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27/07/2011

n° 91 - Journal des Guerres de l'Otan. - 26-06 au 25-07 - Fin- : La débâcle de l’OTAN en Libye.



n° 91 - Journal des Guerres de l'Otan. -  26-06 au 25-07  - Fin- : La débâcle de l’OTAN en Libye.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



  Journal des Guerres de l'Otan. (Début)   

Opération Unified Protector

n° 91- 26-06 au 25-07

C.De Broeder & M.Lemaire



Le " Journal des Guerres de l'Otan " est  visible :

a)   sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Robert Bibeau :  http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

Le " Journal des Guerres de l'Otan " est  visible :

a)   sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Robert Bibeau :  http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

e) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

Politique 

Kadhafi sollicite l'intervention du Nigeria

b) L'Otan

Otan - Paroles & action

L'OTAN refuse de cesser ses opérations en Libye. 

Sur le terrain

"Un millier de civils tués par l'Otan"

c) Les Usa 


Politique 

Les parties prenantes

Libye

Paroles & action du président...

Kadhafi sollicite l'intervention du Nigeria
Le guide libyen, Mouammar Khadhafi, a demandé l'intervention du Nigeria pour mettre fins aux raids des avions de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN) sur la Libye. Cette demande figure dans un message du guide Kadhafi transmis au président nigérian, Goodluck Jonathan, par le ministre libyen des Affaires étrangères, Abdulahi Obaidi. Dans son message, il affirme que 'l'OTAN doit cesser de violer la souveraineté de la Libye en tant que nation'. 'Puisque la crise en Libye est interne, une intervention extérieure n'a aucune raison d'être', ajoute-t-il.
L’émissaire du guide libyen a déclaré que le président Jonathan a promis de soumettre la question au prochain sommet des chefs d’État de l'Union africaine (UA) qui débutera le 29 juin à Malabo, en Guinée équatoriale. 

  25/06/2011

http://www.afriquejet.com/afrique-du-nord/libye/libye:-un-chercheur-soutient-que-l%E2%80%99otan-devoile-les-mensonges-sur-la-guerre-2011062516398.html



Opération Unified Protector

a) Les "rebelles "

Libye: le CNT (Conseil national de transition)  réclame des fonds…
La rébellion libyenne a besoin d'urgence de fonds pour continuer à lutter contre le régime de Mouammar Kadhafi et un cessez-le-feu sur le terrain n'interviendra que lorsque le leader libyen sera vaincu, a affirmé aujourd'hui un responsable de l'opposition.

Interrogé en marge d'une réunion du groupe de contact sur la Libye à Istanbul, Mahmoud Shammam, chargé des médias au sein du Conseil national de transition (CNT), instance dirigeante de la rébellion libyenne, a indiqué: "Ce dont nous avons le plus besoin, c'est des fonds, des fonds et des fonds".

"Nous avons besoin de trois milliards de dollars", a-t-il souligné. Il faisait apparemment allusion à une proposition du CNT, soutenue aussi par la Turquie, de distribuer aux protagonistes en Libye pour des besoins strictement humanitaires des avoirs gelés du régime libyen.

"Nous voulons voir se mettre en place un mécanisme qui deviendra une réalité" pour l'utilisation de ces fonds, a-t-il dit.

M. Shammam a déploré une situation dramatique des réfugiés libyens qui ont fui en Tunisie et en général pour les personnes déplacées en raison des combats entre rebelles et forces loyalistes.

En réponse à une question d'une journaliste lui demandant si un cessez-le-feu pourrait être instauré avant le mois musulman du ramadan, qui commence début août, M. Shammam a dit: "Non, seulement quand nous aurons vaincu Kadhafi, pas avant".

AFP

15/07/2011



b) L'Otan

Opération Unified Protector

1 Fogh Rasmussen

Déclaration faite par le Secrétaire général de l’OTAN à l’issue de la réunion avec une délégation du Conseil national de transition de Libye.

Nous venons d’avoir une réunion informelle entre le Conseil de l’Atlantique Nord, les partenaires contribuant à l’opération Unified Protector, et des membres du Conseil national de transition, pour discuter de la voie à suivre en Libye.

Les pays membres et partenaires de l’OTAN ont rendu compte des progrès de notre mission militaire de protection des populations civiles. Les membres du Conseil national de transition nous ont remerciés pour le rôle humanitaire indispensable de cette mission. Et ils nous ont expliqué comment ils envisageaient l’avenir de leur pays :  un avenir fondé sur la démocratie, l’état de droit et le respect des droits humains.

Le Conseil national de transition a une grande reponsabilité à assumer pour un passage sans heurts vers un avenir placé sous le signe de la démocratie et de l’inclusivité en Libye.

Nous nous sommes mis d’accord sur trois points.

Premièrement, les opérations menées par l’OTAN pour protéger les populations civiles doivent absolument se poursuivre. Les forces du colonel Kadhafi continuent de menacer des innocents. Et aussi longtemps que la menace se poursuivra, nous devrons continuer à la combattre.

Deuxièmement, le régime du colonel Kadhafi a perdu toute légitimité.

Troisièmement, il doit y avoir une solution politique. Dirigée par les Libyens. Appuyée par la communauté internationale. Et répondant aux exigences légitimes du peuple libyen – comme l’a exigé le Conseil de sécurité des Nations unies.

L’heure est venue de trouver une solution.

Pour le peuple libyen– qui est en droit de vivre sans violence et sans crainte ; qui est en droit de planifier son propre avenir ; et dont les aspirations légitimes doivent être satisfaites.

13 juil. 2011

extrait du site  www.nato.int.  -

COMMUNIQUE du Comité Surveillance OTAN.

Non à la reconnaissance du Conseil national de Transition Libyen !

Pour le retrait immédiat et inconditionnel de toutes les forces militaires belges engagées en Libye !Le 14 juillet, notre ministre des Relations Extérieures annonce que « la Belgique reconnaît le Conseil National de Transition libyen, comme représentant légitime du peuple libyen ». Les jours précédents, la  réunion de la Commission des Relations Extérieures et celle de la Commission de la Défense n’avaient même pas abordé ce sujet. Les questions des députés à propos de la Libye ne portaient que sur les coûts de la participation belge à la guerre de l’Otan, et sur la possible livraison d’armes de fabrication belge au CNT par les Emirats Arabes Unis.

Au même moment, le représentant du Conseil National de Transition, était reçu « comme un chef d’Etat » par l’Union Européenne, par les autorités du Benelux et par l’OTAN.  La déclaration de Rasmussen, secrétaire général de l’Otan, à l’issue de cette rencontre est particulièrement édifiante : « Nous nous sommes mis d’accord sur trois points :  1.les opérations menées par l’OTAN pour protéger les populations civiles doivent absolument se poursuivre ; 2. le régime du colonel Kadhafi a perdu toute légitimité. 3. Il doit y avoir une solution politique. Dirigée par les Libyens. Appuyée par la communauté internationale ».

C’est donc l’Otan qui prend les décisions de politique extérieure pour la Belgique, et même pas le Roi, ni les Ministres, et moins encore le parlement. La Belgique poursuit sa fuite en avant dans la guerre contre la Libye. Depuis le vote du parlement du 19 mars 2011, en quatre mois seulement, on est passé de la participation à « une intervention militaire pour protéger des civils », à la participation directe à un coup d’Etat international, contre le gouvernement d’un pays souverain.  La « solution politique » mise en avant par l’Otan est de renverser le pouvoir actuel et de mettre à sa place ce Conseil National de Transition.

Le Conseil National de Transition, est installé à Benghazi, sans avoir été élu par la population libyenne et sans représenter aucun mouvement populaire, aucune force politique d’opposition intérieure. Il réunit des déserteurs du régime de Kadhafi, des exilés revenus en hâte des Etats-Unis, des monarchies du Golfe et d’autres lieux , des gens liés à Al Kaida. Il reçoit en abondance des armes de l’extérieur, il est financé par les pays coalisés autour de l’Otan et il « avance » sur le territoire libyen préalablement « nettoyé » par les milliers de bombes déversées par l’Otan et qui ont déjà provoqué un véritable désastre tant en pertes humaines qu’en destruction des biens et des constructions civiles nécessaires à la population libyenne. Le CNT a aussi à son actif bon nombre d’exactions, comme les nettoyages ethniques et les razzias dénoncées récemment par  Human Rights Watch.

Ceux que nos ministres appellent « les représentants légitimes du peuple » ne sont qu’un groupe   d’affairistes et d’aventuriers prêts à offrir  les richesses du peuple libyen aux multinationales, et aux Etats coalisés autour de l’Otan, aux gouvernements d’Europe et des Etats-Unis qui rêvent de nouvelles entreprises coloniales. La réunion du « Groupe de Contact » vient d’ailleurs de décider qu’une partie des milliards de dollars appartenant à l’Etat libyen, qui étaient gelés dans les banques occidentales, seront  dégelés au bénéfice du CNT, décrété pour la cause « représentant légitime du peuple libyen »  

Notre gouvernement a déjà prolongé de trois mois sa participation à la guerre criminelle de l’Otan. Il reconnaît à présent le CNT de Benghazi comme représentant légitime du peuple libyen. Nous dénonçons ces coups de force ! Non à la reconnaissance du Conseil national de Transition Libyen ! Pour le retrait immédiat et inconditionnel de toutes forces militaires belges engagées en Libye !

Le 15 juillet 2011                                                                           

Le Comité de Surveillance OTAN


L'Otan donne la permission aux rebelles de mener une offensive sur Tripoli.

«M. Rasmussen a jugé que [les livraisons d'armes par la France] permettaient de protéger la population civile, en conformité avec la résolution du Conseil de sécurité de l'ONU sur le sujet.»

«Les insurgés cherchent notamment à reprendre Bir Al-Ghanam, un carrefour stratégique à quelque 50 km au sud de Tripoli, afin d'être à portée de canon de la capitale libyenne.» Il n'y a pas de civils à Tripoli.

La rébellion libyenne reçue le 13 juillet par les pays de l'Otan

Une délégation de la rébellion libyenne va être reçue le 13 juillet pour la première fois par les représentants de 28 pays de l'Otan à Bruxelles et parler avec eux de la transition vers la démocratie en Libye, a annoncé mercredi son secrétaire général Anders Fogh Rasmussen.

Le conseil de l'Otan (qui regroupe les ambassadeurs des pays de l'Alliance atlantique) aura une réunion informelle avec M. (Mahmoud) Jibril (le numéro deux de la rébellion) et d'autres représentants du CNT, le Conseil national de transition basé à Benghazi, a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à Bruxelles.

Le but de cette réunion est d'échanger des points de vue et je pense que M. Jibril va présenter la feuille de route pour la transition vers la démocratie en Libye, a indiqué M. Rasmussen.

Le CNT a élaboré une telle feuille de route et c'est important pour le Conseil de l'Otan de discuter ce sujet avec M. Jibril, a-t-il souligné, répétant que le but primordial des entretiens était d'échanger des points de vue.

Le secrétaire général de l'Otan a souligné qu'il aurait lui-même en plus (...) une rencontre bilatérale avec M. Jibril ce jour-là.

L'information sur une rencontre en tête-à-tête entre M. Rasmussen et la rébellion libyenne avait filtré mardi de source diplomatique mais pas celle d'une réception par l'ensemble des pays de l'Otan, qui marque un pas supplémentaire dans la reconnaissance internationale du CNT.

L'Otan, pour sa part, n'a pas encore de représentation à Benghazi.

A cette occasion, un membre du CNT doit aussi rencontrer la semaine prochaine le président de l'Union européenne, Herman Van Rompuy. Et il aura probablement aussi un entretien avec le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, ainsi qu'avec un haut responsable du service d'action extérieure européen dont la chef, Catherine Ashton, sera alors absente.

Si la diplomate en chef de l'UE a déjà reçu à Bruxelles un envoyé du CNT, côté Otan ce sera une première.

M. Rasmussen n'a pas voulu évaluer les chances de l'offensive lancée mercredi matin par les rebelles de l'ouest en direction de Tripoli. Mais, a-t-il ajouté, il est clair que (le leader libyen Mouammar) Kadhafi perd du terrain.

Chaque jour sa machine de guerre est dégradée, ses généraux et ses ministres le lâchent et il a perdu le soutien de la communauté internationale. Bref, a-t-il estimé, la partie est terminée pour le numéro un libyen.

Le secrétaire général de l'Otan a souligné que depuis que l'alliance occidentale avait pris le contrôle des opérations le 31 mars, elle avait endommagé ou détruit 2.700 objectifs militaires légitimes, plus de 600 chars et pièces d'artillerie et près de 800 casemates et dépôts de munitions. Et, selon lui, le résultat est facile à voir.

Quant à la livraison d'armes par la France aux rebelles libyens dans la même région ouest du pays, M. Rasmussen a répété qu'elle ne relevait pas de l'Alliance atlantique, ne s'étant pas inscrite dans le cadre de l'Otan et n'ayant pas fait partie des opérations de l'Otan.

Se refusant à tout autre commentaire, il a cependant noté que cette livraison d'armes par la France avait eu pour but de protéger les civils en les rendant aptes à se défendre contre les attaques des troupes de M. Kadhafi.

06 juillet

AFP /


Livraisons d'armes aux rebelles libyens: "Pas de problème"…

Le secrétaire-général de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen, ne voit "pas de problème" au parachutage récent d'armes par la France aux rebelles libyens, en dépit de l'embargo sur les armes visant la Libye. "J'ai compris que ces livraisons de la France avaient pour objectif de protéger les citoyens et de leur donner la possibilité de se défendre contre les attaques du régime de Kadhafi", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à Bruxelles. [et accessoirement de mener l'offensive vers Tripoli]

La mission "Unified Protector" de l'OTAN en Libye s'articule autour de trois axes: la mise en oeuvre d'une zone d'exclusion aérienne, l'application d'un embargo sur les armes et la protection de la population contre la répression. En dépit de l'embargo, la France a livré ces derniers jours des armes aux rebelles.

M. Rasmussen a souligné mercredi que les livraisons ne s'inscrivent pas dans la mission de l'OTAN, mais il n'y voit pas pour autant un problème. Il a jugé qu'elles permettaient de protéger la population civile, en conformité avec la résolution du Conseil de sécurité de l'ONU sur le sujet.

Le secrétaire-général de l'OTAN a par ailleurs fait savoir que les représentants du Conseil national de transition libyen seraient reçus mercredi prochain par les 28 ambassadeurs des pays membres de l'organisation. Il aura également un entretien particulier avec eux.

(belga)



c) Otan - Paroles & action

L'OTAN refuse de cesser ses opérations en Libye. 

 L'Otan va "continuer" ses opérations en Libye pour éviter que "d'innombrables civils supplémentaires perdent la vie", a déclaré mercredi le secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen, alors que Rome a demandé la suspension "immédiate" les hostilités.
"L'Otan va continuer sa mission parce que si nous arrêtons, d'innombrables civils pourraient perdre la vie", a affirmé M. Rasmussen dans une vidéo publiée sur le site de l'Otan.
"Ces derniers jours, il a été dit que les actions de l'Otan avaient pu mener à des pertes civiles (...) Je regrette profondément toute perte humaine dans ce conflit", a-t-il ajouté.
"Mais n'oubliez pas que c'est le régime (du dirigeant libyen Mouammar) Kadhafi qui a initié le conflit en attaquant sa propre population, pas l'Otan", a également dit M. Rasmussen.
"Ce sont les forces du régime de Kadhafi qui bombardent des villes avec des chars et de l'artillerie lourde, pas l'Otan".
"Et c'est le régime de Kadhafi qui tire des roquettes depuis des mosquées et des bunkers situés à proximité de aires de jeux pour enfants, pas l'Otan", a encore déclaré le secrétaire général de l'Alliance atlantique.
L'Italie a réclamé mercredi une cessation des hostilités en Libye pour l'instauration de couloirs humanitaires alors que l'Otan poursuit ses frappes contre les forces du régime de Mouammar Kadhafi malgré les critiques après des raids ayant tué des civils.
Mais Paris s'est immédiatement dit opposé à "toute pause dans les opérations", estimant que cela "risquerait de permettre à Mouammar Kadhafi de gagner du temps et de se réorganiser.
L'alliance a reconnu avoir tué par erreur des civils lors d'une frappe nocturne à Tripoli dimanche, dans laquelle neuf personnes, dont cinq membres d'une même famille, sont mortes. Le 16 juin, l'Otan avait également frappé accidentellement une colonne de véhicules rebelles dans la région de Brega. 

22/06/2011

http://www.lorientlejour.com/category/Derni%C3%A8res+Infos/article/709312/LOTAN_refuse_de_cesser_ses_operations_en_Libye_.html


d) Dans les coulisses 

L'Otan a trouvé un gouvernement "légitime" pour la Libye. Moins de 6 mois après la création du Conseil National de Transition. Avant la moindre élection. Au moyen des milliers de bombes s'abattant sur la Libye.

PANA 

http://www.africanmanager.com/articles/134174.html


e) Sur le terrain

"Un millier de civils tués par l'Otan"

Un millier de civils libyens ont péri dans le raids de l'Otan depuis le début des opérations contre le régime de Mouammar Kadhafi et quelque 4.500 autres ont été blessés, a affirmé un juge libyen. S'exprimant devant la presse étrangère à Tripoli, le procureur général Mohamed Zekri Mahjoubi a aussi annoncé avoir porté plainte devant les tribunaux libyens contre le secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen pour "crimes de guerre".

"En tant que secrétaire général de l'Otan, Rasmussen est responsable de l'action de cette organisation qui s'est attaquée à un peuple désarmé tuant 1.108 civils et blessant 4.537 autres lors des bombardements de Tripoli et d'autres villes et villages" dans le pays, a dit ce juge. Le procureur libyen qui s'est adressé à la presse dans un tribunal de Tripoli a donné lecture d'un acte d'accusation de 10 points, inculpant le secrétaire général de l'Otan de "crimes de guerre" de "tentative de tuer le guide de la révolution Mouammar Kadhafi", d'"agression délibérée contre des civils innocents" de "meurtres d'enfants" et de "tentative de renverser le régime libyen et de le remplacer par un pouvoir inféodé qui permet à l'Otan et aux pays occidentaux de contrôler les richesses" de la Libye.

Il demande par conséquent aux "tribunaux libyens compétents de juger le secrétaire général de l'Otan". Selon ce juge, d'autres plaintes contre l'Otan seront ultérieurement présentées devant des juridictions internationales. L'Alliance atlantique, qui dirige les opérations militaires sous mandat de l'ONU depuis le 31 mars, essaye depuis près de cinq mois mois de pousser vers la sortie le colonel Kadhafi, mais pour le moment les frappes aériennes n'ont pas porté de coup décisif. 

13/07/2011

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/07/13/97001-20110713FILWWW00577-libye-un-millier-de-civils-tues-par-l-otan.php

http://www.michelcollon.info/VIDEO-Sarkozy-combien-d-enfants-as.html



2) Les Usa 

Obama

Obama désavoué par la Chambre des représentants.

La Chambre des représentants a rejeté vendredi, par 295 voix contre 123, une mesure donnant au président américain Barack Obama l'autorité pour continuer l'opération militaire contre la Libye.

Ce vote n'a pas d'effet immédiat sur l'implication américaine, mais il représente un désaveu pour le commandant en chef.

C'est la première fois depuis 1999 que les deux chambres du Congrès américain votent contre une opération militaire. La dernière fois, c'est l'autorité de Bill Clinton dans la guerre en Bosnie qui avait été désavouée par les parlementaires.

Les leaders républicains à la Chambre des représentants avaient fait pression pour qu'un tel vote ait lieu, les membres de base affirmant que Barack Obama n'avait pas respecté la loi en ne demandant pas le feu vert du Congrès pour cette guerre qui a débuté il y a trois mois. Certains démocrates accusent les républicains de jouer avec la sécurité nationale à des fins politiques.

AP


Les USA pourront financer légalement les rebelles de l'Otan sur les avoirs du peuple libyen

"Désormais, Washington pourra donc financer les rebelles grâce à plus de 30 milliards de dollars d'avoirs détenus par le régime de Kadhafi et gelés dans les banques américaines"

Les plus de 30 milliards de dollars d'avoirs "détenus par le régime de Kadhafi", sont les fonds souverain libyens, pas "les biens du régime de Kadhafi", et le "gel" dans les banques américaines (et européennes) et le dégel au profit des hommes de mains de l'Occident, est du vol pur et simple, aux lourdes conséquences pour toute l'Afrique : voir l'article de Dinucci ci-dessous.

Washington pourra financer les rebelles

(Tiré du Figaro)

Les États-Unis ont annoncé officiellement vendredi, par la voix de la secrétaire d'État, Hillary Clinton, qu'ils reconnaissaient le Conseil national de transition (CNT, représentant les insurgés) comme le seul gouvernement légitime de la Libye. «Jusqu'à la mise en place d'un cabinet de transition, les États-Unis reconnaîtront le CNT en tant qu'autorité gouvernementale légitime en Libye, et nous traiterons avec lui sur cette base», a-t-elle dit. Le CNT a donné «des garanties» sur les réformes démocratiques qu'il compte lancer une fois au pouvoir, a-t-elle souligné. Désormais, Washington pourra donc financer les rebelles grâce à plus de 30 milliards de dollars d'avoirs détenus par le régime de Kadhafi et gelés dans les banques américaines. Les États-Unis avaient déjà reconnu le CNT comme interlocuteur légitime représentant le peuple libyen, sans toutefois le reconnaître officiellement comme gouvernement de Libye.

(Tiré du Figaro


Négociations souhaitées avec Washington 

La Libye a annoncée samedi est prête à tenir davantage de discussions avec les Etats-Unis et les rebelles. Le porte-parole du régime libyen Moussa Ibrahim a qualifié de «dialogue productif» la rencontre entre des responsables libyens et des émissaires américains la semaine dernière en Tunisie. 

«De nouvelles rencontres, à l’avenir, contribueront à la résolution des problèmes libyens», a déclaré le porte-parole vendredi soir à Tripoli. «Nous voulons parler davantage aux Américains». 

Pour le chef du Conseil national de transition (CNT), Moustafa Abdel Jalil, Mouammar Kadhafi doit accepter publiquement de se retirer en préalable à toute négociation.

 Selon Moussa Ibrahim, des officiels libyens sont disposés à négocier avec les rebelles, qui contrôlent à peu près la moitié du pays, mais seulement aux conditions du gouvernement. «Les Etats ne négocient pas avec des bandes armées», a-t-il déclaré. Mouammar Kadhafi a lui-même encouragé ses compatriotes à convaincre les rebelles de déposer les armes.

http://www.tdg.ch/actu/monde/bombardements-tripoli-allemagne-offre-100-millions-rebelles-2011-07-24



Dans les coulisses. 

L’objectif de l’OTAN est de changer le régime en Libye, selon des responsables américains.
Après 100 jours de frappes aériennes intenses et ininterrompues de l’OTAN contre la Libye, se dévoilent chaque un peu plus les véritables desseins de cette guerre menée par l’Occident contre un petit du Tiers-Monde, à savoir, assujettir ce pays et changer son régime à travers l’assassinat de son leader Mouammar Kadhafi.
Menée au départ sous le prétexte fallacieux, selon les observateurs de la scène politique internationale, pour protéger les civils libyens, très vite les frappes aériennes de l’OTAN qui a repris, le 31 mars dernier, le commandement de cette campagne militaire contre la Libye, ont ciblé les civils en premier lieu.
En effet, le bombardement systématique de l’infrastructure de base du pays dont les civils sont les premiers bénéficiaires dénote, sans ambages, que  ce sont ces mêmes civils qui, les premiers, en paient les frais.
Les bavures du raid mené contre le quartier de Arada, dans le secteur de Souk Jumaa, banlieue-est de Tripoli, qui ont fait 15 morts dont cinq membres d’une même famille, ainsi que plusieurs blessés graves et qui ont été reconnues par l’OTAN, elle-même, avançant l’explication superficielle de "défaillances technique dans le système de tir", sont, en fait, le summum de cette escalade militaire qui a pris en otage les civils libyens.
Le bombardement de la résidence du général Khouildi Hmidi, située à Sorman, à 60 km à l'ouest de Tripoli, qui a tué plusieurs membres de sa famille et leurs voisins, le raid effectué dimanche contre un restaurant et une boulangerie à Brega (est), qui a fait plus de 15 civils tués et une vingtaine de blessés et celui mené auparavant et qui a tué plus 11 imams et érudits du Coran dans la même ville de Brega, sont autant de preuves que l’objectif de l’OTAN n’est pas de protéger les civils libyens.
Ainsi, la concentration des frappes sur la résidence du leader libyen, Mouammar Kadhafi, à Bab Al-Aziziya et l’assassinat de son fils cadet Seif Al-Arab et de trois des ses petits-enfants témoigne de la volonté des pays de l’OTAN d’assassiner le guide Kadhafi et de changer le régime en Libye.
Ainsi, un représentant républicain au Congrès américain, Mike Turner, citant l'amiral américain, Samuel Walker, qui a repris les propos du commandant des opérations de l’OTAN basé à Naples, en Italie, a indiqué que le but de la campagne militaire contre la Libye est d’assassiner le guide Mouammar Kadhafi et d’opérer un changement de régime dans le pays.
Selon ce parlementaire américain, "l'OTAN a intensifié ses efforts pour traquer et tuer Kadhafi, malgré l'annonce par le président Barack Obama, que le but de l'opération à la Libye n'est pas un changement de régime".
Il a ajouté que l'OTAN agissait en dehors de la résolution 1973 adoptée par les Nations unies.
M. Turner a indiqué dans une déclaration au magazine américain "Foreign Policy" que le bombardement systématiques des centres de commandement militaire libyen visait à faire changer le régime et que l’administration du président Obama songeait à envoyer des troupes au sol après l’effondrement du régime de leader Kadhafi.
Plusieurs analystes s’interrogent aussi sur l’engagement de l’Etat du Qatar aux côtés des groupes armés libyens en apportant un soutien important  à la rébellion tant du point de vue matériel que militaire.
Ces analystes ont noté le rôle joué par le Qatar pour pousser la Ligue arabe à cautionner la présentation du dossier de la Libye devant le Conseil de sécurité des Nations unies et de ce fait, la caution morale apportée aux mesures arrêtées contre la Libye.
Toutefois, c’est la facture payée par les civils libyens qui pose des interrogations légitimes sur la portée d’une guerre qui était censé les protéger, alors qu’en réalité, ces opérations militaires n’ont fait que porter préjudice aux populations civiles en terrorisant les enfants, les femmes et les vieillards, privant les citoyens de la quiétude en les empêchant de mener une vie normale

       "le bon vieil impérialisme occidental a du plomb dans l'aile.

        Il n'a peut-être plus les moyens de ses ambitions..."



Sur le terrain

Touchons-les dans leur confort ...l'Otan bombarde un dépôt de produits alimentaires

Selon M. Berlusconi, des « questions très précises ont été posées aux protagonistes de cette initiative, c’est-à-dire au président Sarkozy et au premier ministre David Cameron. Ils ont répondu que la guerre se terminerait quand la population de Tripoli se révolterait contre le régime actuel »

La politique de l'Otan de blocus et de destruction des infrastructures, à présent des dépôts de nourritures, montre clairement l'espoir des pays de l'Otan d'arriver à ce résultat, pousser la population à se révolter pour éviter la pénurie, et sinon la punir.

«Certains analystes disent que le régime se trouve désormais à court de carburant et de vivres, ce qui pourrait conduire à une agitation populaire contre le régime avec le début du ramadan le mois prochain.» (Reuters, ci-dessous) 

«Peut-être devons-nous faire ressentir les bombardements en faisant mal à la population serbe elle-même. Infligeons-leur des pertes. Touchons-les dans leur confort. La plus grande catastrophe ne serait pas qu’il y ait des pertes de vies, mais que les opérations de l’Otan ne soient pas un succès», déclarait le général belge Herteleer pendant la guerre du Kosovo...


l'Otan intensifie encore ses frappes.
L'Alliance atlantique a intensifié hier ses frappes à Zliten, ville à une quarantaine de kilomètres à l'ouest de la ville rebelle de Misrata, qui est dans la ligne de mire des rebelles.

Plusieurs explosions ont été entendues à l'est de la ville dans l'après-midi, où des colonnes de fumée ont été aperçues, selon un journaliste de l'AFP qui faisait partie d'un groupe de correspondants de la presse étrangère emmené par les autorités dans cette ville. Hier soir, la télévision libyenne a annoncé par ailleurs des raids de l'Otan ayant visé un dépôt de produits alimentaires. Selon le régime, les bombardements de l'Otan ont fait plusieurs victimes parmi les civils. [mais "le régime", comment le croire?]

A l'hôpital de la ville, les journalistes ont pu accéder à quatre chambres où gisaient une dizaine de blessés qui affirment [sic] être victimes des raids de l'Otan, notamment dans la région de Soug Ethlath, à l'est de la ville, pas loin de la ligne de front. "Les autres chambres sont réservées aux femmes. Vous ne pouvez pas y accéder", a lancé un responsable de l'hôpital aux journalistes qui ont pu voir des militaires, dont certains blessés, qui entraient et sortaient à l'hôpital central de Zliten devant lequel quelques dizaines de personnes attendaient des nouvelles des leurs. Selon un membre du personnel de l'hôpital, Fradj Jamal, 80 civils ont été blessés hier dans des raids de l'Otan.

L'Otan a visé lundi des baraques servant initialement de bureaux à une compagnie de construction turque, selon les autorités qui ont emmené les journalistes sur le site visé, ainsi qu'un petit complexe commercial comprenant notamment une société de transport de marchandises et un atelier de peinture. Les autorités ont dénoncé des raids visant l'infrastructure et des sites civils, affirmant qu'il n'y avait aucune activité militaire autour des sites visés. L'alliance atlantique a annoncé avoir détruit mercredi 13 cibles militaires à Zliten, en particulier des postes de commandement et des dépôts. [et aucune nuance de doute ici bien entendu]

AFP, 

22/07/2011

NB 

Les commentaires à la suite de cette dépêche sur http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/07/22/97001-20110722FILWWW00232-libyezliten-l-otan-intensifie-ses-frappes.php sont intéressants, comme souvent sur le site du Figaro, paradoxalement?

 Il est possible que les sites des journaux dit "de gauche" soient plus la cible de la propagande, mais aussi que leurs lecteurs soient globalement plus sensibles à la corde du devoir humanitaire.

C'est une indication qui n'a pas bien sûr valeur de sondage, mais on est là largement au dessus des "55% d'opinion défavorables à la guerre" du dernier sondage.

Extraits:

A croire qu il n y a pas 6 millions de libyens qui vivent en Libye. A croire qu il n y a que des cibles militaires dans les villes libyenes. A croire que les enfants, les femmes et les petits vieux qui composent toute population humaine ne vivent qu milieu des bases militaires. L Otan continue a punir les mauvais civils, a detruire leurs infrastructures, leurs magasins d alimentation, leurs lieux publics. L Otan en est reduite a semer la terreur parmi les civils pour que triomphe enfin la religion du veau d or



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

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