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13/09/2011

n°93 - Journal des Guerres de l'Otan - 27-8 au13-09 – Début - : Phosphore blanc, bombes à fragmentation, uranium appauvri et autres babioles

 


n°93 - Journal des Guerres de l'Otan - 27-8 au13-09 – Début  - : Phosphore blanc, bombes à fragmentation, uranium appauvri et autres babioles



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



  Journal des Guerres de l'Otan. 

n° 93- du 27-8 au13-09

            C.De Broeder & M.Lemaire     



Le " Journal des Guerres de l'Otan " est  visible :

a)   sur nos blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Robert Bibeau :  http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

NB : Si vous voulez nous contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

Tiré à part 

Thami BOUHMOUCH : Phosphore blanc, bombes à fragmentation, uranium appauvri et autres babioles

Dommages Collatéraux... Otan prolonge...

Guerres de l'Otan

Au jour le jour

Crimes racistes dont le CNP est l'instrument et l'OTAN l'instigateur.

1  Politique 

Les parties prenantes

a Libye

b L'Otan

c  L’Otan de part le monde

L'otan a la conquête du monde

Libye

Metamag : Libye : Bons baisers de l’OTAN.

d Institutions internationales.

Fin

2 Brèves

2-1 Il n’y a aucune preuve étayant la présence de mercenaires dans l’est de la Libye

3  Dossiers

3-1 William BLUM : La Libye et le monde dans lequel nous vivons.

3-2 L’arme secrète de l’OTAN, le racisme. 

4-1 Entretien ; Michel Collon à La Nouvelle République : « L’Occident soutient, arme et excuse des gens qui sont des terroristes et des racistes ».

4-2 Michel Collon : Comment l’Otan va s’y prendre pour cacher les actes de terreur…

4-3 Lizzie Phelan : J’ai vu la transition vers la peur à Tripoli.

4-4 Le Conseil National de Transition : un organe fantoche d’agression impérialiste



Tiré à part 

Thami BOUHMOUCH : Phosphore blanc, bombes à fragmentation, uranium appauvri et autres babioles.

« Nous avons amené la torture, les bombes à fragmentation, l’uranium appauvri, d’innombrables assassinats commis au hasard, la misère, la dégradation et la mort au peuple irakien... » - Harold Pinter (Prix Nobel de littérature)

« L’opération humanitaire » en Libye, qui a été menée tambour battant par les Etats-Unis et l’OTAN, a débouché finalement sur un désastre abominable. Le but de cette équipée guerrière, on le sait, était de faire main basse sur le pétrole et les ressources financières du pays (en plus de déstabiliser la région). Non pas que les sociétés multinationales n’aient pas eu déjà accès à l’or noir, mais il s’agissait expressément pour celles-ci de modifier les termes des contrats d’exploitation (particulièrement favorables au pays) afin de ne plus payer que des droits symboliques...

Rien de nouveau sous le soleil, me direz-vous : les puissances occidentales ont constamment mis la main, d’une façon ou d’une autre, depuis très longtemps, sur les ressources d’Afrique, d’Amérique Latine et d’Asie. Les guerres sont pratiquement toujours de nature économique, en ce sens qu’elles tendent à servir les intérêts de grandes firmes bien déterminées. Un système basé sur la course au profit maximum impose littéralement aux multinationales de dominer et de piller les pays « périphériques ». Du reste, étouffés par le poids de la dette, ces pays ne peuvent opposer aucune résistance significative au pillage (c’est à cela justement qu’aboutissent les formules concoctées par le FMI et la Banque Mondiale).

Admettons donc : les multinationales sont « objectivement obligées » de s’emparer des ressources d’autrui, parce que sinon leurs rivaux ne tarderont pas à le faire. Soumises à une compétition acharnée à l’échelle du monde, elles ont besoin d’accéder aux matières premières sans restriction, d’exploiter le travail bon marché, de trouver des débouchés pour leurs capitaux et finalement de contrôler les voies stratégiques des flux commerciaux… Hélas, les forfaits commis ne se limitent pas aux richesses extorquées. Les rapines s’accompagnent toujours d’exactions et de crimes organisés. Les uns ne vont pas sans les autres ; ils sont intimement associés.

Il y a plus de deux mois au sujet de la Libye, le CRG (Center for Research on Globalisation) a révélé le recours par l’OTAN à l’uranium appauvri. (1) On ne se contentait donc pas d’envoyer les chasseurs-bombardiers sur les maisons, les hôpitaux et autres infrastructures majeures. Il fallait aussi que des bombes couplées à cette joyeuseté du génie militaire (et de la science) pleuvent par milliers sur la population libyenne. « Dans les empennages des missiles Tomahawk se trouvent des barres d’uranium appauvri de 300 kilos. Si l’on pense qu’un projectile anti-char construit avec du métal d’uranium appauvri en contient environ 30 gr. seulement, on peut imaginer la quantité de poussières d’uranium qui se répand dans l’atmosphère dans les zones d’impact… Là-dessus le silence est total  ». (2)

Oui, motus et bouche cousue. Aucun officiel, aucun journaliste (des médias dominants), aucun de ces « experts » qui hantaient les talk show n’avaient fait allusion à cette pluie d’uranium appauvri, une pluie mortelle et sans pitié qui attendait les civils libyens.

Ceux qui consentent aux crimes, fournissent des raisons pour les blanchir ou prennent le parti de se taire sont sans doute plus abjects que les criminels eux-mêmes. Martin Niemöller, un pasteur protestant, disait (années trente) : « Car il est des silences coupables, plus assassins qu’aucune parole, qu’aucune arme peut-être. Car il est des silences complices dont le nombre fait la force, et la force la loi. Celle des majorités silencieuses qui sert de caution et d’alibi aux crimes contre l’humanité ». (3)

Une « opération humanitaire pour protéger la population civile  » a-t-on dit et répété. Les maitres du monde sont habitués aux subterfuges les plus éhontés. Et les dégâts et pertes en vies humaines sont incommensurables. « Contrairement à ce que la sémantique pourrait laisser entendre, elles [les bombes à uranium appauvri] constituent des armes terrifiantes de destruction massive. Les bombes à uranium appauvri ont été utilisées pour la première fois par Israël dans la guerre du Kippour (octobre 1973) contre l’Egypte. Elles furent ensuite utilisées au Liban, par Israël, et en ex-Yougoslavie, en Irak, en Afghanistan et en Libye par les USA et diverses “coalitions” occidentales. Elles furent également utilisées par Israël à Gaza (enquête de l’association ACDN). Les bombes à uranium appauvri génèrent cancers, mutations et stérilités dans ces pays-mêmes ou chez les militaires participant aux opérations. [... Elles] libèrent des isotopes dont la durée de vie est de plusieurs milliards d’années ». (4)

Les néo-colonisateurs avides et astucieux sont conduits à détruire méthodiquement les infrastructures et tout ce qui tient debout. La moindre des choses, disent-ils, serait d’avoir l’opportunité plus tard de tout reconstruire (contre espèces sonnantes et trébuchantes). Soit… mais pourquoi contaminer les terres et l’atmosphère par l’uranium appauvri ? Pourquoi utiliser des armes dont l’impact est destiné à durer dans le temps ? Pourquoi générer les cancers, les stérilités et les malformations génétiques à la naissance ? Ce n’est donc pas une simple question de rivalités commerciales, de course au profit, de pétrole, de priorité de contrats mirifiques accordée par les nouveaux satrapes ?

L’administration étasunienne (celle de Bush et celle d’Obama), qui a soutenu et couvert politiquement le recours aux formes de torture les plus cruelles (dont la privation sensorielle), utilise volontiers et vend un peu partout les bombes au phosphore blanc et les grenades antipersonnel. De la même manière qu’elle s’est opposée à la création de la Cour Criminelle Internationale, elle a refusé de signer le traité interdisant les bombes à fragmentation parrainé par l’ONU et adopté par 111 pays en mai 2008.

L’Irak, l’Afghanistan et tous les pays que l’Empire et ses vassaux ont voulu « libérer » à coups de missiles, de F-16, d’uranium appauvri et de bombes à fragmentation, sont livrés aux hécatombes, à la détresse et au chaos. Des crimes commis en toute impunité (une résolution contre l’Otan est-elle envisageable ?). En Irak, comme le relève W. Blum, « plus de la moitié de la population est soit morte, mutilée, en prison ou en exil à l’étranger... leur air, leur sol, leur eau, leur sang et leurs gênes sont imprégnés d’uranium appauvri... les enfants naissent avec d’abominables déformations... des bombes à fragmentation n’attendent qu’un enfant pour exploser... une rivière de sang coule aux côtés de l’Euphrate et du Tigre... dans un pays qui ne sera peut-être jamais reconstruit  ». (5)

Dans le même sens, P. Sacré écrit : « L’uranium appauvri permet d’augmenter la puissance de perforation des obus contre des cibles blindées ou des bâtiments. Soyons certains que l’Iran aura sa ration d’uranium appauvri, si la “diplomatie” échoue. Depuis le déferlement “libérateur” des hélicoptères et des tanks anglo-saxons […], les habitants de Fallujah [en Irak] ont 4,22 fois plus de risques de développer un cancer que les Egyptiens ou les Jordaniens. Cette probabilité est 12,6 fois plus grande chez les enfants de moins de 14 ans. Le risque de leucémie chez les personnes de 0 à 34 ans est 38,5 fois plus élevé. La mortalité infantile atteint des taux record : 80/1000, soit 4 fois les taux égyptien et jordanien. À partir de 2009, ce taux passe même à 136/1000 !! […] Les radiations provoquent des changements au niveau de l’ADN dont les effets se font en général sentir sur les descendants ». (6)

A cela, il faut ajouter les cinq millions d’orphelins irakiens recensés en 2008… Cinq millions ! Il faudrait combien de centres d’accueil, d’associations caritatives pour prendre en charge une telle masse d’enfants désemparés ? Une question, parmi tant d’autres, qu’il faudrait à l’occasion poser aux scélérats de la Maison Blanche et du Pentagone. Décidément, en dehors des sinistrés eux-mêmes, nul ne peut avoir idée de l’ampleur de la catastrophe. Le Mal infligé dépasse les limites du mesurable et paraît irréversible. L’observateur, s’il s’attache à mettre des visages humains derrière les chiffres funestes, en vient à être bouleversé ad nauseam. Il est inconsolable à jamais.

A Gaza, la campagne militaire criminelle, appuyée au grand jour par l’armée étasunienne, contre la population en décembre 2008 est encore dans les mémoires (voir le film poignant « Gaza-strophe »). Les hordes sionistes ne se contentent pas de déporter les Palestiniens, de détruire leurs maisons et leurs oliviers, de les enfermer dans d’énormes enclos à ciel ouvert, de voler leur eau, d’emprisonner leurs enfants de douze ans, de bombarder leurs écoles, leurs hôpitaux et leurs ambulances, de leur concocter des bains de sang à répétitions… Un étudiant et blogueur palestinien de 21 ans, vivant à Gaza, en dit ceci : « Ils [les israéliens] ont dû se dire : ils ne seront pas capables de tolérer la vie d’enfer que nous allons leur faire mener, nous allons les étouffer de tous les côtés, nous leur causerons tant de douleurs qu’ils ne tarderont pas à imploser ». (7)

 

Les leaders sionistes s’en lèchent les babines. Et ce Peres, connu notoirement pour sa fourberie répugnante et jouissant du ramollissement cérébral des dirigeants occidentaux... On raconte que lors de sa rencontre avec Angela Merkel, il s’est plaint (je cite de mémoire) que « les élections [législatives palestiniennes de 2006] ont conduit à un mouvement radical et dangereux et les pauvres habitants de Gaza n’ont jamais eu droit à un seul jour de démocratie  »… Pour la peine, on largue les bombes, on répand le feu tous azimuts. A défaut de « démocratie », allons-y pour le nettoyage ethnique et le génocide. Résultat : 1.400 morts, en plus des infrastructures dévastées.

L’agression meurtrière appelée « Plomb durci » est qualifiée d’action « défensive ». L’idée n’est pas compliquée : éradiquer le Hamas – une organisation terroriste, cela va sans dire – c’est lutter contre l’Iran. Comme l’Europe est censée avoir peur de ce pays, elle applaudit avec ardeur et sans se faire prier. Lorsqu’on n’a rien compris au sionisme, pourquoi se garderait-on de le faire ? Pour reprendre le mot de N. Chomsky, « il n’y a que dans un pays très endoctriné que vous pouvez entendre ces choses ridicules et ne pas rire ».

Pappé considère que l’invasion israélo-américaine de 2008 constitue déjà un génocide, que cette « catastrophe humanitaire d’envergure inimaginable », exigerait qu’Israël soit « relégué au statut d’Etat paria ». Comme le rapport Goldstone, Chomsky considère qu’une telle agression est une manifestation indiscutable du terrorisme d’état. C’est la preuve de « l’indifférence pervertie » du tandem Israël–USA pour la vie humaine. (8)

Le massacre, en effet, est orchestré à coup de bombes à uranium appauvri et au phosphore blanc (interdites par les conventions internationales). Les médias aux ordres se sont fait un devoir de préciser qu’« Israël avait mis les Palestiniens en garde avant les bombardements ». Un malfrat prévient un quidam qu’il sera bientôt agressé ou assassiné ; une fois la nouvelle annoncée, la voie est libre. Aucun reproche n’est ainsi possible. Et pour que chacun comprenne bien la chose, les plumitifs se sont empressés d’ajouter que « c’est le Hamas qui a rompu unilatéralement la trêve ».

C’est ici que la leçon des Nazis vient à l’esprit, comme le rapporte Alan Hart, (auteur de “Zionism, the Real Enemy of the Jews”) : « plus le mensonge est grand, plus on le répète, plus il aura de chances d’être cru dans un monde majoritairement composé de Gentils, de judéo-chrétiens ou d’occidentaux ; et cela d’autant plus si les grands médias sont terrifiés par l’idée d’offenser tant soit peu le sionisme  ». (9) Vittorio Arrigoni, notons-le au passage, était le témoin objectif et éloquent des répressions et des tueries avant, pendant et après l’invasion de Gaza. On a fini par l’assassiner.

La soldatesque sioniste se venge de quoi ? La haine a divers mobiles plus ou moins conscients : la victoire du Hamas aux élections législatives en 2006 (les Palestiniens n’avaient pas voté comme il le fallait), la défaite subie la même année au Liban (par une armée pourtant « invincible »), les roquettes artisanales rares et quasi inoffensives (lancées approximativement par des civils démunis), la capture par le Hamas de ce brave soldat israélien (réclamé à cor et à cri par tous les humanistes de la planète), le courage et la ténacité héroïques des Palestiniens (le blocus n’a pas réussi à briser leur volonté de résistance) et surtout leur primauté incontestable sur la terre de Palestine.

N’avez-vous pas remarqué ? Lorsque les médias évoquent les atrocités commises contre les civils palestiniens sans défense, c’est toujours d’une façon expéditive et impassible (sans parler des mensonges). Comment expliquer ce manque flagrant de sensibilité morale et de compassion ? L’accusation d’antisémitisme brandie à tout bout de champ par les porte-paroles du sionisme est-elle à ce point paralysante ?

L’évidence surgit : tous les humains sont égaux, mais certains moins que d’autres. « Le 11 septembre 2001, se demande P. Sacré, est-il plus insupportable que le bombardement de Gaza, l’opération Plomb Durci, au moyen d’armes génocidaires, sources de souffrances horribles, interdites par les conventions de l’ONU et utilisées sur des civils (uranium appauvri, phosphore blanc) ? Tous ces morts, ce jour-là, sur le sol étatsunien, valent-ils plus que des civils Palestiniens, des Roms ou des Somaliens ? Le 11 septembre 2001 est-il plus condamnable parce que ce sont les tours dorées du World Trade Center, symboles de l’Occidental Way of Life, qui ont été pulvérisées plutôt qu’un taudis en Cisjordanie, un village indonésien, ou une caverne en Afghanistan ? » (10)

Voilà où l’on en est. L’ivresse de la suprématie technologique et militaire, la violence bestiale, les mensonges et l’injustice auront-elles une limite ? Le monde peut-il être autre chose qu’un espace de rivalités, de rapines et d’agressions immorales ?

Il faut bien se rendre compte : prendre sa plume pour dénoncer l’horreur est un acte pour le moins modeste en regard de personnes exceptionnelles qui font face seules aux menaces et aux agressions (Olivia Zemor), qui sont incarcérées (Bradley Manning, Julian Assange) ou qui ont fini par perdre la vie (Vittorio Arrigoni, Rachel Corrie, Stefano Chiarini). C’est un acte insignifiant sans doute face à l’hégémonie vindicative et cruelle de l’Empire, face aux puissants marchands de canons, face aux ravages occasionnés par les média-mensonges…

Mais les plumes se multiplient, les sites d’information alternative font un travail prodigieux et captent une audience de plus en plus forte. Rien n’est perdu.

Notes

http://bouhmouch.over-blog.com/

(1) Cf. http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&amp ;aid=23885 Juin 2011

(2) Pascal Sacré, http://www.michelcollon.info/La-Belgique-part-en-guerre-sans.html Juillet 2011

(3) Cité in http://www.lepost.fr/article/2011/05/13/2494048_cote-d-ivoire-crimes-d-etat-terreur-totale-et-silence-complice-des-medias-francais.html

(4) Dominique GUILLET, http://www.legrandsoir.info/Fukushima-2012-Contamination-radioactive-de-la-chaine-alimentaire-planetaire.html Mai 2011

(5) William BLUM, http://www.legrandsoir.info/N-oublions-pas-a-quoi-ressemble-une-intervention-humanitaire.html Mai 2011. Je souligne.

(6) Pascal Sacré, http://www.mondialisation.ca/index.php?context=viewArticle&code=SAC20100924&articleId=21175 Septembre 2010

(7) Mohammed Rabah Suliman, http://www.legrandsoir.info/Le-siege-israelien-a-libere-la-jeunesse-de-Gaza-Electronic-Intifada.html Juin 2011

(8) Cités par Javier SETHNESS, http://www.legrandsoir.info/La-crise-infligee-par-les-Sionistes-a-Gaza-Dissident-Voice.html Mars 2011

(9) Alan Hart, http://www.alterinfo.net/Le-sionisme-demasque-un-conte-de-fees-qui-est-devenu-un-cauchemar-terrifiant_a42775.html Février 2010

(10) Pascal Sacré,

http://www.legrandsoir.info/Reflexions-a-froid-sur-le-11-septembre-2001.html Septembre 2010.

Thami Bouhmouch

Professeur Univ. (Casablanca)

7 septembre 2011

URL de cet article 14526

http://www.legrandsoir.info/phosphore-blanc-bombes-a-fragmentation-uranium-appauvri-et-autres-babioles.html



Dommages Collatéraux... Otan prolonge...

OTAN, 30.000 bombes, 60.000 morts : une sacrée mission humanitaire (Counterpunch)

Après environ 8.000 raids aériens, et une estimation de 4 bombes lancées par attaque, l’OTAN a déjà largué plus de 30.000 bombes sur la Libye. Ca fait pratiquement 200 bombes par jour pendant 6 mois, soit des dizaines de milliers de tonnes d’explosifs puissants. Avec une estimation de 2 Libyens tués par bombe et aucune victime du côté de l’OTAN, les régimes occidentaux ont massacré environ 60.000 Libyens au cours des six derniers mois alors que les rebelles eux-mêmes annoncent 50.000 morts. Une sacrée mission humanitaire, n’est-ce pas ?

Le déroulement de la « guerre civile » en Libye peut être mieux décrit par les événements du 21 août. Ce dimanche après-midi, une équipe de télévision de la BBC a montré une colonne rebelle en train de s’enfuir de Zawiya, dans les environs de Tripoli. Battant pitoyablement en retraite, jetant des regards effrayés par dessus l’épaule et fuyant à toutes jambes sur la route par laquelle ils étaient arrivés – même la « presstituée » de la BBC qui était sur place n’a pas pu se retenir d’exprimer son dégoût devant la scène. Une fois de plus, confrontés à une résistance déterminée, les rebelles ont fui et montré leur véritable nature.

Le lendemain matin, une journaliste de France24 a raconté comment, plus tard dans la nuit de ce même dimanche, elle avait accompagné ces mêmes rebelles lorsqu’ils ont traversé Zawiya sans rencontrer la moindre résistance jusqu’à la Place Verte au centre de Tripoli, en croisant cette fois-ci une enfilade de ruines d’immeubles bombardés qui brûlaient encore.

Voilà ce qu’aura été la guerre de l’OTAN et si le monde ne le comprend pas, les rebelles, eux, ne le comprennent que trop bien.

Un problème majeur pour l’OTAN et sa Ligue de Traîtres Libyens, connue aussi sous le nom de Conseil National de Transition, est que la majorité des militaires rebelles sont sous les ordres du Groupe islamique combattant en Libye (GICL), un groupe qui se présente comme affilié au groupe Al-Qaeda du Maghreb. (voir détails déjà rapportés ici http://www.legrandsoir.info/comment-al-qaeda-est-arrive-a-re... – NdT)

(…)

Tandis que d’anciens terroristes de GICL devenus « combattants de la liberté » vont de maison en maison pour arrêter et exécuter des « supporters de Kadhafi » et des « mercenaires africains » à Tripoli, la vie quotidienne pour les habitants de la ville s’est transformée en une opération de survie. Sans eau depuis près de deux semaines, sans gaz pour cuisiner ou de combustible pour les véhicules et avec la nourriture qui commence à manquer, l’avenir pour la population de Tripoli paraît incertain.

Certains médias internationaux ont affirmé que la Grande Rivière Artificielle (GRA), le système d’irrigation qui fournit presque la totalité de l’eau du nord de la Libye, a été bombardée par l’OTAN. D’autres prétendent que les « loyalistes de Kadhafi » contrôlent toujours les puits du sud et qu’ils ont coupé l’eau – si c’est le cas, alors même Benghazi manquera d’eau. Tripoli devra donc importer son eau pendant un certain temps et le fait de savoir comment une ville de près de 2 millions d’habitants pourra vivre avec de l’eau importé par camions-citernes est un sujet que les médias n’abordent plus.

Le « Conseil National de Transition » désormais reconnu comme le « gouvernement légitime de la Libye » par les gouvernements de l’OTAN et leurs alliés est composé de nombreux anciens hauts officiels du gouvernement Libyen et se trouve de plus en plus dans une position délicate. Avec l’Union Africaine qui tente d’empêcher le déblocage des fonds du gouvernement Libyen détenus dans les banques occidentales il n’y a plus beaucoup de temps à perdre si ce CNT veut pouvoir continuer d’exister.

Le président de l’Afrique du Sud, Jacob Zuma, a condamné les dirigeants du CNT qualifiés d’escrocs et exigé la restitution des dizaines de millions de dollars que les hauts dirigeants ont volé lorsqu’ils étaient en fonction dans le gouvernement Libyen avant que l’Union Africaine ne lève son opposition au déblocage des fonds du gouvernement de Kadhafi.

Les dirigeants de l’OTAN doivent se démener pour maintenir le CNT à flots. Les images de palettes chargées sur deux mètres de haut de 200 millions de dinars Libyens acheminés par avion depuis Londres montre la fragilité de l’influence du CNT. Alors que le cirque des « amis de la Libye » organisé par l’OTAN et qui se tient à Paris promet de libérer les milliards de dollars Libyens détenus en otage par l’Occident, la mise en application de ces promesses est une toute autre affaire. La corruption et l’incompétence sont la marque des dirigeants du CNT et il ne sera pas surprenant d’entendre parler plus tard de détournements massifs de fonds.

La grande question est de savoir combien de temps les dirigeants du GICL/AQM laisseront-ils le pouvoir à leurs anciens ennemis jurés au sein du CNT. Déjà le « gouvernement » rebelle dans la ville portuaire de Misrata a annoncé qu’il ne reconnaissait pas l’autorité du CNT et on y signale la tenue de manifestations quasi quotidiennes pour exiger l’expulsion du CNT des anciens fonctionnaires du gouvernement Libyen.

Pendant ce temps, de vastes étendues du désert Libyen dans le sud n’ont pas été conquises par l’OTAN et pratiquement toute l’eau et une partie du pétrole échappe au contrôle du CNT.

Avec de centaines de villages et de petites villes éparpillées à travers un territoire immense, le Colonel Kadhafi et ses supporters ont encore une vaste zone à leur disposition. Avec l’Algérie qui combat Al Qaeda du Maghreb, sa frontière avec la Libye reste ouverte et offre un terrain de repli aux opposants aux rebelles de l’OTAN. Le CNT a déjà sonné l’alarme quant à une insurrection à long terme qui pourrait s’implanter dans le sud de la Libye et qui utiliserait l’Algérie comme base arrière.

Jusqu’à présent les dirigeants Al-Qaeda et les gros bras de l’occident au sein du CNT n’ont pas encore commencé à s’entredéchirer mais une guerre interne paraît inévitable. Il se pourrait que nous assistions à des bombardements par l’OTAN de ses anciens alliés.

Une chose qui est claire est que la tragédie Libyenne ne fait que commencer et la capture de pratiquement tout le nord de la Libye par les rebelles de l’OTAN n’est que le début. 30.000 bombes sur le pays et la mort de quelques 60.000 Libyens marquent plutôt le début que la fin de cette catastrophe.

Thomas C. Mountain

 4 septembre 2011

http://www.counterpunch.org/2011/09/02/30000-bombs-over-liby...

 

 



Guerres de l'Otan

Au jour le jour

Crimes racistes dont le CNP est l'instrument et l'OTAN l'instigateur.

On se souviendra de la campagne de dénonciation d'une épuration ethnique lors de la guerre de 0tan en Yougoslavie.

Les exactions et les crimes commis contre les Africains subsahariens sont connus depuis le début de l'offensive des mercenaires de l'OTAN.
La presse otanienne (tous les quotidiens belges) a entretenu, à l'instigation de l'OTAN, des services français et britanniques et des marionnettes du CNP la campagne de dénonciation des soi-disant mercenaires (que sont donc "nos" pilotes de F-16 ?).
Complicité de crimes racistes de la part de la presse européenne et de tous les gouvernements engagés  dans l'agression. Complicité, notamment des journalistes volontairement "embedded', tels ces deux journalistes RTB-F postés à la frontière  libyo-tunisieinne, au début de l'agression constatant "qu'en Tunisie les Africains ne sont pas les bienvenus" !!
Complicité des partis parlementaires belges !
Il faudra aussi expliquer pourquoi, malgré le blocus maritime (y compris avec le porte-avion Ch. De Gaule) les navires de guerre de l'OTAN laissaient, passer les réfugiés vers l'Italie et assistaient à des naufrages au mépris des lois maritimes.
Complicité du président sénégalais Wade, engagé dans sa réélection avec l'aval de la Françafrique, déclarant que certains de ses compatriotes tentent de fuir par le désert pour… gagner l'Europe. Un vrai "Bounty" ce Wade (noir à l'extérieur et blanc à l'intérieur...).
Désormais bien armé, Aqmi va pouvoir opérer au Mali, au Niger, en Mauritanie, au Nigéria et ailleurs. AREVA va devoir facturer les rançons de ses pilleurs d'uranium et/ou protéger ses techniciens pa rdes mercenaires armés et de soldats français.
A noter l'emploi d'un vocabulaire adopté à la propagande de guerre : l’OTAN ne bombarde pas, mais "frappe", et surtout pas de bombardement de Tripoli où on entendait de "fortes explosions".
T.D.



1  Politique 

Les parties prenantes

a Libye

L’OTAN est l'ennemi du peuple et nous attendons l'heure sainte pour gagner !

Dans un discours diffusé lundi soir (5 Septembre), le porte parole du gouvernement libyen, Moussa Ibrahim, a réaffirmé la forte position des tribus libyennes et de l'armée libyenne.

Une traduction de son discours:

L’OTAN est l'ennemi du peuple et nous attendons l'heure sainte pour gagner ! Et nous ne permettrons pas aux Impérialistes de réussir en Libye car cela signifierait la propagation de la colonisation à d'autres pays comme l'Algérie, qui sont à côté de la ligne et aux pays impérialistes comme la France et les autres pays de l'OTAN d'obtenir des contrats pétroliers valant jusqu'à 35% et vidant le sang du peuple libyen.

"La paix soit sur vos téléspectateurs, je tiens à m'excuser pour mon absence prolongée, mais nous menons une bataille pour le bien de tous les Arabes, les Musulmans et le monde.

Nous nous battons sur les places, les salles, les vallées et les villages. Par conséquent, nous ne trouvons pas souvent le temps de communiquer avec les médias, en dépit du fait que nous connaissons l'importance des médias.

Nous ne combattons pas seulement des rebelles armés; nous nous battons contre l'OTAN, l'une des plus grandes forces militaires en dépit de son manque et d’absence de morale.

Nous sommes sous un siège complet en termes de communication et de médias et d'autres perspectives, mais notre conscience est vivante et nos cœurs battent. L'éclat de la résistance et de la lutte ont pour pilier notre piété et notre religiosité.

Nous avons décidé de gagner soit la victoire ou le Martyre, avec courage, avec nos frères, nos fils, nos femmes et nos enfants. Nous allons continuer avec cette lutte jusqu'à ce que nous soyons victorieux.

En ce qui concerne les évolutions territoriales dans Sabha, Syrte et Bani Walid: -

Je tiens à dire au grand peuple de la Libye; “ne faiblissez pas et ne soyez jamais attristé, vous êtes grands”, ne cédez pas à la campagne médiatique de la spéculation et des mensonges.
Oui, la conspiration est grande, mais nous sommes toujours forts et Dieu est celui pour qui tout est noté et Il est Le Témoin. Nous sommes encore capables de renverser la table contre ces traitres et lâches et leurs maîtres de l'OTAN.

Nombreux sont les Libyens qui sont toujours fidèles à la mère Libye, la bande qui va de Brega à l'Hisha est a Nouveau totalement libérée (ce qui est une partie très importante qui s’étale sur environ 600 km).
L'emplacement stratégique d'une autre bande qui s'étend de la mer à la frontière Niger / Tchad (1600 km de longueur), est entièrement libérée par: Sokna, Hon & Murzuq. Il y a aussi une autre bande stratégique de la zone de Syrte à Bani Walid passant par les villes et les hameaux qui est libre.
Il y a aussi une autre bande stratégique de la zone de Syrte à Bani Walid passant par les villes et les hameaux qui est libre.

Il y a aussi des régions voisines qui sont aussi attribuées à la résistance et la gloire est présente dans l'ouest du pays tels que: Al-Ejilat & Jenan. Je tiens également à vous répéter que nos braves hommes des régions de Wershefana, Al-Asabaa, Al-Gwalish & Mizda et beaucoup d’autres avec des millions d'hommes poursuivent cette lutte contre les lâches et des traîtres

De même que pour les zones qui sont contrôlées par les lâches soutenus par l’OTAN, la résistance se poursuit dans ces régions. Ils ont maintenant occupé Tripoli depuis ces deux dernières semaines, mais ils n'ont pas été en mesure de conserver un pied sur le territoire qu’ils ont conquis et sont désorientés.

La résistance non seulement continue dans ces régions qui sont des bouillons de lutte et de résistance telles que: Abou Sleem & El-Hadba, mais il y a aussi eu des rencontres dans: - Siyahiya & Soug El-Joumaa, Tajoura, Bab Ben & Gheshir Dreiby.

Grâce à des escarmouches, les rebelles ont abandonné leurs postes de contrôle et sont restées terrées dans les écoles et autres installations militaires et évitent les rencontres sous la lumière du jour parce qu'ils sont devenus des cibles légitimes pour ceux qui mènent la lutte.

Les tribus qui sont attaquées au Werfella et Bani Walid ont ré-affirmé leur position avec tout le courage en disant: «Non, nous ne nous rendrons pas et nous allons libérer l'ensemble de la Libye et pas seulement Tripoli !."  En plus des tribus fidèles et honorable de Syrte et le grand nombre de braves guerriers dans la région du Fezzan.
Nous sommes attristés que ces rebelles ont pris le relais de Tripoli, nous sommes présents et pourtant nous sommes prudents car notre armée peut être la cible de l'OTAN; par essence notre

ennemi principal est l'OTAN.

Ces lâches sur le terrain sont dispersés, faibles et ne sont pas un problème pour nous, notre principal ennemi est l'OTAN et nous allons protéger notre armée de l'OTAN.

Nous vous attendons pour l'heure sainte, pour sauter sur ces rebelles armés et libérer la totalité de la Libye.

Je voudrais dire à tous les Arabes et tous les Libyens, que la Libye ne tombera pas ! - Et que la chute de la Libye se traduirait par la chute de l'Algérie, la Syrie et l'Arabie saoudite et la perte de notre société économique pour une visée colonialistes de nous reconquérir et de nous asservir.

Je voudrais dire à mes frères musulmans à travers le monde, de ne pas laisser les Impériaux couper vos rêves et faire appliquer leurs idéaux et leurs agendas sur vous.

J'ai suivi le paysage politique et je peux voir que le monde entier a reconnu que la guerre contre la Libye a été un bon investissement pour la France.

La France va beaucoup gagner en ce sens que 35% du pétrole libyen a été alloué à la France en échange d'aider les rebelles.

Nous avons distribué les documents qui prouvent que la France se voyait alloué 35% du pétrole libyen avant ces évènements, si la France s’est vue attribuer ce montant, combien a été attribué à l'Italie, la Grande-Bretagne et l'Amérique, cela signifie que nous avons été vendus !

Imaginez, ils détruisent nos maisons, fermes, écoles et hôpitaux et ils nous demandent de payer pour tout cela à partir de notre chiffre d'affaires du pétrole et autre. Ce sont des gens qui ont vendu leur conscience et la morale au profit de l'Occident.

L'islam extrémiste a pris le relais, au lieu de notre islam d’amour modéré, il a été répandu par Abdelhakim Belhaj, qui a été appréhendé par la CIA pour des activités terroristes.

Le Dr Moussa Ibrahim

Posté le 06 septembre 2011

"http://news.stcom.net/modules.php?name=News&file=article&sid=6180



b L'Otan

Fogh Rasmussen

Rasmussen : Ce n'est pas l'arrestation de Kadhafi qui déterminera la fin de l'opération de l'OTAN en Libye.

.L'Alliance atlantique cessera ses opérations en Libye uniquement lorsque les nouvelles autorités, incarnées par le Conseil national de transition (CNT), seront en mesure de protéger la population, a déclaré vendredi le secrétaire général de l'OTAN Anders Fogh Rasmussen.

Il s'exprimait en français, après avoir été reçu à l'Elysée par le président Nicolas Sarkozy -une rencontre qu'il a qualifiée de "très fructueuse".

 "Pour l'OTAN, l'opération en Libye a été un grand succès" [la fantastique victoire de l'alliance des nations surarmées sur un pays du Tiers-Monde, extraordinaire en effet], s'est félicité M. Rasmussen, en précisant qu'elle n'était pas achevée et qu'il ne pouvait d'ailleurs pas avancer de date pour la fin de la mission. "Nous allons continuer notre opération aussi longtemps qu'il y a des menaces contre la population en Libye."

 Ce n'est pas la capture du colonel Moammar Kadhafi qui dictera cette date, a expliqué le secrétaire général de l'Alliance atlantique. "La décision de terminer notre mission sera basée sur une évaluation politique globale incluant la capacité du Conseil national de transition d'assurer la sécurité du peuple libyen, incluant une évaluation militaire de l'OTAN et peut-être aussi incluant une évaluation ou une décision des Nations unies", a-t-il énuméré.

 Il a d'ailleurs affirmé que "le colonel Kadhafi n'est pas une cible de nos opérations".

 M. Rasmussen a assuré que l'opération contre les troupes du colonel Kadhafi n'avait en aucun cas des motivations pétrolières. "Nous avons exécuté nos opérations en Libye strictement en conformité avec le mandat des Nations unies, c'est-à-dire que nous avons exécuté ces opérations pour protéger la population civile en Libye -ni plus ni moins", a-t-il insisté.[comme celle de Syrte par ex.?] 

Nicolas Sarkozy et M. Rasmussen "ont souligné le succès des opérations de la coalition en Libye" et affirmé "que celles-ci se poursuivraient encore le temps nécessaire", a précisé l'Elysée dans un communiqué. "Ils ont tiré les enseignements de ces opérations en ce qui concerne le renforcement du rôle des Européens dans l'Alliance, le partenariat avec les pays arabes et les capacités militaires", a ajouté l'Elysée. AP

  Jolies perles du premier ministre belge «...lorsque  la communauté internationale [l'Otan] décide de dire que la violence n'est pas une solution...»

5 mois de bombardements, imposer ses rebelles par la loi du plus fort, non, vraiment, la violence n'est pas une solution...

"il est important que le CNT reconnaisse que la Belgique a été très courageuse..." : quel courage effectivement de s'attaquer à une telle puissance militaire, de larguer des centaines de bombes de bien haut, de piquer les avoirs libyens pour les restituer sous forme d'"aide humanitaire" désintéressée aux hommes de l'Otan.

AP, 3 sept 


Dans les coulisses 

Manlio Dinucci : L'avenir de la Libye selon les plans de l'OTAN.

Après avoir renversé la Jamahiriya, l’OTAN a livré la Libye aux « rebelles », dont l’action militaire s’est limitée au strict minimum. Dénués de légitimité en Tripolitaine et au Fezzan, où ils n’ont jamais bénéficié de soutien populaire, les nouveaux maîtres de la Libye sont à la fois les produits de l’Alliance et les garants des intérêts occidentaux dans le pays.

Dans la représentation médiatique de la guerre de Libye, les « rebelles » dominent la scène, tandis que l’OTAN s’est mise à l’abri en coulisses. Mais c’est pourtant depuis sa cabine de régie que la guerre a été préparée et dirigée et que se décide le futur arrangement du pays.

La mission de l’OTAN est « efficace et encore nécessaire », a déclaré la porte-parole Oana Lungescu. Personne n’en doute : en cinq mois de « protection unifiée », ont été effectués 21 000 raids aériens, dont plus de 8 000 d’attaques avec bombes et missiles, pendant que des dizaines de navires de guerre ont attaqué avec des missiles et des hélicoptères et contrôlé les eaux territoriales libyennes pour assurer l’embargo des forces gouvernementales et les approvisionnements de celles du CNT de Benghazi. En même temps, des agents et des forces spéciales des États-Unis, Grande-Bretagne, France et autres pays, ont joué un rôle clé sur le terrain, en signalant aux avions les objectifs à frapper, en plus de préparer et conduire l’attaque contre Tripoli. L’OTAN a joué un rôle décisif sans lequel les rebelles n’auraient jamais pu entrer à Tripoli, comme le confirme le général allemand Egon Ramms.

Notre mission, a déclaré le secrétaire général de l’Alliance, Anders Fogh Rasmussen, continuera tant que continueront les attaques et les menaces (sic). Cela signifie-t-il que, une fois la « mission » accomplie, l’OTAN laissera aux Libyens la possibilité de décider de l’avenir de leur pays ? En aucune manière. Elle passera à la phase 2 de la « mission ». Il n’existe simplement pas de solution militaire à cette crise, souligne un communiqué de l’Alliance, mais nous avons besoin d’un processus politique pour une transition pacifique à la démocratie en Libye. Et l’OTAN, assure Rasmussen, est prête à jouer un rôle de soutien.

On ne spécifie pas de quelle manière, mais un plan général —décidé fondamentalement à Washington, Londres et Paris— est déjà prêt. Des détails ont filtré à travers les déclarations de quelques fonctionnaires. Formellement à la demande du futur gouvernement (dirigé par des hommes politiques garants des intérêts des plus grandes puissances occidentales), l’OTAN continuera à contrôler l’espace aérien et les eaux territoriales de la Libye. Officiellement pour assurer les aides humanitaires et protéger le personnel civil sous bannière ONU. Cela nécessitera le libre accès aux ports et aéroports libyens, qui seront de fait transformés en bases militaires OTAN même si on y déploiera le drapeau rouge, noir et vert —celui-là même du régime du roi Idris qui, dans les années 50, concéda à la Grande-Bretagne et aux États-Unis l’usage du territoire pour y implanter des bases militaires, comme celle de la base aérienne de Wheelus Field aux portes de Tripoli—. Un emplacement idéal, aujourd’hui, pour le quartier général du Commandement Afrique des États-Unis (AfriCom).

L’OTAN ne cesse de répéter qu’elle n’a pas l’intention d’envoyer des troupes en Libye, mais n’exclut cependant pas que des alliés, de façon singulière, le fassent, ou bien l’Union Européenne, qui a tient déjà prêts ses groupes de combat à déploiement rapide.

En même temps, l’OTAN entraînera et armera les « forces de sécurité » libyennes. Concept tout relatif. Le responsable de la sécurité à Tripoli, nommé par l’OTAN, est Abdel Hakim Belhadj, qui, à son retour de la jihad anti-soviétique en Afghanistan, forma en Libye le Groupe combattant islamique (GILC). Il fut capturé par la CIA en Malaisie en 2004 mais, après la normalisation avec Tripoli, renvoyé en Libye, où (sur la base d’accord entre les deux services secrets) il fût remis en liberté en 2010. C’est lui qui garantira, en habit de président du conseil militaire de Tripoli, la transition pacifique à la « démocratie » en Libye.

Manlio Dinucci

Traduction : Marie-Ange Patrizio

4 SEPTEMBRE 2011

http://www.voltairenet.org/L-avenir-de-la-Libye-selon-les

http://www.ilmanifesto.it/area-abbonati/in-edicola/manip2n1/20110904/manip2pg/09/manip2pz/309387/


Sur le terrain

Les six F-16 belges ont effectué 448 missions et largué 365 bombes

Depuis le début de l'intervention internationale en Libye, à laquelle participe la Belgique, les six F-16 belges engagés dans le conflit ont effectué 448 sorties, pour un total de 1890 heures de vol, et ont largué 365 bombes, dont 97% ont atteint leur objectif, a détaillé le ministre de la Défense Pieter De Crem, jeudi, devant les Commissions des Relations extérieures et de la Défense de la Chambre.


Syrte refuse le CNT avant son génocide annoncé.

 05/09/2011
Les négociations pour la reddition pacifique de la ville libyenne de Bani Walid, qui tient toujours tête à l'OTAN, ont échoué relançant l'option d'une éventuelle attaque imminente, les regards sont rivés vers Syrte. Privée du strict minimum vital, la ville de Syrte n’a pas dérogé à la règle en fêtant le 1er septembre dernier, sous les bombardements de l’OTAN, l’accession au pouvoir en 1969 de son fils, bienfaiteur de la Libye et de l’Afrique, Mouammar Kadhafi.
Alors que l’OTAN, dans un silence assourdissant des médias dominants est entrain toujours et encore de perpétrer des crimes contre l’humanité partout où elle bombarde des populations civiles, Syrte attend patiemment, la promesse des renégats de Benghazi: son rasage de la carte de Libye. Une future boucherie – par procuration puisque le chef d’oeuvre est de l’OTAN -, annoncée avec fierté.

C’est à Syrte, où, en 1999, le guide libyen, lors du sommet africain, tenta en vain de convaincre ses homologues africains, de mettre sur pied les Etats-Unis d’Afrique, de créer une monnaie unique et former une seule armée de 2 millions de soldats panafricains. Le visionnaire avait fait face à l’inconsistance des ses pairs. Ces derniers comprendront plus tard ce que le guide libyen voulait faire de l’Afrique, à l’image des autres continents, notamment l’Europe, une terre forte, stable et inattaquable.

Il ne vous paraît pas étonnant de savoir que Benghazi s’est soulevée avec des armes et Kadhafi a été interdit de reconquérir la ville ? Or, le CNT, lui, voyant que sa pseudo autorité ne passe pas à Bani Walid et Syrte a l’autorisation d’attaquer ? Ainsi, l’OTAN se permet de bombarder des civils qui ne veulent pas entendre parler du fameux Gouvernement des renégats.

Dans ces deux villes meurtries, tout est détruit. Il n’y a même plus l’eau courante, pas de gaz, pas d’électricité, pas de denrées alimentaires, sauf les réserves des habitants. Et là, personne ne lance des cris d’orfraie. En silence, tous observent, ne prennent pas position face à ce génocide programmé. Mais bien sûr, c’est une guerre humanitaire....dont la vocation est de protéger la vie des civils libyens, cadre de la résolution 1973 de l'ONU largement outrepassé et piétiné par la coalition occidentale qui se conduit en véritable prédateur hors des lois internationales.

Comment va-t-on attaquer une population comme celle de Syrte et annoncer qu’on fait la guerre aux pro-kadhafistes alors que ce sont des civils ? Les chefs de tribus de Bani Walid ont dit NON au CNT. L’entrée des renégats dans la ville dimanche n’a rencontré aucune résistance mais la population leur a dit de quitter la ville. La queue entre les jambes, armés jusqu’aux dents, les islamistes sont sortis de la ville. Bizarrement, ils donnent encore des ultimatums…pour que les gens se rendent. Pourquoi donc ? Et où doivent-ils le faire ? Leur donner leurs femmes, leurs enfants, leurs maisons ?

TRIPOLI : Les islamistes venus des montagnes du Djebal Nafoussa refusent de retourner dans leurs…villages. Comment va faire le CNT qui veut s’installer à Tripoli bientôt, cette semaine pour être plus précis ? Des combats sont signalés entre factions.

BENGHAZI : Rien ne va plus entre les chefs du CNT. Chacun accuse l’autre de vouloir tirer la couverture de son côté. A coup de millions, un vol des fonds souverains libyens pour les générations futures, chacun se constitue sa petite armée avant de venir à Tripoli. La confiance règne….
http://actu.trambwe.com/#/Libye%20%E2%80%93%20Syrte%20danse%20avant%20son%20g%C3%A9nocide%20annonc%C3%A9



c  L’Otan de part le monde

Belgique

Déblocage des avoirs et aide humanitaire [on est trop bons]

Yves Leterme: "Ben nous avons déjà décidé de rouvrir le plus vite possible notre ambassade, nous avons décidé aussi de libérer, sur proposition d'Olivier Chastel, de l'aide humanitaire mais je trouve que la chose la plus importante ce soir c'est de constater que lorsque la communauté internationale décide, pour de bonnes raisons, de mettre les points sur les i et donc de dire que la violence n'est pas une solution donc cette communauté internationale a quand même une capacité d'action très très importante."

http://www.rtbf.be/info/monde/detail_libye-la-belgique-reste-engagee-pour-le-futur?id=6686033


France

Et le pétrole? La France se dit prioritaire

Alain Juppé expliquait ce matin que c'était normal que les gros contributeurs au conflit se taillent un peu la taille du gâteau pétrolier libyen. Yves Leterme: "Mais je ne crois pas seulement la France. Il y a d'autres pays qui ont pris des responsabilités dans une phase très précoce de l'action internationale. Nous l'avons fait, par exemple, l'Allemagne ne l'a pas fait. Il est clair, sans que cela ait été l'objectif, que cela a son importance, que les responsables du CNT reconnaissent le fait que la Belgique a été très active, très courageuse grâce aux efforts de nos concitoyens sur place et naturellement je ne veux pas nier qu'il y aura des retombées économiques aussi. Pour le Conseil National de Transition,  lorsqu'il s'agira de reconstruire il est clair qu'ils auront une attention prioritaire pour les pays qui les auront aidés dans les moments les plus difficiles."     


Nicolas Gros-Verheyde : C'est un blog d'obédience européennequi l'affirme :

Nicolas Sarkozys'en va en guerre tout azimut

"Réagir ou rétrécir ?

Tel est le dilemme de l’Europe" selon Nicolas Sarkozy

Nicolas Sarkozy l’avait déjà affirmé l’année dernière, dans son discours aux ambassadeurs (de France), l’Europe doit être plus ambitieuse. Il a enfoncé le clou cette année devant les mêmes ambassadeurs, sur un autre mode : le risque d’un affaiblissement stratégique de l’Europe.

Tirant les leçons de l’opération en Libye, il a défendu mordicus l’intérêt d’une réintégration de la France dans l’OTAN comme de l’engagement en Afghanistan. Mais l’essentiel de son propos était lié aux évolutions dans le monde arabe, au printemps, à la révolution (...)

Sarkozy a averti la Syrie : le prochain sur la liste...

Et il annonce une série de propositions

La menace d’un rétrécissement stratégique

« L’Europe est menacée de « rétrécissement stratégique ». Que voit-on ? Une baisse continue des efforts de défense ; l’invocation d’un « soft power » qui sert de paravent au renoncement ; et, trop souvent, l’aveuglement face aux menaces. Or, le monde change. »

La nouvelle vision de l’engagement militaire américain présentée par Obama « implique que les Européens assument davantage leurs responsabilités. (…) Il n’y aura pas de défense digne de ce nom en Europe sans des capacités militaires robustes et de vraies politiques industrielles et technologiques. » a-t-il ajouté.

L’accord franco-britannique est exemplaire mais reste un modèle isolé.

« A eux seuls, la France et le Royaume Uni représentent la moitié des budgets et les 2/3 de la recherche de défense. Unis comme jamais depuis le Traité de Lancaster House, nos deux pays sont pratiquement les seuls en Europe à atteindre la norme de 2% du PIB consacrés à la défense. »

La première arme européenne : l’Euro

Il ne faut cependant pas le nier. La lutte pour la puissance européenne est d’abord économique. « Pour peser de tout son poids politique dans les affaires du monde, l’Union européenne doit d’abord en demeurer la première puissance économique. » Et le président Sarkozy de défendre tout l’intérêt de la zone Euro.

« L’euro est un enjeu majeur : n’oublions pas qu’il représente près de 30% des réserves de change mondiales. En 10 ans, il s’est imposé comme une monnaie forte et stable. La zone euro n’est pas l’homme malade que nous décrivent certains, mais bien une zone de richesse et de prospérité ; un pôle essentiel de l’économie mondiale ; un projet mobilisateur qui structure la construction européenne. »

En passant, Sarkozy a aussi défendu la position française sur Schengen.

« Il faut renforcer les instruments européens, comme Frontex. Il faut mettre en place un système efficace d’inspection. Il faut pouvoir rétablir les contrôles aux frontières d’un État si celui-ci est incapable d’assurer la garde de sa portion de la frontière extérieure.»

La réintégration de la France dans l’OTAN : utile

C’est l’exemple récent de la Libye qui sert de modèle au président.

« L’OTAN s’est révélée un outil indispensable au service de nos opérations militaires. Les États-Unis ne souhaitant pas s’engager fortement en Libye, pour la première fois depuis 1949 l’OTAN s’est mise au service d’une coalition emmenée par deux pays européens déterminés, la France et le Royaume-Uni. C’est parce que nous avions repris toute notre place dans le commandement intégré que cela a été possible. » « Dans cette crise, à travers l’initiative de la France et du Royaume-Uni, les Européens ont démontré pour la première fois qu’ils étaient capables d’intervenir de façon décisive, avec leurs alliés, dans un conflit ouvert à leurs portes. C’est un progrès remarquable par rapport aux guerres de Bosnie et du Kosovo. »

L’engagement en Afghanistan : nécessaire

Le président Sarkozy a répété son antienne : les Talibans perdent du terrain. « Conscients qu’ils ne peuvent plus l’emporter militairement sur le terrain, les Talibans ont de plus en plus recours aux actes terroristes. »  Et de préciser « Ils frappent aveuglément et espèrent ainsi nous amener à renoncer. Nous ne renoncerons pas. La transition décidée par les Afghans et les 48 pays de la coalition sera mise en œuvre. Elle va modifier en profondeur la forme de notre engagement auprès du peuple afghan, qui restera indispensable »

Ce ne sera pas la fin de la lutte contre le terrorisme, précise d’ailleurs le président : «  Des progrès en Afghanistan ne marquent pas la fin de la menace terroriste. La mort de Ben Laden est une grande victoire dont il faut féliciter le Président Obama. Mais Al Qaïda, même affaibli, reste présent. C’est vrai notamment au Pakistan dont l’évolution inquiète. C’est vrai aussi dans le monde arabe et en Afrique. La vigilance reste plus que jamais nécessaire. »(...)

Et les massacres en Syrie ?

« Je regrette que le Conseil de Sécurité n’assume toujours pas ses responsabilités face à la tragédie syrienne. Mais le pouvoir à Damas aurait tort de croire qu’il est protégé de son propre peuple. Le Président syrien a commis l’irréparable. La France, avec ses partenaires, fera tout ce qui est légalement possible pour que triomphent les aspirations du peuple syrien à la liberté et à la démocratie.»

Nicolas Gros-Verheyde 



L'otan a la conquête du monde

Libye

Metamag : Libye : Bons baisers de l’OTAN.

Vers une victoire pitoyable et périlleuse.

« Vous avez aimé Al Qaïda en Afghanistan en Irak au Yémen et en Somalie ?

Vous l’adorerez en Libye ... »

C’est un Libyen de Paris, partisan de Kadhafi -mais si, mais si ; ça existe- qui ironise, pour cacher son amertume et sa haine rentrée.

En fait, il met le doigt sur un point capital. Comme l’avait dénoncé le colonel et comme c’est évident, maintenant, il y a bien des islamistes dans le pseudo gouvernement provisoire, qui a quitté partiellement Bengazi pour s’installer à Tripoli.
La victoire des rebelles, si elle est confirmée, ne cache pas leurs faiblesses. C’est l’OTAN qui les a imposés, laborieusement, et qui a permis une prise surprise de Tripoli en finançant dans la capitale… comme pour Bagdad… les trahisons qu’il fallait. Ni héros, ni stratèges, les « combattants de la liberté », si flagornés par les médias, sont plus qu’inquiétants. 
On nous a menti depuis le début
Cette victoire des rebelles, relative si Kadhafi n’est pas capturé et dirige une résistance, laisse un goût plus qu’amer. L’OTAN a été bien au-delà de la résolution de l’ONU. Son but était bien de renverser le dirigeant libyen, la protection des populations civiles, réelles un temps, est vite devenu un prétexte et un alibi. On nous a menti depuis le début. Pourquoi ? C’est la bonne question. 

De plus, il n’est pas assuré que les nouveaux dirigeants répondent aux espérances. Le nouveau gouvernement libyen a de quoi inquiéter. Le gouvernement intérimaire pèche par un fonctionnement pour le moins opaque. Sur les 31 membres qui forment son comité exécutif, seuls 13 sont connus de l'Occident, "pour des raisons de sécurité", assure-t-on à Benghazi. Parmi eux, d'anciens dignitaires du régime de Tripoli, des techniciens, un grand nombre d'universitaires ainsi que des représentants de grandes familles. 
Afin d'éviter toute surreprésentation des populations rebelles de Benghazi, fief de la contestation, par rapport aux autres, chaque ville, sous contrôle rebelle, se voit octroyer cinq sièges. Un nom sort pourtant du lot. Il s'agit de l'ancien ministre de la Justice, Mustapha Abdel Jalil, celui-là même qui avait signé, en 2006, l'ordre d'exécution des infirmières bulgares. Comme garantie de démocratie, on fait mieux.
Selon Libération, les principaux gouverneurs militaires de la Nouvelle Libye seraient des anciens du Groupe Islamiste Combattant Libyen. Les historiens écriront-ils que la libération de la Libye fut le résultat d'une alliance, de fait, entre l'OTAN et les islamistes ? La catastrophique alliance anti-soviétique en Afghanistan n’aurait-elle donc servi à rien ? Fin juillet, le New-York Times rapportait que les « services de renseignement américains, européens et arabes étaient inquiets de l'influence que les anciens du GICL pourraient exercer en Libye après le départ de Kadhafi. Les services tentent d’évaluer leur influence et les liens persistants avec Al-Qaïda ».
Nicolas Sarkosy et l'entente cordiale
Nicolas Sarkozy a reçu à l'Elysée, sans état d’âme, le représentant du Conseil National de Transition libyen, pour célébrer la victoire militaire de Tripoli. Mamhoud Jibril, présenté comme le Premier ministre de la rébellion libyenne, est, en fait, le Premier ministre d'un Conseil National de Transition sans gouvernement. Il a lui-même, en effet, dissout, le 8 août dernier, le Conseil Exécutif qui en faisait office, à la suite du meurtre du commandant en chef des forces rebelles -Abdel Younes- et sous la pression de la famille de ce dernier. Certains des membres de l'ex-Conseil Exécutif étant largement soupçonnés d'avoir commandité
l’assassinat.
Les talibans au pouvoir en face de nos côtes 
Tous les postes de commandement militaire sont aux mains des islamistes : Abdelhakim Belhaj (Tripoli), Ismaël as-Salabi (Benghazi), Abdelhakim al-Assadi (Derna), Ali Salabi (CNT)

Le cas de Abdelhakim Belhaj, nouveau gouverneur militaire de Tripoli, est des plus significatifs. Arrêté en 2004 par les Américains, il est ensuite livré à la Libye. En mars 2010, il est libéré par Saif Al-Islam Kadhafi, dans le cadre d'une amnistie des détenus liés à Al-Qaida, en contrepartie de l'engagement par ceux-ci de renoncer à la lutte armée.

Abdelhakim Belhadj, alias Abou Abdellah Assadak, est né en 1966 en Libye. Ingénieur de formation, il a rejoint les groupes armés en Afghanistan, Tchétchénie et en Irak. Il a été actif au sein du Groupe Islamique des Combattants en Libye. En 1980, il a combattu les Soviétiques lors de la guerre d’Afghanistan. Il a, par la suite, vécu successivement au Pakistan, en Turquie et au Soudan. Arrêté en 2004, il est interrogé par la CIA en Thaïlande, puis remis aux autorités libyennes.

Lors de l’insurrection en Libye, il a réussi rapidement à s’imposer comme chef militaire pour diriger des combattants insurgés. Abdelhakim Belhadj a mené les combats à Djebel Nefoussa, avant de rentrer, avec les combattants, à Tripoli. L’émir du Groupe islamique des combattants libyens (GICL) est le premier à être entré à Bab-Razzia. 

Les commandants militaires lybiens : de droles de croisés pour la liberté !
Les islamistes de Libye sont accusés d’avoir assassiné le général Abdelfattah Younes, fin juillet 2011. Le président du Conseil national n’a pas pu se rendre, pour l’instant, dans la capitale libyenne, craignant l’insécurité. Mustapha Abdeljalil n’est pas seulement menacé par les partisans de Kadhafi, mais également par ceux qui ont assassiné le général Abdelfattah, selon des sources proches du CNT.
Le général Abdelfattah Younes : un opposant aux islamistes 
Les talibans au pouvoir en face de nos côtes… Formidable résultat pour une guerre minable. Quant aux populations civiles, notamment les femmes, on leur souhaite bien du plaisir avec ce type de régime. Les chemins de la démocratie, notamment dans les pays arabes, sont décidément impénétrables. Surtout pour nos dirigeants et nos médias.


Rebel Griot : La guerre de l’OTAN contre la Libye est une guerre contre le développement de l’Afrique (Countercurrents)
"L’Afrique est la clé du développement économique mondial" ; ce récenttitre du Washington Post est d’une honnêteté rafraîchissante, mais pasvraiment un scoop. La main d’oeuvre et les ressources africaines—comme vous le dirait n’importe quel historien économique décent— sontla clé du développement économique mondial depuis des siècles.
Quand les Européens ont découvert l’Amérique il y a 500 ans, leursystème économique s’est disséminé à vive allure. Les puissanceseuropéennes ont pris de plus en plus conscience que l’équilibre despouvoirs dans leur pays dépendrait de la force qu’ils pourraient tirerde leur colonies. l’impérialisme (c’est à dire le capitalisme) a étéla caractéristique essentielle de la structure économique mondialedepuis lors.
Pour l’Afrique cela s’est traduit par le pillage systématique etcontinu de sa main d’oeuvre et de ses ressources qui n’a pas faibli àce jour. D’abord ça a été l’enlèvement brutal de dizaines de milliersd’Africains pour remplacer la force de travail native d’Amérique queles Européens avaient décimée. Le commerce des esclaves a étédévastateur pour les économies africaines qui étaient rarementcapables de supporter l’effondrement de leur population ; mais lescapitaux ainsi accumulés par les propriétaires de plantation dans lesCaraïbes ont financé la révolution industrielle. Tout au long des 18et 19ièmes siècles de plus en plus de matières précieuses ont étédécouverts en Afrique (spécialement du fer, du caoutchouc, de l’or etde l’argent) et le vol des terres et des ressources a finalementabouti à ce qu’on a appelé "La ruée vers l’Afrique" quand, en l’espacede quelques années, les Européens se sont partagés le continent toutentier (sauf l’Ethiopie). A ce stade, l’économie s’était largementmondialisée et l’Afrique continuait à fournir la base du développementindustriel européen, les Africains étant, pour ce faire, dépouillés deleurs terres et de leurs ressources et forcés de travailler dans lesmines d’or et dans les plantations de caoutchouc.
Après la seconde guerre mondiale, les puissances européennes,affaiblies par des années de guerre industrielle les unes contre lesautres, se sont efforcées d’adapter le colonialisme à leur nouvellesituation. Les mouvements de libération se renforçaient et les
puissances européennes étaient confrontées à une nouvelle réalitééconomique —le coût de la répression "de l’agitation des natifs"devenait proche du niveau de richesse qu’ils extrayaient de leurspays. La solution qu’ils ont choisie a été baptisée "néocolonialisme"par Kwame Nkrumah ; elle consistait à confier les attributs formels dupouvoir à un groupe d’hommes de paille triés sur le volet pour qu’ilsles laissent continuer à exploiter leurs pays comme auparavant. End’autres termes, l’adaptation du colonialisme permet de fairesupporter aux Africains eux-mêmes les coûts et le fardeau de larépression de leurs propres populations.
En pratique ça n’a pas été aussi simple. Partout en Asie, en Afriqueet en Amérique Latine, il y a eu des mouvements de masse quiréclamaient le contrôle de leurs propres ressources et dans beaucoupd’endroits, ces mouvements ont réussi à prendre du pouvoir —parfoispar la guérilla, parfois par les urnes. Les puissances européennes
—désormais conduites par leur dernier rejeton et protégé, les USA— ontmené des guerres impitoyables pour venir à bout de ces mouvements.
Cette lutte, et non la soi-disant "guerre froide", est ce quicaractérise l’histoire des relations internationales del’après-guerre.
Jusqu’à aujourd’hui, le néocolonialisme a été un succès pour lesEuropéens et les USA. Le rôle de l’Afrique comme fournisseur de maind’oeuvre bon marché, pour ne pas dire esclavagisée, et de minéraux n’apas faibli. La pauvreté et la désunion ont souvent été les principauxfacteurs qui ont permis à cette exploitation de se maintenir.
Cependant de sérieuses menaces pèsent désormais sur ces deux facteurs.
Les investissements chinois en Afrique pendant ces dix dernièresannées ont contribué à mettre en place une industrie et desinfrastructures africaines qui commencent à avoir des effetsbénéfiques sur le niveau de vie des populations. En Chine, grâce àcette politique, il y a eu une réduction drastique de la pauvreté etle pays est en passe de devenir la première puissance économique dumonde. Si l’Afrique suit cet exemple, ou un autre du même genre, celamettra probablement fin aux 500 années de pillage des richesses del’Afrique par l’occident.
Pour empêcher cette "menace sur le développement de l’Afrique" lesEuropéens et les USA ont employé la seule chose qu’ils connaissent—les armes. Il y a quatre ans, les USA ont mis en place un nouveau"centre de contrôle et de commande" pour soumettre militairementl’Afrique qui porte le nom d’AFRICOM. Le problème pour les Etasuniensétait qu’aucun pays d’Afrique ne voulait les accueillir ; De faitjusqu’à encore tout récemment, l’Afrique se distinguait en étant leseul continent qui ne comportait pas de base américaine. Et en véritéc’était en grande partie grâce aux efforts du gouvernement libyen.
Avant que la révolution de Kadhafi ne chasse en 1969 le roi Idris quiétait soutenu par les Anglais, la Libye abritait un des plus grandesbases américaines, la base aérienne Wheelus ; mais au cours de lapremière année de la révolution elle a été fermée et tout le personnelmilitaire a été expulsé.
Ces dernières années, Kadhafi travaillait activement à saboterAFRICOM. Quand les USA offraient de l’argent à un pays d’Afrique pourqu’il accueille une base étasunienne, Kadhafi lui offrait le doublepour qu’il refuse et en 2008 cette opposition s’est cristallisée sousla forme d’un rejet formel de AFRICOM par l’Union Africaine
Et ce qui était peut-être encore plus inquiétant pour l’hégémonieeuropéo-étasunienne sur le continent c’était les énormes montantsd’argent que Kadhafi consacrait au développement de l’Afrique. Legouvernement libyen a été sans nul doute le plus gros investisseur dupremier satellite africain lancé en 2007 qui a fait économiser àl’Afrique les 500 millions de dollars que lui coûtait précédemmentl’utilisation des satellites européens. Pire encore pour lespuissances coloniales, la Libye avait alloué 30 milliards de dollars àl’Union Africaine pour trois projets financiers destinés à mettre unterme à la dépendance africaine vis à vis de la finance occidentale.
La Banque d’Investissement Africaine, -qui a son siège en Libye-devait investir dans le développement de l’Afrique sans intérêt ce quiaurait sérieusement menacé la domination du Fond MonétaireInternational sur l’Afrique —un instrument capital pour maintenirl’Afrique dans la pauvreté. Et Kadhafi dirigeait la mise en place parl’Union Africaine d’une nouvelle monnaie africaine indexée sur l’orqui aurait sectionné encore une autre des ficelles qui tiennentl’Afrique à la merci de l’Occident, 42 milliards de dollars ayant déjà été consacrés à ce projet — et à nouveau la majeure partie par la Libye.
La guerre de l’OTAN a pour but de mettre un terme au projet socialiste, anti-impérialiste, et panafricain de la Libye qui était le fer de lance d’un mouvement destiné à renforcer l’unité et l’indépendance de l’Afrique. Les rebelles ont clairement exprimé leur racisme virulent depuis le début de leur soulèvement en arrêtant et enexécutant des milliers de travailleurs et d’étudiants africains noirs.
Tous les fonds de développement africains pour les projets décritsci-dessus ont été "gelés" par les pays de l’OTAN et vont être remis à leur copains du Conseil de transition pour acheter des armes etfaciliter la guerre.
Pour l’Afrique la guerre est loin d’être terminée. le continentafricain doit se rendre compte que l’agression de l’OTAN est un signe de désespoir, d’impuissance et d’incapacité à empêcher l’inévitablemontée en puissance de l’Afrique sur la scène internationale.L’Afrique doit retenir les leçons de la Libye et continuer àconsolider l’unité panafricaine et à résister à AFRICOM. Il y auraencore beaucoup de Libyens qui les soutiendront dans cette tâche.

Rebel Griot

5 septembre 2011

Edition de dimanche 4 septembre

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio
http://www.ilmanifesto.it/area-abbonati/in-edicola/manip2n1/20110904/manip2pg/09/manip2pz/309387/



d Institutions internationales.

Onu

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, s'est prononcé pour l'envoi rapide d'une mission en Libye. « J'ai l'intention de travailler étroitement avec le Conseil de sécurité pour mandater une mission de l'ONU, qui devra débuter ses opérations dans un délai le plus court possible », a affirmé M. Ban.

Selon M. Leterme, un projet de résolution sera soumis rapidement au Conseil de sécurité qui constituera « la base d'une présence onusienne » en Libye. "

Le scénario envisagé est apparemment celui d'une occupation prolongée, où l'Otan comme en Afghanistan, agirait sous le masque d'une mission de maintien de la paix «mandatée par les Nations Unies»

 

Commentaires

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Écrit par : joncooperst | 22/09/2011

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