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10/09/2011

n°27- dossiers du 11-09 - 10-09.- Le Nouveau Pearl Harbor


n°27- dossiers du 11-09 - 10-09.- Le Nouveau Pearl Harbor



dossiers du 11-09

n°27 du 10- 09

C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "dossierdu 11-09" est  visible  sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

Vous retrouverez ce journal 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm


Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire : 

1 Dossier & Point de vue

1-1 GeantVert : 11-Septembre : images inédites, témoignages choc et manipulations dévoilées.

1-2 Fabrizio Calvi : Enquête : une cachotterie de la CIA a permis le 11 Septembre.

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage 

 

 2-1 Interview deDavid Ray GRIFFIN : Un autre regard sur le 11-Septembre - Le Nouveau Pearl Harbor-2

2-2 GeantVert : Les « Jersey Girls », 10 ans après…

3 Analyse -  Géopolitique et stratégie– Réflexion

3-1 Manlio Dinucci : Démolition contrôlée : L’art de la guerre.

3-2 GeantVert : Les « Jersey Girls », 10 ans après…

3-3 Les secouristes du 11/9 exclus des cérémonies de commémorations à Ground Zero.

Annexe :

Comment la CIA transportait en secret des terroristes présumés.

 


 



1 Dossier & Point de vue

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

1-1 GeantVert : 11-Septembre : images inédites, témoignages choc et manipulations dévoilées.

02 septembre, 2011 by GeantVert

Des images d’archives et vidéos inédites avaient été acquises au travers de la loi américaine sur la liberté de l’information (FOIA) et publiées par l’association à but non-lucratif Centre International pour l’Etude sur le 11-Septembre. Nous les avions déjà évoquées dans ces pages.

En voici des morceaux choisis et commentés par Hicham Hamza, journaliste du site oumma.com.

par Hicham Hamza, sur oumma.com, le 2 septembre 2011

Terrorisme, mensonges et vidéo. A l’approche de la commémoration des attentats du 11-Septembre, Oumma vous propose de découvrir d’autres perspectives sur l’évènement. Premier volet : comment la récente mise en ligne de films inédits révèle une altération frauduleuse des images par les autorités américaines.

Des centaines de photographies et de vidéos inédites : révélée l’an dernier par Oumma , telle fut l’acquisition opérée par le « Centre international pour l’étude du 11-Septembre », une association basée à New-York qui a intenté une action judiciaire contre l’agence gouvernementale du NIST pour obtenir ces images. Nous avions alors contacté son responsable, l’avocat James Gourley : l’homme qui milite pour une réouverture de l’enquête sur les attentats avait décidé de mettre en ligne l’intégralité des films jusqu’alors retenus par les autorités américaines. Depuis un an, une communauté de chercheurs collaborent, via Internet et les sites de partage vidéo, pour disséquer et analyser ces images. Si la plupart d’entre elles relèvent du simple document historique, d’autres trahissent la tentative des autorités américaines de dissimuler des faits contraires à la version officielle. Tour d’horizon.

***EXTRAIT 1

Filmées par les frères Naudet , les images de l’impact du premier avion ont fait le tour du monde. Il n’en est pas de même pour cette séquence produite par un automobiliste qui a braqué au même moment son objectif en direction de la tour nord. Si l’explosion est visible, l’angle de capture n’a visiblement pas permis de saisir l’approche de l’appareil.

***EXTRAIT 2

Comme l’ensemble des chaînes de télévision américaines, ABC a accepté de remettre aux autorités américaines toutes les images dont elle disposait, y compris celles relayées par une caméra prévue pour capturer l’état de la circulation dans New-York. Le NIST, organisme gouvernemental chargé initialement d’analyser ces images, a remis ces films à l’association de James Gourley en y effectuant plusieurs coupes. Ainsi, dans la vidéo d’ABC qui offre pourtant une belle vue d’ensemble, les moments relatifs aux impacts d’avions ne sont pas divulgués.

***EXTRAIT 3

Après l’impact du premier avion, un caméraman amateur discute avec un passant de ce qui vient de se produire. L’un d’entre eux décrit le bruit de l’engin à l’approche de la tour, similaire selon lui au son d’un missile.

***EXTRAIT 4

Un journaliste reporter d’images de l’antenne locale de NBC interroge en bas des tours un témoin à propos du premier impact. Au même moment, un grondement suivi d’une explosion se fait entendre. Le caméraman se retourne et capture de justesse l’image impressionnante d’une boule de feu.

***EXTRAIT 5

La restitution des rushes d’origine permet de saisir une meilleure qualité audiovisuelle. Tel est le cas avec cette séquence de l’impact du second avion dont l’origine reste inconnue : l’homme responsable de sa divulgation aux autorités, le producteur vidéo et spécialiste de la 3D Scott Myers, indiqua simplement que le film lui avait été remis par un tiers dont il a oublié depuis l’identité.

***EXTRAIT 6

Au même moment, un caméraman filme au bas de la tour l’éparpillement des débris et la panique qui saisit les passants.

***EXTRAIT 7

Alors que les tours s’embrasent, des employés préfèrent se jeter dans le vide plutôt que mourir asphyxié. Un caméraman d’ABC filme alors la réaction des pompiers observant la chute des corps.

***EXTRAIT 8

La confusion règne au pied des tours. Une chaîne locale a capturé le chaos environnant et les interventions des premiers secouristes. A 3’ de la vidéo, la séquence se déroule au son incongru d’une musique d’ascenseur ou de hall d’entrée, en décalage complet avec le drame qui se joue.

***EXTRAIT 9

Une employée dans la thermographie, Carol Cimiengo, a utilisé sa caméra particulière en direction des tours. A ce jour, des spécialistes des images par infrarouge continuent de discuter du sens qu’il faut prêter aux fortes températures visibles -dans la tour nord- à un niveau situé beaucoup plus bas que celui de l’impact d’avion.

*** EXTRAIT 10

Alors qu’il interroge des policiers sur les raisons de l’évacuation du secteur, un journaliste d’ABC entend le grondement annonçant la pulvérisation de la seconde tour. Le caméraman qui l’accompagne prend le temps de filmer l’amorce de la destruction avant de prendre la fuite, l’objectif braqué sur son ombre au sol.

***EXTRAIT 11

L’équipe d’ABC se réfugie aussitôt dans un parking souterrain. C’est alors la panique : des nuages de poussière s’infiltrent jusqu’au sous-sol de cet immeuble pourtant lointain par rapport à l’emplacement de la tour détruite.

***EXTRAIT 12

Quelques heures plus tard, un caméraman de NBC filme à proximité l’intervention des pompiers qui tentent en vain de contenir l’incendie qui embrase certains étages de la Tour 7.

***EXTRAIT 13

Celle-ci finira par s’effondrer symétriquement et sur sa propre empreinte en raison, officiellement, de feux de bureaux.

***EXTRAIT 14

Auparavant, un autre caméraman était parvenu à accéder au sein de la Tour 7 dans lequel un agent du Secret Service est aperçu (à 2’20) en train de s’affairer pour s’assurer, affirme-t-il, qu’il n’y ait plus personne à l’intérieur.

« Implosion » contre « écroulement »

L’un des débats qui continue d’agiter la communauté des chercheurs indépendants sur les attentats du 11-Septembre concerne la cause exacte de la destruction des trois tours. Aujourd’hui encore, cette question est souvent éludée par les médias classiques comme l’illustre incidemment ce récent reportage de l’Agence France-Presse. Interrogeant une rescapée, la journaliste a cru bon de traduire (à 1’30) un extrait de son témoignage-durant lequel elle évoque une « implosion »- par le terme d’ « écroulement ».

Quelle que soit la réalité de ce qui s’est produit alors, le choix d’une telle traduction est non seulement une trahison à l’égard de la pensée du témoin interrogé mais le reflet d’un travestissement sémantique : une « implosion », en français comme en anglais, ce n’est pas un « écroulement ».

 

La question cruciale de l’usage d’explosifs était déjà suggérée antérieurement par de nombreux rescapés et autres observateurs.

Au vu de certains témoignages récemment exhumés dans les archives inédites recueillies par l’association new-yorkaise, le problème reste d’autant plus à élucider. Ainsi, ce sont notamment des pompiers qui ont affirmé avoir entendu à plusieurs reprises des bruits d’explosion alors que les conduits de gaz avaient pourtant été préalablement coupés par mesure de précaution.

Un autre témoignage inédit mérite de s’y attarder : Paul Lemos a exprimé, malgré sa fébrilité, la description la plus fournie, sur les lieux du drame et peu de temps après, d’un récit évoquant de « bombes » explosant aussi vite que des « pétards ».

Pour les anglophones, son témoignage complet, d’une durée de huit minutes, est encore plus éloquent. Paradoxe : malgré son aspect dramatique, télégénique et parfaitement approprié aux canons audiovisuels du sensationnalisme, un tel récit n’a jamais été diffusé sur les antennes.

Une vidéo permet de se représenter ce qu’a pu observer Paul Lemos. Grâce aux techniques permettant de stabiliser une image et de procéder à un zoom, un internaute, propriétaire du compte Youtube dénommé Xenomorph911wtc, a mis en ligne un lourd fichier vidéo restituant la procédé sur une tour en cours de destruction. Voici ces images :

Un autre témoignage méconnu corrobore en partie le récit de Paul Lemos. Le 12 septembre 2001, sur la chaîne d’information politique C-SPAN 2, un téléspectateur intervient par téléphone et en direct pour rapporter ce qu’il a vu et entendu en bas des tours jumelles. Selon lui, un agent du FBI, présent sur les lieux, discutait (à 2’) de l’imminence de la destruction des tours dans lesquelles auraient été implantées au préalable des bombes.

Contrairement à la récente affirmation gratuite de Rue 89 selon laquelle il n’y a pas de spécialiste d’explosifs pour soutenir une telle hypothèse, de plus en plus d’experts se sont manifestés pour appuyer cette idée. C’est le cas notamment de Tom Sullivan : dans une interview traduite en français, ce placeur de charges qui a collaboré avec la première entreprise au monde de démolition contrôlée donne une analyse étayée en renfort de la thèse d’un usage d’explosifs dans les tours désintégrées du World Trade Center.

Coupes et retouches

Contrainte par la justice américaine de remettre l’ensemble des archives audiovisuelles relatives aux attentats, l’agence gouvernementale du NIST semble avoir auparavant effectué des altérations sur de nombreuses vidéos. Après inspection de la plupart d’entre elles, Oumma a découvert l’usage, à plusieurs reprises, d’un fond d’écran bleu ou d’une coupure nette pour dissimuler la séquence, souvent capturée par des vidéastes amateurs, de moments déterminants : ceux de la destruction des tours et de l’arrivée du second avion. Ces altérations sont par exemple visibles dans les vidéos suivantes au timing indiqué : 0’40’, 10’30, 8’20 et 10’50. D’autres retouches avaient déjà été effectuées en amont par l’Autorité portuaire de New York  : la caméraman Evan Fairbanks s’était vu restituer sa vidéo-saisie par des policiers- avec le son défectueux. Une altération fâcheuse : des responsables du World Trade Center y étaient filmés -avant la chute des tours- en train d’échanger (à 4’30) une conversation visiblement délicate. On y aperçoit l’un d’entre eux faire un signe au caméraman pour qu’il s’éloigne.

Fait révélateur : la vidéo avec le son a resurgi entretemps -le 11 septembre 2008- sur History Channel mais sans la séquence de l’entretien confidentiel.

En commentant ses propres images, Evan Fairbanks avait comparé sur l’antenne d’ABC la plan sidérant de l’impact du second avion à un « mauvais effet spécial ». Un jugement qui rappelle la stupéfaction des premiers témoins à ce sujet : beaucoup avaient cru voir un jet privé ou un « avion militaire », plutôt « noir » et « sans hublot » -certainement pas un avion de ligne commerciale.

A l’inverse, d’autres témoins sont persuadés d’avoir identifié un Boeing au point d’être particulièrement précis dans leur description. C’est le cas de Douglas Eisler  : depuis son hôtel, il affirme avoir pu distinguer l’appartenance de l’avion à American Airlines.

La confusion s’ajoute aux illusions d’optique suscitées par certains angles de capture vidéo lors de l’impact de la tour sud : dansplusieursséquences, l’aile droite semble s’effacer subitement à l’approche du building.

Au-delà des inévitables impressions erronées provoquées par la technique vidéo, la contradiction des récits relatifs à la nature des engins aériens s’est vite estompée au profit d’une seule et même version, promue par les autorités américaines et relayée par l’ensemble des médias internationaux. Cela n’a pas empêché la frange la plus radicale des sceptiques du 11-Septembre de soupçonner un gigantesque simulacre : ces partisans de la théorie « No-plane »sont convaincus qu’il s’agissait de drones militaires ou de missiles-de type JASSM- pouvant s’apparenter selon eux à des avions commerciaux.

Ils s’appuient notamment sur un documentaire, September Clues, dont la thèse centrale est la suivante : en procédant à des retouches audiovisuelles et en dissimulant les témoignages faisant état d’engins aériens atypiques, les médias audiovisuels américains se sont rendus complices d’une opération psychologique-« l’attentat sous fausse bannière »-qui fut manœuvrée par une fraction dissidente de l’armée américaine en lien avec des agents souterrains de l’appareil d’état.

Ces partisans, qualifiés de « no-planners », vont jusqu’à dénoncer la double « désinformation » opérée selon eux, non seulement par le gouvernement mais également par les sceptiques plus modérés du 11-Septembre. En refusant de s’intéresser aux « anomalies » relatives aux impacts d’avion, ceux-ci feraient office d’idiots utiles de la version officielle en se contentant de controverses plus ou moins périphériques.

 

Une chose est certaine : quelle que soit la fiabilité de leurs arguments, les « no-planners » peuvent se réjouir de la divulgation des dernières vidéos inédites dont certaines pourraient bien venir renforcer leurs doutes. Outre la légitime suspicion suscitée par la suppression effectuée par le NIST de certaines séquences relatives aux crashs d’avion ainsi qu’aux effondrements, une étrange vidéo, d’origine inconnue, atteste très clairement d’une manipulation. Il s’agit d’un film obtenu par le FBI et remis ensuite au NIST pour les besoins de l’enquête sur la cause de la destruction des tours. La vidéo montre un plan-séquence des deux tours à partir des minutes qui ont suivi l’impact du premier avion. Le moment essentiel est celui de l’arrivée du second avion sur la tour sud.

 

En zoomant sur l’image, des retouches apparaissent sur la forme de l’appareil qui semble passer devant la corde de la grue -visible au premier plan- avant de s’encastrer dans la tour.

 Qui a remis ce document frauduleux aux agents du FBI chargés de collecter tous les films des attentats ? Mystère. La séquence vidéo qui suit, découpée image par image, permet de mieux saisir la supercherie.

 

Dans les prochains jours, Oumma publiera la suite de notre série d’articles consacrés aux faits méconnus du 11-Septembre. A l’approche des commémorations qui s’annoncent d’ores et déjà dominées par l’émotion plutôt que par l’analyse critique, nous reviendrons sur la faillite des médias de masse qui n’ont pas tenu leur rôle traditionnel de contre-pouvoir et nous examinerons également -en détail et pour la première fois sur un site d’information francophone- la signification de l’incident le plus mystérieux du 11-Septembre : l’arrestation avérée d’agents sous couverture du Mossad aperçus juste après l’impact du premier avion en train de photographier avec jubilation l’embrasement de la tour nord. A l’instar de nombreux faits troublants et relatifs aux attentats, cet épisode a été passé sous silence ou édulcoré par la presse écrite et audiovisuelle. Oumma y consacrera l’enquête la plus exhaustive jamais publiée à ce jour sur Internet. En attendant, et pour représenter la désinvolture de certains journalistes qui préfèrent fustiger les sceptiques plutôt que d’effectuer des contre-enquêtes, voici -en images et en musique- une illustration facétieuse du fossé qui sépare l’élite médiatique de ces citoyens américains -de plus en plus nombreux- qui continuent d’interpeller le pouvoir pour connaître la vérité. L’enjeu est significatif : si la « guerre contre le terrorisme » ayant causé -depuis dix ans- la mort de centaines de milliers d’individus est basée sur un mensonge, les conséquences de cette démystification seraient politiquement dévastatrices.

by GeantVert

02 septembre, 2011

POUR VISIONNER LES NOMBREUSES VIDEOS CLIQUER SUR LE  LIEN DE L'ARTICLE

http://www.reopen911.info/News/2011/09/02/11-septembre-images-inedites-temoignages-choc-et-manipulations-devoilees/


1-2 Fabrizio Calvi : Enquête : une cachotterie de la CIA a permis le 11 Septembre.

Dans son livre, le journaliste Fabrizio Calvi montre que les attentats auraient pu être évités si le FBI avait été averti.

 Extraits.

Dix-huit mois avant les attaques du 11 septembre 2001 la CIA suivait deux des futurs pirates de l'air, les Saoudiens Khalid Al-Mihdhar et Nawef Al-Hazmi. Elle savait qu'ils étaient aux États-Unis et a tout fait pour empêcher le FBI de le découvrir.

Dix ans après les attaques, l'ancien responsable de l'antiterrorisme de la Maison Blanche, Richard Clarke, pose une question essentielle :

« Pourquoi la CIA n'a-t-elle pas prévenu le gouvernement américain de la présence sur notre sol de deux agents d'Al-Qaïda réputés dangereux ? C'est un des grands mystères du 11 Septembre. »

De nouveaux éléments recueillis au terme d'une enquête de trois ans permettent cependant d'affirmer que cette surveillance était une opération majeure de la CIA contre Al Qaeda.

Décembre 1999, Yémen : l'ordre de Ben Laden

Tout commence en 1998, avec l'écoute de conversations téléphoniques d'une maison de Sana'a, capitale du Yémen, par les services de renseignements américains. La maison abrite une « centrale de la terreur » d'Al Qaeda, Les djihadistes y prennent des instructions et laissent leurs messages. Ben Laden et ses proches ont appelé ce numéro plus de deux cents fois entre 1996 et 1998.

Fin décembre 1999, les services américains enregistrent un appel en provenance d'Afghanistan. Ben Laden donne l'ordre à « Khalid » et « Nawaf » de se rendre à Kuala Lumpur en Malaisie pour prendre part à une réunion importante.

Une nouvelle enquête sur le 11 septembre

Par fabrizio calvi | journaliste | 

28/08/2011 

http://www.rue89.com/2011/08/28/11-septembre-la-cia-savait-mais-pourquoi-na-t-elle-rien-fait-219417

L'article de Fabrizio Calvi que nous publions est développé dans trois des chapitres du livre de son livre, « 11 Septembre, la contre-enquête », paru aux éditions Fayard.

« Alec Station », l'organisme de la CIA chargé de traquer Ben Laden, identifie Khalid Al-Mihdhar et Nawaf Al-Hazmi. La traque commence.

Le 5 janvier 2000, Khalid Al-Mihdhar est repéré à l'aéroport de Dubaï. Avant même qu'il n'embarque, la photocopie de son passeport est envoyée au siège d'Alec Station.

Le Saoudien possède un visa d'entrée pour les Etats-Unis. La photocopie est communiquée à Marc Rossini et Doug Miller, deux agents de liaison du FBI en poste au sein d'Alec Station. Ils rédigent un rapport à l'attention du Bureau, concernant l'arrivée imminente du terroriste aux Etats-Unis.

Mais le numéro 2 d'Alec Station, Tom Whilshire, leur interdit de l'envoyer leur rapport. Placés sous l'autorité de la CIA, ils sont obligés d'obéir.

Marc Rossini proteste et demande des explications. « Quand nous voudrons informer le FBI, nous le ferons », lui répond une responsable de la CIA.

Janvier 2000, Malaisie : la réunion de Kuala Lumpur

La CIA intervient tout de même. Par manque de temps, elle alerte son homologue, la Special Branch malaise.

Les agents malais suivent le terroriste jusqu'à un luxueux appartement de la banlieue de Kuala Lumpur, propriété d'un riche homme d'affaire proche d'Al Qaeda, où se déroule une réunion présidée par Khalid Sheikh Mohammed, le cerveau des attaques du 11 septembre.

But de la rencontre : finaliser deux attaques, celle contre l'USS Cole au Yémen, et celles du 11 septembre.

Les agents de la Special Branch suivent les deux terroristes et assistent à leur départ pour Bangkok le 8 janvier. Une équipe de la CIA se rend à l'aéroport d'arrivée, où elle perd leur trace.

Au QG d'Alec Station, les agents du FBI ne comprennent toujours pas pourquoi la CIA leur interdit d'informer le Bureau de l'arrivée imminente des deux terroristes aux Etats-Unis. « J'étais très inquiet », dit Marc Rossini :

« Je savais qu'ils allaient arriver et que ça ne serait pas une visite touristique. J'avais compris que leur voyage faisait partie du show à venir. Je me demandais “Que viennent-ils faire ici ? Que veulent-ils ? ” Mais je ne pouvais rien faire. »

L'agent du FBI Doug Miller rédige un nouvel e-mail à l'attention de Tom Wilshire, demandant au numéro 2 d'Alec Station de lui donner par écrit les raisons qui l'ont amené à bloquer le rapport du 5 janvier 2000 destiné à alerter le FBI. Il n'obtient pas de réponse.

Mars 2000, Los Angeles : les deux kamikazes s'installent

Les deux djihadistes arrivent à Los Angeles ce même jour. Ils sont pris en charge par Omar al-Bayoumi, un ancien employé du ministère de la Défense saoudien que l'on dit proche des services secrets saoudiens. Ce dernier leur offre l'hospitalité et les introduit dans la communauté musulmane de San Diego, où il réside.

Là, les deux Saoudiens prennent des cours d'anglais et s'inscrivent pour suivre des cours de pilotage. Ils ne se cachent pas : leur nom figure dans l'annuaire de la ville.

Au début du mois de mars 2000, les analystes d'Alec Station reçoivent un message de la CIA de Bangkok, qui s'est aperçue avec deux mois de retard que Khalid Al-Mihdhar et Nawaf Al-Hazmi sont partis pour Los Angeles.

A compter de ce moment, la CIA sait officiellement que deux djihadistes sont aux Etats-Unis. Pourtant, l'équipe concernée n'avertit toujours pas le FBI. Les agents détachés auprès d'Alec Station n'ont pas accès au message de la CIA de Bangkok, alors qu'ils auraient dû.

Mai 2000, Arabie Saoudite : un visa pour le terroriste

Cliquez ici pour afficher une version plus grande de l'image

A la fin du mois de mai 2000, Khalid al-Mihdhar quitte les Etats-Unis pour se rendre au Yémen et en Afghanistan. Son but : recruter les membres des commandos qui doivent s'emparer des avions. Nawaf Al-Hazmi reste à San Diego où d'autres pirates du 11 Septembre doivent le rejoindre.

Les autres pilotes kamikazes et les hommes de mains arrivent aux Etats-Unis, fin 2000 début 2001. Tous sont munis de visas d'entrée, leurs passeports sont à leur vrai nom. Presque tous suivent des cours d'aviation.

En mai 2001, Khalid Al-Mihdhar retourne en Arabie Saoudite. Il voyage sous son vrai nom et présente son vrai passeport, qui porte un signe distinctif invisible à l'œil nu, réservé aux terroristes dangereux à suivre de près. Les Saoudiens savent qu'il est membre d'Al Qaeda et l'ont dit aux Américains.

Khalid Al-Mihdhar déclare ses papiers volés : le passeport dont il se sert porte des tampons afghans et yéménites récents qui risquent d'attirer l'attention des Américains. Le 1er juin 2001, il obtient un nouveau titre de voyage muni de l'indicateur le désignant comme terroriste.

Pour une raison que l'on ne s'explique pas, il n'a pas de date d'expiration. Personne ne s'aperçoit de l'anomalie, qui rend caduc le document, et surtout pas l'agent consulaire américain, qui lui accorde un visa d'entrée pour les Etats-Unis le 13 juin 2001.

Khalid Al-Mihdhar n'aurait jamais dû avoir de visa américain. Outre le sigle terroriste et l'absence de date d'expiration du passeport, son formulaire de demande de visa est incomplet : il a omis des indications importantes.

Il ment en affirmant n'avoir jamais reçu de visa américain et ne s'être jamais rendu aux Etats-Unis, alors que ce même consulat lui a délivré un visa en décembre 1999. Mais l'agent consulaire chargée du dossier, ne relève aucune irrégularité.

Juillet 2001, Washington : la CIA s'alarme

Pendant ce temps, la CIA tire la sonnette d'alarme et fait savoir partout qu'elle s'attend à une attaque majeure. Le 10 juillet 2001, le directeur de la CIA George Tenet rencontre Condoleezza Rice, conseillère pour la Sécurité nationale du président Bush. Tenet est accompagné du responsable d'Alec Station, qui annonce :

« Il y aura des attaques spectaculaires dans les mois ou dans les semaines à venir. Elles auront lieu simultanément et provoqueront des dégâts massifs. Les attaques viseront les intérêts américains, peut-être même auront-elles lieu aux Etats-Unis… »

 

Pour résumer, la CIA sait avec certitude dès les mois de juillet 2001 que Khalid Al-Mihdhar et Nawaf Al-Hazmi sont aux Etats-Unis pour participer à une attaque majeure d'Al Qaeda. Mais il lui reste encore bien des choses à découvrir.

Le numéro 2 d'Alec Station, Tom Wilshire, a été détaché auprès du quartier général du FBI pour servir de liaison. Peut-être est-il aussi là pour s'assurer qu'il n'y a pas de fuites concernant les informations sur le sommet de Kuala Lumpur ?

Il est en tout cas obsédé par cette rencontre. A la fin du mois de mai, il a demandé à Margaret Gillespie, une analyste du FBI, de passer en revue ce dossier et de vérifier que rien n'a échappé aux officiers de la CIA.

Margaret Gillespie n'a pas accès à la totalité des informations de la CIA. Tom Wilshire ne lui dit pas qu'au moins deux des participants, Khalid Al-Mihdhar et Nawaf Al-Hazmi, sont aux Etats-Unis. Il ne confère aucun caractère d'urgence à cette recherche.

Août 2001, Washington : le déclic d'une agent du FBI

Le 21 août 2001, à son retour de vacances, Margaret Gillespie tombe enfin sur le rapport d'Alec Station faisant état de l'arrivée des deux djihadistes aux Etats-Unis plus d'un an auparavant. Dans les heures qui suivent, elle apprend deux nouvelles inquiétantes :

Nawaf Al-Hazmi est toujours aux Etats-Unis, où il a pris plusieurs fois des vols internes ;

Khalid Al-Mihdhar est rentré aux Etats-Unis le 4 juillet 2001, et n'en est pas reparti.

« C'est là que j'ai eu le déclic », dira par la suite l'agent du FBI. Le lendemain, elle fait part de sa découverte à Tom Wilshire. Cette fois, ce dernier ne peut plus bloquer l'information. Le FBI ouvre enfin une enquête. Mais les choses ne se passent pas comme elles le devraient.

L'enquête est classée « routine », c'est-à-dire qu'elle ne comporte aucun caractère d'urgence. Nawaf Al-Hazmi et Khalid Al-Mihdhar sont placés sur les listes des terroristes à interpeller… aux frontières. Mais personne n'alerte les autorités aériennes civiles, les seules à disposer d'une liste de surveillance réservée aux vols internes.

Septembre 2001, New York : l'enquête de la dernière chance

Le 23 août 2001, le FBI de New York est chargé de localiser les deux Saoudiens. Mais l'affaire est confiée à un agent inexpérimenté, à peine sorti de l'école. C'est sa première enquête, il ne connaît rien à Al Qaeda. Il prend connaissance de la demande le 28 août 2001, note qu'elle est classée « routine ». L'agent du FBI commence à travailler sur les deux terroristes le 4 septembre 2001.

Il est la dernière chance d'arrêter les attaques.

L'agent du FBI interroge les banques de données des polices américaines. Il aurait dû y trouver la trace des terroristes, repérés après avoir commis des excès de vitesse. Le dernier signalement en date porte sur une voiture qu'ils ont louée le 28 août 2001. Que l'agent du FBI le voit, et il est en mesure de remonter jusqu'aux deux terroristes et tout s'arrête. Mais il ne le voit pas.

L'agent du FBI ne trouve pas non plus trace de Khalid Al-Mihdhar et Nawaf Al-Hazmi dans les bases de données des cartes bancaires. Or, au début du mois de septembre, les djihadistes ont acheté des billets d'avions sur le vol 77 de l'American Airlines pour la date du 11 septembre 2001.

L'agent du FBI n'a donc pas pu empêcher Khalid Al-Mihdhar, Nawef Al-Hazmi et trois autres djihadistes, d'embarquer à bord du vol AA 77 pour le précipiter contre le Pentagone.

Après l'attentat, les doutes de Richard Clarke

A l'époque, Richard Clarke, coordinateur national pour la Sécurité, supervisait toutes les opérations antiterroristes depuis la Maison Blanche. Il aurait dû être informé de l'arrivée aux Etats-Unis des deux Saoudiens :

« La CIA savait qu'ils étaient aux Etats-Unis et ils ne m'ont pas prévenu. Ils n'ont pas prévenu le FBI. Après le 11 Septembre, quand j'ai appris ça, j'étais indigné, j'étais fou de rage. J'ai essayé de trouver des excuses, je me suis dit qu'ils allaient trouver une excuse. »

Depuis, Richard Clarke a mené sa propre enquête.

« Maintenant, je sais que toutes les personnes responsables du contre-terrorisme de la CIA étaient au courant, à commencer par le directeur.

Cinquante personnes étaient au courant ! Cinquante ! Et ils l'ont su pendant un an. Et pas une seule fois pendant cette année ils ne m'ont averti ou n'ont averti le directeur du FBI. Ces cinquante personnes se sont tues pendant plus d'un an. Ça, c'est un petit peu plus qu'une coïncidence.

Je ne veux pas échafauder de théories conspirationistes. Mais j'aimerais trouver une explication. La Commission d'e,nquête sur le 11 septembre n'en a pas trouvé. Le directeur de la CIA m'appelait régulièrement pour me communiquer des informations banales. La CIA m'abreuvait d'information par écrit et par oral. »

George Tenet a démenti toute dissimulation

Après les attaques du 11 Septembre, Clarke a essayé d'obtenir une réponse du directeur de la CIA, George Tenet. En vain. Il a demandé à Dale Watson qui s'occupait du contre-terrorisme au FBI comment aurait réagi le FBI s'il avait su que deux dangereux terroristes étaient arrivés aux Etats-Unis. Dale Watson lui répondu : « On aurait mis leur photos partout, on les aurait fait circuler sur Internet. »

« Je lui ai alors demandé qu'elle aurait été la possibilité d'arrêter ces deux types », explique Richard Clarke. « Il m'a dit : 100% » Et les attaques du 11 septembre n'auraient jamais eu lieu…

Face aux accusations de Richard Clarke, le directeur de la CIA d'alors George Tenet et ses deux plus proches collaborateurs ont publié le 12 aout 2011 un démenti affirmant que la CIA n'a dissimulé aucune information et rejettent la faute sur des employés subalternes et sur… des agents du FBI.

Le 26 août 2011 on apprenait que la CIA a fait censurer avant publication le livre de révélations à paraître d'un des plus brillant agents du FBI, Ali Soufan qui avait lui aussi tenté en vain d'obtenir des informations sur la réunion de Kuala Lumpur dès janvier 2001

Des hypothèses sur les raisons d'un tel fiasco

Que s'est-il passé ? Pourquoi la CIA a-t-elle tout fait pour empêcher le FBI de découvrir la présence aux États-Unis de Khalid Al-Mihdhar et Nawef Al-Hazmi ?

Tous les protagonistes de l'affaire que j'ai eu l'occasion d'interroger (principalement des agents du FBI) se posent des questions sur le seul grand mystère du 11 Septembre, et hasardent des hypothèses pour expliquer les manœuvres occultes de la CIA en 2001.

L'agence aurait-elle essayé de recruter certains des pirates de l'air ou leurs proches ?

On sait avec certitude que la CIA a tenté des manœuvres d'approche à deux reprises (à Kula Lumpur et à Hambourg) auprès de comparses des djihadistes du 11 septembre.

On sait que les 19 djihadistes se sentaient surveillés lors de leurs déplacement à l'intérieur des Etats-Unis avant le 11 septembre 2001.

Les silences de la CIA sont-ils destinés à protéger une source proche des assaillants ? Aurait-elle été victime d'un agent triple ? Ce ne serait pas la première fois.

Les réponses à ces questions sont cruciales pour comprendre l'événement le plus considérable de ce début de siècle. La sommes des mystères de Kuala Lumpur ne fait pas une conspiration, mais en refusant de s'expliquer, les dirigeants de la CIA nourrissent les théories les plus folles.

Photos et illustrations : photos d'identité de Khalid Al-Mihdhar et de Nawef Al-Hazmi, reproduction du formulaire de demande de visa de Khalid al-Mihdhar, le patron de la CIA George Tenet lors de son audition par la commission d'enquête sur les attentants en 2004 (K. Lamarque/Reuters), Richard Clarke en 2007 (Aude/Wikimedia Commons/CC).

Changement de titre 29/08/2009 à 16h50, à la suite d'une ambiguité pointée par les internautes. Précédent titre : « 11 Septembre : la CIA savait, mais pourquoi n'a-t-elle rien fait ? »

A lire aussi sur Rue89 et sur Eco89

Désintox 11 Septembre, le dossier de Rue89 sur les théories du complot

Les théories du complot sans fondement scientifique (tribune)

Ailleurs sur le Web

"An Explosive New 9/11 Charge" (The Daily Beast)

Commander sur Fnac.com

11 septembre : la contre-enquête



2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.  

2-1 Interview de DavidRay GRIFFIN : Un autre regard sur le 11-Septembre - Le Nouveau Pearl Harbor-2

Le dernier livre de David Ray GRIFFIN:

À l'occasion du 10e anniversaire des attentats terroristes attribués à al-Qaïda, les éditions Demi-Lune sont fières de publier le dernier livre de David Ray GRIFFIN:

Un autre regard sur le 11-Septembre - Le Nouveau Pearl Harbor-2.

Cet ouvrage s'inscrit dans la continuité du travail que l'auteur a développé dans ces précédents ouvrages:Le NouveauPearl Harbor
David Ray Griffinest professeur émérite de philosophie des religions et de théologie à la Claremont School of Theology et à la Claremont Graduate University.

Il est également, co-directeur du Center for Process Studies, qui diffuse et développe le courant philosophique d'Alfred North Whitehead, lequel se fonde sur les sciences. M. Griffin a publié une trentaine de livres dont 9 sur le 11-Septembre, parmi lesquels 4 ont été traduits en français : Le Nouveau Pearl Harbor, Omissions & manipulations de la Commission d'enquête (prix de la Fondation Hélios en 2006) et La Faillite des médias (médaille de bronze dans la catégorie Actualités de l'Independent Publisher Book Awards en 2008), et cet ouvrage.

À sa sortie, il fut élu « Choix de la semaine » par la revue professionnelle Publishers Weekly (comparable aux États-Unis à Livres Hebdo en France).

Que savez-vous réellement des attentats qui ont justifié la « guerre contre le terrorisme » ?

UNE PRÉSENTATION FACTUELLE & IRRÉFUTABLE

Deux guerres et des centaines de milliers de morts plus tard, sans oublier les populations déplacées et les réfugiés qui se comptent par millions, il convient de se demander en toute lucidité : À qui profite le crime du 11-Septembre sinon au complexe militaro-industriel, aux compagnies de mercenaires et de sécurité, aux pétroliers ?

Plus spécifiquement, savez-vous que les invasions de l'Afghanistan et de l'Irak étaient planifiées de longue date, bien avant les attentats du 11-Septembre ?

Savez-vous que le 10 septembre 2001, Donald Rumsfeld annonçait à la presse que son ministère avait perdu la trace comptable de 2 300 milliards de dollars… et que les bâtiments détruits au Pentagone le lendemain matin abritaient les services comptables de l'armée ?

Savez-vous qu'au Pentagone des horloges se sont arrêtées 6 minutes avant l'heure à laquelle le Boeing 757 est censé avoir frappé, c'est-à-dire à l'heure exacte où des témoins ont entendu des explosions et senti l'odeur de la cordite, caractéristique des bombes ?

Savez-vous que les responsables militaires chargés de la défense aérienne le 11 septembre n'ont pas été sanctionnés : ils ont été promus ! La même chose est vraie pour les agents de la CIA et du FBI qui ont empêché les enquêtes d'aboutir…

Savez-vous que certains des 19 pirates présumés avaient été identifiés par le programme Able Danger de l'armée US dès janvier 2000 ?

Savez-vous qu'il n'y a aucune preuve formelle et tangible de la présence des 19 terroristes musulmans à bord des 4 avions ? Ou que dans ses premières interviews une semaine après les attentats, loin de revendiquer cette action, ben Laden s'en est distancié ? Qu'aucune preuve n'a jamais été fournie attestant sa responsabilité ou celle d'al-Qaïda (autre qu'une bande vidéo à l'authenticité contestée) ? Que le FBI ne recherchait pas ben Laden pour le 11-Septembre ?

Savez-vous que les communications sur des téléphones portables depuis les avions étaient impossibles à l'altitude à laquelle ils sont censés avoir été passés ? Et que d'après le FBI, aucun appel de portable n'a d'ailleurs abouti ?

Connaissez-vous les noms de Sibel Edmonds, Coleen Rowley, Anthony Schaffer, Harry Samit, Robert Wright, quelques-uns des lanceurs d'alerte dont la Commission d'enquête n'a pas mentionné les informations dans son Rapport final ?

Savez-vous que du métal fondu a été retrouvé dans les décombres de Ground Zero alors que les incendies ne pouvaient en aucun cas atteindre la température de fusion de l'acier ?

Connaissez-vous l'existence de la 3e tour du World Trade Center ? Savez-vous que cet édifice, presque aussi haut que la tour Montparnasse à Paris, s'est effondré sur lui-même en 7 secondes, d'une manière qui correspond parfaitement à une destruction contrôlée par explosifs ? C'était la 3e fois qu'un gratte-ciel s'effondrait intégralement à cause d'un incendie : les 2 premières étaient les Tours Jumelles, 7 heures plus tôt le même jour.

Savez-vous ce qu'est la nanothermite, retrouvée dans la poussière des effondrements des 3 tours ?

Connaissez-vous la signification des expressions « terrorisme sous faux pavillon », « opérations sous fausse bannière », « terrorisme fabriqué », « stratégie de la tension », « guerre psychologique » ? Connaissez-vous l'existence des réseaux Stay-Behind et du Gladio ? Du précédent historique que constitue l'opération Northwoods ?

Savez-vous que les président et coprésident de la Commission d'enquête sur les attentats considèrent eux-mêmes les travaux de la Commission comme incomplets et parcellaires ?

Vous souvenez-vous que les « aveux » des membres d'al-Qaïda leur ont été extorqués sous la torture et n'ont de ce fait absolument aucune valeur juridique ?

Savez-vous qui est Tim Osman ? Si vous avez été « troublé » par l'histoire de l'assassinat d'Oussama ben Laden, vous êtes déjà un « conspirationniste » en puissance aux yeux des médias et de leurs experts autoproclamés en terrorisme !

Vous souvenez-vous de la psychose mondiale engendrée par les courriers à l'anthrax au lendemain des attentats, d'abord imputés à al-Qaïda, puis à Saddam Hussein ? Il s'avère que l'enquête du FBI a conclu que l'anthrax utilisé provenait en fait d'un laboratoire militaire américain de guerre biologique.

Savez-vous qu'il existe encore une multitude d'autres faits tout aussi « troublants » ?

En fin de compte, que savez-vous vraiment du 11-Septembre ?

Il est temps de voir ces événements sous un jour différent, avec un autre regard. Ce livre de l'auteur qui fait autorité sur le sujet fourmille de faits irréfutables qui vous laisseront d'abord sans voix, et vous feront prendre conscience que depuis 10 ans, on ne vous dit pas la vérité sur le « terrorisme »… Tel un procureur implacable, David Ray Griffin avance pas à pas dans un dédale de secrets et de mensonges, de dissimulations et de tromperies, pour faire la lumière sur l'événement fondateur d'une nouvelle ère de restrictions des libertés, et de guerres sans fin. Prix indicatif : 20 €

CRITIQUES & ÉLOGES

« La vérité n'aura jamais été autant considérée comme un concept si étrange et obsolète ici à Washington que depuis le 11-Septembre ... David Ray Griffin, continuant son travail méticuleux au milieu de cet océan de mensonges, présente une recherche exhaustive intégrant les dernières découvertes de ses précédents ouvrages... »

- Ray McGOVERN, ancien analyste de la CIA
et responsable de la rédaction de la note d'information quotidienne du Président.

« Le dernier ouvrage de Griffin est un exemple de recherche de niveau académique. La version officielle des faits s'y trouve réfutée à la fois par une recherche empirique méticuleuse et par une analyse rigoureuse... »

- Michel CHOSSUDOVSKY, professeur d'Économie
et auteur de Guerre et Mondialisation : A qui profite le 11-Septembre ?

« M. Griffin a une nouvelle fois présenté avec rigueur les nombreuses questions qui restent en suspens et les incohérences entourant la version officielle sur les terribles attentats du 11-Septembre. ... Si l'on ne connaît pas la vérité, alors l'enquête a échoué à démontrer où se trouvait la responsabilité de cette catastrophe, et si l'enquête a échoué, alors rien ne peut changer. Et si rien ne change, nous sommes toujours en danger. »

- Monica GABRIELLE, veuve de Richard Gabrielle,
mort dans l'effondrement de la tour Sud du WTC,
et membre du Comité directeur des familles des victimes pour la Commission d'enquête.

« David Ray Griffin est le fer de lance du plus important sujet de recherche citoyen de l'Histoire. Son nouvel ouvrage, superbement construit, rassemble une grande quantité de nouveaux éléments et démontre de manière incontestable que la version officielle sur le 11-Septembre est une supercherie. »

- Dr Graeme MacQUEEN,
fondateur du Centre d'Étude pour la Paix de l'université de McMaster.

« ... Pourquoi un autre livre sur le 11-Septembre ? Parce que, comme Griffin le démontre de façon limpide et didactique, cet événement ne constitue pas seulement un des plus grands crimes de l'histoire américaine – mais aussi le crime le plus farouchement couvert, et celui dont les conséquences politiques sont les plus profondes... »

- Peter Dale SCOTT, ancien diplomate,
professeur émérite de Littérature à Berkeley, poète,
auteur de La Route vers le nouveau désordre mondial.

Une argumentation raisonnée et logique, qui se base sur des éléments de preuve délibérément ignorés ou écartés par les autorités états-uniennes et les médias. Une lecture obligée… un voyage au bout de l'effroi !

Librairie du Réseau Voltaire



3 Analyse -  Géopolitique et stratégie– Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.  

3-1 Manlio Dinucci : Démolition contrôlée : L’art de la guerre.

Que penseriez-vous si la police, après une explosion suspecte qui aurait fait écrouler une maison en tuant les gens qui y habitaient, avant toute chose enlevait et détruisait tout ce qui reste ?

C’est ce qu’ont fait, il y a dix ans, les autorités étasuniennes : elles ordonnèrent d’enlever immédiatement les structures en acier des tours écroulées le 11 septembre à New York. Aucun doute, dans la version officielle, que la cause ne fût l’incendie provoqué par l’impact des avions détournés par les terroristes. Les trois cent mille tonnes d’acier des tours furent en grande partie recyclées dans des fonderies asiatiques, sauf 24 tonnes données à la société Northrop Grumman (un des plus gros contractuels militaires du Pentagone) pour construire un navire-symbole, le New-York : le premier d’une nouvelle génération d’unités d’assaut amphibie pour la guerre globale au terrorisme, justifiée par l’attaque contre les tours jumelles qu’on a montrée en mondovision directe. Par contre, pas un gramme d’acier ne fût donné aux ingénieurs spécialistes de structures qui avaient demandé à examiner les colonnes et travées, pour en re-assembler quelques sections, afin de déterminer avec  certitude la cause de l’écroulement. « Une telle décision -déclara Frederick Mowrer de l’Université du Maryland, professeur d’ingénierie pour la protection contre les incendies- compromet toute enquête sur les écroulements. Je juge très inquiétante la rapidité avec laquelle ont été enlevées et recyclées des preuves potentiellement importantes » (The New York Times, 25 décembre 2001). Aucune tour de ce type, en fait, ne s’est jamais écroulée à cause d’un incendie. Le carburant des avions n’aurait pas pu développer une chaleur capable de fondre les massives colonnes d’acier et, de plus, ce carburant a brûlé en majeure partie à l’extérieur des tours si bien que, à l’intérieur du point d’impact, on voit des gens indemnes. La dynamique de l’écroulement des Tours jumelles et de la tour 7 (qui n’a même pas été touchée par les avions) -soutiennent différents experts- rappelle une démolition contrôlée, provoquée par des explosifs situés à l’intérieur. Pour avoir soutenu ceci, le professeur Steven Jones, enseignant de physique, a été expulsé de l’Université Brigham Young (Utah). Il ne s’est cependant pas désisté. Avec une équipe dont font partie aussi des scientifiques d’autres pays, il a publié en 2009, sur la revue The Open Chemical Physics Journal (qui soumet à une révision scientifique tous ses articles à publier), une étude fondée sur l’analyse d’échantillons de poudre prélevés à Ground Zero. Ceux-ci révèlent la présence de thermite, une substance non explosive qui produit une réaction chimique à une température de 2.500 degrés Celsius, en capacité de fondre l’acier, en le coupant comme un couteau chauffé coupe le beurre. On voit sur une photo une colonne d’acier tranchée net, en diagonale, avec des coulures semblables à celles d’une bougie. Et, comme la thermite n’a pas besoin d’air pour brûler, la réaction continua pendant plusieurs jours à développer de la chaleur sous les décombres, alors que les pompiers les refroidissaient par des jets d’eau continus. C’est sur ces preuves et d’autres, toutes scientifiques, que se fonde l’étude du professeur Steven Jones qui a mis au défi les scientifiques soutenant la version officielle de réfuter la sienne. Ces derniers ont cependant refusé de la lire, en disant qu’ils n’avaient pas le temps de le faire. Mais la version officielle est en train de s’écrouler de la façon dont se sont écroulées les tours : comme un château de cartes.

Manlio Dinucci

Le 6 septembre 2011

ilmanifesto.it

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio


3-2 GeantVert : Les « Jersey Girls », 10 ans après…

Sans elles, sans leur volonté et leur acharnement contre des forces bien plus grandes qu’elles, l’histoire du 11/9 et du Mouvement pour la vérité aurait sans aucun doute été bien différente.

Et même si la Commission d’enquête sur le 11/9 fut une immense déception pour ceux et celles qui pensaient que justice pouvait être faite au travers d’une telle enquête malgré son évident conflit d’intérêts, hommage doit être rendu au courage de ces Jersey Girls, ces veuves du 11-Septembre qui ont fait, un peu, plier l’administration Bush au plus fort du traumatisme post-11-Septembre. Que sont-elles devenues ? Le Washington Post les a retrouvées et nous donne quelques nouvelles d’elles : elles sont toujours aussi peu convaincues de la version officielle,  mais elles semblent avoir repris une vie "normale", et souvent militante.

A noter pour ceux qui ne l’ont pas encore visionné, que le film "911 Press for Truth", qui retrace la bataille de ces familles de victimes en 2001/2002 contre l’inertie et la mauvaise volonté de l’administration Bush – sans doute un des meilleurs films sur le 11/9 à ce jour -, est en visionnage libre et gratuit sous-titré en français sur notre site Web, et disponible en version DVD de définition supérieure pour ceux qui veulent le diffuser à leur cercle d’amis et relations.

 

10 après que les attentats du 11/9 aient fait d’elles des veuves, les "Jersey Girls" continuent d’être des activistes

Trenton, New Jersey (AP), paru sur le WashingtonPost, le 23 août 2011

Traduction Martin pour ReOpenNews

Une décennie après les attentats, au moins deux d’entre elles tentent toujours d’influer sur les politiques publiques. Ce faisant, elles ont élargi leur objectif initial de recherche de la vérité après les attentats, la cause qui les a réunies voilà presque 10 ans.

Lori Van Auken est maintenant une apicultrice qui fait pression sur l’Agence Fédérale pour la Protection de l’Environnement (AFPE) pour interdire un pesticide que certains rendent responsable du syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles qui détruit [massivement] les ruches.

Kristen Breitweiser blogue sur la politique et la sécurité nationale. Bien que ces questions soient liées au 11/9, elle n’écrit pas seulement sur les attentats. « Je pense souvent que lorsque des gens vivent des moments tragiques ou traversent des événements particuliers dans leur vie, ils sont conduits à évoluer vers quelque chose de mieux, » a déclaré Breitweiser.

Beaucoup de conjoints, de parents et d’enfants de victimes des attaques terroristes ont évolué ainsi. Ils ont mis en place les fondations pour honorer la meilleure part des êtres chers qu’ils ont perdu. Ils ont fait pression pour des allégements fiscaux en faveur des victimes, ont lutté pour des indemnités justes de la part du Fond de Compensation des Victimes, ainsi que pour la création d’un lieu de sépulture à Ground Zero.

Ces quatre « femmes au foyer » qui menaient une vie relativement insouciante dans la banlieue du comté de Monmouth sont devenues des figures de proue pour les familles de victimes et pour leur cause principale à l’époque : pousser le gouvernement fédéral à enquêter sur les attentats – y avait-il eu des renseignements qui auraient pu permettre de les empêcher, et est-ce que la réponse à ces attaques, une fois mises en route, fut adéquate ou pas ? Elles ont fait l’objet de dizaines d’articles, de plusieurs livres – dont un mémoire de Breitweiser publié en 2006 – et d’un film documentaire, "9/11: Press For Truth"

La réputation et l’engagement civique, nés de la tragédie, sont venus rapidement.

« J’ai eu une vie très valorisante : nous avons voté, nous avons payé des impôts, nous avons participé à des activités bénévoles. C’est déjà ça. » a indiqué Breitweiser. « Telle a été l’étendue de notre contribution.»

Deux des Jersey Girls, Patty Casazza et Mindy Kleinberg, n’ont pas répondu aux demandes d’interviews pour cet article, et n’ont pas accordé d’interview ces dernières années.

Toutes les quatre avaient des maris qui travaillaient dans les Tours Jumelles du World Trade Center. Ce qui les a réunies suite au 11/9 , c’est leur frustration croissante due au fait que l’histoire n’avait pas été racontée dans son ensemble. Pendant plus d’un an, elles ont confié leurs enfants à leur famille et se sont rendues à Washington dans le véhicule de Breitweiser – surnommé la « veuves-mobile » (“widowmobile”).

Armées d’épaisses liasses de documents, elles ont rencontré des membres du Congrès et participé à des rassemblements pour exiger une enquête gouvernementale complète. Elles ont donné des masses d’interviews. Elles ont constaté que les journalistes étaient avides de récits concernant les personnes réelles affectées par les attentats. Elles pouvaient leur donner satisfaction sur cela, mais ont aussi parlé de leurs visées politiques.

Enfin, en novembre 2002 – 14 mois après que leurs maris et près de 3000 autres personnes eurent été tuées – le président George W. Bush a fini par signer la loi de création de la Commission.

Un de leurs principaux représentants au sein du Congrès était le sénateur Chris Smith, un républicain du New Jersey. Il a expliqué qu’elles avaient fait leurs propres recherches et qu’elles étaient venues préparées avec leurs petits moyens. Elles savaient qu’il était gourmand et lorsqu’elles sont venues le voir, elles lui avaient apporté des bonbons. « Selon moi, les Jersey Girls ont été à l’origine de la création de la Commission, » a déclaré Smith.

Pour Breitweiser et Van Auken, les résultats, tant de l’enquête principale du gouvernement que de celle concernant les [informations du] Renseignement avant les attentats furent décevants, laissant de nombreuses questions sans réponse.

D’une part, une section d’un rapport concernant le financement d’Al-Qaïda avait été expurgée d’un des rapports du gouvernement.

D’autre part, elles n’étaient pas satisfaites que les avions impliqués dans les attaques n’aient pas pu être interceptés après que le premier se soit écrasé contre le World Trade Center.

« Vous voulez dire que la première attaque a été une surprise ? OK, la première attaque a été une surprise, » a déclaré Van Auken. « [Autrement dit] nous avons un groupe de personnes chargé d’assurer notre défense, et il s’est montré incapable d’intercepter un avion dans un laps de temps de deux heures ? »

Breitweiser, une ancienne républicaine qui a fait campagne pour John Kerry lors de sa candidature à la présidentielle 2004, a déclaré qu’elle n’était pas convaincue que le pays était suffisamment sûr aujourd’hui. « J’aurais souhaité que les milliards de dollars que nous avons dépensés pour les guerres à l’étranger soient utilisés ici, » a-t-elle déclaré.

Ces femmes ont déclenché une réaction de la part de ceux qui pensaient qu’elles étaient trop partisanes en soutenant Kerry et en attaquant Bush. L’apogée a été atteint en 2006 lorsque la commentatrice conservatrice Ann Coulter, dans un livre, les a baptisées « les Sorcières de l’East Brunswick. » « Je n’ai jamais vu des gens profitant autant du décès de leur mari, », a écrit Coulter.

Hillary Clinton, alors sénatrice, fut parmi celles qui prirent leur défense.

Smith explique qu’une telle critique fut difficile à avaler. Elles étaient des militantes de terrain, a-t-elle dit, et faisaient ce qu’elles pensaient être juste.

Breitweiser et Van Auken maintiennent toutes deux que leur activisme fut une bonne chose, même si les résultats n’ont pas été à la hauteur.

« Je n’ai de regrets que sur le résultat, » a déclaré Van Auken. « Je regrette que personne n’ait été tenu pour responsable de ce qui s’est passé. »

Van Auken, qui a aujourd’hui 56 ans, est restée dans cette même maison où elle vivait avec ses enfants – maintenant âgés de plus de 20 ans – et son mari Kenneth avant qu’il ne soit tué.

Depuis le 11/9, Van Auken s’est tournée vers l’apiculture. Suite à la destruction mystérieuse de plusieurs, elle a tenté de rallier d’autres apiculteurs dans un combat pour exiger l’interdiction fédérale des pesticides à base de clothianidine.

Contrairement à ce qu’il en était dix ans plus tôt, elle est désormais avertie de la façon dont le gouvernement fonctionne.

Jusqu’ici, l’AFPE n’a pas été disposée à interdire les pesticides. Van Auken indique qu’elle n’est pas surprise : « Nous savons par notre expérience du 11/9 que l’AFPE n’est pas au-dessus de tout soupçon concernant certaines pressions politiques depuis que cette administration a déclaré que l’air (autour du WTC) était bon à respirer alors que tous ces gens sont tombés malades, » précise-t-elle.

Breitweiser, qui a maintenant 40 ans et qui vit à New York, est la "Jersey Girl" qui possède le plus haut niveau d’études.

Avocate de formation, bien qu’elle n’ait jamais pratiqué, elle a souvent été la porte-parole [du groupe], elle a été celle qui a mené une intense campagne pour Kerry, et elle a écrit un mémoire concernant son éducation politique ; elle blogue désormais de façon occasionnelle pour le Huffington Post.

Elle écrit encore sur le 11/9, mais aussi sur d’autres questions de sécurité nationale. Elle est particulièrement préoccupée par l’insuffisance de la sécurité des usines chimiques. Son travail principal, dit-elle, concerne l’éducation de sa fille, Caroline.

Caroline a 12 ans maintenant, et elle était encore toute petite quand son père, Ron, est décédé. Caroline, dit-elle, n’a pas le souvenir d’un père. Breitweiser explique que ce n’est pas plus difficile de l’élever seule, mais c’est surtout triste. Elle dit qu’elle sait que son mari aurait continué à être un père fantastique.

Breitweiser a tenté de faire découvrir à Caroline le peuple musulman et ses croyances. Elles ont voyagé au Maroc et prévoient d’aller en Turquie et en Égypte l’année prochaine.

Tout cela fait partie d’une leçon qu’elle n’avait pas imaginé avoir besoin de donner à sa fille il ya 10 ans. « C’est OK si les femmes ont un voile sur leur visage. Cela ne veut pas dire qu’elles sont de mauvaises gens », dit-elle. « Je ne veux pas que ma fille grandisse avec toutes sortes de sentiments de haine ou de fureur en elle ».

Le 11-Septembre, elle a l’intention de faire ce qu’elle fait toujours ce jour-là : une promenade avec sa fille et ses chiens – actuellement trois Golden Retrievers indisciplinés – sur une plage ou dans les bois.

Elle veut rester loin des commémorations solennelles de New York et d’ailleurs.

Van Auken, elle, sera à New York, mais pas à la cérémonie de Ground Zero. Elle assistera à une pièce de théâtre dans laquelle joue sa fille, Sarah maintenant âgée de 22 ans.

04 septembre, 2011

GeantVert


5-3 Les secouristes du 11/9 exclus des cérémonies de commémorations à Ground Zero.

L’administration d’Obama et la Ville de New York n’en ont pas fini avec les pompiers et secouristes du 11/9, et alors qu’un sondage du DailyNews montre que 82% des Américains pensent que ces personnes ont sacrifié leur santé ou leur vie à Ground Zero le 11/9, ces "héros du 11/9" doivent maintenant faire face à un affront de plus. Non seulement tous ceux atteints de cancer devront encore attendre [cf. ci-dessous l'interview vidéo de John Feal] pour voir peut-être un jour leur maladie couverte par la loi Zadroga, non seulement tous ces secouristes sont officiellement suspectés d’être des terroristes, mais aujourd’hui, ils sont privés de l’honneur de participer aux cérémonies officielles du 10e anniversaire à Ground Zero : "Pas assez de place !" leur a expliqué le  Maire de New York Michael Bloomberg. Un manque de reconnaissance qui résonne comme une injure pour la plupart de ces hommes et femmes courageux qui "se sont levés et ont réagi pendant que tous étaient encore sous le choc" et ont ensuite payé un lourd tribut.

Obama, Bush, et Bloomberg refusent aux secouristes du 11/9 d’assister à la cérémonie du 10e anniversaire à Ground Zero

paru sur World911truth, le 3 sept. 2011

Traduction GV pour ReOpenNews

Près de 1020 secouristes ont perdu la vie en 10 ans à cause de problèmes de santé dus à la toxicité de l’air respiré à Ground Zero.

Et un nombre encore plus grand souffre de problèmes de santé, et se bat toujours contre l’administration US pour obtenir une couverture santé appropriée.

Les secouristes qui ont perdu la vie depuis le 11/9 viennent s’ajouter au nombre total des victimes de ce jour tragique. Non seulement devrions-nous les honorer pour le service rendu et pour leur courage – après tout, ce sont eux qui se sont levés et ont réagi pendant que tous étaient encore sous le choc – mais ils devraient être au centre de la future cérémonie officielle à New York City.

Alors que les débris tombaient du ciel à Lower Manhattan le 11 septembre 2001, les secouristes du 11/9 ne sont pas enfuis. Ils se sont précipités vers les bâtiments du Word Trade Center pendant que le monde autour d’eux s’écroulait. Aujourd’hui, alors que les débris ont été nettoyés et la reconstruction a recommencé, leur chemin est à nouveau bloqué, cette fois pour des questions de place et de [basse] politique.

Les hommes politiques plus importants que les secouristes du 11/9

En plus des familles de victimes, de nombreux hommes politiques dont deux présidents sont attendus à la cérémonie.

Les politiciens ont empêché ces hommes et femmes courageux de se rendre cette année sur le lieu de la cérémonie officielle. En effet, les secouristes ne sont pas invités à la cérémonie du souvenir du 11 Septembre à Ground Zero, le maire de New York Michael Bloomberg l’a confirmé en août.

Dans sa déclaration, Andrew Brent, le porte-parole de Bloomberg a expliqué que la cérémonie de commémoration était [réservée aux] familles de victimes. « Nous sommes à nouveau occupés à essayer d’accueillir toutes les familles de victimes, étant donné les contraintes de place, nous cherchons un moyen de rendre hommage aux secouristes et à d’autres groupes, mais à d’autres endroits et à un autre moment, » a déclaré Brent.

Mais le secouriste John Feal, fondateur d’un groupe de soutien aux policiers, pompiers, volontaires civils et d’autres qui ont travaillé à Ground Zero, a réagi [sèchement] à la réponde de Brent, expliquant que Bloomberg « vivait dans son propre monde ».

« La crème de la crème de ce que ce pays a offert il y a 10 ans est totalement négligée et se voit refusée la place qui lui revient, » s’est exclamé Feal.

Mais [un autre] secouriste, Morris Faitelewitz, vice-président de l’ Auxiliary Police Supervisors Benevolent Association, qualifie cette sortie de « non-sens ». Faitelewitz a indiqué que, même s’il n’y a pas eu d’invitations formelles, les secouristes ont pu assister aux précédentes cérémonies, en s’y rendant, tout simplement.

Denise Villamia, une des secouristes qui a travaillé à Ground Zero pendant plusieurs mois, a pleuré au téléphone à l’évocation du « choc émotionnel » qu’elle avait eu lorsqu’elle avait appris qu’elle ne pourrait pas assister à la cérémonie de commémoration.

« Je pleure parce que c’est vraiment une immense trahison de la part de la ville, de me voler cette occasion de rendre hommage et de trouver un certain réconfort, une certaine chaleur humaine, » a-t-elle dit. « C’est comme si on m’interdisait de pouvoir rendre hommage. »

Ne pas nous autoriser à venir cette année – qui marque le 10e anniversaire des attentats – est un affront particulièrement vexant, a-t-elle dit.
 

Traduction GV pour ReOpenNews

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En lien avec cet article :

Le 11 septembre continue de faire des morts aux Etats-Unis | sur France-Soir, le 3 septembre 2011

(en anglais ) City snubs finest: Victims’ kin, pols invited but ‘no room’ for first responders at 9/11 anniversary | DailyNews, le 13 août 2011

(en anglais ) First responders decry exclusion from 9/11 ceremony | CNN, le 30 août 2011

et aussi nos articles R-News :

Pas de couverture maladie pour les secouristes de Ground Zero atteints de cancers | par Jeremy Lemire, pour le New York Daily News, le 27 juillet 2011

Les pompiers du 11-Septembre atteints de cancer en masse | paru sur 7sur7.be, le 4 avril 2011

Les secouristes du 11-Septembre confrontés à la liste anti-terroriste du FBI | paru sur le HuffingtonPost, le 21 avril 2011

11-Septembre. Les héros se meurent | paru sur LeTelegramme.com, le 17 avril 2011

L’état de New York indique que des centaines de secouristes du 11/9 sont maintenant décédés et admet que les chiffres sont en dessous de la réalité | par Steve Watson pour Infowars.net le 9 mai 2008

06 septembre, 2011 by GeantVert

Traduction Martin pour ReOpenNews



4 Annexe :

4-1 Comment la CIA transportait en secret des terroristes présumés.

C'est un litige autour d'une compagnie privée de transport aérien qui a mis au jour des preuves de vols clandestins menés par la CIA. Selon ces documents, l'agence de renseignement américaine transportait des suspects arrêtés dans le cadre de la "guerre contre le terrorisme" lancée après les attentats du 11 septembre 2001, selon plusieurs médias. Dans le cadre de cette lutte contre le terrorisme, la CIA a procédé à des arrestations, enlèvements et transfèrements secrets de personnes soupçonnées de terrorisme vers des pays connus pour pratiquer la torture.

DES PLANS DE VOL, DES LISTES D'APPELS

Le Washington Post révèle que des dizaines de ces vols, à destination notamment de Bucarest, de Bakou, du Caire, de Djibouti, d'Islamabad ou encore de Tripoli, ont été organisés par la petite société Sportsflight, basée à Long Island, qui louait un avion à Richmor Aviation. Société qui la poursuit aujourd'hui pour rupture de contrat.

Des plans de vols et des listes d'appels, notamment à des responsables de la CIA ou au siège de l'agence de renseignement, ont été déposés comme pièces à conviction à l'occasion du procès à New York, selon le journal, averti du litige par une ONG britannique, Reprieve, spécialisée dans les droits des prisonniers, notamment ceux détenus par les Etats-Unis à Guantanamo, sur l'île de Cuba. Richmor facturait l'utilisation d'un appareil Gulfstream IV, disponible dans un délai de douze heures, 4 900 dollars l'heure, et a gagné au moins 6 millions de dollars en trois ans de son contrat avec Sportsflight, selon les documents présentés à la cour.

DES AVIONS UTILISÉS POUR DES ARRESTATIONS…

Le Washington Post décrit un des vols : "Le 12 août 2003, un Gulstream IV décolle de l'aéroport Dulles, de Washington, avec six passagers à bord en direction de Bangkok, se ravitaille en carburant à Cold Bay, en Alaska, et à Osaka, au Japon."Avant son retour, quatre jours plus tard, l'appareil s'est posé en Afghanistan, au Sri Lanka, aux Emirats arabes unis et en Irlande.

Or, ce vol, facturé au total 339 228,05 dollars, semble correspondre chronologiquement avec l'arrestation de l'Indonésien Riduan Isamuddin, dit "Hambali", cerveau présumé des attentats de Bali qui avaient fait deux cent deux morts en 2002. Il avait été arrêté le 14 août 2003 en Thaïlande. Cet homme a ensuite été détenu pendant trois ans dans les prisons secrètes de la CIA, avant d'être transféré à Guantanamo, en septembre 2006.

Selon Le Guardian, l'appareil loué par Sportsflight pourrait avoir été utilisé lors de l'arrestation d'un autre homme : Khalid Cheikh Mohammed, cerveau présumé des attentats du 11 septembre 2001. Il avait subi des interrogatoires pouvant s'assimiler à de la torture, notamment des simulacres de noyade.

Le Gulfstream IV de Sportsflight avait également été identifié comme ayant servi dans l'enlèvement en Italie de l'imam égyptien Abou Omar, de son vrai nom Osama Hassan Nasr, membre de l'opposition islamiste radicale, qui bénéficiait de l'asile politique en Italie. Il avait été enlevé dans une rue de Milan le 17 février 2003 au cours d'une opération coordonnée entre les services secrets italiens et la CIA, puis transféré en Egypte, où ses avocats affirment qu'il a été torturé. Fin 2010, vingt-trois agents de la CIA ont été condamnés en leur absence en appel à des peines de sept à neuf ans de prison pour cet enlèvement.

LEMONDE.FR avec AFP |

01.09.11

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