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24/08/2011

n°34 - Journal de Libye - 08-04 au 23-08 - : « Opération Sirène »… Total gagne du terrain en Libye

n°34  - Journal de Libye -  08-04 au 23-08  - Fin :  « Opération Sirène »… Total gagne du terrain en Libye




Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal deLibye

    n°34                                         08-04 au23-08    

C.De broeder & M.Lemaire



Le "Journal deLibye" est  visible  sur les blogs : 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Eva Resis           no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse : http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

NB : Si vous vouleznous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

2  Politique Libyenne  

Discours de Seif al-Islam Kadhafi, à la TV.

3  Politique de l'Otan 

« Opération Sirène »…

Des Canons ... pas du beurre

3 Etats-Unis

Les grandes manœuvres

La Chambre interdit de financer les rebelles libyens

Les États-Unis adoptent une approche de « puissance intelligente » sur la Libye et la Syrie

Thierry Meyssan : Washington planifie une occupation prolongée d’une partie de la Libye.

4 CNT- Les rebelles

Les grandes manœuvres

Le CNT ouvre son ambassade à Washington

Des Canons ... pas du beurre

Première visite de la rébellion libyenne à l'Otan.

 


 


2  Politique Libyenne  

Discours de Seif al-Islam Kadhafi, à la TV.

Seif al-Islam Kadhafi, un des fils du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi a affirmé que le régime de Tripoli "n'abandonnerait pas la bataille" tout en invitant la rébellion au dialogue, dans un discours diffusé tôt ce matin par la télévision officielle.
"Nous avons une longue haleine. Nous sommes sur notre terre et dans notre pays. Nous résisterons six mois, un an, deux ans,... Et nous gagnerons", a déclaré Seif al-Islam devant quelques dizaines de jeunes dans un discours prononcé selon lui samedi.
"Nous ne nous soumettrons pas, nous n'abandonnerons pas la bataille. Ce n'est pas une décision de Seif al-Islam ou de Kadhafi, c'est la décision du peuple libyen", a-t-il poursuivi, ajoutant que "sa famille a payé la facture, comme tous les Libyens".
Il a toutefois appelé la rébellion au dialogue: "si vous voulez la paix, nous sommes prêts", a-t-il affirmé, en rappelant avoir supervisé l'élaboration d'un projet de Constitution.

Appel du président Dos Santos à la cessation des attaques de l'OTAN, en Libye  19/08/2011
Le président angolais et de la Communauté de Développement de l'Afrique australe (SADC) a appelé, jeudi, à Luanda l'OTAN à cesser son intervention militaire en Libye et à ouvrir l'espace pour la négociation d'une solution politique entre les belligérants, sans pré-conditions, en adoptant le "road-map", proposé, par l'Union Africaine (UA). Le numéro un angolais a lancé cet appel, dans son discours prononcé à la cérémonie de clôture du XXXIème Sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de la "SADC". Il a cité comme préoccupation les situations de conflits qui existent dans le continent notamment en Libye où ìl est difficile de trouver une issue à la guerre que connaît ce pays. Le Président Dos Santos a d'autre part, appelé les pays de la région à prêter une attention particulière et à exprimer leur solidarité au peuple somalien qui vit depuis des dizaines d'années une guerre aggravée par la famine et la sécheresse. Il a encouragé la Communauté Internationale à déployer ses efforts pour canaliser plus d'aide humanitaire, qui permet d'atténuer la souffrance des populations surtout des enfants qui vivent cette dramatique situation.

AFP

21/08
http://french.irib.ir/info/afrique/item/137100-appel-du-president-dos-santos-a-la-cessation-des-attaques-de-lotan-en-libye

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/08/21/97001-20110821FILWWW00012-discours-d-un-fils-de-kadhafi-a-la-tv.php



3  Politique de l'Otan 

« Opération Sirène »…

20 août 2011,

Des civils ont afflué ces derniers jours dans les hôpitaux de la capitale affirmant avoir été blessés par des frappes aériennes menées par l'Otan dans le cadre de la résolution 1973 du Conseil de sécurité de l'Onu visant à protéger la population civile des forces du colonel Mouammar Kadhafi" superbe antynomie, j'espère ironique

"En théorie, les sanctions financières adoptées par l'Onu en février et mars ne concernent pas les produits essentiels et les médicaments. Mais la confusion entourant les restrictions a pesé sur l'approvisionnement médical, faisant craindre une crise humanitaire majeure." : En pratique, l'Occident cherche délibérément à créer une crise humanitaire majeure, dans l'espoir jusqu'à présent déçu de pousser les Libyens à se révolter contre le gouvernement. Le plus cynique, c'est que c'est au nom de la "protection des populations civiles" que ces crimes se commettent.

 

 

Point de presse d’Ibrahim Moussa - 

 «L’OTAN a fournit des armes au rebelles. Ceci n’est pas un secret. Ce sont avec ces armes que les rebelles tuent des Libyens. L’OTAN fournit la couverture aérienne, le soutien financier, les services de renseignements, la logistique et le soutien politique.

Chaque goutte de sang versée est la responsabilité des pays de l’OTAN et en particulier nous tenons Obama, Sarkozy et Cameron moralement responsable de chaque mort inutile en Libye.

Tripoli est bien protégé avec des milliers de soldats professionnels prêts à défendre la ville contre une attaque des rebelles sous la couverture de l’OTAN.

Les rebelles ne sont rien sans l’OTAN. Ils ne combattent pas pour la liberté, ils ne sont pas populaires, ils sont faibles. Mais quand l’OTAN attaque et bombarde tout devant eux, alors même les lâches peuvent avancer.»

22 août 2011

http://www.lepost.fr/article/2011/08/22/2572989_libye-point-de-presse-de-ibrahim-moussa-22-aout-2011.html


Les grandes manœuvres

Les hôpitaux de Tripoli paralysés par les sanctions de l'Onu.

Entre coupures d'électricité et pénurie de matériel, les médecins des hôpitaux de Tripoli s'efforcent tant bien que mal de soigner les civils blessés lors des frappes militaires de l'Otan sur la capitale libyenne.

Plus de cinq mois après le début des affrontements entre rebelles et forces gouvernementales, les stocks de médicaments et de matériel ont fondu. Les médecins sont de plus en plus contraints d'improviser face à des patients grièvement blessés, dit Hassan Moussa, un docteur de l'hôpital central de Tripoli.

"Nous sommes médecins mais on est incapables de sauver des vies. Où est l'oxygène ? Où se trouve le matériel de laboratoire, l'électricité, la réfrigération ?", dit-il. "Nous demandons à Dieu de mettre fin à ce cauchemar."

Des civils ont afflué ces derniers jours dans les hôpitaux de la capitale affirmant avoir été blessés par des frappes aériennes menées par l'Otan dans le cadre de la résolution 1973 du Conseil de sécurité de l'Onu visant à protéger la population civile des forces du colonel Mouammar Kadhafi.

Le gouvernement libyen a accusé mardi l'Otan d'avoir commis une "bavure" qui aurait tué 85 personnes, pour les trois quarts des femmes et des enfants, lors d'un raid contre le village de Madjar, près de Zlitane, à 150 km à l'est de Tripoli. L'Alliance atlantique a affirmé avoir frappé lundi soir un objectif militaire "légitime."

SANCTIONS 

Selon une mission des Nations unies dépêchée en Libye en juillet, les besoins en matériel médical sont urgents. Les produits de base comme les vaccins viennent également à manquer. 

Les hôpitaux doivent en outre faire face à un manque de main-d'oeuvre depuis le départ de nombreuses organisations humanitaires au début des affrontements entre forces rebelles et forces libyennes mi-février.

Face à ce manque de personnel, le ministère de la Santé a passé des annonces en juillet pour des postes d'obstétriciens, d'orthopédistes et d'autres spécialistes.

"Le réapprovisionnement en médicaments et en matériel médical est maintenant la principale priorité de la Libye en matière de santé", souligne Tarik Jasarevic, porte-parole de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), à Genève.

"Jusqu'à présent, le système de santé est parvenu à éviter la propagation de maladies et à maintenir un haut niveau d'immunité", dit-il. "Mais cela pourrait ne pas durer si les autorités médicales continuent de manquer de personnel, de fonds et de médicaments".

En théorie, les sanctions financières adoptées par l'Onu en février et mars ne concernent pas les produits essentiels et les médicaments. Mais la confusion entourant les restrictions a pesé sur l'approvisionnement médical, faisant craindre une crise humanitaire majeure.

Face à ce risque, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) estime que les sanctions de l'Onu devraient être assouplies et invite les gouvernements à revoir leur application. 

"Nous les alertons notamment sur la nécessité d'assouplir les restrictions sur l'importation de fournitures médicales", dit sur le site internet du CICR Boris Michel, responsable des opérations pour l'Afrique du Nord et de l'Ouest. 

Les coupures de courant, devenues le lot quasi quotidien des habitants de Tripoli et d'autres villes libyennes, n'épargnent pas les hôpitaux contraints de faire avec les moyens du bord. 

A l'image du médecin Mohamed Abou Ajeela Rachid qui a récemment réalisé une opération à la seule lumière de son téléphone portable. 

Marine Pennetier pour le service français, édité par Gilles Trequesser

Reuteurs (Missy Ryan), 13 août

 

L'OTAN continuera d'appliquer son mandat(…) en Libye

L’OTAN a déclaré dimanche qu'elle continuera à appliquer le mandat des Nations Unies pour protéger les civils en Libye, après que les forces rebelles aient pris possession de la capitale Tripoli.

"Ce que nous continuerons à faire c’est d’appliquer le mandat de l'ONU qui est de protéger les civils", a affirmé le porte-parole de l'OTAN, Oana Lungescu.

"Toutes les parties dans ce conflit ont une responsabilité claire de protéger les civils... Si nous voyons qu'il y a encore des (tentatives) d'attaquer des civils, nous allons continuer à appliquer le mandat", ajoute la même source. 

Comment l'Otan protège les civils...

Reuters, 22 août 


Des Canons ... pas du beurre

Un raid de l'Otan tue une mère et ses deux enfants en Libye

Les autorités libyennes ont accusé un raid de l'Otan d'être à l'origine de l'explosion qui a détruit une maison et tué une femme et ses deux enfants dans un quartier à l'ouest de Zliten, ville disputée à 150 km à l'est de Tripoli.
Les autorités ont conduit des journalistes étrangers devant cette maison détruite, puis dans la mosquée voisine où étaient exposés le cercueil fermé de la mère et ceux, ouverts, des deux enfants âgés de 4 et 5 ans, le visage ensanglanté.
Les trois victimes ont ensuite été enterrées aux cris de "Allah Akbar" et "Nous sommes prêts à mourir en martyrs pour la Libye". Le père de famille, Moustapha Naji, un enseignant de 35 ans, a raconté que le raid avait eu lieu jeudi matin vers 06H00, alors qu'il se trouvait à la mosquée. Il a fait état de deux autres blessés graves dans sa famille.
Les combattants venus de l'enclave rebelle de Misrata, à 60 km à l'ouest de Zliten, ont annoncé cette semaine avoir progressé dans Zliten, ville stratégique sur la route côtière en direction de Tripoli. Mais le régime a rapidement démenti et assuré qu'il contrôlait totalement la ville.

04/08/2011

 (belga)

http://www.7sur7.be/7s7/fr/9478/Revolution-dans-les-pays-arabes/article/detail/1300913/2011/08/04/Un-raid-de-l-Otan-tue-une-mere-et-ses-deux-enfants-en-Libye.dhtml

 

 Le réseau de distribution d’électricité endommagé par les bombardements de l’OTAN  

Situation en Libye - Les bombardements de l'OTAN ont sérieusement endommagé les lignes de transport d'électricité de haute tension, perturbant l'alimentation de plusieurs villes et villages en Libye, annonce la Société nationale d'électricité dans un communiqué.
Selon le communiqué, les bombardements ont entraîné l'isolement des centrales de production d'électricité dans certaines régions par rapport au système du réseau principal.
Ainsi, en raison de la forte augmentation des charges supplémentaires de l'été, la société n'arrive plus à assurer une distribution régulière et doit procéder un rationnement de l'électricité.
Tout en déployant des efforts intensifs pour un retour à la normale, la société a invité les usagers à faire des économies d'énergie.
De nombreux quartiers dans la capitale libyenne, Tripoli, et ses banlieues ont connu au cours des dernières 48 heures des délestages ayant, dans certains cas, duré entre 10 et 24 heures et la situation persiste encore aujourd'hui.
Pana

05/08/2011

http://www.afriquejet.com/crise-libye-2011080519966.html


Tripoli accuse l'Otan d'une bavure qui a fait 85 morts.

- Le gouvernement libyen a accusé mardi l'Otan d'une bavure qui aurait tué 85 personnes, pour les trois quarts des femmes et des enfants, lors d'un raid contre le village de Madjar, près de Zlitane, à 150 km à l'est de Tripoli.

L'Alliance atlantique a affirmé qu'elle avait frappé lundi soir un objectif militaire "légitime".

Un porte-parole du gouvernement de Mouammar Kadhafi, qui a conduit des journalistes étrangers sur les lieux de l'attaque, a déclaré que des missiles avaient atteint plusieurs fermes de Madjar.

Parmi les morts figurent 33 enfants, 32 femmes et 20 hommes, a-t-il précisé.

"Ils (les militaires de l'Otan) ne font pas de différence entre les soldats, les enfants, les vieillards", a dit Abdoulkader Al Haouali, étudiant en cinquième année de médecine, qui travaille à l'hôpital de Zlitane

La télévision libyenne a diffusé les images des corps carbonisés de trois enfants. Elle a également montré des femmes et des enfants blessés soignés dans un hôpital.

Le gouvernement libyen a décrété trois jours de deuil national après ce raid, a dit la télévision.

Un correspondant de Reuters a vu vingt sacs mortuaires rassemblés dans une salle de l'hôpital de Zlitane. Certains corps ont été montrés à la presse, dont celui d'un enfant apparemment âgé d'environ deux ans.

Au total, les journalistes ont vu une trentaine de cadavres dans l'hôpital. Des responsables ont précisé que les autres victimes avaient été envoyées dans d'autres établissements.

Reuters,

9/8/11

 

Raids aériens de l’OTAN contre Tripoli et ses banlieues.  

Les avions de l’OTAN ont mené dans la nuit de jeudi à vendredi un raid aérien contre la capitale libyenne, Tripoli, qui a été secouée par plusieurs explosions à différents endroits de la ville.
Les bombardements ont visé le quartier de Bab Al-Aziziya où se trouve la résidence du leader libyen Mouammar Kadhafi et qui est la cible de frappes aérienness ininterrompues depuis le déclenchement de l’opération militaire contre la Libye.
Des explosions ont également retenti dans le secteur ouest de la ville, alors que Tajoura, dans la banlieue-est de Tripoli, a été touchée par les bombardements, ainsi que le centre de la ville.
Ces bombardements surviennent au lendemain d’une offre de trêve immédiate proposée par le secrétaire du Comité populaire général libyen, le Dr Baghdadi Mahmoudi, qui a exhorté la communauté internationale, en particulier les Nations unies et l’Union africaine, ainsi que les organisations internationales à aider les Libyens à trouver une solution pacifique à leur crise.
Par ailleurs, le secrétaire du comité de direction de l’Office libyen des médias étrangers et porte-parole du gouvernement, Dr Moussa Ibrahim, a annoncé, jeudi soir, la décision des autorités libyennes d’accorder une prime de 500 dinars libyens à chaque famille à l’occasion de l’Aïd El Fitr et en guise de récompense pour leur résistance face à l’agression de l’OTAN.
Pana

20/08/2011
http://www.afriquejet.com/raids-aeriens-otan-tripoli-banlieues-2011082020915.html

 

Raid de l’OTAN : Plusieurs morts à Tripoli. 21/08/2011

Plusieurs personnes dont une femme ont été tuées, vendredi, lors d’un raid aérien de l’OTAN contre le quartier résidentiel Al-Aqwakh, à Tripoli, qui a également touché un entrepôt de médicaments, une clinique de cardiologie, ainsi qu’une mosquée, a annoncé le porte-parole du gouvernement libyen, Moussa Ibrahim.
Il a indiqué au cours d'une conférence de presse que ce raid avait provoqué une grand panique parmi les habitants de ce quartier.
Directeur de l’Office libyen des médias étrangers, Moussa Ibrahim a ajouté, que l’OTAN avait également bombardé la radio locale de la ville de Zaouia, à 40 km à l'ouest de Tripoli, une école et une clinique.
Il a accusé l’OTAN d'être venue en Libye pour semer le désordre en balisant la voie à l’entrée à des bandes armées terroristes.
Le responsable libyen a démenti l’entrée de groupes armés libyens dans la ville de Zliten, à 160 km à l'est de Tripoli, qui, selon lui, est toujours sous contrôle des forces loyalistes.
Il assuré que l’Etat libyen résistera et fournira toutes les prestations et services nécessaires aux citoyens.

20/08/2011
http://www.afriquejet.com/raid-otan-tripoli-libye-2011082020957.html


Thierry Meyssan : Carnage de l'OTAN à Tripoli

De Tripoli, Thierry Meyssan relate le carnage dont il est le témoin. Article posté lundi à 0h35.

Samedi 20 août 2011, à 20h, c’est-à-dire lors de l’Iftar, la rupture du jeûne de Ramadan, l’Alliance atlantique a lancé « l’Opération Sirène ».

Les Sirènes sont des hauts-parleurs de mosquées qui ont été utilisées pour lancer un appel d’Al Qaeda à la révolte. Immédiatement des cellules dormantes de rebelles sont entrées en action. Il s’agissait de petits groupes très mobiles, qui ont multiplié les attaques. Les combats de la nuit ont fait 350 morts et 3000 blessés.

La situation s’est stabilisée dans la journée de dimanche.

Un bateau de l’OTAN a accosté à côté de Tripoli, livrant des armes lourdes et débarquant des jihadistes d’Al Qaeda, encadrés par des officiers de l’Alliance.

Les combats ont repris dans la nuit. Ils ont atteint une rare violence. Les drones et les avions de l’OTAN bombardent tous azimuts. Les hélicoptères mitraillent les gens dans les rues pour ouvrir la voie aux jihadistes.

Dans la soirée, un convoi de voitures officielles transportant des personnalités de premier plan a été attaqué. Il s’est réfugié à l’hôtel Rixos où séjourne la presse étrangère. L’OTAN n’a pas osé bombarder pour ne pas tuer ses journalistes. L’hôtel, dans lequel je me trouve, est assailli sous un tir nourri.

 A 23h30, le ministère de la Santé ne pouvait que constater que les hôpitaux sont saturés. On comptait pour ce début de soirée 1300 morts supplémentaires et 5000 blessés. 

L’OTAN avait reçu mission du Conseil de sécurité de protéger les civils. En réalité, la France et le Royaume-Uni viennent de renouer avec les massacres coloniaux 

1h00 Khamis Kadhafi vient personnellement d’apporter des armes pour défendre l’hôtel. Il est reparti. Les combats sont très durs alentour.

20 août 2011,
Thierry Meyssan



3 Etats-Unis

Les grandes manœuvres

 

La Chambre interdit de financer les rebelles libyens
La Chambre des représentants du Congrès américain a interdit jeudi par 229 voix contre 199 de financer la livraison d'armes aux opposants au régime libyen et l'entraînement militaire de ces derniers.
"Il est extrêmement important que nous arrêtions les autorités qui prennent part au conflit armé. La responsabilité du Congrès consiste à mettre fin à cette aventure irréfléchie en Libye", a annoncé le républicain Tom Cole, un des auteurs de l'amendement interdisant au Pentagone de fournir de l'équipement aux rebelles.
Ainsi, la Chambre des représentants a de nouveau signifié à la Maison Blanche que le président Barack Obama avait commis une erreur politique en envoyant des troupes américaines en Libye sans autorisation du Congrès.
Cependant, les élus ont de nouveau refusé de couper les fonds nécessaires à la poursuite de la guerre en Libye, menée par la coalition internationale.
Il y a deux semaines, la Chambre avait également rejeté une résolution autorisant la participation des Etats-Unis à l'opération militaire en Libye.
Depuis février, le régime du colonel Kadhafi fait face à une révolte populaire dont la répression sanglante a provoqué une intervention militaire internationale, suite à l'adoption de la résolution 1973 par le Conseil de sécurité de l'Onu.
Le 19 mars, une coalition de pays occidentaux a lancé une opération militaire en vue de protéger la population civile de la Libye. Quelques jours plus tard, le commandement de l'opération est passé à l'Otan. Les frappes aériennes devaient initialement prendre fin le 27 juin, mais l'Alliance a décidé le 1er juin de les prolonger jusqu'à fin septembre.
Selon les estimations du démocrate Norm Dicks, le conflit en Libye pourrait coûter aux Etats-Unis un peu plus de 1 milliard de dollars.

08/07/2011
http://fr.rian.ru/world/20110708/190086871.html

 

Les États-Unis adoptent une approche de « puissance intelligente » sur la Libye et la Syrie  

La secrétaire d'État américaine Hillary Clinton a déclaré mardi que les États-Unis adoptaient une approche de « puissance intelligente » sur la Libye et la Syrie.
Rappelant comment une coalition a été assemblée en un laps de temps relativement court, mobilisant les pays arabes, pour mener des frappes aériennes en Libye, la responsable diplomatique américaine a déclaré « c'est exactement le genre de monde que je souhaite, un monde dans lequel les États-Unis ne sont pas seuls à agir pendant que tous les autres restent en recul, que nous seuls supportons tous les coûts, et tous les sacrifices, que nos hommes et nos femmes donnent leur vie pour des valeurs universelles; un monde dans lequel nous pouvons enfin commencer à dire que nous sommes les plus grands dirigeants au monde et que nous dirigeons effectivement".
« L'un des aspects pour être dirigeant est de mobiliser d'autres personnes. Et je pense que c'est ce que nous faisons », a- t-elle déclarée dans une adresse commune avec le secrétaire de la Défense Leon Panetta à l'Université nationale de la défense à Washington.

17/08/2011

http://french.news.cn/monde/2011-08/17/c_131054395.htm

 

Thierry Meyssan : Washington planifie une occupation prolongée d’une partie de la Libye.

Alors que les télévisions atlantistes annoncent la chute imminente de Mouammar Kadhafi, Thierry Meyssan —présent à Tripoli— dénonce une intoxication. Selon lui, la guerre est autant psychologique que militaire.

Les mensonges de la propagande visent à provoquer l’implosion de l’État libyen, l’objectif final n’étant plus de gouverner le pays, mais au contraire d’y installer le « chaos constructeur » au détriment de la population civile, afin de débuter le « remodelage de l’Afrique du Nord ».

 

Vu de Washington, l’ex-ambassadeur des Etats-Unis à Tripoli, Gene A. Cretz sera le « gouverneur de la Libye libre »

On a pu observer au cours des derniers jours un changement tactique important de l’OTAN. En plusieurs zones loyales au gouvernement, l’Alliance a bombardé des checkpoints, créant de la confusion, pour larguer un peu plus loin des armes à des cellules rebelles dormantes, ou à des commandos de Forces spéciales infiltrés.

Ces opérations ont échoué, et les armes —derniers modèles— ont été récupérées par l’armée libyenne. Mais à n’en pas douter, l’OTAN perfectionnera sa méthode et parviendra ultérieurement à la mettre en œuvre.

Cette innovation tactique montre qu’il ne s’agit plus de favoriser un soulèvement populaire contre « le régime de Kadhafi », mais d’inciter à la guerre civile.

Ne croyez pas un mot de ce que vous disent les télévisions satellitaires de la Coalition. À titre d’exemple, au moment où j’écris ces lignes [samedi 20 août après-midi], elles viennent d’annoncer qu’une unité de l’armée s’est mutinée et a pris le contrôle de l’aéroport ; que l’on se bat dans la capitale et que des chars ont été déployés. C’est de la pure invention. Prenez plutôt comme source d’information les télévisions satellitaires d’États ne participant pas au conflit : la chaîne latino-américaine TeleSur ou la chaîne iranienne PressTV qui, depuis le départ de Russia Today, sont les seules sur place à rendre compte objectivement des événements.

La propagande atlantiste nous assure, à longueur de journée, que les rebelles progressent, qu’ils ont pris tel ou tel village « stratégique », et que « les jours de Kadhafi sont comptés ». Combien de fois nous ont-ils annoncé que Kadhafi avait fuit au Venezuela ou s’était suicidé ?

Dernier avatar de cette guerre psychologique l’annonce faite par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) de la nécessité d’évacuer au plus vite 600 000 travailleurs étrangers avant l’inévitable bain de sang ; une déclaration sans fondement, destinée à semer la panique. L’OIM ne ressort pas des agences des Nations Unies. Elle est dirigée par l’ambassadeur US William Lacy Swing, tristement célèbre en Haïti.

En réalité, l’OTAN a pris acte de son enlisement et ne vise plus une solution militaire classique. Sa tactique est désormais conçue pour appuyer une action politique souterraine visant à provoquer une dislocation de l’État.

L’idée est que les Libyens prêts à soutenir le CNT se comptent en dizaines ou en centaines de milliers, tandis que ceux qui soutiennent le gouvernement se comptent par millions. Dès lors, il est illusoire de penser que les « rebelles » pourront contrôler le pays à court ou moyen terme.

Contrairement à une idée répandue, ce ne sont pas tant les rebelles qui se battent contre l’armée libyenne et ses réservistes, c’est l’OTAN. Le schéma est désormais bien rôdé : des hélicoptères Apache investissent une localité en mitraillant tout ce qui bouge. La population fuit et l’armée se retire. Les « rebelles » investissent alors la bourgade. Ils hissent le drapeau monarchiste devant les caméras de CNN et consorts. Ils se font photographier en faisant le V de la victoire, puis pillent les maisons abandonnées. Lorsque l’OTAN se retire, l’armée libyenne revient et les « rebelles » s’enfuient, laissant derrière eux une ville dévastée. Chaque jour le CNT clame donc avoir pris une localité qu’il perd le lendemain. Au moment où j’écris ces lignes, l’armée libyenne a repris le contrôle de Zwaya et de sa raffinerie, de Brega et de raffinerie, et surtout de presque toute la ville de Misrata. La seule localité importante tenue par les « rebelles » est Benghazi. Ailleurs, ils n’étaient que de passage avec leur cohorte de journalistes embarqués. Avec l’aide de l’OTAN, les rebelles peuvent pénétrer n’importe où, mais sans l’aide de la population, ils parviennent à se maintenir nulle part.

Réunis à Washington le 25 juillet au Center for Strategic & International Studies (CSIS), les meilleurs experts états-uniens sont arrivés à la conclusion qu’il n’y a aucun moyen de prendre Tripoli, en tous cas pas avant deux ou trois ans. Il est par contre possible, comme l’anticipe Daniel Serwer dans une note du Council of Foreign Relations (CFR) de provoquer une implosion du régime. Il s’en suivrait que les zones rurales, dont l’organisation sociale est de nature tribale, sombreraient instantanément dans un chaos plus proche de l’exemple somalien que de l’exemple irakien. Certaines zones urbaines, principalement Tripoli qui abrite le quart de la population libyenne, dont l’organisation sociale est plus familiale et individuelle, resteraient à la fois loyales au gouvernement et stables.

D’ores et déjà il a été décidé que le pitoyable Conseil national de transition serait maintenu pour la forme, mais dessaisi de ses prérogatives, qu’au demeurant il n’a jamais exercées. L’ambassadeur Gene A. Cretz serait nommé « gouverneur de la Libye libre » (sic), comme le général Jay Gardner l’avait été en Irak. Cretz a constitué son équipe et se tient prêt à tout moment à débarquer.

Après avoir tenté un coup d’État en octobre, inventé un alibi humanitaire pour conquérir le pays en février, puis avoir envisagé la partition de la Libye sur le modèle kosovar en juin, et s’être lancé début août dans une campagne pour faire souffrir la population jusqu’à se qu’elle se révolte, l’OTAN glisse insensiblement vers le « chaos constructeur », cher aux Straussiens [1] qui ont précisément voulu cette guerre pour étendre à l’Afrique du Nord le « remodelage » qu’ils ont commencé au Proche-Orient. Dans un tel cas, le maintien de Mouammar Kadhafi à Tripoli serait une aubaine pour créer un conflit régional généralisé entre arabes et « autochtones » (Berbères etc.). En effet, à la différence du Proche-Orient, l’Afrique du Nord ne se prête pas à un conflit sectaire sunnite/chiite.

Le chaos libyen serait progressivement étendu à l’ensemble de l’Afrique du Nord (sauf l’Égypte) en installant la terreur d’Al Qaida au Maghreb Islamique.

Il va de soi que le chaos en Libye aurait des conséquences catastrophiques pour tous les pays de la Méditerranée, et en premier chef pour l’Italie et la France qui s’en trouveraient profondément et durablement déstabilisés. L’Europe serait privée d’importantes fournitures de gaz et de pétrole, et devrait simultanément faire face à un afflux massif de réfugiés. Dans cette perspective, le CFR recommande d’envisager une occupation militaire durable, seule apte à stabiliser le pays. Cependant, il est peu probable que l’administration Obama puisse —en pleine campagne électorale— financer un vaste déploiement de troupes au sol, face à une opinion publique intérieure qui exige des économies. Le CFR préconise donc que Washington transfère cette charge sur les Nations Unies et l’Union européenne.

Si l’on suit cette logique, Washington et d’autres ne manqueront pas d’invoquer les responsabilités post-conflit déterminées par la Convention de Genève pour imposer ce fardeau au couple franco-britannique qui a pris le leadership médiatique de la guerre.

De son côté, l’émir Hamad bin Khalifa Al Thani a envoyé un émissaire en Tunisie pour tenter une OPA. L’ex-Premier ministre français, désormais employé du Qatar, Maître Dominique de Villepin, était mandaté pour acheter la trahison des Kadhafi. Il n’a pas eu le succès escompté. Contrairement à une idée reçue à Doha et à Paris, certaines personnes ne sont pas à vendre.

Quoi qu’il en soit, la suite des événements s’apparentera probablement à un coup tordu : l’émir de Qatar est en train de faire construire à Doha des décors en carton pâte représentant Bab el-Azizia (la place sur laquelle se trouvait l’ancien palais de Mouammar Kadhafi) et la Place verte (la place centrale de Tripoli où le « Guide » prononce ses discours). À n’en pas douter, les prochaines images exclusives d’Al-Jazeera ne manqueront pas de créer une réalité virtuelle qui fera, à sa manière, partie de l’Histoire.

Thierry Meyssan

20 août 2011

Réseau Voltaire



4 CNT- Les rebelles

Les grandes manœuvres

Le CNT ouvre son ambassade à Washington

Le département d'Etat américain a autorisé l'implantation à Washington de l'ambassade du Conseil national de transition (CNT) et l'octroi à cette représentation de l'opposition libyenne de 13 millions de dollars prélevés sur les fonds gelés du régime Kadhafi.
"Si je comprends bien, ils ouvriront leur représentation dans les meilleurs délais", a déclaré aux journalistes Chris Stevens, émissaire américain à Benghazi.
Les Etats-Unis ont récemment reconnu le CNT en tant qu'autorité gouvernementale légitime en Libye. L'ambassade libyenne à Washington a été fermé au mois de mars dernier, peu avant le début de l'opération otanienne en Libye. L'ancien ambassadeur, Ali Aujali, avait démissionné pour protester contre la répression des opposants. A présent, il pourrait être nommé chargé d'affaires.
La Libye est le théâtre d'une confrontation armée entre les insurgés et les troupes du colonel Kadhafi depuis février. Une opération militaire internationale se déroule dans ce pays depuis le 19 mars. Elle a débuté deux jours après l'adoption par le Conseil de sécurité de l'Onu d'une résolution appelée à protéger les civils libyens et autorisant le recours à la force à cet effet.

 03/08/2011

Ria Novosti


Des Canons ... pas du beurre

Première visite de la rébellion libyenne à l'Otan.

Une délégation du Conseil national de Transition (CNT, l'organe représentatif de la rébellion libyenne) a été reçue mercredi pour la première fois par l'Otan, qui bombarde depuis plus de quatre mois la Libye au nom de la protection de la population menacée par le régime du colonel Mouammar Kadhafi.

Cette réunion, au siège bruxellois de l'Alliance atlantique, avec les ambassadeurs des 28 pays alliés et ceux engagés à leurs côtés dans l'opération "Unified Protector" n'a toutefois été qu'informelle" car plusieurs membres de l'Otan n'ont pas reconnu le CNT comme "représentant légitime du peuple libyen" - un pas que les trois pays du Bénélux ont franchi mercredi.

La délégation, conduite par le "numéro deux" de la rébellion libyenne, Mahmoud Jibril, a également été reçue par le secrétaire général de l'Alliance atlantique, Anders Fogh Rasmussen.

"Ils ont une grande responsabilité dans la transition en douceur vers un avenir démocratique et ouvert en Libye", a souligné à l'issue de l'entretien M. Rasmussen, alors que l'organisation de défense des droits de l'Homme Human Right Watch (HRW) accuse les rebelles libyens d'être responsables d'incendies, de pillages et d'abus sur des civils lors de leur offensive sur Tripoli - ce qu'a réfuté M. Jibril.

Les délégués "nous ont exposés leur vision de l'avenir de leur pays, fondée sur la démocratie, l'Etat de droit et le respect des droits de l'Homme", a ajouté M. Rasmussen, cité dans un communiqué.

La rencontre "a donné l'occasion" à l'Otan, qui intervient depuis le 31 mars en Libye, "de réaffirmer sa volonté de poursuivre sa campagne militaire aussi longtemps que nécessaire", a confié à l'AFP un diplomate allié.

Durant l'entretien, "M. Jibril et les ambassadeurs des pays de l'Otan sont convenus qu'en ce qui concerne la transition et l'amorce d'une solution politique en Libye, la responsabilité en incombait au Groupe de contact" international chargé du dossier libyen, où siègent l'Union africaine et la Ligue arabe, a souligné le même diplomate.

Pour la suite, pour la période qu'il est convenue d'appeler "post-Kadhafi", a-t-il précisé, "la planification et la préparation relèvent des Libyens eux-mêmes avec le soutien de la communauté internationale, notamment de l'ONU".

Les pays de l'Otan et la délégation du CNT se sont par ailleurs entendus sur trois points, a précisé M. Ramussen: que l'Otan "poursuivra" son opération militaire "pour protéger les civils libyens", tant que ceux-ci seront menacés, que "le régime de Kadhafi a perdu toute légitimité", et enfin qu'"une solution politique doit être trouvée (...) maintenant".

13/07

(belga)


Sur le terrain

Un pétrolier libyen détourné

Un pétrolier libyen a été détourné au large de Malte par de présumés rebelles libyens, peut-être avec l'aide de forces spéciales européennes, rapportent mercredi des sources proches du dossier.

Le Cartagena était à l'ancre près des eaux territoriales maltaises lorsqu'il a été abordé par un remorqueur battant pavillon libyen, mercredi vers deux heures du matin, a précisé à Reuters une source bien informée, qui a tenu à rester anonyme.
[....]

Il fait route vers Benghazi, le bastion des rebelles libyens, à l'est de la Libye, sous la surveillance étroite de l'Otan, qui dispose de 17 navires de guerre en Méditerranée.
L'Otan a confirmé suivre la trajectoire du Cartagena, mais a dit ne pas être en mesure de confirmer s'il avait été détourné. [!]

"Nous suivons le bateau et tout indique qu'il coopère avec les forces de l'Otan à l'approche des côtes libyennes", a déclaré le colonel Roland Lavoie, porte-parole de l'organisation atlantique.
[...]

Une "source bien informée" citée sur son site internet affirme qu'un gouvernement européen a fourni la logistique nécessaire pour cette opération, dont probablement l'emploi de forces spéciales aéroportées.
Le porte-parole de l'Otan a déclaré avoir entendu parler de cette information, mais "ne pas être en position de spéculer" sur sa véracité.

Le Cartagena transporte 40.000 tonnes d'essence qu'il devait initialement livrer à Tripoli, précise le Petroleum Economist.
Les rebelles libyens avaient déjà détourné en mars un autre pétrolier appartenant à une compagnie gouvernementale libyenne.

lefigaro.fr avec Reuters

Publié le 04/08/2011
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/08/04/97001-20110804FILWWW00212-un-petrolier-libyen-detourne.php

 



5 Les institutions

UNESCO

L’UNESCO juge inacceptable l'attaque de l'OTAN contre la télévision.

La Directrice générale de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), Irina Bokova, a jugé inacceptable l'attaque de l'OTAN contre des émetteurs de la télévision publique libyenne, Al Al-Jamahiriya, le 30 juillet, et a déploré la mort de trois employés dans l'attaque aérienne qui a également blessé 21 autres personnes.

 « Je déplore l'attaque de l'OTAN sur Al-Jamahiriya et ses installations », a dit la Directrice générale dans un communiqué. « Les médias ne devraient pas être la cible d'opérations militaires. La résolution 1738 (2006) du Conseil de sécurité de l'ONU condamne les actes de violence contre les journalistes et les employés des médias dans les situations de conflit ».

 « L'attaque de l'OTAN est aussi contraire aux principes des Conventions de Genève qui établissent le statut civil des journalistes en temps de guerre même s'ils participent à la propagande », a ajouté Mme Bokova. « Faire taire les médias n'est jamais une solution. Promouvoir des médias pluralistes et indépendants est la seule façon de permettre aux gens de former leur propre opinion ». 

L'OTAN a publié un communiqué affirmant que l'attaque était menée conformément à la résolution 1973 du Conseil de sécurité de l'ONU, qui autorise les opérations militaires en Libye.

Selon la presse, l'OTAN a bombardé et neutralisé trois antennes de transmission par satellite de la télévision publique libyenne à Tripoli. L'Alliance atlantique a justifié l'attaque par le fait que le régime utilise ses capacités de télédiffusion pour intimider le peuple libyen et inciter à la violence.

8 août 2011

http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=26026&Cr=UNESCO&Cr1


6 Europe

1France

 Sarkozy sur le point de capituler

 Paris, qui a piloté l'opération militaire menée sous la bannière de l'Otan et qui ne jurait que par le départ d'El Gueddafi, a fini par reconnaître qu'il a sous-estimé la résistance que lui a opposé le colonel libyen.
La position défendue par l'Algérie pour une sortie de crise dans le conflit libyen semble désormais incontournable. Un probable ballet diplomatique pourrait se jouer, à cet effet, à Alger. La diplomatie algérienne n'a pas cessé d'appeler à appuyer les différentes initiatives et efforts pour une «solution pacifique de la crise libyenne» et, pour ce faire, appliquer la «feuille de route de l'Union africaine (UA)». Un appel qui a trouvé un large écho et qui semble avoir résonné favorablement du côté de l'Elysée. La France, qui ne veut pas reconnaître qu'elle a mis les pieds dans des sables mouvants en intervenant militairement en Libye, a toutefois pris acte que la résistance farouche que lui a
promise le guide de la Jamahiriya n'est pas un vain mot comme elle ne relève pas non plus de la fanfaronnade et de la simple gesticulation. Tripoli s'est-elle érigée en citadelle imprenable? En tous les cas, l'exhibition de muscles ne l'a pas fait plier et a montré ses limites. Les canonnades et les bombardements n'ont pas eu raison de la capitale libyenne.
Alain Juppé, le ministre français des Affaires étrangères, le reconnaît à demi-mot. «On ne peut pas parler d'enlisement. Ça fait cinq mois que nous intervenons, personne n'a jamais parlé de guerre éclair... Sans doute avons-nous sous-estimé la résistance des forces d'El Gueddafi, mais il n'y a pas enlisement», a déclaré, jeudi, le chef de la diplomatie française sur la chaîne de télévision publique France 2. La France en a plein les bottes du bourbier libyen. Quand bien même n'ose-t-elle pas le reconnaître, elle ne verrait pas d'un mauvais oeil une issue politique à ce conflit. Ce qui lui réserverait une porte de sortie honorable. «Nous travaillons aussi à chercher une solution politique parce qu'il est évident que la solution ne sera pas en définitive militaire. Il faut simplement, et c'est pour nous la ligne rouge, qu'El Gueddafi comprenne qu'il n'a plus vocation à exercer le pouvoir en Libye», a ajouté Alain Juppé. La solution politique, l'Hexagone y songeait déjà. Il avait évoqué cette option à travers les déclarations de son ministre de la Défense. «Nous leur demandons (aux Libyens Ndlr) de parler entre eux, de se mettre autour d'une table...Il n'y a pas de solution de force», a déclaré le 10 juillet 2011 sur BFM TV, Gérard Longuet, dont le pays a été le fer de lance de l'opération militaire menée par l'Otan. Le patron du Quai d'Orsay, qui a renouvelé sa confiance au Conseil National de transition, a toutefois nié l'existence de dissensions, en son sein, qui le menaceraient d'implosion. Une guerre fratricide s'est pourtant affichée pratiquement au grand jour après l'élimination physique du chef de l'insurrection libyenne. Une hypothèse renforcée par l'analyse de certains experts. La mort du général Younès, «est révélatrice de schismes qui apparaissent ces derniers mois au sein du CNT (...) On pourrait assister aux exemples les plus extrêmes de ces divisions entre les anciens membres du régime et les pionniers de la rébellion», a estimé Geoff Porter, du cabinet de consultants North Africa Risk.
Le général Abdelfatah Younès a été abattu par des assaillants après avoir été rappelé, du front Est à Brega, pour un interrogatoire à Benghazi sur ses prétendues relations avec le régime de Mouamar El Gueddafi. Sa mort a été annoncée le 28 juillet. Aucune information n'a filtré depuis sur les véritables motifs de cette liquidation ni sur l'identité de ses assassins. Pourtant des membres de sa tribu, celle des Obeidis considérée comme la plus importante de Libye, n'ont pas hésité à désigner certains responsables de l'insurrection. Le Conseil tribal libyen (représenté par 2000 tribus) qui soutient la feuille de route de l'UA pour une sortie de crise, avait adressé un message déterminé à l'Otan à travers un manifeste publié le 26 juillet. «Les tribus de Libye ne se sont pas encore complètement réunies pour repousser les agresseurs de l'Otan. Alors que nous nous y préparons nous avertissons l'Otan que nous ne nous arrêterons pas avant qu'ils n'aient quitté notre pays et nous ferons en sorte qu'ils ne reviennent jamais», soulignait le communiqué. L'armada des pays occidentaux, Paris à leur tête, qui ne semble plus avoir le choix des armes, donne l'impression de vouloir mettre un peu plus d'eau dans son vin et affiche des intentions moins belliqueuses. Le CNT a-t-il reçu le feu vert pour négocier? Ses dispositions affichées en faveur de la feuille de route de l'UA est une indication sérieuse...

06/08/2011
Mohamed TOUATI

http://www.lexpressiondz.com/index.php?news=136848
 

Des ex-eurodéputés en visite à Tripoli
Quatre anciens eurodéputés, dont trois Français, se sont rendus la semaine dernière à Tripoli, à l'invitation d'une ONG libyenne, pour rencontrer des responsables du régime, selon Le Parisien. Le quai d'Orsay n'avait pas été mis au courant de cette visite.
Parmi les élus, Margie Sudre, ancienne secrétaire d'Etat à la Francophonie du gouvernement Juppé, assume totalement la visite : "Nous avons rencontré des familles de civils bombardés par la coalition et constaté que les dépôts de nourriture avaient été touchés".
L'ancienne ministre semble avoir été sensible aux arguments de ses hôtes : "Je considère que la communauté internationale a outrepassé le mandat de l'ONU. Il ne s'agit plus de défendre les populations civiles mais de les attaquer. Cessons de nous mêler de cette guerre qui ne nous concerne pas", explique-t-elle au Parisien.
"Après cinq mois, l'enlisement est total. Il faut négocier une sortie de crise pour éviter une partition du pays", assure de son côté Michel Scarbonchi, ex-député européen radical de gauche, lui aussi membre de la délégation.

Lefigaro.fr

10/08/2011
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/08/10/97001-20110810FILWWW00235-des-ex-eurodeputes-en-visite-a-tripoli.php


2 Pays Bas

Avoirs gelés de Kadhafi: 100 M EUR débloqués par les Pays-Bas pour le CNT  

Les Pays-Bas ont débloqué 100 millions d'euros des avoirs du régime Kadhafi pour le Conseil national de transition (CNT), organe politique de la rébellion libyenne, rapporte lundi le ministère néerlandais des Affaires étrangères, cité par les médias internationaux.
"La somme de 100 millions d'euros des avoirs libyens a été débloquée à la demande du CNT", a indiqué Ward Bezemer, porte-parole du ministère, précisant qu'il s'agissait d'une partie des fonds du régime libyen gelés par le gouvernement néerlandais en mars dernier.
Créé par les opposants au colonel Mouammar Kadhafi à Benghazi le 27 février en tant qu'organe provisoire de pouvoir, le Conseil national de transition a été officiellement reconnu par nombre de pays comme représentant légitime du peuple libyen, en lieu et place du régime Kadhafi à Tripoli.
Le 19 mars, une coalition de pays occidentaux a lancé une opération militaire contre la Libye qui est le théâtre d'une confrontation armée entre les insurgés et les troupes du colonel Kadhafi depuis février. Quelques jours plus tard, le commandement de l'opération est passé à l'Otan.
L'opération militaire se déroule conformément à une résolution adoptée par le Conseil de sécurité de l'Onu le 17 mars et autorisant le recours à la force pour protéger les civils libyens. Le mandat de l'opération devait expirer le 27 juin, mais le 1er juin, l'Alliance l'a prorogé jusqu'à fin septembre.
Les Pays-Bas ont engagé six chasseurs F-16 dans l'opération militaire en Libye.

16/08/2011

 Ria Novosti



7 Monde

Chavez accuse la coalition de massacres.

Le président vénézuélien Hugo Chavez a accusé les Etats-Unis et des pays européens de massacres en Libye et de vouloir s'emparer des richesses naturelles de ce pays, a annoncé lundi l'agence mexicaine Notimex.
"Les gouvernements d’Europe, pas tous mais certains, et le gouvernement soi-disant démocrate et démocratique des Etats-Unis sont en train de commettre un massacre là-bas, sous prétexte de sauver des vies pour s’emparer d’un pays et de ses richesses ", a déclaré dimanche le président vénézuélien lors d'une prière organisée dans son palais de Miraflores à Caracas.
"Les troupes de l'Otan procèdent aux massacres, alors que les déclarations de leurs chefs de vouloir sauver le peuple libyen ne sont qu'un prétexte pour envahir le pays et s'emparer des richesses naturelles de la Libye", a martelé le chef de l'Etat vénézuélien.

22 août - RIA Novosti

http://fr.rian.ru/world/20110822/190627457.html



Annexe

Ouvrir carte de Libye? cliquer sur -http://maps.google.be/maps?hl=fr&xhr=t&q=carte+de+libye&cp=12&bav=on.2,or.r_gc.r_pw.&biw=1016&bih=559&wrapid=tljp1314001217203022&um=1&ie=UTF-8&hq=&hnear=0x13a892d98ece010d:0xfa076041c7f9c22a,Libye&gl=be&ei=ihFSTrDpNqP24QSK-ICvDQ&sa=X&oi=geocode_result&ct=image&resnum=1&sqi=2&ved=0CCYQ8gEwAA



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


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