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29/06/2011

n°582 - Journal de Palestine - 06-06 au 28-06 : Début - Merkel et Obama font bloc contre un Etat indépendant palestinien.


n°582 -    Journal de Palestine -  06-06  au 28-06 : Début - Merkel et Obama font bloc contre un Etat indépendant palestinien.


Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal de Palestine

n°582                                   06-06 au 28-06

C.De Broeder &  M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire

Tiré a part

Massacre à la frontière syrienne.

1 L’armée israélienne d’occupation commet un massacre à la frontière syrienne

2 18 Palestiniens tués, 277 blessés  par Tsahal sur le Golan, ?

3 Golan :  Moscou préoccupé par la mort des civils.

4 Nidal - Nakba : Le Figaro au garde-à-vous

Merkel et Obama font bloc contre un Etat indépendant palestinien.

Attef Hassan : Dix-huit années passées dans les prisons israéliennes.

1 Lutte pour la libération dans les  territoires occupés

Fin

2 Politique

3 Politique Internationale

4 Les voisins



Tiré a part

Massacre à la frontière syrienne.

1 L’armée israélienne d’occupation commet un massacre à la frontière syrienne

Au moins 20 manifestants ont été assassinés par les troupes israéliennes le long de la frontière syrienne, au cours d’une manifestation pro-palestinienne marquant « Le jour de la défaite » lors de la guerre de 1967.  

Cette vidéo retransmet également une interview très pénible et en direct de Mark Regev, porte-parole du gouvernement israélien et véritable Goebbels des temps modernes, qui n’hésite pas à mentir avec le pire des culots alors que les images transmises sont extrêmement explicites sur la violence et la sauvagerie des troupes d’occupation à l’égard des manifestants qui se sont approchés du territoire syrien sous occupation.

Les troupes israéliennes ont ouvert le feu le long de la frontière syrienne contre une foule de manifestants pro-palestiniens tentant de traverser la frontière [non-reconnue internationalement] entre les hauteurs du Golan sous occupation et la Syrie.

Au moins 20 manifestants ont été assassinés, dont un garçon de 12 ans, et 220 autres ont été blessés tandis qu’ils défilaient sur les hauteurs du Golan, a fait savoir aujourd’hui la télévision d’Etat syrienne.

La foule s’était approchée de la frontière, ce dimanche, un jour considéré comme « jour de la Naksa » ou « jour de la défaite », marquant le 44e anniversaire de la guerre de 1967 au cours de laquelle Israël a occupé la région.

Andrew Simmons d’Al Jazeera, rapportant depuis Jérusalem, dit que l’armée israélienne prétend avoir tiré en l’air et ne fait pas état de victimes.

« Bien que la télévision syrienne ait annoncé des morts, il n’existe aucun moyen de le vérifier pour l’instant », selon lui.

« Mais nous avons vu cette avancée d’un grand nombre de manifestants qui tentaient de traverser une ligne de barbelés, puis s’étaient retrouvés au milieu d’une zone de tranchées. »

Les manifestants, la plupart des jeunes gens, ont finalement réussi à passer à travers les bobines de fils de fer barbelés marquant la [soit-disant] frontière, entrant ensuite dans une zone tampon et rampant vers une seconde clôture gardée par les troupes israéliennes d’occupation.

A certains moments, des manifestants ont été vus évacuant un manifestant mort ou blessé.

Mustafa Barghouthi, un responsable politique palestinien indépendant, a déclaré à Al Jazeera : « Ce que nous avons vu sur les hauteurs du Golan, comme face au checkpoint à Jérusalem [aujourd’hui], se sont des manifestants palestiniens pacifiques réclamant leur liberté et la fin de l’occupation, qui est devenue la plus longue de l’histoire moderne. »

 « Et ils ont été confrontés à la terrible violence d’Israël. [Les soldats] ont tiré des coups de feu, envoyé des gaz lacrymogènes, des bombes assourdissantes et des grenades propulsant des produits chimiques dangereux contre les manifestants. »

« Ils nous ont également tabassés. J’étais un de ceux qui a été frappé aujourd’hui par les soldats israéliens alors que nous étions pacifiquement en train d’atteindre le checkpoint à Jérusalem. »

Ghayath Awad, un Palestinien de 29 ans qui a reçu une balle à hauteur de la taille, a déclaré depuis un hôpital à l’agence Associated Press : « Nous avons essayé de couper les barbelés quand les soldats israéliens ont commencé à tirer sur nous. »

Mohammed Hasan, un étudiant de 16 ans, blessé aux deux pieds, a déclaré : « Nous voulons à cette occasion rappeler à l’Amérique et au monde entier que nous avons le droit de retourner dans notre pays. »

Le Département d’État américain a exprimé sa préoccupation ( ?) face aux affrontements.

« Nous sommes profondément troublés par les événements qui ont eu lieu plus tôt aujourd’hui sur les hauteurs du Golan causant des blessés et des morts », a déclaré le Département d’Etat dans un communiqué.

[...]

Ces récentes manifestations ont pour but d’attirer l’attention sur le sort des réfugiés palestiniens qui ont été chassés de leurs foyers pendant la guerre de conquête de la Palestine par les sionistes en 1948.

Aujourd’hui, environ un demi-million de réfugiés palestiniens vivent répartis sur 13 camps en Syrie.

dimanche 5 juin 2011 - 21h:36

D’après Al Jazeera

http://english.aljazeera.net/news/m...
Traduction : Info-Palestine.net

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=10714

 

2 18 Palestiniens tués, 277 blessés  par Tsahal sur le Golan, ?

 Des soldats israéliens ont ouvert le feu dimanche sur des centaines de Palestiniens qui tentaient de pénétrer sur la partie du Golan conquise en 1967 par Israël, faisant 18 morts et 277 blessés, rapporte l'agence de presse officielle syrienne.

Selon la radio israélienne, un grand nombre de Palestiniens ont été victimes d'une mine antichar dont l'explosion a été déclenchée par un feu de broussaille à Kouneïtra, la principale ville du Golan, un des lieux de rassemblement des protestataires.

"Quiconque essaiera de franchir cette frontière sera tué", ont prévenu par haut-parleurs les militaires israéliens déployés face à la foule des Palestiniens qui entendaient marquer le 44e anniversaire du début de la guerre des Six-Jours.

Le 15 mai dernier, à l'occasion de la commémoration de la Nakba (la "grande catastrophe", aux yeux des Palestiniens, de la proclamation d'un Etat juif), des milliers de personnes avaient déjà tenté de forcer la ligne de démarcation à cet endroit, aux confins de la Syrie, du Liban et d'Israël. Treize d'entre eux avaient été tués par les militaires israéliens.

Rassemblés à nouveau à la suite d'un mot d'ordre diffusé sur le réseau social Facebook, les Palestiniens agitant des drapeaux nationaux ont notamment déferlé d'une colline surplombant le village druze de Majdal Chams pour se diriger vers les barbelés matérialisant la ligne de démarcation, aux confins du Liban, de la Syrie et du Liban.

C'est à ce moment que des tireurs d'élite israéliens positionnés en retrait ont ouvert le feu, a constaté un correspondant de Reuters, tandis qu'une chaîne de télévision israélienne, Channel 10, transmettait les incidents en direct. "C'était comme un tir aux pigeons", a raconté Fouad all Chaar, un agriculteur du village.

Le général Yoav Mordechaï, porte-parole de Tsahal, a déclaré que cette action de Tsahal "mesurée, ciblée et appropriée" était "un message ou quiconque cherche à violer les frontières souveraines d'Israël."

"A mon grand regret, des extrémistes cherchent à franchir nos frontières et menacent nos villes et nos compatriotes. Nous ne le tolérerons pas", a déclaré le Premier ministre Benjamin Netanyahu qui avait donné auparavant à l'armée des consignes de "retenue" mais aussi de "fermeté".

Aucun incident n'a été signalé le long de la frontière avec le Liban. En Cisjordanie, une centaine de manifestants ont marché en direction d'un point de contrôle israélien. Les soldats ont tiré des cartouches de gaz lacrymogène et la foule s'est dispersée. De source médicale palestinienne, on fait état de 14 protestataires blessés par des balles de caoutchouc.

Les responsables israéliens estiment que le président syrien Bachar al Assad a donné son feu vert aux marcheurs du Golan afin de détourner l'attention internationale de la répression sanglante des manifestations qui ébranlent son régime autoritaire depuis la mi-mars.

5 juin 2011

canempechepasnicolas.

 

3 Golan : Moscou préoccupé par la mort des civils.
La Russie est préoccupée par la mort des civils lors des manifestations en Cisjordanie le 5 juin dernier, a déclaré lundi le ministère russe des Affaires étrangères sur son site internet.
"Nous sommes profondément préoccupés par cette nouvelle vague de confrontation entre Palestiniens et Israéliens. Le plus inquiétant est le fait que de nombreux civils ont été tués ou blessés lors des récentes manifestations en Cisjordanie", a indiqué le ministère.
"Le 5 juin, des manifestations se sont déroulées en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, ainsi que dans plusieurs pays voisins d'Israël où il y a beaucoup de réfugiés palestiniens. Les manifestations ont été organisées à l'occasion d'un anniversaire de la guerre arabo-israélienne
de 1967. Tout comme le 15 mai 2011, les manifestants ont été les plus actifs près du plateau du Golan annexé par Israël. Les militaires israéliens ont ouvert le feu sur les manifestants palestiniens qui essayaient de franchir en force la ligne de cessez-le-feu", a rappelé le ministère.
Selon les médias, 14 manifestants ont été tués et plus de 200 autres blessés.
Moscou a appelé les deux parties à "faire preuve de retenue, à renoncer à l'usage de la force pour éviter l'escalade de la violence" avant d'insister sur la nécessite d'une reprise urgente des négociations palestino-israéliennes.
Lors de la Guerre des Six jours de juin 1967, l'Etat hébreu avait conquis la péninsule du Sinaï, rendue à l'Egypte en 1982, le plateau
syrien du Golan, la Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est (annexée depuis), et la bande de Gaza.

http://fr.rian.ru/world/20110606/189757401.html

 

4 Nidal - Nakba : Le Figaro au garde-à-vous

Le 15 mai dernier, les israéliens ont massacré au moins douze palestiniens qui manifestaient sans armes. Le jour suivant, le Figaro sortait l’artillerie lourde pour sauver l’honneur de l’armée israélienne.

Le Figaro - Israël : Nétanyahou promet de « défendre les frontières »

C’est un de ces grands moments qui fait que le journalisme français est admiré sur la planète entière.

Le titre d’abord :Israël : Nétanyahou promet de « défendre les frontières »

Ça n’est pas titré : « L’armée israélienne ouvre le feu sur des manifestants non armés et tue 12 personnes ». C’est titré directement du point de vue israélien.

Le chapeau résume :

Les violences de la journée palestinienne de la Nakba ont fait au moins douze morts à la lisière de Gaza, du Liban et sur le plateau du Golan.

Tournure classique : des violences font des morts. Pas « des soldats israéliens tuent des manifestants », ça pourrait donner l’impression d’un traitement inéquitable de l’information. Quand Israël tue des palestiniens, c’est la faute à pas de chance : « les violences de la journée palestinienne », voilà le vrai responsable.

Prenons bonne note de la volonté de se préparer des Israéliens, malheureusement au mauvais endroit (parce que quand ils sont préparés au bon endroit, comme par exemple en pleine mer, les Israéliens évitent de tirer dans le tas) :

Les Israéliens s’étaient préparés à des troubles dans les Territoires palestiniens. Ce sont les frontières qui se sont enflammées.

L’imprécision qu’on retrouve dans la plupart des médias français :

À l’occasion du jour de la Nakba, où les Palestiniens commémorent la catastrophe que fut pour eux la création de l’État d’Israël en 1948

Non, la Nakba, c’est l’épuration ethnique de la population arabe de Palestine par les israéliens, pas « la création de l’État d’Israël ». Épuration qui a eu lieu avant, pendant et après la proclamation de l’État israélien.

Et une autre imprécision :des manifestants ont tenté de pénétrer en Israël depuis le Liban, la Syrie et la bande de Gaza

Le plateau du Golan n’est pas « en Israël ». Sauf pour Israël, évidemment.

Pour ne pas dire les choses, la tournure classique :

Ils ont été accueillis par les tirs des gardes frontières israéliens, qui auraient fait au moins douze morts et plusieurs dizaines de blessés.

Ça n’a l’air de rien, mais c’est systématique. On n’écrit jamais « les gardes frontières ont tué douze personnes ». Quant il s’agit d’Israël, on écrit que « les tirs des gardes frontières auraient fait au moins douze morts » . La tournure est indirecte (ce sont les tirs qui font des morts, pas les gardes frontières), elle permet d’éviter l’intentionnalité directe (les bidasses ont pu tirer sans vouloir tuer, alors que la tournure « les bidasses ont tué des manifestants » ne permet plus cette distance) et est au conditionnel.

Vraiment, ici, la phrase est très alambiquée : « ont été accueillis par les tirs [...] qui auraient fait [...] douze morts ». Noter que, dans l’ensemble de cet article, il est fait mention de « gardes-frontières » israéliens, et jamais de « soldats ».

Répétons l’excuse qui a pourtant déjà introduit le paragraphe précédent (il est important pour un journal français de bien fournir, avec l’annonce d’un massacre perpétré par Israël, tous les arguments permettant de justifier ce massacre) :

Les Israéliens ont été pris par surprise.

Présentons, à nouveau, le point de vue exprimé par l’armée israélienne :

Et la police israélienne, nettement mieux préparée qu’il y a une dizaine d’années à faire face aux manifestations palestiniennes par des moyens non létaux, était prête à empêcher que ne dégénèrent les affrontements qui l’opposent régulièrement aux chebab, les jeunes Palestiniens.

Notez bien : « moyens non létaux », parce que nous sommes l’armée la plus je-ne-sais-quoi du monde. Et l’introduction inutile d’un mot arabe, « chebab », qui signifie simplement « les jeunes » en arabe. Tsahal contre les « chebab » : donnons de l’étrangeté à une information pourtant simple. Suggérons que « chebab », ça induit quelque chose de pas très net, qui justifie qu’on dise ça plutôt que « les jeunes » tout court (ça sonne un peu comme « shabiha », le seul mot arabe que l’on trouve actuellement dans les médias français pour désigner des milices pro-régime en Syrie).

Le troisième paragraphe, à nouveau, répète la justification déjà fournie dans les deux paragraphes précédents :

Mais les manifestants sont apparus là où on ne les attendait pas.

Des biens étranges manifestants...

Dimanche, plusieurs milliers de Palestiniens, arrivés par bus depuis l’intérieur de la Syrie se sont rassemblés devant la clôture

Je sens qu’on essaie de me faire passer un message... C’est d’ailleurs répété en intertitre :

Arrivés par bus

La phrase la plus explicite adopte à nouveau la tournure euphémisante classique :

Les gardes-frontières israéliens ont ouvert le feu sur les manifestants, tuant au moins quatre d’entre eux, et en blessant un nombre indéterminé.

Les gardes-frontières ont « ouvert le feu », et la conséquence est qu’il y a des morts. À nouveau, la tournure permet de laisser penser qu’ils ont « ouvert le feu » sans intention de tuer.

Tournure encore plus alambiquée pour le massacre de Maroun ar-Ras :

Malgré les tentatives de l’armée libanaise pour les empêcher d’atteindre la frontière, des dizaines d’entre eux ont attaqué à coup de pierres les gardes-frontières israéliens, qui ont riposté en ouvrant le feu à balles réelles.

Le journaliste offre ici une nouvelle justification : les manifestants (non armés, donc), ont « attaqué à coup de pierres », les israéliens ont « riposté ». Et l’euphémisme habituel : « en ouvrant le feu à balles réelles ».

Euphémisme qui conduit à cette phrase classique :

La fusillade aurait fait entre six et dix morts et plusieurs dizaines de blessés.

C’est donc « la fusillade » qui a fait des morts, et non l’armée israélienne. (Et au conditionnel, tant qu’on y est.)

Le paragraphe suivant est heureux de vous faire savoir ce qu’en pense Benyamin Nétanyahou, premier ministre israélien directement responsable du massacre :

Nétanyahou a insisté sur le fait que les manifestations n’avaient rien à voir avec les frontières de 1967, mais « visaient directement l’existence d’Israël ».

Choix étrange de l’expression « insisté sur le fait que... », alors qu’il ne s’agit pas d’un fait, mais d’une allégation saugrenue.

Le paragraphe qui suit est heureux de vous faire savoir ce qu’en pense... le brigadier général Yoav Mordechaï, l’un des porte-parole de l’armée israélienne. Comme ça, dites-donc, ça vous fait une sacré pluralité des points de vue.

« Nous assistons à des provocations orchestrées par l’Iran sur les frontières syriennes et libanaises, pour tenter d’exploiter les commémorations du jour de la Nakba », a-t-il assuré.

Et voilà, aucun point de vue arabe ou palestinien sur ce massacre. Les soldats israéliens tuent plus de dix palestiniens non armés, et le Figaro ne cite que des responsables israéliens. De plus, il le fait non pour leur demander des explications, mais uniquement pour leur permettre de justifier leur crime. À aucun moment, par exemple, le journaliste ne demande qui a donné l’ordre d’ouvrir le feu, ou s’il s’agit de règles d’engagement déjà définies (les gardes-frontières israéliens ont-ils l’autorisation d’ouvrir le feu, d’emblée, sur des manifestants non armés, y compris dans le territoire occupé du Golan ?).

Puis un paragraphe bien pratique :

À Tel-Aviv, un camionneur palestinien a jeté son véhicule contre un bus et des voitures, faisant un mort et plusieurs blessés, sans que l’on sache très bien si son geste était directement lié aux manifestations palestiniennes.

Le fameux « terroriste » arabe israélien, immédiatement arrêté, a prétendu que son pneu avait éclaté. Un détail qui n’intéresse pas le Figaro, qui préfère parler de « son geste », devenu dans l’article suivant « cette attaque ».

Mais bon, à ce stade, si l’armée israélienne le dit, c’est que c’est vrai. Alors, certes, on ne sait si « son geste était directement lié aux manifestations », et on omettra de préciser que le camionneur ne revendique pas un attentat et soutient qu’il s’agit d’un accident de la route, mais si on peut établir une sorte d’équivalence des « violences », on ne va pas se gêner.

Le paragraphe finale est, logiquement, épatant :les manifestations aux frontières d’Israël représentent un phénomène préoccupant pour les services de sécurité israéliens

Israël massacre 13 manifestants désarmés, mais c’est un phénomène préoccupant pour... les services israéliens. On peut difficilement condenser aussi clairement le racisme féroce des journalistes qui couvrent ainsi les crimes israéliens.

Terminons donc par une remarque finaude :

ces mouvements non armés sont beaucoup plus délicats à contrer que les tirs de roquettes, attentats et attaques d’organisations telles que le Hezbollah ou le Hamas, dont la violence justifie les mesures de représailles israéliennes.

Oui, vous avez bien lu : l’article du Figaro conclut que tous les autres crimes israéliens sont justifiés, et ça ne demande absolument aucune forme de discussion.

18 mai 2011

Source : Nidal


Merkel et Obama font bloc contre un Etat indépendant palestinien.

Le président américain et la chancelière allemande ont convenu, mardi, à la Maison Blanche, de bloquer la "création" d’un Etat indépendant palestinien.

Les deux parties ont mis l’accent sur la nécessité que représentaient les efforts destinés à empêcher "la naissance d’un Etat appartenant aux Palestiniens".

Au cours d’un point de presse commun, Obama,  a affirmé qu’il était contre tout effort, à l’ONU, visant à faire reconnaître un pays du nom de la Palestine.

Les deux parties ont, également, insisté sur la poursuite des pressions contre Kadhafi, jusqu’à ce qu’il se retire et quitte le pouvoir.

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=18&frid=18&eid=18846

 

Attef Hassan : Dix-huit années passées dans les prisons israéliennes.

Après dix-huit années passées dans les prisons israéliennes, le Palestinien Attef Hassan vient enfin de goûter à la liberté ; il n’arrive pas à s’en remettre. On ne pourrait pas oublier si facilement, avec une baguette magique, dix-huit ans derrière les barreaux d’une inhumaine occupation, l’occupation israélienne.

Quelques jours seulement se sont écoulés depuis qu’il a quitté la prison d’An-Naqab, dans le désert d’An-Naqab. Et dès qu’il a dépassé le point de passage Beit Hanoun (Erez), au nord de la bande de Gaza, ses parents et ses amis l’ont habillé en militaire. Ils voulaient dire à tout le monde que c’était un résistant qui retournait de nouveau à sa patrie.

A côté de sa maison, dans le village d’Al-Mighraqa, au sud de la bande de Gaza, une tente a été installé pour fêter la libération d’Attef Hassan. Il reçoit ceux qui viennent le féliciter.

L’inspection nocturne

Les dix-huit ans d’incarcération, Attef Hassan les a passées dans plusieurs prisons centrales israéliennes ; la dernière prison était celle du désert de Naqab, où il a été pendant quatre ans.

L’agence Quds Press rapporte d’Attef Hassan : « Ce qui embête trop les captifs internés à An-Naqab, ce sont les inspections nocturnes que les l’administration pénitentiaire pratique, sous prétexte qu’elle cherche des téléphones portables dans les affaires des captifs ».

Cette inspection nocturne est pratiquée dans toutes les prisons israéliennes. Récemment, des unités des forces spéciales ont attaqué la prison de Hidarim, sous le même prétexte.

La grève des captifs

Depuis des années et des années, des milliers de captifs palestiniens survivent dans les prisons israéliennes, dans des conditions intenables.

Beaucoup d’entre eux sont isolés depuis longtemps. Une tension palpable infeste les prisons israéliennes.

Contre ces conditions d’incarcération, les captifs palestiniens ont mené plusieurs grèves de la faim ces derniers mois. Et actuellement, ils entament une grève ouverte pour en finir avec le problème des captifs isolés.

En effet, depuis plus de sept ans, quinze captifs palestiniens souffrent d’un isolement total, selon les captifs Hassein Salama et Jamal Abou Al-Hayja. Il y a aussi le captif Mahmoud Atton. Etant isolé dans une petite cellule, son état de santé psychologique s’est bien détérioré.

Mais cette grève a besoin de vraies actions collectives de l’extérieur, d’un véritable appui de la société palestinienne. Les activités actuelles ne sont pas bien suffisantes, dit Hassan.

Etant un centre de détention et non une prison, An-Naqab est normalement meilleure, dit Hassan ; mais les 1200 captifs ont aussi le droit à des agressions sans fin.Et récemment, les factions palestiniennes se sont réunies dans les prisons. Les captifs palestiniens cherchent leur liberté et attendent que la transaction d’échange se réalise dans les meilleures conditions.

Dix-huit ans derrière les barreaux

Hassan s’arrête un peu, puis il raconte les dix-huit ans passés derrière les barreaux des occupants israéliens. Chaque stade de ces dix-huit années était pour lui une nouvelle expérience, mais « la vie dans la prison d’An-Naqab est un peu différente des prisons centrales. J’ai beaucoup profité des rondes de conférences. Dans cette prison, les captifs ont un programme culturel continu ».

Et quand il est revenu chez lui, il a vu le monde différent : « C’était une surprise, surtout les gens ont changé, les enfants sont devenus des hommes ».

La dernière semaine

Attef Hassan avait fini sa période de condamnation, mais les occupants israéliens ont retardé sa sortie, prétextant des fêtes juives. Ils veulent jouer avec lui une guerre psychologique.

On l’a gardé une semaine supplémentaire pour une raison bizarre ; les occupants israéliens ont une loi bizarre : « Il faut garder 2000 prisonniers ». Les occupants israéliens ne libèrent personne, ils appliquent leurs lois futiles !

16 juin

http://www.palestine-info.cc/...



1 Lutte pour la libération dans les  territoires occupés

Au jour le jour

La réconciliation palestinienne bute sur le sort du Premier ministre Fayyad
La réconciliation palestinienne bute sur le choix du chef du gouvernement d’indépendants, pour lequel le Fatah du président Mahmoud Abbas soutient le Premier ministre Salam Fayyad, favori de la communauté internationale, rejeté par le Hamas.
  Les discussions prévues mardi au Caire entre les deux mouvements sur la formation du chef de cet exécutif transitoire et l’application des autres clauses de l’accord de réconciliation conclu le 27 avril s’annoncent par conséquent délicates.
  Une délégation du Fatah, dirigée par Azzam al-Ahmad, a quitté dimanche Ramallah, le siège l’Autorité palestinienne, pour l’Egypte afin de discuter avec le Hamas de la composition du gouvernement et de la question du Premier ministre avec l’espoir d’"arriver à un accord le plus tôt possible".

  Après des semaines de délibérations, le Comité central du Fatah s’est
prononcé pour M. Fayyad, un indépendant, s’attirant le refus sans surprise du Hamas, favorable à un Premier ministre de la bande de Gaza, qu’il contrôle.
  "Lors d’une réunion samedi soir au quartier général de la présidence palestinienne (à Ramallah), nous avons décidé de présenter Salam Fayyad à la tête du gouvernement palestinien" de transition, a affirmé à l’AFP un membre du Comité central du Fatah sous couvert de l’anonymat.  "Le Hamas a déjà informé le Fatah au cours de leur dernière réunion (les 16 et 17 mai au Caire, NDLR) qu’il rejette le choix de Salam Fayyad", a répliqué le Hamas, par la voix de son porte-parole à Gaza, Sami Abou Zouhri, en soulignant que "tout chef de gouvernement doit être choisi par consensus".  Le choix de M. Fayyad rassurerait la communauté internationale sur l’orientation du gouvernement d’indépendants, bien que le mandat de celui-ci se résume essentiellement à organiser des élections d’ici mai 2012 et à engager la reconstruction de la bande de Gaza, sinistrée par l’opération israélienne "Plomb durci" de décembre 2008/janvier 2009.
 Le président américain Barack Obama a qualifié le 22 mai la réconciliation Fatah/Hamas d’"énorme obstacle à la paix", tandis qu’Israël, qui refuse de "négocier avec un gouvernement soutenu par la version palestinienne d’Al-Qaïda", en allusion au Hamas, a retardé la rétrocession en mai des fonds qu’il perçoit pour le compte de l’Autorité palestinienne, à titre de "carton jaune".
  M. Abbas a rappelé à maintes reprises que depuis 1993 la conduite des pourparlers avec Israël revenait à l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), qu’il préside, dont le Hamas ne fait pas partie.
  Les autres membres du Quartette sur le Proche-Orient (Etats-Unis, Union européenne, ONU, Russie) ont en revanche accueilli favorablement la réconciliation palestinienne comme un facteur de paix, le ministre français des affaires étrangères Alain Juppé jugeant lundi dernier à Washington nécessaire de "favoriser tout ce qui peut faire évoluer le Hamas".
  Au-delà de la question théorique des négociations, suspendues depuis plus de huit mois sans perspective de reprise, et qui ne dépendent pas du gouvernement, la communauté internationale se préoccupe de la préservation de l’héritage de M. Fayyad, crédité par les donateurs d’avoir assaini les finances de l’Autorité palestinienne.
  Victime d’un malaise cardiaque lors d’une visite privée aux Etats-Unis en mai, M. Fayyad s’est attiré depuis deux ans les éloges du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale, qui ont conclu récemment que les Palestiniens étaient désormais prêts à gérer un Etat.
  En cas de blocage persistant sur son nom, un candidat de compromis pourrait néanmoins émerger.
  Le 30 mai, le président du Fonds d’investissement de Palestine et conseiller économique de M. Abbas, Mohammad Moustapha, n’a pas exclu d’assumer les fonctions de Premier ministre si elles lui étaient proposées, une candidature à laquelle le Hamas n’a pas jusqu’à présent mis son veto.

12 juin
http://www.aloufok.net/spip.php?article4561

 

 

Lavrov : Statut de Jérusalem ? : Délimitation des frontières avant.
La définition du statut de Jérusalem ne sera possible qu'après la délimitation territoriale entre Israéliens et Palestiniens et le règlement du problème des réfugies, a estimé dimanche le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov.
"Le problème du statut de Jérusalem ne sera pas résolu avant la délimitation territoriale et le règlement du problème des réfugies", a déclaré le ministre dans une interview à la radio Echo de Moscou.
M.Lavrov a exposé la vision russe d'une la décision sur le statut de la ville: "Jérusalem-Ouest serait israélien, Jérusalem-Est palestinien, et les lieux saints ne pourraient sans doute se trouver que sous le contrôle international".
"Cela doit faire partie d'un règlement général quand Palestiniens et Israéliens s'entendront sur leurs frontières avec des échanges amiables de territoires", a-t-il souligné.
Selon, M.Lavrov, "nul ne s'attend évidemment à ce que l'Etat hébreu détruise ses grandes colonies de peuplement, mais les Palestiniens doivent recevoir en échange quelque chose de pareil".
Les Palestiniens plaident pour le retrait des troupes israéliennes des territoires palestiniens occupés suite à la guerre de 1967, où ils envisagent de créer leur Etat avec Jérusalem-Est pour capitale.
Mais Israël déclare qu'il n'autorisera jamais la partition de Jérusalem qui restera pour toujours la capitale unie de l'Etat hébreu
.

http://fr.rian.ru/world/20110605/189743230.html

 

Bolton : « Les Etats-Unis doivent arrêter l’initiative de l’Autorité palestinienne en cessant le financement à l’ONU ». 

Les menaces formulées par l’ex ambassadeur américain à l’ONU, John Bolton ont déclenché une vaste polémique. Le trop israélophile Bolton et possible candidat à la présidence américaine plaide en faveur d’une interruption pure et nette des aides américaines à l’Onu si son Assemblée générale prévue pour le mois de septembre osait reconnaitre le droit des palestiniens à un état indépendant.
Bolton préconise l'adoption d'une loi par le Congrès pour enrayer le financement de l'ONU et la reconnaissance par celui-ci de l'Etat Palestinien avec des frontières sur la base des lignes temporaires d'armistice de 1949. "M. Obama ne fera probablement rien de quoi que ce soit à ce point décisif, ce qui explique pourquoi de nombreuses personnes aux Etats-Unis et en Israël restent considérablement préoccupées par ce dernier stratagème diplomatique palestinien" . Bolton a signifié que "bien que l’ONU reconnaisse l’Autorité palestinienne, cela ne veut pas dire qu’elle aurait l’adhésion à l’Organisation des Nations Unies, cela serait néanmoins un grand succès palestinien ".
"Dès 1988, l’Organisation de Libération pour la Palestine avait publié une déclaration d’indépendance et changé le nom de sa délégation d’observateur aux Nations Unies d'OLP par Palestine. Par la suite, les Palestiniens ont fait campagne pour rejoindre des organismes des Nations Unies, tel que l’Organisation Mondiale de la Santé, en soutenant que les chartes de l’agence de l’ONU permettent l’admission des Etats en tant que membres, l’admission de la Palestine serait la preuve qu'elle aussi, était un Etat ", a expliqué Bolton .
Il a ajouté qu’à cette époque le Secrétaire d’Etat James Baker avait averti publiquement que : "Je vais recommander au Président des Etats-Unis de ne pas financer d’autres contributions, volontaires ou évaluées, à toute organisation internationale qui effectue tout changement dans le statut de l’OLP en tant qu’organisme observateur ". Bolton a poursuivi : "En déjouant la campagne de l’OLP, la déclaration de M. Baker a sonné le glas de la poussée d’indépendance Palestinienne". "Le Congrès devrait légiférer de manière générale en stipulant que toute action de l’ONU visant à reconnaître ou autoriser un Etat palestinien se traduirait par une cessation de toutes contributions des Etats-Unis à l’organisme fautif ".
S’il est vrai que la perspective d’une mise au pain sec de l’Organisation inquiète, certains analystes posent une bonne question : sans l’aide américaine, l’Onu ne sera-t-elle pas en mesure de respirer mieux, d’agir plus indépendamment ? Questions à méditer.

Farid Merrad

 06/06/2011

 French Irib/Agences/MF

http://www.alterinfo.net/notes/ 


 

n°582 - Journal de Palestine - 06-06 au 28-06 : Fin - Merkel et Obama font bloc contre un Etat indépendant palestinien.


n°582 -    Journal de Palestine -  06-06  au 28-06 : Fin - Merkel et Obama font bloc contre un Etat indépendant palestinien.


Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal de Palestine

n°582                                   06-06 au 28-06

C.De Broeder &  M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire

Tiré a part

2 Politique

3 Politique Internationale

4 Les voisins




2 Politique

a) Politique Palestinienne

MM Abbas & Haniyeh.

Abbas juge "acceptable" l'initiative de Paris

Le chef de la diplomatie française a proposé l'organisation d'une conférence de paix afin de relancer les négociations.

Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a réservé un accueil prudent samedi à la proposition de Paris d'accueillir les négociateurs palestinien et israélien pour tenter de réanimer le processus de paix au Proche-Orient. Le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, espère débloquer le dialogue entre les deux parties afin d'éviter une confrontation en septembre autour de la reconnaissance d'un État palestinien lors de l'Assemblée générale des Nations unies.

"Nous estimons que sur le principe cette initiative est acceptable", a déclaré Mahmoud Abbas, deux jours après sa rencontre avec le chef de la diplomatie française. Le plan français "reprend la vision du président Obama qui prévoit un État (palestinien) sur les lignes de 1967 avec des frontières avec Israël, l'Égypte et la Jordanie." Le plan évoqué avec Alain Juppé jeudi à Ramallah prévoit qu' "aucune partie ne pourra mener des actions unilatérales", a-t-il ajouté. Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, qui n'a pas encore officiellement réagi à la proposition française, a exclu tout retour aux frontières de 1967 comme base d'un accord de paix avec les Palestiniens. Au terme de la guerre des Six-Jours de 1967, Israël s'est emparé de la Cisjordanie, de la bande de Gaza et de Jérusalem-Est.

Un optimisme "léger"

"Je mentirais si je disais que j'étais très optimiste. Je suis légèrement optimiste", a déclaré le ministre français. La France a proposé que les deux parties se rencontrent fin juin ou début juillet à Paris pour tenter de relancer les pourparlers de paix suspendus depuis l'expiration d'un moratoire israélien sur les nouvelles constructions dans les colonies de Cisjordanie occupée. Les Palestiniens comptent demander la reconnaissance unilatérale d'un État palestinien en septembre à l'ONU si la situation ne sort pas de l'impasse d'ici là. Israël craint que cette reconnaissance ne l'isole encore davantage et les États-Unis ont d'ores et déjà fait part de leur opposition à ce projet.

La France n'a pas encore décidé si elle soutiendra la demande des Palestiniens, a indiqué Alain Juppé. "Nous sommes convaincus que s'il ne se passe rien d'ici au mois de septembre, la situation sera difficile pour tout le monde au moment de la réunion de l'Assemblée générale des Nations unies", a-t-il dit à l'issue d'un entretien avec le Premier ministre palestinien, Salam Fayyad, à Ramallah cette semaine. "Il me semble qu'il faut éviter d'en arriver là, et que la seule façon d'éviter d'en arriver là, c'est ce que nous proposons, c'est-à-dire de retourner à la table des négociations."

Le Point.fr

Publié le 04/06/2011–

http://www.lepoint.fr/monde/proche-orient-abbas-juge-acceptable-l-initiative-de-paris-04-06-2011-1338337_24.php


Sur le terrain.

Les milices d’Abbas enlèvent trois partisans du Hamas et en présentent deux à un tribunal militaire.

Les services de sécurité d’Abbas poursuivent leurs vagues d’enlèvements des partisans du Hamas. Ils ont enlevé trois d’entre eux à Naplouse et Selfit, et deux ont été présentés à un tribunal militaire.

Selon des sources locales jeudi, la dite « sécurité préventive » a enlevé l’ex-détenu Oussama Saleh Shahin, propriétaire d’un centre d’examens médicaux dans la ville.

A Naplouse, les services d’Abbas ont enlevé deux jeunes palestiniens ; Riad Shakukani et l’ex-détenu Raed Sharif. Les renseignements généraux ont également convoqué l’ex-détenu, le professeur Omar Jibrini du camp de Balata, à l’est de Naplouse.

De plus, les services de sécurité à Naplouse ont présenté au tribunal militaire les deux frères, Anas et Abdullah Jawdallah, deux anciens détenus enlevés dès leur libération des prisons de l’occupation. Ils sont les frères du martyr Ahmad Jawdallah, et les enfants de la martyre Souad Snoubar.

La sécurité préventive a libéré Abd al-Nasser Rabi de Qalqilya  après le report de son jugement dans 48 heures

09/06/2011

 

Hamas condamne fermement l'attaque contre le député Mouna Mansour.

Le Hamas a fermement condamné l'attaque contre le député Mouna Mansour et les manifestants parmi les familles des détenus politiques, considérant que cet acte représente une violation de l'immunité des députés du Parlement palestinien et une atteinte à la liberté d'expression, d'opinion et de manifester pacifiquement, ce qui est le droit du citoyen palestinien.

En commentaire à l'agression de la députée au Conseil législatif palestinien, Mouna Mansour, par les agents des services de sécurité en Cisjordanie, une source haut placée au mouvement a déclaré lundi que "la répression des manifestants parmi les familles des détenus politiques dans les prisons de l'Autorité palestinienne, en les empêchant de prendre la parole, pose de nouveaux obstacles devant l'accord de réconciliation palestinienne et représente un mépris de la part de ces services pour tout ce qui est lié à cet accord".

Le mouvement du Hamas a appelé le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, à donner des directives pour faire cesser ces pratiques et la libération immédiate des détenus politiques, et à mettre un terme aux arrestations et aux convocations.

15/06/2011

Palestine-info.cc 

 


Les grandes manœuvres

Le Fatah soutient Fayyad, le Hamas non

Le comité central du mouvement palestinien Fatah a choisi Salam Fayyad comme candidat au poste de premier ministre du gouvernement de transition, a-t-on appris dimanche auprès du Fatah à Ramallah (Cisjordanie).  "Lors d'une réunion hier soir au quartier général de la présidence palestinienne (à Ramallah), nous avons décidé de désigner Salam Fayyad à la tête du gouvernement palestinien" de transition, a affirmé à l'AFP un membre du comité central du Fatah sous couvert de l'anonymat. Une décision rejetée par le Hamas.
Salam Fayyad, un économiste indépendant qui a la confiance de la communauté internationale, est actuellement le Premier ministre de l'Autorité palestinienne.
Le Fatah et son rival du Hamas, le mouvement islamiste au pouvoir à Gaza, doivent se retrouver mardi au Caire pour discuter de la formation du prochain gouvernement interpalestinien.

12/06

AFP



b) Politique Israélienne

Netanyahu & Lieberman

Netanyahu veut réunir 30 pays à l’ONU contre l’Etat palestinien.  

Le Premier ministre Netanyahu a indiqué vouloir réunir "une majorité morale" d'au moins trente pays hostiles à la reconnaissance par l'ONU d'un Etat palestinien dans les frontières de juin 1967, ont indiqué mercredi les médias israéliens.
"D'ici septembre, nous voulons œuvrer à réunir de 30 à 50 pays qui diront +non+ à la reconnaissance unilatérale d'un Etat palestinien par l'Assemblée générale de l'ONU (...) Il s'agira d'une majorité morale", a dit Netanyahu mardi soir, selon les médias israéliens, lors d'une rencontre avec le président du Parlement européen Jerzy Buzek.
"Si les Palestiniens obtiennent la reconnaissance de leur Etat par l'ONU, ils auront ensuite des difficultés à accepter par la voie de la négociation les compromis indispensables pour conclure un accord de paix" avec “Israël”, a prétendu Netanyahu.
Interrogé par l'AFP, un haut responsable israélien a rapporté sous condition d'anonymat qu'"Israël est victime des majorités automatiques à l'Assemblée générale de l'ONU, et multiplie donc les efforts pour qu'une majorité morale de pays démocratiques s'oppose aux démarches unilatérales en vue de la reconnaissance d'un Etat palestinien".
Les socialistes français appellent Paris et l'UE à reconnaître l'Etat palestinien 
Le Parti socialiste français (opposition) a appelé mardi la France à "reconnaître l'Etat palestinien" et à "faire tous les efforts possibles pour que l'Union européenne défende cette reconnaissance à l'occasion de la prochaine Assemblée générale" de l'ONU.
Le PS "considère que la France et l'Europe doivent sans attendre, et au premier rang, oeuvrer à une solution de paix juste, globale et durable dans cette région du monde. La session annuelle de l'Assemblée générale de l'ONU en septembre prochain doit en être une étape décisive", dit le parti dans un communiqué.
"Le conflit israélo-palestinien ensanglante le Proche-Orient depuis trop longtemps. Il déstabilise la région et nourrit les extrémismes bien au-delà de ses limites", poursuit le PS.
Les Palestiniens ont l'intention de porter la création et la reconnaissance de leur Etat d'abord au Conseil de sécurité de l'ONU, où ils s'attendent à un veto américain, puis à l'Assemblée générale, où les grandes puissances ne disposent pas d'un droit de veto.

15/06/2011

Al Manar



Sur le terrain.

103 maisons palestiniennes détruites en 2011

Israël a démoli en moins de six mois en 2011 plus d'habitations palestiniennes que sur toute l'année 2010

C'est ce qu'a affirmé mercredi l'organisation israélienne de défense des droits de l'Homme B'Tselem.
Les autorités d'occupation israéliennes ont détruit en l'espace d'une semaine, les 14 et 21 juin, une trentaine de structures d'habitation en Cisjordanie, dans la vallée du Jourdain (est) et la région d'Hébron (sud).

Chiffre relevé par lles organisations B'Tselem et Human Rights Watch (HRW), les deux organisations appelant à l'arrêt des démolitions.
103 structures détruites abritant 706 Palestiniens, dont 341 mineurs

Dans un communiqué, B'Tselem indique que, selon son décompte, "103 structures d'habitation" abritant 706 Palestiniens, dont 341 mineurs, ont été démolies.
Par comparaison, en 2010, l'ONG avait recensé 86 destructions de ce type, qui avaient privé de foyer 472 Palestiniens, dont 223 mineurs.
De son côté, HRW précise dans un communiqué que les destructions le 14 juin dans la région de Jéricho ont abouti au déplacement de 100 personnes et celles du 21 juin de 40 personnes dans deux localités proches de Toubas, dans le nord-est de la Cisjordanie.
D'après les données de l'ONU, qui suit un mode de calcul distinct de celui de B'Tselem, Israël  avait démoli en 2011 en Cisjordanie 207 structures appartenant à des Palestiniens, tous types confondus, provoquant le déplacement de 459 personnes, soit un doublement des destructions et un triplement du nombre de sans-logis par rapport à la même période en 2010, souligne HRW.
Des démolitions contraires à la Convention de Genève

"Le droit de l'occupation applicable à la Cisjordanie interdit aux forces israéliennes de détruire des propriétés privées palestiniennes et d'évacuer des civils à moins que leur propre 'sécurité' ou des 'raisons militaires impératives' ne l'exigent", rappelle l'organisation, citant la Quatrième Convention de Genève.
L'argument de l'administration militaire israélienne selon laquelle ces structures ont été édifiées sans permis des autorités d'occupation ne suffit donc pas à justifier ces opérations,

Selon HRW.& FTV avec agences :

 

Les bulldozers de l’occupation rasent près de 100 tombes dans le cimetière de Maman-Allah à al-Qods.

La Fondation d’Al-Aqsa pour les Legs pieux et le patrimoine a révélé dans une dépêche urgente dimanche à l’aube que les forces d’occupation et ses bras exécutifs représentés par la mairie sioniste d’al-Qods ont, la nuit de samedi à dimanche, rasé et détruit une centaine de tombes dans le cimetière islamique et historique de Maman-Allah à al-Qods.

La Fondation a déclaré avoir reçu un appel du Shaikh Ali Abou Shaykha, conseiller du Mouvement islamique dans les territoires palestiniens pour les affaires d’al-Qods et d’al-Aqsa, qui l’informait de l’existence d’informations sûres selon lesquelles des bulldozers menaient des opérations de rasage du cimetière de Maman-Allah. Il a ajouté que le crime sioniste a commencé à 23 heures samedi.

Elle a poursuivi : « Trois bulldozers et deux camions chargés de grandes caisses métalliques, avec la participation d’une vingtaine d’ouvriers, ont démoli et rasé près de 100 tombes du cimetière de Maman-Allah, dans trois endroits différents de ce qu’il reste du cimetière. Le premier dans la zone est, le deuxième à l’est de Barakat Maman-Allah, et le troisième dans la zone ouest, en plus de l’endroit sur lequel la fondation sioniste prévoie de construire le prétendu Musée de la Tolérance ».

La Fondation a ajouté que les bulldozers détruisaient les tombes et remplissaient les coffres des camions, ou les rassemblaient pile par pile pour les transporter dans les caisses métalliques. Lorsque les médias arabes commencèrent à arriver sur les lieux pour filmer le crime, la municipalité hébreu et ses équipes se sont retirées rapidement.

La Fondation a confirmé que le crime sioniste durait depuis près de trois heures, depuis l’aube de dimanche. Elle a pris des photos et filmé lorsqu’une équipe de la fondation est arrivée à deux heures du matin pour constater le crime et son ampleur.

La Fondation d’al-Aqsa a indiqué que le prétendu Tribunal de district avait reçu une pétition il y a un mois contre la démolition des tombes du cimetière de Maman-Allah, concernant la demande présentée par des parties sionistes, dont la mairie d’occupation d’al-Qods et le prétendu Département des terres d’Israël. Le tribunal avait approuvé la poursuite du crime de démolition et de rasage du cimetière de Maman-Allah, puisque les sociétés sionistes avaient déjà démoli et rasé près de 300 tombes en août 2010. Cela, après que la Fondation d’Al-Aqsa avait procédé à la restauration et la réparation d’un millier de tombes en ruines à cause des attaques sionistes répétées contre le cimetière.

Il faut rappeler que le cimetière de Maman-Allah à al-Qods est le plus grand et le plus ancien cimetière islamique de la ville. Sa superficie est de 200 dunums, et il subit depuis 1948 des crimes fréquents par la société sioniste qui a transformé une grande partie en jardin national nommé « Jardin de l’Indépendance », et y a construit des rues, des hôtels et des parkings sur d’autres parties du cimetière dont il ne reste qu’environ 24 dunums. De plus, l’occupation compte ces derniers jours sur 3 plans ciblant le cimetière, avec la construction du prétendu Musée de la Tolérance, du complexe de tribunaux sionistes, et un autre parking de voitures. 

27/06/2011

Palestine-info.cc


Pays corrompu cherche …

Un colon israélien soupçonné d’avoir tué un Palestinien en janvier passe devant un tribunal.
Un colon israélien soupçonné d’avoir tué un Palestinien dans le nord de la Cisjordanie en janvier a comparu hier devant un tribunal israélien, qui l’a assigné à résidence jusqu’à la prochaine audience dimanche. Le suspect, âgé de 26 ans et dont l’identité n’a pas été révélée, est soupçonné d’avoir tué un Palestinien de 18 ans le 27 janvier à Irak Burin, théâtre de heurts fréquents entre Palestiniens et colons, près de la ville de Naplouse. Selon les documents présentés au tribunal, le suspect, étudiant en économie et originaire de l’implantation d’Alon Shvout dans le sud de la Cisjordanie, a été interpellé mercredi à Jérusalem où il résidait récemment.

Durant l’interrogatoire, il a reconnu avoir tiré vers Oudaï Maher Qadous, mais a invoqué la légitime défense, affirmant que la victime lui avait jeté des pierres.

17-06

http://www.lorientlejour.com/numero/4563/article/708551/_Israel_poursuit_sa_campagne_d'arrestations_de_deputes_du_Hamas.html


Situation dans les geôles israéliennes

Israël poursuit sa campagne d’arrestations de députés du Hamas par l’arrestation de Samir al-Qadi, député de Hébron.
L’armée israélienne a arrêté hier un député du mouvement islamiste palestinien Hamas en Cisjordanie, a-t-on appris de sources concordantes. Samir al-Qadi, député de Hébron, dans le sud de la Cisjordanie, a été arrêté dans la nuit à son domicile, ont précisé des sources des services de sécurité palestiniens, ajoutant qu’il avait été libéré en novembre 2009 après avoir passé trois ans et demi dans une prison israélienne.
L’armée israélienne a confirmé cette arrestation, sans en révéler les motifs.

Au total, 13 députés du Hamas, vainqueur des dernières élections palestiniennes en janvier 2006, ont été arrêtés par l’armée israélienne en Cisjordanie depuis octobre, ainsi que deux anciens ministres du mouvement.

Près de la moitié de ces arrestations (7 sur 15) ont eu lieu depuis l’accord de réconciliation conclu le 27 avril au Caire entre le Hamas et le Fateh, parti du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas. Au total, 15 des 74 députés du Hamas, sur 132 membres du Conseil législatif palestinien, sont actuellement détenus par Israël.

17-06

http://www.lorientlejour.com/numero/4563/article/708551/_Israel_poursuit_sa_campagne_d'arrestations_de_deputes_du_Hamas.html



c) Usa (le parrain)

1 Obama

Obama prévoit des désaccords « tactiques » avec Israël.
Le président Barack Obama a prévenu que des désaccords « tactiques » dans la façon d’appréhender le processus de paix au Proche-Orient pourraient menacer les relations entre Israël et les États-Unis, même si les liens entre les deux pays sont « incassables ».

M. Obama s’exprimait lors d’une soirée organisée lundi par les « Amis démocrates d’Israël » pour lever des fonds dans la cadre de la campagne présidentielle de 2012 de l’actuel locataire de la Maison-Blanche. Il a déclaré que les liens qui unissent Washington et Israël ne peuvent être rompus quelle que soit la difficulté des temps à venir.
« Ce qui est vrai aussi, c’est que les États-Unis comme Israël vont devoir regarder ce nouveau paysage avec un regard neuf », a déclaré le président américain en évoquant le changement de donne diplomatique dans la région induit par le « printemps arabe ». « Continuer à faire les même choses que nous avons faites en espérant que cette fois-ci cela fonctionne, ça ne va pas être suffisant », a-t-il avancé, ajoutant : «
Il va nous falloir faire preuve d’imagination et il va falloir nous engager. Il va falloir que nous mettions en avant les meilleures impulsions au Moyen-Orientet que les moins bonnes soient anéanties. »
http://www.lorientlejour.com/category/Moyen+Orient+et+Monde/article/709200/Obama_prevoit_des_desaccords_%3C%3C+tactiques+%3E%3E_avec_Israel_.html


2 Les grandes manœuvres

LE COMBAT OBAMA – NETANYAHU : LA REVANCHE

De nombreux commentateurs sportifs ayant assisté à la dernière confrontation Obama-Netanyahu ont déclaré le pugiliste Netanyahu vainqueur par KO technique, surtout après le 4e round dans la salle du Congrès américain que le lutteur sioniste a remporté haut la main.

Tous ces analystes oublient simplement que ce n’était qu’un combat qui appelle un match-revanche qui lui n’aura lieu qu’après 2012, suite à la réélection possible d’Hussein Obama comme aiment l’appeler les évangélistes américains.

Passons en revue les quatre premiers rounds de ce récent combat singulier.

Le 13 mai, George Mitchell, l’émissaire spécial de Barack Obama au Moyen-Orient démissionne, suite à l’échec de sa mission soi-disant de paix. « En fait, c’est un constat d’échec pour ce diplomate chevronné, qui tire un mauvais bilan de ses deux années à tenter de briser l’impasse entre Israéliens et Palestiniens. Navettes, entretiens, pressions, compromis…

Tout y est passé, en vain. Georges Mitchell n’a pas réussi à relancer le processus de paix, pas même à réunir les deux parties face à face autrement que pour des « photos », des séances photos sans lendemain comme le Proche-Orient en a tant connues. » (1)

Quand Barack a été élu à la présidence américaine, il avait sincèrement le projet de régler l’affaire palestinienne selon le point de vue américain évidemment, c’est-à-dire d’amener le leadership palestinien accrédité par Washington (L’Autorité sans autorité) à imposer d’autres compromis honteux au peuple palestinien en récompense de quoi lui, le Président des États-Unis (siégeant à dix mille kilomètres de la terre sainte), accorderait un État (bantoustan) au bon peuple palestinien, ce bantoustan couvrant la bande de Gaza actuelle et une partie de la Cisjordanie. L’étendue du terrain en Cisjordanie serait l’objet des négociations entre le gouvernement qui gère la base militaire américaine au Levant et l’Autorité palestinienne de l’accommodant Mahmoud Abbas, président illégal depuis deux ans.

L’une des concessions importantes attendues du traître Abbas concernait les 4 millions et demi de réfugiés palestiniens qui ne devraient avoir droit de retour que dans l’État bantoustan à venir; l’autre concession concernait Jérusalem : un village de la banlieue de la capitale israélienne serait rebaptisé Jérusalem et tiendrait lieu de capitale éternelle pour le peuple martyr palestinien, comme Yasser Arafat l’avait déjà concédé auparavant. Enfin. L’État bantoustan devrait être démilitarisé et seuls les services de sécurité répressifs seraient chargés d’incarcérer les palestiniens refusant ces concessions. Dernière concession l’eau disponible dans toute cette région serait en définitive sous contrôle israélien.

« Une Autorité palestinienne extrêmement souple, comme l’ont montré les « Palestine Papers », les documents de négociation qui ont « fuité » du côté de la chaîne Al Jazeera. Mais un leadership faible, incarné par Mahmoud Abbas » (2)

Ayant arraché toutes ces concessions aux négociateurs palestiniens, Barack Obama croyait l’affaire entendue. Il se heurta au gouvernement fasciste israélien qui avait justement été placé là par l’aile radicale – revancharde – du Congrès américain en prévision de ce bras de fer anticipé. Le gouvernement Netanyahu croit fermement que le temps n’est pas encore venu de négocier et de régler avec les traîtres palestiniens et que davantage de terre, d’eau et de concessions peuvent leur être arrachées. Voilà ce qui oppose les deux pugilistes.

La démission de Mitchell étant annoncée, Barack Obama s’avança dans l’arène le 19 mai dernier pour faire une grande déclaration impérialiste sur les affaires des peuples du Proche-Orient. Dans ce discours le président américain fit simplement le constat d’échec de toute sa politique étrangère dans cette partie du monde. Après avoir humilié son allié pakistanais, il le voit se tourner de plus en plus résolument vers l’impérialisme chinois concurrent, et soutenir les Talibans qui vont finir par chasser l’OTAN de leurs terres. L’Irak est maintenant dans la sphère d’influence iranienne et l’Iran poursuit son développement nucléaire et économique sous la houlette chinoise. Le gouvernement libanais est paralysé mais loin du contrôle américain. De nombreux pays arabes ont connu des révoltes mais aucune n’est vraiment apaisée, ni aucun gouvernement à la solde véritablement stabilisé. La marmite arabe pourrait ré-exploser sous peu. Obama promet un Plan Marshall pour l’Égypte et la Tunisie notamment, et il promet même de déposer un milliard de dollars dans la corbeille, alors qu’il ne possède pas les crédits nécessaires pour payer les fonctionnaires américains qui pourraient se trouver en chômage technique sous peu. De toute façon, que serait un milliard quand la Tunisie à elle seule réclame 25 milliards ? Les chinois, les véritables banquiers du monde (3 000 milliards de réserve), n’ont pas dit qu’ils contribueraient à ce plan mort né (3).

Sur la question palestinienne par contre, Obama a été très précis dans ce discours et pour la première fois de l’histoire américaine récente il annonce un programme complet et compromettant. Il indique qu’il maintiendra la pression sur les négociateurs palestiniens pour qu’ils ne remettent aucunement en question les concessions déjà convenues; cela visait particulièrement le Fatah et le Hamas pour qu’ils ne se lancent pas dans une surenchère de demandes et de refus pour gagner les élections qu’il a prévues pour eux l’an prochain. Donc, la question de Jérusalem comme capitale, la question des réfugiés et la question de l’État démilitarisé ne devront pas ressurgir lors des négociations qu’il souhaite pour après 2012.

Aux Israéliens, Barack Obama signifia que premièrement il prenait acte de l’échec de sa politique étrangère les concernant au cours de ce premier mandat; mais qu’il entendait se reprendre après sa possible réélection et que, cette fois, pour son dernier mandat, il entendait les faire plier. La condition qu’il leur a annoncée est précise : il souhaite un accord de paix entre les deux belligérants et la création d’un État palestinien dont les frontières devront être fixées À PARTIR DES LIMITES DE 1967, CECI PERMETTANT DES ÉCHANGES DE TERRITOIRES CONVENUS ENTRE LES DEUX PARTIES. Chaque mot de cette phrase est très important à comprendre.

Ceci signifie qu’il ne veut pas d’un État palestinien en fromage gruyère formé d’une constellation de cités emmurées et reliées entre elles par des tunnels, comme le proposent les sionistes. Qu’il accepte que certaines colonies sionistes (Ariel par exemple) soient annexées par Israël en contre partie de territoires quelconques à convenir entre eux.

Obama sait très bien qu’il a étiré la corde pour pendre les leaders palestiniens à son maximum et qu’il ne peut leur en réclamer davantage au risque de les obliger à se faire harakiri devant leur peuple. Par contre, il savait que Netanyahu n’accepterait jamais ces compromis et qu’il se rebifferait, Obama ne comptait pas obtenir son assentiment et de fait il annonce sans le dire que ce dossier est clos pour lui jusqu’après les élections de 2012.

Par contre, pour que cette manigance fonctionne, Barack Obama avertit déjà la partie palestinienne qu’elle ne doit pas s’enfermer dans les frontières rigides de 1967 (lui-même utilise le terme « limites » de 1967) par une malencontreuse résolution bidon à l’Assemblée générale de l’ONU en septembre, résolution dont le Hamas ou d’autres factions palestiniennes se serviraient ensuite pour remettre en question d’autres concessions territoriales à venir pour les palestiniens et l’annexion israélienne de Jérusalem-Est déjà concédée depuis l’époque d’Arafat.

Benjamin Netanyahu comprend tout cela et il s’empresse, au moment même où son président fait son discours, d’annoncer sa rébellion et la construction de nouveaux logements à Jérusalem annexée. Le lendemain il se présente à la Maison Blanche en rejetant péremptoirement toutes les prémices présentées par son supérieur. Il court les médias américains pour insulter son hôte et en remettre toujours davantage. Il se présente enfin au Congrès pour annoncer son soutien au candidat républicain pas encore choisi; le Congrès à majorité républicaine l’entend bien ainsi et lui accorde ovation après ovation. L’élection américaine de 2012 est déjà engagée… Mais les primaires ne se tiennent pas dans les salons du Congrès.

Pendant ce temps Barack Obama tolère patiemment rebuffade après insulte, agression verbale après humiliation tonitruante sachant que le poltron Netanyahu peut bien s’exciter tant et mieux la véritable bataille ne se gagnera pas là et qu’à trop humilier et insulter publiquement le Président des États-Unis d’Amérique le larbin nuit à sa propre cause.

Les analystes politiques américains et français ne s’y trompent pas et annoncent déjà pour l’automne violence et troubles en Palestine occupée. Le peuple palestinien lui ne dit mot, il écoute et il comprend que des tas de gens sont à discuter et à se chamailler sur son dos sans aucunement écouter ses propos.

Les peuples arabes ont accumulé, depuis l’époque des Croisades puis de la colonisation européenne, une longue expérience de ces batailles contre l’occupant et de la trahison de certains de ses dirigeants, et ils savent que souvent il faut beaucoup de temps avant que le vent change de direction.

L’évolution démographique régionale, l’évolution économique (faillite de l’économie américaine), l’évolution politique et militaire (défaite militaire américaine après défaite) jouent toutes en faveur du peuple palestinien à long terme. Il lui suffit de maintenir ses positions de principes et de laisser le monde impérialiste occidental s’enferrer toujours davantage dans cette situation inextricable pour que dans vingt ou quarante ans la « datte » israélienne lui tombe dans les mains comme un fruit mûr (4).

_______________________________

(1) http://www.rue89.com/2011/05/28/proche-orient-rendez-vous-a-la-prochaine-explosion-de-violence-206380-0
(2) http://www.rue89.com/2011/05/28/proche-orient-rendez-vous-a-la-prochaine-explosion-de-violence-206380-0
(3) « Et encore, ce qui rend le FMI attirant, est qu’il peut fournir un soutien financier à ses pays membres. Depuis 2009, les fonds que possède le FMI ont augmenté, passant de 250 milliards de dollars à 900 milliards de dollars. Pour vous donner une idée concrète de ces 900 milliards de dollars, les réserves en devises de la Chine ont déjà dépassé 3 000 milliards de dollars, soit plus du triple. D’ailleurs, les fonds du FMI, qui ont subitement augmenté, ont un caractère de bulle, du fait qu’ils sont liés à la politique monétaire souple de la réserve fédérale américaine. Ainsi à l’heure actuelle, le rôle du FMI est très limité pour sauver l’Europe de la crise de la dette, bien qu’il soit aux mains des Européens. Quel résultat y aura-t-il pour les nouveaux pays montants, si un candidat venant de ces pays émergents est élu directeur général du FMI ? »

http://chine.aujourdhuilemonde.com/une-solution-chinoise-pour-le-fmi
(4) http://www.foreignaffairs.com/articles/67863/daniel-levy/same-netanyahu-different-israel?page=3



3 Politique Internationale

Organisations Mondiales & régionales

Ligue arabe

La Ligue arabe demande une zone d'exclusion aérienne au-dessus de Gaza.

Le chef de l'organisation arabe, Amr Moussa, souhaite que le Conseil de sécurité de l'Onu empêche l'aviation israélienne d'intervenir au-dessus de la bande de Gaza.

La Ligue arabe va demander au Conseil de sécurité de l'ONU d'imposer une zone d'exclusion aérienne au-dessus de la bande de Gaza pour empêcher l'aviation israélienne d'y intervenir, a déclaré dimanche 10 avril le chef de l'organisation panarabe, Amr Moussa.

"Nous avons chargé le groupe arabe à l'ONU d'appeler à une réunion du Conseil de sécurité pour demander qu'une zone d'exclusion aérienne soit imposée à l'aviation israélienne au-dessus de Gaza", a-t-il déclaré à l'issue d'une réunion de la Ligue, qui siège au Caire.

Regain de violence

La région fait face à une nouvelle flambée de violence, déclenchée jeudi par un tir de missile antichar contre un autobus scolaire qui a grièvement blessé un adolescent en Israel. Depuis, 18 Palestiniens ont été tués et près de 70 blessés, selon des sources médicales palestiniennes, depuis le début d'une nouvelle flambée de violence, déclenchée jeudi Il s'agit du bilan le plus lourd depuis la fin de l'offensive israélienne "Plomb durci" contre la bande de Gaza en décembre 2008-janvier 2009 (1.400 Palestiniens tués et 13 Israéliens).

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a menacé dimanche le mouvement islamiste Hamas au pouvoir dans la bande de Gaza de frappes encore "plus dures" si les groupes armés palestiniens continuent leurs attaques contre Israël.

Nouvelobs.com avec AFP

http://tempsreel.nouvelobs.com//actualite/monde/20110410.OBS1076/la-ligue-arabe-demande-une-zone-d-exclusion-aerienne-au-dessus-de-gaza.html


Conseil de Coopération du Golfe

 Le retrait israélien total des territoires arabes ?

Les ministres des AE des pays du CCG affirment que la paix juste ne saurait réaliser sans le retrait israélien total des territoires arabes occupés.  

Djeddah(Arabie Saoudite)/ Les ministres des Affaires étrangères des pays du Conseil de Coopération du Golfe (CCG) ont affirmé la nuit dernière que la paix juste et globale ne saurait réaliser sans le retrait israélien total de tous les territoires arabes occupés jusqu'aux lignes du 4 juin, de la Palestine, du Golan occupé et des territoires du Sud- Liban.
Cité par l'Agence de presse saoudienne, le communiqué de clôture des réunions du Conseil a dénoncé les agressions israéliennes barbares contre les manifestants palestiniens à l'anniversaire d'al-Nakba, appelant les Nations Unies et le Conseil de Sécurité à intervenir immédiatement pour exercer des pressions sur Israël en vue d'arrêter ses violations.
Le conseil a condamné la disposition du gouvernement d'occupation israélienne à construire /1500/ colonies à al-Qods, la considérant comme une poursuite de la politique israélienne de se dérober aux échéances de la paix et de fermer toutes les portes devant toute chance pour la reprise des négociations au point mort avec la partie palestinienne.
Le Conseil s'est félicité de l'accord de réconciliation nationale interpalestinien signé au Caire le 4 mai dernier, appelant les Palestiniens à exploiter cette opportunité historique pour la récupération de leurs droits nationaux.
Le Conseil a réitéré l'importance d'accélérer la levée du blocus israélien imposé à Gaza et d'ouvrir tous les points de passage pour entamer la reconstruction.
Il a, en outre, affirmé le droit des pays de la région à utiliser l'énergie nucléaire à des fins pacifiques dans le cadre du traité international y relatif, suivant les critères et les mesures de l'agence internationale de l'énergie atomique et sous sa supervision, et à appliquer ces critères sur toutes les parties de la région, y compris Israël, avec une transparence totale, insistant sur la nécessité de l'adhésion d'Israël au traité de la non prolifération des armes nucléaires et de la soumission de toutes ses installations nucléaires à l'inspection internationale par l'Agence internationale de l'Energie atomique.
Raghda Bittar

15/06/2011

http://www.sana.sy/fra/55/2011/06/15/352699.htm

 


ONU

Israël autorise (!!!) l’ONU à construire 1 200 logements et 18 écoles à Gaza.
L’allègement du blocus n’a eu qu’un « impact marginal », affirme le PAM.
Le gouvernement israélien a autorisé l’ONU à importer des matériaux de construction dans la bande de Gaza pour y construire deux grands projets immobiliers, ont annoncé hier les deux parties. « Nous avons approuvé de gros projets supplémentaires de l’Unrwa (agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens), la construction de 18 écoles et d’environ 1 200 unités de logement à Rafah et Tall al-Sultan (sud de la bande de Gaza) », a déclaré Guy Inbar, porte-parole du coordinateur des activités gouvernementales israéliennes dans les territoires palestiniens (Cogat).
Le coordinateur spécial de l’ONU pour le processus de paix au Proche-Orient, Robert Serry, a « salué ce pas important », précisant que la valeur totale de ces projets s’élevait à près de 100 millions de dollars. « Nous allons continuer à travailler avec les agences de l’ONU compétentes pour mettre en œuvre ces projets dans un délai approprié afin d’améliorer la situation à Gaza », a déclaré son porte-parole. Le porte-parole de l’Unrwa, Chris Gunness, a également salué cette approbation qui « fait suite à de longues négociations avec les autorités israéliennes », précisant qu’elle sera « jugée en fonction de l’arrivée des matériaux nécessaires à Gaza ». « Nous espérons que cela contribuera à répondre aux besoins des réfugiés, en particulier ceux du sud de la bande de Gaza, dont beaucoup ont perdu leur habitation il y a presque dix ans », a-t-il ajouté, rappelant que « la demande fondamentale de l’Unrwa était la levée du blocus » israélien sur Gaza.
La décision israélienne intervenait après la publication d’un rapport du Programme alimentaire mondial (PAM) estimant que l’allègement de ce blocus n’a eu qu’un « impact positif marginal », augmentant la disponibilité des biens de consommation sans favoriser l’activité. « La poursuite du blocus, malgré le nouveau régime d’accès, rend la situation économique dans la bande de Gaza insoutenable : elle repose principalement sur une économie de consommation et non de production », selon cedocument. L’assouplissement a permis aux commerçants de Gaza de reconstituer leurs stocks, 85 % d’entre eux affirmant vendre de nouveaux articles, « surtout de nouveaux types de boissons gazeuses, de produits d’hygiène, de chocolat et de chips », relève le PAM. En revanche, « l’extension prévue des points de passage commerciaux ne s’est pas produite. Au lieu de cela (le terminal de) Karni a été fermé en mars 2011 et un seul est ouvert pour l’importation et l’exportation de marchandises », déplore-t-il. En outre, la liste des produits interdits par Israël annoncée il y a un an, qui autoriserait par défaut l’entrée de tous les autres, n’a toujours pas été publiée, obligeant le secteur privé à continuer à s’approvisionner en matériaux de construction via les tunnels de contrebande, selon le rapport. Un point sur lequel la décision annoncée hier par le gouvernement israélien est censée avoir un impact.

http://www.lorientlejour.com/category/Moyen+Orient+et+Monde/article/709197/Israel_autorise_l'ONU_a_construire_1+200_logements_et_18_ecoles_a_Gaza.html


Parlement européen

Le chef du Parlement européen appuie la réconciliation palestinienne
"Nous soutenons un gouvernement d'unité en Palestine " Le président du Parlement européen Jerzy Buzek s'est prononcé lundi à Gaza pour la formation du gouvernement palestinien d'indépendants que négocient le Fatah et le Hamas, jugeant "important" qu'il reconnaisse Israël et respecte les accords signés.
"Nous soutenons un gouvernement d'unité en Palestine, mais il est très important que ce gouvernement reconnaisse le droit d'Israël à exister et les accords antérieurs", a déclaré lors d'une conférence de presse à Gaza M. Buzek, au début d'une visite de quatre jours dans les territoires palestiniens et en Israël.
Il a estimé nécessaire que "le nouveau gouvernement d'unité se tienne à l'écart des négociations" avec Israël et soit placé sous l'autorité du président Mahmoud Abbas.
Le Fatah de M. Abbas, qui gouverne les zones autonomes de Cisjordanie, et le Hamas qui contrôle la bande de Gaza doivent reprendre mardi au Caire leurs discussions sur la formation de l'exécutif transitoire d'indépendants prévu par leur accord de réconciliation conclu le 27 avril.
Le président du Parlement européen a par ailleurs estimé "nécessaire de lever le blocus de Gaza", imposé par Israël après la capture d'un de ses soldats en juin 2006 et renforcé un an plus tard à la suite de la prise de contrôle du territoire par le Hamas.
"Il est impossible de développer l'économie, l'éducation, et il est également impossible pour les habitants de Gaza de se sentir libres", a-t-il souligné.
L'UE a accueilli favorablement la réconciliation palestinienne mais considère le Hamas comme un mouvement "terroriste", exigeant pour traiter avec lui la reconnaissance d'Israël, la renonciation à la violence et le respect des accords signés.

http://www.lalibre.be/actu/international/article/666703/le-chef-du-parlement-europeen-appuie-la-reconciliation-palestinienne.html



4 Les voisins

1 Turquie

Visite surprise du chef du Hamas Khaled Mechaal en Turquie
Le chef du Hamas Khaled Mechaal est arrivé en Turquie pour une visite surprise qui coïncide avec celle du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, actuellement à Ankara, a rapporté mercredi la chaîne d’information NTV.
  M. Mechaal se trouve à Istanbul, a indiqué NTV, ajoutant qu’il n’était pas immédiatement établi qu’une rencontre aurait lieu avec M. Abbas.
  Les responsables du ministère turc des affaires étrangères interrogés par l’AFP ont décliné tout commentaire sur la question.
  M. Abbas est arrivé à Ankara mardi après-midi dans un contexte de désaccords entre les factions palestiniennes sur la formation d’un gouvernement non partisan.
  Des sources turques ont affirmé que M. Abbas aurait un "programme privé" mercredi avant de rencontrer jeudi et vendredi le président Abdullah Gül, le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan et le chef de la diplomatie Ahmet Davutoglu.

http://www.aloufok.net/spip.php?article4633


2 Égypte

L'Égypte affirme avoir arrêté un espion israélien.

Les autorités égyptiennes ont arrêté un officier israélien travaillant pour les services de renseignements de son pays, le Mossad, a rapporté dimanche l'agence officielle égyptienne Mena.

L'homme, accusé d'espionner en Egypte dans le but de porter atteinte aux intérêts économiques et politique du pays, a été placé en détention préventive pour 15 jours, ajoute l'agence.

La télévision d'Etat égyptienne a déclaré qu'un officier du Mossad de nationalité israélienne était arrivé en Egypte peu après le 25 janvier, date du début de la révolte qui a fait chuter le président Hosni Moubarak, pour y inciter au chaos et aux affrontements confessionnels.

La Mena ajoute, en se référant aux services de renseignements égyptiens, que l'homme se faisait passer pour un correspondant étranger couvrant les manifestations anti-régime de la place Tahrir au Caire.

Le ministère israélien des Affaires étrangères a pour sa part affirmé dimanche ne pas avoir d'information à ce sujet.

12/06

http://www.jeuneafrique.com/Article/DEPAFP20110612184504/egypte-fatah-mahmoud-abbas-hamasl-egypte-affirme-avoir-arrete-un-espion-israelien.html


Annexe : Incrédulité… côté israélien.

Des commentateurs israéliens ont quant à eux jugé la nouvelle surprenante.

"Je n'imagine pas qu'il y ait une quelconque réaction israélienne, mais quiconque en sait un peu sur ce genre de choses sait qu'on ne trouve pas un Israélien avec un passeport israélien assis dans une capitale étrangère pour collecter des informations", a déclaré Ehud Yaari, sur Channel 2.

L'an dernier, l'Egypte avait affirmé que les aveux d'un Egyptien accusé d'espionnage au profit d'Israël, avaient conduit au démantèlement de trois cellules d'espionnage au Liban et en Syrie.

L'Egypte est le premier pays arabe à avoir conclu un accord de paix avec Israël, en 1979.

Les relations entre les deux pays se sont toutefois dégradées après le renversement en février du président Hosni Moubarak par une révolte populaire.

Le gouvernement israélien a déploré notamment l'accord de réconciliation entre les mouvements Fatah du président palestinien Mahmoud Abbas et l'islamiste Hamas, qui contrôle la bande de Gaza.

Israël a également dénoncé la décision égyptienne de rouvrir le terminal de Rafah avec la bande de Gaza, seul point de passage vers le monde extérieur non contrôlé par l'Etat hébreu.

12/06

http://www.jeuneafrique.com/Article/DEPAFP20110612184504/egypte-fatah-mahmoud-abbas-hamasl-egypte-affirme-avoir-arrete-un-espion-israelien.html



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19



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28/06/2011

n°28 - Libye : Médias et Manipulation de l’opinion - 26-06 – Début - Que Dieu bénisse l’Amérique, et ses bombes.


n°28 - Libye : Médias et Manipulation de l’opinion - 26-06 – Début  - Que Dieu bénisse l’Amérique, et ses bombes.


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Libye : Médias et Manipulation de l’opinion 

n°28 du 26-06

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Le " Médias et Manipulation de l’opinion" est  visible  sur nos blogs : 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) Sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

c) Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) Sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm 

 

Si vous voulez nous contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 




Sommaire :  

Tiré à part :

William Blum : Que Dieu bénisse l’Amérique, et ses bombes.

Nous venons de vivre des journées de grands progrès vers la civilisation. Ou pas ? 

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Le Waterloo de l’OTAN?

2 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion.

2-1 Communauté internationale : Les vraies raisons de la guerre en Libye.

2-2 Jody McINTYRE : Mais pourquoi un tel silence ? " Face à une guerre basée sur le mensonge ?

Suite

2-3 William Blum : Le Rapport Anti-Empire : N’oublions pas à quoi ressemble une « intervention humanitaire ».

2-4 Peter Dale Scott : Viols en Libye.

2-5 Jonathan Schell : Attaquer la Libye en même temps que le dictionnaire.
2-6 Farid Merrad :"Pas de négociations en cours" ?

2-7 Manlio Dinucci : La nouvelle conquête coloniale de la Libye.

2-8 Fernent : Blackout des médias impérialistes sur la sale guerre coloniale.

Fin

2-9 Yash Tandon : Comment les choses peuvent-elles évoluer en Libye ?

3 Annexe

3-1 Bill Van Auken : Les guerres sans fin des Usa.

3-2 Ces victimes dont on ne parle pas...et ces chiffres que l’on ne publie pas!



Tiré à part :

William Blum : Que Dieu bénisse l’Amérique, et ses bombes.

Lorsqu’ils ont bombardé la Corée, le Vietnam, le Laos, le Cambodge, El Salvador et le Nicaragua, je n’ai rien dit, je n’étais pas communiste.

Lorsqu’ils ont bombardé la Chine, le Guatemala, l’Indonésie, Cuba et le Congo, je n’ai rien dit, je n’étais pas au courant.

Lorsqu’ils ont bombardé le Liban et la Grenade, je n’ai rien dit, je n’y comprenais rien.

Lorsqu’ils ont bombardé le Panama, je n’ai rien dit, je n’étais pas un trafiquant de drogue.

Lorsqu’ils ont bombardé l’Irak, l’Afghanistan, le Pakistan, la Somalie et le Yémen, je n’ai rien dit, je n’étais pas un terroriste.

Lorsqu’ils ont bombardé la Yougoslavie et la Libye pour des raisons « humanitaires » je n’ai rien dit, cela avait l’air d’être une bonne raison.

Quand ils sont venus me bombarder, il n’y avait plus personne pour me défendre. Aucune importance, puisque j’étais mort. (1) 

Les Cibles

C’est devenu un cliché que d’accuser les Etats-Unis de choisir comme cibles les gens de couleur, ceux du tiers-monde ou les musulmans. Mais il ne faut pas oublier qu’une des plus longues campagnes de bombardement américaines féroces des temps modernes – pendant 78 jours consécutifs – fut menée contre les habitants de l’ex-Yougoslavie : blancs, européens et chrétiens. Les Etats-Unis sont pour l’égalité des chances, lorsqu’il s’agit de bombarder.

Les seules conditions requises pour devenir une cible sont : a) constituer un obstacle - n’importe lequel – à la volonté de l’Empire Américain ; b) être virtuellement sans défense contre les bombardements aériens.

Les Survivants

« Nous ne voyons jamais le feu et la fumée, nous ne sentons jamais l’odeur du sang, nous ne croisons jamais les regards terrorisés des enfants dont les cauchemars seront désormais hantés par des missiles hurlants tirés par les terroristes invisibles, connus sous le nom d’Américains » (2) 

La NASA a annoncé une nouvelle mission spectaculaire, le lancement d’une fusée qui voyagera pendant 4 ans pour se poser sur une astéroïde où elle prélèvera un peu de poussière de la surface et ramènera sa précieuse cargaison sur la Terre, où des scientifiques l’examineront pour trouver des indices sur les origines de la vie. Une véritable histoire de science-fiction. Cela dit, à titre personnel je considérerais comme une prouesse bien plus grande pour l’humanité la possibilité de mettre fin à tous les bombardement américains et à toutes leurs guerres, et inculquer un peu d’humilité à la Sainte Trinité – les Etats-Unis, l’Union Européenne et l’OTAN – qui ne reconnaissent aucun pouvoir supérieur et qui croient qu’ils ont littéralement le droit de faire partout dans le monde ce qu’ils veulent, à qui ils veulent, aussi longtemps qu’ils le veulent, et de qualifier leur action d’un nom choisi au hasard, « humanitaire » par exemple.

La chute de l’Empire Américain offrirait un nouveau départ pour le peuple américain et le monde qui souffrent depuis si longtemps.

Notes :

(1) Full list of US bombings since World War 2

(2) Martin Kelly, publisher of a nonviolence website

Traduction "fermez les yeux et répétez après moi : le blocus n’existe pas, c’est juste une excuse... le blocus n’existe pas, c’est juste une excuse..." par VD pour le Grand Soir avec probablement les fautes et coquilles habituelles.

William Blum : Que Dieu bénisse l’Amérique, et ses bombes

5 juin 2011

Source : Le Grand Soir


Nous venons de vivre des journées de grands progrès vers la civilisation. Ou pas ? 

11 avril, Côte d’Ivoire. L’armée française renverse et arrête le président d’un pays qui n’a pas agressé la France, mais a refusé de lui livrer inconditionnellement ses richesses.

Pas d’enquête médiatique sur le pétrole, le cacao ou les dessous de la guerre civile.

28 avril, Maroc. Un attentat cible des touristes étrangers justement alors que Mohamed VI fait face à une contestation sociale et démocratique croissante. Pas d’enquête médiatique sur une possible implication des services secrets appliquant une classique « stratégie de la tension ».

1 mai, Libye. L’Otan tente d’assassiner le chef d’Etat d’un pays étranger, violant son propre mandat obtenu de l’ONU et limité à la « protection des civils ». Trois enfants de quatre mois, deux ans et trois ans sont tués. Pas d’enquête médiatique sur le respect du droit international, ni sur les véritables objectifs d’Obama – Exxon, de Cameron – BP et de Sarkozy – Total.

1 mai, Pakistan. Le même jour, comme par hasard, Obama fait exécuter sans procès un Ben Laden désarmé et annonce : « Justice est faite ». Même les criminels nazis avaient eu droit à un tribunal. Pas d’enquête médiatique sur les révélations que Ben Laden aurait risqué de faire. Ni sur le fait que l’occupation de l’Afghanistan devrait en toute logique s’arrêter à présent.

Certains intérêts tentent de nous ramener à l’époque coloniale quand le seul droit reconnu était le droit du plus fort. Piller les richesses du monde entier est l'intérêt des multinationales, mais les gens ont au contraire intérêt à la paix. Donc à la coopération Nord - Sud pour mettre fin à la pauvreté. Ces guerres sont aussi contre nous.

http://www.michelcollon.info/Des-journees-de-grands-progres.html

 



1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

 le bon vieil impérialisme occidental a du plomb dans l'aile. Il n'a peut-être plus les moyens de ses ambitions..."

 

1-1 Le Waterloo de l’OTAN?

 

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/carnets/2011/06/24/133001.shtml?auteur=2096



2 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion.

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

2-1 Communauté internationale : Les vraies raisons de la guerre en Libye.

Excellent article tiré de Quotidien en Mutations:

Dans l’impossibilité de répliquer individuellement à tous ceux qui ont réagi à mon premier article, Les Mensonges de la guerre de l’Occident contre la Libye, tout le monde. J’ai ainsi décidé d’écrire cet article pour répondre collectivement à vos doutes et interrogations que j’ai résumés et regroupés en ces quelques points ci-dessous qui reflètent intimement ma pensée, mes convictions.
1- Kadhafi a-t-il tire sur son peuple ? Kadhafi a-t-il tué 10.000 Libyen ? Faux !
Dans cette expression de « tirer sur son peuple » il y a déjà l’intention de nuire au président Libyen. On veut manipuler l’opinion en suscitant son indignation. S’il avait tiré sur le peuple italien ou français cela aurait-il été plus normal ? Non. Il ne s’agit en effet que d’une association de mots savamment étudiés dans des bureaux de recherches stratégiques pour trouver les expressions appropriées à intégrer à la vraie guerre qui a ensuite été déclenchée.
Pour revenir à l’accusation même, L’information principale qui a justifié la résolution 1973 du Conseil de Sécurité des Nations-Unies est celle d’un prétendu carnage de 10.000 morts et 55.000 blessés en 1 mois, commandité par le Président Libyen. C’est une affirmation mensongère et pour plusieurs raisons :
- Logique : Pour tuer 10.000 personnes en un mois, il faut être capable d’en tuer 300 à 400 tous les jours. Seul Hitler y est parvenu, mais il a eu besoin de plusieurs installations de fours crématoires.
- Kadhafi aurait utilisé des avions de combat qui normalement volent à 5.000 mètres d’altitude et à une vitesse de 1.000 km/h. A moins de larguer une bombe atomique, ces avions, aussi spéciaux soient-ils ne pourraient pas réussir un tel exploit.
- Pour les blessés, leur nombre est dans tous les pays du monde fournis par des sources hospitalières. Dans la gestion optimale d’un hôpital, il est prévu environ 10 à 20 places de libre pour accueillir des cas impromptus. Pour accueillir 55.000 blessés, à raison de 20 par hôpital, il faudrait 2.750 hôpitaux pour accueillir tous les blessés Libyens et même en utilisant tous les hôpitaux du continent africain (environ 1.230) on n’y arriverait jamais.
- Les photos diffusées de ce prétendu massacre proviennent du cimetière «Sidi Hamed Cemetery» où se déroulait une normale opération de renouvellement du sol avec déplacement des restes humains, pratique très habituelle et commune dans le monde judéo-islamo-chrétien pour laisser place aux nouveaux morts, chaque 10 ou 20 ans selon les pays.
- Origine de l’information. Le philosophe Chinois Mo Tseu (479-381 avant l’ère chrétienne) a écrit que pour vérifier la véracité d’une information, il faut d’abord identifier la source et se demander quelles sont les raisons avouées et inavouées de celui qui vous communique une information. D’où est arrivée l’information ? des rebelles, c’est naturel ! Mais diffusée sans conditionnel par la Chaine de télévision Al Jazeera qui appartient à l’émir du Qatar. Le hasard veut que ce petit pays soit le seul pays Arabe qui participe à larguer les bombes sur la tête des Libyens. Une coïncidence plutôt troublante.
A ce jour, plusieurs mois après le prétendu massacre, on n’a toujours pas l’ombre d’une preuve irréfutable. Ce qui n’a pas empêché le mandat d’arrêt du procureur de la Cour pénale internationale (CPI) Luis Moreno-Ocampo qui était vigilent de menacer Gbagbo pour les 7 femmes tuées à Abobo le 8 Mars 2011, mais complètement muet au moment des faits et amnésique aujourd’hui pour les 1.200 morts de Ouattara à Duékoué (selon le CICR et la CARITAS) et cela en présence des troupes françaises de la Licorne et celle de l’ONUCCI.
Monsieur Moreno-Ocampo n’a pas jugé opportun d’effectuer le moindre déplacement en terre libyenne pour vérifier ces accusations. Qu’importe, demander l’arrêt d’un Chef d’état Africain non docile est devenu le seul motif qui justifie l’existence même du TPI.

2- Kadhafi et les migrants africains
Lorsqu’en 2006, Kadhafi réunit les Ministres de l’Intérieur Africain pour leur proposer une carte d’identité unique avec une codification commune pour toute l’Afrique afin de faciliter le déplacement des Africains sur tout le continent sans formalité administrative excessive, tous les présents étaient contents et enthousiastes du projet du guide Libyen. Mais à leur retour, un coup de fil à Paris, un autre à Londres et voilà que l’idée n’était plus bonne pour certains pays qui ont vite relayé la propagande selon laquelle si la mesure était entrée en application, la Libye aurait colonisé les autres pays africains. Là où le comble arrive est lorsque les clandestins africains en Libye proviennent à 99% des pays qui avaient refusé la proposition Libyenne.
Par ailleurs, pour des raisons de sécurité intérieure, aucun pays du monde ne peut assister passivement au fait que son territoire devienne le point de passage des personnes qu’il n’est pas en mesure d’identifier. En Libye, il y a la même loi qui est en vigueur dans tous les pays Africains, c’est le délit de clandestinité pour les étrangers démunis de titres de séjours valides.

Pour terminer, pour tous les Africains dotés d’un minimum sens de discernement, il ne fait aucun doute que le destin de la jeunesse africaine n’est pas celui de se mettre en marche vers l’illusion d’un hypothétique paradis européen pour occuper le bas de l’échelle des classes sociales en occident. L’objectif pour lequel il vaut la peine se battre est celui de faire rêver l’Afrique. L’Afrique doit faire rêver les Africains, afin qu’ils aient la sérénité et l’enthousiasme nécessaire pour surmonter les défis qui les attendent.
En conclusion, accuser Kadhafi de n’avoir pas laissé les clandestins se déplacer librement sur son territoire c’est faire montre d’une incapacité à comprendre la complexité des problèmes qui nous entourent.

3- Kadhafi et la longévité de son pouvoir
Une des raisons pour aller bombarder la Libye est que le Guide Libyen a passé trop d’année au pouvoir (42 ans). Le record de longévité des hommes politiques au pouvoir n’est pas détenu ni par Kadhafi, encore moins par les Africains, mais par les Occidentaux. Prenons 4 exemples de 4 pays qui bombardent la Libye pour lui exporter leur modèle de démocratie :
Les USA : L’ancien membre du Ku Klux Klan, Robert Byrd, qui a reconnu dans ses mémoires en 2005 avoir orchestré une manœuvre au Congrès américain en 1964 pour retarder la loi sur les droits civiques des Noirs, a siégé au Sénat Américain de façon ininterrompue pendant 56 ans. Né le 20 novembre 1917, et membre du Parti démocrate et sénateur de Virginie-Occidentale, il siègera au Congrès des États-Unis de janvier 1959 à sa mort survenue le 28 juin 2010. Cela fait 63 ans au total en ajoutant les 6 ans qu’il a passé à la chambre des Représentants, où il est entré le 20 janvier 1953 lorsque le président Harry Truman cédait sa place à la Maison Blanche à Dwight Eisenhower et il en est reparti seulement qu’à cause de la mort, sous la présidence Obama. Avant lui, monsieur Carl Hayden a été Sénateur pendant 56 ans et 319 jours, de 1912 à 1969. Et bien d’autres encore.

Lorsqu’on sait qu’un sénateur Américain est 10 fois plus puissant qu’un Chef d’Etat Africain, cela donne une idée de la profondeur de cette longévité politique.
En France, Louis Philippon a été maire de Juvigny dans l'Aisne, pendant 69 ans (de 1929 à 1998), Philippe de La Moissonnière-Cauvin, a été maire de La Fontelaye en Seine-Maritime pendant 63 ans de 1945 à 2008. Hubert d'Andigné, a été pendant 59 ans maire du Champ-de-la-Pierre dans l'Orne de 1946 à 2005. Roger Sénié âgé de 90 ans est aujourd’hui le maire de La Bastide-de-Bousignac dans l'Ariège, poste qu’il occupe depuis octobre 1947, c'est-à-dire 64 ans, peut-être qu'en 2014 briguera-t-il un nouveau mandat. Dans le pays de la révolution française, y aura-t-il un candidat pour le battre ? C'est le même cas que pour Monsieur Arthur Richier, âgé de 89 ans et maire de Faucon-du-Caire dans les Alpes-de-Haute-Provence, depuis 1947 à ce jour.

Pierre Abelin (1909-1977), politicien français qui cumulera les fonctions de ministre dans 4 gouvernements, de Shumann en 1947 à Chirac en 1974, député de 1945 à 1974, maire de Châtellerault (de 1959 à sa mort en 1977) . Et lorsqu'il meurt, il est remplacé à la mairie par sa femme, parce que son fils Jean-Pierre Abelin qui n'a que 27 ans a besoin de temps pour prendre l'héritage de papa et tout rafler: ainsi il est aux manettes juste un an plus tard et devient député de la Vienne de 1978 à aujourd'hui, Conseiller général de 1977 à aujourd'hui, vice président du conseil général depuis 1982 à aujourd'hui. Et depuis 2008, il a ajouté à tous ces pouvoirs, le poste du Maire de cette même ville. A quoi servait la révolution française ? Que se serait-il passé si cette saga s'était passée dans une famille africaine ? On aurait tout simplement conclu que les Africains s'accrochent au pouvoir. Voilà le détail de ce système de dynastie démocratique à la française qu'on utilise les bombes pour exporter en Libye ;

Roselyne Bachelot, l'actuelle Ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale a depuis 23 ans (1988) pris la succession de son père Jean Narquin qui avait été pendant 20 ans député du Maine-et-Loire de 1968 à 1988. Comme cela ne suffit pas pour rafler tout l'héritage de papa, elle cherche depuis à en ajouter une nouvelle fonction : Maire d'Angers. Son fils Pierre Bachelot né en 1970 entre au parlement dès l’âge de 22 ans comme Assistant de maman. Le petit géni de fils accompagnera la mère comme conseillé parlementaire, lorsque maman deviendra successivement Ministre de l'écologie en 2002 et Ministre de la santé en 2007. C'est cette année que le jeune Pierre prendra son autonomie à 37 ans, puisqu'il sera nommé à un poste crée sur mesure pour lui par maman à l'Inpes (l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé) malgré sa formation en «art privé». Elle n’est pas belle la démocratie au pays de la révolution française ? Il faut vite l’exporter en Libye.

En Italie, Giulio Andreotti a été élu député en 1946 et aujourd’hui il vote comme sénateur à vie, c’est dire depuis 65 ans. Comme il n’avait plus la force de faire la campagne électorale, il a été nommé « Sénateur à vie ». Il a ainsi cumulé ses fonctions de député et de Président du Conseil Italien, poste qu’il a occupé 7 fois en 20 ans, du 17 Février 1972 au 24 Avril 1992. Pendant ce temps, son parti est resté au pouvoir sans interruption de 1946 à 1992, c’est-à-dire 46 ans. Et ne sera balayé que par la justice pour corruption. Pour comparaison, le parti de Kadhafi n’a fait que 42 ans au pouvoir en Libye.
Dans le Royaume Uni, la situation est encore catastrophique où on ne parle pas de longévité d’Elizabeth II qui est reine de 16 pays indépendants depuis 1952. En 1942 à seulement 16 ans, elle est déjà nommée chef de l’armée et passe en revue les troupes. Classée par le magazine FORBES 214ème fortune mondiale pour le seul mérite d’être née, elle coute aux britanniques la somme de 43 millions de dollar par an. La reine n’a pas de pouvoir ?

Et si Kadhafi devait devenir le roi de la Libye ? Que se serait-il passé si Kadhafi avait instauré un émirat avec sa famille, comme le Qatar qui participe aux bombardements ? Qu’aurait-on dit si pour le mariage d’un des fils de Kadhafi on avait décrété une journée fériée, immobilisé toute la nation ? Exactement comme cela s’est passé à Londres pour le mariage du prince William et de Kate le 29 avril 2011 ??? La télévision France24 a calculé le coût de cette journée fériée à 6 milliards d’euros au patronat britannique. Cette folie démocratique qu’on veut exporter en Libye a couté à la mairie de Londres 22 millions d’Euros pour la seule sécurité. Pendant ce temps, les frais de scolarité par an dans les universités publiques britanniques ont été multipliés par 3(passant de 3900 à 10700 euros). Le Canada qui reste une colonie doit payer 50 millions de dollars canadiens par an pour soutenir la famille royale britannique ; pendant ce temps selon Statistique Canada, les frais d’inscription dans les Universités Canadiennes ont augmenté entre 1996 et 2002 par exemple dans la province de l’Ontario de 141% pour la faculté de droit, de 241% pour la médecine et de 315% en dentisterie. Et on peut bien se demander comment peuvent-ils prétendre concurrencer la Chine sur les spécialités intellectuelles en pénalisant ainsi l’acquisition de ces connaissances pointues, par leur jeunesse.
En Afrique, à ce jour, aucun politicien Africain n’a battu ces records d’incohérence, à n’importe quel niveau de la vie politique. Ailleurs, ce qu’on exige d’un politicien est son bilan pourquoi ceci ne serait-il pas valable pour le président Libyen ? Mais pour avoir une idée de son bilan politique pour son pays, il faut juste se poser la question de savoir pourquoi il n’y a jamais un seul Libyen sur les trop nombreuses embarcations de fortune qui échouent sur les côtes italiennes de Lampedusa ? Pourquoi les Libyens ne fuient-ils pas leur pays ? Mais aussi, si Kadhafi est ce méchant dictateur, pourquoi c’est le pays Africain qui a le plus grand taux d’étrangers ? Les ressortissants des USA, France, GB, se sentent-ils mieux au Qatar ou en Libye ? Et que dire du fait que le drapeau de la rébellion libyenne est bien celle de la royauté. C’est comme si des rebelles français aujourd’hui brandissaient le drapeau des rois de France, c’est-à-dire que les occidentaux font la guerre en Libye pour la reporter en arrière de 43 ans, pour passer d’une république fut-elle imparfaite, vers une royauté, pourvue que le nouveau roi soit docile, et que l’argent du pétrole remplissent les banques qu’on lui indiquera, il peut être sûr qu’on lui déroulera le tapis partout en occident.
(A suivre)
Jean-Paul Pougala*
Genève le 24 Mai 2011
(*) Jean-Paul Pougala est un Ecrivain Camerounais, Directeur de l’Institut d’Etudes Géostratégiques et Professeur de Sociologie et de Géopolitique à la Geneva School of Diplomacy de Genève en Suisse.
(pougala@gmail.com)

L'avenir n'est interdit à personne, L. Gambetta


2-2 Jody McINTYRE : Mais pourquoi un tel silence ? " Face à une guerre basée sur le mensonge ?

A présent nous allons envoyer des Apache pour bombarder les civils libyens. Une escalade de plus dans une guerre sanglante de l’OTAN de plus. Ou, comme l’a dit le Colonel Jason Etherington, « ce n’est qu’un élément de plus dans le je u ».
La totalité des médias suivent la ligne officielle. Il s’agit d’une guerre pour protéger les civils. Il s’agit d’une guerre pour forcer Kadhafi à partir. Comme si les gouvernement occidentaux, avec leur briilant historique de violations des droits de l’homme à travers le monde, avaient la moindre autorité morale pour porter un jugement sur le gouvernement Libyen. La rhétorique d’Etherington révèle la minable vérité, cette guerre n’est qu’un jeu pour nous, un «
jeu » qui mérite d’être élargi.
Même
Al Jazeera raconte la même histoire de « rebelles » qui capturent des villes les unes après les autres. Mais la chaine ne diffuse pas d’images de Tripoli, la capitale, où, à l’exception des bombardements de l’OTAN, les gens continuent de vivre leurs vies. Et on ne montre jamais les images des crimes commis par cette soi-disant brigade « rebelle » qui a violemment attaqué les Libyens et Africains noirs dans l’est du pays, en les qualifiant de « mercenaires africains », embauchés par Kadhafi, même si tous les Libyens sont en fait des Africains.

Rien de tout ça n’est raconté, parce que ça ne cadre pas avec la version officielle. Les merveilleux dirigeants rebelles, dont beaucoup travaillaient pour Kadhafi il y a encore quelques mois, sont nos alliés.

Kadhafi, le méchant utile, est notre ennemi juré.
Mais pourquoi un tel silence ? Contrairement à l’Afghanistan et à l’Irak, qui ont provoqué d’énormes protestations à travers le monde, les réactions devant la Libye ont été relativement faibles. On nous a vendu une fausse prémisse et, comme dirait Noam Chomsky, nous avons permis la fabrication de notre consentement.
Après le rideau de fumée initial qui a bien fonctionné, le gouvernement britannique, entre autres, n’a plus besoin de cacher ses véritables objectifs. Même s’il n’en a jamais vraiment eu besoin. «
Nous n’allons pas établir une échéance, » dit William Hagie. Bien sûr que non, car l’impérialisme ne connait aucune limite lorsqu’il s’agit de faire la guerre.
J’ai toujours été frappée par les gens qui réagissent de façon hystérique lorsqu’il s’agit d’une guerre où notre pays est impliquée. Si vous faites remarquer la réalité de la situation, ils vous accuseront d’être indifférent au sort des civils libyens, ou de soutenir une dictature.

En réalité, c’est notre gouvernement qui a pour habitude de soutenir les dictatures, et c’est notre gouvernement qui est en train de bombarder des civils libyens.

Comme l’a écrit cette semaine Frank Netter dans son blog « Straight Talk », « Chacun d’entre nous qui paie des impôts accepte tacitement et indirectement le financement des bombes qui sont actuellement employées pour tuer des Afghans et des Libyens. Pour citer Sartre, "vous n’êtes pas merveilleux, vous êtes des assassins" ».
Cela n’a rien à avoir avec la protection des civils, et tout à voir avec le rétablissement d’une domination militaire et économique en perte de vitesse dans la région. Lorsqu’on examine la liste des rares pays dans le monde où aucune base militaire US n’est implantée, il devient beaucoup plus clair qui sont nos «
ennemis » et pourquoi on nous les présente comme tels.

Jody McINTYRE
10 juin 2011
http://blogs.independent.co.uk/2011...
Traduction "pendant les divertissements, la guerre continue" par VD pour le Grand Soir, avec probablement les fautes et coquilles habituelles.

Canempechepasnicolas


n°28 - Libye : Médias et Manipulation de l’opinion - 26-06 – Suite - Que Dieu bénisse l’Amérique, et ses bombes.


n°28 - Libye : Médias et Manipulation de l’opinion - 26-06 – Suite  - Que Dieu bénisse l’Amérique, et ses bombes.


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Libye : Médias et Manipulation de l’opinion 

n°28 du 26-06

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Le " Médias et Manipulation de l’opinion" est  visible  sur nos blogs : 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) Sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

c) Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) Sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm 

 

Si vous voulez nous contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 




Sommaire :  

2 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion.

2-3 William Blum : Le Rapport Anti-Empire : N’oublions pas à quoi ressemble une « intervention humanitaire ».

2-4 Peter Dale Scott : Viols en Libye.

2-5 Jonathan Schell : Attaquer la Libye en même temps que le dictionnaire.
2-6 Farid Merrad :"Pas de négociations en cours" ?

2-7 Manlio Dinucci : La nouvelle conquête coloniale de la Libye.

2-8 Fernent : Blackout des médias impérialistes sur la sale guerre coloniale.

 



2-3 William Blum : Le Rapport Anti-Empire : N’oublions pas à quoi ressemble une « intervention humanitaire ».

Sachons pourquoi la Libye a été désignée pour une « intervention humanitaire »

Le 9 avril, Condoleezza Rice a prononcé un discours à San Francisco.

Du moins elle a essayé. L’ancienne Secrétaire d’Etat fut continuellement interrompue par des cris du public, « criminelle de guerre » et « tortionnaire » (grâce aux camarades de Code Pink et World Can’t Wait).

Tandis qu’un des protestataires se faisait emmener par des membres de la sécurité, Rice a fait une déclaration qui est devenue un grand classique chez les officiels Américains dans une telle situation. « N’êtes-vous pas contents de savoir que cette femme vit dans une démocratie où elle peut exprimer son opinion ? »

Elle a aussi balancé une autre phrase qui est désormais de rigueur (en français dans le texte è NdT) depuis le renversement de Saddam Hussein par les Etats-Unis, un argument qui est brandi lorsque tout le reste a échoué : « Les enfants en Irak ne vivent plus sous Saddam Hussein, Dieu merci » (1)

A quoi on peut lui répondre : Si vous deviez subir une opération chirurgicale pour réparer un genou et que le chirurgien ampute par erreur la jambe, quelle serait votre réaction si quelqu’un vous faisait remarquer que, Dieu merci, vous n’avez plus de problème de genou ? Le peuple irakien n’a plus de problème de Saddam.

Malheureusement, ils ont perdu à peu près tout le reste.

Vingt ans de bombardements américains, d’invasion, d’occupation et de torture ont abouti à la perte de leurs maisons, leurs écoles, leur électricité, leur eau potable, leur environnement, leurs quartiers, leur archéologie, leurs emplois, leurs techniciens, leurs entreprises d’état, leur santé physique, leur santé mentale, leur système de santé, leur système de protection, leurs droits de la femme, leur tolérance religieuse, leur sécurité, leurs enfants, leurs parents, leur passé, leur présent, leur avenir, leurs vies... plus de la moitié de la population est soit morte, mutilée, en prison ou en exil à l’étranger... leur air, leur sol, leur eau, leur sang et leurs gênes sont imprégnés d’uranium appauvri... les enfants naissent avec d’abominables déformations... des bombes à fragmentation n’attendent qu’un enfant pour exploser... une rivière de sang coule aux côtés de l’Eurphrate et du Tigre... dans un pays qui ne sera peut-être jamais reconstruit.

En 2006, l’enquêteur spécial de l’ONU sur la torture a déclaré que les rapports en provenance de l’Irak indiquent que la torture « avait complètement échappé à tout contrôle. La situation est si mauvaise que nombreux sont ceux qui disent que les choses sont pires qu’à l’époque de Saddam Hussein  ». Un autre rapport de l’ONU de la même époque a révélé une augmentation des « crimes d’honneur » contre les femmes. (2)

« Il est courant d’entendre chez les irakiens épuisés par la guerre que la situation était meilleure avant l’invasion US en 2003 » a rapporté le Washington Post, le 5 mai 2007.

« Je ne fais pas de politique, mais je sais que sous Saddam Hussein, nous avions l’électricité, l’eau potable, un système de santé qui faisait l’envi du reste du monde arabe, et une éducation gratuite. » a déclaré la pharmacienne irakienne Dr. Entisar Al-Arabi à la militante pacifiste Medea Benjamin en 2010. «  J’ai cinq enfants et à chaque naissance j’avais droit à une année rémunérée de congé maternité. J’avais ma propre pharmacie et je pouvais fermer à n’importe quelle heure sans me soucier des problèmes de sécurité. Aujourd’hui, il n’y a plus de sécurité et les Irakiens subissent de terribles pénuries pour tout – électricité, nourriture, médicaments, et même l’essence. La plupart des gens éduqués ont fui le pays, et ceux qui restent regrettent l’époque de Saddam Hussein » (3)

Et ceci aussi, qui date de deux mois :

« Les manifestants, les militants des droits de l’homme et des officiels de la sécurité disent que le gouvernement du Premier Ministre Nouri al-Maliki a répondu aux manifestations en Irak avec la même brutalité que les pays voisins plus autoritaires.

Des témoins à Bagdad et jusqu’au nord du pays à Kirkouk ont raconté avoir assisté la semaine dernière à des forces de sécurité en uniformes noires, survêtements et t-shirts arrivant sur des chapeaux de roues à bord de camions et de Humvees, et attaquant des manifestants, en raflant d’autres aux terrasses de cafés et chez eux et les entraînant les yeux bandés vers des centres militaires de détention.

Des quartiers entiers... ont été bloqués pour empêcher les habitants de rejoindre les manifestants. Des journalistes ont été tabassés. » (4)

Donc... peut-on attendre des Etats-Unis et de leurs comparses voyous de l’OTAN qu’ils interviennent militairement en Irak comme ils le font en Libye ? Pour protéger les manifestants comme ils prétendent le faire en Libye ? Pour provoquer un changement de régime en Irak comme ils tentent de le faire, mais sans l’avouer, en Libye ?

De manière similaire, au cours des derniers mois, la Tunisie, l’Egypte, le Bahrein, le Yémen, la Syrie... ont tous vu éclater des manifestants et une répression gouvernementale brutale, et même dans une certaine mesure en Arabie Saoudite, une des sociétés les plus répressives au monde. Aucun de ces gouvernements n’a été attaqué à l’instar de la Libye par les Etats-Unis, la Grande-Bretagne ou la France. Aucune opposition d’un de ces pays ne reçoit un soutien militaire, financier, juridique ou moral de la part des puissances occidentales contrairement aux résistants Libyens – malgré le comportement brutal des résistants libyens, de leurs meurtres racistes et les relations claires de certains d’entre eux avec les djihadistes. (5) Les résistants libyens font penser aux résistants kosovars – des mafieux connus pour leur trafic d’organes et de femmes, eux aussi soutenus inconditionnellement par les puissances occidentales contre l’Ennemi Officiellement Déclaré, la Serbie.

Alors pourquoi est-ce seulement la Libye qui est visée par les missiles US/OTAN ? Selon quel principe ou morale ? Les libyens sont-ils les pires violateurs des droits de l’homme de la région ? (Un indicateur du Développement Humain de l’ONU en 2010 qui prend en compte la santé, l’éducation et les revenus a classé la Libye en tête des pays africains). Aucun autre gouvernement n’est plus laïque que le Libyen. (Par contraste, certains résistants libyens ont pour habitude d’exclamer la phrase que nous ne connaissons que trop bien, « Allah Akbar ».) Aucun autre pays n’a un bilan des droits de l’homme meilleur que la Libye, aussi imparfait soit-il – en Egypte, une commission d’enquête officielle a annoncé qu’au cours du récent soulèvement au moins 846 manifestants avaient été tués par la police par balles réelles tirées dans la tête et la poitrine. (6) Des horreurs similaires ont été signalées en Syrie, au Yémen et d’autres pays de la région au cours de la même période.

Il faut souligner que (la chaine de télévision) l’ultra-conservatrice Fox News a rapporté le 28 février : « Tandis que les Nations Unies travaillent sans relâche à faire condamner le dirigeant Muammar al-Kadhafi pour la répression contre les manifestants, le Conseil des Droits Humains de l’organisation s’apprête à publier un rapport bourré de louanges à l’égard du bilan de la Libye en matière des droits de l’homme. Le rapport félicite la Libye pour l’amélioration des conditions d’accès à l’enseignement, pour avoir accordé une « priorité » aux droits de l’homme et pour avoir renforcé le cadre « constitutionnel ». Plusieurs pays, dont l’Iran, le Venezuela, la Corée du Nord, l’Arabie Saoudite mais aussi le Canada ont distribué des bons points à la Libye pour les protections juridiques offertes aux citoyens – qui se révoltent à présent contre le régime et subissent des représailles sanglantes. »

De toutes les accusations portées contre Kadhafi, la plus aberrante est celle assénée sans cesse et selon laquelle il « tue son propre peuple ». C’est vrai, mais c’est ça qui arrive dans une guerre civile. Abraham Lincoln lui aussi a tué son propre peuple.

Kadhafi est le plus vieux dirigeant Ennemi Officiellement Désigné au monde, à l’exception de Fidel Castro. L’animosité a commencé en 1970, un an après la prise de pouvoir par Kadhafi lors d’un coup d’état, lorsqu’il a fermé une base aérienne US. Puis il s’est lancé dans une carrière de soutien à ceux qu’il considérait comme des groupes révolutionnaires. Au cours des années 70 et 80, Kadhafi a été accusé de consacrer ses hauts revenus pétroliers au soutien – en argent, armes, formation, camp et diplomatie – a un large éventail d’organisations radicales/d’insurrection/terroristes, particulièrement certaines factions palestiniennes et mouvements musulmans dissidents et minoritaires au Moyen Orient, en Afrique et en Asie ; l’IRA et des séparatistes basques et corses en Europe ; plusieurs groupes engagés dans la lutte contre le régime d’Apartheid en Afrique du Sud ; différents groupes d’opposition et de politiciens en Amérique latine ; l’Armée Rouge japonaise, les Brigades Rouges italiennes, la Bande à Baader-Meinhof en Allemagne.

On disait aussi que la Libye était derrière, ou était impliquée d’une manière ou d’une autre, dans l’attentat de l’ambassade US au Caire, dans différents détournements d’avions, d’une explosion dans un avion de ligne américain au-dessus de la Grèce, l’explosion en vol d’un avion de ligne français au-dessus de l’Afrique, l’attentat contre une synagogue à Istanbul, et l’attentat contre une boite de nuit à Berlin qui a couté la vie à plusieurs soldats américains. (7)

En 1990, lorsque les Etats-Unis avaient besoin d’un pays pour l’accuser (à tort) d’être responsable de l’attentat contre le vol 103 de la Pan Am au dessus de Lockerbie, en Ecosse, la Libye fut le choix tout désigné.

Le principal crime de Kadhafi aux yeux du Président Ronald Reagan (1981-1989), n’était pas son soutien à des groupes terroristes, mais au fait qu’il ne soutenait pas les bons groupes terroristes. En clair, Kadhafi ne soutenait pas les mêmes groupes terroristes que Washington, comme par exemple les Contras au Nicaragua, l’UNITA en Angola, les exilés cubains à Miami, les gouvernements du Salvador et du Guatemala, et les militaires US à Grenade. Le seul groupe de terroristes que les deux hommes soutenaient ensemble était les Moudjahidin en Afghanistan.

Et si tout cela ne suffisait pas à faire de Kadhafi l’Ennemi Public No 1 à Washington (Reagan l’appelait le « chien enragé du Moyen orient »), Kadhafi a souvent critiqué la politique étrangère des Etats-Unis, était un antisioniste convaincu, a pan-africaniste, un pan-arabiste (jusqu’à ce que l’hypocrisie et le conservatisme des gouvernements arabes se révèlent des obstacles). Il qualifiait aussi son gouvernement de socialiste. Quelle tolérance et de patience peut-on attendre de la part de l’Empire ? Lorsque de grandes manifestations ont éclaté en Tunisie et en Egypte, est-ce que Washington aurait pu résister à instiguer des évènements similaires dans le pays qui situé entre les deux autres ? La CIA a été très occupée à fournir les résistants en armes, soutien aérien, argent et personnel.

Il se pourrait que les alliés occidentaux réussissent à chasser Kadhafi du pouvoir. Ensuite le monde observera en toute innocence le nouveau gouvernement libyen accorder à Washington ce que ce dernier cherche depuis longtemps : une base pour Africom, le Commandement Africain des Etats-Unis, un des six commandements que le Pentagone a positionnés dans le monde. De nombreux pays africains qui avaient été sollicités ont décliné, parfois en des termes relativement durs. Actuellement, Africom est basé à Stuttgart, en Allemagne. Selon un officiel du Département d’Etat : « Nous avons un sérieux problème d’image de marque là-bas... l’opinion publique est vraiment opposée à toute collaboration avec les Etats-Unis. Ils ne font tout simplement pas confiance aux Etats-Unis. » (8) Tous les pays africains sont réticents à accueillir une base militaire US. Il n’y a qu’une seule base US en Afrique, à Djibouti. Alors gardez l’oeil ouvert lorsque la poussière retombera en Libye. La base sera située près des puits de pétrole américains. Ou peut-être que le peuple Libyen aura le choix : une base militaire américaine ou une base militaire de l’OTAN.

Et rappelez-vous – eu regard à l’histoire récente en Irak, Corée du Nord et Iran – que si la Libye avait eu des armes nucléaires, les Etats-Unis n’auraient pas attaqué.

Ou bien les Etats-Unis pourraient réaliser que Kadhafi n’est finalement pas une menace tout simplement parce qu’il est amoureux de Condoleezza Rice. Voici ce que disait le dirigeant libyen lors d’une interview à Al Jazeera le 27 mars 2007 : « Leezza, Leezza, Leezza... Je l’aime beaucoup. Je l’admire, j’en suis fier, parce qu’elle est une noire d’origine africaine. »

Au cours des années, le gouvernement américain et les médias nous ont gavé de scandales concernant Kadhafi : qu’il prenait des drogues, qu’il était obsédé par les femmes, qu’il était bisexuel, qu’il s’habillait en femme, qu’il se maquillait, qu’il se promenait avec un ours en peluche, qu’il avait des crises d’épilepsie, et bien d’autres choses encore ; une partie est peut-être vraie. A présent, voici l’ambassadrice US auprès des Nations Unies qui nous apprend que les forces de Kadhafi se livrent à des violences sexuelles et qu’on leur a administré de la Viagra, apparemment pour augmenter leurs capacités. (9) Etonnant. Qui aurait cru que l’armée Libyenne avait autant de soldats âgés entre 60 et 70 ans ?

Au moment de rédiger ces lignes, des missiles US/OTAN viennent de frapper une maison libyenne, tuant un fils et trois petites filles de Kadhafi, peu après que les offres de négociation de Kadhafi aient été rejetées – encore un haut fait d’armes dans la glorieuse histoire des interventions humanitaires, et un rappel aussi des bombes US sur la Libye en 1986 qui ont tué une fillette de Kadhafi.

(...)

William Blum

12 mai 2011

www.killinghope.org


2-4 Peter Dale Scott : Viols en Libye.
Les récentes guerres majeures des États-Unis ont toutes été accompagnées par des mensonges mémorables

C’est une mauvaise période pour la campagne de l’OTAN contre la Libye. Le président Obama doit faire face à une quasi-révolte du Congrès contre cette guerre coûteuse, alors que le secrétaire à la Défense, Robert Gates, a mis en garde ses alliés européens à Bruxelles sur le fait que leur engagement timoré était « en train de mettre en péril la mission en Libye et l’avenir de l’Alliance. » [1] Une fois revenu aux États-Unis, selon le Daily Mail de Londres, « M. Gates a demandé des fonds supplémentaires pour les opérations en Libye, mais il s’est heurté au refus de la Maison-Blanche. » [2]

L’histoire des conflits armés impliquant les États-Unis nous enseigne que, lorsque la mobilisation vers la guerre devient difficile, des campagnes de relations publiques sont initiées, souvent basées sur des histoires entièrement inventées. Par exemple, lorsqu’en 1990 le [chef d’état-major des armées] Colin Powell exprima ses doutes sur la pertinence d’une intervention des États-Unis au Koweït, des récits basés sur des photos satellite classifiées émergèrent – récits selon lesquels Saddam avait amassé 265 000 soldats et 1 500 chars au bord de la frontière avec l’Arabie saoudite. Powell changea alors d’avis, et l’attaque eut finalement lieu. Mais après l’invasion, une journaliste du St. Petersburg Times consulta des photos prises par un satellite commercial, et « elle ne vit aucun signe d’un quart de million de soldats ou de leurs chars. » [3]

Des faucons du Congrès, notamment Tom Lantos et Stephen Solarz, ont assuré le soutien de l’attaque contre l’Irak [en 1991] avec le récit d’une fille âgée de 15 ans qui aurait vu des nourrissons koweitiens enlevés de leurs couveuses par des soldats irakiens. Cette histoire fut discréditée lorsqu’il apparut que celle-ci, fille de l’ambassadeur saoudien à Washington, pourrait ne jamais avoir visité l’hôpital en question. Elle avait en fait été préparée à relayer cette histoire par le cabinet de relations publiques Hill & Knowlton, qui travaillait pour le compte du gouvernement koweitien avec lequel il avait signé un contrat de 11,5 millions de dollars. [4]

L’histoire des interventions extérieures des États-Unis est jonchée de ce genre de faux récits, depuis la campagne « Souvenez-vous du Maine !  » menée en 1898 par l’agence de presse Hearst jusqu’aux récits fallacieux d’une attaque nord-vietnamienne contre des destroyers US au cours du soi-disant « Deuxième incident du Golfe du Tonkin » du 4 août 1964. De plus, nous savons qu’en 1962 l’état-major interarmées des États-Unis (JCS) planifia l’Opération Northwoods une série de mises en scène – parfois meurtrières – pour tromper le peuple états-unien dans le but de déclencher une guerre contre Cuba. [5]

Depuis le fiasco des faux récits sur l’Irak en 1990-91, ces histoires ont eu tendance à émaner de sources étrangères, généralement européennes. Ce fut ostensiblement le cas avec les documents falsifiés venant d’Italie relatifs au yellowcake, des documents qui servirent de base à George W. Bush pour accuser mensongérement l’Irak dans son Discours sur l’état de l’Union de 2003. [6] [7] Ce fut également le cas concernant les fausses histoires liant Saddam Hussein aux fameuses lettres piégées à l’anthrax de 2001. (Il fut plus tard démontré que cet anthrax provenait en réalité d’un laboratoire US de guerre bactériologique)[7]

Nous devrions garder à l’esprit cette récurrence historique de récits falsifiés pour justifier des interventions alors que nous sommes face à des allégations — pas encore prouvées, ni discréditées — selon lesquelles Kadhafi a utilisé le viol comme méthode pour combattre l’insurrection, et pourrait lui-même en être coupable. Ces accusations ont été proférées le 8 juin 2011 par Luis Moreno-Ocampo, procureur général de la Cour Pénale Internationale (CPI), qui a prétendu, selon le Time Magazine, qu’il existait des indications démontrant que le dictateur libyen Mouammar Kadhafi avait ordonné le viol de centaines de femmes durant sa violente répression contre les rebelles. De plus, il aurait lui-même fourni à ses soldats du Viagra afin de stimuler leur potentiel de commettre des agressions. [8]

Selon le Time, les récits de viols sont en train d’être véhiculés par des médecins qui avancent avoir rencontré et soigné des patientes mais qui n’ont pas leur permission pour révéler leurs identités. Auparavant, selon un médecin libyen interviewé dans une vidéo d’Al Jazeera, « de nombreux médecins ont trouvé du Viagra et des préservatifs dans les poches des combattants pro-Kadhafi décédés, et ils ont aussi soigné des femmes victimes de viol. Le docteur insiste sur le fait que cela indique clairement l’usage par le régime de Kadhafi du viol comme arme de guerre. »

Mais que penser de l’accusation de Moreno selon laquelle « [à] présent nous recevons des informations indiquant que Kadhafi lui-même a décidé de violer, et c’est une nouveauté. » [9] C’est une accusation sensationnelle : jusqu’à ce que nous apprenions qu’il existe une source sure pour la corroborer, on peut suspecter qu’elle fut proférée dans le but de faire les gros titres.

Dans l’enquête sur ces accusations, le fait que la culture libyenne soit si hostile aux victimes de viols est un problème car elles sont réticentes à se manifester. Des enquêteurs travaillant pour Human Rights Watch et pour Amnesty International furent incapables de trouver une seule femme disant avoir été violée. Cherif Bassiouni, enquêteur de l’ONU dans le domaine des droits de l’Homme, a déclaré à l’Agence France Presse que les récits relatifs aux viols et au Viagra étaient véhiculés par les autorités de Benghazi « dans un contexte ‘d’hystérie collective’. » En fait, il avait découvert seulement trois cas. [10]

Bien entendu, tout conflit militaire est habituellement accompagné par le viol. Ce qui pourrait constituer un crime de guerre serait l’hypothèse où (pour citer le Time) Kadhafi « avait fourni du Viagra à ses soldats. » Moreno a en effet déclaré, selon Associated Press, que « des témoins ont confirmé l’achat par le gouvernement [libyen] de conteneurs de médicaments s’apparentant au Viagra pour ‘accentuer la possibilité de violer.’ »

Certains ont objecté que l’achat de médicaments s’apparentant à du Viagra ne suffit pas à indiquer un crime de guerre. Alors qu’elle était en mission d’enquête à Tripoli, l’ancienne députée au Congrès Cynthia McKinney a indiqué dans ses courriels que, jusqu’à aujourd’hui, la seule armée connue pour avoir distribué du Viagra dans le cadre de ses opérations de guerre est l’armée des États-Unis. Le Viagra a en effet été utilisé en Afghanistan comme dessous-de-table pour inciter les leaders tribaux âgés à donner des informations. [11]

L’accentuation subtile des assertions de Moreno opérée par le Time – passant de l’achat du Viagra à sa fourniture aux soldats – nous rappelle la triste tendance historique des médias de masse états-uniens à diffuser de faux récits afin de justifier les guerres. Il est douloureux de l’affirmer, mais pratiquement chaque intervention militaire majeure des États-Unis depuis la Corée a été accompagnée de récits falsifiés. On devrait exhorter M. Moreno-Ocampo à produire rapidement les preuves de ses accusations, qui devraient se baser sur plus d’éléments que les seuls témoignages de médecins travaillant pour le régime de Benghazi. 

[1] « Gates rebukes NATO allies, warns of ‘dismal’ future », Agence France-Presse, 10 juin 2011.
http://news.yahoo.com/s/afp/20110610/pl_afp/usnatolibyaconflict

 [2] « The billion dollar war ? Libyan campaign breaks Pentagon estimates costing U.S. taxpayers $2 million a day », Daily Mail, 9 juin 2011.
http://www.dailymail.co.uk/news/article-2001778/Libya-war-costs-US-taxpayers-2m-day-Gaddafi.html

 [3] « No Casus Belli ? Invent One », The Guardian (Londres), 5 février 2003.
http://www.walden3.org/No_casus_belli_Invent_one!.htm

 [4] Ted Rowse, « Kuwaitgate - killing of Kuwaiti babies by Iraqi soldiers exaggerated », Washington Monthly, Septembre 1992.
http://findarticles.com/p/articles/mi_m1316/is_n9_v24/ai_12529902/

 [5] « Quand l’état-major américain planifiait des attentats terroristes contre sa population », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 5 novembre 2001.
http://www.voltairenet.org/article7615.html

 [6] « Discours 2003 sur l’état de l’Union », par George W. Bush, Réseau Voltaire, 28 janvier 2003.
http://www.voltairenet.org/article9260.html

 [7] Prenons en considération le récit suivant, paru dans le Daily Mail de Londres et rédigé par Simon Reeve : « L’Irak a été identifié comme étant la source la plus probable de l’anthrax utilisé pour terroriser les États-Unis au cours de ces dernières semaines. En représailles, de nouveaux plans de frappes militaires contre Saddam Hussein sont dorénavant envisagés, selon des officiels du gouvernement des États-Unis. Bien que l’étude des spores d’anthrax envoyés par courrier se poursuive, les scientifiques états-uniens ont découvert des "marques de fabrique" qui désignent une implication irakienne. Les enquêteurs états-uniens sont de plus en plus convaincus que l’anthrax a été introduit clandestinement aux États-Unis et envoyé par courrier à certaines cibles par des soutiens "dormants" non identifiés d’al-Qaïda, l’organisation d’Oussama ben Laden ». (Simon Reeve, « Scientists Link Iraq to Anthrax Terror Attacks », Sunday Mail [Londres], 28 octobre 2001 ; sujet traité dans Peter Dale Scott, American War Machine, pp. 194-95). [Cet exemple est également intéressant par l’amalgame opéré entre Saddam et al-Qaïda, en réalité amers rivaux.]
http://www.dailymail.co.uk/news/article-80965/Scientists-link-Iraq-anthrax-terror-attacks.html

 [8] Karen Leigh, « Rape in Libya : The Crime That Dare Not Speak Its Name », Time, 9 juin 2011.
http://www.time.com/time/world/article/0,8599,2076775-2,00.html

 [9] « Qaddafi ordered sex drugs for Libya rapes, ICC prosecutor says », Agence France-Presse, 9 juin 2011.
http://english.alarabiya.net/articles/2011/06/09/152527.html

 

[10] « UN investigator casts doubt over Libya mass rape claims », Agence France Presse, June 9, 2011.
http://www.expatica.com/ch/news/local_news/un-investigator-casts-doubt-over-libya-mass-rape-claims_155403.html

 [11] Toby Hamden, « CIA give Afghan warlords Viagra in exchange for information on Taliban », Telegraph [Londres], 26 décembre 2008.

Peter Dale Scott

Ancien diplomate canadien et professeur émérite à l’université de Berkeley, en Californie. Auteur du livre La Route vers le Nouveau Désordre Mondial, aux éditions Demi-Lune, (Paris, 2010).

http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/northamerica/usa/3965138/CIA-give-Afghan-warlords-Viagra-in-exchange-for-information-on-Taliban.html

Traduction Maxime Chaix

Asia Pacific Journal (Japon)
Réseau Voltaire |

22 juin 2011
http://www.voltairenet.org/Les-recentes-guerres-majeures-des


2-5 Jonathan Schell : Attaquer la Libye en même temps que le dictionnaire.
Lorsque les américains sont épargnés, une guerre n’est pas une guerre

 L’administration Obama vient de présenter une étonnante justification pour avoir déclenché une guerre contre la Libye sans l’approbation du Congrès exigée par la Constitution et la loi « War Powers Resolution » de 1973.

Des avions américains décollent, pénètrent l’espace aérien libyen, localisent des cibles, larguent des bombes, des bombes qui tuent et qui détruisent. C’est la guerre. Certains disent que c’est une bonne guerre et d’autres le contraire, mais aucun doute n’est possible, il s’agit bien d’une guerre.

Néanmoins, l’administration Obama insiste pour dire que ce n’est pas une guerre. Pourquoi ? Parce que, selon un rapport de 32 pages publié la semaine dernière par le gouvernement et intitulé « United States Activities in Libya », « les opérations américaines n’impliquent pas de combats soutenus ou d’échanges de tirs avec des forces hostiles, ni la présence de troupes américaines au sol, ni de victimes américaines ou de risque tangible d’escalade vers un conflit qui serait caractérisé par ces facteurs. »

En d’autres termes, le déséquilibre des forces est tellement en faveur des Etats-Unis qu’aucun Américain ne meurt ou ne risque sa vie. Apparemment, une guerre n’est une guerre que lorsque des Américains meurent, lorsque « nous » mourrons. Lorsque les seuls morts sont les « autres », les Libyens, c’est autre chose, une chose pour laquelle on n’a pas encore trouvé de nom. Lorsque les autres attaquent, c’est une guerre. Lorsque nous attaquons, ce n’est pas une guerre.

C’est à l’évidence une manière de raisonner très étrange et qui n’est possible qu’à cause d’un fait étrange : aujourd’hui, il est effectivement possible pour certains pays (peut-être uniquement le nôtre) et pour la première fois dans l’histoire, de déclencher une guerre sans subir une égratignure en retour. Cela a failli être le cas avec le bombardement de la Serbie en 1999, où un seul avion américain avait été abattu (et le pilote secouru).

Le modèle de cette nouvelle forme de guerre est le drone (avion sans pilote), le Predator, qui est devenu l’emblème de l’administration Obama. Ses pilotes humains sont assis dans une base militaire du Nevada ou à Langley, en Virginie, tandis que le drone survole l’Afghanistan, le Pakistan, le Yémen ou la Libye en semant sa destruction. Une telle guerre ne fait pas de victimes chez l’agresseur parce qu’aucun soldat de l’agresseur ne se trouve à proximité du champ de bataille – si on peut l’appeler ainsi.

D’étranges conclusions sont tirées de cette étrange manière de raisonner et ces étranges faits. Avant, une attaque contre un pays était un acte de guerre, quel que soit l’agresseur ou la suite des évènements. Désormais, l’administration Obama dit que puisque l’adversaire est incapable de riposter, ce n’est pas une guerre.

Les ennemis des Etats-Unis ont donc une nouvelle raison de vouloir nous infliger un minimum de dégâts car c’est uniquement dans ce cas qu’on pourrait leur reconnaître quelques droits (qui sont ce qu’ils sont) dans le cadre d’une guerre autorisée. Sans ça, ils sont à la merci du Président.

La « War Powers Resolution Act » autorise le président à déclencher des opérations militaires uniquement lorsque le pays est directement attaqué, lorsqu’il existe « un état d’urgence provoqué par une attaque contre les Etats-Unis, son territoire ou ses colonies, ou ses forces armées. » Cependant, l’administration Obama justifie ses actions en Libye justement parce que les forces armées US ne courent aucun risque et le territoire des Etats-Unis encore moins.

 

Il y a un parallèle à faire ici avec la position de l’administration Bush sur la question de la torture (sans faire de parallèle, bien entendu, entre la guerre contre la Libye à laquelle je m’oppose mais sur laquelle on peut encore débattre, et la torture qui n’est en aucun cas justifiable). Le Président Bush voulait que la torture qu’il avait ordonnée ne soit pas considérée comme de la torture, alors il s’est débrouillé pour avoir quelques juristes du Ministère de la justice pour rédiger des rapports expliquant que certaines formes de torture, comme le Waterboarding (simulations de noyade) n’étaient pas de la torture. De telles pratiques ont donc été baptisées « techniques d’interrogatoires poussés ».

A présent, Obama ne veut pas que sa guerre en Libye soit qualifiée de guerre alors il s’est débrouillé pour définir un certain type de guerre – le genre qui épargne les Américains – qui n’est pas une guerre (ceci sans le soutien total de ses propres avocats). En même temps que la Libye, un bon vieux mot du langage courant - guerre – vient de subir une agression.

Dans ce genre d’opération sémantique du pouvoir contre le langage, un mot se retrouve détaché de son sens le plus commun. La signification des mots est un des rares terrains d’entente entre communautés. Lorsque le sens communément admis est remis en cause, plus personne ne peut employer le mot sans provoquer des « débats » fallacieux, comme cela s’est produit autour du mot « torture ». Par exemple, les grands médias, en se soumettant à la décision de George Bush sur la signification des mots, ont cessé de qualifier le Waterboarding de torture et ont commencé à employer d’autres termes, comme « technique d’interrogatoire poussé », ou « mauvais traitement », ou « pratique abusive », etc.

Est-ce que les médias vont maintenant cesser d’appeler la guerre contre la Libye une guerre ? Aucun euphémisme pour « guerre » n’est encore apparu mais peu après le déclenchement des attaques contre la Libye, un officiel de l’administration a proposé le terme « action militaire cinétique » ou plus récemment, dans le rapport de 32 pages, le terme proposé est « opérations militaires limitées ». Sans doute quelqu’un finira par trouver un terme plus accrocheur.

Comment l’administration a-t-elle réussi une telle acrobatie ? Une interview accordée à Charlie Savage et Mark Landler du New York Times par le conseiller juridique de Département d’Etat Harold Koh nous éclaire un peu. De nombreux administrations et législateurs s’en sont pris à la « War Powers Resolution » en affirmant que cette loi remettait en cause des pouvoirs inhérents à la présidence. D’autres, comme le vice-ministre adjoint de la Justice, John Yoo, ont argumenté que la phrase toute simple de la Constitution qui dit que le Congrès « déclarera la guerre » ne signifie pas ce que la plupart des gens comprennent en la lisant, et que par conséquence le président a toute latitude pour déclencher toutes sortes de guerres.

Koh s’est longtemps opposé à ces interprétations – et d’une certaine manière, il est resté cohérent. En parlant de l’administration, il reconnaît le pouvoir du Congrès de déclarer la guerre et la constitutionnalité de la « War Powers Resolution ». « Nous ne disons pas que le Président peut décider seul d’entrainer le pays dans une guerre, » a-t-il dit au Times. « Nous ne disons pas que la « War Powers Resolution » est anticonstitutionnelle ou qu’elle devrait être abrogée ou que nous refusons de consulter le Congrès. Nous disons que la nature limitée de cette mission précise ne constitue pas le genre « d’hostilités » visées par le texte. »

Ainsi, d’une manière étrange, en voulant éviter d’être confrontés à la loi, ils s’en sont pris au dictionnaire. Pour aller de l’avant dans une guerre qui n’avait reçue aucune forme d’approbation de la part du Congrès, l’administration Obama devait choisir entre une remise en cause de la loi ou celle de la signification des mots. Entre la loi et le langage, il fallait choisir.

Ils ont choisi le langage.

 Jonathan SCHELL
Jonathan Schell is the Doris M. Shaffer Fellow at The Nation Institute, and a Senior Lecturer at Yale University. He is the author of several books, including The Unconquerable World : Power, Nonviolence, and the Will of the People. To listen to Timothy MacBain’s latest TomCast audio interview in which Schell discusses war and the imperial presidency, click here, or download it to your iPod here.

22 juin 2011

SOURCE ORIGINALE : http://www.tomdispatch.com

Transcodage inter-linguistique « on se comprend » par VD pour La Tombée de la Nuit d’Une Taille Imposante avec probablement les fautes et coquilles habituelles

http://www.legrandsoir.info/attaquer-la-libye-en-meme-temps-que-le-dictionnaire-tomdispatch.html


2-6 Farid Merrad :"Pas de négociations en cours" ?
Jeudi, le Premier ministre, Baghdadi Mahmoudi, avait répété que
"Mouammar Kadhafi est le leader de ce pays", c'est "une ligne rouge dans tout dialogue" sur un règlement du conflit.
Pour sa part, la rébellion a démenti tout contact avec Tripoli, comme l'avait affirmé un émissaire russe. Il n'y a "pas de négociations en cours" avec le régime, a affirmé le dirigeant rebelle Mahmoud Jibril à Naples, en Italie.
Au cours d'une conférence de presse aux côtés du ministre italien des Affaires étrangères Franco Frattini, il a souligné que "si des négociations devaient avoir lieu", le Conseil national de transition (CNT), organe politique de la rébellion, "s'était engagé à l'annoncer à tous ses amis de par le monde".
M. Frattini a également mis en doute la possibilité de pourparlers: "L'Italie a toujours encouragé la recherche de contacts et d'une solution basée sur le dialogue mais malheureusement, le régime n'a pas envoyé de réponse positive et a toujours demandé que soit garantie la permanence de Kadhafi au pouvoir".
M. Frattini a noté que "les plus hauts dirigeants (libyens) recevront dans quelques jours un mandat d'arrêt international", jugeant impossible de leur accorder dans ce contexte "une quelconque légitimité".
L'émissaire russe pour l'Afrique, Mikhaïl Marguelov, en visite à Tripoli, avait affirmé jeudi que "des contacts directs entre Benghazi (fief de la rébellion dans l'Est) et Tripoli sont déjà en cours".
Vendredi, il a précisé que des discussions avaient lieu "dans plusieurs capitales européennes, en France, en Norvège, en Allemagne" et dans d'autres pays.
Paris a affirmé ne pas avoir été associée ces contacts. "S'il y a eu des contacts directs, nous n'y avons pas été associés et nous n'en sommes pas à l'origine", a déclaré à l'AFP le ministère français des Affaires étrangères.
Aucun des deux camps de la crise libyenne n'a admis jusqu'à présent l'existence de négociations pour résoudre le conflit, les rebelles réclamant avant toute discussion le départ du colonel Kadhafi.
Sur le terrain, dix personnes ont été tuées et quarante blessées lors de bombardements des troupes loyalistes dans les environs de Misrata, a indiqué un porte-parole des rebelles, Ahmed Hassan, précisant que toutes les victimes sont des civils, touchés par des roquettes Grad.
Il a souligné que la ville était la cible de bombardements quasi-quotidiens des forces pro-Kadhafi et qu'il n'y avait eu aucune frappe de l'Otan sur leurs positions vendredi.
Par ailleurs, des explosions puissantes ont secoué le centre de Tripoli et ses environs, selon un journaliste de l'AFP.
Le régime avait dénoncé jeudi des "raids barbares" de l'Otan, l'accusant de viser des sites civils, et avait appelé à l'arrêt des frappes, en répétant que le régime était prêt à un cessez-le-feu.
Au sud de la capitale, la route Zenten-Yefren, dans les montagnes berbères, est désormais entièrement contrôlée par les rebelles, a constaté un correspondant de l'AFP.
Chars éventrés par les frappes de l'Otan, véhicules détruits, dépouilles de soldats abandonnées: les 35 km séparant ces deux villes témoignent des violents combats qui ont opposé les loyalistes à la rébellion.
Selon les rebelles, de violents combats opposaient par ailleurs les forces du régime et les insurgés autour de Nalout, à l'ouest près de la frontière tunisienne.
La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a accusé les forces du colonel Kadhafi d'avoir érigé en "instruments de guerre" le viol et les "violences contre les femmes".
La commission d'enquête indépendante de l'ONU sur les allégations d'atteintes aux droits de l'Homme en Libye, dont la mission a été étendue vendredi, a accusé pour sa part le régime de mener des attaques systématiques contre la population et de commettre des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité.

18/06 

Extrait de Farid Merrad


2-7 Manlio Dinucci : La nouvelle conquête coloniale de la Libye.

Le ministre italien des affaires étrangères Frattini, avec le gouvernement émirati, a coprésidé orgueilleusement le 9 juin, à Abu Dhabi, la troisième réunion du Groupe de contact sur la Libye.

L’Italie donc, comme dit le président de la république Napolitano, joue « son rôle pour qu’avance dans le monde la cause de la paix, des droits humains et de la démocratie ». Les Emirats arabes unis - monarchie absolue dans laquelle la représentation démocratique n’existe pas - ont envoyé récemment des troupes au Bahrein pour écraser dans le sang la demande populaire de démocratie, et ils sont en train de préparer, avec la compagnie militaire privée Xe Services (ex-Blackwater), une armée secrète de mercenaires à employer aussi dans d’autres pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord.  C’est sur cette solide base démocratique qu’on prépare la « phase post conflit » en Libye.

Tandis que l’OTAN démolit systématiquement les bases matérielles de l’Etat libyen, en larguant des milliers de bombes sur Tripoli et d’autres localités, le Groupe de contact soutient avec des millions de dollars et euros le CNT de Benghazi. Celui-ci, représentant une partie minoritaire de la population, n’arrive pas à gagner du terrain même si l’OTAN entraîne et arme ses troupes et lui ouvre la voie avec des bombardements. A Abu Dhabi, il a été décidé d’adopter le « modèle italien » dans la fourniture des « aides » au CNT. L’Italie, qui a joué les « ouvreurs », fournira au Cnt des fonds d’une valeur de 300-400 millions d’euros en cash et en crédit disponible, et 150 autres millions en carburant (voir appendice pour la version française, NdT). Les fonds seront « garantis par les biens congelés en Italie et par le pétrole extrait et raffiné dans l’avenir par le nouveau gouvernement libyen ». De cette manière les principaux pays du Groupe de contact (Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie, monarchies du Golfe) posent une lourde hypothèque sur l’avenir de la Libye. Si un gouvernement obséquieux était installé, ces pays auraient en main l’économie du pays, en gérant les fonds souverains libyens congelés et en contrôlant la production et l’exportation du pétrole.

Pendant ce temps, comme garantie pour l’avenir, Washington a placé la gestion des finances et du pétrole du CNT dans les mains de son homme de confiance, Ali A. Tarhouni, enseignant à l’université de Washington. Les résultats ne se sont pas faits attendre : le premier contrat pour l’exportation de pétrole libyen, de 1,2 millions de barils, le CNT l’a conclu avec une compagnie étasunienne : Tesoro. Et, alors que Tarhouni annonce que le CNT produira rapidement 100 mille barils de pétrole par jour, le Département d’Etat annonce « le soutien américain (étasunien, NdT) pour des ventes ultérieures de pétrole par le CNT ». Le gouvernement italien, qui a servi d’ouvreur, ne veut cependant pas être de reste. Il appuie donc aussi le CNT avec « une assistance humanitaire et de coopération au développement » pour un montant de plusieurs millions d’euros. Un de ses projets les plus significatifs, géré par l’Istituto agronomico delle l’oltremare (Institut agronomique de l’outremer) prévoit l’ « amélioration du palmier dattier de l’oasis d’Al Jufra ». Fierté de l’Italie : alors qu’elle largue sur la Libye des bombes d’une tonne à l’uranium appauvri, elle rend plus douces les dattes libyennes.

Edition de vendredi 10 juin 2011 de il manifesto
http://www.ilmanifesto.it/area-abbonati/in-edicola/manip2n1/20110610/manip2pg/08/manip2pz/304686/
Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

Appendice pour la version française (NdT) : Dépêche Reuters et AFP du 09/06/2011 | Mise à jour : 16:25

 « Juppé: 290 M€ pour les rebelles libyens » 

La France est prête à débloquer une aide de 290 millions d'euros aux rebelles libyens du Conseil national de transition (CNT), a annoncé le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, lors de la réunion du groupe de contact sur la Libye à Abou Dhabi.

Plus tôt dans la journée, Abdel Hafidh Ghoga, vice-président du Conseil national de transition, avait déclaré que le fonds international d'aide aux rebelles libyens était  désormais "opérationnel".

Manlio Dinucci
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=viewArticle&code=DIN20110610&articleId=25209


2-8 Fernent : Blackout des médias impérialistes sur la sale guerre coloniale.
Bonjour,
Dans le contexte du blackout des médias impérialistes sur la sale guerre coloniale que livre l'OTAN à la Libye, et cela après le déluge des médiamensonges qui ont conduit à l'adoption de la résolution 1973 par le Conseil de Sécurité de l'ONU sur le "no fly zone", nous jugeons important de publier ce message de Khadaffi lui même qui nous est parvenu du Mali.
La guerre coloniale impérialiste de la Françafric, de l'Euroafric et de l'Usafric impérialiste sous l'égide d'un Sarkozy qui fabrique par sa politique raciste une "ennemi intérieur" musulman en France et se lance en même temps dans la guerre contre un petit peuple à coups de bombes nécessite une mobilisation des internationalistes, des anti-racistes, des démocrates et des pacifistes de tous les pays, et surtout des Etats impérialistes agresseurs.
Mais force est de constater amèrement qu'il n'en est rien pour le moment en France et dans les différents pays de l'Europe du capital engagé dans l'attaque barbare.
Ce qui explique l'interpellation des 86 organisations de la gauche Sud Américaine adressée à "la gauche Européenne".
Fernent/M.T.P-S considère qu'une des raisons de l'inexistence d'une mobilisation anti-guerre dans les pays Européen est le recul dangereux du principe démocratique que les peuples sont égaux quelque soit leur niveau de développement et que la démocratie est une conquête endogène à chaque peuple. Et la question du pouvoir en Libye ou dans tout autre pays est une affaire du peuple concerné.
Fernent/M.T.P-S considère que la venue au Sénégal du CNT de Benghazi adoubé par les impérialistes agresseurs de l'OTAN fait partie d'un vaste complot visant à casser la désapprobation jusqu'ici unanime de l'UA vis à vis de la guerre contre la Libye. Le mouvement démocratique, internationaliste, anti-impérialiste et les forces panafricanistes ne peuvent se taire et doivent absolument se mobiliser pour dire avec force à A. Wade : NON A LA TRAHISON DU PEUPLE LIBYEN!  
L'internationalisme et la lutte contre le nouveau cycle des guerres impérialistes doivent s'émanciper de la prison idéologique des "ni, ni" (ni Sadam, ni Bush, ni Milosevic, ni Clinton/Gensher). C'est objectivement inacceptable de se laisser piéger par la nature démocratique ou non du régime du petit pays attaqué par l'impérialisme. C'est subjectivement une soumission à la propagande de guerre de l'impérialisme qui érige comme prétexte la nature dictatoriale d'un régime donné pour bombarder le peuple afin soi disant de l'en libérer. L'impérialisme, en particulier les USA et l''UE, empêtré dans sa crise structurelle est inévitablement le fauteur de guerre qui conduit l'humanité vers une conflagration majeure visant à termes les pays émergents.
A partir du moment où Obama, Cameron et Sarkozy ont le culot sans vergogne de dire ouvertement que "Khadafi doit partir", alors donnons la parole à celui qui est visé directement, à celui qu'ils veulent tuer. TOUT LE MONDE DOIT SE RENDRE A L'EVIDENCE : OBAMA, SARKOZY, CAMERON SONT LES NOUVEAUX BARBARES AFFUBLES DES ENTURBANNES ROI ET EMIRS DES PETRO-DOLLARS.
Voilà pourquoi nous publions ce message attribué à celui que la presse au service des Firmes transnationales du pétrole et des roitelets et émirs intégristes moyenâgeux des pétro-dollars ont appelé "Khadafou" pour masquer leur propre "folie" criminelle. Ci-joint en attaché d'autres textes et à la suite du message de Khadafi un exemple de contre propagande en France contre la guerre et les crimes des impérialistes par Rouges Vifs 13.

 Fernent

M.T.P-S  - Le Secrétariat Politique


n°28 - Libye : Médias et Manipulation de l’opinion - 26-06 – Fin - Que Dieu bénisse l’Amérique, et ses bombes.

n°28 - Libye : Médias et Manipulation de l’opinion - 26-06 – Fin  - Que Dieu bénisse l’Amérique, et ses bombes.


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Libye : Médias et Manipulation de l’opinion 

n°28 du 26-06

C.De Broeder & M.Lemaire



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b) Sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

c) Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) Sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm 

 

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Sommaire :  

2 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion.

2-9 Yash Tandon : Comment les choses peuvent-elles évoluer en Libye ?

3 Annexe

3-1 Bill Van Auken : Les guerres sans fin des Usa.

3-2 Ces victimes dont on ne parle pas...et ces chiffres que l’on ne publie pas!


2-9 Yash Tandon : Comment les choses peuvent-elles évoluer en Libye ?

6 juin

L’assaut continu sur la Libye par les forces de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) devrait pousser à déférer ses dirigeants devant le Tribunal Pénal International (TPI), estime Yash Tandon. Mais il reste convaincu que cela ne se produira pas. Il lui reste aussi la conviction qu’un nouveau régime installé par ce biais sera au service de l’empire, garantissant l’accès au pétrole, faisant barrage aux réfugiés vers l’Europe et faisant rempart contre les forces jugées menaçantes comme celles du Hamas et de l’Iran.

J’ai terminé mon article intitulé ‘De qui Kadhafi est-il le dictateur’ avec la question suivante : maintenant que faire ? Comment les choses peuvent-elles évoluer en Libye ? Avant que je n’aborde cette question, il est nécessaire de se souvenir que la Libye est un Etat néocolonial et qu’objectivement Kadhafi a été un dictateur néocolonial du capitalisme global, même si, subjectivement, il a été et reste anti-impérialiste. L’empire a pu s’accommoder de lui et l’a en effet réhabilité après son revirement de 1999, il y a plus d’une décennie. Mais le Printemps arabe a perturbé le programme de l’empire et il a fallu vite faire volte-face et se débarrasser de Kadhafi.
Alors, maintenant que faire ? L’empire, avec la connivence d’une partie de la population libyenne avait espéré se débarrasser de Kadhafi rapidement. La zone d’exclusion aérienne limitée des Nations Unies s’est transformée en une opération militaire de l’OTAN qui est maintenant une violation du mandat originel. L’empire, dans son orgueil et ses illusions, a cru pendant un temps que les Nations Unies pourraient permettre une invasion terrestre. Mais ceci a échoué. La Russie et la Chine, qui ont le droit de veto au Conseil de Sécurité, ont dénoncé le fait que l’OTAN avait été bien au-delà de son mandat. Kadhafi, l’ancien enfant chéri et choyé de l’empire après son revirement de 1999, s’avère beaucoup plus résilient que prévu. Il est de retour sur son chemin anti-impérialiste et nationaliste. La machine de guerre impériale n’a pas réussi à le déloger.
Depuis mars 2011, l’OTAN a effectué plus de 6000 sorties aériennes dont 2400 ont été des bombardements. Ce sont-là des chiffres impressionnants, quelle que soit l’aune à laquelle on les mesure. Face à une guerre qui se prolonge, l’empire use maintenant de subterfuges et de double langage afin d’étendre ses opérations militaires en Libye. Il tue des gens visés depuis le ciel tout en le niant et continue de cultiver le mythe qu’il ne fait que protéger des civils. Ceci est un mensonge éhonté. L’OTAN a effrontément bombardé le complexe personnel de Kadhafi à Tripoli le 22 mars, espérant le tuer.
Comme dans le cas de Ben Laden, l’empire a une stratégie militaire horrible et d’une simplicité impressionnante : couper la tête du serpent et le reste du corps va disparaître. Au cours du bombardement du 22 mars, l’empire n’a réussi qu’à tuer l’un des fils de Kadhafi dans ce qui ne peut être qualifié autrement que d’acte criminel. Ce qui devrait motiver Luis Moreno-Ocampo, le procureur du TPI à enquêter et à inculper les dirigeants de l’OTAN pour des actions criminelles. Naturellement nous savons que cela ne se produira pas. Dans l’arène international, l’impunité n’a qu’un visage : celui de l’empire
Donc, retour à la question : que faire maintenant en Libye ?
Bien que cela ressemble à un cliché, c’est un truisme que de dire que ’le futur de la Libye est dans les mains des Libyens’. Même l’empire, hypocritement, endosse ce principe et il y est obligé s’il veut garder la moindre légitimité, la moindre excuse pour ses actions en Libye. Mais le fait est que l’empire ne peut pas permettre l’autodétermination dans ses néo-colonies. Ceci serait par définition la fin des néo-colonies et donc la mort de l’empire. L’empire doit diviser pour régner.
En Libye, l’empire a activement encouragé une partie de la population à mener une guerre par procuration. Pour dire les choses clairement, Bengazi (province) mène une guerre contre Tripoli (centre) pour le bénéfice de l’empire. La France a été active à Bengazi avant même la Résolution du Conseil de Sécurité et a été le premier pays impérial à reconnaître le National Transitional Council (NTC) à Bengazi. Mais peu de pays ont suivi et donc, techniquement, le régime de Kadhafi demeure le seul acteur légalement constitué dans la conduite des relations diplomatiques de la Libye. Contre lui, l’empire utilise les gens dans une métaphore idéologique pour décrire une nation tout entière dont il est dit qu’elle s’est révoltée contre Kadhafi. Ceci est un autre mythe.
Par exemple, l’histoire véhiculée par les média, selon laquelle ‘’les combattants favorables à la démocratie à Misrata sont engagés dans une guerre des tranchées contre Kadhafi’, est une expression qui n’a rien d’anodin. Elle sert à accréditer l’idée que les forces en faveur de la démocratie résistent au dictateur. Elle sert également à préparer le terrain psychologique et politique pour justifier le soutien militaire déclaré et clandestin du ‘peuple’. La question qu’il convient alors de poser est : quel peuple ? Qui parmi les dirigeants du NTC représente le peuple ?
Le ’peuple’ est la dénomination simplifiée d’une réalité complexe. Parce qu’il doit y avoir, même à Bengazi, des gens qui ont maintenant compris qu’ils sont otages de l’empire, qu’ils ne peuvent gérer leurs affaires sans l’empire. Mais ces ‘rebelles d’entre les rebelles’ (si on peut les décrire ainsi) sont probablement marginalisés par la coalition des forces politiques qui gravite autour du NTC à Bengazi. C’est une question complexe. Pas aussi simple que ce qui est présenté par l’empire et les média.
La dure réalité est qu’aussi longtemps que l’empire dicte les termes et les moyens des relations avec Kadhafi, le ‘peuple’ ne pourra jamais déterminer son futur. C’est aussi simple que cela. Lorsqu’une nation a remis sa souveraineté à l’empire, elle ne peut la retrouver que si elle se libère de l’empire. Lorsque la rue s’est révoltée contre le régime de Kadhafi, elle s’est aussi révoltée contre l’ordre impérial. Mais maintenant la situation a échappé au contrôle du peuple. L’empire a pris en charge la destitution de Kadhafi et, en apparence, il aide le ‘peuple’ à mettre en place un régime ‘démocratique’. L’empire s’assurera que ce nouveau régime lui soit étroitement lié afin qu’il continue de servir ses objectifs économiques et stratégiques dans la région, y compris l’accès au pétrole, la retenue de cargaisons de réfugiés vers l’Europe et, par-dessus tout, la protection d’Israël, cet avant-poste de l’empire dans la région qui contre les dangers posés par le Hamas, la Syrie et l’Iran par exemple.
Donc retour à la question : quelle est l’évolution possible pour la nation libyenne ? Là, il serait peut-être utile pour la nation (un terme meilleur que ’peuple’) d’apprendre de l’expérience de la nation palestinienne pour faire progresser leur lutte en faveur de l’autodétermination. La Palestine est une nation occupée. Le peuple palestinien ne peut négocier avec Israël aussi longtemps que ses terres sont occupées. Néanmoins c’est ce que l’empire a encouragé les Palestiniens à faire depuis 60 ans. C’est une situation impossible. Comment la Palestine peut-elle négocier sur un pied d’égalité si elle est occupée ? L’empire est venu faire de la médiation mais il n’est pas un médiateur neutre. Ce n’est pas un courtier honnête. Des pays comme la Norvège, instigateur des négociations entre Israël et la Palestine, l’a fait comme substitut de l’empire dont elle est partie intégrale. Les dits accords d’Oslo dont les Norvégiens ont été les médiateurs, par exemple, étaient un processus partial au nom de l’impérialisme collectif.
Comme l’a formulé Ziyad Clot qui avait été un conseilleur de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP) : ’les ‘négociations de paix’ ont été une farce trompeuse lors de laquelle des conditions biaisées ont été imposées par Israël et ont été systématiquement endossées par les Etats-Unis et l’Europe. Loin de rendre possible une paix négociée et juste qui mette un terme au conflit, la poursuite du processus d’Oslo a aggravé les politiques ségrégationnistes israéliennes et a justifié le renforcement des contrôles de sécurité imposés à la population palestinienne ainsi que sa fragmentation géographique. Loin d’avoir préservé la terre sur laquelle construire la nation, il a toléré l’intensification de la colonisation du territoire palestinien. Loin d’avoir maintenu la cohésion nationale, le processus, auquel j’ai participé brièvement, a été l’instrument qui a créé et aggravé la division des Palestiniens. Lors de ses derniers développements, il est devenu une entreprise cruelle dont les Palestiniens de la Bande de Gaza ont le plus souffert. Enfin, ces négociations ont exclu la grande majorité de la population palestinienne : les 7 millions de réfugiés palestiniens. Mon expérience au cours des 11 mois passés à Ramallah confirme que l’OLP, au vu de sa structure, n’a pas été dans une position pour représenter les droits et les intérêts de tous les Palestiniens’ (Why I blew the whistle about Palestine’. The Guardian, samedi le 14 mai 2011)
Naturellement rien ne reste figé pour l’éternité. Même après 60 ans d’efforts de la part de l’empire pour diviser la nation palestinienne, de la contraindre à des ‘négociations de paix’ avec Israël, à grand renfort ‘d’aide’ financière et de la forcer d’accepter l’Apartheid, le peuple palestinien est finalement uni. (Au moins pour un temps parce que l’empire et Israël vont poursuivre leurs efforts pour diviser). Le Hamas et le Fatah ont pour le moment enterré la hache de guerre et offrent maintenant- alors que j’écris ces lignes- un front uni à Israël et l’empire, ce que le Premier Ministre Netanyahu a hypocritement décrit comme ‘’ une victoire du terrorisme’ et’ un coup mortel pour la paix’
Un autre des conseils de Ziyad Clot à la Palestine s’applique aussi à la Libye : ‘Finalement je suis rassuré que le peuple de Palestine a généralement compris que la réconciliation entre tous ses constituants doit être le premier pas sur le chemin de la libération nationale Les Palestiniens de la Cisjordanie et les Palestiniens de la Bande de Gaza, les Palestiniens en Israël et les Palestiniens en exil ont un futur commun. Le chemin vers l’autodétermination des Palestiniens requiert la participation de tous dans une tribune politique renouvelée.’
Le peuple libyen finira par comprendre que l’opposition entre ‘Tripoli’ et ‘Bengazi’ est une opposition secondaire entre les peuples, alimentée par l’empire au nom de ‘l’intervention humanitaire’ appliquée sélectivement dans le cas de la Libye, mais non dans le cas du Yémen ou de Bahreïn. Ils comprendront que leur opposant principal en ce moment est l’empire. Dans le cas de la Palestine, le nouveau régime égyptien a été le catalyseur du rapprochement entre le Hamas et le Fatah. Peut-être qu’il pourrait jouer un rôle similaire en Libye. L’Egypte peut aussi jouer un rôle en mobilisant la Ligue arabe contre les bombardements de la Libye par l’OTAN. Suite aux bombardements de Tripoli, son secrétaire général, Amr Moussa a déclaré que l’approbation par la Ligue de la zone d’exclusion aérienne du 12 mars dernier a été fondée sur le désir d’empêcher les forces de Kadhafi d’attaquer des civils et non d’autoriser des bombardements intenses et des attaques de missiles y compris sur Tripoli et les forces terrestres
Le peuple libyen doit avoir recours à sa propre sagesse historique pour résoudre ses différends. La sagesse de l’Orient est profonde. On y reconnaît surtout la valeur de la patience, en particulier dans le désert. Il faut beaucoup de temps pour atteindre sa destination avec des chameaux, et son chemin doit être soigneusement préparé. Le désert est aussi le théâtre de guerres et de batailles féroces. Mais une oasis est différente. Une oasis est non seulement une rupture d’avec le désert mais aussi un endroit neutre, un lieu sacré de paix habité principalement par des femmes et des enfants. Les visiteurs n’entrent jamais dans la vie de l’oasis. Ils laissent ses habitants en paix. Pour les visiteurs, interférer dans l’hospitalité des habitants de l’oasis est tabou.
Ce n’est pas comme cela que les choses se passent avec l’empire occidental. C’est un empire fondé historiquement sur le pillage. C’est un empire d’interférence globale. Dans cet empire il n’y a pas d’oasis de décence. Cet empire croit à tort qu’il peut obtenir la soumission en Afghanistan et en Libye à force de bombardements. L’empire occidental est une culture dépourvue de civilisation. Il démontre sa culture crasse lorsqu’il se réjouit de la mort des enfants de Kadhafi dans leur maison. L’empire ne comprend pas qu’on peut tenir un grain de sable dans sa main et le faire disparaître en lui soufflant dessus, mais qu’il a fallu des millions d’années pour créer le sable. La civilisation orientale est encore jeune mais elle est là depuis longtemps, beaucoup plus longtemps que la civilisation occidentale et elle ne peut pas juste être soufflée comme un grain de sable. L’empire n’a pas conscience des aspects plus raffinés de la civilisation. Il ne comprend pas qu’il peut remporter des victoires à court terme mais qu’il peut perdre à long terme, que ce qui circule peut revenir comme une catapulte.
Retour à la Libye. Les Libyens doivent retourner à leur ‘culture d’oasis’, trouver un endroit où ils peuvent laisser leurs fusils et leurs chameaux devant la tente, résoudre leurs différends et s’unir contre l’empire, comme en Palestine.
La prochaine question est de savoir s’il y a un rôle pour la communauté internationale en général dans cette guerre sordide. Par communauté internationale, je ne veux pas dire l’empire et ‘sa coalition de volontaires’. Par là j’entends la communauté en dehors de la coalition de guerre. Comment les dirigeants des pays du Tiers Monde peuvent-ils aider, par exemple ? Après la résolution du Conseil de Sécurité des Nations Unies, ces pays ont regrettablement permis que les Nations Unies soient utilisées par l’empire, avec la flagrante complicité de l’actuel secrétaire général Ban Ki-moon. Ils doivent prendre le contrôle du processus politique et diplomatique des Nations Unies.
Comment peuvent-ils y parvenir ? Ils doivent d’abord ramener la question libyenne devant le Conseil de Sécurité pour une révision du mandat originel. A défaut, ils peuvent amener le problème devant l’Assemblée générale sous la rubrique ‘S’unir pour la Paix’, résolution que les Américains ont utilisé pour la première fois en 1950 afin d’obtenir l’acquiescement des Nations Unies pour leur action en Corée. La résolution UNGA 377 (V), la résolution ‘s’unir pour la paix’ déclare que lorsque le Conseil de Sécurité des Nations Unies n’agit pas en raison de divergences entre les cinq membres permanents, la question sera soumise à l’Assemblée générale en faisant usage du mécanisme de ‘session spéciale urgente’. Deuxièmement, les dirigeants du Tiers Monde doivent aussi revoir la résolution 1674 du Conseil de Sécurité du 28 avril 2006. Cette résolution réaffirme, aux paragraphes 138 et 139 du World summit outcome document de 2005 qui contient entre autres choses, le concept de la ‘responsabilité de protéger’, ou R2P, dont l’empire a fait un usage sérieusement abusif dans le cas de la Libye.
Ce concept de ‘responsabilité de protéger’ et le concept de ‘d’intervention humanitaire’ sont des questions que j’aborderai dans la prochaine édition de Pambazuka. Les dictateurs impériaux infligent le carnage à la Libye en toute en impunité. Ce dont nous sommes les témoins en Libye n’est pas l’audace de l’espoir mais l’audace de la folie. Ce carnage et cette folie doivent s’arrêter.

Yash Tandon :

6 juin
Traduit de l’anglais par Elisabeth Nyffenegger

 



3 Annexe

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

3-1 Bill Van Auken : Les guerres sans fin des Usa.

L’armée américaine est en train de mener simultanément des campagnes d’attaque de missiles par drones, des bombardements, des opérations à des fins d’assassinats par les forces spéciales et des combats au sol dans cinq pays différents: Irak, Afghanistan, Pakistan, Libye et Yémen.

Le président Barack Obama qui doit en grande partie sa victoire électorale en 2008 à l’écœurement populaire ressenti par des millions d’Américains à l’égard des guerres d’agression lancées par le gouvernement Bush en Afghanistan et en Irak, a plus que rempli les prédiction de George W. Bush concernant les « guerres du 21ème siècle. »

Il a surpassé son prédécesseur républicain en un point au moins.

Bush avait proclamé une doctrine infâme affirmant que l’impérialisme américain avait le droit de mener une guerre contre tout pays qu’il reconnaissait comme étant, maintenant ou n’importe quand dans l’avenir, une menace potentielle. Il adopta le principe de la « guerre préventive », une forme de guerre agressive pour laquelle les dirigeants du Troisième Reich encore vivants furent jugés à Nuremberg.

En justifiant la guerre contre la Libye, Obama a promulgué sa propre doctrine qui se passe même du prétexte d’une menace potentielle comme justification pour la guerre. 

Au lieu de cela, il affirme que les Etats-Unis sont dans leur droit de mener une guerre partout où ils jugent que leurs « intérêts et leurs valeurs » sont en jeu même si les objectifs de l’attaque ne représentent aucune menace concevable à la sécurité américaine.

Dans son discours sur la Libye, Obama a inclus parmi les inviolables valeurs américaines le « maintien du flux commercial », c’est-à-dire, le flux de profits dans les caisses des compagnies pétrolières américaines et d’autres grands groupes.

Même au moment où, il y a près de trois mois, des missiles de croisière pleuvaient sur la Libye, Obama avait cyniquement fait valoir que Washington avait lancé la guerre par crainte qu’une répression menée par le gouvernement libyen du colonel Mouammar Kadhafi éteindrait « le printemps arabe. »

Quelle hypocrisie! La véritable attitude de Washington à l’égard des aspirations démocratiques des peuples du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord s’est traduite sans ambiguïté dans une série d’actions survenues ses derniers jours.

Obama a accueilli à la Maison Blanche le prince héritier du Bahreïn, une dictature monarchique qui, avec le l’appui tacite des Etats-Unis et le soutien militaire ouvert du principal allié de Washington dans la région, l’Arabie saoudite, a impitoyablement réprimé un mouvement de masse en faveur de droits démocratiques, tuant des centaines de personnes, en emprisonnant des milliers d’autres et en torturant systématiquement les détenus.

Le prince est arrivé quelques jours à peine après que le régime eut ouvert un procès militaire contre des médecins et des infirmiers. Interpellés pour avoir traité des manifestants blessés par des forces de sécurité, ces travailleurs médicaux ont été contraints, à l’aide de chocs électriques et de bastonnades avec des planches pourvues de clous, de signer de faux témoignages.

Dans un communiqué official, Obama a « réaffirmé le ferme engagement des Etats-Unis à l’égard du Bahreïn » – dont le régime abrite la cinquième flotte américaine – en louant son monarque pour avoir embrassé le « dialogue » et la « réforme ». Le président américain a généreusement conseillé que « l’opposition et le gouvernement » – les torturés tout comme les tortionnaires – « doivent trouver un compromis pour forger un avenir juste pour tous les habitants du Bahreïn. »

Le New York Times a révélé que de l’autre côté de la péninsule arabe, les Etats-Unis « étaient en train d’exploiter un vide grandissant du pouvoir » créé par cinq mois de soulèvement de masse contre la dictature au Yémen, le pays le plus appauvri de la région, soutenue par les Etats-Unis pour y lancer une nouvelle guerre en recourant à des frappes de missiles tirés depuis des drones et à des attaques d’avions de combat.

Tout en étant prétendument dirigées contre des éléments d’Al Qaïda, tout indique que les attaques visent à sauver le régime du président Ali Abdullah Saleh, et ce tout en facilitant le départ du dictateur d’une présidence qu’il avait occupée durant 33 ans.

La première frappe relatée dans ce nouveau théâtre de guerre débutée par le Pentagone a tué au moins quatre civils ainsi que plusieurs prétendus « militants. »

En Libye, la guerre Etats-Unis/OTAN touche à la fin de son troisième mois avec une intensification des bombardements incessants menés pour terroriser et qui ont coûté la vie à des centaines de civils et à un nombre incalculable de soldats libyens.

Washington et ses alliés européens ne cachent pas leur véritable objectif, qui estun « changement de régime », dans cette guerre lancée sous le prétexte cynique de protéger des civils, c’est-à-dire la mise en place d’un Etat fantoche garantissant la domination de l’impérialisme et des principales compagnies pétrolières occidentales.

C’est cela la véritable réponse de l’impérialisme américain au « printemps arabe » – une explosion du militarisme au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, une tentative désespérée d’étayer les dictatures servant ses intérêts dans la région, et une détermination à étrangler les luttes révolutionnaires des travailleurs et de la jeunesse arabe.

Ces nouvelles interventions militaires s’ajoutent aux guerres et aux occupations qui durent déjà depuis une décennie en Afghanistan et en Irak et qui, comme il apparaît de plus en plus clairement, doivent continuer indéfiniment.

Lors d’une audience de confirmation jeudi devant le Sénat, le directeur de la CIA, Leon Panetta, choisi par Obama pour remplacer le chef du Pentagone sortant, le secrétaire à la Défense Robert Gates, a reconnu qu’il était « tout à fait persuadé » que le régime en Irak réclamerait prochainement que Washington maintienne des milliers de soldats américains sur le sol irakien après la date butoir du retrait des troupes, le 31 décembre 2011.

Panetta a clairement fait comprendre que Washington veut maintenir les troupes en lieu et sur place « pour s’assurer que les gains que nous avons fait en Irak soient maintenus. » Le fait que la grande majorité de la population irakienne pour qui l’occupation américaine a signifié la mort, la mutilation et le déplacement de millions de gens, veut que les 47.000 soldats américains quittent maintenant le pays est hors de propos.

L’homme que Panetta remplacera, le secrétaire à la Défense Gates, a souligné à maintes reprises au cours de ces derniers jours que la date butoir de juillet 2011 qu’Obama avait fixée pour le retrait d’Afghanistan ne devrait entraîner aucune réduction significative du déploiement des quelque 100.000 soldats américains.

Après la réunion du week-end avec les commandants militaires en Afghanistan, Gates a fait remarquer que tout retrait serait « modeste » en disant à Bruxelles aux ministres de la Défense de l’OTAN qu’il « n’y a aucune urgence de notre part pour un retrait. » Entre-temps, de nouvelles atrocités sont commises chaque semaine avec des victimes civiles causées au-delà de la frontière pakistanaise par des bombardements, des raids nocturnes menés par les forces spéciales et des attaques de missiles par drones.

Les travailleurs, les étudiants et la jeunesse aux Etats-Unis sont de plus en plus obligés de porter le fardeau d’une politique de guerre sans fin visant à forger un empire mondial servant les intérêts de l’oligarchie financière américaine. Une élection après l’autre et un sondage d’opinion après l’autre ont montré qu’une vaste majorité de la population est opposée à ces guerres, et pourtant cette opposition ne trouve pas son expression dans le système politique bipartite ou dans les médias qui sont à la botte des grandes entreprises.

Les travailleurs sont parfaitement conscients que des milliers de milliards de dollars sont dépensés pour ces guerres et pour le complexe militaire industriel américain, en dépit du fait que les gouvernements tant au niveau fédéral, qu’au niveau régional et local, dirigés tant par les Démocrates que les Républicains, disent qu’il n’est pas possible de trouver de l’argent pour financer des emplois, des salaires décents, les soins de santé, l’éducation ou des services sociaux vitaux.

De plus, la tentative de l’élite dirigeante américaine d’utiliser le militarisme pour pallier au déclin de sa position dans l’économie mondiale, engendre des tensions internationales de plus en plus dangereuses et une menace de guerres à venir encore plus sanglantes.

Alors même que l’hostilité à ces guerres s’accroît, les manifestations anti-guerre ont presque complètement disparus, asphyxiées qu’elles sont par une couche petite bourgeoise jadis de gauche qui soutient Obama et qui s’est en grande partie intégrée dans le Parti démocrate.

Un nouveau mouvement contre la guerre ne peut être construit que sur la base d’une rupture irrémédiable avec les Démocrates et une mobilisation indépendante de la classe ouvrière contre le gouvernement Obama et le système de profit capitaliste, source de guerre et de militarisme.

 (Article original en anglais paru le 11 juin 2011)

Internationalnews WSWS  

juin 2011

http://www.internationalnews.fr/article-les-guerres-sans-fin-de-washington-par-bill-van-auken-76987181.html 


3-2 Ces victimes dont on ne parle pas...et ces chiffres que l’on ne publie pas!

La guerre et ses victimes africaines oubliées.
Deux articles viennent rappeler que du Sénégal au Niger la guerre plonge des familles dans la misère et les déplacements forcés.

Vu depuis la France le discours pro Kadhafi de nombre de réfugiés peut surprendre, mais il existe.

Il est nourri par la différence d’attitude de l’Occident vis à vis des différents gouvernements africains, le soutien aux dictatures à leur service et la guerre aux dirigeants manifestant des velléités d’indépendance.
Les leçons de démocratie que nos gouvernants ne s’appliquent pas à eux mêmes et mais entendent donner à des peuples qu’ils pillent le renforcent.

Que ne dirait-on dans les médias bien pensants si l’armée malienne intervenait en Espagne en soutien aux indignados brutalisés par la police...

"Aux premiers jours de l’insurrection, il y avait de jeunes bandits qui faisaient la loi et dès qu’ils voyaient un Noir africain, ils essayaient de le détrousser de tous ses biens et s’ils ne le bastonnaient pas, c’est parce qu’il a eu de la chance." Bou Bakayoko, chauffeur à l’ambassade du Burundi à Tripoli, trouvé ce matin d’avril dans le parking plein de bolides d’un grand hôtel de Tripoli, a la peur à la bouche. Le ressortissant malien jette des regards furtifs par-ci et par-là, comme s’il se sentait épié. Tantôt à droite, tantôt à gauche. Il tente de cacher sa nervosité, mais son visage, plein de rictus, trahit ses appréhensions. Il se tait un moment, regarde au loin comme s’il guette le pire. La mort qu’il a pensé voir venir depuis le 15 février dernier, date du début des affrontements en Libye entre les soldats loyalistes pro-Kadhafi et les rebelles de Benghazi. Dans cet « enfer » libyen, théâtre d’une guerre de rues où l’ennemi peut être n’importe qui, Bou Bakayoko regarde par deux fois avant de placer un mot. Le danger peut surgir de partout, de n’importe où : du quidam qui passe ou de l’immeuble d’en face.

Aujourd’hui, alors que Tripoli se transforme en zone de guerre, que les insurgés, rapporte la chronique locale, se rapprochent de plus en plus de la capitale, qu’une infernale pluie de bombes de la Coalition internationale tombe drue sur la ville jusqu’à détruire une partie du bureau du guide, Mouammar Kadhafi, l’inquiétude est palpable chez... les Noirs africains résidant dans la capitale libyenne. La peur est sur tous les visages, perceptible dans chaque mot, chaque phrase de ces Africains du sud du Sahara, venus faire fortune en Libye et piégés par cette guerre intestine qui ravage leur "eldorado". En proie à toutes sortes de brimades et d’exactions, coincés entre les frappes de l’Otan, les drones américains et les tirs de riposte des soldats loyalistes, ils ne savent plus à quel...camp se vouer. A quel sort s’attendre.

Le docteur Mouhamadou Lamine Ndiaye, qui travaille dans la réputée clinique Oumar Moctar de Tripoli et collabore avec l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) témoignent qu’ils veulent partir maintenant, tout de suite, à la maison, ou dans n’importe quel autre pays où ils pourront travailler. "C’est vrai que c’est de plus en plus difficile dans ce pays, mais, par principe, je suis contre l’émigration clandestine. Et c’est pourquoi en collaboration avec l’OIM, je fais des campagnes de sensibilisation auprès des Africains pour leur demander de ne pas voyager à tout prix vers des destinations aventureuses, comme, par exemple, passer par la Tunisie pour aller rejoindre Lampedusa (Italie). Mais malgré tout, certains y vont au péril de leur vie. J’ai vu personnellement plusieurs cadavres enterrés dans le désert".

D’autres n’ont pas le choix : ils devront rester en attendant que la situation se calme, que tout revienne à la normale. Comme au temps où le pays de Kadhafi offrait mille et une opportunités et qu’ils gagnaient bien leur vie en toute dignité, loin des humiliations et des brimades qu’on leur faisait subir aujourd’hui. Abdoul Dia, Mauritanien d’une cinquantaine d’années qui a passé 18 longues années dans ce pays, refuse d’abandonner Tripoli. "Je ne peux pas d’un seul coup quitter la Libye comme ça, car je suis ouvrier-tapissier et mon business marche bien à Tripoli. Même s’il m’est difficile de travailler convenablement dans l’état actuel du pays, je pense que la situation va finir par se décanter. Et puis, je n’ai pas de problèmes ici, les autochtones pensent même que je suis Libyen, tant je suis bien intégré. Non, je ne peux pas quitter ce pays", persiste-t-il.

C’est le silence-radio des chefs d’Etat africains qui semble le plus dépiter les ressortissants des pays de l’Afrique subsaharienne résidant dans la capitale Libyenne. Francis Fouko, béninois de nationalité, travaille dans une ambassade accréditée à Tripoli. Cet homme râblé d’une trentaine d’années n’hésite pas à pointer un doigt digne de Zola sur les dirigeants de l’Afrique noire. "J’accuse les Présidents africains, mais surtout cette organisation fantoche qu’est l’Union africaine, dénonce-t-il. Car si quelqu’un vous soutient dans la vie de tous les jours, quand il a des problèmes, il faut le soutenir. Et je n’ai pas senti les chefs d’Etat africains faire ça pour Mouammar Kadhafi. Je ne comprends pas pourquoi, c’est comme s’ils ont tous peur des Occidentaux et moi en tant qu’Africain, je ne me l’explique pas. Le Guide Kadhafi a toujours eu des idées généreuses pour le continent africain", affirme-t-il.

Biyawourou, chauffeur à l’ambassade du Bénin, approuve : "Les chefs d’Etat africains devraient apporter leur soutien à Mouammar Kadhafi qui les aide beaucoup financièrement, peste-t-il. Finalement, c’est comme si les chefs d’Etat africains étaient à la solde des occidentaux. ".

Weekend Magazine (Sénégal) le 31/05/2011dansD’après Mor Talla GAYE

Etonnant que l’article ne fasse pas référence au refus par l’OTAN des propositions de l’Union Africaine qui allaient dans le sens de la paix et que Kadhafi avait acceptées...

Vu du Niger

Quelque 66 200 Nigériens ont quitté la Libye pour retourner au Niger depuis la fin février. En Libye, la majorité d’entre eux travaillaient dans le domaine agricole et gagnaient jusqu’à 216 dollars (100 000 francs CFA) par mois.

Selon une évaluation réalisée par le gouvernement, [1], la plupart des retournés sont au chômage et ils sont nombreux à s’être endettés pour payer les frais administratifs élevés exigés pour l’entrée au pays et les coûts de transport excessifs pour le trajet depuis la Libye – un voyage d’environ trois semaines à travers le désert.

« Nous sommes des milliers de jeunes à avoir quitté [la Libye] pour retomber dans le chômage au Niger. Nous n’avons d’autre issue que de faire le mendiant ou le voyou », a dit à IRIN Abdelkadre Moussa, un retourné natif d’Agadez, dans le centre du pays. « C’est la Libye qu’on bombarde, mais c’est le Niger qu’on tue ».

Selon l’évaluation du mois d’avril, près de la moitié des villages du département de Tanout, dans la province de Zinder, où 15 000 retournés se sont réinstallés, sont considérés comme vulnérables. Cela signifie que les villageois ont déjà perdu un nombre significatif de têtes de bétail ; qu’ils sont confrontés à des pénuries d’eau ; qu’ils ont souffert de déficits agricoles en 2009 et 2010 ; et qu’ils ont de la difficulté à se procurer de la nourriture à cause des prix élevés des denrées alimentaires.

« Le retour de ces migrants risque d’accroître la vulnérabilité de ces communautés », a dit à IRIN Mamoudou Daouda, représentant de l’OIM à Dirkou. « Dans certains cas, l’économie du village entier reposait sur ces transferts de fonds...La situation risque de devenir intenable ».

D’après M. Daouda, les stocks de céréales sont trop bas pour combler les besoins de l’ensemble des retournés. Les régions de Gouré et de Tanout ont connu six saisons consécutives de déficits agricoles.

De nombreuses familles vendent les rares animaux qu’il leur reste afin d’aider les nouveaux arrivants.

Grâce aux travailleurs migrants, le département de Gouré recevait jusqu’à 217 000 dollars (soit 100 millions de francs CFA [2]) par semaine. Mais ces fonds se tarissent. Alhadji Amarma, qui aidait auparavant les travailleurs à transférer leur argent à leur famille à Agadez, a dit à IRIN qu’il n’avait désormais que peu ou pas de travail.

La plupart des hommes avec qui IRIN s’est entretenu à Agadez ont dit qu’ils envoyaient auparavant entre 108 et 216 dollars par mois à leur famille.

Adamou Habi, membre du comité de gestion des réfugiés de la Libye et représentant du gouverneur d’Agadez, a dit à IRIN : « L’heure est grave, très grave ! Nous sommes débordés par le flux de ces gens ! On fait de notre mieux avec l’aide de quelques rares personnes qui aident les gens à rentrer chez eux, mais je ne pense pas qu’on puisse tenir bien longtemps ».

La semaine dernière, le gouvernement a appelé les bailleurs de fonds internationaux à apporter leur soutien aux retournés et à leur famille.

Le gouvernement, les organisations d’aide humanitaire et les bailleurs de fonds doivent répondre à l’appel avant la mi-juin, qui est traditionnellement le début de la période de soudure au Niger, ont souligné les responsables du gouvernement.

Le flot de retournés a récemment diminué, a dit M. Daouda. Cinq cents personnes traversent maintenant chaque jour la frontière du Niger, contre 1 200 à la mi-avril. Les femmes et les enfants sont cependant plus nombreux, ce qui indique que les travailleurs emmènent leur famille avec eux.

D’après irinnews.org

Transmis par Linsay

Rappelons que selon la FNTE CGT (fédération CGT des travailleurs de l’état la guerre en Libye coûtait avant l’intervention des hélicoptères qui en encore ont renchéri le prix 1,2 millions d’euros par jour à la France...

 [1] le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA) et l’organisation non gouvernementale (ONG) Care International

[2] ou 150 000 euros

La Belgique, toujours tricolore, fait très bien elle aussi:
«La Belgique est l'un des pays les plus impliqués dans l'opération en Libye, avec six chasseurs-bombardiers F-16 qui participent aux bombardements au départ de la base aérienne d'Araxos (ouest de la Grèce) et un chasseur de mines naviguant en mer Méditerranée.
Seule une petite dizaine de pays participent aux frappes aériennes, les avions belges ayant déjà largué plus d'une centaine de bombes.

"Nous aimerions voir l'effort mieux partagé", a-t-on confirmé dans l'entourage du ministre belge de la Défense, Pieter De Crem.» - Belga, 08/06/11

Puisque l'Otan prétend "protéger les civils" avec de l'uranium appauvri, il est peut-être utile de rappeler l'étude parue l'an dernier démontrant que, six ans après avoir été libérée du terrorisme par les bombes états-uniennes (notamment) à l'uranium appauvri, la ville de Fallujah connait une hausse spectaculaire des cas de cancers, (multiplication par 4, et par 12 pour les moins de 14 ans) et de déformation à la naissance : cf par ex

http://www.lepoint.fr/monde/une-troublante-hausse-des-cancers-a-falloujah-06-08-2010-1222802_24.php

 7 juin 2011



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


27/06/2011

n° 27 - Libye : Médias et Manipulation de l’opinion - 26-06 - 1ap - : Les tontons flingueurs "veulent finir le travail"


n° 27 - Libye : Médias et Manipulation de l’opinion - 26-06 - 1ap - : Les tontons flingueurs "veulent finir le travail"



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Libye : Médias et Manipulation de l’opinion 

n°27 du 26-06

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Le " Médias et Manipulation de l’opinion" est  visible  sur nos blogs : 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) Sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

c) Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) Sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm 

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 




Sommaire :  

Tiré à part :

Commission d’enquête non gouvernementale pour la vérité en Libye

Donatella Rovera d‘Amnesty International’ accuse les rebelles de torture et d'exactions.

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Michel Collon à l'émission «Ce soir ou Jamais», média-mensonges et guerres impérialistes.

1-2 Propagande de guerre : viols de masse en Libye.

1-3 Jody McIntyre "Mais pourquoi un tel silence ? " face à une guerre basée sur le mensonge ?

2 Les brèves

2-1 Propagande de guerre: viols de masse en Libye.

3  Dossier

3-1 L’Italie appelle à une " suspension immédiate des hostilités", …l'OTAN va "continuer"

3-2 La Turquie propose des "garanties" à Kadhafi pour un exil.

3-3 Maryvonne Leray : Les tontons flingueurs "veulent finir le travail" .

3-4 K.Selim : Du bon usage du péril islamiste 

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage.

4-1 Roland Dumas et Jacques Vergès vont poursuivre Nicolas Sarkozy pour crime contre l'humanité.

4-2 POSITION DU POLE DE RENAISSANCE COMMUNISTE EN France

 



Tiré à part :

Commission d’enquête non gouvernementale pour la vérité en Libye

Paix  Justice  Vérité

Tripoli- Paris-Londres-Rome

Des Bombes humanitaires de l’OTAN tuent, mutilent, balaient et écrasent tout en Libye.

La résolution 1973 qui était sensée créer un bouclier aérien afin de protéger les civils en Libye, permet le massacre de centaines de personnes et de milliers de blessés. 850 morts par des  bombes  humanitaires) et 4000 blessés dont certains estropiés pour la vie.

Nous avions mené une première enquête du 27 au 31 mars où nous avions crée à Tripoli cette commission d’enquête afin de rétablie la vérité sur tout ce que nous racontent les médias-mensonges.

Nous avions vite découvert que le prétexte ; protéger les populations civiles était un faux prétexte afin de pouvoir soumettre la Libye et à travers elle toute l’Afrique à la rapacité resourcière occidentale.

Tous les interventions sur nos télés annonçaient le massacre commis par Kadhafi : des dizaines de milliers de morts, du sang coulant à flot dans toutes les villes détruites,  des hôpitaux pleins de blessés… tout cela était faux. Nous avions visité des quartierscomme Fachloum annoncée détruit,  toujours debout, des gens accueillants et des magasins ouverts et aucun mort par blessure de ballas l’hôpital.

Nous avons rencontrés des gens heureux et non tyrannises comme annoncé dans nos médias ; soutenant leur guide et dénonçant les bombardements criminels de l’OTAN –TYRAN.

 

NOUS AVONS ENQUETE, VISITE, RENCONTRE DE NOMBREUX LIBYENS

Nous sommes retournés afin de continuer cette enquête afin de faire toute la lumière sur les véritables objectifs de cette agression contre le peuple libyens et ses dirigeants.

La Commission d’enquête Non-Gouvernementale  soutiendra Maître Philippe Missamou, avocat du barreau de Paris en train de porter plainte contre L’OTAN en Belgique pour le massacre du fils et des petits enfants de Mouammar Kadhafi.

Nous avons visité la maison de Saïf  Al Arab, le benjamin des enfants de Kadhafi, bombardée sauvagement dans un quartier résidentiel à ôté de l’ambassade de Côte d’Ivoire . Il n’en reste rien. Quatre missiles énormes,  balancés par avion sur la maison et visant cette maison  ont fait éclater les corps des bébés, celui  des voisins et de Saïf qui gardait les bébés de ses frères et soeur, y compris celui d’une gazelle qui passait par là.  Nous avons visité la maison, il ne reste rien debout entre les pierres, les débris des missiles et des trous partout avec les habits soufflés par la force de la bombe.

Un médecin de Bordeaux, le docteur Leclorec qui était présent sur le lieu a reconnu les corps et témoigné de leur identitéIl  nous communiquera le dossier. M. Kadhafi et son épouse venaient de quitter les lieux.

L’OTAN ne respecte rien. Cette « Organisation de Terroristes Assassinant les Nations » a également bombardé une église coopte orthodoxe, dont nous avons interviewé le  responsable du Conseil de Réunion de l’église chrétienne. Les Chrétiens orthodoxes au nombre de 1200 étaient venus se mettre sous la protection de Kadhafi. Le Conseil  de réunion de l’Eglise chrétienne qui regroupe également les catholiques de l’église romaine et les protestants, regroupant entre 2 à 3000 chrétiens demande d’arrêter immédiatement ce crime des bombardements.

Ils interpellent tous les religieux du monde entier et toutes les religions afin de sauver le peuple libyen et son guide.

Les cooptes sont très à l’aise en Libye et veulent rester dans la Libye de Kadhafi Il prient pour lui et demandent que la Libye soit un seul pays uni et que Dieu éloigne la guerre. Ce sont des médecins, des infirmiers, pharmaciens, ingénieurs et professeurs.

Le responsable de l’église coopte nous dit que le frère guide ne fait que le bien pour la Libye. S’il y a un problème, il ne peut se régler que par le dialogue.

Nous avons assisté à de nombreux bombardements, vus passer les avions de l’OTAN, les hélicoptères de Sarkozy et entendus les déflagrations. Nous avons constaté les dégâts sur les immeubles, les institutions culturelles, les infrastructures sociales.  Nous avons vu des cratères très profonds.

 

LA PLACE BAB AL AZIZIYA

OU LA RESISTANCE VERTE NON-VIOLENTE

La réponse aux bombes meurtrières de l’OTAN, c’est le chant, la danse, les discours, le rire et la joie de vivre…

Cest une façon de ridiculiser ceux qui bombardent tous les soirs,  tranquillement assis sur leurs culs dans des avions sécurisés.

C’est également se transformer en boucliers humains qui veulent par leur seule présence protéger leur guide.

Nous avons participé à leur manifestation en leur amenant  notre solidarité pour leur combat.

Le Prince Sixte, Bourbon de Parme, descendants des Rois de France a eu un grand succès pour son  intervention condamnant l’agression de la Libye, Bernard Chesnel de la Fondation Benazir Bhutto, Smaïn Betrouni  de la « Voix des Opprimés » Pascal Henry journaliste réalisateur de Canal+ et moi même sommes également monté sur cette scène improvisée.

En voyant tous ces jeunes, garçons et filles, enthousiastes,  nous avons été surpris par leur spontanéité,brandissant leurs drapeaux verts et des portraits du guide, tout en chantant des chants patriotiques.

Nous avons été épatés par leur courage, alors que les bombes tombaient juste à côté d’eux. Des cratères dont certains atteignant 5 m de profondeur témoignent   de la violence des bombardements.

Cette place qui accueille également les Touaregs, les anciens,  les  tribus venues du Sud avec leurs chameaux planter leurs tentes  symbolise la résistance non-violente et pacifique face à la barbarie.

La tribune dressée devant les ruines de la maison bombardée du guide en 1986 tuant déjà une de ses petites fille de deux ans : Hannah, nous a permis de participer à leur résistance.

Lorsque le bruit des bombes se rapprochait, nous avons fait comme les Libyens, nous avons chanté et insulté ceux qui bombardent en particulier les initiateurs de cette guerre : le philosophe perturbe BHL et le président revanchard Sarkozy.

Cette place de terre battue, où les gens restent nuit et jour, transformée en camp pour la Paix, les tentes bédouines, le thé à la menthe offert si généreusement, l’accueil hospitalier nous ont permis de réaliser ce que ce peuple amenait comme apport à la civilisation humaine.

Nous sommes plus que jamais décidés à faire tout notre possible pour faire arrêter ce crime contre l’humanité qu’est cette guerre programmée par les grandes puissances contre un petit peuple de 5 millions d’habitants

Ginette Hess Skandrani

Paris 5 juin 2011

 

Donatella Rovera d‘Amnesty International’ accuse les rebelles de torture et d'exactions.

Quatre mois après le début du conflit en Libye, la confusion règne toujours à l'ouest du pays, en proie à de violents affrontements entre les forces pro-Kadhafi et les rebelles.

Aucune organisation humanitaire n'a accès à cette région du pays, les déplacements n'étant possibles que dans les villes libérées par l'opposition.

Donatella Rovera, conseillère sur la réaction aux crises à Amnesty International, est rentrée de Libye après trois mois passés à arpenter les villes de Misratah, Benghazi, Ajdabiya et Ras Lanouf. Son témoignage éclaire certaines zones d'ombres.

Rue89 : Vous avez pu rencontrer des mercenaires dans les centres de détention tenus par l'opposition.

Donatella Rovera : Il y a eu une certaine hystérie de la part des médias autour de la question des mercenaires. Le Conseil national de la transition (CNT) a organisé des visites dans les prisons pour que les journalistes « voient » les mercenaires, mais il s'agissait surtout de pauvres jeunes gens terrorisés, pas forcément liés au conflit. Mais ils ont été filmés, photographiés, ils étaient reconnaissables.

Ils ont été libérés puisqu'il n'y avait pas de preuves contre eux. La plupart ont d'ailleurs quitté la Libye. Il n'en reste quasiment plus en détention, peut-être quatre ou cinq à Misrata. J'ai rencontré un jeune Algérien dans une prison de Misrata. Il n'était pas du tout mercenaire, il travaillait dans une pâtisserie. Son patron a dû faire une lettre pour prouver qu'il ne mentait pas.

Vous voulez dire qu'il n'y avait pas de mercenaires ? 

On n'a pas vu de mercenaires, sauf si cela s'est passé dans l'ouest où nous n'avons pas accès. Nous avons rentré des étrangers et des Libyens noirs qui ont été pris pour cible par les anti-Kadhafi. Le comportement des combattants de l'opposition à leur égard pose question. Ils ont commis des violations graves.

Quel type d'exactions ?

Les rebelles sont responsables de nombreuses attaques contre les étrangers et les Libyens noirs, soupçonnés d'être des mercenaires. Certains ont été assassinés.

Certains soirs, des raids ont été menés contre toutes les personnes soupçonnées d'avoir été proches du régime et contre celles dont on savait qu'elles avaient travaillé pour le régime de Kadhafi, notamment à la Sécurité intérieure. On a retrouvé des notes près de certains cadavres disant : « C'est le sort réservé aux chiens de Kadhafi. »

Enfin, on a eu connaissance d'actes de torture sur des prétendus mercenaires et sur des soldats faits prisonniers.

Il faut agir maintenant. Les gens du CNT sont contre ces pratiques, je les crois sincères mais ils ne contrôlent pas la situation. Ont-ils vraiment la volonté politique de demander des comptes aux combattants rebelles ?

Sur la question des mercenaires, par exemple, le CNT en a beaucoup parlé au début du conflit, notamment sur Al Jazeera qui est très regardée en Libye. Ces accusations n'étaient pas fondées et ils ont constaté les conséquences de cette légende. Il devraient avoir le courage de retourner sur Al Jazeera et sur la nouvelle chaîne d'opposition libyenne pour démonter cette rumeur et condamner les violences. Mais ils ne le font pas, ce n'est pas une priorité pour eux.

Les enquêteurs de la Cour pénale internationale (CPI) disent avoir des preuves que Mouammar Kadhafi a encouragé les viols en Libye.

On n'a pas pu vérifier ces accusations de viols systématiques. On n'en conclut rien, on continue à chercher.

On a parlé d'un bilan humain très lourd. Plusieurs milliers de personnes tuées par les forces loyalistes. 

Je suis arrivée fin février, ce n'était pas encore la guerre mais c'était le plus fort de la répression des manifestations. A Al-Baïda, une soixantaine de personnes sont mortes et à Benghazi, entre 100 et 110 personnes ont été tuées. C'est beaucoup, c'est grave mais ce ne sont pas les milliers de morts annoncés.

Les civils ont surtout payé un lourd tribu à Ajdabiyah, notamment quand ils essayaient de fuir les combats. A Misrata, c'était le pire : les roquettes pleuvaient sur la ville à la fin du mois d'avril. Des centaines de roquettes sont tombées sur les quartiers résidentiels. Des bombes à fragmentation ont été utilisées et éparpillées sur une zone habitée très étendue. Les forces pro-kadhafistes en ont utilisé dans le centre-ville de Misrata. Il y a aussi des mines antipersonnel aux abords d'Ajdabiyah et dans des quartiers résidentiels de Misrata.

Il y a également eu beaucoup d'enlèvements d'opposants au début du conflit et ça continue. Tous ne sont pas combattants. A Misrata, ce sont parfois tous les hommes d'une même famille qui ont été enlevés à leur domicile, même lorsqu'ils n'étaient pas impliqués dans les combats. On en recense plusieurs centaines. Leurs familles n'ont pas de nouvelles. Parfois, on en a vu réapparaître à la télévision libyenne, ils font des aveux forcés du type « j'étais drogué » ou « je suis membre d'Al Qaeda ».

Que peut faire la communauté internationale ?

La communauté internationale n'est pas en mesure d'exiger quelque chose de la part de Kadhafi – sur les disparitions par exemple – mais elle peut user de son influence auprès de l'opposition pour faire en sorte que les tortures et les violences cessent dès aujourd'hui. Même s'il ne s'agit pas d'une pratique généralisée, il faut faire quelque chose.

Source : Rue89,

 http://www.rue89.com/2011/06/16/libye-amnesty-accuse-les-rebelles-de-torture-et-dexactions-209588-0



1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Michel Collon à l'émission «Ce soir ou Jamais», média-mensonges et guerres impérialistes.
En cliquant sur le lien reproduit ci-dessous, vous pourrez voir quelques séquences de l'émission «Ce soir ou Jamais» présentant un débat entre l'analyste politique Michel Collon et des invités qui défendent les politiques impérialistes européennes et étatsuniennes.
Michel Collon démontre avec clarté, en donnant une multitude de faits et d'analyses rigoureux, comment fonctionnent les puissances impérialistes :
- leurs intérêts économiques, politiques, militaires totalement opposé aux intérêts des peuples
- leurs moyens politiques, médiatiques, militaires;
- leurs stratégies de changements de régime et de guerres utilisant les aspirations légitimes des peuples, les soulèvements;
- les stratégies médiatiques (média-mensoges) qui préparent les interventions militaires, les bombardements, les invasions et les occupations;
- l'utilisation des médias pour tromper les peuples en inculquant par les médias la définition du "bon arabe" (soumis, qui donne son pétrole aux transnationales) et du "mauvais arabe"
- les média-mensonges qui précèdent systématiquement toutes les guerres impérialistes des dernières décennies (Vietnam, Yougoslavie, Afghanistan, Lybie, etc.).
- comment les intérêts impérialistes vont à l'encontre des intérêts des peuples qui aspirent au développement (bien-être général, éducation, santé, paix, etc.)

 http://www.youtube.com/watch?v=gXFAsz6_W50&feature=player_embedded 


1-2 Propagande de guerre : viols de masse en Libye
.L’accusation de viol de masse est parfois une réalité, c’est aussi un classique de la propagande de guerre.

En l’occurrence, un mensonge de cette nature a été soigneusement bâti par les services de l’OTAN contre le colonel Kadhafi.

Rappelons sa chronologie :

Le 29 mars 2011, la jeune Iman al-Obeidi (29 ans) s’introduit dans le hall de l’hôtel Rixos de Tripoli où logent de nombreux journalistes occidentaux. Elle assure avoir été arrêtée deux jours auparavant à un check point, puis avoir été séquestrée et violée par 15 hommes pro-Kadhafi.

Elle montre ses blessures aux journalistes du New York Times et de Reuters avant d’être embarquée par les services de sécurité. La jeune femme devient vite une icône et donne divers interviews à la presse occidentale. En définitive, elle quitte la Libye le 5 mai, via la Tunisie avec l’aide des services secrets français et se rend d’abord au Qatar, puis obtient l’asile politique aux USA grâce à l’intervention de la secrétaire d’État Hillary Clinton.

Maître Salwa Fawzi El-Deghali, une avocate devenue ministre des droits des femmes du Conseil national de transition, affirme avoir envoyé par courrier postal des milliers de questionnaires aux femmes de Cyrénaïque et avoir reçu 259 témoignages de viols.

Le 28 avril, lors d’une réunion à huis clos du Conseil de sécurité, l’ambassadrice Susan Rice (USA) accuse le colonel Kadhafi d’avoir fait distribuer du viagra à ses troupes pour que la soldatesque viole en masse les rebelles.

Lors d’une conférence de presse organisée le 8 juin au siège des Nations Unies, le Procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Luis Moreno-Ocampo indique « qu’un nouveau chef d’accusation pourrait être fondé sur le recours à des viols en série pour tenter de contenir les manifestations. Ces viols pourraient être au nombre de plusieurs centaines, a-t-il précisé. L’enquête devait déterminer si ces viols avaient été ordonnés ou non par Mouammar Kadhafi lui-même, comme certaines informations l’ont indiqué. De même, le Procureur a fait état d’informations pouvant attester que le pouvoir libyen aurait fait distribuer aux soldats des stimulants sexuels de type viagra », rapporte le département de l’Information de l’ONU.
Cependant, le professeur Mahmoud Cherif Bassiouni, chef de la Commission d’enquête de l’ONU (pas du Tribunal) sur la Libye, met en doute les accusations du procureur. Il rappelle que sa Commission a été informée de ces allégations lors de sa mission à Benghazi. Il a alors demandé à Maître Salwa Fawzi El-Deghali de lui fournir une copie du questionnaire et des 259 réponses reçues et n’a jamais rien obtenu. En outre, il souligne l’invraisemblance de cette version dans la mesure où aucun service postal ne fonctionne depuis le début de l’insurrection.
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http://www.voltairenet.org/Propagande-de-guerre-viols-de

12 juin 2011


1-3 Jody McIntyre "Mais pourquoi un tel silence ? " face à une guerre basée sur le mensonge ?

A présent nous allons envoyer des Apache pour bombarder les civils libyens.

Une escalade de plus dans une guerre sanglante de l’OTAN de plus. Ou, comme l’a dit le Colonel Jason Etherington, « ce n’est qu’un élément de plus dans le jeu ».
La totalité des médias suivent la ligne officielle. Il s’agit d’une guerre pour protéger les civils. Il s’agit d’une guerre pour forcer Kadhafi à partir. Comme si les gouvernements occidentaux, avec leur brillant historique de violations des droits de l’homme à travers le monde, avaient la moindre autorité morale pour porter un jugement sur le gouvernement Libyen. La rhétorique d’Etherington révèle la minable vérité, cette guerre n’est qu’un jeu pour nous, un «
jeu » qui mérite d’être élargi.
Même
Al Jazeera raconte la même histoire de « rebelles » qui capturent des villes les unes après les autres. Mais la chaine ne diffuse pas d’images de Tripoli, la capitale, où, à l’exception des bombardements de l’OTAN, les gens continuent de vivre leurs vies. Et on ne montre jamais les images des crimes commis par cette soi-disant brigade « rebelle » qui a violemment attaqué les Libyens et Africains noirs dans l’est du pays, en les qualifiant de « mercenaires africains », embauchés par Kadhafi, même si tous les Libyens sont en fait des Africains.

Rien de tout ça n’est raconté, parce que ça ne cadre pas avec la version officielle. Les merveilleux dirigeants rebelles, dont beaucoup travaillaient pour Kadhafi il y a encore quelques mois, sont nos alliés.

Kadhafi, le méchant utile, est notre ennemi juré.
Mais pourquoi un tel silence ?

Contrairement à l’Afghanistan et à l’Irak, qui ont provoqué d’énormes protestations à travers le monde, les réactions devant la Libye ont été relativement faibles. On nous a vendu une fausse prémisse et, comme dirait Noam Chomsky, nous avons permis la fabrication de notre consentement.
Après le rideau de fumée initial qui a bien fonctionné, le gouvernement britannique, entre autres, n’a plus besoin de cacher ses véritables objectifs. Même s’il n’en a jamais vraiment eu besoin. «
Nous n’allons pas établir une échéance, » dit William Hagie. Bien sûr que non, car l’impérialisme ne connait aucune limite lorsqu’il s’agit de faire la guerre.
J’ai toujours été frappée par les gens qui réagissent de façon hystérique lorsqu’il s’agit d’une guerre où notre pays est impliquée. Si vous faites remarquer la réalité de la situation, ils vous accuseront d’être indifférent au sort des civils libyens, ou de soutenir une dictature.

En réalité, c’est notre gouvernement qui a pour habitude de soutenir les dictatures, et c’est notre gouvernement qui est en train de bombarder des civils libyens.

Comme l’a écrit cette semaine Frank Netter dans son blog « Straight Talk », « Chacun d’entre nous qui paie des impôts accepte tacitement et indirectement le financement des bombes qui sont actuellement employées pour tuer des Afghans et des Libyens.

 Pour citer Sartre, "vous n’êtes pas merveilleux, vous êtes des assassins" ».
Cela n’a rien à avoir avec la protection des civils, et tout à voir avec le rétablissement d’une domination militaire et économique en perte de vitesse dans la région. Lorsqu’on examine la liste des rares pays dans le monde où aucune base militaire US n’est implantée, il devient beaucoup plus clair qui sont nos «
ennemis » et pourquoi on nous les présente comme tels.
Jody McIntyre
10 juin 2011
http://blogs.independent.co.uk/



2 Les brèves

2-1 Propagande de guerre: viols de masse en Libye.
L’accusation de viol de masse est parfois une réalité, c’est aussi un classique de la propagande de guerre.
En l’occurrence, un mensonge de cette nature a été soigneusement bâti par les services de l’OTAN contre le colonel Kadhafi.

Rappelons sa chronologie :
Le 29 mars 2011, la jeune Iman al-Obeidi (29 ans) s’introduit dans le hall de l’hôtel Rixos de Tripoli où logent de nombreux journalistes occidentaux. Elle assure avoir été arrêtée deux jours auparavant à un check point, puis avoir été séquestrée et violée par 15 hommes pro-Kadhafi. Elle montre ses blessures aux journalistes duNew York Times et de Reuters avant d’être embarquée par les services de sécurité. La jeune femme devient vite une icône et donne divers interviews à la presse occidentale. En définitive, elle quitte la Libye le 5 mai, via la Tunisie avec l’aide des services secrets français et se rend d’abord au Qatar, puis obtient l’asile politique aux USA grâce à l’intervention de la secrétaire d’État Hillary Clinton.
Maître Salwa Fawzi El-Deghali, une avocate devenue ministre des droits des femmes du Conseil national de transition, affirme avoir envoyé par courrier postal des milliers de questionnaires aux femmes de Cyrénaïque et avoir reçu 259 témoignages de viols.
Le 28 avril, lors d’une réunion à huis clos du Conseil de sécurité, l’ambassadrice Susan Rice (USA) accuse le colonel Kadhafi d’avoir fait distribuer du viagra à ses troupes pour que la soldatesque viole en masse les rebelles.
Lors d’une conférence de presse organisée le 8 juin au siège des Nations Unies, le Procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Luis Moreno-Ocampo indique « qu’un nouveau chef d’accusation pourrait être fondé sur le recours à des viols en série pour tenter de contenir les manifestations. Ces viols pourraient être au nombre de plusieurs centaines, a-t-il précisé. L’enquête devait déterminer si ces viols avaient été ordonnés ou non par Mouammar Kadhafi lui-même, comme certaines informations l’ont indiqué. De même, le Procureur a fait état d’informations pouvant attester que le pouvoir libyen aurait fait distribuer aux soldats des stimulants sexuels de type viagra », rapporte le département de l’Information de l’ONU.
Cependant, le professeur Mahmoud Cherif Bassiouni, chef de la Commission d’enquête de l’ONU (pas du Tribunal) sur la Libye, met en doute les accusations du procureur. Il rappelle que sa Commission a été informée de ces allégations lors de sa mission à Benghazi. Il a alors demandé à Maître Salwa Fawzi El-Deghali de lui fournir une copie du questionnaire et des 259 réponses reçues et n’a jamais rien obtenu. En outre, il souligne l’invraisemblance de cette version dans la mesure où aucun service postal ne fonctionne depuis le début de l’insurrection.

RÉSEAU VOLTAIRE |

12 JUIN 2011

http://www.voltairenet.org/Propagande-de-guerre-viols-de



3  Dossier

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Couloirs humanitaires :

3-1 L’Italie appelle à une " suspension immédiate des hostilités", …l'OTAN va "continuer"

Le ministre des affaires étrangères italien a réclamé, mercredi 22 juin, "une suspension immédiate des hostilités" en Libye afin d'instaurer des couloirs humanitaires.

 L'Italie a jeté un pavé dans la mare en demandant, mercredi 22 juin, un cessez-le feu en Libye.

Une éventualité aussitôt rejetée par Paris puis par le chef de l'OTAN.

A Bruxelles, le secrétaire général de l'Alliance, Rasmussen, s'est voulu clair : l'OTAN va "continuer" ses opérations, alors que Rome avait demandé la suspension "immédiate" des hostilités.

"L'OTAN va continuer sa mission parce que si nous arrêtons, d'innombrables civils pourraient perdre la vie", a développé Anders Fogh Rasmussen dans une vidéo publiée sur le site de l'OTAN. "Ces derniers jours, il a été dit que les actions de l'OTAN avaient pu mener à des pertes civiles (...) Je regrette profondément toute perte humaine dans ce conflit", a-t-il ajouté. "Mais n'oubliez pas que c'est le régime [du dirigeant libyen, Mouammar] Kadhafi qui a ouvert le conflit en attaquant sa propre population, pas l'OTAN" a argumenté le secrétaire général de l'OTAN.

VIF DÉBAT AU SEIN DE L'ALLIANCE

Paris s'était également opposé plus tôt dans la journée à "toute pause dans les opérations" de la coalition en Libye, comme l'a réclamé l'Italie, estimant que cela "risquerait de permettre à Mouammar Kadhafi de gagner du temps et de se réorganiser", a indiqué, mercredi 22 juin, le ministère des affaires étrangères français.

"La coalition et les pays réunis au groupe de contact d'Abou Dhabi, il y a deux semaines, ont été unanimes sur la stratégie : il faut intensifier la pression sur Kadhafi", a déclaré Bernard Valero, porte-parole du ministère des affaires étrangères, réagissant lors d'un point-presse à la demande italienne d'une "suspension des actions armées en Libye" pour permettre d'apporter une aide humanitaire immédiate à la population.

Selon Franco Frattini, ministre des affaires étrangères italien, un arrêt immédiat des hostilités "permettrait d'éviter ce que le CNT (Conseil national de transition, instance dirigeante de la rébellion) craint, à savoir une consolidation de la partition en deux de la Libye", a-t-il poursuivi. L'Italie, qui abrite le quartier général de l'opération et des bases aériennes d'où décollent les bombardiers alliés, souhaite en outre l'instauration de couloirs humanitaires pour aider la population.

ÉVITER LA "RÉORGANISATION" DES TROUPES KADHAFISTES

"Toute pause dans les opérations risquerait de lui [Kadhafi] permettre de gagner du temps et de se réorganiser", a objecté M. Valero. "Au final, ce sont les populations civiles qui pâtiraient du moindre signe de faiblesse de notre part", a-t-il ajouté.

Le commandant en chef de l'opération "Protecteur unifié", le général canadien Charles Bouchard, a déclaré : "J'apprécie les efforts du gouvernement italien pour faire cesser les violences […] et je souhaiterais bien avoir un cessez-le-feu [pour permettre] le passage de l'aide humanitaire." Cependant, a-t-il ajouté de Naples, en Italie, lors d'une conférence téléphonique : "Il faut aussi s'assurer que ça ne devienne pas l'occasion pour les forces du régime de Kadhafi de bouger de l'équipement, de bouger des troupes vers l'avant."

Se référant aux opérations de l'OTAN, M. Frattini a par ailleurs réclamé "des informations détaillées" et a préconisé des "consignes claires et précises", après les erreurs "dramatiques" qui ont conduit à toucher des civils. "Ce n'est clairement pas la mission de l'OTAN", a ajouté le chef de la diplomatie italienne.

Malgré les critiques, l'OTAN semble entrer dans une nouvelle étape dans ses opérations en Libye, en visant notamment les points de contrôle érigés sur les routes qui mènent à Tripoli et les véhicules militaires légers équipées de canons anti-aériens ou de lance-roquettes. Il a ainsi visé mardi soir deux check-points aux alentours de Khoms, à 120 km à l'est de Tripoli, selon la télévision libyenne, qui a qualifié les cibles visées de "civils".

http://www.lemonde.fr/libye/article/2011/06/22/paris-ne-veut-pas-d-une-pause-dans-les-operations-en-libye_1539401_1496980.html


3-2 La Turquie propose des "garanties" à Kadhafi pour un exil.

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Suivant le partial « le Monde »

La Turquie a offert à Mouammar Kadhafi des "garanties" pour un exil, Le colonel Kadhafi "n'a pas d'autre solution que de quitter la Libye, avec une garantie qui lui sera donnée... Nous lui avons donné cette garantie. Nous lui avons dit que nous apporterions notre aide pour qu'il soit envoyé là où il le souhaite, a déclaré le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan. Selon la réponse qu'il nous donnera, nous soumettrons cette question à nos alliés [de l'OTAN], mais malheureusement, nous n'avons pas reçu de réponse jusqu'à présent", a-t-il ajouté.

Seul pays musulman de l'Alliance, la Turquie ne participe pas aux raids aériens visant depuis le 19 mars le régime de M. Kadhafi qui refuse de quitter le pouvoir et reste combatif malgré les pressions, les sanctions et l'isolement internationaux.

LE FRONT DE MISRATA ROUVERT

Malgré cette nouvelle tentative de médiation, Tripoli a poursuivi ses attaques contre les rebelles, rouvrant le front de Misrata, cette enclave tenue par l'insurrection à 200 km à l'est de la capitale.
Au moins 20 personnes – civils et rebelles – ont ainsi perdu la vie vendredi, et plus de 80 blessées dans un bombardement, selon la rébellion. Assiégés et pilonnés pendant deux mois, les opposants à Mouammar Kadhafi avaient réussi à desserrer l'étau de la ville début mai.

De son côté, l'OTAB, qui a prolongé son mandat de trois mois, jusqu'à fin septembre, a visé jeudi quatorze cibles du régime dans cette région. Des chasseurs britanniques ont eux détruit vendredi quatre chars "cachés dans un verger" près de la ville d'Al-Aziziya au sud-ouest de Tripoli, selon le ministère de la défense. La Royal Air Force a également bombardé une base militaire à Al-Mayah près de la capitale.

ROBERT GATES CRITIQUE LE MANQUE D'INVESTISSEMENTS

Près de trois mois après le début des opérations de la coalition, sous mandat de l'ONU, le secrétaire américain à la défense, Robert Gates, a évoqué un manque d'investissements politiques et militaires de la part des membres de l'Alliance atlantique. Ces "lacunes" pourraient "compromettre" l'efficacité de la mission passée sous commandement de l'OTAN le 31 mars, a-t-il averti. La Norvège, qui contribue avec six chasseurs F-16 aux frappes en Libye, a malgré tout annoncé qu'elle mettrait fin à sa participation aux opérations le 1er août, alors que les Pays-Bas vont prolonger la leur de trois mois.

Sur le front humanitaire, trois nouveaux bateaux de migrants partis de Libye sont arrivés sur l'île italienne de Lampedusa avec 667 personnes dont des femmes et des enfants. "Quatre autres bateaux, dont deux en difficulté, vont arriver. Nous préparons une opération pour les secourir", ont indiqué les gardes-côtes italiens. "Ce sont tous des Africains sub-sahariens qui arrivent de Libye". Près de 900 000 personnes ont ainsi pris le chemin de l'exode depuis le début du conflit en Libye qui, lancé le 15 février par une révolte contre le pouvoir, a fait aussi des milliers de morts, selon des agences de l'ONU.

Diplomatiquement, une délégation du gouvernement libyen a été reçue vendredi à Nouakchott par le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz. Ce dernier a affirmé que "Kadhafi ne peut plus diriger la Libye". C'est la première fois qu'un haut dirigeant de l'UA appelleouvertement au départ du colonel au pouvoir depuis 42 ans, l'UA défendant depuis le début sa "feuille de route" prévoyant une cessez-le-feu et l'instauration d'une période de transition.

11.06.
http://www.lemonde.fr/libye/article/2011/06/11/ankara-propose-des-garanties-a-kadhafi-pour-un-exil_1535122_1496980.html


3-3 Maryvonne Leray : Les tontons flingueurs "veulent finir le travail" .

C'est lui qui l'a dit, lui le prix Nobel de la paix : "to finish the job".

Une déclaration digne d'un tueur à gage, de maffieux en mal de règlement de comptes : "il respire encore, il faut l'achever, lui donner le coup de grâce".

En fait on ne peut pas vraiment parler de coup de grâce, cela s'adressait à des tueurs qui osaient tuer leur adversaire en le regardant.

L'impérialisme prétend faire une guerre propre, une guerre de justicier et qui vient du ciel.

On bombarde, on ne voit pas qui on tue, on peut même dire qu'on n'a tué personne. Il est étonnant de penser que cette guerre sans affrontement où l'on tue sans risque d'être tué soit considérée comme propre et sans ingérence.

C'est une guerre propre sans invasion : il n'y a pas de troupes au sol. Comble de l'hypocrisie : on tue dans le dos, on massacre sans être vu : une guerre de maffieux, "razzia sur la chnouf", tontons flingueurs de bas étages, même pas drôles, des maffieux soutenant d'autres maffieux.

Ils veulent finir le travail, et pas seulement en Libye. Il s'agit d'achever le projet de main mise sur le Moyen Orient et l'Afrique, de détruire, déstabiliser et diviser à outrance. Il s'agit de mettre en place, comme en Côte d'Ivoire, des gouvernements fantoches, sans réels pouvoir, que celui que l'empire leur donnera. Le gouvernement non élu de Tunisie livre déjà le pays à la maffia du G8 et du FMI.

Les truands du CNT vont vendre la Libye par petits morceaux, c'est ce que l'on propose à la Grèce (1): vendez votre pays, on vous assistera.

"Ils vont finir le travail" : faire du Moyen Orient et de l'Afrique un No man's land Néo Libéral, une réserve de terres, de ressources naturelles. Ils vont continuer d'affamer les populations pour pouvoir les faire taire en échange d'un peu de riz.

"Ils vont finir le travail" avec le soutien d'une partie des intellectuels, éblouis par les mots magiques de "démocratie" et de "liberté d'expression", ces mots qui ne sont que, comme autrefois dans la traite esclavagiste, de la pacotille que l'on fait briller aux yeux des notables afin qu'ils livrent pieds et poings liés un peuple en esclavage.

Personne ne s'est indigné ni à droite ni à gauche, contre cette expression "finir le travail" quand ce travail consiste en tuerie, en massacre.

Personne ne s'est levé pour crier son indignation, même pas les indignés.

Ils vont finir le travail et ce sera, comme il convient, la loi de l'omerta...

Ainsi va le monde quand les maffieux s'en emparent et sèment la terreur, la foule esclave courbe l'échine, ne demande plus qu'un morceau de pain et une illusion de liberté pour prix de son silence.

Maryvonne Leray

30 mai 2011

http://www.mleray.info/article-libye-les-tontons-flingueurs-veulent-finir-le-travail-75073139-comments.html#comment83860801


3-4 K.Selim : Du bon usage du péril islamiste.  
Au secours !

Les Occidentaux qui mènent la guerre à leur vieux et méchant ami Mouammar Kadhafi découvrent que l'islamisme existe et prolifère en Libye.

Une mission «indépendante» auprès des très honorables insurgés de Benghazi, menée par des experts du Centre international de recherche et d'étude du terrorisme et du Centre français de recherche sur le renseignement, a ainsi rendu des conclusions censées surprendre.
Ainsi, proclament ces experts, la «révolution» libyenne, contrairement à l'Egypte ou à la Tunisie, n'avait pas de motivations sociales, les Libyens ayant «un des plus hauts niveaux de vie du monde arabe». Et si Mouammar Kadhafi est un vrai dictateur, le soulèvement contre lui n'avait rien de pacifique. Et que les «révolutionnaires» libyens se sont lancés dans une surenchère raciste pour mettre en accusation injustement les migrants africains, qualifiés indifféremment de «mercenaires».
Et, last but not least, les experts découvrent que le Conseil national de transition, accueilli en grande pompe dans les capitales civilisées, serait du genre plutôt pas très clair. On y trouverait un petit groupe se revendiquant de la démocratie associée à des réseaux islamistes, dont Al-Qaïda (Sir, yes sir !), des mafias locales et d'anciens dignitaires du régime.
Ces experts – parmi lesquels notre très cher ami Yves Bonnet, ancien patron de la DST française – sortent finalement la Libye du printemps arabe. Ils rappellent – le rappel étant utile même aux incroyants ! – que la Cyrénaïque, c'est-à-dire l'Est «libéré» de la Libye, est la région qui a le plus envoyé de djihadistes en Irak, que les arsenaux de cette région ont été pillés. Que des missiles sol-air portables de type SAM-7 se promènent dans la nature et que des membres de l'AQMI en auraient acquis plusieurs exemplaires. Sur ce dernier point, les experts reproduisent les alertes exprimées régulièrement par les responsables algériens.
Pourtant, même si ces experts évoquent l'aventurisme «coupable» des puissances occidentales, critiquent une intervention qui «crée plus de problèmes qu'elle n'en résout» et dénoncent une désinformation «savamment distillée par les chaînes Al-Jazira et Al-Arabia», les responsables algériens auraient tort de se réjouir. La machine de l'intervention militaire ayant franchi tous les Rubicon, il ne faut pas s'attendre à ce que les pouvoirs occidentaux déclarent subitement «Pouce ! Nous nous sommes trompés, on arrête les frais». Ce n'est pas à l'ordre du jour.
En outre, l'intervention en Libye a ouvert la voie et stimulé l'appétit pour des interventions décomplexées et «nobles». Ainsi que l'a annoncé Tony Blair, le traitement libyen est susceptible d'être appliqué à d'autres pays.
Gageons que ce rapport, qui redécouvre quelques réalités élémentaires, sera utilisé à bon escient. Il pourra fournir le bon argumentaire pour que la Libye, une fois Kadhafi et son régime éliminés par l'OTAN, reste sous contrôle occidental direct. Le rapport sur le «péril islamiste» en Libye est de ce fait une préparation à une occupation de la Libye sur le modèle afghan.
Les experts vous le disent déjà : la Libye n'est pas «prête» à la démocratie, on ne va pas laisser la Libye aux islamistes qui vont déstabiliser la région et créer des problèmes au sud de l'Europe. Et si Benghazi grouille de dangereux islamistes, comme l'affirment nos braves experts, elle ne manque pas d'apprentis-Karzaï. La boucle est bouclée.
K.Selim

17/06/2011  

 http://www.lequotidien-oran.com/?news=5154425



4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage. Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

4-1 Roland Dumas et Jacques Vergès vont poursuivre Nicolas Sarkozy pour crime contre l'humanité.

Extraits de leur interview sur la télévision libyenne (29/5/11)

Jacques Vergès : « Les voyous au pouvoir aujourd’hui salissent le visage de la France »

 Et je dis que les pays de l’OTAN, avec malheureusement les dirigeants français à leur tête, sont en train de commettre de sérieux crimes, des crimes contre l’humanité. Parce que cet homme qui a les jambes coupées, cet homme qui ne peut plus respirer ; cet enfant qui est mort et dont la poupée est entachée de sang ; ces gens ont été tués uniquement parce qu’ils étaient libyens.

C’est un crime contre l’humanité, et c’est la raison pour laquelle j’estime, en tant que citoyen français, et j’ajourerai aussi, volontaire sous la résistance française du Général de Gaulle, de 17 à 20 ans, que je ne peux pas admettre ce déshonneur pour la France. Je ne peux pas admettre que les voyous au pouvoir aujourd’hui salissent le visage de la France.

   Et quels que soient les risques que nous prenons, parce que c’est la première fois qu’on voit des avocats dans un pays poursuivre le chef de l’Etat pour crime contre l’humanité… Et c’est ce que nous faisons, Monsieur Roland Dumas et moi, à la demande des familles dont les parents ont été tués, tués uniquement parce qu’ils étaient libyens. Alors, voilà donc la raison pour laquelle nous engageons ce combat ; nous le faisons avec confiance parce que le peuple français ne peut pas accepter cela ; il est victime de mensonges.

(…)

   Je vous dirai que le terrorisme aujourd’hui est un terrorisme d’Etat. Les terroristes sont les gouvernements français, britannique et américain. La Cour pénale internationale est raciste. Remarquez que parmi les personnes accusées par cette Cour, tous sont noirs. Tous sont Africains ».

Roland Dumas :

« Sarkozy mène une guerre de croisade »

   « Vous me posez la question de savoir comment réagissent les dirigeants français. Je n’en sais rien ! Ils sont pris de folie. Car il faut se dire quand même que le président Sarkozy a reçu, il y a quelques mois, le président Kadhafi à l’Elysée, avec tapis rouge et honneurs grandioses. Deux mois après, Sarkozy mène une guerre de croisade, à la tête d’un organisme qui est devenu un instrument de la politique de l’organisation du monde, de la même manière que le NATO. Et c´est ainsi depuis longtemps.

   Je suis désolé de voir mon pays, auquel j’appartiens par le sang l’esprit, et par la vie, diriger un instrument comme le NATO pour venir détruire un peuple, s’en pendre à ses dirigeants, sans transparence. C’est exactement la définition que l’on a donnée depuis la guerre de 1939-1945 aux crimes contre l’humanité. On n’est pas en guerre pour agresser un pays souverain membre des Nations unies, sans dire exactement ce qu’on lui reproche ».

Nota : le site israélien Memri, proche du Mossad, a diffusé des extraits des interventions de Roland Dumas et de Jacques Vergès.

http://www.memritv.org/clip/en/2956.htm  


4-2 POSITION DU POLE DE RENAISSANCE COMMUNISTE EN France

ON TUE EN NOTRE NOM EN LIBYE. QUI PEUT ENCORE CROIRE UNE SECONDE QUE C’EST POUR « PROTEGER LES CIVILS » ?

ET PENDANT CE TEMPS, pas un rond pour l’école, l’hôpital public, la Sécu et les retraites…

Réagissons !

G.G.  

A l’action dans l’unité contre la guerre impérialiste anti-libyenne !

 Deux mois après l’adoption, sous couvert de « protection humanitaire », de la résolution 1973 à l’ONU par les puissances impérialistes avec l’abstention bienveillante de la Russie et de la Chine, l’Occident a entrepris une guerre sanglante, de « destruction massive » en vue d’une reconquête coloniale.

Tout est prêt en vue de cet objectif. Les dirigeants du « conseil national de transition » ne sont que des personnages aux mains des puissances de guerre, tel Hifter, ancien colonel ayant déserté avec l’aide de la CIA qui vivait depuis 1990 aux USA ou encore Tahrouni professeur d’économie depuis 35 ans à Washington. Si la population libyenne s’est soulevée dans certaines villes, ce n’est sûrement pas pour échanger Kadhafi contre ces marionnettes directement contrôlées par les Etats-Unis.

La genèse des guerres impérialistes varie peu. Elles sont précédées de campagnes de mensonges en vue de s’assurer la neutralité des opinions publiques. Mais deux mois après, qu’en est-il de ces médias mensonges ?

« Sauver des vies humaines » ? Les bombardements font chaque jour depuis 2 mois des dizaines de morts, femmes et enfants inclus.

«  L’action militaire sera de courte durée » ? Notre pays s’embourbe dans une intervention qui coûte, paraît-il, 100 millions d’euros par jour, millions qui manquaient, disaient-ils, pour maintenir les conquêtes sociales du peuple français.

« Cette intervention a le soutien du monde entier » ? La plupart des pays arabes et africains ainsi que l’ensemble de l’Amérique Latine sont contre. S’il est question d’une conscience universelle elle ne peut être que pour la paix, pas pour la guerre.

« la protection des populations civiles » ? Mais on en est à envoyer des hélicoptères de combat pour changer de régime, -ce qui sort totalement de la résolution (déjà scandaleuse par elle-même) de l’ONU-, avec la mission affichée de tuer Khadaffi, ce qui rélève purement et simplement du crime de guerre revendiqué.

Les interventions « humanitaires » des impérialistes établissent le règne de l’arbitraire. Pourquoi n’interviennent-ils pas pour faire cesser les massacres perpétrés par Israël, depuis plus de 50 ans, à l’encontre de la population palestinienne ? Car aux objectifs de reconquête coloniale il ne faut pas  manquer d’ajouter la dimension politique en cette région du monde. Après la réorientation de la politique en direction d’Israël des nouveaux régimes au Caire et à Tunis, un axe Egypte-Libye-Tunisie inquiète les dirigeants voyous de Tel-Aviv.

Cette guerre ne correspond pas aux intérêts, ni du peuple libyen, ni du peuple français qui voit un peu plus son indépendance nationale se diluer dans L’OTAN, l’instrument de guerre aux mains des Etats-Unis. 

La position du PRCF concernant Kadhafi est claire ; dès le début de l’agression nous disions : « Il est impossible d’idéaliser Kadhafi, dont la politique fluctuante a oscillé entre l’anti-impérialisme  et, après la chute de l’URSS, le ralliement plus ou moins masqué à l’Empire US et à l’UE du capital. » Mais dans le testament plein de dignité qu’il vient d’envoyer au monde et dont nous publions ci-dessous un court extrait, force est de constater qu’il pose clairement les raisons de cette intervention :

« Depuis 40 ans, à moins que ce ne soit plus, je ne me souviens pas, j'ai fait tout mon possible pour donner aux gens des maisons, des hôpitaux, des écoles, et, quand ils avaient faim, je leur ai donné à manger. À Benghazi, j'ai même transformé le désert en terres arables, j’ai tenu tête aux attaques de ce cow-boy, Reagan, quand il a tué ma fille adoptive orpheline. Essayant de me tuer, il a tué à la place cette pauvre enfant innocente. Ensuite, j'ai épaulé mes frères et sœurs d'Afrique avec de l'argent pour l'Union africaine.

Non, peu importe ce que j'ai réalisé ! Pour certains ce n'était jamais assez. Mais les autres savaient que j'étais le fils de Gamal Abdel Nasser, le seul vrai leader musulman arabe que nous avons eu depuis Salah-al-Din. Nasser était sur ses traces quand il a exigé le canal de Suez pour son peuple, tout comme j'ai réclamé la Libye pour mon peuple. J'ai essayé de l’imiter pour garder mon peuple libre de la domination coloniale, des voleurs qui nous détroussent.

Maintenant, je suis attaqué par la plus grande force de l'histoire militaire. Obama veut me tuer, priver notre pays de liberté, nous priver de la gratuité de nos biens : logements, médecine, éducation, nourriture, et remplacer tout ça par la grivèlerie  appelée « capitalisme. » Or, nous tous, dans le tiers monde, savons ce que cela veut dire. Cela signifie que les multinationales dirigeront le pays, dirigeront le monde, et le peuple souffrira. ».

La Libye est une nation indépendante et souveraine et il revient au seul peuple libyen de décider de son mode de gouvernement, de son régime socio-économique et de ses relations avec les autres peuples.

Marx avait décidément raison de dire, à propos de la domination anglaise sur l’Irlande, qu’ « un peuple qui en opprime un autre ne saurait être libre » : car en massacrant le peuple libyen, en jouant le rôle de boutefeu avec l’aide de B.H.-Lévy et le soutien honteux du PS et de certains dirigeants du « front de gauche », en soumettant l’armée française à l’OTAN et en prétendant remettre en place la tutelle directe des transnationales du pétrole sur la Libye, qu’elles soient « françaises » ou nord-américaines, Sarkozy abaisse notre pays. Partout, que ce soit pour la France ou pour tout autre pays, souvenons-nous du « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes » défendu par Lénine et gardons à l’esprit le mot de Jaurès : « la souveraineté politique du peuple est le socle de l’émancipation sociale ».

Dans ces conditions le PRCF interpelle l’ensemble des forces communistes et républicaines opposées à la guerre en Libye et il se déclare prêt à toute action commune, grande ou petite, sur cette question : brisons la honteuse union sacrée impérialiste entre la droite et la fausse gauche pour mettre le monde arabe sous la tutelle directe de l’Occident impérialiste et néo-colonial !

POLE DE RENAISSANCE COMMUNISTE



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

26/06/2011

n°26 - Journal de Libye - 08-06 au 25-06 -: Début - Le Waterloo de l'OTAN ?

 


n°26 -  Journal de Libye  -  08-06 au 25-06 -: Début  - Le Waterloo de l'OTAN ?



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



       Journal de Libye

                          n°26                                      08-06 au 25-06

        C.De broeder & M.Lemaire



Le " Journal de Libye" est  visible  sur les blogs : 

a) sur nos blogs : 

a) Sur nos  blog :  http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                              http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) Sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dirak-de-m-lemaire.html

c) Sur le site de Eva Resis  : no-war.over-blog.com

d) Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

e) Sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm


Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

Tiré à part :

L’Otan insiste pour que ses membres moins engagés s'impliquent davantage pour hâter la chute du régime. …

Badis Guettaf : La vérité incompressible.

François Brousseau : Le Waterloo de l’OTAN ?

Allain Jules : La victoire de Kadhafi dont personne ne parle.

Russia Today : Le contrat pétrolier étasunien révèle les vrais motifs de la campagne libyenne. 

Des élus américains portent plainte contre Obama.

Paroles & action du président Kadhafi

J’ai tenu tête à l’agression des croisés de l'OTAN, résisté à la cruauté, contrecarré la trahison 

Résistance

L’armée annonce avoir abattu vendredi un hélicoptère de l’OTAN.

Analyse

Patrick Haimzadeh : Les dix erreurs de l’Otan en Libye

1 Lutte pour la libération du territoire

Suite

Les rebelles piégés

2  Politique Libyenne  

3  Politique des Usa

Fin

4 Politique de L'OTAN

Les amis...de l'Otan

5 Les institutions

Cour Pénale Internationale

Ligue arabe

6 Dans le monde



Tiré à part :

L’Otan insiste pour que ses membres moins engagés s'impliquent davantage pour hâter la chute du régime. …

11/06

 http://french.irib.ir/info/international/item/119015-la-norv%C3%A8ge-annonce-son-retrait-des-op%C3%A9rations-militaires-en-lybie

 

Badis Guettaf : La vérité incompressible.
Petit à petit la vérité est en train de se frayer un chemin.

Comme pour l’Irak, un peu tard, mais elle a le mérite d’exister. Une mission du Centre international de recherches et d’études sur le terrorisme et l’aide aux victimes du terrorisme (CIRET-AVT) vient de publier un rapport sur la situation en Libye.

La mission n’a rien laissé au hasard, elle a fouillé sous les événements et au-dessus, elle a interrogé les uns et les autres et écouté tout le monde. Elle n’a aucun parti pris et ne ménage personne, surtout le mensonge qui coûte au peuple libyen la destruction de son pays et d’être massacré par les bombardiers de l’OTAN.

 Désormais, on sait avec précision qu’il n’y a pas le moindre soupçon d’une révolution et que les «Brigades de Kaddafi» n’ont jamais constitué une «menace pour les civils». Le rapport nous apprend que le «royaume saoudien et le régime de Doha» ont joué un rôle décisif dès les premières heures de la rébellion, par l’intermédiaire de leurs chaînes de télévision Al-Arabia et Al-Jazeera qui ont «fait» l’opinion (à partir de données erronées, sinon délibérément mensongères).

Ce qui pousse les missionnaires à constater amèrement que «ce curieux parrainage d’une révolution qui se veut démocratique et respectueuse des droits de l’homme par des pétromonarchies rétrogrades ne gêne en rien les authentiques régimes libéraux de l’Occident».  Ici, la naïveté sur les intentions occidentales  peut laisser perplexe, si on ne prend pas en compte le souci de garder un langage politiquement correct. Plus loin, les membres du CIRET-AVT sont choqués par les mensonges du Conseil préposé à la transition du pouvoir en Libye. Ils en citent quelques-uns, ceux-là qui sont servis à longueur d’émissions télévisées et de déclarations des chefs des Etats engagés dans la «démocratisation» de la Libye. Les voici tels que cités dans le rapport : «L’intervention de Sarkozy a sauvé plus d’un million de vies humaines (sic), soit la totalité de la population de Benghazi». «Kaddafi a recruté des agents qui ont à leur tour recruté des individus chargés d’organiser des provocations». «A Misrata et Ajdabiya, Kaddafi a donné du viagra et des préservatifs à ses troupes. Il y a eu de nombreux viols et des disparitions de femmes». «A Tripoli, on ne peut même pas sortir dans la rue. Il n’y a pas de vie. La population a peur et ne sort que subrepticement acheter de la nourriture». «Une voiture de l’armée algérienne aurait été aperçue à Brega»… Et ainsi de suite, jusqu’à celle-ci : «L’armée algérienne ravitaille les mercenaires de Kaddafi par hélicoptères».

 En lisant le document on sent une sorte d’écœurement des rédacteurs, ce qui lui vaut de ne connaître aucune publicité en dehors des réseaux du Web. Le haut-le-cœur est encore plus prenant quand il s’agit de mesurer l’obséquiosité des promesses qui sont faites par la bande de Benghazi aux puissances qui font la «révolution» à sa place. Cela parle de «reconnaissance d’Israël» (d’ailleurs BHL a porté une lettre en ce sens à Netanyahu), de «multipartisme», de «droits des femmes». Discours «formaté» et «langue de bois» juge le rapport, sachant de visu et au contact qui en est  l’auteur. Aux dernières nouvelles, selon Maghreb Confidentiel, le caractère interlope de la bande se confirme, l’argent commence à fissurer l’alliance sacrée et les accusations fusent acerbes entre les membres. BHL ferait bien de se pointer pour y met-tre de l’ordre.
Badis Guettaf

http://www.lejourdalgerie.com/Editions/190611/une/Lejour.htm

 

François Brousseau : Le Waterloo de l’OTAN ?

L'OTAN survivra-t-elle à l'Afghanistan et à la Libye? Sortie annoncée d'Afghanistan, très dure campagne en Libye, épuisement des ressources, désaccords entre alliés : les temps sont difficiles pour l'alliance militaire occidentale, qui s'interroge avec angoisse sur elle-même et sur son avenir.  
À la mi-juin, Robert Gates, secrétaire sortant à la Défense des États-Unis, se sentant, peut-être, déjà libéré du devoir de réserve car il prend sa retraite à la fin juin, y allait d'un diagnostic très, très dur sur l'état de l'Alliance. Il a parlé d'un avenir funeste pour l'organisation, si elle ne se ressaisit pas rapidement, si une campagne comme celle menée en Libye ne donne aucun résultat positif, et si les Européens continuent de refuser de payer leur part. Actuellement, l'Europe ne défraie que 25 % des coûts de l'OTAN, contre 75 % pour les États-Unis. Il y a 20 ans, c'était moitié-moitié.
Désarroi et zizanie  
En Libye, plus de trois mois après une initiative qui devait faire tomber rapidement le dictateur, l'aveu de bavures mortelles contre des civils, ceux-là mêmes que l'opération est censée protéger sème désarroi et zizanie. Et si nous nous trompions dans toute cette affaire, se demande par exemple le gouvernement italien, qui a réclamé, avant de se dédire, une suspension des activités dans le ciel de Libye. Même si d'autres, comme les Français, continuent de croire que Mouammar Kadhafi va bien finir par tomber et qu'il faut donc maintenir la pression.
Pour l'OTAN et les États-Unis, l'Afghanistan est une affaire qui dure depuis presque une décennie, une expérience peu concluante de « nation-building ». Barack Obama a annoncé le 23 juin un début de retrait d'Afghanistan, en admettant que les États-Unis «
ne laisseraient pas derrière eux un pays parfait »... une belle litote!
Mais la Libye représente potentiellement un autre type d'échec. L'Afghanistan ronge l'OTAN sur le long terme, avec des objectifs officiels qui sont modifiés, révisés à la baisse, au fil des années, et avec des opinions publiques qui décrochent graduellement. Tandis que l'expédition libyenne, elle, fait mal dans l'immédiat. Elle représente peut-être pour l'OTAN... la goutte qui fait déborder le vase.
Voici la plus grande alliance militaire de tous les temps, pour reprendre les mots de Robert Gates, qui annonce une campagne éclair, limitée dans le temps, ultraciblée et foudroyante, censée en finir avec Kadhafi en deux temps, trois mouvements... mais qui, après plus de trois mois, s'avère incapable de vaincre, dans un pays de 6 millions d'habitants, doté d'une armée plutôt rudimentaire...  
L'humiliation!  Bientôt à court de munitions 
Et maintenant, on chuchote que les Européens en Libye seraient même à la veille... d'une rupture de stock! Des entrepôts vides... Des munitions bientôt manquantes pour les avions Rafale et Super-Étendard des Français... Des effectifs au sol en nombre insuffisant pour guider les sorties des avions... Un porte-avions, le George-Clemenceau - c'est le seul vaisseau européen de ce type actuellement disponible - qui serait à la limite de ses capacités, avec un urgent besoin d'entretien. On peut allonger cette liste, qui renvoie l'image d'une alliance occidentale à bout de souffle.
Pas étonnant que dans ces conditions, les Italiens disent maintenant : «
arrêtons, suspendons les activités militaires en Libye, tenons-nous-en à l'humanitaire et favorisons une solution politique ». Franco Frattini, le ministre des Affaires étrangères, un des rares personnages sérieux du gouvernement Berlusconi, a causé un petit scandale en disant qu'après les bavures des 18 et 19 juin à Tripoli (une quinzaine de civils tués par l'OTAN), la campagne militaire occidentale a perdu de sa crédibilité. 
Sans compter la question de l'argent... Dans son « discours-testament » de Bruxelles, Robert Gates a parlé très fort de ce problème, en demandant aux Européens : «
Voulez-vous, oui ou non, payer pour votre défense? Parce que les Américains, eux, le peuvent de moins en moins! » Et Gates a enfoncé le clou : notre situation, dit-il, devient in-te-na-ble.
Le problème, c'est qu'en Europe aussi, les budgets sont complètement étirés, l'élastique est au maximum... Il n'y a plus d'argent, et le climat n'est absolument pas propice à un doublement des dépenses de défense, un doublement qui, selon les États-Unis, serait nécessaire en Europe.
Autrement dit, le bon vieil impérialisme occidental a du plomb dans l'aile. Il n'a peut-être plus les moyens de ses ambitions. La projection pessimiste de Robert Gates, c'est que, après l'Afghanistan et la Libye, l'OTAN n'a peut-être tout simplement plus sa raison d'être.

François Brousseau,

Radio-Canada,

24 juin 2011

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/carnets/2011/06/24/133001.shtml?auteur=2096


Allain Jules : La victoire de Kadhafi dont personne ne parle.

Ils n’enlèveront jamais la figure emblématique, charismatique et néanmoins controversée de Mouammar Kadhafi, le leader libyen. Jamais. Après 3 mois d’attaque, des bombardements à outrance, la ‘propagandastaffel’ médiatique de diabolisation qui va avec, la Libye reste et restera, en Afrique, le seul pays qui aura résisté à l’armada sanguinaire de l’Otan.

Un pays debout et fier, qui fait face à un montage hypocrite et astucieux d’un vol organisé de ses ressources et surtout de bannir l’Afrique du concert des nations.

L’Otan a mandaté, depuis samedi, aux renégats de Benghazi, d’aller combattre dans la ville de Zawwiyah, une ville située sur cette côte, à 40 km à l’ouest de Tripoli, après avoir bombardé des colonnes de l’armée loyaliste libyenne sur cette région. Mais, contre toute attente, l’armée libyenne a éliminé les «poches de résistance» à Zawiyah. Les affrontements ont été rudes. Les sources rebelles font état d’un grand nombre de blessés pour ne pas dire de nombreux morts. Après cette débâcle, ils accusent l’Otan de ne pas les protéger assez. On croit rêver.

Le black-out total sur la vie des Libyens qui sont favorables à Mouammar Kadhafi, plus nombreux que ces vendus de Benghazi, devrait interpeller les uns et les autres. Lorsque le gouvernement libyen communique, les médias mainstream ont toujours tendance à dire à tous de prendre cela avec des pincettes. Cherchez l’erreur ! Ils jouent les saints alors que leur propre propagande est plus nocive et malsaine. La victoire tant annoncée est toujours attendue.

La gymnastique adverbiale aura pour sûr, dans bientôt, ses limites. Toute l’argutie mesquine et tortueuse des contrevérités qu’on assène ici ou là sera sans effet.

Les doctes déclamations de Sarkozy, Obama ou Cameron ne sont que folie. Après avoir monté de toutes pièces les fameux Viagra du régime distribués aux militaires pour le viol des femmes décidé par Kadhafi, sorte d’argument sorti de derrière les fagots pour le faire passer pour un DSK au rabais, que vont-ils nous inventer demain pour justifier leur nazisme ? 

Face au groupuscule de petits nazillons donc, la victoire de Mouammar Kadhafi est là. Mort, vif, exilé ou pas, le complot ourdi contre lui, pour tuer l’Afrique, l’a renforcé, nonobstant la faiblesse des pays africains, incapables de stopper la main meurtrière de l’Otan. Nous savons désormais que cet homme est, sera et restera un grand d’Afrique. Derrière le folklore de représentativité et les parades qui vont avec - »Que celui qui n’a jamais péché lui jette la première pierre ! »-, se cachent, la bravoure, la fierté, le courage et la volonté. Seul contre toutes ces puissances du mal, après 3 mois durant lesquelles ils lui interdisent de se défendre, cet enlisement prouve que cet homme a largement gagné…

Allain Jules

13 juin

http://allainjules.com/2011/06/13/libye-la-victoire-de-kadhafi-dont-personne-ne-parle/


Russia Today : Le contrat pétrolier étasunien révèle les vrais motifs de la campagne libyenne. 

OTAN, guerre de l'énergie, Occident, David Cameron, crimes de guerre, Nicolas Sarkozy, CPI, guerre du pétrole, Maghreb, Cour pénale internationale, révolutions arabes, Printemps Arabe, Mouammar Kadhafi, guerre de Libye, Benghazi, révolution libyenne, CNT, Conseil National de Transition, opération Aube de l'Odyssée, Union Africaine, opération Harmattan, opération Protecteur Unifié, Cyrénaïque, Tripolitaine, Fezzan, Misrata, UA,petrole,contrat,

La première cargaison de pétrole libyen est arrivée aux USA le 8 juin suite à un contrat signé pas les USA et le Conseil de transition National, le gouvernement légitime autoproclamé de la Libye. La vente a finalement mis à jour la vraie raison de la compagne libyenne de l’OTAN qui avait tout d’abord été justifiée par la nécessité de protéger les civils libyens. Les civils en question souffrent toujours, les forces de l’OTAN n’arrivent pas à sortir de l’impasse et les USA semblent être le seul protagoniste du conflit à profiter de la soi-disant "opération de sauvetage".

Pendant ce temps, les représentants arabes et occidentaux se réunissent dans les Emirats Arabes Unis pour parler du futur de la Libye après la fin présumée de Mouammar Kadhafi. Cependant Kadhafi ne semble pas pressé de se rendre comme l’a amplement prouvé l’échec des bombardements de Tripoli par l’OTAN à cet effet.
Un plan "dans le but de prendre tous les mesures nécessaires pour protéger les civils et les lieux peuplés de civils" couvert par une résolution de l’ONU est en train d’échouer lamentablement. Cependant, pendant que les civils libyens souffrent à la fois des actions déclenchées par les rebelles et par les troupes gouvernementales, le pétrole libyen est transporté aux USA en toute sécurité. Comme le département d’état des USA l’a confirmé mercredi dernier, le gouvernement rebelle qui contrôle l’est de la Libye a fait sa première vente. Le contrat a suivi en avril une déclaration du Bureau du contrôle des actifs étrangers du département du Trésor comme quoi une nouvelle politique de licences avec la Libye avait été établie. Les USA ont dû prendre ces mesures pour faciliter les transactions pétrolières avec le Conseil National de Transition.
D’après une déclaration écrite du Département d’état, Tesoro, un raffineur pétrolier étasunien, a signé un contrat avec le Conseil National de Sécurité de Benghazi en Libye de 1,2 million de barils de pétrole brut. On ne connaît pas encore la valeur de ce contrat en dollars.
Le document affirme que ce contrat avec la CNT a pour unique but d’aider le peuple libyen.

Toutefois il faut être bien naïf pour croire que les Libyens qui sont pris dans le chaos des feux croisés recevront un seul cent de ce contrat.
Pendant que les USA règlent avec brio leur problème de pétrole, les leaders arabes et occidentaux se préparent à décider de l’avenir de la Libye. Les membres du soi-disant groupe de contact -une coalition des différents pays et organisations internationales qui ont officiellement reconnu le CNT comme gouvernement légitime de la Libye- doivent se réunir dans les Emirats Arabes Unis. C’est la troisième fois que ce groupe se réunit pour discuter du développement potentiel du pays après la fin du régime de Kadhafi.
Il est surprenant qu’en dépit du fait qu’ils ont commencé à leur acheter du pétrole, les USA n’aient pas reconnu le nouveau gouvernement de la Libye. "Nous étudions la question mais nous n’avons pas encore pris de décision" a dit un officiel étasunien à propos d’une éventuelle reconnaissance du CNT.
Pendant que les membres du groupe de contact décident de l’avenir de la Libye après Kadhafi, Kadhafi lui-même ne semble pas décidé à abandonner le pouvoir. "Nous ne nous rendrons pas, nous ne renoncerons pas," a déclaré le leader assiégé en réponse à l’intensification des bombardements de Tripoli par les forces de l’OTAN. L’OTAN doit reconnaître que toutes ses manoeuvres pour mettre fin au conflit restent lettre morte et que pendant ce temps le pays s’enfonce de plus en plus dans le chaos.
Selon le dernier rapport du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, des crimes de guerre continuent d’êtres commis dans le pays au bord de l’anarchie et cela signifie que les citoyens libyens paient de leur sang les ambitions européennes et le pétrole étasunien.
Pour consulter l’original :
http://english.ruvr.ru/2011/06/10/5...

 http://polymedia.skynetblogs.be/
 17/06/2011

http://www.alterinfo.net/notes/

 

Des élus américains portent plainte contre Obama.  

Des élus de la Chambre des représentants américaine ont déposé une plainte mercredi devant un tribunal fédéral à Washington contre la décision du président Barack Obama de se passer du feu vert du Congrès pour lancer les opérations militaires en Libye.
La plainte appelle à "protéger les plaignants et le pays" face à la politique du président Obama en Libye.
Les plaignants, une dizaine d'élus des deux bords menés par le démocrate Dennis Kucinich et son collègue républicain Walter Jones, reprochent au président d'avoir "unilatéralement" engagé les forces américaines contre le régime de Mouammar Kadhafi "sans déclaration de guerre du Congrès", ce qui constitue selon eux, une violation de la constitution.
Les élus affirment également que l'action de l'administration a été lancée en violation du traité de l'Atlantique nord ratifié par le Congrès américain et que l'utilisation de fonds pour l'opération en Libye sans l'accord du Congrès est anticonstitutionnelle.
Enfin, ils estiment que la loi américaine de 1973 ou "Loi sur les pouvoirs de guerre" ("War Powers Resolution") conçue pour limiter les pouvoirs présidentiels sur le déclenchement des guerres, n'a pas été respectée par le président Obama.
La loi stipule que sans autorisation du Congrès, un retrait doit être entamé après 60 jours et entièrement achevé après 90 jours. Cette dernière limite sera atteinte dimanche.
Mardi, le président de la Chambre des représentants américaine, John Boehner, a mis en garde M. Obama au sujet d'une éventuelle poursuite des opérations militaires américaines en Libye sans autorisation du Congrès.
La Maison Blanche a indiqué qu'elle répondrait à cette demande, mais pour l'administration l'intervention américaine, "limitée" et sous la houlette de l'Otan, ne nécessite pas d'autorisation du Congrès.

15/06/2011  

http://www.lorientlejour.com/category/Derni%C3%A8res+Infos/article/708334/Operations_en_Libye%3A_des_elus_americains_portent_plainte_contre_Obama.html



Paroles & action du président Kadhafi

J’ai tenu tête à l’agression des croisés de l'OTAN, résisté à la cruauté, contrecarré la trahison 

MESSAGE DU COLONEL MOUAMMAR KADHAFI AU MONDE!

Traduit de l’arabe en anglais par le professeur Sam Hamod.

Depuis 40 ans, à moins que ce ne soit plus, je ne me souviens pas, j'ai fait tout mon possible pour donner aux gens des maisons, des hôpitaux, des écoles, et, quand ils avaient faim, je leur ai donné à manger. À Benghazi, j'ai même transformé le désert en terres arables, j’ai tenu tête aux attaques de ce cow-boy, Reagan, quand il a tué ma fille adoptive orpheline. Essayant de me tuer, il a tué à la place cette pauvre enfant innocente. Ensuite, j'ai épaulé mes frères et sœurs d'Afrique avec de l'argent pour l'Union africaine.
J'ai fait tout mon possible pour aider les gens à comprendre le vrai concept de démocratie, qui consiste en des comités populaires dirigeant leur pays. Mais ce n'était jamais assez, comme me l'ont dit certains. Même ceux qui possédaient une maison de 10 chambres, des costumes et du mobilier neufs, n'étaient jamais satisfaits. Ils étaient si égoïstes qu’ils en voulaient toujours plus. Ils ont dit aux Zuniens et aux autres visiteurs qu'ils avaient besoin de « liberté » de « démocratie » et n’ont jamais réalisé qu'il s'agit d'un système de panier de crabes, où le plus gros bouffe les autres. Ils étaient seulement ensorcelés par ces mots, sans réaliser jamais qu’en Zunie, il n’y a pas de médicaments gratuits, ni d'hôpitaux gratuits, ni de logement gratuit, ni d'enseignement gratuit, ni non plus de nourriture gratuite, sauf quand les gens sont obligés de mendier ou de faire longtemps la queue pour avoir de la soupe.
Non, peu importe ce que j'ai réalisé ! Pour certains ce n'était jamais assez. Mais les autres savaient que j'étais le fils de Gamal Abdel Nasser, le seul vrai leader musulman arabe que nous avons eu depuis Salah-al-Din. Nasser était sur ses traces quand il a exigé le canal de Suez pour son peuple, tout comme j'ai réclamé la Libye pour mon peuple. J'ai essayé de l’imiter pour garder mon peuple libre de la domination coloniale, des voleurs qui nous détroussent.

Maintenant, je suis attaqué par la plus grande force de l'histoire militaire. Obama, mon petit-fils africain, veut me tuer, priver notre pays de liberté, nous priver de la gratuité de nos biens : logements, médecine, éducation, nourriture, et remplacer tout ça par la grivèlerie à la zunienne appelée « capitalisme. » Or, nous tous, dans le tiers monde, savons ce que cela veut dire. Cela signifie que les multinationales dirigeront le pays, dirigeront le monde, et le peuple souffrira. Voilà pourquoi il n'y a pas d'autre solution pour moi, je dois prendre mes dispositions. Et si Allah le veut, je mourrai en suivant Sa Voie, la voie qui a rendu notre pays riche en terres arables, avec de quoi manger et la santé, et nous a même permis d'aider nos frères et sœurs africains et arabes en les faisant travailler ici avec nous, dans le Jamahiriya libyen.
Je ne désire pas mourir, mais si cela devait advenir, pour sauver cette terre, mon peuple, tous ces milliers de gens qui sont tous mes enfants, alors qu'il en soit ainsi.
Que ce testament soit ma voix dans le monde. J’ai tenu tête à l’agression des croisés de l'OTAN, résisté à la cruauté, contrecarré la trahison ; je me suis élevé contre l'Occident et ses ambitions colonialistes, et, avec mes frères africains, mes vrais frères arabes et musulmans, je suis dressé comme un phare de lumière. Quand d'autres construisaient des châteaux, je vivais dans une maison modeste et dans une tente. Je n'ai jamais oublié ma jeunesse à Syrte, je n’ai pas stupidement dépensé notre trésor national, et comme Salah-al-Din, notre grand leader musulman qui sauva Jérusalem pour l'Islam, je n’ai guère pris pour moi-même...

En Occident, sachant pourtant la vérité, certains me qualifient de «fou» de «bizarre», ils continuent de mentir, ils savent que notre pays est indépendant et libre, et non pas sous emprise coloniale, que ma vision, ma conduite, est et a été sincère et pour
mon peuple, et que je me battrai jusqu'à mon dernier souffle pour garder notre liberté. Puisse Allah Tout-Puissant nous aider à rester fidèles et libres.



Résistance

L’armée annonce avoir abattu vendredi un hélicoptère de l’OTAN.

- Les forces armées libyennes ont abattu vendredi à l’aube un hélicoptère de l’OTAN au large des côtes de Zlitin, à 170 km à l’est de Tripoli, annonce la télévision libyenne.

L’hélicoptère abattu ce vendredi matin menait un raid sur la région de Al-Dafniya, à l'est de Zlitin.

Citant un porte-parole militaire libyen, la même source indique que c'est le troisième appareil militaire de l’OTAN abattu depuis le début des frappes aériennes de l’Occident contre la Libye. La France et la Grande-Bretagne ont fait entrer en action, depuis le 4 juin, leurs hélicoptères de type Tigre, Gazelle et Apache.

Selon la télévision libyenne, les forces armées libyennes ont gravement touché une frégate canadienne, 'Charlo Town', et le destroyer 'Liverpool' au large des côtes de Misurata, dans la nuit du 12 mai dernier. 

12/06/2011

http://www.afriquejet.com/



Analyse

Patrick Haimzadeh : Les dix erreurs de l’Otan en Libye

Du mythe du sauvetage de Benghazi à la sous-estimation de la capacité de mobilisation de Kadhafi en passant par des choix militaires inadaptés, Patrick Haimzadeh, ancien diplomate français à Tripoli, analyse la façon dont la « coalition » se fourvoie.

Pour qui aurait manqué les mensonges qualifiant l’armée irakienne de « quatrième armée du monde » en 1991 et ceux des armes de destruction massive de Saddam Hussein en 2003, l’année 2011, avec la guerre de l’Otan en Libye, aura offert une belle séance de rattrapage.

Ayant vécu et travaillé de nombreuses années dans des pays arabes dotés de régimes autoritaires, je me suis bien sûr réjoui des mouvements d’émancipation des peuples arabes de ce début d’année 2011. Etre critique à l’égard de la guerre de l’Otan en Libye ne signifie nullement que j’éprouve une quelconque sympathie pour le régime du dictateur libyen qui a toujours fait preuve d’une grande violence à l’encontre de sa population, ni que je préfère le statu quo ante à la promotion des valeurs universelles de dignité et de liberté auxquelles aspire légitimement le peuple libyen.

L’analyse des dix mensonges, contrevérités et erreurs sur cette guerre en Libye, relayés par les principaux médias français depuis plus de trois mois, s’appuie autant sur une expérience de terrain en Libye que sur une expertise d’ancien officier de l’armée de l’Air française.

1. Insurrection ou guerre civile ?

Le 19 mars 2011, date du début des bombardements de la « coalition », il ne s’agissait plus d’une insurrection populaire mais déjà d’une guerre civile.

L’insurrection populaire qui a débuté en Cyrénaïque et dans deux régions de Tripolitaine (Misrata et la montagne de l’Ouest, dite djebel Nefoussa) n’a duré qu’une dizaine de jours. Elle a laissé la place, dès lors, à une guerre civile entre deux entités politiques déjà en place au moment du vote de la résolution 1973. D’un côté, le régime de Kadhafi, condamné à terme, et de l’autre le Conseil national de transition (CNT) représentant principalement les populations insurgées de Cyrénaïque et de Misrata, et qui est aujourd’hui reconnu par une quinzaine de pays comme autorité légitime du peuple libyen. Selon ses dires, le CNT comprendrait également des représentants des zones toujours sous la coupe du colonel Kadhafi (soit environ deux tiers de la population libyenne) mais leurs identités sont tenues secrètes. On peut douter cependant de leur représentativité, leurs régions d’appartenance étant toujours sous le strict contrôle du régime de Kadhafi.

Que la propagande du CNT cherche à faire passer tous les combattants de Kadhafi pour des mercenaires africains est naturel. On peut comprendre en effet que les insurgés soient enclins à dissimuler le fait que ce sont d’autres Libyens qui se battent pour le soutien du régime, et cherchent ainsi à nier l’existence d’une guerre civile.

Rien n’illustre pourtant mieux cette idée de guerre civile que l’exemple de cet ami libyen, appartenant à la grande tribu arabe des montagnes de l’ouest, qui se bat contre Kadhafi. Son ex-femme et mère de ses enfants appartient à une tribu majoritairement fidèle à Kadhafi. Son fils aîné, qui vivait avec sa mère au moment de l’insurrection, se bat désormais dans les rangs des fidèles de Kadhafi et leur père n’a qu’une angoisse : se retrouver un jour confronté dans les combats à son propre fils !

Le schéma binaire du bien contre le mal et du peuple en armes contre le dictateur isolé est donc une belle image de philosophe parisien qui malheureusement ne correspond pas aux réalités du terrain.

2. Le mythe du « sauvetage de Benghazi » (1)

Les forces de Kadhafi (moins d’un millier d’hommes accompagnés au maximum d’une vingtaine de chars sans logistique) n’avaient pas les moyens de commettre un « bain de sang » à Benghazi, ville de plus de 30 km de long et de 800.000 habitants, et encore moins de « reprendre » toute la Cyrénaïque libérée dont les habitants disposaient des armes récupérées dès les premiers jours de l’insurrection.

L’exemple de Misrata, dont les habitants ont repoussé héroïquement les forces de Kadhafi, démontre que les insurgés sont capables de se battre brillamment pour défendre leur territoire. C’est ainsi que la belle histoire des chars détruits in extremis (en réalité au nombre de quatre !) par l’armée de l’air française, sauvant ainsi Benghazi du carnage et la Cyrénaïque du bain de sang annoncé, est devenu un des mythes fondateurs et justificateurs de cette guerre. Cette belle histoire à laquelle nous avions tous envie de croire, racontée par un écrivain à succès et un président en mal de popularité, n’en constitue pas moins une opération de propagande, consciencieusement relayée sans analyse critique par la quasi-totalité des politiques et médias français.

3. Des buts de guerre confus et évolutifs, une lecture « extensible » du mandat fixé par la résolution 1973

Le but de guerre affiché initialement, qui découlait du mandat fixé par la résolution 1973, était la protection des populations civiles. Dès lors que l’insurrection avait déjà laissé la place à une guerre civile, comme nous l’avons vu précédemment, ce but de guerre pouvait prêter à confusion puisque les insurgés n’étaient plus alors des civils désarmés mais des combattants. Ces combattants ont d’ailleurs fait la preuve de leur héroïsme et de leurs capacités tactiques à Misrata et dans le djebel Nefoussa. Le but de guerre, initialement implicite, du départ ou de la mort de Kadhafi est devenu progressivement explicite. Il constitue désormais la condition posée par l’Otan à l’arrêt des bombardements, ce qui représente une lecture largement extensible de la résolution 1973, voire une violation du cadre de cette résolution au regard du droit international.

Enfin, les bombardements d’objectifs situés dans des zones habitées de Tripoli, loin de protéger les civils, en ont déjà tué un certain nombre qui entrent pour l’Otan dans la catégorie des « victimes collatérales ». Si la précision des bombardements, le vocabulaire utilisé pour les qualifier -« frappes ciblées »- et l’absence d’images des destructions et des victimes peuvent le faire oublier, ces victimes sont là pour rappeler qu’il n’y a pas de guerre ni de bombardement humanitaire.

4. L’absence de « plan B » face à l’escalade ou à l’enlisement

« La guerre mène au paroxysme de la violence. » Cette phrase de Clausewitz, le célèbre théoricien prussien de la guerre, trouve toute son illustration dans l’escalade militaire observée depuis trois mois. Après nous avoir expliqué que les bombardements de l’aviation permettraient aux insurgés de l’emporter rapidement, puis qu’ils provoqueraient la chute du régime par « délitement », on nous a vanté l’action des drônes américains, puis des hélicoptères censés provoquer une « rupture tactique ».

Cette escalade a aujourd’hui atteint ses limites du fait de la nécessité de minimiser les « victimes civiles collatérales » qui auraient évidemment un impact négatif sur les opinions publiques des pays de l’Otan, et parce que la résolution 1973 exclut l’envoi de troupes au sol.

En l’absence de « plan B » de sortie, l’Otan est donc condamnée à gagner son pari de chute du régime ou à s’enliser dans ce conflit. La propagande quotidienne de l’Otan affirmant que les jours de Kadhafi sont comptés cache mal l’impasse de l’option militaire.

5. La surestimation de la capacité militaire des insurgés, notamment à porter la guerre hors de leurs territoires d’origine

Les insurgés de Cyrénaïque, de Misrata et du djebel Nefoussa ont fait la preuve de leur capacité à défendre héroïquement, voire à reprendre leur ville, leur village ou leur montagne. Ils sont en revanche beaucoup plus réticents à aller porter le combat sur des territoires qui ne sont pas les leurs. Ils savent en outre que toute incursion de combattants armés en provenance d’une autre région serait mal perçue par les locaux qui risquent fort de ne pas les accueillir en libérateurs, à plus forte raison si ces locaux appartiennent à des tribus ou des clans restés fidèles ou sympathisants à Kadhafi.

Imaginer que les Libyens originaires de Cyrénaïque ou de Misrata puissent « libérer » la Tripolitaine encore sous le joug de Kadhafi est une grave erreur. Chaque région libyenne devra se soulever par elle-même et c’est au niveau local que tout se jouera (ou non...)

6. La sous-estimation de la volonté de résistance de Kadhafi

Le colonel Kadhafi s’est construit, psychologiquement et politiquement, dans la lutte contre toute forme de colonialisme et d’impérialisme. Ainsi cite t-il toujours l’expédition franco-britannique de Suez, en 1956, comme l’événement qui a fait naître sa conscience politique. Ironie de l’Histoire, ce sont ces deux mêmes pays qui sont aujourd’hui à la tête de la guerre menée contre lui.

Contrairement au dictateur déchu Ben Ali et à l’autocrate Moubarak, Kadhafi est porté par une idéologie et un goût pour la confrontation et le combat et il a pour modèles Che Guevara et Fidel Castro. Il ira donc jusqu’au bout de son combat et on voit mal comment il pourrait accepter de quitter ce pouvoir qui est toute sa vie depuis 42 ans pour aller finir ses jours comme un simple retraité dans une résidence africaine. Conditionner l’arrêt des bombardements à son départ de Libye est donc un but de guerre irréaliste qui méconnaît la personnalité du dictateur.

7. La sous-estimation de la capacité de mobilisation de Kadhafi

Cette erreur d’analyse s’explique en partie par l’enthousiasme suscité par les succès des insurrections en Tunisie et en Egypte, qui ne sont pourtant absolument pas transposables au cas libyen. Portés par la propagande d’Al-Jazeera et par la confusion entre leurs désirs et les réalités du terrain, nombre de commentateurs n’ont pas voulu voir qu’une fois passé le choc initial, Kadhafi avait repris la situation en mains dans la capitale et dans une grande partie de la plaine côtière où réside plus de la majorité de la population de Tripolitaine. Sans compter le grand sud (Fezzan), dont on a oublié qu’il ne s’est pratiquement pas soulevé.

S’il est dérangeant de penser qu’un régime dictatorial dispose d’une certaine base sociale, nier cette réalité ou la négliger conduit à de graves erreurs d’analyse. Là aussi, tout laisse à penser que la décision d’entrer en guerre a été prise sans connaissance ni analyse un peu sérieuse et objective des réalités du pouvoir et de la société libyenne.

8. Des modes d’actions militaires inadaptés au cas libyen

Au plan tactique (soutien direct des insurgés) comme au plan stratégique (bombardement direct de Kadhafi, incitation à la défection de son cercle de fidèles ou délitement du régime), force est de constater que les effets des quelque 4000 missions de bombardement réalisées par l’Otan depuis plus de 3 mois sont peu probants. L’Otan annonce bien évidemment que l’attrition des forces de Kadhafi est sérieuse et s’accroît de jour en jour. A supposer que l’Otan soit en mesure d’évaluer précisément ces taux d’attrition, ce genre de déclaration ne peut néanmoins constituer une base sérieuse pour l’analyse, compte tenu de la propagande et de la guerre psychologique pratiquées par toute force ou tout Etat engagé dans un conflit.

Certains responsables et experts militaires ont par ailleurs évoqué depuis le début de cette guerre la notion de « point d’inflexion stratégique » qui, selon les théories américaines de la guerre aérienne moderne, élaborées dans les années 1980 et 1990, correspond à l’effet de seuil systémique (ou de transition de phase) au delà duquel survient immanquablement le délitement de l’ensemble de l’appareil d’Etat. Ces théories, conçues pour s’appliquer dans le cadre de campagnes de bombardements de haute intensité 24 heures sur 24 contre des pays disposant d’un appareil d’Etat, d’un complexe militaro-industriel et d’une armée constituée, sont inadaptées à la Libye qui n’a rien de tout cela. Au lieu de se déliter, le régime s’adapte et se recompose en permanence.

L’Otan peut continuer à bombarder chaque jour des entrepôts vides, des casernes désaffectées, des états-majors et des ministères fantômes et des centres de commandement qui ne commandent rien : cela n’aura qu’une incidence marginale sur la chute du régime. La seule courbe avérée dans ce domaine est celle du temps qui passe ; à savoir que chaque jour qui passe verra Kadhafi plus vieux d’un jour...

9. L’irruption d’un acteur étranger dans une guerre civile, loin de régler les problèmes, tend à en créer de nouveaux

La France et les autres pays de l’Otan impliqués dans les bombardements de la Libye sont les acteurs militaires directs d’un conflit intérieur libyen. Quelle que soit l’évolution de la guerre en Libye, la poursuite des opérations militaires de l’Otan au-delà de l’objectif initial de protection des populations civiles contribue chaque jour à confisquer la révolte libyenne au peuple libyen. Si tant est que cette guerre apporte la victoire à terme de l’insurrection, pour une partie de la population libyenne elle apparaîtra comme un sous-produit d’une nouvelle intervention militaire occidentale dans un pays arabe. Et ce n’est pas la participation symbolique des Emirats arabes unis, dont on sait qu’ils abritent depuis peu une importante base militaire française, et du Qatar qui a soutenu dès le départ l’insurrection libyenne par la voix de sa chaîne Al-Jeezira (tout en se gardant de dénoncer l’intervention militaire saoudienne pour mater le début d’insurrection populaire au Bahreïn), qui changeront cette perception.

Enfin, les bombardements qui frappent tous les jours Tripoli depuis trois mois et qui font -quoi qu’on en dise- des victimes civiles, ainsi que l’embargo et l’isolement international dont les populations civiles de Tripolitaine sont les premières à souffrir, contribuent à entretenir le ressentiment d’une majorité d’habitants de cette région, tant à l’égard des Occidentaux que des habitants de Cyrénaïque, accusés à juste titre d’avoir appelé à l’intervention militaire directe de puissances étrangères contre d’autres Libyens.

En ce sens, la poursuite de l’intervention militaire directe de l’Otan dans cette guerre pose plus de problèmes à long terme pour la Libye qu’elle n’en résout. A fortiori quand les buts de guerre de l’Otan n’ont plus qu’un rapport lointain avec l’objectif initial affiché de « protection des populations civiles ».

10. Le préalable du départ de Khadafi à l’ouverture de négociations prolonge la guerre civile et installe le pays dans la violence

Alors qu’aucune issue militaire ne se dessine sur le terrain (sauf coup direct très hasardeux d’une bombe sur Kadhafi), la probabilité est forte que la guerre civile se prolonge longtemps. Les trois zones « libérées » peuvent continuer avec des succès divers, et selon des modalités qui leur sont propres, à s’installer dans une économie de guerre civile dont les ressorts sont bien connus. Les réseaux d’économie informelle sont déjà en place. Chaque jour qui passe contribue à renforcer l’addiction psychologique aux combats et la violence mimétique des acteurs, phénomène bien connu des observateurs des guerres civiles.

Si le radicalisme des cadres du CNT et de certains combattants insurgés qui luttent depuis plus de trois mois pour se libérer est compréhensible, il est loin d’être avéré que l’ensemble de la population libyenne souhaite voir perdurer cette guerre civile et la partition de facto du pays. En renforçant les extrémistes du CNT dans l’idée que la victoire militaire est possible grâce aux bombardements et qu’aucune solution négociée n’est acceptable, les responsables des pays de l’Otan (principalement la France et la Grande-Bretagne) portent une part de responsabilité dans la poursuite de cette guerre.

Le refus de la France, la Grande-Bretagne et des Etats-Unis (qui n’ont pourtant toujours pas reconnu officiellement le CNT) d’explorer la voie d’une transition progressive vers une Libye post-Kadhafi qui ne passerait pas par le préalable indispensable du départ de Kadhafi du pays est donc contraire à l’objectif affiché de protection des populations civiles.

Il y a urgence à trouver une solution négociée dans le double but de sauver des vies et garantir la préservation d’un « vivre ensemble » libyen à plus long terme.

(1) Lire aussi : « Libye : qui veut lâcher BHL », par Patrick Haimzadeh, 22 avril 2011.

Deuxième conseiller près l’ambassade de France à Tripoli de 2001 à 2004, Patrick Haimzadeh vient de publier « Au cœur de la Libye de Kadhafi », aux Editions J.C Lattès.

Patrick Haimzadeh

http://blogs.mediapart.fr/edition/l...


n°26 - Journal de Libye - 08-06 au 25-06 -: Suite - Le Waterloo de l'OTAN ?

n°26 -  Journal de Libye  -  08-06 au 25-06 -: Suite - Le Waterloo de l'OTAN ?



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



       Journal de Libye

                          n°26                                      08-06 au 25-06

        C.De broeder & M.Lemaire



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c) Sur le site de Eva Resis  : no-war.over-blog.com

d) Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

e) Sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm


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Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

1 Lutte pour la libération du territoire

Les rebelles piégés

2  Politique Libyenne  

3  Politique des Usa


1 Lutte pour la libération du territoire

Les rebelles piégés

Parallèlement aux péripéties diplomatiques, les combats entre forces loyalistes et rebelles se sont durcis à travers la Libye, notamment sur la ligne de front entre Ajdabiya et Brega, dans l'Est, où 21 rebelles ont été tués lundi selon un commandant des rebelles.

À 40 km à l'ouest de Brega, les rebelles tentent de gagner ce site pétrolier stratégique défendu par 5 000 à 6 000 soldats loyalistes, selon la rébellion. Selon un commandant de la rébellion, Moussa el-Mograbi, 21 rebelles ont été tués lundi par les pro-Kaddafi dans ces combats sur la ligne de front à mi-chemin entre Ajdabiya et Brega. « Nos hommes ont été piégés. Les soldats de Kaddafi ont fait semblent de se rendre, ils sont arrivés avec un drapeau blanc, puis ils leur ont tiré dessus », a affirmé El-Mograbi.

À Zawiyah, ville côtière à 40 km à l'ouest de la capitale, des combats font également rage depuis samedi, date à laquelle les insurgés affirment avoir repris une partie de la cité, contrôlée depuis mars par les forces gouvernementales. Enfin, dans les montagnes berbères de l'ouest, la région du Jebel Garbi, au moins neuf rebelles sont morts et une cinquantaine ont été blessés dimanche. (avec AFP)
Lire l'article sur Jeuneafrique.com :
Libye : Clinton appelle l'Afrique à s'unir contre Kaddafi, l'Allemagne reconnaît le CNT | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique

14/06

http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20110614101848/diplomatie-ua-libye-rebellionlibye-clinton-appelle-l-afrique-a-s-unir-contre-kaddafi-l-allemagne-reconnait-le-cnt.html


L’OTAN attaquée (Robert Gates)

L’OTAN dément l’information qu’un de ses hélicoptères ait été abattu, en garantissant que tout va bien. Nos avions, a dit le 10 juin le porte-parole du Commandement conjoint allié à Naples, ont effectué 10.500 missions sur la Libye dont la moitié environ de bombardement, et intensifient les attaques sur des objectifs à Tripoli. En conclusion, « notre tactique fonctionne ». Tout cependant ne fonctionne pas comme on voudrait à Washington. Dans son intervention le même jour à Bruxelles, devant un think tank européen, le secrétaire étasunien à la Défense Robert Gates a déclaré  qu’un avenir « sombre » se dessine  pour l’OTAN. Les Etats-Unis, « leader traditionnel » de l’alliance, sont épuisés à cause d’une décennie de guerre et de déficits croissants de leur budget, mais ne voient pas d’engagement correspondant chez leurs alliés.

L’OTAN, critique Gates, fonctionne à deux vitesses : d’un côté il y a les alliés qui ont la volonté et la capacité  de payer le prix et de tenir des engagements (parmi lesquels, même s’il ne la nomme pas, se trouve l’Italie), de l’autre ceux qui profitent des bénéfices de leur appartenance à l’OTAN mais ne veulent pas partager les risques et les coûts. Certains, même,  veulent que ce soit les contribuables étasuniens qui endossent la charge croissante provoquée pour la sécurité de l’Alliance par la réduction des budgets européens de la défense.  Faible aussi l’engagement des alliés en Afghanistan, où, en plus, ceux-ci imposent des restrictions à l’utilisation de leurs propres forces. Et, malgré la décision de l’OTAN d’assumer le commandement de la guerre aérienne en Libye, l’alliance est à cours de bombes après 11 semaines seulement de bombardements. Toute l’opération échouerait s’il n’y avait un gros soutien continu des Etats-Unis, qui fournissent aux alliés les armes pour les attaques aériennes (bombes et missiles), ceux-ci n’ayant pas fait les investissements requis pour avoir les armes nécessaires dans des opérations guerrières prolongées. La guerre en cours en Libye, souligne Gates,  prouve que l’alliance est désespérément à court d’avions de reconnaissance et pour l’approvisionnement en vol des chasseurs-bombardiers. Le problème principal est le manque d’investissements militaires adéquats dans trop de pays de l’OTAN. Ces pays doivent donc potentialiser leur capacité de combat, en termes de ressources financières, d’entraînement et de logistique. Au Congrès et dans le monde politique étasuniens on assiste de fait à une diminution de l’envie et de la patience de dépenser toujours plus de fonds précieux pour le compte de nations qui ne semblent pas disposées à consacrer les ressources nécessaires ou à faire les changements qui s’imposent pour être des partenaires sérieux et compétents dans la défense.

Sur le ton du caporal hurlant sur ses recrues, le chef du Pentagone engueule les alliés, en les rappelant à la discipline. Il leur ordonne d’avoir plus d’engagement dans les guerres et de plus dépenser dans le domaine militaire, sans dire que toutes les guerres de l’après-guerre froide (les deux contre l’Irak, celles contre la Yougoslavie, l’Afghanistan et la Libye) ont été voulues et dirigées par Washington pour ses propres intérêts, et sans dire que la dépense militaire de l’OTAN atteint les deux tiers de la dépense mondiale.
Nous sommes avertis : les 25 milliards d’euros annuels que l’Italie dépense dans le militaire ne suffisent pas[1]. Il en faut davantage pour que l’Italie puisse rester parmi ceux dont le Pentagone fait la promotion.

1] La France, d’après http://fr.wikipedia.org/wiki/Budget_de_la_D%C3%A9fense , était en 2010 au 4ème rang mondial des dépenses annuelles de défense (59,3 milliards de dollars).__,_._,___

Edition de samedi 11 juin de il manifesto
http://www.ilmanifesto.it/area-abbonati/in-edicola/manip2n1/20110611/manip2pg/08/manip2pz/304756/
Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio 

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=25224


2  Politique Libyenne  

Les grandes manœuvres

Le gouvernement libyen refuse d'envisager le départ de Kadhafi.
Le gouvernement libyen ne participera pas aux négociations sur le règlement du conflit libyen si le départ de Mouammar Kadhafi est posé comme condition des pourparlers, annonce lundi le porte-parole du gouvernement libyen, Moussa Ibrahim.
"Je ne saluerai aucune personne qui proposera à Mouammar Kadhafi de renoncer à ses fonctions. Seul le peuple libyen a le droit de décider du sort de Kadhafi", a indiqué M. Ibrahim cité par l'agence Chine Nouvelle
.

RIA Novosti

13 juin -
http://fr.rian.ru/world/20110613/189826722.html


Sur le terrain

Tripoli accuse l’Otan de « barbaries »

19 juin

Au moins cinq membres d’une même famille, dont deux enfants, ont été tués dans la nuit de samedi à dimanche dans un raid de l’Otan à Tripoli, a affirmé le régime libyen.

Un immeuble de deux étages, dans lequel résidaient cinq familles, selon les autorités, a été détruit par le bombardement dans le quartier populaire d’Al-Arada, à l’est de Tripoli. Au moins deux autres maisons voisines ont été endommagées.

Deux corps ont été retirés des décombres devant les correspondants de la presse internationale, emmenés par les autorités sur place, où des dizaines d’habitants et de curieux étaient rassemblés.

À l’hôpital de Tripoli, les journalistes ont par ailleurs pu voir les corps de deux enfants de moins de deux ans et celui d’une femme, tous membres de la même famille, selon les autorités.

Le porte-parole du régime libyen Moussa Ibrahim a affirmé s’attendre à un bilan plus lourd, car selon lui pas moins de 15 membres de la famille Al-Gharari, dont des enfants, habitaient l’immeuble détruit.

Il a accusé l’Alliance atlantique de commettre des « barbaries » en visant « délibérément des civils ». « C’est une autre nuit de tuerie, de terreur et d’horreur, causée par l’Otan », a-t-il déploré, en affirmant qu’il n’y avait pas d’installations ou de véhicules militaires à proximité du quartier.

Les dirigeants américains, français, britanniques et italiens, qui conduisent les opérations militaires, sont « responsables moralement et légalement de ces meurtres », a-t-il dit, assurant : « Ce n’est pas de la propagande. Ce n’est pas une chose qui peut être mise en scène ».

M. Ibrahim a appelé à nouveau la communauté internationale à arrêter « l’agression » contre la Libye et à encourager un dialogue entre toutes les parties pour mettre fin au conflit qui déchire le pays depuis le déclenchement de la rébellion mi-février.

« L’Otan est très bonne lorsqu’il s’agit d’attaquer et de tuer les gens mais très mauvaise lorsqu’il s’agit de commencer toute sorte de dialogue », a-t-il dit.

À 9 heures, ’Otan, qui a pris le 31 mars les rênes de l’intervention internationale en Libye, sous mandat de l’ONU, pour protéger la population civile, n’avait pas réagi à ces accusations.

Jeudi, elle avait démenti les affirmations du régime selon lesquelles 12 personnes avaient péri mercredi dans un raid de ses forces à Kikla au sud de Tripoli, affirmant n’avoir mené aucune frappe dans cette localité.

Des « crimes de guerre »

Dans la nuit de vendredi à samedi, le Premier ministre libyen, Baghdadi Mahmoudi, avait déjà accusé l’Otan de commettre des « crimes de guerre et des crimes contre l’humanité » en Libye et appelé à « une réunion urgente » de l’ONU pour examiner ces crimes.

L’Otan avait alors jugé ces déclarations « scandaleuses » : « C’est Kadhafi et son régime qui ont systématiquement et brutalement attaqué le peuple libyen », avait affirmé une porte-parole.

Pour autant, samedi soir, l’Otan a reconnu qu’un de ses avions avait accidentellement frappé une colonne des forces rebelles dans la région de Brega (est) le 16 juin, disant regretter « toute perte en vies humaines ou toute blessure due à cet incident ».

Une réunion de hauts responsables de l’ONU, de l’Union européenne, de la Ligue arabe, de l’Organisation de la conférence islamique et de l’Union africaine a insisté samedi au Caire sur la nécessité « d’accélérer le lancement d’un processus politique qui réponde aux aspirations légitimes du peuple libyen ».

La réunion a également « souligné l’importance du rôle de l’ONU » et « l’importance d’appliquer entièrement les résolutions 1970 et 1973 du Conseil de sécurité ».

La résolution 1973 autorise « toutes les mesures nécessaires » pour protéger les civils de la répression de Mouammar Kadhafi et prévoit une zone d’exclusion aérienne pour empêcher l’aviation du régime de pilonner ses opposants.

Les « prémices d’un processus de négociation » pour mettre fin au conflit commencent à se dessiner, a déclaré de son côté le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon, en soulignant la nécessité pour la communauté internationale d’adresser un « message cohérent » sur une solution politique.

Depuis mi-février, le conflit a fait entre « 10.000 et 15.000 » morts et obligé près de 952.000 personnes à prendre la fuite, selon des organisations internationales.

(D’après AFP)


Des Canons ... pas du beurre

Des dizaines de civils tués  dans l’attaque des navires de l’OTAN, à Zlitan 

Des dizaines de personnes ont été tuées, dans les attaques, d’hier soir, des navires des forces nord-atlantiques, contre la ville de Zlitan, en Libye.
Selon la télévision d’Etat libyenne, les forces kadhafistes continuent d’encercler la ville de Zlitan à 157 kilomètres à l’Est de Tripoli. Des sources indépendantes n’ont pas encore confirmé la véracité de cette information. L’entrée des journalistes étrangers à Zlitan reste toujours interdite. Toujours à propos de la Libye, sachez que les forces pro-Kadhafi ont posé des mines dans les régions montagneuses de l’Ouest libyen. Cité par Press TV, le Directeur de la division "Armes", à "Human Rights Watch", Steve Goose, a affirmé que les mines déposées dans la région montagnarde de Nafusa à l’Ouest du pays, présentaient un danger sérieux pour les civils. "Plus de 150 pays ont interdit l’utilisation des mines anti-personnelles mais la Libye continue de bafouer ce processus international en les utilisant", a-t-il précisé.

IRIB

22/06/2011



3  Politique des Usa

Obama - Clinton

Obama désavoué par la Chambre des représentants

La Chambre des représentants a rejeté vendredi, par 295 voix contre 123, une mesure donnant au président américain Barack Obama l'autorité pour continuer l'opération militaire contre la Libye.

 Ce vote n'a pas d'effet immédiat sur l'implication américaine, mais il représente un désaveu pour le commandant en chef.

 C'est la première fois depuis 1999 que les deux chambres du Congrès américain votent contre une opération militaire. La dernière fois, c'est l'autorité de Bill Clinton dans la guerre en Bosnie qui avait été désavouée par les parlementaires.

 Les leaders républicains à la Chambre des représentants avaient fait pression pour qu'un tel vote ait lieu, les membres de base affirmant que Barack Obama n'avait pas respecté la loi en ne demandant pas le feu vert du Congrès pour cette guerre qui a débuté il y a trois mois. Certains démocrates accusent les républicains de jouer avec la sécurité nationale à des fins politiques.

AP

 

Clinton :  Le CNT, est le"représentant légitime" du peuple.

La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a déclaré jeudi que le Conseil national de transition (CNT), organe politique de la rébellion libyenne, était "le représentant légitime" du peuple de la Libye, rapportent les médias internationaux en référence à un haut responsable US.
Mme Clinton a fait cette déclaration, en s'adressant aux membres du groupe de contact sur la Libye, réunis à Abou Dhabi (Emirats arabes unis) pour préparer l'après-Kadhafi.
Les Etats-Unis sont devenus le 11e pays à reconnaître le CNT comme unique interlocuteur légitime en Libye, après la France, le Qatar, le Royaume-Uni, l'Italie, la Gambie, Malte, la Jordanie, le Sénégal, l'Espagne et l'Australie.
La Russie a reconnu le CNT à titre de partenaire légitime au dialogue sur l'avenir de la Libye.
Depuis février, le régime du colonel Kadhafi fait face à une révolte populaire dont la répression sanglante a provoqué une
intervention militaire internationale, suite à l'adoption de la résolution 1973 par le Conseil de sécurité de l'Onu.
Le Conseil national de transition a été formé à Benghazi, ville de l'est de la Libye contrôlée par les insurgés, et s'est tout de suite proclamé l'unique autorité légitime dans le pays.

Alexei Kudenko :

09/06/2011

RIA Novosti

http://fr.rian.ru/world/20110609/189795730.html

 

Clinton appelle l'Afrique à s'unir contre Kaddafi,

En visite à Addis Abeba, Hillary Clinton a appelé l'Union africaine à marquer son rejet du régime de Tripoli. Lequel est chaque jour plus isolé, comme en témoigne la reconnaissance  par l'Allemagne du CNT comme seul représentant légitime du peuple libyen.

Même s'il elle a dû écourter la dernière étape de sa mini tournée africaine, Hillary Clinton a pu s'exprimer lundi sur la Libye au siège de l'Union africaine, à Addis Abeba. « Je demande à tous les États africains de faire pression pour la mise en œuvre d'un véritable cessez-le-feu et d'appeler Kaddafi à quitter le pouvoir », a dit la secrétaire d'État américaine avant d'appeler les pays du continent « à suspendre les activités des ambassades » fidèles au régime de Tripoli et « à expulser les diplomates pro-Kaddafi ».

14/06

http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20110614101848/diplomatie-ua-libye-rebellionlibye-clinton-appelle-l-afrique-a-s-unir-contre-kaddafi-l-allemagne-reconnait-le-cnt.html



Les grandes manœuvres

Gates : Les "lacunes" de l'OTAN pourraient "compromettre" la mission ()  

Le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, a mis en garde vendredi les alliés occidentaux de l'Otan contre leur manque d'investissements militaires et de volonté politique, soulignant que ces "lacunes" pourraient "compromettre" l'efficacité de la mission en Libye.
"Concernant l'opération de l'Otan en Libye, il est devenu douloureusement évident que des lacunes -en capacité et en volonté- ont le potentiel de compromettre la capacité de l'alliance à mener une campagne intégrée, efficace et durable dans les airs et sur mer", a affirmé M. Gates devant un centre de réflexion bruxellois, au lendemain d'une réunion avec ses homologues des 28 pays membres de l'Otan.
Il a mis en garde contre "une alliance à deux vitesses" avec quelques nations se contentant d'opérations humanitaires tandis que d'autres devraient supporter les opérations de combat.
"Ce n'est plus un souci hypothétique et c'est inacceptable", a relevé M. Gates.
Huit des 28 pays de l'Otan --Belgique, Canada, Danemark, Etats-Unis, France, Italie, Norvège et Royaume-Uni-- participent aux frappes aériennes en Libye.
La moitié des Etats membres de l'Alliance atlantique n'apportent aucune contribution. D'autres participent de manière limitée, comme l'Espagne ou les Pays-Bas, qui font seulement respecter la zone d'exclusion aérienne.
"Franchement, bon nombre de ces alliés restent à l'écart, non pas parce qu'ils ne veulent pas participer, mais simplement parce qu'ils ne peuvent pas. Les moyens militaires ne sont tout simplement pas là", a déploré M. Gates.
L'Otan pourrait avoir "un avenir sombre" si les alliés renoncent à des investissements militaires suffisants alors que l'Alliance atlantique est engagée sur deux fronts en Libye et en Afghanistan, a-t-il également souligné.
"Un tel avenir est possible, mais pas inévitable", a-t-il toutefois ajouté en exhortant les alliés à "arrêter et inverser ces tendances".
Actuellement, les Etats-Unis supportent à eux seuls 75% des dépenses militaires de l'alliance, a-t-il rappelé. Et il sera "de plus en plus difficile" pour Washington de maintenir ce niveau d'engagement.
Les Etats-Unis pourraient se montrer réticents "à dépenser des fonds de plus en plus précieux pour le compte de nations qui ne sont apparemment pas disposées à consacrer les ressources nécessaires ou à faire les changements nécessaires pour être des partenaires sérieux et compétents dans le domaine de leur propre défense", a dit M. Gates.
Il a déploré que l'Otan, "l'alliance militaire la plus puissante de l'histoire", qui peut revendiquer deux millions de personnes en uniforme ait dû "lutter, parfois désespérément, (avec ses Etats membres) pour maintenir un déploiement de 25.000 à 45.000 soldats", en Afghanistan. Et dans ce pays l'alliance demeure confrontée à des pénuries de matériel, notamment d'hélicoptères, d'avions de transport ou de surveillance, a-t-il ajouté.
De la même façon, en Libye, onze semaines seulement après le début de l'opération, certains alliés commencent à manquer de munitions et "exigent, une fois de plus, que les Etats-Unis compensent la différence", a-t-il également fait remarquer.
M. Gates qui doit quitter ses fonctions d'ici la fin du mois, après quatre ans et demi passés au Pentagone sous George W. Bush puis Barack Obama, s'exprimait sur l'avenir des relations transatlantiques.

10/06

http://www.lorientlejour.com/category/Derni%C3%A8res+Infos/article/707656/Libye%3A_les_%22lacunes%22_de_lOTAN_pourraient_%22compromettre%22_la_mission_%28Gates%29.html


Des Canons ... pas du beurre

Les Etats-Unis demandent à leurs alliés de plus s'investir dans l'OTAN

Le secrétaire à la défense américain, Robert Gates, a déploré, vendredi 10 juin, le manque d'investissements militaires et de volonté politique des alliés des Etats-Unis au sein de l'OTAN. Ces "lacunes" pourraient "compromettre" l'efficacité de la mission en Libye.

"Concernant l'opération de l'OTAN en Libye, il est devenu douloureusement évident que des lacunes – en moyens et en volonté – compromettent potentiellement la capacité de l'alliance à mener une campagne intégrée, efficace et durable dans les airs et sur mer", a affirmé le sécrétaire d'État devant un centre de réflexion bruxellois, au lendemain d'une réunion avec ses homologues des vingt-huit pays membres de l'OTAN.

Huit de ces vingt-huit pays – Belgique, Canada, Danemark, Etats-Unis, France, Italie, Norvège et Royaume-Uni – participent aux frappes aériennes en Libye. De sources proches des discussions, citées par l'agence Reuters, Robert Gates aurait notamment pressé l'Espagne, la Turquie et les Pays-Bas de participer à des missions aériennes de combat. Il aurait également demandé à l'Allemagne et à la Pologne, qui ne participent pas aux opérations, de trouver les moyens d'apporter leur soutien.

"UNE ALLIANCE À DEUX VITESSES"

Robert Gates a mis en garde contre "une alliance à deux vitesses", avec quelques nations se contentant d'opérations humanitaires tandis que d'autres devraient assumer les opérations de combat. "Ce n'est plus un souci hypothétique et c'est inacceptable", a-t-il relevé. L'OTAN pourrait avoir "un avenir sombre" si les alliés renoncent à des investissements militaires suffisants alors que l'Alliance atlantique est engagée sur deux fronts, en Libye et en Afghanistan, a-t-il également souligné.

Actuellement, les Etats-Unis supportent à eux seuls 75 % des dépenses militaires de l'alliance, a-t-il rappelé. Et il sera "de plus en plus difficile" pour Washington de maintenir ce niveau d'engagement. Les Etats-Unis pourraient se montrer réticents "à dépenser des fonds de plus en plus précieux pour le compte de nations qui ne sont apparemment pas disposées à consacrer les ressources nécessaires ou à faire les changements nécessaires pour être des partenaires sérieux et compétents dans le domaine de leur propre défense", a dit M. Gates. Les contribuables américains, a-t-il souligné, n'ont pas pour vocation d'"assumer le fardeau croissant créé par les réductions des budgets européens de la défense".

Il a déploré que l'OTAN, "l'alliance militaire la plus puissante de l'histoire", qui peut revendiquer deux millions de personnes en uniforme ait dû "lutter, parfois désespérément, [avec ses Etats membres] pour maintenir un déploiement de 25 000 à 45  000 soldats", en Afghanistan. De la même façon, en Libye, onze semaines seulement après le début de l'opération, certains alliés commencent à manquer de munitions et "exigent, une fois de plus, que les Etats-Unis compensent la différence", a-t-il enfin déploré.

Robert Gates, secrétaire d'Etat à la défense depuis plus de quatre ans, sous George W. Bush puis Barack Obama, doit prendre sa retraite d'ici la fin du mois. Cette sortie, remarquée, intervient dans un discours qui se veut son testament politique.

http://www.lemonde.fr/a-la-une/article/2011/06/10/libye-les-etats-unis-demandent-a-leurs-allies-de-plus-s-investir-dans-l-otan_1534410_3208.html


n°26 - Journal de Libye - 08-06 au 25-06 -: Fin - Le Waterloo de l'OTAN ?

 


n°26 -  Journal de Libye  -  08-06 au 25-06 -: Fin  - Le Waterloo de l'OTAN ?



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



       Journal de Libye

                          n°26                                      08-06 au 25-06

        C.De broeder & M.Lemaire



Le " Journal de Libye" est  visible  sur les blogs : 

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a) Sur nos  blog :  http://www.dhblogs.be/categories/International.html

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b) Sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dirak-de-m-lemaire.html

c) Sur le site de Eva Resis  : no-war.over-blog.com

d) Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

e) Sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm


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Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

3  Politique des Usa

4 Politique de L'OTAN

Les amis...de l'Otan

5 Les institutions

Cour Pénale Internationale

Ligue arabe

6 Dans le monde



4 Politique de L'OTAN

Des Canons ... pas du beurre

Raid Otan : un proche de Kadhafi blessé

Un proche conseiller du colonel Mouammar Kadhafi a été blessé samedi dans des bombardements de l'Otan contre une ville proche de Tripoli et il a été hospitalisé, indique un porte-parole des rebelles libyens.
Ni cette information, ni le fait que les Alliés aient mené des opérations près de la capitale Tripoli, n'ont été confirmés.  Plusieurs explosions ont été entendues près de la capitale elle-même pendant tout l'après-midi et jusque vers 20h00.
Le porte-parole des rebelles a précisé que le conseiller s'appelait El Khouwildy el Ahmeildy et qu'il était membre du Conseil des dirigeants de la révolution et que sa fille était mariée à l'un des fils du colonel.  Selon lui, l'attaque aérienne s'est produite à 21h, samedi.
"El Khouwildy el Ahmeildy a été atteint lors d'une frappe aérienne de l'Otan contre une ville proche de Tripoli et il est maintenant soigné dans un hôpital", a-t-il dit à Reuters qui l'a joint au téléphone à Benghazi.

11/06

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/06/11/97001-20110611FILWWW00471-raid-otan-un-proche-de-kadhafi-blesse.php

 

Des dizaines de civils tués en Libye dans l’attaque des navires de l’OTAN, à Zlitan.  

Des dizaines de personnes ont été tuées, dans les attaques, d’hier soir, des navires des forces nord-atlantiques, contre la ville de Zlitan, en Libye.
Selon la télévision d’Etat libyenne, les forces kadhafistes continuent d’encercler la ville de Zlitan à 157 kilomètres à l’Est de Tripoli. Des sources indépendantes n’ont pas encore confirmé la véracité de cette information. L’entrée des journalistes étrangers à Zlitan reste toujours interdite. Toujours à propos de la Libye, sachez que les forces pro-Kadhafi ont posé des mines dans les régions montagneuses de l’Ouest libyen. Cité par Press TV, le Directeur de la division "Armes", à "Human Rights Watch", Steve Goose, a affirmé que les mines déposées dans la région montagnarde de Nafusa à l’Ouest du pays, présentaient un danger sérieux pour les civils. "Plus de 150 pays ont interdit l’utilisation des mines anti-personnelles mais la Libye continue de bafouer ce processus international en les utilisant", a-t-il précisé.

22/06/2011

IRIB



Les amis...de l'Otan

1 Allemagne

L’Allemagne reconnaît le CNT.

Autre pression diplomatique sur le régime libyen, Berlin a reconnu lundi le Conseil national de transition (CNT) comme le « représentant légitime du peuple libyen », selon les mots du ministre allemand des Affaires étrangères Guido Westerwelle qui a effectué une visite à Benghazi. « Nous souhaitons une Libye libre, en paix et démocratique, sans Kaddafi », a-t-il ajouté, annonçant également l'ouverture d'une représentation diplomatique allemande dans la « capitale » des rebelles. En clair : l'Allemagne reste opposée à l'intervention de l'Otan contre les forces de Mouammar Kaddafi mais n'est pas inintéressée par les chantiers de la reconstruction post-conflit...

Kaddafi joueur d'échec

Après les Émirats arabes unis dimanche, l'Allemagne est devenue le 13e pays à reconnaître le CNT, isolant encore un peu plus le régime de Mouammar Kaddafi, lequel ne semble pas vraiment en avoir cure. Dimanche, celui-ci a de nouveau affirmé qu'il ne quitterait pas le pouvoir, malgré les défections en cascade et la multiplication des appels internationaux, notamment celui de la Russie, pourtant son ancien allié, qui doit envoyer la semaine prochaine un émissaire à Tripoli.

« Je ne suis ni Premier ministre ni président ni roi. Je n'occupe aucun poste en Libye. C'est pourquoi je ne dois renoncer à aucune fonction », a déclaré le colonel Kaddafi, selon les propos rapportés par le président russe de la Fédération internationale des échecs, Kirsan Ilioumjinov. Car les deux hommes se sont rencontrés à Tripoli... et ils ont joué aux échecs.

14/06

http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20110614101848/diplomatie-ua-libye-rebellionlibye-clinton-appelle-l-afrique-a-s-unir-contre-kaddafi-l-allemagne-reconnait-le-cnt.html


2 Belqique

"La Belgique peut poursuivre pour une longue période sa participation en Libye"…

La Belgique peut poursuivre pour une longue période sa participation à l'opération "Unified Protector" de l'Otan en Libye, a assuré vendredi le ministre de la Défense, Pieter De Crem, même si les coûts s'avèrent plus élevés qu'envisagé au départ.
"Nous pouvons continuer de manière indéterminée, il n'y a aucun problème d'ordre matériel et opérationnel", a-t-il affirmé au cours d'une réunion conjointe des commissions des relations extérieures et de la défense de la Chambre consacrée à la Libye.
M. De Crem a concédé qu'il ignorait combien de temps cette intervention - entamée le 19 mars et dont la durée dépasse désormais l'opération "Allied Force" de l'Otan au Kosovo au printemps 1999 - durerait encore.
Le ‘gouvernement ‘ a décidé le 1er juin de poursuivre l'engagement militaire en Libye selon les mêmes modalités que celles des trois premiers mois de l'opération: six chasseurs-bombardiers F-16, un chasseur de mines et des membres d'équipage dans les avions radar AWACS de l'OTAN engagés dans l'opération "Unified Protector" de l'Alliance atlantique.
Les coûts, au départ estimés à douze millions d'euros, s'élèvent désormais à 13,748 millions d'euros nets (14,764 millions bruts) pour la période expirant le 23 juin, a indiqué M. De Crem (CD&V). (belga)

17/06/11

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/1280201/2011/06/17/La-Belgique-peut-poursuivre-indefiniment-sa-participation-en-Libye.dhtml


3 Grande Bretagne

Opérations militaires : Le nerf de la guerre fait défaut.  

La Royal Navy ne serait pas en mesure de poursuivre ses activités en Libye pour trois autres mois en raison des restrictions budgétaires, a déclaré hier, le commandant en chef de la marine britannique, l’Amiral Mark Stanhope. "L'intervention militaire britannique en Libye est insoutenable avec les coupes budgétaires, la Royal Navy ne serait pas en mesure de poursuivre ses activités en Libye pour trois autres mois en raison de ces coupes", a averti le premier responsable des forces navales. "La flotte sera en mesure de poursuivre ses opérations pour seulement 90 jours de plus avant qu'on ne soit forcé de faire des coupures graves ailleurs", a ajouté l’Amiral.
L’année dernière le gouvernement britannique avait décidé de réduire le budget destiné au secteur de la Défense. Sir Mark a déclaré que les forces britanniques seraient en mesure d’opérer pendant trois mois encore mais "au delà de trois mois d’exploitation, nous pourrions avoir à demander au gouvernement de prendre des décisions difficiles sur les priorités". Lundi, la Chambre des représentants américaine a approuvé un amendement visant l'interdiction de financer les opérations militaires américaines en Libye. Les élus ont adopté le texte — un amendement à un vaste projet de loi de financement des installations militaires — par 248 voix contre 163.
Nombre d'élus du Congrès ont exprimé leur mécontentement dernièrement face à la décision du président Barack Obama de se passer du feu vert des parlementaires pour déclencher les opérations en mars dernier et les poursuivre après le délai légal de 60 jours sans autorisation du Congrès.

15/06/2011

 http://www.elmoudjahid.com/fr/actualites/13250

 

Les généraux britanniques appréhendent l’enlisement en Libye.  

Pour la deuxième fois, l’institution militaire britannique se plaint de l’implication de la Grande Bretagne dans la guerre en Libye.
Ce mardi, le Daily Telegraph a dévoilé le contenu d'une note confidentielle rédigée par le numéro deux de la Royal Air Force (RAF), Simon Bryant, mettant en doute la capacité de l'aviation à mener à bien ses missions en Libye si les opérations devaient se prolonger au-delà de l'été.
Selon le numéro deux des forces aériennes britanniques, l'engagement britannique en Afghanistan et en Libye mettait une pression "énorme" sur les ressources de la RAF.
Il a également signalé que le moral des aviateurs était "fragile" en raison de la surcharge de travail. Indiquant que la force aérienne à du mal à recruter du personnel et près d’un quart des spécialités manquent, il a révélé que de nombreux secteurs étaient "sous pression".
Dans la conclusion de cette note transmise aux députés au mois de mai, avant des critiques similaires émanant le 13 juin du chef de la Royal Navy, l'amiral Mark Stanhope, le marshal Bryant a averti que la capacité de la RAF pour faire face aux situations d'urgence imprévues serait rapidement "érodée" si la campagne de la Libye allait au-delà Septembre.
Selon l’AFP, ces mises en garde ont irrité le Premier ministre britannique David Cameron qui a répété que l'armée avait les moyens de poursuivre sa mission en Libye "aussi longtemps qu'il le faudra".
Lors d'une conférence de presse, le chef du gouvernement britannique a marqué son irritation "Il y a des moments où quand je me lève et que je lis les journaux, je me demande si vous ne devriez pas mener le combat et moi faire le blabla," a-t-il lancé.
Il a assuré, qu'après les avoir rencontrés, les responsables militaires sont "absolument d'accord sur le fait que nous pouvons mener cette mission aussi longtemps qu'il le faudra, et que le temps joue pour nous, et contre le camp de Kadhafi". 

21/06/2011

 http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=20556&cid=21&fromval=1&frid=21&seccatid=61&s1=1

 

La mission de l'OTAN en Libye a déjà coûté 260 millions de livres sterling à la Grande-Bretagne

La mission de l'OTAN en Libye a coûté jusqu'à présent 260 millions de livres sterling (292 millions d'euros) à la Grande-Bretagne, a déclaré jeudi le secrétaire britannique à la Défense Liam Fox.

L'opération coûte plus de 40 millions de livres (45 millions d'euros) par mois au contribuable britannique, a-t-il précisé.

 Les avions et hélicoptères britanniques ont effectué quelque 200 sorties entre le 19 mars, début de la mission, et le 14 juin, selon les derniers chiffres disponibles. 

Liam Fox avait auparavant précisé que la Grande-Bretagne et ses alliés utilisaient des "armes de précision onéreuses" en Libye pour limiter le risque de pertes civiles.

En mars, le ministre britannique des Finances George Osborne avait déclaré que la campagne militaire coûterait des "dizaines de millions, (mais) pas des centaines de millions" de livres.

23/06/11

(AP)


4 Italie

Bombes tricolores sur Tripoli !!!

Parmi les bombes qui pleuvent sur les deux millions et demi d’habitants de l’aire urbaine de Tripoli, en plein jour aussi maintenant, se trouvent à coup sûr les bombes italiennes. Il s’agit d’une « opération aérienne combinée » à laquelle participent des chasseurs bombardiers de plusieurs pays, communique le Commandement de la force conjointe alliée à Naples.

En à peine plus de deux mois l’OTAN a accompli plus de 10.000 opérations aériennes sur la Libye, dont 4mille avec bombes et missiles, effectuées en majorité par des chasseurs bombardiers de Grande-Bretagne, France, Italie et Canada, et par des avions étasuniens Predator/Reaper télécommandés.

L’aéronautique italienne ne révèle pas combien de bombes et de missiles elle a lancé (selon une estimation, plus de 200 en un mois), mais elle communique de quel type ils sont.

Dans le document « Unified Protector : les capacités d’attaque de l’AM » (du 6 juin), elle spécifie que ce sont des bombes à guidage laser et Gps de la société étasunienne Raytheon, types Gbu-16 Paveway II d’environ une demie tonne et Gbu-24 Paveway III d’une tonne : cette dernière, larguée à basse altitude à plus de 15 Kms de l’objectif, est « une bombe de précision employée pour détruire les bunkers souterrains les plus résistants».

La bombe Gbu-32 Jdam aussi, de la société étasunienne McDonnell Douglas, à guidage inertiel et Gps, lancée à 25 Kms environ de l’objectif, est utilisée contre des « cibles renforcées ».

Ce qui signifie que ces bombes ont sûrement des têtes pénétrantes à uranium appauvri et tungstène pour détruire des édifices renforcés. Les avions italiens utilisent aussi des missiles de croisière à longue portée Storm Shadow, fabriqués par Mbda dont fait partie Finmeccanicai, et dont la charge explosive est « optimisée pour neutraliser des structures blindées et souterraines », et des missiles Agm-88 Harm de Raytheon pour «  la suppression des radars ennemis ».

Ces bombes et missiles de dernière génération -employés dans la guerre contre la Libye, à laquelle le gouvernement Berlusconi (centre-droit, NdT) fait participer l’Italie- n’auraient pas pu être utilisées si en 2007 le gouvernement Prodi (centre-gauche, NdT) n’avait décidé de moderniser les chasseurs bombardiers Tornado (avec une dépense de plus de 50 millions d’euros), mettant à profit l’expérience des Tornadodans la guerre contre la Yougoslavie, à laquelle le gouvernement D’Alema (centre-gauche, NdT) avait fait participer l’Italie.

C’est grâce à cet engagement bipartisan que l’Aéronautique peut aujourd’hui déclarer avoir acquis le « pouvoir aérospatial ».

Cela signifie -nous explique le document- avoir une absolue liberté de manœuvre au-delà des limites imposées par la géographie du globe, donner un relief maximal à la mobilité (atteindre avec de plus en plus de rapidité des théâtres d’opérations éloignés) et à l’autonomie dans le soutien d’opérations qui peuvent se prolonger dans le temps. « Des opérations qui ont comme impératif de poursuivre les objectifs donnés par l’autorité politique au plus bas coût possible en termes de vies humaines et de ressources ».

En pensant évidemment à ses propres vies et ressources, pas à celles que la guerre détruit en Libye. Même si, tandis que les avions italiens aussi lancent sur Tripoli des bombes d’une tonne à uranium appauvri, l’OTAN assure que, sur la base des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU, « le but de l’opération Protecteur unifiéest de protéger les civils et les aires avec population civile d’une attaque ou d’une menace d’attaque ».

Edition de jeudi 9 juin 2011 de

il manifesto

http://www.ilmanifesto.it/area-abbonati/inedicola/manip2n1/20110609/manip2pg/09/manip2pz/304617/

Traduit de l’italien et envoyé par Marie-Ange Patrizio


5 France

L' ’’intervention‘’ de la France en Libye : 100 millions d'euros sur trois mois. !

Environ 100 millions d'euros sur trois mois : c'est l'estimation des surcoûts liés à l'intervention de la France en Libye, selon le ministre français de la défense, Gérard Longuet.

Cette information est délivrée trois mois après le début des opérations, le 19 mars, alors que dans les pays de la coalition la presse s'interroge sur la légitimité et le coût de l'intervention.

Cette somme ne sera pas supportée par le budget du ministère de la défense, a-t-il précisé mardi lors d'une conférence de presse au salon aéronautique du Bourget. "Tout dépassement des Opex (opérations extérieures de l'armée) par rapport à la prévision de 630 millions d'euros" du budget 2011 "ne sont pas à la charge de la défense mais à la charge du gouvernement", a-t-il indiqué.

"C'est une action gouvernementale", a ajouté le ministre à propos de l'intervention en Libye.

L'aviation française, notamment embarquée sur le porte-avions Charles-de-Gaulle, effectue en moyenne plus de 200 sorties par semaine.

La France et ses alliés agissent dans le cadre de la résolution 1973 des Nations unies.

http://www.lemonde.fr/libye/article/2011/06/21/l-intervention-de-la-france-en-libye-100-millions-d-euros-sur-trois-mois_1538913_1496980.html#xtor=EPR-32280229


6 Norvege

La Norvège annonce son retrait des opérations militaires en Libye.  

Si la décision n'a pas provoqué de réactions, l'Otan insiste pour que ses membres moins engagés s'impliquent davantage pour hâter la chute du régime.
La Norvège, qui a envoyé six chasseurs F-16 pour contribuer aux frappes en Libye, a annoncé vendredi 10 juin qu'elle allait dans un premier temps réduire son engagement militaire, puis qu'elle y mettrait fin à compter du 1er août, deux mois avant l'expiration de l'actuel mandat de l'Otan. Le pays scandinave devient ainsi le premier membre de la coalition à planifier ouvertement son retrait des opérations aériennes au-dessus de la Libye.
"Le gouvernement a décidé de prolonger la contribution aérienne norvégienne avec jusqu'à quatre avions de combat F-16 jusqu'au 1er août 2011. Après quoi, la mission prendra fin", a indiqué le ministère de la Défense dans un communiqué.
"Nous devons pouvoir compter sur nos alliés pour qu'ils comprennent que la Norvège, avec une armée de l'air limitée, ne peut pas maintenir une grosse contribution aérienne pendant beaucoup de temps", a expliqué la ministre, Grete Faremo.
A Bruxelles, deux jours après une rencontre ministérielle des pays membres de l'Otan, l'annonce norvégienne n'a pas fait de vagues. "Ce sont des décisions nationales. Bien évidemment, nous respectons la décision de la Norvège, et la Norvège joue un rôle très appréciable", a commenté une porte-parole de l'Alliance, Oana Lungescu.

11/06 

 http://french.irib.ir/info/international/item/119015-la-norv%C3%A8ge-annonce-son-retrait-des-op%C3%A9rations-militaires-en-lybie


5 Les institutions

Cour Pénale Internationale

Diana Johnstone : La Cour Pénale Internationale, outil de dissimulation des crimes impérialistes.

Le 16 mai dernier, Luis Moreno Ocampo, le procureur général de la Cour Pénale Internationale (CPI) de la Haye, a officiellement émis un mandat d’arrêt à l’encontre du dirigeant libyen, Mouammar Kadhafi pour « crimes contre l’humanité ».

Parmi les accusés, il y avait également les fils du dirigeant, Seif al-Islam Kadhafi, et le chef des services de renseignement libyens, Abdullah Senoussi.

Le juriste usaméricain David Scheffer a déclaré à l’AFP : « L’enquête et les accusations de la CPI à l’encontre des dirigeants libyens de haut niveau, dont Kadhafi, seront certainement appréciées par l’OTAN ».

Eh bien, oui. Et personne n’est mieux placé que Scheffer pour savoir si l’OTAN appréciera ou pas…

Le jour précédent, Tripoli avait fait une nouvelle proposition de trêve, en lançant un appel à l’arrêt des bombardements de l’OTAN et à des négociations de paix avec les rebelles armés basés à Benghazi. Mais la réponse de l’OTAN est venue sous forme d’actes d’accusation de la part de la CPI. Lorsque l’OTAN bombarde un pays pour faire tomber un dirigeant, le dirigeant ciblé devra être traité comme un vulgaire criminel. Sa place n’est pas autour d’une table de négociations, mais derrière les barreaux. Une accusation internationale est un excellent moyen pour transformer une agression militaire de l’OTAN en un action policière pour l’arrestation « d’un criminel accusé de crimes de guerre » - une expression qui exclut, d’emblée, la présomption  d’’’innocence jusqu’à preuve du contraire’’.

Ceci est devenu une habitude.

 

Le 24 mars 1999, l’OTAN a commence à bombarder la Yougoslavie pour soutenir les rebelles albanais du Kosovo. Deux mois plus tard, à la mi-mai, lorsque les bombardements ont été intensifiés contre les infrastructures serbes, le Procureur Général du Tribunal Pénal International pour la Yougoslavie (TPIY) de la Haye, Louise Arbour, a émis un acte d’accusation contre le président Slobodan Milosevic pour crimes contre l’humanité. Cependant, tous les actes qualifiés de « crimes contre l’humanité » qui ont été commis au Kosovo, à l’exception d’un seul, ont été causé par les bombardements mêmes de l’OTAN.

Le 31 mars 2011, l’OTAN a commencé une campagne de bombardements contre la Libye, et cette fois, la Cour Pénale Internationale a été plus rapide, et les accusations moins importantes. Ocampo a dit qu’il y avait des preuves que Kadhafi a personnellement ordonné des attaques contre des « civils libyens innocents ».  

En Libye, comme dans la guerre du Kosovo, les accusations sont faites par des rebelles armés et soutenus par l’OTAN, sans qu’il n’y ait la moindre enquête neutre et indépendante.

Au printemps 1999, David Scheffer, qui étai, alors l’ambassadeur de la Secrétaire d’Etat US Madeleine Albright pour les crimes de guerre, a rencontré Louise Arbour et lui a fourni des rapports de l’OTAN sur lesquels elle devait baser ses accusations. En effet, Scheffer avait contribué, auparavant, à la création du TPIY sur l’instruction de Mme Albright. Les accusations de mai 1999 ont servi leur objectif immédiat principal : bloquer les négociations pour justifier la poursuite des bombardements de l’OTAN. Comme l’a affirmé Madeleine Albright, « Nous ne négocierons pas avec Milosevic … Je crois que les accusations clarifient la situation, parce qu’elles montrent que nous sommes en train de faire la bonne chose en ce qui concerne notre réponse aux crimes contre l’humanité que Milosevic a perpétrés ». (Voir Michael Mandel, How America Gets Away With Murder, PlutoPress, 2004, pp.141-145.)

Pour résumer, dans les deux cas, “un/e tribunal/cour international/e’’ intervient au milieu des bombardements de l’OTAN pour accuser de « crimes contre l’humanité » le dirigeant d’un pays en proie aux bombardements, sur la base de preuves très insuffisantes fournies par l’OTAN elle-même ou par ses clients qui font office de rebelles.  

Par conséquent, il s’avère que la Cour Pénale Internationale n’est que la continuation du TPIY, c’est-à-dire, un instrument qui ne représente pas la justice internationale, mais qui est, plutôt, le bras judicaire des interventions de l’Occident contre les pays faibles. Donc, la CPI pourrait bien servir de couverture pour les crimes impérialistes. 

Elle ne mérite certainement pas sa dénomination officielle, puisqu’elle ignore délibérément les vrais crimes « internationaux » comme les agressions de l’OTAN et des USA ou les multiples massacres de civils qui en résultent. Les seuls crimes prétendus contre lesquels cette Cour a engagé des poursuites ont tous été le résultat de conflits internes qui se sont déroulés dans des pays africains. En d’autres termes, la CPI agit principalement comme un moyen de pression ou de justification d’actions militaires contre des gouvernements faibles que les puissances occidentales veulent remplacer par des dirigeants de leur choix.  

Concernant l’accusation portée contre Kadhafi, Scheffer A affirmé, selon l’AFP, que cette action pourrait exercer encore plus de pression contre Kadhafi pour le pousser à chercher à se réfugier dans un pays qui ne reconnaît pas la juridiction de la CPI. Cependant, cette remarque est dénuée de sens, puisque la Libye elle-même ne reconnaît pas la juridiction de la CPI. Idem pour le Soudan, pourtant ceci n’a pas empêché la CPI de poursuivre son président, Omar Al Béchir, même si les lois de la CPI ne sont supposées s’appliquer que dans les pays ayant reconnu sa juridiction. Ceci démontre que même la non-reconnaissance de la CPI ne peut pas protéger les pays faibles.

Au moment où l’OTAN et la CPI engagent des poursuites contre Kadhafi pour, soi-disant, avoir « tué son propre peuple », en Afghanistan, les forces armées de l’OTAN continuent à tuer des gens qui leur sont étrangers, en toute impunité.

La CPI est devenue l’exemple le plus flagrant du système des deux poids, deux mesures. Les USA manipulent la CPI sans même reconnaître sa juridiction, tout en se protégeant par des accords bilatéraux avec une longue liste de pays pour garantir l’immunité des citoyens usaméricains, et tout en faisant passer des lois par le Congrès, pour protéger les citoyens usaméricains de la CPI. 

D’autres pays de l’OTAN ont reconnu la juridiction de la CPI, mais rien n’indique qu’ils seraient un jour ennuyés par la Cour internationale.

Dimanche dernier, deux avocats français connus pour leur non-conformisme, Jacques Vergès et l’ex-ministre des Affaires étrangères Roland Dumas, ont annoncé qu’ils avaient l’intention de poursuivre le président Nicolas Sarkozy en justice pour « crimes contre l’humanité » commis en Libye. Lors d’une conférence de presse tenue à Tripoli, Dumas a déploré le fait que la mission de l’OTAN censée protéger des civils les tuait, et a affirmé qu’il était prêt à défendre Kadhafi devant la CPI. En même temps, les deux avocats ont l’intention de représenter les familles des victimes des bombardements de l’OTAN ayant attaqué Sarkozy devant des tribunaux français. « Nous allons briser le mur du silence », a annoncé Vergès.  

Les preuves sur les victimes civiles des bombardements de l’OTAN, dont trois bébés petits-enfants de Kadhafi, sont plus solides que celles avancées pour les « crimes contre l’humanité » attribués par Ocampo au dirigeant libyen. Cependant, le public français a été hypnotisé par la propagande présentant Kadhafi comme un ogre assoiffé de sang et dont le seul désir est de « tuer son propre peuple ». Puisque la majorité des gens, à l’Ouest, ne connaissent absolument rien de la Libye, tout peut passer.

Le lundi, alors que la France et la Grande-Bretagne se préparaient à envoyer des hélicoptères de combat pour soutenir les rebelles armés et faire tomber Kadhafi, le secrétaire général de l’OTAN, Anders Fogh Rasmussen a annoncé que le « règne de la terreur de Kadhafi arrive à sa fin ». Cependant, le vrai règne de terreur est  la « pluie de la terreur »* de l’OTAN qui continue à bombarder les civils sans défense de Tripoli, avec l’intention affichée de terroriser les Libyens et de les obliger à se rendre aux rebelles soutenus par l’OTAN. Et rien n’indique que ce règne arrive à sa fin.

* Jeu de mots intraduisible de l’auteure entre “reign” (règne) et  “rain”  (pluie).

Diana Johnstone

Samedi 11 juin 2011


Ligue arabe

Le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, fait part de "scrupules" sur la Libye.
Dans un entretien au quotidien britannique The Guardian, publié mercredi 22 juin, secrétaire général de la Ligue arabe jusqu'en mai 2011 mais qui en garde les commandes jusqu'en septembre, fait part de ses "scrupules" après les pertes civiles imputées à l'OTAN. L'Egyptien Amr Moussa rappelle que la Ligue arabe avait accepté de soutenir les frappes aériennes en Libye afin de protéger les populations civiles victimes d'attaques des forces de Mouammar Kadhafi.

"Quand je vois des enfants se faire tuer, mon devoir est d'avoir des scrupules. C'est pourquoi j'ai mis en garde contre le risque de pertes civiles", a déclaré M. Moussa.

L'OTAN a été accusée par le régime libyen d'être à l'origine de la mort de 24 civils, dont des enfants, en 48 heures, entre le samedi 18 et dimanche 19 juin.

PÉRIODE DE TRANSITION

"Le temps est venu de faire tout ce qu'on peut afin d'obtenir une solution politique. Cela doit commencer par un cessez-le-feu réel et sous supervision de la communauté internationale. Jusqu'à la mise en place de ce cessez-le-feu, [le colonel Mouammar] Kadhafi resterait au pouvoir. Il y aurait ensuite une période de transition afin d'obtenir un accord sur l'avenir de la Libye", a précisé M. Moussa, qui devrait se présenter à l'élection présidentielle en Egypte. Il a également indiqué que des contacts ont été établis avec plusieurs pays, en Afrique et au Moyen-Orient, pour voir si l'un d'eux serait prêt à accueillir le colonel Kadhafi.

De son côté, le ministre des affaires étrangères italien, Franco Frattini, a réclamé mercredi, lors d'une intervention devant une commission de la Chambre des députés, "une suspension immédiate des hostilités" en Libye afin d'instaurer des couloirs humanitaires pour aider la population.

Au lendemain de l'arrivée d'un dirigeant du Conseil national de transition (CNT) libyen à Pékin, le ministre des affaires étrangères chinois, Yang Jiechi, a, lui, reconnu l'organe officiel de la rébellion comme "interlocuteur important".

http://www.lemonde.fr/libye/article/2011/06/22/le-patron-de-la-ligue-arabe-fait-part-de-scrupules-sur-la-libye_1539111_1496980.html


ONU

Réunion de consultation.
Au chapitre diplomatique, Une réunion de consultation regroupera demain à New York des membres du Conseil de sécurité de l'ONU et de l'Union africaine (UA) pour discuter du conflit en Libye, ont rapporté les médias mardi. Au cours de cette rencontre, les membres du Conseil de sécurité de l'ONU, dont la Chine, et des ministres des Affaires étrangères des pays membres du haut comité ad-hoc de l'UA pour la Libye, discuteront de la situation en Libye et des moyens de trouver une solution politique au conflit qui se déroule dans ce pays.

A ce propos, la Chine a souhaité hier, que ces consultations conjointes aideraient à mettre fin au conflit en Libye par des voies politiques. La partie chinoise espère que la communauté internationale se mettra d'accord, à la fin de la réunion, sur un cessez-le-feu immédiat en Libye, a déclaré un porte-parole de la diplomatie chinoise. Dans un récent communiqué, le président de la commission de l'UA, M. Jean Ping avait réaffirmé la détermination de l'organisation panafricaine à "poursuivre ses efforts pour résoudre la crise libyenne et de parvenir à une approche globale portant des solutions durables".

15/06/2011

 http://www.elmoudjahid.com/fr/actualites/13250



6 Dans le monde

1 Bolivie

Le président de Bolivie Evo Morales accuse l’ONU de “légitimer des guerres”.

Il est nécessaire de démocratiser effectivement le Conseil de Sécurité de l’ONU ou proposer son élimination.

Le président de Bolivie, Evo Morales, a accusé aujourd’hui l’ONU de “légitimer des guerres” et de se taire face aux « interventions » états-uniennes dans certains pays.

« On suppose que les Nations Unies doivent empêcher les guerres mais dans les dernières années elles légitiment la guerre, résolvent favorablement les agressions coloniales et se taisent face aux interventions impérialistes » a soutenu le mandataire dans un discours dans la région orientale de Santa Cruz. « Il ne peut exister de sécurité dans la communauté internationale » et il n’y aura pas de paix tant qu’il n’y a pas de démocratie à l’ONU et que les décisions du Conseil de Sécurité restent « aux mains d’une poignée de cinq pays».

« Ceci constitue un autre exemple de l’impérialisme et du colonialisme en plein XXIème siècle. Il est nécessaire de démocratiser effectivement le Conseil de Sécurité de l’ONU ou de proposer son élimination” a déclaré Evo Morales, qui en en mars dernier avait déjà critiqué cet organisme pour autoriser le recours à la force pour empêcher des attaques contre les civils en Libye, tout en ignorant les initiatives de paix des pays du Sud.

Evo Morales a également rappelé que les Etats-Unis cherchent à détruire l’Alliance Bolivarienne pour les Peuples d’Amérique (ALBA), un vaste espace de construction sociale, politique et économique que la Bolive intègre avec le Venezuela, Cuba, le Nicaragua, l’Equateur et trois états des Caraïbes.

Il a assuré que « chaque jour se produit une guerre silencieuse” contre les pays de l’ALBA pour “déstabiliser et renverser” ses gouvernants et a accusé les agences états-uniennes d’intelligence, appelées « anti-drogues » et de « coopération » de promouvoir ces sabotages.

Morales a également déclaré que les Etats-Unis ont envoyé un « message sans équivoque » au monde pour lui dire qu’il « vivra sous la logique d’une guerre perpétuelle » et que « la nécessité de faire justice pour le 11 septembre de 2001 ne connaîtra pas de trêve”.

Il a appelé ses collègues du bloc bolivarien à se préparer pour prévenir de nouveaux coups d’état comme ceux qui se sont produits récemment en Equateur ou au Honduras.

07-06

http://www.inversalis-productions.eu/blog/2011/06/libye-le-president-de-bolivie-evo-morales-accuse-l%e2%80%99onu-de-%e2%80%9clegitimer-des-guerres%e2%80%9d/

 


2 Chine

La Chine n’est pas favorable à une interprétation arbitraire des résolutions de l’ONU sur la Libye

La Chine n’est pas favorable à une quelconque interprétation arbitraire des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies, ni à quelque action que ce soit dépassant le mandat donné par le Conseil concernant la Libye, a déclaré mercredi au siège de l’ONU à New York le représentant permanent de la Chine aux Nations unies, Li Baodong.

M. Li a tenu ces propos lors d’une réunion publique du Conseil de sécurité sur la situation en Libye.

La Chine appelle à une application complète et stricte des résolutions du Conseil de sécurité.

La communauté internationale doit respecter la souveraineté, l’indépendance, l’unité et l’intégrité territoriale de la Libye, a souligné l’ambassadeur chinois.

Les affaires intérieures et l’avenir de la Libye doivent être laissés à la décision du peuple Libyen, a déclaré M. Li devant le conseil.

« Nous ne sommes pas favorables à quelque interprétation arbitraire que ce soit des résolutions du Conseil de sécurité ni à aucune action dépassant le mandat confié par le Conseil », a-t-il souligné.

À l’heure actuelle, la crise libyenne ne montre aucun signe d’ apaisement, et les efforts pour mettre fin à la crise ont abouti à une impasse. La situation humanitaire dans le pays continue de s’ aggraver et les civils souffrent toujours beaucoup.

M. Li a exprimé la vive préoccupation de la Chine à cet égard.

« La Chine pense que la priorité pour l’heure est de parvenir à un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel en Libye comme le réclame la résolution du Conseil, et d’établir un système de surveillance du cessez-le-feu sous la direction des Nations unies », a dit M. Li.

« Les moyens pacifiques de dialogue et de négociation sont la marche à suivre pour trouver une solution politique à la crise libyenne », a déclaré l’ambassadeur, ajoutant, « nous soutenons les efforts déployés par toutes les parties concernées et la feuille de route en cinq points proposée par l’Union africaine ».

L’envoyé chinois à l’ONU a également appelé à un rôle majeur de l’ONU et de son Conseil de sécurité pour résoudre la crise en Libye.

« La position de la Chine à l’égard de la Cour pénale internationale (CPI) reste inchangée », a dit M. Li, « nous espérons que la CPI envisagera pleinement la nécessité de résoudre de manière appropriée la crise libyenne en mettant en oeuvre la Résolution 1970, et jouera un rôle positif et constructif pour restaurer la paix, la stabilité et l’ordre dans ce pays à la date la plus proche possible ».

Comité Valmy

9 juin 2011,

Source : Xinhua


3 Cuba 718 civils tués par l’Otan en Libye : Cuba qualifie de crime l’agression de l’Occident

Le porte-parole du gouvernement libyen de Kadhafi, Moussa Ibrahim, a affirmé aujourd’hui que 718 civils ont été tués et 4067 autres blessés par les raids de l’Otan et de la coalition internationale, entre le début de leurs opérations en Libye, le 19 mars, et le 26 mai.

« Depuis le 19 mars et juqu’au 26 mai, nous avons eu 718 martyrs parmi les civils et 4.067 blessé, dont 433 gravement », a déclaré M. Ibrahim au cours d’une conférence de presse citant un bilan du ministère de la Santé. Selon le porte-parole, ces chiffres ne prennent pas en compte les victimes parmi les soldats libyens, chiffre que le ministère de la Défense a « refusé » de divulguer, a-t-il dit.

Par ailleurs Cuba exprime sa plus énergique condamnation de l’intervention militaire étrangère dans le conflit interne en Jamahiriya arabe libyenne. Cuba est d’avis que les conflits doivent être réglés par la voie du dialogue et de la négociation, et non pas par la force militaire.

Cédant à la pression de certains pays occidentaux, le Conseil de sécurité de l’ONU a créé des conditions qui ont permis cette agression, ce qui constitue une dérogation flagrante à la Charte des Nations unies et aux compétences du Conseil, et un nouvel exemple du double standard qui caractérise un tel comportement.

La Résolution 1973 adoptée jeudi dernier par le Conseil de sécurité n’autorise en rien à attaquer le territoire libyen, si bien que cette attaque est une violation du Droit international.

Les puissances occidentales impliquées dans ces opérations militaires contre le territoire libyen provoquent des morts, des blessures et des souffrances de civils innocents. Certains de ces pays sont responsables de la mort de plus d’un million de civils en Irak, et de plus de 70 000 en Afghanistan, dans ce qu’ils qualifient de « dommages collatéraux ». Ils sont également complices des crimes perpétrés contre le peuple palestinien.

Cuba soutient le droit inaliénable du peuple libyen d’exercer son autodétermination sans aucune ingérence étrangère, condamne la mort de civils en Libye et n’importe où dans le monde, et réitère son engagement pour le respect de l’intégrité territoriale et la souveraineté de la Libye sur ces ressources.

Nicolas Maury

07-06

Posted in Evènements/Politique

 

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Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


24/06/2011

n°72- journal d'Iran - 12-05 au 22-06 - - : 6 ambassadeurs européens appellent à cesser de diaboliser le nucléaire iranien.

n°72- journal d'Iran - 12-05 au 22-06 - - : 6 ambassadeurs européens appellent à cesser de diaboliser le nucléaire iranien.



journal d'Iran   

n°72 du 12-05 au 22-06

C.De Broeder & M.Lemaire



a) Le "Journal d'Iran" est  visible  sur les blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire :

Tiré à Part

Jean Tafazzoli : Iran : Les 10 mensonges qu’on vous répète.

Paroles & action du président Ahmadinejad  ...

1) Politique Iranienne

2) Politique des Usa

4 Les brèves

4-1 AFP : L'Iran enverra un singe dans l'espace d'ici fin août.

4-2 L'avion d'Angela Merkel, retardé, car empêché de survoler l'Iran

5 Dossier & Point de vue

5-1 Elwatan : Nucléaire Iranien : Comment s’en sortir ?

5-2 Almanar : 6 ambassadeurs européens appellent à cesser de diaboliser le nucléaire iranien.

6 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

6-1 L'Iran va produire de l'uranium enrichi à 20% au site de Fordoo.

7  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

7-1 Mehdi Dares - Nazem Roya : Les guerres secrètes de l'alliance saoudo-israélienne.

 



Tiré à Part

Jean Tafazzoli : Iran : Les 10 mensonges qu’on vous répète.

Un petit article pour tordre le cou aux rumeurs propagandistes au sujet de l'Iran qui s'accumulent auprès des médias et de la population française depuis plusieurs années. Tout ce que vous avez « entendu » par-ci par-là, qui ne tient pas debout, mais que les gens répètent à longueur de journée. Ou comment on manipule vos esprits pour que vous détestiez l'Iran.

 

1) « L'Iran est un pays arabe qui fut civilisé par les Européens »
Faux. C'est une idée bizarrement répandue dans l'esprit de beaucoup d'Européens en général, qui pensent que tous les pays du Moyen-Orient sont d'anciens pays arabes, colonies françaises ou anglaises. Or, l'Iran, pays quatre fois plus grand que la France, fait partie des sept pays du globe non-Européens qui ne furent jamais colonisés. Iran ou littéralement « terre des aryens » est le nom choisi par l'empereur Reza Chah Pahlavi en 1935 pour nommer ce qu'il lui restait de territoires perses suite au morcellement de l'empire et après que des équipes françaises et allemandes aient découvert Persépolis et les vestiges de l'ancien empire Perse, vieux de 3000 ans, auquel nous devons l'invention puis la diffusion de l’alphabet cunéïforme et de l’écriture, la route de la Soie, les contes des Mille et une Nuits, l’irrigation par canaux, le jeu d’échecs, les premières climatisations, les premières dissections humaines (Avicenne), la découverte de l’alcool méthylique, l'invention du zéro, une très grande partie de l’algèbre et la géométrie (souvent injustement appelées mathématiques « arabes »), mais aussi le système des armées modernes (inventé par Darius I et copié cinq cents ans plus tard par les Romains), les « hammams » (mot persan), le safran, le caviar, les tapis persans, les œufs peints de Pâques, le 25 décembre (naissance de Zarathoustra, remplacée par la naissance de Jésus dans le calendrier chrétien). En Iran, on ne parle donc pas l'Arabe, mais le Persan, une langue indo-aryenne, groupe de langues dont fait aussi partie la langue Français...

2) « L'Iran est liée à Al Qaida et est impliquée dans les attentats du 11 septembre »
Faux. Al Qaïda est un groupement sunnite à tendance salafiste, qui prend son origine en Arabie Saoudite au sein de la mouvance wahabite, c'est-à-dire une idéologie défendant une vision tribale arabisée de l'Islam aux antipodes de l'Islam chiite imamite jaafarite iranien, inspiré de la philosophoe plus ou moins soufie de Jaafar ibn Sadeq, descendant de l'Imam Ali ibn Abi Taleb (cousin du prophète Mahomet) qui défend une vision familiale de l'Islam (basée sur le respect de la famille des prophètes et leurs descendants, dans une continuité historique, d'où la relative tolérance des Chiites pour les Juifs et les Chrétiens). Historiquement, l'Arabie Saoudite et le Salafisme sont l'ennemi juré des gouvernements iraniens successifs, depuis l'avènement de l'Islam Chiite.

3) « L'Iran est une dictature »
Faux. Actuellement l'Iran est une république théocratique. Héritier de l'empire perse, l'Iran est naturellement passée d'une monarchie à une monarchie constitutionnelle puis a connu la démocratie en 1951 avec le gouvernement Mossadegh, qui fut renversé par un putch perpétré par la CIA en 1953 (opération Ajax), suite à la décision de l'Iran et de l'Egypte de nationaliser le pétrole. C'est le 1er choc pétrolier. En 1979, deuxième choc pétrolier lorsque l'Iran connaît sa seconde révolution, qui débouchera sur une République Démocratique Islamique, en 1981, avec une assemblée, un sénat et un conseil suprême religieux. La nouvelle république est immédiatement attaquée par son voisin, l'Irak de Saddam Hussein, alors soutenu par les Occidentaux, en tête desquels la France et les Etats-Unis, qui voient d'un très mauvais œil les désirs d'expansion de ce système, ainsi que cela était souhaité par l'Imam Khomeyni. Après 8 ans de guerre, à la chute du mur de Berlin, un armistice est signé et Saddam est attaqué un an plus tard par ses anciens amis américains (1ère guerre du Golf). Les conséquences pour l'Iran sont autrement plus dramatiques puisque la République a entretemps modifié sa constitution pour augmenter le pouvoir du Guide, c'est à dire le chef du conseil suprême, rebaptisé en Conseil des Gardiens de la Révolution (avec l'idée que l'Occident est le « Grand Satan » qui veut tout contrôler). Dans ce nouveau système théocratique, les droits civiques primaires inhérents à une démocratie perdurent (droit de vote, suffrage universel, éducation, accès aux soins, libre circulation), ainsi que les infrastrcutures de la république (parlement, sénat) mais le rôle du président est fortement réduit, de même que le choix des partis est restreint aux partis religieux et à l'approbation des religieux. Les libertés individuelles sont réduites et un code vestimentaire est imposé pour les femmes mais également pour les hommes.

4) « L'Iran est un pays de barbares dangereux et agressif »
Faux. L'Iran n'a attaqué aucun pays depuis plus de 200 ans. Il est par contre entouré de plus de 40 bases américaines et 1 base française. Par contre, l'Iran intervient régulièrement depuis 30 ans dans la région de manière militaire, notamment en soutien aux pays agressés par Israel : Liban, Palestine, Syrie, Jordanie et autres. Du coup, la guerre psychologico-propagandiste (qualifiée de « guerre molle » par l'ayatollah Khameney), va bon train depuis 30 ans entre l'Occident et l'Iran, avec d'un côté les petites phrases assassines du président Ahmadinejad, ses alliances moyen-orientales, ses conférences politiques, et de l'autre les Etats-Unis, Hollywood et ses films diffamatoires comme « Jamais sans ma fille » (tourné au Maroc avec des acteurs afghans !) ou les sanctions (les Etats-Unis empêchent notamment l'accès de l'Iran à VISA et MasterCard, l'accès de l'Iran à l'OCDE, bloquent les fonds iraniens chaque fois que c'est possible, etc). En Europe, on n'est pas en reste puisqu'on attribue à l'Iran des pendaisons et des lapidations imaginaires qui se dérouleraient dans un Iran sauvage...On retiendra par exemple l'histoire récente de Mme Sakineh Ashtiani, qui fut condamnée à mort pour le meurtre de son mari à Tabriz, ville moderne de 3.6 millions d'habitants, et dont l'historie arrivée en Europe via l'organisation révolutionnaire et communiste des Mujaheddines du Peuple, s'est transformée en condamnation par lapidation et en véritable « cause de femme à défendre » pour la ménagère moyenne. Pour info, Mme Ashtiani a porté plainte au bout de six mois contre les deux pseudo-journalistes irano-allemands, qui de fait, en brodant cette histoire de lapidation autour de son horrible crime, ont rendu les choses encore plus difficiles pour cette dame, déjà dans de beaux draps face à la justice d'un pays qui n'aime pas trop les scandales.

5) « L'Iran est un pays isolé »
Faux. Sur la scène internationale, on assiste à une redistribution des cartes en faveur de l'Iran depuis quelques années. D'abord l'Iran peut remercier Bush d'avoir réglé les problèmes de l'Irak et de l'Afghanistan et d'en avoir fait deux pays chiites, désormais alliés de l'Iran. D'autre part, le « printemps arabe » dans la région a largement contribué à la mise en place de gouvernements favorables à l'Iran. Par ailleurs, il ne faut pas oublier que l'Iran est le 2e producteur mondial de gaz et le 3e exportateur de pétrole. Enfin, l'Iran fait partie de l'organisation des pays « non-alignés » qui regroupe environ 80 pays refusant l'hégémonie américaine et européenne, et peut compter également sur le soutien d'alliés de poids comme la Russie et la Chine qui préfèrent un voisin iranien fort et régulateur plutôt qu'une présence israélo-américaine génératrice d'instabilité.

6) « L'Iran veut détruire Israël »
Faux. On attribue au président Ahmadinejad une phrase traduite en français par « il faut rayer Israel de la carte ». Or, le président iranien n'a jamais prononcé ces mots. Intervenant dans une conférence contre le sionisme, monsieur Ahmadinejad a logiquement dit qu'il fallait « débarasser la planète de ce fléau qu'on appelle le sionisme », ce qui est assez différent. Il est vrai par contre que des partis plus extrêmistes que le pouvoir en place n'excluent pas une guerre contre Israel, mais leur importance est aussi marginale que le FN en France.

7) « L'Iran est dirigé par un fou, Ahmadinejad, proche d'une secte »
Faux. Ahmadinejad est docteur en économie de la prestigieuse université de Téhéran, et fut de 2003 à 2005 maire de Téhéran, ville de 25 millions d'habitants. C'est loin d'être le débile que les médias occidentaux présentent. Les rumeurs de proximité avec la secte de hojatieh (l'équivalent de la scientologie à l'iranienne) ou de sa participation dans des attentats tient plus de la propagande du Mossad (services secrets israéliens) et de la CIA que de preuves formelles.

8) « L'Iran veut la bombe »
Faux. Rien ne permet à ce jour d'étayer cette hypothèse. L'Iran est en effet signataire du Traité de Non-Prolifération et d'un Traité additionnel qu'il est le seul à avoir signé sous la pression occidentale. En 2006, l'ayatollah Khameney, Guide Suprême iranien a décrété dans une « fatwa » (une ordonnance religieuse) que l'utilisation d'une bombe nucléaire serait contraire à l'idéologie de la république islamique. A ce jour, 2000 inspections de l'Agence Internationale de l'Energie Atomique (AIEA) n'ont pas permis d'apporter la preuve d'une implication quelconque du programme nucléaire civil iranien dans des infrastructures militaires. Il semble par ailleurs que le problème soit davantage économique, l'Europe et les Etats-Unis craignant le développement d'un concurrent potentiel qui possède déjà la technologie d'enrichissement de l'uranium et serait à même de vendre celui-ci à des pays émergents comme la Chine ou l'Inde à un prix largement inférieur à celui pratiqué par l'Occident. Avec sa croissance soutenue et ses 80 millions d'habitants, dont 60% de moins de 45 ans, l'Iran a de très gros besoins en énergie. La question du nucléaire iranien prend une toute autre allure quand on sait que la France a fournit 200 missiles nucléaires à Israel et que M. Sarkozy a vendu récemment des technologies nucléaires au gouvernement Khadafi qu'il a ensuite bombardé. Moins connu mais très croustillant, c'est l'Iran qui a prêté dans les années 70 l'équivalent de 1 milliard e francs à la France et l'Europe pour construire le complexe de Pierrelatte qui fut la base du prohet nucléaire européen, sans lequel la France ne serait peut-être jamais devenue une puissance nucléaire. De fait, l'Iran est détenteur de 10% des technologies nucléaires européennes, ce dont elle n'a jamais profité. Quant au prêt... il n'a jamais été remboursé. C'est l'affaire Eurodif.

9) « L'Iran veut ou peut attaquer l'Europe »
Faux. Même si l'Iran est un des leaders mondiaux dans l'élaboration et la production de missiles de moyenne et longue portée, il n'a pas de raison d'attaquer l'Europe, et le gouvernement iranien, appuyé par une diplomatie très puissante, n'a aucun intérêt à envoyer un quelconque missile en Europe. Encore une fois, les craintes israéliennes se sont propagées sous forme d'un mythe, celui du missile qui parcourrait 3000 km pour venir jusqu'en France, sans se faire repérer ou abattre entretemps... du grand n'importe quoi.

10) « L'Iran n'a pas les moyens de se défendre s'il est attaqué »
Faux. L'Iran dispose de la plus grande armée de terre professionnelle active au monde, à savoir 500.000 hommes en casernes plus 500.000 miliciens actifs, soit une capacité au sol de 1 million d'hommes actifs, sans même parler des réservistes, de l'armée de l'Air ou de la marine... Par ailleurs, l'Iran fait partie du cercle très fermé des pays producteurs d'armes, avec un budget alloué qui représente plus de 30% du PIB. L'Iran développe ainsi ses propres missiles, en tête desquels les fameux Shahab et les Kosar SSMs (coproduits avec la Russie, la Chine, et la Corée du Nord), ses propres tanks (le Zulfikar, des T72S russes, des Thunder-2 HM44), ses propres avions de chasse (le chasseur d'attque Shafagh, l'Azarakhsh) et ses transporteurs (An-140 et An-74), ses propres hélicoptères (la série des Shahed) ainsi que tous les équipements électroniques nécessaires à une armée moderne. Surtout l'Iran dispose d'une marine exceptionnelle, la plus vaste du Golfe, avec ses frégates Mowj, ses patrouilleurs MIG, ses sous-marins modernes (Tondar, Noor). Il faut ajouter à cela les satellites iraniens, lancés depuis quelques années par des fusées iraniennes elles aussi, mais également tous les transferts de technologie qui ont été recensés par la CIA vers l'Iran depuis ces 30 dernières années (Russe, Nord-Coréenne, Chinoise... et même américaine !) ainsi que la formidable armada d'ingénieurs de pointe que l'Iran forme chaque année (c'est le 1er pays exportateur de cerveaux avec 150.000 chercheurs quittant le pays par an).

Jean Tafazzoli 

08-06

www.lepost.fr/.../2517876_iran-les-10-mensonges-qu-on-vous-repete.html

 

Le FMI félicite l’Iran.  

Le Fonds monétaire international a félicité lundi l'Iran pour sa réussite dans la réduction des inégalités, six mois après la mise en œuvre d'un ambitieux plan de suppression des subventions à l'énergie.
Le 18 décembre, le président Mahmoud Ahmadinejad avait annoncé la fin dès le lendemain de ces subventions, avec pour effet un bond du prix de l'essence compris entre 75 et 300%, ou encore une multiplication de celui du gazole par neuf, et de ceux de l'électricité, de l'eau et du gaz par trois à cinq.
Les prix de l'alimentation avaient augmenté en parallèle. Au total, l'inflation était passée de 10,1% sur un an en décembre à 14,2% en mai.
Mais, pour le FMI, ce plan qui a supprimé près de 60 milliards de dollars de subventions annuelles (l'équivalent de 15% du produit intérieur brut) et était conçu pour donner aux biens leur prix véritable, a été au final une réussite.
La redistribution, sous forme de versements aux ménages, des recettes tirées des hausses de prix a été efficace pour réduire les inégalités, améliorer le niveau de vie et soutenir la demande intérieure, a estimé le FMI, dans un communiqué publié à l'issue d'une mission d'évaluation d'une dizaine de jours en Iran.
La hausse des prix de l'énergie a déjà fait baisser la consommation domestique excessive d'énergie et le gâchis qu'elle occasionnait, a-t-il poursuivi.
Le FMI a reconnu que cette réforme avait à court terme ralenti la croissance mais a estimé qu'elle devrait considérablement améliorer les perspectives à moyen terme pour le pays.
Il lui a recommandé une réorientation globale de l'économie vers des produits, des services et des techniques de production moins gourmands en énergie et de poursuivre les efforts d'amélioration du climat des affaires afin de soutenir la création d'entreprises et d'emplois nouveaux.

16/06/2011

Al Manar



Paroles & action du président Ahmadinejad  ...

Les États africains doivent s'unir contre les puissances coloniales.

Le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a appelé jeudi les gouvernements africains et ses nations à faire tout ce qui était en leur pouvoir pour parvenir à la pleine unité et au consensus, tout en critiquant les puissances coloniales pour leurs efforts entrepris une fois de plus afin de prendre le contrôle total de l'Afrique du Nord.

Le président Ahmadinejad qui s’exprimait en ces termes lors d'une rencontre avec les ambassadeurs africains en Iran à l'occasion de la Journée internationale de l'Afrique à Téhéran.

 «Si les gouvernements africains agissent en coordination les uns avec les autres, les mains des pillards seront coupées de la richesse des ressources de l'Aéfrique alors que le potentiel économique et culturel des nations opprimées d'Afrique portera ses résultats' a ajouté le président iranien.

Le président Ahmadinejad a déclaré que la Journée internationale de l'Afrique est le jour de commémoration de la grande résistance des nations africaines et de ces dirigeants.

 «J'espère que le consensus entre les pays africains permettra d'atteindre le résultat souhaité et que les aspirations des populations africaines pourront également vaincre très prochainement », a-t-il ajouté.

Saluant la formation de l'Union africaine, le président Ahmadinejad a noté que la majeure partie de la richesse du monde est situé en Afrique ainsi que la majeure partie de la civilisation humaine et de la culture.

 «Si l'Union européenne se considère comme une puissance économique, ce n'est pas grâce à ses efforts ou ses potentiels ou bien encore ses initiatives, mais c'est parce grâce au pillage des richesses des pays africains, asiatiques et d'Amérique du Sud », a-t-il ajouté.

Le président s’est félicité de l’élargissement de la coopération entre l'Iran et les pays africains soulignant qu’il est en pleine expansion.

 «Bien que les pays indépendants du monde entier constituent la majorité de l'Organisation des Nations Unies, les décisions de l'ONU ont toujours été contre les intérêts des pays africains et asiatiques. L'ONU n'a pas réussi à défendre les intérêts des Etats indépendants ", a déploré le président Ahmadinejad.

 27 Mai

http://www2.irna.ir/fr/news/view/menu-306/1105271289075440.htm

 

Une Égypte «anti-sioniste et anti-occidentale».

«Nous devons faire en sorte que l'Iran et l'Égypte soient deux pays développés, puissants, anti-arrogance (ndlr: anti-occidentale) et anti-sioniste», a déclaré le président iranien Ahmadinejad, lors d'une rencontre avec un groupe d’intellectuels, de religieux et de jeunes révolutionnaires égyptiens

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a déclaré mercredi qu'il souhaitait une Égypte «anti-sioniste» et anti-occidentale, en recevant un groupe d'intellectuels, de religieux et de jeunes révolutionnaires égyptiens, a rapporté l'agence officielle Irna.

«Nous devons faire en sorte que l'Iran et l'Égypte soient deux pays développés, puissants, anti-arrogance (ndlr: anti-occidentale) et anti-sioniste», a déclaré M. Ahmadinejad.

«L'un de mes rêves est d'aller en Égypte. Dès que je recevrai une invitation de la part des responsables égyptiens, je me rendrai immédiatement et avec fierté en Égypte», a-t-il ajouté.

Le Caire et Téhéran ont commencé à évoquer, après la chute le 11 février dernier du régime du président Hosni Moubarak, la possibilité d'une reprise de leurs relations diplomatiques rompues en 1980 pour protester contre l'accord de paix israélo-égyptien de 1979.

Mardi, le ministre iranien des Affaires étrangères, Ali Akbar Salehi, s'est déclaré «optimiste» sur une normalisation des relations diplomatiques avec l'Égypte, en dépit de l'expulsion la veille par Le Caire d'un diplomate de la section d'intérêts iranienne soupçonné d'espionnage.

Le ministre égyptien des Affaires étrangères Nabil al-Arabi a déclaré le 25 mai, après avoir rencontré M. Salehi en Indonésie, que la décision d'une reprise des relations diplomatiques avec l'Iran serait soumise au futur Parlement qui doit être élu en septembre.

La délégation égyptienne est depuis lundi à Téhéran pour participer à une «conférence internationale sur le réveil islamique» réunissant des intellectuels d'une vingtaine de pays musulmans.

«Nous sommes prêts à rétablir nos relations diplomatiques le plus rapidement possible (...) Nous attendons que la partie égyptienne se déclare», a affirmé M. Salehi après avoir reçu mercredi la délégation égyptienne.

«L'Iran est prêt à faire des investissements importants en Égypte qui est un grand pays et un grand marché avec 80 millions de personnes», a-t-il ajouté.

http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/crise-dans-le-monde-arabe/egypte/201106/01/01-4405016-ahmadinejad-souhaite-une-egypte-anti-sioniste-et-anti-occidentale.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_moyen-orient_291_section_POS1

 

 

"Le régime sioniste est à la base du capitalisme inhumain".

 «Le régime sioniste est à la base du capitalisme inhumain», c’est ce qu’a déclaré jeudi soir le Président de la République islamique d’Iran, Mahmoud Ahmadinejad. «Aujourd’hui, la lutte contre le régime sioniste constitue la lutte contre la colonne vertébrale d'un système arrogant et inhumain» a-t-il précisé. «Le régime sioniste est la tumeur cancéreuse dans la région et l’élimination de ce régime signifie sauver toute l’humanité et instaurer la justice dans le monde», a-t-il ajouté.
«Les éléments en coulisses dans la classe dirigeante américaine ont projeté les attentats suspects du 11 septembre 2001 pour se sauver». «L’Arrogance a attaqué ensuite l’Afghanistan et l’Irak», a-t-il déclaré, avant de rappeler : «Aujourd’hui, l’Arrogance elle-même avoue que cette agression a laissé plus d’un million de morts. Le fait que l’Arrogance prétende défendre la liberté et la démocratie des autres nations est un grand mensonge» a souligné M. Ahmadinejad, avant de rappeler : «Ils sont venus piller sous une autre forme les richesses des autres nations».

Farid Merrad

03/06

http://french.irib.ir/info/politique/item/117567-le-regime-sioniste-est-la-base-du-capitalisme-inhumain-ahmadinejad

L'Iran ne cèdera pas à la pression des médiateurs.
Aucune proposition formulée par les six médiateurs internationaux sur le dossier nucléaire iranien n'amènera l'Iran à interrompre l'enrichissement d'uranium, a déclaré mardi le président Mahmoud Ahmadinejad lors d'une conférence de presse à Téhéran.
A la question de savoir s'il existait une initiative des Six susceptible de convaincre l'Iran d'abandonner les travaux d'enrichissement, M. Ahmadinejad a répondu: "Non".
Les six médiateurs internationaux sur le dossier nucléaire iranien (Russie, France, Etats-Unis, Grande-Bretagne, Chine et Allemagne) invitent Téhéran à suspendre l'enrichissement d'uranium qui constitue, selon eux, une menace à la non-prolifération nucléaire.
En juin 2010, le Conseil de sécurité de l'Onu a voté une résolution instaurant de nouvelles sanctions contre l'Iran. C'est la quatrième résolution appelée à contraindre Téhéran à faire la lumière sur certains aspects de son programme nucléaire, y compris sur sa composante militaire.

07/06/2011
http://fr.rian.ru/world/20110607/189770086.html

 

"La soif insatiable du capitalisme, responsable essentiel de la destruction de l’environnement"  

 Le président Mahmoud Ahmadinejad a assuré jeudi lors d'une rencontre avec les ministres de l'Environnement de l'organisation de coopération économique(OCE) à Téhéran que la cause essentielle de la destruction de l'environnement dans le monde est la soif insatiable du système capitaliste dans l’exploitation de ressources naturelles et minérales.
«Les pays capitalistes du monde profitent au maximum des ressources naturelles», a t-il ajouté.
Saluant à mi-parcours la rédaction de la feuille de route touchant à l'environnement par les Etats membres de l’OCE, le président iranien a souligné que cette organisation importante et ses Etats membres qui réunissent à eux-seul une population de plus de 400 millions de personnes disposent d’ une riche culture et civilisation, ainsi que de précieuses ressources énergétiques.
«Les pays capitalistes et en particulier les usines de production américaines qui ne respectent pas l'environnement, ne sont pas prêts à corriger leurs lignes de conduite au profit de l'environnement parce qu'ils veulent tirer le meilleur parti de leurs actifs», a ajouté le président Ahmadinejad.
Dénonçant trois pays majeurs qui causent plus de 50 pour cent de la pollution environnementale dans le monde, il a souligné que la pollution de l'environnement va désormais au-delà de la simple émission de gaz à effet de serre.

IRNA

 

"La solidarité avec les pays indépendants fait partie de la politique stratégique de l'Iran ".

Le président a affirmé que la solidarité avec les pays indépendants fait partie intégrante de la politique stratégique de l'Iran.
Mercredi soir, lors d'une rencontre consacrée aux mécanismes permettant de renforcer les relations iraniennes avec le Venezuela, l’Équateur et la Biélorussie, le président Ahmadinejad a souligné: "soutenir les pays révolutionnaires et indépendants, partout, dans le monde, constitue l’un des principes et stratégies de l'Iran".
"Les coopérations durables de la République Islamique d’Iran, tant au niveau politique et économique avec les pays indépendants s'avèrent nécessaires", a poursuivi le président iranien, avant d'évoquer les plans de l'Ordre hégémonique, pour faire plier les nations libres. Mahmoud Ahmadinejad a, également, tenu à plaider pour l'essor des relations tous azimuts et durables entre les pays indépendants.

 09/06/2011

IRNA


1) Politique Iranienne

Les grandes manœuvres

Rencontre d’Ahmadinejad avec les représentants de l’"OCE".  

 Le Président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a pointé du doigt les «dirigeants corrompus» et un «système inéquitable de répartition des richesses» comme cause principale de la corruption qui gangrène le monde. Dimanche, au cours d’une rencontre avec les représentants de l’"OCE" en réunion à Téhéran, Ahmadinejad n’est pas allé par quatre chemins pour dénoncer un Ordre capitaliste impitoyable et corrompu auquel il faut tenir tête si on veut faire valoir les droits des nations". Pour le président iranien la corruption ne pourra que s’étendre tant que le peuple n’aura pas la latitude de présider à son sort, tant qu’il n’y aura pas de dispositifs censés superviser la gestion des richesses. "De nos jours les Etats qui brandissent l’étendard de la lutte contre la corruption sont dirigés par des bandits, des corrompus qui détiennent des médias et qui empêchent l’accès des nations à la vérité" a renchéri le Président.

22/05 

 http://french.irib.ir/info/politique/item/115167-rencontre-dahmadinejad-avec-les-representants-de-loce

 

Mohammad Hossein Dajmar :  « L'Iran engagera des actions en justice contre les sanctions des Etats-Unis et de l'UE. »

L'Iran engagera des actions en justice contre les sanctions des Etats-Unis et de l'Union européenne, a déclaré samedi le directeur général de la compagnie des transports maritimes iranienne
"L'Iran est soumis aux sanctions des Etats-Unis et de l'UE depuis 2006", a déclaré le directeur général, Mohammad Hossein Dajmar.
La compagnie a pris des actions dans certains tribuaux en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis et dans des pays de l'UE en coordination avec le département de la justice de la présidence, a dit Dajmar.
La compagnie des transports maritines iraniennes avait transporté plus de 35 millions de tonnes de marchandises l'année dernière malgré les sanctions, a indiqué le responsable.
13.06.

Source: xinhua


Politique intérieure & extérieure

Politique extérieure

Les Affaires étrangères dément tout échange technologique sur les missiles avec la Corée du Nord.

L'Iran a démenti mardi tout échange de savoir-faire technologique en matière de missiles balistiques avec la Corée du Nord, qualifiant les informations contenues dans un récent rapport de l'ONU de "propagande".

"Nous avons toujours démenti (...) la propagande concernant la coopération entre l'Iran et la Corée du Nord sur le transfert de la technologie des missiles balistiques", a déclaré le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères Ramin Mehmanparast.

"Ces informations ne sont pas exactes. Notre niveau technologique est tel que nous n'avons pas besoin de la technologie ou des pièces d'autres pays en matière de missiles", a affirmé mardi M. Mehmanparast.

La Corée du Nord et l'Iran sont soupçonnés d'échanges technologiques en matière de missiles balistiques, selon un rapport de l'ONU dont la Chine chercherait à empêcher la publication, ont rapporté dimanche des diplomates.

Les auteurs de ce rapport sur les violations des sanctions imposées à Pyongyang, soupçonnent que "des pièces entrant dans la conception de missiles balistiques interdits ont été transférées entre la République démocratique populaire de Corée et la République islamique d'Iran sur des vols commerciaux d'Air Koryo (nord-coréenne) et d'Iran Air".

Selon le rapport de l'ONU, le matériel interdit est passé via "un pays tiers voisin" non nommé. Selon des diplomates, il s'agit de la Chine, le plus proche allié de la Corée du Nord et également désormais premier partenaire économique de l'Iran.

Les experts militaires occidentaux estiment que certains missiles iraniens sont dérivés de missiles nord-coréens, notamment le missile balistique Shahab 3, d'une portée de près de 2.000 kilomètres, qui serait dérivé du Nodong nord-coréen.

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=15773&cid=20&fromval=1&frid=20&seccatid=28&s1=1

 

Farid Merrad : L’Arabie Saoudite entrave la normalisation entre le Caire et Téhéran.  

L’Arabie saoudite fait pression sur l’Égypte pour l’empêcher de normaliser avec l’Iran, a déclaré le politologue et auteur égyptien Ahmad Rassem Nafis dans un entretien accordé à la chaine de télévision iranienne arabophone AlAlam.
Et d’ajouter que le peuple égyptien sympathise énormément avec l’Iran et en particulier avec sa politique de soutien au camp de la résistance et de la persistance face au projet occidental et sioniste dans la région.
Selon Nafis qui fait partie de la délégation égyptienne d’une cinquantaine de personnalités en visite en Iran, cette politique saoudienne s’inscrit dans le cadre d’une stratégie exercée par « certains pays du Golfe qui voudraient focaliser l’aversion de l’opinion publique arabe contre l’Iran, et ce en lien avec la politique des grandes puissances et le dossier du conflit arabo-israélien ».
Évoquant la politique du président égyptien déchu Hosni Moubarak, ce politologue égyptien estime qu’elle œuvrait pour être en harmonie avec celle des pays du Golfe, et s’engageait à faire appliquer toutes les suggestions américaines sur les Palestiniens, jusqu’à édifier la barrière de plomb entre la Bande de Gaza et l’Egypte.
« C’est pour cela qu’il (Moubarak) se sentait lésé chaque fois que l’Iran apportait son soutien à la résistance au Liban et dans la Bande de Gaza et qu’il considérait cette position comme lui portant grief personnellement, à l’insu des dégâts causés à la politique étrangère de l’Égypte », a-t-il expliqué.
Nafis a précisé que les égyptiens en visite en Iran vont rencontrer leurs homologues iraniens pour les interroger sur la position iranienne des différentes parties de l’équation égyptienne politique actuelle, sur les assertions faisant état de sa volonté d’imposer sa mainmise sur la politique de l’Égypte, et de soutenir les actions de prosélytisme en faveur du chiisme.
« Les égyptiens étaient en faveur de l’Iran et de la résistance durant la guerre 2006 contre le Liban, alors que les forces collaboratrices et pro Moubarak s’opposait à la résistance. Personne ne peut prétendre que l’Iran a agressé n’importe quel pays dans la région, tandis que certains pays arabes accueillent favorablement l’actions des forces d’occupation étrangères contre d’autres arabes », a-t-il conclu.

Farid Merrad

02/06/2011  

 http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=17826&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=41&s1=1


Sur le terrain

Le ministère iranien des Affaires étrangères convoque la chargée d’affaires britannique Jane Marriott.

Jane Marriott, chargée d'affaires britannique à Téhéran, a été convoquée jeudi au ministère iranien des Affaires étrangères à la suite des propos du secrétaire au Foreign Office, William Hague, sur une soi-disant « aide de Téhéran à la répression des manifestations en Syrie ».

Selon un fonctionnaire du ministère iranien, cité par l'agence de presse Irna, les accusations lancées par Hague ne reposent "sur aucune preuve ni sur un quelconque motif".

William Hague a prétendu cette semaine devant la Chambre des communes que Téhéran, allié de la Syrie, aidait à la répression du mouvement de contestation entamé à la mi-mars en Syrie.

"L'Iran conjugue la répression brutale des dirigeants de l'opposition sur son territoire avec la fourniture de matériel et de conseils techniques pour aider le régime syrien à écraser les manifestations en Syrie", avait-t-il dit.
"Cela est inacceptable et renforce notre préoccupation quant à l'attitude et aux intentions de l'Iran dans le domaine du nucléaire", avait ajouté le chef de la diplomatie britannique.

Pour le ministère iranien des Affaires étrangères, "Rien ne justifie que le gouvernement britannique lance de telles accusations contre des pays tiers (...)".

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=19026&frid=20&cid=20&fromval=1&seccatid=28


Préparation à la guerre

L'Iran essaie deux systèmes de la défense aérienne "avec succès".

Le commandant de l'armée iranienne, le générale Farzad Esmaili, a annoncé dimanche que son pays avait essayé "avec succès" deux nouveaux systèmes de la défense aérienne, Mersad et Shahin, localement développés, a rapporté la chaîne de télévision par satellite locale anglaise Press TV.
Il a également indiqué que le système radar iranien a été optimisé et est actuellement dans un "très bon" état.
M. Esmaili avait annoncé plus tôt que le système de la défense aérienne Mersad était capable d'atteindre les objectifs situés à une distance de 150 kilomètres, selon Press TV.
En mai, le ministre iranien de la Défense le Général de brigade Ahmad Vahidi avait fait savoir que l'Iran allait dévoiler un certain nombre de missiles ballistiques.
La semaine dernière, le président du parlement iranien Ali Larijani avait déclaré que l'Iran avait fait des progrès considérables dans la production des systèmes de missile qui seraient utilisés pour défendre l'Iran et d'autres pays musulmans.

14.06.

Source: xinhua

 

Téhéran annonce le démantèlement d'un réseau d'espionnage US  

Les autorités iraniennes ont annoncé le démantèlement d'un important réseau d'espionnage et l'arrestation de 30 "espions" travaillant pour le compte des Etats-Unis, rapportent samedi les médias européens citant la télévision officielle iranienne.
"Une opération menée à l'extérieur comme à l'intérieur du pays a permis de démanteler un réseau complexe d'espionnage lié à la CIA", a affirmé le ministère iranien des Renseignements.
Selon le communiqué du ministère, le réseau démantelé recrutait des agents "en utilisant les ambassades et consulats américains dans plusieurs pays", notamment  aux Emirats arabes unis, en Malaisie et en Turquie.
Son objectif était de réunir des informations sur les activités "nucléaires, aéronautiques, de défense et de biotechnologie", ajoute le ministère.
Depuis la révolution de 1979, Téhéran accuse régulièrement les Etats-Unis de mener des activités d'espionnage en Iran ou de soutenir des groupes armés hostiles à la République islamique, empêchant notamment de développer le programme nucléaire du pays.
Plusieurs pays occidentaux, Etats-Unis en tête, soupçonnent l'Iran de chercher à se doter de l'arme atomique sous couvert d'un
programme nucléaire mené, selon Téhéran, à des fins pacifiques.

 http://fr.rian.ru/
21/05

 http://www2.irna.ir

 

Le ministère des Renseignements annonce l'arrestation de 30 espions travaillant pour les Etats-Unis.
"Les agents du ministère des Renseignements (...) ont arrêté 30 espions travaillant pour les Etats-Unis", a affirmé le ministère des Renseignements.
Le ministère iranien des Renseignements a annoncé samedi le démantèlement d'un important réseau "d'espionnage et de sabotage" ainsi que l'arrestation de "30 espions" travaillant pour les Etats-Unis.
"Dans une opération à l'intérieur et à l'extérieur du pays, un réseau complexe d'espionnage et de sabotage lié à la CIA a été démantelé", a affirmé le ministère des Renseignements dans un communiqué lu à la télévision d'Etat. "Les agents du ministère des Renseignements (...) ont arrêté 30 espions travaillant pour les Etats-Unis", a-t-il ajouté, sans donner de précisions sur l'identité des personnes arrêtées, ni la date de leur interpellation.
Selon le communiqué, des agents des services de renseignements américains "tentaient de piéger les citoyens iraniens en offrant des visas, la promesse de permis de résidence (aux Etats-Unis, NDLR), du travail et des visas d'études". Ce réseau "utilisait les ambassades et consulats américains dans plusieurs pays, en particulier les Emirats arabes unis, la Malaisie et la Turquie, pour réunir des informations sur les centres scientifiques et universitaires" iraniens, ajoute le ministère. Son objectif était notamment de réunir des informations sur les activités "nucléaires, aéronautique, de défense et bio-technologie".
Il cherchait également à obtenir des "informations détaillées sur les oléoducs, les gazoducs, les réseaux électriques et de télécommunications, ainsi que sur les aéroports, les transports et les banques iraniennes". Le régime iranien annonce régulièrement le démantèlement de réseaux et l'arrestation d'espions ou de "saboteurs" travaillant pour les Etats-Unis ou Israël, son ennemi juré dans la région.

21/05/2011
http://www.lalibre.be/actu/international/article/662327/teheran-annonce-l-arrestation-de-30-espions-travaillant-pour-les-etats-unis.html


Prisons

10/05
L'Iran devrait commencer à juger trois Américains accusés d'espionnage, a rapporté lundi la télévision d'Etat.
"S'il n'y a pas d'autres problèmes, le procès des trois Américains comencera mercredi comme prévu", a déclaré le porte-parole de ja justice iranienne, Gholm-Hossein Moshseni-Ejei.
Les trois Américains, Josh Fattal, Sarah Shourd et Shane Banuer, avaient été arrêtés le 31 juillet 2009 à la frontière iranienne pour entrée illégale sur le territoire iranien. Ils sont accusés d'espionnage, ce que réfute le gouvernement américain.
Les autorités iraniennes avaient libéré en septembre dernier Sarah Shourd, l'un des trois Américains arrêtés, sous caution de 500 000 dollars, pour raison de santé.

http://french.news.cn/monde/2011-05/10/c_13866903.htm


2) Politique des Usa

Dans les coulisses et au sénat

Nouveau projet de loi de sanctions contre l’Iran au Congrès.

Des élus de la Chambre des représentants américaine ont déposé lundi un nouveau projet de loi contenant des sanctions contre l'Iran, pour forcer le pays à abandonner son programme nucléaire.
Les élus ont déposé ce nouveau texte, près d'un an après l'adoption d'un vaste projet de loi visant l'Iran, qui renforçait une législation déjà en vigueur depuis l'administration Clinton pour y ajouter toute une gamme de nouvelles sanctions économiques.

Le projet de loi déposé lundi, intitulé "Loi pour diminuer la menace iranienne" (Iran Threat Reduction Act), vise à combler certaines lacunes dans l'arsenal actuel des sanctions américaines contre l'Iran.
"Une absence d'action rapide pour combler ces lacunes, (...) renforce l'Iran et rend les Etats-Unis et nos alliés plus vulnérables", a estimé dans un communiqué Ileana Ros-Lehtinen, la présidente républicaine de la commission des Affaires étrangères de la Chambre qui a déposé le texte avec son collègue démocrate Howard Berman.
Le texte vise notamment à empêcher l'Iran de détourner les sanctions en vigueur. Il rajoute de nouvelles sanctions telles que le refus d'accorder un visa à toute personne impliquée dans le secteur

de l'énergie en Iran.

Plusieurs élus des deux camps ont déjà manifesté leur soutien au texte.

Les sanctions adoptées en juin 2010 par le Congrès visent notamment à perturber l'approvisionnement en essence de la République islamique. Elles touchent des entreprises ou leurs filiales qui font des affaires avec l'Iran en fournissant des produits pétroliers raffinés ou en aidant l'Iran à se doter de capacités de raffinage

.http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=15723&frid=13&cid=13&fromval=1&seccatid=15



3) Dans le monde

Arménie

Armen Movsisian : l'Iran aura le dernier mot dans les questions énergétiques.

 Le ministre arménien de l'Énergie et des Ressources naturelles, Armen Movsisian, a déclaré dimanche que la République Islamique d'Iran a toujours eu le dernier mot dans les questions liées à l'énergie dans la région.

Répondant aux questions de l'IRNA, en marge d'une réunion avec son homologue iranien Majid Namjou, le ministre arménien en visite a déclaré que Téhéran et Erevan apprécient le niveau élevé de coopération entre leur deux pays.
Les relations entre l'Iran et l'Arménie dans le domaine de l'énergie ne se limitent pas aux projets en cours communs, a souligné Armen Movsisian.
Il a ajouté que les perspectives des relations bilatérales entre les deux capitales sont toujours positives.

29 Mai 

http://www2.irna.ir/fr/news/view/line-96/1105293490190930.htm


Corée du Nord

La Corée du Nord prône l’élargissement des liens économiques avec l'Iran.

Le ministre nord-coréen des Affaires étrangères, Pak Ui Chun, a appelé jeudi à l'élargissement des relations économiques avec l'Iran.

Le ministre a fait cette remarque lors d'une rencontre avec le ministre iranien des Affaires étrangères Ali Akbar Salehi.
Il a également félicité l'Iran qi prend la présidence tournante du Mouvement des Non-alignés.
Le ministre iranien des Affaires étrangères a pour sa part, précisé que les points communs entre les deux pays permet d’ouvrir la voie à des liens plus étroits dans le domaine de l'économie, des échanges commerciaux et de l'éducation entre les deux pays.

 27 Mai  

http://www2.irna.ir/fr/news/view/line-98/1105271827082217.htm


Chine

Hu Jintao: la coopération entre la Chine et l'Iran bonne pour la paix et la stabilité dans la région et dans le monde  

Le président chinois Hu Jintao a déclaré mardi après-midi à Astana que la consolidation et le développement des relations d'amitié et de coopération entre la l'Iran et la Chine vont de l'intérêt commun des deux parties et favorisent le maintien de la paix et de la stabilité non seulement de la région mais du monde en général.
Hu Jintao s'est exprimé à ce propos lors de sa rencontre avec le président iranien Mahmoud Ahmadinejad à Astana.
MM. Hu et Ahmadinejad participent tous deux au sommet annuel de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS) prévu mercredi à Astana.
Le président chinois a rappelé lors de cette rencontre que cette année marquait le 40ème anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques entre la Chine et l'Iran.
Depuis que les deux pays ont établi des liens diplomatiques, et surtout ces dernières années, les relations sino-iraniennes ont connu une croissance saine et régulière grâce aux efforts des deux parties.
Hu Jintao a indiqué que les leaders des deux pays avaient maintenu des échanges fréquents car la confiance politique s'était améliorée et la coopération pragmatique avait avancé régulièrement.
Il a poursuivi que les deux pays devraient maintenir des contacts de haut-niveau et accroître les échanges amicaux dans tous les domaines.
Selon lui, les gouvernements, législatures et partis politiques des deux pays devraient également maintenir des échanges et la coopération.
Le président chinois a ajouté que les deux pays devraient renforcer la communication sur les affaires internationales afin de valoriser la paix et la stabilité dans la région et dans le monde en général.

15/06/2011

IRNA

 

La Chine appelle le groupe d'experts sur les sanctions contre l'Iran à agir avec impartialité, objectivité et indépendance.

Le groupe des experts sur les sanctions contre l'Iran doivent travailler conformément au mandat conféré par la résolution pertinente et sous les principes d'impartialité, d'objectivité et d'indépendance, a indiqué jeudi l'ambassadeur de Chine auprès des Nations Unies, Li Baodong.
M. Li a fait cette remarque lors d'une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU, au cours de laquelle le Conseil a adopté une résolution prolongeant d'un an, jusqu'au 9 juin 2012, le mandat du groupe d'experts.
Le mandat actuel du groupe a expiré jeudi.
Dans le cadre du régime de sanctions de l'ONU, le groupe doit "travailler en conformité stricte avec le mandat donné par la Résolution 1929, sous la direction du Comité en charge des sanctions et sous les principes d'impartialité, d'objectivité et d'indépendance", a déclaré M. Li.
La Chine espère que le groupe pourra respecter strictement ces principes et jouer son rôle dans la promotion de la mise en application globale et efficace de la résolution pertinente, a ajouté l'ambassadeur chinois.

10.06.

Source: xinhua


Malaisie

Anifah Aman  - ministre malaisien des affaires étrangères  - reconnaît les droits nucléaires de l'Iran.

Le ministre malaisien des Affaires étrangères, Anifah Aman, a déclaré jeudi que la Malaisie reconnaît les droits légitimes de l'Iran à produire de l'énergie nucléaire.

Lors d'une rencontre avec le ministre iranien des Affaires étrangères Ali Akbar Salehi, le chef de la diplomatie malaisienne a estimé que la République islamique d'Iran a le droit de produire de la technologie nucléaire conformément au Traité de Non Prolifération dont l'Iran est signataire.

Cette rencontre a eu lieu en marge de la 16ème rencontre ministérielle des États membres du Mouvement des Non-Alignés.

Le ministre malaisien des Affaires étrangères a souligné que la Malaisie ne refusera jamais d’apporter son soutien au programme nucléaire pacifique iranien.

Le chef de la diplomatie malaisienne a déclaré que l'Iran est un important partenaire commercial de la Malaisie et que la Malaisie ne ménagera pas ses efforts pour élargir sa coopération économique avec la République Islamique d'Iran.

Il a appelé les secteurs privé des deux parties à jouer un rôle actif pour développer leur coopération économique.

La République Islamique d'Iran joue rôle de leader dans les développements régionaux et internationaux, a t-il souligné ajoutant que son pays est prêt à élargir tous azimuts ses liens et sa coopération avec l'Iran.

Ali Akbar Salehi a, pour sa part, qualifié la Malaisie de grand pays bénéficiant d’un potentiel économique et a déclaré que la Malaisie est la porte qui assure l’ouverture sur le marché asiatique.

Le chef de la diplomatie iranienne a appelé à l'élargissement des investissements conjoints en Iran et en Malaisie et a appelé à l'amélioration du niveau actuel des échanges commerciaux.

Réagissant aux développements en cours dans la région et au Moyen-Orient, il a fermement condamné la politique du deux poids deux mesures ainsi que les politiques incongrues des gouvernements occidentaux dans la région et de la communauté internationale tout entière.

26 Mai

http://www2.irna.ir/fr/news/view/line-96/1105265793202931.htm



4 Les brèves

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

 

4-1 AFP : L'Iran enverra un singe dans l'espace d'ici fin août.

L'Iran s'apprête à tirer cet été un lanceur destiné à placer sur orbite une capsule récupérable avec un singe, a annoncé jeudi l'agence AFP, citant la télévision nationale iranienne.
"Selon notre projet, la fusée Kavoshgar-5 sera envoyée durant le mois de Mordad (23 juillet - 22 août) pour mettre en orbite, à une altitude de 120 km, une capsule de 285 kg avec un singe à bord ", a déclaré le chef de l'Organisation spatiale iranienne, Hamid Fazeli.
Il a précisé que "l'envoi de cette capsule était la première étape menant à l'envoi d'un homme dans l'espace".
M. Fazeli a fait cette déclaration au lendemain du lancement réussi du satellite Rassad-1 conçu pour faire des photographies de la terre et les envoyer aux stations iraniennes basées au sol.
Le programme spatial iranien a débuté en février 2008 avec le tir du lanceur Kavoshgar-1 qui a placé sur orbite le premier satellite national, Omid. En novembre 2008, Téhéran a lancé une deuxième fusée, Kavoshgar-2, avec des appareils destinés à mesurer la pression atmosphérique et la vitesse du vent à différentes altitudes. Enfin, en février 2010, l'Iran a envoyé un rat, une tortue et des vers dans l'espace avec une fusée Kavoshgar-3.
Le programme spatial iranien inquiète l'Occident qui soupçonne Téhéran de vouloir se doter de missiles balistiques de grande portée. La communauté internationale craint que l'Iran n'utilise ses technologies atomiques et spatiales pour créer des ogives nucléaires et des missiles stratégiques capables de les transporter.

16/06

Ria Novosti


4-2 L'avion d'Angela Merkel, retardé, car empêché de survoler l'Iran

Le ministre allemand des Affaires étrangères a annoncé, mardi, convoquer l'ambassadeur d'Iran, pour protester contre le refus de l'Iran de laisser l'avion de la Chancelière Angela Merkel survoler son territoire. Le chef de la diplomatie a jugé "absolument inacceptable" que l'avion de la chancelière, en route, pour l'Inde, ait été, temporairement, empêché de survoler l'Iran. "C'est un manque de respect vis-à-vis de l'Allemagne", a-t-il ajouté, dans un communiqué. "C'est pourquoi, j'ai convoqué l'ambassadeur iranien, à Berlin. Nous dirons, très clairement, qu'une telle atteinte aux Conventions internationales ne peut en aucun cas être tolérée par l'Allemagne", a-t-il ajouté. L'avion d'Angela Merkel, qui se rendait, en visite officielle, en Inde, a été, temporairement, empêché de survoler l'Iran, mardi, a annoncé son porte-parole, Steffen Seibert, via le site de microblogs Twitter. Aucune précision sur les raisons pour lesquelles l'avion n'a pas pu survoler l'Iran n'a été fournie immédiatement. "Début inhabituel du voyage en Inde", avait écrit Steffen Seibert, qui accompagne la chancelière dans ce voyage. "L'Iran refuse, temporairement, à l'avion de la chancelière le survol (de son territoire). Atterrissage, avec retard, à New Delhi". Selon un journaliste de la chaîne publique allemande ARD, qui accompagne Angela Merkel, un autre avion, transportant quatre ministres du gouvernement allemand, a pu survoler l'Iran, sans problème, et atterrir, comme prévu, dans la capitale indienne. Angela Merkel participe, jusqu'à jeudi, à des consultations germano-indiennes

31/05/2011

 



5 Dossier & Point de vue

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

5-1 Elwatan : Nucléaire Iranien : Comment s’en sortir ?
Six anciens ambassadeurs européens en Iran ont rédigé une tribune à l’occasion de l’anniversaire de la dernière résolution du Conseil  de sécurité sur le nucléaire iranien.

Cette tribune est publiée simultanément aujourd’hui dans plusieurs journaux internationaux la Republica, le Monde, El Watan, le Temps de Genève, le Devoir de Montréal, le Globe and Mail de Toronto, le Los Angeles Times, O Estado de Sao Paulo, le Financial Times, le Frankfurt,  Allgemeine Zeitung, le Soir et  De Standaard de Belgique
Nous avons été ambassadeurs de différents pays européens en Iran dans la dernière décennie.

Nous avons suivi de près la montée de la crise entre ce pays et la communauté internationale sur la question nucléaire. Le long enlisement de ce dossier nous est inacceptable.
  Le monde arabe et le Moyen-Orient entrent dans une nouvelle époque.
Aucun pays n’est à  l’abri du changement. La République islamique d’Iran subit la désaffection de la meilleure part de sa population. Partout, de nouvelles perspectives se dessinent. Les périodes d’incertitude sont propices aux remises en question.

Le moment est venu de le faire sur la question nucléaire iranienne.

En droit international, la position de l’Europe et des Etats-Unis est moins solide qu’il n’y paraît.

Elle s’incarne, pour l’essentiel, en une série de résolutions votées au Conseil de sécurité qui font référence au chapitre VII de la Charte des Nations unies, autorisant la mise en œuvre de mesures coercitives en cas de «menaces contre la paix».

Mais où est la menace ?
 Serait-ce l’enrichissement d’uranium dans les centrifuges iraniennes ?
Il s’agit certes d’une activité nucléaire sensible menée par un pays sensible, dans une région elle-même hautement sensible. La préoccupation exprimée par la communauté internationale est légitime et l’Iran a un devoir à la fois moral et politique d’y répondre. Mais rien dans le droit international, rien dans le Traité de non-prolifération (TNP) n’interdit en son principe une telle activité. D’autres pays que l’Iran, signataires ou non du TNP, s’y adonnent sans être accusés de menacer la paix. Et cette activité est soumise en Iran aux inspections de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Certes, ces inspections sont bridées par un accord de garanties obsolète, datant des années 1970. Mais il est vrai aussi que l’AIEA n’a jamais relevé en Iran de détournement de matières nucléaires à  des fins militaires.
  La «menace contre la paix» serait-elle dans l’avancement d’un programme clandestin de construction d’une arme nucléaire ?

Depuis au moins trois ans, la communauté américaine du renseignement ne retient plus cette hypothèse.

Son directeur, James Clapper, témoignait en février dernier au Congrès : «Nous continuons à penser que l’Iran garde ouverte l’option du développement d’armes nucléaires.
  Toutefois, nous ne savons pas si l’Iran décidera finalement de construire des armes nucléaires.

Nous continuons de juger que le processus de décision de l’Iran en matière nucléaire est guidé par une approche en termes de coût et d’avantages, ce qui offre à la communauté internationale des occasions d’influencer Téhéran

Aujourd’hui, une majorité d’experts, y compris en Israël, semble plutôt estimer que l’Iran cherche à se poser en «pays du seuil», techniquement capable de produire une bombe, mais s’abstenant pour l’instant de le faire. On peut à bon droit le regretter, mais rien dans le TNP, rien dans le droit international, n’interdit une telle ambition.
  D’autres pays que l’Iran, engagés comme lui de ne jamais se doter de l’arme nucléaire, ont déjà atteint un tel seuil, ou sont en passe d’y parvenir. Ils ne sont pas autrement inquiétés.
  Mais, nous dit-on, c’est la mauvaise volonté de l’Iran et son refus de sérieusement négocier qui ont obligé nos pays à le traîner en 2006 au Conseil de sécurité. Là encore, les choses sont moins claires.
  Rappelons qu’en 2005, l’Iran était prêt à discuter d’un plafond au nombre de ses centrifugeuses et à maintenir le taux de son enrichissement très au-dessous des hauts pourcentages d’intérêt militaire.
  Il se montrait surtout disposé à  mettre en œuvre le Protocole additionnel qu’il avait déjà signé avec l’AIEA, autorisant des inspections intrusives sur l’ensemble de son territoire, même sur des sites non déclarés. Mais à l’époque, les Européens et les Américains voulaient contraindre l’Iran à renoncer à son programme d’enrichissement.
  Et au moins dans l’esprit des Iraniens, le même objectif plane toujours derrière l’insistance du Conseil de sécurité à obtenir la suspension de toutes les activités d’enrichissement. Avant d’accuser ce pays de bloquer la négociation, il est temps d’admettre que l’objectif «zéro centrifuge opérant en Iran», de façon définitive ou même temporaire, a tout d’une prétention irréaliste et a conduit à l’impasse actuelle.

Reste un dilemme assurément présent dans la tête de beaucoup de nos dirigeants.

Pourquoi offrir au régime iranien une ouverture qui pourrait l’aider à restaurer sa légitimité interne et internationale ?
Ne vaut-il mieux pas attendre que lui succède un régime plus présentable ?
 C’est une vraie question.

Mais c’est peut-être exagérer l’effet de cette négociation nucléaire sur des évolutions intérieures bien plus profondes. Ronald Reagan qualifiait l’URSS d’«empire du mal». Il a néanmoins intensément négocié avec Mikhaïl Gorbatchev en matière de désarmement nucléaire. Doit-on lui reprocher d’avoir retardé le cours de l’histoire ?
  Les pays intéressés par l’avenir de l’Iran doivent certainement maintenir la pression sur les questions de droits politiques et de droits de l’homme, mais aussi s’obliger à régler une question entêtante et urgente de prolifération. Nous réduirons ainsi une source importante de tension dans une région qui aspire plus que jamais à la tranquillité.
  L’échec de la rencontre de janvier dernier à Istanbul et le décevant l’échange de lettres entre les deux parties qui a suivi mettent en relief les difficultés de sortie d’un aussi long blocage. Sur la méthode, plus la négociation sera discrète et technique, plus elle aura de chances d’aboutir. Sur le fond, l’on sait déjà que toute solution se construira sur la qualité du dispositif d’inspection de l’AIEA.
  Et là, ou nous avons confiance en la capacité de l’AIEA à surveiller tous ses états-membres, Iran compris. Ou nous ne lui faisons pas confiance, et là on se demande pourquoi conserver une organisation efficace avec les seuls pays vertueux. De fait, la première étape serait sans doute pour les deux parties de demander ensemble à l’AIEA ce qui lui paraîtrait nécessaire pour contrôler pleinement le programme nucléaire iranien et garantir de façon crédible qu’il est bien pacifique dans toutes ses dimensions. Sur la base de sa réponse, une négociation pragmatique pourrait s’engager.

09.06.
http://www.elwatan.com/international/comment-s-en-sortir-09-06-2011-128027_112.php



5-2 Almanar : 6 ambassadeurs européens appellent à cesser de diaboliser le nucléaire iranien.

Six anciens ambassadeurs européens en Iran appellent à "cesser de diaboliser le nucléaire iranien" et à faire confiance aux inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), dans
une tribune publiée vendredi dans une douzaine de journaux du monde entier.

Au moment où les grandes puissances ont exprimé jeudi leur inquiétude grandissante concernant les visées du programme nucléaire controversé de l'Iran lors d'une réunion de l'AIEA à Vienne, les six diplomates --Guillaume Metten (Belgique), François Nicoullaud (France), Roberto Toscano (Italie), Richard Dalton (Royaume-Uni), Steen Hohwü-Christensen (Suède) et Paul von Maltzahn (Allemagne)-- affirment que "le long enlisement de ce dossier (leur) est
inacceptable".
Jugeant que la position de l'Europe et des Etats-Unis sur le nucléaire iranien "est moins solide qu'il n'y paraît", les six affirment que "sur le fond, l'on sait déjà que toute solution se construira sur la qualité du dispositif d'inspection de l'AIEA".

"Et là, poursuivent-ils, ou nous avons confiance dans la capacité de l'AIEA à surveiller tous ses Etats membres, Iran compris. Ou nous ne lui faisons pas confiance, et l'on se demande pourquoi conserver une organisation efficace avec les seuls pays vertueux".

Car, interrogent-ils, "où est la menace ?" "Serait-ce l'enrichissement d'uranium dans les centrifugeuses iraniennes ?, s'interrogent-ils, pour reconnaître qu'il s'agit "certes d'une activité nucléaire sensible" dans une région elle-même "sensible", mais que "rien dans le traité de non-prolifération (TNP) n'interdit en son principe une telle activité". 
"D'autres pays que l'Iran, signataires ou non du TNP, s'y adonnent sans être accusés de menacer la paix", observent-ils.

"L'AIEA n'a jamais relevé en Iran de détournement de matières nucléaires à des fins militaires."

La "menace contre la paix" serait-elle dans l'avancement d'un programme clandestin de construction d'une arme nucléaire ? "Depuis au moins trois ans, la communauté américaine du renseignement ne retient plus cette hypothèse", relèvent-ils.
"Avant d'accuser ce pays de bloquer la négociation, il est temps d'admettre que l'objectif +zéro centrifugeuse opérant en Iran+ de façon définitive ou même temporaire, a tout d'une prétention irréaliste et a conduit à l'impasse actuelle", affirment les six ex-ambassadeurs en Iran 

"Les pays intéressés par l'Iran doivent certainement maintenir la pression sur les questions de droits politiques et de droits de l'homme mais aussi s'obliger à régler une question entêtante et urgente de prolifération" dans un but d'apaisement des tensions dans la région, conseillent-ils.

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=19076&cid=20&fromval=1&frid=20&seccatid=28&s1=1



6 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

6-1 L'Iran va produire de l'uranium enrichi à 20% au site de Fordoo.

L'Iran, soumis à des sanctions pour son programme nucléaire controversé, a annoncé mercredi vouloir produire de l'uranium enrichi à 20% dans son site de Fordoo et multiplier par trois sa capacité de production, suscitant les protestations de Paris et Washington.

"Sous le contrôle de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), nous allons cette année transférer nos activités d'enrichissement d'uranium à 20% du site de Natanz à celui de Fordoo et multiplier par trois notre capacité de production", a déclaré Fereydoun Abbassi Davani, le chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA).

"Lorsque nous aurons multiplié notre capacité de production par trois à Fordoo, nous arrêterons alors l'enrichissement à 20% à Natanz", a ajouté le chef du programme nucléaire iranien, cité par le site de la télévision d'Etat.

Cette annonce a été qualifiée de "provocation" aussi bien par les Etats-Unis que par la France, deux pays qui soupçonnent avec d'autres membres de la communauté internationale l'Iran de chercher à se doter des moyens de construire une arme atomique malgré ses dénégations répétées.

"Nous sommes inquiets des intentions annoncées par l'Iran de continuer à renforcer son programme d'enrichissement", a déclaré le porte-parole du Conseil de sécurité nationale américain. "De tels actes de provocation ne contribuent pas à créer des conditions de confiance", a-t-il ajouté, demandant à l'Iran de "réexaminer sa décision".

A Paris, le ministère des Affaires étrangères a estimé que cette "provocation" renforçait "les préoccupations anciennes de la communauté internationale face à l'intransigeance du régime iranien et à ses violations constantes du droit international".

La révélation en 2009 de l'existence du site de Fordoo, au sud de Téhéran, a déclenché une grave crise avec la communauté internationale, conduisant au renforcement des sanctions contre l'Iran.

Téhéran a produit de l'uranium enrichi à 3,5% au site de Natanz (centre) et a commencé à enrichir à 20% en février 2010 sur le même site.

L'enrichissement à 20% a commencé après l'échec des négociations entre l'Iran et le groupe des 5+1 (Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie, Chine et Allemagne) sur la fourniture de combustible pour le réacteur nucléaire de recherche médicale de Téhéran.

Selon Abbassi Davani, l'Iran va produire en septembre ses premières plaques de combustible pour ce réacteur de 5 Mégawatts construit par les Américains avant la révolution islamique de 1979 et destiné à produire des radio-isotopes.

L'enrichissement est au coeur d'un conflit entre Téhéran et une partie de la communauté internationale. Enrichi jusqu'à 20%, l'uranium peut servir à produire du combustible pour des installations civiles, mais s'il est poussé à 90%, il peut être utilisé à des fins militaires.

Malgré les pressions internationales et six résolutions de l'ONU dont quatre assorties de sanctions, l'Iran poursuit ses activités d'enrichissement.

"Nous continuons nos activités légalement. Nous coopérons avec l'AIEA. La question nucléaire est un prétexte. Les Etats-Unis et leurs alliés sont contre notre indépendance", a déclaré mardi le président iranien Mahmoud Ahmadinejad.

En avril, M. Abbassi Davani a affirmé que son pays continuerait à enrichir de l'uranium à 20% pour alimenter "quatre à cinq réacteurs" de recherche nucléaire qui doivent être construits dans les prochaines années.
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5hpC2KCXtTvN8O2AyCgH-Dt_UruzQ?docId=CNG.4c646d146c8bb39144df914a9da8755f.3a1



7  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

7-1 Mehdi Dares - Nazem Roya : Les guerres secrètes de l'alliance saoudo-israélienne.

Comme le dit le vieux dicton chinois, les crises des uns peuvent être l’opportunité des autres.

Tel-Aviv, Washington et l'OTAN profitent des révoltes soudaines qui ont lieu dans le monde arabe. Ainsi, ils ne se contentent pas seulement de lutter contre les aspirations légitimes des peuples arabes, voire ils gèrent intelligemment la scène géopolitique arabe dans le cadre de leur stratégie pour dominer l'Eurasie.

Les conflits sectaires en Égypte : un moyen d'affaiblir l'État égyptien.

De nos jours, l'Egypte est dirigée par un gouvernement militaire qui est un mouvement opposé aux objectifs et développements révolutionnaires. Malgré l'insistance croissante du peuple égyptien, l'ancien système existe toujours. Toutefois, les fondements de ce système commencent à devenir de plus en plus instables au moment où le peuple égyptien devient plus radical dans ses revendications.
Comme ce fut le cas à l'époque de Moubarak, le régime militaire permet aussi la propagation du sectarisme dans un effort pour créer des divisions dans la société égyptienne. Au début de l’an 2011, quand les Egyptiens ont vivement attaqué les bâtiments du gouvernement ils ont découvert des documents secrets montrant que le régime égyptien était derrière les attaques contre la communauté chrétienne en Egypte.
Récemment, des extrémistes salafistes ont attaqué des minorités en Egypte, non seulement des Chrétiens, mais aussi des Musulmans chiites. Des militants égyptiens ainsi que des dirigeants dans les communautés coptes et chiites en accusent le gouvernement militaire au Caire, Israël et l'Arabie Saoudite.
De fait, le gouvernement militaire de l'Egypte, Tel Aviv et les Saoudiens, font tous partie d'une alliance sinistre. Ce rassemblement constitue l'épine dorsale de la structure impérialiste américaine dans le monde arabe. Ils dépendent de Washington. Ils demeurent victorieux dans la mesure où les États-Unis dominent le Sud-ouest de l'Asie et l'Afrique du Nord.
Les Saoudiens coopèrent actuellement avec Washington pour établir un gouvernement islamique supposé en Egypte. Ce travail est réalisé par des partis politiques financés et organisés par les Saoudiens. Ainsi les soi-disants mouvements salafistes, constituent une partie essentielle et primordiale de ce gouvernement. Il semble également que le mouvement des Frères musulmans, ou du moins certaines de ses filiales, ont été élus pour faire partie de ce gouvernement (pour gagner leur confiance en les intégrant dans le groupe existant).

 

L’alliance saoudo-israélienne et la politique de la division
L'alliance entre les Saoudiens et Tel Aviv est devenue plus claire et flagrante ces dernières années. Cette alliance secrète saoudo-israélienne se trouve dans le cadre d'une plus vaste alliance entre le Golfe et Israël. Cette dernière est établie par le biais d'une alliance stratégique entre les familles royales en Arabie Saoudite et les Cheikhs arabes dans le golfe Persique.
Israël et les familles royales du Golfe constituent ensemble, la ligne de front pour Washington et l'OTAN contre l'Iran et ses alliés dans la région. De plus, cette alliance travaille aussi en faveur de Washington, pour déstabiliser la région, puisque les racines du chaos dans la région du Sud-ouest de l’Asie et l'Afrique du Nord sont le produit de cette alliance entre le Golfe et Israël.
En harmonie avec la politique des Etats-Unis et de l'Union européenne, cette alliance entre Israël et les dirigeants arabes du Golfe a aidé à créer les divisions ethniques entre les Arabes et les Iraniens, les divisions religieuses entre les Musulmans et les Chrétiens, et les divisions sectaires entre les Sunnites et les Chiites. C'est la politique de division ou de sédition, qui a aidé à préserver les familles régnantes du Golfe au pouvoir et de tenir Israël à sa place. Israël et les familles régnantes du Golfe ne peuvent pas rester sans la zizanie régionale.
Tel-Aviv et les Saoudiens sont les auteurs de la division du Hamas et Fatah, ainsi que l'exclusion de la bande de Gaza de la Cisjordanie. Ils ont travaillé ensemble dans la guerre de 2006 contre le Liban afin d'écraser le Hezbollah et ses alliés politiques. L'Arabie saoudite a également collaboré à propager le sectarisme et la violence sectaire et confessionnelle au Liban, en Irak, au Golfe Persique, en Iran, et maintenant en Egypte.

Israël et les émirats du Golfe ont aidé Washington à neutraliser l'Iran et ses alliés, ainsi que toute forme de résistance contre les Etats-Unis au Sud-ouest de l'Asie et en Afrique du Nord. C'est pourquoi le Pentagone arme fortement Tel-Aviv et les Cheikhs du Golfe. De même, Washington fabrique des boucliers anti-missiles en Israël et dans les émirats arabes contre l'Iran et la Syrie.

 

L’iranophobie

L'alliance entre Israël et les émirats du Golfe a été utile pour créer une vague d’iranophobie (phobie de l’Iran) dans le monde arabe. Le but ultime de l’iranophobie est de transformer l'Iran aux yeux de l'opinion publique arabe en un ennemi des peuples arabes, et donc détourner l'attention des véritables ennemis du monde arabe, en particulier les puissances néo-coloniales, qui occupent des terres arabes et les contrôlent.
L’ranophobie est un état d’esprit et un moyen de propagande. L’objectif stratégique est d'isoler l'Iran et de ré-imaginer la scène géopolitique du Sud-Ouest de l'Asie et de l'Afrique du Nord.
En outre, elle a été utilisée par les familles gouvernantes du Golfe, allant des Émirats arabes unis vers l'Arabie saoudite et le Bahreïn, comme une fausse excuse pour la répression de leur peuple, la revendication des libertés fondamentales et les droits démocratiques dans ces émirats.
La coalition du 14 Mars au Liban, qui constitue un groupe d’agents relevant du Golfe et des Américains ainsi que des alliés d'Israël, a également utilisé l’iranophobie et «la politique de division» dans une tentative d'attaque du Hezbollah et ses alliés au Liban. L'objectif est d'affaiblir et de saper les relations libano-Iraniennes et syro-libanaises. De plus, la coalition du 14 Mars, notamment le parti du Futur, contrôlé par Hariri, a importé des combattants salafistes appartenant à Fatah al-Islam dans le but d’attaquer le Hezbollah. Ce parti a également joué un rôle dans le projet israélo-saoudien visant à déstabiliser la Syrie et la supprimer de la "masse politique résistante."

Mehdi Dares - Nazem Roya

Traduit par: Sara Hussein

Bn

11 juin

Global Research-Mehdi Dares Nazem Royal
28 mai 2011

Source : La résistance islamique au Liban
http://www.french.moqawama.org/...


23/06/2011

n° 90 - Les Analyses - Géopolitique et stratégie - Réflexion de l'OTAN- 22-06 -: De plus en plus voyou : Les crimes de guerre de l’OTAN en Libye.


n° 90 - Les Analyses -  Géopolitique et stratégie - Réflexion de l'OTAN- 22-06  -: De plus en plus voyou : Les crimes de guerre de l’OTAN en Libye.



 Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Les ‘Guerres de l'Otan’. n° 90 - 22-06

C.De Broeder & M.Lemaire

 



 "Le'Dossier des guerre de l'Otan" est  visible :

a) Sur nos  blog :  http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                              http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) Sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dirak-de-m-lemaire.html

c) Sur le site de Eva Resis  : no-war.over-blog.com

d) Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

e) Sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

Tiré à part :

Susan Lindauer : De plus en plus voyou : Les crimes de guerre de l’OTAN en Libye.

2 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Drones et réseaux ombre
2-1 Manlio Dinucci : La guerre secrète d’Obama.

2-2 M. K. Bhadrakumar : Les USA insufflent une nouvelle guerre froide.

 Annexe 

William Blum : Les guerres scélérates : interventions de l’armée US et de la CIA depuis 1945.



Tiré à part :

Susan Lindauer : De plus en plus voyou : Les crimes de guerre de l’OTAN en Libye.

C’est une histoire que CNN ne couvrira pas 

Tard dans la nuit des coups à la porte dans la ville de Misurata. Des soldats armés sortent des jeunes femmes libyennes de leurs lits avec leurs armes. En embarquant les femmes et les adolescentes dans des camions, les soldats jettent ces femmes dans des séances de viols collectifs par des rebelles de l’OTAN – ou bien les violent devant leurs maris ou leurs pères. Quand des rebelles de l’OTAN finissent leur sport de viol, ils tranchent les gorges des femmes.

Selon des rapports de réfugiés, les viols sont désormais des actes de guerre courants dans les villes tenues par les rebelles, et font partie d’une stratégie militaire organisée.

Joanna Moriarty, qui fait partie d’une délégation d’investigation internationale, visitant Tripoli cette semaine, rapporte également que des rebelles de l’OTAN sont passés de maisons en maisons à Misurata, demandant aux familles s’ils soutiennent l’OTAN. Si les familles répondent par la négative, elles sont tuées sur place. Si les familles disent qu’elles veulent rester au combat, les rebelles de l’OTAN prennent pour les terroriser une approche différente. Les portes "de maisons neutres" sont complètement obturées et soudées, rapporte Moriarty, prenant au piège les familles à l’intérieur. Dans des maisons libyennes, les fenêtres sont typiquement protégées par des barreaux. Ainsi quand les portes d’une maison sont soudées, les habitants libyens sont enfermés dans leurs propres maisons, où les forces de l’OTAN peuvent être sûres que des familles entières mourront lentement de faim.

Cela se passe quotidiennement. Ce ne sont pas des événements isolés. Et les soldats de Kadhafi ne sont pas responsables. En fait, des familles pro-Kadhafi et "neutres" sont la cible de ces attaques. Il est probable que l’OTAN ait essayé de tirer parti de ces évènements dans l’espoir de les imputer aux forces de Kadhafi. Ces attaques cependant commencent à avoir un effet contraire.

Flashback en Serbie

Ces événements sont sinistrement évocateurs du conflit de la Serbie dans les Balkans avec ses camps de viol tristemen