Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Avertir le modérateur

27/07/2011

n° 91 - Journal des Guerres de l'Otan. - 26-06 au 25-07 - Début - : La débâcle de l’OTAN en Libye.


n° 91 - Journal des Guerres de l'Otan. -  26-06 au 25-07  - Début - : La débâcle de l’OTAN en Libye.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



  Journal des Guerres de l'Otan. (Début)   

Opération Unified Protector

n° 91- 26-06 au 25-07

C.De Broeder & M.Lemaire



Le " Journal des Guerres de l'Otan " est  visible :

a)   sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Robert Bibeau :  http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

Le " Journal des Guerres de l'Otan " est  visible :

a)   sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Robert Bibeau :  http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

e) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

Tiré à part :

Alexander Cockburn : La débâcle de l’OTAN en Libye.

Le président sud-africain Jacob Zuma hausse le ton ....

Première division des Alliés de l'Otan sur la poursuite des frappes.

Armen Oganessian : L'OTAN travestit la réalité en Libye.

Le conflit libyen est monté de toutes pièces"

L'OTAN travestit la réalité.

L'OTAN prépare les rebelles au pouvoir.

Marti Hiken : Les nations européennes ne veulent plus jouer leur rôle dans l’OTAN.

Suite-

1 Paroles & action ... 

Otan : Opération UNIFIED PROTECTOR : Direction par l’OTAN de l’embargo sur les armes à l’encontre de la Libye.

Au cœur des débats.

L’OTAN donne des signes de son intention d'assassiner Kadhafi.  

2 Guerres de l'Otan

Au jour le jour

Fin

Politique 

Kadhafi sollicite l'intervention du Nigeria

b) L'Otan

Otan - Paroles & action

L'OTAN refuse de cesser ses opérations en Libye. 

Sur le terrain

"Un millier de civils tués par l'Otan"

c) Les Usa 



Tiré à part :

Alexander Cockburn : La débâcle de l’OTAN en Libye.

Après trois mois et demi de bombardements et de livraisons d’armes à différentes factions rebelles, l’échec de l’OTAN dans ses efforts pour promouvoir un « changement de régime » en Libye est désormais évident.

A l’évidence, les commandants de l’OTAN espèrent encore en la bombe chanceuse qui tuerait Kadhafi, mais à ce jour le pouvoir est encore entre les mains du dirigeant Libyen, tandis que les puissances de l’OTAN s’entredéchirent.

Les rapports sur les délibérations à Istanbul du Groupe de Contact de l’OTAN ont un côté surréaliste, où la Secrétaire d’Etat (US) Clinton et le Ministre des Affaires Étrangères britannique Hague ont solennellement réaffirmé leur engagement pour un changement de régime et une consolidation des relations avec le Conseil de Transition à Benghazi, alors que l’humiliation de toute l’expédition de l’OTAN entrera dans les livres d’histoire comme un avertissement sur les dangers des illusions politiques au service de « l’interventionnisme humanitaire », comme un exemple du travail épouvantable effectué par les services de renseignement, des illusions sur les bombardements et la suprématie des airs, et sur une des pires campagnes de presse jamais vue.

Prenez par exemple le premier ministre britannique David Cameron. Il peut remercier Rupert Murdoch, et même le misérable Andy Coulson pour l’ironie de cette histoire. Son incroyable erreur de calcul et son obstination à embaucher l’ancien rédacteur de News of the World, Coulson, a tellement occupé l’espace médiatique ces derniers jours qu’elle occulte une autre incroyable erreur de calcul sur la scène internationale et lui évite railleries et critiques.

Lorsque Cameron a rejoint le président français Sarkozy au début de mois de mars dans sa charge contre Kadhafi, apparemment aucune mise en garde n’est venu troubler l’ambiance guillerette qui régnait à Downing Street (bureaux du premier ministre britannique – NdT). C’était comme si les bourdes et les erreurs de Blair en Irak, sans cesse exhumées au cours des années qui ont suivi, n’avaient jamais existé.

Cameron, comme Sarkozy, Clinton et Obama, étaient en possession de rapports des services de renseignement sur la situation en Libye. Est-ce qu’un de ces rapports leur a expliqué que Kadhafi pouvait se révéler plus dur à cuire que les dirigeants tunisien ou égyptien, qu’il pouvait même bénéficier d’un certain soutien populaire à Tripoli et dans ouest du pays, qui a toujours été en conflit avec Benghazi et les régions de l’est ? Si c’est le cas, est-ce que quelqu’un l’a lu ?

La presse occidentale, de même qu’Al Jazeera, n’a pas été d’une grande aide dans cette affaire. Les accusations initiales contre Kadhafi et le « génocide » commis contre son propre peuple ou le recours aux viols massifs s’appuyaient sur des rumeurs invérifiables et des bulletins de propagande diffusés depuis Banghazi et ont été discrédités par des organisations respectables telles qu’Amnesty International et Human Rights Watch. Toute prétention que la Cour International de Justice pouvait avoir en matière d’impartialité a été minée par son instrumentalisation au service de l’OTAN, par des inculpations hâtives lancées contre Kadhafi et ses plus proches collaborateurs à chaque fois que les intérêts de l’OTAN étaient en jeu.

Les journalistes à Benghazi sont devenus les Pom-Pom girls de ce qui depuis le début n’était à l’évidence qu’un ramassis de factions disparates et désorganisées. Les journalistes à Tripoli ont été réticents à écrire une seule ligne qui pouvait paraître aux yeux de leurs rédacteurs en chef trop « complaisante » à l’égard Kadhafi, un personnage diabolisé en Occident depuis pratiquement le début de ses 40 ans de pouvoir. Les progressistes américains (et français, pardi ! - NdT) exultaient parce qu’ils tenaient là enfin une « guerre juste » et pouvaient applaudir les bombardiers de l’OTAN avec la conscience tranquille et s’accrocher à leurs fantasmes sur la pureté révolutionnaire des rebelles.

L’histoire nous démontre qu’aucun largage de milliers de tonnes de bombes et de missiles, et quel que soit leur soi-disant « précision chirurgicale », ne provoque un élan d’enthousiasme de la part des civils qui les reçoivent, même lorsque chaque projectile est tamponné et certifié « humanitaire » et largué « avec les meilleures intentions du monde ». Tripoli a récemment connu de vastes manifestations pro-gouvernementales. La population Libyenne est de 6 millions, dont 4 à Tripoli. Kadhafi se promène dans la ville dans une Jeep ouverte. Un grand nombre d’AK-47 ont été distribués aux comités de défense civile. Les forces de sécurité de Kadhafi ont-ils obligé tous ces gens à aller manifester ? C’est peu probable.

Cette semaine, la presse occidentale s’est empressée de relayer l’histoire d’une poignée de prisonniers qui ont dénoncé Kadhafi. Eh bien, si vous étiez un prisonnier avec des pistolets rebelles posés sur la tempe, proclameriez-vous votre fidélité à l’objet de leur colère ou murmuriez-vous que vous avez été enrôlé de force dans son armée ? Ne s’agit-il pas là du B-A-BA du journalisme ? Sont-ils des « mercenaires noirs » ou des Libyens du sud qui sont à la fois noirs et membres des milices de Kadhafi ?

D’autres indications sur les erreurs de jugement de l’OTAN ont été ses rebuffades envers les accusations de dirigeants africains, russes et même de pays membres de l’OTAN comme l’Allemagne, selon lesquelles les mandats des deux résolutions du Conseil de Sécurité de l’OTAN votées en février et mars – la protection des populations civiles – étaient ouvertement violés et remplacés par une campagne visant à tuer Kadhafi et à installer un « gouvernement provisoire » bancal à Benghazi, composé depuis le début par une bande de personnages douteux.

Au début du mois de mars, Sarkozy, qui trainaient dans les sondages, a cru aux conseils de « nouveau philosophe » Bernard-Henri Lévy, après l’excursion entreprise par ce dernier à Benghazi le 6 mars, selon qui il suffisait de se baisser pour ramasser la Libye et son pétrole. Le 11 mars, Sarkozy a décidé précipitamment de reconnaître le gang de Benghazi comme le gouvernement légitime de la Libye et a attendu en toute confiance la chute de Kadhafi.

Dans un compte-rendu hilarant sur la débâcle de l’OTAN, Vincent Jauvert du Nouvel Observateur a récemment révélé que les services de renseignement français avait assuré à Sarkozy et au ministre des affaires étrangères Juppé qu’ « à la première frappe (aérienne), des milliers de soldats de Kadhafi feraient défection ». Ils avaient prédit aussi que les rebelles avanceraient rapidement sur Sirte, la ville natale de Kadhafi et l’obligeraient à fuir le pays. Chose que les puissances de l’OTAN ont triomphalement clamée en annonçant même que Kadhafi avait fui vers le Venezuela. Il ne fait pas hésiter à recourir au Gros Mensonge pour sa propre propagande sauf lorsqu’il sera inévitablement démenti 24 heures plus tard.

« Nous avons sous-estimé Kadhafi, » un déclaré un officier à Jauvert. « Il se prépare à l’invasion depuis 41 ans. Nous n’imaginions pas qu’il s’adapterait aussi vite. Pour le transport des troupes et des batteries de missiles, par exemple, personne ne pensait que Kadhafi irait acheter des centaines de camions Toyota au Niger et au Mali. Ce fut un éclair de génie : les camions sont identiques à ceux des rebelles. L’OTAN est paralysé. Ca retarde les frappes. Avant de bombarder les véhicules, les pilotes doivent s’assurer qu’il s’agit de forces de Kadhafi. Nous avons demandé aux rebelles de placer un signe particulier sur les toits de leurs camions, a dit un soldat, mais nous ne pouvons jamais être certains. Ils sont tellement désorganisés... » (traduction à partir de la version anglaise – NdT)

Lorsque la chute n’a pas eu lieu à la date prévue, le gouvernement français a admis du bout des lèvres au début de mois qu’il livrait des armes et des munitions aux groupes rebelles libyens. Nous pouvons présumer sans grand risque de se tromper que la Grande-Bretagne mène ses propres opérations clandestines, et que la capture d’une unité de SAS/MI6 (forces spéciales/services de renseignement - NdT) par des fermiers Libyens n’est du meilleur augure.

A présent, la coalition de l’OTAN est en train de se déliter, même si la presse US n’en parle pas. Le ministre de la défense français Gérard Longuet a accordé une interview à la fin de la semaine dernière à une télévision française et il a dit que l’action militaire de la France avait échoué, et que l’heure de la diplomatie avait sonné. « Nous devons maintenant nous assoir autour d’une table. Nous arrêterons les bombardements dés que les Libyens commenceront à se parler entre eux et que les soldats des deux côtés retourneront dans leurs casernes. » (traduction à partir de la version anglais – NdT). Longuet a suggéré que Kadhafi pourrait rester en Libye, « dans une autre pièce du palais, avec un autre titre. »

Si les remarques surprenantes de Longuet étaient destinées à l’opinion publique française à la veille d’un vote à l’Assemblée Nationale, elles ont clairement été un choc pour Cameron et la Secrétaire d’Etat Clinton. Tout en renforçant l’impression d’une guerre civile au sein de l’OTAN, Cameron et Clinton ont précipitamment publié des déclarations qui réaffirmaient l’objectif d’un changement de régime, et que le départ de Kadhafi n’était pas négociable, comme exigé par le gang de Benghazi.

Mais Berlusconi, dont le pays est devenu la destination de dizaines de milliers de réfugiés qui fuient les combats et l’effondrement économique de la Libye, déclare à présent qu’il avait toujours été contre cette aventure de l’OTAN. Il pourrait refuser de renouveler quelques accords d’hébergement en Italie pour les puissances de l’OTAN engagées dans l’opération. L’Allemagne n’a jamais été enthousiaste. A l’origine, la France et la Grande-Bretagne nourrissaient l’espoir d’une collaboration militaire étroite mais l’espoir s’est rapidement évanoui pour toutes les raisons habituelles – inertie, méfiance et simple incompétence.

La méfiance de Sarkozy envers l’Allemagne et la Turquie était apparemment si intense, selon le Nouvel Observateur, qu’il a demandé que les officiers turcs et allemands présents dans la structure de commande de l’OTAN soient mis sur la touche parce qu’ils auraient pu saboter la guerre étant donné les réticences de Berlin et d’Ankara pour toute l’opération. La règle veut que lorsque le commandant suprême de l’OTAN, un général américain, et le numéro deux, un Britannique, sont absents, c’est le numéro 3, un Allemand, qui prend le commandement. Sarkozy a fait suspendre cette règle.

Sous des pressions et des priorités politiques internes, Obama a joué à un double-jeu. Au départ, la précipitation vers le Conseil de Sécurité de l’ONU a été principalement une initiative de la Secrétaire d’Etat Clinton. A mi-février, sur le plan politique, Obama était dans une situation délicate. Il se racontait de plus en plus qu’il ne ferait pas un second mandat. Clinton s’est précipitée pour occuper ce qu’elle percevait comme un vide tentant, peut-être même en caressant l’espoir d’accélérer le déclin d’Obama et de se placer comme candidate potentielle pour 2012. Obama, qui en était encore soucieux de se débarrasser de sa réputation de « mauviette », a rapidement approuvé la mission de l’OTAN et contré les accusations d’inconstitutionnalité de cette décision. Clinton a aussitôt annoncé qu’elle n’était pas particulièrement intéressée par une carrière politique nationale après 2012.

En termes de matériel, les Etats-Unis ont joué un rôle crucial. Selon un général français cité par le Nouvel Observateur, « 33 des 41 avions ravitailleurs utilisés dans l’opération sont américains, la plupart des Awacs aussi, tous les drones également, comme 100% des missiles antiradars et des kits de guidage laser des bombes. Et ce n’est pas tout. L’essentiel des moyens de commandement et de contrôle de l’Otan comme la gigantesque bande passante qui permet de transmettre toutes les données sont américains ». Le directeur du renseignement militaire, le général Didier Bolelli, a révélé que plus de 80% des cibles affectées aux pilotes français en Libye étaient désignées par les services américains ! « Ils nous donnent juste ce qu’il faut pour que nous ne nous cassions pas la figure », assure un diplomate.

Ceux dont les souvenirs remontent à la débâcle de Suez en 1956 pourraient se remémorer comment Eisenhower a simplement donné l’ordre aux forces Britanniques, Françaises et Israéliennes d’abandonner leur objectif de renverser Nasser. Nous pourrions bien être en train d’assister à une nouvelle démonstration de la domination US qui s’est instaurée au lendemain de la seconde guerre mondiale, avec l’administration Obama qui remet les choses en place en démontrant qu’une suprématie européenne dans la région méditerranéenne est vouée à l’échec.

Avant de prendre sa retraite, le Secrétaire à la Défense (US) Gates a pris soin de remuer le couteau dans la plaie lors d’un discours à Bruxelles : « la plus grande alliance militaire de l’histoire, est... engagée dans une opération contre un régime mal armée d’un pays sous peuplé – et pourtant de nombreux alliés sont à court de munitions et ont besoin des Etats-Unis, une fois de plus, pour combler le manque. » Il a déclaré d’un ton sinistre que « les futurs dirigeants politiques US... pourraient considérer que le retour sur investissement de l’Amérique dans l’OTAN ne vaut pas la dépense.  »

Même si Obama est sans équivoque favorable à un changement de régime en Libye, après le constat d’échec de la campagne de bombardements l’ambiance politique ici n’est pas propice à une escalade - très coûteuse et plutôt rejetée par l’opinion publique.

Il n’y a rien qui indique que le dirigeant du Labour (le « PS britannique » - NdT), Ed Miliband, prêt à bondir pour saisir les rênes de la campagne anti-Murdoch, ait l’agilité politique suffisante pour griller Cameron pour la farce libyenne. Par nature, il est probablement plus enclin aux « interventions humanitaires » que Cameron et la seule chose qu’il pourrait reprocher à ce dernier est de n’avoir pas avoir fait suffisamment d’efforts.

En résumé, la gauche devrait se réjouir d’assister à la déroute d’une simple expédition coloniale, avec de graves conséquences à long-terme en ce qui concerne la crédibilité de l’OTAN et ses faux semblants à l’égard du droit international. Un autre motif de réjouissances est le discrédit encore plus grand qui vient de frapper le tribunal fantoche connu sous le nom de Cour de Justice Internationale.

Et maintenant ? L’air est chargée de spéculations sur un éventuel accord, spéculations ponctuées par des bêlements pieux des Américains et des Britanniques sur l’imminence de la chute de Kadhafi, que ce dernier serait à court de carburant, que les rebelles resserreraient leur étau sur Tripoli, que les Russes auraient négocié une sortie honorable. Il semble plus juste de constater qu’au bout de quatre mois et demi, l’OTAN et les interventionnistes sont en train de subir une humiliation. Ajoutez à ça l’humiliation de Rupert Murdoch et nous avons là largement de quoi lever nos verres très haut.

Alexander Cockburn

20 juillet 2011

(Counterpunch)

http://counterpunch.org/cockburn07152011.html


Le président sud-africain Jacob Zuma hausse le ton ....

L’«assassinat politique» de Kadhafi n’est pas une option

Le président sud-africain Jacob Zuma a haussé le ton face à l’OTAN, soulignant qu’elle n’avait pas été mandatée par l’ONU pour conduire «l’assassinat politique» de Mouammar Kadhafi, au moment où les rebelles ont lancé une offensive à seulement 50 km de Tripoli. Réuni dimanche à Pretoria, le comité des médiateurs de l’Union africaine (UA), composé de cinq chefs d’Etat – Afrique du Sud, Congo, Mali, Ouganda, Mauritanie – passait en revue les efforts de médiation devant aider à un règlement de la crise libyenne.

D’emblée, le président Jacob Zuma a souligné la «préoccupation» du comité et de l’assemblée de l’UA devant les «bombardements continus de l’OTAN», ajoutant que «la finalité de la résolution 1973 (de l’ONU, adoptée le 17 mars) était de protéger le peuple libyen et faciliter les efforts humanitaires».

Cette réunion s’est ouverte alors que les rebelles libyens ont indiqué samedi soir attendre rapidement une offre de Kadhafi pour mettre fin à une guerre de plus de quatre mois. Mais le porte-parole du régime libyen, Moussa Ibrahim, a déclaré dimanche que le colonel Kadhafi ne quitterait ni le pouvoir ni le pays. «Kadhafi est ici. Il y reste. Il dirige le pays et il ne le quittera pas et il ne démissionnera pas parce qu’il n’a aucun poste officiel

La rébellion a repoussé les loyalistes de 20 km, remontant vers le verrou stratégique de Bir al-Ghanam. Les deux camps s’affrontent à l’arme lourde, entre intenses bombardements aux roquettes de type Grad et tirs soutenus de mitrailleuses lourdes. A Tripoli, un bateau affrété par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) est arrivé en provenance de la ville rebelle de Benghazi (est), avec quelques dizaines de familles à bord.

«M. Rasmussen a jugé que [les livraisons d'armes par la France] permettaient de protéger la population civile, en conformité avec la résolution du Conseil de sécurité de l'ONU sur le sujet.»

«Les insurgés cherchent notamment à reprendre Bir Al-Ghanam, un carrefour stratégique à quelque 50 km au sud de Tripoli, afin d'être à portée de canon de la capitale libyenne.» Il n'y a pas de civils à Tripoli.

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/f57565b0-a033-11e0-b9b8-170a8539b71a/Jacob_Zuma_hausse_le_ton_contre_lOTAN


Première division des Alliés de l'Otan sur la poursuite des frappes.
L'Italie a ouvert la voie à une sérieuse division au sein de l'Otan en demandant mercredi un cessez-le feu en Libye, une éventualité aussitôt rejetée par Paris et le chef de l'Alliance.
Après une série de bavures qui a entaché la campagne "Protecteur unifié", le ministre italien des Affaires étrangères, Franco Frattini, a estimé que "la suspension des actions armées est fondamentale pour permettre une aide immédiate" dans le pays en proie à un conflit depuis plus de quatre mois. Une proposition aussitôt rejetée par la France, estimant qu'une pause, même à des fins humanitaires, risquerait de permettre au leader contesté Mouammar Kadhafi "de gagner du temps et de se réorganiser".
A Bruxelles, le secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen, s'est voulu clair: l'Otan va "continuer" ses opérations pour éviter que "d'innombrables civils supplémentaires perdent la vie". Pays abritant le quartier général de l'opération et des bases aériennes d'où décollent les bombardiers alliés, l'Italie a jeté un pavé dans la mare en dénonçant les raids contre les civils et l'enlisement du conflit.
Un arrêt immédiat des hostilités "permettrait d'éviter ce que le CNT (Conseil national de transition, instance dirigeante de la rébellion) craint, à savoir une consolidation de la partition en deux de la Libye", a dit M. Frattini, à la veille d'un Conseil européen à Bruxelles. Se référant aux opérations de l'Otan, M. Frattini a également réclamé "des informations détaillées" et préconisé des "consignes claires et précises", après les erreurs "dramatiques" qui ont conduit à toucher des civils. "Ce n'est clairement pas la mission de l'Otan", a-t-il ajouté.
De son côté, le secrétaire général sortant de la Ligue arabe, Amr Moussa, qui a soutenu le lancement des frappes aériennes en Libye, a fait part de ses "scrupules" après les pertes civiles. "Quand je vois des enfants se faire tuer, mon devoir est d'avoir des scrupules. C'est pourquoi j'ai mis en garde contre le risque de pertes civiles", a déclaré M. Moussa.
L'Alliance atlantique a reconnu avoir tué par erreur neuf civils lors d'une frappe nocturne à Tripoli dimanche. Le 16 juin, l'Otan avait également frappé accidentellement une colonne de véhicules rebelles dans la région de Brega. Mais l'Alliance a insisté sur le fait qu'un raid aérien mené lundi à Sorman, à l'ouest de Tripoli et qui a fait selon les autorités libyennes 15 morts, dont trois enfants, avait frappé une "cible militaire légitime". Ce raid a visé une résidence de Khouildi Hmidi, un vieux compagnon de route du colonel Kadhafi.
Malgré les critiques, l'Otan semble entrer dans une nouvelle étape dans ses opérations en Libye, en visant notamment les points de contrôle érigés sur les routes menant à Tripoli et les véhicules militaires légers équipées de canons anti-aériens ou de lance-roquettes

. Elle s'est défendu d'avoir visé mardi deux check-point aux alentours de Khoms, à 120 km à l'est de Tripoli, comme indiqué par la télévision libyenne qui a qualifié les cibles visées de "civils". Un responsable de l'Otan a assuré que les objectifs visés étaient tous "clairement militaires".
Dans son rapport quotidien, l'Otan a indiqué avoir visé mardi des véhicules militaires aux environs de Nalout et Zenten, dans la région montagneuse d'Al-Jabal Al-Gharbi, au sud-ouest de Tripoli, théâtre depuis plusieurs semaines de violents affrontements entre rebelles et forces loyalistes. L'Alliance a indiqué aussi avoir visé d'autres cibles aux environs de Zlitan à 40 km à l'ouest de la ville rebelle de Misrata, où il a essuyé mardi sa première perte en Libye, un hélicoptère drone américain.
Misrata a encore fait l'objet mercredi de tirs de "roquettes" des "pro-Kadhafi", faisant un nombre de blessés parmi les femmes et les enfants", selon un communiqué de la rébellion, qui a également fait état de l'exode de milliers de familles originaire de la région de cette enclave. Au niveau diplomatique, la rébellion a enregistré un nouveau succès mercredi après que la Chine a reconnu le CNT comme "interlocuteur important", mettant fin à sa politique de non ingérence dans ce conflit, trois semaines après ses premiers contacts avec la rébellion.
Le CNT a été reconnu comme "représentant légitime" du peuple libyen par une quinzaine de pays. D'autre part, l'Organisation de la conférence islamique a annoncé avoir dépêché une mission en Libye pour préparer une médiation en vue d'un règlement de la crise dans ce pays. La mission, dirigée par le chef du département politique de l'OCI, Mahdi Fathallah, doit rencontrer des responsables du régime et de la rébellion.
Depuis le 15 février, le conflit a fait entre "10.000 et 15.000" morts et obligé près de 952.000 personnes à prendre la fuite, selon des organisations internationales
.

La Libre Belgique –

22/06/2011


Armen Oganessian : L'OTAN travestit la réalité en Libye.

"Avez-vous demandé l’autorisation de l’OTAN pour vous rendre à Tripoli?", a demandé à Kirsan Ilioumjinov un journaliste occidental lors d’une conférence de presse. Bien sûr, il était possible de répondre: "Est-ce que vos parents vous autorisaient à être impolis?" Mais cela n’aurait pas été diplomatique. "Le règlement du président de la Fédération internationale des échecs (FIDE) ne stipule pas qu’il est nécessaire d’informer l’OTAN." Sans préambule particulièrement recherché, Ilioumjinov a déclaré: "Le gouvernement libyen est prêt à négocier. Dès maintenant il est prêt à s’assoir à la table des négociations avec les dirigeants de l’OTAN et avec ceux qui se trouvent à Benghazi."
En ce qui concerne "l’autorisation" de l’OTAN, la question est digne d’intérêt. Sur le plan informationnel, aujourd’hui la Libye est une terra incognita, elle ne peut pas utiliser ses satellites, et les médias libyens ne sont pas diffusés à l’étranger, même dans les pays voisins les plus proches. Ce vide a été comblé par les rapports officiels et bravaches des politiciens et des généraux de l’OTAN. En ce qui concerne les "reportages en direct" des médias étrangers, il s’agit généralement d’un texte adapté par les rédactions aux images parvenant depuis les lieux des événements. Et le sens des événements est souvent altéré au point de ne plus du tout correspondre à la réalité. En d’autres termes, une machine de propagande en a remplacé une autre. D’autre part, en Libye toutes les chaînes occidentales et russes fonctionnent. Selon Ilioumjinov, les Libyens rient lorsqu’ils entendent les "salades" occidentales.
Dans une interview exclusive accordée à l’envoyé spécial du magazine Mejdounarodnaïa jizn (Vie internationale), qui a accompagné le président de la FIDE dans ce voyage, ce dernier a déclaré: "J’ai traversé la moitié du pays, j’ai vu des villes et des villages qui, selon les médias occidentaux, était "occupés par les rebelles", et où, soi-disant, "des combats violents avaient lieu." Et à ce moment précis nous étions à ces endroits! Et lorsqu’on revenait vers la frontière tunisienne, les médias occidentaux annonçaient que la ville de Zaouïa était "occupée par les rebelles", or nous l’avons traversée et il n’y avait aucun combat!" Bien sûr, la résolution de l’ONU n’avait pas du tout prévu le blocus de l’information en Libye. Qui plus est, la censure.

Le tableau objectif des événements en Libye contredit foncièrement les communiqués triomphants de l’OTAN. Finalement, tout s’est réduit au fait que l’OTAN pousse à agir ceux qu’on appelle les rebelles, et ces derniers répondent invariablement: "Bombardez plus, bombardez encore!" En prenant partie pour les rebelles, l’OTAN provoque l’exacerbation de la guerre civile et n’est absolument pas intéressée par la paix civile tant que Kadhafi n'est pas balayé de l’échiquier politique.
Désormais, il est clair que les priorités initiales de l’OTAN n’étaient pas la paix et la sécurité de population civile, mais seulement la réalisation d'objectifs politiques. C’est la raison pour laquelle il n’y aura aucune réponse à la volonté de Kadhafi de commencer les négociations immédiatement après la cessation des raids aériens. Les alliés ont besoin d’une guerre avec une fin victorieuse.
Kirsan Ilioumjinov a vu les hôpitaux et les immeubles en ruines. Et il a trouvé en lui le courage d’exprimer sa compassion à Kadhafi pour la mort de ses petits-fils âgés de 2 ans, et de sa petite-fille de 2 mois, qui avaient été tués pendant un bombardement de la capitale libyenne. D’ailleurs, il ne faut pas oublier que l’opération actuelle fait couler le sang des enfants libyens, ce qui aurait dû attirer l’attention de la Cour pénale internationale. Ou une nouvelle fois on mettra tout sur le dos de la résolution des Nations Unies?
Lors de l’entretien avec Kirsan Ilioumjinov, Kadhafi a fait allusion aux dessous économiques de l’opération. 160 milliards de dollars, toutes les réserves monétaires de la Libye ont été gelées sur les comptes étrangers. "J’ignore pourquoi tout le monde dit que cet argent appartient à Kadhafi. Ce n’est pas l’argent de Kadhafi, il appartient à la Banque centrale nationale, aux entreprises publiques, à la population libyenne! Si ces 160 milliards sont nécessaires pour renforcer l’euro, pour le règlement de leurs problèmes, qu’ils le disent!"
On sait qu’à une époque la Libye a abandonné l’élaboration d'armes de destruction massive, nucléaires, chimiques, bactériologiques, ainsi que la fabrication de fusées-porteuses. Kadhafi a déclaré à Ilioumjinov que les fonds économisés ont été notamment alloués à la construction des voies ferrées, dont l’appel d’offres a été remporté par la Russie. Puis Kadhafi a ajouté: "Quel exemple l’OTAN montre actuellement aux pays tels que la Corée du Nord, l’Iran et autres? Que la force appartient à celui qui possède des armes? J’ai été contraint d’abandonner la production de ces armements. Et aujourd’hui, la Libye est bombardée. S’avère-t-il que tel est le sort des Etats petits et faibles?"
Selon Kirsan Ilioumjinov, Kadhafi paraissait lucide, la rencontre ne s’est pas tenue dans un bunker et son interlocuteur n’avait pas l’air d’un homme préoccupé par son propre sort. Mais l’amertume de la perte de ses proches était évidente: "Je sais que j’ai été condamné à mort avec mes proches et parents. Mais quel tort une fillette avait-elle fait à l’OTAN?"
L’opinion de l’auteur ne coïncide pas forcément avec la position de la rédaction

Armen Oganessian

17 juin

20 juin  

http://fr.rian.ru/...

 


Le conflit libyen est monté de toutes pièces"

L'OTAN travestit la réalité.

Le conflit libyen est monté de toutes pièces"

Les révélations de Saïda Benhabiles ex ministre Algérienne
De retour de Libye où elle a rencontré les membres du Conseil national de transition, des jeunes insurgés et les responsables de Tripoli, Saïda Benhabiles, ancienne ministre algérienne et présidente d'une association, a fait hier au Temps d’Algérie des révélations, à Alger, lors des assises nationales sur la société civile, qui risquent d’éclabousser les régimes de Nicolas Sarkozy, de Grande-Bretagne et des Etats-Unis d'Amérique.
 Guerre impérialiste de Libye: vers une invasion américaine et une destitution d’Obama ?…
Un journaliste fixe la date du début de la Troisième guerre mondiale
L’OTAN souffre de sérieux problèmes de financement
Le conflit libyen est monté de toutes pièces, selon l'ancienne ministre, qui détient des preuves irréfutables sur les intentions des pays occidentaux qui ont déclaré la guerre au «frère d'hier», Mouamar El Kaddafi.

En effet, Saïda Benhabiles a effectué récemment un voyage «dangereux», au prix de sa vie, pour voir de visu la «révolte» du peuple libyen, devenu le «fonds de commerce des responsables européens et américains, ainsi que certains dirigeants impitoyables des pays arabes, notamment l'émir du Qatar».

 L'ancienne ministre a dû avoir l'autorisation de l’écrivain et philosophe français juif, Bernard Henri Lévy pour se rendre à Benghazi. Ce dernier est devenu «le chef des insurgés». «Il est au courant de tout et coordonne toutes les actions», a tenu à souligner notre ministre, s'interrogeant sur le rôle de ce personnage dans le conflit libyen.

Les forces de l'Otan tuent les civils, les enfants, les femmes, des simples citoyens et tirent sur tout ce qui bouge. Nous avons vu des images horribles, même les hôpitaux n'ont pas échappé à cette alliance militaire. Il faut que l'ONU suspende d'urgence la résolution d'intervention des forces militaires
 en Libye. C'est un massacre des populations. Ce que j'ai vu en Libye est impardonnable.
 Il y a plus de drapeaux français que libyens», témoigne-t-elle offusquée et indignée. «Les citoyens libyens n'arrivent pas à admettre que leur pays aussi riche devienne d’un coup un terrain pour avions. Tous les Libyens sont armés, même les enfants possèdent des fusils et des pistolets. Il n'y a aucune sécurité et les groupes terroristes ayant fuit les prisons sont en force et font  ce qu’ils veulent.
C'est le chaos total», ajoute-t-elle, signalant que le guide de la Révolution libyenne a le mérite d'avoir distribué la richesse à son peuple, mais  n'en a pas fait autant pour l’armer politiquement contre l'Occident. «Je ne suis pas contre des manifestations pour la démocratie et le développement du pays avec plus de liberté et de critique. Mais à la manière avec laquelle les choses ont été menées en Libye, on s'est rendu compte que les forces extérieures ont tout fait pour détruire ce pays qui regorge de richesses naturelles inestimables»,a-t-elle signalé. «La révolte libyenne n'est ni populaire, ni spontanée et encore moins démocratique», selon elle.

Il s'agit d'une sanction infligée au peuple libyen par «les maîtres du monde» qui ont perdu la Tunisie et l'Egypte et qui veulent également détruire la Syrie en entraînant les «médias de guerre, dont la chaîne El Jazira et d'autres canaux américains et européens».
Le Conseil national de transition se compose de ressortissants étrangers qui
 n'ont rien à voir avec la Libye, le reste des membres du CNT sont des personnages opportunistes, comme l'ancien ministre de la justice de Kadhafi,Mustapha Abdujalil Al Bayda, aujourd'hui président du Conseil.
A cela, il faut ajouter les monarchistes traditionalistes Senoussi, qui veulent prendre leur revanche sur la révolution verte en utilisant les Libyens.
 Tous les réseaux de renseignements sont présents en Libye, surtout à Benghazi, les
>> services du Mossad, de la DGSE et britanniques. Le pays est infesté d’agents secrets qui utilisent et ont recours à toutes les nouvelles technologies de propagande de guerre et médiatiques. L'armée libyenne fait face à de puissants militaires venus d'Israël et aux puissances occidentales.
L'ancienne ministre algérienne promet d'animer une conférence de presse à Alger pour révéler les secrets de cette guerre déclarée au peuple libyen et de revenir sur les circonstances de son voyage dans ce pays frère qui a duré plus d’un
 mois où elle a passé des nuits blanches par crainte d'être arrêtée par les services de renseignements israéliens ou européens. Notons que la mission a été menée sous la bannière du Centre français de recherche sur le renseignementCF2R) ce qui a permis à l'Algérienne de passer inaperçue et d'éviter des embêtements aux frontières.

L'autre point à souligner est celui du refus des autorités françaises (le ministère des Affaires étrangères) d'accorder une salle aux animateurs du mouvement associatif qui ont effectué cette mission en Libye afin de rendre public leur rapport. Il a fallu l'aide du directeur de la revue Afrique
 Asie pour que les animateurs de ce centre puissent avoir le droit à la parole dans un pays qui se réclame comme la nation des droits de l'homme.
http://www.letempsdz.com//content/view/58951/1/


L'OTAN prépare les rebelles au pouvoir.

Parmi les rebelles de second type, ceux qu'il est tout a fait normal de bombarder, les rebelles afghans bien sûr. Si le rebelle se trouve dans sa famille au milieu de ses enfants, c'est "dommage collatéral", mais c'est normal. On inventera qu'il les prenait comme bouclier humain, et qui pourra les contredire? "Selon l'Isaf, les forces de sécurité recherchaient un chef de ce réseau lorsqu'elle ont essuyé des tirs de roquettes et de fusil d'assaut"...

Quant aux bons rebelles, qui combattent au nom des droits de l'homme et des libertés, assez bizarement le peuple libyen n'a pas l'air très désireux de les attendre pour fêter leur liberté retrouvée avec eux : "La liste des villes fantômes s'allonge dans le Djebel Nefousa, à mesure de l'avancée des rebelles", cf ci-dessous.

La rébellion libyenne obtient la pleine reconnaissance de ses alliés [, et les avoirs du peuple libyen, transformés en garantie de dette]
Bien que cela n'ait pas un impact réel sur la mainmise sur la Libye du colonel Mouammar Kadhafi, cette reconnaissance facilite le financement par les alliés de la rébellion.

 « Cela veut dire que nous allons pouvoir dégeler un certain nombre d'avoirs appartenant à l'État libyen puisque c'est le CNT qui exerce désormais cette responsabilité », a fait valoir le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé.

La Turquie a appelé tous les pays participants à la réunion à envisager l'ouverture de lignes de crédit au CNT.

Rome a d'ailleurs annoncé avoir avancé quelque 100 millions d'euros au CNT sous forme de crédits garantis par les avoirs gelés de Tripoli en Italie et promis 300 autres millions d'ici deux semaines.

Le CNT réclamait depuis longtemps la rétrocession des avoirs de membres du régime Kadhafi, gelés en février par le conseil de sécurité de l'ONU. Aux États-Unis seulement, 34 milliards de dollars sont gelés.

La secrétaire d'État américaine a salué la « promesse [du CNT] de poursuivre des réformes démocratiques ouvertes », qui a rendu possible cette reconnaissance diplomatique accrue.

 [Celle-là, elle est bien bonne:]

Radio-Canada.ca avec Agence France Presse et Reuters,

15/07/11


Marti Hiken : Les nations européennes ne veulent plus jouer leur rôle dans l’OTAN.

La récente diatribe de Robert Gates contre les 28 membres de l’OTAN qui "consomment de la sécurité au lieu de la produire" et qui ne font pas leur part de guerre sanglante est soit un avertissement soit un signe avant-coureur de l’évolution de la relation entre les USA et les nations européennes.

Les nations européennes refusent de participer aux guerres américaines et les USA n’aiment pas ça. Les Européens ont collaboré de plein gré aux ambitions impérialistes des USA aussi longtemps qu’on leur a demandé de se consacrer au missions "douces" c’est à dire le soutien humanitaire pendant que les USA s’occupaient des missions "dures" à savoir les missions de combat. Ce qui est clair est que les besoins, à la fois économiques et politiques, des 28 pays vont dans des directions opposées et qu’il y a peu d’unité parmi les membres de l’OTAN. L’Europe apparemment ne partage pas la vision étasunienne de l’hégémonisme et de l’impérialisme étasuniens.

Depuis la création de l’OTAN en 1949 pour renforcer la défense de l’Europe et pour maintenir la paix et la coopération dans l’Europe conflictuelle après les deux guerres mondiales, ses membres européens ont été incités à soutenir la politique étrangère étasunienne. De fait, il en est ressorti un Plan Marshall constamment tourneboulé et financé par les contribuables étasuniens à hauteur de 75% des dépenses militaires de l’OTAN. Cela permet aux USA de projeter leur ambition hégémonique sur le reste du monde et s’appuyant sur leurs alliés européens sous le prétexte de "défendre" les nations Nord Atlantiques.

Alors que la Politique Européenne de Sécurité et de Défense (PESD) aurait pu être tournée vers le développement de capacités militaires pan-européennes qui auraient permis à l’Europe de contrôler plus ou moins son destin, les Européens ont au contraire choisi de "mettre l’accent sur les institutions plutôt que sur les capacités militaires effectives."

Pendant ces dix dernières années, toujours pour justifier la continuation de l’existence de l’OTAN, on est passé de la nécessité de contrer l’Union Soviétique et le bloc de l’est à celle de s’opposer au terrorisme avec son éternel cortège d’opérations militaires sur toute la planète assorti d’activités destinées à remplir les coffres des multinationales étasuniennes.

Une à une les nations européennes sont entrées dans l’alliance, attirées par la propagande mensongère comme l’âne par la carotte attachée sous son nez au bout d’un bâton. Alors que le système de missiles de défense et autres investissements étasuniens ont donné par le passé un sentiment de sécurité ainsi que du travail et de la technologie à de nombreux pays, l’Otan d’aujourd’hui et son programme de missiles de défense repose largement sur l’idée d’empêcher une agression de l’Iran.

Du point de vue européen, c’était un bon accord, et ses membres ont accepté de participer à l’OTAN surtout pour bénéficier de la manne technologique dans les domaines militaires et les services secrets que ce pays offre à ses alliés - c’est à dire aussi longtemps que les Etasuniens finançaient les opérations et que les Européens ne devaient pas s’engager dans le combat, ni tuer et être tués.

Au cours des 60 dernières années, pourquoi les Européens auraient-ils développé, fabriqué et entretenu leurs propres défenses et alliances militaires puisqu’ils pouvaient compter sur les USA pour le faire ? Prendre la carotte et la manger revient beaucoup moins cher que fournir la compétence et payer le coût élevé des armes et de la militarisation.

Quand Gates dit : "Cette situation découle en partie d’une manque de volonté politique et pour beaucoup d’un manque de ressources en période d’austérité" il ignore le fait que les pays européens doivent encore prendre en compte les inquiétudes de leurs citoyens qui n’ont pas envie que leur jeunesse soit sacrifiée et meure au même rythme que la jeunesse américaine. Il semble que les peuples de l’Europe ne veulent pas que leurs économies deviennent des systèmes militaires coûteux destinés à protéger les riches. "La sécurité nationale" et le matériel militaire n’a pas autant d’adeptes outre-Atlantique qu’ici aux USA. A la différence des politiciens étasuniens, beaucoup d’Européens demandent (et ont) des systèmes de santé pour tous, un filet de sécurité, un droit du travail et des emplois.

Ce qui se passe est intéressant parce que, même si les USA peuvent acheter et contraindre beaucoup de pays dans le monde, ils n’ont pas ce pouvoir sur les nations européennes. Les états européens ne forment pas une union ni une confédération ; ce sont au contraire des nations indépendantes qui ont chacune leurs propres élections. Les pays ont des gouvernements et des partis qui changent régulièrement ; ce sont des pays séparés qui doivent rendre des comptes à ceux qui les élisent et non pas aux militaires étasuniens. Quel pays pourrait lancer une attaque d’envergure contre l’Europe ? Il est ridicule de croire que les pays européens ont besoin de l’OTAN. Les pays européens pourraient facilement se retirer de l’OTAN et laisser les USA mener ses propres guerres.

On peut aussi se demander si l’Europe ne se livre pas une sorte de jeu passif-agressif avec les USA ? A-t-elle dupé les leaders étasuniens en fin de compte ? Puisque chaque nation européenne possède sa propre armée nationale et, en acceptant de faire le jeu des USA, tire profit de la collaboration et accumule de l’expérience en participant aux escarmouches et aux exercices de l’OTAN dans le monde, l’Europe va-t-elle finalement se retrouver à mille lieues devant les USA grâce aux ressources et aux connaissances technologiques accumulées ? Ou à l’opposé, en ne développant pas un solide système européen de défense correspondant à ses besoins, l’Europe ne risque-t-elle pas de voir retomber sur elle la colère des pays en voie de développement que les USA cherchent à dominer.

Une chose est sure, les USA dictent la politique de l’OTAN en fonction des intérêts des USA. Gates l’a dit clairement : "Ce serait une grave erreur de la part des USA de renoncer à leurs responsabilités mondiales" y compris à l’augmentation de "leur engagement en Asie". Gates est convaincu que les Européens devraient être fiers de soutenir les objectifs impérialistes des USA dans le monde.

Marti Hiken

Marti Hiken est la directrice de Progressive Avenues. Elle est l’ancienne directrice associée de the Institute for Public Accuracy et ancienne présidente de the National Lawyers Guild Military Law Task Force.

On peut la joindre à : info@progressiveavenues.org. et visiter son site.

 (Dissident Voice)

Pour consulter l’original et lire les notes : http://dissidentvoice.org/2011/06/e...

Traduction : Dominique Muselet

URL de cet article 14026

20 juin 2011

http://www.legrandsoir.info/les-nations-europeennes-ne-veulent-plus-jouer-leur-role-dans-l-otan-dissident-voice.html 


 

Les commentaires sont fermés.