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07/07/2011

n°14 - Journal du Yémen - 02-06 au 06-07 – - L'espionnage et le massacre commis par les Etats-Unis, au Yémen

n°14 - Journal du Yémen - 02-06 au 06-07 – -  L'espionnage et le massacre commis par les Etats-Unis, au Yémen


Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée US et ferment les oreilles aux autres sources.



    Journal du Yémen

                    n°14                                            02-06 au 06-07       

C.De broeder & M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

a) sur nos blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Robert Bibeau :  : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

 http://no-war.over-blog.com/ 

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

Tiré à part 

"Deux poids, deux mesures"

Saleh s’accroche.

L'espionnage et le massacre commis par les Etats-Unis, au Yémen  

Proche-Orient: une base secrète pour les drones de la CIA

L'armée américaine effectue, à présent, simultanément, des opérations aériennes, dans 6 pays du monde

Yémen - Au jour le jour

13 tués, dont "10 membres d’Al-Qaïda".

2  Politique

a) Yemen

Ali Abdallah Saleh

Bombardement du palais présidentiel, Saleh blessé

b) Opposition

L’opposition veut empêcher le retour du président Saleh

c)  Politique

Paroles & action du président US 

Washington appelle à une transition immédiate, en l'absence de Salah 

Les grandes manœuvres d'Obama

d) Politique Européens

c)  Politique

Les voisins du Yemen

d) Politique

Européens

e) Politique

Les institutions

 Conseil de coopération du Golfe : Plan de sortie de crise

f) Politique

Les pays intéressés

Mission d'évaluation britannique

 



Tiré à part 

"Deux poids, deux mesures"

Moscou dénonce l'utilisation du "deux poids, deux mesures" quant à la situation en Syrie et au Yémen, a déclaré jeudi le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov intervenant devant les députés de la Douma (chambre basse du parlement).
"De nombreuses voix commencent à s'élever pour critiquer la position de la Russie et de la Chine (concernant les résolutions du Conseil de la sécurité de l'Onu sur la Syrie), parce que nous jugeons ces résolutions inopportunes. Je vais vous citer un exemple très simple: la situation au Yémen n'est pas du tout plus simple qu'en Syrie. Ce pays est ravagé par la guerre civile. Pourtant, personne ne veut saisir le Conseil de sécurité pour arrêter la guerre", a indiqué le chef de la diplomatie russe.

30 juin –

 RIA Novosti

 

Saleh s’accroche.

nb : Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Ali Abdallah Saleh avait refusé de signer le plan proposé par les pays du Golfe prévoyant son départ en échange de garanties concernant sa sécurité et celle de sa famille. Il avait accusé les pays du Golfe d’être en faveur de l’opposition.

Après ce refus de Saleh, le Qatar, l’un des six membres du CCG, a annoncé son retrait de la médiation. Un retrait mal accueilli par l’opposition yéménite, parce que le Qatar était le pays qui exerçait le plus de pression sur le président yéménite. « L’initiative du CCG est morte. Le Qatar a proclamé l’acte de décès », a déclaré le porte-parole de l’opposition parlementaire, Mohammad Qahtan.
A la veille de la nouvelle mission de M. Zayani, le chef de l’Etat yéménite a réuni les membres de son gouvernement, de son bloc parlementaire et de son parti, le Congrès Populaire Général (CPG). Il a réclamé « un mécanisme d’application » de l’initiative du CCG qui engagerait toutes les parties, et dont se porteraient « garants » les monarchies du Golfe, les Etats-Unis et l’Union européenne.
Pour leur part, les jeunes protestataires qui campent à Sanaa depuis le 21 février pour réclamer le départ de M. Saleh ont averti qu’ils auraient recours à l’escalade si la mission de M. Zayani échouait. «
S’il obtient le départ du président, nous l’appuierons, mais s’il vient négocier pour obtenir l’application du plan initial (accordant l’immunité à M. Saleh), nous refuserons cela et nous aurons recours à l’escalade », a prévenu un porte-parole des jeunes, Walid Al-Ammari.
Essayant de renforcer leur pression, les protestataires ont lancé un appel à la grève générale.

Un appel largement suivi par les Yéménites.
Les monarchies du CCG, qui redoutent une situation chaotique au Yémen, le parent pauvre de la Péninsule arabique, ont proposé un plan de sortie de crise prévoyant la formation par l’opposition d’un gouvernement de réconciliation et la démission un mois plus tard de M. Saleh en échange de son immunité, puis une élection présidentielle dans les 60 jours.
Campant sur sa position, M. Saleh, au pouvoir depuis près de 33 ans, avait menacé de « se défendre de toutes ses forces » face à ses détracteurs qui réclament son départ. « Nous ne demeurerons pas les bras croisés face aux hors-la-loi », a affirmé le président, qui a traité également l’opposition parlementaire de « saboteurs et de bandits de grand chemin » et l’a appelée à « cesser de jouer avec le feu ». « Le peuple yéménite et ses forces armées seront acculés à défendre leurs institutions, leurs quartiers et leurs villages », a déclaré le président. Et d’ajouter : « Nous nous défendrons de toutes nos forces et par tous les moyens ».
Commentant ces déclarations, le porte-parole de l’opposition parlementaire, Mohammad Qahtan, a expliqué que « ces propos sont une véritable déclaration de guerre ». Il a annoncé l’intensification du mouvement de protestation dans les prochains jours et sa transformation en mouvement de désobéissance civile qui aboutirait à la chute du président. La répression de la contestation a fait au moins 179 morts depuis fin janvier, selon un bilan établi par des sources médicales et de sécurité.
Al-Ahram HEBDO - Semaine du 1er au 7 juin 2011, numéro 873

 

L'espionnage et le massacre commis par les Etats-Unis, au Yémen  

10/06/2011

 La chaîne Fox News a diffusé un reportage qui montre comment les Etats-Unis se sont livrés, au Yémen, à une guerre secrète et à de vastes opérations d'espionnage et de massacre, au moyen des drones.

Cette chaîne a annoncé que Barack Obama avait ordonné l'intensification de la guerre secrète, au Yémen, pour viser, avec des drones, les individus suspects.

Cette chaîne a précisé que les Etats-Unis avaient multiplié, ces dernières semaines, leurs raids contre le Yémen. Dans le même temps, le quotidien américain, "New York Times", a rapporté que les Etats-Unis, très inquiets de la période post-Saleh, ont envoyé leur ambassadeur rencontrer les dirigeants de l'opposition.

10/06/2011

IRIB

 

Proche-Orient: une base secrète pour les drones de la CIA

La CIA fait construire au Proche-Orient une base secrète pour les drones destinés à frapper les positions des terroristes d'Al-Qaïda au Yémen, a annoncé jeudi le journal The New York Times en se référant à un porte-parole de l'administration américaine.
Selon le journal, la construction de la base témoigne de l'intention du Washington d'intensifier ses opérations secrètes au Yémen visant à empêcher la consolidation de terroristes sur fond de l'affaiblissement de l'autorité de l'Etat dans ce pays.
Le pays et l'endroit de la construction de la base sont tenus secrets, l'interlocuteur du journal ayant uniquement annoncé qu'elle serait achevée d'ici fin 2011.
Une vague de violences secoue le Yémen alors que le régime du président Ali Abdallah Saleh, un allié des Etats-Unis dans la lutte antiterroriste, vacille.

16-06

http://fr.rian.ru/world/20110616/189859758.html

 

L'armée américaine effectue, à présent, simultanément, des opérations aériennes, dans 6 pays du monde

L'armée américaine effectue, à présent, simultanément, des opérations aériennes, dans 6 pays du monde. Selon Press TV, le site anti-guerre, "met fin au rêve américain", a publié un article, selon lequel, l'armée américaine mène des opérations aériennes, actuellement, en Afghanistan, en Irak, en Libye, au Yémen, au Pakistan et en Somalie. Ledit site ajoute que les dettes du peuple américain s'élevaient à moins de 6 trillions de dollars, avant la guerre contre le terrorisme, mais qu'à présent, elles ont été décuplées. En fait, un tiers des dettes du monde entier appartient aux Etats-Unis. Ce site poursuit en révélant que les frais militaires américains s'élève à 46,5 % des frais militaires de tous les pays du monde

4 juillet

PressTV



Yémen - Au jour le jour

nb : Ndlr : La publication des articles  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information

13 tués, dont "10 membres d’Al-Qaïda".

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Au moins treize personnes, "10 membres d’Al-Qaïda" et trois militaires, ont été tuées dans de nouveaux combats autour de Zinjibar, chef-lieu de la province d’Abyane, fief du réseau extrémiste, a indiqué jeudi à l’AFP un officier de l’armée.
  "De violents accrochages ont eu lieu de nouveau mercredi soir" dans les abords de Zinjibar, "au cours desquels 3 militaires de la division blindée 119 ont été tués et quatre autres blessés", a déclaré l’officier sous couvert de l’anonymat.
  "Selon nos informations, au moins 10 membres d’Al-Qaïda ont été tués et d’autres ont été blessés", a-t-il ajouté.
  Selon lui, "l’armée a progressé" dans son avancée vers Zinjibar, contrôlée depuis le 29 mai par des extrémistes armées présentés par les autorités comme des membres d’Al-Qaïda.
  "Nous encerclons la ville de tous les côtés", et l’assaut pourrait être donné "dans les prochaines heures", a-t-il encore dit.
  Mardi, le ministère de la Défense avait annoncé qu’au moins 30 "membres d’Al-Qaïda", dont l’un de ses chefs locaux, avaient été tués dans des combats autour de Zinjibar.
  Les Etats-Unis ont accentué leurs raids aériens au Yémen ces dernières semaines, à l’aide de drones et d’avions, contre des militants présumés d’Al-Qaïda, a rapporté le New York Times mercredi soir.
  Selon le journal, ces frappes sont destinées à empêcher les partisans d’Al-Qaïda dans le sud du Yémen de s’emparer du pouvoir, en prenant avantage du vide politique actuel provoqué par l’hospitalisation du président Saleh en Arabie saoudite.
  Mercredi, le plus haut gradé américain, Michael Mullen, a prévenu que le "chaos" au Yémen rendait Al-Qaïda encore "plus dangereuse".
  Le numéro deux d’Al-Qaïda, Ayman Zawahiri, a d’ailleurs appelé les Yéménites à poursuivre leur révolte pour établir "un régime qui appliquera la charia", dans une vidéo diffusée mercredi sur internet.

9 juin

http://www.aloufok.net/spip.php?article4536

12-06

Un colonel de l'armée yéménite et deux soldats ont été tués aujourd'hui dans des combats avec des militants d'Al-Qaïda à Zinjibar, dans la province d'Abyane, fief du réseau extrémiste dans le sud du Yémen, a-t-on appris de sources militaire et médicale. "Nous avons perdu le colonel Salem al-Zouba, tué ce matin" dans de violents combats autour du camp de la brigade mécanisée 25 à Zinjibar, encerclé par des hommes armés d'Al-Qaïda, a déclaré à l'AFP un officier de cette brigade.
En outre, les corps de deux soldats tués à Zinjibar ont été transportés à l'hôpital militaire Ibn Souhib à Aden où ont été également admis 23 autres soldats blessés, a indiqué à l'AFP une source médicale. La brigade 25 est encerclée par des combattants qui seraient liés à Al-Qaïda (...), qui ont pris le contrôle de Zinjibar le 29 mai et qui résistent depuis aux assauts de l'armée.

AFP

26/05

Vingt-quatre personnes ont été tuées dans les combats nocturnes à Sanaa entre les forces fidèles au président yéménite Ali Abdallah Saleh et des membres de tribus, selon un nouveau bilan obtenu de sources officielles et tribales.

AFP

30-06

Cinq soldats ont été tués et six blessés dans de nouveaux combats jeudi, près de Zinjibar, dans le sud du Yémen, avec des éléments présumés d'Al-Qaïda, a indiqué une source militaire. L'armée a pu reprendre, à l'issue des ces combats, le contrôle du stade Al-Wahda, situé à quelques kilomètres de Zinjibar, chef-lieu de la province d'Abyane.

AFP 



2  Politique

a) Yemen

Ali Abdallah Saleh

Bombardement du palais présidentiel, Saleh blessé

Le président yéménite Ali Abdallah Saleh, blessé vendredi dans un bombardement du palais présidentiel à Sanaa, a déclaré dans un message audio être bien portant, après plusieurs heures d'incertitude sur son état de santé.
"Je me porte bien, je suis en bonne santé", a affirmé le président, indiquant que sept officiers avaient été tués dans la chute d'un obus sur la mosquée du palais présidentiel. Un bilan officiel avait auparavant fait état de trois morts.
Selon un responsable du parti présidentiel, Saleh a été "légèrement blessé à la tête" dans le bombardement dont les responsables yéménites ont accusé le plus puissant des chefs tribaux du pays, cheikh Sadek Al-Ahmar.
Le chef de l'Etat s'en est pris aux "fils d'Al-Ahmar", dans une référence à cheikh Sadek et ses neuf frères, dont les hommes sont engagés dans une bataille sanglante contre les forces fidèles au président, appelant "les forces armées à nettoyer les institutions de l'Etat de ces gangs rebelles de hors-la-loi".

Plusieurs hauts responsables yéménites, dont le Premier ministre, Ali Mohamed Moujawar, les présidents de la Chambre des députés, Yahia al-Raï, et du Conseil consultatif, Abdel Aziz Abdel Ghani, ainsi que le conseiller de presse du président, Abdo Burji, ont été blessés dans le bombardement de la présidence à Sanaa, selon un responsable du parti présidentiel.
Le gouverneur de Sanaa, Noomane Douik, a eu "une jambe et une main amputées", selon ce responsable ayant requis l'anonymat.
En riposte, l'armée a pilonné la résidence de cheikh Hamid al-Ahmar, frère du puissant chef tribal des Hached, Sadek al-Ahmar, dont les combattants sont engagés depuis une dizaine de jours dans de violents affrontements contre les forces gouvernementales dans le nord de Sanaa.
La Garde républicaine, corps d'élite de l'armée, a également bombardé les maisons des deux autres frères de cheikh Sadek al-Ahmar, Hemyar et Mizhij, et celle du général dissident Ali Mohsen al-Ahmar.
Ces bombardements constituent "une riposte aux tirs d'obus contre le Palais présidentiel", a déclaré le porte-parole du parti présidentiel, Tarek Chami, accusant la tribu des Hached d'être responsable du bombardement du palais.
Mais cheikh Hamid al-Ahmar, interrogé par l'AFP, a rejeté ces accusations, affirmant que le président Saleh était l'instigateur de l'attaque contre le Palais et qu'il cherchait à "déclencher la guerre civile".
Vendredi soir, la capitale yéménite offrait l'image d'une ville fantôme, plongée dans l'obscurité en raison d'une panne de courant, au milieu d'un important déploiement des forces de sécurité.

07-06

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=18236&frid=18&cid=18&fromval=1&seccatid=30

 

Le président Saleh aurait quitté les "soins intensifs"

Le président yéménite contesté Ali Abdallah Saleh, blessé dans un bombardement de son palais à Sanaa, est sorti de l’unité des soins intensifs après le "succès" de son opération dans un hôpital de Riyad, a indiqué, jeudi, l’agence officielle Saba. Il est "sorti des soins intensifs et a été transféré dans une suite royale" de l’hôpital des forces armées après "le succès de l’opération chirurgicale" qu’il a subie, a ajouté l’agence. Saleh, 69 ans, a été blessé le 3 juin par un tir d’obus sur la mosquée de son palais à Sanaa, où il priait. Plusieurs responsables, dont le Premier ministre, ont également été blessés, alors que onze personnes ont été tuées dans le bombardement attribué par les autorités à des membres d’une tribu.
  Selon Saba, les habitants à Sanaa et dans les autres provinces du Yémen ont célébré dans la nuit "la sortie des soins" du président par des feux d’artifice et des tirs de joie. Quelque 80 personnes ont été blessées par balle, pour la plupart légèrement, lors des tirs, ont indiqué des sources médicales. Mercredi, un responsable saoudien a affirmé que le président Saleh était dans un "état stable", ajoutant qu’il "attendait une opération esthétique", dans une allusion à une intervention destinée à réparer les égratignures et brûlures subies par le chef de l’État. Ce responsable avait qualifié d’"infondées" les informations de presse sur une détérioration de son état de santé.
09 juin 2011

Avec les agences de presse)


2a-1 Sur le terrain

10 000 soldats font défection pour rallier les rebelles.  

Près de 10 000 soldats et officiers de la garde républicaine, de la sécurité centrale et de l'armée de l'air yéménites ont fait défection mercredi pour rallier les manifestants et demander la démission immédiate du président Ali Abdallah Saleh, a rapporté à Xinhua un responsable de l'armée.
« Plus de 10 000 soldats et officiers de la garde républicaine, de la sécurité centrale et de l'armée de l'air yéménites sont arrivés mercredi au siège de la 1ère division blindée dans la capitale de Sanaa et ont rencontré le général de division Ali Mohsen al-Ahmar », a déclaré à Xinhua ce responsable sous le couvert de l'anonymat.
« Ils ont déclaré devant le commandant al-Ahmar leur défection des forces du gouvernement Saleh et leur ralliement aux manifestants conduits par la jeunesse, promettant de soutenir et de protéger la révolution pacifique de ces jeunes », a dit le responsable.
Plus tôt dans la journée, un autre responsable de l'armée a déclaré à Xinhua qu'un soldat et un officier de l'armée de M. al- Ahmar avaient été tuées dans la nuit dans une attaque de forces de sécurité pro-Saleh à Sanaa. Les troupes ont aussi abattu quatre de ces agresseurs, a-t-il dit.
L'agence de presse étatique Saba, citant un responsable du ministère de la Défense, a déclaré que la 1ère division blindée avaient commencé à attaquer les forces de sécurité pro- gouvernementales, accusant ces forces défectionnaires de soulèvement et de sédition organisée.
M. al-Ahmar, chef de la 1èr division blindée et commandant de la région militaire du nord-ouest, est le demi-frère du président Saleh. Il a fait défection du gouvernement pour rallier les manifestants après le début des tirs sur les manifestants à Sanaa le 18 mars.
M. al-Ahmar a exprimé mardi son soutien au plan du Conseil de coopération du Golfe (CCG) proposant que M. Saleh cède le pouvoir à son adjoint en échange d'une immunité contre les poursuites.
Le Yémen est secoué depuis la mi-février par des manifestations contre le gouvernement demandant le départ immédiat du pouvoir de M. Saleh, dirigeant en place depuis 33 ans. Cette crise politique a entraîné une dégradation de la sécurité et de la stabilité du pays après le retrait de la police de certaines villes de provinces majeures, sur décision du gouvernement et sous le prétexte d'éviter les frictions avec les manifestants.
Le président Saleh a déclaré le 28 mars avoir perdu le contrôle de cinq provinces, passées aux mains de tribus locales ou du mouvement Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqap)

15/04/2011

  http://french.news.cn/monde/2011-04/14/c_13827762.htm


Le pouvoir perd le contrôle de cinq provinces.

Les autorités yéménites ont perdu le contrôle de cinq provinces, la situation dans le pays se dégrade, a annoncé dans une interview à la chaîne de télévision CNN le vice-président du pays, Abd Rabbo Mansour Hadi, qui assure l'intérim à la tête de l'Etat.
La province d'Abyane (sud du pays) est tombée aux mains des terroristes d'Al-Qaïda, a-t-il déclaré sans pour autant préciser le nom des quatre autres provinces contrôlées par les forces antigouvernementales.
Le vice-président a en outre indiqué que la date du retour du président Ali Abdallah Saleh dans le pays était encore inconnue. Le 3 juin dernier, le président Saleh a été blessé dans le bombardement de son palais à Sanaa alors qu'il priait en compagnie d'autres responsables yéménites dans la mosquée du palais présidentiel. 
Secoué depuis début février par des manifestations antigouvernementales,.

30 /6

Ria Novosti


2a-3 Les grandes manœuvres 

Le président refuse de signer le plan de règlement
Le président Ali Abdallah Saleh a refusé de signer le plan de réconciliation avec l'opposition, proposé par le Conseil de Coopération du Golfe (CCG), rapportent mercredi les médias occidentaux citant une source au sein des autorités yéménites.
Selon les médias, le secrétaire général du CCG Abdullatif bin Rashid al-Zayani, qui était arrivé à Sanaa le 14 mai afin de convaincre le président et l'opposition de signer le plan de règlement, a quitté mercredi la capitale sans obtenir la signature.
Auparavant, l'opposition avait également refusé de signer le plan du CCG, qui prévoyait la démission du président Saleh sous 30 jours après la création d'un gouvernement d'unité nationale. Suite à la nomination du gouvernement, le chef d'Etat devait transmettre ses fonctions au vice-président, tandis que l'opposition devait cesser les manifestations. Selon l'initiative du CCG, M.Saleh devait également recevoir une immunité.

18-05

http://fr.rian.ru/world/20110518/189527974.html



b) Opposition

L’opposition veut empêcher le retour du président Saleh

Le président yéménite Ali Abdallah Saleh, atteint par un éclat de shrapnel au thorax lors de l'attaque de son palais vendredi à Sanaa, a été opéré à l'hôpital militaire de Ryad, samedi 4 juin en Arabie saoudite, selon une source médicale citée par Reuters.

M. Saleh, 69 ans, est arrivé samedi soir à Ryad à bord d'un avion médical saoudien, alors qu'un deuxième avion transportait des membres de sa famille, avaient annoncé des responsables saoudiens. Son fils aîné Ahmad, commandant de la garde républicaine et que l'opposition l'accusait de préparer à sa succession avant le declenchement de la contestation populaire, est demeuré au Yémen, a précisé le responsable. Le départ de M. Saleh, vigoureusement démenti samedi par plusieurs responsables yéménites, a été confirmé par une source au palais présidentiel.

Dans un premier temps, les proches du président yéménite assuraient qu'il n'avait été que légèrement blessé lors de l'attaque à l'obus contre la présidence. La gravité des blessures d'Ali Abdallah Saleh pourrait cependant être bien plus importante. Officiellement, le président yéménite n'a qu'une légère blessure à la tête. Mais la BBC, citant des sources proches de la présidence, affirme que Saleh aurait en réalité reçu un éclat de shrapnel de plus de 7 centimètres sous la région du cœur et serait brûlé au second degré au thorax et au visage.

Dans un message radio diffusé dans la nuit de vendredi à samedi, le président yéménite a imputé l'attaque au puissant clan des Hached, dont des résidences dans le sud de la capitale ont été bombardées. Il avait alors dit : "Je me porte bien, je suis en bonne santé".

LE VICE-PRÉSIDENT DEVRAIT DIRIGER LE PAYS

Selon la Constitution yéménite, le vice-président, Abdel Rabbo Mansour Hadi, doit diriger le pays en l'absence du chef de l'Etat. Selon une agence de presse yéménite, M. Hadi se serait entretenu dimanche avec l'ambassadeur des Etats-Unis, Gerald Feierstein. Pour l'opposition parlementaire, qui tente depuis plusieurs mois de négocier le départ du président, son départ précipité "marque, pour nous, le début de la fin de ce régime tyrannique et corrompu", selon son porte-parole Mohamed Qahtan. "Nous oeuvrerons avec toutes nos forces pour empêcher son retour", a-t-il ajouté, demandant également à être reçu par l'ambassadeur.

Mais aucune annonce officielle n'a été faite pour confirmer que le vice-président assurait l'intérim. Des sources proches de la présidence ont précisé que M. Mansour Hadi ne s'était pas installé dans le palais présidentiel, symbole du pouvoir suprême. Selon elles, c'est Ahmed, le fils aîné du président Saleh et commandant de la Garde républicaine, qui se trouve au palais.

Les hommes du cheikh Al-Ahmar, chef du puissant clan des Hached, sont engagés depuis le 23 mai dans des combats violents à Sanaa contre les forces fidèles au chef de l'Etat, qui ont fait des dizaines de morts et marqué un tournant dans le mouvement de contestation populaire, lancé en janvier, et resté jusqu'alors pacifique. Des heurts ont opposé par intermittence samedi à Sanaa les hommes de cheikh Ahmar aux forces fidèles à M. Saleh. Mais une source proche du chef tribal a fait état d'une médiation du roi Abdallah d'Arabie saoudite et assuré que cheikh Ahmar était prêt à un cessez-le-feu.

05.06

LEMONDE.FR avec AFP, Reuters |

 


L’opposition veut une transition rapide, le retour de Saleh annoncé.

Le régime yéménite a douché, lundi 6 juin, les espoirs de l'opposition d'une transition rapide du pouvoir en annonçant que le président Ali Abdallah Saleh, hospitalisé en Arabie saoudite, reviendrait à Sanaa "dans les prochains jours".

Des responsables saoudiens avaient indiqué ce week-end que le président ne regagnerait son pays qu'après une convalescence de quatorze jours, ce que "les jeunes de la révolution" avaient vu comme un départ définitif du chef de l'Etat. Pour prévenir tout retour de M. Saleh, ils ont appelé à la formation d'"un conseil présidentiel intérimaire" pour diriger le pays.

La Maison Blanche a affirmé, de son côté, qu'une "transition immédiate" du pouvoir était "dans le meilleur intérêt" des habitants. Le chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, a appelé M. Saleh à réfléchir pendant son traitement en Arabie saoudite et à agir "dans le meilleur intérêt de son peuple".

CONSOLIDER LA TRÊVE

Mais le vice-président, Abed Rabbo Mansour Hadi, a semblé vouloir freiner l'enthousiasme des opposants en indiquant que M. Saleh rentrerait "au pays dans les prochains jours".

Le Congrès populaire général (CPG, parti au pouvoir), dont M. Mansour Hadi est le secrétaire général, a condamné la position de certains leaders du Forum commun, alliance de partis d'opposition, estimant qu'ils profitaient de cet "événement douloureux" en le transformant en "victoire politique".

Sur le terrain, une trêve a été négociée par le vice-président avec le puissant chef tribal des Hached, cheikh Sadek Al-Ahmar, sous l'impulsion du roi Abdallah d'Arabie saoudite. Le vice-président a affirmé que la consolidation de la trêve était la "priorité numéro un" et souhaité "la collaboration de tous" pour y parvenir.

Neuf militaires et six hommes armés ont été tués lors de violents combats nocturnes dans le sud du Yémen entre l'armée et des extrémistes qui seraient liés à Al-Qaida, selon des sources médicales mardi. Les combats se sont déroulés à l'entrée de Zinjibar, où se sont massés depuis lundi soir des renforts pour donner l'assaut à cette ville tombée le 29 mai aux mains d'extrémistes se réclamant d'une organisation inconnue, les Partisans de la charia.

AFP |

07.06.

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2011/06/07/yemen-l-opposition-veut-une-transition-rapide-le-retour-de-saleh-annonce_1532753_3218.html

 


L’opposition menace de chasser Saleh s’il ne signe pas l’accord.

Le président yéménite Ali Abdallah Saleh sera chassé du pouvoir, sous la pression de la rue, s'il ne signe pas l'accord sur une transition pacifique proposé par les monarchies du Golfe, a averti dimanche le porte-parole de l'opposition, Mohamed Qahtan.
"La révolte va s'intensifier et il (finira) par être chassé du pouvoir", a déclaré le porte-parole du Forum commun, l'opposition parlementaire, en réaction aux réticences du président Saleh à signer dimanche, comme convenu, l'accord du Golfe.
Alors que cet accord lui offre l'occasion d'une transition ordonnée, s'il refuse de le signer, il sortira du pouvoir "humilié", sous la pression des protestataires qui observent des sit-in de contestation pour réclamer son départ depuis fin janvier, a-t-il dit.
L'opposition parlementaire avait signé samedi soir l'accord en présence d'un émissaire du Golfe et de plusieurs ambassadeurs, dont celui des Etats-Unis.
Cette dernière ayant refusé de se rendre au palais présidentiel. 

La presse n'a pas été conviée à la cérémonie.
Saleh exige que l'opposition signe avec lui l'accord

Le président Saleh a exigé que l'opposition signe avec lui l'accord. "La cérémonie de signature de l'accord doit se dérouler au palais présidentiel en présence de toutes les parties politiques concernées", a affirmé dans un communiqué le parti présidentiel, le Congrès populaire général
(CPG).
"La signature à huis-clos ne peut être reconnue, elle reflète de mauvaises intentions à l'égard de l'initiative" du CCG, a estimé le communiqué le parti présidentiel.
Un des opposants propose la signature de l’accord à l'ambassade des Emirats

"Le président ne veut pas signer (l'accord) car il s'accroche au pouvoir", a commenté M. Qahtan, excluant que l'opposition signe de nouveau l'accord au Palais présidentiel, comme l'a suggéré le parti de Saleh
"Nous ne participerons à aucune cérémonie de signature au palais présidentiel", a précisé le porte-parole de l'opposition, proposant qu'une telle cérémonie ait lieu, le cas échéant, à l'ambassade des Emirats arabes unis à Sanaa ou dans une capitale d'une monarchie du Golfe.
Des partisans de Saleh bloquent les principales artères de Sanaa

Dans la rue, des partisans du chef de l'Etat, armés de bâtons, ont bloqué les principales artères de Sanaa, dont les issues menant au palais présidentiel où devait normalement se tenir la cérémonie de signature en présence d'un émissaire du Conseil de Coopération du Golfe (CCG). 
Des partisans de  Saleh, brandissant ses portraits, bloquaient également à l'aide de blocs de pierre la route de l'aéroport et la rue menant à la place Tahrir, dans le centre de Sanaa, où est situé le siège du gouvernement. 
Les jeunes opposants contre l’accord du Golfe

Pour leur part, les jeunes opposants à Saleh, qui ne sont pas en faveur de l’accord du Golfe, se sont rassemblés Place du Changement, épicentre de la contestation à Sanaa, dans la plus grande manifestation qu'ait connue la capitale pour réclamer le départ immédiat du président.

Les différents corps de métier étaient représentés à la manifestation, les médecins étant venus en blouse blanche, alors que beaucoup de jeunes portaient les couleurs du drapeau yéménite, rouge, noir et blanc.
Le plan, élaboré avec l'aide des Etats-Unis et de l'Union européenne, prévoit la formation par l'opposition d'un gouvernement de réconciliation et la démission un mois plus tard de Saleh en échange d'une immunité pour lui-même et pour ses proches, puis une élection présidentielle dans les 60 jours.
Sa signature a déjà été maintes fois annoncée puis reportée, alors que le Yémen est secoué depuis janvier par une contestation populaire du régime de Saleh, accusé de népotisme et de corruption. La révolte a coûté la vie à 180 personnes.

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=16603&cid=20&fromval=1&frid=20&seccatid=30&s1=1


Les grandes manœuvres

Un chef tribal demande au roi saoudien d'empêcher le retour de Saleh.  

Le chef d'une grande tribu yéménite, cheikh Sadek al-Ahmar, a demandé au roi saoudien Abdallah d'empêcher le retour du président Ali Abdallah Saleh qui suit actuellement un traitement médical à Riyad, a annoncé le site d'information Al Bachir.
Dans une lettre adressée au monarque saoudien, le chef tribal souligne que le retour du président Saleh entraînerait un regain de
guerre civile au Yémen.
Cette lettre fait suite aux déclarations d'un groupe de hauts fonctionnaires yéménites selon lesquelles le président doit revenir prochainement d'Arabie saoudite où il se fait soigner des blessures reçus lors de l'attaque du palais présidentiel.
La nouvelle du retour de M. Saleh suscite des protestations chez les opposants qui ont déjà annoncé "son départ définitif" du pays.
Plus de 100 leaders tribaux et religieux du Yémen ont appelé à organiser le plus vite possible une élection présidentielle dans le pays. Ils ont rédigé une déclaration réclamant  la démission du chef de l'Etat et l'élection d'un nouveau président dans un délai de 60 jours.

22/06/2011

Ria Novosti



c)  Politique  US

Paroles & action du président US 

Washington appelle à une transition immédiate, en l'absence de Salah  

Un responsable américain a appelé jeudi à Sanaa à une transition immédiate du pouvoir au Yémen, le président contesté Ali Abdallah Saleh se trouvant depuis près de trois semaines en Arabie saoudite où il est hospitalisé pour des blessures subies lors d'un attentat dans son palais.
Nous estimons qu'une transition immédiate, pacifique et ordonnée est dans l'intérêt du peuple yéménite, et nous appelons toutes les parties à engager le dialogue, a déclaré le sous-secrétaire d'Etat américain pour le Proche-Orient Jeffrey Feltman, lors d'une rencontre avec des journalistes à l'ambassade des Etats-Unis.
Il a indiqué avoir évoqué cette question mercredi avec le vice-président Abd Rabbo Mansour Hadi, qui assure de facto l'intérim, ainsi qu'avec les représentants de l'opposition parlementaire, des étudiants contestataires qui tiennent la rue, des hommes d'affaires et des représentants de la société civile.
M. Feltman n'a pas voulu confirmer une rencontre qui se serait tenue mercredi selon des sources politiques entre lui et le fils aîné de M. Saleh, Ahmad, commandant de la Garde Républicaine (unités d'élite) et principal obstacle à une transition pacifique du pouvoir.
Il a indiqué qu'il avait évoqué la transition au Yémen lors de ses entretiens au sultanat d'Oman cette semaine et qu'il se rendait jeudi à Ryad pour débattre de cette question.
Le vice-président est pressé par l'opposition de former un conseil intérimaire, afin de barrer la route à un retour de M. Saleh.
Le président contesté a été hospitalisé le 4 juin à Ryad après avoir été blessé dans une attaque contre le palais présidentiel à Sanaa. Depuis, il n'a fait aucune apparition publique, alimentant les spéculations sur son état de santé.
Un diplomate occidental qui a requis l'anonymat a révélé jeudi que M. Saleh avait été blessé par une charge de TNT placée dans la mosquée du palais présidentiel, et que d'autres bombes avaient été découvertes et désamorcées.
Les autorités yéménites avaient affirmé que le président contesté avait été blessé dans un bombardement qui avait touché la mosquée du palais où M. Saleh participait à la prière du vendredi.
Une source des services de sécurité yéménites a précisé à l'AFP que six autres charges avaient été découvertes, donc cinq dans la mosquée.
Onze des gardes du corps de M. Saleh avaient été tués et 124 autres personnes blessées, dont un grand nombre de dignitaires, parmi lesquels le Premier ministre Ali Mohammed Moujawar et le président du Parlement Yahya al-Rahi, également soignés en Arabie saoudite.
Selon le diplomate occidental, l'enquête sur l'attentat pourrait prendre des mois.
M. Feltman a affirmé que les Etats-Unis aident les autorités yéménites dans l'enquête.
L'entourage du chef de l'Etat a dans un premier temps affirmé que le palais avait été bombardé par la tribu Al-Ahmar, que des combats opposaient aux forces gouvernementales à Sanaa. Il a ensuite accusé Al-Qaïda et même évoqué la piste d'un drone pour expliquer la précision du tir contre la mosquée da la présidence.
Mais l'attentat était une tentative d'assassinat probablement montée de l'intérieur, selon des experts américains du renseignement, une thèse appuyée par des sources diplomatiques à Sanaa.

23/06/2011  

 http://www.gnet.tn/revue-de-presse-internationale/washington-appelle-a-une-transition-immediate-en-l-absence-de-salah/id-menu-957.html


Les grandes manœuvres d'Obama

Obama, Moubarak et le Yémen

nb Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information

Il y a une chose que les dépêches diplomatiques publiées par WikiLeaks montrait clairement: la valeur de la diplomatie américaine. La qualité des messages et la clairvoyance des analyses étaient les vraies révélations. Elles contrastaient avec les câbles de l'ambassadeur de France en Tunisie dont les analyses étaient affligeantes et qui n'avait jamais pris la peine de rencontrer un représentant de l'opposition. 

Les événements en Egypte et au Yémen posent un problème autrement plus compliqué aux Etats-Unis et à Barack Obama.

L'Egypte, qui reçoit 1,5 milliards de dollars d'aide des Etats-Unis chaque année, est un élément essentiel du dispositif américain pour contrer l'Iran.

Et le Yémen, dirigé depuis plus de 30 ans par Ali Abdullah Saleh, est devenu une des bases arrières d'Al Qaeda(...) , mais en même temps les Etats-Unis ont une liberté presque absolue de mener la guerre aux affiliés d'Al Qaeda dans le pays. 

La question à 1 milliard de dollars pour Barack Obama est simple dans sa formulation, mais presque impossible à résoudre: Comment préserver sa sécurité avec ses impératifs moraux, tels qu'ils ont été en particulier définis lors du discours du Caire du 4 juin 2009 ?

La politique de Jimmy Carter qui avait fait des droits de l'Homme la ligne conductrice de sa politique étrangère, s'est révélée être un désastre. La diplomatie ne peut pas osciller entre ces deux extrêmes du spectre, la politique de la canonnière ou la naïveté de la politique des droits de l'Homme aussi louable soit-elle. Comment contrer l'Iran, contenir AlQaeda et soutenir ceux qui ont le courage de s'opposer aux despotes qui s'accrochent au pouvoir depuis plus de trois décennies ?

L'idéal pour Barack Obama serait une transition "à la Ferdinand Marcos", lâché par Ronald Reagan quand les Etats-Unis ont considéré que son maintien au pouvoir après tant d'années, menaçait la stabilité de la région en donnant des armes aux extrémistes.

Vendredi, Obama a suggéré que les Etats-Unis pourraient revoir leur aide à l'Egypte si Moubarak continuait à utiliser l'armée contre les jeunes qui manifestent.

Les câbles de WikiLeaks ont révélé les efforts de la diplomatie américaine pour convaincre Moubarak de libérer les dissidents et d'entreprendre les réformes nécessaires. En vain. Au lieu de promettre à la 25è heures de grandes réformes, Moubarak ferait mieux de commencer par mettre fin au coupures des communications Internet et téléphoniques. Ce serait un premier geste. 

George W. Bush et ses "neocons" croyaient dur comme fer que la chute de l'Iraq, le remplacement de Saddam Hussein par un régime démocratique entraîneraient, dans un vaste jeu de domino, une démocratisation de tout le Moyen Orient. La guerre d'Iraq s'est révélée un désastre total. L'onde de choc est finalement partie, mais de là où on ne l'attendait pas: d'un petit pays paisible. Elle risque d'être ressentie au delà de l'Egypte. Barack Obama doit décider maintenant de la politique qu'il entend mener et faire entendre sa voix clairement. Le monde musulman attend cela de lui. 

http://blog.lefigaro.fr/obamazoom/2011/01/obama-moubarak-et-le-yemen.html


Entretiens entre le vice-président et l'ambassadeur américain
Mansour Hadi s'est entretenu dimanche avec l'ambassadeur des Etats-Unis à Sanaa, Gerald Feierstein, de la situation dans le pays, a rapporté l'agence officielle Saba sans pour autant indiquer qu'il assumait la charge de président par intérim.
Dimanche, des dizaines de milliers de personnes, ont célébré le départ de Saleh, se disant déterminés à empêcher son retour.
Pour le porte-parole de l'opposition parlementaire, Mohamed Qahtan, son départ "marque, pour nous, le début de la fin de ce régime tyrannique et corrompu. Nous oeuvrerons de toutes nos forces pour empêcher son retour".
"Nous sommes totalement disposés à coopérer avec Abed Rabbo (vice-président), mais la
difficulté réside dans le fait de savoir si les fils (et les neveux de Saleh) sont disposés à remettre le pouvoir à Mansour Hadi", a répondu M. Qahtan en réponse à une question.
Le fils aîné du président, Ahmed, et ses neveux contrôlent les principaux organes de sécurité, notamment la Garde républicaine.

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=2&cid=30&frid=20&seccatid=30&eid=18446

 

Les Etats-Unis appellent à une transition immédiate du pouvoir.
La Maison Blanche a affirmé lundi qu'une transition immédiate du pouvoir au Yémen était dans le meilleur intérêt des habitants de ce pays, après le départ du président contesté Ali Abdallah Saleh pour des soins en Arabie Saoudite.
Nous voulons une transition (du pouvoir) pacifique et ordonnée, a déclaré le porte-parole du président Barack Obama, Jay Carney, lors d'un point de presse, assurant qu'une transition immédiate est dans le meilleur intérêt des gens au Yémen.
M. Saleh, au pouvoir depuis 33 ans, a été blessé vendredi dans un bombardement du palais présidentiel et hospitalisé le lendemain dans un hôpital militaire à Ryad où il a été opéré avec succès dimanche, selon un responsable saoudien.
M. Carney a répété que les Etats-Unis soutenaient l'accord (de transition) dont le président Saleh a évoqué la signature, sans franchir le pas. Proposé par le Conseil de coopération du Golfe (CCG), il prévoyait le départ du pouvoir du dirigeant, cible d'une contestation populaire sans précédent, en échange de l'immunité.
De son côté, le porte-parole du département d'Etat, Mark Toner, a estimé lundi que la Constitution yéménite est solide et que toute future progression vers une transition devrait respecter ce document.
M. Toner a aussi remarqué qu'il n'est pas établi si le président Saleh a l'intention de revenir. Nous ne pouvons pas nous lancer dans des spéculations sur ses intentions.
Le régime yéménite a douché lundi les espoirs de l'opposition d'une transition rapide du pouvoir en annonçant qu'Ali Abdallah Saleh reviendrait à Sanaa dans les prochains jours.

http://www.romandie.com/news/n/_Les_Etats_Unis_appellent_a_une_transition_immediate_du_pouvoir_au_Yemen060620112206.asp



c)  Politique

Les voisins du Yemen

Conseil de coopération du Golfe : Plan de sortie de crise

Un plan de sortie de crise proposé par les monarchies du Conseil de coopération du Golfe (CCG), qui s’inquiètent de l’insécurité au Yémen, le pays le plus pauvre de la Péninsule arabique, semble dans l’impasse.
L’opposition a averti dimanche qu’elle appuierait le "choix du peuple" qui refuse le plan du CCG (Arabie saoudite, Emirats arabes unis, Qatar, Bahreïn, Koweït et Oman) si M. Saleh n’acceptait pas de le signer "dans les deux prochains jours".
Le plan prévoit la formation par l’opposition d’un gouvernement de réconciliation et la démission un mois plus tard de M. Saleh, au pouvoir depuis près de 33 ans, en échange de son immunité, puis une élection présidentielle dans 60 jours.
"Tout autre report ou tergiversation de la part du régime va le placer face au choix du peuple, que nous cautionnerons", a indiqué le Forum commun, une coalition de l’opposition parlementaire, dans un communiqué.
Le chef de l’Etat, qui dit accepter ce plan mais refuse de le signer, a dépêché son Premier ministre Ali Mohamed Moujawar auprès de cinq de ses pairs du CCG pour expliquer sa position. M. Moujawar a remis dimanche un message au sultan Qabous d’Oman.

9 mai
http://www.aloufok.net/spip.php?article4220



d) Politique

Européens

Sur le terrain
Cinq chefs d'Etat et de gouvernement européens appellent à une trêve
Berlin, Paris, Londres, Madrid et Rome ont appelé dimanche soir les Yéménites à "respecter la trêve initiée par le roi d'Arabie saoudite" pour rétablir la paix au Yémen, dans une déclaration commune envoyée à la presse par la chancellerie allemande.
"Nous appelons les Yéménites, dans un esprit d'unité nationale et de dialogue, à trouver rapidement le chemin de la réconciliation, sur la base en particulier de l'initiative du Conseil de coopération du Golfe dont nous soutenons les propositions sans restriction, pour que le peuple yéménite choisisse démocratiquement son gouvernement.
Nous sommes disposés à lui apporter en cela notre plein soutien", écrivent la chancelière allemande Angela Merkel, le président français Nicolas Sarkozy, le Premier ministre britannique David Cameron et les chefs du gouvernement italien Silvio Berlusconi et espagnol José Luis Zapatero.
Ils ont en outre remercié Ryadh d'avoir pris en charge médicalement le président yéménite Ali Abdallah Saleh
.

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=2&cid=30&frid=20&seccatid=30&eid=18446


e) Politique

Les institutions

Une mission d’évaluation de l’Onu sur les droits de l’homme
L’ONU va envoyer une mission au Yémen pour évaluer la situation des droits de l’homme dans le pays, a annoncé vendredi une porte-parole.
"Nous allons envoyer une mission au Yémen, la mission d’évaluation (...) démarrera lundi", a déclaré une porte-parole du Haut-commissariat de l’ONU aux droits de l’homme, Ravina Shamdasani, lors d’un point de presse.
La mission durera dix jours et comprendra trois membres du personnel du Haut-commissariat, a-t-elle dit.
Le 13 mai, le Haut-commissariat avait déjà indiqué avoir reçu l’autorisation des autorités yéménites d’envoyer dans le pays une mission d’évaluation des violences qui se sont déroulées lors des récentes manifestations
contre le régime depuis fin janvier.

24 juin

http://www.aloufok.net/spip.php?article4649



f) Politique

Les pays intéressés

Mission d'évaluation britannique

Une mission militaire d'évaluation britannique a été déployée près du Yémen, a indiqué lundi le ministère de la défense britannique (MoD) à Londres, sans vouloir confirmer la présence de deux navires de soutien dans la région. "Dans le cadre d'un déploiement de routine, une mission d'évaluation se trouve dans la région" du Golfe, a déclaré un porte-parole du MoD.

Selon la BBC, 80 marines se trouve à bord du navire de ravitaillement et de soutien Fort Victoria, tandis que Sky News a rapporté la présence également dans la zone du navire-hôpital Argus. –

AFP |

07.06.

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2011/06/07/yemen-l-opposition-veut-une-transition-rapide-le-retour-de-saleh-annonce_1532753_3218.html

 

Farid Merrad : La Grande Bretagne considère le Yémen comme une grande menace, à sa sécurité(…)  

 Le ministre britannique des Affaires étrangères a affirmé que le Yémen représentait une grande menace à la sécurité de la Grande Bretagne. C

ité par Press TV, le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague, a mis en garde quant à la situation critique au Yémen, ajoutant que ce pays représente une menace sérieuse à la sécurité nationale de la Grande Bretagne et que Londres s’occupe depuis des semaines, voire des mois d’évaluer cette question. William Hague a également évoqué le départ du Président yéménite, Ali Abdallah Saleh, pour l’Arabie saoudite et les doutes qui existent sur son retour au Yémen. "Ce pays, en proie aux tensions pourrait être divisé et c’est justement cela qui donne du souci", a-t-il ajouté. Hague a aussi promis les efforts du gouvernement britannique dans le sens de rétablir la stabilité dans la région.

Farid Merrad

06/06/2011

 http://french.irib.ir/info/international/item/118341-la-grande-bretagne-consid%C3%A8re-le-yemen-comme-une-grande-menace-a-sa-securit%C3%A9

 

Farid Merrad : Cinq chefs d'État et de gouvernement européens appellent à une trêve.  

Berlin, Paris, Londres, Madrid et Rome ont appelé dimanche soir les Yéménites à "respecter la trêve initiée par le roi d'Arabie saoudite" pour rétablir la paix au Yémen, dans une déclaration commune envoyée à la presse par la chancellerie allemande.
"Après des mois de désordres et de violences, qui ont contribué à la souffrance considérable de la population yéménite et causé des destructions énormes, nous prions avec insistance tous les responsables civils et militaires du Yémen de respecter la trêve initiée par le roi d'Arabie saoudite Abdallah", écrivent la chancelière allemande Angela Merkel, le président français Nicolas Sarkozy, le Premier ministre britannique David Cameron et les chefs du gouvernement italien Silvio Berlusconi et espagnol José Luis Zapatero.
"Nous appelons les Yéménites, dans un esprit d'unité nationale et de dialogue, à trouver rapidement le chemin de la réconciliation, sur la base en particulier de l'initiative du Conseil de coopération du Golfe dont nous soutenons les propositions sans restriction, pour que le peuple yéménite choisisse démocratiquement son gouvernement. Nous sommes disposés à lui apporter en cela notre plein soutien", ajoutent-ils.
Les cinq chefs d'Etat et de gouvernement remercient en outre Ryadh d'avoir pris en charge médicalement le président yéménite Ali Abdallah Saleh, opéré avec succès dimanche dans la capitale saodienne après avoir été blessé dans un attentat.

Farid Merrad

06/06/2011

 http://www.lorientlejour.com/category/Derni%C3%A8res+Infos/article/706913/Yemen%3A_cinq_chefs_dEtat_et_de_gouvernement_europeens_appellent_a_une_treve.html




Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


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