il était le suivant : la stratégie énergétique eurasienne des Etats-Unis reste « inchangée » dans son programme central, c’est à dire, défier le potentiel de la Russie à se servir de ses vastes réserves en tant qu’exportateur d’énergie pour réapparaître comme une grande puissance sur la scène mondiale.

La rhétorique de la guerre froide ressurgit

Lors de cette même audition parlementaire, l’agenda géopolitique de la stratégie énergétique eurasienne des Etats-Unis a été formulé avec un franc-parler caractéristique par l’expert réputé sur la Russie, Ariel Cohen. Il n’y a peut-être sans doute rien de remarquablement nouveau dans la thèse de Cohen à propos de « l’agenda expansionniste » de la Russie, reflété par sa politique énergétique, mais cela mérite néanmoins d’être répété à travers le prisme du témoignage de Morningstar (les normes de la pratique diplomatique ont contraint ce dernier à retenir toute critique directe de la Russie, avec laquelle l’administration Obama est actuellement engagée dans une « réinitialisation » [reset]) :

· Le Kremlin considère l’énergie comme un outil lui permettant de poursuivre une politique étrangère affirmée.

· Le niveau de dépendance de l’Europe vis-à-vis de la Russie en matière d’énergie est beaucoup trop élevé.

· La Russie essaye d’exclure les Etats-Unis des marchés énergétiques d’Asie Centrale et de la Caspienne.

· La Russie se sert de l’énergie pour « re-séduire » l’Inde, l’Asie du Sud-Est, le Moyen-Orient et l’Amérique Latine.

· La Russie force ses voisins à piloter leurs exportations d’énergie en passant par son système de pipelines.

· L’absence d’une « séparation constitutionnelle de la justice et du pouvoir » bloque l’entrée des sociétés occidentales dans le secteur énergétique russe.

· La Russie reste désintéressée à développer des liens énergétiques avec les Etats-Unis.

Cohen a formulé franchement cette géopolitique. En premier, il est prévu que la demande européenne en énergie continuera d’augmenter, ce qui entraînera de sérieuses conséquences pour les liens entre Moscou et l’Europe.

Le fait est que les Etats-Unis redoutent que Moscou exploite ces liens énergétiques croissants pour stabiliser ses relations avec les pays d’Europe de l’Ouest et que cela pourrait affaiblir l’esprit euro-atlantique et relâcher progressivement le leadership transatlantique des Etats-Unis.

Deuxièmement, l’Allemagne a pris la décision stratégique d’abandonner l’énergie nucléaire et, à la place, d’accroître ses importations énergétiques depuis la Russie. Du point de vue des USA, des liens russo-allemands croissants n’ont pas seulement une résonance historique de très grande importance pour la sécurité européenne, mais ils pourraient finir par affaiblir l’unité européenne et les fondements-mêmes de l’OTAN, que les USA commandent comme instrument principal pour la poursuite de leurs stratégies globales. 

Troisièmement, la Russie aspire à passer du rôle d’exportateur d’énergie vers l’Europe à une participation dans le système de distribution de l’énergie du continent, ainsi que dans son commerce de détail. L’Europe pourrait finir par « être confrontée à des choix difficiles entre le coût et la stabilité de ses approvisionnements énergétiques et se mettre du côté des Etats-Unis sur les questions clés ».

Inversement, voici ce que Cohen anticipe : « Tandis que le prix du pétrole grimpe, on peut sûrement s’attendre à la réapparition de l'audace de la Russie ». Quel genre d’audace ? En termes géopolitiques, cela signifie une Russie plus affirmée dans la politique mondiale. Cohen a également mentionné l’Inde plus d’une fois, comme perspective inquiétante pour les Etats-Unis.

Lignes de démarcation en Asie du Sud

Avant tout, des pays comme l’Inde, où les Etats-Unis espèrent pouvoir s’ancrer en tant que partenaire stratégique, pourraient choisir d’être autonomes ou « non-alignés », si la Russie réussit à développer des liens énergétiques plus forts avec eux. En ce qui concerne l’Inde en particulier, les implications sont considérables puisque la stratégie étasunienne dans la région Asie-Pacifique et leur politique d’isolement envers la Chine se trouveraient sérieusement débilitées si Delhi décidait de ne pas y participer.

Chose intéressante, Cohen fait intervenir la Syrie dans ce contexte. Il soutient que la Russie « cherchait à se réengager dans un équilibre de pouvoir vieux de plusieurs siècles au Moyen-Orient », et la Syrie – comme l’Inde dans la région Asie-pacifique – est essentielle, raison pour laquelle Moscou reconstruit ses bases navales de Tartous et de Latakieh et y « achemine des armes modernes » - comme elle le fait avec l’Inde.

 

Quatrièmement, la Russie pousse l’Organisation de la Coopération de Shanghai (OCS) à être une chasse gardée exclusive, afin de laisser les Etats-Unis hors de portée, notamment, du club énergétique de ce groupe. L’OCS comprend la Chine, le Kazakhstan, le Kirghizstan, la Russie, le Tadjikistan et l’Ouzbékistan.

Que l’OCS se prépare à admettre l’Inde et le Pakistan comme membres à part entière et l’Afghanistan comme observateur fait enrager les Etats-Unis. Jusqu’à présent, les USA comptaient sur les réserves de la Russie et de la Chine vis-à-vis de l’adhésion du Pakistan et de l’Inde, mais le fait que Moscou et Pékin aient revu leur position à cet égard a tiré la sonnette d’alarme à Washington.

Moscou est en train de déborder les Etats-Unis en construisant rapidement des liens avec le Pakistan. Un vecteur crucial dans cette relation qui s’accélère est la coopération en matière d’énergie. Moscou a commencé à discuter avec le Pakistan des détails pratiques de sa participation dans le projet du gazoduc TAPI (Turkménistan-Afghanistan-Pakistan-Inde).

Ces pays restaurent leurs liens aériens, ils ont tenu deux réunions au sommet en l’espace d’un an et ont commencé à coordonner étroitement leur approche à la stabilisation de l’Afghanistan (ce qui fait partie intégrante de la mise en œuvre du TAPI). Incidemment, le représentant spécial de la Russie pour l’Afghanistan, Zamir Kabulov (l’as des as du Kremlin sur l’Afghanistan), s’est rendu à Islamabad la semaine dernière pour des entretiens approfondis.

La portée de l’approche russe est d’accroître l’autonomie stratégique du Pakistan afin qu’il puisse résister aux intimidations de Washington. Et Moscou estime que le Pakistan est chaud pour rendre la pareille. Ainsi que l’éminent spécialiste russe de l’Asie du Sud, Andrei Volodin, l’a écrit la semaine dernière, « La visite d[u Président pakistanais] Asif Zardari en Russie a montré que le Pakistan est en train de diversifier activement ses liens économiques avec l’étranger et sa politique étrangère. Cette attitude est bien accueillie par l’allié principal et indéfectible du Pakistan, la Chine, qui poursuit une politique d’ "isolement inversé en douceur" de l’Amérique en Asie, y compris au Pakistan. »

Fini le rêve d’un pipeline turkmène !

Donc, l’initiative russo-chinoise d’incorporer le Pakistan et l’Inde comme membres à part entière de l’OCS entretient la perspective d’asséner un coup dévastateur à la stratégie étasunienne de pouvoir « s’ancrer » en Asie. Le fondement du quadrillage énergétique régional, puisant dans les réserves énergétiques du Turkménistan, confère un caractère profond à cette matrice.

 

Le fait est que les Etats-Unis ont toujours dit qu’ils étaient favorables au TAPI, mais leur véritable intérêt se trouvait dans ce que l’on appelle le Corridor Sud pour transporter l’énergie turkmène vers l’Europe occidentale, afin de réduire la domination russe sur le marché européen.

La Russie fait d’une pierre deux coups. En détournant le gaz turkmène vers les énormes goinfres d’Asie du Sud – l’Inde est potentiellement l’un des deux ou trois futurs plus gros consommateurs d’énergie dans les décennies à venir – Moscou sape, d’un côté, la stratégie énergétique eurasienne des Etats-Unis consistant à évacuer le gaz vers l’Europe, tout en maintenant simultanément sa position dominante sur le marché énergétique européen qui aurait pu être défiée par le gaz turkmène.

Depuis le début, le gros point d’interrogation sur le TAPI était double. D’abord, il y avait un doute concernant les réserves énergétiques du Turkménistan. Cependant, la confirmation par le cabinet d’audit Gaffney, Cline & Associates, la semaine dernière, que le Turkménistan était assis sur le deuxième plus gros champ gazier du monde – le Yolatan Sud – a complètement changé la donne. (Le Président afghan Hamid Karzaï s’est envolé à toute vitesse vers Achgabat dès qu’il a eu vent de cette information.) Le vaste champ gazier de Yolatan Sud couvre une surface d’environ 3.500 kilomètres carrés – plus grande que le Luxembourg – et, ainsi que l’a formulé un des directeurs de l’auditeur britannique, « le champ de Yolatan Sud est tellement grand qu’il peut accueillir plusieurs développements en parallèle. »

Bref, le Turkménistan a la capacité prouvée de répondre aux besoins énergétiques de la Chine, de l’Inde et du Pakistan pour de nombreuses décennies à venir, et il lui resterait encore des surplus à exporter vers la Russie. Cette perspective est un choc pour la stratégie étasunienne, si se réalise finalement ce que l’on appelle « le club énergétique de l’OCS », une idée lancée en 2005, un peu en avance, par l’ancien président russe, Vladimir Poutine.

Par conséquent, tout ce qui suit a également une « dimension énergétique » immensément importante : les diplomaties énergiques russe et chinoise déployées sur le Pakistan, en vue d’encourager celui-ci à changer de paradigme dans sa politique afghane ; l’impatience croissante des Etats-Unis vis-à-vis de « l’esprit récalcitrant » du Pakistan ; l’enthousiasme de l’OCS a être impliquée dans la stabilisation de l’Afghanistan ; l’insistance des Etats-Unis sur le fait qu’ils doivent avoir des négociations directes avec les Taliban plutôt qu’à travers un processus de paix « mené par les Afghans » ; la pression exercée par Washington en vue d’établir une présence militaire à long terme en Afghanistan ; la précipitation de la Russie et de la Chine à faire monter à bord l’Inde et le Pakistan en tant que membres de l’OCS ; les ouvertures des Etats-Unis en direction de l’Inde, avec un partenariat que le Secrétaire US à la Défense Robert Gates a décrit, la semaine dernière dans un discours prononcé à Singapour lors d’une réunion régionale de ministres de la défense (dont les ministres chinois, russe et indien), comme étant le « pilier indispensable de la stabilité en Asie du Sud et au-delà » ; et, l’affirmation de Gates de l’engagement des Etats-Unis à une présence militaire « forte » et « accrue » en Asie, en particulier dans le Détroit de Malacca.

Cohen est un expert sur la Russie, mais il a mentionné l’Asie Centrale plus d’une fois lors de son audition parlementaire et il a porté ostensiblement l’attention des parlementaires américains sur le fait que la Russie essayait de « faire sortir les Etats-Unis d’Asie Centrale » et qu’elle « limitait avec succès la participation étasunienne dans les nouveaux projets énergétiques de la Caspienne, l’excluant du club énergétique de l’OCS ».

Isoler la superpuissance de l’énergie

Dans son audition parlementaire, l’ambassadeur Morningstar est resté dans le décorum diplomatique et a nettement éludé la géopolitique, s’attachant à une présentation détaillée de la stratégie énergétique eurasienne des Etats-Unis, qu’il a présentée comme un mélange de continuité de l’ère de George W. Bush, imprégnée des nouvelles réalités. Les principaux vecteurs de la stratégie étasunienne peuvent être identifiés ainsi :

· L’intention des USA d’être profondément impliqués dans la sécurité énergétique européenne n’est jamais mise en doute, puisque «  ’Europe est notre partenaire sur un certain nombre de questions globales, de l’Afghanistan à la Libye et au Moyen-Orient, et des droits de l’homme au libre échange

· Les Etats-Unis travailleront pour la « diversification du mix énergétique » de l’Europe, tant en termes de sources d’approvisionnement et de voies de transport que de diversité des consommateurs, tout ceci avec une focalisation sur les technologies alternatives et renouvelables et autres technologies d’énergie propre, ainsi qu’une efficacité énergétique accrue». (Les Etats-Unis pénètrent le marché européen comme gros exportateur de gaz de schiste, concurrençant le gaz naturel russe.)

· L’objectif des Etats-Unis est d’encourager l’Europe à développer une « stratégie énergétique équilibrée et diversifiée avec de multiples sources d’énergie et de multiple voies d’approvisionnements vers son marché ». (Comprendre : réduire la dépendance vis-à-vis de la Russie, qui fournit actuellement un-tiers des besoins énergétiques de l’Europe.)

· Les Etats-Unis encourageront et aideront les pays d’Asie Centrale et de la Caspienne à « trouver de nouvelles routes vers ces marchés ». (Comprendre : contourner le territoire et les pipelines russes.)

· Les Etats-Unis pousseront à la privatisation du secteur de l’énergie et, à cette fin, ils « créeront le cadre politique » dans l’espace post-soviétique, au sein duquel « les entreprises et les projets commerciaux peuvent prospérer ».

· L’engagement de l’administration Obama à ce que l’on appelle le Corridor Sud – pour acheminer le gaz naturel de la Caspienne vers l’Europe via Turquie et « potentiellement d’autres sources [d’énergie] au-delà des frontières européennes du sud-est » - est identique à l’engagement des précédentes administrations US de Bill Clinton et de Bush. Les Etats-Unis encourageront activement les trois consortiums européens de pipelines – les groupes Nabucco, ITGI et TAP – et sont « confiants dans le fait qu’un Corridor Sud commercialement viable sera réalisé. Les décisions d’investissement pour rendre cela possible devraient seront prises d’ici à la fin de l’année. »
· Washington porte une attention particulière pour encourager le Turkménistan à devenir un fournisseur majeur de gaz pour l’Europe via le Corridor Sud.

· Les Etats-Unis soutiendront l’intégration des Etats Baltes dans le marché énergétique européen, afin que ceux-ci ne restent pas vulnérables aux approvisionnements et/ou à la pression politique russes.

· Les Etats-Unis défieront les efforts de la Russie à obtenir un monopole sur le secteur énergétique de l’Ukraine.

· L’Europe devrait développer un marché unique de l’énergie afin que la sorte de relations bilatérales qui se développent entre l’Allemagne et la Russie, l’Italie et la Russie ou la France et la Russie ne se réalisent pas.

· L’Europe devrait se focaliser plus sur le développement de gaz de schiste, qui peut être un substitut au gaz russe.

· L’Europe devrait prendre des initiatives pour « séparer les fonctions de distribution et d’approvisionnement des entreprises d’énergie » afin que les efforts de la société russe monstre Gazprom pour pénétrer les activités en aval puissent être bloquées.

C’est le cœur du continent eurasien, idiot !

La stratégie énergétique eurasienne des USA est presque entièrement conçue pour « contenir » le rôle prééminent de la Russie de fournisseur d’énergie pour l’Europe et sa vaste influence sur les pays producteurs d’énergie d’Asie Centrale et de la Caspienne. Cohen a parlé du futur rôle de l’OTAN qui assurera la sécurité des pipelines non-russes, mais il n’est pas surprenant que Morningstar n’ait pas creusé cette idée controversée, qui a été soulevée en premier par l’administration Bush. Ce qui est du plus grand intérêt est que Morningstar n’a pas dit un seul mot sur la possibilité que le Turkménistan ou la région d’Asie Centrale approvisionne en énergie la région de l’Asie du Sud, bien que les diplomates étasuniens qui se rendent à Delhi prétendent infailliblement avoir un vif intérêt dans le TAPI. Ce qui émerge est que les Etats-Unis sont focalisés à 100% sur la sécurité énergétique de l’Europe – comment développer ses approvisionnements depuis la Caspienne, l’Asie Centrale et les régions moyen-orientales – et ils disent être favorables au TAPI.

Il est clair que la réunion au sommet de l’OCS, programmée pour se tenir au Kazakhstan la semaine prochaine, devient une occasion historique pour la géopolitique de l’énergie. Les auditions parlementaires américaines de la semaine dernière ont été opportunes. Les Etats-Unis appréhendent un changement de paradigme dans la dynamique de la puissance de l’Asie. Jusqu’à présent, les probabilités s’accumulent fortement contre les Etats-Unis, alors que la Russie et la Chine redessinent leur politique en Asie du Sud, laquelle a pour but d’harmoniser leurs liens avec le Pakistan et l’Inde au sein du parapluie de l’OCS.

Un des plus grands spécialistes chinois, Yan Xuetong, le directeur de l’Institut des Etudes Internationales de l’Université de Tsinghua, a déclaré lors d’un récent séminaire de l’Institut des Etudes Asie-pacifique, une branche de l’Académie Chinoise des Sciences Sociales :

 Si nous pouvons établir des relations avec nos voisins comme nous le faisons avec les pays de l’OCS, nous parviendrons à accélérer la cadence. La création de l’OCS dans les années 90 a été largement reconnue comme l’un des coups diplomatiques les plus réussis de la Chine. Le but de la création de l’OCS est de défier l’objectif stratégique américain d’étendre la brèche militaire [qu’ils ont ouverte] en Asie Centrale.

 Elle [l’OCS] a mis à mal l’intention de l’Amérique de faire de l’Asie Centrale sa sphère d’influence militaire. Avec l’OCS, les relations de la Chine avec les pays de la région ont été largement améliorées. Afin d’établir des relations du type OCS avec ses voisins, la Chine doit […] établir des partenariats stratégiques infaillibles avec eux. Sinon, il sera impossible pour la Chine d’avoir plus et de meilleures relations amicales internationales que l’Amérique.

En effet, la fin de partie en Afghanistan inspire les diverses pistes de la géopolitique de l’Eurasie, de l’Asie Centrale et de l’Asie du Sud, dont certaines, qui sont parfois dormantes, parfois visibles ou pas si visibles, commencent à converger. Mais le point central est l’Eurasie.

En effet, Sir Halford John Mackinder (1861-1947), le grand géographe britannique et diplomate expert, qui est considéré comme l’un des pères fondateurs des sujets ésotériques de la géopolitique et de la géostratégie, a basé sa célèbre théorie du Cœur des continents en partant du principe que l’Eurasie reste le cœur de la politique internationale. Curieusement, lorsque Prométhée a eu le foie dévoré quotidiennement par l’aigle de Jupiter – lequel se régénérait la nuit –, il était également enchaîné à un rocher dans le Caucase.

M. K. Bhadrakumar
Asia Times Online, le 10 juin 2011
article original : "US breathes life into a new cold war"
http://atimes.com/atimes/Central_Asia/MF07Ag01.html

http://questionscritiques.free.fr/edito/AsiaTimesOnline/M_K_Bhadrakumar/Etats-Unis_Russie_guerre_froide_strategie_energetique_Asie_Centrale_100611.htm

M K Bhadrakumar a servi en tant que diplomate de carrière dans les services extérieurs indiens pendant plus de 29 ans. Ses affectations incluent l'Union Sovétique, la Corée du Sud, le Sri Lanka, l'Allemagne, l'Afghanistan, le Pakistan, l'Ouzbékistan, le Koweït et la Turquie.
Copyright 2011 - Asia Times Online /

 Traduction [JFG-QuestionsCritiques].

Asia Times Online, le 10 juin 2011
article original : "US breathes life into a new cold war"
http://atimes.com/atimes/Central_Asia/MF07Ag01.html

http://questionscritiques.free.fr/edito/AsiaTimesOnline/M_K_Bhadrakumar/Etats-Unis_Russie_guerre_froide_strategie_energetique_Asie_Centrale_100611.htm


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