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16/06/2011

n°514 - Journal d'Irak - 23/04 au 15/06/11 - Début- "L'Irak devra rembourser aux Etats-Unis les frais engagés pour établir la …démocratie"


n°514  - Journal d'Irak - 23/04  au 15/06/11 - Début- "L'Irak devra rembourser aux Etats-Unis les frais engagés pour établir la …démocratie"



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions des armées occupantes et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!


n°514  - Journal d'Irak - 23/04  au 15/06/11 - "L'Irak devra rembourser aux Etats-Unis les frais engagés pour établir la …démocratie"


Journal d'Irak

n°514                 du 23/04                   au 15/06/11

C.De Broeder & M.Lemaire



Le " Journal d’Irak  " est visible  sur ...

a) sur mes  blog :  http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                              http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dirak-de-m-lemaire.html

c) sur le site de Eva Resis  : no-war.over-blog.com

d) Et Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

e) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

Tiré à part 

Pierre PiccininI : De Saddam Hussein à Oussama Ben Laden : du bon usage de l’assassinat politique en terre arabe.

Prolongation de la soi-disant « mission militaire américaine en Irak » ?

1 Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

"L'Irak devra rembourser aux Etats-Unis les frais engagés pour établir la …démocratie"

2 La résistance contre l'agresseur

3  Les forces en présence

4 Politique Irakienne

Fin

5 Dans le monde

6 Extension des guerres ?  

7 Lutte pour la libération du territoire

8 Les brèves.

Les attaques contre les troupes d’occupation

 



Tiré à part :

Pierre PiccininI : De Saddam Hussein à Oussama Ben Laden : du bon usage de l’assassinat politique en terre arabe.

L’annonce faite par l’administration Obama, ce lundi 2 mai 2011, de la mort du fondateur d’al-Qaïda, Oussama Ben Laden, vient ajouter un nom supplémentaire à la liste déjà longue des leaders arabes qui, après avoir étroitement collaboré avec Washington et ses alliés européens, étaient, à la suite d’événements et de retournements de situation divers, devenus gênants pour leurs anciens alliés.
Il ne s’agit pas, ici, de polémiquer sur les circonstances particulières qui ont entouré l’exécution d’Oussama Ben Laden, ni non plus sur la manière non moins étrange dont les autorités états-uniennes, après avoir enlevé son corps sur un de leur bateau de guerre, l’ont fait disparaître illico presto en l’ensevelissant dans les profondeurs de la Mer d’Oman, mais bien de s’interroger sur la série de décès et accidents cérébraux ou vasculaires qui touche l’élite arabe, autant de personnalités de premier plan ayant eu d’étroites relations avec l’hyper-puissance américaine et qui, certainement, auraient eu bien des choses à dire, à révéler, à expliquer…
Que de surprises et de détails croustillants aurait réservé un tribunal public où, sur la sellette, se serait assis cet homme qui fut financé et armé par les Etats-Unis d’Amérique lorsqu’il s’agissait de combattre les Soviétiques en Afghanistan, dans les années 70’ et 80’, lui que les présidents Carter et Reagan qualifièrent de « freedom fighter » ! Quelle tribune exceptionnelle un tribunal eût été pour cet homme bien au courant des ficelles et des coulisses de la politique états-unienne à travers tout le monde arabe !

Bien mieux que les « révélations » de Wikileaks, un tel procès eût défrayé la chronique…
Serait-ce pour cette raison qu’il a été nécessaire de lui mettre du plomb dans la tête ?
Et serait-ce pour cette même raison qu’un autre homme qui en savait trop, le président irakien Saddam Hussein, fut quant à lui jugé à la va-vite, sur base de chefs d’accusation mineurs qui écartèrent des débats les responsabilités états-uniennes et européennes, et ce non pas devant un tribunal international, mais face à des juges locaux, et pour finir au bout d’une corde ?
Et puis, on se souviendra aussi des embrassades de Bernard Kouchner et de Nicolas Sarkozy, serrant bien fort contre leur cœur leur « ami » Zine el-Abidine Ben Ali, le dictateur tunisien.

On se rappellera sans peine des amabilités et des sourires à pleines dents de Barak Obama pour Hosni Moubarak, sa meilleure carte au Proche-Orient. Impossible d’oublier les accolades chaleureuses et complices, les petites tapes dans le dos, de Sylvio Berlusconi, à l’égard du colonel Mouammar Kadhafi.
Pendant des années (des décennies !) et jusqu’il a fort peu, ces tyrans ont bien servi leurs « amis » d’Occident. Recevant armes et reconnaissance sur la scène internationale, ils bénéficiaient de la politique du singe : « je ne vois rien ; je n’entends rien ; je ne dis rien » ; mais je soutiens, j’arme et je finance…
Ces tyrans, en échange, ont asservi leur peuple, l’ont soumis aux intérêts de plusieurs milliers de sociétés états-uniennes et européennes, qui ont pillé les matières premières de ces pays et fait violence à une main-d’œuvre surexploitée, amassant eux-mêmes des fortunes colossales, tandis que leurs sujets survivaient dans la misère et la précarité, s’entassant par centaines de milliers, à Tripoli comme au Caire, dans ces immeubles mal bâtis, surchauffés au soleil de l’été torride, payant, pressurés et dépouillés de tout, des loyers démesurés qui ajoutaient ce crime à l’empire de leurs maîtres et à la richesse des partenaires et supporters que ces derniers trouvaient en Occident.
N’est-il pas plaisant, dès lors, d’entendre aujourd’hui le président Obama condamner les années de dictature et se féliciter de ce que le peuple égyptien se soit débarrassé du despotisme ? D’entendre Monsieur Sarkozy « hausser le ton » et imposer, manu militari, des sanctions au dictateur libyen ?
A qui s’adressent donc ces discours ? Pas à leurs anciens alliés. Ni non plus aux peuples d’Afrique du nord et d’Orient, qui les haïssent et ne sont dupes en aucun cas de leurs simagrées hypocrites.
C’est à nous qu’ils s’adressent, à nous, citoyens de l’Occident.

Nos gouvernants font maintenant la fine bouche, s’indignant publiquement, se dédouanant à qui mieux-mieux. Et nous, nous sommes tout prêts à les croire, à les applaudir et à nous indigner avec eux, sûrs de notre bonne conscience, à les saluer, même, pour leur sens de l’honneur, des responsabilités, et l’amour de la liberté. Nous ne sommes pas dupes, nous non plus, pourtant.
Mais leurs discours nous conviennent bien. N’est-ce pas nous qui les avons élus ?

Ne sont-ce pas nos voix (ou notre silence) qui ont cautionné leur politique ?
Mais toutes les dictatures du monde soutenues par l’Occident, tous les Bouteflika d’Algérie, les Mohamed du Maroc, les généraux de Birmanie, les Kabila du Congo, les Abdallah de Jordanie… tous devraient désormais se le tenir pour dit : le jour où vous ne pourrez plus servir à l’Occident, vous serez abandonnés à la vindicte de vos peuples, rejetés comme les derniers des parias, éliminés d’une balle dans la tête.
Saddam Hussein pendu haut et court ; Zine el-Abidine Ben Ali dans le coma ; Hosni Moubarak victime d’une crise cardiaque ; Mouammar Kadhafi bombardé dans sa résidence de Tripoli ; Oussama Ben Laden exécuté à bout portant…
Certes, le procédé n’est pas nouveau : de Salavador Allende à Ernesto Guevara, de Patrice Lumumba à Slobodan Milosevic, on a toujours su faire taire...
Quoi qu’il en soit, une chose est sûre : on meurt beaucoup, depuis un certain temps, dans les hautes sphères du monde arabe.
Pierre PICCININ
Professeur d’histoire et de sciences politiques

Jeudi 5 Mai 2011
Website : http://pierre.piccinin-publications.over-blog.com

 

Prolongation de la soi-disant « mission militaire américaine en Irak » ?

06-05

Il est à noter que les dirigeants américains ont plusieurs fois répété qu'ils étaient ouverts à une possible prolongation de la soi-disant « mission militaire américaine en Irak », mais noté que leurs homologues irakiens devaient en faire la demande et que le temps était désormais compté.

 http://www.almanar.com.lb/french/



1 Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

"L'Irak devra rembourser aux Etats-Unis les frais engagés pour établir la …démocratie"

L'Irak devra rembourser aux Etats-Unis une partie des frais engagés dans ce pays depuis l'invasion de 2003, a déclaré, vendredi, Dana Rohrabacher, élu républicain à la Chambre des représentants, lors d'une conférence de presse à l'ambassade des Etats-Unis à Bagdad.

"Nous apprécierions que l'Irak, le jour où il sera prospère, rembourse les frais que nous avons engagés pour les aider à établir la démocratie", a ajouté le député US, en visite en Irak à la tête d'une délégation bipartisane du Congrès.

"Nous espérons que sera envisagé un remboursement parce que les Etats-Unis sont actuellement très près d'une très grave crise économique et nous pourrions utiliser l'aide des autres après nous être préoccupés de leur situation", a-t-il poursuivi Il a, en outre, indiqué que son raisonnement valait également pour la Libye. "Si les Libyens, par exemple, veulent payer, compenser les Etats-Unis pour ce que nous dépensons pour les aider à passer cette période agitée, c'est une bonne chose", a-t-il dit.

10/06/

AP

L'Irak veut le départ d'un élu US.

Les autorités irakiennes ont exigé samedi le départ d'un parlementaire américain qui la veille à Bagdad avait demandé aux Irakiens de rembourser une partie des frais engagés par les Etats-Unis depuis l'invasion de 2003 qui avait entraîné la chute du régime de Saddam Hussein.

"Nous avons appelé hier l'ambassade américaine pour qu'elle obtienne le départ d'Irak de la délégation parlementaire américaine", a affirmé à l'AFP le porte-parole du gouvernement Ali al-Dabbagh.
"Nous ne voulons pas pas d'eux ici. Ce qu'ils ont dit était inapproprié", a-t-il ajouté.

Europe1.fr avec AFP 11 juin



2 La résistance contre l'agresseur

a) Analyse & déclaration

Manifestation contre les USA à Bagdad.

Plusieurs milliers d'Irakiens ont manifesté aujourd'hui à Bagdad à l'initiative de Moqtada Sadr pour demander la fin de "l'occupation" américaine, à sept mois de la date théorique du départ des troupes de Washington.
Portant des t-shirts et des casquettes aux couleurs du drapeau irakien, ils marchaient au pas dans les rues du quartier déshérité de Sadr City (nord-est), dans une démonstration de force du courant sadriste au moment où les Irakiens s'interrogent sur une possible extension de la présence militaire américaine. "Non, non à l'occupation! Non, non à Israël", scandaient-ils alors que d'autres brûlaient des drapeaux des Etats-Unis et d'Israël.
Ce rassemblement s'est tenu au milieu d'un important dispositif de sécurité.

L'armée et la police contrôlaient les entrées du quartier alors que des militants sadristes assuraient la sécurité à l'intérieur.

AFP

26/05


b) Manifestations, pour réclamer le retrait des occupants.  

Les Irakiens ont manifesté, sur la place Tharir de la capitale, Bagdad, pour demander le retrait des forces étrangères et l’amélioration des services publics. Les manifestants irakiens tenaient à dire que le délai de 100 jours que le Premier ministre Nouri al-Maliki s’était donné pour améliorer les services publics et accélérer la mise en place du gouvernement, ne s’est pas avéré efficace et productif. Les protestataires irakiens ont insisté, une fois de plus, sur leurs revendications en faveur d’un retrait complet des forces américaines. Ils ont déconseillé au gouvernement tout effort en vue de reconduire la présence des troupes étrangères en Irak. Les manifestants rassemblés sur la place Tahrir de Bagdad ont également demandé que ceux qui restent des corrompus, au sein du gouvernement, comparaissent devant la justice et soient punis. Les tensions politiques persistent toujours en Irak où les fractions parlementaires s’accusent mutuellement de violer les lois et les chartes établies.

28/05 

 http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/116410-irakn-manifestations-pour-reclamer-le-retrait-des-occupants


c) Tom Hayden : Prédiction: Les Etats-Unis resteront en Irak.

   C’est une presque certitude : les Etats-Unis ont réussi à obliger l’Irak « à inviter » des milliers de troupes américaines à rester indéfiniment dans le dernier bastion impérial des Etats-Unis dans le monde arabe (New York Times - 12 mai).

   Récapitulons : l’administration Bush avait signé un pacte avec le gouvernement irakien dans l’intermède entre les deux administrations et le Président Obama y avait adhéré.

Mais, début 2009, Obama y  avait ajouté, sans qu’on s’y attende, une promesse de retirer toutes les troupes pour décembre 2011, sans laisser de force résiduelle comme suggéré lors de sa campagne. Le Pentagone avait pressé les Irakiens d’amender l’accord pour permettre la présence d’une base américaine et de troupes.

Une base près des champs pétrolifères

   Le Pentagone a gagné.

Si ce n’était que l’ouverture d’une autre base au sein des 800 autres éparpillées de par le monde, on pourrait l’accepter avec résignation. Mais, celle-ci place les forces américaines au centre des tensions confessionnelles en Irak, près des champs pétrolifères en cas de troubles. Elle agit comme un contrepoids à un Iran lourdement armé (sans oublier le soutien apporté à un régime religieux autoritaire connu pour sa longue histoire de violations de droits de l’homme).

   Peu de voix au Congrès ou dans le mouvement pour la paix se sont élevées, encore moins organisées contre le bastion en cours. Parmi les personnes influentes, seuls les conseillers occasionnels d’Obama au Centre pour le Progrès américain (Center for American Progress) sont connus pour favoriser le retrait total.

Diviser pour régner

   Le régime chiite, mis en place par les Etats-Unis, penche déjà vers l’Iran dans le cadre de la géopolitique de la région. Une base US, dit-on, l’empêchera de glisser davantage hors de l’orbite.

De plus, le gouvernement composé en grande partie d’opposants arrivés dans les wagons des Américains, craignent un nouveau soulèvement des Sunnites en cas de départ des Américains.

De l’autre côté, les groupes de guérilla sunnites appréhendent, eux, un massacre par les forces de sécurité chiites.

Les Kurdes veulent que les Américains les protègent des chiites et des sunnites. Cette équation conduit à la plus étrange des formules impériales fondées sur la domination : « si les « civilisateurs » occidentaux partent, les indigènes se battront entre eux ». La règle de diviser pour régner camouflée sous celle du maintien de la paix !

« Les chagrins de l’empire »

   Cette stratégie a été développée par Stephen Biddle du Conseil pour les Relations Etrangères (Council on Foreign Relations) depuis de nombreuses années.

En mars-avril 2006, il écrivait dans Foreign Affairs :

   « Washington doit cesser de déplacer la responsabilité de la sécurité (de l’Irak) sur d’autres et doit au contraire menacer de manipuler l’équilibre militaire du pouvoir entre Sunnites, Chiites et Kurdes pour les obliger à conclure un compromis durable ».

   Seul un président visionnaire et ses conseillers peuvent voir les dangers d’être piégés en Irak pour toujours, ce que Chalmers Johnson  appelle « les chagrins de l’empire ».

Il n’y a aucun signe à l’heure actuelle d’une telle vision.

Tom Hayden

 Dimanche 22 mai 2011

(revue de presse : ZNet – 17/5/11)

Traduction : Xavière Jardez

Texte original : http://www.zcommunications.org/contents/178424

© G. Munier/X.Jardez
Publié le 22 mai 2011 avec l'aimable autorisation de Gilles Munier

http://www.france-irak-actualite.com/... 



3  Les forces en présence

1- Etats-Unis

Le maintien de dix mille soldats américains est en discussion
 De 170 000 militaires en 2007, le corps expéditionnaire américain en Irak est tombé, en août 2010, à 50 000 conformément aux volontés de Barack Obama.
Washington et Bagdad discutent du maintien d'une force de dix mille soldats en Irak après le retrait des troupes américaines fin 2011, a rapporté, vendredi 22 avril, le quotidien américain Wall Street Journal. Ces négociations sont politiquement sensibles pour les deux pays : les Etats-Unis souhaitent mettre fin à leur engagement en Irak et ce dernier s'inquiète, lui, de protestations et de tensions entre les communautés chiite et sunnite en cas de prolongement de la présence militaire américaine.
LIMITER L'INFLUENCE RÉGIONALE DE L'IRAN
Citant des responsables américains sous couvert d'anonymat, le quotidien précise que les commandants états-uniens prônent le maintien de soldats après 2011 pour assurer la sécurité et empêcher l'Iran d'étendre son influence régionale. Toutefois, un tel plan nécessite l'aval de Barack Obama, qui s'était opposé en 2003 à l'intervention américaine en Irak.
En visite dans le pays, le secrétaire à la défense américain, Robert Gates, avait estimé, le 8 avril, que la balle était dans le camp de Bagdad concernant une éventuelle prolongation de la mission de l'armée états-unienne, tout en avertissant que le temps était compté. "Mon message est que nous pouvons être présents dans les domaines où [les Irakiens] ont toujours besoin [de nous]", avait déclaré M. Gates, ajoutant toutefois : "Nous sommes ouverts à cette possibilité, mais ils vont devoir le demander et l'heure tourne à Washington."
L'armée américaine compte toujours en Irak près de 50 000 militaires, qui devront avoir quitté le pays à la fin de l'année en vertu d'un accord bilatéral. Depuis la fin officielle de leur mission de combat en août, ils se concentrent principalement sur des tâches de conseil et de formation des forces irakiennes. Ces dernières avaient été démantelées après l'intervention dans le pays en 2003 d'une coalition menée par les Etats-Unis.

22.04.
http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2011/04/22/irak-le-maintien-de-10-000-soldats-americains-est-en-discussion_1511352_3222.html

26/05

Huit ans après l'invasion du pays, l'armée américaine compte encore 45.000 hommes en Irak, qui se consacrent essentiellement à la formation de la police et de l'armée irakiennes et devront être partis à la fin de l'année. Or face à la persistance de violences meurtrières en Irak, le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a prôné le 11 mai la tenue d'une réunion entre tous les mouvements politiques du pays pour trancher la question sensible d'une éventuelle extension de la présence américaine.
Mais Moqtada Sadr a récemment menacé de réactiver sa milice si les forces américaines ne partaient pas à la date convenue. Le général Babaker Zebari, chef de l'état-major irakien, avait jugé il y a près d'un an le retrait américain prématuré, affirmant que son armée ne serait pas prête à remplir complètement sa mission avant 2020
.

AFP


2- Grande Bretagne

Les forces britanniques se retirent d'Irak et d'Afghanistan  

Le ministre britannique de la Défense a annoncé, dans un communiqué, le retrait des derniers militaires britanniques d'Irak, d'ici la fin de la semaine. Le quotidien londonien, "The Daily Telegraph", a rapporté, la semaine dernière, que Cameron a demandé aux commandants des forces britanniques de commencer, dans les prochaines semaines, à retirer des centaines de soldats britanniques de l'Afghanistan. Le Royaume-Uni déploie près de 10.000 hommes, en Afghanistan, dont, environ, 4.000, dans la très volatile province d'Helmand. Au total, 365 soldats britanniques ont été tués, en Afghanistan, depuis le début de la guerre, dans ce pays, en 2001, au lendemain des attaques du 11 septembre contre les Etats-Unis.

19/05/2011

 http://french.irib.ir/



4 Politique Irakienne

a) Des collaborateurs Irakiens

Maliki

Fin des 100 jours: Maliki laisse entendre qu'il gardera ses ministres

 Le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a laissé entendre lundi soir qu'il ne limogerait aucun de ses ministres, à la veille du terme de la période de 100 jours qu'il leur avait accordée pour prouver leur valeur, sur fond de contestation sociale en Irak.
Ces propos tranchent avec l'engagement qu'il avait pris en février d'évaluer l'ensemble de son équipe à l'issue de ces 100 jours, en affirmant alors que des changements auraient lieu sur la base des échecs et des réussites de chacun des membres de son gouvernement.
Il y a ceux qui cherchent à dénaturer le concept de cette initiative, a déclaré M. Maliki dans un discours retransmis par la chaîne publique Iraqiya.
Nous pensons qu'ils veulent inciter les gens à forcer les ministres à rendre des comptes sur certaines choses qui prennent naturellement davantage de temps, a ajouté le chef du gouvernement.
L'Irak a connu en début d'année ses plus importantes manifestations depuis la chute du régime de Saddam Hussein en 2003, et des milliers d'Irakiens inspirés par la contestation dans les autres pays arabes ont conspué l'inefficacité de la classe politique, fustigeant le chômage, la corruption et le manque de services publics.
C'est dans ce contexte que M. Maliki avait annoncé le 27 février le délai des 100 jours, considéré alors comme un effort pour obtenir des réalisations concrètes des ministres.
 M. Maliki a affirmé que les ministres réalisaient ce qu'ils pouvaient.
Le projet des 100 jours a permis de lancer des initiatives pour répondre à des problèmes à court terme, a-t-il dit, annonçant qu'à partir de mardi, les ministres viendraient expliquer lors de réunions retransmises à la télévision ce qu'ils ont accompli, ce qu'il leur reste à accomplir et les obstacles qu'ils doivent franchir.
Chaque ministre a un plan de quatre ans et expliquera le chemin qu'il compte suivre dans les 100 prochains jours, a-t-il dit.
Ces trois derniers mois, le gouvernement, qui a multiplié les visites de terrain très médiatisées, a lancé des chantiers de voirie, signé des contrats de construction de logements et annoncé un projet de subvention du carburant pour les générateurs privés palliant la grave pénurie de courant.
Mais aucun progrès n'a été fait sur certaines questions cruciales pour l'avenir de l'Irak, parmi lesquelles le dossier politiquement très sensible d'un éventuel report du retrait des forces américaines, prévu à la fin de l'année, ou encore l'avenir des territoires disputés entre Bagdad et la région autonome du Kurdistan.
Faute d'avancée palpable sur la question de l'électricité, le sud de l'Irak pourrait connaître avec le retour des grandes chaleurs de nouvelles émeutes meurtrières, comme en juin 2010.
De nouvelles manifestations contre le gouvernement sont d'ores et déjà prévues vendredi en Irak, à l'initiative notamment d'un groupe sur Facebook, intitulé La grande révolution irakienne, qui compte 35.000 membres.
AFP / 06 juin


b) 2 Les grandes manœuvres

L'Irak veut le départ d'un élu US.

Les autorités irakiennes ont exigé samedi le départ d'un parlementaire américain qui la veille à Bagdad avait demandé aux Irakiens de rembourser une partie des frais engagés par les Etats-Unis depuis l'invasion de 2003 qui avait entraîné la chute du régime de Saddam Hussein.

"Nous avons appelé hier l'ambassade américaine pour qu'elle obtienne le départ d'Irak de la délégation parlementaire américaine", a affirmé à l'AFP le porte-parole du gouvernement Ali al-Dabbagh.
"Nous ne voulons pas pas d'eux ici. Ce qu'ils ont dit était inapproprié", a-t-il ajouté.

Europe1.fr avec AFP 11 juin


c) Sur le terrain

Manifestants protestant contre le maintien de la présence militaire.

 25/04

Une dizaine de personnes ont été blessées dans des affrontements à Mossoul entre les forces de sécurité irakiennes et des manifestants protestant contre le maintien de la présence militaire américaine, rapportent témoins et médecins.

Les forces de sécurité ont fait usage de canons à eau et ont tiré en l'air pour empêcher quelque 3.000 manifestants de rallier la place principale.

"Nous avons reçu 10 blessés, dont des policiers. Leurs blessures ont été causées par des bâtons et des pierres", a dit une source médicale à l'hôpital de Mossoul.

Le général Hassan Karim Khoudaïr, commandant des opérations dans la province de Ninive, a assuré que les forces de sécurité n'avaient pas ouvert le feu sur les manifestants.

"Au contraire, nous avons plusieurs policiers qui ont été blessés à l'aide de couteaux et des baïonnettes dont étaient munis les manifestants", a-t-il dit lundi soir lors d'une conférence de presse.

"Nous avons pour instruction (du Premier ministre irakien Nouri al Maliki) d'interdire totalement d'ouvrir le feu sur des manifestants. Les blessures des manifestants résultent de jets de pierres qu'ils se sont lancées mutuellement", a-t-il ajouté.

La veille, 5.000 personnes avaient manifesté dans la grande ville du nord de l'Irak, pour exiger le respect du calendrier de retrait des forces américaines du pays, prévu d'ici la fin de l'année.

Samedi, des centaines de partisans de l'imam radical chiite Moktada al Sadr avaient défilé dans les rues de Bagdad, menaçant de reprendre la lutte armée si les forces américaines ne quittent pas le pays, comme prévu.

Jeudi dernier, plus de 5.000 personnes avaient aussi défilé à Bassorah, dans le Sud pétrolier, pour lancer le même avertissement aux Etats-Unis.

En visite à Bagdad vendredi, l'amiral Mike Mullen, chef de l'état-major interarmes américain, a déclaré que le gouvernement irakien n'avait pas demandé de report de la date-butoir pour le retrait des troupes américaines.

Le Premier ministre Nouri al Maliki a assuré que la police et l'armée irakiennes étaient prêtes à prendre la relève et a jugé inutile de prolonger la présence du contingent américain.

AP 


d) Finances

 Revenus record pour l'exportation du pétrole en avril. 
 La hausse des prix du pétrole a permis à l'Irak d'encaisser en avril des revenus pétroliers jamais atteints depuis 2003, en dépit d'une baisse du volume de brut exporté, a annoncé lundi le ministère du Pétrole.
L'Irak a exporté en avril 64,2 millions de barils (mb), ce qui lui a rapporté 7,342 milliards de dollars avec un prix moyen du baril à 114,36 dollars, selon les chiffres publiés par le ministère.
L'Irak a exporté en moyenne 2,14 millions de barils par jour (mbj) en avril, contre 2,158 mbj le mois précédent. Mais le prix moyen du baril n'était en mars que de 107,13 dollars.
Il s'agit des plus hauts revenus mensuels enregistrés par l'Irak depuis l'invasion conduite par les Etats-Unis en 2003. Le précédent record avait été réalisé en mars, avec 7,167 milliards de dollars.
Les revenus pétroliers représentent 90% des ressources de l'Etat. Le budget irakien a été établi avec un baril à 76,50 dollars pour une exportation de 2,2 mbj
.

http://www.romandie.com/news/n/_Irak_revenus_record_pour_l_exportation_du_petrole_en_avril_230520111805.asp

12 sites pétroliers aux enchères
L'Irak mettra aux enchères en janvier 2012 (bien janvier 2012) douze sites d'exploration pétroliers et gaziers, a annoncé lundi le ministre du Pétrole Abdel Karim al-Luaybi. Cette opération constituera la quatrième session de vente aux enchères depuis mi-2009.
"Les quatrièmes enchères auront lieu le premier mois de 2012 pour l'exploration de douze blocs, sept pour le gaz et cinq pour le pétrole", a-t-il expliqué lors d'une conférence de presse à Bagdad.

25/04

AP


e) Politique intérieure & extérieure

L'Irak va ouvrir deux comptes aux USA… !

L'Irak a approuvé l'ouverture de deux comptes pour gérer ses revenus, notamment pétroliers, après la clôture le 30 juin prochain du fonds créé après l'invasion conduite par les Etats-Unis en 2003, a affirmé aujourd'hui le porte-parole du gouvernement.
Dans l'un des deux comptes, basés aux Etats-Unis, le gouvernement irakien placera 95% de ses revenus, et dans le second 5% pour payer les dommages de guerre au Koweït conformément à la résolution 1956 de l'ONU.
"L'Irak présentera ses propositions, adoptées lundi soir par le gouvernement, au Conseil de sécurité de l'ONU le 1er mai pour approbation", a déclaré Ali al-Dabbagh.
"S'il est avalisé par l'ONU, le plan prendra effet le 1er juillet. Les deux comptes seront sous la protection de la Réserve fédérale américaine pour éviter de nouvelles demandes de compensations et seront gérés par la Banque centrale irakienne", a-t-il dit.
Ces nouveaux comptes remplaceront le Fonds de développement de l'Irak (FDI) mis en place en 2003 lorsque l'Irak avait été placé sous tutelle après la chute de l'ancien dictateur Saddam Hussein. Le FDI prendra fin le 30 juin conformément à un résolution de l'ONU.
Le 15 décembre, le Conseil de sécurité de l'ONU a mis fin à la majorité des sanctions qui frappaient l'Irak et demandé la fermeture du FDI.

26/04

AFP


b) Les occupants 

1) Usa

Manifestations anti-guerre, aux Etats-Unis.

 04/05/2011

- Les activistes anti-guerre se sont rassemblés, devant la Maison Blanche, pour demander le retrait des forces américaines de l'Irak et de l'Afghanistan.
Les participants à ce rassemblement, qui a eu lieu, suite à l'annonce de la mort d'Oussama Ben Laden, ont demandé la cessation des politiques belliqueuses washingtoniennes. Ils ont, notamment, demandé au Président états-uniens, Barack Obama, de fonder ses politiques sur les principes humains et d'éviter les interventions militaires dans d'autres pays. Après les attentats du 11 septembre, les Etats-Unis ont attaqué, en 2001, l'Afghanistan, puis, sont entrés en guerre en, 2003, contre l'Irak, sous prétexte de la lutte contre le terrorisme. Dans un discours télévisé, le Président US, Barack Obama, a annoncé que le Chef d'Al-Qaïda, Oussama Ben Laden, avait été tué.

http://french.irib


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