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20/06/2011

n°68 - Dossier de Pakistan - 19-06 – Fin - : Nous venons de vivre des journées de grands progrès vers la civilisation. Ou pas ?


n°68 - Dossier de Pakistan  -  19-06 – Fin  - : Nous venons de vivre des journées de grands progrès vers la civilisation. Ou pas ?



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Les  dossiers  'Géopolitique, Réflexion & Stratégie' de PAKISTAN.

n°68 - 19-06

C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "dossier de Pakistan" est  visible  sur mes blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :

3 Annexe

3-1 Bill Van Auken : Les guerres sans fin de Washington.

4 Histoire guerière des USA

4-1Les guerres des USA dans le monde 


2 Annexe

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

2-1 Manlio Dinucci : La montre des dépenses militaires.
Rubrique :  L’art de la guerre

Imaginez que vous avez au poignet une montre digitale qui n’indiquerait pas seulement les minutes et les heures, mais les chiffres des dépenses militaires de minute en minute et d’heure en heure. Vous pouvez ainsi voir qu’en Italie on dépense en argent public, dans le secteur militaire, plus de 50mille euros à la minute, 3 millions à l’heure, 76 millions par jour. Ce qui équivaut à environ 27 milliards d’euros (38 milliards de dollars) en une année. La montre est réglée sur les dernières données du Sipri (le réputé institut international dont le siège est à Stokolm), relatives à la dépense militaire de 2010. On peut voir la dépense mondiale sur un autre cadran : on dépense dans le monde à des fins militaires plus de 3 millions de dollars par minute, 186 millions par heure, 4,5 milliards par jour. Ce qui équivaut à 1.630 milliards de dollars en une année. Calculée nette d’inflation, la dépense militaire mondiale en 2010 dépasse de 50% celle de 2001. Dans le classement des pays qui dépensent le plus, les Etats-Unis se trouvent nettement au premier rang avec environ 700 milliards de dollars annuels, équivalant à 43% de la dépense mondiale. Suivent la Chine, la Grande-Bretagne, la France, la Russie, le Japon, l’Arabie Saoudite, l’Allemagne, l’Inde et l’Italie. Ces dix pays totalisent les trois quarts de la dépense  militaire globale des 171 pays recensés par le Sipri. Toutes ces données peuvent se lire sur la montre spéciale, que tout gouvernant devrait porter au poignet.

Le premier exemplaire de ces montres (avec gravé sur le boîtier en or massif « God Don’t Bless America ») devrait être donné au président des Etats-Unis pour lui rappeler que, si en 2010 la dépense militaire mondiale a augmenté en termes réels de 20 milliards de dollars par rapport à 2009, ceci est dû presque entièrement à la croissance de la dépense militaire étasunienne. Si une telle somme avait été épargnée, on aurait pu recueillir les 20 milliards de dollars qu’Obama et les autres leaders, au Summit G8 de L’Aquila en 2009, avaient promis mais jamais donnés, pour combattre la faim dont est victime dans le monde plus d’un milliard de personnes.

En Italie, c’est avant tout le président de la république, le président du conseil et les membres du gouvernement qui devraient recevoir la montre, dans une série spéciale dédiée au centenaire de la première guerre de Libye (le 5 octobre 1911 les troupes italiennes débarquèrent à Tripoli, NdT), particulièrement significatif aujourd’hui alors que l’Italie est engagée dans la seconde guerre coloniale en Libye. Cette même montre, avec gravé sur le boîtier « Souviens-toi que l’Italie répudie la guerre » (Article 11 de la Constitution italienne : « L’Italie répudie la guerre comme mode de solution des controverses internationales », NdT), devrait être donnée aussi aux parlementaires. En particulier aux rangs bipartisans qui attribuent cette année 800 millions d’euros d’argent public pour la guerre en Afghanistan (après y avoir déjà dépensé plus de 3 milliards), auxquels s’ajoutent plus de 100 millions par mois pour la guerre de Libye. Ce serait bien que cette montre soit aussi portée par les hommes politiques et les syndicalistes qui, tandis qu’ils se plaignent de la pression fiscale et de la rareté des fonds pour les dépenses sociales, oublient que chaque année l’Italie dépense dans le militaire l’équivalent d’une grosse loi de finances et qu’on trouverait les sous pour les dépenses sociales si on avait la volonté de réduire la dépense militaire.

Ce serait important que tous les citoyens portent cette montre. Ils verraient ainsi que la dépense militaire d’une seule journée équivaut aux salaires annuels bruts de 3 mille enseignants ou autres travailleurs. Et ayant vu «quelle dépense il est», ils diraient qu’il est temps d’en finir.

Manlio Dinucci

Edition de mardi 17 mai 2011 de

il manifesto

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio
http://www.ilmanifesto.it/area-abbonati/in-edicola/manip2n1/20110517/manip2pg/14/manip2pz/303302/


2-2 Robert Bibeau : Grandeurs et Déchéance des «Conspirationnistes».

BILDERBERG vous observe !  Observez-vous BILDERBERG ?

Deux fois sur le métier remettez votre ouvrage (1). Il y a quelques mois le blogue Infowars, s’inspirant de la revue The Economist a donné une poussée d’adrénaline aux « conspirationnistes » et aux théoriciens du complot universel.

Dans un article signé Steve Watson, Infowars annonçait avoir découvert le centre dirigeant « secret » du nouveau gouvernement mondial, de la superclasse des   « globocrates », rien de moins. À notre insu, cette « élite cosmopolite » mondiale serait à mettre au point l’histoire future de l’humanité sans nous le dire, sans nous consulter, sans même nous demander de voter ! Pourtant, cette conspiration mondiale nous concerne tous.

C’est pourquoi, après avoir longuement hésité, nous prenons la responsabilité de vous dévoiler ce « secret » éventé.

« Un article plutôt étrange dans The Economist d'aujourd'hui parle de cette structure de pouvoir, et loin de la considérer comme une théorie du complot, réaffirme simplement le fait que « l'élite cosmopolite » se réunit lors de ces rassemblements et clubs secrets pour façonner le monde dans lequel la « superclasse » désire vivre. » (2).

Est-il utile de revenir à la charge contre la manie « conspirationniste » et les thuriféraires des mystérieux Clubs secrets qui, comme chacun sait, dirigent la planète ? Vous connaissez déjà plusieurs de ces organisations « secrètes et mystérieuses » dont les Francs Maçons, l’Opus Dei, la Cosa Nostra, la mafia, la CIA et le Mossad sont des franchisés ?

Vous aviez cru que j’oublierais le lobby sioniste mondial et l’AIPAC, le côté sombre de la force et l’Étoile noire, BILDERBERG, le Council on Foreign Relations, la Commission trilatérale et le Carnegie Endowment ? Vous vous trompiez, je sais que tout origine de là, selon la mystique conspirationniste.

Comprenons-nous bien. Je ne réfute ni ne méprise ici ces gens qui se questionnent à bon droit à propos de l’incohérence des multiples versions officielles de certains faits troublants. L’assassinat extra judiciaire d’Oussama Ben Laden, pour lequel le récit de la Maison Blanche a changé à quelques reprises en moins de quarante huit heures, est certainement un cas d’espèce qui mérite notre suspicion. Qu’avaient-ils donc à cacher pour ainsi mentir de façon répétée (3) ?

En société impérialiste, deux classes sociales internationalistes s’affrontent et forgent l’histoire. La classe du grand capital (et ses hommes politiques à leur solde) gère l’économie et la politique et trace les événements au jour le jour par leurs guerres de rapine, leurs exportations de capital financier, leurs spéculations boursières, leurs délocalisations industrielles et l’exploitation quotidienne des autres classes sociales.

Dans chaque pays impérialiste, de temps à autre la classe capitaliste, divisée entre ses différentes factions concurrentes (financière, services et communication, foncière, commerciale et industrielle) demande à la population de choisir quelle section de leur classe aura le privilège de gérer l’État national, de légiférer, d’administrer la justice, les forces répressives et les immenses budgets et ainsi d’enrichir en priorité son segment particulier par rapport aux autres segments de leur classe ; ce sont les campagnes électorales dites « démocratiques » dont les opportunistes, les gauchistes et les sociaux-démocrates de tout poil sont si friands.

Tout cela concourt à tracer les marques de l’histoire sur le paysage urbain et rural. Chaque jour la classe ouvrière et ses alliés (travailleurs des services et des municipalités, travailleurs des communications, étudiants, retraités, agriculteurs, artisans) marquent l’histoire par ses résistances sur le front économique, ses grèves, ses manifestations, et par moment, par ses batailles sur le front politique, ses révoltes et ses insurrections qui tournent parfois à la révolution avortée ou victorieuse, c’est selon (4).

La petite-bourgeoisie, particulièrement son contingent intellectuel, observe l’action de ces deux classes antagonistes, décrit et analyse ces mouvements mais n’en constitue jamais le moteur, ni même l’acteur principal. De cette praxis passive de la petite-bourgeoisie surgissent ses tendances  « conspirationnistes » sur lesquelles je reviendrai dans quelques instants.

Auparavant, j’aimerais présenter davantage cet acteur secondaire de la scène historique et politique. La petite-bourgeoisie, particulièrement son segment intellectuel, renie ses intérêts de classe et vend ses services au grand capital. La petite-bourgeoisie a pour mission soit d’amuser et de distraire le peuple de sa misère ; soit de tout assombrir, de forger des leurres, d’imaginer des contes d’horreur, de mystifier, d’argumenter, de désinformer, d’occulter, de psamoldier des cantiques à la gloire des riches et d’expliquer aux révoltés l’immense puissance de leurs seigneurs invincibles (la super classe – l’élite cosmopolite – les globocrates dont nous discourions auparavant !), omnipuissants et omniscients.

La petite-bourgeoisie culpabilise le peuple aussi pour son ingratitude, sa mesquinerie, son ignorance, sa bâtardise, sa couardise, sa paresse, sa désobéissance civile et ses révoltes « injustifiées », et surtout ses soulèvements  inutiles et futiles. Voilà le grand objectif de la mystification «conspirationniste».

Pour sa peine cette couche sociale (la petite-bourgeoisie frustrée) reçoit honneur, salaires plantureux, postes prestigieux et gloire médiatique éphémère… jusqu'à ce que la crise économique s’abatte sur elle et qu’elle amorce un processus de paupérisation accélérée, de quoi la terrifier… (vous questionnerez la petite-bourgeoisie d’Argentine). Ce sont les stars des médias, les idéologues patentés des think tanks bien pensants, certains professeurs d’universités, comme la star américaine de « gauche », l’anarchiste Noam Chomsky, les chercheurs et les experts de tout poil qui meublent nos heures d’écoute de leur babillage feutré (5).

Un autre segment de cette classe sociale renie également ses intérêts de classe pour se mettre au service de la classe ouvrière. Ici, pas de salaires indécents, ni de gloire même passagère ; l’adversité est assurée et les week-ends ne se passent jamais sur le voilier de Bolloré.

Pour la première catégorie de ces « bobos », ce ne sont jamais « les classes sociales » (un concept démodé depuis la fin de l’histoire !), ce ne sont jamais les peuples, ni même les nations, encore moins les ouvriers qui forgent l’historicité mais un état major secret, transnational, formé d’une élite, une superclasse « globocrate » immensément riche et puissante, aux intérêts harmonieux, complaisants qui décide bon an mal an de tout ce qui se passe sur la planète. Une révolte éclate en Égypte, le Pentagone avait tout prévu et manipule les blogueurs en sous-main, de même en Tunisie, en Syrie ou en Libye (le porte-avion Abraham Lincoln était parti dans la mauvaise direction vers la Mer D’Oman, qu’à cela ne tienne, la conspiration patentée est tout de même accréditée). Les événements du 9/11 ont été une vaste conspiration pour justifier des guerres de rapine contre l’Irak, l’Afghanistan et voter le Patriot Act. etc.

La revue The Economist adore ces propagandistes qui colportent de telles idées sur la puissance invincible de ces financiers et l'impossibilité pour les peuples du monde de se libérer puisque même les libérateurs font secrètement partie de la conspiration. The Economist les nourrit régulièrement de ragots afin d’alimenter leur fantasme et leur propagande débridée.

« L'article (The Economist) décrit le BILDERBERG comme « une conspiration malfaisante ayant comme objectif la domination du monde », et affirme ensuite que oui effectivement, le groupe maîtrise réellement les événements de ce monde. » (6) (Il ne semble pas contrôler les événements de l'au-delà !  NDLR).

Comprenez-moi bien. À n’en pas douter toutes ces organisations et ces clubs sélects existent réellement et s’activent à poursuivre leurs destinées maléfiques mais ils ne parviennent pas à diriger mécaniquement le monde et à orienter durablement le cours de l’histoire. Pourquoi ? L’histoire de l’humanité est jalonnée de secrets, de complots, de collusions et de conspirations, mais aussi de trahisons, de retournements d’alliances, d’abnégations, d’héroïsme, d’insurrections et de révolutions parfois avortées, parfois victorieuses, mais toujours incontrôlées et incontrôlables par ces protagonistes.

Le système économique impérialiste est un mode anarchique de production et de commercialisation des marchandises et des services et il est totalement faux de prétendre qu’un Club élitiste de « globocrates » aurait planifié la crise financière de 2008, ou qu’il planifiera le prochain Crash boursier.

« Bien entendu, toute personne qui suit de près l'activité de ces groupes d'élite vous dira qu'ils n'ont pas été tout à fait pris au dépourvu et étaient pleinement conscients du fait que la crise était soigneusement préparée en 2006. » (8).

Que des économistes aient prédit dans un avenir quelconque que le système boursier spéculatif érigé sur des prêts hypothécaires – subprimes – non solvables et sur la fraude d’une pyramide boursière à la Ponzi illégale et illégitime allait s’effondrer d’un jour à l’autre, ça oui, c’est totalement véridique.

D’ailleurs, ils furent nombreux à le prédire et ils sont encore nombreux à prédire la prochaine crise puisqu’ils traînent encore 260 000 milliards de dollars de ces produits dérivés (actifs fictifs non adossés à des valeurs réelles) en circulation sur les bourses du monde (9).

Serons-nous accusé d’être associé à BILDERBERG puisque nous annonçons aujourd’hui en primeur, sans l’ombre d’un doute, qu’il y aura une prochaine crise économique mondiale plus sérieuse encore que celle de 2008, qui sera suivie d’une autre crise économique encore plus grave… L’impérialisme c’est la crise, l’impérialisme c’est la guerre. Un révolutionnaire l’a écrit il y a un siècle et chaque jour l’histoire lui donne raison. Cela fait-il de lui le chef des «conspirationnistes » ? Évidemment non.

La prochaine crise économique ne sera pas la conséquence d’une conspiration ourdie et planifiée par BILDERBERG mais le simple résultat des lois capitalistes de la recherche du profit maximum et de la baisse tendancielle des taux de profit qui a toujours réglé le développement de l’économie impérialiste anarchique depuis son origine et il en sera ainsi jusqu'à la déchéance de ce système économique  anarchique.

Je vous rassure tout de suite, le 11 septembre a bien eu lieu et trois gratte-ciel se sont effectivement effondrés à New-York ! L’enquête gouvernementale américaine sur ces événements a été bâclée et c’est troublant de constater que ceux qui devaient éclairer les Américains sur ces événements ne l’ont pas fait. Nous ne savons pas pourquoi ils ont manqué à leur devoir, et nous savons aussi que les autorités américaines ont exécuter Ben Laden récemment afin de s’assurer que nous ne saurions jamais « la vérité vraie » sur ces événements. De là à penser que Georges W. Bush a été assez malin pour exterminer quelques milliers d’Américains pour ensuite se retourner et imposer le Patriot Act et se lancer en guerre au Moyen-Orient, voilà un pas que nous refusons de franchir.

Pour deux raisons ; la première étant qu’un tel complot avec tout ce que cela suppose de complicités, de témoins, de faux-coucheurs, de parasites trop heureux de faire du fric en racontant tout de la conspiration nous détermine à penser que même Bush savait qu’un tel complot serait vite éventé. La deuxième raison en est, et n’en déplaise aux « conspirationnistes », Georges W. Bush et l’Amérique des riches n’avaient absolument pas besoin des événements du 9/11 pour se lancer en guerre contre l’Afghanistan. Ils l’ont prouvé lors des deux attaques contre l’Irak de Saddam Hussein ; dans l’attaque contre la Libye et un président américain le prouvera éventuellement lors d’une guerre contre l’Iran.

Les États-Unis ont envahi vingt sept (27) pays depuis les années cinquante environ et n’ont pas pour autant détruit une partie de leurs infrastructures civiles pour justifier chacune de ces agressions. Les « conspirationnistes » mettent l'accent uniquement sur un versant de la contradiction inter- impérialistes et de la contradiction capital contre travail et nient qu'une contradiction dialectique se nourrit de la convergence de nombreuses forces divergentes (vieilles puissances impérialistes vis-à-vis puissances impérialistes montantes, repartage des marchés et des sources de matières premières, collusion pour réprimer les révoltes populaires, et ouvrières, etc.).

Les riches qui financent ou dirigent ces comités, organisations et officines pseudo secrètes sont à la fois complices entre eux, et en cela ils tentent de se coordonner pour agresser les peuples, leurs ennemis, mais ils sont tout aussi puissamment adversaires, et en cela ils s’entretuent ou se trahissent chaque fois que l’un d’entre eux espère gagner du pouvoir, de la puissance et du capital, arracher des marchés à son concurrent ou s’approprier de nouvelles sources de matières premières. Les classes sociales, les peuples et les nations ne suivent pas docilement le scénario qu’on leur assigne et les penseurs des think tanks de la superclasse des « globocrates » de BILDERBERG savent très bien que l’on ne peut prédire ce que fera une foule d’ouvriers ou de va-nu-pieds une fois lancée contre la citadelle du pouvoir.

La guerre civile au Liban a entraîné la création du Hezbollah armé, la trahison d’Oslo a amené la création du Hamas armé, la guerre civile au Népal a renforcé le parti communiste révolutionnaire armé, la révolution en Iran a chassé le Shah et arraché un grand pays armé de la sphère d’influence américaine, les soulèvements arabes ont bouleversé la donne au Moyen-Orient et obligé les États-uniens à repenser leurs alliances. L’Amérique du Sud, leur chasse gardée depuis la doctrine Monroe, leur glisse d’entre les mains, les Talibans armés sont en train de les chasser du sol afghan. L’Irak, la Somalie et Haïti sont ingouvernables. Le Pakistan dérive dangereusement et pourrait à tout moment quitter la sphère d’influence américaine. Le peuple islandais semble déterminé à nationaliser tout ce que les gouvernements précédents avaient privatisé. Le peuple cubain armé résiste depuis 60 ans aux complots des Kennedy et suivants. La Chine, la puissance impérialiste montante, érige l’Alliance de Shanghai en collaboration avec la Russie, et ensemble ils se préparent à affronter la première puissance mondiale déclinante et son bloc transatlantique. Une troisième guerre mondiale, atomique, pourrait en résulter. BILDERBERG l’aura-t-il planifié, souhaité, désiré ?

Tant d’exemples prouvent que ni l’AIPAC, ni BILDERBERG, ni la superclasse globocrate, cosmopolite, super élite, ne contrôlent la marche du temps ni celle de l’histoire, pas plus que le tic tac de l’horloge n’en constitue le ressort, ou que la mouche du coche ne fait avancer l’attelage. Plus souvent qu’autrement ces gens mènent des batailles d’arrière-garde pour limiter les dégâts là où et quand ils le peuvent et très souvent ils ne le peuvent pas (10).
(1) Robert Bibeau. http://bellaciao.org/fr/spip.php?article111384
(2)
http://www.internationalnews.fr/article-selon-the-economist-de-puissantes-elites-globocrates-controlent-les-evenements-il-ne-s-agit-pas-d-une-conspiration-65797772.html  http://infoguerilla.fr/?p=7803
(3)
http://www.centpapiers.com/la-theorie-de-la-%c2%ab-theorie-du-complot-%c2%bb/70328  et aussi http://www.michelcollon.info/L-assassinat-extrajudiciaire-de.html
(4) Robert Bibeau.
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=23776
(5)
http://www.slate.fr/story/38041/chomsky-ben-laden-11-septembre-delire
(6)
http://infoguerilla.fr/?p=7803
(7)
http://infoguerilla.fr/?p=7803
(8) Robert Bibeau.
http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/etats-unis-chine-la-grande-87177
(9)
http://www.robertbibeau.ca/palestine/edito10-08-2010.html
(10) Les théories du complot.
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article117125
Salutations cordiales

Robert Bibeau

25.05.

http://www.centpapiers.com/grandeurs-et-decheances-des-%c2%ab-conspirationnistes-%c2%bb/71279 *
http://www.robertbibeau.ca/palestine.html



3 Annexe

3-1 Bill Van Auken : Les guerres sans fin de Washington.

Internationalnews

WSWS  16 juin 2011

L’armée américaine est en train de mener simultanément des campagnes d’attaque de missiles par drones, des bombardements, des opérations à des fins d’assassinats par les forces spéciales et des combats au sol dans cinq pays différents: Irak, Afghanistan, Pakistan, Libye et Yémen.

Le président Barack Obama qui doit en grande partie sa victoire électorale en 2008 à l’écoeurement populaire ressenti par des millions d’Américains à l’égard des guerres d’agression lancées par le gouvernement Bush en Afghanistan et en Irak, a plus que rempli les prédiction de George W. Bush concernant les « guerres du 21ème siècle. »

Il a surpassé son prédécesseur républicain en un point au moins.

Bush avait proclamé une doctrine infâme affirmant que l’impérialisme américain avait le droit de mener une guerre contre tout pays qu’il reconnaissait comme étant, maintenant ou n’importe quand dans l’avenir, une menace potentielle. Il adopta le principe de la « guerre préventive », une forme de guerre agressive pour laquelle les dirigeants du Troisième Reich encore vivants furent jugés à Nuremberg.

En justifiant la guerre contre la Libye, Obama a promulgué sa propre doctrine qui se passe même du prétexte d’une menace potentielle comme justification pour la guerre. Au lieu de cela, il affirme que les Etats-Unis sont dans leur droit de mener une guerre partout où ils jugent que leurs « intérêts et leurs valeurs » sont en jeu même si les objectifs de l’attaque ne représentent aucune menace concevable à la sécurité américaine.

Dans son discours sur la Libye, Obama a inclus parmi les inviolables valeurs américaines le « maintien du flux commercial »,     c’est-à-dire, le flux de profits dans les caisses des compagnies pétrolières américaines et d’autres grands groupes.

Même au moment où, il y a près de trois mois, des missiles de croisière pleuvaient sur la Libye, Obama avait cyniquement fait valoir que Washington avait lancé la guerre par crainte qu’une répression menée par le gouvernement libyen du colonel Mouammar Kadhafi éteindrait « le printemps arabe. »

Quelle hypocrisie! La véritable attitude de Washington à l’égard des aspirations démocratiques des peuples du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord s’est traduite sans ambiguïté dans une série d’actions survenues ses derniers jours.

Obama a accueilli à la Maison Blanche le prince héritier du Bahreïn, une dictature monarchique qui, avec le l’appui tacite des Etats-Unis et le soutien militaire ouvert du principal allié de Washington dans la région, l’Arabie saoudite, a impitoyablement réprimé un mouvement de masse en faveur de droits démocratiques, tuant des centaines de personnes, en emprisonnant des milliers d’autres et en torturant systématiquement les détenus.

Le prince est arrivé quelques jours à peine après que le régime eut ouvert un procès militaire contre des médecins et des infirmiers. Interpellés pour avoir traité des manifestants blessés par des forces de sécurité, ces travailleurs médicaux ont été contraints, à l’aide de chocs électriques et de bastonnades avec des planches pourvues de clous, de signer de faux témoignages.

Dans un communiqué official, Obama a « réaffirmé le ferme engagement des Etats-Unis à l’égard du Bahreïn » – dont le régime abrite la cinquième flotte américaine – en louant son monarque pour avoir embrassé le « dialogue » et la « réforme ». Le président américain a généreusement conseillé que « l’opposition et le gouvernement » – les torturés tout comme les tortionnaires – « doivent trouver un compromis pour forger un avenir juste pour tous les habitants du Bahreïn. »

Le New York Times a révélé que de l’autre côté de la péninsule arabe, les Etats-Unis « étaient en train d’exploiter un vide grandissant du pouvoir » créé par cinq mois de soulèvement de masse contre la dictature au Yémen, le pays le plus appauvri de la région, soutenue par les Etats-Unis pour y lancer une nouvelle guerre en recourant à des frappes de missiles tirés depuis des drones et à des attaques d’avions de combat.

Tout en étant prétendument dirigées contre des éléments d’Al Qaïda, tout indique que les attaques visent à sauver le régime du président Ali Abdullah Saleh, et ce tout en facilitant le départ du dictateur d’une présidence qu’il avait occupée durant 33 ans.

La première frappe relatée dans ce nouveau théâtre de guerre débutée par le Pentagone a tué au moins quatre civils ainsi que plusieurs prétendus « militants. »

En Libye, la guerre Etats-Unis/OTAN touche à la fin de son troisième mois avec une intensification des bombardements incessants menés pour terroriser et qui ont coûté la vie à des centaines de civils et à un nombre incalculable de soldats libyens.

Washington et ses alliés européens ne cachent pas leur véritable objectif, qui estun « changement de régime », dans cette guerre lancée sous le prétexte cynique de protéger des civils, c’est-à-dire la mise en place d’un Etat fantoche garantissant la domination de l’impérialisme et des principales compagnies pétrolières occidentales.

C’est cela la véritable réponse de l’impérialisme américain au « printemps arabe » – une explosion du militarisme au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, une tentative désespérée d’étayer les dictatures servant ses intérêts dans la région, et une détermination à étrangler les luttes révolutionnaires des travailleurs et de la jeunesse arabe.

Ces nouvelles interventions militaires s’ajoutent aux guerres et aux occupations qui durent déjà depuis une décennie en Afghanistan et en Irak et qui, comme il apparaît de plus en plus clairement, doivent continuer indéfiniment.

Lors d’une audience de confirmation jeudi devant le Sénat, le directeur de la CIA, Leon Panetta, choisi par Obama pour remplacer le chef du Pentagone sortant, le secrétaire à la Défense Robert Gates, a reconnu qu’il était « tout à fait persuadé » que le régime en Irak réclamerait prochainement que Washington maintienne des milliers de soldats américains sur le sol irakien après la date butoir du retrait des troupes, le 31 décembre 2011.

Panetta a clairement fait comprendre que Washington veut maintenir les troupes en lieu et sur place « pour s’assurer que les gains que nous avons fait en Irak soient maintenus. » Le fait que la grande majorité de la population irakienne pour qui l’occupation américaine a signifié la mort, la mutilation et le déplacement de millions de gens, veut que les 47.000 soldats américains quittent maintenant le pays est hors de propos.

L’homme que Panetta remplacera, le secrétaire à la Défense Gates, a souligné à maintes reprises au cours de ces derniers jours que la date butoir de juillet 2011 qu’Obama avait fixée pour le retrait d’Afghanistan ne devrait entraîner aucune réduction significative du déploiement des quelque 100.000 soldats américains.

Après la réunion du week-end avec les commandants militaires en Afghanistan, Gates a fait remarquer que tout retrait serait « modeste » en disant à Bruxelles aux ministres de la Défense de l’OTAN qu’il « n’y a aucune urgence de notre part pour un retrait. » Entre-temps, de nouvelles atrocités sont commises chaque semaine avec des victimes civiles causées au-delà de la frontière pakistanaise par des bombardements, des raids nocturnes menés par les forces spéciales et des attaques de missiles par drones.

Les travailleurs, les étudiants et la jeunesse aux Etats-Unis sont de plus en plus obligés de porter le fardeau d’une politique de guerre sans fin visant à forger un empire mondial servant les intérêts de l’oligarchie financière américaine. Une élection après l’autre et un sondage d’opinion après l’autre ont montré qu’une vaste majorité de la population est opposée à ces guerres, et pourtant cette opposition ne trouve pas son expression dans le système politique bipartite ou dans les médias qui sont à la botte des grandes entreprises.

Les travailleurs sont parfaitement conscients que des milliers de milliards de dollars sont dépensés pour ces guerres et pour le complexe militaire industriel américain, en dépit du fait que les gouvernements tant au niveau fédéral, qu’au niveau régional et local, dirigés tant par les Démocrates que les Républicains, disent qu’il n’est pas possible de trouver de l’argent pour financer des emplois, des salaires décents, les soins de santé, l’éducation ou des services sociaux vitaux.

De plus, la tentative de l’élite dirigeante américaine d’utiliser le militarisme pour pallier au déclin de sa position dans l’économie mondiale, engendre des tensions internationales de plus en plus dangereuses et une menace de guerres à venir encore plus sanglantes.

Alors même que l’hostilité à ces guerres s’accroît, les manifestations anti-guerre ont presque complètement disparus, asphyxiées qu’elles sont par une couche petite bourgeoise jadis de gauche qui soutient Obama et qui s’est en grande partie intégrée dans le Parti démocrate.

Un nouveau mouvement contre la guerre ne peut être construit que sur la base d’une rupture irrémédiable avec les Démocrates et une mobilisation indépendante de la classe ouvrière contre le gouvernement Obama et le système de profit capitaliste, source de guerre et de militarisme.

Bill Van Auken

Internationalnews

WSWS  16 juin 2011

 (Article original en anglais paru le 11 juin 2011)

http://www.internationalnews.fr/article-les-guerres-sans-fin-de-washington-par-bill-van-auken-76987181.html 



4 Histoire guerière des USA

4-1Les guerres des USA dans le monde 

Source : http://www.street-trash.org/textes/a...

 

XIX siècle : Invasion de la Floride et de territoires mexicains.

 

1915-1934 : Occupation d’Haïti.

 

Début des années 1920 : République dominicaine :Installation du dictateur   Trujillo.

Fin des années 1920 : Nicaragua : envoi de Marines.

 

1946-1992 : Phillippines : aide à la répression des opposants politiques.

 

1947 : Italie : début de l’opération gladio : 15 000 paramilitaires prêts à renverser l’’Etat italien.

1947-1949 : Grèce : Conseillers militaires contre la guerilla communiste.

 

1950 : Porto-Rico : Occupation.

 

1950-1953 : Guerre contre la Corée du Nord (2 millions de morts).

 

1953-1978 : Iran : La CIA installe le shah au pouvoir.

 

1954 : Guatemala : La CIA installe une dictature (répression : 150 000 assassinats).

1957-1986 : Haïti : Soutien aux dictatures de « Papa » et « Bébé Doc ».

 

1958 : Liban : Des milliers de marines protègent le gouvernement pro-US.

 

1960 : Congo : La CIA aide Mobutu à assassiner P. Lumumba et à prendre le pouvoir.

1960 : Embargo (illégal) contre Cuba.

 

1961 : Cuba : La CIA organise le débarquement de « la baie des cochons ».

 

1961-1972 : Guerre du Viet-Nam (des millions de morts).

 

1961-1972 : Bombardement du Laos et du Cambodge.

 

1964 : Les marines écrasent une insurrection au Panama.

 

1965 : Indonésie : La CIA organise et équipe le gouvernement pour réprimer les communistes : 700 000 victimes.

1965 : République dominicaine : intervention militaire (10 000 morts et 40%  de la population exilée).

1967 : Grèce : La CIA aide à l’’instauration de la dictature des colonels.

 

1970 : La CIA épaule les iraniens qui tentent d’’envahir Oman.

 

1970 : Les USA s’’impliquent militairement et diplomatiquement du côté d’’Israël.

11 septembre 1973 : La CIA installe Pinochet au pouvoir au Chili.

 

1975-1999 : Timor oriental : occupation indonésienne soutenue par les USA (1/3 de la population massacrée).

1975-1990 : Angola : soutien militaire à Savimbi (300 000 morts).

 

1977 : Congo : la CIA soutient un soulèvement contre Mobutu.

 

1979 : Vietnam : invasion par les khmers rouges, soutenus par les USA et la Chine.

1980-1988 : Irak : Soutien à Saddam Hussein dans la guerre Iran-Irak.

 

1980-1990 : Salvador : Intervention contre-insurectionnelle au côté de l’’armée et des escadrons de la mort (entre 70 et 100 000 morts, 600 000 réfugiés).

1981-1988 : Nicaragua : soutien et formation des milices contras à l’ « école des Amériques » (50 000 morts).

1982-1984 : Liban : Les soldats américains assistent sans réagir aux massacres des palestiniens orchestrés par les phalangistes (l’’invasion israëlienne fera 20 000 victimes).

1983 : Grenade : Invasion de Grenade, dite « invasion des banques ».

 

1986 : Lybie : Bombardements (centaines de victimes).

 

1987 : Iles Fidji : coup d’État soutenu par la CIA.

 

1989 : Philippines : l’’aviation américaine épaule l’’armée philippine dans ses opérations de répression.

1989 : Panama : 26 000 soldats américains attaquent leur ancien agent Noriega (centaines de victimes civiles).

Années 1990 : Colombie : guerre « anti drogue » et soutien au gouvernement (plus d’’un million de réfugiés).

1990-1994 : Kurdistan ouest :l’’armée turque armée et soutenue par les USA intensifie son action (milliers de villages détruits, napalm, 3 millions de déplacés ou sans abris, dizaines de milliers de blessés).

1991 : Guerre du golfe.

 

1991-2003 : Embargo contre l’’Irak (500 000 enfants morts sur 5 ans).

 

1991 : Haïti : un colonel formé aux USA, suivi par l’’armée entraînée par les américains, déclenche un coup d’’État.

 

1992 : Congo : Mobutu (de nouveau soutenu par la CIA) est renversé...

 

1994 : Haïti : intervention pour le retour du président Aristide, sous condition qu’’il ne se représente pas.

1998 : Soudan : bombardement d’’usines pharmaceutiques.

 

1998 : Bombardements sur l’’Irak.

 

1999 : Yougoslavie : Bombardement de la Serbie et du Kosovo, intensification de la répression serbe.

2002 : Afghanistan : Invasion après avoir soutenu les talibans pour un oléoduc...

2003 : Attaque contre l’’Irak.



Pakistan.

Généralités.

Nom officiel du pays : République islamique du Pakistan.

Création : fondé le 14 août 1947, le Pakistan entretient des relations très tendues avec l'Inde depuis sa création en raison, notamment, du partage entre ces deux pays du territoire du Cachemire.

Pays limitrophes : Chine, Inde, Iran, Afghanistan.

Superficie : 803 000 km2.

Nombre d'habitants : 163 902 000 (estimation pour 2007).

Démographie

Population (estimation INED, en millions)

157,9

 

Composition de la population (en %)

Pendjabis (50 %), Sindis (15 %), Pathans (Pachtounes, 15 %), Mohajirs (immigrés d''''Inde au moment de la partition et leurs descendants, 8 %), Baloutches (5 %), autres (7 %).

 

Population urbaine

34 %. Principales villes : Karachi (9,2 millions d''''habitants), Lahore (5 millions), Faisalabad (1,9 million), aggl. Islamabad-Rawalpindi (1,4 million).

 

Densité (hab./km²)

198,4

 

Espérance de vie (années)

62,9

 

Fécondité (nombre moyen d'enfants/femme)

4,27

 

Taux d'alphabétisation (%)

44

 

Croissance démographique annuelle (%)

2,0

Nom des habitants : Pakistanais.

Religions : musulmans 97 % (dont sunnites 74 %, chiites [dont 2 millions d'ismaéliens] 26 %), autres (chrétiens, hindous, ahmadis, parsis [zoroastriens], 3 %).

Capitale : Islamabad.

Langues : ourdou et anglais.

Monnaie : roupie pakistanaise.

Religions : musulmans 97 % (dont sunnites 74 %, chiites [dont 2 millions d'ismaéliens] 26 %), autres (chrétiens, hindous, ahmadis, parsis [zoroastriens], 3 %).

Capitale : Islamabad.

Arme de destruction massive : le Pakistan dispose de l'arme nucléaire, à l’instar de l’Inde (puissances nucléaires de fait [les cinq autres puissances nucléaires officielles étant la Chine, les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne et la Russie]). 

 

Nature de l'État : république à régime parlementaire.

Chef d’État : Asif Ali Zardari (né le 21 juillet 1956 à Nawabshah, Pakistan), élu président du Pakistan le 6 septembre 2008. Veuf de l'ancienne Premier ministre Benazir Bhutto (1953-2007).

Chef du gouvernement : Yousaf Raza Gilani (né en 1952 à Karachi, Pakistan).

Constitution : adoptée en 1973. Révisée en avril 1997 et en décembre 2003. La Constitution, suspendue le 15 octobre 1999 suite au coup d''''Etat du général Pervez Musharraf, le 12 octobre 1999. Chef de l''''état-major, Musharraf s''''est proclamé chef de l''''exécutif. Il a créé un Conseil de sécurité nationale (8 personnes), organe exécutif suprême.

En 1998, la charia et la sunna deviennent lois suprêmes ; il existe une Cour fédérale islamique chargée de veiller au respect de la charia. En mai 2000, la Cour suprême a validé le coup d''''Etat du 12 octobre 1999 en permettant au général Musharraf de rester au pouvoir pendant 3 ans.

Le Parlement islamique (Assemblée nationale, 237 membres élus pour 5 ans au suffrage universel, 20 sièges réservés à des femmes et 10 à des non-musulmans ; et Sénat, 87 membres élus pour 6 ans par les assemblées provinciales) a été dissolu par Musharraf le 15 octobre 1999. Cependant, les partis politiques ont été maintenus

Partis au pouvoir : Ligue musulmane du Pakistan (Pakistan Muslim League, PML-Q), Parti du peuple pakistanais (PPP, social-démocrate).Autres partis : Jamaat-i-Islami (JI, Alliance démocratique islamique, fondamentaliste sunnite).
Muttahida Majlis-e-Amal (MMA, alliance de six partis religieux islamiques, dont le principal parti est le Jamaat-i-Islami).
Muttahida Qaumi Movement (MQM, ex-Mohajir Qaumi Movement, parti des musulmans venus d'Inde lors de la partition, en 1947 ; formation dirigée depuis Londres).

Adhésions supranationales : OMC (Organisation mondiale du commerce), OCI (Organistion de la conférence islamique), IDB (Banque interaméricaine de développement), ADB (Banque pour le développement de l’Asie). . Le pays est composé de 4 Provinces : Pendjab, Sind, Province-de-la-Frontière-du-Nord-Ouest (NWFP) et Baloutchistan, chacune dotée d''''une Assemblée. Il existe également 2 Territoires : les Zones tribales (FATA, autonomes, situées dans la NWFP, mais en relation directe avec Islamabad) et le Territoire de la capitale. Le Pakistan administre également une partie du Cachemire, l''''Azad Kashmir, le "Cachemire libre", et les Territoires du Nord. Le Pakistan revendique la région du Cachemire de l''''Etat indien du Jammu-et-Cachemire. En 1998, la charia et la sunna deviennent lois suprêmes ; il existe une Cour fédérale islamique chargée de veiller au respect de la charia. En mai 2000, la Cour suprême a validé le coup d''''Etat du 12 octobre 1999 en permettant au général Musharraf de rester au pouvoir pendant 3 ans.

Le Pakistan a été réintégré dans le Commonwealth en mai 2004 après cinq ans d'exclusion..

http://www.courrierinternational.com/fiche-pays/pakistan

http://www.larousse.fr/encyclopedie/article/Le%20Pakistan%20:%20un%20pays%20en%20guerre%20et%20en%20faillite./11010250


 

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