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13/08/2011

n° 17 - Journal de Côte d'Ivoire - 04-07 au 11-08 - 1aip - La Côte d’Ivoire dans le piège des prédateurs occidentaux.


n° 17 - Journal de Côte d'Ivoire - 04-07 au 11-08 - 1aip - La Côte d’Ivoire dans le piège des prédateurs occidentaux.



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources


Journal de Côte d’Ivoire

n°17                              04-07 au 11-08

Par C.Debroeder &  M.Lemaire



Les informations contenues dans ce journal sont obtenues par la lecture journalière des journaux en ligne  des journaux en ligne suivants:

                  (Afp- ats - Ap - Reuters, Al-manar - Chine nouvelle-  CPI - IPC –Novosti-  PNN- Wafa –Sana – Radio chine internalionale - Al Manar & XINHUANET (Chine) 

   Mes informations sont le résultat de recoupements car les médias occidentaux donnent des informations qui ou se contredissent ou ne prennent en note qu’une partie des infos



Le journal de Côte d'Ivoire se retrouve

a) sur nos  blogs :     http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                               http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dirak-de-m-lemaire.html

c) sur le site de Eva Resis : no-war.over-blog.com

d) Et Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

e) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-              solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire

Tiré à part 

Côte d'Ivoire-Niger-Libye : le nouveau maillage de la Françafrique.

1 Côte d'Ivoire occupé

Côte d'Ivoire : 3 mois déjà 

2 Politique 

Hassane Magued : MONSIEUR SARKOZY : QUE ME VAUT L’HONNEUR DE CETTE RECOLONISATION?

3  Politique internationale

Onu

Afrique du Sud

4 Les brèves

4-1 Michelle Nougoum : Blé Goudé défie Ouattara.

4-2 Jeune Afrique : Blé Goudé "prêt à comparaître" devant la justice, si...

5  Dossier

5-1 Toussaint Alain : « Laurent Gbagbo est en danger de mort ! »



Tiré à part 

Côte d'Ivoire-Niger-Libye : le nouveau maillage de la Françafrique.

Mercredi 6 juillet, les rebelles libyens ont lancé une offensive vers Tripoli depuis les montagnes du Djebel Nafoussa après avoir reçu de la France un parachutage de fusils-mitrailleurs et de lance-roquettes - une nouvelle violation de la résolution 1973 de l'ONU, et un mauvais exemple que même la Grande-Bretagne a décidé de ne pas suivre, alors que l'opération militaire en Libye est depuis le début conçue par M. Sarkozy comme la première application de l'accord franco-britannique de novembre 2010.

Quelques jours auparavant, en marge du sommet de l’Union africaine en Guinée Equatoriale les 1er et 2 juillet 2011, le nouveau président de la Côte d'Ivoire, Alassane Dramane Ouattara, installé au pouvoir au terme de la liquidation du parti de Laurent Gbagbo par l'armée française, avait rencontrédeux délégations libyennes (la délégation des fidèles du colonel Kadhafi avec à sa tête le nouveau chef de la diplomatie du guide libyenne et une délégation de trois membres du CNT conduite par l'ancien ministre des Affaires étrangères, Abdel Rahman Shalgam).

Selon le site CameroonVoice, Ouattara aurait promis l'aide de la Côte d'Ivoire aux insurgés libyens, ce qui pourrait contribuer à insérer la Libye post-Kadhafi dans le maillage de la Françafrique rénovée.

En Côte d'Ivoire, Paris a nommé en mai dernier comme nouveau tuteur ("conseiller spécial") d'Alassane Ouattara,  le colonel Marc Paitier ex-assistant du commandant de la force Licorne en 2004 et 2005. Le ministre de la défense de M. Sarkozy Gérard Longuet était à Abidjan le 27 juin pour préparer un accord militaire qui ne devrait laisser dans le pays que 250 soldats français (pour la protection des ressortissants français) conter 900 aujourd'hui, un objectif qui ne pourra être atteint toutefois que si Alassane Ouattara parvient à surmonter l'anarchie qui s'est instaurée après la disparition des forces de polices au cours de  la guerre civile du premier semestre.

Pour l'heure celui-ci s'emploie surtout à renverser les derniers vestiges du pouvoir de Laurent Gbagbo et notamment d'obtenir l'arrestation de l’ex-chef des "Jeunes Patriotes" gbagbistes, Charles Blé Goudé, actuellement en fuite, lequel devient aujourd'hui pour beaucoup un symbole de la résistance à l'ingérence française en Côte d'Ivoire.

Il est probable que la France en Côte d'Ivoire se déchargera d'une partie du fardeau sur l'ONU. Le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour la Côte d’Ivoire, Young Jin Choi, a annoncé le 30 juin à Abidjan la création de huit nouveaux camps militaires dans l’ouest du pays, la région la plus ravagée par les violences post-électorales et où persiste un déficit de sécurité.

L'ONU devrait investir 2 milliards de F CFA dans la construction de ces camps et la reconstitution de la police et de la gendarmerie, un choix qui indigne ceux qui estiment que la Côte d'Ivoire a d'abord besoin d'aide humanitaire.

Alléger les effectifs militaires à Abidjan permettrait à la France de se reposer davantage sur le nouveau pilier de sa stratégie en Afrique,entre la Côte d'Ivoire et la Libye : le Niger, riche en uranium. Paris s'efforce d'imposer à ce pays un projet d’accord l’autorisant à installer une base militaire permanente notamment pour protégers a mine d'uranium d'Amouraren. Depuis l’enlèvement de sept employés du groupe nucléaire français Areva en septembre 2010, la France dispose au Niger d’un corps expéditionnaire de près de 80 soldats d’élite appuyés par des moyens aériens dont des avions de surveillance et de reconnaissance.

Le président nigérien Mahamadou Issoufou du Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (proche du parti socialiste français) ne cesse de répéter qu'il n'y aura pas de base permanente sur son territoire.

Elu avec une large majorité président de la République en mars 2011, cet ancien opposant à la dictature présente un profil atypique dans l'Ouest africain. A peine élu, il a précisé à propos de la guerre en Libye que son pays respecterait le principe de non ingérence dans les affaires des pays voisins. Puis au dernier sommet des chefs d'Etat africains il a souligné qu'en ce moment, son pays pâtit surtout du conflit entretenu par les Occidentaux qui coûte à l'économie nigérienne des milliards de francs CFA entre les revenus perdus sur les transactions commerciales et les mandats envoyés jadis par les plus de 200.000 Nigériens travaillant en Libye qui ont du retourner dans leur pays.

Sa capacité à résister aux pressions françaises sera un test pour le nouveau dispositif françafricain fondé sur la militarisation du continent noir en vue du contrôle de ses ressources.
http://atlasalternatif.over-blog.com/article-cote-d-ivoire-niger-libye-le-nouveau-maillage-de-la-fran-afrique-78786153.html



1 Côte d'Ivoire occupé 

Côte d'Ivoire : 3 mois déjà !

Non à la France coloniale ! Armée française go home !

Oui à la souveraineté de la Cote d'ivoire et de toute l'Afrique !

Après une résistance héroïque de l'armée régulière ivoirienne, le Président Laurent Gbagbo a été arrêté lundi 11 avril 2011 à sa Résidence de Cocody, par les forces spéciales françaises dites "Licorne".

Une trentaine de chars français lourdement armés appuyés depuis 24 heures par au moins 6 hélicoptères français PUMA ont participé au siège du palais présidentiel. C’est un miracle qu’il soit encore vivant, car l’objectif visé était son assassinat. L’arrestation du Président Gbagbo a été l'affaire des forces françaises LICORNE sur ordre personnel de Nicolas Sarkozy, l'homme qui veut voir ses adversaires "pendus à un croc de boucher"....Du matériel spécial, spécialement convoyé de France durant le weekend, a été utilisé afin de perforer son bunker. Le Président Laurent Gbagbo, en digne combattant de la liberté, a lutté jusqu'au bout contre la coalition coloniale notamment la France, l’UE, les USA, l’UA, l’ONU mais in fine afin d'éviter un bain de sang a accepté de se rendre à la force Licorne...

La crise ivoirienne est en fait "une crise de type colonial" impliquant tout le continent africain en prise avec la volonté occidentale de faire perdurer sa domination établie après le partage de 1885 fait à Berlin entre les puissances coloniales de la Blanchitude (l'occident colonial suprématiste) alors toute puissante !

Laisser passer l'ingérence étrangère de la France même drapée dans les oripeaux de l'ONU et d'un prétexte humanitaire voudrait dire que les africains et les descendants d'africains partout dans le monde ainsi que ceux et celles qui se disent anti-impérialistes parmi les européens n'auraient rien retenu des leçons du passé colonial occidental du 15e au 21e siècle !

L'unicité de la pensée des sociétés européennes sur leur rapport au colonialisme se traduit par un matraquage idéologique dévastateur de l'état sarkozyste et de toute la société civile française "maqués" derrière la défense des intérêts géo-politiques, économiques et financiers de la françafrique en particulier et de l'occident colonial en général.

Ce matraquage se déroule de deux manières :

1) l'occultation qui prend la forme :

a) d'un silence total ou presque sur les véritables enjeux ainsi que l'inégalité dans le traitement des partisans d'une pleine souveraineté de la Cote d'Ivoire

b) d'un discours de banalisation des enjeux entre deux hommes qui se battraient chacun pour le pouvoir et en les renvoyant dos à dos pour les massacres de civils

c) d'une complicité de certains milieux se disant anti-impérialistes dès lors qu'il ne s'agit pas de l'impérialisme français...

2) le matraquage médiatique du mensonge de type occidental colonial que l'on retrouve dans toutes les crises et guerres d'indépendance de ces dernières décennies dans les pays du Sud depuis la fin de la 2e guerre mondiale.

Si la grande masse des gens n'est pas responsable, ni complice de ce qu'on lui cache, il n'en n'est pas de même lorsqu'il s'agit des élites. Ces élites employées pour alimenter « la machine à mentir et à conditionner » devront tôt ou tard rendre des comptes en même temps que les responsables politiques criminels qui ont entraînés la France dans cette grave violation du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes !

Nous ne pouvons plus nous permettre d'attendre 50 ou 60 ans pour reconnaître que l'on nous avait menti sur Um Nyobé, Patrice Lumumba, Nelson Mandela, ou plus proche de nous Ghislaine Joachim Arnaud ou même certains d'entre nous que le système avait présentés comme des gens "avec le couteau entre les dents", violents, méchants, avec lesquels il était impossible de vivre ensemble...Recette appliquée aujourd'hui à Laurent Gbagbo que l'Occident et ses larbins comme Ouattara accusent de leurs propres crimes en instruisant déjà leur TPI dont ils ne sont même pas signataires (USA...) et qu'ils se sont bien gardés d'appliquer à leurs crimes au Japon, en Palestine, au Cameroun, en Afrique du Sud, au Vietnam, au Congo, en Algérie, en Guadeloupe, en Irak, en Afghanistan...

Peu de gens se rendent compte du caractère inacceptable et inadmissible d'une France faisant la guerre à un pays, qui ne lui a rien fait, situé à des milliers de kms de chez elle ! Qui plus est sur un conflit interne à la Côte d’Ivoire à la suite d'une consultation électorale ! Une guerre conduite avec l'argent du contribuable français tandis que celui-ci est ponctionné par les hausses de prix alimentaires, des carburants, du gaz, de l'électricité, des loyers, le tout dans un contexte d'inégalités sociales aggravées et d'abus monstres des classes aisées proches du pouvoir en particulier et de la classe politique en général...

Pourquoi la France n'intervient pas en Belgique en prenant position entre flamands et walons selon qu'ils se revendiquent ou pas francophones. Idem pour le Canada entre anglophones et francophones ?

Et le scandale en Palestine provoqué par la violation permanente des droits humains par l'état d'Israël ? Enfin concernant un scandale politique, économique, social, ethnique, religieux et humanitaire qui dure depuis 60 ans et au cours duquel des millions de palestiniens sont morts et ont été déporté à l'extérieur de la Palestine, pourquoi la France n'est pas intervenue et l'ONU avec, dont aucune des résolutions n'ont été respectées par l'Etat d'Israël ?

Le dialogue est indispensable lorsque l'on n'est pas d'accord sur ce conflit emblématique des enjeux posés à l'Afrique à condition que soient pris en compte tous les paramètres pour l'Afrique et les Afros-descendants de la même manière qu'ils sont pris en compte lorsqu'il s'agit d'autres continents, d'autres civilisations, religions, philosophie ou peuples...

L'Afrique, les africains et les afros-descendants sont le seul groupe humain traité avec autant de mépris et chosifié à tous les niveaux de la société occidentale. La genèse de l'affaire Guerlain commencée le 15 octobre 2010 devrait pourtant nous le rappeler amèrement...

Si la Côte d'ivoire n'était pas un pays dans un continent dont le sous-sol et le sol regorgent de richesses la France commettrait-elle cette occupation et cette guerre engendrant une série de crimes contre l'humanité dont elle cherche à faire porter la responsabilité à ceux qui résistent et sont chez eux ?

Le TPI (Tribunal Pénal International)

Le TPI dont on menace Laurent Gbagbo ? Encore une plaisanterie sinistre de l'Occident colonial destinée à faire oublier ses principales responsabilités dans les crimes et génocides qu'il pratique sans arrêt depuis 1492 à nos jours du 21e siècle ! Et surtout « les crimes du boucher Ouattara », l'imposteur, ami de Sarkozy et de l'ancien directeur du FMI, DSK, Ouattara, l'organisateur des massacres faisant plusieurs milliers de morts dont 5000 civils...et ça continue...

1) Quand ce tribunal se réunira t-il pour juger les puissances occidentales qui ont pratiqué le Méga-Crime contre l'humanité perpétré contre l'Afrique, les africains et les déportés africains durant 5 siècles ?

2) Quand ce tribunal se réunira t-il pour juger les crimes contemporains des USA, de l'Angleterre, de la Belgique et de la France : les bombes atomiques à Nagasaki et Hiroshima; le bombardement de Sétif (40000 morts), séries de crimes et de génocides au Cameroun qui ont accompagnés la destruction des hommes et femmes de l'UPC par le Colonel Messmer (10 millions de morts sur plus d'une décennie), l'élimination du 1er ministre Patrice Lumumba dans un bain d'acide ainsi que le génocide jusqu'à nos jours du peuple congolais (7 millions de morts); des millions de morts au Vietnam et un pays pollué par le napalm pour des décennies, plus de 100 morts en mai 1967 en Guadeloupe au cours d'une manifestation d'ouvriers du bâtiment pour 2frs d'augmentation...19 morts kanaks en Nouvelle Calédonie dans la grotte d'Ouvéa en 1988 signé Mitterrand/Chirac, gauche et droite ensemble comme aujourd'hui en Cote d'Ivoire ?

La Résistance là-bas et ici !

Et ce sont ces donneurs de leçons de droits de l'homme, manifestement "droits de l'homme blanc", assurément "des barbares qui s'éclairent à l'électricité nucléaire " qui prétendent juger dans leur "TPI Colonial" ceux et celles qui comme Laurent Gbagbo osent dire non à l'Occident Impérial et défendent la souveraineté de la Côte d'Ivoire !

Nous appelons tous les habitants de ce pays, de toutes couleurs, qu'ils soient français, d'origine ivoirienne ou étrangers à se mobiliser contre le retour du "bon vieux temps des colonies" qui permet sous des prétextes humanitaires de bombarder tout un pays en créant la mort et la misère pour toutes les composantes de sa population.

La France doit se retirer immédiatement de la Côte d'Ivoire et y supprimer toutes les bases qu'elle possède. La Cote d'Ivoire doit redevenir souveraine du nord au sud et de l'est à l'ouest. Laurent Gbagbo doit être immédiatement libéré et les ivoiriens doivent régler leurs problèmes eux-mêmes sans ingérence étrangère de l'occident qu'elle soit ou non masquée derrière l'ONU, la Licorne-Françafrique et le FMI...

Sarkozy et ses complices de gauche et de droite dehors !

Assez d'ingérences coloniales en Afrique !

Occupez vous de la France et des français qui en ont bien besoin !

Françafrique c'est fini ! La lutte continue là-bas et ici !

Paris 11 juillet 2011 



2 Politique 

Hassane Magued :MONSIEUR SARKOZY : QUE ME VAUT L’HONNEUR DE CETTE RECOLONISATION?

En ce jour solennel du 7 août 2011, j’ai décidé de hisser deux drapeaux pour exprimer mon indignation: le bleu – blanc – rouge de la France que je vous prie de faire monter très haut dans le ciel ivoirien et, l’Orange – Blanc – Vert de l’ancienne République de Côte d’Ivoire, que je vous prie de mettre en berne. Je vous demande ces choses parce que l’heure est grave.

En effet, je me suis réveillé ce matin du 7 août et je me suis rendu compte que quelque chose manquait peut-être à certains ivoiriens. Une chose qui leur vaut probablement l’honneur de la recolonisation de la Côte d’Ivoire. Je veux parler du Certificat de Nationalité Française.

Je n’y avais pas pensé un peu plus tôt. Sinon, j’aurais profité de la présence en terre ivoirienne du Superviseur en chef de la nouvelle colonie française de Côte d’Ivoire le 14 juillet dernier, pour lui demander de délivrer ce “précieux” document aux nouveaux citoyens français que certains sont devenus depuis le 11 avril 2011. Mais, le Sage dit que “Tout m’est permis, mais tout ne m’est pas utile”. C’est probablement pour cette raison que l’idée ne m’est pas venu un peu plus tôt. Dans tous les cas, mieux vaut tard que jamais.
Quant à moi, un Certificat de Nationalité Française est la chose la plus inutile qu’un être humain puisse m’offrir de nos jours. Parce que la France est comme une femelle autrefois féconde qui vient d’entamer une ménopause irréversible. Or un mâle qui cherche à procréer ne s’allie pas à une femelle à l’âge de la ménopause. Alors, la France ne peut en aucun cas être un gain pour moi. Parce que cette France que vous avez rêvée du bout du nez, est en pleine ménopause économique, culturelle, idéologique, sociologique et spirituelle. Cela s’appelle le déclin. Et le frère africain Jean-Paul Pougala du Cameroun appelle ce tarissement hormonal, “la douce descente vers l’enfer économique”. Alors que me vaut l’honneur d’une recolonisation par un Etat décadent?
Eh bien la réponse est toute simple. Cet Etat décadent est à la recherche d’une bouée de sauvetage. Il se débat pour survivre à une noyade inéluctable. C’est pourquoi il est devenu fou et dangereux. En danger d’appauvrissement, la France s’accroche à tout, espère tout, se déculotte partout, jette ses derniers fonds dans toutes les guerres d’occupation sans avoir un retour sur investissement. Bref. Elle perd la tête partout. Que peut-on donc attendre d’un pays qui n’a plus de repères, Mon cher “Sarko”?

C’est pourquoi je reste convaincu que la Recolonisation de la Côte d’Ivoire n’est que l’expression d’une volonté de détruire un pays qui était sur le point de retrouver des indicateurs de développement meilleurs que ceux la France. En une décennie, cela aurait été possible. Pour preuve, j’invite les Ivoiriens à prendre les images de l’immeuble CCIA (Centre de Commerce International d’Abidjan) sis au quartier Plateau d’Abidjan que j’ai découvert médusé, il y a quelques jours.
Ce centre d’affaires tout vitré qui abritait des bureaux privés, a été bombardé par les Hélicoptères français alors que de par sa structure et son affectation à usage commercial, ce bâtiment ne pouvait abriter aucune présence militaire et ne représentait aucun danger. Aujourd’hui, ce joyau est détruit de haut en bas par des tirs d’obus français. Toute personne qui découvre cette image du CCIA, comprend le sens profond de la recolonisation de la Côte d’Ivoire. C’est-à-dire, juste détruire les fondamentaux, ramener de 50 ans en arrière, s’offrir des opportunités de marchés de reconstruction pour les entreprises françaises qui avaient construit ces mêmes bâtiments dans les années 70.
C’est cette stagnation du progrès économique et social, ce piétinement par un incessant recommencement que recherche la France, qui est le sens authentique de votre action meurtrière en Côte d’Ivoire. Vos média vous aideront à mentir au monde entier pour cacher la vérité. Mais le mensonge n’est pas un métier d’avenir. Surtout à votre âge. J’en reste convaincu.
Toute la jeunesse africaine sait que le prestige de la France lui venait d’un modèle économique bâti autour des grandes entreprises ou multinationales qui sont en train de perdre de leur position de monopole en Afrique, entraînant du coup, le déclin de la France. La surfacturation des marchés d’infrastructures, l’ingénierie fiscale sous-tendue par des accords de coopération fiscale léonins (c’est-à-dire, où seule la France gagne quelque chose), l’habile manière de provoquer un déséquilibre économique dans les conventions de partenariat public-privé (PPP) négociées avec les anciennes colonies qui en retour ne gagnent rien, ce sont là, quelques unes des méthodes qui enrichissaient la France.
Or la concurrence se fait rude avec des nouveaux acteurs sur les marchés africains. Alors, il faut recoloniser pour avoir le contrôle total des marchés. Il faut détruire pour ramener en arrière et se donner l’opportunité de reconstruire. Juste pour dire, Monsieur Sarkozy, vous m’avez permis de comprendre que l’attachement à la France colonisatrice équivaut au délicatement ridicule exercice de remplir d’eau un gros fut percé avec une jarre tout aussi percée. Ce sera un éternel recommencement, comme avec le fameux tonneau des Danaîdes, un perpétuel cycle de l’absurde.
Alors rien ne me vaut l’honneur de la Recolonisation de la Côte d’Ivoire par la France ! C’est pourquoi j’en appelle à l’esprit patriotique des frères africains, Patriotes des nouvelles générations, afin de déclencher dès à présent la Révolution Permanente sur tous les fronts. Il s’agit de faire front et de faire face. Cher Monsieur Sarkozy, votre imposture coloniale sera vaincue! Parce que votre Moro Naba intronisé en Côte d’Ivoire à coup de canons, au mépris des lois et règles démocratiques, est devenu un poulet sans propriétaire. Vous serez vaincu ! Je vous en donne ma Parole.

Je suis Hassane Magued, Patriote et Digne fils de l’Afrique.
A très bientôt.
Source: la Révolution Permanente N°0051/08/11

08-2011



3  Politique internationale

Onu

L'ONU prolonge le mandat de sa mission en Côte d'Ivoire.

Le Conseil de sécurité des Nations unies a prolongé mercredi d'un an supplémentaire le mandat de l'Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (ONUCI), pour aider le pays à résoudre les différents problèmes auxquels il est confronté après la récente crise post-électorale. Grâce à la résolution 2000 adoptée à l'unanimité, le Conseil a décidé que 'l'ONUCI va rester dans le pays jusqu'au 31 juillet 2012, avec ses effectifs actuels de presque 9.800 soldats, dont les 2.000 soldats supplémentaires, déployés en début de cette année, suite à la violence post-électorale'.
Le Conseil a indiqué que la Côte d'Ivoire est confrontée actuellement à une série de tâches importantes dans la période post-crise, dont le rétablissement de l'état de droit, la réconciliation nationale, la tenue d'élections législatives et la relance économique.
Il a également noté que 'la mission va aider à la réalisation de ces tâches et dans d'autres recommandées par le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, dans son récent rapport où il sollicitait la prolongation du mandat de l'ONUCI d'un an supplémentaire'.
M. Ban a déclaré dans son rapport que 'le bilan de la crise est lourd pour la Côte d’Ivoire et le pays ne peut, à lui seul, rebondir rapidement à un niveau où il sera en mesure de dégager des ressources propres significatives pour faire face aux menaces et aux priorités immédiates'.
'Le pays aura besoin de notre aide en ce moment critique pour lui permettre de se relever”, a-t-il ajouté.
La Côte d'Ivoire sort d'une crise qui a pris fin en mi-mai avec la reddition de l'ancien président, Laurent Gbagbo, qui a mis un terme à huit mois de violence suite à son refus de remettre le pouvoir au président élu, Alassane Ouattara. Ce dernier a prêté serment en mai.
L'ONUCI a été mise sur pied en 2004 par le Conseil pour faciliter le processus de paix dans le pays qui fut coupé en deux par la guerre civile de 2002 : le Nord favorable aux rebelles et le Sud au gouvernement.

Pana
28/07/2011

http://www.afriquejet.com/mission-onu-2011072819358.html



Asie - Afrique

Afrique du Sud

L’ancien président sud-africain Thabo Mbekiformel : ‘‘L’Afrique doit se dresser contre l’Occident’’

Dans une interview au Sunday Times, Thabo Mbeki s’indigne du comportement des Occidentaux en Libye et en Côte d’Ivoire. Et estime que le centenaire de l’ANC doit être une occasion pour relancer le combat de libération du continent.

Ex-chef de l’Etat et figure centrale de l’ANC, Thabo Mbeki est en colère. Et il est décidé à lancer sa nouvelle croisade : celui du nécessaire combat contre un Occident de plus en plus agressif contre l’Afrique. Alors qu’il était très en retrait de l’activité de son parti politique, il revient au devant de la scène à l’occasion des célébrations du centenaire du parti. «Nous ferons de notre mieux pour que l’anniversaire soit célébré comme il se doit. Un centenaire, ça arrive une seule fois par siècle et je suis sûr que c’est une occasion de réflexion pour le peuple», a-t-il dit lors d’une interview avec le Sunday Times. «Je sais que les camarades de l’ANC préparent activement la célébration du centenaire l’année prochaine.

Cela doit être un jour important pour réfléchir sur le passé mais, plus particulièrement, pour regarder le présent et le futur. Où en est le processus qui a abouti sur l’indépendance du continent africain et sur la fin de l’apartheid ? Où en sommes-nous aujourd’hui et où en serons-nous demain ?»
Le continent africain, a ajouté Mbeki, doit profiter de cette célébration pour décider comment il défendra ses intérêts par rapport à des puissances occidentales qui, dit-il, défendent leurs propres agendas.
«Ce sera une occasion très importante, et je sais que beaucoup de monde sur le continent est intéressé par les célébrations du centenaire de l’ANC, parce qu’il est vu comme concernant aussi le reste du continent. (…) La discussion doit aider à avancer sur les défis auxquels nous sommes confrontés en tant qu’Africains.
Je suis sûr que nous allons tous contribuer à cela, parce que je crois qu’il sera nécessaire d’entendre le plus grand nombre de voix possibles sur toutes ces questions majeures».
Evoquant les bombardements aériens de l’OTAN en Libye, mais aussi l’implication française dans le conflit ivoirien, Mbeki a appelé à des protestations de masse sur tout le continent, rapporte le Sunday Times. Il a aussi appelé les gouvernements à condamner ce type d’actes. Choqué, Mbeki n’a pas manqué de s’indigner.

«En tant qu’Africains, nous avons besoin de faire notre introspection et de nous dire ce que nous devons faire pour défendre nos intérêts. La question que nous devons nous poser est : pourquoi sommes-nous si silencieux ? Ce qui est arrivé en Libye peut très bien être un signe précurseur de ce qui peut arriver dans un autre pays. Je pense que nous devons tous examiner ce problème, parce que c’est un grand désastre», a-t-il dénoncé.
Avant d’enfoncer le clou. «Ne nous pouvons pas dire que nous sommes incapables d’empêcher ces pouvoirs occidentaux d’agir comme ils agissent parce qu’ils agiront de cette manière demain. Je pense que nous pouvons, pourvu que nous agissions et qu’ils voient que s’ils continuent ce type d’actions, ils rencontreront la résistance de tout le continent africain.
Mais malheureusement, notre voix est trop faible et nous devons faire quelque chose pour la rendre plus forte et pour revendiquer clairement le droit des Africains de décider de leur propre avenir.»

Thabo Mbeki compte donc faire du centenaire de l’ANC un moment-clé pour nos luttes communes. Ses propos interviennent à un moment de violence extrême sur l’Afrique. Et de prise de conscience de certains milieux, jusque-là plutôt conservateurs et complaisants avec les Occidentaux. Ainsi, l’on a entendu Jean Ping, le secrétaire général de l’Union africain charger Louis Moreno Ocampo, procureur près la Cour pénale internationale, le qualifiant de «plaisantin» après ses manœuvres politico judiciaires contre Muammar Kadhafi. Il l’a invité à dire le droit au lieu de faire de la politique et s’est demandé pourquoi il n’y avait que des Africains qui étaient poursuivis devant la Cour pénale internationale. Et si la révolution africaine, la vraie, était en marche ?

Thabo Mbeki

28 Juillet 2011

http://www.abidjandirect.net/index2.php?page=poli&id=1926



4 Les brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

4-1 Michelle Nougoum : Blé Goudé défie Ouattara.
Charles Blé Goudé, l’ancien ministre de la jeunesse et de l’emploi dans le gouvernement de Laurent Gbagbo a appelé l’actuel président à mettre fin à la répression des pro-Gbagbo lors du Congrès panafricain des jeunes et des patriotes (Cojep) samedi à Paris.

Il affirme qu’il sera « un opposant bien éduqué…qui ne prend pas les armes ».

C’est en costume bleu clair et visiblement bien portant que Charles Blé Goudé a adressé un message vidéo à ses partisans ce samedi à Paris, la capitale française. La vidéo a été enregistrée le 9 juillet et retransmise lors d’un meeting organisé par le Congrès panafricain des jeunes et des patriotes (Cojep), un mouvement dont l’ancien ministre de la jeunesse et de l’emploi est à la tête.

Le leader des jeunes patriotes (pro-Gbagbo) y dénonce la répression subie par les partisans de l’ancien chef d’État, les meurtres et les détentions arbitraires. Il estime que le président Ouattara est dans une logique de « vengeance » plutôt que de réconciliation nationale. L’ancien ministre affirme que tous les cadres dirigeants du pays sont originaires du Nord comme le président ivoirien, faisant craindre une « administration tribale ». « Il n’y a pas que d’intelligence du Nord » déclare le ministre en fuite.

« Un opposant bien éduqué »

Sous le coup d’un mandat d’arrêt international, le « général de la rue », comme il est surnommé pense que ces poursuites judiciaires ne constituent qu’un « prétexte » pour bâillonner l’opposition, à l’instar de ses anciens collaborateurs en prison. Il a appelé à la libération de son mentor Laurent Gbagbo, arrêté le 11 avril. Charles Blé Goudé a réaffirmé sa décision de se présenter devant la justice si le président de la République et le Premier ministre Guillaume Soro font de même.

Enfin, le farouche partisan de Laurent Gbagbo a déclaré qu’il sera « un opposant bien éduqué, un opposant qui propose, qui critique. [Il] ne sera pas un opposant qui prend les armes ». Il a appelé la communauté internationale à garantir des élections législatives « équitables, justes et transparentes ». La date du scrutin n’a pas encore été fixée.

Michelle Nougoum

19 juillet

http://www.afrik.com/article23294.html


4-2 Jeune Afrique : Blé Goudé "prêt à comparaître" devant la justice, si...

…Ouattara est également jugé. C'est ce qu'a déclaré l'ancien ministre de la Jeunesse de Laurent Gbagbo dans une interview à RFI.

Une nouvelle fois, Charles Blé Goudé contre-attaque. Poursuivi par la justice ivoirienne, qui a émis un mandat d'arrêt international contre lui, l'ex-général de la rue pro-Gbagbo pose une condition pour se livrer et être jugé : que l'actuel président de Côte d'Ivoire soit lui aussi confronté à des juges. « Vous savez très bien qu'il a commis des actes, que des hommes ont commis des actes ignobles en son nom alors je suis prêt à comparaître, mon voisin doit être M. Ouattara, mon voisin doit être Soro Guillaume [le Premier ministre, NDLR] et ensemble nous allons comparaître devant la justice », a déclaré l'ancien leader des « Jeunes patriotes » dans une interview à Radio France internationale (RFI).

En plus du mandat d'arrêt de la justice ivoirienne, Blé Goudé est sous sanctions des Nations unies depuis 2006, avec un gel des avoirs et une interdiction de voyager. En exil, il s'exprimait apparemment depuis un pays africain – peut-être le Bénin ou le Ghana, pays où de nombreuses personnalités de l'ancien régime se sont exilées.

Changement de registre

Alors que dans une précédente interview à Jeune Afrique, il se disait prêt à « jouer sa partition » sur le chemin de la paix ivoirienne, après avoir été en première ligne conte Ouattara, Blé Goudé change désormais de registre. Et s'évertue à fustiger le nouveau régime du président élu Alassane Ouattara. « Rien ne me surprend du tout car depuis que Ouattara est au pouvoir, il y a une justice à double vitesse. Il a peur d'une opposition significative, il a décidé d'installer son pouvoir dans la terreur, tous les signes [...] d'un pouvoir dictatorial sont là et visibles », dit-il.

« Ce pouvoir ne va pas bien loin, Ouattara fait comme si son pouvoir avait comme seul objectif de traquer, de tuer, de poursuivre tous ceux qui ont été plus ou moins proches de Gbagbo », ajoute-t-il. Sauf que les éléments des Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI) de M. Ouattara sont surtout accusées d'exactions envers les civils, durant et après la crise postélectorale.

La Côte d'Ivoire n'est toujours pas redevenue un État de droit, les FRCI faisant régner leur loi, servant de force policière aussi bien que militaire. Comme si Alassane Ouattara et Guillaume Soro étaient impuissants à contrôler leurs troupes.

Une mission de la Cour pénale internationale (CPI) est d'ailleurs en cours dans le pays pour évaluer la situation sécuritaire, avant une éventuelle enquête pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre, qui viserait – selon les assurances du procureur de la CPI - les deux camps.

(avec AFP)

le 25 mars 2011 à Abidjan....

http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20110705082045/enquete-cpi-violences-procescote-d-ivoire-ble-goude-pret-a-comparaitre-devant-la-justice-si.html



5  Dossier

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

5-1 Toussaint Alain : « Laurent Gbagbo est en danger de mort ! »
parAssanatou Baldé

Toussaint Alain, conseiller de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, estime que ce dernier serait « l’otage » d’un chef rebelle à Korhogo, où il a été transféré depuis son arrestation le 11 avril dernier. Il considère que la libération des prisonniers de l’ancien régime, Laurent Gbagbo en premier lieu, par le nouveau pouvoir ivoirien serait une étape significative vers la réconciliation nationale

Laurent Gbagbo n’est plus au pouvoir. Il bénéficie pourtant de l’indéfectible soutien de Toussaint Alain, conseiller de l’ancien président ivoirien. Depuis son interpellation le 11 avril dernier, il se bat avec ses avocats pour qu’il soit libéré. L’ancien journaliste se dit aujourd’hui très préoccupé par l’état de santé de Laurent Gbagbo qui, selon ses sources, ne serait pas en résidence surveillée à Korhogo, dans le nord du pays, mais détenu par un chef rebelle nommé Fofié Kouakou. Toussaint Alain livre son analyse de la crise post-élecorale, où au moins 3 000 personnes ont été tuées, et son sentiment sur les conditions d’une réconciliation en Côte d’Ivoire.

Afrik.com : Qu’est-ce qui vous permet d’affirmer que Laurent Gbagbo est détenu dans de mauvaises conditions ?

Toussaint Alain : Il ne faut pas sous estimer la complexité de la situation du président Laurent Gbagbo, de son épouse Simone et son fils Michel et de la soixantaine de personnalités également détenues. Nous estimons que le président Gbagbo est déjà à son centième jours de détention (mercredi 20 juillet) sans qu’il ait la possibilité de communiquer avec l’extérieur, avec ses avocats ou ses proches. Laurent Gbagbo est en danger de mort ! Contrairement aux allégations de Ouattara, le Président n’est pas en résidence surveillée à Korogho. Le Chef de l’Etat est l’otage du chef rebelle Fofié Kouakou chez qui il est enfermé dans une « pièce-salon » et sans la lumière du jour. Il en a été extrait spécialement pour être conduit à la résidence présidentielle lors de la visite de Choi (le représentant spécial des Nations unies en Côte d’Ivoire, ndlr). Nous avons des informateurs qui nous permettent d’affirmer ce que nous disons. Il s’agit de sources proches du régime et des Nations unies qui nous soutiennent. Ils nous disent d’agir car le président Gbagbo court le risque permanent d’être assassiné. C’est le plan que M. Ouattara compte mettre à exécution : l’élimination brutale de Gbagbo à tout moment. D’ailleurs, ma source au sein du Comité International de la Croix-Rouge (CICR) m’a indiqué qu’elle est « très inquiète à propos de son état ». Ils peuvent lui faire ingurgiter plusieurs drogues pour l’affaiblir mentalement et psychologiquement. Il en ressortirait demain comme un légume. La meilleure façon de s’assurer qu’il est bien traité, c’est de l’autoriser à communiquer avec l’extérieur.

Afrik.com : Où en est votre demande concernant la libération de Michel Gbagbo, le fils franco-ivoirien de l’ancien président, également détenu en Côte d’Ivoire ?

Toussaint Alain : Je suis indigné par l’attitude méprisante de la France. La mère de Michel Gbagbo, Jacqueline Chamois, a écrit deux fois au ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé. Elle n’a obtenu aucune réponse. Elle a ensuite écrit début juillet à M. Sarkozy qui ne lui a pas répondu non plus. Pour le gouvernement français, il y a deux types de citoyens : ceux qui méritent d’être défendus et ceux qui ne le méritent pas. On a vu les autorités françaises à la manœuvre pour Florence Cassez détenue au Mexique. On les a vues agir pour les otages journalistes et autres. Mais pour Michel Gbagbo, rien ne bouge. Michel Gbagbo est Français même s’il a la double nationalité. Il mérite tout autant qu’un autre d’être défendu. C’est une attitude qui m’interpelle et me préoccupe. La France, qui se présente comme celle qui va rétablir la démocratie en Côte d’Ivoire, est en réalité en campagne économique et n’hésite pas à sacrifier ses otages pour le bien de ses intérêts économiques. Elle ne réagit pas alors que nous savons que les clés des prisons de Gbagbo, son fils et sa femme sont entre ses mains. Car ces derniers sont ses prisonniers. La France a voulu leur donner une leçon car ils ont refusé de se coucher devant M. Sarkozy. Le sort qui leur est réservé est totalement inhumain. Si nous n’agissons pas, je pense que c’est la mort qui les attend.

Afrik.com : Avez-vous des nouvelles de Charles Blé-Goudé, qui s’exprime régulièrement dans les médias tout en s’abstenant de révéler l’endroit où il a trouvé refuge depuis la chute du régime de Laurent Gbagbo ?

Toussaint Alain : Je l’ai eu au téléphone récemment. Il va très bien. Il est en bonne santé et toujours aussi déterminé à défendre les intérêts de la Côte d’Ivoire. Il compte mener une opposition démocratique et politique. Mais je ne vous direz pas où il se trouve. Je pense que ce n’est pas le plus important. L’essentiel est que nous continuons à mener la résistance.

Afrik.com : Quel est l’avenir du Front populaire ivoirien (FPI), le parti de Laurent Gbagbo, maintenant que Mamadou Coulibaly qui assurait la présidence par intérim a démissionné ?

Toussaint Alain : C’est un coup dur qui a été porté là. Je donne l’exemple d’une famille où, lorsque le père et la mère ne sont plus là, les enfants se disputent. Et celui à qui l’on a confié les clés de la maison se barre ! Le FPI doit trouver la force de se relever. Il faut rapidement trouver la formule qui permette à ce parti de rebondir. C’est un mauvais signal envoyé aux militants et aux Ivoiriens qui sont avec Gbagbo. Quant à savoir qui peut remplacer Coulibaly, je n’en sais rien. Je n’ai pas de pronostic à faire. Ce sont les affaires du FPI et cela ne regarde que le FPI. J’avoue que j’ai été surpris par cette démission. C’est son droit de créer son propre parti. Mais Coulibaly avait l’opportunité de diriger le FPI qui est le premier parti politique de côte d’Ivoire. Il avait une occasion d’affirmer et d’imposer son leadership.

Afrik.com : Pourquoi vous acharnez-vous ainsi à défendre Laurent Gbagbo ?

Toussaint Alain : Je le défends par conviction. Et non parce qu’il m’a donné la clé d’un coffre caché où je peux puiser de l’argent tous les jours. Je me suis engagé en politique, il y a dix ans, lorsque le président Gbagbo m’a appelé à ses côtés. C’est Gbagbo qui a engagé la Côte d’Ivoire sur la voie de la démocratie. C’est lui qui a initié le projet de l’assurance maladie, le multipartisme, l’école gratuite etc... Il a une vision politique que je partage. Il a une passion pour la Côte d’Ivoire et un humanisme que je partage. C’est pour cela que j’ai choisi d’être avec lui. Et ce n’est pas lorsque le navire commence à prendre l’eau que l’on doit se sauver. Je connais bien le président Gbagbo. Il n’a assassiné personne. S’il était un assassin, croyez moi, j’aurais été le premier à m’en aller. Ce n’est pas à mon âge que je vais entamer une carrière de dictateur ou de complice de dictateur. Pourquoi faire ? Gbagbo est un homme généreux et je suis sincère en disant cela. Si je vous montrais ma page Facebook, vous pourriez voir tous les messages que je reçois en sa faveur. J’ai été contacté par des interlocuteurs de Ouattara qui m’ont invité à travailler avec eux. J’ai refusé. Je ne peux pas travailler avec Ouattara car il a pris les armes contre la Côte d’Ivoire pour accéder au pouvoir. C’est une faute originelle. Il a ouvert la boîte de Pandore. Je défends Gbagbo parce que défendre Gbagbo c’est défendre la Côte d’Ivoire, la paix, la liberté et la fraternité. Ce que Ouattara a fait est contraire à tout cela. Gbagbo a maintenu la Côte d’Ivoire malgré la rébellion. Et je suis l’un des rédacteurs de son programme de gouvernement. Je fais partie de ceux qui l’on finalisé. Je ne suis pas membre du FPI. Mais je suis pro-Gbagbo et fier de l’être.

Afrik.com : A vous entendre, vous donnez l’impression que Laurent Gbagbo ne porte aucune responsabilité dans les évènements qui ont conduit et suivi la crise post-électorale. Quel est par conséquent votre regard sur les accusations portées à son encontre ?

Toussaint Alain : Les accusations portées contre Laurent Gbagbo par le président Alassane Ouattara sont sans fondement. Monsieur Ouattara est la source des problèmes que connaît actuellement la Côte d’Ivoire. Il est l’initiateur, l’organisateur et le bénéficiaire de la rébellion qui a divisé la Côte d’Ivoire depuis septembre 2002. Et au cours de cette rébellion, des personnes ont perdu la vie. Il y a eu des morts et M. Ouattara doit rendre des comptes à la Justice. Gbagbo n’a pas été le commanditaire de meurtres. On dit que le président Gbagbo est un dictateur. Je trouve cela plutôt injuste. Lorsque Gbagbo accède au pouvoir en octobre 2000, il souhaite œuvrer pour la réconciliation. M. Ouattara n’a jamais été contraint à l’exil. Gbagbo a fait en sorte qu’il revienne en Côte d’Ivoire. Donnez-moi un seul exemple qui montre que Gbagbo est un dictateur. Quels opposants a-t-il jetés en prison ? Au contraire il a mené une politique de décentralisation et dans une dictature ce serait plutôt un pouvoir centralisé. Gbagbo a mené de grandes réformes sociales. Il a permis à la presse de s’exprimer librement. En 2010, sur 27 titres, les trois quarts étaient proches de l’opposition. Elle a bénéficié d’aides financières considérables. M. Ouattara a délégitimé un président qui avait à son actif quarante ans de combat pour la démocratie.

Afrik.com : La justice ivoirienne, dont l’impartialité est remise en question, est-elle capable de conduire un éventuel procès contre Laurent Gbagbo ?

Toussaint Alain : Il n’y a aucun crime qui ne puisse être jugé en Afrique. Je suis convaincu qu’en Côte d’Ivoire, il y a des Ivoiriennes et Ivoiriens qui peuvent garantir l’indépendance de la Justice. Nous avons en Afrique des magistrats brillants. Pourquoi les dirigeants africains doivent être traduits devant la Cour pénale internationale alors que Sarkozy, Obama, Bush, Chirac qui ont massacré des Irakiens et Afghans ne le sont pas ? Il appartient à nos juridictions nationales de régler les problèmes nationaux de la Côte d’ivoire. Quand Licorne a massacré 70 Ivoiriens, pourquoi Chirac ou Sarkozy, le chef de la force française, n’ont pas été traduits devant la justice ? C’est parce qu’on estime que ce sont des Noirs qui ont été tués. Par conséquent, tout le monde s’en moque. Personne et aucun Ivoirien n’ira devant la Cour pénale internationale. Il faut que nos juridictions nationales soient renforcées, avec nos moyens, au nom de notre dignité. Les Africains pourraient aussi lancer un mandat d’arrêt contre Sarkozy ou créer une Cour pénale africaine. Le procureur de la CPI, Luis-Moreno Ocampo, s’est rendu en juillet en Côte d’ivoire seulement huit ans après qu’il ait été sollicité par le président Gbagbo qui lui a écrit maintes fois pour dénoncer les crimes de la rébellion. Mais il n’a jamais trouvé bon de répondre. Rien ne garantit l’indépendance de la CPI. Je crains même que les jugements rendus par la CPI soient plus à craindre que ceux rendus par la Côte d’Ivoire parce que cette cour est instrumentalisée par les Occidentaux. Ouattara, qui fait aujourd’hui appel à la CPI, sera le premier à dire demain qu’il n’en veut plus.

Afrik.com : Le camp Ouattara ne semble pas à l’abri de poursuites de la Cour pénale internationale puisqu’il est accusé par les organisations des droits de l’homme d’avoir commis des exactions...

Toussaint Alain : Ouattara n’est pas à l’abri de poursuites. Il y a eu des victimes et des morts et il faut que les auteurs de ces exactions soient condamnés par la justice. Ce que l’on dénonce, c’est une justice à deux vitesses, une justice sur mesure qui se révèle lorsque les intérêts de ceux qui la manipulent sont en jeu. M. Ouattara a commis des massacres à grande échelle sans qu’ils n’aient jamais été punis par une communauté internationale qui se pose en garant de la démocratie. La France, dont les soldats sont présents dans le nord et l’ouest du pays, théâtre de nombreux massacres perpétrés par la rébellion, n’a jamais dénoncé ces exactions. De même pour l’Onu, qui est l’instrument que l’on utilise pour re-coloniser l’Afrique. Ce sont les Nations unies qui divisent l’Afrique aujourd’hui.

Afrik.com : Que pensez-vous des accusations portées contre le camp Gbagbo, concernant notamment les violences à Abobo, où sept femmes pro-Ouattara ont été tuées le 7 mars lors d’une marche ?

Toussaint Alain : Aucune femme n’a été tuée à Abobo le 7 mars et aucune n’a marché. Les images, qui ont circulé, ne sont en réalité qu’une mise en scène orchestrée par les services de communication de M. Ouattara et de la France. Tout le monde le sait. C’était un grossier mensonge. Il n’y avait aucun journaliste sur place. J’ai même demandé a des responsables d’agence de presse s’ils avaient vu les corps des femmes à la morgue ou leur familles les enterrer, tous ont répondu non. Sur les vidéos, l’on voit du liquide rougeâtre, qui paraît être du sang sur les vêtements des femmes, censé montrer que l’on leur a tiré dessus. Mais leurs vêtements n’étaient pas déchirés. D’ailleurs sur la vidéo, on voit une femme couchée qui fait semblant d’être morte relever la tête et le caméraman lui dit en Dioula : "Non couche toi, ce n’est pas fini". Nous avons analysé les séquences de la vidéo. Sur les images, la foule n’était pas à Abobo mais à Attécoubé, vers le quartier d’affaires du Plateau. Il a été dit que les chars de Gbagbo ont tiré sur la foule. C’est un mensonge. Depuis quand on tire sur la foule, en Côte d’ Ivoire on n’a jamais connu cela. Où est le manifeste des ambulanciers ayant enlevés ces corps ? Et celui de la morgue où les présumées dépouilles ont été transportées ? C’est une vaste escroquerie du camp Ouattara contre Laurent Gbagbo afin de le diaboliser et permettre à la France de légitimer son intervention militaire.

Afrik.com : Vous avez toujours été très critique à l’égard de l’action internationale en Côte d’Ivoire durant la crise post-électorale, notamment à l’égard de la France. Pourquoi ?

Toussaint Alain : Les grandes puissances se sont comportées en Côte d’ivoire comme des voyous ! Regardez ce qu’ils font en Libye. Les agissements de la France ont été criminels. Un soldat français en Côte d’Ivoire est un soldat de trop. La force Licorne n’a rien à faire chez nous. Quand elle bombarde des hôpitaux, universités, écoles, ou camps militaires, au nom de quoi se permet-elle cela ? Ce sont des méthodes inacceptables ! Nous étions sur la voie de la démocratie. C’est la France qui est responsable à part entière des malheurs de la Côte d’ Ivoire puisqu’elle n’a pas accepté le processus de démocratie qui s’était mis en place lorsque le président Laurent Gbagbo est arrivé au pouvoir. Elle a mis une rébellion en marche contre Laurent Gbagbo pour placer M. Ouattara, huit ans plus tard, à la tête du pays pour qu’il puisse mieux servir ses intérêts. D’ailleurs, beaucoup de dirigeants africains nous soutiennent. Ils nous appellent pour nous le dire. Mais ils n’osent pas s’opposer à la France car ils ont peur de subir le même sort que Gbagbo. Le seul qui a été courageux c’est le président gambien qui a toujours affirmé qu’il ne reconnaissait pas Ouattara. François Fillon a averti, il y a quelques semaines, que ce qui est arrivé en Côte d’Ivoire est un signal pour tous ceux qui ne respectent pas la démocratie. C’est en réalité une mise en garde pour tous ceux qui ne respectent pas les intérêts de la France. Tout le monde dit que c’est Gbagbo qui a trafiqué les élections. En réalité c’est Ouattara qui a triché.

Afrik.com : Que répondez-vous à ceux qui estiment que l’alliance politique entre Henry Konan Bédié et Alassane Ouattara devait logiquement profiter à Alassane Ouattara ?

Toussaint Alain : C’est une alliance ethnique. Et rien d’autre. Près de 60% de l’électorat ivoirien était à Abidjan. Or, Gbagbo a obtenu 58% des suffrages à Abidjan. Le report des voix ne s’est pas fait. M. Ouattara a triché. Dans la région du Baoulé (centre du pays), où il a remporté la majorité des suffrages, il s’est attribué plus de voix qu’il en avait. Il a dû obtenir environ 144 000 voix mais il a affirmé qu’il en avait eu 243 000. Si vous sondez l’opinion publique à Abidjan, beaucoup se sont ralliés au président Gbagbo. Le président Gbagbo a été victime d’un coup d’Etat. Pour nous, Ouattara est le visage civil d’un régime militaire. De toute manière, il n’y a même pas matière à discuter. Dès lors que le Conseil Constitutionnel prononce les résultats, ils doivent être acceptés de tous. Pourquoi l’Occident n’en n’a pas pris acte ? Ce ne sont pas les résultats bidon de Youssouf Bacayoko qui prouvent que Ouattara a gagné les élections. Il y avait 2 200 procès verbaux (PV) sur les 21 000 au total. C’est-à-dire que 10% des PV étaient frauduleux. En réalité le nombre de votants était plus élevé que le nombre d’inscrits. C’est comme si vous aviez par exemple 15 inscrits et au final 22 votants. Est-ce normal ?

Afrik.com : Est-ce un argument valable puisque le Conseil Constitutionnel était favorable à Laurent Gbagbo qui en avait lui-même nommé son président ?

Toussaint Alain : Il n’était pas favorable à Laurent Gbagbo. C’est la Constitution qui veut que le président de la République nomme les membres du Conseil Constitutionnel. En France c’est pareil. Ce n’est pas une spécificité ivoirienne. Tout ceci ne me pose pas de problème dès lors que la procédure est respectée et que chaque membre travaille en toute indépendance. De la même façon que cela ne m’a pas gêné que les membres de la Commission électorale indépendante (CEI) soient proches du RHDP (Rassemblement des Houphouétistes pour la paix, alliance qui a porté Alassane Ouattara au pouvoir, ndlr). Chacun doit faire son travail en toute impartialité et en toute transparence.

Afrik.com : Le président Alassane Ouattara a fait de la réconciliation nationale l’une de ses priorités pour redresser la Côte d’Ivoire. Pensez-Vous qu’un tel projet puisse aboutir alors que les Ivoiriens commencent tout juste à panser leurs plaies ?

Toussaint Alain : Ouattara n’est pas prêt pour une réconciliation nationale et je ne pense pas qu’il soit l’homme qui puisse réconcilier la Côte d’ Ivoire. Autrement, il ne jetterait pas en prison toutes les personnes qui ne pensent pas comme lui. Autrement,il ne garderait pas en prison le président Laurent Gbagbo. Il faut que Gbagbo soit libéré, c’est un élément déterminant pour entamer ce processus. Sa libération serait un signe fort qui montrerait que Ouattara est enfin disposé à s’engager dans la voie de la réconciliation. C’est lui qui a introduit la violence en Côte d’Ivoire. Il a manipulé les ethnies ivoiriennes. Il a manipulé les communautés religieuses pour assouvir ses ambitions politiques. Il est au pouvoir par la force des armes. La détention du président Gbagbo est vécue comme une vraie psychose. Des gens en sont même morts. Beaucoup sont actuellement en souffrance psychologique. On connaît très bien Gbagbo, ce n’est pas le sanguinaire que le RHDP s’est évertué à décrire. Ouattara voulait absolument le pouvoir, donc il a diabolisé Gbagbo. Les Français et les Américains se sont évertués à le mettre dos au mur. Il fallait coûte que coûte que Gbagbo quitte le pouvoir. J’adresse un message à Ouattara. Il faut qu’il ait la victoire modeste. Il doit accepter d’ouvrir un dialogue politique avec le président Gbagbo dans son intérêt et dans l’intérêt des Ivoiriens car la posture qu’il a adoptée ne peut que le mener dans une impasse.

Le président Gbagbo ne lui a jamais fait subir le millième de ce qu’il lui fait subir en ce moment. Les ressentiments à son encontre sont forts. Et s’il persiste dans cette voie, il ne fera que renforcer le front anti-Ouattara.

Assanatou Baldé

mercredi 27 juillet 2011,

Comité Valmy

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1701

 


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