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17/08/2011

n° 491 - journal de l'Afghanistan - 13-07 au 16.-08 : Suite - : La débâcle américaine

La débâcle américaine

L’École des cadavres !

La France fête dans l’indifférence son 63e soldat tombé au champ du déshonneur national et annonce un retrait à petit vitesse de ses hommes à la remorque des Américains, avec en toile de fond une passation de pouvoir à des troupes afghanes improbables, un attentat spectaculaire au cœur de la zone verte de Kaboul contre l'hôtel Intercontinental…

Dans ce théâtre de fin du monde le Président Obama claironne sa victoire sur les forces du mal !

Obama vient d’annoncer avec fracas le retrait d’Afghanistan d’un premier contingent de 5000 GI’s (sur cent mille) au moment même où certaines velléités de négociations avec les Taliban(1)reviennent sur le tapis(2).

Mais le bon peuple Américain sait-il que ce retour des Boys (les derniers cependant pas avant 2015) constitue une sorte de capitulation en rase campagne ?

Un Vietnam bis qui n’ose dire son nom ?

Car c’est bien de cela dont il s’agit : négocier n’est-ce pas implicitement admettre la défaite ?

Une défaite d’autant plus cuisante qu’elle renvoie au mépris sans limites affiché par le vainqueur de 2001 quand il paradait sur les décombres fumantes de Kaboul ou devant les prétendus bunkers de Tora Bora, repaire de la tentaculaire nébuleuse Al Qaïda ?

L’Amérique est donc tout à sa liesse de voir mettre un terme (en principe) à une guerre interminable qui avait définitivement perdu tout sens. Cela grâce à un président qui est parvenu à remporter une victoire décisive sur le Mal (et subsidiairement venger l’Amérique bafouée) avec la liquidation du chef d’Al Qaïda que nul n’attendait plus…

Épisode pourtant peu glorieux que l’assassinat d’un vieillard plongé dans le sommeil mais dont Obama sort auréolé, au moins aux yeux de l’Amérique ébahie par l’assaut final et victorieux lancé contre la tanière du démon !

Reste que le tueur d’un Ben Laden réputé mort dix ans auparavant - aux dires des ténors du renseignement américain - n’est qu’un vainqueur virtuel né in vitro dans la matrice artificielle du discours médiatique.

Convenons à ce propos, que seuls les nord-américains ont vraiment gobé la mise en scène spectaculaire ainsi que les récits grotesques et grandiloquents de l’assaut et de la tuerie nocturne d’Abbottābād. Un exploit qui, contrairement à ce qu’en ont dit la fanfare et les grosses caisses de résonance de la grande presse, a tout sauf amélioré l’image de marque des États-Unis et de ses classes dirigeantes. Encore que les citoyens américains pris en otage par une propagande médiatique harassante et une presse chambre d’écho de tous les mythes fondateurs les plus tordus de l’Amérique au XXIe siècle, commence à ne plus être tout à fait dupe par la vertu du puissant remède au mensonge que constitue Internet. 

La faillite de la guerre « du fort au faible »

Bref apparemment gagnant sur le front électoral, Obama n’en est pas moins un épouvantable perdant sur tous les fronts extérieurs : Afghanistan, Irak, Libye ! Il s’agit donc pour nous, en prenant le contre-pied de Sénèque pour lequel « le tout un chacun préfère croire que juger par lui-même  », de pratiquer ici une opportune forme d’hygiène mentale et de relativiser à l’extrême les victoires purement imaginaires (mais subjectivement bien réelles pour l’opinion et particulièrement pour l’Américain moyen) de M. Obama dont le bilan, bien qu’en demi-teintes, n’a rien à envier à celui de Bush Junior.

Notons de cette façon qu’après avoir augmenté les effectifs présents sur le sol Afghan de 30 000 hommes en déc. 2009, il est assez cocasse de présenter aujourd’hui comme un courageux désengagement, à grand renfort de tambours et de trompettes, le rapatriement de 33 000 personnels d’ici l’été 2012. Un retrait à haut rendement électoral en fait, basé sur un principe analogue à celui des soldes : les prix augmentent au préalable ceci afin de rendre plus alléchant le rabais ultérieurement consenti. Passez muscade ! Signalons également que personne dans la médiacratie occidentale ne paraît remarquer ou se souvenir (car ceux qui pourraient en parler sont soit muselés soit rendus inaudibles) que l’Administration Obama ne se prépare au mieux que revenir dans un an à son point de départ de 2009.

Ainsi, les échéances électorales aidant, de part et d’autre de l’Atlantique, et alors que l’armée tricolore en est à son 63e héros (dont 11 pour ces seuls six derniers mois !), M. Sarkozy emboîte le pas au président américain en claironnant dans la foulée - effet d’annonce oblige - que lui aussi entendait retirer nos troupes (4000 hommes) «  progressivement  », les premiers rapatriements devant avoir lieu fort opportunément un peu avant les élections présidentielles. Un calendrier au demeurant assez vague, mais élégamment calqué sur celui de son charismatique homologue qui, mine de rien, fait son petit effet aux yeux des naïfs et des jobards qui ne se sont jamais posés la moindre question sur la nature des intérêts que nous étions censés défendre aux abords de l’Hindou Koush !?

Rappelons en passant que les Américains agissent en Afghanistan d’abord pour leur propre compte(3) (Opération Enduring Freedom), et qu’ils sont en même temps à la tête d’une coalition dont ils assurent le commandement par le truchement de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord, intervention elle-même couverte par un mandat des Nations Unies. Au total la Force internationale d’assistance et de sécurité regroupe quelque 147 000 hommes et est supposée intervenir exclusivement (comme en Libye !) pour le « maintien de la paix » et la protection des populations. Ceci dit, dans tout univers orwellien comme celui où nous évoluons sans toujours bien nous en rendre compte, règne l’inversion sémantique et la guerre porte avec allégresse le joli nom de paix… 147 000 soldats en uniformes auxquels viennent s’ajouter un nombre indéfini, mais substantiel, de personnels de sécurité (euphémisme pour désigner les mercenaires et autres sous-traitants). Lesquels pullulent toujours malgré l’interdiction les ayant frappés en août 2010 après quelques sinistres bavures…

Interdiction édictée par le président Hamid Karzaï lui-même mais très vite rapportée puisqu’officiellement en décembre de la même année, 52 agences (parmi lesquelles plusieurs officines israéliennes) et 26 510 hommes d’armes étaient réautorisés sur le sol afghan aux fins d’assurer la sécurité des forces internationales, des agences de l'Onu, des agences d'aide gouvernementales afghanes, des Ong et des médias étrangers, ou directement en charge de former policiers et militaires. Ajoutons que les misions de ces « sociétés » ne s’arrêtent peut-être pas là et l’on peut supposer à bon escient qu’elles prennent également en charge la surveillance active des champs de pavot et des laboratoires de transformation appartenant à la famille(4) et aux protégés du susdit président… ainsi qu’aux seigneurs de guerres tôt réapparus après la chute du régime Taleb et qui ont depuis proliféré à l’ombre du parasol américain(5). Précisons que jusqu’à 2009 le gardiennage (passif il est vrai) des cultures destinées à la production d’opium et partant, à la fabrication de l’héroïne, était assumé par les forces de l’Otan elles-mêmes. Une drogue fléau de la Russie(6) et cause des ravages passés sous silence en Europe occidentale. Une autre Guerre de l’Opium en quelque sorte, qui ne dit pas son nom et cette fois, en sens inverse !

Une quadruple défaite : militaire, politique, diplomatique et morale

Bref, vu des bords de la Seine, pour un esprit indépendant, l’affaire afghane se révèle être un formidable fiasco. Cette « guerre du fort au faible  » soi-disant remportée en décembre 2001 en écrasant sous les bombes des bandes dépenaillées de va-nu-pieds armés de pétoires, de RPG (lances roquettes anti-char) hors d’âge et de Kalach - AK47 - home made. De rustiques montagnards dont nous devrions - parce qu’il faut rendre à César ce qui lui appartient - admirer le courage, l’inventivité guerrière et la rage d’indépendance face aux plus puissantes armées de la planète.

Car enfin, ces barbus enturbannés, objet de tous nos mépris de nantis et auxquels M. Donald Rumsfeld refusa l’application des Conventions de Genève (notamment l‘application du statut de prisonniers de guerre), devraient quelque part nous inspirer (de prime abord moralement parlant) si nous voulons entamer la reconquête de nos libertés ? Des libertés concrètes que les pouvoirs dits républicains nous troquent contre la monnaie de singe de la grande Liberté virtuelle abondamment produite par l’inflation verbale des démagogues qui nous mènent par le bout du nez, droit à l’abîme, de crise en crise, de guerre en guerre.

Pour nous résumer, l’Afghanistan représente pour l’Amérique et pour l’Occident tout entier qu’elle traîne derrière elle, un quadruple défaite. Militaire en premier lieu : à partir de 2004, le temps de sidération passé, les Taliban (entendez les Pachtounes) reprennent du poil de la bête et s’inspirant des guérillas menées par la résistance irakienne commencent à regagner du terrain, cela jusqu’à contrôler aujourd’hui les deux tiers du territoire afghan portant même la guerre au cœur même de sa capitale. Rien n’y fait, ni les bombardements massifs, ni les drones tueurs (répondant aux doux noms de Predator et d’Hellfire – Feu de l’enfer) qui franchissent de plus en plus fréquemment la frontière du Waziristân et portent la foudre dans les Zones tribales pakistanaises… ou sur des civils innocents, rebaptisés dommages collatéraux. La messe est dite et les armées occidentales se retirent maintenant sur un deuxième échec politique celui-là : leur impuissance à construire en Afghanistan un État autonome viable…

Mais comment un État décalqué du modèle nord-américain et recollé sur un pays partiellement démembré et déstructuré, où les communautés ont été dressées les unes contre les autres, pourrait-il espérer survivre au départ de ses garde-chiourmes occidentaux ? C’est par principe dogmatique que les stratèges de Washington contrarièrent le retour de la monarchie… certes abolie depuis 1973 avec l’installation la République à l’initiative du prince Daoud Khan. Celle-ci sera vite remplacée, en déc. 1979 par un régime communiste qui reprenait cependant et consolidait certaines libertés prévalant sous les rois afghans. Une monarchie qui ne demandait qu’à renaître étant reconnue et tacitement acceptée par tous, mais à laquelle Washington, par un inepte sectarisme, préféra un fantoche élu et légitimé à l’occasion de simulacres électoraux passablement consternants. 

À ce propos quelques chiffres parfaitement éloquents : en 2009, 113 000 soldats étrangers environ dont 71 000 américains faisaient semblant de tenir le pays.

Un an plus tard leur nombre était passé à 147 000.

Pourquoi, je vous le demande ?

En juin 2010, le Pentagone déclarait que les résistants Taliban « contrôlaient en partie le sud, le centre et le nord du pays  »…

L’est étant sous influence iranienne, que restait-il alors à la coalition ?

Une armée autochtone prête à prendre la relève ?

Mais quelle armée ?

Et bien une armée autochtone prête à prendre la relève.

Mais qu’en est-il réellement ?

Actuellement l'armée afghane devrait compter 171 600 militaires, ses effectifs devant atteindre plus tard un plafond fixé à 240 000 personnels. En octobre 2010, la police afghane, elle, comprenait officiellement, 109 000 policiers et il était prévu de la porter également à 240 000 hommes. Ceci corrigeant cela, il faut savoir que l’armée en réalité fond plus vite qu’elle ne s’accroît en raison d’un invraisemblable taux de désertion, surtout dans les unités de combattantes. Traduit en langage vulgaire cela signifie que les contribuables américains et européens payent de leurs deniers la formation des Taliban qu’ils affrontent ensuite sur le champ de bataille : sur 25 000 hommes recrutés de 2003 à 2005, 18 000 sont à présent portés manquants ; en 2009, 25 % des unités susceptibles d’être envoyées en première ligne ont de ce point de vue dû être remplacées. 

En trois, une cuisante défaite diplomatique : l’assassinat d’un Ben Laden, réel ou supposé, était censé clore le volet afghan de la guerre anti Terroriste. Au contraire d’applaudir à ce magistral tombé de rideau, le Pakistan mauvais joueur s’est offusqué de la violation de son espace aérien et plus encore de sa souveraineté par les furtifs commandos américains ! Islamabad, décidément mal embouchée, commence à prendre au sérieux le risque jusque là virtuel, d’une attaque générale contre ses sites nucléaires en cas de crise majeure ou de montée aux extrêmes des mouvements islamistes. Les supercopters – des « Faucons noirs » dopés – à long rayon d’action ont en effet démontré à l’occasion de la tuerie d’Abbottābād que la marine américaine possédait vraiment la capacité d’une attaque surprise des sites stratégiques pakistanais. Adossé à la Chine, le Pakistan s’est donc aussitôt vu secouru par un Pékin courroucé, lequel adressa à Washington par retour de courrier un sévère « avertissement » (parfaitement passé inaperçu aux yeux de nos formidables gens de presse)…

Bref, un froid sensible s’est installé entre une nouvelle Asie de plus en plus sûre d’elle et une Amérique pleine de rage, en proie à une forme inédite de confusion mentale. Au total l’opération hollywoodienne de liquidation du chef d’Al Qaïda a peut-être réjoui les chaumières du Middle West et l’homme de la rue, mais elle s’est soldée par un regain de tension dans une zone géopolitique déjà hautement sismique (Formose, la Corée du Nord, la Birmanie) et un raidissement des puissances émergentes régionales dont les peuples et les nations du monde se seraient bien dispensés.

Enfin, quarto, une affreuse défaite morale : que reste-t-il du « Rêve américain » après les camps de concentration et de tortures institutionnalisées de Guantanamo, Bagram et Abou Graïb ? In fine, les massacres, ceux de convois de prisonniers ou encore l’écrasement sous les bombes de la prison forteresse de Kalat i Jambi où les prisonniers du champ de bataille s’étaient révoltés et dans laquelle l’on a retrouvé dans les caves inondées, encore vivant, le pitoyable Taleb américain John Walker, auront plus fait pour disqualifier moralement l’Amérique que toutes les crises financières pourtant génétiquement programmées par la système néolibéral, le modèle de la démocratie anglo-saxonne et les Likoudniki des think tanks riverains du fleuve Potomac.

C’est de cette dernière défaite et de nulle autre dont l’Amérique, en tant que mythe ne se relèvera pas. Mais parce que le mensonge et l’illusion portent la guerre comme la nuée porte l’orage, craignons cependant la vindicte du Dieu Dollar agonisant. Grâce au ciel il nous reste encore quelques marchands sable pour nous endormir dans la paix du Seigneur… Et ceux-ci occupent les sommets de la bonne gouvernance ! De cette façon, et pour ne pas conclure, méditons le commentaire proprement panglossien(7)qu’inspire la débâcle afghane aux caciques de l’Institut français des Relations internationales (Ifri) : «  Il est clair que ce retrait est l'aveu d'un échec. Néanmoins, même si les effets à long terme de l'intervention mettront longtemps à apparaître, l'Afghanistan va inexorablement changer, en s'intégrant dans les flux mondiaux. Pour les résistants, c'est une victoire tactique, mais à long terme, ils ont perdu. Ils ne pourront pas continuer éternellement cette fermeture du pays. Finalement, l'intervention n'aura pas été inutile ». On ne saurait finalement mieux dire… 

 Notes

1- Taliban et le pluriel de Taleb, étudiant en théologie. Ceux que l’on nome Taliban sont en réalité les Pachtoune, ethnie indo-européenne dominante (38%) parlant une langue très proche du persan et qui a embrassé le Wahhabisme, forme rigoriste de l’Islam et religion officielle de l’Arabie saoudite. Le Wahhabisme, religion du désert, prône la Salafiya, à savoir un mode de vie à l’imitation de celui du Prophète : barbe, turban noir, puritanisme excessif des mœurs. De ce point vue la guerre livrée aux Taliban revient à faire la guerre aux Pachtounes au profit des ethnies concurrentes peuplant les vallées de l’Hindou Koush : Hazaras (24%), Tadjiks (25%), Ouzbeks (7%) et Turkmènes (1,5%). 

 2- Dès juillet 2010, au moment WikiLeaks rend public quelque 92 000 documents militaires, l’Administration américaine, parvenue à la conclusion que désormais «  la solution militaire n'existe plus  », prend les devant et laisse entendre qu’elle serait prête à négocier avec la résistance afghane (The Guardian/Le Monde 19 juil. 2010).

3- Opération Enduring Freedom. C’est nom générique donné à toute une classe d’interventions armées notamment aux Philippines, en Kirghizie, dans la Corne de l’Afrique, dans la bande sahélienne de l’ancien Soudan français et dans le grand sud algérien, etc.

4- Le New York Times du 27 oct.09 met en cause Ahmed Wali Karzaï, frère du président et accusé de participer au trafic de l’opium et de ses dérivés. Celui-ci aurait été par ailleurs rémunéré par la CIA entre autres pour le recrutement d’une formation une force paramilitaire opérant sous ses ordres dans la région de Kandahar, ancien bastion de Mollah Omar.

5- Narco-État l’Afghanistan libéré du joug wahhabite incarné brièvement par Mollah Omar, Émir al-Muminim, avait vu sa production d’un coup de fatwa (décret religieux – en théocratie la loi temporelle n’existant pas) et d’un seul, passer de 4500 T avant la prise du pouvoir par le Commandeur des croyants à 180 T lors de la chute de l’Émirat islamique (qui sortait à peine de vingt ans de guerre) écrasé sous les bombes libératrices de la croisade antiterroriste. Aujourd’hui, sous la férule conjuguée de Washington et de Bruxelles (siège de l’Otan) la production avait atteint en 2008 le niveau très honorable de 8200 T soit 95 % de la production mondiale. Aujourd’hui elle serait en décroissance rapide, au moins sur le papier !

6- La Russie tient la première place mondiale pour la consommation et le trafic d'héroïne, essentiellement afghane (les filières du Triangle d’Or étant partiellement taries). Chaque année ce sont ainsi 75 à 80 T qui y transiteraient pour une valeur de 18 milliards de $. Avec pour conséquences visibles 356 décès par jour, soit 130 000 morts par an dus à la consommation d'héroïne, et 120 000 délinquants et criminels incarcérés en lien direct avec le trafic de drogue (d’autres statistiques moins catastrophiques font seulement état d’une centaine de morts quotidiens). 

7- Pangloss personnage du Candide de Voltaire pour lequel « Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes » !



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n° 491 -  journal de l'Afghanistan -  13-07 au 16.-08 : Suite - : La débâcle américaine



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



journal de l'Afghanistan

n° 491 - du 13-07 au 18 -08

C.De Broeder & M.Lemaire



Avant propos

La guerre menée par le terrorisme contre ses adversaires déclarés est tout à fait invraisemblable.

Pour être crédible, cette histoire exigerait triplement et simultanément une excessive stupidité des terroristes, une incompétence extravagante des services policiers, et une folle irresponsabilité des médias. Cette invraisemblance est telle qu'il est impossible d'admettre que le terrorisme soit réellement ce qu'il prétend être’.

(MICHEL BOUNAN)

 

·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes

Ps : Avant de vous lancer dans la lecture du journal, noter ceci: 'Al Qaïda'  & Al-Zarqaoui, Ben Laden Mollah Omar  = concept réducteur inventé par les Usa, pour désigner la résistance. Idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes

 


 Le "journal de l'Afghanistan" est  visible :

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site : 

 www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

c) sur le site de Robert Bibeau :  http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

d) sur le site de eva R-sistons: - http://no-war.over-blog.com/

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire.

Tiré à part :

James Petras : Les multi-milliards de la chasse aux terroristes et l’évaporation de la classe moyenne.

Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

Une famille massacrée par les soldats français!

Massacre de civils au Helmand

Le Royaume-Uni a reconnu qu'un de ses hélicoptères avait blessé 'accidentellement 'cinq enfants.

Paroles & action du président...

John Glaser : Obama a annoncé son projet de retirer 10.000 militaires.

Retrait annoncé

1 Analyse & déclaration

a) Résistance 

Nishanuddin Ahingar : Plusieurs centaines de personnes ont manifesté jeudi 14 juillet à Khost

2 Les forces en présence

3) Politique

Les Voisins

Iran

Mahmoud Ahmadinejad: les ennemis cherchent à diviser les peuples de la région

 



James Petras : Les multi-milliards de la chasse aux terroristes et l’évaporation de la classe moyenne.

Le gouvernement américain (Maison Blanche et Congrès) dépense 10 milliards de dollars par mois, ou 120 milliards de dollars par an, pour combattre un groupe estimé à “50-75 membres d’Al Qaïda en Afghanistan”, d’apès la CIA et rapporté par le Financial Times de Londres (25 Juin 2011, page 5). Pendant les trente derniers mois de la présidence d’Obama, Washington a dépensé 300 milliards de dollars en Afghanistan, ce qui nous fait un total d’environ 4 milliards de dollars pour chaque soi-disant “membre d’Al Qaïda”. Si nous multiplions ce chiffre par les quelques deux douzaines de sites ou de pays où la Maison Blanche clâme que des “terroristes” d’Al Qaïda ont été vus, nous pouvons commencer à comprendre pourquoi le déficit du budget états-unien a augmenté de manière astronomique à plus de 1 600 milliards de dollars pour l’année fiscale en cours.

Pendant la présidence d’Obama, les ajustements sociaux au coût de la vie ont été gelés, résultant directement à une perte nette de 8%, ce qui représente exactement la somme dépensée à courir après cinq douzaines de “terroristes” d’Al Qaïda dans les montagnes frontalières du Pakistan.

Il est totalement absurde de penser que le pentagone et la Maison Blanche dépenseraient 10 milliards de dollars par mois, juste pour chercher une poignée de terroristes dans les montagnes afghanes. Alors, pourquoi la guerre en Afghanistan ? La réponse que nous entendons et lisons le plus fréquemment est que c’est une guerre contre les Résistants, un mouvement de guerilla nationaliste islamiste de masse se composant de dizaines de milliers d’activistes. Les Résistants quoi qu’il en soit, ne se sont jamais engagés dans des actes de terrorisme contre le territoire des Etats-Unis ou leur présence à l’étranger. Les Résistants ont toujours maintenu la même ligne, à savoir que leur combat etait pour l’expulsion des forces étrangères occupant l’Afghanistan. Ainsi, les Résistants ne font partie d’aucun “réseau terroriste international”. Si la guerre américaine en Afghanistan n’est pas pour battre le terrorisme, alors pourquoi cette dépense massive de fonds et de resources humaines pendant plus de dix ans ?

Plusieurs hypothèses viennent alors à l’esprit:

La première est la situation géopolitique de l’Afghanistan: les Etats-Unis construisent et renforcent des bases militaires autour et aux frontières de la Chine.

Deuxièmement, les bases militaires américaines en Afghanistan servent de bases de lancement pour fomenter des conflits armés ethniques de “dissidence séparatiste”, ainsi appliquant la vieille formule du “diviser pour mieux régner” contre l’Iran, la Chine, la Russie, et les républiques d’Asie Centrale.

Troisièmement, Le lancement de la guerre d’Afghanistan en 2001 par Washington et ses conquêtes faciles du début, encouragea le pentagone à croire qu’une victoire facile, rapide et à moindre coût était possible; une victoire qui aurait pu revigorer l’image des Etats-Unis comme une puissance invincible, capable d’imposer sa loi n’importe où dans le monde, à l’encontre de la désastreuse expérience de l’URSS.

Quatrièmement, le succès rapide de la guerre en Afghanistan était regardé comme un prélude au lancement d’une vaste séquence de guerres victorieuses, d’abord contre l’Irak, suivi de l’Iran, puis la Syrie et bien d’autres. Ceci servirait le triple but de renforcer la puissance régionale d’Israël, de contrôler les ressources stratégiques du pétrole et d’élargir l’arc de contrôle états-uniens par ses bases militaires de l’Asie du sud et centrale, à travers le golfe persique et jusque la Méditérannée.

Les stratégies politiques formulées par les militaristes et les sionistes des administrations Bush et Obama pensaient que les armes, l’argent, la force brute et la corruption pourraient bâtir fermement des états satellites stables dans le giron de l’empire états-unien de l’ère post-soviétique. L’Afghanistan fut regardé comme une première conquête facile, la phase initiale de guerres séquentielles. Chaque victoire endommagerait la réputation des oppositions aux guerres à la maison et en Europe. Les coûts initiaux de la guerre impérialiste seraient épongés par la richesse tirée des pays conquis, pensaient les néo-conservateurs, spécifiquement des régions productrices de pétrole.

La défaite rapide du gouvernement Taliban par les Etats-Unis confirma aux stratèges militaires, que des islamistes rétrogrades et pauvrement armés n’étaient pas une compétition pour la puissance de feu américaine et ses leaders intelligents.

Mauvaises analyses, stratégies erronées: un désastre à mille milliards de dollars

Chaque évaluation formulée par ces stratèges civils et leurs alter-ego militaires s’est avérée fausse. Al Qaïda était et est toujours un adversaire marginal, la seule véritable force capable de faire perdurer une guerre populaire contre un occupant impérialiste, infligeant de lourdes pertes à celui-ci, diminuant l’influence d’un régime local marionnette et accumulant un soutien massif de la population est le mouvement taliban et les mouvements nationalistes de résistance émergents. Les think-tanks américains lourdementt influencés par Israël, les experts et conseillers qui dépeignaient les adversaires islamistes comme étant ineptes, inefficaces et lâches, se sont totalement trompés sur le compte de la résistance afghane. Aveuglés par leur antipathie idéologique, ces conseillers civils de haut-niveau de la Maison Blanche et du pentagone ont été incapables de reconnaître la finesse politique, militaire, stratégique et tactique des leaders islamistes de moyen et haut niveaux ainsi que leur potentiel de soutien dans le voisinage, au Pakistan et ailleurs.

La Maison blanche d’Obama, trop dépendante des experts pro-Israël islamophobes, a isolé plus avant les troupes américaines et s’est aliénée la population afghane en triplant le nombre de troupes, ainsi renforçant le crédit des Résistants aux yeux de l’opinion publique afghane comme étant l’authentique alternative à l’occupation étrangère.

En ce qui concerne les rêves néo-conservateurs de voir des guerres séquentielles victorieuses, concoctées par les Paul Wolfowitz, Feith, Abrams, Libby et consorts, éliminer les adversaires d’Israël et faire du golfe persique un lac hébreu, les guerres qui se prolongent en Irak, Afghanistan et au Pakistan, de fait, ont renforcé l’influence régionale de l’Iran, retourné le peuple pakistanais contre les Etats-Unis et renforcé les mouvements contre les états clients des Etats-Unis à travers le Moyen-Orient.

Les défaites impérialistes séquentielles ont eu pour résultat une hémorragie massive des finances de l’état américain, bien plus que l’afflux des richesses pétrolières promis dans le package des guerres provenant des pays tributaires. D’après une étude universitaire récente, le coût militaire des guerres d’Irak, d’Afghanistan et du Pakistan a excédé les 3 200 milliards de dollars (dans “Les coûts de la guerre depuis 2001”, Eisenhower Study Group, Juin 2011) et augmente de plus de 10 milliards de dollars par mois. Dans le même temps, les Résistants “resserrent leur main mise psychologique” sur l’Afghanistan (Financial Times du 30 Juin 2011, p.8). D’Après les derniers rapport en provenance d’Afghanistan, même le mieux gardé et protégé des hôtels cinq étoiles de Kaboul, l’hôtel Intercontinental, a été vulnérable à un assaut répété et a été pris par des militants, parce que les “forces de haute sécurité afghanes” sont inflitrées et que les Résistants sont capables d’opérer partout, ayant établi des “gouvernements de l’ombre” dans la plupart des villes et villages (Financial Times du 30 Juin 2011, p.8)

Le déclin impérial, les finances en déconfiture et le spectre de l’écrasement

L’empire qui s’effondre a épuisé le trésor public US. Alors que le congrès et la Maison Blanche luttent pour augmenter le plafond de la dette, le coût de la guerre érode de manière agressive toute possibilité de maintenir des standards de vie raisonnables et stables pour la classe moyenne et celle des travailleurs et augmente les disparités sociales entre les 1% du top et le reste de la population américaine. Les guerres impérialistes ont pour fondement le pillage de la trésorerie des Etats-Unis. L’état impérialiste a, par des exemptions d’impôts massives et extraordinaires, concentré la richesse dans les mains des super-riches alors que les classes laborieuses ont été coulées surtout dans la mesure où maintenant seuls les boulots à bas salaires sont disponibles.

En 1974, le top 1% de la population américaine à titre individuel comptait pour 8% du revenu national; en 2008 ce 1% comptait pour 18% du revenu national, et la plupart de ces 18% de richesse est concentré dans les mains d’un tout petit 1% de ces 1% ou 0,01% de la population américaine (Financial Times du 28 Juin 2011, p.4 et du 30 Juin 2011, p.6). Alors que la classe des super-riches pille le trésor public et intensifie l’exploitation du travail, le nombre des boulots à salaires moyens a plongé. De 1993 à 2006 (NdT: avant le début de la crise donc…c’est pire maintenant…), plus de 7% des boulots à moyens salaires ont disparu (Financial Times du 30 Juin 2001, p.4). Alors que les inégalités sociales croissent dans le monde entier, les Etats-Unis ont maintenant la plus grosse inégalité sociale répertoriée dans les pays capitalistes dominants.

Le poids du soutien de l’empire en déclin, avec sa croissance faramineuse des dépenses militaires, est supporté de manière disproportionnée par les contribuables de  la classe moyenne et de la classe laborieuse ainsi que par tous les salariés. Le pillage de l’économie par l’armée et l’élite financière a mis en marche un déclin brutal des standards de vie, des revenus et des possibilités de travail. Entre 1970 et 2009, alors que le PIB a plus que doublé, le salaire médian a stagné en terme réel (FT du 28 Juin 2011, p.4). Si nous ajoutons les facteurs fixes de coûts des retraites, de santé et d’éducation, le revenu réel par salarié, spécialement depuis 1990, a sérieusement décliné.

Pire doit arriver dans la seconde moitié de 2011:  Alors que la Maison Blanche d’Obama étend ses interventions impérialistes au Pakistan, à la Libye et au Yémen, augmentant par là même les dépenses militaires et de l’état policier, Obama va établir des accords budgétaires avec l’aile la plus à droite du parti républicain, qui va torpiller les programmes gouvernementaux de santé et d’aides sociales, comme le Medicare et Medicaid, ainsi que le programme national des retraites. Les guerres prolongées ont amené le budget au point de rupture, tandis que le déficit plombe toute véléité de redressement économique, le tout emmenant le pays vers une récession répétée.

La classe politique semble bizarrement ignorer que leur chasse aux 50-75 terroristes fantômes estimés d’Al Quaïda coûtant des centaines de milliards de dollars a précipité la disparition des boulots à revenus moyens aux Etats-Unis.

Le spectre politique dans son entièreté s’est tourné de manière décisive vers la droite et l’extrême droite. Le débat entre les démocrates et les républicains est devenu celui de savoir s’il faut couper 4 000 milliards de dollars ou plus dans ce qu’il reste des programmes sociaux du pays.

Les démocrates et l’extrême droite sont alliés alors qu’ils continuent des guerres multiples tout en continuant à favoriser et financer les 0,01% de super-riches, des magnats de la finance et de l’immobilier dont la richesse a tant augmenté durant la crise !

Conclusion

Mais il y a une gêne profonde et silencieuse au sein des cercles du pouvoir du régime Obama: les “meilleurs et les plus intelligents” de son équipe d’élite sont en train de quitter le navire avant que le déluge n’arrive: le gourou de l’économie Larry Summers, Rahm Emmanuel, Stuart Levey, Peter Orzag, Bob Gates, Tim Geithner et bien d’autres, responsables des guerres désastreuses, des catastrophes économiques, de la concentration massive de la richesse et du saccage de nos standards de vie, sont partis ou ont annoncé leur “retraite”, laissant le soin aux charlatans toujours souriant, le président Obama et son comparse vice-président “Joe” Biden, ainsi qu’à leur dernière garde de loyalistes qui n’ont aucune idée de quoi il retourne, de se faire blâmer quand l’économie capotera  et que nos programmes sociaux seront balayés. Quelle autre explication pour leur départ hâtif et lâche (“pour passer plus de temps avec la famille”) alors que la crise se renforce de jour en jour. La retraite hâtive de ces officiels de haut niveau est motivée par leur désir d’éviter toute responsabilité politique et pour échapper à leur inculpation par l’histoire pour le rôle qu’ils ont tenu dans cette débâcle économique. Ils sont plus préoccuppés de se protéger d’accusations futures sur qui a mené quelle politique qui eut pour résultat de détruire l’économie du pays et ses classes moyenne et ouvrière, qui avaient de bons boulots, des retraites stables, une sécurité sociale, une assurance médicale convenable et une place respectée dans le monde.
James Petras

Article original en anglais :

http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=25574

Traduction : Résistance 71

Mondialisation.ca, Le 12 juillet 2011

Note du site Résistance 71 :

Nous avons traduit ici un excellent article de James Petras sur le déclin et l’implosion futurs de l’empire américain (anglo-américain pour être plus précis) sous le poids combiné de ses coûts de guerre et d’une récession / dépression économique, qui plombent la société de l’intérieur, comme cela arrivera bientôt également à la France qui se laisse embarquer par le truchement de la clique néolibérale (Sarkozy n’en étant que son tenant de « droite », plus asservi sans doute à la société du spectacle américaine que certaines « contre-parties de gauche » non moins néolibérale et donc réfractaire de tout progrès social) en place depuis l’asservissement des institutions françaises aux diktats de la haute finance internationale.

Cette analyse de Petras est une analyse que nous qualifierons de « classique ». Elle pose des problèmes et des questions justes, mais élude à notre sens la partie la plus importante de la vision en cinémascope que chacun devrait avoir de la situation mondiale: aux questions du pourquoi des guerres et du pourquoi la classe politique américaine (et européenne du reste) semble ne pas comprendre la relation causale de la détérioration de la situation politico-économique avec les guerres perpétuelles en cours, Petras, comme beaucoup d’analystes « classiques » n’y voit que des « erreurs de jugement », des « mauvaises perception politiques et stratégiques » , donc des « erreurs humaines » menant au marasme …

Ceci omet quelques points essentiels:

Les guerres modernes (post-modernes ?) ne sont plus fait pour être gagnées mais pour durer, car elles remplissent plusieurs fonction dont une a été soulignée par Petras dans son article: les guerres rapportent et aident à concentrer encore plus la richesse dans le moins de main possible, mais surtout, et cela mène au second point:

En durant, surtout contre une « ennemi invisible » comme Al Qaïda, créé à dessein à cet effet, les guerres, créent le chaos. Chaos politique, division des peuples (doctrine néo-con du « choc des civilisations », complètement bidon et induite à 100% par les idéologues du système, comme BHL en France par exemple), chaos social dans les pays concernés, couplé à la destruction planifiée de l’économie mondiale telle que nous la connaissons, afin de créer le chaos ultime, celui qui ruinera le monde de ce début de XXIème siècle et permettra l’avènement de ce à quoi les oligarques rêvent dans leur délire psychopathe depuis bien longtemps: la gouvernance mondiale, le Nouvel Ordre Mondial

Du chaos artificiellement créé dans la théorie sociopathe des oligarques, naîtra l’essence du Nouvel Ordre Mondial. La concentration du maximum de la richesse mondiale dans les mains de 0,001% de la population mondiale aidera à la concentration ultime du pouvoir. Le gouvernement mondial sera géré par un cartel  de financiers et de gros industriels privés, non élus bien sûr et utilisera dans un premier temps la structure actuelle de l’ONU et l’armée de l’OTAN comme flic et garde-chiourme international. Le mercenariat sera généralisé.

Pour parvenir à ses fins, l’oligarchie hégémonique se doit de détruire la société telle que nous la connaissons, pour non pas rendre le pouvoir aux peuples comme nous et bien d’autres le préconisons pour en finir avec un système obsolète d’injustice sociale, mais bien au contraire, pour créer le summum, la mère de tous les systèmes inégalitaires, répressifs et totalitaires: le gouvernement mondial du plus petit nombre sur la vaste majorité des serfs dans une société néo-féodale criminelle.


Voilà ce qui à notre sens manque à l’analyse par ailleurs classiquement très bonne de James Petras. Nous désirions en faire part ici avant la lecture de l’article.


James Petrasa une longue histoire d’activisme pour la justice sociale, travaillant en particulier avec le mouvement des paysans sans terre brésilien pendant 11 ans. En 1973-76, il fut membre du tribunal Bertrand Russel sur la répression en Amérique latine. Il écrit une chronique mensuelle pour le journal mexicain La Jordana et auparavant pour le quotidien espagnol, El Mundo. Il a un B.A de l’université de Boston et Ph.D de l’université de Berkeley, Californie.

James Petras est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.

 Articles de James Petras publiés par Mondialisation.ca



Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

Une famille massacrée par les soldats français!

"Nous sommes vis-à-vis de la population civile afghane très peinés de ce qui est un malentendu qui aurait été dissipé si la voiture avait respecté les règles de sécurité", a déclaré Gérard Longuet.
Un massacre mal camouflé?
Le ministre de la défense, Gérard Longuet, a exprimé sa « très grande tristesse » pour les trois civils afghans tués par un militaire français qui a ouvert le feu sur leur véhicule. « C’est une voiture qui a refusé de s’arrêter à un check-point, en dépit des sommations répétées, et qui a fait en effet l’objet d’un tir de protection comme c’est la règle », a déclaré le ministre français à Rome.
Trois civils afghans, un homme, une femme et un enfant sont morts et trois autres blessés à la suite de ces tirs. L’assassinat a eu lieu dans la nuit de mardi à mercredi à une soixantaine de kilomètres au nord-est de Kaboul, dans la province de la Kapisa.
Gérard Longuet a souligné qu’il s’agissait d’« un territoire sous contrôle militaire ( ah bon ? On pensait que ce n’était juste pas votre pays?…) marqué par des opérations où, à de très nombreuses reprises, des attentats-suicides ont été commis par des véhicules fous se dirigeant vers des groupes militaires afghans ou de la coalition ».

Ben voyons…« Nous sommes vis-à-vis de la population civile afghane très peinés de ce qui est un malentendu ( oui il a osé, un malentendu dit-il! ) qui aurait été dissipé si la voiture avait respecté les règles de sécurité qui s’imposent à tout citoyen afghan contrôlé par un poste de police afghan renforcé par les soldats français », a ajouté le ministre de la défense. C’est a dire que les afghans ne sont plus chez eux et ne peuvent plus librement circuler sobhanalah sous peine d’être tué !
Ne serait-ce des opérations de représailles sur la population afghane qui s’est rendu compte de la perversité de cet envahisseur étranger? Une cérémonie est-elle prévu par Sarkozy de naggy boksa pour rendre hommage à ses innocents ?…

La résistance de nos frères moujahidines en afghanistan est légitime sobhanalah et celui qui dit le contraire est soit un égaré de première soit un mécréant complice des américanos-sionistes!

Qu'ALLAH libère les terres islamiques du joug des sionistes.

Jeudi 28 Juillet 2011

http://www.alterinfo.net/Afghanistan-Une-famille-massacre-par-les-soldats-francais_a61655.html


Massacre de civils au Helmand

Ailleurs, dans le district de Nad Ali, dans la province de Helmand au sud de l’Afghanistan, au moins huit civils ont été massacrés par une frappe aérienne de l’OTAN ce vendredi, a déclaré le gouverneur Shadi Khan.

« Un groupe de résistants a attaqué une patrouille à pied des forces de l’OTAN », a déclaré Khan.

« Par la suite, une frappe aérienne a pris pour cible la maison de l’imam d’une mosquée dans la région. En plus de l’imam lui-même, l’épouse de celui-ci et six de ses enfants ont été tués. »

Daud Ahmadi, porte-parole dans la province de Helmand, a déclaré qu’il « savait qu’il y a eu des victimes civiles à la suite d’une frappe aérienne de l’OTAN dans le district de Nad Ali » et qu’une délégation officielle avait été dépêchée sur place pour enquêter.

L’incident semble être le plus récent dans lequel des civils afghans ont été massacrés par une opération militaire de l’OTAN.

Il intervient alors que les supplétifs de l’armée et de la police afghanes se préparent à prendre totalement en charge le contrôle du pays.

6 août 2011 - Al Jazeera - Vous pouvez consulter cet article à :
http://english.aljazeera.net/news/a...
Traduction : Info-Palestine.net

 

Le Royaume-Uni a reconnu qu'un de ses hélicoptères avait blessé 'accidentellement 'cinq enfants.

Le Royaume-Uni a reconnu qu'un de ses hélicoptères avait blessé accidentellement cinq enfants lors d'une attaque contre des résistants en Afghanistan, et exprimé ses "profonds regrets" en annonçant qu'une enquête était en cours.

"Nous regrettons profondément tout incident impliquant des civils et nous prenons toutes les mesures possibles pour éviter de tels incidents", a déclaré le ministère britannique de la Défense dans un communiqué. "Une enquête est en cours et des responsables britanniques en Afghanistan tiennent le gouverneur de la province au courant des résultats de l'enquête", a ajouté le ministère.

La force de l'Otan en Afghanistan (Isaf) avait admis plus tôt dans la journée qu'un de ses hélicoptères avait blessé par erreur cinq enfants dans la province méridionale du Helmand.

http://www.europe1.fr/International/Afghanistan-Londres-s-excuse-apres-une-bavure-642699/


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